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N° 35 - Juillet 2019

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été

NUMERO 35 | juillet ’19 | trimestriel

Cache-cache... ...avec les vaches !


L’invité

Norbert Antonier

M

a maman est descendue du mayen des Luisannes pour me mettre au monde à St-Jean le 19 juin 1927. Pour fêter mes nonante ans, nous étions 24 sur la photo avec mes filles, mes petits-enfants et mes arrière petits-enfants. J’ai vécu le remuage d’autrefois, avec ma sœur aînée et nos parents, nous passions un mois à Noës pendant le carême pour prendre soin des vignes et des prés. Le père descendait avec la grande luge chargée des bagages de Grimentz à Vissoie, là il déménageait le chargement sur le char resté bien à l’abri dans la remise et le mulet, dont nous étions co-propriétaires avec une autre famille, tirait le tout jusqu’en plaine. La pauvre bête servait nos deux familles une semaine chacune à tour de rôle. Depuis Niouc, nous prenions les raccourcis sur Chippis avec le bétail pendant que notre père continuait par la route. Ce mode de vie ma paraissait normal comme pour une grande partie des habitants de la vallée. Au retour, nous restions environ 2 semaines à St-Jean, remontions à Grimentz de fin avril à fin mai environ. Ensuite nous allions au mayen aux Luisannes avant que le bétail ne gagne l’alpage. Pendant ce temps le labeur ne manquait pas : foins, entretien des jardins, des champs de seigle et de froment, refoins, vignes tout cela étalé entre plaine et montagne. Au début novembre nous redescendions à Sierre, l’école recommençait et en décembre retour au village. La mobilité, on connaissait bien avant l’arrivée des véhicules à moteur… Puis j’ai connu ma femme, Cécile Revey de Mayoux, nous nous sommes rencontrés

à Noës pendant le carême justement et aussi lors des séjours dans nos mayens voisins. Après le mariage, nous avons vendu le bétail. J’ai participé à la construction de l’église de Grimentz et de l’alpage du Marais pour un salaire de Fr 1.80 de l’heure. J’ai pu participer au chantier du barrage de Moiry : à la carrière pour concasser le gravier et pratiquer les sondages pour s’assurer de la qualité de la roche, puis tailler les pierres pour la route pour Fr 2.56 de l’heure. On utilisait des perforatrices sans protection contre le bruit ; afin de diminuer la poussière on arrosait un peu la roche mais l’hiver on faisait ce travail à sec. J’ai été aussi chauffeur, en 1958 le mur a été terminé et en 1960 les bâtiments ont été démolis et récupérés au Tessin. On travaillait à deux équipes, une de jour et l’autre de nuit, durant 11h. d’affilée. Parfois on nous proposait d’effectuer des heures supplémentaires, ma foi on disait toujours oui. Cela nous permettait de mieux gagner notre vie. En 1961, j’ai été chef d’équipe pour la construction de la route des Mayens de Riddes et j’ai acheté un camion en 1962 ce qui m’a permis après de travailler sur l’autoroute Lausanne-Genève. L’année suivante, j’ai pris part aux terrassements du quartier du Lignon à Genève, barre d’immeubles de 1 km, la plus longue du monde à cette époque. Et en 1967, j’ai été engagé aux Remontées Mécaniques de Grimentz

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en hiver comme chauffeur de dameuse de piste. Durant l’été, j’oeuvrais avec mon camion sur différents chantiers ici et ailleurs. Quand l’heure de la retraite a sonné, j’ai vendu mon camion et travaillé jusqu’à 80 ans sur les téleskis pour les remplacements de midi. C’était agréable, on était plusieurs copains, on recevait le repas et on skiait un peu. Pendant l’été, avec ma femme on s’occupait de la vigne et du jardin. Les voyages se résumaient aux sorties de classe avec nos épouses, la dernière a eu lieu en Crête pour nos 70 ans. Aujourd’hui, j’ai un peu de mal à imaginer le futur, on est victime des lois des villes… encourager les jeunes à rester, oui mais qu’est-ce qu’on leur propose ? Dans


les alpages, il y a trop de vaches sans lait, moi je suis content, j’ai eu une reine à lait autrefois! Trop de volets clos ? Ah ça c’est la faute aux menuisiers qui ont fabriqué les volets ! Une fois, un client m’a demandé en fin de saison d’hiver pourquoi il y avait si peu de neige à côté du téleski et pourtant assez sur la piste de montée, j’ai répondu: c’est sûrement à cause de l’ombre du

câble… un peu de dérision et d’humour, ça aide souvent je crois. J’ai de la chance d’être en bonne santé, depuis que je suis veuf je marche avec les Aînés, le programme est attractif, on discute, on échange, on passe de bons moments.

Merci Norbert pour l’accueil, la disponibilité, le bel entrain et bravo pour la forme! Et merci à Chantal pour avoir organisé cette jolie rencontre. Propos recueillis par Simone Salamin

1989 - 2019

30 ans

IMPA.... IMPRIMERIE D’ANNIVIERS VISSOIE 027 475 32 70 I impa@impa.ch

tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch 3961 Vissoie

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Joël Bonnard

conseiller en assurances 079 690 51 34

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Concours

Sommaire

à la découverte d’Anniviers

2 L’invité

© Paolo Marandola

5 Sommaire

Où se trouve cette inscription gravée dans la pierre ?

A) Petites Pontis B) Grandes Pontis C) Grand Revers Envoyez votre réponse par mail à impa@impa.ch ou votre carte postale avec la mention «Concours-photo de juillet» à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers, 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie Délai de réponse: 30 août 2019 à gagner un bon de 50.au Chandolin Boutique Hôtel à Chandolin

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La potion magique des Anniviards

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Vingt ans, ça se fête !

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La passerelle du centre du Valais

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Tendre l’oreille

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Vercorin Tourisme

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Hockey Club Anniviers

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Séjour pédagogique au Sénégal

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Anniv’info

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Badminton Club Anniviers

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Football Club Anniviers

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Montagne Club Anniviers

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Anniviers Tourisme

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Saint-Jean, le 5 mai 1955

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Ski-Team Anniviers

39 AnniviersR2 40

Expo de photographies d’Ella Maillart

44 Enviedebouger.com 46

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Notre histoire.ch


traditions

La potion magique des Anniviards le vin chaud à la marmotte

Q

uelque chose est arrivé.

Le car postal ne vient plus. Des rumeurs contradictoires circulent. Les ampoules sont éteintes et le soir toute la vallée plonge dans le noir. Les rayons du supermarché se vident. On va chercher les dernières bouteilles de gaz au fond des garages. Sur l’écran du distributeur de la banque, toujours ce même message, dérisoire et mécanique : « perturbation momentanée, merci de réessayer plus tard ». Il n’y a rien dans la boîte aux lettres. Un peu d’essence arrive encore les lundis. La file d’attente serpente le long de la route jusque tard dans l’après-midi. Le téléphone de la Commune sonne dans le vide, inlassablement. Madeleine est tombée malade. Sur la porte de la pharmacie, une vieille affiche est gribouillée à la main : « fermeture temporaire, veuillez nous excuser pour les désagréments occasionnés ». Les docteurs sont partis depuis longtemps. Je ne sais pas la soigner. Grand-père n’est plus là. On a tout oublié depuis longtemps. Elle va peut-être mourir. On ne peut rien faire. Tout est là, autour de nous. Des fleurs, des racines, du miel, des minéraux, des écorces, des animaux, de la sève, des feuilles, du pollen. La nature peut nous menacer, mais aussi nous guérir. Si nous perdons ce savoir, nous risquons un jour de gratter à la porte d’une pharmacie close et de regarder, impuissants, s’étioler et mourir les êtres qui nous sont chers. Pendant des siècles, l’armoire des Anniviards n’était pas remplie de boîtes de médicaments. A cause de leur isolement et de leur pauvreté, ils avaient appris à se

Le vin chaud à la marmotte

soigner avec ce qui était autour d’eux, dans les prés, la forêt, le long des ruisseaux. Ils avaient pris soin de transmettre à leurs enfants ce savoir précieux. Dans le val d’Anniviers, pour fortifier la jeune mère, « on lui donnait du Muscat sucré ou de l’Humagne avec des œufs battus. Si la femme était trop affaiblie, on lui donnait du vin chaud sucré dans lequel on avait cuit de la viande de marmotte »1. A Vercorin, on donnait aux femmes en couches « un bouillon avec de la graisse de marmotte, du vin de Muscat ou Malvoisie, avec de la muscade et dans lequel on a trempé un fer rouge.»1. Après l’accouchement, les jeunes mères buvaient pendant une dizaine de jours le «vin des accouchées» pour se fortifier, reconstituer leur sang et nettoyer leurs organes. La cure se terminait quand avait lieu la cérémonie des relevailles2.

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Le val d’Anniviers est vraisemblablement l’unique endroit sur la planète où on trouve du vin chaud à la marmotte. A notre connaissance, une seule personne continue à le faire régulièrement. Ce savoir va-t-il se perdre ? Christian Vouardoux soulève avec ravissement le couvercle de sa casserole. Un morceau de marmotte flotte dans le vin chaud. L’odeur épaisse, étrange et entêtante remplit le cerveau. Dehors, la neige s’amoncelle. Des cerfs s’attardent dans le jardin. On apporte des plateaux de viande séchée, des cacahuètes et des mandarines. On est heureux, au chaud au milieu de l’hiver. Christian parle avec ferveur du vin chaud à la marmotte : « J’aime le goût sauvage du vin chaud à la marmotte, mais je veux surtout maintenir une tradition des Anciens. On le boit toujours à Noël, après la messe de minuit, en mangeant des


Le gras de la marmotte

mandarines, des cacahuètes et du chocolat. Quand j’étais enfant, pendant que papa cuisait le vin, on ouvrait les cadeaux. On avait le droit d’en boire une tasse à partir de 13 ou 14 ans. C’est un vaccin contre la grippe, un antibiotique contre les coups de froid. Les Anciens le buvaient pour garder la chaleur dans leur corps quand ils allaient faire du bois en hiver. Ils gardaient toujours de la graisse de marmotte pour se soigner. Ma grand-mère conservait la graisse au galetas pour se masser les jambes. On l’utilisait contre les problèmes musculaires, les entorses, les lumbagos, les crampes. On peut fabriquer des pommades en faisant fondre la graisse, sans rien ajouter. Elle pénètre facilement: les Anciens disaient que si tu mets de l’huile de marmotte dans la paume de la main, elle traverse et ressort de l’autre côté. Quand on boit du vin chaud à la marmotte, le lendemain on transpire des pieds à la tête, le gras ressort. Ce n’est pas la même chaleur que si on boit du génépi, ce n’est pas artificiel, c’est une chaleur qui vient de l’intérieur. On pue la marmotte. Quand mes parents ont la grippe, ils vont

La marmotte est mise à sécher au grenier tout l’hiver

chercher un bout de marmotte au grenier et font un vin chaud. On en garde toujours en réserve, on peut tenir le siège pendant trois ans ! Au début des années 30, l’oncle Julien tuait beaucoup de marmottes : il les préparait et descendait les vendre à la foire de la Sainte Catherine : les gens en étaient friands et en achetaient beaucoup. Dans les années 70-80 à Ayer, plein de gens cuisinaient encore du vin chaud à la marmotte, ils en buvaient à tous les tiers-temps des matchs de hockey. Mais maintenant il me semble que plus personne n’en fait. Peut-être qu’il y a moins de marmottes, que c’est plus difficile d’en trouver ou que c’est trop de travail d’enlever les poils. C’est un savoir qui est en train de se perdre, mais je vais le transmettre à ma fille. On ne fait pas de vin chaud avec d’autres animaux, car c’est la graisse de la marmotte séchée qui est importante, pas la viande.

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La marmotte est un animal emblématique de notre région. Dans le temps, les gens n’avaient pas de téléphone : pour s’appeler d’un mayen à l’autre, ils poussaient des cris dans la montagne, ils youtsaient. Par l’écho et la puissance du son, les voisins savaient si c’était grave ou si ce n’était qu’un salut. Dans chaque village, un son différent résonnait. La marmotte fait la même chose, elle avertit les autres en sifflant. Mon père fabrique du vin chaud à la marmotte, son père le faisait, et son grand-père aussi : c’est ainsi depuis la nuit des temps. On ne sait pas comment l’idée de faire du vin chaud à la marmotte est apparue : ça n’existe qu’en Anniviers alors qu’il y a des marmottes dans tout le Valais. Les Anciens chassaient pour se nourrir et séchaient la viande pour la garder, ils n’avaient pas de congélateur. Un jour, il y en a sûrement eu un plus rusé que les autres qui a voulu essayer de mettre un bout de marmotte dans du vin chaud. Les Anniviards avaient toujours peur du lendemain, peur de ne plus avoir à manger, alors ils conservaient


tonneau et quand papa et maman mourront, on boira de ce vin-là à la channe.

Christian Vouardoux et sa marmotte séchée

du vin et du fromage en prévision des lendemains difficiles et pour nourrir ceux qui venaient aux enterrements. Quand les gens montaient à pied de Sierre jusqu’à Grimentz pour un enterrement, il fallait leur donner à manger, on leur donnait du pain de seigle et du fromage. J’ai à la cave un vieux fromage de 1987 (l’année de naissance de ma fille) que je garde pour mon enterrement. Le vieux fromage se coupe à la scie, ou au rabot s’il n’est pas trop dur. Il y a cinq ou six ans, on est allé chercher avec papa un fromage de 1964 qu’on a découpé à la scie électrique. On a récupéré la poussière de fromage qui tombait et on l’a mangée : ça nous a vidé la salive et asséché la bouche. Dans la cave du village, j’ai encore un fromage de 1965. J’en mets un de côté chaque année, mais je ne les laisse plus vieillir autant. Quand grand-mère s’est mariée, son père lui a fait un tonneau de vin d’Hermitage: c’est du vin du glacier, et on l’a bu le jour de son enterrement. Maman a hérité du

A l’époque, il fallait se nourrir, le reste était secondaire. Tout le monde avait un jardin et tuait la vache. Ils ne jetaient rien et mangeaient tout. Ils gardaient même le cuir et assaisonnaient les saucisses avec la fleur de foin. Quand j’étais gamin, une fois par année, chaque famille allait au four banal du village et cuisait une fournée d’environ 60 pains de seigle. Le premier jour, il était tout chaud, mais à la fin de l’hiver papa cassait le pain à la hache. J’en prenais pour la récré et je le rongeais, j’adorais ça. La chasse avait une grande part dans la subsistance. Il y avait toujours au moins un chasseur ou un braconnier dans chaque famille. Les animaux sauvages étaient bien plus nombreux qu’aujourd’hui, car il y avait moins d’habitants, juste cent habitants ici et cent là-bas. Les Anciens n’avaient pas de télévision. Le soir, ils jouaient aux cartes ou se racontaient des blagues. Quand l’un construisait une maison, les voisins venaient l’aider, tout le village travaillait ensemble. Les planches étaient sciées à la main dans la longueur. A l’époque chacun savait tout faire. Pour l’isolation, ils utilisaient de la mousse récoltée dans la forêt et posée entre les madriers ; avec le temps, elle sèche et durcit, elle devient très solide. Maintenant, on ne saurait plus construire ces raccards en équilibre : il y a eu des tempêtes et

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des tremblements de terre, et pourtant les raccards n’ont pas bougé. Les Anciens étaient des génies de la construction, des artistes, et leur travail était très précis. Ils fabriquaient eux-mêmes les tonneaux en mélèze, avec le bois d’ici ; même les cercles étaient en bois, car ils n’avaient pas de fer. Avant la construction du barrage de Moiry, il n’y avait presque pas d’argent. Une fois par an, les Anniviards descendaient à la foire de la Sainte Catherine pour vendre des sonnettes, du fromage et du bétail à ceux de la ville. Il n’y avait pas beaucoup de travail salarié. Ceux qui étaient payés étaient guides ou gardiens de cabanes, d’autres apportaient le courrier au village à dos de mulet, fabriquaient des paniers à fleur ou des bassins… quand ils ont construit l’hôtel Weisshorn, ils ont monté toutes les pierres à dos de mulet, c’était un boulot de fou. Mon grand-père venait de St Jean : quand il a voulu venir vivre à Grimentz, il a dû acheter la bourgeoisie. Ils ont accepté parce que la bourgeoisie se vidait. Il a dû payer Chf. 1000.- mais il n’avait pas d’argent, alors il a tout payé en travail en plus de ses heures habituelles. »3 La graisse de marmotte est une médecine puissante. Elle contient des substances naturelles apparentées à la cortisone. La marmotte stocke ces substances actives dans sa graisse : c’est un mécanisme de protection qu’elle a acquis au cours des millénaires. Elle est le seul animal dans le monde entier qui dispose d’une concentration aussi élevée de cette substance4. Sa graisse contient aussi des oligo-éléments, une teneur élevée en iode et en vitamines, des Omégas 9, 6 et 3 (des acides gras polyinsaturés), des macronutriments et des acides aminés. Elle ne contient ni substance toxique ni radionucléide. Ses propriétés curatives sont étonnantes : elle élimine les bactéries pathogènes, active le métabolisme, renforce le système immunitaire, a des propriétés anti-inflammatoires, améliore la circulation sanguine, régénère la peau et aide à récupérer rapidement après une opération lourde du fait de ses incroyables qualités nutritives. En Bouriatie et en Transbaïkalie, elle est utilisée depuis toujours contre les rhumes et les


maux de gorge, les éruptions cutanées, les ulcères d’estomac, la pneumonie, la tuberculose, l’asthme bronchique, l’anémie, la pancréatite, les maladies du tractus gastrointestinal, le psoriasis, l’eczéma, les maladies du cœur et des vaisseaux sanguins, la gale, les engelures, l’arthrite, l’ostéoporose, les hémorroïdes, la grippe, les brûlures, …5 L’huile de marmotte est utilisée pour faire des massages et soulager le dos, les muscles, les articulations, les tendons et les ligaments, ainsi que pour les soins de la peau grâce à ses propriétés hydratantes et relipidantes. Chez les béribéris, on l’utilise pour lutter contre l’épuisement de l’hiver et améliorer la santé au printemps. Il faut tout d’abord trouver une marmotte

La graisse de marmotte a plus de propriétés curatives que la graisse de poisson ou de blaireau. Les habitants des zones de steppe de Transbaïkalie utilisent l’une des six espèces de marmotte vivant en Russie, la marmotte tarbagan mongole (Marmota sibirica). Elle a une fourrure luxuriante gris brun avec une teinte rougeâtre sur l’abdomen. Le secret de la puissance de guérison de la graisse de marmotte vient peut-être du fait qu’elle est végétarienne. La quantité d’acides gras polyinsaturés n’est pas constante et dépend de l’habitat de l’animal et de sa nourriture. Ainsi, les marmottes russes qui se promènent dans les champs de tournesol ont une graisse qu’on appelle « solaire » du fait de sa haute concentration en acides gras polyinsaturés, et donc de son grand pouvoir préventif et curatif. Par le passé, les habitants de Russie et de Mongolie ressemblaient beaucoup aux habitants du val d’Anniviers : ils n’étaient pas sédentaires (nomadisme ou remuage), élevaient des animaux qui les suivaient dans leurs déplacements, étaient quasiment autonomes, détenaient une connaissance médicinale de la nature qui les entourait, fabriquaient ce qu’ils consommaient, vivaient dans l’ivresse et le dénuement des grands espaces, dans une intense mystique, et … avaient conclu une profonde alliance avec le pouvoir de la marmotte.

1. Citation de l’abbé Fardel, curé d’Ayent, 1825 2. Bénédiction donnée par le prêtre aux femmes se relevant de l’enfantement. 3. Citation de Christian Vouardoux, 2019 4. Source : Deutsche Apotheker Zeitung 128, No 38/88, rapport de recherche de Hildebert Wagner et Dieter Nusser, institut de biologie pharmaceutique de Munich. 5. Source : nutritek.ru

Recette du vin chaud à la marmotte par Christian Vouardoux • À l’automne, trouver une marmotte (donc trouver un chasseur qui accepte de vous en fournir une et la vide en laissant la peau, les poils et surtout la graisse). Une marmotte permet de fabriquer environ 50 litres de vin chaud. • Enlever la graisse pour qu’elle ne fonde pas, la conserver, puis mettre la marmotte dans de l’eau chaude pour arracher les poils à la main : c’est l’étape la plus pénible car les poils ne sortent pas facilement, surtout si la marmotte est vieille. Les poils sous le ventre sont les plus difficiles à tirer dehors car la marmotte reste souvent couchée et ces poils sont très durs. Enlever les derniers petits poils au chalumeau, en faisant attention de ne pas brûler la peau. • Ecarteler la marmotte sur trois montants en bois pour qu’elle sèche. Faire

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des trous dans la peau pour la fixer sur les pièces de bois et tendre au maximum. La peau empêchera les mouches de venir pondre. De l’autre côté, remettre la graisse sur la viande pour protéger la chair. • Mettre la marmotte dans un grenier sec et aéré tout l’hiver. La placer dans un garde-manger grillagé protégé des animaux. Ne rien toucher, attendre. Quand il fait chaud la graisse fond et rentre dans la viande. • Début mai, découper la marmotte en gardant la peau et la mettre au congélateur. Dans un monde sans électricité, la laisser au grenier toute l’année. • Pour faire un vin chaud gras, choisir un morceau de patte arrière ou de ventre. Les pattes avant ou les côtes donneront un vin chaud moins gras. • Faire cuire le morceau de viande dans de l’eau pour faire sortir la graisse pendant une heure et demie environ. • Ajouter un vin chaud (Fendant, orange, cannelle, ..). Pas de vin rouge! • Laisser la graisse dans la casserole : les dernières tasses sont toujours plus fortes que les premières. C’est délicieux… • On ne mange habituellement pas la viande qui est dure et sèche, mais rien ne l’interdit. • Préparez-vous dès aujourd’hui pour que votre vin soit prêt l’hiver prochain! Pauline Archambault photos Christian Vouardoux


traditions

Vingt ans, ça se fête! L

e jeudi de l’Ascension, une centaine d’Anniviards se sont rendus à Montferrier-sur-Lez, où ils étaient attendus pour fêter dignement les vingt ans du Jumelage qui lie la commune d’Anniviers à la charmante petite commune des environs de Montpellier. Programme culturel et festif Le vendredi matin a été consacré à visiter Sète, son port, son mont Saint-Clair, d’où le coup d’œil à 360° vaut le déplacement. Dans l’après-midi, un long détour nous a conduits au Jardin de Saint Adrien installé dans une ancienne carrière de basalte. Les cors des Alpes anniviards y ont donné un concert apprécié. Le samedi a été consacré à la célébration solennelle du jubilé. Journée officielle Le matin, un cortège emmené par les fifres et tambours a parcouru le vieux village pour se rendre dans les jardins du Château. C’est au pied de l’antique bâtiment, siège de la mairie, que s’est déroulée une cérémonie officielle fort sympathique. Avant les allocutions, en présence de la consule de Suisse, la fleur des chanteurs d’Anniviers a fait découvrir à nos amis français nos différentes langues nationales en interprétant quelques pièces typiques. Les représentants des deux communes et des deux comités ont ensuite pris la parole pour rappeler comment est né ce jumelage et quel en fut le parcours durant ces vingt années, mais aussi pour en évoquer l’avenir. L’accent a été mis sur la nécessaire implication des populations pour que cette association conserve sens et vigueur. En effet, le but d’un jumelage est de susciter des échanges culturels et touristiques entre les partenaires. Ces échanges ne peuvent

Moment solennel

être réalisés que par les individus. Les discours ont ensuite fait place à l’échange des cadeaux : Anniviers a apporté une photo, aux couleurs intenses et magiques, représentant le fond du vallon de Moiry, tandis que Montferrier a offert un cadre au thème géographique symbolisant l’union entre les deux communes. Un apéritif a ensuite permis à tout le monde de se désaltérer : sangria et moules à la brasucade ont satisfait les palais les plus desséchés. Paella et pâtisserie fine ont complété le repas champêtre pris à l’ombre des platanes de la place des Grèses. Le soir, tout le monde s’est retrouvé à la salle du Devezou. Après l’apéritif, une rétrospective a remémoré les meilleurs moments de l’histoire du jumelage, alternant vidéos et photos, mêlant solennité et rires. L’émotion était aussi au rendezvous devant les images de participants aujourd’hui décédés. Philippe Chauvie a comparé les chiffres (superficie, altitude, nombre d’habitants, etc.) représentant les deux communes et conclu qu’il n’est pas nécessaire de se ressembler pour s’assem-

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bler ! Quant à Dominique Zufferey, il a évoqué diverses anecdotes qui démontrent bien l’esprit joueur et festif des Anniviards. La soirée s’est poursuivie par un repas animé musicalement au cours duquel bon nombre de nos concitoyens ont témoigné de leur talent à faire la fête. L’avenir Une rencontre du jumelage, c’est deux jours de partage entre habitants de deux communes, éloignées de plus de six cents kilomètres, réunis par un sentiment d’amitié. Ces rencontres ont lieu tous les deux ans, en alternance, une fois ici, une fois làbas. La prochaine se fera en Anniviers en 2021. On s’en réjouit d’avance ! texte Janine Barmaz photos Charly Zufferey

Les personnes intéressées à faire partie de l’Association du Jumelage sont invitées à s’annoncer auprès de Pierre Casada, par mail à info@zinalchalets.ch ou par tél. au 027 475 14 82.


Au sommet du mont Saint-Clair

À la découverte des canaux de Sète

Devant la mairie

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nature

La passerelle

du centre du Valais: bientôt une réalité?

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ancé en 2015 par l’ACA (Association des Commerçants et Artisans de St-Luc), le projet de remise en valeur du point situé au-dessus de Gilloux entre dans sa phase finale. Actuellement vous y trouverez un totem orné d’un drapeau valaisan. Ces dernières années, la commission de l’ACA a entrepris diverses démarches et actions à un rythme soutenu afin de donner un nouvel élan à la mise en valeur de ce centre d’équilibre du Valais. Les contraintes du lieu, de la zone etc. ont poussé la réflexion très loin, jusqu’à rencontrer M. Mario Botta en personne, à Mendrisio, afin de lui soumettre notre idée de mise en valeur. Idée recalée par ce dernier d’un revers de parole : on n’implante pas un élément physique sur quelque chose de virtuel…. dixit son auteur en avril 2016. A chacun son interprétation. Non pas par esprit contradictoire, mais cette rencontre a reboosté la commission au lieu de la « démonter ». A force de contacts et de conseils, le choix d’une passerelle en bois de forme elliptique et unique au monde (à la connaissance des initiants) tant du point de vue technique que de la réalisation en bois a emporté les suffrages. Nous recherchions une certaine relation/cohérence avec les astres qui rappellent la station des étoiles. Par cette passerelle circulaire, un lien s’installe entre les différents chemins à thème de St-Luc. Cette dernière tournera autour de l’emplacement actuel pour offrir à son point culminant un balcon avec une vue incroyable sur le Val d’Anniviers et le Valais central. Le diamètre de l’ouvrage n’est pas encore défini, mais devrait se situer à 35m env. Le pro-

jet est l’œuvre de M. Johann O’Connell du bureau Areal Architecture à Sierre, avec le concours de M. Patrice Dayer de Renaissance bois. Dans le cadre du travail pour l’obtention du brevet fédéral de technicien en géomatique, M. Julien Brunner est venu compléter notre commission l’espace de quelques séances. Grâce à lui, nous avons eu le privilège d’un survol de la zone par un hélicoptère muni d’appareils de très haute technologie, et d’une valeur inestimable. Ces données extrêmement précises sont une source d’informations intarissables, du diamètre de chaque arbre à une projection de pousses de ces derniers pour les 20 prochaines années. Cela permettra de modéliser l’implantation afin de se rendre compte de l’impact et de définir par exemple très précisément la coupe des arbres. Il va sans

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dire que le terrain a également été relevé avec une précision incroyable. L’association pour la valorisation et l’exploitation du centre d’équilibre du Valais (AVECEV) a vu le jour en juin 2018 avec comme membres du comité, MM. Patrick Salamin, président, Pierre-Yves Stoeri, trésorier et Martin Hannart, secrétaire. En mars de cette année ce comité a accueilli comme nouveaux membres MM. Dominique Rouvinez et Gerhard Constantin tous deux entrepreneurs actifs et connus dans la région sierroise. Ces derniers permettront à l’association d’établir des relais avec l’économie de notre canton et même au-delà. La mise à l’enquête de la passerelle sera l’étape cruciale du projet, car nous serons alors à la recherche de fonds (entre chf. 50 et 70’000.--) sans garantie de réalisation du fait de la complexité du dossier (frais


d’ingénieurs….) et de la procédure complexe (frais d’étude…) amenant à l’éventuelle autorisation de construire.

muniqué de presse, un support papier et digital sont prévus afin d’aller au bout du rêve.

En ce début d’été, une souscription pour financer cette phase cruciale est lancée via principalement notre site internet où tout le monde trouvera des infos complémentaires et les coordonnées pour contribuer à lancer définitivement ce projet. Un com-

Le jeu en vaut tellement la chandelle que le comité travaille et continuera à travailler d’arrache-pied pour décrocher le droit à la réalisation/construction, qui en finalité devrait coûter un peu plus d’un million de francs.

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Découvrez prochainement le tout sous: www.centre-du-valais.ch ou www.centreduvalais.ch et n’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions, suggestions à l’adresse mail suivante: info@centreduvalais.ch Le comité se fera un plaisir de vous répondre. Patrick Salamin


portrait

Tendre l’oreille

P

etite intrusion dans l’antre de la Tour de la Radio Télévision Suisse à Genève : ça fourmille de partout, les ordinateurs règnent à tous les étages, des pièces reçoivent la lumière naturelle du jour pendant que d’autres sont aveugles, calfeutrées de toutes parts. Mais le petit bureau occupé depuis peu par Gabriela dispose d’une belle luminosité et se situe au deuxième étage d’un bâtiment qui regroupe toute la post-production audio. Un métier invisible et mystérieux Gabriela exerce la profession d’illustratrice sonore, on peut régulièrement voir son nom figurer au générique de magazines tels que Passe-moi les jumelles, Temps Présent, Dans la tête de…, Caravane FM, 3609, Mise au point, TTC, A bon entendeur… ou même de fictions comme Double Vie, série diffusée en début d’année. Si vous avez suivi l’émission Mise au point du 12 mai dernier, vous avez peut-être été touchés par un sujet tourné à Rive Neuve par le journaliste Raphaël Guillet et intitulé « Faim de vie ». Gabriela en a été l’illustratrice sonore. En Suisse, ce métier n’existe plus qu’à la RTS où il est pratiqué par huit personnes, cinq femmes et trois hommes. Dans d’autres structures, ce sont les monteurs qui se chargent de l’illustration sonore. Pas toujours évident de trouver le bon accompagnement musical en tentant de se mettre dans la tête de la personne responsable du reportage. Il s’agit de dénicher la perle qui met en valeur le thème sans l’écraser. Investir son énergie pour apprivoiser le sujet… ou pas. Si ce n’est pas le cas, «quelques jurons, un café avec un collègue et on repart

Gabriela en pleine recherche du son le meilleur

aux charbons !» explique Gabriela. On parle de sons directs (interview et sons synchrones), d’ambiances (oiseaux, vent…), de bruitages (une porte qui claque, des pas…), d’effets (cloches de vaches, passage de voitures…) mais la musique demeure le centre des préoccupations des illustrateurs sonores. Dans les fictions, la musique est composée à l’image par un musicien, l’approche suit un itinéraire tout différent. Le challenge reste élevé car il faut toujours chercher des idées et les proposer rapidement. Depuis 2015 il n’est plus possible d’utiliser de la musique commerciale, celle que nous achetons et écoutons : variété, jazz, rock, folk, opéra, musique électronique, musique de films, etc. pour illustrer les sujets de la RTS. Les illustrateurs sonores doivent se contenter de recourir à des morceaux «libres de droits» fournis par différents éditeurs musicaux. «Libres de

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droits» ne signifie pas gratuits mais, pour autant qu’elle soit déclarée, une musique peut être mise en jeu sans le consentement des labels producteurs. Caravane FM fait exception à cette règle puisque chaque intervenant dédicace un morceau de musique. Pour aboutir au reportage final, on procède d’abord au tournage, puis au montage image ensuite à l’illustration sonore et on termine avec le mixage. Le vendredi, le planning se prépare pour les trois semaines qui suivent. Une émission comme Mise au point demande quatre jours de travail à l’illustrateur pour finaliser les sujets pour le dimanche soir. La richesse d’un parcours sinueux Entrée à la Télévision en 1991, on ne peut pas dire que le parcours de Gabriela ait suivi un long fleuve tranquille. Après le collège en langues modernes et un peu


d’ethnographie à Neuchâtel, c’est par une collaboration avec la Cinémathèque Suisse à Lausanne que débute son itinéraire professionnel. Un film sur le cinéma suisse se préparait pour le 700ème anniversaire de la Confédération. Pendant deux ans, Gabriela a pu travailler grâce à «un contrat crève-la-faim mais qui ne se refusait pas» dans ce lieu magique que Freddy Buache, en immense connaisseur, menait en maître. Il possédait un répertoire d’anecdotes incroyable. Grâce à ce travail, Gabriela a côtoyé le petit monde du cinéma suisse et visionné des centaines d’heures de pellicules. A la fin de ce contrat, à la faveur d’un tuyau d’Alain Tanner, elle donne le bon coup de fil au bon moment pour intégrer une équipe de montage image d’un film de cinéma. Suivent deux autres films, dont un monté dans les locaux de la RTS… qu’elle n’a plus quittée depuis ! C’est le début de quinze ans de montage son fiction, sur bandes magnétiques pendant quelques années puis sur ordinateur.

Parfois, il fallait se rendre à Berne, Paris ou Bruxelles pour le bruitage et le mixage, «le bon temps et la récompense du dur labeur» mais aujourd’hui tout se fait à Genève. Un stage de six mois à Canal 9 en 2000 lui a aussi permis de valoriser son expérience, d’apprendre beaucoup en retour et de rencontrer des gens formidables. Puis en 2006, alors que la production de fictions à la RTS est au point mort, une formation avec Béatrice Lapp «une personne magnifiquement drôle» lui a fait découvrir encore mieux ce métier de maturité qu’est l’illustration sonore.

Pour ma part, j’ai traversé les coulisses d’un monde en effervescence, d’une ruche en ébullition, où la tension devient palpable lors d’émissions en direct… alors maintenant je sais qu’il faut bien tendre l’oreille pour percevoir le beau travail effectué dans l’ombre par la discrète Gabriela Ackermann. Elle qui n’a jamais lâché son point d’ancrage à Vissoie et toujours gardé son domicile en Anniviers. Merci à elle et à Raphaël Guillet pour leur accueil, et surtout à Gabriela pour sa patience à me laisser entrevoir la complexité de ce monde-là, mais quelle passion !

Gabriela est reconnaissante de pouvoir travailler pour le service public, malheureusement les sujets évoqués sont trop rarement positifs selon elle. Pourtant elle qualifie son parcours de chanceux, «les planètes se sont toujours alignées au bon moment», le métier est fascinant et exige des épaules solides.

Simone Salamin

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Vercorin Tourisme

Présentation de l’Association Culturelle et Artisanale de Vercorin Interview de Claude Franzetti, présidente de l’ASCAVE QUADRI (%) P A P IER N O N CO U CH É

Le vendredi 5 avril 2019 a eu lieu à la 0 90 0 Maison Bourgeoisiale de Vercorin l’As10 10 0 semblée constitutive d’une nouvelle 95 0 0 Association 0 0 faîtière 100 Culturelle et Artisanale de Vercorin « ASCAVE ». Pouvez-vous nous présenter l’association? D’où est venue l’idée? Cette association représente l’artisanat local et défend les intérêts des artisans de Vercorin et de la commune. Par cette organisation, nous voulons faire connaître nos événements culturels et ainsi maintenir une vie dans le village. L’idée est venue de quelques artisanes voulant faire connaître l’artisanat local au travers de plusieurs manifestations qu’elles ont organisées en collaboration avec l’office du tourisme. Nous désirons développer nos événements culturels par des expositions de genre différents y compris l’artisanat, par des conférences interactives et autres activités. Pourquoi est-ce important pour Vercorin ? Pour maintenir une vie sociale dans le village tant en basse saison qu’en période touristique. Pour les habitants, il est important qu’ils aient des occasions de se rencontrer et pourquoi pas créer des liens. Nous voulons aussi participer à l’avenir de la station et lui donner une plus grande visibilité grâce à ses activités. Pourquoi le nom ASCAVE ? Comme le nom de l’Association était long, nous avons pris les deux premières lettres d’association, la première lettre de culturelle ainsi que la première d’artisanat et les deux premières lettres de Vercorin = ASCAVE. Quels sont les buts de l’Association ? • Maintenir une vie sociale dans le village de Vercorin par des activités et événements au cœur du village. • Faire connaître et promouvoir l’Artisa-

nat et les Artisans locaux (Vercorin et les villages de la Commune) par des événements ponctuels. Soutenir la formation de base et transmettre des savoirs artisanaux par des rencontres ou des cours. • Défendre les intérêts de nos différentes activités. • Création de diverses activités culturelles pour les habitants et les touristes. Quelles sont vos activités durant l’année ? Nos activités sont diverses durant toute l’année, les principales sont : Les hivernales et estivales artisanales qui sont des marchés qui ont lieu le vendredi après-midi au Parc à Moutons en haute saison. Nous privilégions l’artisanat local qui est très diversifié et très apprécié des touristes. Le Marché de Noël a été créé en 2015. Il se déroule le premier week-end de décembre (samedi et dimanche) dans la Maison Bourgeoisiale et au Parc à Moutons. Il y a une quinzaine d’exposants, tous locaux, il y a des friandises faites maison et aucune revente n’y est autorisée. Pour les enfants, il y a des bricolages de Noël offerts par les artisans, chaque après-midi. Le Marché des Artisans-Créateurs est organisé par notre artisane, Catherine Lambert. Ce marché a lieu le premier dimanche d’août et accueille entre 20 et 25 artisans-créateurs. Visite du jardin médiéval : vous pouvez visiter un jardin créé comme au temps des chevaliers à Briey durant l’été. Cette visite en vaut la peine et vous pouvez vous inscrire à l’office du tourisme. Les Tricoteuses de Vercorin : depuis quelques années, un groupe de tricoteuses se réunit tous les mercredis après-midi dans un restaurant du village. L’activité est ouverte à tous, y compris les touristes. C’est l’occasion de partager son savoir,

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d’aider à un ouvrage, et même d’apprendre à tricoter. C’est aussi un moment convivial, de rires et de partage. Les Rencontres de Vercorin présentent des conférences interactives dont le thème principal cette année est « des gens passionnés ». Elles ont lieu chaque deuxième samedi du mois à 18h00 avec une pause en juillet et août. Les Soirées Contes ont lieu quatre fois par année, à Carnaval, à la St Valentin pour des contes coquins et pendant les fêtes de Noël. Notre conteuse est une personne du village, qui vit ses contes. Une soirée qui se passe soit à la Maison Bourgeoisiale soit au Parc à Moutons. Quels sont vos projets pour l’avenir ? Les projets sont nombreux, mais un projet nous tient à cœur pour cet été. Nous allons créer un Chemin des Artisans à travers le village. Les artisans ouvriront les portes de leur atelier une fois par semaine et montreront ce qu’ils font. Au parc à Moutons, 3 à 4 artisans feront aussi découvrir leur artisanat. Ceci se passera cet été du 15 juillet au 15 août 2019 et les visiteurs sont libres de se promener comme ils le désirent. Un dépliant sera à leur disposition à l’office du tourisme. Quels sont vos souhaits en vous lançant dans cette aventure ? Nous désirons mettre en évidence les activités artisanales et culturelles en plus des activités sportives et touristiques. Nous désirons, dans la mesure du possible collaborer avec les autorités et les autres acteurs du village. Nous espérons que cette association apportera un plus et que les habitants et les touristes prendront plaisir à y participer. Alessia Vincis, coordinatrice animations Vercorin Tourisme


Jamais deux

sport

sans trois

C

omme l’indique le titre ci-dessus, la saison s’est achevée comme l’année dernière avec le titre de champion cantonal de 3ème ligue pour notre équipe fanion. Un grand coup de chapeau à nos joueurs ainsi qu’à nos deux coaches David Viret et Elvis Clavien.

déroule sur 10 tournois. L’équipe a gagné la majorité des tournois. Les deux coaches, Anthony Hug et Valentin Savioz, ont fourni un excellent travail.

Contrairement à l’année dernière les coaches ont donné un peu plus de glace aux plus jeunes, durant la saison régulière, et cela fut une très bonne chose pour leur formation. Les play-offs ont débuté par un premier tour, pas facile à négocier, face à Crans-Montana, avec deux victoires à la clé. Puis la demi-finale face à Nendaz (HC Valais-Chablais IV) avec trois victoires et enfin la finale, face à Crans-Montana (la nouvelle formule des play-offs proposée par la ligue et les clubs) que notre équipe avait déjà battu lors du premier tour. Mais bon, qu’à cela ne tienne, puisque cette finale a été remportée, haut la main, par nos joueurs en trois matchs également. La finale s’est jouée, comme les deux dernières années, à la patinoire de Graben devant plus de 300 spectateurs. Je profite de remercier les supporters et supportrices présents à la patinoire de Graben pour ces deux matchs en semaine d’ailleurs.

L’équipe des Piccolos a vécu une bonne saison, car le niveau du groupe est toujours très relevé. En effet les équipes de Viège, Sierre 1 et 2 étaient d’un niveau supérieur. Cependant l’équipe s’est très bien comportée et a remporté quelques matchs. A noter l’excellent travail du coach David Viret, qui possède deux casquettes : entraîneur de la 1ère équipe ainsi que de celle des Piccolos.

Concernant les juniors L’école de hockey se porte toujours autant bien avec la participation de plus de 25 enfants sous la houlette de : Mathias Melly, Thomas Melly, Bastien Rossi et Antoine Emery. A noter le nombre élevé de filles ; en effet elles ne sont pas moins de 17. L’équipe des Bambinis a connu une saison magnifique. Le championnat des Bambinis est composé de 6 équipes : Sion (1-2), Sierre (1-2), Viège (1-2) et Anniviers et se

L’équipe des Moskitos B était inscrite sous Crans et heureusement que nos cinq joueurs étaient présents à tous les matchs car nous n’avons pas pu compter sur l’équipe de Crans. Qu’à cela ne tienne, nos joueurs ont fait honneur à leur équipe en remportant quelques matchs sur l’ensemble des tournois. Les Minis A ont connu une saison en deux temps. Après un départ laborieux l’équipe, sous les ordres de Mario Rossi, a bien terminé le championnat avec un total de 18 points. L’équipe termine à une encourageante 7ème place. Contrairement à l’année dernière, le traditionnel Postfinance Trophy a pu se dérouler dans de bonnes conditions. Nous avons

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pu inscrire deux équipes pour les demifinales à Fribourg. Je profite de l’occasion pour remercier tout le personnel du centre scolaire d’Anniviers ainsi que son directeur, Frédéric Zuber, pour le travail effectué auprès des élèves afin de promouvoir le hockey sur glace dans nos écoles. Pour terminer j’aimerais remercier, en premier lieu, tous les parents des juniors et de la première équipe qui se donnent sans compter pour le club. Je remercie également les sponsors, la commune d’Anniviers, le centre scolaire d’Anniviers, les dirigeants du HC Sierre, les maîtres de glace, les chronométreurs, le personnel de la cantine, les entraîneurs et assistants, les joueurs, les supporters ainsi que mes collègues du comité. A toutes et à tous rendez-vous la saison prochaine ! Frédéric Pellat, Président du HC Anniviers


témoignage

Séjour pédagogique au Sénégal

Durant l’année scolaire 2018-19, Eliane Crettaz a étudié à l’Ecole de Commerce et de Culture Générale de Monthey pour obtenir une maturité pédagogique, qui permet d’entrer à la Haute Ecole Pédagogique. Dans le cadre de cette formation, le cours intitulé Enseignement par projet impose aux étudiants de mettre sur pied des ateliers pédagogiques qui pourront être utilisés dans des classes valaisannes. Cette année, un concept nouveau a été proposé aux étudiants : préparer des ateliers destinés à une école primaire sénégalaise, que les élèves iraient animer sur place lors d’un séjour à Kaolack. Eliane a été séduite par l’idée et s’est lancée dans l’aventure avec douze de ses condisciples. Elle nous explique. Kaolack, chef-lieu de la région éponyme, est un port fluvial et l’une des plus grandes villes du Sénégal. Elle est située à environ 200 km au sud-est de Dakar et compte près de 300’000 habitants. Elle est un centre important du transit de l’arachide, culture de rente du Sénégal. Pourquoi le choix de Kaolack ? Parce qu’une enseignante, Rosalia Faganello, se rend chaque année dans cette ville, depuis près de vingt ans. Il y a une dizaine d’années, elle avait déjà conduit trois étudiantes dans une école, dont elle soutient les professeurs. La direction de l’ECCG a jugé que le moment était venu pour une nouvelle visite au Sénégal. J’imagine que vous n’êtes pas allées là-bas que pour proposer des ateliers pédagogiques. Non, bien évidemment ! Nous avions un répondant local qui nous a fourni une

Dans les mallettes se cachent des trésors

liste de choses dont l’école avait particulièrement besoin. Il a été décidé d’offrir à chacun des sept cents élèves une mallette contenant le matériel scolaire nécessaire. Tous ces objets devaient être achetés une fois sur place, comme les bibliothèques faites par un artisan local. De Suisse, nous avons amené des livres, des jeux et des affaires de foot. Pour tout cela, il vous fallait de l’argent. Comment l’avez-vous obtenu ? Notre voyage, nous l’avons financé nousmêmes. Pour le reste, tout l’établissement, aussi bien les professeurs que les élèves, s’est impliqué dans la recherche de fonds: par exemple en organisant une vente de sugus (qui a rapporté Fr. 1’200.-) ou en reversant le bénéfice du repas de Noël. Personnellement j’ai mis en place une recherche de financement participatif qui a bien marché. L’émission Chacun pour tous de la Radio romande et l’Oeuvre Suisse d’Entraide Ouvrière nous ont permis d’obtenir le ma-

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tériel que nous avions prévu d’emmener avec nous et Caran d’Ache a donné cinq kilos de crayons neufs. Pour les mallettes et leur contenu, la facture s’élevait à Fr. 6’200.- Heureusement des dons privés ont été versés sur le compte créé pour l’occasion. Ainsi une dame, qui a entendu parler de notre action à la radio, a versé mille francs, parce qu’elle voulait soutenir un projet concernant le Sénégal. C’est vraiment chouette de voir que quand on a besoin d’aide les gens sont là ! Quels types d’ateliers pédagogiques avez-vous préparés pour l’école Mahawa Sémou Diouf ? Nous avons préparé des ateliers que l’on pourrait aisément animer là-bas en tenant compte de la grande différence des moyens à disposition et des guides pédagogiques. Nous avons conçu des activités en rapport avec la gymnastique, la musique, le bricolage et l’enseignement par le jeu. Il était nécessaire de garder à l’esprit aussi le nombre d’élèves par classe bien plus élevé qu’ici.


Des rayonnages bien garnis

Comment était organisé votre séjour à Kaolack ? Nous y avons séjourné du 7 au 17 mars. Nous étions logées dans un hôtel et accompagnées de notre titulaire, qui est aussi la sous-directrice de l’école, de l’enseignante qui va régulièrement là-bas, ainsi que de l’enseignante responsable du projet et de sa famille. Son mari a tenu le rôle de photographe. Quelles en étaient les grandes lignes ? Les premiers jours nous avons fait des excursions et tenté de nous acclimater aux 42 degrés à l’ombre. Nous avons aussi préparé les mallettes pour les sept cents élèves. À partir du lundi, nous sommes allées chaque jour à l’école pour distribuer ce que nous avions apporté et faire les activités prévues. Commet se passe une journée à l’école ? L’école commence à 8 h, le matin, par des chants et des danses accompagnant le lever du drapeau, dans une ambiance très militaire. Au milieu de la journée, il y a une longue pause de quatre heures à cause de la chaleur, puis reprise de l’école qui se termine vers 17 h 30. Les élèves ont entre 6 et 12 ans. Ils suivent le système français. C’est d’ailleurs la langue d’enseignement. Ils apprennent aussi l’anglais et l’arabe. Le dialecte local est le wolof. Les plus petits ne parlent que ce dialecte. Les classes sont mixtes. Du point de vue pédagogique, il y a aussi des différences, puisque la cravache est d’usage dans les classes !

La fête avant le retour

Et l’accueil ? L’accueil fut incroyable, excessif. Les enfants étaient super heureux de nous voir. Le matin, quand nous arrivions en bus, c’était dangereux, parce qu’ils se précipitaient vers nous. Ils avaient plaisir à établir le contact, soit en nous touchant, soit en nous parlant. Ils répétaient souvent des questions toutes simples juste pour le plaisir de discuter. Ils nous témoignaient de la déférence. C’était presque trop, un peu comme si on nous avait mises sur un piédestal. Ils nous ont apporté tellement plus que nous avec nos crayons ! Ils ne mangent pas à leur faim, portent des habits déchirés, vivent dans des conditions de grande pauvreté et ils sont tellement heureux ! Un peu l’inverse de chez nous. Le dernier jour, ils ont fait une immense fête afin de nous remercier. Et la vie là-bas ? Notre répondant local et une de ses collègues nous ont fait découvrir diverses facettes de la vie à Kaolack. Ils nous ont emmenés au marché et appris à marchander. Ils nous ont expliqué comment manger, dit ce qui ne se fait pas, initiés aux superstitions. Nous avons goûté à la cuisine locale : tous les midis nous mangions à l’école, assises sur des nattes, nous servant de nos mains. Nous avons découvert le jus de bissap et la bouye, qui sont des boissons typiques. Quel est le bilan de cette expérience peu commune ? Plein de souvenirs forts. Un livre de photos, avec de courts témoignages de chaque participant, qui retrace l’ensemble du sé-

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jour africain. Nous avons aussi ramené de Kaolack un arbre dont le feuillage est fait de mains en papier coloré. À notre retour, il restait de l’argent, Fr. 9’000.- précisément, qui ont servi à payer la réfection de la toiture de l’école. Enfin, une soirée de remerciements a été organisée, à laquelle ont pu participer les donateurs et les familles proches. Elle a été l’occasion de raconter notre formidable expérience. Et sur le plan personnel ? Je ne regrette pas d’avoir participé à ce projet, même s’il m’a demandé énormément d’énergie. Le choc des cultures a été assez violent. Propos recueillis par Janine Barmaz photos Richard Chapuis

« La météo disait 42 degrés mais les cœurs bouillonnaient d’une chaleur humaine incomptable. Nos cernes creux et bleutés représentent aujourd’hui l’énergie mise tout au long de ce projet. Comme on dit chez moi, avant de lâcher, on ne lâche pas… Et pourtant, l’horloge suisse s’est arrêtée l’instant d’un voyage. Nous n’avions plus d’heure mais uniquement du temps. Chaque jour était une révolution, une charge émotionnelle brusque, un enrichissement personnel. Les sourires imagent aussi bien les larmes de joie échappées lors du séjour que les mots inexistants pour décrire ce voyage. L’Afrique ça ne se raconte pas, ça se vit. » Commentaire d’Eliane tiré du livre Mahawa Semou Diouf Project – Kaolack 2019


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Les brèves r

Défibrillateurs sur le territoire de la commune En collaboration avec l’association Cœur Wallis, la commune d’Anniviers, s’est dotée de 10 défibrillateurs (AED), installés aux emplacements suivants : Ayer : Route de Zinal 45 – Local de voirie Grimentz : Route des Amis de la Nature 3 – Départ des RM Grimentz-Zinal SA Zinal : Rue des Cinq 4000 11 – Entrée de l’école suisse de ski Mission : Route de Mission 16 – Rez inférieur du café Le Cholaïc St-Jean : Route de Mayoux 34 – façade Sud du café La Gougra Chandolin : Route des Plampras 11 - Entrée du local des pompiers St-Luc : Place de l’Eglise 24 – Entrée local du feu Vissoie : Route de la Fusion 5 – Entrée du poste de police municipale (à l’intérieur) Mayoux : Montée de la Puchotta 1 – façade arrière de la chambre du pain

ote n à

La bibliothèque scolaire et municipale est fermée du 1er juillet au 6 août ! Belles vacances et à bientôt !

Les emplacements détaillés, avec photos, sont disponibles sur le site internet de la commune. Cœur Wallis Cœur Wallis est une association d’utilité publique à but non lucratif créée le 8 mars 2018 et qui propose des mesures permettant d’améliorer les chances de survie pour les personnes victimes d’un arrêt cardio-respiratoire (ACR) dans le canton du Valais. Les chances de survie dans les minutes qui suivent un ACR s’amenuisent chaque minute de 10% pour être à moins de 10 % après 10 minutes. Cœur Wallis a deux missions : • Créer un vaste réseau de secouristes (Public Responders) qui, grâce à l’application Cœur Wallis, pourront se rendre au plus vite auprès d’une personne victime d’un arrêt cardio-respiratoire • Lever des fonds pour acquérir des défibrillateurs et les mettre à disposition des communes qui les rendront accessibles 24/24 Conditions pour devenir « Public Responders » : - Être âgé de 18 ans minimum - Avoir un certificat BLS AED valide min. 3 mois ou certificat équivalent - Résider en Suisse - Disposer d’un smartphone pour télécharger l’application Cœur Wallis Si vous désirez intégrer le réseau de Public Responders, merci de faire part de votre intérêt à la commune par mail à l’adresse : technique@anniviers.org Dans tous les cas, appelez immédiatement et sans tarder le 144

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Déchetterie d’Anniviers à Ayer Lieu-dit « GRANDS PRAZ » Nouveaux horaires d’ouverture dès le 1er juillet 2019: Mardi 14H00 à 18H00 Vendredi 14H00 à 18H00 00 00 Samedi 9H à 12H - 14H00 à 17H00


Remise des mérites et distinctions 2018

C’est le 9 mai dernier qu’a eu lieu la remise des distinctions et mérites sportifs et culturels 2018 décernés par la Commune d’Anniviers. Voici le palmarès des heureux lauréats ayant reçu une distinction sportive ou un encouragement pour un de leurs brillants résultats:

Félicitations, encouragements et gratitude ont été adressés tant aux champions qu’à leurs entraîneurs et parents ainsi qu’à la commission culturelle et sportive pour le soutien et la contribution à la vie associative du val d’Anniviers. Ce moment a été égayé par le son de la cornemuse, MERCI à Kewin Schneiter, pour sa prestation musicale ! C’est dans une ambiance chaleureuse et conviviale que s’est terminée la soirée agrémentée par un apéritif offert par la Commune d’Anniviers ! Christiane Favre

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• Tobias Baumann, judo, 3ème au championnat valaisan • Ilan Ménard, athlétisme, 1er de la Tournée valaisanne • Ignatius Mctighe, natation, 1er brasse championnat suisse • Marmaduke Mctighe, natation, 9ème au championnat suisse • Agnès Mctighe, natation, 6ème à la Course de l’Escalade • Damien Revey, ski alpin, 5ème au slalom et G5 IRW • Aymeric Hannart, ski alpin, 3ème au grand prix Migros, finale suisse • Loris Guilhaume, parapente acrobatique, 6ème au championnat suisse

Le badminton club reçoit un mérite sportif pour la création d’un groupe junior. Un mérite spécial est attribué à la commission du patrimoine présentée ci-après.


Mérite culturel à la Commission Patrimoine et Tourisme Anniviers La Commune d’Anniviers a décerné un mérite culturel à la Commission Patrimoine et Tourisme Anniviers pour la mise en valeur du patrimoine, et en particulier pour l’organisation du Week-end du Patrimoine d’Anniviers. La Commission a été créée en 2011 par Simon Wiget, suite à une rencontre avec Simone Salamin et Dilecta Epiney qui venaient de terminer la formation de guide du patrimoine. La Commission est formée d’habitants de tous les villages qui ont réalisé pour la plupart les Parcours Historiques (2011-2014). Aujourd’hui, les membres guident les visites des villages et organisent le Week-end du Patrimoine dans leurs villages respectifs. L’idée du week-end, organisé pour la première fois en 2016, est née pour valoriser les Parcours Historiques, mais aussi pour fédérer d’autres projets liés au patrimoine ainsi que les personnes et les différentes sociétés concernées. De 2014 à 2018, les Offices du Tourisme d’Anniviers ont vendu 7400 brochures de Parcours Historiques en français et 1000 livres. Environ 500 personnes participent aux visites et ouvertures du Week-end du Patrimoine.

La Commission remercie très chaleureusement la Commune d’Anniviers et Christiane Favre. Ce mérite honore les membres de la Commission et le travail effectué jusqu’à présent, mais également toutes les personnes qui œuvrent à la réussite du week-end. Environ 50 personnes et 20 sociétés, bourgeoisies et associations contribuent chaque année au succès de cette manifestation. Membres actuels Charly Abbé (Pinsec et Mayoux), Raphaël Antonier (Grimentz), Janine Barmaz (Mission), Jean-Marc Caloz et Paul-André Florey (Vissoie), Yvonne Jollien et Gaby Faust (Fang), Michael Moret (directeur Anniviers Tourisme), Simone Salamin (Saint-Luc), Claudia Savioz (Les Morands, La Combaz et Cuimey), Elisabeth Crettaz Stürzel (historienne de l’art), Mali Wiget (Saint-Jean), Adriana Tenda Claude (coodinatrice Commission, responsable Week-end du Patrimoine). Anciens membres Emilie Salamin Ducourtil (Grimentz), Huguette Epiney (Chandolin), Jean-Christophe Lana (Mission), Dominique Rion (Niouc), Willy Théler (St-Luc), Norbert Jungsten (Monuments Historiques Valais), Simon Wiget (directeur Anniviers Tourisme).

ATTENTION !

Le lit de la rivière et ses rives peuvent être inondés plusieurs fois par jour suite à l’exploitation d’un barrage ou d’une prise d’eau. La présence des panneaux indique un DANGER PERMANENT

Bei der Nutzung eines Stausees oder einer Wasserfassung können das Flussufer und seine unmittelbare Umgebung mehrmals täglich überschwemmt werden. Die Warntafeln machen auf eine STÄNDIGE GEFAHR aufmerksam.

Il letto del fiume e questi accessi possono essere inondati più volte al giorno in seguito al funzionamento di una diga o di una presa d’acqua. La presenza dei pannelli indica un PERICOLO PERMANENTE

The river bed and banks may be flooded several times a day because of the operation of a dam or water intake. The presence of these warning signs indicates a PERMANENT DANGER

Plus d’information - Mehr Information- Più informazione -More information : www.avpee.ch Secours – Hilfe – Aiuto – Help :

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Adriana Tenda Claude


ANIFOR à Zinal

Une mini école hôtelière ouvre ses portes en septembre

L’Ecole Hôtelière de Genève (EHG), a décidé d’ouvrir un nouveau centre de formation à Zinal : ANIFOR. Son ouverture est prévue le 23 septembre prochain. Que signifie ANIFOR ? ANI : pour Anniviers et FOR : pour formation : c’est donc un centre de formation dans le Val d’Anniviers ! La Mission d’ANIFOR La responsable du centre, Sina Frey, nous explique : « Il y a beaucoup d’écoles hôtelières en Suisse, mais la plupart forment des managers et les hôteliers/restaurateurs eux, ont besoin aussi de personnel formé à des postes plus spécifiques ! » « Nous avons besoin de gouvernantes, de concierges d’hôtel, de barmen expérimentés », nous disent les professionnels de la branche. Eh bien soit, le Directeur Général de l’EHG, Alain Brunier a pris la chose au sérieux : le centre qui ouvre prochainement à Zinal proposera des formations de Concierge d’hôtel, Gouvernante d’étages, Gestionnaire de bar et même, Responsable de spa. « Pourquoi Zinal » ? nous demandent les Genevois ? Et pourquoi pas !!! Quelle chance de pouvoir étudier sous la couronne impériale, au cœur de cette belle vallée. Et quel luxe pour les apprenants de pouvoir utiliser les installations hôtelières de la Société des cinq 4000, s’exercer à la Réception du Besso, au Bar de l’Europe, ou dans les chambres de l’hôtel de la Pointe. Les cours ont lieu pendant les périodes de basse et hors saison et ainsi la formation n’affectera pas la forte activité de l’hiver ou de l’été. Des stages dans les hôtels du Val d’Anniviers, mais aussi dans d’autres hôtels du Valais et de la Suisse, auront lieu pendant la pleine saison.

Tout a été étudié, avec le soutien de Pascal Bourquin, Directeur, Remontées Mécaniques de Grimentz-Zinal SA, des représentants de la commune d’Anniviers, de Patrick Bérod, Directeur, Association hôtelière du Valais, d’André Roduit, Président GastroValais, pour que les intérêts de tous soient servis. Les objectifs d’Anifor sont clairs, nous rappelle Sina Frey : Développer des programmes de formation qui correspondent aux besoins actuels de la branche Hôtellerie/Restauration. Mettre à disposition des exploitants de la région, des professionnels bien formés aux métiers de base de l’hôtellerie/restauration. Générer une activité dans les hôtels et restaurants du Val d’Anniviers pendant la période de basse et hors saison afin de pérenniser l’offre hôtelière de cette région. Et enfin, promouvoir et développer le tourisme de cette vallée, tout en sensibilisant les

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jeunes Valaisans aux métiers du tourisme et de l’hôtellerie. Les programmes de formation : Les formations sont axées sur des métiers et des niveaux de métiers qui sont compatibles avec la structure de la majorité des établissements suisses, à savoir de catégorie moyenne à supérieure, et de taille petite à moyenne. Les programmes de formation que propose ANIFOR commencent en langue française et seront, dans un second temps, traduits en allemand pour pouvoir accueillir également des participants du Haut Valais ou d’autres cantons de Suisse alémanique. La durée du cursus est de 30 semaines, 18 semaines de formation théorique et pratique réparties sur les périodes de basse et hors saison, et 12 semaines de stage pendant la saison d’exploitation.


A quels métiers prépare ANIFOR ? Le Concierge d’hôtel a une activité très diverse et des plus fascinantes. Ce métier demande une grande disponibilité mais offre aussi de grandes satisfactions. Le ou la concierge d’hôtel accueille et prend en charge le client avant, pendant et après son séjour. Sa principale mission est de faire vivre à chaque client, selon sa religion, ses coutumes, ses préférences, une expérience unique. La Gouvernante d’un hôtel, appelée Maîtresse de maison dans les petits établissements ou les hôtels familiaux, est la garante du confort des clients. Elle veille sur la propreté et le maintien de son établissement, quelles que soient sa taille et sa catégorie. Bon nombre de Directeurs d’hôtels vous diront que le succès d’un Bar est en grande partie dû à son Chef Barman. C’est lui qui établit la carte des boissons, des cocktails et qui contribue grandement à la création d’une ambiance, d’une atmosphère. Le

chef barman dirige l’équipe des barmen/ barmaids. Spa Manager : Le secteur du bien-être a évolué si rapidement que les propriétaires et directeurs d’hôtel constatent qu’il est extrêmement difficile de trouver des personnes qualifiées pour ce poste, des spécialistes ayant à la fois les qualités managériales et les connaissances techniques. La Suisse, qui possède 48 sommets de plus de 4000 mètres d’altitude et une multitude de Resorts de montagne, a un grand besoin de ces professionnels du bien-être et de l’art de vivre en particulier à la montagne.

Comment fonctionne ANIFOR ? L’Ecole Hôtelière de Genève s’occupe de la création des cours et apporte son savoirfaire dans la formation hôtelière. Les hôteliers des hôtels des Remontées mécaniques de Grimentz-Zinal collaborent étroitement avec l’équipe d’ANIFOR afin de permettre aux participants d’obtenir une expérience pratique diversifiée et de qualité. A l’issue de ces formations, les candidats

diplômés se verront proposer des postes de travail grâce à leur spécialisation dans des domaines où un manque de professionnels formés est souligné aujourd’hui par les acteurs de la branche. Leur formation et l’expérience pratique vécue au cœur de cette région, auront fait d’eux des collaborateurs bien préparés à même de répondre aux exigences actuelles de la clientèle. ANIFOR est un projet ambitieux, attendu tant par les hôteliers du Val d’Anniviers que par les professionnels de l’Hôtellerie/ Restauration. Il devrait combler un déficit de formation dans certains métiers essentiels de cette branche. Le centre espère attirer de jeunes professionnels déjà engagés dans les hôtels ou restaurants du Valais ou de la Suisse, professionnels qui ont besoin d’une formation complémentaire pour évoluer dans la branche. Contact : Mme Sina Frey, Responsable Anifor, + 41 22 919 24 45 ou s.frey@ehg.ch

Centre médical d’Anniviers

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e voici, bientôt à vous. Suite au concours d’architecture lancé par la commune, et avec la participation des nombreux mandataires et entreprises ayant pris part à sa construction, le nouveau centre médical d’Anniviers ouvrira ses portes tout prochainement.

Réparti sur deux niveaux seulement, il accueillera au rez supérieur la partie médicale, et au rez inférieur les activités paramédicales. On trouve également le parking semienterré de 20 places dans la prolongation du rez inférieur. Chacun de ces trois grands

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programmes possède ainsi sa propre entrée principale, et est accessible de plain-pied, malgré la forte déclivité du terrain. Ainsi construit en deux strates horizontales insérées dans la pente, le bâtiment ne reprend pas le gabarit des constructions traditionnelles du village. Au contraire. Situé juste en dehors du centre de Vissoie, son horizontalité permet d’en renforcer la lecture, sans chercher un mimétisme illusoire. L’architecture de montagne se définit donc ici, non pas comme une reprise du modèle archétypique du chalet, mais plutôt comme une réappropriation de ses codes, de ses matériaux, de ses couleurs : des niveaux maçonnés, clairs, surmontés d’un corps de bâtiment brun foncé, noirci par le temps et le soleil, des éléments occultants rouge vermillon, des murs de soutènement le long des talus… C’est par ces biais-là que le bâtiment se met en relation avec les noyaux historiques des villages de la vallée : la palette est similaire, la typologie diffère. L’implantation du centre dans la pente permet en outre de mettre en valeur les qualités paysagères du lieu. Le site demeure entouré de végétation. Le talus en amont vient mourir sur la toiture du bâtiment et du parking. Le parvis extérieur et les cabinets ont vue sur le paysage anniviard : un flanc de vallée escarpé, avec la Navizence en son fond, de grandes étendues boisées, quelques villages et les taches clairsemées des prairies, et audelà, à la limite où les arbres ne poussent plus, les montagnes enneigées. Les plis apportés à la volumétrie et aux murs de soutènement modifient la perception de l’ensemble, et changent avec le mouvement et la lumière. L’effet « perspective » est cassé, à l’extérieur comme à l’intérieur. Par ailleurs, les éléments en béton préfabriqué, ainsi que les différents plans entre vitrages et tôles perforées, composent et rythment la façade, lui donnent une épaisseur. Celle-ci est composée – sur la base d’un module de 80cm – d’une alternance de trois tailles de fenêtres fixes (S-M-L), et d’une taille d’ouvrant, répartis dans chaque salle selon la même logique : un vitrage S, puis un ouvrant, puis un vitrage M ou L selon la

taille de la pièce. De l’intérieur, plusieurs éléments, fixes ou mobiles, permettent de varier le degré d’intimité. Les tôles perforées en façade, presque opaques côté extérieur, permettent néanmoins, depuis l’intérieur, de préserver entièrement la vue sur le paysage. Les stores placés de part et d’autre de ces tôles donnent les mêmes possibilités, avec la flexibilité de pouvoir occulter totalement ou non les grandes surfaces vitrées en fonction de l’ensoleillement. Les rideaux acoustiques présentent une option supplémentaire, qui permet de préserver la luminosité intérieure tout en assurant le confort acoustique des salles. En plan, le programme se répartit sur les deux niveaux selon la même logique. Les locaux de travail (bureaux, salles de consultation, fitness…) sont tous orientés sud, sud-ouest, le long de la façade principale. Contre terre se trouvent les locaux de service et la technique, ainsi que les circulations secondaires. L’espace de distribution faisant l’interface entre les deux est quant à lui éclairé par les entrées principales, la grande salle d’attente, ou les puits de lumière zénithaux. Avec un niveau par affectation, mais des liaisons internes entre les trois programmes, l’exploitation est simple et les circulations fluides. L’entier du bâtiment fonctionne comme une unité publique de soins avec plusieurs acteurs de la santé. Une synergie peut se créer entre les différents programmes et utilisateurs, et les différents locaux conservent une flexibilité d’affectation dans le temps. La disposition du programme, les grandes hauteurs sous plafond, le choix des revêtements intérieurs et des agencements favorisent la luminosité des espaces et l’ouver-

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ture vers le paysage alentour, s’inscrivant dans la volonté de fournir un cadre à la fois simple et fonctionnel pour les travailleurs et agréable et généreux pour la clientèle. Valérie Cina, architecte EPFL pour GAME, Darbellay Meilland Architectes EPFL SIA, Martigny


Badminton Club

sport

Anniviers

Qu’est-ce que le badminton? Sport familial par excellence de par sa mixité et sa pratique adaptée à tous les âges, à un niveau élevé, le badminton demande une grande endurance, de l’agilité, de la force dans le tronc et dans les jambes, de l’explosivité, de la vitesse, une bonne lecture du jeu et des capacités tactiques et décisionnelles en une fraction de seconde. Le volant peut atteindre une vitesse de départ à 350km/h lors d’un smash (source: https://www.mobilesport.ch/badminton-fr/ badminton-en-bref/) Avant tout, la pratique du badminton permet de prendre du plaisir à bouger, de partager un moment en équipe ou de rechercher une activité plus physique avec des enjeux de compétition. Présentation du BC Anniviers Le BC Anniviers, nouveau club sportif dans la vallée, a accueilli ses premiers adeptes en septembre 2015 pour taper les premiers volants dans la salle de gym à Zinal sur l’initiative de Frédéric Cardona, joueur actif depuis 1998 avec le club de Lausanne puis celui de Granges. Rapidement 2 groupes se sont constitués pour jouer tous les jeudis soir dans un esprit convivial mais avec une touche de compétition. Un groupe populaire se retrouve tous les mardis et il est ouvert aux débutants, mais aussi à ceux qui ne souhaitent pas faire de la compétition. Lors de la saison 2016-2017, certains membres du club ont assuré des matchs de championnat en 6ème ligue sous les couleurs du BC Granges afin d’acquérir de l’expérience. Pour la saison 2017-2018, le BC Anniviers a inscrit une équipe dans le championnat de 6ème ligue valaisan et a

accueilli des équipes comme Sierre, Sion, Nendaz, Monthey. L’équipe a terminé 6ème sur 9 équipes. Cette saison (2018-2019), le BC Anniviers joue en 6ème ligue dans le championnat valaisan avec 2 équipes qui sont réparties dans 2 groupes de 7 équipes. La saison s’est achevée fin avril et les 2 équipes ont démontré de belles qualités face à de redoutables équipes valaisannes. Fin 2018, le BC Anniviers pouvait s’appuyer sur 50 membres actifs (adultes et juniors). Il anime enfin avec les autres clubs sportifs de la vallée, la manifestation Boug&Vous. L’aventure junior Les juniors du BC Anniviers terminent leur première saison, et ce sont 11 jeunes sportifs âgés de 10 à 16 ans originaires de la vallée qui s’entraînent tous les jeudis de 17h30 à 19h00. Le badminton est un sport qui parie sur la mixité, garçons et filles peuvent ainsi jouer ensemble ou les uns contre les autres. Yann Bouduban supervise les entraînements et apporte de précieux conseils à ces jeunes. Il a suivi le cours Jeunesse et Sport pendant une semaine et a réussi les tests théoriques et pratiques. Il est assisté par Gaëlle Berguerand. Cette première saison a été une découverte

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pour tous ces jeunes. Les entraînements sont donc adaptés et permettent une progression importante dans la pratique du jeu. L’apprentissage des bases comme la prise en main de la raquette, les déplacements sur le court, et les différentes techniques de frappe du volant doivent être maîtrisés par le joueur de badminton. Pour la saison prochaine, les jeunes du BC Anniviers tenteront de participer à différents tournois cantonaux et affronteront d’autres jeunes issus de clubs. Inscriptions Avec le badminton tout est possible, donc si tu souhaites rejoindre cette équipe alors n’hésite plus une seconde et choisis : • le groupe populaire du mardi pour y jouer avec du plaisir, dès 19h00 • le groupe du jeudi si tu aimes la compétition, dès 19h00 • le groupe de juniors (à partir de 10 ans) le jeudi, dès 17h30 Pour plus de renseignements, visitez le site du www.badanniviers.ch et la page Facebook « Badanniviers » ou contactez Frédéric Cardona (info@badanniviers.ch). Pour le BC Anniviers Frédéric Cardona


Boulangerie Alcide Epiney SA Rue du Manège 26 - Zone industrielle des Iles Falcon - 3960 Sierre Tél 027 475 17 20 - Fax 027 475 32 20 - www.lepain-dalcide.ch

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BUREAU D’INGÉNIEURS

chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 3976 Noës Alain Zuber

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FC Anniviers

sport

une 2ème vie pour les anciens maillots du club

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es violentes intempéries qui ont entraîné le débordement de la Navizence et la destruction de notre terrain de football l’été passé n’ont heureusement fait que des dégâts matériels. Quand l’accès à nos vestiaires nous a été autorisé, force a été de constater qu’une grande partie de notre matériel d’entraînement ainsi que nos équipements avaient été enfouis sous la boue, détruits, voire avaient même disparu dans les gravats. Malgré cela, nous avons pu récupérer quelques maillots, shorts, chaussettes…. Après une trempette dans un bassin afin de dégrossir la boue et la saleté et quelques passages dans la machine à laver, les équipements ont retrouvé un état correct. Malheureusement, le FC Anniviers ne pouvait plus les utiliser pour ses équipes de juniors car les équipements étaient incomplets et certains numéros collés au dos des maillots n’ont pas survécu. Nous devions donc à contre-cœur nous séparer de nos maillots. Seulement, il est toujours navrant de devoir jeter des habits qui, finalement, pourraient encore servir. Notre secrétaire avait une connaissance qui prenait la route pour l’Afrique afin d’aller aider dans une école au Cameroun. Cette personne a annoncé qu’elle récupérerait volontiers nos anciens équipements, même s’ils n’étaient plus de première fraîcheur et incomplets. Nous nous sommes donc organisés afin de lui faire parvenir les quelques équipements sauvés afin qu’elle puisse les redistribuer à ces enfants qui auront grand plaisir à les porter.

Nos maillots anniviards font donc maintenant le bonheur des jeunes joueurs d’une école du quartier de Douala au Cameroun. Ces jeunes-là n’avaient encore jamais eu de vrais maillots nous a-t-on dit. Nous avons reçu de leur part le plus beau des cadeaux: une carte postale avec une photo de leur équipe portant nos maillots et nous remerciant pour leur avoir fait parvenir nos anciens équipements.

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Le sourire de ces jeunes nous a mis du baume au cœur … et de notre côté, nous avons mis du cœur à l’ouvrage afin d’aller de l’avant avec nos projets de reconstruction d’un nouveau terrain pour que les jeunes de notre vallée puissent continuer à pratiquer le football. Valérie Naoux


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Présentation des artistes 2019 Les Innocents «Fous à lier», «L’autre finistère» ou encore «Colore». Les Innocents est un groupe de pop rock d’origine française formé en 1982 ayant connu un grand succès jusque dans les années 90. Après plusieurs années d’absence, Les Innocents font leur grand retour sur le devant de la scène en 2019 avec leur nouvel 6½, un album assumé. Il émane de 6½, un sentiment de lâcher-prise. Jean-Christophe Urbain et J.P. Nataf prennent chacun leur place. Un équilibre nourri par la douce énergie de leur histoire. Un duo à cœur ouvert, des textes embusqués sous les accords et les mélodies. Carrousel Groupe 100% suisse composé de Sophie Burande et Léonard Gogniat, fait sa rentrée avec son quatrième album studio Filigrane. Mélodies de guitares électriques entêtantes, rythmiques bien présentes et voix entremêlées marquent les contours d’un album dense et percutant. Ce groupe a plus de 1 million de streams sur Spotify et donne à ses chansons une dimension supplémentaire en live, entraînant le public dans une énergie retentissante. Sandor Anniviarde d’origine, Sandor est une auteure, compositrice et interprète talentueuse. Véritable révélation de la chanson en Romandie, Sandor vient de sortir son premier album à l’univers électro pop. La voix grave et franche de cette chanteuse est posée sur des mélodies poignantes et des rythmes synthétiques.

zinal

09 Ouverture des portes 18h

ne manquez pas de visiter notre vinothèque

st-luc@13etoilespamvalais.ch www.achelli.ch

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20h 21h30 23h

Carrousel Les Innocents Sandor

plus d’infos & billetterie : sierre-zinal.com

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H Prés enta meill tion eurs des cour eurs au m onde


sport

Montagne Club Anniviers Du ski dans la tempête

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urant les vacances de Pâques, dix courageux jeunes du Montagne Club Anniviers ont bravé la tempête au Grand Saint-Bernard. Ces adeptes de ski de randonnée vous racontent leur périple à travers leurs plumes. Mardi 23 avril, 7h30, Vissoie Rendez-vous sur la place des cars, tout le monde embarque avec Pasco et Mélanie. 1h15 de route plus tard, l’aventure commence sur le parking de Bourg-SaintBernard. Après une demi-heure de ski sur la neige (et sur l’herbe !), nous avons aperçu le gîte du Plan du Jeu. Quelle joie! Il était tout en pierres avec un jacuzzi sur la terrasse ! Le gardien nous a accueillis très chaleureusement. Comme nos sacs étaient très lourds, nous avons déposé nos affaires de nuit. Après une petite pause boissondiscussion, nous sommes repartis dans le vent avec pique-nique, pelle, sonde et DVA dans le sac. (Eloane et Line) Nous avons pris la direction du nord. Deux heures de peau de phoque plus tard, nous avons atteint une cuvette au pied du Petit Vélan. Nous nous y sommes arrêtés pour construire un igloo. Pour ceci, nous avons eu besoin de notre pelle et d’une scie. Nous avons commencé par creuser deux gros trous face à la pente pour faire les entrées, puis, nous les avons reliées par un tunnel. Nous nous sommes relayés pendant une petite heure. Certains mangeaient pendant que d’autres creusaient. Une petite équipe est même repartie en peau de phoque avec Pasco. Notre igloo ressemblait à un grand tunnel où nous avons tous pu nous cacher. Nous avons ensuite rejoint la cabane à skis dans une neige très molle, lourde et humide. (Antoine et Malik)

De retour à la cabane du Plan du Jeu qui paraissait si rustique de l’extérieur, nous avons découvert son intérieur très chaleureux ! Nous avons joué aux cartes et au loup-garou, c’était très amusant ! Le soir, nous avons mangé un délicieux repas composé d’une soupe aux légumes, de röstis avec de la salade aux carottes et pour le dessert, un flan au caramel. Vers 20h30, nous avons été nous coucher presque silencieusement. Le matin, le réveil était fixé à 7h15. Nous avons déjeuné à 7h30. Grâce aux Corn Flakes et aux bonnes tartines, nous étions prêts à partir en peau de phoque en direction de l’hospice du Grand Saint-Bernard. (Célia et Diane) Mercredi 24 avril, 9h, Cabane Plan du Jeu La météo tempétueuse avec le foehn et la pluie ne nous a pas retenus, nous avons chaussé nos skis et sommes partis sur la route enneigée du Grand Saint-Bernard. Comme les conditions n’étaient pas idéales (danger d’avalanche degré 3), nous avons rapidement bifurqué en direction de la Pointe des Trois Lacs. Au milieu de notre effort, après environ 1h15, la météo a commencé à se dégrader. Nous avons senti des bourrasques de vent. Au fil de notre ascension, le foehn se renforçait. Vers la

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fin de notre montée, il nous balançait dans tous les sens car sa puissance était de 100 km/h. Forcés à rebrousser chemin, nous avons fait demi-tour et avons skié jusqu’à la voiture. (Aurore et David) Nous avons dû improviser et changer nos plans. Le vent nous a portés jusqu’à Martigny où il faisait moins froid. Comme nous n’avions pas prévu de nous arrêter en ville, nous n’avions pas de chaussures de rechange. Nous avons dû pique-niquer en chaussettes, mais certains ont été dépannés par Mélanie qui avait quelques paires de chaussures de réserve dans son coffre. L’après-midi, nous avons visité l’amphithéâtre de Martigny et le musée des chiens du Saint-Bernard. A l’arène, nous avons contemplé le magnifique monument antique et joué à la corrida. Au musée, nous avons regardé un film sur le Col du Grand Saint-Bernard et profité de l’espace de jeu. Avant de partir, nous avons caressé un chien et posé avec lui. Malheureusement, il était déjà temps de reprendre la voiture pour rentrer au Val d’Anniviers. Nous avons adoré ce camp. (Pauline et Chloé) Pour le MCA: Pascal Zufferey & Mélanie Beney


Hé!

Hé!

éTAT De LA SITUATION

CONCERNaNT CERTaINES aCTIONS TOURISTIQUES ANNIVIeRS TOURISMe MENÉES DaNS NOS STaTIONS REPENSE SON aCCUEIL Petit tour d’horizon de certaines actions concrètes travaillées par Anniviers Tourisme en fin d’année 2018.

LES ACTIVITéS OUTDOOR

L’ACCUeIL eT SeRVICeS

• Rando Parc Anniviers

• Panneaux d’entrées des

stations Plusieurs parcours, de différents niveaux, créés pour pratiquer le ski de Des panneaux mettant en valeur le vilLeS ACTIONS goût du jour. Un inventaire un environnement épuré favorisant Cette année, Anniviers Tourisme à l’entrée de chaque station. Illusrandonnée en sécurité et en horsplus piste,aulage DIGITIaL trés par les atouts du lieu en compléavec possibilité de descendre sur pistes complet et une analyse individuelle (AT) met l’accueil au centre de l’échange entre les collaborateurs et les mentarité avec les autres stations. • Site internet damées. de tous les panneaux de la vallée ses préoccupations, avec l’idée de touristes. Un nouveau site, plus interactif et foncLieu et date de lancement : Lieu et date de lancement : tionnel, constituent désormais une base transformer les 4 bureaux d’accueil en favorisant la communication. Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin secteur St-Luc/Chandolin hiver 18/19 Lieu et dateDes de lancement : de travail pour panneaux de véritables lieux de vie et d’échange. secteur Grimentz/Zinal hiver 19/20 Printemps 2019 repenser cette site d’Anniviers Tourisme 29 avril 2019

de bienvenue cohérents

signalétique que l’on souhaite • Ouverture des hôtels et unifiée, reconnaissable et Cette mutation est rendue nécessaire • « Info Live » sur l’état des structures Plusieurs parcours pour la pratique restaurants du touristiques hivernales Amélioration facilement lisible.du fonctionnement du Les panneaux de bienvenue l’entrée pour répondre aux nouveaux besoins Trail avecà des tronçons de difficultés Patinoires, pistes de luge et de ski de variées. tournus permettant de maintenir oudes visiteurs qui, de plus en plus, se des villages manquent clairement de fond, piscine, rando-parc et sentiers ravert au minimum un hôtel et un restauquettes. Encohérence, plus de savoir si d’unité. l’infrastruc- La L’idée rant d’une centrale contentent des informations contenues durant les saisons touristique creuses. Lieu quasi-totalité et date de lancement : • ture est ouverte ou fermée, ce tableau Région St-Luc/Chandolin Printemps 2018 au service fait également dans les supports numériques et font de ces panneaux sont obsolètes de Lieu etdes date 4 de OT lancement : permet de connaître le jour et l’heure Région Zinal Printemps 2019 Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolinqui son chemin. Une solution leur contenu, leur design ou souvent l’impasse sur un passage à par du dernier entretien. Région Grimentz Printemps 2020 Printemps 2019 permettrait de transférer toutes les des : images. Pour pallier à ce l’Office du Tourisme pour organiserLieu leur et datel’état de lancement Site de la Commune Toutâches de back office à la centrale manqueet d’Anniviers de cohésion, les panneaux séjour. risme touristique et de bénéficier ainsi à l’entrée de Niouc, Grimentz, Zinal, Hiver 2018 pour le tableau Automne 2019 pour la carte interactive d’économies d’échelle importantes Pour ce faire, AT a mandaté les Instituts St-Luc et Chandolin seront remplacés pour des tâches à faible valeur Entrepreneuriat & Management et ces prochains mois. Ceux des autres Exemples de projets et de dossiers en cours de réalisation sur la table ajoutée. Tourisme de la HES-SO Valais, pour villages le seront à l’horizon 2020. d’Anniviers Tourisme : organiser des ateliers et faire émerger • Centre culturel Anniviers D’autres projets en cours… des pistes de travail. eT La SUITE ? de l’alpinisme dans les diffé• Musée • Trail Hot Spot Anniviers

Hé!

En plus des réflexions sur l’accueil dans les OT, d’autres nouveaux chantiers ont été amorcés : BIeNVeNUe.

DeS MeSUReS CONCRèTeS POUR DeS OT MODeRNeS L’OT de St-Luc est l’office-pilote de ce projet. Le 1er workshop a réuni des collaborateurs d’Anniviers Tourisme pour une journée de travail et de remise en question (discussions et mises en scènes concrètes) qui a permis de soulever quelques gros potentiels d’amélioration :

eXPLOReZ DeS SOMMeTS D’éMOTIONS.

La signalétique, qui a pour mission d’orienter, d’informer et de représenter l’image de la destination, n’est actuellement

VALDANNIVIERS.CH

Des bureaux à réaménager Malgré quelques petites adaptions au fil des ans, les locaux des OT sont toujours restés très « classiques », avec une salle d’attente et quelques guichets pour traiter les requêtes des clients. Il a été décidé de réaménager les locaux, en mettant en place un accueil axé « client », autour d’une table haute, tablette à l’appui, dans

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rentes cabanes d’Anniviers • Expériences gustatives adaptées Avec la livraison d’un de rapport selon la période l’année complet, Indoor Parc Anniviers l’Institut de• la HES-SO ValaisàaGrimentz rempli sa • Spécificités et complémen tarités des mission, à savoir : dessiner les grandes villages d’Anniviers

lignes des OT du futur, et donner les clés pour optimiser la manière d’accueillir les hôtes Vincent en Anniviers. L’heure est Theytaz, Conseiller communal en charge du tourisme maintenant à la concrétisation de ces réflexions.


Hé!

éTAT De LA SITUATION

CONCERNaNT CERTaINES aCTIONSLeS TOURISTIQUES UNE JOURNée POUR MENÉES DaNS NOS STaTIONS RÉSIDENTS SECONDaIRES Petit tour d’horizon de certaines actions concrètes travaillées par Anniviers Tourisme en fin d’année 2018. LeS ACTIONS

Voilà plusieurs mois qu’Anniviers DIGITIaL Tourisme et l’association «Anni• Site internet viersR2» (anciennement ASPROLUC) Un nouveau site, plus interactif et fonccollaborent, notamment via la tionnel, pré- favorisant la communication. Lieu et date de lancement : sence de Michel Mathys, Président site d’Anniviers Tourisme 29 avril 2019 d’AnniviersR2, au sein du conseil d’administration d’Anniviers Tourisme • « Info Live » sur l’état des structures hivernales et réciproquement par la présencetouristiques des Patinoires, pistes de luge et de ski de représentants d’Anniviers Tourisme fond, piscine, rando-parc et sentiers raquettes. En plus de savoir si l’infrastruc(Dominique Fumeaux et Michael ture est ouverte ou fermée, ce tableau Moret) aux Assemblées Générales permet de connaître le jour et l’heure d’AnniviersR2. du dernier entretien.

LES ACTIVITéS OUTDOOR

L’ACCUeIL eT SeRVICeS

• Rando Parc Anniviers

• Panneaux d’entrées des stations

Plusieurs parcours, de différents niveaux, créés pour pratiquer le ski de randonnée en sécurité et en hors piste, avec possibilité de descendre sur pistes damées.

Des panneaux mettant en valeur le village à l’entrée de chaque station. Illustrés par les atouts du lieu en complémentarité avec les autres stations.

Lieu et date de lancement :

Lieu et date de lancement :

secteur St-Luc/Chandolin hiver 18/19 secteur Grimentz/Zinal hiver 19/20

Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin

• Trail Hot Spot Anniviers

• Ouverture des hôtels et restaurants

Plusieurs parcours pour la pratique du Trail avec des tronçons de difficultés variées. Lieu et date de lancement : Région St-Luc/Chandolin Printemps 2018 Région Zinal Printemps 2019 Région Grimentz Printemps 2020

Printemps 2019

Amélioration du fonctionnement du tournus permettant de maintenir ouvert au minimum un hôtel et un restaurant durant les saisons creuses. Lieu et date de lancement : Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin Printemps 2019

Lieu et date de lancement : Site de la Commune et d’Anniviers TouCes échanges réguliers nous ont permis risme Hiver 2018 pour le tableau d’avancer de front sur plusieurs dossiers Automne 2019 pour la carte interactive et ont débouché concrètement le 25 avril dernier sur l’organisation, par Anniviers Tourisme, d’une journée récréative que nous avons entièrement dédiée et offerte aux résidents secondaires de la vallée, membres d’AnniviersR2.

«

Belle surprise lorsque Michael Moret nous a annoncé l’organisation d’une journée d’animation pour les R2. Un programme varié pour satisfaire jeunes et moins jeunes qui a permis à près de 30 personnes de se plonger dans des activités culturelles et sportives selon une formule «à la carte». La date proposée était un défi car tombant juste après la fermeture des installations de ski, elle sera reconsidérée pour une prochaine édition. Un bel exemple de collaboration entre Anniviers Tourisme et AnniviersR2 qui visent tout deux au développement touristique harmonieux dans la vallée.

Hé!

tout au long de cette journée. C’est BIeNVeNUe. eXPLOReZ DeS SOMMeTSles joies ainsi qu’ils ont D’éMOTIONS. pu découvrir du tir à l’arc à Chandolin, le spectacle immersif du planétarium de Saint-Luc, les délices de la fromagerie de Vissoie, les secrets de la fabrication du pain à Grimentz et une initiation autour des plantes de montagne du côté d’Ayer. Chacun a pu s’inscrire et établir son programme selon ses goûts et ses envies.

VALDANNIVIERS.CH

»

Michel Mathys, président AnniviersR2. Le programme fut copieux et varié puisque ce ne sont pas moins de cinq activités qui leur ont été proposées

Au terme de cette journée riche en découvertes, tout le monde s’est retrouvé à la salle polyvalente de Saint-Luc pour déguster les produits de la cave de la colline de Daval avant de partager un moment convivial autour d’une raclette. La soirée fut agrémentée par la présence de Pierre Savioz, magicien talentueux, dont les tours facétieux ont probablement

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Exemples de projets et de dossiers en cours de réalisation sur la table d’Anniviers Tourisme : • Centre culturel Anniviers • Musée de l’alpinisme dans les différentes cabanes d’Anniviers • Expériences gustatives adaptées selon la période de l’année • Indoor Parc Anniviers à Grimentz • Spécificités et complémen tarités des les esprits les plus cartésiens villages d’Anniviers

empêché de trouver rapidement le sommeil une fois de retour à la maison. Ce fut notamment le cas pour le soussigné ! Vincent Theytaz, Conseiller communal en charge du tourisme

Nous avons reçu d’excellents échos à la suite de cette première édition, tant de la part de la trentaine de participants, que de la part des partenaires impliqués. L’expérience sera évidemment reconduite l’an prochain, probablement durant un weekend du printemps et dans un autre village d’Anniviers. Les informations relatives seront communiquées en temps voulu via « AnniviersR2. ». Nous espérons nombreux ! Michael Moret

déjà

vous

y

voir


histoire

Saint-Jean, le 5 mai 1955 l’incendie meurtrier

…rien n’est indestructible…

C

e récit raconte une bien triste soirée, l’histoire vécue par le village de Saint-Jean d’en Bas, la nuit du jeudi 5 mai 1955. Cette date est gravée à jamais dans la mémoire des survivants. Ma tante, Jeanne Viaccoz-Epiney, m’a raconté que ce soir-là, alors qu’elle était tranquillement chez elle à Saint-Jean avec ses enfants, elle fut soudain pétrifiée de peur lorsqu’elle vit d’énormes lueurs et que résonna la violente détonation qui secoua tout le village. Sans plus attendre, elle agrippa son fiston cadet et prit ses jambes à son cou suivie par ses deux aînés. Lors de ce terrible événement, une personne a perdu la vie et d’autres ont été gravement blessées. L’entrée du village a été anéantie et des dégâts inestimables ont défiguré Saint-Jean. L’essor du val d’Anniviers Jusqu’en 1952, l’accès au val de Moiry n’était possible qu’à pied et à dos de mulet. Comme la construction d’un barrage hydro-électrique destiné à retenir les eaux de la Gougra (l’affluent de la Navizence) était prévue au fond de cette vallée, il était indispensable de créer une voie d’accès suffisamment large pour permettre aux camions d’acheminer l’ensemble du matériel et le ciment depuis la plaine jusqu’au pied du Glacier de Moiry.

édifié grâce à quelques 1200 ouvriers dont bon nombre d’Anniviards. Construction d’envergure, ce barrage a infiniment contribué au développement du Val d’Anniviers car cette vallée profonde et difficile d’accès devait trouver des ressources pour assurer son futur.

face du Café de La Gougra. Malgré l’intervention des pompiers de toute la vallée, les émanations de carburant provoquèrent une explosion imprévisible dans une grange voisine qui par malheur abritait des explosifs destinés à la construction de la route de Moiry.

Le barrage de Moiry a vu le jour entre 1954 et 1958 et la route qui permet d’y accéder fut financée par la Société des Forces Motrices de La Gougra. Cet ouvrage a été conçu par l’ingénieur de la Chaux-deFonds, M. Alfred Stucky (1892-1969) et

La tragédie Selon la presse de l’époque, le drame de Saint-Jean fut provoqué par un incendie qui se déclara dans une remise en bois où était entreposée une réserve de benzine d’env. 1000 litres. Ce dépôt se trouvait en

Vision d’horreur Ce soir-là, trois villageois qui rentraient chez eux aperçurent d’immenses flammes qui s’échappaient d’une bâtisse. Comme la plupart des hommes à l’époque, ils avaient reçu la formation de pompier. N’oublions

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M. Francis Massy, commandant des pompiers

pas que le feu est le principal ennemi des montagnards qui vivent dans des villages constitués principalement de maisons et d’objets en bois. Les bornes hydrantes sont reliées aux quelques canalisations d’eau courante qui sillonnent les villages et, à l’époque, le matériel anti-incendie n’était pas aussi sophistiqué que de nos jours. Nos trois compères se sont précipités pour rejoindre les femmes et les hommes du village déjà à l’œuvre sur le terrain et alors qu’ils étaient sur le point de venir à bout de l’incendie, une explosion terrifiante éclata et illumina la vallée. La population fut rassemblée et évacuée vers Lo Poucté, terrain situé à la périphérie du village, au-dessous de la Chapelle de Saint-Jean Baptiste. Les habitants de Mission, eux, étaient aux premières loges pour suivre avec effroi le déroulement et la vision dantesque de ce désastre. Plusieurs bâtiments ont été détruits, des portes, des fenêtres, des vitres ont volé en éclat, et des flammèches ont été propulsées dans tous les sens. La presse parle d’un moteur de 200 kg qui a été retrouvé à plus de 100 m. de son lieu d’entreposage. Des constructions se sont effondrées, la déflagration a fait voler en éclats plusieurs bâtiments. Des débris se sont envolés partout et des toits en bardeaux se sont enflammés. Des étables situées aux extrémités du village ont pris feu et un chalet a été entièrement détruit. Des tôles ont même été retrouvées dans le couloir Lo Coyo à Mission. La petite épicerie attenante au

Café de la Gougra est partie en fumée avec le reste de ce bâtiment. On dit que la détonation a résonné jusqu’à Vissoie. Plusieurs personnes ont été blessées et brûlées. M. Jules Crettaz, sapeur-pompier, maniait une lance à incendie lorsque l’explosion s’est produite. Il a été transformé en torche vivante sous les yeux épouvantés des villageois et a trouvé la mort lors de son transport vers l’Hôpital de Sierre. Il était accompagné par le Dr. Berclaz qui se trouvait par hasard dans la région et par M. le Curé de Vissoie qui a eu le temps de lui donner l’extrême-onction. Agé de 41 ans, il était marié et père de trois jeunes enfants. Homme actif et serviable, il était agriculteur, conseiller communal, secrétaire de la Raiffeisen et de la caisse-maladie d’Anniviers. Son frère Jean-Baptiste, propriétaire du Café de La Gougra et Lucien Bonnard, Président de la Commune, ont également été gravement brûlés. Le sang froid des pompiers Le désastre a été rapidement sous contrôle grâce à la maîtrise et au sang-froid du commandant des pompiers, M. Francis Massy de Saint-Jean du Milieu. Malgré ses blessures au visage, aux mains et bien qu’ensanglanté, ce dernier a maîtrisé sa douleur et continué à encourager ses hommes afin d’organiser avec intelligence la lutte contre les flammes alors que le désespoir gagnait la population désemparée et que l’incendie se propageait avec rage. Grâce à ces héros, le village de Saint-Jean n’a pas été complétement détruit.

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Mais que s’est-t’il donc passé ? Après cette catastrophe, les enquêteurs ont constaté que des individus s’étaient introduits dans le dépôt de carburant, certainement dans le but d’y commettre un vol et qu’un mégot de cigarette aurait provoqué l’incendie. Rien n’a jamais été prouvé. Plusieurs personnes ont été interrogées mais les investigations n’ont donné lieu à aucune condamnation. Malgré le fait que la loi interdise le dépôt de substances explosives dans les lieux habités, un entrepreneur de Sion, peu consciencieux, avait stocké des explosifs dans le village. On dit qu’il s’en serait tiré à peu de frais alors qu’une tragédie humaine s’est déroulée de par cette négligence, impliquant de tristes et irréparables conséquences pour les familles des victimes ainsi que pour le village de Saint-Jean. Dominique©EpineyRegolatti

Sources • récits de divers témoins • photos : collection Maria Viaccoz-Massy • 05.05.1955 - le Journal de Sierre et du Valais central • 07.05.1955 - le Nouvelliste valaisan • 10.05.1955 - la Tribune de Genève • 26.05.1955 - le Nouvelliste valaisan


sport

Ski-Team Anniviers

Les sélectionnés pour la saison 2019-2020 : NLZ Ouest Dames Performance Elise Hitter, 2000, SC Vercorin Eva Etienne, 2000, SC Zinal Hommes Formation Damien Revey, 2003, SC Grimentz CRP Anniviers – Groupe 1 Garey Julie, 2004, SC Vercorin Tarnovskaya Christina, 2004, SC Zinal Oppliger Ludovic, 2004, SC Chandolin Buchard Lisa, 2005, SC St-Luc Galliano Noah, 2005, SC Vercorin Hitter Jules, 2005, SC Vercorin Rossi Théo, 2005, SC Zinal Künzi Mathis, 2006, SC Zinal Markwalder Enak, 2006, SC St-Luc Hannart Aymeric, 2007, SC Chandolin Rossi Tim, 2007, SC Zinal Ski Team Anniviers – Groupe 2 Beauvir Claire, 2005, SC Zinal Epiney Baptiste, 2006, SC Zinal Rosset Lorenzo, 2006, SC Grimentz Moulin Tia, 2007, SC Grimentz Bovon Romain, 2007, SC St-Luc Meier Jin, 2007, SC Zinal Epiney Eulalie, 2008, SC Zinal Garey Camille, 2008, SC Vercorin Pont Taïssa, 2008, SC St-Luc Salamin Axel, 2008, SC Grimentz Ski Team Anniviers – Groupe 3 Moulin Méline, 2009, SC Grimentz Abramovski Romain, 2009, SC St-Luc Augier Malik, 2009, SC Grimentz Fallet Manoa, 2009, SC Vercorin Forrer Tristan, 2009, SC Grimentz Melly-Morisod Lana, 2010, SC Zinal Hannart Maxime, 2010, SC Chandolin

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AnniviersR2

un partenaire solidaire de la vallée

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’association des propriétaires de résidences secondaires du Val d’Anniviers est née à St-Luc en 1977 sous le nom Asproluc. Cette association est l’une des plus anciennes de ce type en Valais et en Suisse. Depuis la fusion des communes en 2009, elle accueille des adhérents de tous les villages. Le changement de nom de l’association s’est imposé pour devenir AnniviersR2. A ce jour, l’association compte plus de 550 membres répartis dans tous les villages, sur un total de 4477 résidences secondaires. Le Président d’AnniviersR2, Michel Mathys,

Si l’association a pour mission principale de formuler et de défendre les intérêts de ses membres, elle cherche aussi à contribuer au développement d’un tourisme de qualité et durable. Son désir d’entretenir de bonnes relations avec les autorités communales permet des échanges et des négociations fructueuses aboutissant à des solutions équitables. Pour y parvenir, AnniviersR2 est membre actif d’Anniviers Tourisme SA (actionnaire représenté au conseil d’administration), des Sociétés de Développement des villages, ainsi que de la Fédération Valaisanne et de l’Alliance Suisse des Résidences Secondaires, et enfin actionnaire des remontées mécaniques d’Anniviers. Etre partenaire, c’est aussi s’attacher, découvrir les traditions, être charmé par les paysages, être séduit par un mode de vie, se faire connaître auprès des habitants.

à la réunion de la FVSR2 au Châble

AnniviersR2 c’est une association qui • • •

s’efforce de créer des liens entre gens d’ici et d’ailleurs tient à maintenir une harmonie entre l’homme et la nature s’affirme comme un partenaire pérenne du Val d’Anniviers

Bien qu’étant une association à but nonlucratif, AnniviersR2 offre chaque année son soutien financier à des animations et à des projets sélectionnés dans toute la vallée. C’est ainsi que pour l’année 2018, Jazz sous les Etoiles, Indoor Parc et le FC Anniviers ont pu bénéficier de son appui. AnniviersR2 a participé également à la souscription pour la construction de la nouvelle Fromagerie d’Anniviers. En 2019, les Concerts de Chandolin, le Festival du Toûno, le Festival d’Anniviers, les Fifres et tambours d’Ayer ainsi que le projet de sauvegarde du raccard Carro-Villa bénéficieront de son soutien. De telles contributions à diverses manifestations ou projets se poursuivront dans les années à venir.

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Pour renforcer les liens, Anniviers Tourisme a invité les membres d’AnniviersR2 à une journée conviviale le jeudi 25 avril 2019. Elle a permis des échanges informels entre les responsables du tourisme et les «R2» ce qui a été très apprécié de part et d’autre. AnniviersR2 s’appuie sur un comité composé de bénévoles qui - tout comme les autres membres de l’association - ont élu leur domicile de vacances en Anniviers. Ce comité, présidé par Michel Mathys, se rencontre environ une fois par mois. Deux fois par an, en août et décembre, l’association réunit ses membres pour une assemblée générale qui est suivie d’une conférence publique ouverte à tous. «Amoyiches», son bulletin annuel, complète les informations diffusées sur son site internet: www.anniviersR2.ch Michel Mathys Président d‘AnniviersR2


événement

Expo de photographies

d’Ella Maillart sur Chandolin à la Tour d’Anniviers

Exploratrice par quête de vérité, photographe par goût, écrivain et journaliste par nécessité, Ella Maillart, célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir les régions les plus reculées de la planète dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure. Passionnée dès sa jeunesse par le sport et la vie en plein air, proche de la nature et à l’écart des villes, elle fut championne de ski, de voile et de hockey sur gazon. Elle aimait dire que c’était grâce au sport – essentiel pour développer la persévérance et le goût du dépassement de soi-même – qu’elle avait pu acquérir une résistance à toute épreuve, l’autorisant à mener des expéditions hors du commun. En 1930 et en 1932, elle découvre le Caucase et l’Asie centrale, où elle traverse à cheval des plaines sans fin. Elle gravit une montagne de 5000 mètres et en descend à ski. C’est à dos de chameau qu’elle franchit le désert des Sables rouges. En 1935, elle accomplit un raid extraordinaire à travers l’Asie, de Pékin au Kashmir, en passant par l’une des régions les plus inaccessibles du globe. Ses pérégrinations l’amènent aussi en Turquie, en Iran et en Afghanistan, aux Indes et au Népal. Plus tard, guidée par quelques sages hindous, elle remplace les sentiers du monde par le sentier vers le soi. Après une vie de sport et de voyage toute tournée vers l’extérieur, Ella Maillart décide, durant son séjour de cinq ans au sud de l’Inde, de se consacrer à une réalité plus essentielle à ses yeux, celle de la vie inté-

rieure. A son retour en Europe elle découvre Chandolin en 1946, grâce au peintre Edmond Bille qui l’invite à son chalet. La route s’arrêtant alors à Saint-Luc, elle gagnera Chandolin à pied et notera dans son carnet de voyage :

Exposition - Photographies et textes d’Ella Maillart

lla Maillart (1903-1997) est une des voyageuses les plus étonnantes du XXe siècle.

Chandolin d’Anniviers

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« Peut-être avait-il été nécessaire de passer six mois en pleine ville pour ressentir une telle joie en descendant du car postal à Soussillon. J’ai marché les 20 mètres qui me séparaient du début du sentier et j’ai dû m’asseoir pour pleurer de joie; le silence complet, le vert tendre des nouExposition Du 7 juillet au 18 août 2019 Vissoie - Tour d’Anniviers velles feuilles, le sentiment de mercredi à dimanche de 13h30 à 17h Vernissage le 6 juillet à 16h30 Photographies et textes d’Ella Maillart liberté, tout était bouleversant. Le 6 juillet à 15h, Salle communale de Vissoie : Anniviers - Passé Présent, conférence du Dr Jean-Marc Caloz Les jeudis à 14h : visite commentée de l'exposition par Mme Christiane Crettaz Découverte d’un nouvel horiLes jeudis et samedis à 15h, projection de films : Ella Maillart écrivain, Portrait Plans-Fixes et Les voyages extraordinaires d’Ella Maillart de Raphaël Blanc zon: la raideur du sentier et la solitude étaient comme une initiation à un nouveau monde. Il y a quelque chose de virginal dans cette région ancre dans la vie mouvementée de la naviquasi inhabitée – chaque feuille, chaque gatrice et exploratrice. touffe de mousse même, est reine du monde, en possession absolue de son pouvoir et de sa Sa renommée internationale contribuera grandement à faire connaître ce village beauté. » haut perché et le Valais. A son tour, la Cette admiration du paysage anniviard Commune de Chandolin fait preuve de sa et de ses habitants, ces émanations sub- reconnaissance en lui décernant, en 1985, tiles qui évoquaient en elle des moments le titre de Bourgeoise d’honneur. de bonheur vécus au cours de ses périples au Caucase et dans le Sud du Tibet, la Afin d’apporter un témoignage à l’attadécident, en 1948, à faire construire son chement que cette personnalité hors du chalet Atchala (la montagne, mais aussi commun portait à Chandolin, l’Associal’immuable en sanskrit). C’est là qu’elle tion Les Amis d’Ella Maillart crée, en 1998, passera désormais six mois de l’année, « de l’Espace Ella Maillart, une exposition la dernière à la première neige », le reste du permanente illustrant son parcours et son temps étant consacré aux voyages. Durant oeuvre. Cette exposition est financée par près de cinquante années, jusqu’à son cette Association et logée dans l’ancienne décès en 1997, Chandolin sera ainsi une chapelle de Sainte-Barbe, mise à disposiExposition organisée par l’Association Les amis d’Ella Maillart et le Musée de l’Elysée, Lausanne Renseignements : info@ellamaillart.ch - info@touranniviers.ch - www.valdanniviers.ch

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tion par la Commune de Chandolin. Le nombre important de visiteurs de ce lieu de souvenir est un bon indicateur de l’intérêt que le public continue de porter à la grande voyageuse. Par la présente exposition, les membres de l’Association Les Amis d’Ella Maillart désirent témoigner de l’attachement profond que celle-ci portait à Chandolin et au Val d’Anniviers.

Les photographies, prises entre 1947 et 1978, sont présentées en collaboration avec le Musée de l’Elysée à Lausanne, où sont conservées toutes les archives photographiques – négatifs, diapositives, albums, tirages originaux – d’Ella Maillart. C’est à titre exceptionnel, et en un seul exemplaire, qu’elles sont mises en vente durant toute la durée de l’exposition. Les textes sont issus des archives écrites d’Ella Maillart – carnets de route, corres-

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pondance, cartes géographiques, manuscrits, articles de presse –, conservées quant à elles à la Bibliothèque de Genève. Une partie des photographies et des textes a déjà fait l’objet de la publication Chandolin d’Anniviers en 2007, d’autres sont inédits. Que cette exposition permette aux amoureux du Haut Val au ciel immense de découvrir à leur tour le Chandolin d’autrefois! Association Les Amis d’Ella Maillart


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a Toscane est une région d’Italie située au centre ouest de la botte. Ouverte sur la Méditerranée, son paysage est unique, variant collines et plaines fertiles. Ces paysages de cartes postales et la richesse de son patrimoine en ont fait une des régions les plus visitées de la péninsule italienne. Pourtant, malgré un nombre sans cesse croissant de touristes, il est encore possible de se perdre dans les ruelles de ses villages médiévaux et de se sentir seul au monde au milieu des collines parsemées des fameux cyprès. Sienne, la plus belle ville toscane ? Sienne est l’une des villes les moins importantes de la région de par sa population, ce qui ne la rend pas moins intéressante, bien au contraire. Selon moi, Sienne est la plus belle ville de Toscane. Bien sûr, difficile de rivaliser avec le gigantisme architectural de la cathédrale de Florence. Toutefois, Sienne possède quelque chose que Florence n’offre pas. Une âme. Sienne possède un patrimoine architectural extraordinaire. En Italie, les villes ont remarquablement protégé leur architecture et c’est d’autant plus vrai en Toscane. A Sienne, vous vous trouvez plongé dans la Renaissance. Vous arpentez les pavés d’une ville à taille humaine, revivez la scène de la clé dans le film de Roberto Benini, La Vie est Belle… Sur la place du Palio vous imaginez sans peine ces cavaliers lancés à vive allure dans la course à la victoire. Course pendant laquelle les champions s’affrontent pour offrir le trophée à leur Contrade (quartier) respective. Tradition qui remonte à la fin du 16ème siècle. Un spectacle qui ne dure que deux minutes mais qui fait vibrer une ville toute entière !

Collines verdoyantes

Des collines hautes en couleurs Autour de Sienne, chaque village est plus beau que son voisin. C’est une succession de petites villes fortifiées aux ruelles étroites. Pour les relier entre elles, des routes sinueuses dans les collines, verdoyantes au printemps mais qui prennent rapidement cette couleur oscillant entre l’ocre et le brun. Cette couleur si caractéristique que les peintres ont nommé Terre de Sienne. C’est grâce à cette terre qu’est née la légende de la Toscane. Les peintres depuis la Renaissance se sont évertués à rendre la beauté de ces paysages sur une toile. Et force est de constater leur échec. Ces collines sont tellement plus belles dans la réalité ! Vous avez tous vu ces images de la Toscane, ces photos aux contrastes tellement beaux qu’on n’imagine pas voir de tels paysages en vrai. Et bien ces photos sont encore en-dessous de la réalité et ne rendent pas justice aux paysages toscans. Ces collines sont belles avec leur manteau blanc en hiver, portent remarquablement le vert pâle du printemps mais c’est dès fin

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de l’été qu’elles vous offriront leurs plus beaux atouts. Cette région est aussi une terre vinicole. De Chianti à Montepulciano, les vignes s’étendent sur les flancs des collines. Le Val d’Orcia, le timbre sur la carte postale Le Val d’Orcia est une petite vallée située au sud de Sienne. Si vous ne devez vous rendre qu’à un seul endroit en Toscane, n’hésitez pas. C’est sur l’un des six villages qui composent le Val d’Orcia que vous devriez jeter votre dévolu. Situé au milieu de ces collines d’argile et de tuf qui composent la Terre de Sienne, le Val d’Orcia offre des paysages à couper le souffle. Parmi les merveilles que recèle le Val, se trouve Pienza, le village qui voit naître le futur pape PIE II. En 1459, il décide d’élever son village natal au rang de ville épiscopale et demande à l’architecte Bernardo Rossellino de faire de Pienza une ville typique de la Renaissance italienne. L’architecte entame les constructions. Mort en 1464, il n’aura le temps


Couleurs toscanes

de construire qu’une place comprenant entre autres une église et le palais pontifical. C’est grâce à cette place que Pienza est devenue si célèbre. Protégée par une bulle papale, elle n’a jamais été modifiée depuis sa construction. Tout y est resté tel qu’en 1464. Considérée comme la place idéale par les humanistes de la renaissance, elle est entrée au patrimoine mondial de l’Unesco en 2004. La place de Pienza est incontournable, envahie de touristes, le reste du village présente moins d’intérêt. Plus calme est le village de San Quirico d’Orcia. Y flâner est agréable, surtout le soir. A quelques kilomètres, se trouve Bagno Vignoni qui a la particularité d’abriter une source d’eau chaude. Les bains romains au centre du village sont particulièrement intéressants.

Pienza au printemps

l’Ile d’Elbe, célèbre pour avoir servi de lieu d’exil à Napoléon, se trouve par exemple la petite station balnéaire de Castiglione della Pescaia. L’ancien village sur les hauteurs se mérite, la montée est rude et relativement longue. Mais elle en vaut la peine ! Une fois passé le mur d’enceinte, le long des remparts, la vue est imprenable. Les jours de beau temps on aperçoit l’Île d’Elbe. De là à imaginer Napoléon qui vous observe avec sa longue vue, il n’y a qu’un pas ! Bref,

vous l’aurez compris, cette région fera sans doute l’objet d’un, voire plusieurs prochains articles ! Yanis Chauvel Textes et photos DR Enviedebouger.com

Terre de Sienne

Une région riche et variée Je n’ai fait que survoler ce territoire si particulier. Et encore j’en ai survolé dans cet article qu’une toute petite partie. Parce que la Toscane c’est bien plus que ça. La Toscane c’est aussi Florence, Arezzo et la ville de Lucques. La Toscane c’est aussi la mer et les îles. Face à

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patrimoine

Notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie

La Cabane du Petit Mountet en 1919 Auteur: Ed. Perrochet-Matille, Lausanne Collection: Maurice Max Grun Tous droits réservés La Cabane du Petit Mountet fête cette année les 120 ans (1899-2019).

Impressum

Bienvenue aux non-résidents

Les 4 Saisons d’Anniviers

Abonnez-vous !

Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Pauline Archambault Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires

Pour soutenir la jeunesse sportive du Val d’Anniviers

Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

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Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.


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SALAMIN CONSTRUC TION SA GRIMENTZ


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N° 35 - Juillet 2019 by Les 4 Saisons d'Anniviers - Issuu