Page 1

Décembre 2006 — n° 25

Éditorial

L

e journal que vous avez entre les mains aujourd’hui est le témoin de la septième année d’existence de ce lien, tissé dans le quartier de la Roseraie entre habitants de bonne volonté.

Pendant six ans, nous avons élaboré ce journal, dans les meilleures conditions au Centre Social de la CAF. Que tout son personnel trouve ici l’expression de notre profonde gratitude. Les choses de la vie publique n’étant pas immuables, le Centre Social a fermé ses portes. La CAF, à son plus haut niveau, a décidé de modifier ses stratégies d’interventions. Une page est tournée mais la vie du quartier ne peut s’arrêter pour autant. Aujourd’hui, c’est le Centre Jean Vilar qui nous accueille. Je dis bien « accueille » et pas simplement « héberge ». En effet, nous avons trouvé ici, avec le nouveau Directeur, un esprit qui laisse penser que nous inaugurons une nouvelle collaboration. Le Centre Jean Vilar, avec l’ensemble de ses activités, pourra tirer le meilleur parti du formidable outil d’information

que représente ce journal. En plus du Centre lui-même, nos colonnes resteront largement ouvertes pour la bibliothèque, pour le RJT (Restaurant des Jeunes Travailleurs) et pour les programmes sportifs ayant un intérêt collectif, entre autres. Ce qui va certainement marquer notre vie dans les mois qui viennent, c’est l’ensemble des chantiers de l’Opération de Rénovation Urbaine, ceux déjà engagés, et ceux qui vont s’ouvrir. Nous accordons à ces projets une large place dans ce numéro, qu’il s’agisse de démolition ou de construction, dans les domaines de l’habitat aussi bien que des équipements. Enfin, n’oublions surtout pas qu’audelà des sujets sociaux et culturels abordés dans ce numéro, nous arrivons à quelques jours des fêtes qui vont marquer la fin de 2006 et l’arrivée de 2007. Toute l’équipe de réalisation du journal vous présente ses vœux les plus sincères pour que cette nouvelle année soit, pour le quartier et le monde entier – à l’image du conte que nous publions ici – source de bonheur et de sérénité. Claude

Happy New Year Feliz Ano Nuevo AAm saiid Shnorhavor nor tari Xin nièn kuai le Shana tova Akemashite omedetô Arahaba tratry ny taona Un annou fericit Yeni yiliniz kutlu olsun BONNE ANNÉE 2007

Le numéro 26 de votre journal paraîtra vers le 15 mars 2007. Nous vous remercions de bien vouloir déposer vos articles, photos, dessins avant le 10 janvier au Contrat de Ville : Nouvelle adresse, 3 rue André Maurois. tél. : 02 41 66 02 61 / fax : 02 41 66 02 64. E-mail : philippe.rouilly@ville.angers.fr ; journalroseraie@wanadoo.fr

Trimestriel

gratuit,

par

et

pour

les

habitants

de

la

Roseraie


Actualité

Sommaire Actualité 2

Les chantiers de la Roseraie :

3 4

point sur L’ORU. Site Roseraie sur Internet. Le tramway et la passerelle.

Vie du quartier 5 6 et 7

Régie de quartiers : éducation canine et services proposés par la Régie. Expression libre d’adolescents du CEFR

8 9

Association des Jeunes de la Roseraie. Le collège Jean Mermoz récompensé au concours « faites des livres ». Brèves.

Magazine 10 11. 12

Histoires de rues : Roger Salengro. Un Noël au Paraguay. Billet d’humeur. Un abri pour les chats à la Roseraie. Nouvelle équipe à la bibliothèque.

Les chantiers de la Roseraie Depuis l’origine de l’Opération de Rénovation Urbaine (ORU) de la Roseraie, nous avions pris l’habitude de vous tenir au courant de l’évolution des différents projets dans nos colonnes. En 2007, les choses vont s’accélérer. Pour faire un point précis de situation, nous avons rencontré Laurence Hirbec, responsable du Service Habitat et Rénovation Urbaine à la mairie d’Angers, qui connaît bien la Roseraie… Jean Michel Morisseau, de Angers-Habitat, nous a communiqué les informations techniques complémentaires.

I

l faut tout d’abord noter le nombre et l’importance des chantiers qui seront ouverts simultanément dans les prochains mois dans notre quartier. Si nous avons pu avoir l’impression qu’il ne s’était pas passé grand-chose pendant des années, cela va changer rapidement !

Certains chantiers déjà engagés vont se poursuivre, voire s’achever. D’autres, essentiels dans l’objectif de rénovation et d’urbanisation, vont voir le jour. Ils concernent des déconstructions, des réhabilitations, des constructions nouvelles ou des aménagements.

La démolition du 3-5-7 square des Jonchères s’est terminée. Il reste maintenant à traiter le pignon de l’immeuble pour le rendre un peu plus esthétique.

La démolition – ou plutôt la déconstruction – de l’immeuble situé au 6 square des Jonchères sera un chantier d’une toute autre importance. Il devrait commencer au début de l’année 2007, après que les dernières familles qui y habitent encore aient été relogées. Il faudra environ un mois pour préparer le chantier : On commencera par démonter tout ce qui est bois (portes, fenêtres, plinthes…), métal, matières plastiques, revêtements de sol. Tous ces éléments feront l’objet d’un tri sélectif et seront recyclés autant que possible. En parallèle, il faudra sécuriser l’espace environnant et protéger les commerces situés à proximité. Cela se fera par la pose d’une ossature d’isolation au-dessus des bâtiments commerciaux, et d’un bouclier de protection au niveau de 2

l’immeuble lui-même. Lorsqu’il ne restera plus que la maçonnerie et les céramiques (WC, lavabos), on installera une grue très particulière, spécialisée dans ce type d’opérations. Avec un poids de 120 tonnes et une hauteur de 42 mètres, ce sera la grue la plus haute de France ! Son filin sera équipé d’une pelle qui écrêtera l’immeuble en commençant par le haut. Elle permettra la déconstruction totale de l’immeuble, jusqu’à l’extraction des fondations L’ensemble des gravats produits est estimé à près de 13 000 tonnes ! Ils seront concassés sur place et on prévoit d’en recycler 96% sur d’autres chantiers (construction d’autoroutes, par exemple). Tout cela sera réalisé dans le respect de normes très sévères : sécurisation maximale du périmètre, gardiennage du site, limitation des projections de matériaux, brumisation d’eau pour éviter les poussières… La durée de ce chantier devrait être au total de l’ordre de six mois depuis la préparation du chantier jusqu’à l’évacuation des gravats. Il sera exemplaire, tant sur le plan de la sécurité que de la technique de démolition, mais aussi de l’application des principes du développement durable. La démolition de l’ancienne résidence pour personnes âgées de la rue Bergson sera terminée pour la fin décembre.

En matière de réhabilitation, le Toit Angevin entreprendra les travaux de la tranche 2 (Jean XXIII – Marc Sangnier – Maréchal Juin) au deuxième trimestre 2007.


Vie du quartier Jean Vilar. Les premiers travaux engagés seront ceux du complexe sportif. Schématiquement, l’ancienne salle de gymnastique sera démolie, le COSEC sera entièrement rénové et une nouvelle salle de sport sera érigée sur l’emplacement actuel des courts de tennis (qui seront déplacés). La préparation du chantier est programmée courant janvier et le début effectif des travaux sera pour la fin du mois de mars 2007.

Ancienne résidence des personnes âgées Au Val de Loire, la tranche 1 (Jean XXIII) lancée le 12 septembre sera achevée au cours de l’automne 2007. La tranche 2 (Jean XXIII – Léon Blum) sera lancée au deuxième trimestre 2007. A la Soclova, les travaux de réhabilitation engagés (Luther King – Winston Churchill) en octobre se poursuivront jusqu’en juin 2008. Ils incluront la mise en place de containers enterrés. De même, le programme des Pléiades s’achèvera en mars 2008. Les travaux de sécurisation, d’interphones, d’enterrement des containers sont en cours aux Caléides. Du côté d’Angers Habitat, l’îlot Centre-Ouest (Jean XXIII – Paul Claudel – Charles Baudelaire), qui regroupe 142 logements, sera mis en chantier en janvier-février 2007 et s’étalera jusqu’à fin septembre 2008. Il s’agit là d’un programme de réhabilitation et d’AQS (Amélioration de la Qualité de Service : sécurisation, interphones…).

A côté de ces grands travaux, auront lieu également quelques déménagements et aménagements. Nous pouvons citer le déplacement en cours du site Ozanam de la place du Maréchal Juin vers le Val de Loire, à l’arrière de la rue Marc Sangnier. Nous venons d’assister le 4 décembre à l’ouverture des nouveaux locaux des services publics implantés rue André Maurois : mairie annexe, mission locale pour l’emploi, contrat ville, local d’information de quartier. Voilà donc un programme bien ambitieux ! Mais la Roseraie le vaut bien ! Nous continuerons à vous informer régulièrement de l’évolution de ces projets. Nous en profitons pour remercier chaleureusement Laurence Hirbec, et son service, de l’accueil qu’elle nous a réservé. Nous avons particulièrement apprécié qu’elle ait partagé avec nous, en toute transparence, ses dossiers de travail. Nos remerciements également à Jean Michel Morisseau pour ses informations techniques. Claude

Concernant les constructions nouvelles, nous pouvons à ce jour vous informer du démarrage effectif des travaux de la Résidence des Personnes Agées de la place Jean XXIII au cours du premier trimestre 2007. Les problèmes liés à la négociation des marchés qui ont entraînés quelques retards sont aujourd’hui totalement résolus et la préparation du chantier commencera dès le mois de janvier 2007. La fin des travaux est prévue en juin 2008. L’autre grand chantier du quartier concernera l’ensemble

Le 6 square des Jonchères

Site Internet « Faire vivre la démocratie participative locale grâce à ce portail Internet », tel est le vœu exprimé par Frédéric

Béatse lors de la réunion préparatoire d’octobre. En septembre, l’élaboration du contenu était déjà bien avancée. En octobre, il restait à en définir le fonctionnement et il faut maintenant terminer le bon de commande à remettre aux prestataires de service informatique pour la mise en ligne début 2007. C’est tout un travail technique, et les professionnels finaliseront ce site avec toutes ses commandes d’interactivité, ce qui se fera sur 3 niveaux : • au niveau supérieur, collecte d’informations et mise à jour par une équipe de responsables qui supervisera le tout. • au second niveau interviendront tous les acteurs sociaux et institutionnels du quartier dûment mandatés, responsables d’association inclus.

et au troisième niveau, la participation du public sera envisagée sur le mode du volontariat : par exemple avec des correspondants pour une mission précise, des rédacteurs d’articles pour le web-journal, après acceptation d’une Charte de bon usage, des collaborateurs pour la photothèque du quartier *, un service de petites annonces, etc. Ce site favorisera les échanges de toutes sortes entre habitants, associations et partenaires sociaux (bailleurs, Contrat de Ville…) et apportera des informations précises, réactualisées au jour le jour ni nécessaire. Reste à trouver le nom adéquat de ce portail pour la Roseraie. M. Ardouin *Il s’agit de constituer une mémoire du quartier. Un appel est lancé à tous ceux qui ont des photos intéressantes (datées et légendées). Contacter le Contrat de Ville (adresse en début de journal).

3


Vie du quartier

Le tramway et la passerelle

?

Au-dessus d’une large avenue, nonchalante, s’étire une passerelle, une peu flétrie, mais avec encore de beaux restes. Précédé d’un tintement de sonnette, rutilant dans sa livrée arc-en-ciel, voici que débouche un tramway. - Madame la passerelle, laissez-moi le passage. - Mais Monsieur le tramway, j’étais là bien avant vous ! - Ecartez-vous, Madame, vous voyez bien que je ne peux pas passer. - Et si je me hisse sur la pointe des pieds ? - Je ne passe toujours pas, et puis je n’oserais… - Vous n’êtes guère galant… - Au diable la galanterie, je suis en service et vous me mettez en retard – s’énerve le tramway en redoublant les tintements de sa sonnette. La Passerelle prend alors un air pincé, et finit par céder la place en maugréant : «Ce tramway, quand même, quel goujat !»

A

u mois de juin dernier, un habitant de la résidence des anciennes provinces avait sollicité « La Roseraie a la Parole » pour relayer le projet de tramway, en vue du maintien de la passerelle au-dessus de l’avenue Winston Churchill, entre cette résidence et le centre commercial du Chapeau de gendarme. Au moment où s’achevait l’enquête publique, le comité de rédaction avait préféré surseoir à cette demande en attendant des informations plus précises. Depuis lors, la commission d’enquête a déposé son rapport, favorable au projet présenté, avec cependant quelques réserves. L’une d’elles portait précisément sur cette passerelle. « …le maintien de la passerelle au droit de la station Bamako est vivement réclamé. Ce point nécessite un nouvel examen par la maîtrise d’ouvrage* pour conserver une sécurité identique, ou la réalisation d’un nouvel aménagement tout aussi sécuritaire et confortable… » Le 11 octobre, en la salle de la SOCLOVA, rue Nicolas Bataille, ont été présentées aux habitants et commerçants voisins, les études menées en vue de répondre aux observations de la Commission d’enquête. Sous la présidence de Frédéric Béatse, adjoint au Maire d’Angers et Président du Conseil Consultatif du Quartier de la Roseraie, et devant une quarantaine de personnes, sont intervenus Jacques Landreau, Chef de la Mission « Tramway », Raymond Perron, adjoint au Maire d’Angers et vice-président de l’agglomération « Angers Loire Métropole », en charge des questions de transports et déplacements, et Luc Davy, architecte du bureau oeuvrant sur ce dossier. Étaient également présents plusieurs conseillers municipaux et membres du Conseil Consultatif de Quartier. Après un rappel des dispositions du projet soumis à enquête et des procédures de concertation qui l’avaient précédée, ont été exposées les hypothèses envisagées au cours des dernières semaines.

- Maintien de la passerelle, soit en la modifiant pour libérer une hauteur libre suffisante, ce qui n’est pas le cas actuellement, soit en réalisant une alimentation électrique par le sol. - Déplacement de la passerelle, pouvant entraîner le déplacement de la station Bamako 4

- Suppression de la passerelle avec maintien de la station et amélioration du passage pour piétons, notamment sur le plan sécuritaire. Les premières hypothèses se heurtent à de sérieuses contraintes techniques et financières, largement exposées au cours de cette réunion. La suppression de la passerelle reste alors « la solution » ; elle s’accompagnerait d’aménagements complémentaires, à la fois sécuritaires et environnementaux : - Surélévation de la chaussée sur toute la longueur de la station. - Délimitation par un terre-plein central végétalisé. - Vitesse limitée à 30 Km/h. - Éclairage différencié pour la nuit. - Nouvelle disposition de l’escalier et de la rampe d’accès à la dalle des anciennes provinces. Il y a lieu de noter que l’avenue Winston Churchill, ne comporterait plus qu’une voie de circulation dans chaque sens, avec possibilité de délimitation par une bande centrale continue. En outre, la circulation devrait y être sensiblement réduite : suppression du passage des bus remplacés par le tramway à cet endroit, de même que du transit par la rue Létanduère, et vraisemblablement changement du sens de circulation rue des Champs Verts. En fin de séance plusieurs participants ont manifesté leur attachement irréductible à leur passerelle . Une présentation du projet a été faite devant le Conseil Consultatif de Quartier réuni en séance plénière au Centre Jean Vilar le mardi 17 octobre. Il s’y est ajouté une amélioration de la rampe d’accès à la dalle résidentielle, avec un palier intermédiaire moins étriqué. Il appartient désormais au Conseil d’Agglomération de se prononcer sur les modifications à apporter au projet initial pour répondre aux observations le la commission d’enquête et permettre la promulgation de l’arrêté de déclaration d’utilité publique. Parallèlement vont se poursuivre les études relatives à la restructuration du réseau des bus de la COTRA, et du plan de circulation urbaine, tant entre les quartiers qu’à l’intérieur de chacun d’entre eux. Michel Allory * Il s’agit de l’agglomération Angers Loire Métropole


Vie du quartier

Un bon maître fait un bon chien : La propreté Important :

Chiot :

Rappelons que vous êtes responsable de votre chien et donc aussi de ses déjections. Rappelons aussi qu'il est interdit de laisser son animal faire ses besoins sur les parties communes, vous pouvez être verbalisé pour cela. Des moyens sont mis en place sur votre quartier : des canisettes (quatre) et des bornes ramasse-crottes (disponibles à la Régie de Quartiers).

Il faut d'emblée apprendre à votre chiot à faire ses besoins dehors. Sortir le chiot systématiquement après chaque repas et après chaque réveil. Récompenser très chaleureusement, insister juste après que le chiot a fait ses besoins au bon endroit (canisette !). Si le chiot est pris sur le fait à la maison, le prendre par la peau du cou en disant "non", le sortir immédiatement en le portant, attendre qu'il fasse de nouveau ses besoins et le récompenser dès qu'il a fini. S'il fait dans la maison, ne pas ramasser devant lui (il pourrait croire que c'est un jeu), le mettre dans un endroit où il ne vous voit pas.

A ne pas faire : Rentrer le chiot tant qu'il n'a pas fait ses besoins. Le réprimander si vous trouvez des bêtises en rentrant dans votre maison. Lui mettre le nez dedans, cela ne sert à rien et surtout cela n'est pas répugnant pour lui ! Nettoyer devant lui, le mettre dans une autre pièce. La suite dans le prochain numéro… Angélique Régnier, animatrice en éducation canine Contact : Régie de Quartiers, 02 41 47 30 20

Des soucis pour réaliser vos petits travaux d’intérieur ? Nous avons la solution avec 1 2 3…REGIE SERVICES ! Vous êtes habitant du quartier de lLa Roseraie et vous recherchez une aide ponctuelle pour effectuer des petits travaux dans votre logement. L’association Régie de Quartiers d’Angers met à votre disposition une personne pour vous aider et vous dépanner pour des services tels que : le nettoyage de vitres, Le déplacement de cartons, de petits meubles à l’inté rieur de votre logement, la petite serrurerie, le changement d'ampoules, de douilles, de néons, de prises,…. la pose de miroirs, d'étagères, de lustres,… le montage et démontage de meubles,… le transport de petits meubles (nécessité d’être ac compagné par une autre personne en fonction du volume à transporter si vous ne pouvez pas aider l’intervenant) Cette liste n’est pas exhaustive et nous sommes à votre disposition pour étudier d’autres services. L'adhésion à la Régie de Quartiers est obligatoire (2 euros par an), les devis sont gratuits.

Tous nos services sont facturés en fonction du temps passé à votre domicile (13 euros pour une heure, 6,50 euros la ½ h, 3,25 euros le ¼ d’heure), forfait de déplacement (5 euros) mais n'hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements à notre antenne : Antenne Régie de Quartiers de La Roseraie, 40 avenue Jean XXIII, 02 41 47 30 20 Lundi : 8h30-12h00 et 14h0017h00 Mardi : 8h30-12h00 et 14h0016h00 Mercredi : 14h00-16h00 Jeudi : 8h30-12h00 et 14h00-17h00 Ou, si vous souhaitez prendre directement rendez-vous avec notre intervenant Emmanuel,, appelez le 06 30 51 36 68 N’hésitez pas à nous laisser vos coordonnées sur notre répondeur en notre absence. Nathalie Viot, Coordinatrice des services de proximité 5


Vie du quartier

Expression libre d'adolescents du CEFR Durant l'été, dans le cadre de temps de rencontres destinés aux jeunes du CEFR, un atelier d'expression libre a été proposé. Certains ont écrit, d'autres ont préféré dessiner, mais tous ont souhaité livrer un morceau de leur histoire.

L

e Comité d'Entraide aux Français Rapatriés (CEFR) est situé à la Roseraie au 6 square Dumont d'Urville. C'est une association nationale dont le siège est situé en Seine Saint Denis. Le CEFR accueille, en hébergement temporaire, des familles dont l'un des membres au moins est français. Ces familles peuvent être rapatriées d'urgence, comme nous l'avons vu cet été dans le cadre des rapatriements du Liban. Dans la majorité des cas, elles reviennent en France par leurs propres moyens pour des motifs économiques. Outre l'accueil et l'hébergement, le CEFR accompagne ces familles en vue de leur donner la capacité de s'insérer en France, de leur permettre de trouver leur place dans notre société. Pour ces raisons, le CEFR travaille en partenariat avec de nombreuses institutions et associations du quartier de la Roseraie.

L’accueil au CEFR

La vie en Afrique

E

n Afrique au Bénin , la vie est un peu dure . En 2001, notre président s’appelle Nisséphore Dieudonné Soglo .

Et il n’y avait pas de guerre, tout allait bien . Mais après les votes ils ont recommencé. Ils ont voté pour un homme plus âgé que Soglo qui s’appelle Mathieu Kérékou Et il a détruit le pays parce que avant, c’était le calme, maintenant, c’est le malheur et, même pour manger, c’est dur, tout est cher, pour s’habiller c’est aussi dur, pour trouver du travail c’est dur, tout était dur. Le pain qui coûtait 105 francs, ça coûte maintenant 110

L

e 15 mars 2003, le général François a pris le pouvoir en force à la main du président Patassé, ils ont déclaré la guerre entre eux et les deux camps se sont battus.

On a été obligé de fuir pour partir au village de Bambari, on y est resté cinq mois. Mon père n'est pas parti il est resté pour garder la maison.

francs. L’école n’était pas mal mais pour payer la scolarité c’était cher, mais, nous, les enfants, on travaillait bien. Les matières ne sont pas mal non plus. Mes parents ont décidé de venir en France parce qu’il paraît qu’en France c’est mieux qu’au Bénin, donc nos parents nous ont expliqué et c’est pourquoi on est venu en France et on a compris. On est venu le 7 janvier 2006. Et nous les enfants on a tout connu par notre mère parce qu’on est venu avec notre père et il est reparti au Bénin. Notre oncle nous a emmené, on nous a bien accueilli, on est venu à Angers et voilà, on a déjà fait 8 mois. MKaren der les papiers de ma petite sœur pour sortir, mais ils ont dit que les papiers n'étaient pas encore prêts. Alors ma mère a pris ma sœur pour la mettre chez une amie, ma mère a donné de l'argent à ma sœur et lui a dit au revoir et on est venu en France.

Quand mon père est parti on souffre, notre mère a compris qu'on souffrait alors elle est venue nous chercher pour faire notre passeport et nous dire qu'on part en France.

A l'aéroport on a dit à notre cousin de venir nous chercher mais il a refusé alors on est parti voir la Croix Rouge qui nous a emmené à un hôtel première classe à Charles de Gaulle. On est resté une semaine puis on est parti à Vaujours pour encore une semaine et on nous a envoyé à Strasbourg pendant deux mois et on est venu à Angers.

Ma mère est partie à l'ambassade de France pour deman-

Bariou

Quand on est rentré mon père est parti au Tchad.

6


Vie du quartier

Parler du Liban... Parler du Liban comme s'il n'existait que dans le passé m’aurait paru impensable après avoir vécu là bas toute ma vie ! J'ai été éduqué dans ce pays depuis mes premiers jours jusqu'au moment où j'ai mis pied dans le navire militaire français pour être évacué! Pour être franc avec vous, je n'était pas si triste de quitter. Je pensais qu'en rentrant en France les choses allaient s'améliorer ! mais vous ne pouvez pas imaginer comme j'avais tort ! le plus dur a été de regarder le port libanais s'éloigner …tellement de souvenirs ont défilé devant mes yeux, mes amis, ma maison, mon chat… malheureusement il était trop tard pour changer d'avis ! notre destin a été forcé contre nous a cause du conflit entre le Hezbollah et Israël ! Arrivé à Angers, nous avons essayé de passer un bon moment, mais avoir a vivre dans une résidence étudiante n'a pas facilité les choses. Tu dois te réveiller de bonne heure

pour prendre le petit déjeuner, puis être à l'heure pour déjeuner et encore à l'heure pour le dîner ; ceci ne paraît pas si difficile mais quand on vraiment faim, on n'a pas le choix, ou on mange, ou est à la diète...! Mon ami Yves est certainement celui qui me manque le plus, il était là quand j'avait besoin de lui, on faisait tout ensemble ! ceci peut vous paraître mauvais, mais la nuit du départ je me souciais pas de lui! Je pensais qu'il était facile de se faire des amis, mais ce que j'ignorais c'est que les vrais amis sont durs à trouver! Peut être que ma destinée est de vivre ici en France loin de la guerre, loin du Liban, mais peut être aussi je devrais changer cette destinée ! Alors bien sûr je dois être reconnaissant d'avoir échappé aux bombes ! Mais ce que j'espère le plus c'est de retourner au Liban avec l'espoir de le retrouver aussi beau qu'il était ! Gilles Guinet

Un mercredi matin, au Liban... Un mercredi matin, au Liban, en vacances d’été. Nous étions à la plage, c’était si tranquille et amusant. Soudain, on entendit des bombardements. Puis, tout le monde a rangé les affaires et s’est précipité pour rentrer chez eux. Nous sommes arrivés chez nous. Nous avons allumé la télé pour voir ce qui se passait. C’était des israéliens qui bombardaient partout. Tout le monde a eu peur. Personne ne quittait sa maison de peur d’être bombardé. Les israéliens bombardaient les civils : les femmes et les enfants. Et pour ne pas mourir de faim, nous sommes descendus pour faire des courses et nous avons remarqué que les prix avaient beaucoup augmenté. Par exemple, le pain qui coûtait mille livres libanaises a augmenté de cinq mille livres, à cause des routes bloquées, et de l’impossibilité de trouver de la farine. En plus, les antennes téléphoniques et les centrales électriques, ont été bombardées. Et nous sommes restés sans

électricité avant que ça soit réparé. Les évènements devenaient de plus en plus difficiles. Le rapatriement a commencé, tous les touristes et les franco-libanais se sont enfuis. Les uns par la route de Syrie et, de la Syrie vers leur pays. La France nous a pris en charge pour partir, à bord du « Mistral », jusqu’en Turquie et ça a duré vingt heures. Il y avait beaucoup de mouches à cause d’un bateau qui portait des moutons et on a dormi une nuit sur des matelas militaires. Quand nous sommes arrivés en Turquie, nous avons été bien accueillis. On est parti à l’aéroport à 20h, et on a pris un avion pour se rendre à Paris et on est resté cinq jours à l’hôtel puis on nous a amenés à Angers. Nous remercions tous les gens qui nous ont aidés : l’armée française, la Croix Rouge, le gouvernement français ainsi que le C E F R … Manal, Aya, Mathilde.

Dessin de Jabbar

7


Vie du quartier

Association des Jeunes de la Roseraie Une initiative sportive innovante : la lutte libre Après avoir permis durant un an à des jeunes du quartier issus des dernières migrations de se retrouver dans une activité qu’ils maîtrisaient, l’AJR développe l’activité «lutte libre» en créant un club officiel lié à la fédération française de lutte, le mardi de 18h à 20h, le jeudi de 17h30 à 19h et le samedi de 17h à 19h –Pendant les vacances scolaires uniquement le samedi- Sauf impératifs professionnels ou de compétitions, des lutteurs jeunes et moins jeunes s’entraînent au Cosec Jean Vilar, dans la salle de gymnastique afin de continuer à gagner des compétitions comme ce fut le cas l’année dernière, à Tours et à Vallet en compétitions régionales. Les entraîneurs Piotr Milko et Gassan Djabrailov, jeunes espoirs de titres nationaux et internationaux, encadrent l’activité. La lutte était très prisée dans les milieux ouvriers en France jusque dans les années 1950. Cette forme de sport de contact très physique et technique est intéressante par

Sorties Hip Hop L’association des jeunes de la Roseraie s’organise pour continuer à promouvoir des sorties ponctuelles. Elles sont de plus en plus nombreuses grâce à différents moyens mis à disposition et à l’entraide des membres de l’asso. Le samedi 21 octobre, des jeunes de l’AJR et d’autres ont géré collectivement une sortie au Mans, ils étaient près de soixante du quartier pour supporter leur camarade Wadi Khaloir qui participait au premier « battle » MC’s league de la région Ouest. Wadi est un membre actif de l’AJR. En 2002, il s’était impliqué dans le projet «visites en prisons». A travers des ateliers d’écriture, il avait initié à une autre manière d’aborder l’animation et le relationnel en maison d’arrêt. A la compétition régionale du Mans se sont affrontés dix participants déjà vainqueurs des « battles » locaux. Dans une ambiance particulière, le « battle » est un concours à un contre un où les protagonistes s’affrontent à la joute verbale suivant des règles établies (pas de répétitions ni

son jeu et ses règles. Les cours et entraînements sont bien sûr ouverts à d’autres personnes que les membres de l’AJR. Les inscriptions sont toujours possibles mais sous un nombre limité pour des raisons pratiques.

Quelques lutteurs

d’insultes en dessous de la ceinture, pas de contacts physiques ni de contestations de l’arbitre). Ils doivent répondre sous forme de questions réponses à un nombre de mesures déterminées, en démontrant leur talent de théâtralisation, de lyrisme, d’art de la répartie et d’improvisations de texte avec une maîtrise du vocabulaire mais aussi de la voix, de l’intonation et de la rythmique sur une musique imposée mais imprévue dans le pur style du Hip-Hop. Wadi excelle dans ce domaine et a valeur d’exemple pour les nombreux groupes de musique à l’AJR versés dans le Rap. De 1996 à 2000 groupe Wadi et la Familia : Francofolies de la Rochelle ; Energ Hip-Hop à Nantes 2003 : sortie nationale du 1er mini album (EP) « instant d’instinct ». Le 21 octobre, c’est un projet commun qui a rassemblé plus de soixante jeunes de l’AJR sur des prises d’initiatives totalement autonomes. Cette implication collective a été un bon moyen de représenter son quartier à l’extérieur de manière positive . Malgré certains évènements médiatisés, l’attitude des jeunes de l’AJR a été exemplaire. AJR Pour tout renseignement contacter Jamel au 06 60 87 12 95

Des animations pour scolaires et adultes avec Peuples Solidaires En janvier et février, des animations auront lieu dans les écoles et collèges et le centre Jean Vilar sur le thème "Nos migrations d'hier et d'aujourd'hui". Si intéressé(e), prendre contact avec le 0241 664910 Randonnées pédestres (0241 861893) "Un moment de rencontre, d'amitié et de communication", ouvertes à tous : (0241 434411 ou 0241 475867) - 10/12/2006 Savennières - 14/01/2007 Hutreau Authion - 11/02/07 Beaulieu/Layon - 11/03/07 Echemiré Les rendez-vous sont avant 14 heures à la piscine Jean Vilar 8


Vie du quartier

Concours « Faites des livres » le collège Jean Mermoz récompensé Le concours « faites des livres » vient d’une action engagée par le Ministère de l’Education Nationale en faveur de la présence du livre dans les établissements scolaires. Ce concours a été organisé conjointement par la DGESCO et le CNDP (respectivement Direction Générale de l'Enseignement Scolaire et Centre National de Documentation Pédagogique).

Le thème retenu l'année 2006 demandait la mise en œuvre du texte et de l’image, avec une proposition de réalisation d’un abécédaire.

comme Mésange A Madrid,dans le magnifique parc du musée municipal, vivait une mésange magique. Ses plumes étaient multicolores. Un matin, tandis qu’elle mangeait des miettes de meringue,elle aperçut un merle à l’air malheureux. Elle s’approcha et lui demanda : «- Tu n’as pas l’air très en forme. Que t’arrive-t-il ? - Comment veux-tu que je ne me morfonde pas ? Tout le monde se moque de mes plumes ternes et m’appelle le Mégamoche… Je suis maudit ! - Mais non, il y a sûrement un remède. Si tu veux, je t’emmène à Madagascar et je te promets de grands changements. » Le merle se mit en route malgré sa méfiance et il revint métamorphosé par la magie de ses mystérieuses vacances malgaches et remercia chaleureusement sa nouvelle amie.

L

e professeur de français a été à l’initiative du projet et a choisi de réaliser un abécédaire animalier avec les vingtsix élèves de la classe de 5e2.

Chaque élève, après tirage au sort, a été responsable d’une double page consacrée à une lettre. Après des recherches dans les dictionnaires, dans les atlas et dans les grammaires, les élèves ont rédigé de petits récits mettant en scène un animal. La lettre devait être utilisée le plus souvent possible, ce qui a donnée une touche humoristique aux textes. Les élèves ont ensuite saisi leur texte sur ordinateur. Chacun a illustré son texte sous la conduite du professeur d’arts plastiques. Les cartes et les dessins ont été numérisés avec le soutien de l’aide informaticien. Les livres ont ensuite été imprimés et reliés au collège. L’ouvrage comporte 55 pages. Il a obtenu le premier prix national du concours, et a été exposé pendant 4 jours au salon du livre à Paris. La remise des prix a eu lieu au collège Jean Mermoz le vendredi 29 septembre en présence de Monsieur l'Inspecteur d'Académie.

Brèves : Opération Baskets"

"Dimanche

en

Depuis le 1er octobre trois salles de sports municipales sont ouvertes une trentaine de dimanches de 10h à 12h30. Pour le quartier de la Roseraie, la salle Jean Vilar ouvre ses portes pour permettre de pratiquer le tennis de table, le volley, le basket ou le badminton. Les personnes intéressées peuvent faire appel aux animateurs présents pour donner des conseils, organiser des tournois ou profiter en famille des installations. Accessible dès 12 ans, les jeunes de moins de 18 ans doivent être accompagnés d'un adulte. La première séance, qui a eu lieu le 1er octobre, est gratuite, puis pour les autres dimanches : Tarif : 2,55€/pers ou 17.90€ la carte de 10 entrées Tarif réduit : 2€/pers et 15€20 pour les 10 Carte passe-port et partenaires : 1,25€ et 11.2€ pour les 10 Contact, renseignements : Direction Sports et loisirs, 12 rue des Ursules, 02 41 05 45 25

Animation sportive Du 12 septembre 2006 au 15 juin 2007 (sauf vacances scolaires)

Badminton à J.Mermoz : le lundi de 18h à 19h30

Musculation à J.Bouin : le mardi de 14h30 à 16h et le vendredi de 14h45 à 16h

Gratuit pour les titulaires de la carte passe-sport Contact/renseignements : Fabien et Jean-Pascal 02 41 25 72 84 ou 06 98 93 04 10

Dire et écrire L’association « Dire et écrire » continue ses animations d’écriture spontanée un jeudi par mois à la bibliothèque municipale Jean Vilar Durant l’année, ont été pris pour thèmes : les sons et les musiques, les couleurs de la palette des peintres aux couleurs de la nature, les arbres et les forêts et, en juin, un atelier champêtre dans la forêt de Baugé. Les vacances sont finies, nous avons repris nos cahiers et nos stylobilles pour écrire dans la bonne humeur. Bibliothèque municipale, place Jean Vilar 02 41 68 20 69 ou 02 41 66 75 12

F DEVILLECHENOUS, Principal du collège Jean Mermoz 9


Magazine

Histoires de rues

Roger Salengro (1890-1936) Cet homme politique français fut Ministre de l'Intérieur du premier gouvernement du Front Populaire. Son suicide, à la suite d'une campagne de presse calomnieuse, illustre la violence du climat politique dans les années qui ont précédé la Seconde Guerre Mondiale

N

é à Dunkerque, Roger Salengro s’inscrit au Parti socialiste à 19 ans, milite à la Section Française de L’Internationale Ouvrière (SFIO) et devient Conseiller Municipal de Lille en 1919, puis maire de la ville en 1925.

Il est élu député socialiste du Nord en 1928. Le 6 juin 1936, il est appelé au ministère de l’Intérieur par Léon Blum lors de la formation du gouvernement du Front Populaire. Il parvient, dans un contexte délicat marqué par la vague de grèves qui s’étend depuis le mois de mai, à encourager le dialogue tout en faisant respecter l’ordre et participe aux réunions qui conduiront à la signature des fameux « Accords Matignon » : Les congés payés et la semaine de quarante heures datent de ces accords. Avec une augmentation de salaire à la clé, les Français vont pouvoir fêter ça et partir quinze jours en congés ! L’euphorie est réelle et probablement sans précédent dans l’histoire de la République ; le tandem est le véhicule emblématique des trajets de ces « dimanches au bord de l’eau » que l’on goûte avec délectation. Films et chansons de l’époque témoignent de cette allégresse. Il n’en est pas moins vrai que le climat politique est détestable et les tensions internationales extrêmes. Rappelons que la crise de Wall-Street (1929) a engendré des faillites d’entreprises et la montée du chômage un peu partout en Europe. Ce sont aussi les années où le nazisme apparaît en Allemagne et où la guerre civile en Espagne débute. En France, les luttes sociales s’intensifient, avec grèves et manifestations.

Manifestation devant les usines Renault en juin 1936

10

Si l’Union de la gauche s’est réalisée avec le Front Populaire, c’est dans un climat de tension extrême que ce dernier a remporté sa victoire électorale de juin 1936. Dans ce climat d’exaspérations politiques, l’extrême droite se déchaîne, et les attaques, notamment celles de la « Cagoule »* se multiplient contre Léon Blum, Président du Conseil à l’époque. L’opposition ne ménage pas non plus Roger Salengro. Il est victime d’abjectes campagnes de diffamation dont la presse d’extrême droite se fait l’écho : Il devient la cible de divers journaux, dont Gringoire et l'Action française, qui propagent la rumeur selon laquelle il aurait déserté pendant la Première Guerre mondiale, alors qu'il était au front. Bien qu'un jury d'anciens combattants ait établi qu’il avait été fait prisonnier alors qu'il tentait, avec l’accord du commandement, d'aller chercher le corps de l'un de ses camarades au-delà des lignes allemandes et non de déserter, bien qu’il ait été acquitté par le Conseil de Guerre devant lequel il avait été traduit par la suite, et malgré le vote à la Chambre des Députés d'une motion infirmant les accusations le visant, Salengro ne supporte pas ces calomnies . Il se suicide le 17 novembre 1936. Quelques mois plus tard, l'affaire Salengro inspire une modification de la loi sur la presse, aggravant les peines frappant la diffamation. Michel Ardouin * La Cagoule : groupe fasciste et criminel d’extrême droite.


Magazine

Noël sous d’autres cieux Nous partons pour le Paraguay...

A

près la route et les tournants, on arrivait sur une piste ponctuée de trous et de bosses. Sursautant à chaque cahot, Anaelle se cramponnait d’un côté à l’arrière de la jeep au bras de Pablo.

C’était son premier vol, environ dix heures et une escale à Lisbonne. Après les formalités à l’aéroport de Caracas, une vision rapide des gratte-ciel hérissant les montagnes, elle somnolait, épuisée par tant de sensations nouvelles. Sa décision avait été prise récemment lorsque Pablo, un étudiant vénézuélien du même cours à la Fac, lui avait proposé de passer les vacances de Noël dans son pays. Il lui avait été tout de suite sympathique, et même plus, au cours de ces derniers mois. Sans famille proche, élevée par une grand-mère décédée récemment, elle avait accepté sans hésiter. Trop de souvenirs tristes de ces périodes de festivités qu’elle passait parfois seule à Angers, ses amis partis chez eux.

Brusquement éveillée par un dernier sursaut de la voiture brinquebalante, elle entrait dans un décor de maisons de briques, toits de tôle, s’étageant sur une colline éclairée par des centaines de points lumineux. Il faisait nuit. Une odeur chaude montait de la terre rouge. Très vite un attroupement se fit autour d’eux, des exclamations, des cris de joie. Elle se trouva emportée par un flot d’enfants s’emparant des bagages, vers un des « ranchitos » largement ouvert, tandis que Pablo distribuait force paroles, accolades et éclats de rire.

Cette jeune fille venue de loin, avait accueilli l’un des leurs et l’avait aidé dans ses premiers temps en France. « Anaellita, Anaellita, Feliz Navidad » Déjà deux guitares donnaient le signal de la fête, et puis les maracas, et les claquements des mains, Anaelle se laissa glisser dans l’ambiance, cajolée comme cela ne lui était jamais arrivé. Une crèche grandeur nature était installée adossée à un rocher . Aux douze coups de minuit, formant une procession les enfants costumés en anges, en bergers, apportèrent l’enfant Jésus. Rien ne manquait, ni Joseph et Marie, ni l’âne, le bœuf, les moutons, ni les trois Rois mages pressés d’arriver avec leurs dromadaires. Répercutés par des hautparleurs installés sur des poteaux, les chants traditionnels vénézuéliens étaient portés de collines en collines. Tard dans la nuit, des musiques rythmèrent les danses venues d’Afrique, des Andes, du Portugal, d’Espagne, apportées par les immigrants au fil des années. Il faisait incroyablement doux, avec une brise légère sur ces hauteurs. S’éloignant du bruit, se tenant par la main, Pablo et Anaelle regardèrent au loin dans la vallée. Les lumières de la capitale allaient s’éteindre. Le ciel commençait à se teinter, le jour allait se lever. Ils étaient jeunes et avaient la vie devant eux. Sans parler ils prirent le chemin vers la maison … Marilou

La maisonnette flanquée d’ un bananier était remplie de monde de tous les âges et de toutes les couleurs, vanille, cuivré, café au lait, chocolat noir, cheveux crépus, bouclés, raides, et quelques chevelures blondes sur des visages clairs. Des matrones dressaient une table, et depuis les maisons voisines, c’était une procession de femmes apportant leurs plats : beignets fourrés de viandes, galettes de maïs, salades et fruits divers… Parmi les hommes en grandes discussions, Pablo semblait l’avoir oubliée. Cannettes de bières et bouteilles de rhum circulaient à la ronde. Anaelle se sentit perdue, incapable de comprendre ce qu’on lui racontait. Pressée de toutes parts, on la dirigea vers une petite femme très brune, au sourire encourageant, « la mama ». Faisant vivement signe à Pablo de se rapprocher, elle embrassa Anaelle ; « tu es la bienvenue chez nous, ma fille » lui traduisit Pablo en la prenant dans ses bras.. Et tous les entouraient de sourires et de félicitations. «Ho, Pablito ! Esta guapa la muchacha ! » 11


Magazine

Billet d’humeur

Cuicui, moineau de la Roseraie

U

n journal de l'Ouest nous informe de la construction à la rentrée, d'un logement pour les chats à la Roseraie.

…aux réunions de quartier on parle d'éducation canine, les chiens ont droit à un éducateur mais….

On parle aussi de réhabilitation…. Alors, J'ai pris ma plus belle plume pour exprimer mon tourment : On va boucher les trous des façades ! On va boucher nos p'tits trous ! là où depuis plus de dix années des générations de moineaux sont nées, là où nous vivons en toute sécurité, à l'abri des chats qui ne pensent qu'à vous voler dans les plumes !

Les Chats errants à La Roseraie, une solution : « Chat’bitat ». Chers Amis de la Roseraie, De nombreux chats sans maîtres que certains d’entre vous nourrissent sur place, vivent dans votre quartier. Sans doute sont-ils farouches, mais ils sont aussi utiles car destructeurs de rats qui peuvent propager des maladies qui sont dangereuses tant pour l’homme que nos animaux domestiques et familiers qui, eux aussi, habitent à la Roseraie… Pour remédier à l’errance de ces chats qui prolifèrent souvent de façon surabondante et anarchique, et pour améliorer notre environnement, la Municipalité d’Angers se propose, en pleine coopération avec notre S.P.A.A. et avec l’aide des vétérinaires de votre quartier d’implanter

Un Chat’bitat Cet aménagement (à l’image de ce qui se pratique déjà depuis quelques années dans certaines villes de France, Poitiers par exemple ) leur permettra d’y rentrer et d’en sortir à leur guise. Ils pourront être nourris grâce à l’aide de ceux d’entre vous qui voudront bien le faire. Ils seront stérilisés, identifiées par un signe distinctifs dans l’oreille et selon la formule « remis sur site » pour poursuivre leur vie. Nous allons prochainement organiser une réunion d’information à ce sujet. S.P.A.A, promenade de La Baumette Au 02 41 66 32 23

Par pitié, laissez-nous nos p'tits trous ; déjà place Jean XXIII tous nos perchoirs ont été abattus…Pas question pour nous d'aller nicher dans les grands arbres, çà balance trop les jours de grand vent et puis les pigeons et les pies en ont fait leur domaine…Parfois bruyant ! Nous on chante sur les appuis de fenêtres où l'on trouve parfois quelques miettes à notre intention, on salit bien un peu , et puis on chante dès que le printemps revient et je pense justement au retour des martinets, quelle déception pour eux ! Je chantais sur le faîte d'une cheminée, parfois on me répondait, maintenant je suis triste…Laissez-nous nos p'tits trous… RA

Bibliothèque de la Roseraie Une nouvelle équipe (Isabelle, Catherine, Sylvie et Sylvain) vous y accueille. Venez lire des histoires en famille, découvrir nos romans, bandes dessinées, documentaires, albums... consulter la presse et emprunter nos magazines… Assistez à l’heure du conte, les 2èmes et 4èmes mercredis du mois (pour enfants de 1 à 4 ans, à 10h15).

La consultation sur place est libre et gratuite. La vidéothèque vous propose également un choix de DVD et cassettes vidéo à emprunter : des films, des documentaires, des dessins animés, des séries télévisées. Pour emprunter des documents et obtenir un accès libre à Internet, il faut être inscrit : renseignez-vous auprès de nous.… Et n’oubliez pas l’abonnement est gratuit pour les moins de 18 ans (pour les livres et les revues) !

Nos horaires : 18h30

Mardi, vendredi : 13h30 - 18h30 Mercredi : 9h30 - 12h00 / 13h30 Jeudi : 16h00 - 18h00 Samedi : 9h30 - 12h00 / 13h30 - 17h30

Bibliothèque municipale de La Roseraie Responsable de la bibliothèque : Isabelle de Sevin. Centre d’animation Jean Vilar, place Jean Vilar Tél. : 02 41 66 53 24, fax : 02 41 66 02 30

Imprimerie Municipale d’Angers - Dépôt légal 4ème trimestre 2006 - Tirage en 12500 exemplaires - Journal n°25 - Décembre 2006 Directeur de publication : Philippe Rouilly - Coordinateur : Claude Benhammou - Frappe et rédaction : les habitants ayant préparé ce numéro - Composition : Hélène Dahan, Florence Lizé.

La Roseraie a la parole - Décembre 2006 — n° 25  

Journal du quartier de la Roseraie à Angers