© Nicole Salamin
N U M É R O 8 A U TO M N E O C TO B R E 2 01 2
Le Tounot gardien de l’alpage.
Trois jours de grimpe dans le Fieschertal avec le MCA.
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L’Association Contes et Légendes s’est dissoute, mais Rozinna continue à parcourir les sentiers anniviards.
SOMMAIRE 3 4 6 8 10 13 14 16 17 18 21 22 23
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L’Edito Unipop Anniviers, Uni… quoi ? L’effroyable histoire du caïnisme Poser sa petite pierre, défendre une idée Le MCA dans le fieschertal Notre histoire.ch 50 ans de fidélité à la station de Vercorin Le ski anniviard en 2012 La-haut sur l’alpage, Echos d’ailleurs Témoignages Témoignages (suite) Tour d’anniviers Anniv’ info
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HC anniviers La vie bourdonnante des abeilles Le don du sang, une chaîne de solidarité FC Anniviers Recette de vie Le dernier acte de l’Association Contes et Légendes d’Anniviers La préparation des skieurs compétiteurs Annivards Vent de fraîcheur sur Pinsec Ces pierres qui parlent Années scolaire 2012-2013 Un été en liberté dans le val d’anniviers
www.4saisonsanniviers.ch
CONCOURS PHOTO MYSTÈRE À LA DÉCOUVERTE DE VOTRE VALLÉE
Le nombre de crèches décoratives au m2 est dense, dans ma ruelle centrale. Est-ce parce que j’étais autrefois un concentré de mayens avant de devenir un village ? Lequel suis-je ? B. Pinsec
C. Zinal
Gagnez un bon de Fr. 50.- au supermarché l’Achelli à St-Luc ! Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition de janvier du journal « Les 4 Saisons d’Anniviers ». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo d’octobre » à l’adresse: Imprimerie de la Vallée, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 13 décembre. La gagnante de l’édition No 7 est Nathalie Studer de Vissoie. La réponse était A. Grand Bisse
© Nicole Salamin
A. Chandolin
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L’ÉDITO Une qualité de vie durable La société a changé, rapidement et sur plusieurs aspects. Le monde du travail tout d’abord avec l’emprise de l’idéologie du management et de ses maîtresmots : objectifs, rentabilité, résultats ou encore planification. Alain Supiot, docteur en droit, exprime cette évolution ainsi : « Au lieu d’indexer l’économie sur les besoins des hommes, et la finance sur les besoins de l’économie, on indexe l’économie sur les exigences de la finance et on traite les hommes comme du « capital humain » au service de l’économie ». La pérennité de l’entreprise, l’amélioration des conditions de travail ou des services n’ont que peu de poids dans cette logique. Parallèlement, en 30 ans, les structures familiales se sont profondément modifiées : augmentation du nombre de divorces, diminution du nombre d’enfants et de la taille des familles,
augmentation du nombre de personnes âgées, etc. Par ailleurs les femmes sont de plus en plus nombreuses à exercer une activité lucrative. Ces modifications amènent de nouveaux arrangements dans la prise en charge et le soin donné aux enfants et aux personnes âgées. Le monde du travail ne peut que repenser son organisation et sa culture afin de permettre aux individus une meilleure conciliation entre leur activité professionnelle et leurs responsabilités familiales. Citons à titre d’exemple l’annualisation du temps de travail ou les congés parentaux.
ce travail non rémunéré et invisible. Or par exemple des mères travaillant à temps partiels sont exclues du 2ème pilier alors qu’elles fournissent de réelles prestations. En termes de coûts, la société s’y retrouverait. Actuellement elle prend en charge les « externalités négatives » de la course aux gains des entreprises. On pense ici par exemple aux burnouts. Elle soutient également fréquemment les familles monoparentales par l’aide sociale. En outre une étude a montré qu’un franc investi dans une crèche en rapporte trois à la collectivité.
La vision de la société doit s’adapter Conjointement les personnes fournis- aux nouvelles réalités des familles sant un travail de soin ou d’éducation faute de quoi notre qualité de vie et ne devraient pas voir leur niveau de vie celle de nos enfants se dégradera. péjoré par rapport aux personnes sans Nicole Langenegger Roux responsabilité intergénérationnelle. Ainsi notre système d’assurances sociales doit mieux prendre en compte
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UNIPOP ANNIVIERS, UNI… QUOI ? changements d’ordre technologique et des mentalités. La culture plaisir « est celle des esprits curieux qui cherchent avant tout une ouverture d’esprit, des occasions Pourquoi des universités populaires ? d’échanges et de rencontres, sans Les cours, organisés sans but lucratif autre but que d’élargir leurs connaispar les différentes sections dissémi- sances pour exister plus pleinement ». nées dans tout le territoire, en plaine, comme à la montagne, permettent Unipop Anniviers aux adultes de se former par curiosité Le 17 novembre 1995, la dernière secou par besoin dans les domaines les tion de l’Université Populaire du Valais plus variés. La possibilité est ainsi don- romand voit le jour en Anniviers. née de suivre des cours après sa jour- Suite à la demande d’organiser des née de travail, dans une salle située à cours de langues dans la vallée, le proximité, à des tarifs en général bas. directeur du Centre scolaire s’adresse Au fil des ans, aux branches acadé- à Christine Torche de Grimentz. Sur miques se sont ajoutées des matières la base des exemples des Universités et des activités en lien avec la santé, populaires de Genève et d’Allemagne le bien-être et les loisirs. Les pro- où elle avait suivi des cours, l’idée grammes des unipops, qui évoluent en de créer une université populaire en fonction des changements des menta- Anniviers fait son chemin. Dès la prelités et des attentes, s’inscrivent dans mière rencontre avec le secrétariat de le paysage culturel suisse. Leur impor- l’UPVS, les avantages de faire partie tance est reconnue officiellement par d’une telle structure sont évidents. Les les cantons qui aident financièrement subsides mais aussi les synergies déjà existantes sont des atouts considéles sections par des subventions. Si le terme « université » peut paraître rables. un peu pompeux, il indique néanmoins Le premier comité est créé à l’image l’étendue des branches touchées dans de la vallée avec des membres en proson ensemble encore aujourd’hui. venance des anciennes communes. Créées pour être populaires, pour fonc- Au début, les cours de langues rentionner avec, par et pour le peuple, les contrent beaucoup de succès. Une unipops persistent dans cette voie, en fois l’effet de la nouveauté estompé, organisant des cours qui s’adressent à l’Unipop trouve son rythme en protoutes et à tous, sans différence d’âge, posant des programmes diversifiés où les cours de cuisine comme ceux de milieu et de formation. de développement personnel trouvent leur place. Culture plaisir Promouvoir le plaisir d’apprendre a été l’objectif des universités popu- Quel sens aujourd’hui ? laires suisses dès le début. Il remonte à Pour Christine Torche, présidente de l’origine même de la création de l’Uni- la section d’Anniviers pendant dix versité Populaire du Valais romand. ans, si l’organisation de cours dans la Aujourd’hui la dynamique mise en vallée permet d’alimenter sa curiosité place par le président de l’UPVS et sans trop se déplacer, elle offre aussi son comité touche plusieurs axes, de l’occasion aux habitants des différents l’organisation interne à la formation villages de se rencontrer, de créer des des enseignants, du site au visuel. liens. « Suivre un cours ensemble perElle marque une volonté renouve- met de vivre quelque chose ensemble. lée d’adhésion aux principes fonda- C’est comme ça aussi qu’on fait Anniteurs des universités populaires ainsi viers, autour d’un intérêt commun, que la nécessité d’adaptation aux autour d’affinités. » L’Université Populaire du Valais romand (UPVS) nacquit à Sion en 1956. Les sections de Sierre, Monthey et Martigny furent créées en 1957.
Chaque année, le programme de l’Unipop Anniviers arrive dans les boîtes à lettres des habitants de la vallée avec une nouvelle offre de cours. Cette année, le programme a été publié également dans un carnet spécial du Journal de Sierre, sur invitation de la section de Sierre. Mais c’est quoi exactement l’Unipop ? Pourquoi existe-t-elle ? Quelle est l’origine de cette démarche ? Autant de questions auxquelles nous allons répondre en commençant par parcourir brièvement l’histoire de l’Association des Universités Populaires suisses qui est aujourd’hui l’une des plus grandes institutions de formation des adultes au niveau national. Naissance des premières universités populaires Les premières universités populaires suisses furent fondées en 1919 à Bâle, Berne et Zurich. Elles faisaient référence à des modèles existants au Danemark et en Grande-Bretagne. Le but premier était celui de rapprocher les couches sociales par la mise en place d’une large formation populaire et la création d’une culture commune. Entre les deux guerres, le mouvement s’étendit surtout dans le canton de Zurich, où 36 universités populaires locales furent créées, alors que, dans le reste du pays, on ne pouvait dénombrer que huit nouvelles sections. Elles firent défaut en Suisse romande jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, exception faite de l’Université ouvrière de Genève, créée déjà en 1900. L’Association des Universités Populaires suisses (AUPS) fut constituée en 1943 à Zurich.
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de ses besoins. L’Unipop Anniviers, ensemble avec la centaine de sections existantes dans le pays, favorise la formation continue en associant la culture au plaisir d’apprendre et de découvrir. Etre à l’écoute et avoir envie de valoriser des compétences locales ainsi qu’une bonne dose de curiosité sont des éléments clés. Le comité de l’Unipop Anniviers cherche de nouveaux membres afin d’assurer la dynamique nécessaire tout en gardant… le plaisir.
3961 VISSOIE
Chaque année, les membres du comité s’évertuent à concocter un programme qui touche à différents domaines. Les propositions de cours sont les bienvenues, car elles permettent de faire des choix équilibrés. Christine Steullet Clivaz, membre du premier comité et représentante de la CDAVAL (Association pour le Développement de l’Artisanat dans le Val d’Anniviers), souligne la chance de pouvoir accéder à une formation continue près de chez soi en fonction
t. 027 475 32 70 - f. 027 475 32 32 impv@bluewin.ch Nouvelle adresse: Rte de Zinal 2
t. 027 323 55 30 - f. 027 323 62 66 www.constantinsa.ch 5
Si vous n’avez pas reçu le programme en tout-ménage, ni le carnet du JDS, vous pouvez le découvrir sur notre site www.unipopanniviers.ch ou nous en demander un exemplaire à info@unipopanniviers.ch. Adriana Tenda Claude
© Aurel Salamin
L’EFFROYABLE HISTOIRE DU CAÏNISME
Les mouvements saccadés de son corps trahissent une agitation extraordinaire. Sa tête duveteuse de petit poussin blanc surmontant un cou d’une très grande finesse et d’une incroyable
flexibilité contrastent violemment avec la vigueur qui l’anime. Ce poussin d’aigle est âgé de quelques jours à peine et ne pèse pas le 1/2 kilo. Du haut de son apparente inno-
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cence, il est pourtant déjà en train de commettre la pire des exactions: le meurtre. Celui de son petit frère. De fait, une seconde petite tête émerge soudain. La douceur de son profil de bébé-ange est brisée en sa partie sommitale par une tâche. Une goutte de sang perle et agglomère le duvet sur son front. Ses yeux sont clos. Sous la violence des coups de l’aîné, le sang finit par là aussi de jaillir. La vision est dantesque. Tandis que le petit tente une remontée à la surface de l’aire, le plus fort relance les attaques de plus belle en le saisissant par le cotzon, le ballotant de droite et de gauche de toutes ses forces, le frappant et l’assommant sans répit. Le petit retombe au fond du trou, tente une fois encore péniblement de refaire surface. Le grand revient à la charge à coups de bec, la reprise des hostilités est immédiate. L’atrocité de cette scène se répétera
jusqu’à ce que mort s’ensuive, sans compter que ce pauvre cadet aura aussi enduré de nombreux harcèlements et les privations de la faim, orchestrés par le cruel premier-né, avant de, exsangue enfin mais bien trop tôt, pouvoir s’envoler pour des cieux plus cléments. Il finira même cannibalisé, dans les becs acérés de sa famille, vous vous en doutez. La torture et le meurtre d’Abel se déroulent sous l’oeil indifférent de ses parents. La nature est ainsi faite pour assurer une lignée des plus costaudes. L’aigle royal vit en couple. La femelle est plus grande que le mâle. Son envergure peut atteindre les 2m50 et son poids 5 à 6 kilos. Le mâle fait, lui, en moyenne 2m pour 4 à 5 kilos. L’aigle parade en hiver, s’accouple en janvier-février et pond 2 à 3 oeufs à fin mars-début avril. La femelle couve les oeufs sans discontinuer, sauf pour se dégourdir par instants les pattes, tandis que son compagnon se charge du ravitaillement. Rupestre, l’aigle se construit un nid composé de branchages de résineux, généralement sis dans une face escarpée. Ce nid s’appelle une aire laquelle se trouve ainsi bien protégée parmi les rochers. Pragmatique, il la situe sous son territoire de chasse, entre villages et alpages, de 1’600 et 2’200 mètres d’altitude, à hauteur de forêt. Une fois la proie embarquée, la descente vers l’aire est aisée. Elle est impossible en sens inverse si le poids de cette même proie dépasse celui du prédateur. Un mois et demi après la ponte naissent les petits, vers début mai. Le premier d’abord, puis le second 3 à 5 jours plus tard sur le modèle de fréquence de ponte, d’ailleurs. C’est alors deux adorables boules blanches et duveteuses que les parents se chargent de couver et de nourrir. La différence de taille entre un mâle et une femelle ainsi que la ponte différée du second oeuf créent des déséquilibres qui ne donnent la plupart du temps aucune chance au plus jeune
des aigles. Seul si le premier oeuf éclos est un mâle et le second une femelle, la balance des forces peut s’établir. Il pourrait alors ne pas y avoir de lutte fratricide et offrir aux 2 rapaces, frère et soeur, les mêmes chances de survie jusqu’à leur envol. Après ce rude épisode, l’aiglon survivant - découvert par Aurel Salamin, hôtelier et chasseur, suite à des années de recherche et une observation des plus scrupuleuses dont il a tiré un livre - poursuit sa croissance. Il perd peu à peu son duvet de bébé, des plumes s’extraient des fourreaux bleutés de ses ailes, tandis qu’il muscle ses ailes par des exercices de gym. Ses parents assurent son ravitaillement, lui ramènent des cadavres à déchiqueter, puis, un beau jour de juillet, plus rien. Pire! Ils s’amusent à le provoquer en tournant autour de l’aire, proie en gueule. Ce sevrage laisse notre aiglon tout dépité. Sa mère lui accorde enfin une trêve et lui offre de reprendre quelques forces. Elle repart ensuite. Mais cette fois l’animal a compris la leçon. Il ne tarde pas à rassembler son courage et mettre en pratique ce que son instinct lui avait fait exercer tout au long des dernières semaines. C’est un beau jour de début août qu’il prend, sans doute lui-même tout surpris par son aisance, son envol! La nature offre à ce petit aigle, et pour autant qu’aucune autre portée ne soit en route dès la saison suivante, la chance de passer une bonne année encore au côté de ses parents avant de voler vers d’autres horizons lointains. Une demi-décennie durant, il roulera sa bosse dans une vie erratique avant d’établir son territoire et se mettre en ménage pour de longues années - près de 30 ans - faites d’une existence de défense et de chasse, jusqu’au jour où il n’aura plus la force de conserver sa place face à la relève.
notre Caïn? « Il y a bien des chances qu’il soit resté dans le territoire » (nb. Anniviers ou Hérens pour les aigles, c’est kif-kif), bien que jamais avec certitude. Le plumage des oiseaux se renouvelle chaque 2-3 ans. C’est pourquoi il est peu aisé de suivre les pérégrinations d’un volatile à moins de l’avoir balisé. Il y a 2 couples sûr, peut-être 3 en Anniviers. 50 ont été recensés au milieu des années 90 en Valais.
Si Aurel a eu l’immense chance d’observer sur l’affaire du caïnisme l’année dernière, celle du gypaète tenait pour lui du rêve. Cet animal nécessite de bien plus grands espaces. L’un d’eux, élevé en Tchécoslovaquie et relâché dans le Vercors, a été aperçu dans le Haut Valais. Il peut aussi, en l’espace de quelques jours, circuler des Grisons au Haut-Valais, passer une nuit à la Corne de Sorebois et continuer son chemin sur le Val Ferret. Il n’y a donc que 2, voire 3 couples sédentarisés en Valais et une quinzaine d’entre eux a traversé notre canton en 2011. Aurel a eu la chance imprévisible d’en découvrir un dans la région du Balmhorn. En retour, le gypaète offre d’être moins sauvage. Leur rencontre a déjà donné lieu a des clichés d’envergure. Grâce au soutien professionnel de sa femme à l’hôtel, le chasseur Cette année, l’aiglon a été vu en juin d’images est ainsi reparti vers de noupour la dernière fois. Ses parents n’ont velles aventures. donc pas nidifié. Est-il maintenant Nicole Salamin parti en recherche de territoire? La présence d’un jeune aigle a été signalée dans le Val d’Hérens. S’agit-il de 7
POSER SA PETITE PIERRE, DÉFENDRE UNE IDÉE
Le docteur Jean-Marc Caloz, originaire de Réchy, est établi dans la vallée depuis le début des années quatre-vingts avec sa femme Liliane. Il est régulièrement parti à l’étranger, le temps d’un voyage humanitaire. Au-delà des missions liées au secret de fonction et dont nous ne connaîtrons pas les activités par le détail, voici le récit d’une vie dévolue à l’autre. Le terreau dans lequel a été façonné Jean-Marc a conditionné son besoin d’aller voir derrière la montagne. Depuis toujours. Sa mère lisait beaucoup, elle aimait la géographie et connaissait les noms de toutes les capitales du monde. Ses frères partirent s’établir ailleurs, le premier définitivement en Afrique d’abord, puis au Canada, le deuxième en Amérique du Sud pendant 5 ans. La génération d’avant en avait fait de même tout en restant en Europe. C’est ainsi que le cadet, une fois ses études achevées, accomplit son premier voyage pour le CICR en compagnie de sa femme. Ils passèrent six mois au Tchad, c’était en 1982, à l’époque de la famine du Sahel dans le cadre de l’aide alimentaire, afin de subvenir aux besoins nutritionnels de la population. Puis, il fut transféré au Liban, où il s’attela au suivi médical de prisonniers lors de la première inva-
sion du pays par Israël. Le CICR est le comité fondateur de la Croix-Rouge dont la fonction est liée aux conflits, internationaux d’abord, mais aussi internes. Le délégué s’occupe d’aide en tout genre mais aussi de visiter les prisonniers de guerre et les détenus dits de sécurité (ne les appelez pas détenus politiques!) issus de tensions et de conflits internes. Ce ne sont pas des détenus de droit commun. Il vérifie leurs conditions de détention, l’accès aux soins médicaux et émet des avis. La prise en charge correcte de ces prisonniers fait partie du droit humanitaire. La notion d’accès aux soins de ces prisonniers doit être précisée. Elle s’applique selon les standards du pays. Les détenus n’ont pas le choix de leur situation, mais le droit d’être soignés correctement, comme le reste de la population du pays. Cela implique de travailler avec d’autres moyens, impose d’autres visions. « La notion humanitaire a des nuances »: un médecin de prison d’Asie centrale n’a pas la même liberté de soin, ni la même liberté d’expression que chez nous, sa marge de manoeuvre est ténue. Face à cet état de fait, l’humanitaire ne doit pas imaginer de pouvoir changer le monde, mais aider à faire changer les mentalités. « C’est des fois frustrant… je pense qu’on défend plus une 8
idée qu’un résultat. A défaut d’avoir un résultat, tu as au moins défendu une idée, posé une pierre, un jalon, l’essence même de l’humanitaire ». Ces gens ont d’autres vies, d’autres valeurs, d’autres religions, « tu dois les respecter, tu ne peux pas appliquer tes principes humanitaires d’origine occidentale et chrétienne (moraux, qui tendent au bien) à la lettre, même si c’est ce qui te motive ». La volonté d’aide est certes bien présente dans celle d’effectuer un voyage humanitaire, mais, et le médecin insiste très prosaïquement sur ce point: « un humanitaire part d’abord pour soi, par besoin de partir, car on ne part pas pour les autres . La notion d’altruisme est abstraite, on ne part pas si on n’en a pas l’envie. Vient ensuite le désir de faire quelque chose pour les autres selon ses croyances et la défense de ses idées. Notre médecin est ensuite revenu en Suisse, s’est installé en Anniviers et n’est plus reparti pendant 10 ans, s’imaginant qu’il ne pouvait plus le faire. Jusqu’à la rencontre inopinée d’un ami du CICR qui l’a incité à reprendre la route de temps en temps en «free lance». Peu après, le docteur se retrouvait au milieu du conflit yougoslave, en mai 1993. Aide hospitalière sous les bombardements de Mostar et de Sarajevo, visites de prisons, son quotidien avait à nouveau basculé. Il lui avait suffi de prendre la décision de partir en mission pour voir des solutions se profiler et l’organisation de ses voyages se mettre en place. Il se libérait après la saison d’hiver et trouvait des remplaçants, car il fallait assurer les gardes une semaine sur deux. Parfois, des confrères lui donnaient un coup de pouce ou alors il fermait son cabinet une semaine, lors de missions courtes. 1994, génocide du Rwanda, aide médicale pure dans les dispensaires de fortune, « une des pires horreurs dans ma vie ». Arrêt sur image: au milieu de la traversée d’un pont entre le Rwanda
vie de ces enfants. « Ça m’est toujours resté, ça c’est quelqu’un, une belle image de la vie ». Jean-Marc n’oubliera jamais les rencontres avec Michel Zufferey* et un jésuite italien, au Tchad. Le premier avait le sens infini de l’écoute de l’autre, il le respectait foncièrement, comprenait les populations les plus reculées. Le second, à N’Djamena, lui a apporté dans de longues discussions sa propre vision chrétienne du respect et de l’humilité sans jamais parler de religion. Des instants de partage de valeurs intenses.
et la Tanzanie, il se trouve nez à nez avec Philippe Dahinden, journaliste indépendant alors tout occupé à l’implantation de radios libres dans les pays africains en guerre pour la Fondation Hirondelle, qu’il connaissait et qui remontait en sens inverse. Philippe est depuis des dizaines d’années hôte en Anniviers. Sous ce pont s’écoulaient des cadavres. Des cadavres par dizaines. Ces corps humains flottaient, décharnés, raides, ballotés comme de vulgaires bouts de bois par les remous des flots. « Un fétu de paille qui passe sous un pont, un être qui n’existe plus ». La violence de la guerre les avait annihilés. Il ne restait plus rien des gens qu’ils avaient été, de ceux qu’ils avaient aimés. Un des moments les plus atroces dans la mémoire de l’humanitaire. A cela s’ajoute l’odeur de la mort, pire que tout, celle qui se détecte bien avant l’évidence visuelle. Belgrade, Kosovo, Albanie, Jordanie, Koweit, Bahrein, Namibie, Gabon, Cameroun, Tchétchénie, Ouzbéquistan, Sahara Occidental, parfois à plusieurs reprises dans l’une ou l’autre de ces contrées pour des boulots de prison ou au sein de conflits latents, voir le suivi de libérations de prisonniers.
A l’aube de sa retraite, le docteur prévoit de repartir à titre privé en Haïti où son frère s’occupe du sort des démugré, au-delà du syndrome post-trau- nis. Mais cette pause n’est peut-être matique, dans une expérience de vie. Il qu’une parenthèse. n’y a pas non plus que des instants de guerres ou la répression. Tu rencontres * Fondation Michel Zufferey, St-Luc. aussi des gens extraordinaires, il y a Portrait dédié sur www.limmoblog.ch « Le guide ami du monde », archive du des moments fabuleux. - Certains de nos petits problèmes 9 octobre 2009. peuvent te paraître futiles en regard Nicole Salamin de tout cela. - Oui, mais peut-être que moi aussi je suis futile…, nous rassure notre bonhomme. On a les préoccupations de sa situation. On peut être malheureux ici même en ayant tout. De toute façon, JENNY & REMY ANNI on doit admettre qu’on ne change pas le monde, sinon on ne peut pas partir, IMMO VOUARDOUX conclut-il. vente | chalets | appartements | promotions | administration d’imm JENNY & REMY ANNIVIERS Apprécions à sa JENNY juste valeur notre & REMY ANNIVIERS IMMOBILIER VOUARDOUX chance de pouvoir exprimer nos idées IMMOBILIER VOUARDOUX info@anniviers sans finir au goulag! vente | chalets | appartements | promotions | administration d’immeuble | assurance
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Les rencontres marquantes Rwanda. Une dame, romande, 55 ans environ, s’était installée dans un tél + 41 (0) 27 475 18 22 fax + 41génocide, (0) 27 475 21 78 petit village. Au début du elle part en emmenant avec elle une dizaine d’enfants orphelins ou supposés comme tels, les massacres ayant complètement chamboulé leur vie. Le médecin la retrouve plus tard dans un hôpital. « Elle avait tout simplement traversé les lignes de front avec les gamins, parce qu’il fallait le faire ». Ce fut un moment fort car cette dame, - Où est la vie normale? - Ecoute, il faut dissocier les choses. La dans sa grande simplicité, « avait fait vie normale, pour nous, est ici. Même juste ». Elle avait, avec ses moyens et si l’anormal de l’ailleurs doit être inté- sans poser de questions, ainsi sauvé la 9
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RTE DE MOIRY CH
LE MCA DANS LE FIESCHERTAL
avons pris le train jusqu’à Fiesch, et depuis-là, nous avons marché 1h30 pour découvrir après tant d’efforts ces magnifiques rochers de granites où les voies faciles et plus difficiles se mélangent. Après une journée de grimpe sur les
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Cet été, le MCA a organisé un camp d’escalade de 3 jours avec 5 jeunes du club et trois encadrants dans la région de Fiesch. Nous sommes partis de Vissoie en bus à 6h44 avec notre chauffeur Robert en direction de Sierre. Puis nous
voies plus faciles du secteur d’escalade, nous sommes montés à la « Burghütte » située à 1750m d’altitude au pied du glacier de Fiesch où nous logions en demi-pension durant ces trois jours. Le lendemain matin, nous sommes retournés dans le même secteur d’escalade, mais pour cette fois nous diviser en quatre groupes. Nous sommes allés faire des voies de plusieurs longueurs. Après un bon pique-nique, un groupe est reparti sur une longue voie tandis qu’un autre est allé faire des voies plus difficiles. Ensuite, nous sommes retournés à la « Burghütte » pour aller manger et dormir après cette belle journée ! Après une bonne nuit de sommeil, nous avons profité de la matinée pour grimper jusqu’à ce qu’un gros orage nous fasse repartir en direction de Fiesch pour reprendre le train et le bus pour rentrer chez nous ! Un grand merci à Pasco, Rémy et Lucien pour nous avoir coachés pendant ce super camp ! Et merci au gardien de la cabane « Burghütte » pour nous avoir accueillis et nous avoir préparé d’aussi bons repas ! Edwige, Noémie et Isaline (Fidèles du MCA)
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L’ESCALADE QUIZ ? TERMES ET EXPLICATIONS
Quand nous arrivons au pied d’une voie, nous nous équipons et nous contrôlons notre matériel. Sur notre baudrier*, nous devons avoir : des dégaines*, une sangle*, des mousquetons* et de la magnésie*. Lorsque ce matériel est prêt, le grimpeur peut faire son nœud de huit* et la personne qui l’assure passe la corde* de son système d’assurage qu’il accrochera à son baudrier. Après avoir terminé, nous devons contrôler ce que l’autre a fait. Si tout est bon, le grimpeur peut débuter la voie*. Quand il arrive au premier spit*, il pose une dégaine et passe la corde à l’intérieur. Sa progression se déroule ainsi jusqu’au relais. A ce moment, le grimpeur doit poser une dégaine dans le maillon rapide* du bas et y passer la corde. Le grimpeur peut alors se vacher* avec sa sangle. Il peut alors s’installer pour faire la manipulation*.
un nœud de huit. Lorsqu’il a terminé, il enlève le nœud de huit double, demande à la personne qui l’assure de ravaler* la corde et quand il est bien tenu enlèvera sa vache. La personne qui l’assure peut alors le faire redescendre. Pour les voies à plusieurs longueurs*, nous devons rajouter sur notre portematériel : un reverso* et un prussik*. Quand le grimpeur arrive au relais, il se vache. La personne qui l’assure peut alors enlever son assurage et s’encorder au bout de la corde. La personne qui est au relais peut alors tirer la corde jusqu’à ce qu’elle soit tendue. A ce moment, elle peut accrocher son reverso a un mousqueton à vis, passer la corde à l’intérieur du reverso et la bloquer avec un second mousqueton. Quand ceci est fait elle peut faire monter la deuxième personne qui se vachera dès son arrivée au relais.
Quand le grimpeur est vaché, il Quand la cordée est au sommet de la demande un peu de corde et fait un dernière longueur, elle doit mettre en nœud de huit double qu’il accroche, place le rappel* pour redescendre. avec un mousqueton, à son baudrier. L’équipe technique Après avoir fait ça, il défait le nœud Thibaut et Mario de huit qu’il a fait avant de commencer la voie, passe le bout de la corde dans les deux maillons rapides et refait 11
078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers
LEXIQUE* Baudrier : le baudrier, aussi appelé harnais, est utilisé pour solidariser le grimpeur à la corde ou la sangle. En escalade sportive le baudrier maintient les cuisses ainsi que le bassin.
Une voie peut être de quelques mètres Maillon rapide : le maillon rapide est une sorte de boucle en métal qui est à plusieurs centaines de mètres. surtout utilisée comme point de relais Longueur : la longueur est un frag- et qui permet d’y passer une corde. ment de la voie, elle peut être de 30m à 45m environ selon la difficulté et Se vacher : s’accrocher avec une sangle et un mousqueton sur un point l’équipement. d’ancrage fixe (par exemple un spit). Manipulation : la manipulation au relais est le passage de corde dans le Reverso : système utilisé aussi bien pour l’assurage que pour le rappel. relais afin de pouvoir redescendre.
Sangle : la sangle permet de s’assurer une fois arrivé en haut de la voie, longue d’une vingtaine de centimètres, elle s’accroche au baudrier et munie d’un mousqueton permet de se vacher au relais ou l’utilisation d’un descenRavaler la corde : ravaler la corde deur pour le rappel. signifie reprendre le reste de corde au Mousqueton : le mousqueton est un relais afin que le deuxième grimpeur anneau métallique muni d’un doigt puisse à son tour progresser en sécupour une ouverture aisée qui permet rité. de passer une corde, sangle… à l’intérieur. Il existe des mousquetons à vis Dégaine : Une dégaine est utiliou systèmes de blocages ou les mous- sée en escalade pour attacher la corde aux points d’ancrage sur le quetons à doigt simple. rocher ou le mur artificiel. Nœud de Huit : le nœud de huit est le Une dégaine est composée de deux nœud d’encordement personnel, il est mousquetons simples reliés par un très utilisé en escalade sportive et en court anneau de sangle cousu. montagne. Il permet de fixer la corde Magnésie : la magnésie est une fine au baudrier. poudre blanche qui est utilisée pour Corde : les cordes d’escalade sont des assécher les mains. cordes dynamiques, elles permettent d’absorber les chocs en cas de chute Spit : est un système d’ancrage permacar elles sont un peu élastiques. Les nent constitué d’une tige expansive, cordes relient le baudrier aux systèmes sur laquelle est généralement vissée une plaquette. La tige est insérée dans d’assurage. un trou foré dans le rocher. Voie : la voie c’est l’itinéraire à suivre Le spit permet au grimpeur d’accrocher sur le rocher, il est donné par la une dégaine. logique de la roche et les prises. Les Il est parfois utilisé comme point de spits indiquent la direction générale. relais. C’est une succession de longueurs.
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Nœud de prussik : Ce nœud est autobloquant symétrique, ce qui signifie qu’on peut le déplacer sur une corde à la main, mais qu’il va stopper une éventuelle chute. Ce nœud est utilisé pour l’assurage, la remontée sur corde, ou la réalisation de mouflages. Rappel : la descente en rappel désigne une technique de progression sur corde permettant la descente d’une zone verticale et la récupération éventuelle de la corde par le bas.
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Scène de vendanges, Route de Corin, 3960 Sierre. Timbre postal, 1912. Probablement des Anniviard(e)s ? Merci pour vos compléments d’information ! Partagez vos archives sur www.notrehistoire.ch Proposé par Michel Savioz de Vissoie
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50 ANS DE FIDÉLITÉ À LA STATION DE VERCORIN il y avait moyen de faire du ski. Monsieur Vauchez lui a ainsi conseillé ce petit village qu’il connaissait via un de ses amis - Fredy Cotter. Il n’y avait pas encore de magasin de sport à l’époque, maman était plus fan de la plage que de la montagne, mais dès leur premier séjour de plus de 6 semaines elle fut séduite par la beauté de Vercorin et sa vue sur la vallée du Rhône et le Val d’Anniviers !
La famille Marcelis (à gauche) et la famille Joris (à droite) durant l’apéritif de remerciement à la Maison Bourgeoisiale de Vercorin
village de Vercorin il y a plus de 55 ans, à l’époque composé de moins de 92 habitants comme peut encore en témoigner sa maman. Premiers touristes belges, ils sont restés fidèles et nous communiquent leur passion de Vercorin par le témoignage d’Olivier, le benjamin qui est venu la première fois dès l’âge de 6 mois et même en reconnaissance alors qu’il était encore dans le ventre de sa Nous avons interviewé Olivier Joris, maman ! afin de mieux comprendre ce qui le motive à venir chaque année à Verco- Vos parents sont venus la première fois il y a 55 ans. Comment ont-ils rin depuis 50 ans. connu le village ? Monsieur Joris est ce que l’on peut Papa était commandant de bord à la appeler un amoureux de Vercorin. En SABENA- compagnie aérienne belge-, effet, cet habitué du village est ori- Ardennais d’origine, il aimait skier! Lors ginaire de Crainhem, une commune d’une escale à Genève, il a demandé Belge située en périphérie Bruxelloise. au représentant local de la Sabena s’il Une famille qui a découvert le beau connaissait un petit village sympa ou La commune de Chalais et Vercorin Tourisme ont voulu remercier deux hôtes venant chaque année à Vercorin depuis 50 ans. Il s’agit d’Olivier Joris et de Jean-Louis Marcelis, qui sont tous les deux des touristes de Belgique. Pour ce faire, un apéritif de remerciement a été organisé en présence des autorités à la Maison Bourgeoisiale de Vercorin.
Qu’est-ce qui vous lie tant à Vercorin pour vous y faire venir chaque année depuis 50 ans ? Qu’est-ce que ce village de montagne vous offre de plus qu’ailleurs ? Ce micro climat particulier qui régénère vos piles plates d’une vie citadine continuellement sous tension. Le fait d’avoir aussi bien un centre du village relativement plat et le reste en pente. L’altitude idéale pour tous. Le côté calme et paisible. La sympathie des gens joue également un grand rôle. D’après vous quels sont les points forts de Vercorin ? C’est un village à échelle humaine, bien situé à l’orée des intersections de la vallée du Rhône et des vals d’Anniviers et de Réchy. Une topologie unique qui permet de garder un cachet de petit village facilement accessible – avion, train, bus, téléphérique et voiture. Familial avant tout de par sa petite taille, ses ruelles et impasses. L’esprit village où presque tout le monde se connaît, l’offre des différentes activités pour chaque tranche d’âge, sont le ciment de ce lien familial. Un visage différent par saison ce qui élargit le panel d’activités à pratiquer. Vous avez vu la station se transformer, se développer… à votre avis est ce que le village s’est bien développé ? Absolument, car si nous comparons avec ce qui s’est passé ailleurs, nous avons eu un développement relativement lent mais conditionné par des éléments ponctuels tels que par
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exemple en 1972 la télécabine qui a eu la suprématie sur les téléskis qui nous entraînaient jusqu’au plat des Plannards. Le village a toujours été à la recherche d’eau pour assurer son développement. Une piscine publique aurait été un plus mais oh combien difficile à réaliser par le manque d’eau et le coût élevé. La nouvelle école qui a été un élément positif pour accroître le nombre de résidents et abaisser la moyenne d’âge. Le changement en 1999-2000 du restaurant du Crêt du Midi a aussi été un plus pour la pratique hivernale tout comme la forêt de l’aventure connue en dehors des limites de la commune comme un attrait supplémentaire en été. L’actuel retour à la nature (VTT, course à pieds,…) est aujourd’hui d’autant plus aisé que le village reste avec un urbanisme de petit gabarit avec le bois comme matériau prépondérant. L’église est aussi le symbole de toute l’histoire de ce village, un cachet qui s’est transformé tout en respectant le passé… Aujourd’hui, nous vivons un tournant avec cette nouvelle télécabine qui
va donner un coup de fouet à une situation touristique qui commençait à doucement baisser. Il est clair que cela réussira seulement moyennant un nouvel apport de lits chauds qui pourront équilibrer l’investissement à amortir sans étrangler tout le monde. La mobilité sera aussi un nouveau défi ! Vous avez vu la station se transformer, se développer… à votre avis est ce qu’à l’époque vos vacances étaient meilleures ? En fait, nous ne pouvons pas comparer cette époque et aujourd’hui car le centre d’intérêt n’est globalement plus le même au sein des différentes cellules familiales; ne fut ce que par l’apport de l’électronique, l’informatique et tous les moyens de communications de type internet, les vidéos, les jeux… de plus nous étions moins nombreux et nous nous connaissions presque tous. Mais restons optimistes et préservons au maximum ce petit paradis. Vercorin est vraiment un endroit où la qualité de vie est exceptionnelle ! Vercorin Tourisme
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LE SKI ANNIVIARD EN 2012 Le ski Anniviard a eu un bel hiver. Amaury Genoud a maintenu sa place parmi les cadres Suisses malgré une saison qui ne fut pas complète en raison d’une blessure des doigts dont il est aujourd’hui remis. David Wicki est revenu en fin de saison après la réparation de son ligament croisé de l’an passé. Coralie Barmaz et Florent Salamin ont connu leurs premières expériences comme entraîneur. Guillaume Revey est devenu champion valaisan OJ de slalom. 10 athlètes OJ, dont notamment la majorité des skieurs du groupe 2000 qui était particulièrement nombreux cette année, a réussi à entrer dans les cadres Valaisans sous la
responsabilité de Claude-Alain Art et de Valentin Crettaz. Ce dernier continue à s’occuper avec succès de nos athlètes du Ski-Team Anniviers qui, en phase d’apprentissage, veulent entrer, ou sont déjà, dans l’équipe Valaisanne de Ski du côté du Centre 5 AnniviersConthey. Cette année, le groupe de skieurs compétiteurs auprès des différents cadres, équipe nationale, NLZ, Centre 5 et Ski Team Anniviers, est de nouveau très important car il compte le nombre de 46 athlètes. Enfin, parmi les dirigeants, on remercie Pascal Bourquin, qui après avoir décidé de prendre au pied levé des épreuves de Coupe d’Europe l’hiver passé, a pu
mettre la station de Zinal au calendrier officiel de cette compétition en janvier prochain. On donne ainsi rendezvous à tous les Anniviards afin qu’ils puissent venir nous aider et encourager nos athlètes lors de deux compétitions qui auront lieu juste après les relâches scolaires de fin d’année. Enfin, malgré les suites potentiellement délétères de la Lex Weber, les remontées mécaniques ont commencé dès le mois de juin la construction du téléphérique de liaison Grimentz-Zinal. Celui-ci devrait être opérationnel dès novembre 2013, on s’en réjouit… Maurice Fellay
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LA-HAUT SUR L’ALPAGE, ECHOS D’AILLEURS
Jolanta et Paul à l’alpage de Roua
Qui sont ces gens qui vivent et travaillent là-haut et d’où viennent-ils ? J’ai souhaité trouver réponse à ces questions et me suis arrêtée un jour à l’alpage de Rouaz, au-dessus de St-Luc. Dès le petit matin, la journée promettait de devenir belle et chaude, idéale pour crapahuter en moyenne montagne. Devant le bâtiment appelé Chalet Blanc de Rouaz, une pancarte annonce la possibilité d’acheter du sérac, de la tomme, du beurre et du fromage. Jolanta, jeune femme venue de Pologne me reçoit ; elle s’exprime en allemand, le français ne lui est pas encore familier hormis quelques mots de base. Elle, son frère jumeau, son mari et un ami sont arrivés ici par le biais d’une agence polonaise de pla-
cement « Hello Contact » qui leur a proposé, l’an dernier déjà, ce job de 3 mois à plein temps sur un alpage anniviard. Premier essai réussi l’été dernier, expérience renouvelée cette année. Avant ces séjours montagnards, Jolanta et Paul son mari ont travaillé deux étés à Schaffhouse pour la récolte des légumes et un automne à Bâle-campagne pour celle du Johannisberg. Ici, sur l’alpage, pas le temps de s’ennuyer, le travail commence très tôt le matin, dès 4 h 30 selon la fonction occupée. La journée s’égrène entre occupations avec le bétail, fabrication des fromages et autres produits tirés de cet excellent lait issu de la flore variée et riche ingurgitée par les vaches et très généreux en oméga 3. Il
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faut s’occuper aussi du ménage, des nettoyages, de la cuisine…. parlonsen de la cuisine, sujet litigieux car l’appréciation culturelle semble si différente selon la région d’où viennent les employés. Par exemple, une entrecôte cuite dans l’eau par Jolanta provoquera un mini scandale auprès du patron valaisan de l’alpage et de l’employé français… aïe, quel massacre ! Eux, les Polonais préfèrent la viande de porc. Tant bien que mal, le patron tente de concilier les diverses manières d’appréhender le travail et de maintenir une ambiance conviviale. A ces altitudes, la TV est bannie, ne subsiste que la radio, en français of course. Mais le patron leur permet d’utiliser son natel pour que Jolanta et son équipe puissent contacter les familles restées là-bas et prendre des nouvelles du pays. Vers 21 h 30, tout le monde s’installe pour la nuit car la journée a été bien longue et la fatigue pèse fort. Leur domicile se situe à 500 Km de Varsovie et à 1750 Km d’ici, le voyage se fait en bus pour l’aller et le retour. Travailler 3 mois sans congé leur paraît normal pour un bon salaire à la clé, ça vaut donc le déplacement. Et l’an prochain ? Ils verront, ne sont pas encore déterminés. Allez savoir, peut-être que dans un avenir pas très lointain, nous autres Anniviards reprendrons le chemin des alpages, et pas seulement pour nous promener. Simone Salamin
TEMOIGNAGES pourtant, j’adore la polenta depuis » nous rassure-t-elle.
Alain Gerbault et Ella Maillart en 1923
Après le repas du soir, elle allait prier le chapelet à la Grotte à Vissoie avec sa maman de vacances qu’elle appelait « tante » et son papa d’ici qu’elle appelait « papa » puisqu’elle avait perdu le sien. Au téléphone, elle partage encore une chanson d’enfant qu’elle avait appris à sa sœur anniviarde et dont celle-ci se souvient parfaitement.
« Feu et Joie », vous connaissez ? C’est une association qui permet à des gosses défavorisés de la région parisienne de venir passer une partie de leurs vacances en Valais. Il a été facile de retrouver la trace des petits Parisiens qui ont séjourné en Anniviers et 2 d’entre eux ont bien voulu nous faire partager cette expérience qui a « illuminé leur vie » disent-ils. Patricia a tout juste 4 ans ½ quand elle bénéficie de son premier « remuage » entre sa vie d’alors stressante et difficile dans un petit appartement sans confort à Paris et ses vacances heureuses et insouciantes en Anniviers. Elle vient de perdre son papa et se retrouve dans une situation complexe avec sa maman et ses 3 petits frères et sœur. Le minuscule logement de 2 pièces se trouve au 5è étage d’un vieil immeuble sans ascenseur. Par les petites fenêtres placées tout en haut des parois, on aperçoit un maigre bout de ciel gris et plombé. Pas d’eau chaude dans ce logis, pas de WC non plus ; il faut se rendre dans le couloir pour trouver les toilettes communes à tous les habitants de l’étage. Puis sa maman entend parler de Feu et Joie et se réjouit de pouvoir ainsi faire profiter 2 de ses enfants du bon air suisse, campagnard pour sa sœur Laurence, montagnard pour Patricia.
Replongeant dans ses souvenirs, Patricia retrouve les sensations vécues à l’époque (1960) : triste dans un groupe d’enfants tristes placés dans un train pour un long voyage : tristesse de quitter sa famille et angoisse d’aller vers un monde inconnu. Et l’arrivée chez des gens souriants et accueillants mais qui parlaient avec un drôle d’accent…chantant. Puis l’effet apaisant de ce langage lent et joyeux s’est très vite fait sentir. Lorsque les larmes débordaient sur ses joues, Patricia se rappelle être passée de genoux en genoux pour trouver consolation. Revenue ensuite chaque année jusqu’à l’âge limite permis par Feu et Joie, parfois en été, parfois en hiver, Patricia se souvient de fameuses parties de luge, d’inénarrables batailles de boules de neige, de journées passées à faire les foins, de balades en montagne entrecoupées de pique-niques : » Ah ! ces petits pains tartinés au parfait et à la moutarde, fameux » rit-elle encore aujourd’hui. Et puis ce premier carnaval, où la vue des personnes déguisées l’a si épouvantée qu’elle est partie se réfugier…à l’écurie ! Mise devant sa première polenta, elle a affirmé que cela lui donnait des « haut le cœur », expression raffinée pour exprimer son envie de vomir… « Et 18
Le Paris qui l’a vue grandir et l’Anniviers de l’époque représentaient deux mondes aux antipodes l’un de l’autre, le contraste était très fort et personne n’aidait Patricia à réfléchir et à tenter de comprendre ces différences. Alors elle vivait dans ces extrêmes sans trop se questionner et prenait ce qu’elle pouvait ici et là. Quand elle rentrait à Paris, sa maman la voyait débarquer avec les yeux rouges…et la vie trépidante reprenait son cours. Pour son dernier séjour officiel, sa « tante » a décidé de la raccompagner là-bas pour avoir une idée de son milieu de vie. Pour l’occasion, la « tante » s’est résolue à franchir une étape oh ! combien moderne : exit le chignon traditionnel, une jolie permanente l’a rajeunie pensait-elle. C’était sans compter avec l’avis tranché de Patricia qui, la voyant ainsi changée lui a asséné « Ouh là là, tu es la plus belle des vieilles » ! Le message a été reçu, disons, avec surprise. Devenue adulte, Patricia a rendu visite à sa famille d’ici à plusieurs reprises. Une fois, reçue chez Ella Maillart à Chandolin, celle-ci lui a donné un ruban porté par Alain Gerbault rencontré en 1923 alors qu’il préparait sa traversée de l’Atlantique en solitaire, avec la mission d’en faire don au musée de la ville de Laval d’où venait ce grand navigateur et où habitait Patricia à ce moment-là ; ce qui fut fait, preuve en a été l’article paru dans un journal local, photo à l’appui.
De gauche à droite: Patricia, Simone, Pierrot
D’autres familles d’Anniviers ont aussi accueilli des petits Parisiens et, en général, les liens subsistent avec le temps qui passe, chacun de son côté ayant pris le meilleur de ces expériences si particulières, malgré certaines difficultés de compréhension dues aux cultures profondément différentes. Mais avec le recul, les réactions de part et d’autre sont restées Sa famille anniviarde a toujours appré- très positives et personne n’exprime cié les visites de Patricia au cours des de regret pour avoir osé l’aventure. années qui ont suivi et les contacts Simone Salamin sont demeurés forts et chaleureux ! « Les séjours suisses de mon enfance ont représenté le soleil de ma vie » dit-elle encore aujourd’hui.
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TEMOIGNAGES (SUITE)
© Marco Epiney
et demi. « J’ai demandé à Papi de me trouver une formation, deux choix se sont présentés : dessinateur en bâtiment ou menuisier; c’est ce dernier apprentissage que j’ai choisi. Plus tard, j’ai encore mené à terme une formation d’ébéniste exercée avec bonheur pendant 10 ans. Puis j’ai passé le permis poids lourds et celui pour cars postaux ; je suis donc chauffeur de car, comme papi ».
Marco est né en 1960, à Paris ; sa mère a eu 5 enfants en 5 ans, autant dire que la vie était pour le moins difficile. Lui aussi est venu à 4 ans pour la première fois à Ayer, grâce à « Feu et Joie » avec ses 2 sœurs jumelles. « Papi et Mami » comme il les appelle, « souhaitaient accueillir une fille, mais 2 c’était beaucoup, alors ils m’ont choisi et mes 2 sœurs ont été chez un autre couple d’Ayer ».
A sa majorité, Marco a décidé de se faire adopter par ses parents d’accueil. « C’est ici que je voulais construire ma vie et fonder une famille, et je voulais éviter à mes futurs enfants l’écueil des questions insistantes par rapport au nom de famille et à ma situation particulière. Ces questions m’ont pesé à cette époque, Les jumelles ont ainsi pu rejoindre mais aujourd’hui tout est oublié ». leur domicile parisien après avoir suivi l’école enfantine et la première pri- Les relations entre la famille biolomaire chez nous. Quelques étés, elles gique et la famille d’accueil ont été sont revenues en vacances, en privé, bonnes et Marco, par souci de loyauté envers ses deux environnements, a auprès de leur famille d’accueil. toujours fait en sorte que chacun vive Pendant ce temps, Marco, lui, retour- le mieux possible cette situation. Il nait en vacances auprès de sa famille aime autant ses deux familles et des biologique et se souvient de ses difficultés rencontrées au cours de retours en Suisse, seul en train, cou- sa vie, il ne retient que les bonheurs ché sur la moquette d’un wagon 1ère vécus sur ce parcours sinueux. D’ailclasse… seulement muni d’une lettre leurs « Tayou » le premier enfant anniviard de son âge rencontré lors de son d’autorisation. premier séjour est resté son meilleur Le CO accompli, Marco est rentré à ami et il le voit même comme un frère. Montpellier où vivait alors sa famille. Il Dès son arrivée en Anniviers, son leita passé 2 ans là-bas, mais c’est à Ayer motiv a été « Ayer est le plus beau qu’il se sentait chez lui, et il atten- village du monde ! » et c’est encore dait avec impatience le moment où il le cas aujourd’hui. Marco a réussi pourrait revenir pour construire sa vie. à construire un beau chemin de vie Il envisageait s’engager dans l’armée malgré des débuts éprouvants, bravo française, dans les troupes alpines à et merci pour ce témoignage positif et Chamonix avec une seule idée en rempli d’espoir. tête : se rapprocher d’Anniviers ! Simone Salamin Déraciné, c’est ainsi qu’il qualifie son sentiment à cette époque.
Le premier séjour s’est merveilleusement bien passé et nos 2 couples anniviards, l’automne suivant déjà, ont décidé d’aller voir sur place comment vivaient ces enfants. Constatant la situation très dure dans laquelle devait se débattre la jeune maman, ils lui ont proposé de ramener les enfants en Anniviers et de leur faire suivre la scolarité sur place. L’accord de la maman donné, les voilà repartis dans la VW coccinelle tous entassés tant bien que mal, sans papier officiel… impensable aujourd’hui. La frontière passée sans encombre, l’intégration scolaire a été rapide. Cette solution a permis à la maman biologique de se L’appel des montagnes a résonné si fort dans le coeur de Marco que sa remettre à flots. maman a fini par céder et l’a laissé revenir quand il a atteint ses 17 ans 21
TOUR D’ANNIVIERS 26 octobre à 20 heures Noga & Patrick Bebey
Samedi 8 décembre à 20 heures Cinq aux Moulins, quintet vocal
CHANSON PUZZLE musique en Liberté. 5 aux Moulins est un quintet vocal qui « La musique n’a pas de frontières… » regroupe les frères Meunier dit-on volontiers. Une évidence (Fridolin, Gaston, Leonidas, Raoul et D’un autre découvre côté, l’énergie pointe, àSéraphin). laquelle on recourt pour répondre aux besoins de puislorsqu’on Noga de et Patrick sance repas ou en cas de basse tempéraSéparésles trèsheures jeunesdes après une bifurcaBebey.sur le réseau (par exemple pendant tion, ils ont bourlingué travers l’EuElle garde d’Israëltoute avecsades racines ture), valeur avec en la promotion des énergiesàrenouvelables. Ukraine et en Allemagne, et lui est un rope et y ont rencontré paysans, banLamulti-instrumentiste sortie du nucléairefrançais, est programmée. contrats conscrits avec la mais France arrivent à échéance. Les navigateurs, aussi d’ori- dits,Les centrales vieillissent.A priori, Les dépôts pour bergères, les déchets radioactifs sont difficiles à trouver. Le stockamantes et compagnes… Par gine camerounaise. ils avaient age reste problématique. peu de chance de se rejoindre un jour un concours de circonstances obscur, sur scène ! Et pourtant, la magie s’ins- ils se sont retrouvés dans une gare L’énergie hydraulique reste en conclusion porteuse d’avenir car elle demeure sûre, propre et talle dès les premières notes. Leurs désaffectée et ont décidé de chanter renouvelable. Même dans des s’enhypothèses défavorables, le retour des concessions apportera leurs voyages en attendant le train… talents conjugués s’additionnent, chaque année, pour notre Commune, vers 2040, une dizaine de millions trecroisent, s’entrelacent, se répondent Selon certaines rumeurs, ils seraient de rentrées financières supplémentaires. enjeux sont de taille. A nous frères… maisd’être pas devigilants. la même dans une parfaiteLes harmonie. Pas donc de bien fusion au sens possessif du terme mère! car ce duo défriche un vaste espace A travers des polyphonies traditionde liberté, chacun jouant sa partition nelles du vieux continent, 5 aux Mou-Simon Epiney pour enrichir l’autre de ses expériences lins raconte la vie, l’émotion et la artistiques. Noga, formée au classique contemplation des gens d’autrefois. Président et au jazz a chanté Kurt Weill et tra- De la Finlande à la Corse, du Portugal à www.bellatola.ch vaillé avec des virtuoses de l’art vocal la Bulgarie, chaque terre a son histoire. comme Bobby Mc Ferrin et Rhiannon. www.5auxmoulins.com Patrick, fils du grand musicien Francis Bebey, a notamment collaboré avec Réservations: 079 4036392 ou Miriam Makeba, CharlElie Couture, info@touranniviers.ch www.touranniviers.ch Papa Wemba, Lokua Kenza…
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Anniv’info Octobre 2012 Numéro 10 LEGISLATURE 2009-2012
NOTRE VISION SUR LE RETOUR DES CONCESSIONS
Le grand poète allemand Goethe ne croyait pas si bien dire : « Tout naît par l’eau, tout perdure par l’eau. »
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Les Les 2/32/3 de de la terre la terre sontsont recouverts recouverts parpar desdes océans. océans. 97% 97% de de l’eau l’eau est est salée. salée. Les Les 3%3% restants restants sontsont de de l’eau l’eau douce douce stockée stockée à hauteur à hauteur de de 90% 90% dans dans l’Antarctique. l’Antarctique. La Suisse La Suisse qui qui ne représente ne représente queque le 0.4% le 0.4% du territoire du territoire européen européen abrite abrite le 4% le 4% desdes réserves réserves d’eau d’eau douce douce de de l’Europe. l’Europe. BienBien qu’ilqu’il abrite le 70% desdes réserves glaciaires de de Suisse, le Valais est est paradoxalement uneune abrite le 70% réserves glaciaires Suisse, le Valais paradoxalement contrée contrée de de sécheresse sécheresse irriguée irriguée parpar desdes bisses, bisses, avec avec plusplus de de 300300 jours jours de de soleil soleil parpar an. an. La civilisation l’eau en Valais donc avant nécessités l’arrosage avant La civilisation de de l’eau en Valais est est donc néenée avant touttout desdes nécessités de de l’arrosage avant de de se décliner en force motrice pour moulins ou les scieries et enfin en énergie hydraulique se décliner en force motrice pour les les moulins ou les scieries et enfin en énergie hydraulique et et exploitation d’eau potable. Le canton propriétaire du Rhône et de la partie valaisanne exploitation d’eau potable. Le canton est est propriétaire du Rhône et de la partie valaisanne du du Léman alors communes propriétaires rivières traversent. lac lac Léman alors queque les les communes sontsont propriétaires desdes rivières qui qui les les traversent. glaciers, nappes phréatiques, rochers et les incultes partie domaine Les Les lacs,lacs, les les glaciers, les les nappes phréatiques, les les rochers et les incultes fontfont partie du du domaine public. source généralement qualifiée d’eau publique à partir du moment où quantila quantipublic. UneUne source est est généralement qualifiée d’eau publique à partir du moment où la té d’eau dépasse litres/minute environ pendant 80% l’année. Valais produit té d’eau dépasse 300300litres/minute environ pendant 80% de de l’année. Le Le Valais produit milliards Kw/h environ le 1/3 la production hydroélectrique suisse et en 10 10 milliards de de Kw/h soitsoit environ le 1/3 de de la production hydroélectrique suisse et en con-consomme milliards. somme 3.43.4 milliards. Le Valais ne dispose jusqu’au retour concessions 2040-50 20% capacités Le Valais ne dispose jusqu’au retour desdes concessions versvers 2040-50 queque du du 20% desdes capacités production. Gougra produit la Navizence supérieure jusqu’à Vissoie environ de de production. Gougra SA SA produit sur sur la Navizence supérieure jusqu’à Vissoie environ 370370 mil-milKw/h essentiellement novembre à avril. Quant à Navizence active le palier lionslions de de Kw/h essentiellement de de novembre à avril. Quant à Navizence active sur sur le palier Vis-Vissoie-Chippis produit environ millions Kw/h surtout à novembre. La commune soie-Chippis elleelle produit environ 280280 millions de de Kw/h surtout de de maimai à novembre. La commune d’Anniviers encaisse annuellement quelques 2 millions redevances et impôts d’Anniviers encaisse annuellement quelques 2 millions au au titretitre de de redevances et impôts et et millions la vente l’énergie. dispose millions Kw/h l’équivalent 2.42.4 millions sur sur la vente de de l’énergie. ElleElle dispose de de 40 40 millions de de Kw/h soitsoit l’équivalent de de sa consommation. sa consommation.
L E L DE RDORI O T I DT ED RE ERT EOTUORU R
C’est la reprise parpar la commune à laà fin de de la concession en en 2039 pour Gougra SA SA et en C’est la reprise la commune la fin la concession 2039 pour Gougra et en 2084 pour le palier Vissoie-Chippis, desdes aménagements qui qui représentent au au total 4%4% de de la la 2084 pour le palier Vissoie-Chippis, aménagements représentent total capacité électrique valaisanne. La partie ditedite mouillée (barrages, conduites, turbines avec les les capacité électrique valaisanne. La partie mouillée (barrages, conduites, turbines avec terrains et les bâtiments d’exploitation) revient gratuitement à laà commune (80% au au total). La La terrains et les bâtiments d’exploitation) revient gratuitement la commune (80% total). partie ditedite sèche (installations et bâtiments servant à laà transformation de de la force mécanique partie sèche (installations et bâtiments servant la transformation la force mécanique l’eau (chute) en énergie électrique) rachetée concessionnaires (Gougra de de l’eau (chute) en énergie électrique) peutpeut êtreêtre rachetée auxaux concessionnaires (Gougra SA SA et et Navizence) moyennant un paiement d’une indemnité équitable. Navizence) moyennant un paiement d’une indemnité équitable. notre point le droit retour devrait s’exercer selon le concept suivant De De notre point de de vuevue le droit de de retour devrait s’exercer selon le concept suivant : : communes concédantes conservent la propriété eaux doivent mieux 1. 1. Les Les communes concédantes conservent la propriété sur sur les les eaux maismais doivent mieux ré- répartir le produit de de la vente d’énergie. Il sied de de rappeler à ceà sujet queque déjà 60% partir le produit la vente d’énergie. Il sied rappeler ce sujet déjà 60% desdes redevances hydrauliques sontsont perçues parpar le canton et que les les collectivités concéredevances hydrauliques perçues le canton et que collectivités concédantes n’ont touché à ce (à part l’aménagement Barberine) queque desdes redevances dantes n’ont touché à jour ce jour (à part l’aménagement Barberine) redevances modestes. Les Les communes nonnon concédantes de de plaine ont ont retiré desdes forces hydrauliques modestes. communes concédantes plaine retiré forces hydrauliques un profit direct parpar habitant identique (places de de travail (FMV, industries d’exportation, un profit direct habitant identique (places travail (FMV, industries d’exportation, sociétés de de distribution, entreprises électriques, allègement fiscal desdes entreprises énersociétés distribution, entreprises électriques, allègement fiscal entreprises énergétiques, impôts sociétés, siège social, gétiques, impôts sur sur les les sociétés, siège social, etc.)etc.) La totalité courant produit en Valais commercialisé dans le canton 2. 2.La totalité du du courant produit en Valais doitdoit êtreêtre commercialisé dans le canton parpar société en majorité en mains du canton et des communes. Comme la valorisation uneune société en majorité en mains du canton et des communes. Comme la valorisation de de l’énergie l’énergie rapporte rapporte autant autant queque la production, la production, le canton le canton et les et les communes communes nonnon concéconcédantes reçoivent à ce importante gâteau. Valais perd dantes reçoivent à ce titretitre uneune partpart importante du du gâteau. Le Le Valais perd plusplus de de millions an ne en commercialisant ne commercialisant le courant dans le canton. 500500 millions parpar an en paspas le courant dans le canton. 24
3. Au retour des concessions, les concédants pourraient mettre sur le marché libre 40% des parts d’un aménagement afin que les partenaires historiques en mains souvent des grandes villes alémaniques consommatrices et propriétaires des réseaux puissent continuer à alimenter la Suisse. C’est également judicieux dans le cadre d’une prévention à la nationalisation de l’énergie. Sur les 60% restants, le canton et les communes non concédantes doivent pouvoir racheter au moins 30% à un prix préférentiel. Le produit de cette vente serait partiellement apporté au capital-actions dans la société valaisanne de commercialisation qui devra garantir au moins 4% de dividendes aux actionnaires. Une partie du solde du bénéfice pourrait être mis à disposition du canton et des com munes non concédantes pour financer leur participation dans la société commerciale. 4. Les recettes énergétiques ne peuvent être investies que dans des projets d’utilité publique. 5. Au retour des concessions, la commune concédante, devra recevoir une indemnité unique plafonnée à un multiple des recettes budgétaires annuelles. Cette indemnité représentant la valeur de l’aména gement sera laissée à disposition des concédants en fonction notamment de l’étendue du territoire, de la production et de la consommation, du nombre de lits, etc. L’excédent sera versé en rentes an nuelles. 6. Le concessionnaire partagera avec le concédant chaque année une part du bénéfice à négocier sur la vente d’énergie. 7. Au final, si une commune perçoit un profit excessif par rapport à ses besoins, elle devra verser l’ex cédent au canton qui devra l’affecter au fonds des grandes infrastructures surtout hydroélectriques et aux investissements touristiques.
LE S P R I NC I PAU X E N JE U X
Le Valais doit éviter à tout prix une guerre de l’énergie suicidaire qui fournirait à la Confédération une excuse pour le spolier de cette richesse. 70% de la population vit dans les agglomérations, qui sont grandes consommatrices de courant et peuvent dès lors imposer leurs vues dans le cadre d’une votation.
L’eau est un bien précieux qui a aussi un prix comme le sel ou le pétrole.
Il faut démystifier la notion de pactole. Après 80 ans, un aménagement même entretenu nécessite de gros investissements. La partie sèche (environ le 20%) doit être de surcroît rachetée.
Produire du courant c’est facile. Le transporter, le distribuer et le valoriser postule un grand savoirfaire et nécessite d’être propriétaire des lignes à haute tension déjà saturées.
La fonte des glaciers pourrait à long terme réduire la capacité énergétique, de même que les débits minima à maintenir dans les cours d’eau. Les prises d’eau doivent être régulièrement déplacées en amont de par le recul des glaciers.
Un aménagement, dans une région exposée aux tremblements de terre, n’est pas sans risque.
Un aménagement est confronté aux pannes, aux pertes de change avec l’Euro ou à la concurrence étrangère en cas de surproduction.
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D’un autre côté, l’énergie de pointe, à laquelle on recourt pour répondre aux besoins de puissance sur le réseau (par exemple pendant les heures des repas ou en cas de basse température), garde toute sa valeur avec la promotion des énergies renouvelables. La sortie du nucléaire est programmée. Les contrats avec la France arrivent à échéance. Les centrales vieillissent. Les dépôts pour les déchets radioactifs sont difficiles à trouver. Le stockage reste problématique. L’énergie hydraulique reste en conclusion porteuse d’avenir car elle demeure sûre, propre et renouvelable. Même dans des hypothèses défavorables, le retour des concessions apportera chaque année, pour notre Commune, vers 2040, une dizaine de millions de rentrées financières supplémentaires. Les enjeux sont donc de taille. A nous d’être vigilants.
Simon Epiney Président
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HC ANNIVIERS Mouvement junior Le succès de l’école de hockey porte peu à peu ses fruits. Grâce aux enfants, aux parents et à l’excellent travail de Jérémie Melly et de ses adjoints, une Une nouvelle saison, de nouvelles têtes, mais toujours la même rage de vaincre, équipe de bambinis prendra part à son la même volonté de progresser ensemble pour atteindre nos objectifs. Certes, le premier championnat. sport apprend la défaite, mais la victoire efface toutes les souffrances. Sam. 27.10.12 09:00 Viège La stabilité de ces dernières saisons nous laisse espérer des résultats encore Dim. 25.11.12 10:00 Saas-Grund meilleurs cette année. Après avoir atteint les demi-finales l’an passé, un par- Dim. 09.12.12 10:00 Vissoie cours au moins similaire est notre objectif pour la saison à venir. Mais rien n’est Dim. 16.12.12 12:15 Nendaz acquis. Notre groupe continue sa progression qualitative, faisant de chaque Dim. 13.01.13 10:00 Vissoie match une bataille. Nous ne craignons personne, mais beaucoup nous craignent Sam. 19.01.13 10:00 Rarogne car nous ne lâchons rien et nous ne lâcherons rien. Il en est ainsi. Dim. 13.01.13 13:00 Sierre Dim. 10.02.13 10:30 Viège Venez nombreux nous soutenir et partagez des émotions ! Le HC Anniviers engage ! Calendrier 2012-2013 Afin de pérenniser cette aventure, nous recherchons activement des Vendredi 26.10.12 20:30 HC RED ICE/Mart.-V.- HC Anniviers enfants nés en entre 2003 et 2005 Vendredi 09.11.12 20:30 HC Anniviers-HC Monthey-Chablais pour préparer la saison prochaine. Jeudi 15.11.12 20:30 EHC Raron-HC Anniviers Jérémie Melly (079 767 94 19) se Vendredi 23.11.12 20:45 HC Sion-HC Anniviers tient à votre entière disposition pour Vendredi 30.11.12 20:30 HC Nendaz Mont-Fort-HC Anniviers tout complément d’information. Merci Vendredi 07.12.12 20:30 HC Anniviers-EHC Visp Lions d’avance. Mercredi 12.12.12 20:30 HC Lens-HC Anniviers Vendredi 14.12.12 20:30 HC Anniviers-HC RED ICE/Mart.-V. Vendredi 21.12.12 20:30 HC Anniviers-HC Lens Vendredi 04.01.13 20:45 HC Monthey-Chablais-HC Anniviers Vendredi 11.01.13 20:30 HC Anniviers- EHC Raron Vendredi 18.01.13 20:30 HC Anniviers-HC Sion Dimanche 20.01.13 17:00 EHC Visp Lions-HC Anniviers Vendredi 25.01.13 20:30 HC Anniviers- HC Nendaz Mont-Fort L’aube se fait tardive, le crépuscule précoce… … Certes l’automne arrive, mais c’est surtout le hockey qui reprend ses droits en Anniviers. Las de la chaleur estivale, le bruit de la glace grince sous les lames de nos joueurs, pour leur plus grand plaisir.
Postfinance Trophy Notez bien le vendredi 7 décembre, le HC Anniviers a le plaisir d’organiser le tournoi écolier national PostFinance Trophy. En collaboration avec le Centre scolaire d’Anniviers, les élèves de 3ème à la 6ème primaire croiseront les crosses à l’occasion de cette journée sportive. Toute la famille est bien évidemment conviée à cet événement !
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© Nicole Salamin
LA VIE BOURDONNANTE DES ABEILLES
Une ruche, des abeilles, du miel. Tout paraît simple et pourtant leur société est la plus aboutie, opaque, parfois, mais respectueuse qu’il soit. A côté des ruchers que nous connaissons, saviez-vous qu’Anniviers héberge une station de fécondation? L’été fut propice à un petit cours (théorique!) de butinage. La piquante question a été abordée en douceur avec Georges (Best) Solioz, inspecteur des ruchers en Anniviers pour le groupement valaisan d’apiculture. « Bon, ben, tu veux savoir quoi, exactement? » J’allais tout de même pas lui demander de nous conter fleurette, mais dans le fond c’était à peu près ça: nous expliquer cette fameuse station de fécondation de Moiry. Les abeilles, reines et faux-bourdons se reproduisent en se créant. Seule, une abeille n’est rien. Elle ne trouve son utilité qu’au sein de sa colonie, chaque jour à sa tâche. La reine donne vie à son rucher en pondant ses ouvrières - 2 mio d’oeufs sur une saison, 2’000
ou 01P. Sûr qu’elles en sont fières. Les reines sont utilisées pendant 2-3 saisons pour la procréation, car, au-delà, les qualités de la lignée se péjorent, les reines-filles deviennent Le but recherché par cette station de alors incorrigibles. fécondation est d’obtenir des reines de L’analyse génétique de la reine se base pure race carniolienne. La pureté de la race des abeilles passe sur celle de ses ouvrières. Le berger des à notre époque par l’analyse génétique abeilles prélève un échantillon d’entre elles qu’il place dans des boîtes d’allude leurs lignées. mettes. Il les cryogénise ensuite carLes qualités recherchées pour leur éle- rément en plaçant les boîtes dans son vage sont la longueur de leur langue congélateur familial avant de les des(voilà qui commence bien!), un ins- cendre à Lausanne! trument somme toute essentiel à leur survie ou arme de subsistance, leur L’opération se répète pour une poignée douceur (vs. agressivité) qui permet de ruchers. Au retour des analyses, il des élevages à proximité de la civili- choisira 2 ou 3 parmi les meilleures sation et désormais leur résistance colonies selon les résultats fournis par aux maladies, dont la varroa qui a par les laboratoires pour organiser l’inalpe exemple détruit 30% de la population à la station de fécondation. anniviarde cet hiver. Le site choisi - 2’150 mètres d’altitude Les lignées acquièrent ainsi leurs - est suffisamment isolé des autres lettres de noblesse en même temps ruchers: aucun mâle non désiré ne vienqu’un doux patronyme: B20/13, KT02 dra donc perturber la sélection. par jour - et supervise, en digne ingénieure, la tâche des bâtisseuses de rayons. Le faux-bourdon n’a pour seul rôle que de féconder la reine.
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Le Valais compte 4 stations de fécondation: - Moiry, Grimentz, Val d’Anniviers - Bonatchiesse près de Mauvoisin, Fionnay, Val de Bagnes - Les Toules, Bourg-St-Pierre, Val d’Entremont - L’Hongrin, Haut-Intyamon, frontière avec Fribourg D’autres ailleurs en Suisse Romande. A vol d’abeille, celle de Moiry, au pied du barrage, est située à 4 km du village. L’hyménoptère n’a qu’une autonomie de vol de 3 km.
ainsi formées contiennent chacune une mini-colonie regroupée autour de la reine vierge, mais exempte de tout bourdon. Elles sont sélectionnées sur la base d’exigences contrôlées et amenées de façon programmée par leurs apiculteurs par groupes de 10-12 les samedi matins à la première heure. Elles resteront en villégiature à la station d’altitude une quinzaine de jours. Il y eut jusqu’à 75 ruchettes disséminées dans le parc au coeur de l’été. En cette tâche de responsable de la station de Moiry, Georges a succédé cette année à Fernand Métrailler.
Pour obtenir une bonne sélection, des colonies à mâles sélectionnés de race Par beau temps, les reines vont quitter carniolienne sont placées dans la sta- les ruchettes et se faire féconder par les mâles. La fécondation se passe en tion (grandes ruches). l’air, à plusieurs (dizaines de) mètres du A Moiry, les ruches sélectionnées pour sol. Lorsque la fécondation a eu lieu, la reproduction par les apiculteurs du la jeune reine rentre dans sa ruchette district sierrois (2 à 3 chacun) sont au et débute la ponte quelques jours plus nombre de 10, plus 1 de réserve en cas tard. de pépin. Cette année et pour toutes les bonnes raisons, ils ont jeté leur Après ce vol nuptial et une fois dévolu génétique sur la lignée B20/13. accomplie leur unique mission en ce « Dans 1 ruche normale, moins il y a bas monde, les faux-bourdons dispade mâles, mieux c’est », nous explique raissent définitivement de la circulaBest avec la plus simple franchise. Une tion aérienne. L’amazone, elle, s’est société de 60’000 abeilles en élèverait ainsi constituée une spermathèque, environ 1’000, ce qui est suffisant, en un instrument de travail, en somme... cas de décès de la reine en place, pour Le taux de réussite des opérations est en féconder une nouvelle. Celles de estimé à 60-70%. la station de Moiry contiennent nos reines sélectionnées et leurs souches L’insémination artificielle se pratique à mâles tout autant triées sur le volet, de manière anecdotique dans le monde mais dans une proportion bien plus des abeilles, à l’aide d’une simple élevée - 10 à 20 fois plus. Pour en seringue. Assez terre-à-terre, tout ça, « fabriquer » en grand nombre, il suffit finalement. de couper le cadre de ponte en 2 pour que les abeilles le reconstruisent en ne L’essai d’une nouvelle lignée a bien une donnant vie qu’à des bourdons. Sur les fois été tenté par un échange avec des 12 cadres d’une ruche, 2 seront cou- abeilles belges. Le résultat s’est soldé par un cuisant échec: elles sortaient pés. Etonnant, n’est-ce pas? autant quand il pleuvait que par beau Leur tâche dans la station est de temps... Best nous assure qu’il ne s’agit féconder les reines, vierges, soit les pas là d’un gag. petites ruchettes déposées à proximité des 11 ruches par des apiculteurs de A mi-août, la saison de production l’extérieur. Ces reines ont été générées achevée, la station a été démantelée. de façon d’ailleurs tout aussi artifi- Ruches et ruchettes ont été désalpées. cielle bien qu’autrement moins simpliste que les mâles... car ce processus en plusieurs étapes nécessite l’aide attentionnée du berger. Les nucléi 29
En Anniviers, il y a: - 19 apiculteurs - 6 à 10 ruches par éleveurs en moyenne, soit 200 à 250 - 3 moniteurs-éleveurs: Juilland, Bordoni, Antille - 2 responsable de la station de Moiry: Jean-Paul Antille et Georges Solioz - 2 inspecteurs: Benoît Zufferey et Georges Solioz *** A méditer et à consulter: L’abeille ne vit que par son appartenance au groupe et pour ce groupe. Elle pratique une gestion durable de l’environnement. Tandis que nous vivons aux dépens de la nature, l’abeille la fortifie. Elle n’a pas besoin de nous, mais nous avons besoin d’elle. « Sans elle, nous n’avons que peu d’années à vivre », affirmait Einstein. http://www.abeilles.ch Galerie-photos sur www.limmoblog. ch, billet du 21 octobre 2012, et sur la page Facebook des 4 Saisons d’Anniviers. Nicole Salamin
www.lebeausite.ch
LE DON DU SANG, UNE CHAÎNE DE SOLIDARITE De nombreux cas d’accident ou de maladie nécessitent l’utilisation de produits sanguins. Or il n’existe pas de sang artificiel. Seul le corps est capable de fabriquer ce produit si complexe qu’il n’a pas été possible jusqu’à maintenant de le fabriquer de manière synthétique. Pour pouvoir continuer à aider malades et blessés, le don du sang est donc indispensable. Recherche donneur désespérément En juin dernier, un texte dactylographié, collé sur la porte coulissante de l’hôpital de Sion, a retenu mon attention. Il disait : « Avant de partir en vacances, FAITES UN CADEAU, donnez votre sang » et évoquait le manque de sang durant les mois d’été. C’est alors que j’ai décidé de devenir, enfin, donneuse de sang. La maladie de mon fils n’est, évidemment, pas étrangère à cette décision. Son traitement exige régulièrement des transfusions, aussi bien de plaquettes que de globules rouges. Grâce à des personnes généreuses et anonymes, mon fils reçoit des éléments essentiels à sa sur-
vie. Comment ne pas être interpellée ? Par crainte des piqûres, par négligence aussi, j’ai mis de côté plus d’une fois le projet de donner du sang que ma mère et mon frère ont pourtant concrétisé, eux, depuis longtemps. Il aura fallu le rappel brutal de la réalité de certaines maladies pour m’amener à l’action. C’est donc le 25 juillet dernier que j’ai donné mon sang pour la première fois. J’en ai conçu une fierté un peu naïve mais revigorante. Par ces lignes, j’aimerais, chers lecteurs, (r)éveiller en vous le désir d’aider des malades inconnus en mettant gratuitement à leur disposition une ressource naturelle qui ne se trouve pas au marché !
dons par jour. Cependant, afin que la chaîne de solidarité ne se rompe pas, il faut sans cesse recruter de nouveaux donneurs, en particulier auprès des jeunes. Le manque de sang se fait ressentir surtout, en été, lorsque les donneurs partent en vacances, et en hiver, lorsque beaucoup d’entre eux tombent malades et ne peuvent momentanément plus donner leur sang. Avant 1980 les donneurs étaient plus nombreux, car le risque de transmission de maladies, comme le sida, n’était pas connu. Aujourd’hui, les critères médicaux d’aptitude au don sont devenus très restrictifs. Cela entraîne l’exclusion d’un certain nombre de volontaires. Avant de se présenter à un service de transfusion, il est possible de procéder à une autoévaluation grâce à une toute nouvelle application gratuite pour smartphones, appelée « Mavietonsang », qui, en quelques clics, permet de savoir si l’on est apte ou non à offrir son sang.
Présentation générale Le Service de transfusion sanguine de la Croix-Rouge suisse a mis sur pied 13 services régionaux couvrant l’ensemble du territoire suisse. Pour le Valais, le service est à Sion. Plus de 350’000 fois par an des volontaires donnent leur sang pour venir en Déroulement aide à des personnes malades ou acci- Avant tout don de sang on vérifie l’état dentées. Cela équivaut à plus de 1’000 de santé du donneur.
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Que devient le sang ? De nos jours, le patient ne reçoit plus que les composants sanguins dont il a besoin. Cela permet de traiter plusieurs personnes à partir d’un seul don. Le sang prélevé est séparé en divers composants qui sont utilisés et stockés indépendamment les uns des autres. • Les globules rouges servent à transporter l’oxygène des poumons dans les cellules. Ils peuvent être conservés jusqu’à 42 jours, à une température de 4°. • Les plaquettes sont nécessaires à la coagulation. Elles sont conservées à température ambiante, pour une durée de 5 jours. Elles peuvent être prélevées seules, grâce à une machine qui
Donneuse de plaquette
TÉMOIGNAGE Trois questions à Murielle Aymon, généreuse donneuse de sang, de plaquettes et de moelle osseuse. Murielle, comment es-tu devenue donneuse de sang ? Il y a 15 ans, mon cousin Hervé, qui était atteint d’une leucémie, est mort. J’ai pris conscience alors des problèmes liés à cette maladie et j’ai décidé de devenir donneuse de moelle osseuse. Lors de la consultation que j’ai eue dans ce but, le médecin m’a demandé de devenir aussi donneuse de sang. Quelques années après, durant une visite au centre de transfusion, j’ai vu qu’on recherchait des donneurs de plaquettes. Après m’être renseignée
filtre le sang et n’en garde que les plaquettes, le reste du sang étant restitué immédiatement au donneur. • Le plasma est la partie liquide du sang. Il sert à stopper les hémorragies. Il peut être conservé deux ans au congélateur à – 30°. Infos pratiques Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sites suivants : www.transfusion.ch www.mavietonsang.ch www.samaritains-sion.ch ou téléchargez l’application pour smartphones Mavietonsang Janine Barmaz
Receveur de globules rouges
sur le sujet, j’ai décidé de donner aussi de mes plaquettes. Cela prend plus de temps que pour un don de sang. Mais je réussis toujours à m’arranger pour répondre positivement quand le centre me contacte. Récemment j’ai été appelée pour donner des plaquettes à une personne qui ne tolérait pas tous les types de plaquettes, mais qui supportait bien les miennes. Savoir que quelqu’un a besoin de nous donne une valeur supplémentaire au don.
forme d’égoïsme, je le fais parce que je me sens concernée.
Qu’est-ce que cela t’apporte ? Cela m’apporte la satisfaction de faire quelque chose pour les autres, quelque chose de simple, de facile mais d’important. De plus, c’est chaque fois un plaisir d’aller au centre de transfusion, car les gens y sont vraiment sympathiques et aimables. Tout est fait pour qu’on s’y sente bien et que le temps y passe vite. En fin d’année, on reçoit des marques de reconnaissance du service, une carte, un petit cadeau. Cela me Pourquoi es-tu donneuse ? Tout simplement parce que je me touche beaucoup. dis qu’un de mes enfants ou de mes Janine Barmaz proches pourrait en avoir besoin. D’une certaine manière, c’est presque une 31
© Janine Barmaz
© Janine Barmaz
Chaque donneur assume une grande responsabilité à l’égard du receveur. En effet, des maladies graves peuvent se transmettre au cours d’une transfusion. C’est pour cette raison qu’avant tout don du sang un questionnaire et un formulaire sont soumis au donneur. Puis, au cours d’un entretien, on contrôle le pouls, la pression artérielle et le taux d’hémoglobine. Le don lui-même ne dure qu’une dizaine de minutes. Après une brève phase de repos, un remontant est offert au donneur sous la forme d’une petite collation. Il est nécessaire de bien boire afin de compenser la perte de liquide. En tout il faut prévoir environ 45 minutes.
FC ANNIVIERS
INAUGURATION
Puis la fête continua toute la nuit sous la tente avec le concert d’Anach Cuan suivi de l’animation musicale avec DJ Phil.
des
VESTIAIRES
à Mission
La belle journée du dimanche 2 septembre 2012 sera commentée en photos lors de la prochaine édition du journal Les 4 Saisons d’Anniviers.
FC ANNIVIERS BUVETTE VESTIAIRE
VESTIAIRE
VESTIAIRE
VESTIAIRE
1
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4
Christian Caloz FC ANNIVIERS
Samedi 1er sept.
Dimanche 2 sept.
Dès 10 h Matchs de championnat des équipes du FC Anniviers
10 h Messe et bénédiction des nouveaux vestiaires
Animations et cantines 22h30 Concert d’ Anachuan Bar & DJ
13 h Match de championnat 15 h MATCH DE GALA Anciennes gloires vs FC Anniviers
( H-F )
Que la fête fut belle !!! A notre demande, le calendrier des matchs de championnat a permis que toutes nos équipes de football puissent jouer à domicile le week-end de notre manifestation. Ainsi, malgré un temps pluvieux, 4 matchs se sont déroulés le samedi à Mission alors que le match des Juniors B était programmé pour le dimanche. Le samedi 1er septembre 2012, le FC Anniviers a fait honneur à ses nouvelles installations avec d’excellents résultats (3 victoires et 1 match nul).
Pendant que les 2 équipes de juniors jouaient leur match, se déroulait à Isérables l’assemblée générale de l’Association Valaisanne de Football à laquelle participait le président du FC Anniviers, Christian Caloz. A cette occasion, le 1er prix du FairPlay AVF/Canal 9 – saison 2011/2012 – a été décerné au FC Anniviers. Ce fut une agréable surprise et surtout un bel encouragement pour tout le club à continuer à respecter l’adversaire et l’arbitre tout en sachant que le football reste avant tout un jeu.
9h30 : Juniors E FC Anniviers – FC Grône 7 – 4
13h15 : 5e ligue FC Anniviers – FC Evolène 2 ऀ3 – 1
11h00 : Juniors D FCA – FC Chermignon-Lens ऀ3 – 1
16h00 : 4e ligue féminine FCA – FC Printse-Nendaz 1 – 1 Griment 027 475 18 55
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Juniors E Devant (de gauche à droite) : Léo Durand Gonçalves, Paulo Marques Reis, Mathieu Arend, Damien Revey, Lorenzo Hor, Ricardo Santos Borges, Kirian Guillou Derrière: Colin Melly, Pierre-Yves Störi, Lynn Witschard, Serafino Hor, Robin Roux
Juniors D Devant : Oliver Schenk et Théo Flück Milieu : Gabriel Da Silva Pinto, Ruben Mota, Laurent Faust, Simon Störi, Timo Duval, Flavio Simoes, Samuele Hor Derrière : Lino Das Neves, Joao Pedro Rodrigues, Tiago Oliveira, Noah Antille, Bruno Dias Paiva, Nathan Melly, Matteo Lochmatter, Fabien Antille, Lénaël Duval
Equipe masculine Devant : Adrien Theytaz, Yves-Laurent Epiney, Xavier Salamin, Steve Theytaz, Bastian Störi, Tanguy Zufferey, Benoît Barmaz, Fabio Rodrigues Derrière : Valentin Crettaz, Michaël Melly, Daniel Caloz, Philippe Barillier, Gaëtan Bonnard, Samuel Melly, Tobias Vianin, Gabriel Aase, Patrick Genoud (entraîneur)
Equipe féminine Devant : Isabel Emery, Laure Zufferey, Cindy Berner, Lucie Blanc Milieu : Charlène Naoux, Dominique Pouget, Camille Progin Derrière : Frédéric Salamin (entraîneur), Aline Massy, Justine Melly, Magali Antille, Valérie Naoux, Sophie Albertini, Camille Peralta, Camille Salamin, Mélanie Antille, Leslie Melly, Didier Antille (assistant)
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RECETTE DE VIE
© Photo ATC
la création des routes latérales d’Ayer et de Cuimey, de la construction du Centre de vacances Reka, du Flat Hôtel ainsi que de beaucoup de chalets à Zinal.
Pierino Steffe
Depuis l’essor du tourisme, au fil du temps, un grand nombre de personnes en provenance de différents pays vivent au Val d’Anniviers. Zinal, par exemple, qui comptait 6 habitants à l’année en 1960 et 110 en 1970, s’est métamorphosé de villagemayen, habité de manière périodique par des personnes originaires d’Anniviers, en village-station, habité toute l’année par des personnes de divers horizons. Comment se réalise cette conjugaison d’ici et d’ailleurs ? Quels sont les ingrédients de la recette de chacun ? Je vous invite à découvrir la recette de Pierino Steffe. En 1962, Pierino découvrait Ayer pour la première fois, depuis ce village est devenu le sien. C’est ici qu’il vit depuis cinquante ans. Aujourd’hui à la retraite, il se souvient de ses débuts en Suisse. Né en 1932 en Italie, il est originaire de Ponte au Val Formazza, dans la région de Domodossola. De l’âge de 27 ans à 30, il est mineur dans une carrière de quartz. Lorsque l’exploitation s’arrête, faute de matière première, Pierino trouve du travail en Anniviers, comme maçon pour l’entreprise de Germain et Louis Melly. Ce sont les années 1960-70, l’époque de
Est-ce que tu pensais rentrer en Italie ? Au début, je pensais rester en Suisse quelques années. Puis j’ai connu ma femme Elisabeth et nous avons décidé de vivre à Ayer. Nous nous sommes mariés en 1964. Cette même année, nous sommes partis travailler un an comme bénévoles dans une mission à Madagascar. Je donnais des cours de maçonnerie et ma femme d’économie ménagère. Notre fille ainée est née à Majunga en 1965. En 1990, avec nos filles, Marie-Thérèse et Laurette, nous avons été à Madagascar pour revoir les lieux où nous avions séjourné : Majunga et sa mission, mais aussi Manpicuni, où j’avais travaillé à la construction de l’école et du clocher de l’église, haut de 33 m. Ce voyage nous a permis de constater qu’en 30 ans la situation s’était vraiment dégradée. La coupe sauvage des forêts est la cause première de l’érosion et des alluvions qui affligent le pays. Quelles sont les similitudes ou les différences entre ton village d’origine et Ayer ? Dans les années 60 ces deux villages avaient le même nombre d’habitants, environ 200. Ils se trouvent presque à la même altitude. Ponte est situé à 1280 m, Ayer à 1400 m. En 1960, au Val Formazza comme en Anniviers, on faisait encore les foins à la main, il n’y avait pas de machines agricoles. La grande différence était donnée par les places de travail. Ici, grâce à l’exploitation touristique, il y en avait aussi pour les étrangers, tandis que dans ma vallée, les gens étaient obligés de partir travailler en plaine ou en Suisse. La vie n’était pas très différente. Seuls les jeunes n’étaient pas très sympas. Ils n’aimaient pas les Italiens. J’étais 34
le premier étranger à marier une fille du village et à rester à Ayer. Dans les années 50, beaucoup d’ouvriers italiens avaient été engagés pour les travaux de construction des barrages. Je fais partie de la deuxième vague d’Italiens, arrivés dans les années 60. Ceux qui sont venus après, d’Italie ou d’autres pays, n’ont pas eu les mêmes difficultés. Les mentalités ont changé grâce au tourisme, mais surtout suite à la création du Centre scolaire d’Anniviers. Les nouvelles générations ont appris à se connaître d’un village à l’autre. Les gens petit à petit se sont habitués. Quel est le lien entre ta vie à Ponte et celle à Ayer ? A Ponte, ma famille avait des vaches. A Ayer, avec ma femme, nous avons décidé d’élever des vaches et d’agrandir l’étable. Nous en avons encore douze au total, mais c’est certainement la dernière année, parce que faire les foins et s’occuper du bétail est devenu difficile pour nous. Dans le Val Formazza, nous élevions des brunes alpines, qui donnent plus de lait que les vaches d’ici. Je n’avais jamais vu de combats de vaches auparavant. Est-ce que tu aimes aller en Italie ? J’aime toujours revoir le village où je suis né. Deux ou trois fois par année, j’allais voir ma famille. Depuis la mort de mes parents, j’y vais moins. Ici, il y a des montagnes comme là-bas, mais il me manque la « Cascata del Toce », qui avec ses 143 m de hauteur est la 2ème chute plus haute d’Europe. Ma vie est ici. En Suisse, je me sens libre de tous les problèmes de la politique italienne, du système Berlusconi-Monti et de sa création de nouveaux impôts. Quelle langue parlez-vous en famille ? A la maison nous parlons français. Au début, à Ayer, je ne connaissais personne, même pas la langue. J’ai appris le français au travail et avec ma femme. Nos filles ont appris un
peu l’italien avec leurs grands-parents suite aux deux ans et demi de travail mais surtout leurs cousins lorsqu’elles dans une carrière. allaient en vacances à Ponte. Quels plats aimes-tu offrir ? Quelle Quels sont les endroits que tu aimes recette ? Mes plats préférés d’Anniviers sont la le plus ici ? Sorebois est pour moi l’endroit le raclette et la fondue. J’aime cuisiner. plus beau avec sa vue sur le Besso Je prépare souvent des lasagne ou et le Weisshorn. J’ai travaillé sur les des gnocchi pour ma famille. J’aime pistes de ski de Sorebois vingt hivers, tout spécialement les gnocchi que j’ai jusqu’en 1991. Depuis, malheureuse- appris à faire de ma maman. ment, je n’ai jamais pu y retourner. Je Adriana Tenda Claude ne supporte plus l’altitude, parce que je souffre de la silicose, contractée
CH-3967 Vercorin T. +41(0) 27 455 87 00 info@virage.ch
Recette des « Gnocchi à la Pierino » pour 4 personnes • Faire cuire un ½ kg de pommes de terre à la chair sèche • Ajouter un ½ kg de farine et 2 œufs aux pommes de terre cuites, encore chaudes • Bien pétrir, faire une boule, la recouvrir d’un linge et laisser reposer une ½ heure • Faire des rouleaux de 2 cm d’épaisseur • Couper des morceaux de 2 cm environ • Faire bouillir de l’eau abondante et salée • Mettre les gnocchi dans l’eau et bien remuer • Les égoutter, dès qu’ils montent à la surface • Disposer les gnocchi dans un grand plat et les recouvrir de sauce bolognaise • Ajouter du fromage râpé (du parmesan ou du fromage d’Anniviers) et servir Buon Appetito !
www.virage.ch
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LE DERNIER ACTE DE L’ASSOCIATION CONTES ET LÉGENDES D’ANNIVIERS Rapidement les grandes lignes de notre projet se sont dessinées : publication d’un livre qui, jetant un pont entre passé et présent, invite enfants et grandes personnes à découvrir le Val d’Anniviers autrement. Chaque conte est suivi d’un descriptif de balade conduisant sur les lieux mêmes des faits relatés. En référence à la tradition orale, un CD, offrant une version contée captivante, est enregistré.
© Photo ATC
Divers protagonistes ont accepté de mettre gracieusement leurs compétences au service de notre projet : les enfants du Centre scolaire qui ont réalisé les illustrations, Frédéric Crettaz pour la version contée, Christian Fischer pour l’enregistrement et l’habillement du CD, Mariano Moral et Valrando pour les cartes illustrant les balades proposées, Frédéric Rittiner pour la mise en page.
Une association pour un livre Dans le courant de l’automne 2007, l’Association Contes et Légendes d’Anniviers, l’ACLA, a été constituée afin de permettre la récolte des fonds nécessaires à la publication du livre Rozinna, raconte-nous Anniviers. Ce livre est le fruit d’un projet conçu et réalisé dans le cadre de la formation parcoursArianna qui visait à développer l’esprit d’entreprise des femmes et leur participation active au développement régional. Ce parcours formatif a été proposé aux femmes du Val d’Anniviers d’avril 2006 à décembre 2007. L’idée de ce livre a germé dans la tête de Laurette Etienne qui rêvait d’un moyen de transmettre les légendes locales aux jeunes générations. Avons aussitôt adhéré à son projet Inès Barmaz, Anna Herrington, Monica Hor, Lilyane Melly, Anne Ruppen, Mali Wiget, Nicole Zuber et moi.
Grâce à la générosité de la population, de diverses associations culturelles, d’acteurs de l’économie locale et, surtout, des communes d’Anniviers, boucler le budget n’a pas été un problème. C’est donc à l’abri des soucis financiers que le livre a vu le jour. Il a été présenté officiellement aux Anniviards, dans le cadre des Fééries de Grimentz, les 13 et 14 décembre 2008.
© Photo ATC
Après 5 ans d’existence l’ACLA se dissout, car elle a perdu sa raison d’être. Le beau projet pour lequel elle a été constituée, a pu être mené à son terme avec succès. Rozinna vagabonde désormais librement en Anniviers et ailleurs.
« La cerise sur le gâteau : redonner ce qu’on a reçu » Ce sont les mots mêmes de Laurette Etienne au moment de la dissolution de l’ACLA. L’association n’ayant plus de raison d’être, il a été décidé de procéder à sa dissolution et de partager l’argent restant entre 4 sociétés locales qui forment des jeunes. Notre choix s’est porté sur le Chœur Clin d’œil, le groupe montagne, le ski team et le FC Anniviers. Chacune d’entre elles recevra la somme de Fr. 2500.-. Nous ne doutons pas qu’elles sauront en faire bon usage.
Les livres restants ont été distribués par moitié à Anniviers Tourisme et à l’Association de la Tour d’Anniviers (ACTA). Les personnes intéressées peuvent acquérir ce livre interactif, spécialement conçu pour les enfants Retombées Avec l’argent rapporté par la vente des et les familles, dans les Offices du toulivres, les différents acteurs du projet risme de la vallée ou à la Tour d’Anniont pu être défrayés. En remerciement viers. pour leur collaboration, les enfants du centre scolaire ont reçu Frs. 3000.-, Merci du fond du cœur ! somme allouée à l’acquisition de Les créatrices de Rozinna, racontematériel de sport et de jeu. Certains nous Anniviers, adressent un très projets destinés aux jeunes ont reçu un grand merci à tous ceux et celles qui petit coup de pouce financier : comme leur ont permis de réaliser un bien joli le camp des Moyes ou des associa- rêve. Qu’ils trouvent ici la marque de tions qui nous tiennent à cœur tels le leur reconnaissance sincère. forum de Tignousa et l’ARFEC, AssoPour l’équipe, Janine Barmaz ciation romande des familles d’enfants atteints d’un cancer.
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LA PRÉPARATION DES SKIEURS COMPÉTITEURS ANNIVARDS de 16 ans ont vécu jusqu’à la rentrée scolaire 22 jours de ski alors que ceux de moins de douze ans n’ont eu droit qu’à 11 jours de glisse. Entre-temps, une petite confrontation d’endurance a lieu lors de la course Sierre-Zinal et tous ont eu l’occasion de participer aux olympiades de Ski-Valais à CransMontana (notre photo).
Après un hiver toujours très intense, les skieurs Anniviards ont commencé leur préparation par un mois de mai un peu plus calme. En juin, ils ont eu l’occasion de pratiquer un test physio chez Benoît Torrent pour déterminer les potentiels et les éventuelles dysharmonies de chacun. Alors que le travail de l’endurance, les rituels de préparation quotidienne avec des exercices basés sur la coordination, l’agilité, la vitesse et la force ont souvent été laissés à la responsabilité individuelle de chacun,
le préparateur physique Michaël Amos a remis les choses sur le métier dès le début de l’été. Cette préparation s’est vue accompagnée par des séjours sur glacier qui furent très nombreux cette année puisque les jeunes ont eu l’occasion d’aller non seulement à Zermatt mais également aux 2-Alpes en France et, aussi, à Landgraaf en Hollande, lieu où l’on skie à l’intérieur. A côté, ils ont pratiqué du vélo de descente, de la luge d’été, du karting et d’autres sports. En résumé, les jeunes de moins
Avec l’automne, la préparation va devenir plus intense. Lors des relâches d’automne, tous vont se retrouver pour de très belles journées de préparation à Zermatt. Dès le mois de novembre, la station de Zinal va ouvrir ses portes ce qui va faciliter la préparation et diminuer le nombre de kilomètres parcourus ou les frais d’hôtel car les jeunes s’entraîneront à domicile. La station Anniviarde va à son habitude organiser de nombreuses courses FIS. Chez les OJ, le slalom spécial sera le roi en décembre, et ce suite à une décision de Swiss-Ski qui a voulu commencer la saison par les virages courts, histoire de contraindre les jeunes à s’améliorer techniquement. Dès le début de l’année suivante, on reviendra au géant et à la vitesse. Calendrier du ski de compétition du Val d’Anniviers du début de saison : 27 au 30.11.2012 : 4 courses FIS : ऀ2 géants dames 2 super G, dames et messieurs 8 et 9.12.2012 : 4 courses Ford, OJ : 2 géants et 2 slaloms, dames et messieurs 15 et 15.12.2012 : 2 courses OJ, interrégion ouest : 2 slaloms, dames et messieurs 5 janvier 2012 : 2 slaloms géant, OJ, du Valais Central 7 et 8 janvier 2012 : Coupe d’Europe, 2 géants internationaux 26 janvier 2012 : 2 slaloms spécial, OJ, du Valais Central Maurice Fellay
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VENT DE FRAÎCHEUR SUR PINSEC pour le chauffer et il peut contenir 120 pains. Une plaquette-souvenir marquant le centenaire du four banal a été réalisée par deux jeunes filles du village. « Avec cette plaquette, nous avons voulu rendre hommage à ce merveilleux village qui nous a vues grandir. Le village se bat pour survivre. Ses habitants ont la conviction que c’est un village qui vaut de l’or et ils s’impliquent par amour pour lui. Il y a eu énormément d’heures de bénévolat. Inauguration d’une magnifique cave villageoise, grâce à des heures de On rénove tous ces anciens bâtiments, bénévolats offertes par les villageois. qui font partie intégrante de la vie du Grâce à sa Société de village, active village et surtout du patrimoine, pour et engagée, et la venue d’une femme le faire revivre » raconte Gwenaëlle de caractère en son comité, le petit Abbé. village de Pinsec retrouve une nouBelle énergie féminine velle vigueur. La venue au sein du comité de BernaOn a rarement vu le petit village dette Savioz Antille, née à Pinsec en de Pinsec aussi dynamique depuis 1971, a donné un nouveau souffle au quelques temps. Cet été, le four banal village. Déjà très engagé par le passé a fêté son centenaire. Aussi, a été grâce aux efforts d’André Abbé, son inauguré une magnifique cave villa- président et Joël de Preux (trésorier), geoise. Puis l’ancienne boucherie, qui le comité n’en est que plus renforcé. a servi aussi de laiterie jusqu’en 1956, « J’ai accepté cette charge par amour sera bientôt transformé en musée pour mon village. Quand j’étais enfant, montagnard. Enfin, l’ancienne école de on l’avait entièrement pour nous ; il Pinsec accueillera bientôt sous son toit était notre plus grande place de jeu ! randonneurs et vacanciers, en com- C’était le village de l’insouciance et plémentarité avec une petite chambre de la liberté. A part le danger des basd’hôtes qui rencontre déjà beaucoup sins, il n’y en avait pas d’autres. C’est de succès. En outre, l’ancien «poulail- vrai, les mamans faisaient le tour des ler» du village est en cours de trans- bassins quand elles ne trouvaient pas formation et son nouveau propriétaire, leur gamin ! » témoigne cette mère une sculpteur genevoise, va lui donner de famille de deux enfants, Fabien et Noah. Et puis ces autres souvenirs un certain panache. d’enfance cocasses : « quand on jouait à cache-cache le soir (en été, on était 100 ans du four Le four à pain, construit en 1912, est parfois 40 enfants) Yvonne, la soeur resté en fonction jusqu‘en 1957. Puis de « Rose de Pinsec » nous criait par il est tombé dans l’oubli. « Restauré il la fenêtre de rentrer sinon le « Boc » y a quinze ans, il a bénéficié de l’aide (diable) viendrait nous manger. Et puis de bénévoles qui ont donné de leur on siphonnait le lait avec des bouts de temps pour que l’on puisse toujours paille creuse chez notre chère Rose. » l’utiliser. A l’époque le four était indispensable pour la survie du village car Cette assistante socio-éducative à on n’y faisait que deux fournées par l’Institut Notre-Dame de Lourdes année » explique André Abbé, président à Sierre a vécu à Genève de 1992 de la Société du village. Aujourd’hui, à 1998 et à Sierre, de 1999 à 2009. il est encore utilisé cinq fois par an Avec son mari Sébastien, elle revient en moyenne. Il faut compter 8 heures au village en 2009. « Mon papa était 39
chef du village pendant plus 20 ans et maman gérait le café de Pinsec, haut lieu de rencontres. Elle faisait déjà visiter le village à des groupes. Ils avaient tous deux un rôle fédérateur et utile et s’impliquaient beaucoup pour leur communauté. C’était donc tout naturel que de suivre leur exemple », raconte Bernadette qui a été élue au comité depuis l’assemblée générale de la Société du village en 2011. La jeune femme souhaite « apporter la première touche féminine » au sein du comité avec un regard extérieur promouvant l’ouverture et la jeunesse d’esprit. « On a du patrimoine à montrer. J’aimerais contribuer à le rendre encore plus chaleureux en y mettant des éléments décoratifs, pratiques et utiles dans la salle du village par exemple. » Ce qu’elle aime à Pinsec ? « Sa sérénité et son cadre extraordinaire. » Si on lui donnait une baguette magique ? Je commanderais un car postal et une correspondance Vercorin-Mayoux avec un arrêt au village. C’est un endroit magique. On lui doit bien cela ! IB
Bernadette Savioz-Antille, première femme au sein du Comité de la Société du village de Pinsec, présente la plaquette réalisée tout spécialement pour l’anniversaire des 100 ans du four banal du village.
© Jean-Louis Claude
CES PIERRES QUI PARLENT
4) LA VALLEE D’ANA Le Val d’Anniviers possède une vingtaine de pierres à cupules qui jusqu’à aujourd’hui restent encore un mystère pour l’archéologie qui durant ces cinquante dernières années à fait un progrès énorme dans la compréhension des hommes du néolithique qui peuplaient jadis le Valais. Ces pierres mystérieuses sans signification apparente sont des traces d’un passé lointain que nous ont légué les premiers habitants de notre vallée. La colonisation des Alpes par des peuples sans nom et sans écriture est un lent processus d’adaptation. Il y a 10’000 ans, à l’époque où le Valais et ses vallées latérales étaient couverts de glace, des tribus venues des steppes de l’Asie Centrale, sont descendues dans la vallée de l’Indus et sur les contreforts de l’Himalaya par l’Afghanistan avant de se répandre en Europe en passant par les Balkans, pour finalement envahir petit à petit la chaîne des Alpes. Ces tribus indo-européennes ont laissé derrière elles des traces qui sont justement ces pierres à cupules énigmatiques qui ont jalonné leur chemin. Mon intérêt pour ces mégalithes a grandi lorsqu’ au pied du Ladakh, dans une petite vallée himalayenne en Inde du Nord, j’ai observé des pierres à cupules identiques à celles que l’on trouvait dans le Val d’Anniviers.
L’exploitation du minerai de cuivre On peut émettre l’hypothèse que les premiers hommes qui ont investi la vallée, furent des prospecteurs de minerai de cuivre. La recherche de ce précieux métal à l’âge de bronze explique certainement les premières implantations dans le Val d’Anniviers. Au début, cette occupation humaine fut certainement saisonnière et devint permanente à la fin de l’âge de bronze, entre 1300 – 800 av. J.-C., quand la situation climatique dans les Alpes s’améliora. Les premières communautés de la vallée s’installèrent d’abord aux alentours des filons métallifères entre 1600 et 1700 m. d’altitude. C’est le cas des tribus qui se trouvaient au-dessus d’Ayer et de St-Luc, mais également celle plus importante de Grimentz. Ces trois endroits recèlent des pierres à cupules isolées, creusées dans la roche sans logique apparente, de différentes grandeurs et profondeurs dont certaines sont reliées par des rigoles. On peut supposer que ces pierres-là servaient de « table de travail », pour le concassage et le broyage du minerai. Si l’on observe les cupules, on remarque que leurs fonds sont écaillés dans le sens des aiguilles d’une montre. Les hommes qui travaillaient le minerai devaient procéder de la sorte ! Ils concassaient la pierre qui contenait du cuivre puis mettaient les morceaux 40
dans une cupule ; avec l’aide d’un galet, ils broyaient ensuite ces bouts de pierres pour les réduire en fin gravier. Ils tournaient le galet avec l’aide de leur talon dans le sens des aiguilles d’une montre. L’opération terminée, ils triaient le minerai en le faisant glisser, avec leurs doigts, le long des rigoles pour séparer le cuivre des poussières de pierres et de quartz. N’étant pas archéologue, je n’ai pas pu vérifier ma théorie autour des pierres du Val d’Anniviers, car pour un privé, les fouilles sont interdites sans autorisations. Plusieurs constations me sont venues à l’esprit, lors d’observations de pierres à écuelles dans différentes vallées de différents pays. À l’ouest de Domodossola, sur la colline du Calvaire, dans le parc de l’Institut Rosmini, se trouve la pierre du « Colle di Matarella » (col de la Terre-Mère). Au milieu du parc, il y a un énorme rocher en haut duquel se trouvent des cupules et des signes lépontiques. Juste à côté on peut voir les ruines d’un baptistère construit en 1044 sur un lieu sacré dédié à la TerreMère. Le père rosminien qui m’a fait visiter le parc m’a ensuite montré une armoire dans laquelle se trouvaient de nombreuses monnaies gauloises et romaines qui étaient disposées autour du rocher comme offrandes votives à Poeninus, le dieu du lieu, celui de la montagne et du col en l’occurrence. Mon regard fut attiré par les nombreux galets de différentes tailles qui avaient été trouvés eux aussi autour de la pierre à cupules. L’utilisation de galets pour creuser les cupules dans une roche très dure devenait évidente à mes yeux. Je comprenais dès lors la légende que les anciens de la vallée de Zermatt racontaient à Reber au sujet de la « Pierre plate des païens » audessus de Zmutt. La « Heidenplatte » était le centre de réunions des païens où toutes les questions importantes étaient traitées et le culte sacré pratiqué. Les chefs se tenaient sur la pierre, à la place d’honneur, en parlant et en regardant la foule tout autour en
tournant sur le talon de sorte à laisser ces creux circulaires sur le rocher. Ce procédé pour le moins original de l’utilisation du talon et d’un galet expliquerait le fond écailleux des cupules qui prouveraient en même temps leurs authenticités. Fonction des pierres à cupules Encore une fois, il est hasardeux de s’aventurer dans une interprétation de ces pierres à écuelles que l’on trouve dans le Val d’Anniviers. Ayant observé une cinquantaine de pierres dans divers cantons et pays, je peux me hasarder à émettre des hypothèses ! Les pierres à cupules que l’on trouve dans notre vallée peuvent avoir plusieurs fonctions. Le choix des lieux n’est jamais dû au hasard. Différents facteurs entrent en ligne de compte : la situation du lieu, sur un sommet, un col, au milieu d’une forêt, au bord d’un précipice, dans un paysage grandiose ou à l’écart de tout, mais aussi, pour certaines pierres à cupules il faut prendre en considération les courants telluriques ou l’orientation par rapport au soleil et aux astres. Certaines pierres pouvaient servir de jalons indicateurs de pistes pour les chasseurs, les prospecteurs de minerai, indiquant un col, une barme, un point de repère géographique ou la présence d’une mine de cuivre, de cobalt ou de silex. D’autres pierres indiquaient l’évolution des saisons ou des astres qui déterminaient les dates pour certains travaux agricoles ou forestiers. Elles indiquaient également les jours des solstices et des fêtes populaires ou religieuses. Elles pouvaient enfin servir de jalons indicateurs d’un lieu sacré, d’un point de repère d’un temple naturel qui est le cas du Bocard à Grimentz et de la pierre du Deven dou Sché à Ayer qui sont deux endroits où les signes cultuels sont apparents. Ana , la Mère-Terre La Mère de l’humanité chez les Celtes avait comme nom Dana, Danu ou Ana. Cette déesse était vénérée dans l’ensemble du monde celtique, mais également chez les peuples IndoEuropéens. Ana, déesse liée à l’eau, à
la terre et à la fertilité était aussi la déesse de la vie et de la mort, comme la terre elle-même, symbole de la fécondité et de la décomposition, car tout naît de la terre et retourne à la terre. Ana, Terre-Mère, selon les cas, a été perpétuée soit dans le culte de la Vierge Marie, notamment celui des « vierges noires », soit dans le culte de Sainte Anne. En Suisse, les traces du culte de Sainte Anne (patronne de la paroisse d’Ayer) sont particulièrement manifestes dans les régions alpines où il existe probablement une relation entre cette sainte et les monuments mégalithiques. La Bible des premiers habitants de la vallée était la « Nature », base de leur connaissance et en même temps première religion de l’Homme. Les pictogrammes naturels, soit les astres, l’air, l’eau, le feu, la terre, les grottes, les sources, les végétaux, les animaux, initiaient les hommes à la connaissance de la vie dans notre univers. Un dicton nomade disait : « De l’observation de la nature, émane la vérité ». L’année était conçue comme un grand Cercle sans véritable « commencement » ni « fin » et était divisée en périodes : les saisons liées au Soleil et les mois déterminés par la Lune. Depuis la nuit des temps des endroits privilégiés ont été associés au sacré. Leurs temples naturels à ciel ouvert ne pouvaient pas être représentés par des sculptures de dieux ou de déesses puisque la divinité adorée était la nature elle-même. C’est le cas dans le Val d’Anniviers du temple naturel qui se situait à Grimentz à l’ « Île au Bosquet » ou « Pré de Clasche » qui devait être certainement un lieu sacré vu les divers signes apparents. Malheureusement, une grande partie de ce temple naturel est incomplet, il a été recouvert par les déchets et les gravats de la mine du Baicolliou. Deux pierres possèdent des signes mystérieux qui restent encore aujourd’hui une énigme et une pierre très intéressante possédant neuf cupules et deux empreintes de pieds. Partout dans le monde des pierres mégalithiques on retrouve des traces d’empreintes de pieds gravées dans la roche, celle de 41
Grimentz semble être unique en Suisse à ma connaissance. Chez les peuples indo-européens une des significations pourrait être la suivante : Le grand prêtre, revêtu de sa coiffe solaire, se tenait debout, ses deux pieds dans les empreintes creusées dans la pierre, entouré par les hommes de sa tribu qui formaient un grand cercle, exécutant la danse du soleil, tournant comme les planètes autour du soleil. Dans certains endroits les empreintes de pieds signifiaient : « Tiens-toi en direction du soleil et adore-le ». Justement, la pierre de Grimentz est dirigée vers le soleil levant, en face de « Barneuza » qui en langage indo-européens se traduisait par « le lieu de naissance des agneaux ». Les anciens adoraient le soleil parce qu’il est notre source de vie, car sans lui aucune vie ne saurait possible sur notre Terre. Le soleil levant symbolisait la naissance, le couchant la mort. Dans la vallée de Kulu en Inde du Nord dont les pierres à cupules ressemblent à celle du Val d’Anniviers, j’eus la chance d’assister à un culte animiste. Je vis un paysan entrer en transe, habité par un esprit, se mettre à prédire d’une voix déformée, si les récoltes futures seront abondantes. Tout le village réunis en cercle écoutait pieusement l’homme prophétiser. Aussitôt qu’il eut terminé et que l’esprit eut quitté son corps, un prêtre trancha le cou d’une chèvre et ayant coupé sa tête, répandit le sang sur une pierre plate sur laquelle de nombreuses légendes circulaient. Je compris ce jour-là que, pour étudier les mégalithiques, il fallait changer d’état d’esprit et, tout comme les hommes du néolithique, pénétrer le monde des esprits, le monde invisible et comprendre que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, ce qui est au-dedans est comme ce qui est au dehors. La « Vallis Annavisiensis » à encore bien des mystères à nous révéler. Jean-Louis Claude
ANNÉE SCOLAIRE 2012-2013 peu particulière puisque le Centre construction du bâtiment, de photos Scolaire d’Anniviers fêtera ses 40 présentant les écoles de villages avant ans d’existence sous le signe d’une la centralisation, de vieux ouvrages heureuse centralisation. Plusieurs scolaires, d’anciens cahiers d’école ou événements émailleront donc cette de tout autre document témoignant de année afin d’évoquer quelques l’histoire du centre scolaire d’Anniviers. bons moments d’une histoire pas si Vous êtes en possession de documents ancienne et de remercier celles et relatifs à l’histoire de l’école en Anniceux qui ont permis à l’école du val viers? Nous vous serions très recond’Anniviers de prendre une place de naissants de nous les prêter quelques jours, puis de vous les restituer après choix dans le cœur de tous. La rentrée scolaire 2012-2013 a débuté le 20 août sous un soleil de plomb. Elle concerne 49 élèves copie. Merci de nous les envoyer ou La rentrée scolaire 2012-2013 a enfantines réunis pour la première fois à Vissoie, 157 élèves primaires et 72 élèves du cycle de passer les déposer au secrétariat débuté le 20 août sous un soleil de Quoi de neuf pour les élèves? Des travaux ont enfanété laréalisés à l'intérieur du bâtiment d’accueillir les élèves Le 22 d’orientation. janvier se tient à Vissoie première séance consacrée auafin projet de centralisation du centre scolaire et de consacrer Les élèves des classes enfantines, plomb. 1969, Elle concerne 49 élèves enfantines Grimentz Zinal que pour améliorer la sécurité incendie du bâtiment. Par scolaire en présence de M. et Pannatier, deprimaires l’Etat, de l’inspecteur Praplan, du àcuré quelques minutes fouiller dans vos 3èmes et 4èmes aborderont tines réunisdepour la première fois à ainsi Vis-représentant photos ou autres souvenirs leursaussi apprentissages leprésidents guide du albums laRémy troisième étape des d'isolation thermique est soie,de 157 élèves Theytaz primaires et 72travaux élèvesSont Barrasailleurs, et député. présentssous lesterminée. des six communes d’école ! nouveau Plan d’Etudes Romand. Ils du cycle d’orientation. Des travaux ont d’Anniviers. Comment s’appellent les six présidents de l’époque ? L'ensemble enseignants le conseil de directionende l’école formé de la directrice et de deux bénéficieront outre du programme été réalisésdes à l’intérieur du et bâtiment Les autorités scolaires « Senso 5intéressées » d’approche deled’orientation, afin d’accueillir les élèves enfantines adjoints, Alain pour l’école primaire et Mathieu Jeandroz pour le cycle réjouitsouhaitent aux En avril 1969, troisEmery communes annoncent être à sensorielle accueillir futur centrese scolaire élèves et à leurs une année l’alimentation chez l’enfant tandis que de Grimentz et Zinal ainsi que pour d’entamer un des peu projets particulière puisque le Centre Scolaire d’Anniviers ses? 40familles, ans centralisé. Dans cette quelsannée villages d’implantation du bâtiment ont-ils été fêtera étudiés pleine de petits grands bonheurs, élèves de 2COPlusieurs suivront événements pour la pre- émailleront améliorer la sécurité incendie bâti- les d’existence sous le signe d’unedu heureuse centralisation. donc et cette ment. Par ailleurs, la troisième étape mière fois l’enseignement des Sciences riches d’apprentissages stimulants et année afin d’évoquer quelques bons moments d’une histoire pas si ancienne et de remercier celles et partagés. branches à niveaux. des travauxhésiteront d’isolation thermique Deux communes à adhérerestà laencentralisation scolaire et laisseront les quatre autres ceux qui ont permis à l'école du val d'Anniviers de prendre une place de choix dans le cœur de tous. terminée.
avancer dans le projet. Si la centralisation des élèves du cycle d’orientation était approuvée par Geneviève Nous cherchons: L’ensemble enseignants le même toutes les parties, des il n’en était pasetde pour les élèves de l’école primaire. CesConstantin-Zufferey, deux Dans le cadre des festivités des 40 ans conseil de direction de l’école formé de communes décideront finalement en 1972 et 1973 d’y adhérer pleinement. Quelles sont ces directrice la directrice et de deux adjoints, Alain du centre scolaire, une exposition sera deux communes ? èmes èmes conçue. Nous sommes à la recherche Emery pour l’école primaire et Mathieu
et 4 primaires aborderont leurs apprentissages sous le Les élèves des classes enfantines, 3 de photos de classes, témoiJeandroz pour le cycle guide du nouveau Plan d’orientation, d’Etudes Romand. Ils bénéficieront en de outre du programme « Senso 5 » gnages visuels et sonores datant de se réjouit d’entamer cette année un En 1971, les quatre autres de communes confirment le choix l’emplacement du centre Vissoie d’approche sensorielle l'alimentation chez l'enfant tandisdeque les élèveslade 2CO suivrontàpour la
en faisant l’acquisition du terraindes visible surenlabranches photo ci-dessous. première fois l’enseignement Sciences à niveaux. Comment se nomme ce lieu et 2 quel prix a été fixé au m ? Notre école a 40 ans… que savons-nous d’elle? Petit test à l’adresse des jeunes… et des moins jeunes. 1. Le 22 janvier 1969, se tient à Vissoie la première séance consacrée au projet de centralisation scolaire en présence de M. Pannatier, représentant de l’Etat, Dans le cadre des festivités des 40 ans du centre scolaire, une exposition sera conçue. Nous sommes de l’inspecteur Praplan, à la recherche de photos de classes, de témoignages visuels et sonores datant de la construction du du curé Barras et de Rémy Theytaz député. Sont bâtiment, de photos présentant les écoles de villages avant la centralisation, de vieux ouvrages aussi présents les présidents des six scolaires, d’anciens cahiers d’école ou de tout autre document témoignant de l’histoired’Anniviers. du centreComment s’apcommunes scolaire d’Anniviers. pellent les six présidents de l’époque ? 2. En avril 1969, trois communes Vous êtes en possession de documents relatifs à l’histoire de l’école en Anniviers? Nous vous annoncent être serions intéressées à accueillir très reconnaissants de nous les prêter quelques jours, puis de vous les restituerleaprès copie. decentralisé. Dans futur centreMerci scolaire nous les envoyer ou de passer les déposer au secrétariat du centre scolaire et de consacrer quels villagesquelques des projets d’implantation du bâtiment ont-ils été étudiés ? minutes à fouiller dans vos albums photos ou autres souvenirs d’école ! 3. Deux communes hésiteront à adhérer à la centralisation scolaire et laisseront les quatre autres avancer dans le projet. Si la centralisation des élèves Les autorités scolaires souhaitent aux élèves et à leurs familles, une année pleine de petits et grands du cycle d’orientation était approuvée bonheurs, riches d’apprentissages stimulants et partagés. 42
Constantin-Zufferey, Au terme des deux premières étapes de construction, Geneviève à combien s’élève le coûtdirectrice final du
par toutes les parties, il n’en était pas de même pour les élèves de l’école primaire. Ces deux communes décideront finalement en 1972 et 1973 d’y adhérer pleinement. Quelles sont ces deux communes ?
4. En 1971, les quatre autres communes 5. Au terme des deux premières étapes confirment le choix de l’emplacement de construction, à combien s’élève le du centre à Vissoie en faisant l’acqui- coût final du bâtiment ? sition du terrain visible sur la photo (en page 42). Comment se nomme ce lieu et quel prix a été fixé au m2 ?
Réponses 1. Germain Melly (Ayer), Robert Caloz (St-Luc), Ulysse Zuffery (Chandolin), André Rouvinez (Grimentz), Jean-Baptiste Crettaz (St-Jean), Urbain Kittel (Vissoie) 2. Cuimey, Les Morands, Mayoux, Vissoie 3. Grimentz et Ayer 4. Le «Pré de la Cure» vendu au prix de 27 fr. 50 le mètre carré. 5. 3’010’830 francs 43
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UN ÉTÉ EN LIBERTÉ DANS LE VAL D’ANNIVIERS
L’été 2012 a été rythmé par le nouveau produit touristique Anniviers Liberté qui a permis de donner une nouvelle dimension à notre destination estivale. Même si les résultats chiffrés des nuitées et des divers prestataires ne sont pas encore connus, le bilan provisoire est très positif et ceci à plusieurs niveaux. Ce fut un projet fédérateur, de sa mise en place qui a nécessité une collaboration entre les acteurs du tourisme à sa réalisation qui n’a pas seulement été portée par les instances touristiques, mais qui a également bénéficié d’un soutien précieux de la population d’Anniviers qui s’est très rapidement identifiée à cette offre, qui en a profité et qui en a fait la promotion. Grâce à ce pass, Anniviers a pu se révéler dans son entier comme destination touristique estivale vaste, intéressante et variée. Beaucoup d’hôtes nous ont fait part de leur découverte, grâce à l’utilisation du pass, de lieux jamais visités durant leurs précédents séjours en Anniviers, faute de motivation suffisante ou pour des raisons financières. L’exemple le plus frappant de l’accroissement de la mobilité grâce à cette offre fut de voir des Cars Postaux bondés circuler sur les routes d’Anniviers, et ceci malgré des doublures très sou-
vent mises en place pour répondre à une fréquentation qui a explosé. Nos hôtes n’ont plus hésité à prendre les transports publics, évitant ainsi du stress sur nos routes sinueuses, profitant du paysage et se déplaçant de manière plus respectueuse de l’environnement. J’adresse une mention spéciale assortie de nos remerciements à Laurent Flück, responsable Car Postal pour la région Anniviers, ainsi qu’à tous ses chauffeurs pour leur gestion exemplaire de l’afflux massif d’usagers supplémentaires qui a passablement compliqué leur travail. Les remontées mécaniques ont elles aussi constaté que nos hôtes prenaient beaucoup plus facilement leurs installations, n’hésitant pas à faire un aller-retour pour un repas panoramique, pour boire un café au restaurant d’altitude … ou pour le plaisir d’emprunter un mode de transport qui nous paraît familier, mais qui reste une aventure pour nombre de personnes. Alors que les jours de mauvais temps étaient synonymes de courses dans le vide auparavant, les touristes ont au contraire intégré le funiculaire, le téléphérique ou les télécabines comme activité mauvais temps intéressante. Les autres activités ont elles aussi 45
connu un franc succès, à l’image de la piscine de Vissoie qui a vu sa fréquentation tripler, les visites de la mine de cuivre de Zinal augmenter de près de 50%, les tennis et le mini golf de Grimentz ne jamais désemplir ou les visites de l’OFXB être systématiquement complètes. La fréquentation des Offices du Tourisme, déjà très forte en été, a également nettement augmenté, nos visiteurs s’intéressant encore plus à notre offre touristique générale … et à payer leurs taxes de séjour pas toujours déclarées auparavant, malgré l’obligation légale. J’adresse également une mention spéciale aux collaborateurs d’Anniviers Tourisme qui ont su gérer au mieux cette très forte affluence et des situations parfois difficiles à gérer. Certains hôtes ont eu de la difficulté à comprendre que le pass est un cadeau offert au paiement de la taxe de séjour qui doit être réglée pour la totalité du séjour et pas uniquement quand ils souhaitent bénéficier des offres d’Anniviers Liberté. Même si nous n’avons pas pu constater de réelle hausse des nuitées cet été, Anniviers Liberté aura permis à nos hôtes de découvrir l’étendue de notre offre estivale et, au vu du nombre de commentaires positifs reçus, le bouche-à-oreilles ne devrait pas manquer de développer ses effets dès les prochaines années, sachant qu’une majorité des touristes viennent sur recommandation de leur famille ou de leurs connaissances. Sauf gros problème, ces premiers résultats laissent ainsi augurer de beaux étés en liberté dans notre magnifique vallée. Simon Wiget Directeur d’Anniviers Tourisme
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Impressum « Les 4 Saisons d’Anniviers » Comité de rédaction : Marc Genoud (Conseiller communal) Jérôme Bonvin (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Benoît Epiney (Présient HC Annviers) Pascal Zufferey (Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie de la Vallée) Rédactrices : Janine Barmaz, Nicole Salamin, Simone Salamin, Adriana Tenda Claude Correctrice : Ursula Surber Mise en page et impression : Imprimerie de la Vallée, Vissoie-Anniviers Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’000 exemplaires
Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
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