“La Vie, pas la survie” “La vie, pas la survie”
RAPPORT D’ACTIVITéS 2014
Coordination Acting for Life : Jeff Ospital et Mathieu Maillefert Conception graphique et rĂŠalisation : Beverly Brullefert CrĂŠdit photos : Acting for Life Impression : Air France
LES PROJETS
Sommaire Ils nous soutiennent
p4
Edito
p5
Historique
p6
Les faits marquants 2014
p7
Les chiffres 2014
p8
L'équipe
p 10
Les partenaires
p 12
Production
p 14
Développer des systèmes de production et de commercialisation innovants
Ressources
p 32
Améliorer l'accès et la gestion des ressources nécessaires à la production
Insertion et formation
p 38
Renforcer la formation et l'insertion socioéconomique
Tourisme durable
p 46
Favoriser la réduction de la pauvreté par un développement touristique durable
Perspectives 2015
p 54
Extrait des comptes 2014
p 56
Rapport général des commisaires aux comptes
p 58
Liste des partenaires
p 60
Appui logistique
p 63
ILS NOUS SOUTIENNENT Depuis de nombreuses années, Acting for Life a développé des relations de confiance avec ses partenaires financiers. Nécessaires au développement de ses projets, ils permettent de donner plus d’ampleur à notre action. C’est sur le long terme qu’Acting for Life tisse des liens solides avec ses partenaires. Forte d’une expérience de 40 ans dans le domaine du développement économique au « Sud », notre association souhaite remercier tous ceux qui se sont engagés, s’engagent et s’impliqueront à nos côtés. Sur l’année 2014, nous tenons à remercier tout particulièrement :
Nos partenaires financiers
Ceux qui nous soutiennent dans notre fonctionnement
Nos partenaires techniques
Acting for Life est membre de Coordination Sud et de la Coordination Humanitaire et Développement (CHD) 4
Rapport d’activités 2014
éDITO 41 ans aux cotés des plus démunis Nous vivons dans un Monde de plus en plus troublé, fragmenté, inégalitaire et l’année qui vient de s’écouler n’a pas échappé à cette tendance. Le dérèglement climatique dont l’origine anthropique n’est plus à démontrer, oblige la communauté des Hommes à réduire son impact écologique mais aussi à trouver les moyens de s’adapter à de nouvelles conditions d’environnement, préjudiciables à son existence. La pauvreté et la faim reculent ici, mais, au gré des crises et des catastrophes naturelles, progressent là. Insidieusement, la vulnérabilité des populations continue de s’installer. La tentation du chacun pour soi et du repli identitaire sont des terreaux fertiles pour les extrémismes de tous poils, pour justifier l’injustifiable, pour excuser la concentration des richesses et récuser l’aspiration légitime et universelle à plus de respect, de justice et de prospérité. Mais l’Espoir existe toujours, porté par ceux qui ne s’avoueront jamais vaincus. Les femmes et les hommes qui travaillent au sein d’Acting for Life ou qui soutiennent son action, ont depuis longtemps fait le choix d’être au côté des personnes et des communautés les plus vulnérables, au côté des plus fragiles face aux changements du Monde. Aider à tracer son chemin, à construire un présent acceptable et un meilleur futur, accompagner les individus dans leurs droits à choisir ce qui est le mieux pour eux et leur communauté, tels sont nos engagements et nos savoir-faire. L’année 2014 a été très riche en actions et très positive en résultats. Les choix méthodologiques qui fondent la pratique d’Acting for Life, basés sur le développement territorial dans une approche globale et associant systématiquement les acteurs locaux, restent toujours les plus judicieux pour garantir l’efficience des efforts et la pérennité des impacts. La lecture de ce rapport vous apportera, nous l’espèrons, toutes les informations pertinentes pour la compréhension de nos projets, de leur cohérence et de leurs résultats. Merci pour votre soutien sans faille car vous savez que la Solidarité n’est plus seulement une vocation ou un devoir personnel, mais une nécessité qui s’impose à tous. Merci pour votre fidélité dans la durée. Bien respectueusement avec notre gratitude. René Lapautre Jean Cyril Spinetta Président fondateur Président
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NOTRE HISTOIRE Acting for Life est née d’une histoire riche de sa coopération avec les partenaires du Sud et l’appui permanent des compagnies aériennes. Une histoire au service des plus démunis avec un objectif toujours moteur dans nos actions : assurer aux personnes les plus pauvres les conditions d’une vie décente.
1973 Fondation du G.A.R.D (Groupe d’Aide aux Réfugiés et personnes Déplacées) à Libreville et en Haïti avec l'appui des Salésiens de Don Bosco, d'UTA et d'Air France.
1979 Création du G.A.R.D en France, un secrétariat international au service des ONGs émergentes « du Sud » (appui projets, financier, ingénierie, …)
1981 Le G.A.R.D France devient le Groupe d’Aide aux Réalisations pour le Développement et met en place des programmes de développement intégral dans les pays du Sud.
1992 Le G.A.R.D devient le Groupe Développement avec pour signature : « La Vie, pas la survie ».
1994 à la demande d’ECPAT International (End Child Prostitution and Trafficking), regroupant 90 ONGs spécialisées, Groupe Développement intègre un nouvel objet social : la lutte contre les abus sexuels et les violences sur les enfants.
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Rapport d’activités 2014
1997 Création d’ECPAT France et d’ECPAT Luxembourg en appui à ECPAT International (90 ONGs).
2002 L’association Groupe Développement est reconnue d’utilité publique en France. Création d’ONGs «sœurs», aux USA, Luxembourg, Brésil, Canada, Suisse, Inde et Madagascar.
2009 Pour une reconnaissance internationale, Groupe Développement devient Acting for Life : « La Vie, pas la survie ».
2011 Acting for Life transfère à ECPAT France ses actions de protection de l’enfance pour se centrer sur des projets de développement économique territorial.
2013 Acting for Life souffle sa 40ème bougie avec la volonté de poursuivre ses collaborations avec les partenaires du Sud.
LES FAITS MARQUANTS 2014
JANVIER
OCTOBRE
Acting for Life renforce son équipe avec le recrutement de chargés de programmes Afrique.
La coopération anglaise – DFID confirme son engagement auprès d’Acting for Life pour le financement du projet BRACED (Building Resilience and Adaptation Climates Extremes and Disasters).
Février
L'Agence Française de Développement valide le premier projet d’envergure régionale pour Acting for Life en Amérique latine; le projet régional d’insertion socioéconomique rurale – Equateur Mexique (PRISER-EM) qui impliquera également le Pérou dans les échanges méthodologiques.
Novembre Acting for Life et son partenaire Redsol Agricol a participé à la visite d’études sur l’assurance agricole au Mexique co-organisée par AMUCSS et Grameen Crédit Agricole ainsi qu’à la 10ème conférence internationale de microassurance qui a eu lieu à Mexico. L’association étend ses actions en faveur de la mobilité du bétail en lançant 3 nouveaux projets au Togo, au Tchad et en Mauritanie grâce au soutien de l’Union Européenne et de l’Agence Française de Développement (AFD).
Avril
à Genève, l’association est intervenue à la Conférence de la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement) sur l’axe « Transport et Tourisme pour le commerce » auprès de représentants des autorités nationales du tourisme de plus d’une cinquantaine de pays en développement et insulaires.
DéCEMBRE Acting for Life a participé au Forum international des sociétés civiles sur l’agriculture paysanne qui s’est déroulé à Lyon.
Un voyage témoin a été organisé au Burkina Faso avec la participation de donateurs du secteur privé. Ils ont ainsi pu rencontrer les partenaires des projets d’agropastoralisme.
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ACTING FOR LIFE
EN CHIFFRES
L’activité sur l’année 2014 a été soutenue. Les équipes ont travaillé sur le terrain avec l’ensemble des partenaires pour mener à bien les projets en cours et assurer la mise en place de 10 nouveaux projets. D’autre part, 8 projets ont été menés à terme et finalisés. C’est dans cette dynamique qu’agit l’association : vers une croissance au service du développement. Toutes les données présentées ci-après font référence au portefeuille de projets en cours sur l’année 2014 et ne comprennent pas les projets enfance d’Acting for Life, transférés en 2011 à ECPAT France. Dans ce rapport d’activités, Acting for Life présentera une liste non exhaustive mais représentative de ses projets.
Répartition des projets par zone géographique mONGOLIE
TUNISIE
INDE mALI
SENEGAL COLOmBIE
BURKINA FASO
COTE D’IVOIRE
EqUATEUR
NIGER TCHAD DJIBOUTI
CAmBODGE
TOGO BENIN
mAURITANIE
mEXIqUE
PEROU
AMERIQUE LATINE 14 PROJETS
AFRIQUE 12 PROJETS
CHILI
ASIE 8 PROJETS
Au total, sur l’année 2014, Acting for Life coordonne l’éxécution de 35 projets.
e Latine
Afrique
Asie
Multi-continent
31% 59% 8% 2% Répartition des budgets par continent
2% 8%
2%
8%
31%
Historiquement, Acting for Life a été très présente en Afrique, son premier continent d'intervention. Cette année encore notre présence se confirme et s'accentue grâce en particulier au développement de programmes ambitieux au service de l'agropastoralisme.
31%
59%
59%
Amérique Latine
8
Amérique Latine
Afrique
Afrique
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Asie
Multi-continent
Asie
multipays
partenaires du Sud
Subventions du secteur aérien 35%
19%
Sources de financement des projets
14%
33%
35% 16% 51%
14%
19%
19%
Cette année le démarrage de projets importants portés par le soutien des bailleurs publics a vu s'equilibrer les apports institutionnels et ceux de nos partenaires. Cette situation caractéristique illustre bien notre modèle de développement économique qui responsabilise fortement nos partenaires du Sud et permet le renforcement de leur autonomie financière dans le temps. La qualité de notre action continue de fidéliser le soutien historique du secteur aérien et de nos bailleurs privés de référence.
Apport des partenaires du Sud Subventions du secteur aérien Apport des partenaires du Sud Autres subventions privées Subventions du secteur aérien Subventions publiques européennes et internationales Autres subventions privées
Subventions publiques européennes et internationales
Ressources Production Insertion Tourisme Afrique 8 3 1 Amérique Latine 2 6 1 4 Asie 1 par domaine 8 épartition du nombre de projets
R
d’intervention
Ressources : Améliorer l’accès et la gestion des ressources 6 8
1 1
8 1 2 Ressources
4
3 Production Afrique
1
Insertion
Amérique Latine
Tourisme Asie
Production : Développer des systèmes de production et de commercialisation Insertion : Renforcer la formation et l’insertion socio-économique des plus vulnérables Tourisme : Favoriser la réduction de la pauvreté par un tourisme éthique et durable
La répartition des projets présentés ci-dessus tient compte de l’ensemble des activités d’Acting for Life sur l’année 2014.
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C’est le nombre de partenaires opérationnels avec lesquels travaille Acting for Life au quotidien sur l’ensemble des continents.
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L’éQUIPE Les chargés de programmes
Le service administratif et financier
Acting for life s’appuie sur l’expertise d’une équipe pluridisciplinaire (agronomes, anthropologues, sociologues, économistes et autres experts de terrain) pour identifier les projets et accompagner les partenaires en vue de leur renforcement et leur autonomisation. Les 6 chargés de programmes veillent à la coordination des projets et à la mise en réseau des partenaires du Sud.
Ce service est en charge du suivi administratif et financier des projets. Composé de 8 personnes, il permet de respecter les exigences des partenaires financiers publics et privés en termes de reporting et d’exécution des projets. Son rôle est également d’apporter une expertise administrative et financière en vue de renforcer les capacités des partenaires sur le terrain en complément des audits externes.
Les équipes de soutien Il n’y a d’Organisation que d’Hommes. La force d’une équipe c’est sa cohésion, sa clairvoyance sur les enjeux comme sur les détails du quotidien, sa rigueur dans ses engagements et son exigence d’excellence. Tout cela ne peut être atteint sans des femmes et des hommes de qualité qui, au quotidien, agissent pour soutenir leurs collègues de terrain dans leur engagement. Ce ne sont pas des acteurs de l’ombre bien au contraire ils sont de premier plan.
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Des binômes efficaces L’une des clés de notre savoir-faire et de notre efficience réside dans l’organisation de nos équipes sur la base de binômes opérationnels Chargé de Programme/Chargé financier. Ces binômes travaillent en permanence de concert au siège comme en mission sur le terrain. Ainsi ils ont une compréhension complète des problématiques que nous accompagnons et dans leurs domaines de compétences respectifs, agissent avec nos partenaires avec précision, pédagogie et rapidité. C’est l’un des principes qui fonde notre démarche et lui donne sa renommée en termes de qualité.
La gouvernance L’association s’est construite dans le temps grâce à la vision, l’engagement et la fidélité des membres de son Conseil d’Administration. Afin d’être pleinement opérationnel et réactif le conseil est doté d’un Bureau composé d’un Président, d’un Secrétaire général et d’un Trésorier, qui portent attention au quotidien, à l’évolution de nos actions et disposent d’une disponibilité et d’une qualité d’écoute de tous les instants afin de conseiller et guider les équipes opérationnelles.
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LES PARTENAIRES Depuis 40 ans, Acting for Life a développé des relations de confiance avec ses partenaires du « Sud ». Pour l’année 2014, nous avons souhaité mettre en lumière une association partenaire par continent pour leur engagement auprès des populations bénéficiaires.
Arz
Anyay Rahit Zindagi (ARZ) a été créée en 1997 par un groupe de professionnels du développement de l’Institut des Sciences sociales Tata à Bombay qui désirait travailler sur la question du commerce sexuel et défendre les droits de ses victimes. Depuis plus de 15 ans, l’ONG est devenue au fil des années une organisation de référence dans l’Etat de Goa et a été également distinguée en 2012 par le Ministère de l’Intérieur pour le travail qu’elle a accompli. En 2013, le gouvernement de Goa a lancé un plan fédéral pour la « réhabilitation des travailleuses du sexe » rédigé par ARZ sur la base de leur projet Swift Wash et repris pour être développé à l’échelle nationale. Swift Wash, le projet de laverie solidaire, se donne pour objectif d’accompagner d’anciennes victimes de la prostitution mais également des proxénètes repentis dans leur réinsertion. Le modèle leur propose une source de revenus en les formant à un métier et leur dispense une assistance psycho-sociale. Partenaire d’ARZ depuis 2009, Acting for Life a décidé dès l’année suivante de soutenir financièrement et techniquement le projet Swift Wash. Récompensée pour son travail auprès des victimes du commerce sexuel, ARZ a reçu des mains du Président indien, Pranab Mukherjee, le prix Stree Shakti Puraskar 2014 (photos ci dessous), à l’occasion de la journée mondiale de la femme qui a eu lieu en mars 2015. Généralement décerné à titre individuel pour un accomplissement exceptionnel, ce prix est remis pour la première fois à une association et c’est une véritable reconnaissance du travail accompli par l’association Anyay Rahit Zindagi.
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Recopa Le Réseau de communication sur le pastoralisme (RECOPA) au Burkina Faso a été créé initialement afin de diffuser de l’information stratégique sur l’élevage à travers des émissions radio en langues locales. Au fil des années, le RECOPA a su accumuler une expérience reconnue en matière d’élevage et de commerce du bétail en intégrant à ses activités la gestion des ressources naturelles, l’aménagement des parcours pastoraux et l’amélioration des productions agricoles et animales.
C’est ainsi qu’entre 2001 et 2008, l’association a mis en œuvre le programme de sécurisation des ressources pastorales et d’appui à l’organisation des agropasteurs dans l’est du Burkina. Depuis janvier 2010, le RECOPA est partenaire technique d’Acting for Life dans le Projet d’appui à la productivité de l’élevage dans les systèmes agropastoraux au Mali, au Burkina Faso et au nord du Bénin (projets PAPE puis PRAPE). Depuis 2014, les deux organisations travaillent en partenariat sur trois projets : le Projet d’Appui à la Préservation des Ecosystèmes et de la Biodiversité grâce à l’Agropastoralisme (PAPEBA) au Togo, le Projet de Renforcement de la Résilience de l’Economie Familiale grâce à la productivité de l’élevage (PRREF) dans le sud et l’est de la Mauritanie et enfin le Programme de Renforcement de la Résilience et de l’Adaptation aux Episodes Climatiques Extrêmes et aux Désastres (BRACED) au Burkina Faso. Aujourd’hui, le RECOPA est devenu un partenaire de référence, qui dispose d'une expertise confirmée tant en matière de sécurisation des pistes que dans la réalisation et la gestion d’infrastructures pastorales.
Amucss
L’association mexicaine d’unions de crédits du secteur social, AMUCSS, œuvre depuis plus de 20 ans dans la microfinance et la micro-assurance au service du développement durable et compte 96 institutions financières communautaires présentes dans 22 Etats mexicains.
Le travail de collaboration entre Acting for Life et AMUCSS remonte à 2005 alors qu’ils lancent conjointement le projet d’appui au développement et à la professionnalisation des micro-banques rurales (SMB) dans les régions défavorisées du Mexique. Depuis, les deux associations travaillent ensemble sur les thématiques de l’insertion socioéconomique, de la micro-assurance en milieu rural du renforcement des coopératives agricoles et des filières productives chez les petits exploitants. En 2007, AMUCSS crée Sierras Verdes, Agence de développement économique, pour apporter son soutien au développement de filières porteuses et à la création d’entreprises. à la suite d'échanges sur les expériences africaines et mexicaines organisé par Acting for Life la même année, AMUCSS adopte et adapte de nouvelles méthodologies d’éducation financière. Elaborées par l’Institut de formation (IMFR) dont elle s’est récemment dotée, ces méthodologies sont mises en œuvre par Sierras Verdes et les microbanques rurales auprès des populations les plus vulnérables. Pour aller plus loin dans sa stratégie d’appui à l’insertion par l’entreprenariat rural et dans les dynamiques latino-américaines, ce partenariat aboutit en 2014 à l’élaboration d’un nouveau projet: le Projet d’insertion socioéconomique rural (PRISER) au Mexique et en Equateur. Il répond à la volonté d’Acting for Life de structurer et de développer de manière cohérente cette thématique à l'échelle régionale en intégrant le renforcement institutionnel des partenaires, leur mise en réseau régionale et la mise en œuvre de projets-pilotes dans chaque pays.
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PRODUCTION
& Commercialisation Développer des systèmes de production et de commercialisation
Souvent en difficulté face à la compétition qui existe entre les différents acteurs économiques, aux changements climatiques et à la concurrence mondiale, les petits producteurs et les entrepreneurs doivent insérer leurs organisations au sein d’entreprises efficaces pour transformer leurs produits et accéder à de nouveaux marchés. Acting for Life accompagne localement divers types d’organisations dans le développement d’activités économiques pérennes. En lien avec les ressources présentes sur le territoire, l’appui d’Acting for Life permet aux acteurs économiques de générer plus de valeur ajoutée sur leurs filières (pêche, élevage, agriculture, etc).
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LA MOBILITé DU BéTAIL
un atoUt pour l’Afrique de l’Ouest
L
es systèmes d’élevage en Afrique de l’Ouest fonctionnent dans un état de déséquilibre constant. La mobilité demeure une stratégie essentielle pour optimiser l'utilisation de ressources éparpillées et imprévisibles. Suivant un cycle saisonnier, la pratique de la transhumance interne ou le long des couloirs de passage est largement répandue, afin d'atteindre des zones de pâturage de bonne qualité et de tirer profit des pluies généralement plus précoces dans le sud. Depuis les années 1970, l'impact des sécheresses s'est révélé être de plus en plus contraignant et atteint plus sévèrement les ménages vulnérables : stratification sociale, extrême pauvreté, etc. Les stratégies de mobilité pendant la sécheresse déterminent souvent la taille et la composition du troupeau résiduel et la vitesse de récupération de l’économie familiale. L'accès aux couloirs est également capital pour la commercialisation des animaux et leur acheminement sur de longues distances, vers les marchés ruraux et urbains. Toutefois, la mobilité des animaux est confrontée à de nombreux obstacles, alors qu’elle constitue un élément clé de fonctionnement des systèmes d’exploitation. Elle façonne les contours de territoires souvent transfrontaliers, tant pour les mouvements saisonniers des éleveurs que pour la commercialisation du bétail. Pouvoir se déplacer avec le bétail est en effet considéré comme l’un des fondements de la résilience des populations pour faire face aux contraintes climatiques grandissantes. Au niveau mondial, la réorganisation du commerce international en faveur d’une libéralisation des échanges a également de nombreuses implications. Les filières locales doivent donc relever un certain nombre de défis afin de maintenir leurs parts de marchés et gagner en compétitivité. La concurrence s’accroît face aux importations de viande bovine, en provenance notamment de pays tels que le Brésil, mais aussi face aux autres filières locales de produits animaux souvent bon marché
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Production
g for Lif
ctin
·A
e·
afrique de l’ouest
NOUVEAU
PROJET
(poisson, volaille). L’augmentation de l’offre actuelle exige des animaux plus lourds et en plus grande quantité. Dans le même temps, le convoyage d’animaux sur pied – qui reste une façon économique d’acheminer le plus gros des effectifs mis en marché – exige de sécuriser les pistes à bétail. Or, face à ces mutations profondes, les enjeux de la filière bétail sont mal maîtrisés par les professionnels qui sont faiblement insérés dans la filière. Le dialogue interprofessionnel reste limité, ce qui handicape lourdement leur capacité à débattre de façon informée, à se positionner et à participer activement à la définition des politiques du secteur tant au niveau local ou régional que national. De plus, avec l’avènement de la décentralisation, de nouvelles compétences sont transférées aux collectivités : pistes à bétail, gestion des marchés et fiscalité liée à l’élevage. Encore jeunes (ou en cours de création notamment au Togo), ces collectivités ont besoin de renforcer leurs capacités à remplir leurs rôles de maître d’ouvrage, notamment sur une approche concertée (et intercommunale) de la fiscalité liée à la commercialisation du bétail et sur la gestion partagée des infrastructures liées au fonctionnement de la filière. C’est dans ce contexte lié à des enjeux majeurs que s’inscrit l’intervention d’Acting for Life en soutien à ses partenaires locaux. Ainsi, en soutenant la mobilité pastorale, les projets appuient les populations dans leurs efforts d’adaptation aux déséquilibres climatiques. Ils contribuent également à ancrer davantage l’agropastoralisme régional dans un processus de décentralisation, devenue une nécessité incontournable mais qui oblige de mettre en place des partenariats durables entre les acteurs clés de la filière. Depuis plus de 40 ans, Acting for life appuie des programmes en Afrique de l’Ouest sur la gestion concertée des ressources naturelles. Les cinq dernières années ont vu un déploiement important des interventions de Acting for Life en Afrique de l’Ouest qui s’est appuyé sur un partenariat accru avec un vaste éventail d’acteurs : ONG locales, collectivités décentralisées, organisations de producteurs, opérateurs privés, institutions de la société civile. Les grandes lignes des activités de Acting for Life se résument de la manière suivante : mobilité et commerce du bétail, sécurisation des pistes de transhumance ; construction d’aménagements pastoraux (puits, parcs de vaccination, aires de pâturage); équipement et gestion des marchés à bétail ; sécurisation de l’accès en aliment bétail et produits vétérinaires ; facilitation de débats informés entre les différents acteurs (publics/privés) de la filière.
Zones d’intervention : Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Bénin, Togo, Budget global des 5 projets : 14 293 255 euros Période : 2012-2017 Partenaires financiers : DFID, Union Européene, Agence Francaise de Développement, Air France, Fondation Caritas France, Fondation Anber Partenaires opérationnels : ACAD, ACIDEF, ADECOB AFAD, ANOPER, APIDEV, ARED, AREN, GADEC, LD, LVIA, RAFIA, SECADEV TASSAGHT, VSF-Belgique, CRUS, ICD, ADISSAH, CIRAD, CISV, CREST ETD, FENAPFIBVTO, GAJEL, GNAP, ICD, POTAL-MEN, RAFIA, RBM, RBM-Sénégal, RECOPA, VSFB, ETD, FENAPFIBVTO
Production
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C’est ainsi qu’après le succès du Projet d’Appui à la Productivité de l’Elevage au Mali, Burkina Faso et nord du Bénin (PAPE : UE, 20102011, 3,8 millions d’euros) et celui de sa suite logique, le Programme Régional d’Appui à la Productivité de l’Elevage étendu au Togo et au Sénégal oriental (PRAPE : AFD-UE, 2012-2015, 2,9 millions d’euros) de nouveaux projets d’agropastoralisme ont ouvert en 2014 selon les besoins des éleveurs et les parcours de mobilité du bétail en Mauritanie et en Afrique centrale. Ce sont quatre nouveaux programmes qui viennent compléter et renforcer les précédents : 99 Le Projet d’appui à la Préservation des Ecosystèmes et de la Biodiversité grâce à l’Agropastoralisme (PAPEBA) lancé dans 4 régions du Togo ; 99 Le Projet de Renforcement de la Résilience de l’Economie Familiale grâce à la productivité de l’élevage (PRREF) lancé dans 4 régions du Sud et de l’Est de la Mauritanie ; 99 Le Projet d’Appui à la Filière Bétail dans l’Est du Tchad (PAFBET) lancé au Tchad oriental ; 99 Le Projet de Renforcement de la Résilience à travers l’appui à la mobilité de l’élevage en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso et au Niger (Building Resilience with Livestock Mobility - Sahel, DFID, 2014-2018, environ 8 millions d’euros) qui s’inscrit dans le programme global Building Resilience and Adaptation Climates Extremes and Disasters (BRACED) du Royaume-Uni.
Les réalisations 2014 En 2014, Acting for Life a renforcé la viabilité économique des systèmes d’élevage, grâce à l’approvisionnement de plus de 15,000 tonnes d’aliment bétail directement gérées par les organisations d’agropasteurs dans les différents pays grâce à des fonds de roulement. Des magasins d’aliments bétails gérés par les organisations professionnelles ont également été construits afin d’assurer la pérennité de fonds d’urgence utilisés au moment des crises (sécheresses récurrentes). Au niveau de la mobilité du bétail, Acting for Life a travaillé à la sécurisation et l’aménagement de couloirs stratégiques transfrontaliers de passage (plus de 3 500 kms de tronçons négociés, balisés et aménagés avec des puits et des aires de pâtures), ainsi qu’à l’équipement de 36 marchés à bétail. Des formations en système d’information géographiques et en élaboration de cartes participatives ont été réalisées dans les différents pays grâce à l’expertise et à la collaboration étroite de notre partenaire de recherche, le CIRAD-France. Ce travail a abouti à l’élaboration des cartes des couloirs (officielles, celles reconnues par les autorités, celles réellement pratiquées par les éleveurs et celles issues des concertations entre les deux parties) pour le passage du bétail et l'identification des zones sensibles. D’autre part, des débats ont été menés afin de faire réfléchir les acteurs sur des sujets communs et essentiels pour l’avenir : sécurisation de la mobilité pastorale, développement des systèmes agropastoraux, efficacité des filières traditionnelles, foncier pastoral, fiscalité liée à l’élevage ou politiques de promotion des exportations de bétail. Pour ce faire, Acting for Life s’est appuyé sur des approches novatrices développées depuis 2000 par l’Association de Recherche pour l’Éducation et le Développement (ARED-Dakar), avec des outils de débats informés sur le Pastoralisme au Sahel, auquel s’est ajouté celui sur le Commerce du Bétail en Afrique de l’Ouest, conçu par Acting for Life avec le CIRAD. 18
Production
L’appropriation de ces outils par les acteurs concernés s’est construite sur la formation de facilitateurs au sein des communautés (par exemple plus de 60 animateurs ont été formés au Togo) en mesure d’animer des ateliers rassemblant à la fois des producteurs (y compris analphabètes), des collectivités décentralisées, des services techniques, des organisations de producteurs et des représentants de la société civile.
Les perspectives 2015 Dans le cadre du PRAPE, Acting for Life et ses partenaires travailleront à la construction et au lancement de marchés à bétail à Koundjouaré (Togo) et dans la région de l’Est du Burkina-Faso et à des quais d’embarquement pour faciliter le transit des bêtes à Mango et Dapaong (Togo) et à Tanguiéta (Bénin). Le projet PAPEBA au Togo verra quant à lui se renforcer la coopération des acteurs du projet sur le plan financier, l’aménagement, le balisage et la sécurisation de 350 kms de pistes et la réalisation d’aménagements pastoraux. Une visite d’échange entre partenaires est également prévue en vue de la transhumance 2015-2016. Du côté de la Mauritanie (PRREF), de nouveaux marchés à bétail seront également construits, ainsi que des magasins de stockage, des parcs de vaccination, des aires de repos et des puits. Il est prévu de réaliser une étude sur la micro assurance bétail et de former plus de 500 personnes sur le code pastoral. Au Tchad, un atelier stratégique sur les enjeux de la filière élevage sera mis en place et un plan d’action du territoire définissant les investissements pastoraux prioritaires verra le jour dans le cadre du PAFBET. Acting for Life poursuivra son travail de sécurisation des pistes de transhumance, en collaboration avec ses partenaires. Des magasins de stockage d’aliments à bétail et d’intrants vétérinaires seront ouverts. Le projet BRACED regroupant la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et le Niger pourra se développer pleinement en 2015 suite au travail de planification effectué l’année précédente. Ainsi la cartographie des couloirs de transhumance sera approfondie et de nombreuses nouvelles infrastructures verront le jour sur 1700 kms de tronçons stratégiques sécurisés : points d’eau, aires de repos et aires de pâturage, magasins fournis en aliments bétail et produits vétérinaires, etc. Des outils de plaidoyer sur la mobilité du bétail aux niveaux régionaux et nationaux et une étude de faisabilité sur la mise en place d’approches novatrices pour les services fournis aux éleveurs sont en cours de développement. Acting for Life est en train de construire avec l’Agence Française de Développement (AFD) la suite du PRAPE, le Programme d’Appui à la Résilience des Systèmes Agropastoraux en Afrique de l’Ouest (PARSAO) dont la couverture géographique (en cours de discussion) constitue une pièce stratégique encore manquante pour une intervention de plus grande envergure. En effet, à travers les apports de l’Union Européenne et de l’AFD, un ensemble d’actions ont été menées par Acting for Life et ses partenaires dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Toutefois, l’articulation entre le Sahel et les pays côtiers en matière de développement de l’élevage et des filières reste essentielle à renforcer pour appuyer la mobilité transfrontalière, en particulier avec le nord du Togo, du Bénin, du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Production
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LA MINI LAITERIE :
une entreprise de FEMMES
L
a Région de l’Est est connue pour sa production de coton et ses parcs naturels. Toutefois cette grande région reste marquée par des niveaux de pauvreté inquiétants. Impliquée depuis plusieurs années dans la filière bétail en Afrique de l’Ouest, particulièrement au Burkina Faso, Acting for Life met en place un modèle d’accompagnement pour la coopérative « Dewal-Welatare », une mini-laiterie au service de l’entrepreneuriat féminin en partenariat avec le RECOPA-Est (Réseau de communication sur le pastoralisme). Association à but non lucratif impliquée depuis longtemps dans le secteur de l’élevage, le RECOPA s’intéresse depuis plusieurs années au développement de la filière lait à Fada N’Gourma et au renforcement des capacités de DEWAL WELTARE - principale coopérative qui transforme et vend du lait à Fada N’Gourma. Basée à Fada N’Gourma, la mini-laiterie DEWAL-WELTARE s’approvisionne auprès d’une trentaine de familles d’éleveurs vivant en périphérie de la ville afin de s’assurer une production quotidienne d’environ 200 litres par jour (variable en fonction de la saison). Créée en 1998 avec des moyens très réduits (10 millions de FCFA, construction et équipement, soit un peu plus de 15 000 euros), elle rassemble une douzaine de femmes impliquées à la fois dans la production de lait (troupeaux familiaux) et dans la conduite de l’entreprise. à partir de la matière première collectée, les femmes pasteurisent le lait et le conditionnent de manière rudimentaire, principalement sous forme de yaourts et fromages frais. Le défi est important à plusieurs égards pour ces femmes, les revenus issus de la filière lait étant déterminants mais cependant incertains. Aujourd’hui, les perspectives de développement de la coopérative font face à plusieurs facteurs limitants : les difficultés d’approvisionnement dues à la baisse de rendement durant la saison sèche, les départs en transhumance de nombreux animaux, le manque de diversité des produits proposés ou encore le manque de formation des femmes à la gestion de leur coopérative sont autant d’obstacles à franchir pour en assurer la pérennité.
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Production
BURKINA FASO
Réalisations 2014 Les activités de cette année ont surtout porté sur la formation et le développement des compétences des femmes membres de la minilaiterie, mais aussi sur l’acquisition de matériel. Ainsi, un voyage d’échange entre DEWAL-WELTARE et ses organisations sœurs au nord du Bénin a été organisé, des formations en marketing, en informatique (World et Excel) et sur la manipulation des produits laitiers ont été dispensées. Un centre d’alphabétisation a également été ouvert au profit de 20 élèves (majoritairement des femmes). Ces activités nécessaires au développement de la coopérative DEWAL-WELTARE ont été accompagnées tout au long de l’année par RECOPA qui a supervisé 12 séances de travail portant sur des aspects techniques de la production et de la transformation du lait. Enfin, Acting for Life et ses partenaires ont acheté près de 50 tonnes d’aliment bétail pour les vaches laitières, des tenues de travail ont été confectionnées et du matériel nécessaire à la production laitière acheté (glacières, casseroles, emballages…).
Perspectives 2015 Le renouvellement du fonds de roulement pour l’achat d’aliment bétail et l’évolution du CA de la coopérative, sont autant d’éléments permettant de dire que l’appui donné aux femmes (gestion technique, financière et commerciale) est la clé de réussite pour continuer à développer la filière lait dans cette région. Aujourd’hui, de nombreux GIE (Groupes d’intérêt économiques) féminins se mettent en place dans le domaine de la transformation de produits agricoles. Il est donc primordial d’encourager et d’appuyer ces dynamiques existantes.
Zones d’intervention : Fada N'Gourma Budget global du projet : 67 446 euros Période : 2013-2014 Partenaires financiers : Air France, ressources locales Partenaires opérationnels : DEWAL-WELTARE, RECOPA-EST
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les peuples NAHUáTL ET OTOMI FACE AU DéFI DU DéVELOPPEMENT
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a Sierra Norte, région de la province mexicaine de l’Oaxaca, est une zone accidentée à l’habitat dispersé. Tristement connue pour son fort taux de pauvreté au sein de sa communauté indigène, elle rencontre également de graves problèmes de déforestation qui dégradent davantage les conditions de vie des populations locales. Malgré les politiques gouvernementales de créations d'emploi et de lutte contre la pauvreté, des milliers de personnes de la région restent affectées par l’extrême précarité. C’est sur la base de ce constat que l’association mexicaine « Sierras Verdes », créée en 2007, a développé une méthodologie d’intervention originale fondée sur l’appui à l’autonomie des familles. Acting for Life s’est alors engagée pour la période 2013-2015 à soutenir l’action de Sierras Verdes dans la région de Pahuatlán, majoritairement peuplée des ethnies Nahuatl et Otomi dans la perspective de l’essaimer ensuite dans les régions confrontées aux mêmes difficultés. L’objectif de ce partenariat est double : améliorer les revenus des familles paysannes et indigènes qui comptent les taux de pauvreté les plus importants et contribuer au développement économique et durable de la région à travers l’appui aux filières productives et l’accès aux services financiers. Mais comment ce projet peut aider à dynamiser l’économie locale tout en respectant l’environnement ? En renforçant les organisations de producteurs et la production agricole sur la base de pratiques respectueuses de l’environnement, en assurant la sécurité alimentaire des populations locales et en incitant les autorités locales à soutenir les filières de production pour le développement économique de la région. Il existe effectivement peu d’organisations susceptibles de relancer l’économie locale. Un travail d’appui et de suivi des filières porteuses était donc nécessaire afin de mieux cibler les besoins socio-économiques locaux et de relancer les activités économiques locales. Cet appui se traduit par un travail de sensibilisation et de formation de la population portant sur les activités productives, d’organisation de filière, d’éducation financière, d’épargne et de crédit.
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MEXIQUE
Le « Village magique » de Pahuatlán – dénomination officielle attribuée par le Ministère du tourisme en raison de la richesse du patrimoine naturel, culturel et de la beauté de ses paysages – verra à terme la productivité de ses exploitations améliorée tout en préservant la sécurité alimentaire des familles. Le travail de concertation réalisé pour soutenir les filières productives permettra de renforcer les acteurs locaux publics comme privés, tels que les municipalités de Pahuatlán, Honey, Naupan et la Micro-banque Rurale. Il permettra de mieux soutenir les activités économiques de la région et de faciliter aux populations l’accès au microcrédit et aux financements locaux.
Réalisations 2014 Un important travail de diagnostic participatif et communautaire a été réalisé sur le territoire. En parallèle, trois filières locales sur six analysées en amont ont été priorisées pour le projet, car considérées comme stratégiques : l’élevage pour la production laitière, le maïs qui constituent la base de la consommation locale et le café qui est une source de revenu importante. Des formations techniques ont été réalisées auprès des producteurs pour développer ces filières et assurer le suivi des bonnes pratiques. Une stratégie de commercialisation de produits transformés a été également élaborée. La participation des institutions locales a permis de renforcer les moyens mis à disposition de la stratégie de développement économique des filières et de faire bénéficier du microcrédit pas moins de 85 « groupes de confiance » (composé d’au moins dix familles chacun) dans la région de Pahuatlán. Ainsi, environ 230 personnes ont bénéficié de formations techniques et près de 1 000 familles ont participé au programme de sécurité alimentaire.
Perspectives 2015 Le projet compte de nombreuses avancées quant aux questions techniques de production et d’organisation de filières. Les organisations locales comptent désormais sur des processus de consolidation pérennes et pourront, grâce au partenariat entre Sierras Verdes et Acting for Life, développer les activités de transformation et de commercialisation de leurs produits et sortir ainsi durablement de la pauvreté.
Zones d’intervention : Puebla - Pahuatlán Budget global du projet : 1 324 470 euros Période : 2013-2016 Partenaires financiers : Fondation Airbus Helicopters, Fondation Anber, ressources locales Partenaires opérationnels : SIERRAS VERDES
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LE DéVELOPPEMENT DE LA FILIèRE LAIT POUR LES PETITS PRODUCTEURS
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a commune d’Ocongate, située dans la région andine du Pérou non loin de Cusco, est l’une des plus pauvres que compte le pays. Avec une population de 14 000 habitants, neuf personnes sur dix résident en milieu rural et 52% des enfants souffrent de retards de croissance en raison de la malnutrition. Suite à la chute des prix de la laine d’Alpaga en 2006, les petits producteurs ont commencé à élever des vaches laitières pour diversifier leurs activités et leurs revenus. Cependant, la productivité de ces exploitations reste faible et la qualité des produits insuffisante dû à leur manque de connaissances du secteur. Au-delà, les petits agriculteurs continuent de faire face à une série de problèmes, dont un accès au crédit limité, des coûts de production élevés et des produits laitiers qui ne connaissent pas de processus de standardisation. Pourtant, de réelles opportunités existent. C’est afin de créer ces opportunités qu’Acting for Life, en association avec son partenaire péruvien CCAIJO, a mis en œuvre un projet d’appui à la filière laitière pour les éleveurs et les entreprises familiales dont l’objectif est d’améliorer la production et la qualité du lait et d’élaborer différents produits avec valeur ajoutée. Ensemble, les deux organisations œuvrent à identifier les besoins des populations, recherchent des financements et se chargent de la gestion administrative et financière des fonds alloués. Acting for Life apporte également une assistance technique pour augmenter l’impact du projet et favoriser son autonomisation.
Réalisations 2014 Suite à l’action conjointe d’Acting for Life et de CCAIJO, les petits producteurs ont pu améliorer les techniques de transformation et de diversification de leurs produits laitiers. Six ateliers se sont en effet tenus sur l’innovation et la standardisation des produits et le renforcement des capacités entrepreneuriales des familles.
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pérou
Les petits exploitants ont ainsi bénéficié d’un appui pour renforcer leur entreprise familiale (renforcement d’infrastructure et matériels). Les exploitants ont également été dotés de matériel de contrôle qualité, de registres sanitaires tandis que onze ont obtenu la légalisation fiscale et licence d’exploitation de leur activité et sept ont pu élaborer un business plan afin de mieux encadrer leur production. Lors de cette deuxième année, Acting for Life et son partenaire CCAIJO, ont construit un espace de concertation dans la municipalité d’Ocongate. Cet espace dédié aux échanges a ainsi permis à deux associations de producteurs et deux entreprises familiales de concevoir et de mettre en place des stratégies d’amélioration sur la filière laitière et la signature d’un accord du gouvernement local pour le renforcement de la filière du lait.
Perspectives 2015 En 2015, Acting for Life et CCAIJO travailleront notamment au renforcement du lien entre les producteurs et les institutions de microfinance et développeront particulièrement l’axe « transformation et commercialisation » des produits laitiers.
Zones d’intervention : Ocongate - région de Cusco Budget global du projet : 486 220 euros Période : 2013-2016 Partenaires financiers : Air France, Fondation Anber, ressources locales Partenaires opérationnels : CCAIJO
Production
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LA COMMERCIALISATION AGRICOLE
POUR LES PEUPLES MISAK, PAEZ ET AFRo
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ntre la cordillère des Andes et le Plateau de Popayán au sud de la Colombie se trouve le département du Cauca et les territoires indiens des peuples Nasa, Misak et afro-colombiens. Regroupés sur cinq municipalités, ces derniers se situent dans les territoires de basse-altitude et sont producteurs de canne à sucre, grains, café, maïs et poulets ; les autres se trouvent dans les territoires de haute altitude et produisent pommes de terre, lait et quinoa. Vivant dans un territoire aux écosystèmes fragiles, les producteurs de haute-altitude disposent de peu d’infrastructures et ont un accès à l’eau et à la terre très limité, notamment dû à une démographie croissante et à une extension de la monoculture. Ceci génère des conflits et pousse de nombreuses familles à migrer vers des zones plus en aval pour trouver des terrains et avoir l’opportunité de cultiver. C’est pourquoi Acting for Life et la Fondation Colombia Nuestra (FCN) soutiennent les populations des territoires indigènes et afro descendants du département du Cauca dans la définition et la mise en œuvre d’une stratégie commune de production, d’échanges et de commercialisation de produits agricoles, sans oublier l’alimentation des familles. Plus spécifiquement, il s’agit de permettre à plus de 200 familles indigènes Misak, Nasa et Afrodescendantes de cinq communes du centre du Cauca d’améliorer leur production agricole, d’accéder aux marchés locaux et de sensibiliser les autorités locales sur l’importance d’appuyer l’agriculture familiale, principale productrice d’aliments pour le pays. La particularité de ce projet est de s’appuyer sur la complémentarité des différentes communautés en prenant en compte la diversité de leurs richesses. En effet, les populations afro-colombiennes, vivant essentiellement dans les plaines, se sont spécialisées dans la culture de la canne à sucre, le café et la volaille, tandis que les populations indigènes, regroupées en altitude, produisent quant à elles des pommes de terre. Désormais, les communautés disposent d’équipements afin de transformer leur production et de vendre leurs produits sur une structure de vente commune. L’objectif du projet n’est pas seulement économique, il vise aussi à renforcer la coopération entre les collectivités locales et les représentants des deux communautés.
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COLOMBIE
Réalisations 2014 En 2014, Acting for Life a cherché à soutenir davantage la production alimentaire en vue de renforcer les processus de commercialisation. Ainsi, le rythme de plantation de la canne à sucre est désormais organisé afin que la communauté puisse profiter de récoltes tout au long de l’année, ce qui leur simplifie grandement la vie et permet une commercialisation continue. Une structure intercommunautaire au sein de laquelle s’échange et se vend désormais des haricots rouges et de la canne sucre a également été mise en place. Le dialogue et la coopération entre les communautés indigènes et afro-colombiennes se sont vus renforcés et des leaders ont été formés pour gérer les nouvelles propositions socioéconomiques émanant des populations locales.
Perspectives 2015 2015 verra tout d’abord la structure de commercialisation être consolidée et un fonds commun qui servira à acheter les récoltes sera créé. Les différents acteurs du territoire développeront leur coopération grâce à la création d’un espace de concertation et de pilotage des nouvelles propositions des familles. Les compétences des leaders communautaires seront également renforcées à travers des formations portant sur les enjeux du développement économique territorial.
Zones d’intervention : Département de Cauca Budget global du projet : 333 654 euros Période : 2013-2014 Partenaires financiers : Air France, ressources locales Partenaires opérationnels : FCN
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APPUI à LA SéCURITé ALIMENTAIRE
ET AU DéVELOPpEMENT DES COMMUNAUTéS
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n Colombie, la région d’Antioquia, située à 80 kms de l’effervescente ville de Medellín, au nord-est de la Colombie, est particulièrement dépendante de la culture du café. Cette culture saisonnière, dont le prix de vente est indexé aux cours mondiaux particulièrement volatils, ne permet pas aux petits producteurs d’avoir un revenu décent toute l’année et d’accéder à suffisamment d’aliments sains pour mener une vie correcte. Depuis 2006, Acting for Life travaille avec la CEIBA – organisation spécialisée dans la gestion des ressources naturelles - pour améliorer les conditions de vie de 8 communes du département d’Antioquia à travers la promotion des cultures vivrières, la construction d’épiceries communautaires, de pressoirs à canne à sucre et de fonds de microcrédits. Le fruit de cette collaboration a donné naissance à l’ouverture d’un nouveau projet en 2013, dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition de 14 communes rurales supplémentaires de la province d’Antioquia en Colombie à travers des écoles paysannes. Les principales activités du projet portent sur la promotion d’une agriculture durable destinée à l’alimentation de la famille et sur l’amélioration de la santé et des conditions de logement des membres des communautés. Des initiatives économiques ont vu le jour grâce à des fonds de microcrédits afin de permettre aux familles de financer leur production agricole et, en cas d’urgence, d’assurer les frais en matière de santé ou d’éducation. Les 300 familles concernées par le projet auront accès à une formation théorique et pratique dans les 14 «écoles paysannes» du projet portant sur le développement local et sur la question du droit à l’alimentation et à l’eau. Les communautés paysannes peuvent ainsi faire entendre leurs voix, participer aux espaces de négociation aux côtés des élus locaux et définir ensemble des priorités d’actions publiques pour les zones rurales concernées. Acting for Life appuie la CEIBA depuis 2005 dans l’identification des besoins des populations, la formulation de projets, la recherche de financements, la gestion administrative et financière des fonds gérés et fournit une assistance technique et méthodologique dans l’objectif d’augmenter l’impact du projet.
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cOLOMBIE
Réalisations 2014 2014 a vu la mise en œuvre d’actions concrètes : 84 familles ont diversifié leur production agricole grâce à la mise en place de potagers de maïs, de haricots et de bananes ; 38 familles se sont quant à elles chargées de la production du bois destiné à la cuisson des aliments. De nombreuses fosses à compost (réutilisé comme engrais agricole pour les plantations) et bio-digesteurs pour le gaz naturel ont été installées au sein des communautés. Des services ont également vu le jour afin de garantir le financement des activités nouvelles initiées par les producteurs tels que la transformation de canne à sucre, le financement de la production vivrière et la commercialisation de la production agricole des familles. Cinq fonds de microcrédits communautaires ouverts ont également été capitalisés afin de financer la production agricole, l’éducation, la santé, etc. Les communautés ont pu aussi commencer leur production grâce à l’ouverture de deux épiceries. Enfin, dans le cadre de la gestion communautaire de l’eau, cinq communes ont réalisé des travaux d’adduction et d’assainissement.
Perspectives 2015 Pour la dernière année du projet, la coopération entre Acting for Life et CEIBA continuera de soutenir la production vivrière afin que les communautés puissent s’approvisionner tout au long de l’année.
Zones d’intervention : Département d'Antioquia Budget global du projet : 416 695 euros Période : 2013-2015 Partenaires financiers : Fondation Anber, Fondation de France, ressources locales Partenaires opérationnels : CEIBA
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L'éMANCIPATION DES FEMMES
MAPUCHES GRâCE à L'ARTISANAT LOCAL
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a commune rurale de Tirúa est l’une des dix communes les plus démunies du Chili : près de la moitié de sa population est considérée indigente. Sa population vit de l’agriculture de subsistance, de la pêche artisanale, de la collecte d’algues et de l’exploitation du bois, mais elle souffre d’un accès à l’emploi limité. Ainsi, les jeunes de la commune quittent le territoire à la recherche d’un emploi saisonnier ou permanent. 75% des 10 000 habitants que compte Tirúa sont mapuches. Les mapuches, ou « Peuple de la Terre », sont sujets à une spoliation des terres due aux réformes agraires nationales successives. La plupart des communautés mapuches vivent aujourd’hui sur des parcelles réduites et souffrent du manque d’eau. Aujourd’hui, ces communautés luttent pour récupérer leurs terres ancestrales et préserver leur environnement menacé par la pollution de l’eau et les changements affectant la faune et la flore. Au sein de ces communautés, les femmes sont particulièrement vulnérables : souvent victimes de violences au sein de leur foyer, elles ont longtemps été exclues du système scolaire et nombre d’entre elles ont des difficultés pour lire et écrire. En dehors de la collecte d’algues, les offres d’emploi à Tirúa sont avant tout destinées à une main d’œuvre masculine et les femmes disposent ainsi de sources de revenus très limitées. L’association Relmu Witral naît en 2003 avec l’appui de la mission jésuite de Tirúa, en réponse à cette situation. L’organisation propose aux femmes de valoriser leur savoir-faire ancestral du travail de la laine. En achetant aux tisserandes leur production et en la commercialisant, Relmu Witral permet à ses membres de s’assurer une source de revenus permanente. Dans le cadre du projet, Acting for Life appuie l’association dans la valorisation du savoir-faire ancestral mapuche et contribue également au développement intégral de ses bénéficiaires grâce à des cours d’alphabétisation, l’apprentissage de techniques de tissage, la mise en place d’ateliers pratiques et l’organisation de rencontres avec d’autres artisanes.
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Production
chili
Initialement, un diagnostic de départ et une étude de marché ont été
réalisés afin d’identifier un marché potentiel pour les produits de la Relmu Witral à la capitale Santiago et à destination d’une clientèle bien ciblée de citadins à hauts revenus et de touristes étrangers. Suite à ce travail, l’association a pu repositionner ses produits et son image afin de se différencier de la concurrence. Ce processus consistait notamment à former les tisserandes à de nouvelles techniques de tissages – dans le respect de l’identité mapuche – et à labelliser « Commerce équitable » le fruit de leur travail. Ainsi, l’idée d’un espace dédié à l’artisanat chilien de haute qualité était une étape incontournable et deux boutiques à Santiago et dans le village El Pueblo de los Dominicos ont vu le jour en août 2012. L’objectif est double : montrer que la boutique peut générer des ressources propres pour l’organisation Relmu Witral et sensibiliser les visiteurs aux enjeux rencontrés par le peuple mapuche et aux principes du commerce équitable.
Réalisations 2014 L’année 2014 a vu les ventes de produits artisanales s’améliorer significativement avec une augmentation de 35% par rapport à l’année précédente. Les bénéfices dégagés ont ainsi permis d’assurer des revenus supplémentaires pour les femmes mapuches. De plus, le soutien des autorités locales et nationales a aidé à consolider le réseau d’artisanat et un projet de loi du patrimoine immatériel chilien a vu le jour.
Perspectives 2015 Alors que le projet s’est clôturé en 2014, Acting for Life et Relmu Witral s’attendent tout de même à ce que les ventes augmentent encore pour 2015, ce qui ouvrirait comme perspective l’ouverture de nouveaux marchés.
Zones d’intervention : Santiago du Chili Budget global du projet : 44 164 euros Période : 2013-2014 Partenaires financiers : Air France, ressources locales Partenaires opérationnels : RELMU WITRAL
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RESSOURCES Améliorer l’accès et la gestion des ressources Les populations locales font preuve d’initiatives innovantes dans le domaine économique et social. Pour les mettre en oeuvre, elles ont à la fois besoin d’avoir accès et d’utiliser durablement les ressources présentes sur leur territoire pour produire et générer une activité économique. Ces ressources sont à la fois naturelles (eau, terre, pâturages, etc.), humaines (connaissance, savoirfaire, etc.), matérielles (routes, machines-outils, semences, technologies, etc.), et financières (crédit, épargne, assurance, etc.). Acting for Life appuie les populations issues du monde agricole dans l’accès et la gestion de ces ressources tout en travaillant au développement d’outils connexes afin de leur assurer de meilleurs revenus et une vie plus digne.
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Vers un nouveau modèle
de micro-assurances agricoles
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ans le monde entier, les facteurs climatiques ont une influence majeure sur la production agricole et une mauvaise récolte peut avoir des conséquences désastreuses pour les petits producteurs. Au Mexique, tandis que les grandes exploitations bénéficient de ressources suffisantes pour s’assurer et faire face aux dégâts causés durant les mauvaises années, les producteurs qui exploitent des parcelles de moins de cinq hectares, et ce qui représentent la majorité des exploitants, ne peuvent quant à eux se permettre d’avoir une assurance. à la fin des années 90, le Mexique a développé un dispositif innovant de « fonds d’assurance agricole » soutenus et supervisés par l’établissement public Agroasemex. Bien que ces fonds soient essentiellement dédiés à la « moyenne et grande agriculture », notamment au nord du pays, notre partenaire REDSOLAgricola, poursuit son ambition de développer un fonds d’assurance adapté aux petits producteurs du sud du pays afin qu’ils puissent faire face aux chocs climatiques et améliorer leur potentiel de récolte par un accès facilité au crédit agricole, souvent conditionné à l’obtention d’une assurance depuis les gelées dramatiques de 2011.
Acting for Life et REDSOL-Agricola veulent relever le défi de construire un système de microassurances agricoles économiquement viable dans les régions les plus pauvres du Mexique. Désormais présent dans cinq Etats du pays, Guerrero, Puebla, Veracruz, Oaxaca et Chiapas, le fonds d’assurance vise à protéger plus de 7 000 petits producteurs contre les risques climatiques en assurant pas moins de 14 000 hectares d’ici la fin du projet. Ainsi, afin d’atteindre un nombre suffisant d’assurés pour être viable, REDSOL-Agricola poursuivra son développement en élargissant sa couverture géographique, en ouvrant des antennes régionales et en renforçant son équipe technique. Pour appuyer cette extension, un important travail de promotion et de sensibilisation sur les produits d’assurance agricole sera mené. 34
Ressources
MEXIQUE
Par ailleurs, une approche participative et transparente est favorisée par la tenue d’assemblées générales auxquelles les organisations de producteurs membres du fonds participent activement. Au service de ses membres, le fonds REDSOL-Agricola offre également un service technique à ses bénéficiaires au travers notamment de la mise en place de parcelles démonstratives ou de cours pour l’élaboration d’engrais naturels.
Réalisations 2014 En 2014, REDSOL-Agricola a poursuivi son élargissement en obtenant l’autorisation de distribuer l’assurance agricole dans 90 nouvelles municipalités et grâce à l’ouverture de la nouvelle antenne régionale du Chiapas facilitant ainsi les échanges avec les producteurs de cette région. Par ailleurs, son travail de promotion et les nombreuses visites de terrain effectuées en 2014 auprès des organisations de producteurs ont permis d’assurer plus de 3 300 hectares de cultures de café, de maïs, de bananes et d’arachides supplémentaires. Aujourd’hui, REDSOL-Agricola regroupe 14 organisations de producteurs réparties sur les cinq Etats et représente plus de 6 000 producteurs. Des assemblées générales et des conseils d’administration ont également été organisés en cours d’année pour favoriser la prise de décision participative.
Perspectives 2015 Pour l’année 2015, Acting for Life et REDSOL-Agricola vont poursuivre les efforts amorcés l’année précédente et continuer de développer et suivre les opérations d’assurance à travers le renforcement de l’équipe technique et le recrutement d’une nouvelle personne dans l’Etat de Oaxaca. De plus, afin de répondre au mieux aux problématiques rencontrées par les petits producteurs, REDSOL Agricola souhaitent proposer d’autres types de produits d'assurances, notamment pour protéger les biens liés à l’activité agricole tels que les lieux de stockage des semences et des récoltes, ou encore les équipements agricoles. Les organisations de producteurs ont d’ailleurs voté le changement de statut du fonds pour permettre le développement de cette nouvelle assurance lors de l’assemblée générale extraordinaire de décembre 2014.
Zones d’intervention : Etats de Guerrero, Puebla, Veracruz, Oaxaca et Chiapas Budget global du projet : 301 749 euros Période : 2013-2016 Partenaires financiers : Air France, Fondation Anber, Fondation de France, ressources locales Partenaires opérationnels : AMUCSS, REDSOL AGRICOLA
Ressources
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Développement économique
local et microfinance en zone rurale
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’Equateur connait depuis plusieurs années une croissance économique soutenue - essentiellement liée aux revenus du pétrole et à l’exportation de produits agricoles. Malgré cela, la pauvreté concerne encore 35% de la population. L’essentiel des rentrées de devises provient de l’agriculture intensive, destinée à l’exportation (fleurs, bananes, cacao, huile de palme) et qui concentre un petit pourcentage des exploitants, alors que l’agriculture familiale concerne la majeure partie des producteurs équatoriens : des petites surfaces caractérisées par l’autosubsistance et servant surtout le marché local. Les inégalités quant à la répartition des facteurs de production sont également criantes : alors que 70% des producteurs disposent de seulement de 10% des terres, 60% de l’eau d’irrigation est utilisé par 1% des producteurs. Les petits exploitants ainsi que l’agriculture familiale sont donc confrontés à quatre problématiques majeures : l’accès à l’eau, à la terre, au capital productif et l’insertion des producteurs sur les marchés. Acting for Life s’associe avec l’ONG belge sos faim pour soutenir le travail en milieu rural du centre de promotion de l’emploi et de développement économique territorial (cepesiu) dans quatre provinces d’Equateur : esmeraldas, napo, chimborazo et guayas. Il s’agit de contribuer au développement économique local par l’appui à des filières stratégiques pour chacun des territoires du projet et de permettre aux plus vulnérables de retrouver une autonomie financière par le développement de systèmes de microfinance adaptés. cepesiu est reconnue dans son pays pour son expertise en termes d’accès aux services financiers en milieu rural - notamment à travers les société populaires d’investissement (spi) - d’insertion des petits producteurs sur les marchés locaux et d’appui aux autorités locales en termes d’analyse et de planification économique. l’organisation favorise aussi les liens entre groupes de producteurs, éleveurs ou pêcheurs et le marché en soutenant différentes filières : culture du cacao, pêche en mer, fromagerie, etc. L’amélioration des conditions de vie des petits producteurs ruraux demeure une thématique centrale pour Acting for Life et ses partenaires. Pour ce faire, le projet vise le renforcement de la planification participative des acteurs publics et privés locaux pour une meilleure prise en
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Ressources
g for Li fe ctin · ·A
éQUATEUR
NOUVEAU
PROJET
compte de l’agriculture familiale par les autorités décentralisées. Il vise également le développement et le renforcement des spi qui permettent à des populations vulnérables d’épargner et d’investir dans les projets économiques, et de sécuriser ces sociétés via une coopérative d’épargne et de crédit. Enfin il s’agit également de favoriser le développement de filières porteuses d’emploi et de retombées économiques locales par l’appui à la création d’entreprises stratégiques sur ces filières.
Réalisations 2014 Des avancées ont été réalisées en 2014 sur trois axes. Tout d’abord, dans les quatre provinces du projet, un long travail de diagnostic et de planification de l’économie locale a été mené conjointement avec les Gouvernements Autonomes Décentralisés (GAD) au niveau provincial et cantonal. Ce travail a été complété avec l’identification de cinq nouvelles filières porteuses et une première analyse de la filière pêche dans la province d’Esmeraldas. 20 entreprises stratégiques pour le développement de filières ont été appuyées dans la mise en œuvre de leur plan de développement. 92 Sociétés Populaires d’Investissement se sont vues également renforcées à travers des formations, des outils de gestion et z l’accompagnement afin que leurs membres soient plus à même de les gérer. Enfin, CEPESIU a concrétisé sa coopérative d’épargne et de crédit pour qu’elle puisse y abriter et sécuriser juridiquement et financièrement les SPI.
Perspectives 2015 Ensemble, Acting for Life et ses partenaires vont continuer les processus de diagnostic et de planification de l’économie locale manquants, ainsi que l’identification et l’analyse des filières porteuses pour ces territoires. Des formations en Développement Economique des Territoires (DET) seront dispensées aux fonctionnaires et techniciens des GAD. Dans le cadre du Programme régional d’insertion socioéconomique rural Equateur- Mexique (PRISER – EM) auquel CEPESIU participe en tant que projet pilote, la dimension entrepreneuriale sur les filières porteuses sera renforcée, de même que les méthodologies d’éducation financières des populations vulnérables.
Zones d’intervention : Provinces Esmeraldas, Napo, Chimborazo et Guayas Budget global du projet : 849 567 euros Période : 2014 - 2016 Partenaires financiers : Air France, SOS Faim, DGD Belgique, Fondation Anber, ressources locales Partenaires opérationnels : CEPESIU
Ressources
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FORMATION & INSERTION Renforcer la formation et l’insertion socio-économique des plus vulnérables Les ressources humaines sont souvent un facteur limitant pour le développement économique et social. Acting for Life soutient des structures de formation professionnelle et des services d’accompagnement permettant de faire émerger des compétences à échelle locale. Acting for Life contribue à l’insertion socio-économique des populations les plus vulnérables grâce au développement d’offres de formation et de services d’accompagnement. Cet axe est donc à la fois structuré sur l’aspect «formation professionnelle» et «insertion» autour d’un secteur porteur dans l’objectif d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
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FORMATION AUX MéTIERS
DE LA PIERRE
C
Le Mali a connu au cours de ces dix dernières années une croissance plutôt soutenue avec une moyenne annuelle située entre 3 et 5%. Cependant, elle n’a pas tenu ses promesses, notamment en termes d’emplois qualifiés et bien rémunérés. Avec des entrées sur le marché du travail évaluées à plus de 434 000 personnes à l’horizon 2030 et face à un contexte sociopolitique et sécuritaire défavorable, l’un des principaux enjeux pour les autorités réside dans l’éducation, la formation professionnelle des jeunes (48% des 13,5 millions de maliens et de maliennes ont moins de 15 ans) et à la création d’emplois dignes et rémunérateurs. Différentes politiques ont été mises en œuvre depuis la fin des années 1980 mais elles se heurtent à la spécificité du contexte économique malien dominé par le secteur informel et par des offres de formation et d’enseignement déconnectées des besoins de l’économie. Bamako, la capitale malienne, concentre la majorité des offres de formation au détriment des régions, ce qui aggrave les inégalités d’accès au système éducatif formel entre les jeunes ainsi qu’entre le centre et la périphérie. Fortement orientées vers les métiers de services au détriment des secteurs primaires et secondaires, elles sont rarement en adéquation avec les ressources et les besoins des territoires et des entreprises. Sur le plateau Dogon, dans la région de Mopti, la crise économique liée à la chute du tourisme oblige à trouver de nouvelles opportunités d’emploi et d’insertion pour les jeunes. Les savoir-faire locaux en taille de pierre et les ressources pierreuses constituent un potentiel à développer pour l’industrie manufacturière et la construction. Le projet « Tibou Walou Yiribarede », ou « la connaissance du travail de la pierre » en langue dogon, a été mis en place suite à plusieurs études menées par Acting for Life de mai 2012 à janvier 2013. Mené en partenariat avec l’organisation Promotion pour le Développement Communautaire (PDCO) et l’Ecole Technique et Professionnelle de Bandiagara (ETP/BA), ce programme a démarré à la rentrée scolaire 2013/2014. Il vise à former aux métiers de la maçonnerie, niveau CAP et BT, 50 jeunes déscolarisés issus de milieux défavorisés avec une formation qualifiante en bâti traditionnel axée sur l’assainissement. Par la mise en place
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Formation & Insertion
MALI
d’un dispositif de « chantier-école » alliant formation aux métiers porteurs de la maçonnerie, construction, (etc) et production au service de la communauté avec des matériaux locaux, il vise à la fois un renforcement de la pratique professionnelle et un développement du territoire.
Réalisations 2014 Les 50 élèves sélectionnés en septembre 2013 ont réalisé leur première année de CAP maçonnerie et ont commencé leur seconde année à la rentrée scolaire d’octobre 2014. En parallèle à cette formation diplômante, la première année du projet a permis, sur la base d’expertises locales et nationales, d’élaborer les contenus de formation spécifiques aux métiers de la pierre qui seront mis en œuvre les années suivantes : un programme composé de sept modules est en cours de finalisation, en lien avec les institutions nationales de la formation professionnelle. Sur cette base, un travail d’organisation et d’articulation des cursus diplômants (maçonnerie/ bâtiment) et qualifiants (pierre) a été réalisé de manière à mettre en œuvre les premiers modules de pavage et d’initiation à la taille de pierre dès la seconde année de CAP, début 2015. Le plateau technique de l’école ETP/BA a été étendu et aménagé pour faciliter cette mise en œuvre. Enfin, la rue qui fera l’objet du chantier-école en pavage et assainissement a été identifiée et sélectionnée en lien avec les autorités locales qui se chargeront des travaux de terrassement préalables.
Perspectives 2015 z2015 sera l’année de mise en œuvre des premiers modules de formation aux métiers de la pierre et des ateliers pratiques sur plateau technique et sur chantier. De même, pour préparer la sortie des élèves qui ne poursuivront pas leurs études en BT, les premiers outils de suivi-insertion seront réalisés.
En plus de la formation professionnelle et de l’insertion, une extension du projet est prévue pour renforcer la filière pierre et travailler sur des filets sociaux pour les artisans : l’appui à une coopérative d’extraction de pierre et l’étude-action d’un dispositif de protection sociale permettront d’intervenir sur l’environnement socioéconomique « informel » dans lequel les jeunes issus de formation seront majoritairement amenés à s’insérer.
Zones d’intervention : Région de Mopti Budget global du projet : 120 462 euros Période : 2012 - 2015 Partenaires financiers : Fondation Anber, ressources locales Partenaires opérationnels : ODP, PEBAL
Formation & Insertion
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Appui au développement
de l’agriculture familiale
A
ujourd’hui, alors que la Côte d’ivoire se relève doucement de plusieurs années de crise politique et économique, la précarité continue de frapper majoritairement les populations rurales qui représentent plus de la moitié de la population. En effet, le taux de pauvreté concerne 57% des populations vivant à la campagne (contre 39,5% en milieu urbain) - ce qui ne les empêche pas de contribuer largement à l’économie nationale avec 42% du PIB ivoirien. Les problèmes rencontrés par le pays impliquent de nombreuses conséquences pour la population : déficit d’emplois dans les secteurs formels et informels, crise de la scolarisation, difficultés d’accès au crédit pour démarrer une activité génératrice de revenus… Ces derniers n’ont d’autre choix que d’émigrer vers Abidjan, poumon économique du pays, en espérant trouver une opportunité professionnelle.
C’est dans ce contexte difficile que la ferme pédagogique Tshanféto (Lève-toi, en langue Ebrié), soutenue par la congrégation de Bétharram, a développé une formation agricole pour des jeunes ruraux et urbains déscolarisés à Yopougon, dans la périphérie d’Abidjan. Ce projet apporte non seulement aux jeunes qui envisagent le métier d’agriculteur une formation technique afin de faciliter leur insertion socioprofessionnelle, mais également des cours plus spécialisés pour les agriculteurs de petites exploitations familiales qui veulent améliorer leurs connaissances et leur production. En plus des formations techniques, les élèves sont formés à la gestion d’exploitation et à la commercialisation des produits issus de la production animale et végétale. La méthodologie de la ferme, basée à 80 % sur la pratique professionnelle, est adaptée à différents profils et à tous les niveaux d’études, permettant ainsi une diversité de l’offre. Les jeunes et les paysans de la région peuvent donc bénéficier d’une formation professionnelle complète ou venir développer leur bagage technique. Enfin, la ferme pédagogique contribue à améliorer les connaissances sur l’agriculture biologique en développant des techniques de production intégrées (animale et végétale) valorisant le compostage et soucieuse de réduire les coûts de production.
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Formation & Insertion
côte D’IVOIRE
Réalisations 2014 Ce projet qui arrive à son terme en 2015 aura permis la formation de 146 jeunes sur des cursus longs et 160 personnes en formations courtes spécialisées (aviculture, cuniculture, horticulture, élevage de porcs, compostage, hévéaculture, banane plantain, etc.). Acting for Life a également œuvré à l’équilibre économique de la ferme par l’amélioration de la commercialisation de ses produits et par l’autofinancement. Qui plus est, l’activité productrice de ces dernières années et les formations dispensées par Tshanféto ont été orientées vers l’agriculture biologique et le centre est en passe de devenir une référence dans ce domaine. L’évaluation et le bilan du projet démontrent notamment une augmentation du nombre de bénéficiaires : • une cinquantaine de jeunes formés annuellement quand le centre accueillait initialement des promotions de 20 à 30 jeunes ; • une formation appréciée techniquement et socialement : estime de soi, acquisition d’un métier et de techniques modernes, notoriété du centre sur le territoire ; • une augmentation de la part d’autofinancement de 50% en année 1 à plus de 65% en dernière année. Toutefois l’évaluation de l’insertion des jeunes formés par la ferme pédagogique démontre aussi la limite de ce modèle de formation : la nécessité de trouver le juste équilibre entre l’objectif économique du centre (autofinancement par la commercialisation des produits) et celui de l’insertion professionnelle et d’amélioration des conditions de vie des jeunes et adultes formés.
Zones d’intervention : Yopougon
Perspectives 2015
Période : 2011 - 2014
Depuis 2006, Acting for Life soutient les activités de Tshanféto, ce qui a permis de perfectionner constamment les formations proposées, notamment, dans l’articulation des enseignements théoriques et pratiques et dans l’augmentation de la part d’autofinancement. Il apparaît important désormais à Acting for Life d’inciter la ferme pédagogique à devenir davantage autonome et en conséquence de se retirer du partenariat. Cependant, ce retrait sera réalisé progressivement pour ne pas mettre en péril la ferme pédagogique.
Budget global du projet : 635 589 euros
Partenaires financiers : Air France, Fondation AnBer, Fondation de France, Fondation Caritas France, ressources locales Partenaires opérationnels : TSHANFETO
Formation & Insertion
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Réinsertion en milieu carcéral à travers la promotion du travail
L
a CEAS (action sociale de l’Église du Pérou) intervient en faveur de la population carcérale dans douze prisons situées dans huit régions du Pérou. Depuis dix ans l’organisation y a développé quarante unités productives, dont 10 nouvelles avec le soutien d’Acting for Life. Ces unités permettent de former les prisonniers aux métiers de la céramique, du bois, de la couture et de la cordonnerie. Les produits fabriqués sont ensuite vendus à leurs familles ou à des particuliers. Parallèlement, tous les jeunes détenus qui participent au programme suivent une formation portant sur les valeurs et sur la gestion d’entreprise. Ce projet fait suite à la rencontre entre les représentants de CEAS et d’Acting for Life en septembre 2012. Au cours de cette visite, le besoin d’équiper un nouvel atelier de cordonnerie dans la prison de Callao (banlieue de Lima) a été exprimé. Par ailleurs, à la suite de cette visite, les responsables de la Pastorale pénitentiaire ont davantage pris conscience de la nécessité d’impliquer les entreprises péruviennes pour permettre un développement durable de leur action. La CEAS est reconnu par l’institut pénitentiaire (INPE) comme l’organisation la plus légitime au Pérou pour conduire un programme d’envergure nationale de promotion du travail en milieu carcéral. Or, pour développer cette activité et assurer sa pérennité, il est essentiel que les entreprises péruviennes s’impliquent. Le présent programme, qui concerne 660 prisonniers bénéficiaires dans 16 prisons péruviennes, permettra de renforcer les ateliers productifs existants et de créer un partenariat entre la Chambre de Commerce de Lima, l’institut pénitentiaire et la CEAS. Les leviers d’action du projet sont simples et efficaces : favoriser le développement d’ateliers professionnels au sein de la prison, développer la vente et la commercialisation des produits confectionnés par les détenus, continuer à les former au sein de ces ateliers et établir un partenariat solide entre la commission épiscopale et le centre pénitentiaire pour valoriser ce fonctionnement innovant.
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Formation & Insertion
pérou
Ainsi, le projet a un impact non seulement sur les détenus qui participent aux ateliers et aux formations - ce qui leur permet de vivre plus dignement leur période de détention - mais aussi sur les familles des prisonniers qui reçoivent un complément de revenu grâce à la revente de la production et sur les entreprises mobilisées qui participent au développement des ateliers et qui feront la promotion de cet artisanat.
Réalisations 2014 Pour la seconde et dernière année du projet CEAS, le travail de collaboration entre les différents acteurs et les entreprises péruviennes a permis la réalisation de plus de 60 ateliers dans les milieux carcéraux et en dehors sur des thèmes divers tels que les techniques de commercialisation, l’économie solidaire ou le petit élevage. Un important travail de promotion des produits et des actions du CEAS a été réalisé sur deux axes principaux : l’élaboration et la diffusion de matériels de sensibilisation sur la vie en milieu carcéral auprès du grand public et la tenue de stands lors de neuf foires dans les villes de Lima, Trujillo et Huancayo. Enfin, l’étude de marché réalisée au cours de l’année pour la commercialisation des produits a permis l’élaboration d’un business plan et l’ouverture d’un stand au sein d’un magasin dans le district de Miraflores, au cœur de Lima. Ces activités ont permis à la quasi-totalité de ces ateliers d’acquérir des fonds de financements propres pour leurs projets et d’en faire bénéficier pas moins de 800 personnes, prisonniers et familles confondus.
Zones d’intervention : Lima – quartier de Callao Budget global du projet : 49 000 euros Période : 2013 - 2014 Partenaires financiers : Fondation Anber, Fondation de France, ressources locales Partenaires opérationnels : CEAS
Formation & Insertion
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TOURISME Favoriser un développement touristique durable Acting for Life considère le tourisme comme un facteur faisant partie intégrante du développement. L’association travaille dans cet objectif : aider les populations les plus démunies à vivre dignement en bénéficiant des retombées économiques liées aux activités touristiques dans leur pays. Acting for Life agit pour un développement touristique durable dans le but de réduire la pauvreté par une assistance technique, un appui aux activités commerciales liées au tourisme et la diffusion de bonnes pratiques aux acteurs publics, associatifs ainsi qu’aux entreprises du secteur touristique.
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PRéSERVER LES STEPPES
et réduire les inégalités sociales
R
econnue comme l’un des plus beaux sites de la Mongolie, la Vallée de l’Orkhon est célèbre tant pour ses richesses naturelles que pour son patrimoine historique. Cette région connait depuis le début des années 2000 un fort développement économique et touristique censé contribuer à l’augmentation du niveau de vie de milliers de personnes. Malheureusement, ce développement n’est pas sans conséquence. Des quantités croissantes de déchets se retrouvent dans la nature, dégradent les écosystèmes et menacent le secteur touristique dont dépend l’économie locale alors que la population est toujours en proie à la pauvreté. Face à cette situation inquiétante, les autorités de l’Etat de l’Uvurkhangaï ont formulé une demande de soutien auprès d’Acting for Life pour mettre en place des solutions pratiques permettant de lutter contre la pollution de l’environnement. En effet, l’inefficacité du système de collecte des déchets et le peu de travail de sensibilisation mené auprès de la population de la vallée en matière environnementale a fortement contribué à la dégradation des paysages. Acting for Life s’est engagé, en partenariat avec les acteurs publics et privés, dans la création d’un système opérationnel de traitement des déchets. Afin d’intégrer cette démarche dans une perspective de long terme, cette action est complétée par la création d’un village de yourtes éco-responsable pour démontrer les effets positifs que peut avoir la gestion d’une infrastructure touristique respectueuse de l’environnement. Mais cette initiative implique aussi que tous puissent profiter des retombées financières liées au projet et de dynamiser l’économie de la région. C’est pourquoi, ce projet de développement touristique s’inscrit dans une optique de responsabilisation des acteurs du tourisme dans la vallée de l’Orkhon. Elle sera l’occasion pour les acteurs du tourisme local de mettre à profit cette collaboration avec Acting for Life. En effet, le travail de sensibilisation et les formations professionnelles dispensés renforceront leurs compétences et leur permettront de développer des activités respectueuses de l’environnement.
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Tourisme
mongolie g for Lif
ctin
·A
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NOUVEAU
PROJET
Une charte et un label de tourisme durable seront également créés afin de valoriser leur image auprès de leur clientèle et de donner un sens concret à ce travail d’apprentissage réalisé en amont.
Réalisations 2014
En 2014, les initiatives en faveur de ce projet de tourisme durable et solidaire n’ont pas manqué. La première étape a consisté à mettre en place un service de collecte des déchets efficace et opérationnel, couplé à des opérations de nettoyage des sites pollués, afin de résorber l’impact sur l’environnement. Un second volet dédié à la formation professionnelle pour les acteurs du tourisme local et à la sensibilisation des populations a été initié pour allier de manière concrète développement économique et préservation de l’environnement tout en participant à la réduction de la pauvreté.
Perspectives 2015 Le Village de Yourtes sera le point d’orgue de ce projet d’écoresponsabilisation et de développement touristique en zone rurale. Véritable extension du projet de gestion des déchets déjà initié, il sera construit avec des matériaux locaux et permettra aux acteurs régionaux de mettre en pratique les compétences acquises durant leur formation professionnelle. Ayant pour vocation à être un modèle pérenne, duplicable et un succès économique, ce village - financé en partie et géré par des opérateurs privés locaux - représentera une source d’emplois et de revenus supplémentaires pour les populations pauvres vivant traditionnellement de l’agriculture ou de l’élevage. Bénéficiaires directs du projet, les entreprises touristiques de la région auront également accès à de nouveaux outils de commercialisation et à du matériel informatique. Elles verront ainsi, grâce à une meilleure gestion de leurs activités et à une hausse de la fréquentation de la vallée suite au travail de nettoyage effectué, leurs revenus augmenter de manière significative.
Zones d’intervention : Province Uvurkhangai Budget global du projet : 209 887 euros Période : 2014 Partenaires financiers : Air France, ressources locales Partenaires opérationnels : Province Uvurkhangai, Mongolie Aventure, Mongolie voyages
Tourisme
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UN OBSERVATOIRE
HAITI
POUR UN TOURISME DURABLE
H
aïti a pour ambition de devenir l'une des principales destinations touristiques des Caraïbes. Le pays dispose en effet de nombreux atouts tels que la diversité de son environnement, sa culture et son patrimoine. Cependant, le contexte post-tremblement de terre n’a fait qu’augmenter les problèmes d’insécurité et développer des activités économiques et touristiques constitue un véritable défi pour les professionnels du secteur. Aujourd’hui, il existe une carence en informations statistiques fiables nécessaires pour pouvoir répondre aux demandes d’investisseurs nationaux et internationaux, qui n’osent investir dans un domaine encore trop instable et opaque. Néanmoins, le pays progresse tant bien que mal dans sa reconstruction et la République d’Haïti est déterminée à faire du tourisme un des fers de lance du développement économique et social du pays. La production de statistiques et d’analyses économiques constitue ainsi une priorité pour les partenaires publics, privés et associatifs du secteur. à la suite d’une réunion organisée à l’initiative du CEREGMIA (Centre d’étude et de recherche en économie, gestion, modélisation et informatique appliquée) et d’Acting for Life, un organisme dédié à l’observation du tourisme à Haïti a été créé dans la ville des Cayes, le chef-lieu du département du sud d’Haïti. Le travail de cet observatoire est essentiel tant pour les acteurs de l’économie locale que pour le gouvernement haïtien qui souhaite s’inscrire dans une politique de tourisme durable.
Réalisations 2014 Fondé sur les principes de la réduction de la pauvreté, du développement durable et de la protection environnementale, il a pour fonction première de fournir aux autorités publiques concernées des données statistiques fiables qui leur permettront de définir des politiques d’investissements efficaces pour les zones mises en marge du développement et d’étendre le réseau d’infrastructures dans celles qui disposent d’un fort potentiel touristique.
Perspectives 2015 Un guide méthodologique sur la création d’une base de données relative au secteur du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration sera élaboré et utilisé pour former et aider le personnel de l’observatoire, recruté à cette occasion. Ainsi, l’observatoire du tourisme durable créera une dynamique permettant d’améliorer les services proposés par les opérateurs du secteur grâce aux méthodologies développées; il impulsera aussi la création de nouveaux emplois et revenus pour les acteurs de l’économie locale, bénéficiaires indirects du projet.
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Tourisme
Zones d’intervention : Cayes Budget global du projet : 74 180 euros Période : 2014 Partenaires financiers : Air France, ressources locales Partenaires opérationnels : Ministère du tourisme, associations et entreprises locales
SUR LA ROUTE DES éGLISES BAROQUES
PéROU
L
a région de Cuzco, dont le site inca du Machu Pichu en est le joyau historique, dispose d’un patrimoine unique au monde. Environnement exceptionnel et diversité culturelle font de cette zone au fort potentiel une destination touristique majeure en Amérique latine. Ainsi, les églises baroques, véritables chefs-d’œuvre de l’époque coloniale, constituent un patrimoine religieux trop peu connu du grand public et qui mérite d’être valorisé. Malheureusement, le développement d’activités économiques constitue un défi de taille pour Cuzco compte tenu du manque d’infrastructures nécessaires à la relance du secteur touristique. La Fondation Jésuite du Pérou qui gère ces églises baroques a sollicité en 2013 l’expertise d’Acting for Life pour la mise en place d’itinéraires touristiques dont les retombées bénéficieront aux populations locales défavorisées. L’objectif est triple : diversifier l’offre en tourisme culturel de la région, valoriser son patrimoine religieux et lutter contre la pauvreté en générant des recettes supplémentaires.
Réalisations 2014 Ainsi, après avoir identifié les structures d’hébergement et de restauration locale à intégrer dans les itinéraires, différents scénarii de routes des églises baroques ont vu le jour. Circuits de demijournée avec restauration, de deux jours avec hébergement ou même de plusieurs jours pour visiter Cuzco, le Machu Pichu et les édifices religieux ; désormais les options ne manquent plus pour développer cette zone touristiquement prometteuse.
Perspectives 2015 Ce projet réalisé en étroite collaboration avec les acteurs locaux (paroisses, associations du patrimoine et environnementales…) a rencontré un écho très favorable auprès des autorités en charge du développement touristique et de nouveaux moyens seront mobilisés pour soutenir l’activité économique locale. Une nouvelle étape sera franchie en 2015 avec la création de nouveaux circuits intégrant l’exploration de sites naturels à plus de 4 000 mètres d’altitude, toujours dans une optique de mise en valeur des richesses culturelles et de réduction de la pauvreté.
Zones d’intervention : Cusco Budget global du projet : 12 320 euros Période : 2013 - 2015 Partenaires financiers : Air France, ressources locales Partenaires opérationnels : Association SEMPA, Université Ruiz de Montoya
Tourisme
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des publications
pour la capitalisation
D
epuis plusieurs années, Acting for Life rédige des publications techniques afin de capitaliser sur les différents projets menés sur notre axe d’intervention « Tourisme durable ». Les publications suivantes, destinées aux partenaires publics, privés et associatifs, permettent à l’association de renforcer son action de plaidoyer et faire ainsi évoluer les pratiques éthiques et responsables.
Le manuel "Formation des formateurs sur la réduction de la pauvreté par le développement touristique" Date de publication : 2012 Lieu de diffusion : Cambodge, Thaïlande, Laos Ce manuel a pour objectif de fournir aux responsables du tourisme local et national les informations les plus récentes sur les nouveaux outils créés au service du développement et de la lutte contre la pauvreté à travers le tourisme. Il traite à la fois les aspects méthodologiques et pratiques.
Le guide méthodologique des observatoires du tourisme durable Date de publication : 2013 Lieu de diffusion : Europe (Açores), Pérou, Haïti Ce guide fournit une méthodologie pour l’observation de l’impact économique pour les petites destinations touristiques afin de mieux répondre aux demandes d’informations statistiques de la part des porteurs de projets et des investisseurs, tant locaux qu’internationaux.
Le catalogue des outils d’appui technique au tourisme Date de publication : 2013 Lieu de diffusion : Afrique, Amérique latine, Asie du Nord et du Sud Ce manuel est un portefeuille d’outils techniques d’aide au développement qui présente les domaines de compétences et les différentes expériences d’Acting for Life a mis en oeuvre dans le cadre des programmes d’action conduits en Afrique, Amérique latine et Asie.
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Tourisme
Il présente ici trois domaines spécifiques : 99 Les indicateurs de tourisme durable pour le développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Très Petites Entreprises (TPE) ; 99 Les méthodes, les bonnes pratiques et les processus de réduction de la pauvreté par le tourisme pour les pays en développement (PED) et en particulier les pays les moins avancés (PMA) ; 99 Les exemples de transferts de technologies réalisés au bénéfice des entreprises touristiques et hôtelières dans les pays en développement.
Le guide "Solutions juridiques pour l’accès au foncier" Date de publication : 2014 Lieu de diffusion : Mozambique, Cambodge, Tunisie Ce guide porte sur le développement touristique et plus précisément sur les solutions envisageables permettant de faciliter la possession ou la détention stable d’un terrain nécessaire à l’édification et à l’exploitation d’éco-bungalows.
La brochure : "Solutions pour le financement des investissements touristiques" Date de publication : 2015 Lieu de diffusion : Tunisie, Djibouti, Brésil Cette brochure permet de présenter de façon synthétique les différentes formules de financements traditionnelles et novatrices accessibles aux petits opérateurs touristiques et vient compléter le guide « éco bungalow » publié précédemment en 2013.
Tourisme
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PERSPECTIVES 2015 L’année 2015 s’annonce comme une période de consolidation. De gros programmes en démarrage vont mobiliser l’ensemble de nos ressources humaines. En effet les périodes de lancement dans le cadre de projets complexes agrègent à la fois, dans des contextes nouveaux, de nouvelles compétences et de nouveaux partenaires pour répondre à de nouveaux enjeux. L’essentiel de ce qui fait la qualité de nos interventions se joue souvent dans ces moments. Le cadrage et la rigueur de nos méthodes doivent être partagés par tous. C’est un défi de chaque instant qu’une fois encore nos équipes vont relever. De plus, les co-financements doivent suivre. La plupart de nos projets demandent à être renforcés par des partenariats complémentaires et stratégiques. Nos soutiens historiques sont au rendez-vous, d’autres vont nous rejoindre.
du nouveau sur l’Association vers une meilleure communication
Un nouveau site internet va voir le jour début mai. Plus clair, plus ergonomique, il vous permettra en 2 clicks d’aller à l’essentiel et de vous tenir au courant des derniers développements de nos projets. Une nouvelle stratégie de communication institutionnelle va être établie avec une accélération de la présence d'Acting for Life dans les moments forts du monde de la solidarité internationnale (journée Faim et Climat, COP21 etc.) et un travail de fond dans les commissions de Coordination Sud , Agriculture et Alimentation (C2A), Climat et Développement (CCD) et une nouvelle à créer, Formation et Insertion Professionnelle (FIP). Ses actions devraient permettre d'accroitre la notoriété d'Acting for Life et de renforcer ses compétences.
Nouveau site internet d'Acting for Life
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Rapport d’activités 2014
Renforcement des équipes
Acting for Life va agrandir son équipe avec l’arrivée d’un Chargé de Partenariats et d’un Chargé de Communication au cours du premier semestre. De plus son expertise sera renforcée avec l’arrivée de 2 Chargés de Programme et de 2 Chargés d'Appui Financier (Afrique et Amérique Latine). Acting for Life poursuit sa volonté d'améliorer la qualité de ses équipes afin de conserver un haut niveau de capitalisation des compétences, des expériences et d'expertises dans la gestion de nos activités.
de nouveaux partenariats
Au même titre que les actions de terrain, Acting for Life renforce sa dynamique dans la recherche de fonds et de soutiens à travers la création d’un binôme Directeur-Chargé de partenariat. Ce binôme aura pour objectif de créer les conditions d’un financement innovant dans le cadre de relations pérennes et équilibrées entre l’association et ses partenaires financiers.
du nouveau sur les projets en amérique latine
Le Projet Régional d’Insertion Socio-Economique Rurale Equateur Mexique (PRISER-EM) cofinancé par l’Agence Française Développement (AFD) est très illustratif de notre ambition dans cette thématique en Amérique Latine. Il commencera au tout début de l’année 2015 et ce pour 3 ans. Sa dynamique englobera aussi notre partenaire au Pérou. Son originalité réside dans l’intégration des actions d’appui à l’entreprenariat à des dynamiques de développement économique territorial. Ce projet de dimension régionale renforcera les partenaires d’Acting for Life et mettra en œuvre deux interventions pilotes dans la région de Pahuatlàn au Mexique et dans la province d'Esmeraldas en équateur, caractérisées par leur ruralité et leur vulnérabilité. D’autres projets sont en cours d’identification dans le cadre des thématiques Production et Ressources avec un axe fort dans l’appui aux Organisations de Producteurs (OP) en Colombie et au Mexique.
En afrique
Débuté avec un pré-projet en 2014, le projet BRACED (Building Resilience and Adaptation to Climate Extremes and Disasters) soutenu par la coopération britannique (DFID) va prendre son envol dès le début de l’année 2015 et ce pour 3 ans. Sur un territoire portant sur 5 pays (Sénégal, Mauritanie, Burkina Faso, Mali et Niger) et regroupant 14 partenaires, ce projet ambitieux dans le domaine de l’agro-pastoralisme aura pour objectif de développer des modèles de production et de commercialisation innovants. Il vient en complément des projets PAPE et PRAPE sur cette même bande sahélienne extrêmement vulnérable en particulier aux aléas des changements climatiques. Dans le même temps une convention programme complémentaire à ce projet est à l’étude. Le PARSAO (Programme d’Appui à la Résilience des Systèmes Agropastoraux en Afrique de l’Ouest) œuvrant sur un large territoire de 7 pays (Mali, Burkina Faso, Niger , Côte d’Ivoire, Togo , Ghana, Benin) et regroupant plus d’une quinzaine de partenaires, aura pour objectif d’améliorer les conditions de vie des agropasteurs et contribuera au développement économique de la sous-région, en particulier en favorisant la mobilité du bétail entre les pays sahéliens et côtiers et en fournissant les services de base pour sa production et sa mise en marché. D’autres projets sont en perspective comme l’extension du projet de formation et réinsertion professionnelle dans les métiers de la pierre au Mali (phase 2 du projet Tibou Walou Yiribarede) et d’autres dans le métier de l’hôtellerie au Togo.
Atelier régional du projet PRISER-EM
Rapport d’activités 2014
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RAPPORT FINANCIER
EXERCICE 2014
Les comptes d’Acting for Life sont audités annuellement par un Commissaire aux comptes, le cabinet FAREC. Les comptes certifiés sont publiés ensuite au Journal Officiel. La présentation suivante en est le résumé. Les projets co-financés par des bailleurs institutionnels font également l’objet d’audits de vérification des dépenses réguliers.
Le compte de résultat En Euros
2014
2013
Var.
9 094 317
4352 169
+ 4 742 148
442 756
407 779
+ 34 977
14 775
929
+ 13 846
Total (I)
9 551 847
4 760 878
+ 4 790 969
3 611
90
+ 3 512
Report de ress. non utilisées sur exercices antérieurs (III)
4 887 572
4 015 707
+ 871 865
Total des produits (I+II+III)
14 443 031
8 776 675
+ 5 666 356
588 099
488 501
+ 99 598
RESSOURCES Produits d’exploitation Subventions d’exploitation Reprises amt., prov., transf. chges Produits financiers Produits exceptionnels (II)
EMPLOIS Charges d’exploitation Autres charges externes
49 352
54 603
+ 5 251
Rémunération du personnel
Impôts, taxes
616 688
558 673
+ 58 015
Charges sociales
267 772
228 914
+ 38 858
7 372
3 336
+ 4 036
2 706 237
1 630 480
+ 1 0750757
Dot. aux amortissements Dot. aux provisions Subventions accordées par l’association Charges financières Total (I) Charges exceptionnelles (II)
1 342
1 911
- 569
4 236 863
2 966 419
+ 1 270 444
3 686
10 144
+ 6 458
10 051 876
5 766 814
+ 4 285 062
Total des charges (I+II+III)
14 292 425
8 743 377
+ 5 549 048
Résultat
+ 150 606
+ 33 298
+ 117 308
Engagements à réaliser sur ressources affectées (III)
Le compte de résultat présente l’activité de l’année en mettant en avant les principaux postes de produits et de charges.
Les ressources
Au 31/12/2014, les ressources s’élèvent à 14 443 K€, contre 8 777 K€ au 31/12/2013, soit une augmentation de 5 666 K€, expliquée essentiellement par l’augmentation des subventions d’exploitation de 4 742 K€ et l’augmentation des reprises des fonds dédiés N-1 (report de ressources non utilisées sur exercices antérieurs), en lien direct avec l’augmentation des fonds dédiés constatée entre 2012 et 2013. Les subventions publiques reçues pour les projets sont en augmentation de 4 947 K€ par rapport à 2013, en raison notamment des subventions attribuées en juin (pour la phase préparatoire) et décembre (pour le projet de trois ans) 2014 par le bailleur britannique DFID pour le projet BRACED pour un total de 6 881 K€. Conformément aux principes de comptabilité d’engagement, la totalité de ce montant a été comptabilisé en subvention obtenue et apparaît ainsi à l’actif du bilan en tant que créance bailleur pour le montant restant à recevoir au 31/12/2014 (6 800 K€). Le projet démarrant le 1er janvier 2015, le passif présente des fonds dédiés au projet BRACED pour ce même montant. Le report de ressources non utilisées sur exercices antérieurs est constitué par les reprises de fonds dédiés constatées en début d’exercice. Il correspond aux ressources sécurisées pour couvrir les charges des projets (engagées et à engager) mais non encore dépensées à l’ouverture de l’exercice. L’augmentation du report des ressources non utilisées sur exercices antérieurs est en lien direct avec l’augmentation des engagements à réaliser sur ressources affectées constatée entre 2012 et 2013.
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Rapport d’activités 2014
Les emplois
Les charges d’exploitation sont constituées pour 64% par les subventions accordées par l’association. Il s’agit essentiellement des transferts de fonds versés aux partenaires locaux de mise en œuvre des projets. Ce poste est en augmentation de 1 076 K€ par rapport à 2013 en raison des lancements de nouveaux projets en Mauritanie et au Tchad, et d’un développement significatif de l’activité sur les Conventions Programmes PACTES et PRAPE. Les engagements à réaliser sur ressources affectées correspondent aux fonds déjà reçus devant être affectés aux exercices ultérieurs des projets en cours ou des projets à venir mais qui ne sont pas encore définitivement mis en place. L’augmentation significative de ce poste est directement liée au démarrage du projet BRACED au 1er janvier 2015, pour lequel la convention de subvention a été signée avec le Fund Manager (KPMG) de DFID en décembre 2014.
Le bilan En Euros
2014 brut
Amt & Prov
2014 net
2013 net
Var.
6 134
5 388
745
299
+ 446
63 865
46 728
17 138
21 152
- 4014
ACTIF Actif immobilisé Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles Immobilisations financières Produits exceptionnels (II)
170
170
3 611
0
+ 170
90
+ 3 512
Actif circulant Créances usagers et cptes ratt. Autres créances VMP Disponibilités Caisse Charges constatées d’avance TOTAL ACTIF
228
349
- 121
9 794 957
228 46 753
9 478 204
4 557 598
+ 4 920 606
17 603
1 342
16 261
15 692
+ 569
4 642 696
4 642 696
4 847 042
- 204 346
40
40
40
0
13 827 14 539 519
100 211
13 827
0
+ 13 827
14 439 309
9 442 172
+ 4 997 137
1 693 043
1 659 745
+ 33 298
150 606
33 298
+ 117 308
0
51 611
- 51 611
12 357 617
7 477 263
+ 4 880 354
PASSIF Fonds propres Fonds associatif Résultat de l’exercice PRC Fonds dédiés Dettes Emprunts et dettes assimilées Fourn. et comptes rattachés Dettes fiscales et soc. Autres dettes
0
12 218
- 12 218
97 449
64 264
+ 33 185
139 434
111 690
+ 27 744
1 160
32 082
- 30 922
0
0
14 439 309
9 442 172
PCA TOTAL PASSIF
+ 4 997 137
Le bilan traduit la situation d’Acting for Life au 31 décembre 2014.
L’actif
L’actif détaille le patrimoine de l’association qui est composé essentiellement de subventions à recevoir (rubrique « autres créances » et de trésorerie). Les autres créances sont constituées à 97% par les créances DFID (6 800 K€), Union Européenne (1 490 K€) et AFD (1 230 K€). Leur augmentation s’explique essentiellement par l’attribution de la subvention DFID pour le nouveau projet BRACED.
Le passif
Les provisions constatées au 31/12/2013 ont été reprises sur l’exercice et correspondaient pour 48 K€ à une provision constatée sur un ancien projet. La provision a été reprise à la clôture administrative et comptable du projet. Les fonds dédiés correspondent à des fonds dédiés à la réalisation de projets sur les années à venir. Leur augmentation est directement liée à la signature du contrat BRACED avec le Fund Manager (KPMG) de DFID en fin d’année.
Rapport d’activités 2014
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RAPPORT général
des commisaires aux comptes
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Rapport d’activités 2014
Rapport d’activités 2014
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RéPERTOIRE PARTENAIRES AFRIQUE (38 partenaires) Pays
Partenaires
Axe
BéNIN
ACAD (Association des Communes de l’Atakora et de Donga)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
ADECOB (Association pour le Développement des Communes du Borgou)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
POTAL-MEN, notre union
Agropastoralisme et mobilité du bétail
ANOPER (Association Nationale des Organisations Professionnelles des éleveurs de Ruminants)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
APIDEV (Association pour la Promotion des Initiatives de Développement Durable)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
BURKINA FASO
RECOPA (Réseau de Communication sur le Agropastoralisme et mobilité du bétail Pastoralisme) CRUS (Conseil Régional des Unions du Sahel)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
Conseil Régional de l’Est
Agropastoralisme et mobilité du bétail
Dewal-Weltare
Production et amélioration de la filière lait
CôTE D’IVOIRE
TSHANFéTO
Insertion et formation professionnelle
DJIBOUTI
AAT (Association des femmes artisans de Tadjouran)
Artisanat touristique
ONDT (Office national du Tourisme de Djibouti)
Valorisation de l'Artisanat et Réduction de la Pauvreté
ACIDEF (Association Citoyenne Pour la Défense des Droits des Enfants et des Femmes)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
ADISSAH (Association pour le Développement Intégré dans la Savane et au Sahel)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
MALI
AFAD (Association d’Appui et de Formation Agropastoralisme et mobilité du bétail Au Développement)
MAURICE RODRIGUES
mauritanie
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ETPBA (Enseignement Technique et Professionnel de Bandiagara)
Insertion et formation professionnelle
PDCO (Promotion pour le Développement Communautaire)
Renforcement des capacités dans le domaine de la formation
TASSAGHT
Agropastoralisme et mobilité du bétail
FONDATION RAINBOW
Formation, aides aux coopératives de travailleurs handicapés et personnes en situation de vulnérabilité
ODTR (Office du Tourisme de Rodrigues)
Promotion du développement touristique local
GNAP (Groupement National des Associations Pastorales)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
Rapport d’activités 2014
Pays
Partenaires
Axe
SéNéGAL
ADENA (Association pour le Développement de Namarel et villages environnants)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
GADEC (Groupe d’Action pour le Développement Communautaire)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
RBM – Sénégal (Réseau Billital Maroobé – Sénégal)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
NIGER
AREN (Association pour la Redynamisation Agropastoralisme et mobilité du bétail de l’Elevage au Niger) Agropastoralisme et mobilité du bétail
TCHAD
SECADEV (Secours Catholique et Développement, Caritas N’Djaména)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
TOGO
RAFIA (Recherche, Appui et Formation aux Agropastoralisme, mobilité du bétail et Initiatives d’Auto développement) gestion des ressources naturelles ETD (Entreprises, Territoires et Développement)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
FENAPFIBVTO (Fédération Nationale des Professionnels de la Filière Bétail et Viande du Togo)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
Louvain coopération
Agropastoralisme et mobilité du bétail
TUNISIE
SEABEL
Financement des Investissements Touristiques
PARTENAIRES TRANSVERSAUX
GAJEL
RBM (Réseau Billital Maroobé)
Assistance technique et renforcement des compétences
ARED (Association pour la Recherche et l’Education pour le Développement en Afrique)
Formation sur l’agropastoralisme et le commerce du bétail
CIRAD (Centre de coopération International en Recherche Agronomique pour le Développement)
Agropastoralisme et mobilité du bétail
ICD (Initiatives – Conseils – Développement)
Plaidoyer et assistance technique
CISV (Comunità Impegno Servizio Volontariato)
Assistance technique et renforcement de compétences
LVIA (Association Internationale Volontaires Laics)
Assistance technique et renforcement de compétences
VSF Belgique (Vétérinaires sans frontières)W
Assistance technique santé animale
AMERIQUE LATINE (17 partenaires) BRéSIL
CHILI
Diocèse de Marajo
Réduction de la pauvreté par le soutien aux micro projets ruraux et touristiques
UDC Foz do Iguaçu (Établissement d'Enseignement Supérieur Privé)
Formation, tourisme durable et observation du tourisme
Relmu Witral
Développement de l’artisanat des femmes Mapuche
Rapport d’activités 2014
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Pays
Partenaires
Axe
PéROU
AFT (Alliance Française de Trujillo)
Formation et sensibilisation aux impacts économiques du tourisme
CCAIJO (Centro de Capacitación Agro-industrial)
Développement de la filière lait
CEAS (Commission épiscopale à l’Action Sociale)
Insertion socio-économique
UARM (Université Ruiz de Montoya)
Tourisme Durable et Réduction de la Pauvreté
SEMPA
Tourisme Durable et Réduction de la Pauvreté
CEIBA (Corporación para la Educación Integral y el Bienestar Ambiental)
Formation, sécurité alimentaire, production d’aliments et appui aux groupes d’épargne
FCN (Fundación Colombia Nuestra)
Production et commercialisation de produits agricoles
CCONDEM (Corporación Coordinadora Nacional para la Defensa del Ecosistema Manglar)
Protection de l’écosystème mangroves, appui à la pêche et au tourisme
COLOMBIE
EQUATEUR
CEPESIU (Centro de Promoción del Renforcement des autorités locales, Empleo y Desarrollo Económico Territorial) microfinance, entreprises rurales HAITI
CEREGMIA
Centre de Recherche et d'Enseignement Supérieur
MEXIQUE
AMUCSS (Asociación Mexicana de Uniones de Crédito del Sector Social)
Micro-crédit et appui aux activités génératrices de revenus
Sierras Verdes - groupe AMUCSS
Développement des filières agricoles et des groupements d’épargne locale
Redsol Agrícola (Red Solidária de micro seguros sociales)
Micro-assurance agricole
ASIE (7 partenaires) BANGLADESH
UD (University of Dhaka, Department of Hospitality and Tourism Management)
Formation supérieure en tourisme
WATEVER
Réduction de la Pauvreté et Tourisme Fluvial
MINTUR (Ministère du Tourisme)
Réduction de la pauvreté par un développement touristique durable
NCCAM (National Committee for Clean Assest Management)
Protection de l’environnement et tourisme
INDE
ARZ
Insertion des populations marginalisées
MONGOLIE
Province Uvurkhangai
Développement touristique local
Mongolie Aventure
Tourisme durable et responsable
Mongolie Voyages
Circuit découverte
CAMBODGE
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Rapport d’activités 2014
APPUI LOGISTIQUE Depuis 40 ans, Acting for life apporte un soutien humain, financier et logistique à ses partenaires permanents : ACCIR SAHEL
DOCTORS For DISABLED
L’OUTIL EN MAIN
ACTION SOLIDARITE DES PAYS OUBLIES
EAU VIVE
LOUVAIN DEVELOPPEMENT
EMMAUS INTERNATIONAL
MALIRA MALI
EMPOWER
MEJ
ENFANTS DU MEKONG
MOUVEMENT DU NID
AFRIQUE VERTE
ELECTRICIENS SANS FRONTIERES
OIKOS
AGIR ABCD
ESPOIR ET DEVELOPPEMENT
AGRO ACTION ALLEMANDE
ESSOR
AIDE MEDICALE ET DEVELOPPEMENT
EUCHARISTEIN SUISSE
ADIE ADRP BENIN AFDI
AIDER ALAD MALI ALDEFI ALTER SANTE ALTERNATIVES SUD ASAPAC ASETA ASHALAYAM ASS ForAGE MALI ATELIERS SANS FRONTIERES ATD QUART MONDE BEN’ENFANCE CALAO CAUSSE ET SAVANE
FERT FIDESCO FONDACIO FUNDESO ESPAGNE GRDR AFRIQUE IMPACTHOPE INSTITUT EUROPEEN DE COOPERATION ET DE DEVELOPPEMENT INDE ESPOIR INTERAIDE INTER-PI INTERNATIONAL ASSOCIATION OF GROUPE DEVELOPMENT TEXAS
OIPR PAFFA PALAVRA VIVA PAO PLANETE URGENCE PRISONNIERS SANS FRONTIERES PS EAU RAFOD RESEAU ENTREPRENDRE RESEAU JEUNESSE IGNATIEN JESUITES SANTE ET DEVELOPPEMENT SCD SCI AFRIQUE SOLIDARITE ENTRAIDE MADAGASCAR SOLIDARITE LABORATOIRES SOLIDARITE PARASOLS PASSERELLE POUR L’ESPOIR
CERAS - JESUITES
INSTITUT NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION
CLAIRE AMITIE - AMICLA
JESAM
SOS SAHEL
CODEGAZ
JRS
TECHNAP AFRIQUE
COMMUNAUTE DE L’AGNEAU
JUK-SPEL DON BOSCO
TOLERANCE
CONGREGATION DES SOEURS DU CHRIST
KIRCHE IN NOT ALLEMAGNE
TOURISME ET DEVELOPPEMENT SOLIDAIRES
CPAL
LA TABLE DE CANA
DELEGATION CATHOLIQUE POUR LA COOPERATION
LATTITUDE FILM 16/35
DESAFIO CHILI
LACIM INDE
SOLTHIS
UNIS CITE FRANCE VSF - CICDA
LE ROCHER 83 ET 93 LES TROIS QUARTS DU MONDE
Rapport d’activités 2014
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ACTING FOR LIFE
40 avenue de l’Europe - B.P.07 93352 LE BOURGET CEDEX Tél. +33 (0) 1 49 34 83 13 Fax. +33 (0) 1 49 34 83 10 contact@acting-for-life.org www.acting-for-life.org
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