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Carnet de Fiches de Capitalisation du Programme AFAFI-Nord

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AFAFI-Nord

Programme d’Appui au Financement de l’Agriculture et aux Filières Inclusives dans le Nord de Madagascar

CARNET DE FICHES DE CAPITALISATION DU PROGRAMME AFAFI-NORD

Ce carnet de fiches de capitalisation présente les résultats, réussites, innovations, leçons apprises et recommandations d’AFAFI-Nord. Bien modestement, il espère être la mémoire du Programme et inspirer tous ceux et celles qui y chercheront des informations liées à leur secteur d’activité, ou qui souhaitent élaborer des projets similaires à Madagascar.

Pour en savoir plus sur l’Union européenne et la Délégation de l’Union européenne à Madagascar

www.facebook.com/UE.madagascar.Comores

x.com/UE_Madagascar

EU Delegation to Madagascar and the Comoros - YouTube

Chaîne Youtube d’AFAFI-Nord : AFAFI.Nord.MADAGASCARYouTube

https://ue-madagascar.org

Plateforme de Coopération

UE-Madagascar

www.eeas.europa.eu/delegations/madagascar_fr

SOMMAIRE

Présentation d’AFAFI-Nord

Introduction

Thématique 1

Construction et redynamisation des Centres de Nutrition Communautaires (CNC)

Thématique 2

Agriculture, pêche et élevage (avec EFICC)

Thématique 3

Hydraulique pastorale et santé animale

Thématique 4

Périmètres irrigués et autres infrastructures

Thématique 5

Eau, assanissement et hygiène

Thématique 6

Gestion des ressources naturelles (avec le projet pilote de production du biogaz)

Thématique 7

Dotation en matériels, mobiliers et équipements aux autorités locales et régionales

Contenu de la chaîne YouTube d'AFAFI-Nord

Acronymes et abréviations

AFAFI-NORD, C’EST QUOI ?

AFAFI-NORD, AFAFI-SUD,

AFAFI-CENTRE ET RINDRA

Ces quatre Programmes sont financés par l’Union européenne. RINDRA est le Programme de Renforcement Institutionnel vers le Développement de la Résilience Agricole. En les développant dans tout le pays et en les centrant sur les besoins essentiels tels que l’accès à l’alimentation, à l’eau, à la santé et au renforcement des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, les effets seront plus massifs et plus durables.

AFAFI-Nord est le Programme d’Appui au Financement de l'Agriculture et aux Filières Inclusives dans le Nord de Madagascar.

Savez-vous que plus de 20 millions de Malgaches vivent en zone rurale et dépendent directement ou indirectement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. L’agriculture est l’activité principale de 72,7 % des ménages. Malheureusement, ce secteur n’est pas assez productif et n’arrive pas à nourrir toute la population en constante augmentation.

Différentes causes expliquent cela, notamment : Les techniques agricoles sont encore très largement manuelles : qu’il s’agisse de conduites d’élevage ou de pratiques culturales, elles sont insuffisamment intégrées entre elles et ne bénéficient pas toujours des développements les plus récents de la connaissance en agronomie

Le changement climatique bouleverse le cycle de la nature

Les routes, pistes rurales, accès aux sites de production et aux marchés sont en très mauvais état

LES MISSIONS

D’AFAFI-NORD

AFAFI-Nord a travaillé dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’environnement, plus précisément, l’accroissement de la production agricole (cultures et élevages) afin de contribuer à l’augmentation de la résilience des communautés rurales en luttant contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire et en améliorant les conditions de vie des bénéficiaires, surtout celles des ménages les plus vulnérables, la préservation et la restauration des écosystèmes, la gestion des ressources naturelles, en particulier les ressources en eau (y compris en matière d’hygiène et d’assainissement).

ANALANJIROFO - Curage et regabaritage d'une portion du canal d'Andrangazaha - © DUEM 2025

DES ZONES D’INTERVENTION DU PROGRAMME AFAFI-NORD

AFAFI-Nord travaille dans :

AFAFI-Nord LEVOUS?SAVIEZ-

agriculture élevage pêche

protection de l’environnement

lutte contre la malnutrition insécurité alimentaire

AFAFI-NORD A UNE APPROCHE

il y a plusieurs catégories de bénéficiaires et les activités mises en œuvre se complètent les unes les autres

les bénéficiaires (hommes et femmes) décident des priorités et sont directement impliqués dans les activités

les bénéficiaires travaillent ensemble et s’organisent pour conserver et maintenir les acquis après la fin du Programme

on retrouve les mêmes objectifs, les mêmes activités, les mêmes cibles et les mêmes types de bénéficiaires en DIANA, SAVA et ANALANJIROFO

LES ACTIVITÉS D’AFAFI-NORD SONT INTERRELIÉES ET SE COMPLÈTENT

RENFORCEMENT

DES CAPACITÉS

DES PARTIES

PRENANTES

ACCÈS À L’EAU

GESTION DE L’EAU

Collectivités territoriales décentralisées (CTD) : Régions et communes

Services techniques décentralisés des ministères (STD)

Organisations paysannes (OP) et Communautés de base (COBA)

Construction ou réhabilitation de périmètres irrigués (PI)

Adduction d’eau potable, Hygiène & Assainissement, Hydraulique pastorale

Associations des usagers de l’eau (AUE)

Appui aux filières (riz, banane, poisson, bovin, volaille, etc.)

Agroécologie

Réfection de ponts-dalots-pistes

Création d’EFICC (Exploitation Familiale Intégrée Compétitive et Continue) permettant de faire face aux chocs et d'AGR (Activité Génératrice de Revenus)

GEC (Groupe d’épargne Communautaire) et éducation financière

PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Agroforesterie

Éducation

Environnementale

Reboisement, lutte antiérosive et lutte contre les feux de brousse

Comités de bassin versant

Adaptation au changement climatique

LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION ET L’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Appui aux Centres de Nutrition

Communautaires (CNC)

Dépistage et Visites à domicile (VAD)

Démonstrations culinaires

Sensibilisation des mamans enceintes et des parents

GEC

PARTENAIRES DE MISE EN ŒUVRE

. Les producteurs et organisations faîtières

. Les Services Techniques Déconcentrés (STD) des ministères

. Les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) des trois régions d’intervention

. Le secteur privé

À travers AFAFI-Nord, ses résultats, ses réussites et ses innovations, l’Union européenne veut également partager des valeurs fortes telles que :

La participation communautaire

Le rôle majeur de la femme rurale dans le développement de Madagascar

L’égalité entre les hommes et les femmes

L’inclusion des personnes vulnérables dans tous les programmes de développement

Le respect des droits humains

L’accès pour tous et toutes aux services essentiels de base tels qu’une alimentation saine et variée, l’eau, la santé, l’éducation, l’assainissement, l’hygiène, etc.

La protection de la biodiversité et la sauvegarde de l’environnement

La lutte contre le changement climatique

Le partenariat gagnant - gagnant Union européenne - Madagascar

INTRODUCTION

AFAFI-Nord vous présente son carnet de fiches de capitalisation qui rassemble les principaux résultats, innovations et réussites de son Programme. En DIANA, SAVA et ANALANJIROFO, ses secteurs d’activité étaient l’agriculture, l’élevage et la pêche. Son focus était l’accroissement de la production en qualité et en quantité pour aider les communautés rurales à être plus résilientes en luttant contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire et en améliorant les conditions de vie des bénéficiaires, surtout celles des ménages les plus vulnérables.

L’environnement a également été la priorité d’AFAFI-Nord, et plus précisément la préservation des écosystèmes, la gestion des ressources naturelles, en particulier les ressources en eau, y compris en matière d’hygiène et assainissement.

L’approche d’AFAFI-Nord se voulait holistique, avec au cœur de son action la construction/réhabilitation de 22 barrages et de 48 .257 m de canaux d’irrigation, mais le Programme a également intégré l’hygiène, l’assainissement, les techniques de l’agroécologie, la gestion des ressources naturelles, la santé animale, ou encore l’hydraulique pastorale.

À travers ces fiches de capitalisation qui reprennent les grands thèmes d’action d’AFAFI-Nord, vous constaterez que l’analyse des résultats est à la fois quantitative (chiffrée) et qualitative puisqu’elle détaille l’impact des activités sur les conditions de vie des bénéficiaires, l’apport nouveau d’AFAFI-Nord, les difficultés rencontrées ainsi que les leçons apprises et recommandations.

Tout au long de ces pages, des photos, visuels et témoignages rappellent ces activités. Ils sont extraits des 60 vidéos diffusées depuis octobre 2024 pendant et après les 13 mini-campagnes de communication d’AFAFI-Nord.

Comme ce carnet de capitalisation, tous ces outils ont été conçus pour durer et être largement partagés/diffusés.

Le détail est donné à la fin de ce carnet. N’hésitez pas : échangez, améliorez, inspirez-vous, mais surtout ne laissez pas dormir toute cette mémoire collective !

AFAFI-Nord tient à remercier la DUEM pour son appui constant tout au long de ces années.

Grand merci aussi aux autorités malgaches, nationales, régionales et communales, aux ONG de mise en œuvre

sur le terrain et, surtout aux communautés de bénéficiaires sans lesquelles rien n ’aurait été possible.

Heureuse continuation à chacun-chacune d'entre vous !

Toute l'équipe d'AFAFI-Nord

Décembre 2025

CONSTRUCTION ET REDYNAMISATION DES CENTRES DE NUTRITION COMMUNAUTAIRES (CNC)

Dans les trois régions d’intervention d’AFAFI-Nord (DIANA, SAVA et ANALANJIROFO), le « pic » de malnutrition est important et atteint respectivement 22 %, 31 % et 36 %. Pour AFAFI-Nord, la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire passe, notamment, par la réhabilitation et/ou construction de Centres de Nutrition Communautaires (CNC), la fourniture en matériels et équipements aux CNC déjà existants, la formation d’Agentes Communautaires de Nutrition (ACN) et l’appui à l’Office Régional de Nutrition.

DIANA - Fkt Ambodikatakata - CR Antsohimbondrona - CNC avec jardin, puits et latrines en dur - © DUEM 2025
ANALANJIROFO
2 latrines en dur CNC
Jardin potager Puits

Nb de CNC construits, équipés de latrines, jardin potager et puits

Nb de CNC redynamisés

Nb de visites de mamans et d’enfants de moins de 5 ans

17 équipés de puits et jardins potagers

22 équipés de latrines --

CNC

Ouverture des CNC

2 demi-jours/semaine, donc 8 possibilités de visite/mois

CNC

250 mamans Pas mentionné

250 enfants

Nb d’ACN formées

Formations données par les ACN aux bénéficiaires

22 par l’ORN DIANA

Allaitement exclusif jusqu’à 6 mois ; Lutte contre la défécation à l’air libre (DAL) ; Lavage régulier des mains et hygiène générale ; Démonstrations culinaires ; Les 10 groupes d’aliments essentiels

FOCUS Innovation en DIANA : Le Comité Local de Nutrition

AFAFI-Nord a formé 22 Comités Locaux de Nutrition (CLN), composés chacun d’une ACN, de 3 « mamans dynamiques » et de 2 membres de Fokontany (homme et femme). Au total, 66 mamans dynamiques et 44 membres de Fkt ont été formés en nutrition et malnutrition, création de base de données et outils de dépistage. Le rôle du CLN est multiple : effectuer des visites à domicile (VAD) dans des zones éloignées du Fkt, rencontrer les mamans, dépister les cas de malnutrition, prodiguer des conseils en nutrition, hygiène, allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, etc. Les cas de malnutrition sont ensuite référés au Centre de Santé de Base (CSB).

DIANA - Fkt Antsoha - CU Ambilobe VAD du CLN - © DUEM 2024

FOCUS Innovation en ANALANJIROFO : La construction de CNC par les GEC

Des Groupes d’Épargne Communautaire (GEC) se sont cotisés pour construire un CNC dans leur village, parfois très difficile d’accès. Ils ont reçu une aide en matériaux de construction de la part d’AFAFI-Nord. Au total, 40 CNC ont ainsi été construits par les GEC.

Cette initiative a renforcé la cohésion communautaire : les familles se sont davantage impliquées dans les séances de sensibilisation, le suivi de la croissance de leur enfant, l’éducation nutritionnelle et les démonstrations culinaires.

Ici : ANALANJIROFO - Fkt Moronivo - CR Manompana

Construction d’un CNC, financé par un GEC - © DUEM 2024

Impact des CNC sur la lutte contre la malnutrition

Les mamans sont plus motivées à fréquenter le CNC car il est doté de matériel professionnel

Les ACN s’identifient et sont perçues comme des acteurs compétents du dépistage de la malnutrition et du suivi nutritionnel

Le dépistage nutritionnel est intégré dans la consultation de routine

Les bénéficiaires reconnaissent les signes de la malnutrition (émaciation, œdèmes, perte d’appétit, etc.) et se rendent au CNC

La malnutrition a été réduite dans les zones d'intervention

L’Office Régional de Nutrition a été renforcé dans sa lutte contre la malnutrition

Les pratiques d’hygiène et d’alimentation à domicile se sont améliorées

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Les bénéficiaires ont accès à un service de santé nutritionnelle de proximité

Les démonstrations culinaires

Les jeux de rôle lors des autres formations

L’approche intégrée multisectorielle (Nutrition + Santé + Eau + Assainissement + Hygiène) incite la communauté à mieux prendre en compte la lutte contre la malnutrition

En DIANA, la création des CLN et VAD est efficace pour changer les comportements nutritionnels des ménages éloignés, vulnérables, souvent les plus à risques de malnutrition

En SAVA, la dotation en matériel aux CNC éloignés est une innovation

L'obtention d'un terrain suffisamment grand et adéquat, surtout en zone urbaine, a nécessité de longues procédures administratives

L’obtention de magasins de stockage sécurisés pour les matériaux de construction des CNC

SAVA

Le manque de fonds/mécanismes communautaires pour réparer/remplacer les équipements usés ou cassés

Le coût élevé du transport pour acheminer le matériel lourd ou fragile vers les zones les plus enclavées

L’absence de locaux adaptés et sécurisés pour stocker les équipements dans certaines localités

ANALANJIROFO

L'acquisition du matériel médical a dû s’effectuer en dehors de la région

Le faible niveau des ACN dans certains cas

DIANA

Leçons apprises ou Recommandations

Impliquer davantage les chefs

Fokontany et directeurs d’école dans la lutte contre la malnutrition

Augmenter le nombre de jours de formation pour permettre une pleine appropriation par les bénéficiaires et ACN

Favoriser la bonne collaboration entre les ACN, CLN, ORN, autorités locales, notables, leaders sociaux et bénéficiaires : les intégrer activement dans les formations et le suivi-évaluation des activités de nutrition communautaire

Établir une convention stipulant que les équipements sont désormais sous la responsabilité de l’entité locale (commune/Fkt) pour créer un sentiment d’appropriation et d’engagement

Mettre en place un système d’épargne communautaire pour le renouvellement du matériel

Veiller à ce que le matériel et la méthode de suivi soient en phase avec les normes et les outils de l’Office National de Nutrition (ONN) et de l’ORN de chaque région

La voix des bénéficiaires

Mme JOCELYNE, Fkt Ankiabe - CR Beramanja - DIANA :

Je suis Agente Communautaire de Nutrition depuis 18 ans et j’aimerai mon travail jusqu’à ma mort ! Ce qui me motive dans mes missions, c’est mon désir de prendre soin des enfants. J’aime aussi interagir avec les membres de ma communauté et contribuer au développement de mon village.

M. Félicien INDRATSY, membre du GEC - Tsaramandroso - ANALANJIROFO :

L’existence de ce Centre de Nutrition Communautaire est essentielle, car il nous permet d’évaluer l’état de santé de nos enfants face à la malnutrition. J’encourage donc les parents à emmener leurs enfants au CNC afin de combattre ensemble ce fléau.

Mme Sylvie Zella RAHARILALANIRINA, Maire d’Ambilobe - DIANA :

Des CNC ont été construits en DIANA pour améliorer le suivi nutritionnel des enfants. Aujourd’hui, grâce à AFAFI-Nord, les enfants sont suivis pour prévenir la malnutrition.

Mme Malala Sarah RAZAFINIRY, Maman :

J’ai décidé d’amener mes enfants au Centre de Nutrition Communautaire pour qu’ils restent en bonne santé, actifs et qu’ils grandissent bien.

LE SAVIEZVOUS ?

Programme d’Appui au Financement de l’Agriculture et aux Filières Inclusives dans le Nord de Madagascar (AFAFI-Nord)

JE RECONNAIS LES SIGNES DE LA MALNUTRITION

Voici les signes auxquels il faut prêter attention

Il n’est pas toujours facile de détecter la malnutrition chez un enfant ou chez une maman.

L’insuffisance pondérale : un nourrisson/un enfant/ un-e adulte n’a pas le poids standard pour sa taille et son âge

La perte de poids non désirée (masse musculaire et graisse) de plus de 5 % du poids corporel en un mois, ou plus de 10 % en 6 mois

Une cicatrisation ralentie

Une perte d’appétit

Des cheveux ternes, cassants et/ou qui virent au roux

Une perte de force

Un visage affaissé ou anormalement creusé

Une raideur musculaire et une grande fatigue

Des œdèmes (gonflement de la peau et des tissus) au niveau des jambes et s’étendant parfois aussi aux bras, mains et visage

Des signes de faiblesse tels que les vertiges, syncopes, anémie, manque de concentration, apathie ou somnolence anormale

Une peau desséchée qui se détache en lamelles (peau squameuse)

Pour les jeunes filles pubères et les femmes : des règles irrégulières ou absentes

AGRICULTURE, PÊCHE ET ÉLEVAGE

Dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, AFAFI-Nord a appuyé les organisations paysannes et associations de pêcheurs (OP) dans leur structuration, leur organisation, leur gestion, et sur les techniques de production, transformation, conservation et commercialisation.

Sur les sites de Champs Écoles Paysans (CEP), de Fermes Écoles Paysans (FEP) et de culture maraîchère (CUMA), les bénéficiaires ont appris à fabriquer les composts liquide et solide, et les pesticides et fertilisants biologiques. Ils ont également pratiqué le paillage, la rotation des cultures, les cultures associées, etc. : autant de techniques de l’agroécologie qui ont permis de régénérer les sols usés, d’augmenter la qualité et le rendement de leur production, de combattre l’insécurité alimentaire et la malnutrition.

Avec l’aide d’AFAFI-Nord, des OP et des AUE ont élaboré un projet MIP (Micro-Projet) subventionné par l’UE jusqu’à 5 000 € maximum, ou un projet PEA (Projet d’Entrepreneuriat Agricole) subventionné jusqu’à 75 000 € maximum.

En soumettant leur projet, ces OP ont accepté de contribuer à hauteur de 5 % du montant total demandé pour un MIP et de 10 % pour un PEA.

Enfin, à travers la création d’EFICC (Exploitation Familiale Intégrée Compétitive et Continue) dans ses trois régions d’intervention, AFAFI-Nord a appuyé les ménages vulnérables en mettant en place des activités intégrées (agricultureaviculture) pour renforcer la résilience des ménages vulnérables face aux chocs tels que le changement climatique ou la période de soudure.

1) Filières appuyées

Décryptage

DIANA

Riz et maïs

Légumes à feuilles,

légumes à fruits, légumineuses

Baie rose et anacarde

Filières

Banane

Pisciculture et pêche

continentale

Aviculture

Nb de Fermes Écoles Paysans (FEP) et de Champs Écoles

Paysans (CEP) créés par AFAFI-Nord

Nb d’étangs piscicoles créés par AFAFI-Nord, Nb d’étangs piscicoles dans le cadre de l’adoption

Riz

Banane

Pisciculture

59 CEP + 2 TOT

29 CEP + 1 TOT

25 CEP

14 étangs agroécologiques intégrés à l’exploitation familiale

32 étangs à vocation commerciale en plus de la consommation familiale

Riz

Aviculture

Pisciculture

Bovins

Apiculture

Algoculture

CEP

Banane

Girofle, cannelle et bois-énergie (Grevillea)

Riz, maïs, manioc, patate douce, pistache

Agrumes, litchi, avocat

Cultures maraîchères

Aviculture

Pêche côtière

Pisciculture

Lait (vache laitière)

Pisciculture

Riz : 9 CEP

4 étangs agroécologiques intégrés à l’exploitation familiale

6 étangs agroécologiques intégrés à l’exploitation familiale

10 étangs à vocation commerciale en plus de la consommation familiale

121 19 16

59 paysans facilitateurs (PF) formés, qui ont formé à leur tour 1475 membres des OPB

29 PF formés qui ont ensuite formé 718 membres des OPB

25 PF qui ont formé à leur tour 99 membres des OPB

Filières OP

Impact sur les conditions de vie des

bénéficiaires

Agriculture et Pêche

Amélioration de la structure du sol et de la production grâce aux apports en engrais organique et compost

Diversité alimentaire qui contribue à une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle pour les familles et communautés

Baisse significative des résidus indésirables dans les aliments grâce à la réduction de pesticides et intrants de synthèse

Élevage

Prévention accrue menée par les Auxiliaires de Santé Animale (ASA), qui permet d’éviter l’apparition de maladies

Réduction d’utilisation d’antibiotiques à longue durée de rémanence

Valorisation des produits naturels dans l’alimentation et apport d’éléments nutritifs (sels minéraux, calcium)

Augmentation de l’immunité des animaux

Meilleure gestion du troupeau à travers l’élimination de la consanguinité par la castration sèche (non sanglante)

Utilisation des bouses de vaches pour la production du biogaz

Innovations apportées par AFAFI-Nord

L'agroécologie est une synthèse entre savoirs traditionnels et connaissances scientifiques (agronomie, écologie) adossée aux capacités financières des ménages les plus vulnérables

En SAVA, l’agroécologie est en rupture avec le modèle d’agriculture axé uniquement sur la vanille, en proposant des systèmes plus diversifiés et durables (Ex : l'agroforesterie avec la vanille)

En ANALANJIROFO, l’introduction des techniques telles que les courbes de niveau, bandes enherbées, haies vives, agroforesterie, compostage ou vergers antiérosifs constitue une nouveauté pour la majorité des ménages

Difficultés rencontrées

Enclavement de certaines zones d’intervention et difficultés d’accès pendant la saison des pluies

Catastrophes naturelles, notamment les cyclones, ayant perturbé significativement les activités

Disponibilité limitée des intrants agricoles

Réticence des agriculteurs à changer leurs habitudes

Pesticide naturel fabriqué par les bénéficiaires © DUEM 2025

Leçons apprises ou Recommandations

Prévoir le temps d’accompagnement suffisant pour une innovation telle que l’agroécologie

Bien maîtriser les conditions agro-environnementales du milieu (eau, pluie, type de sol, existence d’infrastructures telles que les barrages hydro-agricoles) car cela influe considérablement sur l’adoption des pratiques agroécologiques

S’assurer de l’aptitude de la zone pour la pisciculture (disponibilité en eau toute l’année, imperméabilité du sol et absence de risques d’infiltration dans la nappe phréatique)

Associer les formations techniques et les accompagnements sur le terrain

Mobiliser les pépiniéristes, CSBV, techniciens locaux et agents des STD dans la diffusion et le suivi des pratiques agroécologiques

Valoriser les connaissances endogènes et renforcer la résilience des exploitations familiales

Diffuser les bonnes pratiques et techniques apprises sur les CEP et FEP

Accompagner les agriculteurs dans le développement de leur sens des affaires en considérant leur exploitation comme un projet entrepreneurial

ANALANJIROFO - Fkt Tanambao I - CR Ampasina Maningory - Trois des 9 étangs piscicoles de l’OP FPTA - © DUEM 2025

La voix des bénéficiaires

Mme Odette, Paysanne facilitatrice et formatrice en pisciculture - Fkt et CR Ampondralava - DIANA :

Je forme les membres de mon organisation et toutes les femmes qui sont intéressées par la pisciculture même si elles ne sont pas membres de notre association. Mon objectif est d'améliorer leurs conditions de vie en les aidant à augmenter leurs revenus.

M. Zaktà Lalahimena OLIVIER, Bénéficiaire et Responsable du CEP CUMA

Moronivo - ANALANJIROFO :

Nous avons appris à fabriquer le compost liquide ou solide et le pesticide naturel. Notre production maraîchère a augmenté.

Une partie de nos récoltes est destinée à la consommation familiale, tandis que l’autre est vendue sur le marché local.

Les revenus de ces ventes nous permettent d’acheter ce que nous ne produisons pas, comme la viande et le poisson, ainsi que les produits de première nécessité.

M. David MATOE, Président de l’OP pêche FPTA - Fkt Tanambao I CR Ampasina Maningory - ANALANJIROFO :

La pisciculture a amélioré nos conditions de vie. Grâce à cet élevage de poissons, je peux désormais payer les études universitaires de mon enfant et assurer une meilleure alimentation à ma famille.

Nous avons troqué la lampe à pétrole contre un panneau solaire, acheté une radio, et inscrit nos plus jeunes enfants dans une école privée. Ce projet a changé ma vie.

2) Formation des organisations paysannes (OP)

Décryptage

Nb d’organisations paysannes (OP) appuyées par filière

Impact de la formation sur les OP

Amélioration de la vie associative : tenue de réunions, prise de responsabilités des membres de bureau, recouvrement des cotisations

Amélioration de la gestion et de la transparence par l’utilisation des outils de gestion (livre de caisse, cahier d’inventaire, cahier d’utilisation des matériels, etc.)

Constitution d’une caisse de l’OP

Restitution des formations reçues aux autres membres de l’OP

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Ajustement et diversification des modules des formations en fonction des besoins propres à chaque OP

Utilisation de méthodes participatives (jeux de rôles, simulations et exercices pratiques)

Formations théorique et pratique (CEP-FEP)

Meilleure connaissance des semences : préparation et utilisation sans gaspillage, conduite de pépinière, repiquage et entretien de clôture

Difficultés rencontrées

Niveau de structuration faible de la plupart des OP

Niveau d’instruction faible des membres d’OP pour certaines fonctions (trésorier, secrétaire)

Habitude d’une certaine oralité. Or, il faut laisser une trace des décisions et actions (dépenses, recettes, etc.)

Leçons apprises ou Recommandations

Faire coïncider les formations avec le calendrier cultural

Créer des outils (manuel de gestion de l’OP) destinés à capitaliser et diffuser les connaissances

Consolider les structures déjà existantes (unions communales, OP faitières) pour qu’elles puissent échanger entre elles, défendre leurs intérêts et accroître leur pouvoir de négociation

Prévoir le temps nécessaire pour l’assimilation complète des acquis et l’accompagnement des OP

Renforcer les compétences des OP en commercialisation pour améliorer leur accès aux marchés

Favoriser la participation des producteurs / OP aux événements régionaux et nationaux

La voix des bénéficiaires

M. Edmond DESCOMBES, Président de l’OP MANGROVE SAHABEVA - Manompana

ANALANJIROFO :

Chaque membre possède un savoir-faire particulier. Les uns sont plus expérimentés en pêche, tandis que d’autres sont plus compétents dans d’autres techniques. Cette diversité fait la force de notre groupe. Être membre apporte un réel soutien : en cas de difficulté, l’association peut intervenir pour aider l’un d’entre nous. Les échanges d’expériences sont également très riches. Aujourd’hui, grâce à l’association, on a pu avoir accès à la subvention PEA.

Mme Séraphine RAZAFIMALALA, Membre du bureau de l’OP Pêche LIAMPANDROSOANA

Soanierana Ivongo - ANALANJIROFO :

Notre adhésion à l’organisation LIAMPANDROSOANA a été motivée par l’instabilité de nos revenus et la nécessité de soutenir collectivement nos maris pour obtenir de meilleurs revenus et améliorer nos conditions de vie.

3) Mise en œuvre des MIP/PEA

L’activité MIP/PEA est une démarche responsabilisante car elle combine structuration, formation et implication active des OP dans la gestion de leur projet et de ses ressources. Les OP présentent et défendent leur projet devant le Comité d’Analyse et d’Attribution (CAA). Ensuite, à travers l’acquisition de matériels, les OP sont en mesure d’augmenter leur capacité de production, de transformation et de commercialisation. Les droits et redevances perçus sur l’utilisation des matériels (par les membres et non membres des OP), ainsi que la vente des produits, permettront aux OP de disposer de ressources propres qu’elles pourront investir dans la création de nouveaux services/partenariats ou l’achat de matériels.

Décryptage

Nb d'OP ayant bénéficié d'une subvention MIP ou PEA

SAVA

ANALANJIROFO

Apiculture

Aviculture

CUMA

Mareyeuse

Riziculture

Lait

Pêche

Pisciculture

Eau potable Périmètre irrigué

Exemple de MIP (maximum 5000 €) et pourcentage payé par l’OP ou la COBA

OP FMPM Mahatsara, CR Anjiabe

Composition du kit : motoculteur avec accessoires sans remorque, 3 charrues simples, 1 herse à dent, 4 pulvérisateurs, 1 batteuses de riz, 1 vanneuse, 3 charrettes.

Contribution de l’OP : 5 % soit 1 231 000 Ar

Composition du kit : motoculteur complet

Contribution de l’OP : 5 %, soit 712 800 Ar

COBA LOVAINJAFY CUMA

Décryptage

Exemples de PEA (maximum 75 000 €) par filière et avec pourcentage payé par l’OP

DIANA

SAVA

Filière Riz / OP LAZA

Montant : 41 922 684 Ar

Composition du kit : tracteur agricole 30 CV

Contribution de l’OP : 10 % soit 4 192 268 Ar

ANALANJIROFO

Filière Pêche / OP VATOLAMPY

Montant : 299 500 000 Ar

Composition du kit : machine de fabrication de blocs de glace combinée à une chambre froide dans un conteneur de 40 pieds, hangar de protection, puits équipé d’une pompe solaire

Contribution de l’OP : 10 % soit 29 950 000 Ar

Impact de l’activité MIP / PEA sur les OP et COBA

Amélioration de la productivité

Renforcement de l’autonomie et des compétences des OP : capacité à gérer leurs projets, équipements et ressources dans les filières prioritaires (agriculture, élevage, pêche et environnement)

Acquisition de matériels et équipements : infrastructures et outillages adaptés aux besoins des OP

Pérennisation des pratiques : suivi effectué par les DRT et mise en place de comités de gestion garantissant la durabilité

Non-gratuité des subventions : la contribution financière des OP (5 et 10 %) renforce leur cohésion et leur détermination

Signature d’une convention de partenariat entre AFAFI-Nord et les OP qui détaille les responsabilités des parties prenantes (ex : interdiction de vendre les équipements reçus)

Implication des bénéficiaires dans le choix de certains matériels spécifiques, à travers des visites directes

Constitution d’une caisse d’entretien des matériels, pour assurer leur pérennisation

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Mise à disposition de matériels, équipements, infrastructures et services que les bénéficiaires n’avaient pas la capacité d’acheter auparavant

Modernisation et professionnalisation des activités des OP

Apport bénéficiaire clairement défini (MIP : 5 % et PEA : 10 %)

Accompagnement d’un technicien au niveau du District qui aide les OP dans la constitution de leur dossier : définition des objectifs, stratégie, choix des matériels et de leurs spécifications, stratégie de gestion des matériels, définition des indicateurs

Formations ciblées des membres des OP en fonction du projet

Responsabilisation du Comité d’Analyse et d’Attribution (CAA)

Implication des DRT : suivi des projets pour assurer leur pérennisation même après la fin du Programme AFAFI-Nord

Garantie de transparence dans les décisions des CAA à l’égard des OP

Mise en place d’un comité de gestion des biens communs

ANLJ - Soanierana-Ivongo - Livraison du lait de l’OP MIRARY SOA à la mini-laiterie Toky - © DUEM 2025

Difficultés rencontrées

Nombre et volume des matériels à acquérir dans un délai très/trop court

Installation parfois difficile des matériels et infrastructures

Difficulté à trouver des fournisseurs locaux pour certains types de matériels

Défauts de fabrication de matériels à faire remplacer par les fournisseurs

Absence de carte fiscale (NIF/STAT) chez de nombreux fournisseurs

Leçons apprises ou Recommandations

Adapter les procédures aux réalités locales pour faciliter la mise en œuvre

Assurer un suivi post-formation et post-financement pour renforcer l’apprentissage et la pérennité des projets

Valoriser les OP pour qu’elles deviennent progressivement autonomes et responsables dans la gestion des projets et équipements

Disposer d’alternatives au cas où les matériels ne sont pas disponibles chez les fournisseurs locaux

Prévoir un budget suffisant pour pouvoir acheter du matériel durable et de qualité

La voix des bénéficiaires

Mme Claudette RAMANANTENA, cliente de la mini-laiterie de l’OP Toky, bénéficiaire d’une subvention PEA, qui utilise le lait de l’OP MIRARY SOA, également bénéficiaire d’une subvention PEA. Cette OP veut améliorer la production de lait et renforcer la race laitière locale par l’achat d’un couple de bovins Pie rouge - Soanierana Ivongo - ANALANJIROFO :

C’est à l’association Toky que j’achète le fromage et le yaourt car leurs produits sont entièrement fabriqués par eux-mêmes. Les yaourts et fromages de l’association Toky se distinguent donc par leur goût unique et leur excellente qualité.

M. Oxène BESAHALA, Président de l’OP FFA Riz, bénéficiaire d’une subvention MIP Fkt Amboditononana - CR Ampasina Manigory - ANALANJIROFO :

La pompe solaire nous permet d’irriguer les rizières quelles que soient les conditions climatiques. Même si le barrage est hors service, nous pouvons poursuivre la production sans interruption et maintenir un bon rendement, même en période de sècheresse. Auparavant, notre rendement était de 4 tonnes par hectare, mais aujourd’hui nous visons 6 tonnes.

4) EFICC - Exploitation Familiale Intégrée Compétitive et Continue

Renforcer la résilience des ménages vulnérables face aux chocs : telle est l’approche EFICC mise en œuvre pas AFAFI-Nord en DIANA, SAVA et ANALANJIROFO. Concrètement, il s’agit de mettre en place des activités intégrées (agriculture - élevage) selon les principes de l’agroécologie, en diffusant les pratiques de lutte antiérosive et d’utilisation de la matière organique. Ainsi la culture principale ou « culture noyau » est la culture du riz ou le maraîchage, mais elle est complétée par une activité en aviculture ou pisciculture de façon à diversifier la production et les sources de revenus.

Décryptage

Nb d'EFICC à créer (cible)

Nb d’EFICC effectivement créées

Activités développées dans le cadre des EFICC

Culture noyau

Élevage : tontine animale avicole

Agriculture vivrière, cultures maraîchères et de rente

Reboisement communautaire

Création d’AGR via les GEC (Groupes d’Épargne Communautaire)

Élevage : aviculture

Agriculture vivrière, cultures maraîchères et de rente

Création d’AGR maraîchage

Agriculture vivrière, cultures maraîchères et de rente :

Riz

Maïs

Girofle

CUMA

Litchi

Riz car il assure une grande partie des sources de revenus des ménages et alimente le ménage toute l’année

Cultures vivrières et maraîchères

Cultures vivrières (riz - maïs - légumes)

Litchi

DIANA

Impact sur les conditions de vie des ménages

Amélioration de la qualité des aliments

Augmentation des revenus

Amélioration des compétences techniques des ménages vulnérables

Renforcement de la gestion de l‘exploitation familiale

Développement d’AGR efficaces

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Efficacité démontrée des pratiques agroécologiques, même à une petite échelle

Meilleure planification des activités agricoles grâce à la diversification des cultures, la lutte antiérosive et l’utilisation d’engrais organiques. Les ménages vulnérables anticipent les risques et ajustent leur système de production. Résultat : la sécurité alimentaire est accrue de même que les revenus

Combinaison réussie de 3 paramètres : culture noyau + utilisation d’engrais organiques + lutte antiérosive

Mise en place de Groupes d’Épargne

Communautaire (GEC) = levier durable pour renforcer la résilience économique

La voix d’un bénéficiaire

M. Albert BOTSILAHY, Aviculteur et Trésorier du GEC VOAMAMY

Fkt Ambatoharanana

CR Beramanja - DIANA :

AFAFI-Nord nous a formés en aviculture. Grâce à cet élevage, j’ai pu acheter un zébu, vendre 80 poulets et en offrir à d’autres membres. Pour les vendre, nous contactons les acheteurs locaux ainsi que des clients venant de Nosy Be ou du marché Ambotoharanana.

2

Leçons apprises ou Recommandations

Veiller à ce que les ménages bénéficiaires suivent assidûment les formations techniques, utilisent les semences améliorées et les matériels agricoles adaptés permettant d’améliorer la productivité

Prévoir un délai de 5 ans pour une pleine assimilation de cette approche intégrée EFICC

FOCUS sur les semences amélioréesDIANA

Six variétés de riz local nouvellement homologuées

Le riz est l’aliment de base des Malgaches. En DIANA, AFAFI-Nord a financé le travail du Centre de Recherche Appliquée au Développement Rural (FOFIFA) à Majunga qui a purifié 6 variétés de semences améliorées de riz appelées

Mogodro, IR12, IR16, 12 Tonnes, VLCC et Madame Rose.

Ces semences de riz existaient déjà localement mais s’étaient fortement dégradées au fil du temps et n’étaient plus performantes.

L’objectif était donc d’établir leurs caractéristiques techniques en vue d’obtenir leur homologation et de pouvoir, ensuite, produire des semences de base saines, homogènes, avec un fort taux de germination. Cette démarche s’inscrit dans la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire, et pour l’autosuffisance alimentaire, à Madagascar.

Ces six variétés de riz ont de nombreux atouts en termes d’adaptation au changement climatique, de rendement, de qualité, et de bonne tolérance aux maladies et insectes. Les populations locales et les producteurs sont très demandeurs de ces variétés de riz.

DIANA - Fkt Antanambao - CR Mantaly - Champ expérimental des variétés de semences améliorées de riz - © DUEM 2025
Mesurage de la variété de riz 12 Tonnes © DUEM 2025

THÉMATIQUE

HYDRAULIQUE PASTORALE ET SANTÉ ANIMALE

Le secteur de l’élevage est très important à Madagascar.

Selon le Ministère malgache de l’Agriculture et de l’Élevage1, le pays compte

millions de bovins 9,1

3,5

millions de petits ruminants

46

millions de volailles

AFAFI-Nord a travaillé avec les associations d’éleveurs, les communautés et les autorités locales pour, notamment, construire des abreuvoirs et puits pastoraux, réhabiliter le marché à bétail d’Ampondra (SAVA), augmenter la production de lait du cheptel bovin, renforcer la race locale, et former des dizaines d’auxiliaires de santé animale pour épauler les vétérinaires trop peu nombreux dans le pays2.

1 Situation actuelle et perspectives du Secteur Élevage à Madagascar | Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage 2 Lire également : La mise en œuvre des MIP / PEA (Thématique 02)

1) Abreuvoirs et puits pastoraux

Décryptage

Nb d’abreuvoirs à zébus réhabilités

Nb d’abreuvoirs à zébus construits

Nb d’éleveurs concernés

Nb de fokontany concernés

Nb de puits pastoraux réhabilités

Nb d'éleveurs concernés par le puits pastoral

Nb de bovins abreuvés

Nb de fokontany concernés

Mode de participation financière pour l’accès à l’eau et la maintenance

6 au marché à bétail d’Ampondra et 3 à Nosibe

3 à Daraina (Fkt Amparihirano) et 4 à Nosibe

Pour les membres des OP : redevance de 10 000 Ar/an

Pour les ménages non-membres : redevance de 500 Ar/mois

Impact sur le bétail et les conditions de vie des éleveurs

Accès à une eau de qualité et diminution des risques sanitaires (diarrhée, parasitisme) souvent associés à l’abreuvement direct dans les mares et cours d’eau pollués par les déjections

Amélioration de l’état de santé et de la productivité des animaux qui boivent plus, digèrent mieux et sont plus productifs (croissance, production laitière)

Réduction du stress et de la dominance : l’espace entre les abreuvoirs permet de répartir le troupeau de façon équilibrée entre dominants et dominés, en réduisant congestion et bousculades

Préservation des berges et cours d’eau en limitant l’accès direct des zébus aux cours d'eau et aux mares

Innovations

apportées par AFAFI-Nord

Le projet est cofinancé par une association d’éleveurs

Le puits est équipé d’une pompe électrique immergée, alimentée par des panneaux voltaïques

Les abreuvoirs sont en béton armé pour résister au piétinement des zébus, et adaptés à la taille des petits et gros ruminants

La mise en place d’un Comité de Gestion (COGES) assure la représentation des éleveurs et une gestion durable

L’installation d'un jardin potager à proximité pour gérer les eaux usées des abreuvoirs est une approche écologique innovante, permettant de recycler l'eau et de la valoriser pour la production maraîchère, créant ainsi un bénéfice secondaire (nourriture, revenus)

La formation des bénéficiaires en maintenance de l’infrastructure (puits, pompe, réservoir et abreuvoirs) est un gage de durabilité

L’installation d’un robinet relié au réservoir permet également aux villageois d’avoir accès à de l’eau salubre

SAVA - Fkt Amparihirano - CR Daraina (à g.) Ancien abreuvoir inadapté à la taille des petits ruminants et (à d.), nouvel abreuvoir adapté - © DUEM 2025

Leçons apprises

ou Recommandations

Adopter une approche intégrée alliant gestion de l’eau (puits/abreuvoirs), assainissement/recyclage (jardin potager) et gouvernance locale (COGES/formation) maximise l’impact et la durabilité du projet

Impliquer les éleveurs, les acteurs locaux et la population dans le diagnostic pastoral, la réalisation des ouvrages et l’élaboration des règles de gestion

Collaborer avec les services techniques de la DREAH pour assurer la potabilisation de l’eau et le Génie rural de la DRAE pour garantir que la construction se fait dans les normes

S’assurer que les points d’eau sont inscrits dans les schémas directeurs locaux d’aménagement ou de gestion de l’hydraulique pour bénéficier d’un soutien de la commune

Utiliser les eaux usées pour l'irrigation du jardin potager. Cela encourage les utilisateurs à maintenir l'ouvrage en bon état pour continuer à bénéficier du jardin

Créer un comité de gestion qui assure l’application des règles, la collecte des fonds pour l’entretien et la résolution des conflits, assurant ainsi la pérennité de l’ouvrage au-delà de la durée du projet

La voix d’un bénéficiaire

M. JAOMARY, ÉleveurFkt Amparihirano - CR Daraina - SAVA :

En 2022, des centaines de zébus sont morts à cause du manque d’eau. Depuis que nous avons accès à l’eau, aucun n’est mort. Ils sont même devenus robustes, et nous ne souffrons plus du manque d’eau. La présence de cette zone d’abreuvement dans notre région s’est avérée extrêmement bénéfique. Cela a amélioré l’état de nos bétails et a aussi amélioré ma vie.

2) Marché à bétail

Le marché à bétail d’Ampondra (SAVA), réhabilité par AFAFI-Nord et l’association d’éleveurs FIMOFAV, est le seul marché officiel de la région. Par an, 4800 bovins transitent par ce marché qui est devenu un pilier économique de la SAVA.

Aujourd’hui, le marché à bétail de 10 ha est doté d’une nouvelle clôture en tubes d’acier pour l'enclos d'un (1) ha, d’un réservoir de 7 m3, d’un puits, de 6 abreuvoirs, d’une borne-fontaine, d'un bloc sanitaire composé de toilettes pour hommes et femmes et d’un bâtiment administratif opérationnel qui abritera les services vétérinaires, la gendarmerie, les délégués des autorités locales et l’association d’éleveurs FIMOFAV.

Le marché est ouvert deux fois par mois, du dimanche au mardi.

Bâtiment administratif

Décryptage

Nb de marchés à bétail réhabilités

Capacité du marché à bétail

Nb de fokontany concernés

Propriétaire

Un des 6 nouveaux abreuvoirs

Réservoir

Bloc sanitaire
Vue aérienne du marché à bétail d’Ampondra - SAVA - © DUEM 2025

Impact sur les conditions de vie des éleveurs et du bétail

Amélioration de la durabilité des matériaux des infrastructures car le ciment et l’acier ont été utilisés pour la réhabilitation

Gestion de l’eau autonome grâce au puits et au forage supplémentaire

Utilisation de l’énergie solaire qui rend le marché plus écologique et réduit drastiquement les coûts d’exploitation

Amélioration du bien-être animal : les nouveaux abreuvoirs sont adaptés à la taille des bovins et sont en nombre suffisant

Contrôle vétérinaire accru : le carnet de vaccination de l’animal est exigé

Les documents liés à la vente sont délivrés dans la plus stricte légalité

Meilleures infrastructure et organisation = prix de vente plus élevé pour l’éleveur, ce qui améliore ses revenus

Innovations apportées par AFAFI-Nord

La bonne gestion de ce marché contribue à une plus grande transparence des transactions et une perception plus juste des taxes

Le soutien au marché à bétail aide à structurer la filière bovine

Ce marché à bétail a un effet dynamique sur l’économie locale, et même régionale

Les jours de marché, les femmes et les jeunes vendent des produits connexes (jus, etc.)

L’inclusion des groupes vulnérables ou marginaux peut être un moteur de développement socio-économique

Leçons apprises ou Recommandations 3

Intégrer les trois composantes : marché à bétail + santé animale + services financiers

Instaurer un système de cogestion (COGES) pour faciliter la collecte des taxes (droit de place, taxes sur la vente des animaux, etc.)

Gérer ces recettes qui permettent au COGES de financer l’entretien/modernisation de l’infrastructure, et d’envisager de l’étendre, tout en assurant sa pérennité

La voix des bénéficiaires

M. Joma Morel NANDRAINA, Maire d’Ampondra - SAVA :

Le marché à bétail a fortement dynamisé l’économie de la commune d’Ampondra. Le nombre d’animaux vendus a augmenté, ce qui a entraîné une hausse des recettes communales. Chaque vendeur y apporte environ 400 animaux par mois. Ce marché joue donc un rôle essentiel dans le développement de la commune. Plusieurs activités s’y déroulent et génèrent des revenus pour la population. AFAFI-Nord a largement contribué à cet essor.

M. Ali BAKARI, Éleveur - Fkt et CR Ampondra - SAVA :

Je me rends sur ce marché pour y vendre mon bétail car tout est fait dans la légalité. Les autorités sont présentes et le vétérinaire aussi. Nous obtenons ainsi les documents officiels nécessaires.

La pierre à lécher est un complément alimentaire pour les grands et petits ruminants qui améliore la santé animale et freine la déshydratation, surtout en saison sèche. Elle est surtout utilisée pour les animaux en lactation car elle apporte du calcium et renforce les os.

Pour une pierre à lécher de 5 kg

Ingrédients

4,1 kg de sel

200 gr de coquilles d’œuf broyées

600 gr de ciment

100 gr de bicarbonate de soude

Les produits vétérinaires tels que le vermifuge, le calcium ou les vitamines, selon les doses prescrites

1 l d’eau propre

Ustensiles

Dans la bassine propre, mélanger 4,1 kg de sel, 200 gr de coquilles d’œuf broyées, 600 gr de ciment, 100 gr de bicarbonate de soude et les produits vétérinaires nécessaires selon les doses prescrites (vermifuge, calcium, vitamines).

Ajouter ensuite un litre d’eau propre ... ... et mélanger jusqu’à obtenir une pâte épaisse.

Verser la pâte dans le seau en plaçant le tube de bambou au milieu. Bien tasser la pâte dans le seau.

Laisser la pâte sécher et durcir pendant 15 jours.

1 Introduire une corde dans le trou

2 Accrocher la pierre à une branche d’arbre à hauteur de l’animal

3 Pour les petits ruminants, placer la pierre dans un endroit sec et propre pour éviter qu’elle ne s’effrite ou qu’elle ne soit contaminée par des agents pathogènes

Démouler et polir la pierre.

En DIANA, SAVA et ANALANJIROFO, AFAFI-Nord a formé des dizaines d’auxiliaires en santé animale, notamment sur la castration sèche des bovins, le déparasitage, la planification des troupeaux, ou encore la vaccination. En SAVA, 247 femmes ont appris la fabrication de la pierre à lécher, un complément alimentaire indispensable pour les petits et gros ruminants. Voici le mode d’emploi !

Une grande bassine propre
Un seau propre de taille moyenne
Un tronçon de bambou d’environ 5 cm de diamètre
Mode d’emploi

PÉRIMÈTRES IRRIGUÉS ET AUTRES INFRASTRUCTURES

En DIANA, SAVA et ANALANJIROFO, l’Union européenne a financé la construction/réhabilitation de nombreux barrages et canaux d’irrigation qui, désormais, alimentent en eau des centaines d’hectares de rizières toute l’année et permettent d’avoir plusieurs récoltes par an. Ces périmètres irrigués sont donc essentiels dans la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire.

Les barrages et canaux d’irrigation font partie intégrante des bassins versants boisés qui entourent les parcelles de culture.

Car répétons-le : sans forêt, il n’y a pas d’eau ; sans eau, il n’y a pas d’irrigation et sans irrigation, il n’y a pas de culture.

D’autres ouvrages de grande ampleur ont été financés également tels que le bac motorisé de 9 tonnes d’Ampasimbe Manantsatrana, le curage et regabaritage d’une portion du canal d’Andrangazaha (ANALANJIROFO) ou encore la construction en béton armé du pont d’Adrakadilana (SAVA).

Pour chacun de ces ouvrages, AFAFI-Nord a formé des comités de bassin versant (CBV) chargés de reboiser ces zones pour enrayer l’érosion des sols et réguler l’alimentation en eau des périmètres, et/ou des associations des usagers de l’eau (AUE) qui assurent l’entretien et la pérennité de ces infrastructures.

SAVA - PI d’Anjahamarina - CR Ambohitralanana - Barrage et canaux d’irrigation - © DUEM 2025
ANALANJIROFO - Ampasimbe Manatsatrana - Bac motorisé de 9 tonnes - © DUEM 2024

1) Aménagement des périmètres irrigués (PI)

Récapitulatif des travaux d’aménagement des 11 PI irrigués dans les régions SAVA et ANALANJIROFO

Travaux effectués Barrages Régulateurs

Canaux d’irrigation

Ouvrages de captage

Passages supérieurs

Bâches

Partiteur

Prise d’eau

Déversoir Drain Pont/ponceau

vanné

DIANA

Nb de périmètres aménagés

Lieu et travaux effectués

Périmètre irrigué (PI) de la Basse Mahavy - CU Ambilobe

Travaux d’urgence réalisés :

Protection de la prise principale, réparation de l’évacuateur N°1, remplacement de la grille de protection du siphon, déplacement de la prise d’eau et allongement de 900 m du canal

Stella

Surface irriguée

6 000 ha de rizières (3 campagnes annuelles) et 7 000 ha de canne à sucre

PI d’Ambaribe - District SambavaCR Farahalana

Surface irriguée : 1 113 ha de rizières

(doublement, voire triplement de la production annuelle)

PI d’Antsahanampiana - District Antalaha - CR Ampohibe

Surface irriguée : 300 ha de rizières

(3 récoltes/ an)

PI d’Ankorakabe et piste NamahoanaAmbolo - District Antalaha - CR Ampohibe

Surface irriguée : 17 ha de rizières

+ traitement des 5 points noirs sur la piste Namahoana - Ambolo

PI d’Anjahamarina - District AntahalaCR Ambohitralanana

Surface irriguée : 128 ha de rizières

PI de Sahalampona - District AntalahaCR Ambohitralanana

Surface irriguée : 51 ha de rizières

PI de Sahamalaza - District AntalahaCR Ambohitralanana

Surface irriguée : 29 ha de rizières

Surface irriguée : 21 ha de rizières

PI de Tsirarafana - CU Soanierana Ivongo en saison et contre-saison

PI de ManankatafanaCR Soanierana Ivongo

Surface irriguée : 42 ha de rizières

en saison et contre-saison

PI de Andriantrely - CR Ampasina Maningory

Surface irriguée : 13 ha de rizières

PI de Manjorozoro - CR Ampasina Maningory

Surface irriguée : 118 ha de rizières

(doublement du rendement, passant de 2 à 4 ou 5 tonnes/ ha)

Nb AUE créées ou redynamisées 30 créées 11 créées 13 créées 7 redynamisées

Impact des PI sur les conditions de vie des bénéficiaires

Augmentation des superficies cultivables, du rendement et de la qualité de la production

Réduction de la période de soudure

Amélioration des revenus des bénéficiaires

Création d’emplois et réduction de l’exode rural

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Disponibilité d’infrastructures modernes suivant la norme des réseaux hydro-agricoles

Création de nouvelles parcelles irriguées

Maîtrise de l’eau d’irrigation durant la période d’étiage

Pratique de culture en deux saisons dans l’année

Vulgarisation de techniques de l’agroécologie

Appropriation de la gestion de l’eau par les AUE et les organisations paysannes de la filière riz

Difficultés rencontrées

Démotivation des bénéficiaires au vu du retard pris dans le démarrage effectif des travaux

Routes inaccessibles pendant la saison des pluies et arrêt de chantier

Interruptions des chantiers dues au manque de ressources et/ou de matériaux

Marchés d’aménagement des périmètres infructueux après appel d’offres

Abandon de chantier par l’entreprise

Retard dans la construction des ouvrages

Aléas climatiques entraînant la dégradation du réseau hydroagricole

ANALANJIROFO - Barrage de Manankatafana

Les membres de l'AUE entretiennent les berges du périmètre irrigué - © DUEM 2025

Leçons apprises ou Recommandations 4

Prévoir suffisamment de temps pour encadrer les bénéficiaires jusqu’à l’autonomie

Renforcer l’implication des autorités locales et régionales dès le début des travaux

Accompagner les AUE au fur et à mesure de l’avancement des travaux

Accélérer les travaux pendant la période d’étiage

SAVA

La voix des bénéficiaires

M. Jaozara JAORAVO, bénéficiaire du canal Stella - DIANA :

Ma rizière fait 1,5 hectare. Depuis que je reçois l'eau du canal

Stellaepuis que je reçois l’eau du canal Stella, ma production de riz a considérablement augmenté. Avant la construction de ce canal, ma rizière produisait 50 daba de riz soit 650 kg. Maintenant, elle me donne 80 daba de riz soit 1 040 kg. J’ai 3 récoltes par an. Grâce au canal Stella, j’ai suffisamment de nourriture et assez de riz à vendre pour acheter du savon, du pétrole.

M. Estide KALOZANDRY, Président de l’Association des Usagers de l’Eau - Fkt Anjahamarina ICR Ambohitralanana - SAVA :

Tous les membres participent à l’entretien du périmètre irrigué. Ce système d’irrigation offre un avantage considérable pour assurer une alimentation saine et durable.

M. Charmé RAMANANA, Membre de la police de réseauAnjaharmarina I - CR Ambohitralanana - SAVA :

Des règles ont été mises en place par la communauté d’Anjahamarina pour préserver le canal d’irrigation. Nous sanctionnerons tous ceux qui tenteront de détruire cette infrastructure car elle est une ressource vitale pour notre communauté et il est essentiel qu’elle soit transmise en bon état aux générations futures.

DIANA - PI de la Basse Mahavavay - Entretien de la grille de protection du siphon - SAVA - © DUEM 2025
SAVA - PI de Sahalampona - Commune Ambohitralanana - © BRL 2025

2) Autres infrasctructures

L’Union européenne a financé d’autres grands ouvrages dans les régions d’intervention d’AFAFI-Nord, dont le but est de désenclaver de larges zones de production agricole pour permettre l’évacuation des récoltes et leur acheminement vers les marchés, et éviter qu’elles ne pourrissent sur place.

ANALANJIROFO - CR Ampasimbe Manantsatrana

Bac motorisé de 9 tonnes - © DUEM 2024

Décryptage

Type d’infrastructures

Pont d’Andrakadalina

SAVA

Construit en béton armé juste à côté de l’ancien pont de bois.

10,6 m

Longueur

Objectif

Largeur 4 m de long Digue de 119 m

Désenclaver la commune d’Ambohitralanana au sud du district d’Antalaha et permettre le passage de camions de 30 tonnes

ANALANJIROFO

Canal d’Andrangazaha - CR Manompana et Antanifotsy

Curage et regabaritage d’une portion de 4,8 km du canal et creusement de 15,7 km de drains secondaires. Ces travaux permettront de désenclaver près de 20 000 personnes, d’accroître le transport fluvial et de récupérer plus de 2 000 ha pour la riziculture.

Bac motorisé de 9 tonnes - CR Ampasimbe Manantsatrana

Ce bac transporte les cargaisons de marchandises, matériaux de construction, véhicules lourds et motos d’une rive à l’autre du fleuve. Les piroguiers continuent donc à transporter les personnes et marchandises de faible poids tout le long du fleuve. L’UE a également financé l’aménagement de la chaussée qui conduit au quai d’embarquement.

Nb d’associations des usagers de l’eau (AUE) formées

9

AUE de périmètres pluviaux regroupées en 1 Fédération des AUE

Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires

Pont d’Andrakadilana

Réduction des coûts et des temps de transport

Accès plus facile aux marchés : les populations écoulent leurs productions vers des marché plus compétitifs au lieu de les brader

Amélioration de la chaîne de valeur : en rendant le transport plus fiable, cela encourage les investissements dans des activités à plus forte valeur ajoutée (transformation locale, conditionnement), car l'acheminement des intrants et des produits finis est plus rapide et sécurisé

Respect de l’environnement et de la biodiversité : les abords du pont ont été replantés après les travaux (mangrove, vétiver)

Canal d’Andrangazaha

Infrastructure répondant aux besoins et attentes de la population

Fluidité du transport fluvial entre Andrangazaha et Ambodimanga

Amélioration des conditions de production et des rendements grâce aux plus de 2 000 ha de terres drainées

Amélioration des revenus des ménages

Bac motorisé de 9 tonnes à Ampasimbe Manantsatrana

Amélioration des échanges commerciaux au niveau local : les véhicules 4 X 4 rejoignent les villages sur la rive gauche pour collecter les produits tels que le girofle, le litchi, le riz et emporter les marchandises et produits de première nécessité

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Pont d’Andrakadilana

Réduction du coût annuel d’entretien à charge de la commune d’Ambohitralanana, permettant de consacrer davantage de ressources à l’amélioration des autres ponts en bois

Désenclavement de deux communes au sud de la CR d’Ambohitralanana, très riches en poisson, huile de palme et algues

Canal d’Andrangazaha

Création de nouvelles parcelles

agricoles à exploiter

Réouverture du canal reliant

Ambodimanga et Andrangazaha

Mise en place d’AUE pour entretenir les drains secondaires et intégrer la structure globale AUC (Association des Usagers du Canal)

Bac motorisé de 9 tonnes à Ampasimbe Manantsatrana

Désenclavement d’Ampasimbe

Manantsatrana qui est un carrefour commercial régional et une grande zone agricole

Mode de gestion par affermage de ce service public : contrat de délégation de service public par lequel le Maître d’ouvrage (la commune) a confié à un tiers (le gestionnaire) le mandat de gérer le service public du bac à ses frais, risques et périls. La commune charge la gestionnaire de l’exploitation du bac, de l’entretien, de la réparation et de la responsabilité de tout ou partie des investissements de renouvellement

Implication effective de la Région et de la Préfecture et renforcement de la maîtrise d’ouvrage communale

Equipement de très bonne qualité avec un entretien relativement facile

Difficultés rencontrées

Arrêts fréquents du chantier du canal d’Andrangazaha

ANALANJIROFO - Portion du canal d’Andrangahaza curée avec drain secondaire à droite - CR Antanitfotsy - © DUEM 2025

Leçons apprises ou Recommandations

Pour le pont d’Andrakadalina et le canal d’Andrangazaha

Poursuivre le renforcement de capacités des autorités (communes et DRT), des AUE et des autres groupements d’acteurs locaux car ils sont concernés par le fonctionnement, la gestion et l’entretien de ces infrastructures

Assurer la surveillance régulière de l’utilisation de ces infrastructures

Appliquer des dina (amendes) pour les infractions et dégradations commises

Pour le bac motorisé de 9 tonnes d’Ampasimbe Manantsatrana

S’assurer que les parties prenantes ont bien compris leur rôle dans l’exploitation et la gestion de ce type d’équipement

Répliquer le mode de gestion mis en place (affermage) en cas de réussite

Améliorer les pistes de desserte

Impliquer les autorités communales pour renforcer la maîtrise d’ouvrage et assurer la durabilité

Assurer la continuité de ce service public même en cas de changement d’exécutif communal

Former le personnel du gestionnaire commis à la tâche de l’exploitation et du fonctionnement de l’équipement

SAVA - Andrakadilana - CR Ambohitralanana Pont de bois (à g.) et nouveau pont en béton armé (à dr.) - © DUEM 2025

ANALANJIROFO - CR Antanifotsy - Canal d'Andrangazaha : les riverains bénéficiaires, hommes et femmes, effectuent des travaux de talutage des berges et des drains secondaires. Ils dégagent également des souches d'arbres et autres végétaux - © DUEM 2025

La voix des bénéficiaires

M. Franky KALOLAHY, Maire d’Ampasimbe Manantsatrana - ANALANJIROFO : La commercialisation des récoltes est désormais facilitée grâce au bac fourni par AFAFI-Nord. Alors qu’auparavant il fallait une journée entière pour acheminer les produits des champs jusqu’à Ampasmibe, ils sont aujourd’hui déjà sur place, prêts à être collectés par les commerçants et les transporteurs.

Un comité de gestion privé a été mis en place, supervisé par la commune afin d’assurer la durabilité de ces équipements, car le bac résout les problèmes des agriculteurs.

M. TÉLÉSPHORE, Chef d’équipe des ouvriers locaux de SARA & CieFkt Andrangazaha - Commune Antanifotsy - ANALANJIROFO :

Aujourd’hui une partie des travaux de curage du canal d’Andrangazaha est terminée et les premiers résultats sont déjà visibles. Cela a considérablement facilité l’acheminement des productions agricoles.

Ce canal nous a permis d’élargir nos surfaces de cultures et la circulation est maintenant plus fluide.

EAU, ASSAINISSEMENT ET HYGIÈNE

ANLJ - Château d’eau à Moronivo © DUEM 2024
SAVA - Daraina - Une des 17 bornes-fontaines - © DUEM 2025
ANLJ - Adduction d’eau potable © DUEM 2024
DIANA - Latrine sans odeur © DUEM 2025

1) Lutte contre la défécation à l’air libre (DAL)

À Madagascar, 34 % de la population n’a pas accès à une latrine : 10,3 millions de Malgaches défèquent à l’air libre. Cela représente un quadruple danger : sanitaire, alimentaire, sécuritaire et environnemental. En collaboration avec les Directions Régionales de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (DREAH), les communes, Fkt et communautés, AFAFI-Nord a sensibilisé, formé et accompagné les bénéficiaires pour réhabiliter ou construire des latrines familiales et communautaires. L’accent a également été mis sur le lavage régulier des mains avec de l’eau propre, du savon ou de la cendre et l’hygiène menstruelle.

Nb de fokontany concernés par la lutte contre la DAL

Nb de bénéficiaires formés à la lutte contre la DAL

Nb de latrines réhabilitées

défèquent à l’air libre

Nb de latrines construites

(697 hommes et 286 femmes) (93 hommes et 69 femmes) (19 hommes et 15 femmes)

Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires et l’environnement

Réduction des maladies : rupture du cycle de transmission fécale-orale causant diarrhées et fièvre typhoïde

Diminution des dépenses en soins de santé (maladies hydriques)

Amélioration de la propreté individuelle par l’adoption du lavage des mains régulier

Diminution de la contamination alimentaire par le biais des excréments disséminés

Amélioration de la sécurité et de l’intimité des femmes et des jeunes filles

Amélioration de la salubrité du village et baisse de la pollution des sources et points d’eau

Difficultés rencontrées

Tabous culturels

Retard dans la formation des jeunes vulgarisateurs

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Approche basée sur la sensibilisation, la formation et l’accompagnement des bénéficiaires

Implication des acteurs locaux dans tout le processus (autorités communales, traditionnelles, confessions religieuses, etc.)

Coordination des activités avec la DREAH et ses agents techniques locaux

Respect des normes du MEAH lors de la construction/réhabilitation des latrines = gage de durabilité

Réticence au changement de comportement

Sol sableux (éboulements ou empêchant de creuser)

Budget limité des ménages

15m

Approche inclusive

- Les latrines réhabilitées ou construites sont accessibles aux personnes âgées, aux enfants et aux personnes souffrant de handicap, selon les normes du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène

Leçons apprises ou Recommandations

Prendre le temps de bien accompagner les changements de comportement surtout si les mauvaises habitudes sont enracinées

Impliquer les acteurs influents (autorités traditionnelles et confessions religieuses) dans la lutte contre la DAL, surtout s’il y a des freins culturels

Impliquer les ATEAH au niveau de chaque fokontany

Recourir à des matériaux locaux pour réhabiliter/construire une latrine, tout en respectant les règles d’hygiène du MEAH

Prévoir un soutien financier ou un apport en matériaux pour les ménages les plus vulnérables

Intégrer la lutte contre la DAL dans une stratégie de santé publique nationale, avec un focus particulier en milieu rural

- Pour les jeunes filles et les femmes, les questions d’hygiène menstruelle ont également été prises en compte

La voix des bénéficiaires

M. Percy TOANDRO, papa ayant construit sa latrine :

J’ai décidé de construire une latrine familiale car il n’est pas bon d’avoir des excréments éparpillés partout. J’ai peur que cela provoque une épidémie dans ma famille, alors, j’ai préféré prendre les devants et construire une latrine.

ÉVITER LES MAUVAISES

ODEURS DANS LA LATRINE

Pour éviter les mauvaises odeurs émanant de la latrine, je verse des cendres sèches dans le trou

Je couvre totalement le trou de la latrine après chaque utilisation

Je ferme la porte et je me lave bien les mains avec du savon ou de la cendre

Mme MBOTIJOMA, grand-mère ayant construit sa latrine :

Depuis que j'utilise ma latrine, il y a moins de maladies dans ma famille, ce qui permet d’économiser de l’argent sur les soins médicaux. J'ai pu réunir l'argent pour construire ma latrine en vendant les poulets et canards que j'ai élevés. Je vous encourage à construire votre latrine si vous n'en avez pas encore car cela aide à limiter la propagation des maladies et la pollution des sols.

L’ASTUCE FACILE ET PAS CHÈRE !

2) Approvisionnement en eau potable

À Madagascar, dans les zones rurales, seulement 36,33 % de la population a accès à l’eau potable et à l’assainissement. De nombreuses populations malgaches doivent boire l’eau des mares, des lacs, des rivières dans lesquels elles se lavent, font la vaisselle, leur lessive et leurs besoins, ce qui cause de graves maladies. AFAFI-Nord a construit et réhabilité des infrastructures d’eau potable, créé et formé des associations des usagers de l’eau (AUE) chargées de la gestion et de l’entretien des points d‘eau.

Décryptage

Nb de fokontany concernés

Nb de bénéficiaires concernés

Nb d’infrastructures d’adduction d’eau potable (AEP) construites

Nb d’infrastructures AEP réhabilitées

Nb de points d’eau suivis

Nb d’AUE formées

% des ménages payant la redevance

Mode de gestion des points d’eau

ménages

7 bornes-fontaines (Moronivo) (Tsirarafana)

1 château d’eau et 14 bornes-fontaines

Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires et l’environnement

Amélioration de l’accès à l’eau (ANALANJIROFO)

Réduction des maladies hydriques et des maladies infantiles (diarrhée, choléra, fièvre typhoïde)

Amélioration de l’hygiène personnelle et domestique, et au sein des établissements scolaires

Amélioration de l’hydratation avec de l’eau saine

Baisse de l’absentéisme des élèves à l’école

Réduction du temps consacré à la corvée eau

Préservation des écosystèmes

Prise de conscience que l’eau est une ressource rare à ne pas gaspiller, et qu’elle a un prix

Appropriation par les AUE de la gestion de l’eau en quantité et qualité

Entretien et protection des bornesfontaines (clôture, affichage sur les règles d’hygiène à respecter, etc.)

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Les communautés sont responsabilisées dans la gestion des infrastructures

Les techniciens villageois collaborent avec les gestionnaires des points d’eau

Les STD et CTD collaborent et sont responsabilisés

Les points d’eau sont bien entretenus et protégés

Les usagers ont compris la nécessité de payer la redevance et contribuent

Difficultés rencontrées

Manque de budget pour réhabiliter des infrastructures existantes mais non fonctionnelles

Manque de temps pour accompagner suffisamment longtemps les bénéficiaires

Faible participation de la communauté au départ pour le paiement de la redevance (DIANA)

Insuffisance (ou inexistence selon les cas) de matériels d’entretien des infrastructures d’eau potable

Leçons apprises ou Recommandations

Prévoir une formation continue pour les AUE et Comités de gestion des points d’eau (CGPE)

Disposer d’un budget pour acheter les intrants et outils destinés à la réhabilitation/construction/entretien des points d’adduction d’eau

Poursuivre les sensibilisations pour convaincre les femmes de s’impliquer davantage dans les AUE

Poursuivre les efforts de sensibilisation des ménages réticents à payer la redevance

Chercher des sources de financement alternatives pour étendre les infrastructures existantes ou en construire de nouvelles

La voix des bénéficiaires

Mme Florence BE, Présidente de la Fédération des comités des bornes-fontaines - Fkt et Commune Daraina - SAVA :

M. Claire Armand TSARA, Directeur adjoint de l’EPP MoronivoANALANJIROVO :

L’accès à l’eau potable encourage les enfants à fréquenter l’école et contribue à améliorer leur hygiène. Cela contribue aussi à la réduction des maladies comme la diarrhée.

Mme Céline NORIETTE, Secrétaire de l’Association des Usagers de l’EAU - CR Ambatoben’Anjavy - DIANA :

Je suis convaincue par ce dispositif de lavage des mains, car il est utile et essentiel pour l’hygiène, et pour rester en bonne santé. Ce qui m’a poussée à intégrer l’Association des Usagers de l’Eau, c’est ma volonté de contribuer au développement de notre village.

FABRICATION ET UTILISATION DE LAVE-MAINS ET DE POUBELLES PUBLIQUES

Matériels

- Un grand bidon propre de 20 l

- Une tige en fer

En DIANA, les bénéficiaires ont été formés à la fabrication et l’utilisation de lave-mains et de poubelles publiques.

À ce jour,

lave-mains

- Un marqueur

- Un feu de charbon de bois

PRÉPARATION

2 097 fabriqués et installés à partir de matières recyclables comme le bidon jaune. Les bénéficiaires ont également été formés au triage, compostage et recyclage des déchets.

LEVOUS?SAVIEZ-

220 poubelles

Je fais chauffer le bout de la tige en fer sur du charbon ardant.

Des comités d’hygiène ont été créés pour conseiller les ménages et assurer le transfert de connaissances

Pendant ce temps, j’enlève la réserve d’encre du marqueur et sa pointe, mais je garde le capuchon. L’eau va s’écouler par la pointe du marqueur.

Si je n’arrive pas à enfoncer le marqueur dans le trou parce que le plastique du bidon est trop rigide, je ramollis le plastique en tenant une braise à 2 cm du trou pendant quelques secondes. 1 2 3 4

PRÉCAUTIONS

D’USAGE

Quand le fer est très chaud, je perce un petit trou dans la partie inférieure et plus étroite du bidon. Le trou doit être un peu moins large que la partie haute du marqueur sinon l’eau risque de fuir sur le côté.

- Le bidon jaune ne peut pas servir à un autre usage que celui du lave-main

- Je remplis mon bidon avec l’eau propre de la fontaine ; JAMAIS avec l’eau de la rivière, du lac, ou de la mare

- J’utilise l’eau propre du bidon pour laver la vaisselle

- Je pose mon bidon un peu en hauteur pour le protéger de la poussière

Quand le plastique du bidon est un peu ramolli, je vérifie les bords du trou pour savoir si je peux enfoncer le marqueur. Ensuite, j’enfonce le marqueur sur 2 à 3 cm dans le bidon, sa pointe à l’extérieur puisque l’eau s'écoulera par la pointe.

Je vérifie que le marqueur est bien fixé. Je me lave les mains !

- Je me lave les mains avec du savon ou de la cendre quand je sors de la latrine ; avant et après la préparation des repas ; avant et après avoir mangé ; avant et après avoir changé les couches du bébé ; au retour du champ, du marché ou de l’école

- Je pose le capuchon sur la pointe du marqueur après chaque usage

ANALANJIROFO - EPP de Moronivo bénéficiant de l’adduction d’eau potable installée par AFAFI-Nord - « L’eau potable c’est la vie ! » - © DUEM 2024

GESTION

DES RESSOURCES NATURELLES

La déforestation sauvage est un problème majeur à Madagascar : environ 90 % de l’énergie du pays provient de ses forêts.

Ce bois peut être directement brûlé, ou transformé en charbon de bois. Il y a aussi d’autres causes comme la culture sur brûlis ou tavy : des surfaces importantes de forêts sont brûlées, année après année, pour être remplacées par des rizières.

Dans le cadre de la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire, AFAFI-Nord a appuyé les communautés bénéficiaires et les a formées pour remédier à cette déforestation massive, notamment par le reboisement des bassins versants et la lutte antiérosive, la lutte contre les feux de brousse, l’éducation environnementale, la fabrication des foyers améliorés, le transfert de gestion des ressources naturelles, la protection/restauration des mangroves et la production du biogaz.

ANALANJIROFO - Manankatafana - Reboisement d'un bassin versant. En contrebas, les rizières - © DUEM 2024

1) Reboisement de bassin versant et lutte antiérosive

Le reboisement des bassins versants et la lutte antiérosive contribuent à diminuer le ruissellement des eaux, atténuent le transport des sédiments vers l’aval, freinent la descente des sols, et augmentent l’infiltration de l’eau.

L’approche intégrée de gestion des bassins versants vise à protéger les périmètres irrigués et les infrastructures réalisées par AFAFI-Nord qui approvisionnent en eau les rizières toute l’année même en saison sèche, tout en accroissant le rendement et la qualité de la production agricole. En effet, sans forêt, il n’y a pas d’eau. Sans eau, il n’y a pas d’irrigation. Et sans irrigation, il n’y a pas d’agriculture.

Décryptage

Nb de fokontany concernés par la lutte antiérosive (LAE)

Superficie globale concernée par la LAE

Superficie reboisée par AFAFI-Nord

Nb de plants mis en terre

Nb de Plans d’Aménagement et de Gestion (PAG) élaborés et mis en oeuvre

Nb de Comités de Sous-Bassin Versant (CSBV) formés

Types d’essences utilisées

1 SAVA : DISTRICT VOHEMAR – CR Ampondra : Fkt Ampondra / DISTRICT SAMBAVA – CR Farahalana : Fkt Anosy, Antafononana, Maheva, Ratsiteza / DISTRICT ANTAHALA – CR Ampohibe : Fkt Ambodibaro, Ambodivoangibe, Ambolo, Ankiakahely – CR Ambohitralanana : Fkt Anjahamarina I, Sahafary, Tanandavahely

2 ANALANJIROFO : DISTRICT SOANIERANA IVONGO – CR Manompana : Fkt Anove Sud, Antanandava, Mahasoa, Manompana, Moronivo, Tanambao Ambodimanga – CR Antanifotsy : Fkt Andrangazaha, Antanifotsy (chef-lieu), Antsiraka, Manjato, Marogisy, Namantoana, Sahasoa – CU Soanierana Ivongo : Fkt Ambodivoanio, Manankatafana, Manankinany, Tsirarafana, Soanierana Ivongo (chef-lieu) / DISTRICT FENERIVE – CR Ampasimbe Manantsatrana : Fkt Ampasimbe Manantsatrana (chef-lieu), Manakambahiny – CR Ampasina Maningory : Fkt Ambilodozera, Amboditononana, Ampasina Maningory (chef-lieu), Rantolava, Takobola, Tanambao I

Impact

sur les conditions de vie des bénéficiaires

Restauration des écosystèmes, meilleure gestion de l’eau et appropriation de techniques agroécologiques (stabilisation des sols et renforcement de la fertilité des sols), réduction des intrants chimiques

Réduction de la pression sur les forêts en utilisant des techniques alternatives (foyers améliorés, charbon vert ou écologique, etc.)

Amélioration de la sécurité alimentaire par le biais de l’agroécologie (paillage, compostage, rotation des cultures)

Amélioration des revenus des bénéficiaires via la promotion des alternatives telles que le charbon vert ou écologique et l’agroécologie

Capacité des communautés à maîtriser les techniques de reboisement, lutte antiérosive et gestion concertée des bassins versants

Capacité des structures locales formées à assurer la continuité de la production des plants

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Élaboration des Plans

d’Aménagement et de Gestion (PAG) avec les communautés pour assurer la gestion durable des bassins versants

Création de Champ École Paysan (CEP) pour mettre en pratique des techniques agroécologiques

Sensibilisation à l’éducation environnementale en mobilisant les écoles, les jeunes, les bénévoles et le grand public

Difficultés rencontrées

Attachement aux pratiques traditionnelles et résistance générale au changement

Reboisement perçu comme une activité peu rentable et sans bénéfice

Valorisation des terres au profit des cultures plus lucratives (vanille, riz, café) au détriment de la plantation d’arbres

Conflits sur les terres entre familles, voisins ou villages rendant difficiles les activités collectives de reboisement

Insuffisance de suivi post-formation faute de moyens

Retard dans la mobilisation des fonds qui empêche de réaliser l’activité selon l’agenda

SAVA - Lac Sakaha - Vue aérienne de son assèchement - © DUEM 2025

capacités pour tous les acteurs impliqués dans la LAE (ex : kiosque d’information)

Nous protégeons le bassin versant pour prévenir les glissements de terrain dans les rizières, préserver à la fois les cultures et le barrage situé à proximité. Ce qui m’a personnellement convaincue de protéger cette zone, c’est le souci de protéger cette terre pour les générations futures.

2) Lutte contre les feux de brousse

Par son action auprès des communautés bénéficiaires, AFAFI-Nord veut montrer comment la protection des écosystèmes peut générer des revenus durables (bois-énergie durable, produits de mangrove ou de forêt restaurée, amélioration de la pêche), contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, favoriser le développement agricole ainsi que la durabilité et la résilience environnementale.

Décryptage

Superficie globale concernée par la lutte contre les feux de brousse (LCFB)

Nb de Fkt ciblés à sensibiliser

Nb de bénéficiaires formés

Nb d’hectares à protéger

Superficie effectivement aménagée

Linéaire de pare-feux mis en place ou entretenus

Nb de comités de protection formés par AFAFI-Nord

répartis entre 25 Fkt (soit 1 km par Fkt)

SAVA ANALANJIROFO
DIANA
DIANA - Ambalakaty - Lutte antiérosive et reboisement du bassin versant © DUEM 2025

Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires

Prise de conscience accrue des causes et conséquences négatives des feux de brousse au sein de la population

Diminution du nombre de feux de brousse déclarés dans la zone ciblée

Comités de lutte contre les feux de brousse reconnus en tant qu’acteurs clés de la sécurité et de la gestion environnementale locale

Création, formation et équipement des brigades d'intervention

Leçons apprises et Recommandations

Accompagner les bénéficiaires de façon prolongée pour qu’ils s’approprient le changement de comportement

Sensibiliser durablement car les mauvaises habitudes traditionnelles de feux volontaires reprennent vite le dessus pour régénérer les pâturages ou préparer les terres

Identifier les zones à risques avec les acteurs locaux (population et autorités) et planifier ensemble les pare-feux

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Mise en place de pare-feux stratégiques autour des zones reboisées et des zones sensibles

Approche communautaire et participative : mobilisation des Comités de Sous-Bassin Versant (CSBV), des jeunes et des communautés locales pour la surveillance et la gestion des incendies

Formation des comités LCFB aux techniques de prévention et de contrôle des feux

Sensibilisation et éducation environnementale dans les communautés et les écoles

Renforcement de la conscience écologique

Trio gagnant contre les feux de brousse : Prévention + Protection + Reboisement

Convaincre les bénéficiaires que les activités de surveillance et d’intervention ne sont pas une perte de temps

Impliquer les autorités locales aux côtés des populations pour accroître le sentiment de responsabilité collective

Définir ensemble des moments dédiés à la LCFB en dehors des saisons de travaux agricoles

Difficultés rencontrées

Pratiques culturelles ancrées sur le recours habituel au feu pour nettoyer les champs

Pluies irrégulières retardant les actions préventives comme le nettoyage et la création de pare-feux

Topographie difficile rendant certaines zones inaccessibles pour la surveillance et l'entretien

Matériel et personnel insuffisants pour surveiller/éteindre les feux volontaires ou accidentels, et pour entretenir les pare-feux

Absence de mécanisme d'alerte rapide efficace

Manque de motivation des comités locaux qui se sentent peu valorisés par les villageois

Combiner les mesures préventives (pare-feux et reboisement) pour restaurer les écosystèmes tout en les protégeant

Assurer un suivi régulier, surtout dans les zones reculées ou difficiles d’accès, où il y a un risque accru de feux non détectés

3) Éducation environnementale

Décryptage

Nb de communes concernées

Nb de Fkt concernés

Nb d’établissements scolaires concernés

Nb d’enseignants impliqués

Nb de membres des communautés mobilisés

Nb de clubs environnementaux créés

Autorités locales concernées

- 5 Maires - Chefs de Fkt - STD (19 EPP, 4 CEG et 3 lycées)

- Maires des 5 communes - Chefs de Fkt - DREDD, DREN - Chefs d’établissements scolaires

SAVA - Ampondra - Cours pratique d’éducation environnementale

Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires

Amélioration du réflexe environnemental des jeunes et des enseignants, et augmentation du nombre de jeunes engagés (clubs environnementaux, pépinières, gestion déchets) qui deviennent porteurs de messages pro-environnement au sein de leur famille

Changement de comportement visible dans les écoles : gestion des déchets, entretien des espaces verts, reboisement systématique

Eveil environnemental des enfants

Création d’un lien fort entre éducation et gestion des ressources naturelles locales

Formation ciblée sur les autorités locales qui mobilisent ensuite la population pour des campagnes de nettoyage ou des projets de reforestation, et qui pourront développer des politiques et des réglementations locales efficaces pour protéger l’environnement

Augmentation des actions sur le terrain : mise en place et entretien de pare-feux et réduction des feux de brousse, reboisement communautaire mieux entretenu (taux de survie des plants en hausse), adoption de techniques antiérosives et plantation en courbes de niveau, tri des déchets, utilisation des foyers améliorés, compostage

Meilleure compréhension du lien entre environnement, agriculture et bien-être

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Prise de conscience environnementale de nombreuses cibles (enfants, jeunes, enseignants, autorités) qui entraîne un effet multiplicateur au sein de la communauté

Supports de formation et activités concrètes adaptés aux différents publics cibles

Modules de formation sur le développement durable, l’économie circulaire et le changement climatique pour renforcer la compréhension des enjeux globaux et locaux

Modules de formation encourageant différents acteurs à travailler ensemble : DREDD et DREN ; CSBV et écoles, pour créer une approche intégrée de la protection de l’environnement

Formation portant sur le suivi-évaluation des actions entreprises et sur les ajustements

à apporter en fonction des résultats observés

Développement de programmes éducatifs intégrant les thématiques environnementales par le biais d’une approche interdisciplinaire

Création d’un réseau d’enseignants et d’autorités locales engagés

Approche « Jeunes ambassadeurs verts » qui sensibilisent leurs pairs et habitants sur la restauration des bassins versants

Approche « École-Communauté » : l’école devient un centre de diffusion du savoir et des pratiques écologiques vers la communauté

Promotion du rôle des jeunes filles dans les clubs environnementaux et les activités scolaires

ANALANJIROFO - Club environnemental du Lycée Antanifotsy - Entretien de la pépinière © DUEM 2025

Leçons apprises ou Recommandations

Envisager l‘éducation environnementale de façon concrète, participative et ancrée dans le vécu local

Intégrer école, mairie et communauté en tant que levier essentiel de durabilité

Activer la collaboration entre DREN, CISCO, écoles et CSBV pour réaliser l’Éducation

Environnementale et au Développement

Durable (EEDD)

Créer des supports de formation attractifs pour encourager la motivation des jeunes (boîtes à images, maquettes, vidéos)

Se baser sur le noyau familial pour renforcer les changements de comportement durables

Encourager les filles et les femmes à s’engager dans les activités, malgré leurs contraintes domestiques

Apporter un soutien continu post-formation

Assurer la disponibilité de ressources matérielles et pédagogiques pour mettre en pratique les concepts appris

Valoriser les retours d’expérience des participants

Chercher les débouchés pour les produits issus des pratiques durables

La voix des bénéficiaires

Melle Féline SHADJIDAH, Élève du Lycée Antanifotsy et membre du club environnemental - ANALANJIROFO :

Je veux aussi faire partie de ceux qui agissent face aux problèmes environnementaux, même de manière simple.

C’est pourquoi il faut agir dès maintenant. Il faut planter des arbres quand on est jeune car ils nous serviront d’abri quand on sera vieux, comme le dit un proverbe malgache.

M. Dédance LALAHIBE, Professeur de Philosophie et membre du club environnemental - Lycée Antanifotsy - ANALANJIROFO :

L’enseignement de la philosophie est un moyen efficace pour amener les élèves à s’engager dans la protection de la nature.

Je leur explique les aspects négatifs : lorsque l’environnement est détruit, ce sont les êtres humains et les êtres vivants qui en souffrent.

4) Fabrication de foyers améliorés

La fabrication de foyers améliorés et de charbon vert ou écologique sont des alternatives crédibles et rentables à la déforestation massive qui sévit à Madagascar. En ANALANJIROFO, on estime la réduction de bois de chauffe ou de charbon entre 40 et 50 % là où les foyers améliorés sont utilisés. AFAFI-Nord a mis en œuvre cette activité avec la GIZ dans la région DIANA.

Décryptage

Nb de fokontany concernés

Nb de bénéficiaires formés au foyer amélioré KAMADO ou SOASOA4

Nb de foyers améliorés fabriqués

Prix de vente

Pour 5 communes Pour 5 communes (en 14 mois) (selon le type et la taille)

3 ANALANJIROFO - Les Fkt sont répartis dans les 5 communes. Dans le cadre d’un projet pilote, les 225 bénéficiaires ont également été formés et accompagnés dans la fabrication de charbon écologique ou vert.

4 Foyers améliorés KAMADO et SOASOA : ils ont une meilleure combustion et consomment moins de bois de chauffe tout en réduisant le temps de cuisson, les fumées nocives et la dispersion des cendres.

DIANA - Foyers améliorés « Kilengy » - © DUEM

Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires

Création d’AGR et augmentation des revenus grâce à la vente des foyers améliorés et du charbon vert

Création d’emplois : les pépiniéristes communautaires sont rémunérés pour les plants produits

Réduction des tâches domestiques pour les ménages (charge bois et temps de cuisson)

Meilleure efficacité thermique, diminution des fumées nocives et de particules fines

Amélioration de la santé des ménages (baisse des affections pulmonaires et irritations oculaires) et de l’air dans les habitations

Réduction des accidents domestiques (brûlures) et des incendies

Réduction de la coupe de bois illicite et de la pression forestière dans les sousbassins versants

Réduction des dépenses énergétiques domestiques

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Approche participative et inclusive impliquant les femmes, les jeunes et les artisans locaux dans la fabrication, la diffusion et la commercialisation des foyers

Approche alliant les objectifs socioenvironnementaux et économiques, la protection des ressources forestières, l’amélioration de la santé des usagers

3

et l’autonomie des acteurs locaux

Démonstrations sur site, campagnes communautaires et scolaires pour informer les ménages sur les foyers améliorés

KAMADO et SOASOA

Implication des jeunes des clubs environnementaux dans la démonstration et vulgarisation

Leçons apprises ou Recommandations

Impliquer les femmes et les jeunes pour une meilleure appropriation et durabilité

Multiplier les démonstrations pour convaincre des bienfaits sur la santé et la protection de l’environnement

Appuyer les bénéficiaires dans la recherche de débouchés au-delà du Fkt

La voix des bénéficiaires

M. Arthur RAZANAKA TIA JAO, Fabricant de foyers améliorés

“Fatana Kilengy” - DIANA :

Cette activité-ci génère plus de revenus. Nous vivons maintenant dans une maison en briques mais avant on habitait encore dans une maison en chaume. Nous avons un compte en banque et nos enfants vont à l’école.

La fabrication des foyers améliorés

“Kilengy” marche bien !

Mme Antoline RASOARIVELO, Utilisatrice du foyer amélioré Kilengy :

Le foyer amélioré protège aussi l’environnement en réduisant l’utilisation de charbon. Il cuit plus vite les aliments, dégage moins de fumée et ne salit pas la maison.

Fabrication du foyer amélioré « Kilengy »

Je prépare la terre et je la mets dans le moule

Je démoule et laisse sécher au soleil

Mon foyer a la couleur de la tôle. Il est prêt à …

Je découpe la feuille de tôle qui va « cercler » le foyer

Je façonne l’armature du foyer

… cuire avec très peu de charbon de bois

5) Transfert de gestion des ressources naturelles (TGRN)

Le TGRN vise à impliquer les acteurs locaux dans la gestion durable des ressources naturelles renouvelables (RNR) en leur transférant quelques compétences. Les partenaires concernés sont les Communautés de base (COBA), l’Administration forestière, la Commune et la Direction Régionale de l’Environnement et du Développement Durable (DREDD). La signature des autorités locales montre qu’il y a consensus et engagement collectif dans la gestion durable des ressources. Le cahier de charge définit les droits et obligations des parties prenantes y compris la COBA. Il fixe les conditions d’exploitation et servira de référence de contrôle pour l’administration forestière et la commune.

Décryptage

Nb de contrats TGRN officialisés avec les autorités et les COBA

Nb de contrats TGRN renouvelés

Nb de Fkt concernés

Nb de COBA concernées

Appui apporté par AFAFI-Nord

Structuration, formalisation des COBA et accompagnement à l’instruction de leurs dossiers de demande de transfert de gestion

Appui financier à toutes les étapes du processus

Activités développées par les COBA dans le cadre du TGRN

5 DIANA :

–

Ambatoben’Anjavy : Fkt Bobasatrana -

Les COBA ont élaboré un Plan de Travail Annuel (PTA) qui définit les activités de conservation et de gestion des ressources naturelles (reboisement, lutte contre les feux de brousse, sensibilisation de la communauté riveraine)

dont 4 pour les TGRN officialisés

Appui aux entités concernées dans tout le processus menant au TGRN (évaluation de l’état des ressources naturelles, évaluation des services techniques, mise à jour du PAG, délimitation des zones du TGRN, etc.)

Formation des COBA (pépinière, police des forêts, comité de gestion)

Patrouille et surveillance

Restauration et reboisement

Développement d’AGR en apiculture et culture maraîchère

Délivrance des permis de coupe à titre de droit d’usage

Application stricte des outils de gestion tels que DINA (amende), règlement intérieur et PAG

Antanabe : Fkt Ampasimaty, Behefaka 6 ANALANJIROFO : DISTRICT SOANIERANA IVONGO – CR Manompana : Fkt Ankoriraika, Antanandava, Manompana, Moronivo, Tanambao Ambodimanga – CR Antanifotsy : Fkt Andrangazaha, Antsiraka / DISTRICT FENERIVE – CR Ampasina Maningory : Fkt Rantolava, Takobola

Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires

L’impact n’est pas encore visible. Toutefois les COBA sont conscientes des enjeux environnementaux car la déforestation et l’assèchement des rivières menacent directement leurs moyens de subsistance

En ANALANJIROFO

Amélioration des revenus des ménages vulnérables à travers le développement des AGR

Augmentation de la superficie des terrains reboisés

Diffusion des techniques de protection des sols

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Participation des communautés dans la conservation des ressources naturelles renouvelables (RNR) comme la patrouille et surveillance

Participation des communautés dans les visites d’échange pour découvrir d’autres approches/techniques dans la gestion des RNR et l’amélioration des conditions de vie

Développement des AGR grâce aux appuis d’AFAFI-Nord

Implication des jeunes des clubs environnementaux dans la démonstration et la vulgarisation

Mise en place d’un site pédagogique et visites/échanges avec élèves et enseignants

10 Leçons apprises ou Recommandations

Se coordonner avec la DREDD pour assurer un suivi régulier des activités des COBA ; les accompagner dans leurs activités de reboisement des zones proposées dans le contrat TGRN

Faire largement connaître les problèmes de déforestation et d’assèchement des rivières au niveau de la communauté et des écoles

Favoriser la participation communautaire dans la gestion des ressources naturelles renouvelables

Mettre en place des pépinières communautaires

Renforcer l’application du Plan d’Aménagement et de Gestion et des amendes (DINA) en cas d’infractions

Renforcer les activités de suivi écologique, de contrôle et surveillance

Renforcer les capacités des communautés sur les techniques de restauration des zones dégradées

Prévoir et dégager les budgets nécessaires pour mener à bien les activités liées au contrat de TGRN

Promouvoir des AGR en lien avec la gestion des ressources naturelles

Organiser un concours du « fokontany vert » et mettre en place un club de jeunes pro-environnement dans chaque fokontany

6) Protection des mangroves en ANALANJIROFO

Il y a 236 400 ha de mangroves répertoriés à Madagascar qui se trouvent sur la côte malgache, notamment en DIANA et ANALANJIROFO.

Cette surface représente un peu plus de 1 % de la couverture forestière totale de Madagascar.

Malheureusement, entre 1995 et 2018, 3 000 à 7 000 hectares de mangroves ont disparu à cause du changement climatique et de la déforestation sauvage. Mais depuis quelques années, des actions sont mises en place pour préserver ce patrimoine et gérer de façon durable les mangroves à Madagascar.

236 400 ha 1 % de la couverture forestière Soit de mangroves répertoriés

La mangrove est essentielle à notre survie :

Elle filtre les eaux et purifie l’air, alimente les nappes phréatiques, retient les déchets et les substances toxiques qui sont dirigés vers la mer

Elle empêche l’érosion des zones côtières, est une nurserie pour de nombreuses espèces comme les rougets, mérous, crabes et poissons plats

Elle offre aussi d’autres ressources comme le bois, le sel, le miel, les fruits et des médicaments traditionnels

ANALANJIROFO - Manompana

Chaîne humaine pour mesurer les distances avant de planter les propagules - © DUEM 2025

Décryptage

Nb d’hectares de mangroves restaurés

Nb de propagules replantés

Nb de Fkt concernés

Nb de COBA impliquées

ANALANJIROFO

8 ha à Antsiraka (CR Antanifotsy) et 6 ha à Manompana (CR Manompana) COBA Tsimialona à Antsiraka (27 H et 10 F) et COBA Vahona à Manompana (86 H et 54 F)

Impact sur les conditions de vie des

bénéficiaires

Protection des écosystèmes côtiers et régénération des mangroves dégradées

Meilleure salubrité de l’air et de l’eau

Gouvernance communautaire renforcée et participation active des populations locales

Compétences techniques des COBA renforcées

Promotion de l’entraide et de la solidarité

Difficultés rencontrées

Manque de connaissance des bénéficiaires sur l’importance écologique et économique de la mangrove

Peur de perdre l’accès à des ressources, notamment la pêche et le bois de chauffe

Manque de bénéfice direct lié à la protection/restauration de la mangrove

Charge de travail trop lourde et épuisante : collecte et triage des propagules, plantation, entretien et surveillance

Habitudes traditionnelles difficiles à changer telles que la déforestation et le braconnage

Pression foncière pour la construction d’habitations

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Formations sur l’importance écologique de la mangrove et les techniques de reboisement

Techniques de restauration participative : plantation de palétuviers adaptés aux conditions locales

Promotion de solutions alternatives pour réduire la pression sur les mangroves comme l’utilisation des foyers améliorés et/ou du charbon vert

Collaboration avec les autorités locales sur l’application des règlementations destinées à préserver la mangrove

Mise en œuvre efficace de l’approche intégrée de gestion des bassins versants et de la zone littorale

Plantation de propagules - © DUEM 2025

ANALANJIROFO - Manompana

Privilégier l’approche participative et communautaire pour l’appropriation

Privilégier des espèces locales et des méthodes de plantation simples avec des matériaux disponibles sur site

Assurer un suivi régulier et un entretien continu pour garantir la survie des plants

Disposer du matériel et des ressources humaines/financières suffisantes pour entretenir régulièrement les plants

Détourner le passage des bovins qui piétinent les parcelles de restauration

Gérer l’afflux de population et la pression foncière sur les mangroves à la suite de la construction de la RN 5 et de l’expansion de la ville (Manompana)

Adapter le calendrier des activités aux fêtes et saisons agricoles pour maximiser la participation

M. Lucien COLAS, Président de la COBA VAHONA Manompana - ANALANJIROFO :

Ce qui m’a poussé à m’engager dans la protection de la mangrove, c’est l’amour de l’environnement, un environnement propre, sain et agréable. La protection de la mangrove est un travail bénévole, effectué par notre COBA pour le bien-être des habitants et des générations futures.

Mme Marinera, Membre de la COBA VAHONA - Manompana - ANALANJIROFO :

La mangrove contribue à purifier l’air que nous respirons et nous protège des vents violents.

Elle est un héritage pour les générations futures. Nous pouvons pêcher librement, quand c’est autorisé. Notre niveau de vie s’est amélioré depuis que nous protégeons la mangrove.

7) Production de biogaz

Le biogaz est une énergie renouvelable fabriquée avec des déchets organiques. Il est utilisé pour cuisiner, se chauffer et produire de l’électricité.

L’installation d’une station biogaz est un projet-pilote d’AFAFI-Nord dans ses trois régions d’intervention : DIANA, SAVA et ANALANJIROFO.

Décryptage

Groupes socio-économiques visés

Membres des GEC Éleveurs de bovins

Nb de ménages formés

Ménages ruraux vulnérables avec accès limité aux sources d’énergie conventionnelles

Petits exploitants agricoles et éleveurs

Groupes vulnérables ayant au moins 4 zébus 15 23 3

Impact

sur les conditions de vie des bénéficiaires

Diminution des dépenses car il ne faut plus acheter du charbon de bois, du bois de chauffe ou du pétrole

Gain de temps et d’énergie dans la préparation des repas

Absence de fumées nocives issues du charbon de bois / bois de chauffe lors de la cuisson

Utilisation du digestat (engrais biologique) pendant la campagne culturale

Amélioration de la fertilité du sol

Création d’activités génératrices de revenus (AGR) comme la gargotte ou l’hôtellerie

Augmentation des revenus des ménages vulnérables

Transition énergétique des ménages vers l‘indépendance énergétique totale

Impact du biogaz sur l’environnement

Réduction du charbon de bois et bois de chauffe comme source d’énergie

Réduction de la déforestation et de l’érosion des sols

Valorisation des déchets organiques (déjections animales) et du digestat comme fertilisant commercial

Protection des ressources naturelles dans la région

12

Leçons apprises ou Recommandations

Actuellement, le coût d’installation d’une station biogaz est de 2 500 euros. Pour permettre un accès plus facile à cette infrastructure, il faudrait agir à plusieurs niveaux.

Financement / Partenariat

Mettre en place un mécanisme de co-financement (contribution partielle des bénéficiaires, appui de partenaires publics ou privés)

Impliquer des acteurs privés (entreprises locales, fournisseurs de matériaux) pour réduire les coûts logistiques

Collaborer avec les collectivités locales pour intégrer le biogaz dans les plans de développement communal

Intégrer la production de biogaz dans les stratégies de lutte contre la pauvreté et le changement climatique

Faciliter l’accès au microcrédit adapté avec des conditions souples pour les ménages ruraux

Octroyer des subventions ciblées pour les ménages vulnérables

Organisation / Transfert de compétences

Structurer les bénéficiaires en groupements ou coopératives pour mutualiser les coûts et faciliter l’entretien collectif

Former les bénéficiaires et techniciens locaux en continu

Créer un réseau de prestataires locaux capables de construire et entretenir les installations

Partage d’expériences

Organiser des visites d’échanges sur les sites où sont installées des stations de biogaz

Installer une station de biogaz pilote pour mieux faire comprendre son utilité/ sa fonctionnalité

Proposer un modèle de station biogaz reproductible et adaptable aux zones rurales

La voix d’une bénéficiaire

Mme GENEVIÈVE, productrice et utilisatrice de biogaz - Fkt AnanjakaCR Tanambao Marivorahona - DIANA :

Grâce au biogaz, j’ai réduit ma consommation de charbon. Je contribue à réduire l’abattage des arbres pour la fabrication du charbon et je protège l’environnement contre la fumée issue de l’utilisation du charbon. L’argent que j’aurais dû utiliser pour acheter du charbon, je le consacre à d’autres équipement. J’utilise l’engrais liquide récupéré au fond du biodigesteur pour entretenir mon potager. La vente de mes légumes me permet de gagner de l’argent pour compléter mes moyens de subsistance. J’encourage les gens à utiliser le biogaz pour préserver l’environnement.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Fabriquer son BIOGAZ

CUVE DE REMPLISSAGE

Alimentation en matières organiques

Financé par l’Union européenne

Captation du biogaz

FERMENTATION (action des bactéries )

DIGESTEUR OU CUVE DE FERMENTATION 10 m3 en béton armé

Récupération du digestat

CUVE DE REJET

Couvercle
Tuyau de transport du biogaz
Couvercle
CUISINE
Filtre
Manomètre
Réchaud

THÉMATIQUE

DOTATION EN MATÉRIELS, MOBILIERS ET ÉQUIPEMENTS

AUX AUTORITÉS LOCALES ET RÉGIONALES

L’Union européenne a fourni du matériel aux autorités locales et régionales pour qu’elles puissent mieux assumer leurs missions envers les populations. Il s’agit notamment de mobilier de bureau et d’équipements informatiques, de kits solaires, abonnements Internet, cartes administratives et topographiques, etc.

Le personnel a également reçu une formation technique à l’outil informatique et à l’archivage.

Cette dotation est de 907.532.000 Ar pour les trois régions d’intervention d’AFAFI-Nord.

Décryptage

Nb d’entités ayant bénéficié d’une réhabilitation de bureaux/salles

Nb d’entités régionales dotées en matériels, mobiliers et équipements

Région, 4 DRT et ORN

et DRAE

Région (salle de réunion), DREDD (réhabilitation du circuit électrique), CirAE (réhabilitation des bâtiments)

Région, 4 DRT et ORN

Région, 4 DRT, ORN, 6 Cir/CEF et 6 communes

Nb d’entités locales dotées en matériels, mobiliers et équipements

Type de matériels, mobiliers et équipements fournis

1 CirAE, 1 CirPEB, 1 CEF, 1 ES/ORN et 12 communes

PC portable, imprimante, scanner, photocopieuse, caisson mobile, disque dur externe, rallonge parafoudre, armoire, étagère, table, fauteuil, chaise, onduleur

PC complet, imprimante, accessoire, kit Internet, kit solaire, mobilier de bureau en bois

1 CirAE, 1 CEF, 1 Triage EF et 5 communes

PC portable, ordinateur de bureau, imprimante, accessoire, bureau, chaise, étagère, armoire, kit Internet, kit solaire (Antanifotsy, commune sans accès à l’électricité)

Impact sur la mission des autorités régionales et locales

Amélioration des conditions de travail et du traitement des dossiers

Amélioration des services rendus par les autorités administratives

Amélioration de l’archivage, digitalisation et classement des dossiers

Communication inter-administrative plus performante grâce à la connexion

Internet

Autonomie énergétique grâce au kit solaire = continuité du service public

Création de nouveaux services dans les communes rurales (photocopie, scannage, etc.)

Satisfaction des habitants car les documents sont délivrés plus rapidement (état civil, permis, actes administratifs)

Production de rapports et statistiques facilitée, ce qui permet de rendre compte plus vite aux autorités centrales et à la population

Innovations apportées par AFAFI-Nord

Les STD et CTD ont été renforcés et peuvent offrir de meilleurs services

La fourniture d’un kit solaire complet permet de faire face à la précarité énergétique

Le duo dotation en matériel/formation est essentiel pour obtenir de bons résultats

La rapidité du traitement des dossiers au niveau de la Région est une innovation

Difficultés rencontrées

Manque d’espaces sécurisés et adéquats pour installer le matériel

Faible bande passante Internet

Personnel difficilement mobilisable pour suivre les formations

Écart important entre participants très expérimentés et débutants en informatique

Nécessité d’adapter les contenus des formations

Réticence de certains agents à utiliser le nouveau matériel

Rotation du personnel : changement d’affectation ou d’équipe dirigeante

Sélection de fournisseurs et prestataires souvent infructueuse en raison de procédures assez complexes de passation de marchés

DIANA - Mairie d’Ambatoben’Anjavy dotée de panneaux solaires © DUEM 2025

Leçons apprises ou Recommandations

Effectuer une évaluation approfondie des besoins (en matériel et en formation) avec les bénéficiaires

Sensibiliser l’ensemble de la hiérarchie et du personnel sur l’importance de la dotation, des formations et des résultats attendus

Mettre en place des mécanismes de transmission des compétences

Développer des manuels de procédures/modules de formation pour les nouveaux arrivants

Cibler les formations sur les individus et sur la structure organisationnelle (systèmes, procédures)

Mettre en place des contrats de maintenance durables et former des techniciens locaux

Instaurer un fonds de roulement/budget local pour le renouvellement du matériel et les réparations

Privilégier les méthodes pédagogiques actives et l’accompagnement post-formation (tutorat, coaching) pour consolider les acquis

Prévoir des bâtiments/bureaux salubres, sécurisés où entreposer et utiliser le matériel

La voix des bénéficiaires

:

AFAFI-Nord a fourni à la commune les équipements suivants : un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, un kit solaire comprenant un panneau solaire, un régulateur et une batterie ainsi qu’une box Wi-Fi avec abonnement. Depuis la réception de ces matériels, notre travail a été grandement facilité.

Mme Sylvie Zella RAHARILALANIRINA, Maire de la CU d’Ambilobe - DIANA :

Avant, nous n’avions même pas d’armoire, alors qu’un meilleur classement et une organisation efficace des dossiers sont essentiels.

Nous disposons maintenant d’un archivage numérique fiable, où tous les documents traités par la commune sont stockés, qu’il s’agisse des ordres de réception ou des documents comptables.

M. Deny BEMAZAVA, Maire de la CR d’Ambotoben’Anjavy - DIANA :

Avant de recevoir ces équipements, nous avions des difficultés au sein de la commune pour établir des documents administratifs. Par exemple, pour émettre un arrêté, nous étions obligés d’aller jusqu’à Ambilobe. Aujourd’hui, nous pouvons éditer les arrêtés communaux ici même.

ACRONYMES ET ABRÉVIATIONS

ACN

AEP

AFAFI-Nord

AFDI

AGR

AIM

AKF - OSDRM Ar

ASA

ATEAH

AUC

AUE

AVSF

CAA

CBV

CEF

CEG

CEP

CGPE

CirAE

CirPEB

CISCO

CLN

CNC

COBA

COGES

CR

CSB

Agent Communautaire de Nutrition

Adduction d’Eau Potable

Appui au Financement de l’Agriculture et aux Filières

Inclusives dans le Nord de Madagascar

Agriculteurs Français et Développement International

Activité Génératrice de Revenus

Action InterCoopération Madagascar

Fondation Aga Khan - Organisation de Soutien pour le Développement Rural à Madagascar

Ariary (monnaie locale)

Auxiliaire de Santé Animale

Agent Technique Eau Assainissement Hygiène

Association des Usagers du Canal

Association des Usagers de l’Eau

Agronomes et Vétérinaires sans Frontières

Comité d’Analyse et d’Attribution

Comité de Bassin Versant

Cantonnement de l’Environnement et des Forêts

Collège d’Enseignement Général

Champ École Paysan

Comité de Gestion des Points d’Eau

Circonscription de l’Agriculture et de l’Élevage

Circonscription de la Pêche et de l’Économie Bleue

Circonscription Scolaire

Comité Local de Nutrition

Centre de Nutrition Communautaire

Communauté de Base (VOI en malgache)

Comité de Gestion

Commune Rurale

Centre de Santé de Base

CSBV

CTD

CU

CUMA

DAL

DRAE

DREAH

DREDD

DREN

DRPEB

DRT

EAH

EEDD

EFICC

EPP

F

Fkt

GEC

GRN

ha

H

LAE

LCFB

MAE

MEAH

MEDD

Comité de Sous-Bassin Versant

Collectivité Territoriale Décentralisée

Commune Urbaine

Culture Maraîchère

Défécation à l’Air Libre

Direction Régionale de l’Agriculture et de l’Élevage

Direction Régionale de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène

Direction Régionale de l’Environnement et du Développement Durable

Direction Régionale de l’Éducation Nationale

Direction Régionale de la Pêche et de l’Économie Bleue

Direction Régionale Technique

Eau - Assainissement - Hygiène

Éducation Environnementale et au Développement

Durable

Exploitation Familiale Intégrée Compétitive et Continue

École Primaire Publique

Femme

Fokontany (groupe de villages)

Groupe d’Épargne Communautaire

Gestion des Ressources Naturelles

hectare

Homme

Lutte Antiérosive

Lutte Contre les Feux de Brousse

Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage

Ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène

Ministère de l’Environnement et du Développement

Durable

MEN

MIP

MPEB

ONG

ONN

OP

OPB

ORN

OSDRM

PAG

PEA

PF

PI

PTA

RNR

SAF-FJKM

STD

TGRN

TOT

UCGP /AT

URGP / AT

VAD

Ministère de l’Éducation Nationale

Micro Projet (subvention jusqu’à 5000 € maximum)

Ministère de la Pêche et de l’Économie Bleue

Organisation Non Gouvernementale

Office National de Nutrition

Organisation Paysanne

Organisation Paysanne de Base

Office Régional de Nutrition

Organisation de Soutien pour le Développement Rural à Madagascar

Plan d’Aménagement et de Gestion

Projet d’Entrepreneuriat Agricole (subvention jusqu’à 75 000 €)

Paysan Facilitateur

Périmètre Irrigué

Plan de Travail Annuel

Ressources Naturelles Renouvelables

Département pour le Développement, créé par l’Eglise de Jésus

Christ à Madagascar

Service Technique Déconcentré

Transfert de Gestion des Ressources Naturelles

Training of Trainers (Formation de Formateurs)

Unité Centrale de Gestion du Programme AFAFI-Nord /

Assistance Technique

Unité Régionale de Gestion du Programme AFAFI-Nord /

Assistance Technique

Visite à Domicile

CONTENU DE LA CHAÎNE YOUTUBE D’AFAFI-NORD

La chaîne YouTube d’AFAFI-Nord est accessible sur ce lien : AFAFI.NORD.MADAGASCARYOUTUBE

Elle compile les 65 vidéos réalisées d’octobre 2024 à décembre 2025 qui retracent les activités du Programme et les témoignages des bénéficiaires dans ses trois régions d’interventions : DIANA, SAVA et ANALANJIROFO.

Parmi elles, 44 vidéos ont illustré les 13 mini-campagnes de communication d’AFAFI-Nord :

JM Alimentation

JM Toilettes

JM Femmes

JM Eau

JM Santé

Journée de l’Europe

JM Environnement

JM Conservation de l’Ecosystème et Protection des Mangroves

JM Jeunesse

JM Mer

JM Alimentation

JM Toilettes

Et la mini-campagne sur l’Élevage et la Santé animale

16-10-24

19-11-24

08-03-25

22-03-25

06-04-25

09-05-25

05-06-25

26-07-25

09-08-25

26-09-25

16-10-25

19-11-25

08-12-25

Pour retrouver plus facilement ces 65 vidéos, elles ont été regroupées en 12 thématiques (playlists) et numérotées dans le tableau ci-dessous, en ce compris les vidéos traduites en langage des signes, du N°61 au 65.

Thématiques/Playlists

Santé et lutte contre la malnutrition

Titre des vidéos

1. AFAFI-Nord encourage une alimentation saine et variée (DIANA)

2. AFAFI-Nord lutte contre la malnutrition (DIANA)

3. Le combat quotidien contre la malnutrition en DIANA

4. Jocelyne : « J’aimerai mon travail d’ACN jusqu’à ma mort. » (DIANA)

5. Le suivi nutritionnel des enfants et des mamans (3 régions)

6. Visite à domicile du Comité Local de Nutrition (DIANA)

7. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (DIANA)

8. La banane séchée, une source d’autonomie (DIANA)

9. Le développement rural, un éternel recommencement … (3 régions)

Agriculture

10. Le canal Stella irrigue 635 ha de riziculture (DIANA)

11. Oxène : « Notre rendement de riz est de 6 tonnes à l’hectare » (ANALANJIROFO)

12. Améliorer la qualité du riz local pour lutter contre la malnutrition (DIANA)

13. Le vétiver, plus rentable que la vanille (SAVA)

14. Le périmètre irrigué, au cœur de l’action d’AFAFI-Nord (SAVA)

Pêche en mer et pisciculture

15. La pêche à la palangre prend de l’ampleur (ANALANJIROFO)

16. Les mareyeuses de Soanierana Ivongo voient loin (ANALANJIROFO)

17. On espère atteindre 100 kg de poisson par temps clément ! (ANALANJIROFO)

18. Edmond : « Ensemble, on est plus forts » (ANALANJIROFO)

19. David : « Grâce à la pisciculture, on a amélioré nos conditions de vie » (SAVA)

20. Fulgence : « Nos clients apprécient la qualité de nos poissons » (ANALANJIROFO)

21. Fabriquer des blocs de glace réchauffe les espoirs des pêcheurs (ANALANJIROFO)

Thématiques/Playlists

Élevage, hydraulique

pastorale et santé

animale

Eau, assainissement et hygiène

Titre des vidéos

22. La santé animale, une priorité pour AFAFI-Nord (SAVA)

23. Le marché à bétail : pilier économique de la SAVA

24. La production de lait, une filière prometteuse en Analanjirofo

25. M. Jaomary : « Nos zébus ne meurent plus de soif » (SAVA)

26. AFAFI-Nord lutte contre la Défécation à l’Air Libre (ANALANJIROFO)

27. Je protège ma famille donc je construis ma latrine (ANALANJIROFO)

28. Une latrine sans odeur, ça existe ! (DIANA)

29. Mbotijoma : « Je vous encourage à construire votre latrine » (DIANA)

30. Utilisez le lave-main pour protéger votre santé ! (DIANA)

31. Je fabrique mon lave-mains (tutoriel)

32. L’eau potable, c’est la vie ! (ANALANJIROFO)

33. Gestion de l’adduction d’eau à Moronivo (ANALANJIROFO)

34. Florence : « Notre Fédération surveille la qualité de l’eau potable » (SAVA)

Portraits de femmes exerçant un leadership

35. Odette, pionnière en pisciculture ! (DIANA)

36. Célestine : « J’épargne pour améliorer le bien-être de ma famille. » (ANALANJIROFO)

37. Noelline : « Un bon leader communique avec tout le monde. » (DIANA)

Portraits de jeunes exerçant un leadership

Protection de l‘environnement

38. Brando : « La solidarité peut transformer un village » (DIANA)

39. Eviziline : un triple engagement pour les générations futures (ANALANJIROFO)

40. Philippe : « Mon téléphone rapproche des familles éloignées » (ANALANJIROFO)

41. Tovo : « Grâce au charbon vert, je gagne mieux ma vie ! » (DIANA)

42. Je m’engage pour protéger l’environnement ! (SAVA)

43. Utilisez un foyer amélioré et vous protégerez l’environnement … (DIANA)

Thématiques/Playlists

Protection de l‘environnement

Titre des vidéos

44. Reboisement et agroécologie : le duo gagnant ! (DIANA)

45. La mangrove, essentielle à notre survie (ANALANJIROFO)

46. Protéger la mangrove : une tâche difficile (ANALANJIROFO)

47. Freiner l’assèchement du lac Sahaka en SAVA

48. Le club environnemental du Lycée Antanifotsy (ANALANJIROFO)

49. Lucien : « Je suis un amoureux de l’environnement ! » (ANALANJIROFO)

50. Je produis mon biogaz (tutoriel)

51. Geneviève : « Je produis mon biogaz pour préserver l’environnement » (DIANA)

52. Cycle de l’eau et rôle de la forêt (tutoriel)

Infrastructures et autres grands ouvrages

Dotation aux autorités

53. SAVA : Piste réhabilitée = sécurité retrouvée

54. Barrage et canaux d’irrigation à Anjahamarina, en SAVA

55. Canal d’Andrangazaha : plus de 2 000 ha récupérés (ANALANJIROFO)

56. Le bac d’Ampasimbe, trait d’union entre deux rives (ANALANJIROFO)

57. Le pont d’Andrakadilana désenclave la SAVA

58. Les grands ouvrages financés par l’UE dans les trois régions d’intervention d’AFAFI-Nord

59. Dotation en matériels, mobiliers et équipements aux autorités locales

60. La voix des bénéficiaires (3 régions) Témoignages

5 vidéos en langage des signes

61. Le développement rural, un éternel recommencement … (3 régions)

62. La mangrove, essentielle à notre survie (ANALANJIROFO)

63. Le périmètre irrigué, au cœur de l’action d’AFAFI-Nord (3 régions)

64. Le marché à bétail : pilier économique de la SAVA

65. Fabriquer les blocs de glace réchauffe les espoirs des pêcheurs (ANALANJIROFO)

Cette publication a été financée par l’Union européenne.

Son contenu relève de la seule responsabilité du consortium GOPA-AFC et ne reflètent pas nécessairement les points de vue de l’Union européenne.

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