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Alexandre Sirvin France/Italy
2 — Between the real and the imaginary, he enjoys transcending disciplines to offer hybrid and playful scenarios mixing art and architecture.
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Alexandre Sirvin est né le 13 octobre 1979, il travaille entre Paris et Venise.
FORMATION
Biographie Alexandre Sirvin, artiste né en 1979 et travaillant entre Paris et Venise. Entre réel et imaginaire, il s’amuse à transcender les disciplines pour offrir des scénarios hybrides et ludiques mêlant art et architecture. Son implication dans les quartiers difficiles de la ville donne naissance à divers projets publics: “ECOBOX”, une interface participative à La Chapelle dans le XVIIIe arrondissement de Paris, ainsi qu’à de multiples projets, expositions et étude de requalification commandée par la ville dans le quartier d’affaires de La Défense en partenariat avec l’agence d’architecture Lenoci-Guzzardi. Son travail questionne les pratiques identitaires, territoriales et intimes de nos sociétés post-industrielles. Co-fondateur du projet “1980” basé sur la transversalité et l’emploi de différents langages lors de leurs interventions, Alexandre Sirvin revient aujourd’hui avec une production personnelle liée à la réflexion sur l’inconscient de l’architecte, les hétérotopies et autres fantasmagories. « Ce devrait être une tâche séduisante que de rétablir en nous la vie représentative d’une journée de notre enfance […] Donc il s’agirait de retrouver ces dimensions de l’enfance. A un certain moment avant de s’endormir, l’imagination y réussit parfois. Soudain tout est de nouveau là […] Celui qui n’est pas capable à volonté d’un tel effort d’évocation n’a qu’à se faire rendre l’argent de ses études. Un bon cerveau doit pouvoir se représenter toutes les fièvres de l’enfance dans les moindres détails et avec une telle intensité que cela vous donne de la température. » Karl Kraus, «Aphorismes»
2009 Fevrier, “matières composites”, exposition du groupe 1980, galerie LJ beaubourg, Paris. Avril, “hors d’usage”, exposition du EXPOSITIONS groupe 1980, la lune en parachute, Epinal. 2003 Cfevrier, “archi-coutures”, exposition Septembre, “Né dans la rue”, exposition des projets d’étudiants, chapelle de la collective, Fondation Cartier, Paris. sorbonne, Paris. “C’est bon d’etre méchant”, fresque du Juin, “station utopie”, exposition vidéo groupe 1980 dans l’espace publique, collective, 50. biennale internationale champselysées, Paris. d’art, Venise, Italie. section contents Octobre, “cabinet des curiosités”, 2004 Janvier, “do it yourself”, workshop- exposition du groupe 1980, la exposition collective, Beaux-arts de blanchisserie, Boulogne. Genêve, Suisse. Avril, “peintures”, exposition du groupe 2005 Mai, “objet public”, exposition collective 2010 1980, le lawomatic, Paris. Design, pavillon de l’arsenal, Paris. Juin, “super ordinaire”, exposition du 2006 Mars, “festival architectures vives”, groupe 1980, galerie Voskel, Paris. exposition collective, magasins Juin, “ take me out”, exposition généraux, Paris. collective, halle saint pierre, Paris Septembre, “Learning from La Defense”, Octobre, “croyances”, exposition exposition personnelle, espace culturel du groupe 1980, chapelle des Arts & Raymond moretti, La Defense, Paris. Metiers, Paris. 2007 Avril, “spray gunz”, exposition de Mai, “Waterpod”, exposition Design avec Marti Guixé, faltwerksalon, 2011 personnelle, galerie Lot 10, Bruxelles, Trieste, Italie. Belgique. 2008 Avril, “kitsch catch”, exposition collective, maison folie de Wazemmes, Septembre, “Fernelemont contemporary art”, exposition Lille. collective, Fernelemont, Belgique. Mai, “the 1980” exposition du groupe 2012 Janvier,”dystopie”, exposition 1980, galerie Pure Evil, Londres. personelle, Yia, Paris. Juin, “perle ai porci” exposition du Octobre, “Arts-Le Havre”, exposition groupe 1980, galerie Endemica, collective, Le Havre. Rome, Italie. Septembre, 11. biennale internationale 2012 Reflexiones sobre la casa en anvier, “exposition collective”, d’architecture“La Défense éclaire “le Republic gallery, Paris. Grand Paris””, avec l’agence Lenoci- Guzzardi, Venise, Italie. 2006
Diplome DPLG d’architecture à l’école des Beaux-Arts de Paris.
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WATERPOD Le prototype
Le prototype “Waterpod” est une structure flottante aménagée pour accueillir une personne, allégorie du radeau, l’habitat minimum flottant revêt une forme singulière. Cet élément atypique apporte un caractère plus participatif et ludique dans l’utilisation de l’espace publique. Allégorie de la survie dans un monde marin ayant repris ses droits sur le monde des hommes, la fonction de l’objet, son utilisateur et le contexte environnant vivent à travers de nouveaux principes, de nouvelles règles: fragilisé, l’habitant du Waterpod connait une nouvelle expérience sensible. Flottaison du 19 mai au 5 juin 2011 Avec le soutiens de la Galerie Lot 10 et le Cabinet du Bourgmestre D’Ixelles © A. Sirvin, 2011
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9 — 29 Between the real and the imaginary, he enjoys transcending disciplines to offer hybrid and playful scenarios mixing art and architecture.
Communiqué de presse évenement/exposition
Mise à flot du Waterpod d’Alexandre Sirvin sur les Etangs d’Ixelles Le 19 mai vers 19h30
Flottaison du 19 mai au 5 juin 2011 Avec le soutiens de la Galerie Lot 10 et le Cabinet du Bourgmestre D’Ixelles
© A. Sirvin, A. Zorn 2011
Exposition Waterpod à la Galerie Lot 10 jusqu’au 5 juin 2011.
11 — 13
scala aluminium 2009
infinity inox 2011
13 — 25
rami inox 2012
fondaco dei tedescchi pvc 2012
15 — 18 DERRIÈRE LA FAÇADE Le Havre
Au Havre, reconstruite il y a un demi-siècle par Auguste Perret qui voulait « du neuf et du durable », une installation gonflable « neuve et éphémère » d’Alexandre Sirvin fait irruption et change notre rapport aux espaces – urbains et mentaux. Dans cette confrontation de lieux, de temps et d’utopies, l’art interroge l’architecture. Pour sa 4ème édition, la biennale Art Le Havre (28/09/2012 – 15/05/2013) sort l’art contemporain de l’intime et expose dans la rue. Une ambition démocratique qui n’est pas sans rappeler le rêve d’Auguste Perret qui, sur la tabula rasa littérale qu’était le centre-ville du Havre d’après-guerre, a imaginé une ville modèle où l’urbanisme devait offrir la modernité pour tous. Dans ce cadre, l’injonction d’Art Le Havre constitue une véritable invitation à rendre l’architecture complice de la création, qu’Alexandre Sirvin, habitué de tels jeux interdisciplinaires, n’a pas ignorée. Représenté par la galerie Lot 10 à Bruxelles et co-fondateur du collectif 1980, il a le détournement, l’humour et la liberté du street art, associés à une sensibilité aux formes qui relève autant de l’art que de l’architecture, et portés par un geste qui transcende réel et imaginaire. Dans le cadre particulier du Havre, dont les murs clament si haut le fantasme d’une architecture comme acteur de l’organisation (et de l’égalisation ?) sociale, Alexandre Sirvin fait jaillir un palais vénitien de 5m de haut – un Fondaco dei Tedeschi gonflable, dont l’esthétique vénéto-byzantine contraste avec la rigidité havraise, la légèreté avec le béton armé, la simplification visuelle naïve et presque comique des boudins de plastique avec le sérieux d’une architecture efficace et « sans ornement », comme la voulait Perret. Irruption d’un imaginaire, d’un au-delà fantasmé, dans un réel utilitariste, l’intervention de Sirvin prolonge la réflexion en détournant subtilement les parallèles qu’elle suscite à première vue : à quoi rêve l’architecte ? à quoi sert l’architecture ? qu’énonce le patrimoine, et pour qui ? Ce palais Renaissance, symbole de l’exubérance artistique passée d’une cité en voie d’engloutissement, se transforme en icône pop, en consommable de plastique. Au Havre, la
« renaissance » est passée par une éradication totale et un relèvement rationnel. Sur sa table rase, dans son rêve fou – son oxymore – d’incarner une utopie, Perret a-t-il parfois eu en tête les mythes de l’italienne cousine maritime du Havre ? Le videordure de série est-il à l’architecture moderniste d’après-guerre ce que la fresque de Titien au fronton du Fondaco était aux riches commerçants – la touche ultime d’un art porté à son faîte, insolemment certain de sa raison d’être et confiant dans son futur ? Mythe romantique contre mythe moderniste, ce château gonflable au milieu des façades normalisées du Havre encourage à première vue la comparaison entre deux univers, et pose la question de leur valeur respective. Pourtant, l’installation en forme d’animation de Luna Park nous interroge aussi sur les standardisations muettes qui structurent incognito nos quotidiens – celle, utopiste, d’une ville conçue d’unités reproductibles à assembler pour un idéal démocratique, ou celle, vitrifiée, d’une cité rendue à l’état de parc d’attraction, dont chaque rehaut doit être disséqué en autant de produits dérivés. Ce palais de commerçants germaniques, apparu sur un parvis portuaire ou d’autres allemands ont un jour paradé, est-ce le Havre qui rêve de Venise, ou Venise qui s’échappe au Havre ? Clin d’œil de l’artiste dans cette biennale d’art contemporain du Havre, le monument éphémère n’est pas sans évoquer l’ombre d’une autre manifestation, immense, et sans doute elle aussi gonflée à l’hélium, dans la cité des Doges… En rapprochant ces deux espaces, Sirvin pose de fait l’architecture rationalisée du Havre comme un décor pour son œuvre, la détournant de sa vocation fonctionnelle première et si savamment pensée. Et en effet : au Havre comme à Venise, patrimonialisées à l’UNESCO, qu’y a-t-il derrière les murs, que reste-t-il du geste initial hormis des façades ? À Venise, le Fondaco dei Tedeschi va se transformer en centre commercial. Comme un souvenir flou, une boîte d’où les souvenirs sont partis, l’architecture n’est plus qu’un décor. Un topos vide. Et donc prêt à être investi de nouvelles u-topies.
Alexandre Sirvin www.alexandresirvin.net alex@alexandresirvin.net Ita 6478 castello , 30100 Venezia Italia +39 348 379 13 86 Fr 66 rue de la libertĂŠ, 92150 Suresnes France +33 649 88 18 24