AU COEUR DE L’HABITAT
R éférences architecturales



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R éférences architecturales



L’agence A26 s’engage à : établir un dialogue raisonné entre ses projets et le respect de l’eau, réfléchir à diminuer la consommation d’eau potable issue du réseau de la ville, économiser cette ressource en tension, indispensable pour notre santé, notre économie et nos écosystèmes, à éviter son gaspillage, de la conception d’un projet d’architecture à son usage
L’EAU EST UNE RESSOURCE VITALE
Limiter la consommation d’eau permet de mieux préserver les réserves des nappes phréatiques et de diminuer les coûts d’infrastructure (captage, transport et traitement de l’eau).
Même si la consommation d’eau à tendance à baisser depuis quelques années en raison des comportements éco-citoyens, de la volonté de réduire notre facture d’eau et de la commercialisation d’équipements plus performants, A26 veut induire une réflexion sur la gestion du cycle de l’eau dans chacun de ses projets d’architectures.
A chaque étape d’un projet, conception, construction, usage et maintenance, il s’agit de limiter les besoins en eau, d’améliorer l’efficacité des équipements et de chercher systématiquement des voies de substitution.
Nous avons identifié 4 cibles d’interventions :
Cible 1 : L’eau et la construction
Cible 2 : L’eau du réseau
Cible 3 : L’eau de pluie
Cible 4 : L’eau grise

Notre domaine d’action

L’eau potable est précieuse
Considérer les conditions climatiques locales, y compris les précipitations et la température, dans la conception des systèmes eau
Les choix techniques :
Morphologie bâtie, Trame, Structure
Isolation des canalisations d’eau chaude pour réduire les pertes de chaleur et minimiser le temps d’attente pour l’eau chaude
Comment éviter la climatisation ?
Brumisateurs, ventilateurs, Logements traversants et ventilation naturelle
Ќ Végétalisation, bassin/ fontaine, circulation de l’air et rafraîchissement naturel...
Les procédés constructifs : la préfabrication ou l’utilisation d’éléments préfabriqués (ex: conteneurs)
les modes de constructions dits «secs» ou filière sèche la conception de cuisines, salles de bain, espaces de travail de manière modulaire
Le choix des matériaux/ composants (quelle consommation d’eau lors de la fabrication des matériaux ?)
Le choix des équipements modernes, économes en eau, plus onéreux mais rentables à long terme
Collaborer avec des experts (hydrologues, ingénieurs en plomberie, experts en gestion de l’eau) pour concevoir des systèmes eau efficaces
42% de l’eau gaspillée lors du nettoyage des véhicules et du matériel
Rechercher des ressources locales non potables
Récupérer les eaux de pluie depuis les toitures des cabanes de chantier: installer des récupérateurs d’eau de pluie temporaires pour les besoins du chantier
Réutiliser l’eau en mettant en œuvre des systèmes d’économie circulaire de filtration/décantation
Réfléchir aux installations de chantier
Installer des toilettes sèches ou des sanitaires alimentés avec des eaux non conventionnelles, non potables
Ќ Éviter la climatisation dans les cabanes de chantier : par exemple en les orientant selon les vents dominants pour créer des courants d’air
Penser aux équipements et au bon sens : éviter de couler du béton par fortes chaleurs
Ќ Équiper les tuyaux d’eau de raccords rapides qui coupe l’eau automatiquement, et de réglage de débit
Exemple de forme bâtie traditionnelle des climats chauds et secs, une construction vertueuse avec l’eau : l’architecture à patio central

L’évaporation de l’eau du bassin central rafraîchit naturellement l’espace, limitant l’effet d’îlot de chaleur et réduisant le besoin de climatisation, surtout avec des logements traversants.

Pour limiter la présence de moustiques liée à l’eau, il est conseillé d’éviter les zones d’eau stagnante, d’installer des pièges à CO2, de privilégier certaines plantes répulsives (citronnelle, basilic, géranium, lavande) ou encore de poser des moustiquaires.
Bien connaître les réseaux (canalisations, vannes, pompes) qui vont alimenter le projet.
Dialogue avec les services concernés et sollicitation d’expert pour un diagnostic du réseau performant (exemple Ax’eau).
Prévoir en amont les besoins en maintenance des réseaux.
Installer des systèmes permettant de suivre les consommations des principaux postes, via des compteurs d’eau dédiés et intelligents car bien connaître sa consommation d’eau permet d’adopter les bonnes pratiques et de mieux agir pour préserver l’eau.
Détecter les fuites potentielles avec par exemple un avertisseur de fuite ultra-sensible, ainsi qu’une « box » permettant de suivre et contrôler toutes les consommations du logement.
Des systèmes de mesures pour surveiller et ajuster la consommation d’eau dans le bâtiment en fonction des besoins réels : compteurs d’eau intelligents et systèmes de gestion de l’eau connectés.
Des mesures proactives pour éviter l’accumulation de dépôts minéraux comme le tartre, maintenir la performance optimale du réseau et prolonger la durée de vie des appareils électroménagers : adoucisseur d’eau, filtres anti-tartre.
Les équipements sanitaires à faible débit : éviers double bac, mousseurs de robinet (aérateurs qui réduisent le débit d’eau tout en maintenant la sensation de pression), robinetterie électronique qui arrête automatiquement l’écoulement lorsque les mains ne sont plus sous le robinet.
WC avec volume de la chasse d’eau réduite, chasse-d’eau à deux débits, avec lave-main sur la cuve
Douche plutôt que baignoire, douchette hydro-économe (le label WaterSense certifie les équipements économes en eau).
Installer un circulateur, un système de recirculation de l’eau chaude qui permet de fournir de l’eau chaude instantanément, ce qui réduit l’attente pour obtenir de l’eau chaude et ainsi le gaspillage d’eau
Les appareils électroménagers certifiés économes en eau (lavelinge de classe A permettent de réduire significativement la consommation d’eau (jusqu’à 50%) et d’électricité (jusqu’à 44%).
Lave-vaisselle avec programme éco voir intelligents qui sont capables d’adapter leur
consommation d’eau et d’énergie selon le nombre de couverts et leur degré de salissure pour éviter tout gaspillage.
Les espaces paysagers. Concevoir des zones paysagères qui regroupent des plantes nécessitant des niveaux similaires d’irrigation
Ќ Choix d’espèces végétales résistantes et peu gourmandes en eau et évitent l’arrosage abusif (plantes dromadaires qui ne craignent pas la sécheresse).
Arroser au petit matin ou au coucher du soleil pour éviter l’évaporation de l’eau, arrosage programmé voir système d’irrigation intelligent qui ajuste automatiquement l’arrosage en fonction des conditions climatiques, ce qui évite un arrosage excessif
La formation et la sensibilisation des usagers sur l’importance de l’économie d’eau et sur l’utilisation responsable des ressources
Le fait d’utiliser du papier 100% recyclé non blanchi permet d’économiser 90% d’eau et 50% d’énergie (1 tonne de papier recyclé permet d’économiser 20 000 litres d’eau).
L’eau

Schéma de distribution de l’eau du réseau
Notre domaine d’action
45% à 60% de l’eau utilisée au quotidien ne doit pas être forcément potable. Inciter à une meilleure gestion de l’eau pluviale : pas une goutte ne doit échapper à notre gestion et notre contrôle
L’eau de pluie peut-être utilisée dans toutes les activités qui ne nécessitent pas d’eau potable. La récupérer permet non seulement d’économiser la ressource en eau mais aussi de désengorger les réseaux d’évacuation, de participer à la gestion des eaux pluviales et à la prévention des inondations.
Valoriser l’eau de pluie dans les espaces extérieurs et pour le traitement passif des îlots de chaleur. L’eau de pluie qui n’est pas récupérée pour être stockée doit pouvoir être valorisée et s’infiltrer rapidement dans le sol : Bassins et Noues, Jardins et espaces en pleine terre, Arbres de pluie dans parking aériens, revêtements drainants...
Les équipements de récupération de l’eau de pluie doivent être conçus et réalisés, de manière à ne pas présenter de risque de contamination visà-vis des réseaux de distribution d’eau destinée à la consommation humaine : un système de disconnexion.
L’eau de pluie doit être collectée à l’aval de toitures inaccessibles (toitures sèches, tuiles, bacs, toitures végétalisées, excluant les toitures en amiante-ciment ou en plomb et les autres surfaces)
Le stockage dans une cuve en béton (la qualité physico-chimique de l’eau de pluie stockée dans une citerne béton est proche de l’idéal et le béton a le pouvoir de reminéraliser instantanément l’eau de pluie et faire remonter son Ph) hors-sol ou enterrée (la cuve enterrée présentant une plus grande capacité de stockage et protège des variations de températures).
Schéma réutilisation d’eau de pluie

Le système de filtration :
Ќ Filtration mécanique et sédimentaire permet de retenir les particules solides
Purification de l’eau par charbon actif, filtration biochimique supprimant odeurs et diminuant la quantité de micropolluants comme les pesticides et autres substances organiques dissoutes
Traitement bactéricide : Stérilisateur ultra violets ou filtre avec cartouches céramique permet de sécuriser l’eau de pluie contre les bactéries, virus et microbes potentiels. Désinfectée, l’eau est alors débarrassée des germes.
Potabilisation/consommation : micro-filtration (filtre céramique couplé avec un filtre charbon actif extrudé pour les micropolluants ou nano filtration (osmose inverse qui supprime tous les minéraux de l’eau)
Pour arroser, pas de traitement spécial
Pour remplir la chasse d’eau, l’eau de pluie doit être débarrassée des particules solides
Laver les sols, l’eau de pluie doit être débarrassée des bactéries
Pour le lave-linge et lave-vaisselle, l’eau de pluie doit être traitée et désinfectée
Réseau de chauffage et de climatisation
Notre domaine d’action
L’eau potable est précieuse

1. RÉCUPÉRER
L’eau grise est une ressource précieuse : la récupérer ou du moins en partie pour la réutiliser permet de réduire les prélèvements d’eau potable et les rejets.
La récupération de l’eau grise est une mesure proactive visant à réduire la pression exercée sur les ressources en eau douce, en particulier dans les régions sujettes à la sécheresse.
L’intégration d’une économie circulaire par la réutilisation des eaux du site par celui-ci : un système de récupération des eaux grises peut être installé pour capter ces eaux avant qu’elles n’atteignent les égouts.
Ces eaux sont ensuite acheminées vers un système de traitement pour les traiter et les purifier. Aujourd’hui, en France, il n’y a pas de règlementation sur la réutilisation des eaux usées.
Avant de pouvoir être réutilisée, l’eau grise doit être traitée pour éliminer les résidus, les bactéries et les substances indésirables. Les systèmes de filtration, de désinfection et d’élimination des produits chimiques sont couramment utilisés pour rendre l’eau grise propre et sans danger pour une utilisation non potable.
Les eaux grises traitées peuvent être utilisées de manière judicieuse pour divers besoins domestique et industriels.
Pour arroser les espaces végétalisés.
Pour remplir la chasse d’eau.
Pour laver les sols, les espaces extérieurs, les parkings, et les véhicules.
Pour alimenter le réseau de chauffage et de climatisation.
L’eau
Toitures inaccessibles

Préfiltre
Micro filtration sur robinet
Stockage EP
Micro filtration sur robinet
Traitement bactéricide
Purification au charbon actif
Filtration sédimentaire
Schéma réutilisation d’eau de pluie et évacuation de l’eau grise
Membranes d’ultrafiltration
Stockage EG Dégradation aérobie