NOUVELLES DU TERRAIN Burkina Faso - Un contexte sécuritaire en dégradation Une mission d'adieu au Brésil
AU LUXEMBOURG Neues Rahmenabkommen "Partenariats de Solidarité" Visite de Acción Ecológica
Signature de la charte contre les abus sexuels
COMPRENDRE LE MONDE. CREER LA SOLIDARITE. En janvier, notre organisation partenaire ARFA était en visite au Luxembourg. Malheureusement, leur visite a été marquée par la détérioration de la situation sécuritaire au Burkina Faso ... (suite p. 2-3) Am 3. Februar unterzeichneten die Co-Präsidenten der ASTM, Monique Langevin und Richard Graf, das neue Rahmenabkommen für 2020-2024 mit dem Ministerium für auswärtige und europäische Angelegenheiten... (Fortsetzung auf S. 4) En novembre 2019, Monique Langevin et Pieca Levy de l'ASTM étaient en visite au Brésil chez notre partenaire de longue date MCP. Cette fois-ci, il s'agissait d'une sorte de mission d'adieu: après plus de 30 ans, le partenariat entre le MCP et l'ASTM a pris fin ... (suite p. 7-8) MARS 2020
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BURKINA FASO: UN CONTEXTE SÉCURITAIRE EN DÉGRADATION (Photo, de g. à dr.: Sena Afeto, responsable des partenariats en Afrique de l'ASTM, Abel Beda, coordinateur général de ARFA, Mathieu Savadogo, président du conseil d'administration de ARFA)
En janvier, notre organisation partenaire l'Associaction de Recherche et de Formation en Agro-écologie (ARFA) était en visite en Europe et en a profité pour se rendre au Luxembourg. Pour Abel Beda, le nouveau coordinateur général, c'était l'occasion de faire connaissance avec l'équipe de l'ASTM. Il été accompagné de Mathieu Savadogo, fondateur de l'association, directeur pendant plus de 20 ans et actuel président du conseil d'administration. Malheureusement, leur visite a été marquée par la détérioration de la situation sécuritaire au Burkina Faso. À ce sujet, l'ASTM a organisé une rencontre d'information et d'échanges entre ARFA, l'équipe et les bénévoles de l'ASTM ainsi que d'autres ONG luxembourgeoises actives au Burkina Faso, afin de partager les difficultés auxquelles fait face notre association partenaire et de décrire les stratégies d'adaptation développées. Dans ce contexte, Mathieu Savadogo et Abel Beda nous ont exposé leur situation de travail actuelle. Le Burkina Faso a connu sa première attaque terroriste en 2015. Depuis lors, le pays fait face à une dégradation inquiétante et continue du contexte sécuritaire. Les attaques de groupes ou d’acteurs insaisissables et aux motivations inconnues sont devenues quasiquotidiennes, faisant des dizaines de victimes. « Au départ, cela concernait beaucoup plus les forces de l’armée et de sécurité, mais de plus en plus, les agents de l’État, comme les agents des ONG également, ont été pris pour cible, puis la population de façon globale », explique Abel Beda. Les régions du Nord et de l’Est sont particulièrement touchées par les attaques, alors que le siège de ARFA est situé à Fada N’Gourma, chef-lieu de la Région de l’Est où la plus grande partie de ses actions se déroulent. ARFA n’a été épargné : En avril 2019, un agent de notre organisation partenaire a été enlevé pendant une période de 5 jours. Cet incident a eu des effets sur la psychologie de l’agent, sur le fonctionnement du projet dans lequel il intervenait et sur la vie de l’ONG de façon globale. « C’est toute la structure qui a été durement frappée », raconte Mathieu. Personnellement, il craint que tout ce que l'association a co-
nstruit jusqu'à présent avec le soutien de ses partenaires ne soit anéanti et que les investissements et tous les efforts ont été vains. « C’est vraiment difficile à vivre ». Cependant, il est évident pour Abel que ARFA doit maintenir ses activités: « À travers une stratégie d’adaptation que nous avons mise en place et qui consiste à réorganiser notre mode d’action sur le terrain, nous pouvons nous adapter au contexte ». Cette stratégie comprend, entre autres, l’élaboration d’une cartographie des zones à risques au niveau des communes d’intervention de ARFA, afin de permettre aux agents de prendre les mesures de sécurité nécessaires. « Nous essayons également de limiter le plus possible les déplacements tardifs ou les arrivées nocturnes », explique Abel. Les activités d’animation et de sensibilisation de masse sont suspendues. Aussi, l’association doit recourir à des paysans relais pour assurer la continuité de l’action dans les communes touchées par la suspension des activités de suivi et d’encadrement par les animateurs de ARFA. La situation devient aussi de plus en plus difficile pour les bénéficiaires de ARFA. « La crise sécuritaire entraine de profonds cha-
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ngements dans la vie des populations des différentes zones touchées », regrette Abel. « Sur le plan social, il y a la fermeture d'écoles et de centres sanitaires, la dislocation des familles, l'effritement des valeurs sociales. » De plus, le nombre de déplacés internes ne cesse d'augmenter. « Leur situation reste très préoccupante et pose des problèmes humanitaires durables. » Une partie des personnes déplacées sont installées dans des centres d’accueil aux environs des grandes villes. D’autres sont hébergées par des familles d’accueil, qui sont exposées à une charge très élevée à supporter. « Et le comble dans cette situation, c’est que ces familles, n’ayant pas pu cultiver la terre, la situation sécuritaire ne le permettant pas, se retrouvent dans une situation d’insécurité alimentaire », précise Abel. « L’autre élément, c’est l’effet psychologique des attaques. Ces populations ont vu des assassinats, des morts atroces, sont des rescapés d’attaques communautaires. »
auprès des partenaires. Et l’enjeu ici, c’est toutes ces populations qui sont dans une situation assez critique. Comment répondre à leurs sollicitations pour maintenir ce lien d’accompagnement que nous avons entretenu depuis bientôt 25 ans ? ». Pour Sena Afeto et l’ASTM, un autre défi s’ajoute à celui de l’adaptation : le cloisonnement entre la coopération et l’humanitaire. « Les communautés qu’on accompagne depuis 10-15 ans perdent aujourd’hui leur outil de travail, c’est-à-dire leurs exploitations, qui les nourrissent et qui leur procurent des revenus pour pouvoir s’occuper de la santé et de l’éducation des enfants. Elles se trouvent dépossédées de tout ça, et se retrouvent aux portes des grandes villes dans des conditions de vie très, très précaires. » Les organisations partanaires sur place connaissent les communautés, ont un savoirfaire précieux qui pourraient servir en cas d'aide d'urgence, mais sont malheureusement écartées des interventions par d'autres acteurs. Il faut donc réfléchir à une possibilité de permettre des actions d’urgence de façon ponctuelle, pouvant contribuer à maintenir la présence des partenaires dans les localités. Pour Mathieu et Abel, le contexte sécuritaire ne peut constituer un prétexte à l’inaction ou au renoncement, « sinon, nous offrons l’opportunité à certains types d’acteurs de trouver un terrain propice à leurs activités ». Ensemble, ARFA et ASTM continueront donc leurs actions de développement auprès des communautés rurales, tout en continuant à s’adapter au contexte.
Le contexte sécuritaire a aussi affecté la mission au Burkina Faso en décembre dernier de Sena Afeto, responsable des partenariats en Afrique au sein de l’ASTM. Pour la première fois, la question de la sécurité a dû être discutée avant de pouvoir partir. « Ça ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de dangers sur le terrain avant. Si je prends le Togo par exemple, depuis 1990, il a connu à plusieurs reprises des mouvements politiques, des manifestations relativement violentes, mais cela n’a jamais impacté notre travail. Là, c’était la première fois que toute l’ASTM était mobilisée pour discuter de cette problématique », expliquet-il. « L’autre impact sur la mission, c’est que la zone géographique de la mission était complètement délimitée. Normalement, nos missions sont plutôt des missions de terrain, nous allons en effet rendre visite aux bénéficiaires aussi pour constater comment les activités se déroulent. Ce qui est très cher à l’ASTM, c’est que derrière tous ces cadres logiques, derrière tous ces budgets, nous privilégions l’humain. Ce sont donc ces occasions qui nous permettent à nous, les yeux de l’ASTM, d’avoir sur le terrain ce lien direct, humain, avec les bénéficiaires des projets. Malheureusement, pour cette mission, et au vu de la situation, les instructions étaient assez claires et restrictives. Nous n'avons pu travailler qu’à Ouagadougou, la capitale, qui, entre guillemets, est considérée comme une zone encore un peu sûre. » Selon Abel, le plus grand défi pour ARFA reste l’adaptation au contexte « pour pouvoir continuer à travailler auprès des populations,
ARFA - L'Association de Recherche et de Formation en Agro-écologie fait la promotion de l'agro-écologie et soutient les petits agriculteurs au Brukina Faso. L'agro-écologie joue un rôle capital dans la lutte contre l'insécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique. Grâce aux plus grands rendements qu'elle génère dans le long terme, elle permet de créer rapidement des revenus supplémentaires. ARFA, avec le soutien de l'ASTM, a créé des sites de production et les a aménagés pour permettre aux bénéficiaires d'avoir une meilleure productivité, y compris les femmes. L'aménagement comprend plusieurs actions: la délimitation du site par une haie vive et un grillage, la réalisation de puits pour permettre l'accès à l'eau et l'encadrement de la production. Il existe 18 sites maraîchers encadrés dans la logique de l'agro-écologie qui bénificient à 600 familles. En dehors du maraîchage, notre partenaire soutient également l'agriculture villageoise qui comporte des petits élevages de poules, de chèvres et de moutons. À cela s'ajoute la dynamique de récupération de sols dégradés par la lutte contre l'érosion et la promotion de la fumure organique. En tout, plus de 1.000 exploitations familiales sont accompagnées par ARFA.
L’enjeu ici, c’est toutes ces populations qui sont dans une situation assez critique. Comment répondre à leurs sollicitations pour maintenir ce lien d’accompagnement que nous avons entretenu depuis bientôt 25 ans ? - Abel Beda, coordinateur général de ARFA
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UNTERZEICHNUNG DES RAHMENABKOMMENS "PARTENARIATS DE SOLIDARITÉ" (Foto: Paulette Lenert, scheidende Ministerin für Entwicklungszusammenarbeit und humanitäre Angelegenheiten, Richard Graf, Co-Präsident der ASTM)
Am 3. Februar unterzeichneten die Co-Präsidenten der ASTM, Monique Langevin und Richard Graf, das neue Rahmenabkommen für 2020-2024 mit dem Ministerium für auswärtige und europäische Angelegenheiten. Ziel dieses Programms ist es, Organisationen der Zivilgesellschaft in ihrem Kampf für die Rechte bestimmter Bevölkerungsgruppen, darunter indigene Völker, Frauen, Bauern und Menschenrechtsverteidiger, zu unterstützen. „In den letzten Jahren hat sich die ASTM als Ziel gesetzt, zur Stärkung der Bürger, der zivilgesellschaftlichen Organisationen und der politischen Entscheidungsträgern hin zu einer gerechteren, geeinteren und nachhaltigeren Welt beizutragen“, erklärt Gabriela Caceres, Leiterin der Partnerschaften in Lateinamerika. „Wir sind davon überzeugt, dass die Stärkung der Einflussmöglichkeiten der Zivilgesellschaft auf der Grundlage eines auf Rechten basierenden Ansatzes das Kräfteverhältnis der Akteure des Systems ausgleicht. Bürgerinnen und Bürger werden so dazu ermutigt, sich zu informieren und zu beteiligen, während Staaten an ihre Verpflichtung erinnert werden, die Grundrechte zu garantieren.“ Das Programm wird von rund 30 Partnerorganisationen durchgeführt, die insgesamt in 11 Ländern tätig sind: 2 in Westafrika (Burkina Faso und Togo), 3 in Asien und im Nahen Osten (Philippinen, Indien und Palästina) und 6 in Latein- und Mittelamerika (Bolivien, Peru, Ecuador, Guatemala, El Salvador und Honduras). In Luxemburg wird das Programm von 3 ASTM-MitarbeiterInnen verwaltet, die von etwa 10 Freiwilligen begleitet werden. Dieser Ansatz steht vor allem im Zusammenhang mit der Globalisierung gesellschaftspolitischer Fragen, die das Recht auf Land, die Frauenrechte und das Recht auf RechtsVerteidigung betreffen. Die Landnahme (Land Grabbing) – getrieben von industrieller Landwirtschaft, intensiver Rohstoffgewinnung oder Spekulation – stellt ein wachsendes Problem dar. Durch dieses Phänomen werden schwere Umweltschäden verursacht und dabei auch die Überlebensmöglichkeiten der Bevölkerungen bedroht. Auch die Diskriminierungen gegenüber von Frauen bestehen trotz jahrelanger Bemühungen weiter. Wir stellen nicht nur fest, dass das Versprechen
der Gleichheit bis heute noch immer nicht eingelöst wurde, sondern werden auch Zeugen eines wieder aufblühenden Widerstands, getragen von unterschiedlichen Formen des Fundamentalismus. Ein dramatischer Indikator, der uns weiterhin beschäftigt: In Mittelamerika wird alle 16 Stunden eine Frau ermordet. Gleichzeitig sind Menschen und Gemeinschaften, die sich für die Verteidigung von Menschenrechten mobilisieren, zunehmend Angriffen ausgesetzt. Im Jahr 2018 wurden weltweit fast 321 Rechtsverteidiger ermordet, 77% davon waren Bauern und Angehörige indigener Völker, die ihre Territorien verteidigten. Die Philippinen und Lateinamerika stehen an der Spitze dieser blutigen Liste. Konkret zielt das neue Rahmenabkommen 2020-2024 darauf ab, die Organisation der Partner zu stärken und sie in ihrer spezifischen Arbeit in drei Bereichen zu unterstützen: Ausbildung von sozialen Akteuren und Informationsproduktion, Veränderungen der gesetzlichen Rahmenbedingungen und der politischen Agenden, sowie die Schaffung von alternativen Lösungen für beispielsweise den ungleichen Zugang der Bevölkerung zu Gütern und natürlichen Ressourcen, sowie die Kriminalisierung von Personen und Gemeinschaften, die sich für die Verteidingung der Rechte einsetzen. Bei der Unterzeichnungszeremonie unterstrich die scheidende Ministerin für Entwicklungsartbeit und humanitäre Angelegenheiten Paulette Lenert die Bedeutung des Engagements der Zivilgesellschaft und der NGOs. "Die Rahmenabkommen stehen für das Vertrauen, welches das MAEE in die NGOs als Schlüsselpartner bei der Umsetzung der luxemburgischen Kooperation hat."
© MAEE
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YVONNE YANEZ DE ACCIÓN ECOLÓGICA AU LUXEMBOURG
LES DROITS DE LA NATURE
Après avoir reçu deux collaboratrices de l'ASTM en Équateur en janvier dernier, Yvonne Yanez, co-fondatrice de notre organisation partenaire Acción Ecológica, était en visite au Luxembourg. Lors d'une rencontre avec l'équipe et les bénévoles de l'ASTM, elle a présenté les droits de la nature, un concept qui se trouve au coeur du travail de son organisation. Acción Ecológica est une organisation équatorienne qui lutte depuis 1986 pour la protection de l'environnement, un sujet qui est d'ailleurs toujours traité en lien avec les problèmes sociaux et les défis des populations. Depuis que les droits de la nature ont été inscrits dans la Constitution équatorienne en 2008, Acción Ecológica, qui avait participé activement à ce processus, a continué à travailler sur ce sujet. Au total, quatre articles reconnaissent les droits de la nature. Ainsi, l'Équateur est le seul pays, avec la Bolivie, à avoir reconnu constitutionnellement ces droits. « Il s'agit d'un instrument de lutte très fort, qui peut être utilisé afin de demander le respect des droits collectifs,
droits? En fait, cela veut dire que la nature a le droit d'être défendue et que toute personne a le devoir de la défendre. » Ce qui peut surprendre, c'est que les peuples indigènes étaient contre l'inscription des droits de la nature dans la Constitution. « Ils pensaient – et ils n’ont pas eu tort – que les droits de la nature pouvaient leur causer des problèmes, du point de vue juridique, du point de vue institutionnel et du point de vue des droits », raconte Yvonne Yanez. « C'est ce qui se passe maintenant: l'État utilise le concept des droits de la nature contre les peuples, et parfois contre la nature elle-même. Il y a eu le cas d’une communauté à Guayaquil, par exemple, qui occupait une forêt très fragile, c’est vrai. Mais au lieu de lui proposer de travailler ensemble afin de protéger la forêt, la communauté a dû la quitter, parce qu'elle était soi-disant en train de violer les droits de la nature, les droits de cette forêt. » Néanmoins, Acción Ecológica est convaincue de la puissance du concept en tant qu'outil politique et juridique, non seulement pour défendre les droits de la nature, mais aussi ceux des peuples et des communautés. « Pour nous, ce sont des droits qui sont en interdépendance permanente », explique Yvonne. « Ton droit individuel ne peut pas être séparé du droit de la commune, des personnes qui habitent dans la localité où tu habites. De même, ton droit à participer ne peut pas être séparé du droit de la nature d’être défendue. »
(Photo: Yvonne Yanez, co-fondatrice de Acción Ecológica)
des droits territoriaux », explique Yvonne Yanez. Acción Ecológica applique cet outil dans trois secteurs différents: le travail juridique, l'organisationnel (le travail en réseaux avec d'autres organisations environnementales et syndicales), ainsi que le pédagogique (à travers la formation et l'éducation). Malgré cet outil politique et juridique important, la lutte pour la protection de l'environnement reste un défi: « C’est très difficile, vraiment. Quand les gens entendent les droits de la nature, tout le monde est d’accord que bien sûr la nature a des droits, mais c’est une autre chose de le concrétiser. Alors qu'est-ce que cela veut dire, que la nature ait des
Début 2019, Action Solidarité Tiers Monde a démarré un nouveau partenariat en Équateur avec Acción Ecológica, une des plus importantes organisations environnementales en Amérique latine. L'organisation Acción Ecológica a été fondée en 1986, lorsque deux groupes universitaires équatoriens ont uni leurs forces : l’un composé de trois femmes spécialisées en communication et l’autre formé par plusieurs biologistes qui ont réalisé un documentaire sur les problèmes écologiques. L’ONG milite pour la protection de la forêt vierge amazonienne et la défense de la souveraineté alimentaire. L’Équateur est le seul pays au monde, avec la Bolivie, à avoir reconnu constitutionnellement les droits de la nature. Ils ont été ancrés dans la Constitution en 2008. Cependant, malgré le fait que préserver l’environnement est un droit, celui-ci n’est toujours pas mis en application.
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SIGNATURE DE LA CHARTE CONTRE LE SEAH
LA LUTTE CONTRE LES ABUS SEXUELS L'ASTM a signé la Charte contre le harcèlement, l'exploitation et les abus sexuels (SEAH), élaborée par le Cercle de coopération des ONGD au Luxembourg et supportée par la Direction de la coopération au développement et de l'action humanitaire. L'ASTM souligne son attachement aux valeurs et principes repris dans la charte et tient à prendre part à la lutte contre le SEAH. « Nous prenons ce sujet très au sérieux au sein de notre organisation, même si nous n'avons pas de coopérant qui travaille sur le terrain. Cette charte nous permet d'engager un dialogue avec nos organisations partenaires sur l'importance de respecter et de contribuer mutuellement à l'application des valeurs et principes énoncés et de respecter la loi de chaque pays », confirme Raymond Wagener, membre du conseil d'administration et l'une des 3 personnes proposées à l'ASTM pour suivre cette charte. Par ailleurs, l'ASTM prendra part au suivi et à l'évaluation de la charte, assurés par le ministère des Affaires étrangères et européennes, et participera également à des formations sur le SEAH, proposées par le Cercle de coopération des ONGD, à intervalles réguliers.
La conception de la charte a été entamée suite à l'implication d'ONG dans des scandales d'abus sexuels, notamment en Angleterre. Comme l'a expliqué la Direction de la coopération au développement dans son communiqué de presse, « les ONGD agréées par le ministère sont tenues d'y adhérer et d'élaborer un code de conduite mettant en oeuvre les principes de la charte. Elles devront se charger notamment de sensibiliser toutes les parties prenantes, d'identifier les mesures disciplinaires et les procédures internes en cas de non-respect de la charte et de communiquer de manière régulière sur les incidents éventuels au ministère des Affaires étrangères et européennes. Elles s'engagent en outre à établir des normes concernant l'assistance aux victimes », sinon, elles risquent de perdre leur agrément.
Retrouvez la charte en entier sur notre site: www.astm.lu/lastm-signe-la-charte-contre-les-abus-sexuels/
SPENDE FÜR UNSERE PARTNERORGANISATION GEME-SA
GEMEINDE PETANGE HILFT Die Klimabündnis-Gemeinde Petange spendet 10.000 Euro für unsere Partnerorganisation GEME-SA in Togo. Das Problem der Armut von Frauen auf dem Land bleibt eine beunruhigende Realität in der Savannenregion. Viele von ihnen sind in einkommensschaffenden Aktivitäten engagiert. Sie finden es jedoch schwierig, ihre Produkte zu vermarkten, da es keine wirksame Kommunikationsstrategie für ihre Aktivitäten gibt. Dieses Problem steh im Mittelpunkt unserer Partnerschaft mit GEME-SA. Das aktuelle Projekt konzentriert sich auf ein Programm mit mehreren Komponenten, zu denen unter anderem die Alphabetisierung, der Einsatz von Medien zur Förderung lokaler Produkte, Marketingtraining und Kreditmanagement angehören. "Die finanzielle Beteiligung der Gemeinden gegenüber unserer Partnerorganisationen ist entscheidend, da sie uns ermöglicht, die Eigenmittel zu ergänzen, die für eine erfolgreiche Umsetzung der geplanten Projekte notwendig sind. Darüber hinaus unterstreicht sie das Engagement der Gemeinden für internationale Solidarität, oft zusätzlich zu einer bereits durch-
geführten oder noch zu entwickelnden Sensibilisierungsarbeit mit der Bevölkerung oder der Gemeinde", erklärt Nicole Ikuku, Generalkoordinatorin der ASTM. Mit jeder Spende unterstützen Sie uns in unserer Mission. Villmools Merci!
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UNE MISSION D'ADIEU AU BRÉSIL En novembre 2019, Monique Langevin et Pieca Levy de l'ASTM étaient en visite au Brésil chez notre partenaire de longue date MCP. Cette fois-ci, il s'agissait d'une sorte de mission d'adieu: après plus de 30 ans, le partenariat entre le MCP et l'ASTM a pris fin le 31 décembre 2019. Lors de cette visite, nos bénévoles ont participé à une rencontre organisée par le MCP sous le thème « La religion comme instrument de libération » ainsi qu'à des réunions avec une dizaine de dirigeants des communautés. De retour au Luxembourg, Monique Langevin, co-présidente de l'ASTM, a témoigné de cette dernière mission au Brésil. ASTM: Revenons d'abord sur les débuts du partenariat... Monique: En 1987, le Père João Geisen établissait le contact entre le MCP et l'ASTM. Au début, l'ASTM a financé la construction du centre de São Lourenço, où se sont déroulées les activités organisées lors de cette dernière mission. Ce fut notre premier projet de collaboration. Puis l'ASTM, en collaboration avec Solidaresch Hëllef Réiserban et Action Solidaire Echternach, a soutenu la « construction » des communautés populaires dans plusieurs États du Brésil. Le contact entre l'ASTM et le MCP s'est donc établi grâce au Père João Geisen? Oui, c'est grâce au Père Geisen, sans lui, nous n'aurions jamais connu le mouvement. Sa vie était au Brésil, mais il revenait régulièrement au Luxembourg. Il profitait de
ses visites pour pésenter l'histoire du mouvement et expliquer ce qu'est une communauté populaire, un concept qui n'était pas évident pour nous, ici. Il nous parlait aussi de la situation économique et politique du Brésil. João était une personne qui a beaucoup compté pour l'ASTM et pour le MCP. En quoi consistaient les projets soutenus par l'ASTM? Au Brésil, il ne faut pas compter sur l'État pour répondre aux problèmes économiques et sociaux qui se posent aux populations, ni pour l'éducation, ni pour la santé, ni pour les infrastructures, pour rien. Pour survivre, les Brésiliens des secteurs dévaforisés ne peuvent compter que sur eux-mêmes. C'est pour répondre à ces besoins que le MCP a mis sur pied des communautés (39 actuellement) dans lesquelles sont organisés des groupes de production et de
(Photo: Monique Langevin, co-présidente de l'ASTM)
commercialisation, tels que des ateliers de couture, des centres de recyclage des ordures ou des petits commerces. L'objectif est de rendre les gens responsables et indépendants. En même temps, les communautés ont développé des services sociaux, tels que des crèches ou des petites
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écoles gardiennes qui assurent un soutien scolaire. L'ASTM a financé, entre autres, la construction de maisons MCP qu'on retrouve dans chacune des communautés, ainsi que le fonctionnement du siège à Feira De Santana. Une autre partie importante de notre appui était de leur donner les moyens de se réunir. Le MCP est un mouvement qui fonctionne de façon démocratique, les décisions importantes sont prises en Assemblée générale et lors de réunions (jeunes, questions de santé, etc.) au niveau de chaque État et/ou au niveau national. Or au Brésil, les distances sont énormes et les transports sont très chers. Le budget pour ce poste est donc très élevé.
J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour ces gens qui font preuve de beaucoup de persévérance, d'engagement et de courage.
Quelle était ton implication dans le partenariat?
Pour quelles raisons le partenariat a-t-il dû se terminer?
J'ai été permanente à l'ASTM pour le secteur des projets en Amérique latine, suivre les projes de l'ANACOP (voir encadré ci-dessous) faisait donc partie de ma responsabilité. Je suis allée une dizaine de fois en mission, au cours desquelles j'ai rendu visite à la plupart des communautés populaires. À plusieurs reprises, j'ai logé chez João Geisen, des liens d'amitié se sont ainsi noués entre nous ainsi qu'avec les membres des communautés.
Lors des deux dernières visites au Brésil, nous avions discuté longuement avec les responsables de l'ANACOP du fait qu'après 30 ans, notre collaboration devait s'arrêter. Les communautés sont maintenant en capacité de vivre par elles-mêmes et il est important que le MCP soit le moins dépendant possible du financement extérieur. De plus, le gouvernement luxembourgeois, via le ministère de la Coopération, priorise les projets dans les pays considérés comme « les moins avancés ». Et malheureusement, malgré les inégalités sociales, le Brésil ne fait plus partie de ces pays.
MCP, par le bias de son instance juridique ANACOP – Association d’Appui aux Communautés Populaires – est un mouvement social présent dans 14 États du Brésil, qui lutte pour la construction d’une société communautaire basée sur une économie collective et familiale. À travers la démocratie participative, le mouvement s’engage à développer une culture sociale, écologique, soucieuse de justice et de paix. « MCP travaille directement avec les populations démunies en créant des communautés populaires tant dans les quartiers urbains défavorisés que dans les villages ruraux à l’intérieur du pays. L’objectif est de créer un réseau de solidarité afin de faire face aux problèmes majeurs auxquels se trouve confrontée la population pauvre du pays. », explique Pieca Levy, une des bénévoles impliqués dans le partenariat.
Comment est-ce que tu as vécu cette "mission d'adieu"? Ces quelques jours ont été bouleversants pour moi et sourtout le dernier, consacré à un hommage à João Geisen. Ce furent des moments très émouvants pour tout le monde. Je réalisais que c'était peut-être la dernière fois que je venais là. J'ai beau me dire que je retournerai les voir, je ne sais pas si je pourrai le faire effectivement. La plupart de ces gens qui étaient présents, je les connais depuis 20 ans! On a beaucoup partagé, on a développé autre chose. Je pense qu'avec beaucoup de nos partenaires que nous connaissons depuis longue date, nous avons développé de telles relations. Oui, nous avons pleuré en partant.
Et pour le futur? Cette mission officialisait la fin de la collaboration, tout du moins en ce qui concerne l'appui financier, mais nous continuerons à rester en contact. Un des moyens est l'abonnement à leur journal « Voz das Comunidades », qui nous permet d'avoir des informations sur ce que fait le MCP. Et j'ai même promis que je retournerai les voir!
Le contact entre MCP et l’ASTM s’est créé en 1987 grâce au Père João Geisen, cofondateur du MCP. Né à Bivange au Luxembourg, Johny Geisen s’est installé au Brésil après sa nomination comme prêtre, où il a travaillé avec les plus démunis et les plus pauvres. Son rôle a été celui d’un membre à part entière, qui s’est consacré à diverses tâches de coordination, y compris des transports. Depuis la fondation du journal « Voz das Comunidades », il en a été un animateur et rédacteur régulier. Père João Geisen est décédé le 9 novembre 2016.
Le livre qui relate sa vie et ses activités avec le MCP peut désormais être consulté et emprunté en portugais au CITIM.
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EN BREF / IN KÜRZE CITIM: Neue kultivierte Saatgut von SEED Luxembourg Seit kurzem bietet unser Partner SEED Luxembourg wieder Saatgut traditioneller und neuer Sorten an, die in Luxemburg angebaut werden. Kultiviertes Saatgut spielt eine wesentliche Rolle für die lokale Artenvielfalt. Neben dem Angebot von Saatgut stellt das CITIM auch eine Auswahl an interessanten Büchern zum Thema Saatgut, Gemeinschaftsgärten, nachhaltige Lebensmittel und Permakultur zur Verfügung. Das Saatgut ist erhältlich bis September 2020. Schauen Sie gerne im CITIM vorbei!
Mission Peru und Ecuador Anfangs Januar besuchten Antoniya Argivora und Gabriela Caceres von der ASTM unsere Partnerorganisationen Acción Ecológica, Fedepaz und Adecap in Peru und Ecuador. Bei dieser Mission ging es vor allem darum, den Partntern die Neuheiten des neuen « Accord-Cadre Solidarité », welcher im Februar unterschrieben wurde, zu erläutern und eventuelle Vorschläge der Partner zu besprechen. Ziel war es außerdem, Arbeitssynergien für bestimmte Themen zu entwickeln.
Lectures Lycées Du 2 au 4 mars, l'auteure d'origine congolaise Stéphanie Manfroy-Boale a visité plusieurs lycées au Luxembourg pour lire des extraits de ses livres, notamment de "Ntoma", sorti en 2012. À cette occasion, elle a présenté aux élèves son projet BUKU, un espace culturel qui promeut la littérature écrite en Belgique et en République Démocratique du Congo, tout en soulignant l'importance de la lecture et des livres dans la vie des jeunes. Une sélection de livres de Stéphanie Manfroy-Boale peut être consultée et empruntée gratuitement au CITIM.
Journée internationale des femmes À l'occasion de la Journée internationale des femmes, le réseau EU-LAT Network (ancien CIFCA & Grupo Sur), dont fait partie l'ASTM, appelle l'Union européenne à mener la lutte contre la violence à l'égard des femmes et à combattre l'impunité des féminicides. Découvrez nos recommandations: https://bit.ly/2SWs9cO
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