Réseau canadien axé sur les technologies et le vieillissement RAPPORT ANNUEL DE
2017-2018
Transformer des idées en réalité
UN RÉSEAU CANADIEN DE CENTRES D'EXCELLENCE
Notre vision Le monde entier bénéficie du leadership du Canada en matière de technologie et de vieillissement.
Profil de la société AGE-WELL NCE Inc. (« AGE-WELL »), créée dans le cadre du Programme des réseaux de centres d’excellence financé par le gouvernement fédéral, a été établie en 2015 et vise à soutenir la recherche et l’innovation canadiennes dans le domaine de la technologie et du vieillissement. AGE-WELL déploie beaucoup d’efforts pour mettre au point des technologies, des services ainsi que des politiques et pratiques utiles pour les personnes âgées et les aidants naturels. Notre objectif consiste à aider les personnes âgées du Canada à conserver leur autonomie, la santé et leur qualité de vie grâce à des solutions technologiques qui améliorent leur sécurité, leur permettent de vivre de façon autonome et améliorent leur participation sociale. À titre de réseau canadien axé sur les technologies et le vieillissement, AGE-WELL rassemble plus de 200 chercheurs financés et affiliés provenant de 40 universités et centres de recherche à l’échelle du pays. Nous collaborons avec plus de 250 partenaires de l’industrie, du gouvernement et d’organismes sans but lucratif en vue de trouver des solutions favorisant le vieillissement en santé. AGE-WELL forme également la prochaine génération de chefs de file dans le domaine de la technologie et du vieillissement, et elle compte actuellement près de 500 stagiaires dans ses rangs. Nos projets de recherche sont répartis entre huit thèmes de recherche (nommés blocs de tâches) et soutenus par quatre activités transversales, soit la mobilisation des connaissances, la commercialisation, le travail d’équipe et la formation.
Notre mission Créer une communauté de chercheurs, d’adultes âgés, d’aidants naturels, d’organismes partenaires et de futurs chefs de file qui accélère la mise en œuvre de solutions technologiques qui font une différence significative dans la vie des Canadiens.
Nos valeurs Excellence Appuyée par une fondation de recherche scientifique solide et de premier plan Impact collaboratif À l’aide d’une approche transdisciplinaire, nous échangeons des connaissances, des idées et des ressources entre les disciplines et les groupes d’intervenants afin d’obtenir de meilleurs résultats Renforcement des capacités Nous formons les meilleurs et les plus brillants talents universitaires et industriels Leadership Nous sommes reconnus mondialement dans le domaine de la technologie et du vieillissement Innovation Nous sommes engagés dans un processus continu pour créer de nouvelles idées et solutions Intégrité Nous respectons les normes éthiques et intellectuelles les plus élevées dans nos activités de recherche et d’affaires Équité Nous souscrivons pleinement à l’équité, à la diversité et à l’inclusion dans tous les aspects de notre réseau
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RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
Vieillir en beauté dans divers environnements en mettant la technologie au service du bien-être, de l’engagement et d’une longue vie
Table des matières
Remerciements AGE-WELL remercie chaleureusement son bailleur de fonds :
page 4 Messages des cadres supérieurs page 6 AGE-WELL en chiffres page 8 Lancement de produits sur le marché page 12 Excellence en recherche page 28 Mobilisation des connaissances et commercialisation
Une initiative des organismes subventionnaires de la recherche du Canada www.nce-rce.gc.ca
page 38 Former la prochaine génération
Le Secrétariat des Réseaux de centres d’excellence (RCE) gère trois programmes nationaux : les Réseaux de centres d’excellence (RCE), les Centres d’excellence en commercialisation et en recherche (CECR), et les Réseaux de centres d’excellence dirigés par l’entreprise (RCE-E). Grâce à des partenariats multidisciplinaires établis entre le milieu universitaire, l’industrie, le gouvernement et les organismes sans but lucratif, les programmes des RCE concentrent une masse critique de ressources de recherche sur les défis sociaux et économiques; commercialisent et mettent en application les percées issues de la recherche; font croître la recherche et le développement dans le secteur privé; et forment des personnes hautement qualifiées. Depuis sa création en 1989, le financement accordé par les RCE a aidé à créer plus de 2 310 entreprises et à appuyer la formation de plus de 54 000 membres de personnel hautement qualifié (PHQ). En outre, plus de 2,3 milliards de dollars ont été investis dans la recherche, la commercialisation et l’application des connaissances, et 2,46 milliards de dollars de soutien des partenaires ont été mis à contribution envers l’amélioration de la vie des Canadiens.
page 44 Réseautage et partenariats page 48 Gestion page 50 Témoignages page 52 Thèmes de recherche page 54 États financiers page 56 Communauté du réseau
Le présent contenu ne peut être reproduit sans la permission écrite d’AGE-WELL.
Ainsi que son établissement hôte pour son soutien :
RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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MESSAGES DES CADRES SUPÉRIEURS
Changer l’avenir du vieillissement MESSAGE DES DIRECTEURS SCIENTIFIQUES L’autre jour, nous avons reçu un courriel d’une femme qui se décrit comme une Canadienne âgée active et en bonne santé. Elle dit qu’elle sait que « des changements seront apportés, planifiés et imprévus » et qu’elle apprécie le dévouement d’AGE-WELL pour la prestation de solutions pratiques. Chez AGE-WELL, nous nous efforçons d’aider les personnes âgées à rester en santé et autonomes le plus longtemps possible, tout en aidant les personnes vivant avec une maladie et un handicap. Nous croyons que la technologie peut nous aider tous à bien vieillir et à soutenir les aidants naturels. AGE-WELL est le seul réseau pancanadien qui rassemble des chercheurs, des adultes âgés, des aidants naturels, des organismes partenaires et de futurs chefs de file afin d’accélérer la mise en œuvre de solutions technologiques qui font une différence significative dans la vie des Canadiens. En trois ans à peine, la taille d’AGE-WELL a triplé. Aujourd’hui, notre réseau compte plus de 200 chercheurs de 40 universités et centres de recherche au Canada. Nous avons plus de 250 partenaires de l’industrie, de la collectivité, du gouvernement et du milieu universitaire qui partagent notre vision selon laquelle le leadership du Canada en matière de technologie et de vieillissement profite au monde. Ce sont des partenariats significatifs. Il faut considérer que chaque projet de recherche compte au moins un partenaire de l’industrie ou de la collectivité qui fait un investissement en nature ou en espèces important. Les utilisateurs finaux participent à ces projets. En fait, plus de 4 500 adultes âgés et aidants naturels contribuent. C’est de cette façon que nous nous assurons que nos produits sont pratiques et utiles. Nous sommes fiers du fait que 66 équipes de projet à l’échelle du Canada sont en train de mettre au point plus de 70 produits qui accroissent la sécurité, appuient la vie autonome et améliorent la participation sociale. Ces produits comprennent des technologies, des services et des politiques ou pratiques qui aideront à mettre nos solutions entre les mains des gens qui en ont besoin. AGE-WELL profite également à l’économie canadienne grâce à nos partenariats avec l’industrie et à nos entreprises en démarrage. Nous soutenons maintenant 12 entreprises en démarrage qui commercialisent et
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lancent des produits, créent de la richesse et créent des emplois. Notre investissement le plus important consiste à former les innovateurs de demain qui feront une différence positive en matière de vieillissement au Canada pour les générations à venir. Le programme de formation unique d’AGE-WELL appelé EPIC (Jeunes professionnels, carrières inspirées) compte maintenant près de 500 membres du personnel hautement qualifiés (PHQ), y compris des anciens, provenant d’institutions de partout au Canada et d’ailleurs. Ces jeunes chercheurs brillants décrochent des emplois dans l’industrie, le milieu universitaire et les organismes communautaires. En nous appuyant sur ce succès, nous planifions la prochaine itération d’AGE-WELL après la fin de notre mandat actuel en 2020. Nous continuerons de veiller à ce que les grands travaux scientifiques aient une incidence réelle. Une importante initiative de renouvellement est en cours et nous permettra de prendre ce que nous avons fait et d’aller encore plus loin en 2020-2025. À l’avenir, AGE-WELL continuera de favoriser le changement de culture dans ce domaine, d’influencer les politiques et les pratiques, de créer les structures de soutien dont les chercheurs et les partenaires ont besoin et d’investir dans les activités de recherche et de développement qui procureront des avantages sociaux et économiques au Canada. Restez à l’affût pendant que nous mettons en œuvre notre vision pour AGE-WELL 2.0 dans les mois à venir. AGE-WELL est extrêmement reconnaissant envers notre bailleur de fonds, les Réseaux de centres d’excellence (RCE). Nous remercions également l’Institut de réadaptation de Toronto, Réseau universitaire de santé, qui joue le rôle d’établissement hôte. Nous sommes redevables au conseil d’administration d’AGE-WELL, aux membres des comités, aux chercheurs, aux stagiaires, aux membres du personnel, aux organismes partenaires, aux adultes âgés et aux aidants naturels qui ont aidé AGE-WELL à accomplir tant de choses. ■ Alex Mihailidis et Andrew Sixsmith directeurs scientifiques adjoints, AGE-WELL
MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
MESSAGE DE LA DIRECTRICE GÉNÉRALE
De plus en plus, AGE-WELL est considéré comme une autorité au Canada et à l’échelle internationale dans le domaine de la technologie et du vieillissement. Au cours de la dernière année, AGE-WELL a interagi avec des représentants municipaux, provinciaux et fédéraux. En mai 2018, nous avons tenu notre première journée sur la Colline, parrainée par le sénateur Art Eggleton, et nous avons rencontré de nombreux députés et hauts fonctionnaires. Tout au long de l’année, les membres d’AGE-WELL ont participé à des discussions qui éclairent les politiques publiques. Nos chercheurs ont accordé deux fois plus d’entrevues aux médias en 2017, ce qui témoigne de l’intérêt pour leur expertise et leur recherche. À l’échelle internationale, AGE-WELL s’est taillé une réputation de chef de file en matière de technologie et de vieillissement et d’autorité sollicitée par des organisations mondiales, partageant des connaissances, établissant des partenariats et menant des activités de recherche et de formation. Les membres du réseau ont été invités à participer à deux missions canadiennes de premier plan en Asie. L’année dernière a également marqué un nouveau niveau d’engagement à l’échelle locale. AGE-WELL a lancé des centres d’innovation à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, ainsi qu'à Ottawa. Ces centres réunissent des partenaires locaux qui se concentrent sur la politique axée sur les technologies et le vieillissement, ainsi que sur les capteurs et l'analytique, respectivement. Un troisième centre d’innovation ouvrira ses portes sous peu. AGE-WELL continuera de jouer un rôle de premier plan à l’échelle nationale et internationale, ce qui rehaussera le profil du Canada en tant que chef de file des solutions technologiques qui profitent à tous. ■
AGE-WELL se consacre à la création de solutions pratiques qui ont une incidence directe sur la vie des gens. Nous travaillons fort pour que notre programme de recherche soit axé sur les solutions. Chaque projet est évalué à l’aide d’une échelle de niveau de préparation des produits élaborée par AGE-WELL. Cela nous permet de suivre attentivement les progrès jusqu'à des résultats concrets. Notre programme de recherche fondamentale, qui comprend 27 projets, est maintenant entré dans une nouvelle phase passionnante axée sur la commercialisation et la mobilisation des connaissances. Nous demeurons également axés sur les solutions en accordant la priorité au soutien aux entreprises en démarrage qui offrent des produits tangibles. L’an dernier, AGE-WELL a organisé conjointement un concours Idéathon pancanadien qui a réuni des gens de différents milieux, y compris des étudiants de niveau postsecondaire, des entrepreneurs et des adultes âgés, afin de promouvoir des solutions qui produiront des avantages sociaux et économiques. L’Idéathon national d’AGE-WELL et de HACKING HEALTH, organisé dans cinq villes, a attiré plus de 300 participants. Notre plus récent événement est le Défi d’impact national d’AGE-WELL 2018. Ce concours fait appel à des esprits inventifs de partout au Canada qui ont la chance de remporter des prix d’une valeur de plus de 100 000 $. Le défi : trouver des idées novatrices de solutions technologiques susceptibles de bénéficier aux personnes âgées et aux aidants naturels. De nombreuses solutions d’AGE-WELL ont été présentées à notre troisième conférence annuelle à Winnipeg l’an dernier. Des dizaines de démonstrations comprenaient des robots d’assistance sociale, des dispositifs de surveillance de la santé et des systèmes de domotique qui favorisent le vieillissement chez soi et réduisent les pressions sur le système de soins de santé et les soins de longue durée. Ces trois journées de partage de connaissances et de réseautage ont été une source d’inspiration. Chez AGE-WELL, nous nous lançons chaque jour le défi de stimuler l’innovation et de changer l’avenir du vieillissement. ■
Mimi Lowi-Young présidente, conseil d’administration d’AGE-WELL
Bridgette Murphy directrice générale, AGE-WELL RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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AGE-WELL en chiffres en date de septembre 2018
Personnel hautement qualifié
PHQ 398
485 Professionnels
40 %
(comprend les chercheurs adjoints, techniciens et étudiants d’été)
16 %
Candidats au doctorat
22 %
Candidats à la maîtrise
22 %
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200 chercheurs
Boursiers de recherches postdoctorales
2016-2017
Plus de
2017-2018
RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
Nombre de publications Plus de
150
Nombre de partenaires du réseau Industrie Gouvernement Collectivité
254 Nombre de certificats Innovateurs de demain attribués
175
Nombre de projets de recherche
76
Plus de
Nombre d’emplois créés par les entreprises en démarrage Plus de
70
4 500
Nombre d’adultes âgés et d’aidants naturels participant aux projets AGE-WELL
Nombre d’entreprises en démarrage appuyées par AGE-WELL
12
Nombre d’universités et centres de recherche membres à l’échelle du Canada
40
Nombre de solutions AGE-WELL à chaque étape de l’échelle de niveau de préparation du produit : Recherche en innovation
Incubateur
Prototype
Mise en œuvre expérimentale
Résultats
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Lancement de produits sur le marché À quoi ressemble l’avenir du vieillissement? Jetez un coup d’œil à certaines des innovations créées par les équipes de recherche d’AGE-WELL :
Les robots sociaux Dans un proche avenir, des robots sociaux comme Casper seront en mesure d’aider les personnes âgées ayant une déficience cognitive en les incitant à accomplir des tâches quotidiennes comme la préparation de repas. Les robots sociaux sont également conçus pour jouer à des jeux stimulants et permettre des visites médicales virtuelles. Goldie Nejat (Université de Toronto) et François Michaud (Université de Sherbrooke) collaborent avec CrossWing Inc. en vue de la commercialisation d'un nouveau robot social d’ici deux à cinq ans, avec le soutien d’AGE-WELL.
Soulagement de la vessie L’hyperactivité de la vessie est un trouble urinaire incurable qui touche jusqu’à 18 % des adultes canadiens. Elle peut perturber considérablement le sommeil, causer de l’anxiété et un sevrage social, et même entraîner des chutes parce qu’une personne se précipite vers la salle de bains. Un nouveau traitement mis au point par Paul Yoo et Sasha John de l’Université de Toronto améliore les symptômes sans aucun effet secondaire, selon les résultats d’une étude. Le traitement comprend une stimulation électrique autoadministrée non invasive du nerf saphène interne de la jambe. Les chercheurs s’efforcent de rendre ce nouveau traitement disponible bientôt.
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LANCEMENT DE PRODUITS SUR LE MARCHÉ
La prochaine génération de protecteurs de hanche Il a été démontré que les protecteurs de hanche comme celui-ci réduisent jusqu’à 80 % le risque de fractures en cas de chute, mais le défi consiste à convaincre les gens de les porter constamment. Au lieu des protecteurs de hanche intégrés à des vêtements, qui doivent être lavés fréquemment, une équipe de l’Université Simon Fraser a mis au point des coussinets adhésifs pouvant être portés pendant 21 jours. Les chercheurs d’AGE-WELL Steve Robinovitch et Fabio Feldman travaillent avec Blue Tree Medical pour commercialiser le produit au cours des prochains mois.
Un analyseur de la parole WinterLight Labs a créé une technologie qui permet de surveiller la santé cognitive par l'entremise de la parole naturelle. L’outil enregistre de courts échantillons de la parole d’une personne qui décrit une photo affichée sur un écran. En laboratoire, la plateforme de WinterLight peut identifier de façon fiable la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et l’aphasie avec une précision de 85 % à 100 %, affirme Frank Rudzicz, chercheur d’AGE-WELL, cofondateur de WinterLight et scientifique à l’Institut de réadaptation de Toronto, Réseau universitaire de santé, et à l’Institut Vecteur. La technologie sera offerte à la vente une fois que WinterLight, entreprise en démarrage soutenue par AGE-WELL, aura terminé les essais cliniques.
Un site Web pour les technologies GPS Un nouveau site Web aide les consommateurs à choisir des technologies GPS afin de pouvoir retrouver leurs proches atteints de démence qui ont tendance à s’égarer. En 2014, le nombre de personnes portées disparues au Canada en raison de l’égarement était de 1 528. Le site permet aux aidants naturels de comparer des appareils de localisation GPS et d’autres types de technologies de localisation. Le projet était dirigé par Lili Liu de l’Université de l’Alberta, avec le soutien d’AGE-WELL et de la Société Alzheimer de l’Ontario (SAO). Il fait partie du programme Trouvez votre chemin de la SAO, partiellement financé par la province de l’Ontario. RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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LANCEMENT DE PRODUITS SUR LE MARCHÉ
Un système de détection des obstacles Les voitures sont munies de capteurs, et c’est maintenant possible pour les fauteuils roulants également. Braze Mobility Inc. a lancé un système d’appoint qui peut transformer un fauteuil roulant classique en fauteuil « intelligent » capable d’éviter les collisions. Le nouveau système, mis au point par Braze Mobility Inc., entreprise soutenue par AGE-WELL, utilise des capteurs pour détecter les obstacles et fournit une rétroaction visuelle, auditive ou vibratoire aux conducteurs. Plusieurs versions peuvent maintenant être commandées en ligne à www.brazemobility.com.
Un gymnase virtuel VirtualGym fournit des conseils et des commentaires personnalisés sur l’exercice pour promouvoir la santé physique et cognitive chez les adultes âgés. Le système assisté par ordinateur comprend un entraîneur virtuel à l’écran pour chaque participant. Le programme VirtualGym est conçu pour les adultes âgés souffrant de problèmes de santé chroniques, de démence précoce à modérée, de problèmes de mobilité et d’autres difficultés qui peuvent les empêcher de participer à des exercices de groupe. Eleni Stroulia et son équipe de l’Université de l’Alberta ont mis le système à l’essai et ajoutent maintenant d’autres exercices.
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LANCEMENT DE PRODUITS SUR LE MARCHÉ
Des jeux numériques pour créer des liens
Protéger le dos des aidants naturels
Deux jeux numériques conçus pour encourager la connexité sociale et l’apprentissage pour les aînés sont offerts en ligne, en français et en anglais, et d’autres sont mis à l’essai. SolitaireQuiz a été utilisé 1 500 fois en ligne et TicTacQuiz 2 000 fois. Il est possible de jouer à ces jeux individuellement, en groupe ou avec des membres de la famille, affirme David Kaufman, de l’Université Simon Fraser, codirecteur du projet AGE-WELL avec Louise Sauvé du Centre de recherches publiques SAVIE.
L’un des plus grands risques auxquels font face les aidants naturels est de se blesser au dos tout en aidant leurs proches à s’habiller, à se laver et à se déplacer. PostureCoach est un dispositif portable qui enseigne aux aidants naturels à protéger leur dos lorsqu'ils assistent d’autres personnes. Il fournit une rétroaction en temps réel au moyen d’une vibration ou d’un signal sonore lorsqu’un aidant naturel adopte une position présentant un risque élevé de blessure au dos. Tilak Dutta, de l’Institut de réadaptation de Toronto, Réseau universitaire de santé, met au point PostureCoach en partenariat avec Saint Elizabeth Health Care.
Le gant Steadi-One Les tremblements de la main affectent des millions de personnes dans le monde et peuvent rendre difficile le fait d'écrire, de boire dans une tasse sans en renverser le contenu, d’utiliser un clavier ou un téléphone cellulaire. SteadiOne stabilise « intelligemment » l’articulation du poignet chez les personnes vivant avec le tremblement essentiel et la maladie de Parkinson. Conçu par Steadiwear Inc., le gant utilise une combinaison d’amortissement des vibrations et de nanotechnologie. En s’appuyant sur les résultats prometteurs des essais bêta, des essais cliniques sont en cours, et il est prévu que le gant Steadi-One sera mis sur le marché d’ici la fin de 2018. RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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Excellence en recherche
AGE-WELL a accueilli l’honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, dans son établissement hôte, l’Institut de réadaptation de Toronto, Réseau universitaire de santé, le 2 octobre 2017. Mme Petitpas Taylor a rencontré les chercheurs et les stagiaires d’AGE-WELL et de l’Institut de réadaptation de Toronto. Le groupe est montré ici avec le simulateur de mouvement géant des laboratoires d’évaluation de situations environnementales difficiles (CEAL) de l’Institut de réadaptation de Toronto.
Un solide fondement scientifique est commun à toutes les recherches d’AGE-WELL. Il en va de même pour l’accent mis sur les véritables répercussions. C’est pourquoi nous appelons nos innovations des « produits ». Nos chercheurs réfléchissent toujours aux résultats de leurs recherches. Il peut s’agir d’une nouvelle technologie, d’un nouveau service, d’une nouvelle politique ou d’une nouvelle pratique. Le fait est que le produit doit se retrouver entre les mains de gens qui l’utiliseront pour améliorer la qualité de vie et créer des avantages sociaux et économiques. L’an dernier, à la suite d’un examen rigoureux de notre Comité consultatif scientifique international, nous avons renouvelé notre Programme de recherche fondamentale, qui est le plus important volet financé du réseau. Plus de 5,3 millions de dollars ont été investis de 2018 à 2020 dans 27 projets qui répondent aux besoins pressants des personnes âgées et des aidants naturels. Ces projets sont maintenant axés sur la commercialisation et la mobilisation du savoir. Au cours des deux dernières années, nous avons aussi diversifié notre portefeuille de recherche en investissant dans des projets à plus court terme, tant à un stade précoce qu'après la découverte, par l’entremise de notre Programme de financement Catalyst et de notre Programme d’investissement stratégique (Accelerator).
Obtenir des résultats
Dans ce chapitre, vous en apprendrez davantage à propos de quelques-uns des produits remarquables qui sont mis au point par 66 équipes de recherche à l’échelle du Canada. Nos recherches produisent des résultats dans l’ensemble de la filière de l’innovation, de la découverte aux étapes postérieures. En tout, il y a plus de 70 produits en développement. Certains sont déjà sur le marché et ont une incidence sur la vie des gens. Il ne suffit pas de transformer les idées en effets concrets. Pour que cela soit possible, nos recherches doivent éliminer les cloisonnements et les obstacles qui ont traditionnellement limité ce que nous pouvons accomplir. Nous le faisons au moyen d’une approche « transdisciplinaire » qui signifie que des chercheurs, des personnes âgées et des partenaires de l’industrie et du secteur public travaillent ensemble pour créer des solutions qui favorisent le vieillissement en santé. Les aspects éthiques, sociaux et culturels de la technologie ainsi que la façon dont la politique publique peut contribuer à son adoption exigent beaucoup de réflexion. AGE-WELL appuie également la recherche avec des populations autochtones. À la page 39, vous ferez la connaissance d'une chercheuse qui se penche sur les besoins en technologie des adultes âgés autochtones dans les collectivités rurales et éloignées qui ont besoin de soins pour les cas de démence. Les activités de recherche se sont également intensifiées avec le lancement de deux Centres nationaux d’innovation en 2017, l’un à Fredericton, au Nouveau Brunswick, et l’autre à Ottawa, en Ontario. Vous trouverez des histoires sur leur travail passionnant dans les pages qui suivent. Un troisième centre d’innovation ouvrira bientôt ses portes. L’objectif des centres AGE-WELL est de mobiliser un éventail d’intervenants et d’utilisateurs finaux à un endroit précis, en favorisant le développement, la mise à l’essai et la prestation plus efficaces de produits et de services qui appuieront le vieillissement en santé. ■
La ministre Petitpas Taylor (à gauche) en compagnie de la chercheuse Goldie Nejat (Université de Toronto) et du robot d’assistance sociale Casper. La visite de la ministre comprenait des démonstrations de diverses technologies mises au point pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées. La visite a été motivée par la Journée nationale des aînés.
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DES SYSTÈMES POUR APPUYER ET INTÉRESSER
Systèmes de capteurs pour la maison intelligente Les troubles de la mémoire et de la mobilité figurent parmi les problèmes les plus courants que vivent les personnes âgées; une réalité qui n’échappe pas à Mary Huang, ingénieure et titulaire d’une maîtrise en administration des affaires, qui s’occupe de ses parents vieillissants depuis plusieurs années. Cette résidente d’Ottawa a cessé de voyager et s’est ensuite absentée du travail pour s’occuper de son père, Peter, âgé de 90 ans, qui souffre de démence vasculaire et de la maladie d’Alzheimer, et de sa mère, Anna, âgée de 86 ans, qui souffre de démence vasculaire, d’insuffisance cardiaque congestive et qui a fait six Mary Huang chutes au cours des six derniers mois. « Je ne dors pas très bien ces jours-ci », déclare Mme Huang, qui espère trouver bientôt un soulagement dans la vaste gamme de nouvelles technologies mises au point par un Centre national d’innovation AGE-WELL appelé Sensors and Analytics for Monitoring Mobility and Memory (SAM3), ou « Capteurs et analytique de suivi mobilité-mémoire ». Il a ouvert ses portes à Ottawa en novembre 2017 pour s’attaquer aux problèmes de mobilité et de mémoire chez les personnes âgées. Collaboration entre AGE-WELL, l’Institut de recherche Bruyère et l’Université Carleton, le Centre SAM3 propose un laboratoire-appartement ressemblant à une maison typique situé à l’Hôpital Élisabeth-Bruyère, ainsi qu'un site de conception, de
Dr Frank Knoefel (à gauche) et Bruce Wallace présentent un matelas sensible à la pression conçu pour effectuer le suivi de santé d’une personne âgée pendant son sommeil.
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développement et d’essai à l’Université Carleton. Ce centre rassemble des professionnels de la santé, des chercheurs, des secteurs industriels, des organismes sans but lucratif, des personnes âgées et des aidants naturels afin de mettre au point des systèmes de domotique et d’autres technologies qui permettent aux personnes âgées d’être aussi en santé, en sécurité et indépendantes que possible. « Au fur et à mesure que les gens vieillissent, beaucoup développent des problèmes de santé, ainsi que des défis en matière de capacité cognitive et de mobilité », affirme le Dr Frank Knoefel, médecin au Programme de la mémoire à l’Hôpital ÉlisabethBruyère et chercheur principal à l’Institut de recherche Bruyère. Les solutions technologiques mises au point au Centre SAM3 font appel à de l’équipement commercial économique comme des capteurs qui, lorsqu’ils sont adaptés et améliorés, peuvent fournir des renseignements importants aux familles et aux professionnels de la santé. Tout cela vise à soutenir le vieillissement chez soi. Il peut s’agir d’une solution aussi simple qu’un capteur placé sur une cuisinière pour indiquer qu’une casserole continue de chauffer à vide. D’autres systèmes de capteurs peuvent illuminer le parcours jusqu’à la salle de bain ou percevoir les comportements d’errance nocturne (voir page 15). Les tapis sensibles à la pression placés sous un matelas peuvent faire un suivi des mouvements d’une personne pendant le sommeil. Nous pourrons ainsi agir rapidement pour aider à prévenir les plaies de lit, préoccupation importante pour les personnes qui sont incapables de changer de position facilement. Les tapis de capteurs peuvent également indiquer si une personne est instable lorsqu’elle se lève du lit.
Helen Tang, qui a assisté au lancement du centre SAM3, essaie un tapis « intelligent ».
D’autres dispositifs sont en cours de développement pour surveiller et prévoir l’état des capacités cognitives d’une personne, selon ses activités quotidiennes et sa capacité à utiliser des objets de la vie courante. « La recherche couvre l’ensemble du spectre », explique Rafik Goubran, professeur en ingénierie et vice-président aux recherches et aux relations internationales de l’Université Carleton. « Nous intégrons de nombreux capteurs pour trouver des solutions pratiques aux problèmes réels. Les données provenant de ces capteurs non invasifs permettront de signaler tout indice de la présence de problèmes chez les adultes plus âgés avant que la situation ne s’aggrave. »
« Nous intégrons de nombreux capteurs pour trouver des solutions pratiques aux problèmes réels. » Bruce Wallace, directeur général du Centre SAM3 et professeur auxiliaire en génie informatique et en systémique à l’Université Carleton, affirme que la recherche a déjà pris de l’ampleur, passant du « laboratoire vivant » à Bruyère à l’essai de systèmes dans les maisons des gens. Il fait également appel à des partenaires communautaires comme le Centre de santé Perley et Rideau pour anciens combattants et le Réseau local d’intégration des services de santé de Champlain, ainsi qu’à des partenaires de l’industrie comme IBM, Telus et Aerial Technologies de Montréal. Les systèmes sophistiqués issus du Centre SAM3 contribueront à la qualité de vie tout en créant des avantages économiques, affirme Heidi Sveistrup, chef de la direction et directrice scientifique intérimaire à l’Institut de recherche Bruyère. « Les questions relatives à la protection de la vie privée et à la collecte de données font l’objet d’un examen attentif », fait-elle remarquer. Pour sa part, Mme Huang espère que les nouvelles technologies de capteurs permettront aux personnes âgées comme ses parents de rester à la maison, compte tenu des avantages qu’elles en retirent, ainsi que du coût élevé des maisons de retraite privées et de la disponibilité limitée des soins de longue durée. « Nous avons besoin de solutions de grande qualité, fiables et à prix abordables », dit-elle. « Beaucoup de défis nous attendent, mais nous faisons des progrès. » ■
Errance nocturne L’errance nocturne est un problème courant et inquiétant pour les personnes atteintes de démence, qui les exposent à un risque de blessure, et même de décès si elles quittent la maison, et causent des troubles du sommeil pour leur famille et les aidants naturels. Deux projets de recherche soutenus par AGE-WELL utilisent des capteurs, un éclairage spécial et des messages pour détecter les mouvements des personnes lorsqu’elles sortent du lit et pour les encourager à y retourner. « Les gens ont besoin d’aide cognitive tard le soir », déclare Hélène Pigot, professeure d’informatique à l’Université de Sherbrooke. Elle construit une plateforme de capteurs et des messages qui permettent aux membres de la famille ou aux partenaires des soins de choisir la meilleure option. « Il peut s’agir d’un enregistrement de la voix de la fille qui dit : « Bon maman, tout le monde dort, tu peux retourner au lit maintenant », indique Mme Pigot. Elle ajoute
que certaines personnes préfèrent les messages avec des voix anonymes ou de la musique. Bruce Wallace, professeur auxiliaire à l’Université Carleton et directeur général du Centre d’innovation SAM3 d’AGE-WELL, a mis en place un système qui comprend des capteurs de lit pour suivre les habitudes nocturnes d’une personne. Si on détecte l’errance d’une personne, d’autres technologies sont activées : une veilleuse s’allume, un message vocal se fait entendre et, finalement, l’aidant naturel est alerté, au besoin. « Nous voulons aider la personne atteinte de démence à retourner au lit si nous le pouvons », explique M. Wallace. « Cela donne un sentiment de sécurité à l’aidant naturel en ne le réveillant que si la personne atteinte de démence tente de quitter la maison. » ■
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DES SYSTÈMES POUR APPUYER ET INTÉRESSER
Un assistant virtuel sensible aux émotions Un assistant virtuel qui peut inciter verbalement les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à effectuer des tâches quotidiennes à la maison, comme se laver les mains, pourrait grandement améliorer l’autonomie des gens et soutenir leurs aidants naturels. Mais imaginez si la voix et les directives pouvaient tenir compte de la personnalité d’une personne et de son état d’esprit actuel. C’est la raison d’être d’une nouvelle technologie appelée ACT@Home. Créé par Jesse Hoey, chercheur d’AGE-WELL ainsi qu’informaticien et cognitiviste à l’Université de Waterloo, l’assistant virtuel sensible aux émotions est conçu pour correspondre à la façon dont une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer se sent et pense.
« L’émotion est ce qui motive les humains et nous pousse à agir… » « L’un des points faibles de la technologie de l’intelligence artificielle est son incapacité à s’adapter aux êtres humains sur le plan émotionnel », déclare M. Hoey. Le nouveau système surmonte ce problème en associant l’intelligence artificielle à des modèles sociaux et psychologiques qui recueillent des indices comme les expressions faciales et la posture d’une personne, puis il adapte ses messages en conséquence. « L’émotion est ce qui motive les humains et nous pousse à agir », explique M. Hoey, dont la recherche sur ACT@Home est également soutenue par l’American Alzheimer’s Association. La maladie entraîne des problèmes de mémoire et de raisonnement, ainsi que des changements de personnalité et même des changements dans les rapports de force. Il dit qu’il est important d’interpréter la façon dont les messages d’un assistant virtuel pourraient s'adapter au « modèle mondial de la personne » et s'adapter en conséquence. Par exemple, il suggère qu’une personne qui occupait un emploi de cadre de haut niveau dans le passé pourrait être plus réceptive à une voix et à des directives personnalisées de façon à démontrer du respect. Cela permet à la personne âgée « d’interagir de façon beaucoup plus naturelle et intuitive avec l’appareil ».
Une recherche connexe soutenue par AGE-WELL appelée « Émotion et MOtivation pour la TEChnologie » (EMOTEC), que M. Hoey effectue avec Julie Robillard, chercheuse d’AGE-WELL et professeure adjointe en neurologie à l’Université de la Colombie-Britannique, est axée sur le développement de cartes computationnelles qui déterminent les types d’interactions convenant le mieux aux personnes. Leurs travaux sont menés en collaboration avec deux établissements de soins de longue durée, Schlegel Villages et le Research Institute for Aging à Waterloo, ainsi qu’avec Tapestry Retirement Living à Vancouver. Ils comprennent des entrevues avec des adultes âgés atteints ou non de la maladie d’Alzheimer et leurs aidants naturels. L’objectif est de mieux comprendre la dynamique entre eux et leurs relations avec la technologie d’assistance. Le fait de pouvoir s’adapter aux utilisateurs sur le plan émotionnel permettra de surmonter un obstacle majeur au déploiement généralisé de la technologie d’assistant virtuel, assure M. Hoey. Une fois ce problème réglé, ACT@Home sera prêt pour la conception finale, la production et les ventes dans quelques années seulement. ■
ACT@Home est conçu pour aider les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à accomplir leurs activités quotidiennes.
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Améliorer la qualité de vie des résidents en soins de longue durée atteints de démence Patricia Laurin dit que sa mère de 92 ans, Shirrill Crawford, est « totalement perdue » depuis plusieurs années à cause de la maladie d’Alzheimer. « Elle ne me reconnaît pas. Sa mémoire est vraiment défaillante. » Pourtant, le jour où le système mural d’activités personnalisées ABBY a été installé à l’établissement de soins de longue durée où réside Mme Crawford à Midland, en Ontario, elle est devenue « complètement absorbée » pendant 90 minutes. « Ça m’a sidérée quand elle a nommé ma grand-mère et mon frère sur des photos affichées à l’écran », dit Mme Laurin. « Ma mère a manipulé le tableau et a obtenu une réponse significative. Cela a suscité beaucoup de souvenirs et elle était fascinée par la musique et les photos. C’était incroyable de la voir si absorbée, détendue et en train de s’amuser. » Le système ABBY intègre des écrans tactiles, des vidéos, de la musique et des activités tactiles familières, comme tourner une roue ou caresser un chat, afin de créer des expériences captivantes pour les résidents de soins de longue durée atteints de démence. De plus, si le résident porte une balise Bluetooth, cette balise indique à l’appareil d’extraire du contenu personnalisé, y compris des photos de famille et la musique ou l’émission de télévision préférée d’un résident. ABBY, qui utilise une approche Montessori, a été élaboré par un partenaire de l’industrie, Ambient Activity Technologies, en collaboration avec une équipe de recherche de Toronto et avec le soutien d’AGE-WELL. « Nous savions qu’il est difficile de faire participer les gens à des activités significatives, alors nous voulions les activer physiquement. Vous devez vous approcher de l’appareil ABBY, interagir physiquement avec lui, puis, en réponse, vous obtenez ce contenu significatif », explique Andrea Wilkinson, codirectrice du projet, chercheuse postdoctorale à l’Université de Toronto et stagiaire d’AGE-WELL. Les résultats sont impressionnants. Une étude réalisée en 2017 sur l’utilisation du système ABBY dans six établissements de soins de longue durée a révélé une diminution de l’agitation, de l’agressivité, de l’anxiété et des délires paranoïdes chez les résidents atteints de démence, ainsi qu’une amélioration de leur qualité de vie. Le personnel a connu une diminution de l’épuisement professionnel et, pour les membres de la famille, les résultats comprenaient la satisfaction des visiteurs. « Il reste tellement de potentiel chez les personnes atteintes de démence. Si nous pouvons les aider à accéder à ces souvenirs à long terme qui existent encore afin qu'elles puissent avoir des conversations significatives avec leurs êtres chers, cela apportera tant de joie à la personne et aux membres de sa famille », mentionne Mme Wilkinson. L’utilisation de contenu issu de leur propre vie attire
Andrea Wilkinson discute avec un résident et la technologie ambiante ABBY.
l’attention des résidents vers ABBY. « Il y a un véritable problème de déclenchement de l'activité chez les personnes atteintes de démence. Les gestes familiers comme caresser un chat ou faire tourner une roue font appel à des connaissances implicites qui demeurent après une vie d’utilisation. Une fois que le tableau d’activités réagit à leurs interventions, les gens sont stimulés et aucun autre déclencheur n’est requis », explique le Dr Mark Chignell, codirecteur du projet, psychologue et professeur au département de génie mécanique et industriel de l’Université de Toronto. « Les gens passent des heures avec ABBY. Ce que j’aime de ce projet, ce sont les répercussions potentielles qu’il peut avoir sur les quelque 50 millions de personnes dans le monde qui vivent avec la démence. » Au Canada, environ 62 % des résidents des établissements de soins de longue durée sont atteints de démence et près de la moitié d’entre eux ont un comportement agressif ou agité. L’ennui et le manque d’activités significatives et stimulantes peuvent être associés à une augmentation des comportements réactifs, comme le cri et l’errance. ABBY pourrait s’avérer un élément important d’une stratégie visant à faire participer les personnes atteintes de démence aux soins de longue durée. Marc Kanik, directeur général de Ambient Activity Technologies, parcourt le pays pour présenter ABBY aux établissements de soins de longue durée. Les commandes affluent. Environ deux douzaines d’appareils ont déjà été installées dans des établissements ontariens. « Tout le monde dans notre entreprise est content de travailler sur quelque chose qui a ce genre de répercussion sur l’amélioration de la vie des gens », explique M. Kanik. ■ RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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SOLUTIONS PORTABLES
Noureddin Chahrour et le t-shirt correcteur de posture Adrenalease.
Des vêtements qui relèvent le défi Les adultes plus âgés aux prises avec des problèmes de dos et de cou peuvent souvent bénéficier d’orthèses, dont l'ampleur nuit souvent à leur capacité de faire des activités qu’ils aiment. Les vêtements spéciaux mis au point par l’entrepreneur Noureddin Chahrour, avec l’appui d’AGE-WELL, permettent aux personnes âgées de maintenir leur posture et un mode de vie actif et confortable. M. Chahrour, 26 ans, stagiaire d’AGE-WELL, a inventé les vêtements de performance de la posture pendant ses études en kinésiologie à l’Université de Toronto, où il a éprouvé des problèmes au cou et aux épaules liés à la position penchée adoptée pendant la rédaction de rapports de laboratoire. Il a découvert que les orthèses peuvent être inconfortables, apporter seulement un soulagement temporaire et porter un stigmate social. M. Chahrour a créé une chemise ajustée munie de sangles Velcro réglables qui sont tirées pour redresser la posture. Il a fondé Adrenalease Inc., entreprise torontoise dont une partie du marché représente des ventes aux consommateurs âgés ainsi qu’aux aidants naturels. « Les personnes âgées ont souvent une posture voûtée et des conditions comme la scoliose qui cause de la douleur, des problèmes d’équilibre entraînant un plus grand risque de chute, tandis que les aidants naturels peuvent se blesser au dos et au cou en soulevant et en se penchant constamment », explique M. Chahrour, président de
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l’entreprise. Le port du vêtement Adrenalease favorise un alignement et des mouvements appropriés. M. Chahrour espère élargir sa gamme de produits, bien qu’il ait refusé un contrat de financement de l’émission Dragons’ Den de la CBC, qui aurait exigé de céder trop de capitaux d’Adrenalease. Il est reconnaissant envers AGE-WELL pour son soutien et envers l’Impact Centre de l’Université de Toronto, établissement clé d’AGE-WELL qui offre des espaces de bureau, du mentorat et des présentations aux investisseurs potentiels. AGE-WELL a aidé M. Chahrour à communiquer avec des distributeurs médicaux et des experts de l’industrie pour exploiter de nouveaux marchés, avec des brevets en instance dans 40 pays. Adrenalease entretient des relations avec des détaillants comme Pharmasave et Wellwise de Pharmaprix, et elle est en pourparlers avec des partenaires de distribution mondiaux. « AGE-WELL ajoute énormément de valeur grâce aux liens qu’elle apporte, aux conférences qu’elle organise, à la collaboration de l’industrie et aux possibilités d’éducation qu’elle offre », dit M. Chahrour. Adrenalease développe de nouveaux produits, comme un soutien-gorge sport qui améliore la posture. Elle perfectionne également sa chemise de posture afin d’inclure des « textiles intelligents » intégrés à un matériau exclusif comportant des capteurs pour redresser la posture en appuyant sur un bouton. Il s’agit d’une amélioration par rapport aux sangles pour personnes âgées, qui entravent la mobilité. ■ MC
Bastien Moineau fait la démonstration d’un chandail muni d’électrodes.
Vêtements stimulants D’autres thérapies portables bénéficiant du soutien d’AGE-WELL comprennent des vêtements avec électrodes intégrées qui procurent une stimulation électrique fonctionnelle visant à améliorer la fonction motrice des personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral ou une lésion de la moelle épinière, et qui ont été mis au point par Bastien Moineau et Milos Popovic à l’Institut de réadaptation de Toronto, Réseau universitaire de santé, en collaboration avec Myant. Les chercheurs organisent des groupes de discussion avec des consommateurs et des cliniciens au sujet de la conception des produits et des stratégies pour les commercialiser.
« AGE-WELL nous a incités à nous tourner vers les utilisateurs finaux pour améliorer la conception de notre invention et la rendre aussi pertinente que possible pour eux », déclare M. Moineau. Entre-temps, le vêtement intelligent Hexoskin, qui recueille des données biométriques au fur et à mesure que la personne qui le porte vaque à ses activités quotidiennes, continue d’être étudié pour la surveillance des personnes souffrant d’angine. L’étude NOVASKIN est dirigée par le Dr Marc Jolicœur de l’Institut de cardiologie de Montréal et est appuyée par AGE-WELL et MEDTEQ. Pierre-Alexandre Fournier, présidentdirecteur général et cofondateur de Carré Technologies Inc., à Montréal, qui fabrique le vêtement, affirme que les résultats presque définitifs indiquent que tous les participants qui portaient le vêtement intelligent Hexoskin ont terminé en toute sécurité les programmes de réadaptation cardiaque, alors que 15 % à 50 % des participants abandonnent couramment. « Grâce à la technologie et à la surveillance constante, les patients se sentent davantage liés à leurs fournisseurs de soins », déclare M. Fournier. Cela pourrait signifier qu’ils sont plus susceptibles de se conformer aux régimes de réadaptation. ■
Les chandails intelligents Hexoskin recueillent des données biométriques dans le cadre des activités quotidiennes du porteur.
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DES APPLICATIONS POUR VIEILLIR EN SANTÉ
Shanil Gunasekara
Une appli pour la gestion de l’arthrite L’un des principaux défis du traitement de l’arthrite consiste à suivre l’état des personnes atteintes entre les visites chez le médecin et chez le physiothérapeute. Une nouvelle appli sur téléphone intelligent mise au point par eTreatMD, jeune entreprise technologique de Vancouver, et mise à l’essai par des chercheurs d’AGE-WELL à l’Université Simon Fraser aide à combler cette lacune en mesurant avec précision l’enflure et d’autres changements physiques à l’aide de la caméra de l’appareil. Les personnes atteintes d’arthrite peuvent aussi apprendre les incidences des médicaments, de l'alimentation et de l’exercice sur leur douleur, et les fournisseurs de soins de santé peuvent évaluer les progrès à distance. « Lorsque vous vous rendez chez le médecin parce que vous avez des douleurs, vous êtes évalué et on vous demande parfois de faire quelques tests, vous obtenez un diagnostic et vous rentrez à la maison avec des analgésiques », explique Shanil Gunasekara, fondateur et directeur général. « Mais à part ces interactions, vous êtes souvent laissés à vous-même. » Les outils de collecte d’information de l’appli LiveWith Arthritis Plus sont conçus pour promouvoir des changements plus rapides et plus efficaces dans le traitement, tout en réduisant le besoin d’avoir recours aux rayons X et aux ultrasons. Pour les personnes atteintes d’arthrite, l’appli est un outil habilitant qui leur permet de découvrir de meilleures façons de réduire la douleur, à l’aide d’un appareil familier.
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« Les gens sont très motivés d’apprendre à utiliser l’application s’ils savent que leur état s’améliorera », explique M. Gunasekara, qui a été inspiré à développer l’appli après avoir vu sa grand-mère ainsi qu'un cofondateur de l’entreprise lutter contre la douleur causée par l’arthrite. Pour l’instant, la fonction de prise de photos de l’application se limite aux mesures des mains et des pieds. L’entreprise envisage l’ajout d’un suivi de l’amplitude des mouvements pour les patients ayant subi une chirurgie de la hanche ou du genou. Une équipe de chercheurs d’AGE-WELL dirigée par Diane Gromala, informaticienne de l’Université Simon Fraser et titulaire d’une chaire de recherche du Canada en technologies computationnelles pour transformer la douleur, a joué un rôle déterminant dans la commercialisation de l’application en menant des études de faisabilité dans une résidence pour personnes âgées et deux centres communautaires en ColombieBritannique. La recherche, avec l'appuie de la Société de l’arthrite, contribue à la présentation d’une demande d’approbation de la Food and Drug Administration des États-Unis. L’application a obtenu une licence de matériel médical de catégorie 2 de Santé Canada à la fin de 2017. Les travaux démontrent que les personnes atteintes d’arthrite, même les plus âgées, sont impatientes de trouver de nouvelles façons de soulager la douleur, souligne Mme Gromala, qui lutte également contre la douleur chronique. « Ces personnes sont vraiment intriguées par le genre de corrélations qu'elles peuvent trouver par elles-mêmes », dit-elle. Près de 50 médecins et autres professionnels de la santé utilisent actuellement des versions de l’application au Canada, en Inde et au Sri Lanka, ou dans le cadre d’essais cliniques et de recherches aux États-Unis et en Grande-Bretagne. L’entreprise vise à ce que 1 000 fournisseurs de soins de santé utilisent l’application partout dans le monde d’ici la fin de 2019, sans compter les milliers de personnes qui vivent avec l’arthrite. ■
Zahra Moussavi a été inspirée à faire de la recherche sur la prévention et la détection précoce de la démence lorsque sa mère a reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer.
Une appli pour la mise en forme cérébrale Et si une appli pouvait contribuer à maintenir la santé du cerveau en plus de ralentir, voire d’inverser, la progression du déclin cognitif chez les personnes atteintes de démence? Zahra Moussavi, chercheuse d’AGE-WELL ainsi que professeure et directrice du programme de génie biomédical de l’Université du Manitoba, travaille à la réalisation de cette application. S’appuyant sur une étude pilote qui a démontré des « résultats très positifs », Mme Moussavi, titulaire d’une chaire de recherche du Canada en génie biomédical, a mis au point une appli pour la mise en forme cérébrale conjointement avec un associé industriel, Tactica Interactive. L’appli sera mise à l’essai en 2018 dans le cadre d’essais cliniques financés par AGE-WELL. « Mon objectif est de faire en sorte que les personnes vieillissantes réussissent autant que possible à éviter d’être atteintes par la maladie d’Alzheimer et que l’état des personnes souffrant de démence cesse de décliner et s’améliore », affirme Mme Moussavi, qui est arrivée au Canada en provenance de l’Iran pour poursuivre ses études en vue de l’obtention d’une maîtrise et d’un doctorat; elle est actuellement titulaire d’une bourse de recherche postdoctorale de l’Université Johns Hopkins. Chercheuse renommée en ce qui a trait aux diagnostics de maladies respiratoires, son inspiration quant à la recherche sur la prévention et la détection précoce de la démence lui vient de sa mère, qui est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Mme Moussavi et son équipe mettent au point une série de jeux et d’exercices de mise en forme cérébrale pour le iPad et les tablettes. Ils sont conçus pour renforcer la connectivité cérébrale gauche-droite et améliorer la mémoire spatiale (la capacité de s’orienter dans tout nouvel environnement)
ainsi que la mémoire associative (la capacité d’apprendre et de se rappeler la relation entre des éléments non liés). Les chercheurs sont encouragés par les résultats de leur étude pilote, qui a montré une amélioration des capacités cognitives et de la mémoire chez les participants âgés en bonne santé. L’essai clinique concerne un groupe d’adultes en bonne santé et certains présentant un déclin cognitif précoce, qui sont âgés de 65 ans et plus et qui vivent de façon autonome. La moitié de ces participants n’utiliseront pas l’appli et serviront de groupe témoin à des fins de comparaison. Pour l’autre moitié des participants, l’appli sera utilisée au cours de deux séances de 15 minutes chaque jour, pendant quatre semaines consécutives. Les deux groupes seront évalués avant d’utiliser l’application, après l’avoir utilisée pendant quatre semaines, et un mois après avoir cessé de l’utiliser. Dans le cadre de l’essai, des bénévoles formés aideront également des personnes ayant une déficience cognitive légère ou une maladie d’Alzheimer à un stade précoce à utiliser l’application pour le cerveau, développée avec le soutien d’AGE-WELL. Les résultats indiqueront si l’appli a un effet sur leur état cognitif. Mme Moussavi espère que l’appli sera commercialisée à l’intention des aînés au Canada et à l’échelle internationale. « L’appli de mise en forme cérébrale est très importante pour moi, et le cas de ma mère est ma motivation », dit-elle, avec une pensée pour sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. ■
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SOUTIEN AUX AIDANTS NATURELS
Les aidants naturels font appel à Huddol pour obtenir de l’information et du soutien Lorsque sa mère âgée a eu besoin de faire la transition vers un niveau de soins plus élevé, Donna Thomson a communiqué avec les membres de Huddol pour obtenir des conseils sur le logement et les options de soins à Montréal. Après avoir pris soin de ses parents vieillissants, Rick Lauber s’est joint à Huddol pour partager ce qu’il avait appris avec d’autres aidants naturels. Huddol est le premier réseau collaboratif bilingue et multiplateforme du pays qui vise à aider les aidants naturels à s’y retrouver dans le parcours de soins en s’appuyant sur les connaissances concrètes d’aidants naturels, d’experts en soins de santé et de fournisseurs de services. Les membres peuvent se joindre à des communautés existantes ou créer leurs propres « Huddols » personnalisées pour le soutien émotionnel et le Donna Thomson et sa mère partage des connaissances. Organisme sans but lucratif géré par le Réseau canadien des aidantes et aidants naturels, Huddol a été lancé à l’automne 2017. En quelques mois, il comptait près de 10 000 membres. Avec le soutien d’AGE-WELL, des travaux sont en cours pour intégrer graduellement l’intelligence artificielle (IA) ou l’apprentissage automatique à Huddol, partenaire de l’industrie d’AGE-WELL. Selon Mark Stolow, président-directeur général de Huddol, une entreprise montréalaise, l’intelligence artificielle fera passer une plateforme en ligne déjà dynamique à un nouveau niveau et veillera à ce que « l'information appropriée soit transmise au bon moment aux bonnes personnes ». « L’ajout de l’intelligence artificielle permet aux aidants naturels de décrire ce dont ils ont besoin en langage simple plutôt que d’utiliser des termes technologiques ou médicaux », déclare Janet Fast, chercheuse et chef de projet d’AGE-WELL, professeure à l’Université de l’Alberta et chercheuse bien connue en prestation de soins. « Huddol a également des capacités de guichet unique pouvant être personnalisé en fonction de vos objectifs et de vos besoins, non seulement dans votre région, mais dans votre collectivité locale. » Mme Thomson est aidante naturelle depuis que son fils est né avec de graves handicaps, il y a 30 ans. Il y a sept ans, sa sœur et elle sont devenues des aidantes
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naturelles pour leur mère, maintenant âgée de 96 ans. Auteure de plusieurs livres et consultante en matière de soins, Mme Thomson appuie fortement Huddol, site qu’elle consulte « plusieurs fois par jour ». « Parfois je suis enseignante, mais je suis souvent une apprenante. » M. Lauber, qui a écrit deux livres sur les aidants naturels, dit : « Je trouve que la contribution à Huddol est très importante et gratifiante pour moi, car je sais personnellement à quel point la prestation de soins peut être difficile et intimidante. Huddol signifie “communauté” pour moi, une communauté qui offre gratuitement du soutien, de l’orientation, des encouragements et de la compréhension aux aidants naturels éventuels, nouveaux et actuels. » ■
LA PRESTATION DE SOINS AU CANADA ●
Un Canadien sur quatre, soit 8,1 millions de membres de la famille et d’amis, fournit des soins à des êtres chers et contribue 66,5 milliards de dollars en travail non rémunéré au système de soins de santé.
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Les besoins liés à l’âge figurent en tête de liste des problèmes de santé nécessitant des soins. Entre 70 % et 80 % des soins communautaires pour les personnes âgées sont fournis par des aidants naturels.
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Chez les aidants naturels, les taux de mortalité, de problèmes de santé mentale, de pauvreté et d'isolement social sont plus élevés. Ceux qui sont mieux informés éprouvent moins d’anxiété et vivent une expérience de prestation de soins plus positive et plus solidaire.
● La technologie offre aux aidants naturels des solutions en ligne et des liens sociaux : 63 % d’entre eux établissent des liens sociaux avec d’autres aidants naturels; 59 % ont accès à du soutien en santé émotionnelle ou mentale; 25 % utilisent des technologies comme des alarmes, des capteurs ou la surveillance à distance.
Sources : Statistique Canada, 2012, 2015; Conseil canadien de la santé, 2012; AARP, 2016; Hollander et coll., 2009; Boger, J., 2017; Fast, J., Proches aidants au Canada, Journée nationale des proches aidants, 2018; Fast, J. Proches aidants au Canada, Journée nationale des proches aidants, 2018, d’après une analyse non publiée de l’Enquête sociale générale de 2012 de Statistique Canada.
INNOVATION EN MATIÈRE DE POLITIQUES
Le Centre national d’innovation d’AGE-WELL réunit des décideurs pour discuter d’initiatives liées au vieillissement C’était une journée de partage des connaissances et de nouvelles approches pour soutenir une population vieillissante. Le 23 février 2018, le Centre national d’innovation d’AGE-WELL : Pour de meilleures politiques et pratiques liées au vieillissement et aux technologies connexes (POPRAVIT) a réuni des décideurs de neuf gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que des représentants fédéraux de l’Agence de la santé publique du Canada dans le cadre d’une activité d’échange de connaissances à Toronto. L’activité était une excellente occasion de rassembler des représentants de partout au pays pour qu’ils discutent d’initiatives liées au vieillissement et en apprennent plus sur le Centre POPRAVIT. Les discussions ont notamment porté sur la façon dont le Centre POPRAVIT peut aider les gouvernements avec leurs initiatives liées au vieillissement ainsi que sur l’important rôle de la recherche et de l’innovation dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques. La conversation a également porté sur les tendances du vieillissement au Canada, l’importance des soins à domicile pour soutenir le vieillissement chez soi et l’adoption de technologies pour améliorer les soins de santé. Une prochaine rencontre avec les décideurs est prévue pour octobre 2018 à la conférence annuelle d'AGE-WELL, qui se tiendra à Vancouver. « L’événement de février a été un excellent point de départ pour établir des relations avec des partenaires gouvernementaux afin d’appuyer et de favoriser l’innovation et les pratiques exemplaires pour une population vieillissante », déclare Kevin Harter, directeur général du Centre POPRAVIT. « Nous remercions
tous nos partenaires gouvernementaux qui ont pu participer à un dialogue aussi efficace. » Le Centre POPRAVIT est une initiative commune d’AGE-WELL et de la Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick. Le Centre, situé au Centre de soins York de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, a été lancé en mai 2017 pour combler l’écart entre les besoins et les solutions en matière de politiques de soins de santé. Le Centre POPRAVIT a pour mission d’aider les gouvernements à créer des occasions de relever les défis en matière de politiques et de pratiques d’une population vieillissante en fournissant un espace pour l’échange de connaissances. Le Centre POPRAVIT regroupe des innovateurs et des entrepreneurs avec des utilisateurs finaux et des fournisseurs de services afin d’aider à transformer leurs idées en réussites sur le marché. Le Centre offre également des possibilités de formation aux étudiants des cycles supérieurs et aux boursiers de recherches postdoctorales, et il donne aux intervenants l'accès aux recherches les plus récentes sur les nouveaux outils et technologies de la santé qui peuvent appuyer la vie autonome et améliorer la qualité de vie des adultes âgés et des aidants naturels. ■
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LIEN AVEC LA COLLECTIVITÉ
Ron Beleno (deuxième à partir de la droite) travaille avec un groupe de chercheurs, de personnes âgées, d’aidants naturels et de représentants d’entreprises et d’organismes communautaires pour mettre en œuvre un système d’alerte localisée qui pourrait aider la police à retrouver des aînés disparus.
Un système d’alerte pour protéger les personnes atteintes de démence Ron Beleno connaît la « panique, la frustration et l’impuissance » que vivent les membres de la famille lorsqu’un être cher atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre démence quitte la maison et se perd. Cela s’est produit à de nombreuses reprises avec son père, qui a souffert de la maladie d’Alzheimer pendant les 10 dernières années de sa vie. « Après avoir entendu d’autres histoires au sujet de personnes disparues, je me suis rendu compte qu’il y a des possibilités d’améliorer les chances de les retrouver en mettant au point de meilleures solutions », explique M. Beleno, aidant naturel qui collabore à un certain nombre de projets de recherche d’AGE-WELL. Son idée consiste à mobiliser directement les bénévoles communautaires de la région immédiate au moyen d’un système d’alerte afin qu’ils soient attentifs à repérer la personne disparue. Cette solution, appelée Programme communautaire d’alerte Silver est « novatrice et inédite en Amérique du Nord », déclare Lili Liu de l’Université de l’Alberta, qui dirige l’équipe d’étude AGE-WELL sur le projet. Le besoin est réel : selon la Société Alzheimer de l’Ontario, 60 % des personnes atteintes de démence s’égareront. On prévoit que 937 000 personnes seront atteintes de démence d’ici 2031, ce qui représente une augmentation de 66 % par rapport aux chiffres actuels.
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Les personnes atteintes de démence s’égarent habituellement à pied et sont retrouvées à moins de 12 kilomètres de la maison. Mme Liu, M. Beleno et d’autres représentants d’AGE-WELL ont établi un partenariat avec le Centre d’innovation canadien sur la santé du cerveau et le vieillissement, ainsi qu'avec la police, des organismes communautaires et des membres de la collectivité à Calgary, en Ontario et en Colombie-Britannique pour mettre à l’essai le Programme communautaire d’alerte Silver le plus tôt possible. M. Beleno met sur pied une entreprise en démarrage et prévoit lancer le Programme dans plusieurs communautés dès 2019. Les bénévoles d’une collectivité peuvent désigner des endroits précis qu’ils fréquentent, y compris les quartiers où ils travaillent et où ils résident. Si une personne atteinte de démence s’égare dans ce secteur, le bénévole recevra une alerte au moyen d’une application sur son téléphone ou son appareil lui fournissant le nom et la description de la personne disparue. En n'envoyant des alertes qu'aux bénévoles de la région où la personne a été portée disparue, on évite la « désensibilisation aux alertes », un des nombreux problèmes relevés dans les études des programmes d’alerte Silver à l’échelle de l’État aux États-Unis. « Lorsque nous avons examiné les données probantes, nous avons constaté que tous les États sauf cinq ont des programmes d’alerte Silver financés par le secteur public et que, de façon générale, ce système n’est pas rentable », déclare Mme Liu.
« À l’heure actuelle, les premiers intervenants utilisent d’autres solutions, mais elles ne sont pas idéales; elles sont incommodes et très coûteuses. Je vois le Programme communautaire d’alerte Silver comme une solution accessible et abordable pour garder les personnes âgées dans leur collectivité même lorsqu’elles risquent de se perdre. » Mme Liu et son équipe ont travaillé en étroite collaboration avec Mark Smith, député de l’Alberta, afin de fournir les plus récents résultats de recherche au Canada et ailleurs au gouvernement provincial, en vue de permettre à ce dernier de prendre une décision fondée sur des données probantes. Il en a résulté le projet de loi 210 : Loi modifiant la Loi sur les personnes disparues (alerte Silver), qui est maintenant en vigueur. La nouvelle loi permet à tout service de police en Alberta d’envoyer une « alerte Silver » par l'entremise d'une messagerie
à diffusion générale. Celle-ci transmet de l’information au public par les médias locaux et par d’autres moyens le plus tôt possible après la disparition d’une personne. Le Manitoba a été la première province à mettre en œuvre une modification de sa loi sur les personnes disparues, qui consistait en l’intégration d’une « alerte Silver ». Vancouver a un programme d’alerte Silver financé par les citoyens. L’application et le service bénévole du Programme communautaire d’alerte Silver en cours d’élaboration par l’équipe de Mme Liu mettront en œuvre la loi albertaine à Calgary et dans les environs. La vision ultime est un service pancanadien. Le projet du Programme communautaire Lili Liu d’alerte Silver arrive à point nommé : le gouvernement fédéral complète actuellement une stratégie nationale sur la démence, tout en tenant compte d’une pétition de Canadiens qui demandent une stratégie nationale d’alerte Silver. ■
Selon un rapport, l’accès à la technologie d’assistance varie Un rapport mené par des chercheurs d’AGE-WELL, Rosalie Wang et Michael Wilson, démontre que l’accès à la technologie d’assistance (TA) varie au Canada. Ce sondage pancanadien décrit les écarts quant à l’accès au financement et aux services selon les diverses instances et les groupes de population. Il s’agit de la première analyse exhaustive juridictionnelle des programmes de technologie d’assistance offerts par le gouvernement et les organismes de bienfaisance partout au Canada. La technologie d’assistance peut aider les personnes âgées et celles vivant avec un handicap à pratiquer des activités quotidiennes importantes. Que ce soit pour la mobilité, l’emploi ou la communication, 81 % des Canadiens aux prises avec un handicap déclarent utiliser une forme quelconque de technologie d’assistance. Les principales constatations du rapport démontrent que : ● Les lois concernant les appareils et les services de TA varient grandement entre les provinces et les territoires. ● Le Canada ne dispose d’aucune législation fédérale exigeant l’accès universel aux appareils et aux services de TA. ● Les organismes de bienfaisance jouent plusieurs rôles, que ce soit pour collaborer avec les gouverne ments, pour fournir du financement, des appareils et des services ou pour exploiter des programmes de prêts pour certains appareils.
Les décideurs consultent l’analyse pancanadienne dans le cadre de leur examen et de leur renouvellement des processus d’accès à la TA. Un groupe de travail dirigé par les Services de santé de l’Alberta, en partenariat avec un programme du ministère provincial de la Santé, utilise actuellement l’analyse de la TA. Le groupe de travail est chargé de cerner, en matière de services, les lacunes liées à la façon dont les Albertains accèdent à la technologie d’assistance. Le rapport d’AGE-WELL a permis aux membres d’économiser beaucoup de temps et d’efforts en examinant les aspects de l’accès à la TA dans d’autres administrations. Le groupe formulera des recommandations visant à réduire les lacunes relevées et à améliorer la prestation des services dans toute la province. L’Université de Toronto, l’Université McMaster, le McMaster Health Forum et la Marche des dix sous du Canada ont conclu un partenariat avec AGE-WELL afin de créer l’analyse de la TA à l’échelle du pays. Ce rapport s’inscrit dans un projet plus large d’AGE-WELL qui fait la promotion changement afin de favoriser un accès équitable à la TA pour les Canadiens. ■
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PARTICIPATION DES CONSOMMATEURS
Technologies de coproduction : l’approche AGE-WELL Traditionnellement, les adultes âgés sont invités à donner leur avis sur un nouveau produit lorsque ce dernier est presque terminé. AGE-WELL adopte une approche différente. « Nous nous sommes engagés à faire participer les personnes âgées et les fournisseurs de soins dès les premières étapes du développement et jusqu’à la mise à l’essai et à la commercialisation des produits », affirme Alex Mihailidis, directeur scientifique d’AGE-WELL. « C’est la meilleure façon de s’assurer que nos produits répondent aux besoins des gens et qu’ils sont réellement utilisés. »
D’après une enquête réalisée en 2017 par OA-INVOLVE, plus de 4 000 adultes âgés contribuent maintenant aux projets d’AGE-WELL. En mobilisant activement les consommateurs, « il s’agit moins d’un projet axé sur la technologie et davantage d’un projet qui améliore la vie des personnes âgées faisant appel à la technologie », explique Judith Sixsmith, chercheuse d’AGE-WELL, et professeure en recherche en santé à l’Université de Dundee, en Écosse. Mme Sixsmith est codirectrice, avec la professeure Susan Kirkland de l’Université Dalhousie, d’un projet d'AGE-WELL appelé OA-INVOLVE (www.oa-involveagewell.ca). L’équipe a produit des guides pratiques et d’autres ressources pour aider les chercheurs à l’échelle d’AGE-WELL, et à l’extérieur du réseau, à faire participer avec succès les utilisateurs finaux à leurs recherches. D’après une enquête réalisée en 2017 par OA-INVOLVE, plus de 4 000 adultes âgés contribuent maintenant aux projets d’AGE-WELL. La majorité d’entre eux participent à la recherche, tandis que d’autres jouent des rôles consultatifs et décisionnels. Arlene Astell et Deborah Fels croient aussi fermement que les adultes âgés sont les experts de leur propre vie. « Pour nous, le développement technologique consiste toujours à habiliter la personne », déclare Mme Astell, chercheuse d’AGE-WELL et titulaire d’une chaire de recherche en gestion communautaire de la démence au Centre des sciences pour la santé mentale Ontario Shores. Mme Astell et Mme Fels, directrice du Inclusive Media and Design Centre de l’Université Ryerson, codirigent un autre
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projet d’AGE-WELL visant à élaborer des outils pour faire participer les aînés au développement technologique. Leur nouveau site Web TUNGSTEN (www.tungsten-training.com) offre une multitude de ressources gratuites, y compris un guide pratique pour créer de meilleures technologies pour les personnes âgées au moyen d’ateliers interactifs. Le matériel est destiné à quiconque cherche à innover avec les aînés. Les ateliers sont conçus pour rassembler l’industrie, les chercheurs, les prestataires de services et les adultes âgés « sur un pied d’égalité. » « Nous faisons vraiment participer les personnes âgées », affirme Mme Astell, « afin que nous puissions comprendre ce qui est important pour elles en ce qui concerne la prise de décisions et l’adoption de la technologie. » L’équipe du projet a également mis au point un outil appelé NICKEL qui aide les chercheurs et les stagiaires d’AGE-WELL à trouver, à évaluer et à comprendre les besoins des utilisateurs en fonction de leurs capacités perceptives, cognitives et motrices. ■
Autres façons dont AGE-WELL fait participer les adultes âgés et les aidants naturels : Grâce à un programme unique, 26 adultes âgés et aidants naturels évaluent actuellement la pertinence des demandes de financement de la recherche AGE-WELL. Le Comité de gestion de la recherche d’AGE-WELL comprend une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. AGE-WELL a un Comité consultatif des aînés et des aidants naturels qui conseille directement les directeurs scientifiques du réseau.
Ian Goldman (au centre) avec les membres du projet de recherche OA-INVOLVE au 3e congrès annuel d’AGE-WELL.
PROFIL :
Participation à la recherche d’AGE-WELL Ian Goldman a un message pour les personnes âgées et les aidants naturels qui souhaitent prendre part à un projet de recherche d’AGE-WELL : « N’hésitez pas! » C’est ce que M. Goldman a fait en 2016 quand il a entendu parler d’un projet pour lequel AGE-WELL cherchait des personnes âgées pour agir comme partenaires de recherche donnant des conseils sur tous les aspects du processus de recherche. « Ma curiosité a été piquée dès le début et je me suis dit que le projet pouvait tirer parti de mon vécu », souligne M. Goldman, ancien analyste des activités liées à la TI qui travaille comme professeur bénévole auprès d’aînés et qui « gère à distance » les soins pour sa mère au Royaume-Uni. M. Goldman fait partie d’un groupe de personnes âgées proposant leurs conseils dans le cadre du projet d’AGE-WELL appelé OA-INVOLVE. Un projet codirigé par Susan Kirkland (Université Dalhousie) et Judith Sixsmith (Université de Dundee). Elles sont épaulées par les cochercheurs Pia Kontos (Institut de réadaptation de Toronto, Réseau universitaire de santé) et Kieran O’Doherty (Université de Guelph). Le projet OA-INVOLVE vise à élaborer des pratiques exemplaires pour favoriser la participation active de personnes âgées dans les projets d’AGE-WELL. Le travail s’attache à comprendre comment intégrer le mieux possible l’expérience et les connaissances des aînés dans la recherche sur le vieillissement et la technologie. « C’est un projet important. Nous offrons des expériences concrètes et orientons certaines décisions portant sur le déroulement du projet. Nous avons tous accepté d’y prendre part parce que nous voulons apporter une contribution à la vie d’autres aînés et voir les résultats obtenus », avoue M. Goldman, un résident de Toronto. Le groupe, qui comprend également des personnes âgées d’Halifax, de Vancouver et de Guelph, donne des conseils au moyen de vidéoconférences nationales et de séances locales. En octobre dernier, les membres ont eu la chance de se rencontrer à la conférence annuelle d’AGE-WELL à Winnipeg. Qu’il s’agisse d’examiner des conclusions provisoires ou de définir des critères de sélection pour les personnes âgées participant à des études de cas, le groupe contribue activement à établir le programme de recherche.
« L’expérience a été enrichissante. Elle a permis à mes cellules grises de rester en grande forme », admet M. Goldman qui décrit l’expérience comme une occasion de donner en retour. M. Goldman a travaillé pendant 30 ans à des projets de TI, dont 10 ans chez pour Sanofi Pasteur (auparavant Laboratoires Connaught). Il est vivement intéressé par la technologie et le vieillissement et croit que les technologies de pointe dans des domaines comme l’intelligence artificielle peuvent améliorer la qualité de vie des personnes âgées et des aidants naturels. Membre fondateur et coprésident du Comité consultatif des aînés pour le Centre d’innovation canadien sur la santé du cerveau et le vieillissement, M. Goldman donne de son temps dans divers centres pour personnes âgées afin d'enseigner à celles-ci comment se servir des logiciels et des médias sociaux pour rester en contact avec leur famille et leurs amis et pour continuer d’être au fait des sujets qui les intéressent. Il a également agi comme coanimateur du programme Minds in Motion de la Société Alzheimer de Toronto. « La technologie me passionne. Je ne suis pas un parfait technophile, mais j’aime bien essayer de nouveaux produits et voir si ça peut être utile à quelqu’un. » C’est l’une des raisons pour lesquelles M. Goldman s’est joint à un deuxième projet d’AGE-WELL, appelé CARE-RATE. L’équipe de projet met au point une plateforme en ligne à guichet unique qui permet aux personnes de trouver des technologies, des services et des ressources d’assistance ainsi que d’autres renseignements qui les aideront dans leur rôle d’aidants de personnes atteintes de démence. Le caractère unique de cette plateforme est attribuable à l’utilisation d’un nouveau type d’intelligence artificielle appelé informatique cognitive, un outil beaucoup plus puissant et précis qu’un moteur de recherche standard. Selon M. Goldman : « Il n’a pas fallu user de beaucoup de persuasion pour m’amener à participer. » ■ CARE-RATE est codirigé par Jen Boger (Université de Waterloo) et Frank Rudzicz (Institut de réadaptation de Toronto, Réseau universitaire de santé/Université de Toronto/Institut Vecteur).
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Mobilisation des connaissances et commercialisation exceptionnels qui favorisent le vieillissement en bonne santé, et d’investir dans ceux-ci. Nous avons atteint notre objectif. Le gagnant était Steadiwear, qui développe un gant « intelligent » pour diminuer les tremblements des mains (voir page 31). La deuxième place a été accordée à MyMem, créatrice d’une technologie qui aidera les personnes âgées aux prises avec des pertes de mémoire à se souvenir de l'information reçue à l’aide de l’intelligence artificielle (voir page 32). Les compétitions comme celle-ci sont un moyen important d’identifier de nouveaux investissements et entreprises en démarrage pour notre réseau. Ci-dessus, de gauche à droite : Andrew Sixsmith, codirecteur En nous appuyant sur le succès de scientifique, AGE-WELL; Bill Blair, ancien secrétaire parlementaire de la notre Idéathon, nous avons lancé le ministre de la Justice et procureur général du Canada et de la ministre Défi d’impact national d’AGE-WELL en de la Santé; Mimi Lowi-Young, présidente, Conseil d’administration, AGE-WELL; Alex Mihailidis, codirecteur scientifique, AGE-WELL. mai 2018. Les Canadiens étaient invités à soumettre une vidéo de leurs idées novatrices de solutions technologiques AGE-WELL travaille fort pour obtenir des résultats susceptibles de bénéficier aux personnes grâce à la commercialisation et à la mobilisation des âgées et aux aidants naturels. Les finalistes se connaissances. disputent des prix de plus de 100 000 $ qui seront Il est important d’encourager les entreprises en remis dans le cadre de la conférence annuelle démarrage. AGE-WELL soutient maintenant fièrement d’AGE-WELL à Vancouver en octobre 2018. Nous 12 entreprises en démarrage qui commercialisent et sommes impatients de voir quelles idées lancent des produits, et génèrent de la richesse. Ensemble, l’emporteront, et de les soutenir pendant leur ces entreprises ont créé plus de 70 emplois dans le secteur concrétisation. ■ de la technologie et du vieillissement. Elles remportent des compétitions et obtiennent des centaines de milliers de dollars de financement supplémentaire. De façon plus générale, AGE-WELL encourage tous ses chercheurs, qui sont maintenant des centaines, à se concentrer sur des produits et des résultats concrets. L’an dernier, nous avons tenu des ateliers sur l’innovation partout au Canada. L’objectif était d’aider les chercheurs à intégrer la commercialisation et la mobilisation des connaissances dans leurs projets. Nous aidons les idées à s’épanouir autrement. En 2017, notre compétition nationale Idéathon, organisée conjointement avec HACKING HEALTH, a attiré plus de 300 participants à des événements à Toronto, Montréal, Halifax et Vancouver. L’objectif consistait à trouver de nouvelles technologies et de nouveaux services Le défi est commandité par Bereskin & Parr, CARP, Impact Centre, Revera, Financière Sun Life et Telus Capital de rique.
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Partage des connaissances avec les décideurs AGE-WELL est un riche répertoire de connaissances et d’expertise dans le domaine de la technologie et du vieillissement. Au cours de la dernière année, nous avons intensifié le partage de ces connaissances avec tous les ordres de gouvernement. Par exemple, nous avons travaillé en étroite collaboration avec le sénateur Art Eggleton pour organiser notre première Journée sur la Colline le 2 mai 2018, à Ottawa, et nous avons rencontré des dizaines de députés, de sénateurs et de membres du personnel ministériel pendant deux jours. Nous avons également présenté trois politiques au gouvernement, y compris au Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie. AGE-WELL a participé avec enthousiasme à la Conférence nationale sur la démence, organisée par le gouvernement du Canada, afin de contribuer à l’élaboration d’une stratégie nationale sur la démence. Bien entendu, nous avons un nouveau centre d’innovation situé à Fredericton, voué à faire avancer les politiques et les pratiques dans le domaine des technologies et du vieillissement (POPRAVIT), qui aide AGE-WELL à contribuer à l’innovation en matière de politiques. Plus tôt cette année, le centre POPRAVIT a réuni des décideurs de partout au Canada afin de partager de nouvelles approches pour appuyer les aînés. Une autre réunion du genre est prévue pour octobre. Notre conférence annuelle est une occasion importante de réseautage et d’échange des connaissances. La troisième conférence annuelle d’AGE-WELL a attiré plus de 300 participants provenant de divers milieux (voir la page 36 pour en savoir plus sur AGE-WELL 2017). Nous contribuons de diverses façons à la sensibilisation du public et au discours sur les questions liées à l’âge. L’an dernier, AGE-WELL a lancé une série de webinaires publics. Les membres du réseau sont aussi très présents dans les médias. AGE-WELL est vraiment devenu une autorité incontournable. ■
Haut : Le sénateur Art Eggleton a parrainé la Journée sur la Colline d’AGE-WELL. Milieu : Pooja Viswanathan discute de son système de fauteuil roulant avec Jean Saint-Vil (à gauche), vice-président associé, Réseaux de centres d’excellence. Bas : Andrea Wilkinson décrit la technologie ambiante ABBY au sénateur Robert Black. RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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ENTREPRISES EN DEMARRAGE
DES ENTREPRISES EN DÉMARRAGE SOUTENUES PAR AGE-WELL Les entreprises en démarrage permettent à la recherche de pointe de se développer plus rapidement en produits qui apportent des avantages sociaux et économiques. AGE-WELL est ravie de soutenir 12 entreprises en démarrage. En voici quelques-unes :
FAMLI.NET COMMUNICATIONS INC.
Brancher les gens qui ne sont pas branchés dans un monde en ligne Une jeune entreprise soutenue par AGE-WELL lance son innovation à l’échelle mondiale. Famli.net Communications Inc. lance sa version multi-plateforme intitulée Connections à Singapour par l’entremise de multiples organismes qui offrent des soins communautaires aux aînés. Connections est une plateforme de communication qui aide à prévenir la solitude et l’isolement en gardant les personnes âgées en contact avec leur famille et leurs amis. Un milliard de personnes dans le monde, surtout des personnes âgées, n’ont pas accès en ligne à leurs contacts sociaux, ni aux services commerciaux et gouvernementaux dans ce qui est en train de devenir une économie de libreservice. « Connections est conçue pour abattre ces murs et permettre aux personnes, qui ont des problèmes visuels, auditifs, moteurs, cognitifs ou linguistiques qui les isolent des personnes et des services dont ils ont besoin, de renouer des liens », déclare Robert Arn, président de Famli.net. Afin de présenter Connections aux personnes âgées à Singapour, des bénévoles des organismes de services sociaux apporteront des téléphones cellulaires qui comprennent la nouvelle plateforme lors de leurs visites hebdomadaires aux personnes âgées. Un système d’intelligence artificielle peut enregistrer un message oral de l’aîné, le transcrire sous forme de texte et le livrer dans la boîte de réception d’un parent ou d’un ami ou sous forme de texte. Le système peut traduire le message dans d’autres langues au besoin. La version multiplateforme de Connections fonctionne sur tout appareil qui peut exécuter un navigateur Web. Il comprend également les capacités de la version antérieure pour iPad qui permet aux aînés d’envoyer facilement des messages vocaux, textes ou vidéo et des photographies. En plus des avantages sociaux, Famli.net et Connections créent des avantages économiques sous la forme de nouveaux emplois au sein de l’entreprise en démarrage, de ventes hâtives et d’investissements au Canada et à Singapour. Connections a été mis au point par TAGlab à l’Université de Toronto grâce à l’appui d’AGE-WELL. « Le partenariat avec un organisme de recherche canadien hautement crédible comme AGE-WELL est essentiel à notre crédibilité dans un endroit comme Singapour », affirme M. Arn.
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Jai Martin et son ami Colin Needham
Maimu Molder, directrice des activités extérieures de Famli.net
Le Centre pour les anciens combattants de Sunnybrook et une résidence pour personnes âgées Revera à Toronto sont devenus les premiers clients de Famli.net. « Connections est un excellent système pour les personnes âgées qui n’ont jamais utilisé d’ordinateur auparavant. Il contribue à briser la solitude », explique Jai Martin, 83 ans, résidente de Revera et utilisatrice de Connections. « Les gens l’utilisent pour communiquer avec leur famille, leurs amis et les résidents d’ici. » Elle a souffert de la grippe pendant quatre semaines, et « les résidents m’ont envoyé des messages vocaux et textes d’encouragement ainsi que des photos de bouquets. J’étais couchée sur mon lit avec ma tablette et je communiquais avec les gens qui utilisent Connections. » Lorsque son mari, qui n’était pas un utilisateur de Connections, a été hospitalisé dans une chambre sans téléviseur ni téléphone, Mme Martin a emprunté un iPad muni de Connections à la résidence Revera et le lui a apporté. « Il pouvait communiquer avec moi ou avec n’importe lequel de nos enfants et ne pas se sentir aussi impuissant. Quand il m’a dit qu’il s’ennuyait de son chat, Whiskers, j’ai pris plusieurs photos et je les lui ai envoyées. » Famli.net a des racines profondes chez AGE-WELL. La société est financée par l’intermédiaire du Programme de recherche fondamentale du réseau. Les codirecteurs de projet sont Ron Baecker (Université de Toronto) et Sandra Black (Sunnybrook Health Sciences Centre). ■
STEADIWEAR
Un gant de stabilisation Mark Elias et Emile Maamary réalisent leur rêve : commercialiser un gant « intelligent » qui peut améliorer la vie des personnes qui vivent avec des tremblements des mains. Le duo a perfectionné un prototype et les essais cliniques progressent bien. Steadi-One est un gant de stabilisation léger, compact et sans pile. Il utilise un liquide « intelligent » conçu pour offrir une résistance aux tremblements des mains causés par la maladie de Parkinson et le tremblement essentiel. « J’ai vu ma grand-mère lutter avec les tremblements des mains. C’est une condition qui peut rendre difficiles les gestes comme manger, boire et écrire », explique M. Elias, président-directeur général et cofondateur, avec M. Maamary, de Steadiwear Inc., entreprise en démarrage soutenue par AGE-WELL. Le gant, en instance de brevet, a donné de bons résultats dans les essais bêta. Steadiwear, qui s’est épanouie à l’Impact Centre de l’Université de Toronto, a connu une année spectaculaire. Cette entreprise en démarrage a remporté des prix lors de trois compétitions, dont le concours national Idéathon d’AGE-WELL et HACKING HEALTH. Steadiwear, qui bénéficie également du soutien de l’Institut ontarien du cerveau, vise à commercialiser le gant d’ici la fin de 2018. ■
Mark Elias (à droite) et Emile Maamary
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ENTREPRISES EN DÉMARRAGE SOUTENUES PAR AGE-WELL
MyMEM
Une application qui rend les souvenirs inoubliables
Aishwarya Ravichandran voit sa grand-mère lutter contre la démence depuis des années, frustrée par le manque d’outils simples pour aider la dame de 73 ans à se rappeler des renseignements importants au fur et à mesure de l'effritement de sa mémoire. Mme Ravichandran, étudiante de troisième cycle en informatique appliquée, a saisi la chance de faire quelque chose pour régler le problème l’an dernier lorsqu’elle s’est associée à trois autres étudiants de l’Université Dalhousie pour créer une application de téléphone intelligent activée par la voix dans le cadre d’un concours « Hackathon » d’un jour sur les technologies de la santé à Halifax. Son équipe a remporté la première place, et l'application a donné naissance à MyMem, nom de l'entreprise, ainsi que du produit actuellement en développement. L’application fonctionne comme Siri d’Apple et Alexa de Google, permettant aux personnes ayant des pertes de mémoire, ainsi qu’à leur famille et à leurs aidants naturels, d’accéder à une version numérique de l'histoire de leur vie au moyen de commandes vocales. Le système en nuage peut stocker des images, de la musique, des renseignements personnels essentiels comme des adresses, des numéros de téléphone et des ordonnances,
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Aishwarya Ravichandran
ainsi que des préférences et des aversions; toutes ces données sont protégées par des permissions strictes et des options de confidentialité. « J’ai vu toutes les difficultés que ma grandmère doit surmonter », dit Mme Ravichandran, 26 ans, qui est maintenant directrice générale de la jeune entreprise de Halifax. « C’est pourquoi je voulais vraiment résoudre ce problème et mettre la solution en marché. » L’application est conçue pour les personnes atteintes de démence précoce et leurs aidants naturels. Elle intègre des indices personnalisés pour aider les personnes atteintes de démence à suivre leurs activités et leurs besoins quotidiens. « L’application continue d’apprendre à partir des différents intrants et donne la réponse la plus pertinente à l’utilisateur final », explique Mme Ravichandran. L’entreprise travaille au perfectionnement de son prototype. L’application sera bientôt mise à l’essai auprès de personnes atteintes de démence et de leurs aidants naturels avec l’aide d’AGE-WELL. MyMem a remporté un prix de 25 000 $ en argent et en services au concours national Idéathon d’AGE-WELL et de HACKING HEALTH en 2017. L’entreprise vise un lancement commercial à la fin de 2019, alors qu’elle continue de perfectionner l’application avec l’aide d’utilisateurs, d’aidants naturels et de professionnels de la santé, indique Mme Ravichandran. « Je sais qu’elle peut être développée. C’est faisable », explique-t-elle. « Nous voulons nous assurer que c’est un produit que les gens utiliseront réellement. » ■
BRAZE MOBILITY INC.
Un système de détection d’obstacles pour les fauteuils roulants Pour Braze Mobility Inc., ce fut une année de succès étourdissant depuis le lancement, à l’automne 2017, de son premier produit : un système d’appoint qui peut transformer un fauteuil roulant classique en fauteuil « intelligent » capable d’éviter les collisions. De nouveaux partenariats, des prix remportés dans le cadre de concours, l’écoulement de sa première production et les projets d’expansion sur les marchés mondiaux ne sont que quelques-uns des nombreux indicateurs que l’entreprise en démarrage d’AGE-WELL gagne en popularité sur le marché. « Nous avons reçu d’excellents commentaires à propos de notre première série de produits », affirme Pooja Viswanathan, présidente-directrice générale de Braze Mobility et boursière postdoctorale à l’Université de Toronto. « C’est grâce à nous qui avons écouté très attentivement tout au long du processus, apporté des modifications et gardé l’expérience de l’utilisateur au centre de nos préoccupations. » Le nouveau système anticollision utilise des capteurs pour détecter les obstacles et fournir des renseignements visuels, sonores ou tactiles à la personne en fauteuil roulant. Il peut être ajouté à tous les fauteuils roulants, motorisés ou manuels. « La visibilité arrière et les manœuvres dans les espaces restreints posent de véritables problèmes avec les aides à la mobilité, et des collisions peuvent survenir », explique Mme Viswanathan, stagiaire d’AGE-WELL. « Notre système de détection d’obstacles est conçu pour améliorer la sécurité, l’indépendance et la qualité de vie des personnes à mobilité réduite. » Wade Watts, utilisateur de fauteuil roulant motorisé, affirme que le nouveau système « vous redonne une partie de votre dignité et vous permet de vous sentir plus en sécurité dans votre environnement. Avoir un appareil qui surveille littéralement mes arrières est une sensation incroyable. » M. Watts est propriétaire d’une entreprise qui distribue maintenant le système. Plusieurs versions du produit peuvent être commandées en Amérique du Nord à l’adresse www.brazemobility.com. Parmi les premiers à adopter le produit, il y a les anciens combattants grâce à un partenariat de distribution avec un fournisseur privilégié du ministère américain des Anciens combattants. Une équipe de base composée de trois employés de Braze à temps plein est aidée par des entrepreneurs. Plusieurs stagiaires ont été embauchés grâce au soutien de BioTalent Canada et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Braze s’épanouit à l’Impact Centre de l’Université de Toronto.
Wade et Arlene Watts avec Pooja Viswanathan
Graham Browning, diplômé de l’Université de Waterloo, en Ontario, est maintenant gestionnaire de produit. Ayant reçu plusieurs offres, il a accepté le poste offert par Braze. « Un facteur important de ma décision a été la volonté d’exercer une influence positive sur la vie des gens », dit-il. Braze a été financée par de nombreux programmes d’AGE-WELL et a officiellement lancé son nouveau produit à la conférence annuelle d’AGE-WELL en 2017. Constituée en société en 2016, Braze a aussi reçu le soutien de l’Institut ontarien du cerveau, dans le cadre de son programme ONtrepreneurs, des Centres d’excellence de l’Ontario, du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches Canada, ainsi que de l’Impact Centre et du Semaphore Research Cluster de l’Université de Toronto, et de l’Ontario Bioscience Innovation Organization (OBIO) dans le cadre de son Programme de consultation en matière d’accès au capital. Au cours des derniers mois, l’entreprise en démarrage a reçu une reconnaissance et un financement totalisant 347 000 $ en subventions et en prix en argent lors d’une série de compétitions de présentations d’accroche. ■
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ENTREPRISES EN DÉMARRAGE SOUTENUES PAR AGE-WELL
WINTERLIGHT LABS INC.
Une nouvelle façon efficace de détecter la maladie d’Alzheimer Liam Kaufman fait la présentation qui lui a valu le prix lors d’un concours organisé conjointement par AGE-WELL et le Global Council on Alzheimer’s Disease. L’événement était parrainé par Otsuka America Pharmaceutical, Inc., le chapitre local d’Aging 2.0 à Toronto, l’Institut ontarien du cerveau, et la Women’s Brain Health Initiative.
Ce n’est pas tous les jours que le produit d’une recherche universitaire révolutionnaire sort si rapidement du laboratoire pour entrer dans le monde réel. C’est l’histoire d’une technologie d’analyseur de la parole mise au point par WinterLight Labs Inc. qui détecte les troubles cognitifs à leurs premiers stades, ce qui permet de diagnostiquer plus rapidement et avec plus de précision la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies. « Notre travail est passionnant du point de vue médical pour ce qui est d’aider les gens, mais il est également gratifiant de savoir que nous réglons un défi technique complexe », affirme Liam Kaufman, président-directeur général et cofondateur de la jeune entreprise de Toronto. Deux ans après avoir remporté une compétition de présentations d’accroche d’AGE-WELL, WinterLight prend des mesures importantes pour commercialiser sa technologie. En 2017, l’entreprise a obtenu une deuxième ronde de financement de démarrage d'un million de dollars US octroyé par une société américaine de capital de risque. Elle a également signé des ententes avec trois grandes sociétés pharmaceutiques, dont Johnson & Johnson, qui évaluent actuellement la plateforme comme un outil permettant de détecter avec précision la maladie d’Alzheimer et de surveiller la réaction des patients aux nouvelles thérapies dans le cadre d’essais cliniques. Comme l’explique M. Kaufman, l’analyseur de la parole comble une lacune importante sur le marché en identifiant rapidement et de façon fiable les troubles cognitifs sans avoir à se fier à des tests papier-crayon subjectifs et chronophages. « Il y a eu de nombreux essais cliniques infructueux pour les thérapies contre la maladie d’Alzheimer », dit-il. « Notre technologie fournit une mesure plus objective, ce qui peut mener à de meilleurs résultats d’essai. »
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Conçu pour l’iPad d’Apple, l’analyseur de la parole de WinterLight enregistre une personne pendant qu’elle décrit une image et envoie les enregistrements à une plateforme infonuagique de pointe aux fins d’analyse. La technologie extrait immédiatement des centaines de variables, comme le débit, le ton et le choix de mots, et examine les indices linguistiques qui indiquent un déclin cognitif précoce, en évaluant le niveau de déficience. À l’avenir, WinterLight collaborera avec ses partenaires pharmaceutiques pour s’assurer que son analyseur de la parole est prêt pour la production sous forme d’instrument médical, l’objectif étant de lancer le processus d’approbation réglementaire d’ici 2020. La jeune entreprise soutenue par AGE-WELL évalue également l’utilisation de son outil dans les milieux de soins aux personnes âgées en partenariat avec Revera. Pour faire face à l’augmentation de sa charge de travail, l’entreprise a récemment doublé sa taille pour atteindre 11 employés à temps plein, sous la direction de M. Kaufman et de Maria Yancheva, directrice de la technologie et cofondatrice. Le cofondateur Frank Rudzicz, chercheur d’AGE-WELL et scientifique à l’Institut de réadaptation de Toronto, Réseau universitaire de santé, conserve un rôle de président à temps partiel. WinterLight reçoit également du soutien de l’Institut ontarien du cerveau et des Centres d’excellence de l’Ontario. Récemment, le succès de l’entreprise a atteint la scène mondiale lorsque M. Kaufman a été invité à présenter un exposé au congrès international BIO de 2018 à Boston. « Il est extrêmement gratifiant d’être reconnu », affirme-t-il, reconnaissant l’importance d’un financement précoce. « AGE-WELL nous a donné un coup de pouce pour que nous puissions nous concentrer sur la science. Nous n’aurions pas atteint cette étape sans elle. » ■
WELBI
Un logiciel pour rehausser le bien-être
Elizabeth Audette-Bourdeau
Elizabeth Audette-Bourdeau a été inspirée par son grand-père pour créer un logiciel facile à utiliser visant à aider les personnes âgées à demeurer actives et branchées dans les résidences pour personnes âgées. « Il était moins social et moins éveillé à sa résidence pour personnes âgées », se souvient Mme Audette-Bourdeau, qui a mis au point le logiciel pour les personnes âgées et les aidants naturels, et qui a cofondé Welbi, jeune entreprise d’Ottawa. Le logiciel de Welbi utilise l’intelligence artificielle pour recommander des événements et des activités pour les résidents. Il peut suggérer de nouveaux amis en utilisant un logiciel spécial de « jumelage ». Une simple interface de clavardage aide les résidents à rester en contact avec leur famille et leurs amis. Grâce à une application mobile distincte, les membres de la famille peuvent obtenir des mises à jour sur les activités de leur être cher, être informés des changements d’habitudes et communiquer directement avec le personnel. Fondée en 2016, Welbi compte maintenant sept employés. Une stratégie de mise en marché élaborée avec l’aide de Jeffrey Jutai, chercheur d’AGE-WELL et professeur à l’Université d’Ottawa, aide l’entreprise à concéder les licences pour son logiciel, qui fonctionne sur plusieurs plateformes. Mme Audette-Bourdeau, présidentedirectrice générale de Welbi et stagiaire d’AGE-WELL, a reçu le prix du fondateur de l’année lors de la remise des Ottawa Bootstrap Awards 2018.
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AGE-WELL 2017
Conférence axée sur les avantages pour le Canada La troisième conférence annuelle d’AGE-WELL a attiré plus de 300 chercheurs, stagiaires, personnes âgées, aidants naturels et partenaires de l’industrie, du gouvernement et de la collectivité. Des discussions scientifiques, des démonstrations, le lancement d’un produit et la grande finale d’un concours national Idéathon n'en sont que quelques-uns des faits saillants. La conférence, qui s’est tenue à Winnipeg en octobre 2017, avait pour thème Avantages pour le Canada : Technologies, services et politiques pour le vieillissement en santé. Les chercheurs ont rapporté de nombreux avancements, comme la mise à l’essai d’un revêtement de plancher spécial afin de réduire les blessures causées par une chute, la mise au point de robots sociaux et l’utilisation de la narration numérique intergénérationnelle dans une communauté des Premières nations au nord de la Colombie-Britannique.
AGE-WELL 2017 a présenté un programme multidisciplinaire de recherche et d’innovation mis au point par l’ensemble du réseau d’AGE-WELL.
Des dizaines de produits ont été présentés, notamment des capteurs de domotique, des dispositifs portables, des systèmes interactifs et des applications pour les personnes âgées.
Michael Tamblyn, président-directeur général de Rakuten Kobo, a lancé la conférence par un discours captivant sur la façon dont la lecture et le vieillissement sont devenus de plus en plus les cibles du travail de Kobo. « Il s’agit d’un mélange puissant qui consiste à faire ce qu’il faut, à faire de bonnes affaires et à apprendre comment l’évolution démographique continuera d’influencer et d’affecter la technologie dans les années à venir. »
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RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
Le gagnant de l’Idéathon, Mark Elias de Steadiwear Inc., et Eric Fisher de MyMem (deuxième à partir de la gauche), qui a terminé en deuxième position, en compagnie des juges, des commanditaires et des organisateurs du concours national Idéathon d’AGE-WELL et de HACKING HEALTH.
AGE-WELL 2017 a présenté la grande finale du concours national Idéathon d’AGE-WELL et de HACKING HEALTH, et les finalistes se sont disputé des prix totalisant 75 000 $ en argent et en services. L’Idéathon était parrainé par Bereskin & Parr et l’Impact Centre de l’Université de Toronto. Les commanditaires locaux comprenaient Aging 2.0 Local I Toronto, Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV), Desjardins, MaRS, MedStack et MEDTEQ.
Un produit a également été lancé à AGE-WELL 2017. Braze Mobility Inc., entreprise en démarrage soutenue par AGE-WELL, a dévoilé un système d’appoint qui peut transformer un fauteuil roulant électrique classique en fauteuil « intelligent » capable d’éviter les collisions. Voici les généreux commanditaires d’AGE-WELL 2017 : Bereskin & Parr S.E.N.C.R.L., Association canadienne de gérontologie, Fasken Martineau S.E.N.C.R.L., Gilbrea Centre for Studies in Aging, Impact Centre, Institut ontarien du cerveau, MEDTEQ, Revera, Rakuten Kobo, VHA Home HealthCare et Wellwise de Pharmaprix. MC
Le prix de la meilleure démonstration a été décerné à Victor Fernandez (au centre), boursier postdoctoral de l’Université de l’Alberta, pour un « gymnase virtuel » guidé par ordinateur qui offre des conseils et des commentaires personnalisés sur l’exercice afin de promouvoir la santé physique et cognitive chez les adultes âgés.
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Former la prochaine génération L’innovation repose principalement sur les gens et c’est pourquoi AGE-WELL prépare la prochaine génération d’innovateurs. Notre programme de formation unique, appelé EPIC (Jeunes professionnels, carrières inspirées), compte maintenant près de 500 membres du personnel hautement qualifié (PHQ), y compris des anciens, provenant de 66 institutions établies dans neuf provinces canadiennes, en Australie, au Danemark, au Royaume-Uni, en France et aux États-Unis.
Le programme EPIC forme de jeunes chercheurs et professionnels brillants dans des environnements appliqués, leur permettant d’acquérir les compétences dont ils ont besoin pour devenir de futurs chefs de file dans le domaine de la technologie et du vieillissement. Nous avons eu le plaisir de décerner des certificats Innovateurs de demain à 175 stagiaires qui démontrent leurs compétences transférables et leurs connaissances approfondies en technologie et en vieillissement. Notre PHQ mentionne que la collaboration avec AGE-WELL a ouvert la porte à des possibilités sans précédent. Comme vous le verrez, nos stagiaires décrochent des emplois dans l’industrie, les organismes communautaires et le milieu universitaire. Certains prennent l’initiative dans des entreprises en démarrage visant à commercialiser les résultats des recherches d’AGE-WELL. Il existe de nombreux exemples de membres du PHQ d’AGE-WELL qui font avancer leurs idées de façon imaginative. Par exemple, Team MouvAble, un groupe de stagiaires formé à l’Institut d’été d’AGE-WELL l’an dernier, a obtenu 50 000 $ du Centre d’innovation canadien sur la santé du cerveau et le vieillissement pour tester la convivialité de son projet visant à prévenir le déclin physique et cognitif des résidents d’établissements de soins de longue durée.
Le stagiaire Aaron Yurkewich (à droite) est en train de mettre au point des dispositifs robotiques pour aider les survivants d’accidents vasculaires cérébraux.
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Compétences pour une brillante carrière
Le programme EPIC expose le PHQ à des milieux de recherche multidisciplinaires ainsi qu’à des partenaires de l’industrie et communautaires. Il offre des occasions d’apprentissage expérientiel et met l’accent sur le perfectionnement des compétences, des idées, du travail d’équipe et de la création de relations qui sont les éléments de base d’une carrière fructueuse. Nous ajoutons constamment des possibilités de formation et, en avril 2018, nous avons lancé une nouvelle bourse de formation emballante qui porte le nom de notre président fondateur du conseil d’administration. La bourse Michael F. Harcourt en politiques publiques vise à encourager les boursiers de toutes disciplines à tenir compte des dimensions politiques de leur travail. Le programme EPIC a dépassé toutes les attentes. AGE-WELL est extrêmement fier de ce groupe de personnes talentueuses et diversifiées dont l’avenir est si prometteur. ■
PROFILS DE STAGIAIRES
Danette Starblanket (Saskatchewan)
Rita Orji (Halifax)
L’objectif de Danette Starblanket est d’améliorer la qualité de vie des Autochtones du Canada et elle croit que sa collaboration avec AGE-WELL l’aidera à réussir. « Je pense que ce que j’ai appris et les personnes que j’ai rencontrées au cours de cette formation auront une incidence réelle sur mon avenir et ma carrière », déclare Mme Starblanket, assistante de recherche et stagiaire d’AGE-WELL. « C’est stimulant quand je trouve quelque chose de nouveau que nous pouvons utiliser dans nos communautés autochtones parce que cela a toujours été ma passion et mon objectif. » Mme Starblanket est citoyenne de la Nation crie Star Blanket, étudiante au doctorat à la Johnson Shoyama Graduate School of Public Policy (Université de la Saskatchewan et Université de Regina), et chargée de cours à temps partiel en études autochtones à l’Université des Premières Nations du Canada. Elle a été sélectionnée pour participer à l’Institut d’été 2018 d’AGE-WELL. Mme Starblanket a accepté une invitation de Carrie Bourassa, chercheuse d’AGE-WELL et directrice scientifique, Instituts de recherche en santé du Canada, Institut de la santé des Autochtones, pour participer à un projet de recherche visant à favoriser l’innovation dans le secteur de la technologie et du vieillissement, particulièrement en ce qui a trait aux changements de politiques pour les collectivités autochtones. L’étude d’AGE-WELL met l’accent sur les besoins des utilisateurs de technologie des adultes âgés autochtones des collectivités rurales et éloignées qui ont besoin de soins pour la démence. Les taux de démence sont d’environ un tiers supérieurs à ceux de la population non autochtone et augmentent plus rapidement. Mme Starblanket travaille en étroite collaboration avec le Comité consultatif sur la recherche communautaire du Conseil tribal de File Hills Qu’Appelle, en Saskatchewan, pour recueillir de l’information sur le degré d’aisance à l’égard de la technologie et les besoins technologiques des Autochtones âgés atteints de démence, ainsi que de leurs familles, amis et professionnels de la santé qui leur prodiguent des soins. ■
Rita Orji affirme que son expérience en tant que stagiaire d’AGE-WELL dans le cadre de travaux postdoctoraux à l’Université McGill l’a aidée à voir toute la portée de ce qui pouvait être accompli dans le domaine de la technologie et du vieillissement. Actuellement, Mme Orji est professeure adjointe en informatique à l’Université Dalhousie, où elle en est à sa première année et sème les graines de projets de recherche qui favorisent le changement de comportement chez les adultes âgés. Il s’agit d’une application directe des connaissances acquises grâce à son travail avec AGE-WELL en 2015 dans le cadre d’un projet axé sur la narration numérique comme moyen pour les personnes âgées de rester en contact avec les autres. « À mesure que les gens vieillissent, leurs réseaux sociaux rétrécissent et ils peuvent devenir isolés », explique-t-elle. « Nous avons donc travaillé à la conception d’un outil de communication papier-crayon numérique que les personnes âgées pourraient utiliser pour écrire, puis envoyer numériquement à leurs amis, enfants et petits-enfants. » Mme Orji, titulaire d'un doctorat qui lui a été décerné par l’Université de la Saskatchewan, s'est lancée dans le domaine de la technologie et du vieillissement parce qu’elle s’intéressait à la conception pour les populations mal desservies. Elle affirme que la technologie tend à être faite pour les jeunes et les personnes adroites; pour les personnes qui ont grandi avec les téléphones cellulaires, les tablettes et les ordinateurs. « J’ai demandé : comment pourrions-nous concevoir une technologie qui peut être popularisée et vraiment utile pour des gens qui ne sont habituellement pas pris en compte dans le processus de conception des technologies? », explique-t-elle. « Les adultes plus âgés font partie de la population mal desservie et ils ont de nombreux besoins qui pourraient être comblés par la technologie, y compris la nécessité de communiquer et d’établir des liens en racontant des histoires. Ils ont besoin de raconter des histoires sur leur vie. Ils ont besoin d’être entendus. » Était-ce là sa ligne de pensée lorsqu’elle était avec AGE-WELL? « Ce l’était », dit-elle. « Et ce l’est toujours. » ■ RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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PROFILS DE STAGIAIRES
Mohamed-Amine Choukou (Québec)
Lupin Battersby (Colombie-Britannique)
Lorsqu’il a obtenu son diplôme de kinésiologue, Mohamed-Amine Choukou imaginait son avenir comme chercheur travaillant à améliorer la qualité de vie et à accroître la mobilité et la participation sociale des aînés. Puis, en effectuant des recherches postdoctorales à l’Université Laval, à Québec, en 2013, il a obtenu un poste de stagiaire d’AGE-WELL pour poursuivre le travail sur un système d’aide à la marche en suspension comme outil clinique pour la formation sur les techniques de conduite d’un fauteuil roulant motorisé. « AGE-WELL m’a fait voir la communauté dans son ensemble, dans tous les domaines de la vie où vous pouvez mettre à profit votre expertise, au-delà du simple milieu universitaire », dit-il. « J’ai rencontré des praticiens des milieux de soins et des secteurs industriels. » Le projet lié aux fauteuils roulants a mené à son embauche au milieu de l’année 2017 comme directeur de la recherche et du développement au Centre collégial de transfert de technologie en orthèses, prothèses et équipements médicaux, ou TopMed, un organisme de transfert de technologie du gouvernement du Québec œuvrant dans le domaine des prothèses, orthèses et appareils médicaux. Le souci commun de résoudre des problèmes et d’obtenir des solutions rapidement dans la collectivité des divers professionnels qu’il a rencontrés par l’intermédiaire du réseau AGE-WELL est ce qui a impressionné M. Choukou, âgé de 34 ans. « Il s’agit de parler une langue qui est comprise par tous les acteurs sur le terrain », explique M. Choukou, dont l’intérêt pour la réadaptation se manifeste à la suite d’une blessure au genou au milieu de la vingtaine. Jusqu’à 70 % de son travail actuel consiste à mettre au point des outils pour les personnes âgées, notamment un tapis roulant non motorisé, un système de levage pour les bains et un système d’aide à la marche pour les personnes atteintes de sclérose en plaques. « Ce qui est vraiment stimulant, c’est de développer des produits qui ont une incidence réelle à très court terme », déclare M. Choukou. « Vous mettez au point un prototype et, quelques mois plus tard, il peut y avoir des contrats de vente et des avantages pour les utilisateurs finaux et leurs proches. » ■
À peine deux ans après avoir obtenu son diplôme du programme de formation EPIC d’AGE-WELL, Lupin Battersby progresse bien vers l’atteinte de son objectif de carrière de cinq ans, soit un rôle de gestion dans un centre ou un réseau de recherche, où elle supervise et appuie des projets par la mobilisation des connaissances et la commercialisation. « En fait, je suis sur la bonne voie », déclare la spécialiste de l’application des connaissances du Centre Fraser de l’Unité de soutien de la Colombie-Britannique. L’Unité de soutien de la Colombie-Britannique est un organisme de multipartenariat créé pour appuyer, rationaliser et accroître la recherche axée sur le patient dans l’ensemble de la Colombie-Britannique. Elle fait partie de la Stratégie nationale de recherche axée sur le patient. En tant que spécialiste de l’application des connaissances, Mme Battersby a pour rôle d’aider les chercheurs et tous les intervenants à mettre en œuvre, diffuser et synthétiser la recherche dans la pratique, les politiques ou les programmes. Il s’agit d’avoir une incidence positive sur la vie et la santé des Canadiens. Selon Mme Battersby, il a fallu environ 17 ans pour que les résultats de la recherche soient mis en pratique. « Cependant, d’autres ont constaté que si vous adoptez vraiment une approche intentionnelle à l’égard de l’application et de la diffusion des connaissances, vous pouvez réduire ce délai d’environ la moitié. » Mme Battersby, qui est candidate au doctorat, attribue à AGE-WELL le mérite d’avoir aidé à compléter son ensemble de compétences, de fournir des expériences d’équipe de recherche transdisciplinaire dynamique et d’élargir son réseau de collaborateurs de recherche. Elle est reconnaissante du soutien qu’elle a reçu d’AGE-WELL pour obtenir un certificat d’études supérieures en commercialisation des sciences et de la technologie à la Beedie School of Business de l’Université Simon Fraser. « Mon doctorat est axé sur l’application des connaissances, mais je n’ai effectué aucun travail sur l’élément de commercialisation », explique-t-elle. « Maintenant, je peux aborder les deux volets du casse-tête de la mobilisation des connaissances. » ■
RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
PROFILS DE STAGIAIRES
Howard Chiam (Ontario) En tant que stagiaire d’AGE-WELL, Howard Chiam a créé des jeux informatiques destinés aux survivants d’accidents vasculaires cérébraux; un travail, dit-il, qui lui a ouvert les portes à l'emploi de ses rêves chez ATS Automation, dans sa ville natale de Cambridge, en Ontario. Les jeux qu’il a conçus avec AGE-WELL faisaient partie d’un nouvel appareil robotique pour aider à redonner des forces au haut du corps et à rétablir les habiletés motrices chez les survivants d’accidents vasculaires cérébraux. Les jeux ont aidé les gens à rester motivés pendant qu’ils s’entraînaient en poussant sur un bras robotique. « Avec AGE-WELL, je voulais travailler à rendre la technologie plus conviviale pour une population vieillissante et toute personne pouvant avoir de la difficulté à la comprendre », dit-il. « Depuis l’école secondaire, je travaille sur des projets qui sont utiles et qui peuvent être appliqués de différentes façons. »
M. Chiam affirme que sa formation avec AGE-WELL, tout en poursuivant ses études de maîtrise en génie clinique à l’Université de Toronto, lui a montré à quel point il est important de trouver un sens à son travail. Trop souvent, par exemple, les survivants d’accidents vasculaires cérébraux cessent tout simplement leurs exercices de réadaptation par frustration. Les jeux informatiques, dont la difficulté variait du jeu avec des formes simples au ravitaillement d’un vaisseau spatial alors que des extraterrestres tentent de le voler, étaient destinés à faire renaître la motivation des gens. Chez ATS, M. Chiam continue de rendre les interfaces Web pour les produits médicaux plus intuitives, mais à une échelle beaucoup plus grande. ATS, dont le siège social se trouve à Cambridge, offre des solutions d’automatisation à de nombreuses entreprises parmi les plus prospères du monde. Récemment, M. Chiam a entrepris d'ajouter d'importantes cordes à son arc depuis qu'il s'est joint à une équipe pour un nouveau projet. Bien qu’il ne puisse pas en parler en raison d’une entente de nondivulgation, il affirme avec certitude : « Tout se rapporte à un travail qui fait la difference. » ■
Visionnez nos nouvelles vidéos sur les témoignages de stagiaires à l’adresse
www.agewell-nce.ca
RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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3 L’Institut d’été d’AGE-WELL 2018
La beauté naturelle entourant Banff, en Alberta, était le cadre parfait pour le troisième Institut d’été d’AGE-WELL, consacré aux Possibilités cocréatives : Loisirs et bien-être – Possibilités de mobilisation des personnes âgées. Dix-sept stagiaires d’AGE-WELL de partout au Canada ont participé au programme de formation immersive d’une semaine. Ils ont travaillé en étroite collaboration avec des mentors pour définir un problème et trouver une solution afin d’améliorer la qualité de vie et d’apporter des avantages sociaux et économiques, tout en mettant l’accent sur les loisirs. La mobilisation des adultes âgés et des aidants naturels était un élément essentiel de toutes les activités, de la détermination et de la validation des solutions aux éléments du projet comme le prototypage, le marketing et la commercialisation. La semaine s’est terminée par un concours de présentations d'accroche. « Passer de l’idéation à une présentation en cinq jours est toujours un énorme défi », déclare Richard McAloney, directeur de l’entrepreneuriat à l’Impact Centre de l’Université de Toronto et l’un des mentors experts à l’Institut d’été. « Je suis stupéfait de voir émerger des idées de qualité qui pourraient mener à de vrais produits. Cela témoigne de l’excellent travail que les stagiaires ont accompli pendant la semaine et c’est un plaisir de travailler avec les étudiants et les mentors. » ■
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RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
L’INSTITUT D’ÉTÉ D’AGE-WELL 2018
L’équipe 1 a remporté le concours de présentations pour la conception d’un outil de communication rapide automatisé visant à améliorer la sécurité pendant les randonnées guidées et les visites de loisirs en plein air pour les aînés. Le dispositif détecte si une personne tombe, arrête de bouger, se sépare du groupe ou demande de l’aide, puis alerte instantanément les membres du groupe par des rétroactions haptiques, visuelles et auditives.
RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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Réseautage et partenariats AGE-WELL est le seul réseau pancanadien qui rassemble des chercheurs, des entreprises commerciales, des organismes communautaires, des consommateurs et d’autres intervenants afin de mettre au point des solutions technologiques pour le vieillissement en santé. Par conséquent, les partenariats sont au cœur de tout ce que nous faisons. En trois ans, AGE-WELL est passé de 80 partenaires initiaux à plus de 250 organismes. Le nombre et la gamme de ces partenariats ont augmenté l’an dernier, y compris les nouveaux liens établis avec la Financière Sun Life et Fasken Martineau S.E.N.C.R.L. Et nous avons commencé à publier : AGE-WELL est maintenant le principal commanditaire institutionnel d’une nouvelle initiative médiatique appelée YouAreUNLTD, qui vise à changer la conversation sur le vieillissement. Le principal commanditaire de la marque et partenaire de distribution de YouAreUNLTD est Wellwise de Pharmaprix. L’an dernier, nous avons eu le plaisir d’annoncer deux nouveaux centres d’expertise AGE-WELL qui appuient maintenant nos activités. Le Centre canadien d’études sur le droit des aînés (CCEL), qui se consacre à l’étude des enjeux juridiques particuliers touchant les Canadiens âgés, a été désigné comme centre d’expertise d’AGE-WELL en droit des aînés. Le Ward of the 21st Century (W21C), initiative de Calgary qui vise à améliorer la sécurité des patients et la qualité des soins, est devenu un centre d’expertise d’AGE-WELL sur les facteurs humains et les essais de convivialité. MC
La couverture du premier numéro du magazine YouAreUNLTD
Le laboratoire de simulation du W21C
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RÉSEAUTAGE ET PARTENARIATS
Alex Mihailidis fait une présentation au congrès mondial de gérontologie et de gériatrie 2017 de l’IAGG à San Francisco.
Nos liens institutionnels sont florissants, tout comme les liens que nous établissons chaque jour avec les utilisateurs finaux. Le succès dépend de la participation active des personnes qui utiliseront les technologies et les services mis au point grâce à nos recherches. Chaque année, nous rassemblons notre réseau multisectoriel pour une interaction en personne à la conférence annuelle d’AGE-WELL. En 2017, AGE-WELL a offert des présentations, des discussions, du réseautage et des démonstrations visant à maximiser l’échange de connaissances. Les interactions entre AGE-WELL et les décideurs se sont intensifiées. Notre réseau éclaire maintenant
les politiques et les discussions sur les questions urgentes, notamment au moyen de mémoires présentés à des comités fédéraux comme le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées de la Chambre des communes. Une équipe d’AGE-WELL a récemment contribué à un changement de politique qui vise à améliorer le processus de recherche des Canadiens qui errent ou se perdent (voir page 24). Au-delà des frontières du Canada, AGE-WELL continue d’être en demande. Les membres du réseau ont été invités à participer à deux missions gouvernementales de premier plan en Asie. Nous contribuons à d’importantes initiatives internationales, dont une avec les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour créer des occasions de financement majeures à l’intention des chercheurs canadiens par l’entremise du programme Active and Assisted Living (AAL) de la Commission européenne. Séoul, Singapour, Beijing, Ljubljana, Dublin et Hong Kong ne sont que quelques-unes des villes où les chercheurs d’AGE-WELL ont présenté des recherches et partagé leur expertise au cours de la dernière année. Nous avons fait des vagues à San Francisco, où AGE-WELL a organisé conjointement une « Journée de la technologie » sans précédent au Congrès mondial de l’Association internationale de gérontologie et de gériatrie (AIGG 2017) en juillet 2017. ■
Jeanie Zabukovec, gestionnaire du programme de recherche d’AGE-WELL à l’IAGG. RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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RÉSEAUTAGE ET PARTENARIATS
Leadership international AGE-WELL est un chef de file mondial en matière de technologie et de vieillissement. Voici quelques exemples :
Rosalie Wang a été invitée
à prendre la parole au siège de l’ONU par la Division de la politique sociale et du développement du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU.
Mme Rosalie Wang, chercheuse d’AGE-WELL, a fait un exposé lors d’une session au siège des Nations Unies à New York. Le thème : les compétences numériques pour la population vieillissante. Mme Wang, scientifique à l’Université de Toronto et à l’Institut de réadaptation de Toronto, était conférencière dans le cadre d’un événement parallèle à la 56e session de la Commission du développement social des Nations Unies. Elle a indiqué aux participants que la recherche effectuée au Canada en matière de conception axée sur l’utilisateur offre des solutions aux problèmes de mise au point de technologies pour aider les personnes âgées. L’événement était coparrainé par la Mission permanente du Japon auprès de l’ONU et par l’Université Waseda à Tokyo.
Alex Mihailidis, directeur scientifique d’AGE-WELL, a été élu vice-président de l’Active and Assisted Living Association. L’association gère le programme Active and Assisted Living (AAL), pionnier mondial dans le secteur de la technologie et du vieillissement. Le programme AAL finance la recherche appliquée pour le développement de l’innovation basée sur les TIC (technologies de l’information et de la communication) afin d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées.
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RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
LEADERSHIP INTERNATIONAL
Emma Smith, stagiaire d’AGE-WELL et doctorante à l’Université de la Colombie-Britannique, a travaillé à l’initiative de coopération mondiale relative aux technologies d’assistance (Global Cooperation on Assistive Technology, GATE) de l’Organisation mondiale de la santé en tant que chercheuse boursière Friedman de l’Université de la Colombie-Britannique à l’Université Maynooth, en Irlande. Mme Smith a dirigé un exposé de principes sur le personnel nécessaire pour fournir de la technologie d’assistance (AT) à l’échelle mondiale. Elle a également contribué à un article sur la politique de TA. Sa participation à l’initiative GATE l’a amenée à se rendre au Malawi pour travailler sur une analyse nationale de la politique de TA.
Lili Liu, professeure à l’Université de l’Alberta, et Pooja Viswanathan, présidente-directrice générale de Braze Mobility Inc., ont représenté AGE-WELL au Forum canadien des entreprises sur le vieillissement en santé qui s’est tenu à Beijing en mars 2018. Elles ont participé à des discussions en groupe et à des rencontres de réseautage pour mobiliser de nouveaux partenaires potentiels en Chine. John McCallum, ambassadeur du Canada en Chine, a ouvert le forum inaugural.
En août 2018, AGE-WELL a organisé un atelier au 14e congrès mondial sur le vieillissement, qui était parrainé par la Fédération internationale du vieillissement (FIV) à Toronto. L’atelier était axé sur les voies vers l’innovation et visait à répondre à la question suivante : « Comment le Canada peut-il combler l’écart entre les politiques et les solutions dans le domaine du vieillissement et de la technologie? » Les membres d’AGE-WELL ont également fait une présentation dans le cadre d’un atelier d’étude de cas sur l’innovation. Au cours de la dernière soirée, AGE-WELL a aidé à organiser un événement de réseautage pour les chercheurs canadiens et les partenaires internationaux. L’événement était dirigé par l’Institut du vieillissement des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et organisé conjointement avec la Société Alzheimer du Canada, l’Association canadienne de gérontologie et le Centre de recherche sur le vieillissement. RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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Gestion
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Une gouvernance forte
Une gestion efficace
AGE-WELL a un conseil d’administration solide et efficace dont les membres possèdent un éventail incroyablement riche de compétences, d’expertise et d’expérience dans les secteurs privé, universitaire et public. Le conseil d’administration a fourni une orientation stratégique et organisationnelle indispensable au cours des trois premières années du réseau. Étant donné que le premier mandat de cinq ans d’AGE-WELL prend fin en 2020, le conseil guide également judicieusement AGE-WELL tout au long des étapes de la planification du renouvellement. Il s’agit notamment de mettre au point les énoncés de vision et de mission du réseau qu’AGE-WELL transposera dans son prochain mandat des RCE et au-delà. Parlez à l’un ou l’autre des membres de notre conseil et vous sentirez immédiatement sa passion pour le travail que fait AGE-WELL. En mai 2018, nous avons accueilli Mimi Lowi-Young à titre de nouvelle présidente du conseil. Elle possède plus de 30 ans d’expérience en tant que dirigeante des soins de santé aux aînés, notamment à titre d’ancienne présidentedirectrice générale de la Société Alzheimer du Canada. AGE-WELL est redevable à notre président fondateur du conseil d’administration, Mike Harcourt, qui a joué un rôle déterminant dans la création du réseau et l’orientation de ce dernier vers ses réalisations au cours des trois premières années. Avec la fin de son mandat, il agit maintenant à titre de président d’honneur d’AGE-WELL, un rôle dans lequel il continue de promouvoir AGE-WELL, en mettant un accent particulier sur la formation des futurs innovateurs. En plus des membres de notre conseil, nous avons la chance d’avoir deux comités consultatifs au conseil d’administration : notre Comité consultatif scientifique international et notre Comité de gestion de la recherche, qui sont tous deux essentiels à notre succès.
La gestion quotidienne d’AGE-WELL est la responsabilité d’un petit groupe de personnes dévouées et hautement qualifiées. C’est l’équipe qui met en œuvre les politiques et les programmes. Plus récemment, elle a dirigé un processus de renouvellement qui nous aide à définir nos priorités pour 2020-2025, et la façon dont AGE-WELL peut servir les Canadiens âgés et leurs aidants naturels de manière optimale. Dans le cadre de ce processus, AGE-WELL a entrepris volontairement un examen de miparcours complet du réseau l’an dernier. Nous avons également organisé des « tournées de renouvellement du réseau » dans cinq villes canadiennes pour engager un dialogue utile avec les intervenants. AGE-WELL est bien avancé avec sa stratégie pour l’avenir. Nous adoptons une approche ascendante pour concevoir le programme de recherche « 2.0 » afin de nous assurer que ce programme est fondé sur les priorités stratégiques et les besoins de nos intervenants. Dans sa prochaine phase, AGE-WELL continuera de mettre l’accent sur l’entrepreneuriat et l’impact, le leadership mondial et la création d’une communauté de pratique qui permet à l’innovation de s’épanouir. AGE-WELL s’appuiera sur ses réussites et ses forces à ce jour, tout en maximisant les possibilités de la structure de réseau pour obtenir des retombées sociales et économiques. Nous sommes impatients de dévoiler les détails sous peu. AGE-WELL bénéficie de l’orientation de ses intervenants par l’entremise de six comités consultatifs qui fournissent une contribution et une expertise essentielles, soit notre trousse de travail et les comités consultatifs transversaux, le Comité consultatif des partenaires, le Comité consultatif des aînés et des aidants naturels, le Comité consultatif des PHQ et le Comité de commercialisation et de développement technologique. ■
PROFIL DE LA DIRECTION
Mimi Lowi-Young Présidente, conseil d’administration d’AGE-WELL Pour Mimi Lowi-Young, l’une des réalisations les plus remarquables de la vie encore jeune d’AGE-WELL est la rapidité avec laquelle nous réussissons à offrir des solutions concrètes conçues pour améliorer la vie des personnes âgées et des aidants naturels. Maintenant, Mme Lowi-Young, qui est devenue présidente du conseil d’administration d’AGE-WELL en mai 2018 et qui siège au conseil depuis le lancement du réseau en 2015, fait passer l’initiative au niveau suivant, ce qu’elle appelle « AGE-WELL 2.0 ». « Nous avons l'occasion extraordinaire d’exploiter davantage le potentiel de la technologie pour améliorer la qualité de vie des gens s’ils sont en bonne santé et s’ils ne le sont pas. C’est la raison d’être d’AGE-WELL et je suis fière d’en faire partie », déclare Mme Lowi-Young. Mme Lowi-Young accède à la présidence après la fin du mandat à ce poste de l’ancien premier ministre de la Colombie Britannique, Mike Harcourt, qui est maintenant président d’honneur d’AGE-WELL. M. Harcourt a mis à profit sa vaste expérience d’une vie consacrée à la fonction publique, tandis que Mme Lowi-Young entre en poste après avoir passé plusieurs décennies comme dirigeante en soins de santé aux aînés dans les secteurs actifs et non actifs du système de soins de santé, y compris les secteurs des soins continus complexes et de la santé communautaire. Elle comprend les défis de la transformation et du renouvellement organisationnels et systémiques, et elle est aussi à l’aise avec les représentants gouvernementaux qu’avec les professionnels de la santé de première ligne.
« Nous avons l'occasion extraordinaire d’exploiter davantage le potentiel de la technologie pour améliorer la qualité de vie des gens… » Montréalaise formée comme physiothérapeute dans les années 1970 à l’Université McGill, Mme Lowi-Young a été présidente et chef de la direction de l’Hôpital de réadaptation de St. John’s et présidente-directrice générale fondatrice du Réseau local d’intégration des services de santé du Centre-Ouest de l’Ontario. Plus récemment, elle a été présidente-directrice générale de la Société Alzheimer du Canada, où elle a joué un rôle moteur dans l’élaboration du projet de loi C-233, qui ouvre la voie à une stratégie nationale sur la maladie d’Alzheimer et d’autres démences. La stratégie est ancrée dans l’histoire personnelle de Mme Lowi-Young; sa mère a souffert de démence vasculaire pendant des années et son père a eu de la difficulté à prendre soin d’elle, à la nourrir, à la laver et à s’assurer qu’elle faisait des exercices de réadaptation dont elle ne se souvenait pas après s’être cassé la hanche. « Nous aurions pu en faire beaucoup pour eux si nous avions su ce que nous savons aujourd’hui », dit-elle. « Je ne pense pas que ma mère aurait passé le dernier mois de sa vie dans une unité de soins intensifs. Nous avons maintenant une meilleure compréhension des stades de la démence, et nous serions en mesure de fournir du soutien à ma mère et à mon père qui, malgré de graves problèmes de santé chroniques, a quand même mené une vie énergique. » L’expérience continue de guider ce qu’elle considère comme sa « mission dans la vie », soit trouver des moyens d’améliorer la qualité de vie des aînés et de les aider à vieillir avec dignité. ■
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Témoignages « Ce que fait AGE-WELL est phénoménal. C’est une organisation qui aide les entrepreneurs, et les innovations, à intégrer le marché. Les entreprises en démarrage et les petites entreprises créent beaucoup de nouveaux emplois au Canada. Il est donc formidable qu’AGE-WELL soutienne les entreprises en démarrage, encourage l’entrepreneuriat et favorise les écosystèmes d’innovation. » Noureddin Chahrour, fondateur et président, Adrenalease Inc.
« AGE-WELL mène des activités de recherche et d’innovation technologique exceptionnelles de calibre mondial pour favoriser le vieillissement en santé, et il a positionné le Canada comme un chef de file mondial pour relever l’un des grands défis que le monde devra relever au cours des prochaines décennies : le bien-être des adultes âgés. » David Lindeman, directeur, Santé, CITRIS (Center for Information Technology Research in the Interest of Society) et le Banatao Institute, Université de la Californie; directeur, Center for Technology and Aging
« Grâce aux progrès des soins de santé, nous avons réussi à prolonger la durée de vie des gens. AGE-WELL vise à apporter qualité et indépendance à ces années supplémentaires grâce à des technologies accessibles, efficaces et durables. Lorsque les adultes âgés vivent au mieux leur vie, nous bénéficions tous de leur sagesse et de leur expérience. » Jolene McNeil, membre du Comité consultatif des partenaires d'AGE-WELL; gestionnaire nationale des modalités, Solutions de soins et de surveillance des patients, Philips Healthcare
« En tant que personne qui s’occupe de deux parents âgés aux prises avec des problèmes cognitifs et de mobilité, je suis reconnaissante qu’AGE-WELL élabore des technologies qui amélioreront et faciliteront notre vie à l’avenir. AGE-WELL démantèle les silos et vise à créer des solutions plus rapidement, et plus économiquement, pour la population vieillissante et ceux qui en prennent soin. » Mary Huang, aidante naturelle
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« AGE-WELL fait le pont entre la recherche et le monde réel par du financement, du réseautage, des conférences et des solutions éducatives. Il rassemble tous les différents intervenants et experts afin de concevoir et de mettre au point des produits utiles pour les personnes qu’il cible. AGE-WELL a certainement aidé ma recherche à prendre vie dans le monde réel. » Andrea Wilkinson, stagiaire d’AGE-WELL et boursière de recherche postdoctorale, Université de Toronto
« Avant AGE-WELL, il n’y a pas eu d’effort coordonné pour fournir des technologies ciblées qui favorisent l’autonomie et permettent aux adultes âgés de vivre dans leur propre environnement. AGE-WELL a fait d’énormes progrès dans l’élaboration de solutions qui améliorent la qualité de vie afin que les aînés puissent faire les choses comme ils le veulent. » Bill Miller, chercheur d’AGE-WELL; professeur, ergologie et ergothérapie, et doyen associé, Professions de la santé, Université de la ColombieBritannique
« Avec les progrès rapides de la technologie, nous devons tirer parti de la recherche de pointe du Canada et réunir tous les intervenants pour veiller à ce que les technologies soient intégrées de façon transparente dans les systèmes de soins de santé. AGE-WELL est un réseau qui fait déjà ce travail grâce à des équipes de projet multidisciplinaires et à l’inclusion de personnes âgées et d’aidants naturels dès les premières étapes. AGE-WELL stimule vraiment l’innovation et fait du Canada un chef de file dans le domaine de la technologie et du vieillissement. » Sénateur Art Eggleton, C.P.
« AGE-WELL croit fermement que la recherche et l’innovation peuvent faire progresser les frontières sociales, sanitaires et économiques. Comme une agence spatiale dotée d’une vision audacieuse, sa culture organisationnelle repose sur la poursuite de l’excellence, un vaste réseau interdisciplinaire de partenaires et la formation de chercheurs émergents. » Dr Robert Thirsk, ingénieur, médecin, ancien astronaute canadien et chancelier émérite, Université de Calgary
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Thèmes de recherche Les projets de recherche d'AGE-WELL sont répartis en huit blocs de tâches ou BT, appuyés par quatre activités transversales (AT) : la mobilisation des connaissances; la commercialisation et le transfert des technologies; les travaux transdisciplinaires; la formation et le mentorat.
1
BT
: NEEDS-OA
2
: NEEDS-CG
Comprendre les besoins des personnes âgées
Comprendre les besoins des aidants naturels
Pour exploiter le plus efficacement possible le pouvoir de la technologie et l'adapter à des solutions pratiques, il est essentiel de consulter les personnes qui s'en serviront et de les faire participer pleinement au processus dès les premières étapes et jusqu'à l'essai et à la commercialisation du produit. Le bloc de tâches NEEDS-OA est axé sur la compréhension des besoins des personnes âgées en matière de technologie et sur l'élaboration d'outils pour les inclure dans le développement technologique.
Les aidants naturels sont essentiels à la santé et au soutien des personnes âgées. L'objectif du bloc de tâches NEEDS-CG est de se faire une meilleure idée de la façon d'aider plus efficacement les aidants naturels en élaborant de nouvelles technologies qui permettront d'offrir des soins plus efficaces, de réduire leur fardeau et l'incidence des soins tout en améliorant leur qualité de vie. Nous mettons au point des stratégies pour aider les aidants naturels à prendre des décisions plus éclairées quant au choix de technologies.
BT
3
: TECH-FAI
Technologie favorisant l'autonomie et l'indépendance fonctionnelle Environ le quart des personnes âgées canadiennes disent avoir une déficience physique, cognitive ou sensorielle quelconque qui nuit à leur capacité d'exécuter des activités courantes de la vie quotidienne. Les recherches liées au bloc de tâches TECH-FAI se concentrent sur deux domaines : les technologies qui peuvent aider les personnes âgées à exécuter des tâches cognitives à la maison et dans la collectivité, et les technologies qui sont axées sur les déficiences physiques et les limitations fonctionnelles auxquelles font face les personnes âgées, lesquelles limitent souvent sévèrement leur mobilité et leur capacité à rester autonome.
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BT
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BT
4
: TECH-APS
Technologie pour une participation active à la vie en société L'interaction sociale et le soutien sont invariablement désignés comme des aspects essentiels de la qualité de vie des personnes âgées. Il a été démontré qu'un manque de communication peut donner lieu à l'isolement et à la solitude, ce qui peut engendrer par la suite des problèmes comme la dépression et le déclin cognitif chez les personnes âgées. Le bloc de tâches TECH-APS étudie de nouvelles technologies qui encouragent et favorisent une plus grande interaction sociale chez les personnes âgées et qui appuient la participation sociale, y compris les technologies à l'appui du jeu de collaboration, de l'apprentissage et du partage des connaissances.
Pour en savoir plus, consultez le site Web www.agewell-nce.ca
BT
5
: TECH-DD
Technologie pour réduire et prévenir les maladies et les déficiences Les affections chroniques, comme les maladies cardiovasculaires, le diabète ou les blessures physiques causées par des chutes ou d'autres accidents entraînent des coûts importants pour les gens, le système de soins de santé et l'économie canadienne. Toutefois, un suivi attentif des problèmes de santé chroniques peut considérablement en réduire les conséquences. En outre, l'activité et l'exercice régulier chez les personnes âgées sont associés à une amélioration générale de la santé, de la capacité fonctionnelle, de la qualité de vie et de l'autonomie. Le bloc de tâches TECH-DD produit des technologies et des outils qui aideront les personnes âgées à participer activement à la société.
BT
7
BT
Enjeux liés aux systèmes de soins de santé, à la pratique, aux politiques et à la réglementation Bien que l'innovation technologique offre de nouvelles possibilités extraordinaires, des défis se posent également à l'égard des politiques, de la réglementation et de la prise de décisions associées aux soins offerts aux personnes âgées. Il est aussi important de comprendre comment différents secteurs et intervenants peuvent collaborer pour élaborer des solutions innovatrices. Le bloc de tâches POLICY-TECH offrira des renseignements détaillés qui seront essentiels aux partenaires d'AGE-WELL dans leurs efforts d'intégrer de nouvelles technologies et de nouveaux outils sur le marché. La recherche orientera également de nouvelles politiques en matière de soins de santé.
: TECH-MCH
Technologie pour maintenir une bonne santé mentale et cognitive Actuellement, 747 000 Canadiens souffrent d'une déficience cognitive quelconque, notamment de démence. D'ici 2031, on s'attend à ce que ce nombre double à 1,4 million. De plus, 20 pour cent des personnes âgées canadiennes vivent avec une maladie mentale, l'anxiété et la dépression. La douleur semble être sous-déclarée et non traitée, ce qui provoque de l'agitation et de l'agressivité, tandis que les troubles de l'humeur ne sont souvent pas traités. Le bloc de tâches TECH-MCH donnera lieu à de nouvelles technologies dans ces domaines largement négligés de la technologie et du vieillissement.
BT
: POLICY-TECH
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8
: ETHICS-TECH
Aspects éthiques, culturels et sociaux de la technologie L'utilisation de nouvelles technologies avancées associée aux soins et à l'aide offerts aux personnes âgées donne lieu à des questions sociales et éthiques importantes, particulièrement dans des domaines comme la robotique, de l'intelligence artificielle et des capteurs qui recueillent des données potentiellement sensibles. Le bloc de tâches ETHICS-TECH met au point des conseils et des méthodes visant à aider les chercheurs et les décideurs qui étudient le vieillissement, l'invalidité et la technologie. Les recherches examinent également les facteurs liés à l'éthique, à la vie privée et à la sécurité qui sont les plus susceptibles de contribuer à une disparité dans l'utilisation des technologies émergentes.
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États financiers ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE AGE-WELL NCE Inc. Au 31 mars
2018 2017 $ $ ACTIF Actif à court terme Trésorerie et équivalents de trésorerie 274 454 161 274 Montant à recevoir du Réseau universitaire de santé 8 105 867 7 804 102 Subventions de recherche inutilisées et détenues par des institutions participantes 1 392 801 1 756 759 Débiteurs 80 736 60 895 Charges payées d’avance 26 030 9 990 9 879 888 PASSIF ET ACTIF NET Passif à court terme Produits reportés 43 416 Créditeurs et charges à payer 215 050
9 793 020
Total du passif à court terme Apports reportés
258 466 9 421 438
224 229 9 456 134
Total du passif
9 679 904
9 680 363
26 440 197 789
Actif net Non grevé d'une affectation 199 984 112 657
9 879 888 9 793 020 Au nom du conseil d’administration :
Mimi Lowi-Young Présidente, conseil d’administration
Barbara Stymiest Présidente, comité des finances et d'audit
Veuillez consulter les états financiers audités sur le site Web d’AGE-WELL NCE à l’adresse : www.agewell-nce.ca
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ÉTAT DES RÉSULTATS ET DE L'ÉVOLUTION DE L'ACTIF NET NON GREVÉ D’UNE AFFECTATION AGE-WELL NCE Inc. Exercice clos le 31 mars
2018 2017 $ $ PRODUITS Subvention des Réseaux de centres d’excellence 8 102 942 7 320 719 Subvention d'autres partenaires ou organismes 142 926 163 300 Autres sources de fonds 121 376 67 202
8 367 244 7 551 221 CHARGES Recherche et formation 6 839 914 6 170 053 Réunions et activités de réseautage 339 286 387 077 Communications 100 641 92 352 Honoraires 29 254 60 451 Déplacements 34 150 26 070 Administration 936 672 778 496
8 279 917 7 514 499 Excédent des produits sur les charges de l'exercice 87 327 36 722 Actif net non grevé d'une affectation au début de l'exercice 112 657 75 935 Actif net non grevé d'une affectation à la fin de l'exercice
199 984
112 657
Les contributions en espèces et en nature des partenaires détenues et utilisées par les institutions membres du réseau ne sont pas incluses dans ces états. Le réseau suit la méthode du report pour la comptabilisation des apports, qui incluent les subventions du gouvernement et d'autres organismes. Les apports reportés représentent les ressources inutilisées et grevées d'une affectation externe pour les dépenses des programmes des prochains exercices. Les variations du solde des apports reportés se présentent comme suit :
2018 2017 $ $ Solde au début de l'exercice Montants reçus au cours de l’exercice, RCE Montants reçus au cours de l’exercice, autres que RCE Montants comptabilisés à titre de produits au cours de l'exercice Solde à la fin de l'exercice
9 456 134 8 111 672 99 500 (8 245 868)
8 626 100 8 085 560 228 493 (7 484 019)
9 421 438
9 456 134
La première tranche de financement des RCE a été reçue le 26 mars 2015. Veuillez consulter les états financiers audités sur le site Web d’AGE-WELL NCE à l’adresse : www.agewell-nce.ca
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Communauté du réseau en date de septembre 2018
Universités et centres de recherche membres Baycrest Centre for Geriatric Care Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM) Centre des sciences de la santé mentale Ontario Shores Collège Mérici First Nations University of Canada George Brown College Institut de cardiologie de Montréal Institut de recherche Bruyère Institut de recherche Sunnybrook Institut de recherches d'Horizon Santé-Nord Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill McMaster University Réseau universitaire de santé (RUS) TÉLUQ – Université du Québec Université Carleton Université d’Ottawa Université Dalhousie Université de Calgary Université de Guelph Université de l’Alberta Université de la Colombie-Britannique Université de la Saskatchewan Université de Montréal Université de Regina Université de Sherbrooke Université de Toronto Université de Victoria Université de Waterloo Université du Manitoba Université du nord de la Colombie-Britannique Université du Nouveau-Brunswick Université du Québec à Montréal Université Laurentienne Université Laval Université McGill Université Ryerson Université Simon Fraser Université Trent Université Western Université Wilfrid Laurier
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Partenaires 6Harmonics Abbvie Active and Assisted Living Joint Program (AAL) Active4Care ADL Smartcare Aerial Technologies Inc. Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé AHS-Glenrose Alberta Association on Gerontology Alberta Health Services Alberta Innovates Alberta Therapeutic Recreation Association Alzheimer Association of Calgary Ambient Activity Technologies Amintro Inc Annapolis Valley Health Ashbourne (Assisted Living) Association canadienne d’appareils fonctionnels Association canadienne de gérontologie Association canadienne de soins et services à domicile Association canadienne des ergothérapeutes Aunege AvantAge Ontario Baptist Housing Baycrest Centre for Learning Research and Innovation BC Care Providers Association BC Silver Alert BC Therapeutic Recreation Association Belmont House Bereskin & Parr Big Motion Blackberry Blue Tree BlueForce Living Boston Scientific Bowmont Seniors Assistance Association Breton Ability Centre Burnaby Multicultural Society Caregiver Omnimedia Inc. Caregivers Alberta Caregivers Association of Alberta CARP
COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Partenaires (suite) Carya Society of Calgary CEFRIO Centraide du Lower Mainland Centre canadien d’études sur le droit des aînés Centre communautaire Kerrisdale Centre d’accès aux soins communautaires Champlain Centre d’excellence sur le partenariat avec les patients et le public Centre de droit, politique et éthique de la santé, Université d’Ottawa Centre de réadaptation Constance-Lethbridge Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain (CRIR) Centre de recherche publique (SAVIE) Centre de recherche sur le vieillissement (CDRV) Centre de recherche sur le vieillissement, Université du Manitoba Centre de ressources communautaires d’Ottawa ouest Centre de santé et de services sociaux de la Montagne (CSSS-DLM) Centre de santé Nak’azdli Centre for Assistive Technology and Connected Healthcare, University of Sheffield (CATCH) Centre for Digital Media Centre for Education and Research on Aging & Health, Université Lakehead Centre for Hip Health and Mobility Centre for International Research on Care, Labour and Equalities (CIRCLE) Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS) Université Laval Centre universitaire de formation et de recherche Jean-François Champollion Chartwell résidences pour retraités Choices in Community Living Inc. Christie Gardens Appartement and Care Circle of Care Clearpath Robotics Collège Algonquin Collège communautaire du Nouveau-Brunswick Collège Sheridan Communitech
Community Trust Endowment Fund Conseil tribal de File Hills Qu’Appelle CrossWing, Inc. Data Performers Deliberatus Design Delta View Enrichment Centre Digital Dackel Inc. Digital Health Hub DJP Designs École Nak’albun Emmetros Limited Emploi et Développement social Canada Employers for Carers UK Engage Biomechanics ETreatMD Extendicare (Canada) Fasken Martineau LLP Financière Sun Life inc. Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick Fondation Strafford Fraser Health G. F. Strong Rehabilitation Centre George Brown College GeronTech LTD Gilbrea Centre for Studies in Aging, Université McMaster Gouvernement du Nouveau-Brunswick Ministère de la Santé Gouvernement du Yukon - Ministère de la Santé et des Services sociaux Granville Gardens Groupe CSA Groupe d’intérêt spécial sur l’interaction ordinateur-humain (SIGCHI) Groupe Santé CBI Guanghua International Education Association Gyro Club d’Edmonton HACKING HEALTH HealthTech Connex Heuristext Inc. Hexyoo Scientific Inc Hôpital général de Kingston Hôpital North Lantau Hôpital pour anciens combattants Sunnybrook Suite à la page suivante RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Partenaires (suite) HUDDOL Inc IBM Canada Ltée i-Edit IMAGINE Citizens Impact Centre, Université de Toronto Indes Inertia Engineering Initiative nationale pour le soin des personnes âgées (NICE) Institut atlantique sur le vieillissement Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal Institut de recherche Bruyère Institut de recherche sur le vieillissement de l’université McMaster (MIRA) Institut de recherche sur le vieillissement Schlegel-Université de Waterloo Institut des services et des politiques de la santé (ISPS) des IRSC Institut du vieillissement des IRSC Institut ontarien du cerveau (IOC) Institut Vanier de la famille Institute for Life Course & Aging, Université de Toronto Institute on Aging and Lifelong Health, Université de Victoria JDQ Systems Inc JLG Health Solutions Inc. Johnson & Johnson KeeBee Kinova Kiwanis Lawson Health Research Institute, Université Western Life Science Nation Lifestyle Options Retirement Communities Ludoscience Manitoba Association of Senior Centres Marche des dix sous du Canada Mavencare MDA Space Missions MEDEC MediPense MEDTEQ Memory and Company
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RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
Merz Pharma Canada Microsoft Mindful Scientific Ministère de la Santé de l’Alberta Ministère de la Santé de la Saskatchewan, Direction des soins communautaires Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario Minoru Place Activity Centre Mircom Mitacs Mobisafe System Mount Pleasant Neighbourhood House MultiMension Myant N’Mninoeyaa Indigenous Health Access National Institute on Ageing New Vista Society Nova Scotia Centre on Aging, Université Mount Saint Vincent OCAD University Ontario Bioscience Innovation Organization (OBIO) Ontario Centres of Excellence (OCE) Ontario Dementia Advisory Group (ODAG) Ontario Institute for Regenerative Medicine Ontario Society of Occupational Therapists Ontario Telemedicine Network (OTN) Orthofab Oshawa Senior Citizens Centres Otsuka America Pharmaceuticals Palmerston Bay Inc. ParaMed Inc. Parkinson's Clinic of Eastern Toronto and Movement Disorders Centre Partners Advancing Transitions in HealthCare Patterson Medical Philips Healthcare PhysioAtlas Plateforme d'innovation dans l'information intelligente du Sud de l'Ontario Point Grey Port Moody Heritage Society Prism Medical Projet PATH de Northumberland Projet Whitecard Digital
COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Partenaires (suite) Pronura Diagnostics Corp. Proximify Quanser Inc. Quillsoft RCE AllerGen RCE BioCanRx RCE GlycoNet Regina Qu’Appelle Health Authority Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal (R.A.N.M) Réseau canadien de l’arythmie cardiaque - CANet Réseau canadien de recherche respiratoire Réseau canadien des soins aux personnes fragilisées (RCSPF) Réseau pour la santé du cerveau des enfants Réseau provincial de recherche en adaptation réadaptation (REPAR) Réseau québécois de recherche sur le vieillissement (RQRV) Revera Inc. Rick Hansen Institute (RHI) Riverview Health Centre Royal Ottawa Safetrack GPS Canada Inc. Saint Elizabeth Health Care Saint Joseph Geriatric Care Samsung SATech Semaphore Lab, Université de Toronto Seniors Care Network Seniors Health Knowledge Network Sensimat Sermax Services immobiliers Century Silver Harbour SiR2N Partners Inc. Société Alzheimer de l’Ontario Société Alzheimer du Canada Société Alzheimer du Manitoba STF Technologies Tactica Interactive Inc. Tactile Audio Displays Inc. Tapestry at Wesbrook Village Technicalities Plus Inc Tekscan
TelASK TELUS Capital de risque TELUS Santé The Caregiver Network Thornebridge Gardens Toronto Rehab – UHN Tridel UBER Vancouver Coastal Health Research Institute VentureLab VHA Home HealthCare Victoria Lifeline Vigilent Télésystèmes Ville de Surrey Ward of the 21st Century (W21C), Innovation and Research Centre, University of Calgary We Rage We Weep Alzheimer Foundation WellwiseMC de Pharmaprix West Vancouver Seniors' Activity Centre Western Isles Health Authority Women's Brain Health Initiative WorkSafeBC York Care Centre
Chercheurs du réseau Financés directement par AGE-WELL
Sara Ahmed, Centre universitaire de santé McGill Philippe Archambault, Université McGill Arlene Astell, Ontario Shores Centre for Mental Health Sciences Claudine Auger, Université de Montréal Ronald Baecker, Université de Toronto Éric Beaudry, Université du Québec Jennifer Boger, Université de Waterloo Carrie Bourassa, First Nations University of Canada Felix Breden, Université Simon Fraser Jack Callaghan, Université de Waterloo Mark Chignell, Université de Toronto Virginie Cobigo, Université d’Ottawa Andrea Creech, Université Laval Eyal de Lara, Université de Toronto Suite à la page suivante RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
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COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Chercheurs du réseau Financés directement par AGE-WELL (suite)
Louise Demers, Université de Montréal Tilak Dutta, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Martin Ester, Université Simon Fraser Janet Fast, Université de l’Alberta Deborah Fels, Université Ryerson Dolores Furlong, Université du Nouveau-Brunswick Uwe Glasser, Université Simon Fraser Cynthia Goh, Université de Toronto Rafik Goubran, Université Carleton Amanda Grenier, Université McMaster Diane Gromala, Université Simon Fraser Manon Guay, Université de Sherbrooke Thomas Hadjistavropoulos, Université de Regina John Hirdes, Université de Waterloo Sander Hitzig, Sunnybrook Research Institute Jesse Hoey, Université de Waterloo Réjean Hébert, Université de Montréal Kristen Jacklin, Université Laurentienne Susan Jaglal, Université de Toronto Mandar Jog, Université Western Regina Jokel, Université de Toronto Marc Jolicoeur, Institut de cardiologie de Montréal Jeff Jutai, Université d’Ottawa Dahlia Kairy, Université de Montréal David Kaufman, Université Simon Fraser Susan Kirkland, Université Dalhousie Frank Knoefel, Institut de recherche Bruyère Karen Kobayashi, Université de Victoria Pia Kontos, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Joon Lee, Université de Waterloo Myles Leslie, Université de Calgary Lili Liu, Université de l’Alberta Édith Martin, Collège Mérici Janet McElhaney, Horizon Santé-Nord Chris McGibbon, Université du Nouveau-Brunswick Joanna McGrenere, Université de la Colombie-Britannique Josephine McMurray, Université Wilfrid Laurier François Michaud, Université de Sherbrooke Alex Mihailidis, Université de Toronto William Miller, Université de la Colombie-Britannique Ralph Mistlberger, Université Simon Fraser Ian Mitchell, Université de la Colombie-Britannique Karyn Moffatt, Université McGill
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Sylvain Moreno, Université Simon Fraser Ben Mortenson, Université de la Colombie-Britannique Zahra Moussavi, Université du Manitoba Cosmin Munteanu, Université de Toronto Mississauga Hani Naguib, Université de Toronto Goldie Nejat, Université de Toronto Ioanis Nikolaidis, Université de l’Alberta Alison Novak, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Kieran O’Doherty, Université de Guelph Norm O’Rourke, Université Simon Fraser Francisco-Javier Olleros, Université du Québec à Montréal Ed Park, Université Simon Fraser Rajni Patel, Université Western Johanne Patenaude, Université de Sherbrooke Hélène Pigot, Université de Sherbrooke Joelle Pineau, Université McGill Jan Polgar, Université Western Milos Popovic, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Johanne Queenton, Université de Sherbrooke Julie Richardson, Université McMaster Julie Robillard, Université de la Colombie-Britannique Steve Robinovitch, Université Simon Fraser François Routhier, Université Laval Frank Rudzicz, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Louise Sauvé, TÉLUQ Andrew Sixsmith, Université Simon Fraser Carolyn Sparrey, Université Simon Fraser Paul Stolee, Université de Waterloo Megan Strickfaden, Université de l’Alberta Eleni Stroulia, Université de l’Alberta Babak Taati, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Michel Tousignant, Université de Sherbrooke Mike VanderLoos, Université de la Colombie-Britannique Brenda Vrkljan, Université McMaster Jennifer Walker, Université Laurentienne Rosalie Wang, Université de Toronto Bruce Wallace, Université Carleton Michael Wilson, Université McMaster Robert Wu, Université de Toronto Azadeh Yadollahi, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Herbert Yang, Université de l’Alberta Paul Yoo, Université de Toronto
COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Conseil d’administration (au 1
er
septembre 2018)
Mimi Lowi-Young, (présidente), dirigeante en soins de santé et conseillère en systèmes de santé Barbara Stymiest, (vice-présidente), directrice d'entreprise Larry Baldachin, vice-président exécutif et dirigeant principal des affaires, Réseau universitaire de santé Eric Bosco, chef du développement des affaires et des partenariats, Mitacs Jim Brookes, dirigeant en télécommunications à la retraite Diane Finegood, professeure, Université Simon Fraser Susan Kirkland, professeure, Université Dalhousie Alex Mihailidis, directeur scientifique, AGE-WELL Rich Osborn, associé directeur, TELUS Capital de risque Andrew Sixsmith, directeur scientifique, AGE-WELL Robyn Tamblyn, professeure, Université McGill Aaron Unger, conseiller en finances municipales Stewart Fast, (observateur), gestionnaire principal de programme, Secrétariat des RCE Bridgette Murphy, directrice générale, AGE-WELL
Comité consultatif scientifique international Robyn Tamblyn, (présidente), professeure, Université McGill Anthea Tinker, (vice-présidente), professeure, King’s College de Londres, Royaume-Uni James Barlow, professeur, Imperial College Business School, Royaume-Uni Anne Martin-Matthews, professeure, Université de la Colombie-Britannique (en congé) Lawrence Normie, expert-conseil, Évaluation et planification des technologies de pointe Stewart Fast, (observateur), gestionnaire principal de programme, Secrétariat des RCE Alex Mihailidis, (observateur), directeur scientifique, AGE-WELL Bridgette Murphy, (observatrice), directrice générale, AGE-WELL Andrew Sixsmith, (observateur), directeur scientifique, AGE-WELL Jennifer Wong, (observatrice), administratrice du programme de recherche, AGE-WELL
Comité de gestion de la recherche Alex Mihailidis, (président), directeur scientifique, AGE-WELL Louise Demers, professeure, Université de Montréal Susan Jaglal, professeure, Université de Toronto Jeff Jutai, professeur, Université d’Ottawa Karen Kobayashi, professeure, Université de Victoria Vicki Komisar, présidente, Comité consultatif du PHQ, boursière postdoctorale, Université Simon Fraser Pia Kontos, scientifique principale, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Jim Mann, membre de la collectivité et défenseur pour l’Alzheimer Rich McAloney, directeur, Gestion de la technologie et entrepreneuriat, Centre Impact, Université de Toronto Sandra McKay, gestionnaire, Recherche et évaluation, VHA Home Healthcare Ivar Mendez, chef de l’unité, Département de chirurgie, Université de la Saskatchewan et région sanitaire de Saskatoon Cosmin Munteanu, professeur, Université de Toronto Mississauga Andrew Sixsmith, directeur scientifique, AGE-WELL David Wright, associé et éditeur, YouAreUNLTD Stewart Fast, (observateur), gestionnaire principal de programme, Secrétariat des RCE Bridgette Murphy, (observatrice), directrice générale, AGE-WELL Jennifer Wong, (observatrice), administratrice du programme de recherche, AGE-WELL
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COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Comité consultatif des partenaires (direction) Mary Lou Ackerman, vice-présidente, Développement des affaires, Saint Elizabeth Health Care Sanjeev Gill, responsable national de la recherche pour le secteur, IBM Canada Kevin Harter, directeur exécutif, Centre national d’innovation d’AGE-WELL (POPRAVIT) Dan Kohl, directeur général, Regina Qu’Appelle Health Region Jolene McNeil, directrice, Hospital to Home Canada, Philips Healthcare Stephen Sutherland, PDG, CrossWing Inc. Alex Mihailidis, (observateur), directeur scientifique, AGE-WELL Bridgette Murphy, (observatrice), directrice générale, AGE-WELL Dorina Simeonov, (observatrice), gestionnaire de la mobilisation des politiques et des connaissances, AGE-WELL Andrew Sixsmith, (observateur), directeur scientifique, AGE-WELL
Comité du développement technique et de la commercialisation (direction) Isi Caulder, associé, Bereskin & Parr Sandra Crocker, vice-rectrice associée, Université Carleton Ian Hand, directeur exécutif, VentureLabs Scott Inwood, directeur de la commercialisation, Université de Waterloo Hassan Jaferi, gestionnaire de la commercialisation, Sunnybrook Health Sciences Joanna Preston, directrice associée, Gestion de la technologie, Université de l’Alberta Mike Walker, directeur adjoint, Université d’Ottawa Gay Yuyitung, directrice générale, Université McMaster Alex Mihailidis, (observateur), directeur scientifique, AGE-WELL Bridgette Murphy, (observatrice), directrice générale, AGE-WELL Andrew Sixsmith, (observateur), directeur scientifique, AGE-WELL
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RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Comité consultatif des aînés et des aidants naturels Phil Davis, coprésident et représentant régional de l’Ontario Ron Beleno, coprésident, Ontario Sherry Baker, vice-présidente, Colombie-Britannique Caron Leid, vice-président, Ontario Doug Gayton, représentant de la région du Pacifique, Colombie-Britannique Marjorie Moulton, représentante de la région du Pacifique, Colombie-Britannique G. Burn Evans, représentant de la région du Centre-Ouest, Alberta Lisa Poole, représentante de la région du Centre-Ouest, Alberta Chaitali Desai, représentante régionale de l’Ontario, Ontario Kristine Goulet, représentante de la région du Québec, Québec Poste vacant, représentant de la région du Québec, Québec Olive Bryanton, représentante de la région de l’Atlantique, Île-du-Prince-Édouard Poste vacant, représentant de la région de l’Atlantique Roger Marple, membre à titre personnel, Alberta
Comité consultatif des PHQ Vicki Komisar, (présidente), boursière postdoctorale, Université Simon Fraser Kedar Mate, (vice-président), étudiant en doctorat, Sciences de la réadaptation, Université McGill Victoria Young, (vice-présidente), chercheuse invitée (postdoctorale), Recherche, services paramédiques et auprès des aînés de la région de York Andrea Bandini, boursière postdoctorale, Sciences de l’ingénierie, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Jiamin Dai, étudiante en doctorat, École des sciences de l’information, Université McGill Gary Germeil, étudiant en doctorat, Sciences et technologie, TÉLUQ Maggie MacNeil, étudiante en doctorat, École de santé publique et systèmes de santé, Université de Waterloo Noelannah Neubauer, étudiante en doctorat, Ergothérapie, Université de l’Alberta Arezoo Talebzadeh, étudiante en maîtrise, Design for Health, OCAD University Mineko Wada, boursière postdoctorale, Institut STAR, Université Simon Fraser
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COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Comité consultatif transsectoriel Susan Jaglal, (présidente), Université de Toronto (AT4 – TRAIN) Ryan D’Arcy, Université Simon Fraser (AT2 – TECH-TRANS) Amanda Grenier, Université McMaster (AT1 – K-MOB) Karen Kobayashi, Université de Victoria (AT1 – K-MOB) Pia Kontos, Institut de réadaptation de Toronto – RUS, (AT3 – T-WORK) Lynn McDonald, Université de Toronto (AT1 – K-MOB) Judith Sixsmith, Université Simon Fraser (AT3 – T-WORK) Leslie Carlin, (observatrice), Université de Toronto Simon Carroll, (observateur), Université de Victoria Igor Gontcharov, (observateur), Université McMaster Alisa Grigorovich, (observatrice), Université de Toronto Euson Yeung, (observateur), Université de Toronto
BUREAU DE GESTION DU RÉSEAU Alex Mihailidis, directeur scientifique, AGE-WELL Andrew Sixsmith, directeur scientifique, AGE-WELL Bridgette Murphy, (observatrice), directrice générale, AGE-WELL Samantha Sandassie, (observatrice), gestionnaire du programme d’éducation et de formation, AGE-WELL Dorina Simeonov, (observatrice), responsable de la mobilisation des politiques et des connaissances, AGE-WELL
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RAPPORT ANNUEL D'AGE-WELL, 2017-2018
COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Comité consultatif des blocs de tâches Jeff Jutai, (président), Université d’Ottawa, (BT8 – ETHICS-TECH) Arlene Astell, Ontario Shores Centre for Mental Health Sciences (BT1 – NEEDS-OA) Jerome Bickenbach, Université Queen’s (BT8 – ETHICS-TECH) Louise Demers, Université de Montréal (BT2 – NEEDS-CG) Janet Fast, Université de l’Alberta (BT2 – NEEDS-CG) Rafik Goubran, Université Carleton (BT5 – TECH-DD) Don Juzwishin, Alberta Health Services, (BT7 – POLICY-TECH) David Kaufman, Université Simon Fraser (BT4 – TECH-APS) Frank Knoefel, Université Carleton (BT5 – TECH-DD) Lili Liu, Université de l’Alberta (BT6 – TECH-MCH) Bill Miller, Université de la Colombie-Britannique (BT3 – TECH-FAI) Cosmin Munteanu, Université de Toronto Mississauga (BT4 – TECH-APS) Hélène Pigot, Université de Sherbrooke (BT3 – TECH-FAI) Paul Stolee, Université de Waterloo (BT7 – POLICY-TECH) Eleni Stroulia, Université de l’Alberta (BT6 – TECH-MCH)
BUREAU DE GESTION DU RÉSEAU Alex Mihailidis, directeur scientifique, AGE-WELL Andrew Sixsmith, directeur scientifique, AGE-WELL Bridgette Murphy, (observatrice), directrice générale, AGE-WELL Jennifer Wong, (observatrice), administratrice du programme de recherche, AGE-WELL
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COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU en date de septembre 2018
Administration AGE-WELL DIRECTEURS SCIENTIFIQUES Alex Mihailidis, Institut de réadaptation de Toronto – RUS Andrew Sixsmith, Université Simon Fraser
BUREAU DE GESTION DU RÉSEAU (Institut de réadaptation de Toronto – RUS) Bridgette Murphy, directrice générale, AGE-WELL Margaret Polanyi, directrice principale des communications Samantha Sandassie, gestionnaire du programme d’éducation et de formation Shalini Sethi, agente des finances Dorina Simeonov, gestionnaire de la mobilisation des politiques et des connaissances Krystle Wiltshire, coordonnatrice administrative Jeanie Zabukovec, gestionnaire du programme de recherche (en congé - avril 2018) Jennifer Wong, administratrice du programme de recherche
Centres d'expertise, AGE-WELL Centre canadien du droit des aînés (droit des aînés) Kathleen Cunningham, directrice générale Krista James, directrice nationale du Centre canadien du droit des aînés, avocate
Ward of the 21st Century (W21C), Université de Calgary (facteurs humains et essais de conviviabilité) Jill de Grood, directrice Greg Hallihan, gestionnaire du Programme des facteurs humains
Centre Impact, Université de Toronto (entrepreneuriat) Cynthia Goh, directrice Rich McAloney, directeur, Gestion de la technologie et entrepreneuriat Leo Mui, gestionnaire, Initiatives en entrepreneuriat
iDAPT Centre for Rehabilitation Research, Institut de réadaptation de Toronto – RUS (laboratoires de simulation) Milos Popovic, directeur de l’Institut Lois Ward, gestionnaire, Opérations de recherche
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Production de rapports d’entreprise Rédactrice en chef : Margaret Polanyi Concepteur : Tim Gottschick, www.bay6creative.com Photographie : Boehmer Photography, Dave Chan, Samuel Cheng, Mathieu Fortin, Hexoskin, Jaime Hogge, John Hyrniuk Photography, Nate Lacroix, Warren Toda, Université du Manitoba, Université de Waterloo, Jeff Vinnick Images, Krystle Wiltshire
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RAPPORT ANNUEL DE
2017-2018 Réseau canadien axé sur les technologies et le vieillissement
Transformer des idées en réalité
AGE-WELL NCE Inc. Institut de réadaptation de Toronto – Réseau universitaire de santé 550, avenue University, 13e étage Toronto (Ontario) M5G 2A2 CANADA Téléphone : 416-597-3422, poste 7778 Courriel : info@agewell-nce.ca www.agewell-nce.ca
UN RÉSEAU CANADIEN DE CENTRES D'EXCELLENCE