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Programme d’Appui au Financement de l’Agriculture et aux Filières Inclusives dans le Nord de Madagascar

CARNET DE FICHES DE CAPITALISATION DU PROGRAMME AFAFI-NORD














Ce carnet de fiches de capitalisation présente les résultats, réussites, innovations, leçons apprises et recommandations d’AFAFI-Nord. Bien modestement, il espère être la mémoire du Programme et inspirer tous ceux et celles qui y chercheront des informations liées à leur secteur d’activité, ou qui souhaitent élaborer des projets similaires à Madagascar.





Pour en savoir plus sur l’Union européenne et la Délégation de l’Union européenne à Madagascar
www.facebook.com/UE.madagascar.Comores
x.com/UE_Madagascar
EU Delegation to Madagascar and the Comoros - YouTube
Chaîne Youtube d’AFAFI-Nord : AFAFI.Nord.MADAGASCARYouTube
https://ue-madagascar.org
Plateforme de Coopération
UE-Madagascar
www.eeas.europa.eu/delegations/madagascar_fr



Présentation d’AFAFI-Nord
Introduction
Thématique 1
Construction et redynamisation des Centres de Nutrition Communautaires (CNC)
Thématique 2
Agriculture, pêche et élevage (avec EFICC)
Thématique 3
Hydraulique pastorale et santé animale
Thématique 4
Périmètres irrigués et autres infrastructures
Thématique 5
Eau, assanissement et hygiène
Thématique 6
Gestion des ressources naturelles (avec le projet pilote de production du biogaz)
Thématique 7
Dotation en matériels, mobiliers et équipements aux autorités locales et régionales
Contenu de la chaîne YouTube d'AFAFI-Nord
Acronymes et abréviations
AFAFI-NORD, AFAFI-SUD,
AFAFI-CENTRE ET RINDRA
Ces quatre Programmes sont financés par l’Union européenne. RINDRA est le Programme de Renforcement Institutionnel vers le Développement de la Résilience Agricole. En les développant dans tout le pays et en les centrant sur les besoins essentiels tels que l’accès à l’alimentation, à l’eau, à la santé et au renforcement des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, les effets seront plus massifs et plus durables.
AFAFI-Nord est le Programme d’Appui au Financement de l'Agriculture et aux Filières Inclusives dans le Nord de Madagascar.
Savez-vous que plus de 20 millions de Malgaches vivent en zone rurale et dépendent directement ou indirectement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. L’agriculture est l’activité principale de 72,7 % des ménages. Malheureusement, ce secteur n’est pas assez productif et n’arrive pas à nourrir toute la population en constante augmentation.
Différentes causes expliquent cela, notamment : Les techniques agricoles sont encore très largement manuelles : qu’il s’agisse de conduites d’élevage ou de pratiques culturales, elles sont insuffisamment intégrées entre elles et ne bénéficient pas toujours des développements les plus récents de la connaissance en agronomie
Le changement climatique bouleverse le cycle de la nature
Les routes, pistes rurales, accès aux sites de production et aux marchés sont en très mauvais état
AFAFI-Nord a travaillé dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’environnement, plus précisément, l’accroissement de la production agricole (cultures et élevages) afin de contribuer à l’augmentation de la résilience des communautés rurales en luttant contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire et en améliorant les conditions de vie des bénéficiaires, surtout celles des ménages les plus vulnérables, la préservation et la restauration des écosystèmes, la gestion des ressources naturelles, en particulier les ressources en eau (y compris en matière d’hygiène et d’assainissement).
ANALANJIROFO - Curage et regabaritage d'une portion du canal d'Andrangazaha - © DUEM 2025



AFAFI-Nord travaille dans :









agriculture élevage pêche
protection de l’environnement
lutte contre la malnutrition insécurité alimentaire





il y a plusieurs catégories de bénéficiaires et les activités mises en œuvre se complètent les unes les autres




les bénéficiaires (hommes et femmes) décident des priorités et sont directement impliqués dans les activités
les bénéficiaires travaillent ensemble et s’organisent pour conserver et maintenir les acquis après la fin du Programme
on retrouve les mêmes objectifs, les mêmes activités, les mêmes cibles et les mêmes types de bénéficiaires en DIANA, SAVA et ANALANJIROFO
RENFORCEMENT
DES CAPACITÉS
DES PARTIES
PRENANTES
ACCÈS À L’EAU
GESTION DE L’EAU
Collectivités territoriales décentralisées (CTD) : Régions et communes
Services techniques décentralisés des ministères (STD)
Organisations paysannes (OP) et Communautés de base (COBA)
Construction ou réhabilitation de périmètres irrigués (PI)
Adduction d’eau potable, Hygiène & Assainissement, Hydraulique pastorale
Associations des usagers de l’eau (AUE)
Appui aux filières (riz, banane, poisson, bovin, volaille, etc.)
Agroécologie
Réfection de ponts-dalots-pistes
Création d’EFICC (Exploitation Familiale Intégrée Compétitive et Continue) permettant de faire face aux chocs et d'AGR (Activité Génératrice de Revenus)
GEC (Groupe d’épargne Communautaire) et éducation financière
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
Agroforesterie
Éducation
Environnementale
Reboisement, lutte antiérosive et lutte contre les feux de brousse
Comités de bassin versant
Adaptation au changement climatique
LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION ET L’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE
Appui aux Centres de Nutrition
Communautaires (CNC)
Dépistage et Visites à domicile (VAD)
Démonstrations culinaires
Sensibilisation des mamans enceintes et des parents
GEC














. Les producteurs et organisations faîtières
. Les Services Techniques Déconcentrés (STD) des ministères
. Les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) des trois régions d’intervention
. Le secteur privé

À travers AFAFI-Nord, ses résultats, ses réussites et ses innovations, l’Union européenne veut également partager des valeurs fortes telles que :

La participation communautaire

Le rôle majeur de la femme rurale dans le développement de Madagascar

L’égalité entre les hommes et les femmes

L’inclusion des personnes vulnérables dans tous les programmes de développement

Le respect des droits humains

L’accès pour tous et toutes aux services essentiels de base tels qu’une alimentation saine et variée, l’eau, la santé, l’éducation, l’assainissement, l’hygiène, etc.

La protection de la biodiversité et la sauvegarde de l’environnement

La lutte contre le changement climatique

Le partenariat gagnant - gagnant Union européenne - Madagascar
AFAFI-Nord vous présente son carnet de fiches de capitalisation qui rassemble les principaux résultats, innovations et réussites de son Programme. En DIANA, SAVA et ANALANJIROFO, ses secteurs d’activité étaient l’agriculture, l’élevage et la pêche. Son focus était l’accroissement de la production en qualité et en quantité pour aider les communautés rurales à être plus résilientes en luttant contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire et en améliorant les conditions de vie des bénéficiaires, surtout celles des ménages les plus vulnérables.
L’environnement a également été la priorité d’AFAFI-Nord, et plus précisément la préservation des écosystèmes, la gestion des ressources naturelles, en particulier les ressources en eau, y compris en matière d’hygiène et assainissement.

L’approche d’AFAFI-Nord se voulait holistique, avec au cœur de son action la construction/réhabilitation de 22 barrages et de 48 .257 m de canaux d’irrigation, mais le Programme a également intégré l’hygiène, l’assainissement, les techniques de l’agroécologie, la gestion des ressources naturelles, la santé animale, ou encore l’hydraulique pastorale.
À travers ces fiches de capitalisation qui reprennent les grands thèmes d’action d’AFAFI-Nord, vous constaterez que l’analyse des résultats est à la fois quantitative (chiffrée) et qualitative puisqu’elle détaille l’impact des activités sur les conditions de vie des bénéficiaires, l’apport nouveau d’AFAFI-Nord, les difficultés rencontrées ainsi que les leçons apprises et recommandations.
Tout au long de ces pages, des photos, visuels et témoignages rappellent ces activités. Ils sont extraits des 60 vidéos diffusées depuis octobre 2024 pendant et après les 13 mini-campagnes de communication d’AFAFI-Nord.
Comme ce carnet de capitalisation, tous ces outils ont été conçus pour durer et être largement partagés/diffusés.
Le détail est donné à la fin de ce carnet. N’hésitez pas : échangez, améliorez, inspirez-vous, mais surtout ne laissez pas dormir toute cette mémoire collective !
AFAFI-Nord tient à remercier la DUEM pour son appui constant tout au long de ces années.
Grand merci aussi aux autorités malgaches, nationales, régionales et communales, aux ONG de mise en œuvre
sur le terrain et, surtout aux communautés de bénéficiaires sans lesquelles rien n ’aurait été possible.
Heureuse continuation à chacun-chacune d'entre vous !
Toute l'équipe d'AFAFI-Nord
Décembre 2025















Dans les trois régions d’intervention d’AFAFI-Nord (DIANA, SAVA et ANALANJIROFO), le « pic » de malnutrition est important et atteint respectivement 22 %, 31 % et 36 %. Pour AFAFI-Nord, la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire passe, notamment, par la réhabilitation et/ou construction de Centres de Nutrition Communautaires (CNC), la fourniture en matériels et équipements aux CNC déjà existants, la formation d’Agentes Communautaires de Nutrition (ACN) et l’appui à l’Office Régional de Nutrition.





Nb de CNC construits, équipés de latrines, jardin potager et puits
Nb de CNC redynamisés
Nb de visites de mamans et d’enfants de moins de 5 ans
17 équipés de puits et jardins potagers
22 équipés de latrines --
CNC
Ouverture des CNC
2 demi-jours/semaine, donc 8 possibilités de visite/mois
CNC
250 mamans Pas mentionné
250 enfants
Nb d’ACN formées
Formations données par les ACN aux bénéficiaires
22 par l’ORN DIANA
Allaitement exclusif jusqu’à 6 mois ; Lutte contre la défécation à l’air libre (DAL) ; Lavage régulier des mains et hygiène générale ; Démonstrations culinaires ; Les 10 groupes d’aliments essentiels

FOCUS Innovation en DIANA : Le Comité Local de Nutrition
AFAFI-Nord a formé 22 Comités Locaux de Nutrition (CLN), composés chacun d’une ACN, de 3 « mamans dynamiques » et de 2 membres de Fokontany (homme et femme). Au total, 66 mamans dynamiques et 44 membres de Fkt ont été formés en nutrition et malnutrition, création de base de données et outils de dépistage. Le rôle du CLN est multiple : effectuer des visites à domicile (VAD) dans des zones éloignées du Fkt, rencontrer les mamans, dépister les cas de malnutrition, prodiguer des conseils en nutrition, hygiène, allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, etc. Les cas de malnutrition sont ensuite référés au Centre de Santé de Base (CSB).
Des Groupes d’Épargne Communautaire (GEC) se sont cotisés pour construire un CNC dans leur village, parfois très difficile d’accès. Ils ont reçu une aide en matériaux de construction de la part d’AFAFI-Nord. Au total, 40 CNC ont ainsi été construits par les GEC.
Cette initiative a renforcé la cohésion communautaire : les familles se sont davantage impliquées dans les séances de sensibilisation, le suivi de la croissance de leur enfant, l’éducation nutritionnelle et les démonstrations culinaires.
Ici : ANALANJIROFO - Fkt Moronivo - CR Manompana
Construction d’un CNC, financé par un GEC - © DUEM 2024

Les mamans sont plus motivées à fréquenter le CNC car il est doté de matériel professionnel
Les ACN s’identifient et sont perçues comme des acteurs compétents du dépistage de la malnutrition et du suivi nutritionnel
Le dépistage nutritionnel est intégré dans la consultation de routine
Les bénéficiaires reconnaissent les signes de la malnutrition (émaciation, œdèmes, perte d’appétit, etc.) et se rendent au CNC
La malnutrition a été réduite dans les zones d'intervention
L’Office Régional de Nutrition a été renforcé dans sa lutte contre la malnutrition
Les pratiques d’hygiène et d’alimentation à domicile se sont améliorées
Les bénéficiaires ont accès à un service de santé nutritionnelle de proximité
Les démonstrations culinaires
Les jeux de rôle lors des autres formations
L’approche intégrée multisectorielle (Nutrition + Santé + Eau + Assainissement + Hygiène) incite la communauté à mieux prendre en compte la lutte contre la malnutrition
En DIANA, la création des CLN et VAD est efficace pour changer les comportements nutritionnels des ménages éloignés, vulnérables, souvent les plus à risques de malnutrition
En SAVA, la dotation en matériel aux CNC éloignés est une innovation

L'obtention d'un terrain suffisamment grand et adéquat, surtout en zone urbaine, a nécessité de longues procédures administratives
L’obtention de magasins de stockage sécurisés pour les matériaux de construction des CNC
SAVA
Le manque de fonds/mécanismes communautaires pour réparer/remplacer les équipements usés ou cassés
Le coût élevé du transport pour acheminer le matériel lourd ou fragile vers les zones les plus enclavées
L’absence de locaux adaptés et sécurisés pour stocker les équipements dans certaines localités
ANALANJIROFO
L'acquisition du matériel médical a dû s’effectuer en dehors de la région
Le faible niveau des ACN dans certains cas
Leçons apprises ou Recommandations
Impliquer davantage les chefs
Fokontany et directeurs d’école dans la lutte contre la malnutrition
Augmenter le nombre de jours de formation pour permettre une pleine appropriation par les bénéficiaires et ACN
Favoriser la bonne collaboration entre les ACN, CLN, ORN, autorités locales, notables, leaders sociaux et bénéficiaires : les intégrer activement dans les formations et le suivi-évaluation des activités de nutrition communautaire
Établir une convention stipulant que les équipements sont désormais sous la responsabilité de l’entité locale (commune/Fkt) pour créer un sentiment d’appropriation et d’engagement
Mettre en place un système d’épargne communautaire pour le renouvellement du matériel
Veiller à ce que le matériel et la méthode de suivi soient en phase avec les normes et les outils de l’Office National de Nutrition (ONN) et de l’ORN de chaque région


Mme JOCELYNE, Fkt Ankiabe - CR Beramanja - DIANA :
Je suis Agente Communautaire de Nutrition depuis 18 ans et j’aimerai mon travail jusqu’à ma mort ! Ce qui me motive dans mes missions, c’est mon désir de prendre soin des enfants. J’aime aussi interagir avec les membres de ma communauté et contribuer au développement de mon village.
M. Félicien INDRATSY, membre du GEC - Tsaramandroso - ANALANJIROFO :
L’existence de ce Centre de Nutrition Communautaire est essentielle, car il nous permet d’évaluer l’état de santé de nos enfants face à la malnutrition. J’encourage donc les parents à emmener leurs enfants au CNC afin de combattre ensemble ce fléau.

Mme Sylvie Zella RAHARILALANIRINA, Maire d’Ambilobe - DIANA :
Des CNC ont été construits en DIANA pour améliorer le suivi nutritionnel des enfants. Aujourd’hui, grâce à AFAFI-Nord, les enfants sont suivis pour prévenir la malnutrition.
Mme Malala Sarah RAZAFINIRY, Maman :
J’ai décidé d’amener mes enfants au Centre de Nutrition Communautaire pour qu’ils restent en bonne santé, actifs et qu’ils grandissent bien.

LE SAVIEZVOUS ?
Programme d’Appui au Financement de l’Agriculture et aux Filières Inclusives dans le Nord de Madagascar (AFAFI-Nord)
Voici les signes auxquels il faut prêter attention
Il n’est pas toujours facile de détecter la malnutrition chez un enfant ou chez une maman.
L’insuffisance pondérale : un nourrisson/un enfant/ un-e adulte n’a pas le poids standard pour sa taille et son âge
La perte de poids non désirée (masse musculaire et graisse) de plus de 5 % du poids corporel en un mois, ou plus de 10 % en 6 mois
Une cicatrisation ralentie

Une perte d’appétit
Des cheveux ternes, cassants et/ou qui virent au roux
Une perte de force
Un visage affaissé ou anormalement creusé
Une raideur musculaire et une grande fatigue
Des œdèmes (gonflement de la peau et des tissus) au niveau des jambes et s’étendant parfois aussi aux bras, mains et visage
Des signes de faiblesse tels que les vertiges, syncopes, anémie, manque de concentration, apathie ou somnolence anormale
Une peau desséchée qui se détache en lamelles (peau squameuse)
Pour les jeunes filles pubères et les femmes : des règles irrégulières ou absentes


Dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, AFAFI-Nord a appuyé les organisations paysannes et associations de pêcheurs (OP) dans leur structuration, leur organisation, leur gestion, et sur les techniques de production, transformation, conservation et commercialisation.
Sur les sites de Champs Écoles Paysans (CEP), de Fermes Écoles Paysans (FEP) et de culture maraîchère (CUMA), les bénéficiaires ont appris à fabriquer les composts liquide et solide, et les pesticides et fertilisants biologiques. Ils ont également pratiqué le paillage, la rotation des cultures, les cultures associées, etc. : autant de techniques de l’agroécologie qui ont permis de régénérer les sols usés, d’augmenter la qualité et le rendement de leur production, de combattre l’insécurité alimentaire et la malnutrition.
Avec l’aide d’AFAFI-Nord, des OP et des AUE ont élaboré un projet MIP (Micro-Projet) subventionné par l’UE jusqu’à 5 000 € maximum, ou un projet PEA (Projet d’Entrepreneuriat Agricole) subventionné jusqu’à 75 000 € maximum.
En soumettant leur projet, ces OP ont accepté de contribuer à hauteur de 5 % du montant total demandé pour un MIP et de 10 % pour un PEA.
Enfin, à travers la création d’EFICC (Exploitation Familiale Intégrée Compétitive et Continue) dans ses trois régions d’intervention, AFAFI-Nord a appuyé les ménages vulnérables en mettant en place des activités intégrées (agricultureaviculture) pour renforcer la résilience des ménages vulnérables face aux chocs tels que le changement climatique ou la période de soudure.




1) Filières appuyées
Riz et maïs
Légumes à feuilles,
légumes à fruits, légumineuses
Baie rose et anacarde
Filières
Banane
Pisciculture et pêche
continentale
Aviculture
Nb de Fermes Écoles Paysans (FEP) et de Champs Écoles
Paysans (CEP) créés par AFAFI-Nord
Nb d’étangs piscicoles créés par AFAFI-Nord, Nb d’étangs piscicoles dans le cadre de l’adoption
Riz
Banane
Pisciculture
59 CEP + 2 TOT
29 CEP + 1 TOT
25 CEP
14 étangs agroécologiques intégrés à l’exploitation familiale
32 étangs à vocation commerciale en plus de la consommation familiale
Riz
Aviculture
Pisciculture
Bovins
Apiculture
Algoculture
CEP
Banane
Girofle, cannelle et bois-énergie (Grevillea)
Riz, maïs, manioc, patate douce, pistache
Agrumes, litchi, avocat
Cultures maraîchères
Aviculture
Pêche côtière
Pisciculture
Lait (vache laitière)
Pisciculture
Riz : 9 CEP
4 étangs agroécologiques intégrés à l’exploitation familiale
6 étangs agroécologiques intégrés à l’exploitation familiale
10 étangs à vocation commerciale en plus de la consommation familiale
121 19 16
59 paysans facilitateurs (PF) formés, qui ont formé à leur tour 1475 membres des OPB
29 PF formés qui ont ensuite formé 718 membres des OPB
25 PF qui ont formé à leur tour 99 membres des OPB
Filières OP
bénéficiaires
Agriculture et Pêche
Amélioration de la structure du sol et de la production grâce aux apports en engrais organique et compost
Diversité alimentaire qui contribue à une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle pour les familles et communautés
Baisse significative des résidus indésirables dans les aliments grâce à la réduction de pesticides et intrants de synthèse
Élevage
Prévention accrue menée par les Auxiliaires de Santé Animale (ASA), qui permet d’éviter l’apparition de maladies
Réduction d’utilisation d’antibiotiques à longue durée de rémanence
Valorisation des produits naturels dans l’alimentation et apport d’éléments nutritifs (sels minéraux, calcium)
Augmentation de l’immunité des animaux
Meilleure gestion du troupeau à travers l’élimination de la consanguinité par la castration sèche (non sanglante)
Utilisation des bouses de vaches pour la production du biogaz
Innovations apportées par AFAFI-Nord
L'agroécologie est une synthèse entre savoirs traditionnels et connaissances scientifiques (agronomie, écologie) adossée aux capacités financières des ménages les plus vulnérables
En SAVA, l’agroécologie est en rupture avec le modèle d’agriculture axé uniquement sur la vanille, en proposant des systèmes plus diversifiés et durables (Ex : l'agroforesterie avec la vanille)
En ANALANJIROFO, l’introduction des techniques telles que les courbes de niveau, bandes enherbées, haies vives, agroforesterie, compostage ou vergers antiérosifs constitue une nouveauté pour la majorité des ménages
Difficultés rencontrées
Enclavement de certaines zones d’intervention et difficultés d’accès pendant la saison des pluies
Catastrophes naturelles, notamment les cyclones, ayant perturbé significativement les activités
Disponibilité limitée des intrants agricoles
Réticence des agriculteurs à changer leurs habitudes

Pesticide naturel fabriqué par les bénéficiaires © DUEM 2025

Leçons apprises ou Recommandations
Prévoir le temps d’accompagnement suffisant pour une innovation telle que l’agroécologie
Bien maîtriser les conditions agro-environnementales du milieu (eau, pluie, type de sol, existence d’infrastructures telles que les barrages hydro-agricoles) car cela influe considérablement sur l’adoption des pratiques agroécologiques
S’assurer de l’aptitude de la zone pour la pisciculture (disponibilité en eau toute l’année, imperméabilité du sol et absence de risques d’infiltration dans la nappe phréatique)
Associer les formations techniques et les accompagnements sur le terrain
Mobiliser les pépiniéristes, CSBV, techniciens locaux et agents des STD dans la diffusion et le suivi des pratiques agroécologiques
Valoriser les connaissances endogènes et renforcer la résilience des exploitations familiales
Diffuser les bonnes pratiques et techniques apprises sur les CEP et FEP
Accompagner les agriculteurs dans le développement de leur sens des affaires en considérant leur exploitation comme un projet entrepreneurial

Mme Odette, Paysanne facilitatrice et formatrice en pisciculture - Fkt et CR Ampondralava - DIANA :
Je forme les membres de mon organisation et toutes les femmes qui sont intéressées par la pisciculture même si elles ne sont pas membres de notre association. Mon objectif est d'améliorer leurs conditions de vie en les aidant à augmenter leurs revenus.
M. Zaktà Lalahimena OLIVIER, Bénéficiaire et Responsable du CEP CUMA
Moronivo - ANALANJIROFO :
Nous avons appris à fabriquer le compost liquide ou solide et le pesticide naturel. Notre production maraîchère a augmenté.
Une partie de nos récoltes est destinée à la consommation familiale, tandis que l’autre est vendue sur le marché local.
Les revenus de ces ventes nous permettent d’acheter ce que nous ne produisons pas, comme la viande et le poisson, ainsi que les produits de première nécessité.
M. David MATOE, Président de l’OP pêche FPTA - Fkt Tanambao I CR Ampasina Maningory - ANALANJIROFO :
La pisciculture a amélioré nos conditions de vie. Grâce à cet élevage de poissons, je peux désormais payer les études universitaires de mon enfant et assurer une meilleure alimentation à ma famille.
Nous avons troqué la lampe à pétrole contre un panneau solaire, acheté une radio, et inscrit nos plus jeunes enfants dans une école privée. Ce projet a changé ma vie.

2) Formation des organisations paysannes (OP)
Décryptage
Nb d’organisations paysannes (OP) appuyées par filière
Impact de la formation sur les OP
Amélioration de la vie associative : tenue de réunions, prise de responsabilités des membres de bureau, recouvrement des cotisations
Amélioration de la gestion et de la transparence par l’utilisation des outils de gestion (livre de caisse, cahier d’inventaire, cahier d’utilisation des matériels, etc.)
Constitution d’une caisse de l’OP
Restitution des formations reçues aux autres membres de l’OP
En DIANA
Ajustement et diversification des modules des formations en fonction des besoins propres à chaque OP
Utilisation de méthodes participatives (jeux de rôles, simulations et exercices pratiques)
Formations théorique et pratique (CEP-FEP)
En ANALANJIROFO
Meilleure connaissance des semences : préparation et utilisation sans gaspillage, conduite de pépinière, repiquage et entretien de clôture
Difficultés rencontrées
Niveau de structuration faible de la plupart des OP
Niveau d’instruction faible des membres d’OP pour certaines fonctions (trésorier, secrétaire)
Habitude d’une certaine oralité. Or, il faut laisser une trace des décisions et actions (dépenses, recettes, etc.)

Leçons apprises ou Recommandations
Faire coïncider les formations avec le calendrier cultural
Créer des outils (manuel de gestion de l’OP) destinés à capitaliser et diffuser les connaissances
Consolider les structures déjà existantes (unions communales, OP faitières) pour qu’elles puissent échanger entre elles, défendre leurs intérêts et accroître leur pouvoir de négociation
Prévoir le temps nécessaire pour l’assimilation complète des acquis et l’accompagnement des OP
Renforcer les compétences des OP en commercialisation pour améliorer leur accès aux marchés
Favoriser la participation des producteurs / OP aux événements régionaux et nationaux
M. Edmond DESCOMBES, Président de l’OP MANGROVE SAHABEVA - Manompana
ANALANJIROFO :
Chaque membre possède un savoir-faire particulier. Les uns sont plus expérimentés en pêche, tandis que d’autres sont plus compétents dans d’autres techniques. Cette diversité fait la force de notre groupe. Être membre apporte un réel soutien : en cas de difficulté, l’association peut intervenir pour aider l’un d’entre nous. Les échanges d’expériences sont également très riches. Aujourd’hui, grâce à l’association, on a pu avoir accès à la subvention PEA.
Mme Séraphine RAZAFIMALALA, Membre du bureau de l’OP Pêche LIAMPANDROSOANA
Soanierana Ivongo - ANALANJIROFO :
Notre adhésion à l’organisation LIAMPANDROSOANA a été motivée par l’instabilité de nos revenus et la nécessité de soutenir collectivement nos maris pour obtenir de meilleurs revenus et améliorer nos conditions de vie.
L’activité MIP/PEA est une démarche responsabilisante car elle combine structuration, formation et implication active des OP dans la gestion de leur projet et de ses ressources. Les OP présentent et défendent leur projet devant le Comité d’Analyse et d’Attribution (CAA). Ensuite, à travers l’acquisition de matériels, les OP sont en mesure d’augmenter leur capacité de production, de transformation et de commercialisation. Les droits et redevances perçus sur l’utilisation des matériels (par les membres et non membres des OP), ainsi que la vente des produits, permettront aux OP de disposer de ressources propres qu’elles pourront investir dans la création de nouveaux services/partenariats ou l’achat de matériels.
Décryptage
Nb d'OP ayant bénéficié d'une subvention MIP ou PEA
Apiculture
Aviculture
CUMA
Mareyeuse
Riziculture
Lait
Pêche
Pisciculture
Eau potable Périmètre irrigué
Exemple de MIP (maximum 5000 €) et pourcentage payé par l’OP ou la COBA
OP FMPM Mahatsara, CR Anjiabe
Composition du kit : motoculteur avec accessoires sans remorque, 3 charrues simples, 1 herse à dent, 4 pulvérisateurs, 1 batteuses de riz, 1 vanneuse, 3 charrettes.
Contribution de l’OP : 5 % soit 1 231 000 Ar
Composition du kit : motoculteur complet
Contribution de l’OP : 5 %, soit 712 800 Ar
COBA LOVAINJAFY CUMA

Décryptage

Exemples de PEA (maximum 75 000 €) par filière et avec pourcentage payé par l’OP
Filière Riz / OP LAZA
Montant : 41 922 684 Ar
Composition du kit : tracteur agricole 30 CV
Contribution de l’OP : 10 % soit 4 192 268 Ar
Filière Pêche / OP VATOLAMPY
Montant : 299 500 000 Ar
Composition du kit : machine de fabrication de blocs de glace combinée à une chambre froide dans un conteneur de 40 pieds, hangar de protection, puits équipé d’une pompe solaire
Contribution de l’OP : 10 % soit 29 950 000 Ar
Renforcement de l’autonomie et des compétences des OP : capacité à gérer leurs projets, équipements et ressources dans les filières prioritaires (agriculture, élevage, pêche et environnement)
Acquisition de matériels et équipements : infrastructures et outillages adaptés aux besoins des OP
Pérennisation des pratiques : suivi effectué par les DRT et mise en place de comités de gestion garantissant la durabilité
Non-gratuité des subventions : la contribution financière des OP (5 et 10 %) renforce leur cohésion et leur détermination
Signature d’une convention de partenariat entre AFAFI-Nord et les OP qui détaille les responsabilités des parties prenantes (ex : interdiction de vendre les équipements reçus)
Implication des bénéficiaires dans le choix de certains matériels spécifiques, à travers des visites directes
Constitution d’une caisse d’entretien des matériels, pour assurer leur pérennisation
Mise à disposition de matériels, équipements, infrastructures et services que les bénéficiaires n’avaient pas la capacité d’acheter auparavant
Modernisation et professionnalisation des activités des OP
Apport bénéficiaire clairement défini (MIP : 5 % et PEA : 10 %)
Accompagnement d’un technicien au niveau du District qui aide les OP dans la constitution de leur dossier : définition des objectifs, stratégie, choix des matériels et de leurs spécifications, stratégie de gestion des matériels, définition des indicateurs
Formations ciblées des membres des OP en fonction du projet

Responsabilisation du Comité d’Analyse et d’Attribution (CAA)
Implication des DRT : suivi des projets pour assurer leur pérennisation même après la fin du Programme AFAFI-Nord
Garantie de transparence dans les décisions des CAA à l’égard des OP
Mise en place d’un comité de gestion des biens communs
ANLJ - Soanierana-Ivongo - Livraison du lait de l’OP MIRARY SOA à la mini-laiterie Toky - © DUEM 2025
Nombre et volume des matériels à acquérir dans un délai très/trop court
Installation parfois difficile des matériels et infrastructures
Difficulté à trouver des fournisseurs locaux pour certains types de matériels
Défauts de fabrication de matériels à faire remplacer par les fournisseurs
Absence de carte fiscale (NIF/STAT) chez de nombreux fournisseurs

Leçons apprises ou Recommandations
Adapter les procédures aux réalités locales pour faciliter la mise en œuvre
Assurer un suivi post-formation et post-financement pour renforcer l’apprentissage et la pérennité des projets
Valoriser les OP pour qu’elles deviennent progressivement autonomes et responsables dans la gestion des projets et équipements
Disposer d’alternatives au cas où les matériels ne sont pas disponibles chez les fournisseurs locaux
Prévoir un budget suffisant pour pouvoir acheter du matériel durable et de qualité
Mme Claudette RAMANANTENA, cliente de la mini-laiterie de l’OP Toky, bénéficiaire d’une subvention PEA, qui utilise le lait de l’OP MIRARY SOA, également bénéficiaire d’une subvention PEA. Cette OP veut améliorer la production de lait et renforcer la race laitière locale par l’achat d’un couple de bovins Pie rouge - Soanierana Ivongo - ANALANJIROFO :
C’est à l’association Toky que j’achète le fromage et le yaourt car leurs produits sont entièrement fabriqués par eux-mêmes. Les yaourts et fromages de l’association Toky se distinguent donc par leur goût unique et leur excellente qualité.
M. Oxène BESAHALA, Président de l’OP FFA Riz, bénéficiaire d’une subvention MIP Fkt Amboditononana - CR Ampasina Manigory - ANALANJIROFO :
La pompe solaire nous permet d’irriguer les rizières quelles que soient les conditions climatiques. Même si le barrage est hors service, nous pouvons poursuivre la production sans interruption et maintenir un bon rendement, même en période de sècheresse. Auparavant, notre rendement était de 4 tonnes par hectare, mais aujourd’hui nous visons 6 tonnes.
Renforcer la résilience des ménages vulnérables face aux chocs : telle est l’approche EFICC mise en œuvre pas AFAFI-Nord en DIANA, SAVA et ANALANJIROFO. Concrètement, il s’agit de mettre en place des activités intégrées (agriculture - élevage) selon les principes de l’agroécologie, en diffusant les pratiques de lutte antiérosive et d’utilisation de la matière organique. Ainsi la culture principale ou « culture noyau » est la culture du riz ou le maraîchage, mais elle est complétée par une activité en aviculture ou pisciculture de façon à diversifier la production et les sources de revenus.

Décryptage
Nb d'EFICC à créer (cible)
Nb d’EFICC effectivement créées
Activités développées dans le cadre des EFICC

Culture noyau
Élevage : tontine animale avicole
Agriculture vivrière, cultures maraîchères et de rente
Reboisement communautaire
Création d’AGR via les GEC (Groupes d’Épargne Communautaire)
Élevage : aviculture
Agriculture vivrière, cultures maraîchères et de rente
Création d’AGR maraîchage
Agriculture vivrière, cultures maraîchères et de rente :
Riz
Maïs
Girofle
CUMA
Litchi
Riz car il assure une grande partie des sources de revenus des ménages et alimente le ménage toute l’année
Cultures vivrières et maraîchères
Cultures vivrières (riz - maïs - légumes)
Litchi
Amélioration de la qualité des aliments
Augmentation des revenus
Amélioration des compétences techniques des ménages vulnérables
Renforcement de la gestion de l‘exploitation familiale
Développement d’AGR efficaces
Efficacité démontrée des pratiques agroécologiques, même à une petite échelle
Meilleure planification des activités agricoles grâce à la diversification des cultures, la lutte antiérosive et l’utilisation d’engrais organiques. Les ménages vulnérables anticipent les risques et ajustent leur système de production. Résultat : la sécurité alimentaire est accrue de même que les revenus
Combinaison réussie de 3 paramètres : culture noyau + utilisation d’engrais organiques + lutte antiérosive
Mise en place de Groupes d’Épargne
Communautaire (GEC) = levier durable pour renforcer la résilience économique

M. Albert BOTSILAHY, Aviculteur et Trésorier du GEC VOAMAMY
Fkt Ambatoharanana
CR Beramanja - DIANA :
AFAFI-Nord nous a formés en aviculture. Grâce à cet élevage, j’ai pu acheter un zébu, vendre 80 poulets et en offrir à d’autres membres. Pour les vendre, nous contactons les acheteurs locaux ainsi que des clients venant de Nosy Be ou du marché Ambotoharanana.
Veiller à ce que les ménages bénéficiaires suivent assidûment les formations techniques, utilisent les semences améliorées et les matériels agricoles adaptés permettant d’améliorer la productivité
Prévoir un délai de 5 ans pour une pleine assimilation de cette approche intégrée EFICC
Le riz est l’aliment de base des Malgaches. En DIANA, AFAFI-Nord a financé le travail du Centre de Recherche Appliquée au Développement Rural (FOFIFA) à Majunga qui a purifié 6 variétés de semences améliorées de riz appelées
Mogodro, IR12, IR16, 12 Tonnes, VLCC et Madame Rose.
Ces semences de riz existaient déjà localement mais s’étaient fortement dégradées au fil du temps et n’étaient plus performantes.
L’objectif était donc d’établir leurs caractéristiques techniques en vue d’obtenir leur homologation et de pouvoir, ensuite, produire des semences de base saines, homogènes, avec un fort taux de germination. Cette démarche s’inscrit dans la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire, et pour l’autosuffisance alimentaire, à Madagascar.
Ces six variétés de riz ont de nombreux atouts en termes d’adaptation au changement climatique, de rendement, de qualité, et de bonne tolérance aux maladies et insectes. Les populations locales et les producteurs sont très demandeurs de ces variétés de riz.



THÉMATIQUE
HYDRAULIQUE PASTORALE ET SANTÉ ANIMALE
Le secteur de l’élevage est très important à Madagascar.
Selon le Ministère malgache de l’Agriculture et de l’Élevage1, le pays compte
millions de bovins 9,1
3,5
millions de petits ruminants
46
millions de volailles
AFAFI-Nord a travaillé avec les associations d’éleveurs, les communautés et les autorités locales pour, notamment, construire des abreuvoirs et puits pastoraux, réhabiliter le marché à bétail d’Ampondra (SAVA), augmenter la production de lait du cheptel bovin, renforcer la race locale, et former des dizaines d’auxiliaires de santé animale pour épauler les vétérinaires trop peu nombreux dans le pays2.

1 Situation actuelle et perspectives du Secteur Élevage à Madagascar | Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage 2 Lire également : La mise en œuvre des MIP / PEA (Thématique 02)

Décryptage
Nb d’abreuvoirs à zébus réhabilités
Nb d’abreuvoirs à zébus construits

Nb d’éleveurs concernés
Nb de fokontany concernés
Nb de puits pastoraux réhabilités
Nb d'éleveurs concernés par le puits pastoral
Nb de bovins abreuvés
Nb de fokontany concernés
Mode de participation financière pour l’accès à l’eau et la maintenance
6 au marché à bétail d’Ampondra et 3 à Nosibe
3 à Daraina (Fkt Amparihirano) et 4 à Nosibe
Pour les membres des OP : redevance de 10 000 Ar/an
Pour les ménages non-membres : redevance de 500 Ar/mois

Impact sur le bétail et les conditions de vie des éleveurs
Accès à une eau de qualité et diminution des risques sanitaires (diarrhée, parasitisme) souvent associés à l’abreuvement direct dans les mares et cours d’eau pollués par les déjections
Amélioration de l’état de santé et de la productivité des animaux qui boivent plus, digèrent mieux et sont plus productifs (croissance, production laitière)
Réduction du stress et de la dominance : l’espace entre les abreuvoirs permet de répartir le troupeau de façon équilibrée entre dominants et dominés, en réduisant congestion et bousculades
Préservation des berges et cours d’eau en limitant l’accès direct des zébus aux cours d'eau et aux mares
apportées par AFAFI-Nord
Le projet est cofinancé par une association d’éleveurs
Le puits est équipé d’une pompe électrique immergée, alimentée par des panneaux voltaïques
Les abreuvoirs sont en béton armé pour résister au piétinement des zébus, et adaptés à la taille des petits et gros ruminants
La mise en place d’un Comité de Gestion (COGES) assure la représentation des éleveurs et une gestion durable
L’installation d'un jardin potager à proximité pour gérer les eaux usées des abreuvoirs est une approche écologique innovante, permettant de recycler l'eau et de la valoriser pour la production maraîchère, créant ainsi un bénéfice secondaire (nourriture, revenus)
La formation des bénéficiaires en maintenance de l’infrastructure (puits, pompe, réservoir et abreuvoirs) est un gage de durabilité
L’installation d’un robinet relié au réservoir permet également aux villageois d’avoir accès à de l’eau salubre

SAVA - Fkt Amparihirano - CR Daraina (à g.) Ancien abreuvoir inadapté à la taille des petits ruminants et (à d.), nouvel abreuvoir adapté - © DUEM 2025
Leçons apprises
ou Recommandations
Adopter une approche intégrée alliant gestion de l’eau (puits/abreuvoirs), assainissement/recyclage (jardin potager) et gouvernance locale (COGES/formation) maximise l’impact et la durabilité du projet
Impliquer les éleveurs, les acteurs locaux et la population dans le diagnostic pastoral, la réalisation des ouvrages et l’élaboration des règles de gestion
Collaborer avec les services techniques de la DREAH pour assurer la potabilisation de l’eau et le Génie rural de la DRAE pour garantir que la construction se fait dans les normes
S’assurer que les points d’eau sont inscrits dans les schémas directeurs locaux d’aménagement ou de gestion de l’hydraulique pour bénéficier d’un soutien de la commune
Utiliser les eaux usées pour l'irrigation du jardin potager. Cela encourage les utilisateurs à maintenir l'ouvrage en bon état pour continuer à bénéficier du jardin
Créer un comité de gestion qui assure l’application des règles, la collecte des fonds pour l’entretien et la résolution des conflits, assurant ainsi la pérennité de l’ouvrage au-delà de la durée du projet
La voix d’un bénéficiaire
M. JAOMARY, ÉleveurFkt Amparihirano - CR Daraina - SAVA :
En 2022, des centaines de zébus sont morts à cause du manque d’eau. Depuis que nous avons accès à l’eau, aucun n’est mort. Ils sont même devenus robustes, et nous ne souffrons plus du manque d’eau. La présence de cette zone d’abreuvement dans notre région s’est avérée extrêmement bénéfique. Cela a amélioré l’état de nos bétails et a aussi amélioré ma vie.

2) Marché à bétail
Le marché à bétail d’Ampondra (SAVA), réhabilité par AFAFI-Nord et l’association d’éleveurs FIMOFAV, est le seul marché officiel de la région. Par an, 4800 bovins transitent par ce marché qui est devenu un pilier économique de la SAVA.
Aujourd’hui, le marché à bétail de 10 ha est doté d’une nouvelle clôture en tubes d’acier pour l'enclos d'un (1) ha, d’un réservoir de 7 m3, d’un puits, de 6 abreuvoirs, d’une borne-fontaine, d'un bloc sanitaire composé de toilettes pour hommes et femmes et d’un bâtiment administratif opérationnel qui abritera les services vétérinaires, la gendarmerie, les délégués des autorités locales et l’association d’éleveurs FIMOFAV.
Le marché est ouvert deux fois par mois, du dimanche au mardi.


Bâtiment administratif

Décryptage
Nb de marchés à bétail réhabilités
Capacité du marché à bétail
Nb de fokontany concernés
Propriétaire
Un des 6 nouveaux abreuvoirs



Réservoir

Impact sur les conditions de vie des éleveurs et du bétail
Amélioration de la durabilité des matériaux des infrastructures car le ciment et l’acier ont été utilisés pour la réhabilitation
Gestion de l’eau autonome grâce au puits et au forage supplémentaire
Utilisation de l’énergie solaire qui rend le marché plus écologique et réduit drastiquement les coûts d’exploitation
Amélioration du bien-être animal : les nouveaux abreuvoirs sont adaptés à la taille des bovins et sont en nombre suffisant
Contrôle vétérinaire accru : le carnet de vaccination de l’animal est exigé
Les documents liés à la vente sont délivrés dans la plus stricte légalité
Meilleures infrastructure et organisation = prix de vente plus élevé pour l’éleveur, ce qui améliore ses revenus
Innovations apportées par AFAFI-Nord
La bonne gestion de ce marché contribue à une plus grande transparence des transactions et une perception plus juste des taxes
Le soutien au marché à bétail aide à structurer la filière bovine
Ce marché à bétail a un effet dynamique sur l’économie locale, et même régionale
Les jours de marché, les femmes et les jeunes vendent des produits connexes (jus, etc.)
L’inclusion des groupes vulnérables ou marginaux peut être un moteur de développement socio-économique
Leçons apprises ou Recommandations 3
Intégrer les trois composantes : marché à bétail + santé animale + services financiers
Instaurer un système de cogestion (COGES) pour faciliter la collecte des taxes (droit de place, taxes sur la vente des animaux, etc.)
Gérer ces recettes qui permettent au COGES de financer l’entretien/modernisation de l’infrastructure, et d’envisager de l’étendre, tout en assurant sa pérennité
La voix des bénéficiaires
M. Joma Morel NANDRAINA, Maire d’Ampondra - SAVA :
Le marché à bétail a fortement dynamisé l’économie de la commune d’Ampondra. Le nombre d’animaux vendus a augmenté, ce qui a entraîné une hausse des recettes communales. Chaque vendeur y apporte environ 400 animaux par mois. Ce marché joue donc un rôle essentiel dans le développement de la commune. Plusieurs activités s’y déroulent et génèrent des revenus pour la population. AFAFI-Nord a largement contribué à cet essor.
M. Ali BAKARI, Éleveur - Fkt et CR Ampondra - SAVA :
Je me rends sur ce marché pour y vendre mon bétail car tout est fait dans la légalité. Les autorités sont présentes et le vétérinaire aussi. Nous obtenons ainsi les documents officiels nécessaires.
La pierre à lécher est un complément alimentaire pour les grands et petits ruminants qui améliore la santé animale et freine la déshydratation, surtout en saison sèche. Elle est surtout utilisée pour les animaux en lactation car elle apporte du calcium et renforce les os.
Pour une pierre à lécher de 5 kg
Ingrédients
4,1 kg de sel
200 gr de coquilles d’œuf broyées
600 gr de ciment
100 gr de bicarbonate de soude
Les produits vétérinaires tels que le vermifuge, le calcium ou les vitamines, selon les doses prescrites
1 l d’eau propre
Ustensiles

Dans la bassine propre, mélanger 4,1 kg de sel, 200 gr de coquilles d’œuf broyées, 600 gr de ciment, 100 gr de bicarbonate de soude et les produits vétérinaires nécessaires selon les doses prescrites (vermifuge, calcium, vitamines).



Ajouter ensuite un litre d’eau propre ... ... et mélanger jusqu’à obtenir une pâte épaisse.

Verser la pâte dans le seau en plaçant le tube de bambou au milieu. Bien tasser la pâte dans le seau.
Laisser la pâte sécher et durcir pendant 15 jours.


1 Introduire une corde dans le trou
2 Accrocher la pierre à une branche d’arbre à hauteur de l’animal
3 Pour les petits ruminants, placer la pierre dans un endroit sec et propre pour éviter qu’elle ne s’effrite ou qu’elle ne soit contaminée par des agents pathogènes


Démouler et polir la pierre.
En DIANA, SAVA et ANALANJIROFO, AFAFI-Nord a formé des dizaines d’auxiliaires en santé animale, notamment sur la castration sèche des bovins, le déparasitage, la planification des troupeaux, ou encore la vaccination. En SAVA, 247 femmes ont appris la fabrication de la pierre à lécher, un complément alimentaire indispensable pour les petits et gros ruminants. Voici le mode d’emploi !

PÉRIMÈTRES IRRIGUÉS ET AUTRES INFRASTRUCTURES
En DIANA, SAVA et ANALANJIROFO, l’Union européenne a financé la construction/réhabilitation de nombreux barrages et canaux d’irrigation qui, désormais, alimentent en eau des centaines d’hectares de rizières toute l’année et permettent d’avoir plusieurs récoltes par an. Ces périmètres irrigués sont donc essentiels dans la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire.
Les barrages et canaux d’irrigation font partie intégrante des bassins versants boisés qui entourent les parcelles de culture.
Car répétons-le : sans forêt, il n’y a pas d’eau ; sans eau, il n’y a pas d’irrigation et sans irrigation, il n’y a pas de culture.
D’autres ouvrages de grande ampleur ont été financés également tels que le bac motorisé de 9 tonnes d’Ampasimbe Manantsatrana, le curage et regabaritage d’une portion du canal d’Andrangazaha (ANALANJIROFO) ou encore la construction en béton armé du pont d’Adrakadilana (SAVA).
Pour chacun de ces ouvrages, AFAFI-Nord a formé des comités de bassin versant (CBV) chargés de reboiser ces zones pour enrayer l’érosion des sols et réguler l’alimentation en eau des périmètres, et/ou des associations des usagers de l’eau (AUE) qui assurent l’entretien et la pérennité de ces infrastructures.


1) Aménagement des périmètres irrigués (PI)
Récapitulatif des travaux d’aménagement des 11 PI irrigués dans les régions SAVA et ANALANJIROFO
Travaux effectués Barrages Régulateurs
Canaux d’irrigation
Ouvrages de captage
Passages supérieurs
Bâches
Partiteur
Prise d’eau
Déversoir Drain Pont/ponceau
vanné
Nb de périmètres aménagés
Lieu et travaux effectués
Périmètre irrigué (PI) de la Basse Mahavy - CU Ambilobe
Travaux d’urgence réalisés :
Protection de la prise principale, réparation de l’évacuateur N°1, remplacement de la grille de protection du siphon, déplacement de la prise d’eau et allongement de 900 m du canal
Stella
Surface irriguée
6 000 ha de rizières (3 campagnes annuelles) et 7 000 ha de canne à sucre
PI d’Ambaribe - District SambavaCR Farahalana
Surface irriguée : 1 113 ha de rizières
(doublement, voire triplement de la production annuelle)
PI d’Antsahanampiana - District Antalaha - CR Ampohibe
Surface irriguée : 300 ha de rizières
(3 récoltes/ an)
PI d’Ankorakabe et piste NamahoanaAmbolo - District Antalaha - CR Ampohibe
Surface irriguée : 17 ha de rizières
+ traitement des 5 points noirs sur la piste Namahoana - Ambolo
PI d’Anjahamarina - District AntahalaCR Ambohitralanana
Surface irriguée : 128 ha de rizières
PI de Sahalampona - District AntalahaCR Ambohitralanana
Surface irriguée : 51 ha de rizières
PI de Sahamalaza - District AntalahaCR Ambohitralanana
Surface irriguée : 29 ha de rizières
Surface irriguée : 21 ha de rizières
PI de Tsirarafana - CU Soanierana Ivongo en saison et contre-saison
PI de ManankatafanaCR Soanierana Ivongo
Surface irriguée : 42 ha de rizières
en saison et contre-saison
PI de Andriantrely - CR Ampasina Maningory
Surface irriguée : 13 ha de rizières
PI de Manjorozoro - CR Ampasina Maningory
Surface irriguée : 118 ha de rizières
(doublement du rendement, passant de 2 à 4 ou 5 tonnes/ ha)
Nb AUE créées ou redynamisées 30 créées 11 créées 13 créées 7 redynamisées
Impact des PI sur les conditions de vie des bénéficiaires
Augmentation des superficies cultivables, du rendement et de la qualité de la production
Réduction de la période de soudure
Amélioration des revenus des bénéficiaires
Création d’emplois et réduction de l’exode rural
Innovations apportées par AFAFI-Nord
Disponibilité d’infrastructures modernes suivant la norme des réseaux hydro-agricoles
Création de nouvelles parcelles irriguées
Maîtrise de l’eau d’irrigation durant la période d’étiage
Pratique de culture en deux saisons dans l’année
Vulgarisation de techniques de l’agroécologie
Appropriation de la gestion de l’eau par les AUE et les organisations paysannes de la filière riz

Difficultés rencontrées
Démotivation des bénéficiaires au vu du retard pris dans le démarrage effectif des travaux
Routes inaccessibles pendant la saison des pluies et arrêt de chantier
Interruptions des chantiers dues au manque de ressources et/ou de matériaux
ANALANJIROFO
Marchés d’aménagement des périmètres infructueux après appel d’offres
Abandon de chantier par l’entreprise
Retard dans la construction des ouvrages
Aléas climatiques entraînant la dégradation du réseau hydroagricole
ANALANJIROFO - Barrage de Manankatafana
Les membres de l'AUE entretiennent les berges du périmètre irrigué - © DUEM 2025
Leçons apprises ou Recommandations 4
Prévoir suffisamment de temps pour encadrer les bénéficiaires jusqu’à l’autonomie
Renforcer l’implication des autorités locales et régionales dès le début des travaux
Accompagner les AUE au fur et à mesure de l’avancement des travaux
Accélérer les travaux pendant la période d’étiage

M. Jaozara JAORAVO, bénéficiaire du canal Stella - DIANA :
Ma rizière fait 1,5 hectare. Depuis que je reçois l'eau du canal
Stellaepuis que je reçois l’eau du canal Stella, ma production de riz a considérablement augmenté. Avant la construction de ce canal, ma rizière produisait 50 daba de riz soit 650 kg. Maintenant, elle me donne 80 daba de riz soit 1 040 kg. J’ai 3 récoltes par an. Grâce au canal Stella, j’ai suffisamment de nourriture et assez de riz à vendre pour acheter du savon, du pétrole.
M. Estide KALOZANDRY, Président de l’Association des Usagers de l’Eau - Fkt Anjahamarina ICR Ambohitralanana - SAVA :
Tous les membres participent à l’entretien du périmètre irrigué. Ce système d’irrigation offre un avantage considérable pour assurer une alimentation saine et durable.

M. Charmé RAMANANA, Membre de la police de réseauAnjaharmarina I - CR Ambohitralanana - SAVA :
Des règles ont été mises en place par la communauté d’Anjahamarina pour préserver le canal d’irrigation. Nous sanctionnerons tous ceux qui tenteront de détruire cette infrastructure car elle est une ressource vitale pour notre communauté et il est essentiel qu’elle soit transmise en bon état aux générations futures.

L’Union européenne a financé d’autres grands ouvrages dans les régions d’intervention d’AFAFI-Nord, dont le but est de désenclaver de larges zones de production agricole pour permettre l’évacuation des récoltes et leur acheminement vers les marchés, et éviter qu’elles ne pourrissent sur place.

ANALANJIROFO - CR Ampasimbe Manantsatrana
Bac motorisé de 9 tonnes - © DUEM 2024
Type d’infrastructures
Pont d’Andrakadalina
Construit en béton armé juste à côté de l’ancien pont de bois.
10,6 m
Longueur
Objectif
Largeur 4 m de long Digue de 119 m
Désenclaver la commune d’Ambohitralanana au sud du district d’Antalaha et permettre le passage de camions de 30 tonnes

Canal d’Andrangazaha - CR Manompana et Antanifotsy

Curage et regabaritage d’une portion de 4,8 km du canal et creusement de 15,7 km de drains secondaires. Ces travaux permettront de désenclaver près de 20 000 personnes, d’accroître le transport fluvial et de récupérer plus de 2 000 ha pour la riziculture.
Bac motorisé de 9 tonnes - CR Ampasimbe Manantsatrana
Ce bac transporte les cargaisons de marchandises, matériaux de construction, véhicules lourds et motos d’une rive à l’autre du fleuve. Les piroguiers continuent donc à transporter les personnes et marchandises de faible poids tout le long du fleuve. L’UE a également financé l’aménagement de la chaussée qui conduit au quai d’embarquement.
Nb d’associations des usagers de l’eau (AUE) formées
9
AUE de périmètres pluviaux regroupées en 1 Fédération des AUE
Pont d’Andrakadilana
Réduction des coûts et des temps de transport
Accès plus facile aux marchés : les populations écoulent leurs productions vers des marché plus compétitifs au lieu de les brader
Amélioration de la chaîne de valeur : en rendant le transport plus fiable, cela encourage les investissements dans des activités à plus forte valeur ajoutée (transformation locale, conditionnement), car l'acheminement des intrants et des produits finis est plus rapide et sécurisé
Respect de l’environnement et de la biodiversité : les abords du pont ont été replantés après les travaux (mangrove, vétiver)
Canal d’Andrangazaha
Infrastructure répondant aux besoins et attentes de la population
Fluidité du transport fluvial entre Andrangazaha et Ambodimanga
Amélioration des conditions de production et des rendements grâce aux plus de 2 000 ha de terres drainées
Amélioration des revenus des ménages
Bac motorisé de 9 tonnes à Ampasimbe Manantsatrana
Amélioration des échanges commerciaux au niveau local : les véhicules 4 X 4 rejoignent les villages sur la rive gauche pour collecter les produits tels que le girofle, le litchi, le riz et emporter les marchandises et produits de première nécessité

Pont d’Andrakadilana
Réduction du coût annuel d’entretien à charge de la commune d’Ambohitralanana, permettant de consacrer davantage de ressources à l’amélioration des autres ponts en bois
Désenclavement de deux communes au sud de la CR d’Ambohitralanana, très riches en poisson, huile de palme et algues
Canal d’Andrangazaha
Création de nouvelles parcelles
agricoles à exploiter
Réouverture du canal reliant
Ambodimanga et Andrangazaha
Mise en place d’AUE pour entretenir les drains secondaires et intégrer la structure globale AUC (Association des Usagers du Canal)

Bac motorisé de 9 tonnes à Ampasimbe Manantsatrana
Désenclavement d’Ampasimbe
Manantsatrana qui est un carrefour commercial régional et une grande zone agricole
Mode de gestion par affermage de ce service public : contrat de délégation de service public par lequel le Maître d’ouvrage (la commune) a confié à un tiers (le gestionnaire) le mandat de gérer le service public du bac à ses frais, risques et périls. La commune charge la gestionnaire de l’exploitation du bac, de l’entretien, de la réparation et de la responsabilité de tout ou partie des investissements de renouvellement
Implication effective de la Région et de la Préfecture et renforcement de la maîtrise d’ouvrage communale
Equipement de très bonne qualité avec un entretien relativement facile
Difficultés rencontrées
Arrêts fréquents du chantier du canal d’Andrangazaha
ANALANJIROFO - Portion du canal d’Andrangahaza curée avec drain secondaire à droite - CR Antanitfotsy - © DUEM 2025

Leçons apprises ou Recommandations
Pour le pont d’Andrakadalina et le canal d’Andrangazaha
Poursuivre le renforcement de capacités des autorités (communes et DRT), des AUE et des autres groupements d’acteurs locaux car ils sont concernés par le fonctionnement, la gestion et l’entretien de ces infrastructures
Assurer la surveillance régulière de l’utilisation de ces infrastructures
Appliquer des dina (amendes) pour les infractions et dégradations commises
Pour le bac motorisé de 9 tonnes d’Ampasimbe Manantsatrana
S’assurer que les parties prenantes ont bien compris leur rôle dans l’exploitation et la gestion de ce type d’équipement
Répliquer le mode de gestion mis en place (affermage) en cas de réussite
Améliorer les pistes de desserte
Impliquer les autorités communales pour renforcer la maîtrise d’ouvrage et assurer la durabilité
Assurer la continuité de ce service public même en cas de changement d’exécutif communal
Former le personnel du gestionnaire commis à la tâche de l’exploitation et du fonctionnement de l’équipement
ANALANJIROFO - CR Antanifotsy - Canal d'Andrangazaha : les riverains bénéficiaires, hommes et femmes, effectuent des travaux de talutage des berges et des drains secondaires. Ils dégagent également des souches d'arbres et autres végétaux - © DUEM 2025

La voix des bénéficiaires
M. Franky KALOLAHY, Maire d’Ampasimbe Manantsatrana - ANALANJIROFO : La commercialisation des récoltes est désormais facilitée grâce au bac fourni par AFAFI-Nord. Alors qu’auparavant il fallait une journée entière pour acheminer les produits des champs jusqu’à Ampasmibe, ils sont aujourd’hui déjà sur place, prêts à être collectés par les commerçants et les transporteurs.
Un comité de gestion privé a été mis en place, supervisé par la commune afin d’assurer la durabilité de ces équipements, car le bac résout les problèmes des agriculteurs.
M. TÉLÉSPHORE, Chef d’équipe des ouvriers locaux de SARA & CieFkt Andrangazaha - Commune Antanifotsy - ANALANJIROFO :
Aujourd’hui une partie des travaux de curage du canal d’Andrangazaha est terminée et les premiers résultats sont déjà visibles. Cela a considérablement facilité l’acheminement des productions agricoles.
Ce canal nous a permis d’élargir nos surfaces de cultures et la circulation est maintenant plus fluide.







1) Lutte contre la défécation à l’air libre (DAL)
À Madagascar, 34 % de la population n’a pas accès à une latrine : 10,3 millions de Malgaches défèquent à l’air libre. Cela représente un quadruple danger : sanitaire, alimentaire, sécuritaire et environnemental. En collaboration avec les Directions Régionales de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (DREAH), les communes, Fkt et communautés, AFAFI-Nord a sensibilisé, formé et accompagné les bénéficiaires pour réhabiliter ou construire des latrines familiales et communautaires. L’accent a également été mis sur le lavage régulier des mains avec de l’eau propre, du savon ou de la cendre et l’hygiène menstruelle.

Nb de fokontany concernés par la lutte contre la DAL
Nb de bénéficiaires formés à la lutte contre la DAL
Nb de latrines réhabilitées
défèquent à l’air libre
Nb de latrines construites
(697 hommes et 286 femmes) (93 hommes et 69 femmes) (19 hommes et 15 femmes)
Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires et l’environnement
Réduction des maladies : rupture du cycle de transmission fécale-orale causant diarrhées et fièvre typhoïde
Diminution des dépenses en soins de santé (maladies hydriques)
Amélioration de la propreté individuelle par l’adoption du lavage des mains régulier
Diminution de la contamination alimentaire par le biais des excréments disséminés
Amélioration de la sécurité et de l’intimité des femmes et des jeunes filles
Amélioration de la salubrité du village et baisse de la pollution des sources et points d’eau
Difficultés rencontrées
Tabous culturels
Retard dans la formation des jeunes vulgarisateurs

Innovations apportées par AFAFI-Nord
Approche basée sur la sensibilisation, la formation et l’accompagnement des bénéficiaires
Implication des acteurs locaux dans tout le processus (autorités communales, traditionnelles, confessions religieuses, etc.)
Coordination des activités avec la DREAH et ses agents techniques locaux
Respect des normes du MEAH lors de la construction/réhabilitation des latrines = gage de durabilité
Réticence au changement de comportement
Sol sableux (éboulements ou empêchant de creuser)
Budget limité des ménages
15m
- Les latrines réhabilitées ou construites sont accessibles aux personnes âgées, aux enfants et aux personnes souffrant de handicap, selon les normes du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène
Leçons apprises ou Recommandations
Prendre le temps de bien accompagner les changements de comportement surtout si les mauvaises habitudes sont enracinées
Impliquer les acteurs influents (autorités traditionnelles et confessions religieuses) dans la lutte contre la DAL, surtout s’il y a des freins culturels
Impliquer les ATEAH au niveau de chaque fokontany
Recourir à des matériaux locaux pour réhabiliter/construire une latrine, tout en respectant les règles d’hygiène du MEAH
Prévoir un soutien financier ou un apport en matériaux pour les ménages les plus vulnérables
Intégrer la lutte contre la DAL dans une stratégie de santé publique nationale, avec un focus particulier en milieu rural
- Pour les jeunes filles et les femmes, les questions d’hygiène menstruelle ont également été prises en compte
La voix des bénéficiaires

M. Percy TOANDRO, papa ayant construit sa latrine :
J’ai décidé de construire une latrine familiale car il n’est pas bon d’avoir des excréments éparpillés partout. J’ai peur que cela provoque une épidémie dans ma famille, alors, j’ai préféré prendre les devants et construire une latrine.
Pour éviter les mauvaises odeurs émanant de la latrine, je verse des cendres sèches dans le trou
Je couvre totalement le trou de la latrine après chaque utilisation
Je ferme la porte et je me lave bien les mains avec du savon ou de la cendre
Mme MBOTIJOMA, grand-mère ayant construit sa latrine :
Depuis que j'utilise ma latrine, il y a moins de maladies dans ma famille, ce qui permet d’économiser de l’argent sur les soins médicaux. J'ai pu réunir l'argent pour construire ma latrine en vendant les poulets et canards que j'ai élevés. Je vous encourage à construire votre latrine si vous n'en avez pas encore car cela aide à limiter la propagation des maladies et la pollution des sols.
2) Approvisionnement en eau potable
À Madagascar, dans les zones rurales, seulement 36,33 % de la population a accès à l’eau potable et à l’assainissement. De nombreuses populations malgaches doivent boire l’eau des mares, des lacs, des rivières dans lesquels elles se lavent, font la vaisselle, leur lessive et leurs besoins, ce qui cause de graves maladies. AFAFI-Nord a construit et réhabilité des infrastructures d’eau potable, créé et formé des associations des usagers de l’eau (AUE) chargées de la gestion et de l’entretien des points d‘eau.
Décryptage
Nb de fokontany concernés
Nb de bénéficiaires concernés
Nb d’infrastructures d’adduction d’eau potable (AEP) construites
Nb d’infrastructures AEP réhabilitées
Nb de points d’eau suivis
Nb d’AUE formées
% des ménages payant la redevance
Mode de gestion des points d’eau
ménages
7 bornes-fontaines (Moronivo) (Tsirarafana)
1 château d’eau et 14 bornes-fontaines


Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires et l’environnement
Amélioration de l’accès à l’eau (ANALANJIROFO)
Réduction des maladies hydriques et des maladies infantiles (diarrhée, choléra, fièvre typhoïde)
Amélioration de l’hygiène personnelle et domestique, et au sein des établissements scolaires
Amélioration de l’hydratation avec de l’eau saine
Baisse de l’absentéisme des élèves à l’école
Réduction du temps consacré à la corvée eau
Préservation des écosystèmes
Prise de conscience que l’eau est une ressource rare à ne pas gaspiller, et qu’elle a un prix
Appropriation par les AUE de la gestion de l’eau en quantité et qualité
Entretien et protection des bornesfontaines (clôture, affichage sur les règles d’hygiène à respecter, etc.)
Les communautés sont responsabilisées dans la gestion des infrastructures
Les techniciens villageois collaborent avec les gestionnaires des points d’eau
Les STD et CTD collaborent et sont responsabilisés
Les points d’eau sont bien entretenus et protégés
Les usagers ont compris la nécessité de payer la redevance et contribuent
Difficultés rencontrées
Manque de budget pour réhabiliter des infrastructures existantes mais non fonctionnelles
Manque de temps pour accompagner suffisamment longtemps les bénéficiaires
Faible participation de la communauté au départ pour le paiement de la redevance (DIANA)
Insuffisance (ou inexistence selon les cas) de matériels d’entretien des infrastructures d’eau potable

Leçons apprises ou Recommandations
Prévoir une formation continue pour les AUE et Comités de gestion des points d’eau (CGPE)
Disposer d’un budget pour acheter les intrants et outils destinés à la réhabilitation/construction/entretien des points d’adduction d’eau
Poursuivre les sensibilisations pour convaincre les femmes de s’impliquer davantage dans les AUE
Poursuivre les efforts de sensibilisation des ménages réticents à payer la redevance
Chercher des sources de financement alternatives pour étendre les infrastructures existantes ou en construire de nouvelles

La voix des bénéficiaires
Mme Florence BE, Présidente de la Fédération des comités des bornes-fontaines - Fkt et Commune Daraina - SAVA :
M. Claire Armand TSARA, Directeur adjoint de l’EPP MoronivoANALANJIROVO :
L’accès à l’eau potable encourage les enfants à fréquenter l’école et contribue à améliorer leur hygiène. Cela contribue aussi à la réduction des maladies comme la diarrhée.
Mme Céline NORIETTE, Secrétaire de l’Association des Usagers de l’EAU - CR Ambatoben’Anjavy - DIANA :
Je suis convaincue par ce dispositif de lavage des mains, car il est utile et essentiel pour l’hygiène, et pour rester en bonne santé. Ce qui m’a poussée à intégrer l’Association des Usagers de l’Eau, c’est ma volonté de contribuer au développement de notre village.

Matériels
- Un grand bidon propre de 20 l
- Une tige en fer
En DIANA, les bénéficiaires ont été formés à la fabrication et l’utilisation de lave-mains et de poubelles publiques.
À ce jour,
lave-mains
- Un marqueur
- Un feu de charbon de bois
2 097 fabriqués et installés à partir de matières recyclables comme le bidon jaune. Les bénéficiaires ont également été formés au triage, compostage et recyclage des déchets.
LEVOUS?SAVIEZ-
220 poubelles

Je fais chauffer le bout de la tige en fer sur du charbon ardant.


Des comités d’hygiène ont été créés pour conseiller les ménages et assurer le transfert de connaissances
Pendant ce temps, j’enlève la réserve d’encre du marqueur et sa pointe, mais je garde le capuchon. L’eau va s’écouler par la pointe du marqueur.
Si je n’arrive pas à enfoncer le marqueur dans le trou parce que le plastique du bidon est trop rigide, je ramollis le plastique en tenant une braise à 2 cm du trou pendant quelques secondes. 1 2 3 4
D’USAGE
Quand le fer est très chaud, je perce un petit trou dans la partie inférieure et plus étroite du bidon. Le trou doit être un peu moins large que la partie haute du marqueur sinon l’eau risque de fuir sur le côté.
- Le bidon jaune ne peut pas servir à un autre usage que celui du lave-main
- Je remplis mon bidon avec l’eau propre de la fontaine ; JAMAIS avec l’eau de la rivière, du lac, ou de la mare
- J’utilise l’eau propre du bidon pour laver la vaisselle
- Je pose mon bidon un peu en hauteur pour le protéger de la poussière
Quand le plastique du bidon est un peu ramolli, je vérifie les bords du trou pour savoir si je peux enfoncer le marqueur. Ensuite, j’enfonce le marqueur sur 2 à 3 cm dans le bidon, sa pointe à l’extérieur puisque l’eau s'écoulera par la pointe.



Je vérifie que le marqueur est bien fixé. Je me lave les mains !
- Je me lave les mains avec du savon ou de la cendre quand je sors de la latrine ; avant et après la préparation des repas ; avant et après avoir mangé ; avant et après avoir changé les couches du bébé ; au retour du champ, du marché ou de l’école
- Je pose le capuchon sur la pointe du marqueur après chaque usage

ANALANJIROFO - EPP de Moronivo bénéficiant de l’adduction d’eau potable installée par AFAFI-Nord - « L’eau potable c’est la vie ! » - © DUEM 2024

La déforestation sauvage est un problème majeur à Madagascar : environ 90 % de l’énergie du pays provient de ses forêts.
Ce bois peut être directement brûlé, ou transformé en charbon de bois. Il y a aussi d’autres causes comme la culture sur brûlis ou tavy : des surfaces importantes de forêts sont brûlées, année après année, pour être remplacées par des rizières.
Dans le cadre de la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire, AFAFI-Nord a appuyé les communautés bénéficiaires et les a formées pour remédier à cette déforestation massive, notamment par le reboisement des bassins versants et la lutte antiérosive, la lutte contre les feux de brousse, l’éducation environnementale, la fabrication des foyers améliorés, le transfert de gestion des ressources naturelles, la protection/restauration des mangroves et la production du biogaz.

Le reboisement des bassins versants et la lutte antiérosive contribuent à diminuer le ruissellement des eaux, atténuent le transport des sédiments vers l’aval, freinent la descente des sols, et augmentent l’infiltration de l’eau.
L’approche intégrée de gestion des bassins versants vise à protéger les périmètres irrigués et les infrastructures réalisées par AFAFI-Nord qui approvisionnent en eau les rizières toute l’année même en saison sèche, tout en accroissant le rendement et la qualité de la production agricole. En effet, sans forêt, il n’y a pas d’eau. Sans eau, il n’y a pas d’irrigation. Et sans irrigation, il n’y a pas d’agriculture.

Nb de fokontany concernés par la lutte antiérosive (LAE)
Superficie globale concernée par la LAE
Superficie reboisée par AFAFI-Nord
Nb de plants mis en terre
Nb de Plans d’Aménagement et de Gestion (PAG) élaborés et mis en oeuvre
Nb de Comités de Sous-Bassin Versant (CSBV) formés
Types d’essences utilisées
1 SAVA : DISTRICT VOHEMAR – CR Ampondra : Fkt Ampondra / DISTRICT SAMBAVA – CR Farahalana : Fkt Anosy, Antafononana, Maheva, Ratsiteza / DISTRICT ANTAHALA – CR Ampohibe : Fkt Ambodibaro, Ambodivoangibe, Ambolo, Ankiakahely – CR Ambohitralanana : Fkt Anjahamarina I, Sahafary, Tanandavahely
2 ANALANJIROFO : DISTRICT SOANIERANA IVONGO – CR Manompana : Fkt Anove Sud, Antanandava, Mahasoa, Manompana, Moronivo, Tanambao Ambodimanga – CR Antanifotsy : Fkt Andrangazaha, Antanifotsy (chef-lieu), Antsiraka, Manjato, Marogisy, Namantoana, Sahasoa – CU Soanierana Ivongo : Fkt Ambodivoanio, Manankatafana, Manankinany, Tsirarafana, Soanierana Ivongo (chef-lieu) / DISTRICT FENERIVE – CR Ampasimbe Manantsatrana : Fkt Ampasimbe Manantsatrana (chef-lieu), Manakambahiny – CR Ampasina Maningory : Fkt Ambilodozera, Amboditononana, Ampasina Maningory (chef-lieu), Rantolava, Takobola, Tanambao I

sur les conditions de vie des bénéficiaires
Restauration des écosystèmes, meilleure gestion de l’eau et appropriation de techniques agroécologiques (stabilisation des sols et renforcement de la fertilité des sols), réduction des intrants chimiques
Réduction de la pression sur les forêts en utilisant des techniques alternatives (foyers améliorés, charbon vert ou écologique, etc.)
Amélioration de la sécurité alimentaire par le biais de l’agroécologie (paillage, compostage, rotation des cultures)
Amélioration des revenus des bénéficiaires via la promotion des alternatives telles que le charbon vert ou écologique et l’agroécologie
Capacité des communautés à maîtriser les techniques de reboisement, lutte antiérosive et gestion concertée des bassins versants
Capacité des structures locales formées à assurer la continuité de la production des plants
Innovations apportées par AFAFI-Nord
Élaboration des Plans
d’Aménagement et de Gestion (PAG) avec les communautés pour assurer la gestion durable des bassins versants
Création de Champ École Paysan (CEP) pour mettre en pratique des techniques agroécologiques
Sensibilisation à l’éducation environnementale en mobilisant les écoles, les jeunes, les bénévoles et le grand public
Difficultés rencontrées
Attachement aux pratiques traditionnelles et résistance générale au changement
Reboisement perçu comme une activité peu rentable et sans bénéfice
Valorisation des terres au profit des cultures plus lucratives (vanille, riz, café) au détriment de la plantation d’arbres
Conflits sur les terres entre familles, voisins ou villages rendant difficiles les activités collectives de reboisement
Insuffisance de suivi post-formation faute de moyens
Retard dans la mobilisation des fonds qui empêche de réaliser l’activité selon l’agenda

capacités pour tous les acteurs impliqués dans la LAE (ex : kiosque d’information)
Nous protégeons le bassin versant pour prévenir les glissements de terrain dans les rizières, préserver à la fois les cultures et le barrage situé à proximité. Ce qui m’a personnellement convaincue de protéger cette zone, c’est le souci de protéger cette terre pour les générations futures.

Par son action auprès des communautés bénéficiaires, AFAFI-Nord veut montrer comment la protection des écosystèmes peut générer des revenus durables (bois-énergie durable, produits de mangrove ou de forêt restaurée, amélioration de la pêche), contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, favoriser le développement agricole ainsi que la durabilité et la résilience environnementale.
Décryptage
Superficie globale concernée par la lutte contre les feux de brousse (LCFB)
Nb de Fkt ciblés à sensibiliser
Nb de bénéficiaires formés
Nb d’hectares à protéger
Superficie effectivement aménagée
Linéaire de pare-feux mis en place ou entretenus
Nb de comités de protection formés par AFAFI-Nord
répartis entre 25 Fkt (soit 1 km par Fkt)
Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires
Prise de conscience accrue des causes et conséquences négatives des feux de brousse au sein de la population
Diminution du nombre de feux de brousse déclarés dans la zone ciblée
Comités de lutte contre les feux de brousse reconnus en tant qu’acteurs clés de la sécurité et de la gestion environnementale locale
Création, formation et équipement des brigades d'intervention

Leçons apprises et Recommandations
Accompagner les bénéficiaires de façon prolongée pour qu’ils s’approprient le changement de comportement
Sensibiliser durablement car les mauvaises habitudes traditionnelles de feux volontaires reprennent vite le dessus pour régénérer les pâturages ou préparer les terres
Identifier les zones à risques avec les acteurs locaux (population et autorités) et planifier ensemble les pare-feux
Innovations apportées par AFAFI-Nord
Mise en place de pare-feux stratégiques autour des zones reboisées et des zones sensibles
Approche communautaire et participative : mobilisation des Comités de Sous-Bassin Versant (CSBV), des jeunes et des communautés locales pour la surveillance et la gestion des incendies
Formation des comités LCFB aux techniques de prévention et de contrôle des feux
Sensibilisation et éducation environnementale dans les communautés et les écoles
Renforcement de la conscience écologique
Trio gagnant contre les feux de brousse : Prévention + Protection + Reboisement
Convaincre les bénéficiaires que les activités de surveillance et d’intervention ne sont pas une perte de temps
Impliquer les autorités locales aux côtés des populations pour accroître le sentiment de responsabilité collective
Définir ensemble des moments dédiés à la LCFB en dehors des saisons de travaux agricoles
Difficultés rencontrées
Pratiques culturelles ancrées sur le recours habituel au feu pour nettoyer les champs
Pluies irrégulières retardant les actions préventives comme le nettoyage et la création de pare-feux
Topographie difficile rendant certaines zones inaccessibles pour la surveillance et l'entretien
Matériel et personnel insuffisants pour surveiller/éteindre les feux volontaires ou accidentels, et pour entretenir les pare-feux
Absence de mécanisme d'alerte rapide efficace
Manque de motivation des comités locaux qui se sentent peu valorisés par les villageois
Combiner les mesures préventives (pare-feux et reboisement) pour restaurer les écosystèmes tout en les protégeant
Assurer un suivi régulier, surtout dans les zones reculées ou difficiles d’accès, où il y a un risque accru de feux non détectés

Décryptage
Nb de communes concernées
Nb de Fkt concernés
Nb d’établissements scolaires concernés
Nb d’enseignants impliqués
Nb de membres des communautés mobilisés
Nb de clubs environnementaux créés
Autorités locales concernées
- 5 Maires - Chefs de Fkt - STD (19 EPP, 4 CEG et 3 lycées)
- Maires des 5 communes - Chefs de Fkt - DREDD, DREN - Chefs d’établissements scolaires
Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires
Amélioration du réflexe environnemental des jeunes et des enseignants, et augmentation du nombre de jeunes engagés (clubs environnementaux, pépinières, gestion déchets) qui deviennent porteurs de messages pro-environnement au sein de leur famille
Changement de comportement visible dans les écoles : gestion des déchets, entretien des espaces verts, reboisement systématique
Eveil environnemental des enfants
Création d’un lien fort entre éducation et gestion des ressources naturelles locales
Formation ciblée sur les autorités locales qui mobilisent ensuite la population pour des campagnes de nettoyage ou des projets de reforestation, et qui pourront développer des politiques et des réglementations locales efficaces pour protéger l’environnement
Augmentation des actions sur le terrain : mise en place et entretien de pare-feux et réduction des feux de brousse, reboisement communautaire mieux entretenu (taux de survie des plants en hausse), adoption de techniques antiérosives et plantation en courbes de niveau, tri des déchets, utilisation des foyers améliorés, compostage
Meilleure compréhension du lien entre environnement, agriculture et bien-être
Prise de conscience environnementale de nombreuses cibles (enfants, jeunes, enseignants, autorités) qui entraîne un effet multiplicateur au sein de la communauté
Supports de formation et activités concrètes adaptés aux différents publics cibles
Modules de formation sur le développement durable, l’économie circulaire et le changement climatique pour renforcer la compréhension des enjeux globaux et locaux
Modules de formation encourageant différents acteurs à travailler ensemble : DREDD et DREN ; CSBV et écoles, pour créer une approche intégrée de la protection de l’environnement
Formation portant sur le suivi-évaluation des actions entreprises et sur les ajustements
à apporter en fonction des résultats observés
Développement de programmes éducatifs intégrant les thématiques environnementales par le biais d’une approche interdisciplinaire
Création d’un réseau d’enseignants et d’autorités locales engagés
Approche « Jeunes ambassadeurs verts » qui sensibilisent leurs pairs et habitants sur la restauration des bassins versants
Approche « École-Communauté » : l’école devient un centre de diffusion du savoir et des pratiques écologiques vers la communauté
Promotion du rôle des jeunes filles dans les clubs environnementaux et les activités scolaires

ANALANJIROFO - Club environnemental du Lycée Antanifotsy - Entretien de la pépinière © DUEM 2025

Leçons apprises ou Recommandations

Envisager l‘éducation environnementale de façon concrète, participative et ancrée dans le vécu local
Intégrer école, mairie et communauté en tant que levier essentiel de durabilité
Activer la collaboration entre DREN, CISCO, écoles et CSBV pour réaliser l’Éducation
Environnementale et au Développement
Durable (EEDD)
Créer des supports de formation attractifs pour encourager la motivation des jeunes (boîtes à images, maquettes, vidéos)
Se baser sur le noyau familial pour renforcer les changements de comportement durables
Encourager les filles et les femmes à s’engager dans les activités, malgré leurs contraintes domestiques
Apporter un soutien continu post-formation
Assurer la disponibilité de ressources matérielles et pédagogiques pour mettre en pratique les concepts appris
Valoriser les retours d’expérience des participants
Chercher les débouchés pour les produits issus des pratiques durables

Melle Féline SHADJIDAH, Élève du Lycée Antanifotsy et membre du club environnemental - ANALANJIROFO :
Je veux aussi faire partie de ceux qui agissent face aux problèmes environnementaux, même de manière simple.
C’est pourquoi il faut agir dès maintenant. Il faut planter des arbres quand on est jeune car ils nous serviront d’abri quand on sera vieux, comme le dit un proverbe malgache.
M. Dédance LALAHIBE, Professeur de Philosophie et membre du club environnemental - Lycée Antanifotsy - ANALANJIROFO :
L’enseignement de la philosophie est un moyen efficace pour amener les élèves à s’engager dans la protection de la nature.
Je leur explique les aspects négatifs : lorsque l’environnement est détruit, ce sont les êtres humains et les êtres vivants qui en souffrent.
4) Fabrication de foyers améliorés
La fabrication de foyers améliorés et de charbon vert ou écologique sont des alternatives crédibles et rentables à la déforestation massive qui sévit à Madagascar. En ANALANJIROFO, on estime la réduction de bois de chauffe ou de charbon entre 40 et 50 % là où les foyers améliorés sont utilisés. AFAFI-Nord a mis en œuvre cette activité avec la GIZ dans la région DIANA.
Décryptage
Nb de fokontany concernés
Nb de bénéficiaires formés au foyer amélioré KAMADO ou SOASOA4
Nb de foyers améliorés fabriqués
Prix de vente
Pour 5 communes Pour 5 communes (en 14 mois) (selon le type et la taille)

3 ANALANJIROFO - Les Fkt sont répartis dans les 5 communes. Dans le cadre d’un projet pilote, les 225 bénéficiaires ont également été formés et accompagnés dans la fabrication de charbon écologique ou vert.
4 Foyers améliorés KAMADO et SOASOA : ils ont une meilleure combustion et consomment moins de bois de chauffe tout en réduisant le temps de cuisson, les fumées nocives et la dispersion des cendres.
Création d’AGR et augmentation des revenus grâce à la vente des foyers améliorés et du charbon vert
Création d’emplois : les pépiniéristes communautaires sont rémunérés pour les plants produits
Réduction des tâches domestiques pour les ménages (charge bois et temps de cuisson)
Meilleure efficacité thermique, diminution des fumées nocives et de particules fines
Amélioration de la santé des ménages (baisse des affections pulmonaires et irritations oculaires) et de l’air dans les habitations
Réduction des accidents domestiques (brûlures) et des incendies
Réduction de la coupe de bois illicite et de la pression forestière dans les sousbassins versants
Réduction des dépenses énergétiques domestiques
Approche participative et inclusive impliquant les femmes, les jeunes et les artisans locaux dans la fabrication, la diffusion et la commercialisation des foyers
Approche alliant les objectifs socioenvironnementaux et économiques, la protection des ressources forestières, l’amélioration de la santé des usagers
et l’autonomie des acteurs locaux
Démonstrations sur site, campagnes communautaires et scolaires pour informer les ménages sur les foyers améliorés
KAMADO et SOASOA
Implication des jeunes des clubs environnementaux dans la démonstration et vulgarisation
Impliquer les femmes et les jeunes pour une meilleure appropriation et durabilité
Multiplier les démonstrations pour convaincre des bienfaits sur la santé et la protection de l’environnement
Appuyer les bénéficiaires dans la recherche de débouchés au-delà du Fkt

M. Arthur RAZANAKA TIA JAO, Fabricant de foyers améliorés
“Fatana Kilengy” - DIANA :
Cette activité-ci génère plus de revenus. Nous vivons maintenant dans une maison en briques mais avant on habitait encore dans une maison en chaume. Nous avons un compte en banque et nos enfants vont à l’école.
La fabrication des foyers améliorés
“Kilengy” marche bien !
Mme Antoline RASOARIVELO, Utilisatrice du foyer amélioré Kilengy :
Le foyer amélioré protège aussi l’environnement en réduisant l’utilisation de charbon. Il cuit plus vite les aliments, dégage moins de fumée et ne salit pas la maison.
Fabrication du foyer amélioré « Kilengy »

Je prépare la terre et je la mets dans le moule

Je démoule et laisse sécher au soleil

Mon foyer a la couleur de la tôle. Il est prêt à …

Je découpe la feuille de tôle qui va « cercler » le foyer

Je façonne l’armature du foyer

… cuire avec très peu de charbon de bois
5) Transfert de gestion des ressources naturelles (TGRN)
Le TGRN vise à impliquer les acteurs locaux dans la gestion durable des ressources naturelles renouvelables (RNR) en leur transférant quelques compétences. Les partenaires concernés sont les Communautés de base (COBA), l’Administration forestière, la Commune et la Direction Régionale de l’Environnement et du Développement Durable (DREDD). La signature des autorités locales montre qu’il y a consensus et engagement collectif dans la gestion durable des ressources. Le cahier de charge définit les droits et obligations des parties prenantes y compris la COBA. Il fixe les conditions d’exploitation et servira de référence de contrôle pour l’administration forestière et la commune.
Décryptage
Nb de contrats TGRN officialisés avec les autorités et les COBA
Nb de contrats TGRN renouvelés
Nb de Fkt concernés
Nb de COBA concernées
Appui apporté par AFAFI-Nord
Structuration, formalisation des COBA et accompagnement à l’instruction de leurs dossiers de demande de transfert de gestion
Appui financier à toutes les étapes du processus
Activités développées par les COBA dans le cadre du TGRN
5 DIANA :
–
Ambatoben’Anjavy : Fkt Bobasatrana -
Les COBA ont élaboré un Plan de Travail Annuel (PTA) qui définit les activités de conservation et de gestion des ressources naturelles (reboisement, lutte contre les feux de brousse, sensibilisation de la communauté riveraine)
dont 4 pour les TGRN officialisés
Appui aux entités concernées dans tout le processus menant au TGRN (évaluation de l’état des ressources naturelles, évaluation des services techniques, mise à jour du PAG, délimitation des zones du TGRN, etc.)
Formation des COBA (pépinière, police des forêts, comité de gestion)
Patrouille et surveillance
Restauration et reboisement
Développement d’AGR en apiculture et culture maraîchère
Délivrance des permis de coupe à titre de droit d’usage
Application stricte des outils de gestion tels que DINA (amende), règlement intérieur et PAG
Antanabe : Fkt Ampasimaty, Behefaka 6 ANALANJIROFO : DISTRICT SOANIERANA IVONGO – CR Manompana : Fkt Ankoriraika, Antanandava, Manompana, Moronivo, Tanambao Ambodimanga – CR Antanifotsy : Fkt Andrangazaha, Antsiraka / DISTRICT FENERIVE – CR Ampasina Maningory : Fkt Rantolava, Takobola
Impact sur les conditions de vie des bénéficiaires
En DIANA
L’impact n’est pas encore visible. Toutefois les COBA sont conscientes des enjeux environnementaux car la déforestation et l’assèchement des rivières menacent directement leurs moyens de subsistance
En ANALANJIROFO
Amélioration des revenus des ménages vulnérables à travers le développement des AGR
Augmentation de la superficie des terrains reboisés

Diffusion des techniques de protection des sols
Innovations apportées par AFAFI-Nord
Participation des communautés dans la conservation des ressources naturelles renouvelables (RNR) comme la patrouille et surveillance
Participation des communautés dans les visites d’échange pour découvrir d’autres approches/techniques dans la gestion des RNR et l’amélioration des conditions de vie
Développement des AGR grâce aux appuis d’AFAFI-Nord
Implication des jeunes des clubs environnementaux dans la démonstration et la vulgarisation
Mise en place d’un site pédagogique et visites/échanges avec élèves et enseignants
10 Leçons apprises ou Recommandations
Se coordonner avec la DREDD pour assurer un suivi régulier des activités des COBA ; les accompagner dans leurs activités de reboisement des zones proposées dans le contrat TGRN
Faire largement connaître les problèmes de déforestation et d’assèchement des rivières au niveau de la communauté et des écoles
Favoriser la participation communautaire dans la gestion des ressources naturelles renouvelables
Mettre en place des pépinières communautaires
Renforcer l’application du Plan d’Aménagement et de Gestion et des amendes (DINA) en cas d’infractions
Renforcer les activités de suivi écologique, de contrôle et surveillance
Renforcer les capacités des communautés sur les techniques de restauration des zones dégradées
Prévoir et dégager les budgets nécessaires pour mener à bien les activités liées au contrat de TGRN
Promouvoir des AGR en lien avec la gestion des ressources naturelles
Organiser un concours du « fokontany vert » et mettre en place un club de jeunes pro-environnement dans chaque fokontany

6) Protection des mangroves en ANALANJIROFO
Il y a 236 400 ha de mangroves répertoriés à Madagascar qui se trouvent sur la côte malgache, notamment en DIANA et ANALANJIROFO.
Cette surface représente un peu plus de 1 % de la couverture forestière totale de Madagascar.
Malheureusement, entre 1995 et 2018, 3 000 à 7 000 hectares de mangroves ont disparu à cause du changement climatique et de la déforestation sauvage. Mais depuis quelques années, des actions sont mises en place pour préserver ce patrimoine et gérer de façon durable les mangroves à Madagascar.
236 400 ha 1 % de la couverture forestière Soit de mangroves répertoriés
La mangrove est essentielle à notre survie :
Elle filtre les eaux et purifie l’air, alimente les nappes phréatiques, retient les déchets et les substances toxiques qui sont dirigés vers la mer
Elle empêche l’érosion des zones côtières, est une nurserie pour de nombreuses espèces comme les rougets, mérous, crabes et poissons plats
Elle offre aussi d’autres ressources comme le bois, le sel, le miel, les fruits et des médicaments traditionnels
ANALANJIROFO - Manompana
Chaîne humaine pour mesurer les distances avant de planter les propagules - © DUEM 2025
Nb d’hectares de mangroves restaurés
Nb de propagules replantés
Nb de Fkt concernés
Nb de COBA impliquées
8 ha à Antsiraka (CR Antanifotsy) et 6 ha à Manompana (CR Manompana) COBA Tsimialona à Antsiraka (27 H et 10 F) et COBA Vahona à Manompana (86 H et 54 F)
bénéficiaires
Protection des écosystèmes côtiers et régénération des mangroves dégradées
Meilleure salubrité de l’air et de l’eau
Gouvernance communautaire renforcée et participation active des populations locales
Compétences techniques des COBA renforcées
Promotion de l’entraide et de la solidarité
Difficultés rencontrées
Manque de connaissance des bénéficiaires sur l’importance écologique et économique de la mangrove
Peur de perdre l’accès à des ressources, notamment la pêche et le bois de chauffe
Manque de bénéfice direct lié à la protection/restauration de la mangrove
Charge de travail trop lourde et épuisante : collecte et triage des propagules, plantation, entretien et surveillance
Habitudes traditionnelles difficiles à changer telles que la déforestation et le braconnage
Pression foncière pour la construction d’habitations
Formations sur l’importance écologique de la mangrove et les techniques de reboisement
Techniques de restauration participative : plantation de palétuviers adaptés aux conditions locales
Promotion de solutions alternatives pour réduire la pression sur les mangroves comme l’utilisation des foyers améliorés et/ou du charbon vert
Collaboration avec les autorités locales sur l’application des règlementations destinées à préserver la mangrove
Mise en œuvre efficace de l’approche intégrée de gestion des bassins versants et de la zone littorale

Plantation de propagules - © DUEM 2025


Privilégier l’approche participative et communautaire pour l’appropriation
Privilégier des espèces locales et des méthodes de plantation simples avec des matériaux disponibles sur site
Assurer un suivi régulier et un entretien continu pour garantir la survie des plants
Disposer du matériel et des ressources humaines/financières suffisantes pour entretenir régulièrement les plants
Détourner le passage des bovins qui piétinent les parcelles de restauration
Gérer l’afflux de population et la pression foncière sur les mangroves à la suite de la construction de la RN 5 et de l’expansion de la ville (Manompana)
Adapter le calendrier des activités aux fêtes et saisons agricoles pour maximiser la participation

M. Lucien COLAS, Président de la COBA VAHONA Manompana - ANALANJIROFO :
Ce qui m’a poussé à m’engager dans la protection de la mangrove, c’est l’amour de l’environnement, un environnement propre, sain et agréable. La protection de la mangrove est un travail bénévole, effectué par notre COBA pour le bien-être des habitants et des générations futures.
Mme Marinera, Membre de la COBA VAHONA - Manompana - ANALANJIROFO :
La mangrove contribue à purifier l’air que nous respirons et nous protège des vents violents.
Elle est un héritage pour les générations futures. Nous pouvons pêcher librement, quand c’est autorisé. Notre niveau de vie s’est amélioré depuis que nous protégeons la mangrove.
Le biogaz est une énergie renouvelable fabriquée avec des déchets organiques. Il est utilisé pour cuisiner, se chauffer et produire de l’électricité.
L’installation d’une station biogaz est un projet-pilote d’AFAFI-Nord dans ses trois régions d’intervention : DIANA, SAVA et ANALANJIROFO.
Décryptage
Groupes socio-économiques visés
Membres des GEC Éleveurs de bovins
Nb de ménages formés
Ménages ruraux vulnérables avec accès limité aux sources d’énergie conventionnelles
Petits exploitants agricoles et éleveurs
Groupes vulnérables ayant au moins 4 zébus 15 23 3

sur les conditions de vie des bénéficiaires
Diminution des dépenses car il ne faut plus acheter du charbon de bois, du bois de chauffe ou du pétrole
Gain de temps et d’énergie dans la préparation des repas
Absence de fumées nocives issues du charbon de bois / bois de chauffe lors de la cuisson
Utilisation du digestat (engrais biologique) pendant la campagne culturale
Amélioration de la fertilité du sol
Création d’activités génératrices de revenus (AGR) comme la gargotte ou l’hôtellerie
Augmentation des revenus des ménages vulnérables
Transition énergétique des ménages vers l‘indépendance énergétique totale
Impact du biogaz sur l’environnement
Réduction du charbon de bois et bois de chauffe comme source d’énergie
Réduction de la déforestation et de l’érosion des sols
Valorisation des déchets organiques (déjections animales) et du digestat comme fertilisant commercial
Protection des ressources naturelles dans la région
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Leçons apprises ou Recommandations
Actuellement, le coût d’installation d’une station biogaz est de 2 500 euros. Pour permettre un accès plus facile à cette infrastructure, il faudrait agir à plusieurs niveaux.
Financement / Partenariat
Mettre en place un mécanisme de co-financement (contribution partielle des bénéficiaires, appui de partenaires publics ou privés)
Impliquer des acteurs privés (entreprises locales, fournisseurs de matériaux) pour réduire les coûts logistiques
Collaborer avec les collectivités locales pour intégrer le biogaz dans les plans de développement communal
Intégrer la production de biogaz dans les stratégies de lutte contre la pauvreté et le changement climatique
Faciliter l’accès au microcrédit adapté avec des conditions souples pour les ménages ruraux
Octroyer des subventions ciblées pour les ménages vulnérables
Organisation / Transfert de compétences
Structurer les bénéficiaires en groupements ou coopératives pour mutualiser les coûts et faciliter l’entretien collectif
Former les bénéficiaires et techniciens locaux en continu
Créer un réseau de prestataires locaux capables de construire et entretenir les installations
Partage d’expériences
Organiser des visites d’échanges sur les sites où sont installées des stations de biogaz
Installer une station de biogaz pilote pour mieux faire comprendre son utilité/ sa fonctionnalité
Proposer un modèle de station biogaz reproductible et adaptable aux zones rurales
Mme GENEVIÈVE, productrice et utilisatrice de biogaz - Fkt AnanjakaCR Tanambao Marivorahona - DIANA :
Grâce au biogaz, j’ai réduit ma consommation de charbon. Je contribue à réduire l’abattage des arbres pour la fabrication du charbon et je protège l’environnement contre la fumée issue de l’utilisation du charbon. L’argent que j’aurais dû utiliser pour acheter du charbon, je le consacre à d’autres équipement. J’utilise l’engrais liquide récupéré au fond du biodigesteur pour entretenir mon potager. La vente de mes légumes me permet de gagner de l’argent pour compléter mes moyens de subsistance. J’encourage les gens à utiliser le biogaz pour préserver l’environnement.
CUVE DE REMPLISSAGE
Alimentation en matières organiques
Financé par l’Union européenne
Captation du biogaz
FERMENTATION (action des bactéries )
DIGESTEUR OU CUVE DE FERMENTATION 10 m3 en béton armé
Récupération du digestat
CUVE DE REJET
THÉMATIQUE
DOTATION EN MATÉRIELS, MOBILIERS ET ÉQUIPEMENTS
AUX AUTORITÉS LOCALES ET RÉGIONALES
L’Union européenne a fourni du matériel aux autorités locales et régionales pour qu’elles puissent mieux assumer leurs missions envers les populations. Il s’agit notamment de mobilier de bureau et d’équipements informatiques, de kits solaires, abonnements Internet, cartes administratives et topographiques, etc.
Le personnel a également reçu une formation technique à l’outil informatique et à l’archivage.
Cette dotation est de 907.532.000 Ar pour les trois régions d’intervention d’AFAFI-Nord.


Décryptage
Nb d’entités ayant bénéficié d’une réhabilitation de bureaux/salles

Nb d’entités régionales dotées en matériels, mobiliers et équipements
Région, 4 DRT et ORN
et DRAE
Région (salle de réunion), DREDD (réhabilitation du circuit électrique), CirAE (réhabilitation des bâtiments)
Région, 4 DRT et ORN
Région, 4 DRT, ORN, 6 Cir/CEF et 6 communes
Nb d’entités locales dotées en matériels, mobiliers et équipements
Type de matériels, mobiliers et équipements fournis
1 CirAE, 1 CirPEB, 1 CEF, 1 ES/ORN et 12 communes
PC portable, imprimante, scanner, photocopieuse, caisson mobile, disque dur externe, rallonge parafoudre, armoire, étagère, table, fauteuil, chaise, onduleur
PC complet, imprimante, accessoire, kit Internet, kit solaire, mobilier de bureau en bois
1 CirAE, 1 CEF, 1 Triage EF et 5 communes
PC portable, ordinateur de bureau, imprimante, accessoire, bureau, chaise, étagère, armoire, kit Internet, kit solaire (Antanifotsy, commune sans accès à l’électricité)
Amélioration des conditions de travail et du traitement des dossiers
Amélioration des services rendus par les autorités administratives
Amélioration de l’archivage, digitalisation et classement des dossiers
Communication inter-administrative plus performante grâce à la connexion
Internet
Autonomie énergétique grâce au kit solaire = continuité du service public
Création de nouveaux services dans les communes rurales (photocopie, scannage, etc.)
Satisfaction des habitants car les documents sont délivrés plus rapidement (état civil, permis, actes administratifs)
Production de rapports et statistiques facilitée, ce qui permet de rendre compte plus vite aux autorités centrales et à la population
Les STD et CTD ont été renforcés et peuvent offrir de meilleurs services
La fourniture d’un kit solaire complet permet de faire face à la précarité énergétique
Le duo dotation en matériel/formation est essentiel pour obtenir de bons résultats
La rapidité du traitement des dossiers au niveau de la Région est une innovation
Manque d’espaces sécurisés et adéquats pour installer le matériel
Faible bande passante Internet
Personnel difficilement mobilisable pour suivre les formations
Écart important entre participants très expérimentés et débutants en informatique
Nécessité d’adapter les contenus des formations
Réticence de certains agents à utiliser le nouveau matériel
Rotation du personnel : changement d’affectation ou d’équipe dirigeante
Sélection de fournisseurs et prestataires souvent infructueuse en raison de procédures assez complexes de passation de marchés

DIANA - Mairie d’Ambatoben’Anjavy dotée de panneaux solaires © DUEM 2025

Leçons apprises ou Recommandations
Effectuer une évaluation approfondie des besoins (en matériel et en formation) avec les bénéficiaires
Sensibiliser l’ensemble de la hiérarchie et du personnel sur l’importance de la dotation, des formations et des résultats attendus
Mettre en place des mécanismes de transmission des compétences
Développer des manuels de procédures/modules de formation pour les nouveaux arrivants
Cibler les formations sur les individus et sur la structure organisationnelle (systèmes, procédures)
Mettre en place des contrats de maintenance durables et former des techniciens locaux
Instaurer un fonds de roulement/budget local pour le renouvellement du matériel et les réparations
Privilégier les méthodes pédagogiques actives et l’accompagnement post-formation (tutorat, coaching) pour consolider les acquis
Prévoir des bâtiments/bureaux salubres, sécurisés où entreposer et utiliser le matériel

M. Philibert SYLVINET, Maire d’Antanifotsy - ANALANJIROFO
:
AFAFI-Nord a fourni à la commune les équipements suivants : un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, un kit solaire comprenant un panneau solaire, un régulateur et une batterie ainsi qu’une box Wi-Fi avec abonnement. Depuis la réception de ces matériels, notre travail a été grandement facilité.
Mme Sylvie Zella RAHARILALANIRINA, Maire de la CU d’Ambilobe - DIANA :
Avant, nous n’avions même pas d’armoire, alors qu’un meilleur classement et une organisation efficace des dossiers sont essentiels.
Nous disposons maintenant d’un archivage numérique fiable, où tous les documents traités par la commune sont stockés, qu’il s’agisse des ordres de réception ou des documents comptables.
M. Deny BEMAZAVA, Maire de la CR d’Ambotoben’Anjavy - DIANA :
Avant de recevoir ces équipements, nous avions des difficultés au sein de la commune pour établir des documents administratifs. Par exemple, pour émettre un arrêté, nous étions obligés d’aller jusqu’à Ambilobe. Aujourd’hui, nous pouvons éditer les arrêtés communaux ici même.
ACN
AEP
AFAFI-Nord
AFDI
AGR
AIM
AKF - OSDRM Ar
ASA
ATEAH
AUC
AUE
AVSF
CAA
CBV
CEF
CEG
CEP
CGPE
CirAE
CirPEB
CISCO
CLN
CNC
COBA
COGES
CR
CSB
Agent Communautaire de Nutrition
Adduction d’Eau Potable
Appui au Financement de l’Agriculture et aux Filières
Inclusives dans le Nord de Madagascar
Agriculteurs Français et Développement International
Activité Génératrice de Revenus
Action InterCoopération Madagascar
Fondation Aga Khan - Organisation de Soutien pour le Développement Rural à Madagascar
Ariary (monnaie locale)
Auxiliaire de Santé Animale
Agent Technique Eau Assainissement Hygiène
Association des Usagers du Canal
Association des Usagers de l’Eau
Agronomes et Vétérinaires sans Frontières
Comité d’Analyse et d’Attribution
Comité de Bassin Versant
Cantonnement de l’Environnement et des Forêts
Collège d’Enseignement Général
Champ École Paysan
Comité de Gestion des Points d’Eau
Circonscription de l’Agriculture et de l’Élevage
Circonscription de la Pêche et de l’Économie Bleue
Circonscription Scolaire
Comité Local de Nutrition
Centre de Nutrition Communautaire
Communauté de Base (VOI en malgache)
Comité de Gestion
Commune Rurale
Centre de Santé de Base
CSBV
CTD
CU
CUMA
DAL
DRAE
DREAH
DREDD
DREN
DRPEB
DRT
EAH
EEDD
EFICC
EPP
F
Fkt
GEC
GRN
ha
H
LAE
LCFB
MAE
MEAH
MEDD
Comité de Sous-Bassin Versant
Collectivité Territoriale Décentralisée
Commune Urbaine
Culture Maraîchère
Défécation à l’Air Libre
Direction Régionale de l’Agriculture et de l’Élevage
Direction Régionale de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène
Direction Régionale de l’Environnement et du Développement Durable
Direction Régionale de l’Éducation Nationale
Direction Régionale de la Pêche et de l’Économie Bleue
Direction Régionale Technique
Eau - Assainissement - Hygiène
Éducation Environnementale et au Développement
Durable
Exploitation Familiale Intégrée Compétitive et Continue
École Primaire Publique
Femme
Fokontany (groupe de villages)
Groupe d’Épargne Communautaire
Gestion des Ressources Naturelles
hectare
Homme
Lutte Antiérosive
Lutte Contre les Feux de Brousse
Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage
Ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène
Ministère de l’Environnement et du Développement
Durable
MEN
MIP
MPEB
ONG
ONN
OP
OPB
ORN
OSDRM
PAG
PEA
PF
PI
PTA
RNR
SAF-FJKM
STD
TGRN
TOT
UCGP /AT
URGP / AT
VAD
Ministère de l’Éducation Nationale
Micro Projet (subvention jusqu’à 5000 € maximum)
Ministère de la Pêche et de l’Économie Bleue
Organisation Non Gouvernementale
Office National de Nutrition
Organisation Paysanne
Organisation Paysanne de Base
Office Régional de Nutrition
Organisation de Soutien pour le Développement Rural à Madagascar
Plan d’Aménagement et de Gestion
Projet d’Entrepreneuriat Agricole (subvention jusqu’à 75 000 €)
Paysan Facilitateur
Périmètre Irrigué
Plan de Travail Annuel
Ressources Naturelles Renouvelables
Département pour le Développement, créé par l’Eglise de Jésus
Christ à Madagascar
Service Technique Déconcentré
Transfert de Gestion des Ressources Naturelles
Training of Trainers (Formation de Formateurs)
Unité Centrale de Gestion du Programme AFAFI-Nord /
Assistance Technique
Unité Régionale de Gestion du Programme AFAFI-Nord /
Assistance Technique
Visite à Domicile

La chaîne YouTube d’AFAFI-Nord est accessible sur ce lien : AFAFI.NORD.MADAGASCARYOUTUBE
Elle compile les 65 vidéos réalisées d’octobre 2024 à décembre 2025 qui retracent les activités du Programme et les témoignages des bénéficiaires dans ses trois régions d’interventions : DIANA, SAVA et ANALANJIROFO.
Parmi elles, 44 vidéos ont illustré les 13 mini-campagnes de communication d’AFAFI-Nord :
JM Alimentation
JM Toilettes
JM Femmes
JM Eau
JM Santé
Journée de l’Europe
JM Environnement
JM Conservation de l’Ecosystème et Protection des Mangroves
JM Jeunesse
JM Mer
JM Alimentation
JM Toilettes
Et la mini-campagne sur l’Élevage et la Santé animale
16-10-24
19-11-24
08-03-25
22-03-25
06-04-25
09-05-25
05-06-25
26-07-25
09-08-25
26-09-25
16-10-25
19-11-25
08-12-25



Pour retrouver plus facilement ces 65 vidéos, elles ont été regroupées en 12 thématiques (playlists) et numérotées dans le tableau ci-dessous, en ce compris les vidéos traduites en langage des signes, du N°61 au 65.
Thématiques/Playlists
Santé et lutte contre la malnutrition
Titre des vidéos
1. AFAFI-Nord encourage une alimentation saine et variée (DIANA)
2. AFAFI-Nord lutte contre la malnutrition (DIANA)
3. Le combat quotidien contre la malnutrition en DIANA
4. Jocelyne : « J’aimerai mon travail d’ACN jusqu’à ma mort. » (DIANA)
5. Le suivi nutritionnel des enfants et des mamans (3 régions)
6. Visite à domicile du Comité Local de Nutrition (DIANA)
7. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (DIANA)
8. La banane séchée, une source d’autonomie (DIANA)
9. Le développement rural, un éternel recommencement … (3 régions)
Agriculture
10. Le canal Stella irrigue 635 ha de riziculture (DIANA)
11. Oxène : « Notre rendement de riz est de 6 tonnes à l’hectare » (ANALANJIROFO)
12. Améliorer la qualité du riz local pour lutter contre la malnutrition (DIANA)
13. Le vétiver, plus rentable que la vanille (SAVA)
14. Le périmètre irrigué, au cœur de l’action d’AFAFI-Nord (SAVA)
Pêche en mer et pisciculture
15. La pêche à la palangre prend de l’ampleur (ANALANJIROFO)
16. Les mareyeuses de Soanierana Ivongo voient loin (ANALANJIROFO)
17. On espère atteindre 100 kg de poisson par temps clément ! (ANALANJIROFO)
18. Edmond : « Ensemble, on est plus forts » (ANALANJIROFO)
19. David : « Grâce à la pisciculture, on a amélioré nos conditions de vie » (SAVA)
20. Fulgence : « Nos clients apprécient la qualité de nos poissons » (ANALANJIROFO)
21. Fabriquer des blocs de glace réchauffe les espoirs des pêcheurs (ANALANJIROFO)
Thématiques/Playlists
Élevage, hydraulique
pastorale et santé
animale
Eau, assainissement et hygiène
Titre des vidéos
22. La santé animale, une priorité pour AFAFI-Nord (SAVA)
23. Le marché à bétail : pilier économique de la SAVA
24. La production de lait, une filière prometteuse en Analanjirofo
25. M. Jaomary : « Nos zébus ne meurent plus de soif » (SAVA)
26. AFAFI-Nord lutte contre la Défécation à l’Air Libre (ANALANJIROFO)
27. Je protège ma famille donc je construis ma latrine (ANALANJIROFO)
28. Une latrine sans odeur, ça existe ! (DIANA)
29. Mbotijoma : « Je vous encourage à construire votre latrine » (DIANA)
30. Utilisez le lave-main pour protéger votre santé ! (DIANA)
31. Je fabrique mon lave-mains (tutoriel)
32. L’eau potable, c’est la vie ! (ANALANJIROFO)
33. Gestion de l’adduction d’eau à Moronivo (ANALANJIROFO)
34. Florence : « Notre Fédération surveille la qualité de l’eau potable » (SAVA)
Portraits de femmes exerçant un leadership
35. Odette, pionnière en pisciculture ! (DIANA)
36. Célestine : « J’épargne pour améliorer le bien-être de ma famille. » (ANALANJIROFO)
37. Noelline : « Un bon leader communique avec tout le monde. » (DIANA)
Portraits de jeunes exerçant un leadership
Protection de l‘environnement
38. Brando : « La solidarité peut transformer un village » (DIANA)
39. Eviziline : un triple engagement pour les générations futures (ANALANJIROFO)
40. Philippe : « Mon téléphone rapproche des familles éloignées » (ANALANJIROFO)
41. Tovo : « Grâce au charbon vert, je gagne mieux ma vie ! » (DIANA)
42. Je m’engage pour protéger l’environnement ! (SAVA)
43. Utilisez un foyer amélioré et vous protégerez l’environnement … (DIANA)
Thématiques/Playlists
Protection de l‘environnement
Titre des vidéos
44. Reboisement et agroécologie : le duo gagnant ! (DIANA)
45. La mangrove, essentielle à notre survie (ANALANJIROFO)
46. Protéger la mangrove : une tâche difficile (ANALANJIROFO)
47. Freiner l’assèchement du lac Sahaka en SAVA
48. Le club environnemental du Lycée Antanifotsy (ANALANJIROFO)
49. Lucien : « Je suis un amoureux de l’environnement ! » (ANALANJIROFO)
50. Je produis mon biogaz (tutoriel)
51. Geneviève : « Je produis mon biogaz pour préserver l’environnement » (DIANA)
52. Cycle de l’eau et rôle de la forêt (tutoriel)
Infrastructures et autres grands ouvrages
Dotation aux autorités
53. SAVA : Piste réhabilitée = sécurité retrouvée
54. Barrage et canaux d’irrigation à Anjahamarina, en SAVA
55. Canal d’Andrangazaha : plus de 2 000 ha récupérés (ANALANJIROFO)
56. Le bac d’Ampasimbe, trait d’union entre deux rives (ANALANJIROFO)
57. Le pont d’Andrakadilana désenclave la SAVA
58. Les grands ouvrages financés par l’UE dans les trois régions d’intervention d’AFAFI-Nord
59. Dotation en matériels, mobiliers et équipements aux autorités locales
60. La voix des bénéficiaires (3 régions) Témoignages
5 vidéos en langage des signes
61. Le développement rural, un éternel recommencement … (3 régions)
62. La mangrove, essentielle à notre survie (ANALANJIROFO)
63. Le périmètre irrigué, au cœur de l’action d’AFAFI-Nord (3 régions)
64. Le marché à bétail : pilier économique de la SAVA
65. Fabriquer les blocs de glace réchauffe les espoirs des pêcheurs (ANALANJIROFO)


Cette publication a été financée par l’Union européenne.
Son contenu relève de la seule responsabilité du consortium GOPA-AFC et ne reflètent pas nécessairement les points de vue de l’Union européenne.
© DUE Madagascar - 2025