A U T O MN E NUMÉRO 64 | SEPTEMBRE ’26 | TRIMESTRIEL
INFOS OFFICIELLES COMMUNE D’ANNIVIERS
Pages 21-28
Les invités Françoise et Daniel Forclaz
Sous l’impressionnante falaise des Pontis se cache le paradis de Françoise et Daniel Forclaz : un coin méconnu, niché aux portes des gorges de la Navizence. Ils y habitent en même temps qu’ils vivent à Grône. Leur vie est une version moderne du remuage, un yo-yo entre la plaine et la montagne : ils doivent descendre arroser leur jardin à Grône, puis remonter pour s’occuper des moutons, etc. « Ici c’est un trou, mais c’est notre trou à nous ! On a de la peine à descendre… » Ils y viennent même en hiver, malgré l’accès difficile et le manque de soleil. Le couple s’aime depuis 58 ans. À l’âge de 18 ans, ils partent ensemble pour un long voyage à travers le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. À leur retour, ils sont obligés d’attendre patiemment leur majorité pour pouvoir enfin vivre ensemble. Depuis, ils parcourent côte à côte le même chemin de vie, réunis par leur envie de prendre soin des belles choses, par leur amour pour les gens et par leur insatiable curiosité envers le monde. Tous deux sont antiquaires, aujourd’hui à la retraite ; ils adorent écumer les marchés aux puces et les brocantes des villes, ou chiner dans les caves et les greniers, en quête de la perle rare : un bahut paysan gravé, un tableau émouvant, un bibelot élégant, tous ces trésors souvent négligés, parfois jetés dans un coin sombre ou perdus dans un carton de bric-à-brac. Nos deux collectionneurs ont l’œil. Ils chérissent le beau et savent le déceler, même abîmé sous une couche de poussière. En témoigne leur incroyable collection de chaises et de tables en branches de noisetier ; certains jetteraient ce mobilier, n’y voyant qu’un bricolage fragile et usé, alors que ces chaises légères, originales et confortables témoignent d’un précieux savoir-faire traditionnel et régional aujourd’hui tombé dans l’oubli. La spécialité de Daniel et de Françoise reste le mobilier ancien. Ils restaurent avec talent et patience les pièces de collection qu’ils dénichent. Partout où ils vont, ils cherchent à mettre en valeur le patrimoine. Ils n’hésitent pas à partager leur savoir ou à donner un coup de main occasionnel à des projets, comme par exemple à celui de la mise en valeur du Chalet Madeleine, une habitation témoin du mode de vie anniviard d’autrefois, située au cœur du vieux village d’Ayer. Mais plus encore que les beaux objets, ces deux brocanteurs atypiques aiment les gens : leur mayen est un lieu de vie joyeux et
accueillant où se mêlent les générations, la famille, les amis, et … les amis d’amis. Tout commence un jour de 1984 : venus voir un vieux pierre ollaire désarticulé dans un mayen abandonné, ils ont un coup de cœur pour ce lieu insolite, perché entre une cascade et une rivière. Ils achètent la cabane, sa grange-écurie, son pré, ainsi qu’un bout de forêt raide et sauvage alentour. Puis ils donnent un coup de balai et sortent leurs sacs de couchage ; ils dégagent ensuite les arbres, refont le chalet écroulé et trouvent une source, aidés par leurs amis. Petit à petit, ils s’habituent à vivre tous ensemble les week-ends au mayen. Un jour, l’un d’entre eux a l’idée de s’installer tous en rond et de griller un sanglier. Et comme un sanglier, c’est gros, ils invitent tous les copains. Amitié, travaux et festins collectifs, voilà posé le fil rouge du lieu. Les travaux durent longtemps, et sont en cours aujourd’hui encore : il y a toujours quelque chose à refaire. Leur métier de brocanteur leur permet de meubler leur chalet avec d’étonnantes trouvailles, mais surtout il leur donne une vision d’ensemble, leur permet d’imaginer, de projeter, de transformer. Durant 35 années, chaque été, le traditionnel sanglier rôtit à la braise le temps d’une journée. On le déguste accompagné d’une délicieuse sauce aux bolets. Françoise, Daniel, et un couple d’amis, Patrick et Monique, avec lequel ils partagent l’aventure, invitent leurs copains. Ces derniers peuvent à leur tour convier leurs compères au banquet. Ainsi, de fil en aiguille, il y a jusqu’à une centaine d’invités (chiens et enfants
-2-
inclus) le même jour au mayen… Microcosme hétéroclite, généreux et convivial, des gens de tous horizons et de tous âges se mélangent. Les discussions vont bon train. Chacun apporte une entrée et un dessert, tant et si bien que deux longues tables suffisent à peine pour contenir le somptueux gueuleton. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et le covid marque l’arrêt de la ripaille annuelle. La fête du sanglier n’est pas la seule réjouissance de l’été : ils installent même un cinéma en plein air pour leurs amis, au milieu du champ ; dans la grange, un ingénieux système de poulies permet de descendre la paroi latérale, et la maison s’ouvre telle une boite, se transformant comme par magie en terrasse, sur laquelle les spectateurs peuvent s’installer face à l’écran. Aujourd’hui encore, les rires continuent à retentir au mayen durant la douceur des nuits d’été. Les longues conversations bruissent autour d’un feu crépitant encerclé par un large foyer de pierres. Dans le champ en contrebas, deux brebis nez-noir et leurs trois adorables agneaux bêlent et se promènent à la belle saison depuis de nombreuses années. Une idée peu courante est à l’origine de cette tradition familiale : Daniel et Françoise souhaitaient montrer à leurs deux filles que « la viande a aussi quatre pattes et même parfois un nom. » D’ailleurs, le premier agneau qu’ils dégustèrent en famille s’appelait Sébastien. Mais aujourd’hui, ils ont fait le tour des leçons d’anatomie et de boucherie et, leurs filles ayant grandi, ils ne mangent plus leurs agneaux. La vie au mayen est douce, mais aussi parfois dure, comme l’hiver précédent lorsque la tuyauterie a gelé et qu’une cascade d’eau s’est déversée dans l’entrée de la maison
s t -l u c
au dégel. Et depuis l’année dernière, le pan de forêt situé sous leur grange s’est effondré en laissant derrière lui une dangereuse falaise friable. La Navizence ronge ses berges et menace : l’un de ses méandres creuse la rive juste sous leur terrain. L’accès à la rivière depuis leur mayen s’en est trouvé singulièrement compliqué, et le couple a perdu une énorme parcelle, emportée par les flots lors de la deuxième crue. La vue sur la rivière, autrefois bucolique, a aujourd’hui des airs de chaos. Fin juin, la rivière était à nouveau grosse, mais les enrochements construits par la commune ont tenu bon. Malgré ces difficultés, leur attachement au lieu est sans faille, et ils sont heureux d’avoir pu transmettre leur amour de cet oasis alpin à leurs deux filles trentenaires. Même s’ils adorent leur mayen, Françoise et Daniel ont souvent répondu à l’appel du large : leurs nombreux voyages à moto, le plus souvent d’un ou deux mois, les ont menés à travers toute l’Europe, de la Norvège à la Sardaigne, et même jusqu’en Syrie en traversant la Turquie. Ils ont aussi succombé au charme du Japon et de sa culture raffinée. En Iran, ils ont été frappés par la beauté des sites et des paysages, mais surtout par l’accueil et la gentillesse des habitants. Ils partagent un même goût pour l’exploration fortuite, sans programme ni plan, au hasard des chemins de traverse et des rencontres imprévues... Pauline Archambault
ww
t400 w .s p o r
0 .c h
3961 Vissoie www.kevinepiney.ch
Abonnement avec livraison: www.fournil68.ch
-3-
Notre énergie pour votre région.
Avenir activé.
-4-
Sommaire 2
Les invités
29
Deux sœurs hors du commun
5
Sommaire / Petite chronique littéraire
32
Salquenen et ses alpages anniviards
6
Travailler avec la lune
34
Anniviers 60+, le programme
11
Les contes et légendes d’Anniviers en BD
38
Anniviers Tourisme
14
FC Anniviers, 50 ans
40
Isabelle et ses crayons
15
Stop suicide
42
Un jubilé rare et précieux
16
Le val d'Anniviers en 2050
43
Pierre ollaire
18
Vercorin Tourisme
45
Dix ans de ventes-échanges
19
UNIPOP
46
notreHistoire.ch
21
Anniv’info
Petite chronique littéraire Deux livres attrayants écrits par une Anniviarde
Originaire d’Ayer, Vanina Ançay est une pâtissière-confiseuse qui, entre deux sorties sportives, aime se laisser porter par les mots pour en faire des poèmes. Et ça lui réussit plutôt bien puisque, en moins d’une année, elle a publié deux recueils de poèmes dont vous pourrez découvrir ci-dessous la quatrième de couverture… À cœur battant « Écrire pour vivre… comme l’on respire. » Quand les mots deviennent souffle, ils remplacent la voix. À cœur battant rassemble ces instants où l’émotion déborde, où le cœur s’emballe jusqu’à l’explosion. Chaque page est une empreinte vive, une confession intime offerte au lecteur. Plus qu’un recueil, c’est le battement d’une vie, une invitation à écouter ce que nos silences dissimulent. Éditions les Lys Bleus, 2025
L’Effet Mer Besoin d'évasion, vital et nécessaire. Billet d'avion, sac en bandoulière. Rien d'autre, si ce n'est la mer. Fuir l'amertume de la routine par l'air marin de la Corse. L'auteure emporte le lecteur avec elle, le plonge avec transparence dans ses pensées, que l'atmosphère douce et balnéaire apaise. Entre parfums étrangers et sensations éphémères, elle l'accompagne dans une escapade sensorielle. Éclats de rire et sourires sincères illuminent des visages imparfaits, dépouillés des masques du paraître, que les flots marins ont emportés. Ce voyage éphémère vous est destiné, âmes sensibles, amoureux des mots et de la poésie. Qu'il apporte à vos cœurs douceur et légèreté ! Éditions Hello, 2026
-5-
Lucie Savioz
Travailler avec la lune L
’été va bientôt s’éloigner et la saison des récoltes battre son plein. Pour ceux qui ont planté des légumes cette année dans leur potager, l’automne est aussi un moment de bilan : comment améliorer la production l’année prochaine ? Si l’on écoute les anciens, la lune a une influence qu’il ne faut pas négliger… C’est le moment ou jamais d’étudier cela d’un peu plus près.
En Anniviers, nombreux sont les paysans, éleveurs ou jardiniers du dimanche qui remarquent le pouvoir de la lune sur la croissance des plantes ou sur les naissances des animaux. Mais dès qu’on entre dans les détails, tout s’évapore : produire de la nourriture en tenant compte de l’incidence de notre astre n’est pas une science exacte et il est difficile d’en parler. Chacun a sa petite recette, souvent expérimentale, intuitive ou héritée des aînés. Les anciens observaient beaucoup la nature et tenaient compte des périodes lunaires pour cultiver la terre. Aujourd’hui, les calendriers lunaires que l’on peut trouver en librairie ou sur internet permettent de travailler avec la terre ou le bétail en prenant davantage en compte l’influence de la lune. « Pour des plantes pleines de vitalité et des récoltes plus abondantes, le calendrier lunaire est le coup de pouce indispensable à votre jardin. Pour les légumes, les fruits, les fleurs, les arbres, mais aussi pour l’agriculture, les animaux, les abeilles, le vin, la bière, le bois, le gazon…1 » La lune croissante est propice à la récolte La première chose à regarder, c’est comment la lune est éclairée la nuit par le soleil, c’est-à-dire si son croissant illuminé croît ou décroît. Mais comment le savoir ? Il suffit de sortir de chez soi et de jeter un coup d’œil au ciel nocturne par temps clair : dans l’hémisphère nord, si le croissant de lune dessine un « C », c’est qu’elle est décroissante. Cela signifie que sa partie éclairée va diminuer au fil des nuits et qu’elle est en train de transiter de la pleine lune à la nouvelle lune (la lune noire, absente du ciel). Durant ces deux semaines-là, la vitalité des plantes diminue et leur conservation est moins bonne une fois cueillies si on ne les transforme pas ; par contre, c’est la période durant laquelle il faut fabriquer les confitures et les conserves ou mettre le vin en bouteille, car à ce moment-là, les odeurs, les saveurs, les couleurs et les propriétés diététiques ou médicinales de la plante sont renforcées. Si, lorsque vous regardez la lune, son croissant
forme un « D », cela signifie qu’elle est croissante et que sa partie éclairée va grossir chaque nuit jusqu’à devenir pleine. Ce sont deux semaines propices à la récolte, pensez-y ! Plus on se rapproche de la pleine lune et plus les plantes cueillies à ce momentlà transmettent de l’énergie à celui qui les mange. La période de lune croissante est aussi celle où les végétaux ont le plus de vitalité pour combattre les maladies et les parasites, ou pour rester frais une fois récoltés, en vase pour les fleurs ou en cave pour les légumes. Le compost, quant à lui, réagit en s’échauffant et en se transformant mieux. Les purins de plantes fabriqués durant cette période pour fertiliser le sol ou repousser les parasites seront eux aussi plus efficaces. Récoltez en lune montante ce qui pousse au-dessus de la terre, comme les fruits, et en lune descendante ce qui pousse sous terre, comme les racines. Ce n’est pas tout, car la position de la lune dans le ciel a aussi une grande importance : chaque mois est divisé en deux, entre un printemps lunaire (deux semaines où la lune est montante et où sa position est chaque jour plus haute dans le ciel) et un automne lunaire (deux semaines où, à l’inverse, la lune est descendante et chaque jour davantage proche de l’horizon). Pour savoir si notre astre monte ou descend, il suffit de comparer sa position dans le ciel deux nuits de suite à la même heure en prenant comme repère un point fixe du paysage terrestre (ou de jeter un coup d’œil au calendrier lunaire…) La période où la lune monte est propice pour récolter les parties aériennes des plantes, les fruits juteux ou la sève de bouleau, ou pour greffer, car il y a plus de sève, et elle monte plus facilement. On évitera de tailler les arbres ou de tondre le gazon. À l’opposé, lorsque notre astre descend, l’activité se concentre dans les racines et le sol : on va en profiter pour tailler, labourer, bêcher, travailler le sol en profondeur pour l’aérer, épandre le compost, récolter les racines ou tondre le gazon. C’est la meilleure période pour repiquer, planter ou rempoter car la lune descendante favorise le développement du système racinaire. Les parties souterraines de la plante doivent être récoltées durant l’automne lunaire pour rester plus fermes : le processus de mûrissement est freiné, les racines récoltées germent moins facilement et se conservent plus longtemps. Pour ramasser l’ail, les oignons ou les échalotes, on choisira une période où notre astre est à la fois descendant et croissant. La lune descendante est aussi une période favorable pour couper le bois : la sève redescend dans les racines, ce qui rend le bois plus
-6-
sec. Il se conserve mieux et se fissure moins. Ainsi, les bardeaux seront plus résistants s’ils proviennent d’un arbre abattu à la lune noire. Les anciens utilisaient ce savoir avec soin. Des jours à éviter : les nœuds lunaires et le périgée Vous pouvez à présent choisir vos jours de récolte en fonction du double mouvement de la lune (croissante/décroissante et montante/descendante). Mais ce n’est pas fini. Encore un tout petit effort ! Il y a certains jours où jardiniers et jardinières doivent éviter d’intervenir dans leur potager : ceux des nœuds lunaires et du périgée. Il faut les repérer sur le calendrier lunaire. Ces jourslà, ne semez pas, ne plantez rien, évitez de récolter et abstenezvous de travailler le sol. Bref, faites plutôt une petite sieste ou une promenade dans les bois. Qu’en est-il de l’élevage ? Pour Olivier Zufferey, éleveur en Anniviers, il est évident que la lune joue un rôle pour les soins au bétail : elle influence par exemple les vêlages ou le guidage de la pousse des cornes. Mais dans quelle mesure faut-il en tenir compte ? Est-ce que tout le vivant est sous l’emprise de notre astre ? On assure que l’eau des océans est attirée par notre satellite naturel, créant les marées ; beaucoup de gens se plaignent d’insomnie lorsque la pleine lune est haute dans le ciel nocturne et que des coups de lune frappent leur oreiller... Pourtant, il y a encore peu d’études scientifiques sur son impact sur l’élevage. Comme le dit Isabelle Chevrier, « le domaine animal reste moins connu, mais on peut faire le parallèle avec les végétaux2 ». Là encore, en Anniviers et ailleurs, les éleveurs qui observent les phases de la lune avant d’intervenir sur leurs bêtes, le font plutôt par instinct ou par tradition orale. Quelques conseils peuvent toutefois être glanés ici ou là. Par exemple, il serait plus efficace de déparasiter deux ou trois jours avant la pleine lune ou avant la nouvelle lune. Les sorties au
pâturage, les déplacements d’animaux ou les sevrages seraient plus aisés en lune descendante et décroissante, car les bêtes seraient plus calmes. Cette période serait aussi propice à l’entretien de la corne des sabots, car les onglons coupés repousseraient moins. À l’inverse, les jours de périgée seraient placés sous le signe du repos, car les animaux feraient souvent preuve d’une agitation inhabituelle à ce moment-là. Et dernière chose parmi tant d’autres, il y aurait aussi plus de naissances lors de la pleine lune ou de la nouvelle lune… Il est précieux et complexe de prendre en compte l’incidence de notre lune sur nos activités. Et nous n’en avons qu’une ! Nous pourrions en avoir cinq, ou même dix, en gravitation autour de la Terre. Jupiter en compte plus de 95, et Saturne au moins 274... Un vrai casse-tête pour établir leur calendrier lunaire. Pauline Archambault
1 Calendrier Lunaire 2024, Michel Gros 2 Travailler avec la lune en élevage, Isabelle Chevrier
La Terre respire en trois rythmes. Elle expire le matin, au printemps et durant la lune montante. Elle inspire l’aprèsmidi, en automne et lorsque la lune est descendante.
-7-
virmoiry@gmail.com / www.clemsfabs.ch
+41 79 830 3961 info@rossi-peinture.ch
Travaux forestiers-Constructions en bois-Plantations-Bois de feu
Soudure Création Réparation
Sport & Mode
S t - L u c
+41 27 475 16 18
www.chabloz-sports.ch
Joël Bonnard
3961 Grimentz +41 27 475 32 12
és diversifi ments e c r fo indoor-park.ch ren ues info@indoor-park.ch et ludiq
+41 77 269 79 98
-8-
conseiller en assurances 079 690 51 34
SIVACOLOR sa Couleurs & Vernis
www.sivacolor.ch
www.salaisons-anniviers.ch
CARROSSERIE D’ANNIVIERS
Les
Me
nu i s
ier s
én - Eb
iste
ha s-C
r pen
tier
s d’An nivi er
s vo
us s
ouh
aite
nt p
Boisval SA - Mayoux 027 475 12 37 - boisval@bluewin.ch
Melly Sàrl - Ayer 079 434 79 73 - mellyc-n@netplus.ch
Construction SA - Vissoie 027 475 11 33 - construction.sa@bluewin.ch
Monnet SA - Mayoux 027 475 18 33 - info@monnet-sa.ch
Créabois SA - Grimentz 027 475 21 54 - creabois@netplus.ch
Revey Jacky & Damien Sàrl - Mayoux 027 475 23 74 - jackyrevey@netplus.ch
Massy SA - Grimentz 027 475 15 78 - info@menuiserie-massy.ch
Menuiserie Theytaz - Grimentz tél 027 475 20 70 - menuiserie-theytaz@bluewin.ch
Salamin François SA - St-Luc tél 027 475 23 39 - francoissalamin@bluewin.ch
Multibois-Anniviers Sàrl - Ayer 079 277 07 68 - info@multibois.ch
Le BOIS met de la chaleur dans votre foyer
-9-
lein
succ
ès
AUTOMNE 2026
GRIMeNTZ-ZINAL - VENEZ PROFITER JUSQU'aU 25 OCTOBRE
Profitez de notre cabine Alpine Top, des descentes en mountain cart, de la boutique souvenirs, et laissez-vous surprendre par notre restaurant de l'Espace Weisshorn. + d’infos : valdanniviers.ch
Hé!
ST-LUC/CHANDOLIN - NOUVEAU SENTIER DES LaCS
Au départ de Tignousa, un sentier tout neuf vous emmène découvrir 4 lacs de montagne aux eaux cristallines, à travers bisses et pâturages... Le Funi est ouvert jusqu'au 1er novembre 1er novembre ! Achetez vos pass en ligne sur shop.stluc-chandolin.ch
VeRCORIN - OUVERTURE aUTOMNaLE JUSQU’aU 25 OCTOBRE • Télécabine Vercorin – Crêt-du-Midi • Family Trail et Flow Trail • Forêt Aventures • Trottinettes tout terrain • Espace du Lavioz + d’infos : www.vercorin.ch
valdanniviers.ch - vercorin.ch
w w w . o i s e a u b l e u . c h
- 10 -
- 11 -
- 12 -
- 13 -
- 14 -
jeunesse
U
ne jeunesse impliquée dans la prévention du suicide avec la campagne #LÀPOURTOI de STOP SUICIDE et ontécoute.ch.
En Suisse, le suicide des jeunes reste un sujet difficile à aborder. Depuis plus de 25 ans, STOP SUICIDE agit pour lever ce tabou en favorisant le dialogue et en informant la population sur cet enjeu de santé publique. Chaque année, à partir du 10 septembre (Journée mondiale de prévention du suicide), l’association déploie sa campagne #LÀPOURTOI afin d’aborder une thématique spécifique et de partager les ressources d’aide existantes. En 2026, STOP SUICIDE s’associe à la plateforme ontécoute.ch pour explorer les thématiques de l’estime de soi et de l’image corporelle. À travers une dizaine de vidéos, des jeunes prennent la parole sur des sujets qui les concernent directement, tels que la peur du jugement, les pensées suicidaires ou encore les enjeux liés aux interactions sociales. Ils et elles partagent leurs réflexions et leurs expériences afin de mettre en lumière leurs réalités. Ces témoignages seront complétés par une série de quatre épisodes de podcast dans lesquels des professionnel-les de la santé et du social partageront la manière dont ils et elles prennent en compte les questions d’estime de soi et d’image corporelle dans leur travail auprès des jeunes. Un éclairage spécifique sur l’impact de ces thématiques dans la pratique sportive des jeunes sera apporté grâce à un partenariat avec le service cantonal du sport du canton de Genève dans le cadre de cette campagne.
En parallèle, STOP SUICIDE multiplie ses actions de sensibilisation en allant à la rencontre des jeunes à travers différentes interventions telles qu’une pièce de théâtre, un jeu vidéo, des ateliers de prévention, des stands et bien d’autres initiatives. Les vidéos sont à retrouver à partir du 10 septembre sur les comptes Instagram, TikTok, LinkedIn et sur les sites web de STOP SUICIDE et ontécoute.ch. Les podcasts seront disponibles sur toutes les plateformes d’écoute sous l’appellation #LÀPOURTOI.
Toutes les informations concernant les interventions de STOP SUICIDE sont disponibles sur le site web stopsuicide.ch. Besoin d’aide ? Ne restez pas seul-e : appelez le 143 (adultes) ou le 147 (jeunes), 24h/24 et 7j./7. Informations et soutien sur les plateformes ciao.ch et ontécoute.ch
ReTROUVeZ TOUS NOS ÉVÉNEMENTS eT aNIMaTIONS SUR NOTRe AGeNDA eN LIGNe
- 15 -
?
Le val d'Anniviers en 2050 ça pourrait ressembler à quoi ?
A
ujourd’hui, la question de l’avenir du bienvivre en montagne est fondamentale. En effet, nous sommes conscients des enjeux environnementaux et plus personne ne peut nier les dégâts naturels causés par le dérèglement climatique. Afin d’optimiser la gestion et l’utilisation des ressources communes, une étude menée par l’UniL a mis en place différents ateliers ayant pour objectif d’envisager les potentiels scénarios qui pourraient se produire d’ici 2050. Elle cherche ainsi à déterminer quels sont les outils qui permettront de préserver au mieux ces ressources et d’anticiper les catastrophes naturelles. L’équipe à l’origine du projet Si vous avez participé au premier atelier en avril 2026, vous aurez certainement eu contact avec Théo Fischer, mandaté par l’UniL pour organiser cette rencontre. Ce dernier est facilitateur et a pour rôle de rassembler les bonnes personnes et de modérer les ateliers en collaborant étroitement avec Emilia Schmitt qui porte la partie scientifique du projet. Pourquoi une telle étude en Anniviers ? Cette étude a vu le jour à la suite d’un appel à projet lancé par le Centre interdisciplinaire de recherches sur la montagne (CIRM), l’un des instituts de l'UNIL à Bramois. Des études similaires avaient déjà été menées à plus large échelle, sur des territoires bien plus étendus où seuls les représentants politiques et institutionnels étaient pris en compte en raison d’un nombre trop élevé de personnes. Par sa petite taille, le val d’Anniviers est bien plus intéressant pour mener ce genre d’étude car il est possible de représenter, avec peu de participants, tous les acteurs de la vallée. Le sujet de l’appel à projet, « bien vivre en montagne », se prête d’autant plus au val d’Anniviers puisqu’il n’a pas fait l’objet d’une telle étude par le passé. En outre, les valeurs communautaires de la vallée sont très intéressantes car la vie en collectivité y est fondamentale : les institutions telles que les bourgeoisies et les étables, par exemple, occupent une place essentielle. Tous les scénarios possibles concernant la vallée PAR des habitants de la vallée Pour l’équipe en charge du projet, il est primordial de travailler
sur ces perspectives futures avec et pour les Anniviards. L’objectif est de mettre en place des espaces de réflexion en présence d’acteurs évoluant dans divers secteurs (tourisme, agriculture, énergie, transport, éducation, environnement, société civile, politique, …) et qui contribuent tous à la question du bien-vivre en montagne. Pour le premier atelier, Théo Fischer a rencontré des personnes de tout âge, travaillant en tant que guide de montagne, menuisier, travailleur du bâtiment, conducteur de cars, médecin, agriculteur, restaurateur, ou encore au sein des remontées mécaniques ou du domaine de l’énergie. Penser différemment la montagne Un premier atelier a été mis sur pied en avril 2026 et s’est déroulé en deux temps. Tout d’abord, les organisateurs de l’étude ont brièvement présenté le scénario de base, celui vers lequel nous nous dirigeons si rien ne change : la forêt et les insectes se trouveront toujours plus haut en altitude, les glaciers vont fondre, les prairies vont gagner en importance… Ce scénario se fonde sur des modèles scientifiques évaluant l’impact du changement climatique et des changements socio-économiques majeurs. Il ne présente pas seulement des aspects négatifs, mais possède également des facettes positives telles qu’un territoire de montagne de plus en plus propice à différentes cultures alimentaires. Ensuite, l’idée était de créer un espace de recherche collective. La vingtaine de personnes présentes a discuté et défini les indicateurs clés pour la vallée, c’est-à-dire des éléments à prendre absolument en compte pour bien vivre en Anniviers. En effet, le facteur humain pourrait changer ce scénario de manière fondamentale en permettant, notamment, d’anticiper ou de prévenir certaines catastrophes. Parmi tous les indicateurs, le nombre de résidences secondaires, le débit d’eau, les têtes de bétail ainsi que le nombre d’élèves inscrits au centre scolaire ont notamment été mentionnés. Encore deux ateliers planifiés cet automne Le deuxième atelier portera sur les forces externes qui vont influencer l’avenir de notre vallée. Des forces que nous ne pouvons pas contrôler, mais que nous pourrions anticiper. Les personnes présentes se poseront des questions telles que : que se passera-t-il si la vallée subit un fort séisme ? Si de plus en plus de catastrophes naturelles dues au réchauffement climatique s’enchaînent ? Si le franc perd complètement sa puissance ? Si
- 16 -
val d'Anniviers horizon proche et à 30 ans
la vallée sort du tourisme ? Ainsi, les forces majeures qui influenceront notre avenir seront identifiées. À partir de ces forces, les scientifiques créeront des tableaux pour tenter de comprendre les différents scénarios et leurs impacts. Durant le troisième et dernier atelier, les participants se demanderont quelles sont les actions à mettre en place pour se diriger vers un futur désirable, aussi bien de manière privée que collectivement.
et aux cantons à partir des résultats des trois ateliers. Ces résultats, disponibles si tout se passe bien à la fin de l’année 2026, prendront la forme d’un catalogue d’options et d’outils concrets. Ce dernier tiendra ainsi compte, grâce aux discussions menées au sein des ateliers, des ressources humaines, financières et naturelles localement disponibles et cherchera à en optimiser l’usage et la préservation de manière commune et locale.
Comment prendre part au projet ? Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à contacter Théo Fischer (theo.fischer@unil.ch) pour plus d’informations sur les deux prochains ateliers. À noter qu’il se réserve le droit de refuser des participants pour éviter une surreprésentation des mêmes acteurs de la vallée et conserver une certaine diversité.
Des petits gestes aux grandes solutions communes, ce catalogue apportera certainement des réponses à la question posée dans le titre de cet article… et, qui sait, peut-être cela donnera lieu à un nouvel article. Affaire à suivre ! Lucie Savioz
Les résultats de ces trois ateliers Des projets concrets afin de continuer à bien vivre en montagne seront définis et partagés aux habitants de la vallée, à la commune
LA MAISON DU REMUAGE FÊTE SES 300 ANS. Au cœur du quartier de Tservetta, célébrons ensemble ce symbole vivant entre Sierre et le Val d’Anniviers.
17 OCTOBRE DÈS 11H À SIERRE
SIERRETOURISME.CH/300ANS
- 17 -
LES SAVEURS DU VALLON - UNE JOURNÉE QUI ALLIE RANDONNÉE ET PRODUITS DU TERROIR -
Il y a des balades que l’on fait pour arriver quelque part. Et puis il y en a d’autres où l’on se dit assez vite que le chemin compte au moins autant que la destination. Le 5 septembre, du côté de Vercorin, c’est un peu cette idée qui se dessine avec Les Saveurs du Vallon : une randonnée qui invite à traverser le Vallon de Réchy en prenant le temps de regarder autour de soi, de faire quelques pauses et, surtout, de goûter à ce que le terroir valaisan a de meilleur à raconter. La journée commence au Crêt-du-Midi, avant de vous rendre tranquillement à travers les paysages du vallon. Le dénivelé est essentiellement dans le sens de la descente : 82 mètres de montée pour plus de 1’000 mètres de descente. De quoi laisser les jambes travailler sans transformer la journée en défi sportif.
Un café et un croissant pour commencer. Une assiette valaisanne à Tsartsey. Puis une spécialité de chasse au Chiesso, avant de poursuivre jusqu’à la buvette de La Lé pour une raclette. Plus loin, le parcours continue vers le bisse, puis termine du côté du Lavioz autour d’un dessert et d’une animation musicale. Le Vallon de Réchy devient alors bien plus qu’un décor. Et avec 12,5 kilomètres au compteur, quelques bonnes choses dans l’estomac et probablement un peu plus de temps passé à regarder les montagnes qu’à regarder sa montre, on se dit que la balade valait amplement le détour. Informations : Vercorin Tourisme SA Route d’Anniviers 1 3967 Vercorin
Et puis, au fil du chemin, il y a les pauses... www.vercorin.ch/saveursvallon
vercorin.ch
info@vercorin.ch
+41 27 455 58 55
- 18 -
vercorintourisme
vercorin_
UNI POP
L'Université populaire du val d'Anniviers prend une pause... et regarde vers l'avenir
P
endant plus de trente ans, l'Université populaire du val d'Anniviers a été bien plus qu'un simple organisateur de cours. Elle a constitué un véritable lieu de rencontres, de découvertes et de partage, où l'on venait autant pour apprendre que pour échanger, créer des liens et nourrir sa curiosité.
À travers des conférences, des ateliers, des cours de langues, des activités créatives ou des sorties, des centaines d'habitants de tous âges ont franchi les portes de l'Unipop. Chacun y a trouvé l'occasion de développer de nouvelles compétences, de s'ouvrir à d'autres horizons ou tout simplement de vivre un moment de convivialité au cœur de la vallée. Aujourd'hui, une page importante de cette histoire s'apprête à se tourner. Le comité de l'Université populaire du val d'Anniviers a décidé de suspendre les activités de la section à partir de la rentrée scolaire 2026-2027, et ce jusqu'à nouvel avis. Une décision prise avec beaucoup d'émotion et de responsabilité, après de longues réflexions. Au fil des années, l'engagement nécessaire pour faire vivre l'association est devenu toujours plus important. Élaborer un programme annuel, rechercher de nouveaux cours, coordonner les intervenants, assurer le suivi administratif, communiquer avec les partenaires et répondre aux attentes d'un public en constante évolution représentent un investissement considérable. Malgré la motivation intacte du comité, il est apparu qu'il n'était plus possible de poursuivre ces missions dans les conditions actuelles. Cette pause ne signifie toutefois pas la disparition de l'Université populaire du val d'Anniviers. La section demeure officiellement constituée et pourra reprendre ses activités dès qu'une nouvelle équipe de bénévoles souhaitera en assurer la conduite. En choisissant de se retirer aujourd'hui, le comité actuel souhaite avant tout transmettre le relais. Il espère que cette parenthèse permettra à de nouvelles énergies d'émerger et d'écrire le prochain chapitre de cette belle aventure collective. L'heure est aussi aux remerciements.
Le comité tient à exprimer sa profonde gratitude envers les nombreuses animatrices et les nombreux animateurs qui ont partagé leurs connaissances avec enthousiasme, envers les participantes et participants qui, année après année, ont répondu présents avec curiosité et fidélité, ainsi qu'à la Commune, à l'Université populaire du Canton du Valais, aux partenaires et à toutes les personnes qui ont soutenu l'association depuis sa création. Grâce à cet engagement collectif, l'Université populaire a largement contribué à la vie culturelle et sociale du val d'Anniviers – notamment cette belle exposition unique d’Ella Maillart de cet été. Elle a démontré que l'apprentissage tout au long de la vie est aussi une formidable occasion de créer des liens entre les générations, les villages et les habitants. Aujourd'hui, les activités s'interrompent, mais les valeurs qui ont animé l'Unipop demeurent intactes : la curiosité, le partage, la transmission des savoirs et la convivialité. Le comité formule le vœu que cette pause ne soit qu'une étape et qu'une nouvelle génération de bénévoles choisisse, le moment venu, de faire revivre cette institution qui a tant apporté à notre vallée. Parce qu'une Université populaire n'est jamais seulement une association. Elle est le reflet d'une communauté qui croit que la culture, le savoir et les rencontres font grandir un territoire autant que celles et ceux qui l'habitent. Au revoir Romain Ducret Virginie Epiney Christine Steullet
- 19 -
Alain Emery Miriam Fehling
Route de la Drague 14 - 1950 Sion
Rue des cinq 4000 n°18 027 475 60 58 www.intersportzinal.ch info@intersportzinal.ch
Rte des Plampras 10 - 3961 Chandolin info@chandolinboutiquehotel.ch - +41 27 564 44 44 www.chandolinboutiquehotel.ch Hôtel 4* - Restaurant 14/20 - Terrasse - Spa
VISSOIE Vente et réparation véhicules toutes marques Vente et location machines STIHL
Réparation machines d’entretien extérieur Vente et réparation fraise à neige
Route de la Fusion 31 - 3961 Vissoie 027 475 26 65 - 078 603 63 16 www.garagedesdiablons.ch info@garagedesdiablons.ch
Rte de Grimentz 1, Vissoie
7/24
- 20 -
Tourisme et loisirs
L’offre de parcours VTT passe à la vitesse supérieure Le tour du val d’Anniviers, de Chandolin à Vercorin, est désormais accessible aux e-bikes et aux VTT de type enduro. La Commune a adapté et amélioré certains tronçons. Un atout touristique qui profite aussi aux vététistes locaux.
Plus de 200 km de parcours VTT sont balisés dans la vallée. Découvrez l’ensemble des itinéraires sur www.valdanniviers.ch/bike
© Sierre-Anniviers Marketing
C’est un vieux rêve qui se réalise. Si le tour du val d’Anniviers à la force du mollet était déjà possible, il prend aujourd’hui sa place sur les cartes touristiques et renforce le positionnement de la vallée comme destination VTT. Le parcours pour e-bikes via les routes forestières (41 km) a été inauguré l’an passé. Celui réservé aux VTT enduro sur les sentiers d’altitude (42 km) a demandé quelques adaptations pour améliorer la sécurité et la cohabitation avec les marcheurs. Depuis cet été, les deux variantes sont disponibles et forment un produit touristique à part entière, qui sera promu par SierreAnniviers Marketing. Comme le souligne Aloys Bezinge, directeur d’Anniviers Tourisme, « avec ce nouvel itinéraire, le val d’Anniviers dispose désormais d’une offre VTT complète. Les différents parcours permettent aujourd’hui d’envisager un séjour de plusieurs jours entièrement consacré au VTT. » Plusieurs acteurs autour de la table La mise en valeur du tour du val d’Anniviers à vélo ne profite pas qu’aux touristes. « Elle est intéressante pour les remontées mécaniques, utilisées par les adeptes de VTT enduro, l’hôtellerie-restauration et les vététistes qui résident ici », explique Samuel Melly, représentant des remontées mécaniques de Grimentz/Zinal au sein d’Anniviers Tourisme. C’est pourquoi tous les acteurs concernés se sont mis autour de la table pour faire aboutir ce projet : la Commune, Anniviers Tourisme, les deux sociétés de remontées mécaniques,
l’AAMB (Association anniviarde de mountain bike| École VTT et sorties enduro en Anniviers) ainsi que Valrando, à travers son label « Valais Alpine Bike ». Portée par ce parcours emblématique, l’offre VTT va encore s’étoffer. « Il s’agit de contenter les cyclistes de tous les niveaux. Nous projetons de construire un flowtrail pour débutants à Chandolin d’ici 2028 », explique Romain Daniel, responsable marketing du Funiculaire St-Luc/Chandolin, également membre actif de l’AAMB. « Notre association de mountain bike, qui forme une cinquantaine de jeunes, va continuer à se mobiliser pour la qualité de ces itinéraires. Elle participe bénévolement à l’entretien des sentiers une fois par an. » Pour une saine cohabitation Responsable de l’entretien des sentiers, la Commune d’Anniviers accompagne le mouvement. Pour l’équipe de la voirie, le but de ce travail quotidien consiste à réduire les risques d’érosion et à assurer la sécurité des vététistes et marcheurs. La cohabitation des usagers est également une question sensible, qui a été prise au sérieux. Une trentaine de panneaux de sensibilisation « Fair trail » ont été posés le long du parcours pour rappeler à chacun les règles de bonne conduite à adopter (céder le passage aux piétons, éviter les dérapages, ne pas jeter les déchets, etc.).
- 21 -
24
Dangers naturels
À Mission, les berges vont reprendre vie Après la réalisation des mesures de sécurisation urgentes, le réaménagement complet des rives de la Navizence à Mission débute cet automne. Il donnera plus d’espace aux activités de loisirs. La liaison routière Mission – St-Jean sera améliorée en 2029.
À la suite des crues de 2018 et 2024, un concept de protection a été établi pour l’ensemble de la Navizence, entre Zinal et Chippis. Le secteur de Mission, fortement touché par les débordements de la rivière il y a deux ans, avait provisoirement perdu son pont et sa liaison routière avec St-Jean. Les travaux de réaménagement des rives sur deux kilomètres vont permettre d’améliorer les différents réseaux de mobilité et les espaces de loisirs autour de la Navizence. Ils débuteront en octobre et se dérouleront en plusieurs étapes, durant les périodes de basses eaux, jusqu’en 2029. Plus de sécurité et de qualité de vie Le projet prévoit un renforcement des digues, un nouveau pont routier, deux passerelles pour la mobilité douce et une nouvelle route. « Le secteur va gagner en sécurité, en qualité de vie et en valeur paysagère. Il y aura de la place pour une zone de verdure et de détente, les itinéraires pour les piétons et les VTT seront
améliorés, et une zone artisanale sera également aménagée », précise Vincent Massy, conseiller municipal en charge des travaux publics. Dans un premier temps, les rives seront remodelées pour guider la Navizence en cas de crues, puis stabilisées avec des blocs rocheux (enrochements). Des digues en remblais permettront de les rehausser pour sécuriser les futurs accès et la future zone artisanale de Mission. Mobilité assurée pour tous Les travaux sur la route communale, qui reliera Mission en rive droite à St-Jean en rive gauche, sont prévus durant l’hiver 2028-29. Le tracé, long de 630 mètres, passe par un nouveau pont routier. Enfin, les 8 itinéraires pédestres et VTT qui sillonnent le secteur seront adaptés aux aménagements prévus. Leur continuité est assurée, grâce à la création de deux passerelles (sur la Gougra et sur la Navizence) et de routes de digue
Commune d’Anniviers
Les travaux commencent aussi à Tarampon Deux autres secteurs sont concernés par le concept de protection de la Navizence. Celui de Tarampon, entre la pisciculture de Vissoie et la STEP de Fang, sera également en travaux cet hiver. Il s’agit de stabiliser les berges et le fond du lit avec des rampes de blocs rocheux, permettant de maîtriser l’érosion le long de la route de la STEP. Dès 2028, ce sera au tour des tronçons Zinal-Ayer et St-Jean-Vissoie. Dans ces secteurs, la protection des infrastructures hydroélectriques doit être finalisée et les anciennes décharges assainies.
Nouveau tracé avec pont Route St-Jean-Mission
Passerelle piétonne / VTT
Zone artisanale Zone de détente & loisirs
22
dédiées à la mobilité douce, avec davantage de confort et de sécurité pour les différents types d’utilisateurs.
- 22 -
Passerelle piétonne / VTT
Environnement
« J’entretiens mon village », avec les pros de la voirie Préserver l’environnement et découvrir les métiers de la voirie : tels sont les objectifs d’une nouvelle action de sensibilisation mise sur pied par la Commune et le Centre scolaire. L’expérience, vécue par une quarantaine d’élèves, s’est avérée positive et sera reconduite chaque année. C’est sur l’initiative du Service des travaux publics que la matinée « J’entretiens mon village » a été organisée au printemps dernier. « L’idée était de sensibiliser les plus jeunes à notre travail et à la problématique du littering (abandon des déchets dans la nature ou sur la voie publique) », explique le chef de service Mathias Bétrisey. Des élèves de 6H (âgés de 10 ans) et de 10CO (âgés de 14 ans) ont ainsi plongé dans la réalité des collaborateurs de la voirie, sur une dizaine de sites répartis sur l’ensemble du territoire communal. L’éducation par l’action Les professionnels leur ont expliqué leurs tâches quotidiennes, présenté les outils et machines, avant de les impliquer sur le terrain. Ramassage des déchets, désherbage, entretien des fontaines, nettoyage des traverses et des bisses, etc. En quelques heures, chacun a pu mettre la main à la pâte et se faire une idée de l’importance et de la variété du travail de la voirie. Pour le directeur du Centre scolaire Frédéric Zuber, l’activité s’inscrit pleinement dans les objectifs éducatifs du programme scolaire, entre apprentissages concrets, découverte du monde professionnel et sensibilisation aux enjeux environnementaux actuels. « En rencontrant les personnes qui nettoient nos rues et chemins, les élèves prennent conscience du travail réalisé et deviennent plus attentifs à leur propre comportement. »
Le temps d’une matinée, les élèves du centre scolaire ont pu participer à certaines tâches de la voirie et prendre conscience de l’important travail réalisé pour la propreté des villages.
De leur côté, Mathias Bétrisey et ses équipes ont apprécié ce partage d’informations et de savoir-faire avec les jeunes. À l’issue de cette première expérience positive, il a été décidé de reconduire la matinée « J’entretiens mon village » chaque année. Le but est que tous les élèves puissent la vivre deux fois durant leur parcours scolaire.
- 23 -
Cadastre
Les gardiens des informations territoriales Le cadastre recense tous les bâtiments et terrains de la commune. Il joue aussi un rôle dans les taxes foncières et le contrôle des surfaces agricoles. Le nouveau teneur de registre Glenn Garnier et sa substitut Licia Martignoni nous expliquent leur travail.
Le service du cadastre fonctionne comme guichet d’information pour toutes les questions liées aux propriétés. Il renseigne les propriétaires et les oriente vers les organes compétents. Ses coulisses sont bien plus animées qu’il n’y paraît. Car pour tenir à jour le registre des terrains et bâtiments, chaque changement lié aux propriétés doit être enregistré, sur la base d’actes officiels notariés. Comme le relève Glenn Garnier, « c’est assez technique, car il faut traduire des termes juridiques en données cadastrales. Ces informations sont importantes pour les propriétaires, mais aussi pour les autorités et les différents services qui en ont besoin au quotidien. » Dans le bureau communal de St-Luc, la carte d’identité de chaque parcelle est archivée au format papier, comme l’exige la loi. Elle se trouve aussi sur le plan cadastral numérique cantonal, car ce service est également lié au registre foncier de l’État du Valais.
Police des prés fauchés Enfin, le service du cadastre joue un rôle important pour l’agriculture. C’est lui qui vérifie que les surfaces de prés fauchés qui sont déclarées par les exploitants soient conformes à la réalité. « La Commune a le devoir de contrôler les informations transmises, à partir desquelles les aides financières sont fixées. » Renseigner, vérifier, mettre à jour, contrôler… Les différentes missions de l’équipe du cadastre contribuent à une gestion juste et efficace du territoire communal. Licia Martignoni et Glenn Garnier veillent sur les données territoriales d’Anniviers. Leur temps se partage entre le bureau communal de St-Luc et les visites de chantier.
Garants de la valeur cadastrale Une autre mission lui incombe : le suivi des nouvelles constructions, démolitions et modifications de bâtiments pour l’adaptation de la taxe foncière, comprise dans les impôts. Lorsqu’une maison est agrandie, rénovée ou transformée, sa valeur peut changer. Glenn Garnier et Licia Martignoni se déplacent sur tous les chantiers pour constater ce qui a été réalisé et estimer la plus-value à taxer, selon des critères officiels très précis. Le montant de la taxe est ensuite validé par la commission communale de taxation.
Maria Viaccoz, le cadastre dans la peau
Commune d’Anniviers
La nouvelle équipe du cadastre a été formée par Maria Viaccoz, qui vient de prendre sa retraite après 44 ans dans ce service, dont la dernière année en tant que teneuse. Elle a épaulé son mari Jean-Marie, teneur du registre d’Ayer, jusqu’en 2009 avant d’être nommée substitut dans le cadre de la nouvelle commune. Maria connaît chaque parcelle, chaque lieu-dit de la vallée. Parfois même mieux que les propriétaires eux-mêmes. « J’ai adoré mon métier, une activité très variée qui m’a permis d’être en contact avec de nombreuses personnes, aussi bien les privés que les professionnels de la construction et de l’aménagement du territoire. ». Sa retraite s’annonce bien remplie. Maria a aujourd’hui tout le loisir de se consacrer pleinement à ses sept petits-enfants, et en tant que co-cheffe du village de Mission, elle n’a pas fini d’œuvrer pour la communauté.
24
- 24 -
Formation
Fin d’apprentissages à la crèche Deux apprenties engagées par la Commune d’Anniviers ont obtenu leur CFC d’assistante socio-éducative cet été, dans le cadre de leur formation au sein de la crèche-nurserie-UAPE d’Anniviers. Bravo à elles !
Oriane Epiney « Avec cette formation, je ne me suis pas trompée. Cela m’a confirmé que c’est bien le métier que je veux faire. J’aime accompagner les enfants au quotidien, les voir grandir et évoluer, dialoguer avec leurs parents. La crèche de Vissoie est un endroit idéal pour apprendre. Les formatrices m’ont toujours écoutée et soutenue, l’ambiance y est très familiale. Pour la suite, je cherche un emploi dans une institution à taille humaine, de préférence dans un village. Mais je garderai des liens avec le val d’Anniviers. Même en habitant Sierre, j’ai eu la possibilité d’intégrer la classe 2007, je continuerai donc à faire la fête dans le val d’Anniviers. »
Marion Perruchoud « En un peu plus de trois ans à Vissoie, j’ai eu la chance de pouvoir suivre le développement de nombreux enfants, de la nurserie à l’UAPE, et de créer de bons liens avec les parents. Mes collègues m’ont beaucoup appris, les enfants aussi. Je souhaite continuer à approfondir mes connaissances dans ce domaine, qui mène à des métiers passionnants, comme psychomotricienne ou sage-femme. Pour le moment, je viens de passer les examens d’entrée à l’École supérieure d’éducatrice de l’enfance et cherche une place en entreprise pour cette formation en cours d’emploi. Tout comme Oriane, j’ai noué des liens d’amitié avec des jeunes de la vallée par la classe 2007. Je suis Chalaisarde, mais désormais aussi Anniviarde de cœur ! »
Centre scolaire : nouvelle enseignante pour le cours d’éthique À la suite du départ à la retraite de Chantal Salamin, Sophie Jaccard a été nommée par le diocèse pour dispenser le cours « Éthique et cultures religieuses » aux élèves de l’école primaire dès cette rentrée scolaire. Avant de s’installer aux Barmes avec son mari en 2012 pour créer un domaine agricole, cette enseignante diplômée du Conservatoire a transmis les bases de la musique durant plus de vingt ans à l’ECCG de Martigny. Impliquée dans la vie paroissiale de Vissoie et directrice des chorales « La Cécilia » et « L’Echo de Moiry », elle se réjouit d’animer cet espace de connaissances et de réflexion autour de la culture judéo-chrétienne et des grandes traditions religieuses du monde. « C’est l’occasion d’aborder des questions sur la vie, son sens, ses mystères, en incluant toutes les manières de penser et de croire. » Ce cours, intégré au plan d’études romand depuis 2010 pour remplacer les cours de catéchisme, s’adresse aux élèves de toutes confessions.
- 25 -
Commissions en action Quinze commissions thématiques, composées de personnes compétentes nommées par le Conseil municipal, apportent leur expertise sur des sujets spécifiques. Dans cette rubrique, nous faisons leur connaissance !
Un œil avisé sur les projets de construction et de rénovation Toutes les demandes d’autorisation de construire passent entre ses mains. La Commission communale des constructions (Ccoc) a pour mission de les analyser et de donner son préavis avant la mise à l’enquête et la validation du Conseil municipal.
COMMISSION DES CONSTRUCTIONS Membres Corentin Zuber, président de la Commission et vice-président de la Commune Elise Bodard, responsable du service des constructions, édilité et aménagement du territoire Alain Epiney, directeur de travaux en génie civil Jean-Marc Genoud, architecte Bernard Savioz, menuisier
Commune d’Anniviers
Les gardiens du patrimoine Comme Anniviers est encore sous le régime de six règlements de construction différents, liés aux anciennes communes, les directives varient selon les villages et leurs zones. En attendant l’homologation d’un règlement unique (PAZ/RCCZ), la Commission a pris les devants sur certains sujets. « L’intégration dans le paysage et la préservation du patrimoine guident nos décisions. Par exemple, nous n’acceptons plus les murs de soutènement surdimensionnés dans les terrains à forte déclivité et nous avons introduit des règles pour que les panneaux solaires soient discrets dans les vieux villages », explique Alain Epiney, l’un des membres de la Ccoc. Pour que le visage de la vallée garde son authenticité, les toits plats non enterrés sont interdits et seuls certains matériaux peuvent les recouvrir (bardeaux, ardoise, tuiles minérales). Les restrictions sont plus importantes au cœur des vieux villages, dont les bâtiments ont fait l’objet d’un inventaire communal il y a quelques années.
Travaux de rénovation en hausse La Commission ne se contente pas d’une analyse et d’un préavis. Comme le souligne son président Corentin Zuber, « nous donnons un retour aux requérants et les accompagnons au besoin pour ajuster leur projet afin qu’il corresponde aux règles communales. » Depuis quelques années, la majorité des demandes concerne des chantiers de rénovation. Leur nombre devrait encore augmenter d’ici fin 2028 et l’abolition de la valeur locative, dernier laps de temps durant lequel les propriétaires pourront déduire ces travaux de leurs impôts.
26
Autorisations de construire présentées en 2025
17
32
28
21
61
Nouvelles constructions (maisons, garages et cabanes de jardin) Travaux de rénovation Changement de système de chauffage Extensions ou changement de volume de bâtiments existants Autres
© SIERRE-ANNIVIERS MARKETING
Toute construction, rénovation ou agrandissement d’un bâtiment nécessite une autorisation officielle. Un dossier détaillé, élaboré par un architecte ou un professionnel du secteur de la construction, doit être déposé sur la plateforme eConstruction. Avant de pouvoir être mis à l’enquête publique, il fait l’objet d’une analyse par la Commission. Estce que le projet respecte les normes légales et le règlement communal des constructions ? Le dossier contient-il tous les détails et pièces justificatives requises ? Les cinq personnes chargées de répondre à ces questions se réunissent chaque trois semaines pour éplucher les nombreuses demandes soumises, entre 100 et 150 par année.
- 26 -
Brèves
Transports publics : fin de la gratuité pour les résidents principaux Depuis de nombreuses années, la Commune d’Anniviers offre la gratuité hivernale des transports publics sur son territoire.
Cinq nonagénaires et un centenaire à l’honneur
Malheureusement, elle a été informée par Carpostal que cette mesure ne serait plus possible à partir de la prochaine saison 2026-2027, en raison d’une non-conformité aux dispositions légales.
Comme chaque année, la Commune d’Anniviers rend hommage aux habitants qui atteignent les âges vénérables de 90 et 100 ans. Une délégation du Conseil Municipal rend visite à chacun, pour transmettre les vœux officiels et remettre le cadeau communal.
En effet, la Constitution fédérale et la branche des transports (Alliance SwissPass) exigent une participation financière des usagers. Les gratuités autorisées ne sont tolérées que lorsqu’elles sont liées à des cartes d’hôtes pour touristes et résidents secondaires ou à des abonnements de libre parcours pour les écoliers. L’avantage historique réservé aux résidents principaux d’Anniviers va donc prendre fin.
En 2026, cinq personnes soufflent leurs 90 bougies : André Antille à Niouc, Mathilde Maurer à Ayer, Nelly Kittel, Adèle et Charly Abbé à Vissoie. Anniviers compte même un centenaire cette année, Laurence Rosenthal à Pinsec.
La Commune renforce sa sécurité informatique
Parc solaire des Grands Plans : le projet attend son heure
De plus en plus informatisées, les collectivités sont exposées à des risques d’attaques. La paralysie des services publics et la fuite de données sensibles en font partie.
Le projet de parc solaire des Grands Plans à Grimentz est prêt à être lancé en cas de besoin. L’autorisation de construire a été notifiée, sans opposition.
La Commune d’Anniviers prend ce problème au sérieux et a déjà obtenu le label cyber-safe, qui récompense son engagement en matière de cybersécurité.
Cela démontre notamment que les analyses de variantes, exigées par la Commune, étaient correctes, et que le traitement du dossier était solide.
Dans le cadre du renouvellement de ce label, elle a décidé d’opter pour une labellisation encore plus stricte, afin d’augmenter au mieux son niveau de sécurité. De plus, un système de surveillance 24heures/24 a été mis en place pour détecter toute tentative d’intrusion dans le réseau informatique.
Les premières études financières démontrent que les attentes de rentabilité du projet sont, à ce stade, insuffisantes. Les partenaires cherchent des solutions afin de valoriser la production au mieux et ainsi permettre au projet de devenir viable économiquement. Les travaux du parc solaire ne seront donc pas lancés cette année mais, dans le contexte international global que nous connaissons, le fait de disposer d’une autorisation de construire en force représente une belle opportunité pour notre Commune.
© SIERRE-ANNIVIERS MARKETING
Même si le risque zéro n’existe pas, la Commune met tout en œuvre pour parer aux situations les plus critiques.
- 27 -
ANNIVIERS PRATIQUE septembre - novembre 2026 Remontées mécaniques
Piscines
Piscine et spa de Zinal du mardi au dimanche, de 10h à 20h, jusqu’au 1er novembre.
Grimentz-Zinal Installations ouvertes tous les jours jusqu’au 25 octobre, de 8h30 à 16h.
Les Bains du Cervin à Saint-Luc tous les jours de 10h à 19h, jusqu’au 1er novembre.
Prolongation le samedi soir pour le Téléphérique GrimentzEspace Weisshorn jusqu’à 20h toutes les 30 minutes, puis deux courses de descente à 21h30 et 22h30.
Le Flocons d’eau SPA à Grimentz du mardi au samedi, de 13h à 19h, jusqu’au 3 octobre.
Télécabine Grimentz-Bendolla : fermé le lundi et le mardi. St-Luc - Chandolin Funiculaire en service jusqu’au 1er novembre, tous les jours de 8h à 17h, toutes les 30 minutes. Télésiège du Tsapé en service jusqu’au 21 septembre. Fermé le mardi et le mercredi.
Bibliothèque communale
Déchetterie d’Anniviers
Lundi et jeudi, de 14h30 à 18h30 Vendredi de 16h45 à 19h
Déchetterie d’Anniviers - Ayer Mardi : 14h -18h (17h dès fin octobre). Samedi : 9h-12h, 14h-17h. Fermé le 1er novembre. Déchets verts, place de Pattier-Prijes Du lundi au samedi, de 7h à 19h (sauf jours fériés), jusqu’au 30 novembre.
Numéros d’urgence Urgences médicales Police Pompiers
144 117 118
Poisons / Toxiques Main tendue Aide à la jeunesse
145 143 147
Police communale Dépannage automobile TCS Centre médical d’Anniviers Médecin de garde Dentiste de garde Pharmacie d’Anniviers Pharmacie de garde Vétérinaire de garde
Commune d’Anniviers
Guichets communaux
28
- 28 +41 27 476 15 00 I info@anniviers.org
+41 27 476 15 15 0800 140 140 +41 27 475 47 07 0900 144 033 0900 144 044 +41 27 475 22 22 0900 558 143 0900 502 502
Deux sœurs hors du commun Elisabeth et Hélène Theytaz
«
Peu de choses t’effrayaient dans la vie […] Femme forte, au caractère bien trempé, tu as toujours été en vadrouille, parce que ça aussi c’était toi : la liberté de te rendre où tu voulais quand tu voulais. Femme moderne pourtant fidèle aux traditions et en avance sur ton temps1. » C’est par ces mots que fut décrite Elisabeth Steffe lors de ses funérailles, suite au tragique accident de voiture qui lui coûta la vie en novembre 2023. Mais qui était cette femme pleine de surprises, bien connue de tous et pourtant si secrète ?
Jouer aux vaches ou au curé La jeunesse d’Hélène et d’Elisabeth fut marquée par le poids de la religion. Elisabeth était née dans un cadre très strict, mais elle réussit à trouver un espace de liberté : en tant qu’aînée de quatre sœurs, elle eut un peu un rôle de garçon. Elle ne restait pas avec les autres filles, à effectuer les corvées ménagères, et préférait être dehors, occupée à des tâches manuelles. Lorsqu’elle était enfant, Elisabeth ne jouait pas souvent à la poupée : elle préférait faire semblant d’élever sa propre vache. Elle adorait imiter ces animaux et le bruit du choc de leurs combats. Elle frappait des cailloux
Elisabeth et ses vaches
entre ses mains pour reproduire le bruit de leurs sabots. Elle aimait aussi jouer à être le curé, mais elle ne voulait pas du rôle d’une femme en prière qui écoute docilement à genoux ; elle préférait le rôle du curé, qui menait debout la messe et faisait des sermons dans l’église. En ce temps-là, la plupart des filles étaient obligées de suivre l’école ménagère : elles y apprenaient la cuisine et la couture pour devenir de parfaites femmes au foyer. Elisabeth et Hélène furent elles aussi forcées d’y aller. Larguer les amarres Elisabeth avait le goût du voyage : elle avait envie de sortir de sa condition, et de la vallée, de découvrir autre chose, de donner et de transmettre. Au Bouveret, des missionnaires laïcs organisaient des voyages à Madagascar, au Gabon, au Togo et en Guinée. En 1965, une trentaine de volontaires, dont dix jeunes Valaisans, répondirent à l’appel : Pierino et Elisabeth décidèrent de larguer les amarres et de s’engager pour cinq ans à Madagascar. Ils partirent en bateau pour traverser la Méditerranée et le canal de Suez, un trajet long et pénible. En arrivant à Madagascar, Elisabeth découvrit la misère des Malgaches. Elle-même avait toujours vécu durement ; les Anniviards possédaient peu durant la période du remuage. Le couple fut envoyé au nord de l’île dans un petit vil-
- 29 -
▼
Elisabeth et sa sœur Hélène furent deux Anniviardes hors du commun, deux femmes de caractère dans un monde en pleine mutation, telles des ponts entre tradition et modernité. Décédées toutes les deux en 2023, elles vécurent la métamorphose de la société anniviarde, du remuage d’autrefois à notre monde d’aujourd’hui. La place et le rôle des femmes furent bouleversés durant cette période. Leur mère Irma ne poursuivit pas d’études et se maria jeune avec Albert Theytaz, avec lequel elle eut cinq enfants : quatre filles (Elisabeth en 1943, Berthe en 1945, Hélène en 1947 et Marie-Antoinette en 1948) et un garçon, Louis, décédé en 1950 trois jours après sa naissance. Dans les années soixante, Irma et Albert construisirent le bistrot La Cherretaz, juste à côté du premier téléski de Zinal. Comme beaucoup de gens de la vallée, Albert fut engagé aux Forces motrices de la Gougra, tandis qu’Irma s’occupait des vaches et du ménage. Le restaurant était tenu par leur fille Hélène. À cette époque-là, les femmes anniviardes n’avaient que peu de choix quant à leur avenir et les opportunités professionnelles étaient réduites, même si les possibilités de formation étaient de plus en plus variées. En 1966, lorsque Sorebois fut construit, le modeste téléski s’arrêta et à la suite de cela le restaurant familial La Cherettaz ferma ses portes.
lage appelé Majunga. Madagascar était encore colonisée par les Français. Pierino avait pour tâche d’aider à bâtir une église et un logement pour les curés. Elisabeth, quant à elle, devait prendre en main la construction d’une école pour les filles et était censée inculquer aux femmes malgaches la couture et l’hygiène. Elisabeth tomba enceinte de Marie-Thérèse. Les conditions locales étaient difficiles : certaines femmes marchaient durant un à deux jours pour rejoindre le dispensaire, et quelquefois même accouchaient en route. Le couple rentra prématurément en Suisse, après un an de mission africaine, avec leur bébé dans les bagages. En 1990, ils retournèrent à Madagascar avec le curé Jean Varone et visitèrent tous les endroits où ils avaient été. Ils furent déçus de trouver un pays encore dans la précarité et s’interrogèrent sur le rôle de la colonisation et des missions. Elisabeth et sa sœur Hélène avaient toutes deux un morceau de leur existence accroché à un autre continent. Alors qu’Elisabeth et Pierino s’engageaient comme missionnaires en Afrique, Hélène et Walty partirent en Colombie pour adopter leurs deux enfants, Alexandre et Dominique. Hélène adorait les enfants et elle s’occupa d’un grand nombre d’entre eux à Zinal, mais elle n’aimait pas tellement voyager. Elle fut très marquée par tout ce qu’elle vit dans ce pays, surtout par ce qui concernait les orphelinats et l’abandon des enfants. Au milieu des années 70, la vie était dure en Colombie. Alexandre, arrivé en Suisse à quatre ans, se souvenait de ne pas avoir mangé à sa faim ; il dut vivre avec ses traumatismes et sa révolte. Immigration italienne Originaire de la province de Novare, Pierino Luigi Steffe arriva en Suisse à l’âge de 30 ans, après avoir travaillé dur dans les mines en Italie, ce qui lui valut plus tard de souffrir de la silicose. En 1964, l’année de son mariage avec Elisabeth, la main-d’œuvre italienne était très présente dans les Alpes dans le secteur de la construction, venue travailler au percement des tunnels et sur les chantiers de barrages comme celui de Moiry. Mais la plupart des immigrants italiens repartaient une fois leur emploi terminé et ils épousaient rarement une fille du pays. À l’époque, il était audacieux pour une Anniviarde de se marier à un étranger. Le climat général suisse était tendu autour de la question de la migration. À partir de 1965, l’Action nationale contre l’emprise étrangère du peuple et de la patrie lança une série d’initiatives, toutes refusées, qui proposaient de limiter la population étrangère. Elisabeth fut toujours très compréhensive et accueillante envers les nouveaux arrivants de la vallée, car elle avait été sensibilisée aux difficultés d’intégration en épousant Pierino. Une joyeuse Coccinelle Revenu de Madagascar, le couple s’installa à Sierre : elle y trouva un emploi de sommelière, et lui de maçon. Jusqu’à ce qu’un jour Rémy Theytaz, qui avait le bureau de poste à Ayer, propose à Elisabeth de remonter dans la vallée et de travailler comme factrice. Elle se lança alors dans ce nouveau métier avec enthousiasme, et distribua le courrier de Mottec à Cuimey. La poste renforçait la communauté et ses réseaux : les factrices et les facteurs distribuaient même l’argent de l’AVS en liquide. Parfois, ils apportaient à domicile quelque chose de l’épicerie, comme par exemple du pain ; pourtant, chaque village disposait encore d’un magasin. Il y avait moins d’isolement social et plus de solidarité,
Hélène
et les personnes âgées vivaient chez elles jusqu’à la fin. C’était aussi une période où économiquement les choses allaient mieux. Ceux qui avaient travaillé dur recevaient l’AVS. Cette génération traversa une folle époque de profonde transformation sociale. De son côté, Hélène entretenait aussi des liens sociaux, d’abord par le bistrot La Cheretaz, puis par l’entreprise de son mari Walty. Les gens prenaient plaisir à aller boire un café chez eux. Camion-grue, lasso et eau-de-vie pour les vaches Une autre trame commune aux vies d’Elisabeth et d’Hélène fut leur amour pour les vaches et la terre. Quand leurs parents ne purent plus s’occuper de leur troupeau, elles reprirent le flambeau, mais séparément, six ou sept vaches d’Hérens chacune. À l’époque, les éleveurs étaient beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui : c’était une question de subsistance et non pas un loisir. On ne voyait pas de combats de reines à la télévision. Elisabeth et Hélène furent portées par leur passion pour les vaches jusqu’à la fin de leur vie. Autrefois, les enfants suivaient leurs parents et les aidaient dans leurs tâches : il fallait faire les foins pour nourrir les vaches d’Hérens, et les filles d’Elisabeth eurent vite un râteau dans les mains. Les enfants devaient monter en haut du pré et redescendre les bâches sur lesquelles le foin avait été déposé. Il fallait ensuite charger le foin à la main sur un véhicule, car les autochargeuses n’existaient pas encore. La grande fierté d’Elisabeth était sa vache d’Hérens nommée Pigeon, devenue reine plusieurs années de suite, et qu’elle refusa toujours de vendre malgré l’insistance d’un acheteur. Elle aimait tant les alpages qu’elle créa même une rétrospective sur les reines de Nava, sous forme de photos. « Lorsque papa est tombé malade, elle s’est occupée de lui tout en menant de front les vaches, les foins, les parcs pour l’estivage. Elle était infatigable2. » À ce moment-là, Elisabeth dut assumer plus de charges financières et elle décida de prendre des génisses du canton de Vaud en pension les étés pour arrondir les fins de mois. Ce n’était pas de tout repos de s’occuper des parcs, des clôtures et des transports. Un jour, elle dut déplacer son troupeau ; le trajet passait par un pont, mais les génisses prirent un chemin
- 30 -
de traverse et tombèrent dans la rivière, emportées par le courant jusqu’au dessableur. Elles surnageaient tant bien que mal dans le bassin en tournant en rond. Elisabeth et sa famille découvrirent à cette occasion que les vaches ne se noient pas : elles se gonflent comme des ballons et flottent. Il fallut aller chercher un camiongrue pour les sortir de là, en les attrapant une par une au lasso dans l’eau, sous l’œil ébahi des touristes qui filmaient la scène. Les génisses, une fois tirées d’affaire, tremblaient tant de froid qu’un badaud leur donna à boire de l’eau-de-vie de poire pour les réchauffer. Les anecdotes de mésaventures abondent… Un autre jour, une vache souffrit d’un panaris qui s’était gravement infecté. Comme Elisabeth n’arrivait pas à attraper la bête, elle se résolut à l’endormir. Pour ce faire, elle prit les somnifères de son mari, fit la règle de trois pour calculer la quantité à administrer à la bête malade et réussit à lui faire ingurgiter le médicament en le mélangeant à du pain. Mais l’effet fut inattendu : la vache devint comme folle et s’enfuit. Ils la poursuivirent trois jours durant, sans succès, et n’eurent finalement pas d’autre choix que celui de l’abattre à distance. De son côté, Hélène préparait des potions à base de plantes pour soigner ses vaches. Elle avait toujours du souci pour elles et était le bras droit de Walty à l’écurie. La Bergère à Ayer Dans les années 80, lorsqu’Anne et Daniel Ruppen reprirent la poste à Ayer, Elisabeth changea de casquette et devint la gérante du café–restaurant La Bergère. Cet établissement avait été construit par Marie et Joseph Genoud. Toute une lignée de femmes fortes s’étaient succédé dans ce bistrot du village. Marie-Jo Barmaz et Catherine Revey en avaient assumé la gérance et de nombreuses Anniviardes y avaient été sommelières. À l’époque, l’épicerie jouxtait le restaurant. Tenir La Bergère n’était pas toujours de tout repos : à peine la famille Steffe installée, le premier week-end déjà, une bagarre générale éclata. Toute la famille logeait dans l’appartement au-dessus. La fille d’Elisabeth, âgée de onze ans, pleurait au balcon, prise d’inquiétude pour sa mère en voyant voler les chaises hors du bistrot et les clients se cogner devant la porte. Les bagarres de bar étaient alors monnaie courante. Les villageois fréquentaient assidûment les bistrots ; ils n’avaient pas tous une télévision. Les femmes étaient absentes à l’apéro et elles n’apparaissaient que rarement dans les bars, seulement le matin pour boire un café. Elisabeth arrivait à se faire respecter dans ce monde d’hommes et elle gérait habilement les conflits. Onze ans durant, elle insuffla son énergie au lieu. Son fil conducteur était la générosité et l’accueil. Un jour, des touristes frappèrent à la porte de la Bergère parce qu’ils avaient besoin de se rendre quelque part, et Elisabeth leur prêta sans hésiter sa voiture, même sans les connaitre. Elle s’entendait bien avec le bar d’en face et préférait l’amitié à la concurrence ; ensemble, ils organisèrent la fête de la bière. En été, l’animation était belle autour de ces deux bistrots et il y avait une vraie vie de village. Les jeunes se retrouvaient à la Bergère et les membres de l’association « Ayer pour demain » y peaufinaient leurs projets. Les soirées qui suivaient les matchs de hockey sur la patinoire d’Ayer étaient mémorables. Les soirs de 31 décembre, Elisabeth faisait venir des petits groupes de musique pour de joyeux concerts champêtres. Le premier de l’an, elle préparait le fameux vin chaud à la marmotte pour une poignée d’aînés qui venaient le déguster au matin. « Soirées au coin du pierre ollaire,
Elisabeth et Mauranne sa petite-fille
tournois de baby-foot, soirées musicales ou après-matchs du HC Ayer, toute une vie villageoise avec ses grandes joies et ses petites chicanes. Avec calme et diplomatie, elle apaisait les tensions qu’il y avait parfois2. » La sommelière du moment habitait toujours avec la famille Steffe dans l’appartement au-dessus de la Bergère, et de belles amitiés se créèrent ainsi. Elisabeth devait jongler entre le bistrot et les vaches : de sacrées longues journées ! Elle était parfois déjà debout à 5h30 pour faire les foins, travaillait toute la journée et restait encore à La Bergère tard le soir jusqu’à la fermeture… Tous les membres de la famille soutenaient cet effort et les enfants s’autogéraient en essayant d’être une aide plutôt qu’une charge. Après l’école, et même parfois entre deux cours durant la pause de midi, les deux filles venaient donner un coup de main à la Bergère. Elisabeth et Hélène ont été les témoins d’une période de métamorphoses sociales, culturelles et économiques profondes en Anniviers, des ponts entre deux mondes. Mais laissons le mot de la fin à la petite-fille d’Elisabeth : « Ta force et ta détermination ont été pour nous une source d’inspiration et d’étonnement. Comment un petit bout de femme a-t-elle pu faire le travail de dix personnes ? […] Tout au long de ta vie, tu as montré qu’il était possible d’être une femme dans le monde des éleveurs de la race d’Hérens2. » Pauline Archambault
1 Texte lu par Mauranne, une petite-fille d’Elisabeth, lors des funérailles 2 Texte lu par Marie-Thérèse et Laurette, filles d’Elisabeth, lors des funérailles 3 Texte lu par Eva, une petite-fille d’Elisabeth, lors des funérailles « Tu n’as pas toujours su trouver les mots pour dire aux gens que tu les aimais. Pourtant, [ils étaient] dans tes gestes, tes petites attentions, les cafés proposés généreusement, la boîte à biscuits toujours pleine, les pouchignons pouchinyòng organisés sur le tard, les barbes à papa achetées en cachette, les bons de grillades achetés le matin à 9h pour tous, pour ne pas faire la queue au match de reines, faire des boulots à droite à gauche pour rendre service3. »
- 31 -
Salquenen et ses alpages anniviards
L
es chemins d’accès à notre vallée ont varié au cours des siècles, attestant de la difficulté à gravir les pentes et à creuser galeries et falaises pour atteindre des prairies verdoyantes et des alpages prometteurs. Une histoire séculaire et bousculée par les aléas politiques du Valais a toutefois permis aux gens de Salquenen, en 1441 déjà, d’acquérir l’alpage d’Arpitettaz. En effet, après de nombreux déboires, Hildebrand de Rarogne a été obligé de renoncer à cet alpage pour rembourser une partie des dettes contractées auprès de la Ville de Berne pour l’achat d’armes.
Etat de la région d’Arpitettaz au XVIè siècle. À cette époque, cet alpage n’était certainement pas le préféré des bergers et du bétail. Arpitettaz se situe aux confins de la vallée et, en 1441, au moment de son achat par les gens de Salquenen, il était entouré par trois glaciers : ceux du Weisshorn, de Moming et de Zinal. À cette période-là, appelée « le petit âge glaciaire » et qui a duré jusqu’au milieu du XIXè siècle, les glaciers ont pris beaucoup d’ampleur, si bien que l’accès à l’alpage, au lieu-dit Vichiesso, n’était plus possible car de gros blocs de glace descendaient jusqu’aux Plats de La Lé. En 1559 par exemple, les Salquenards ont été contraints de trouver un passage par la rive droite de la Navisence, en passant par la « Côha dè Meya ». Dès 1834, le franchissement du glacier de Zinal a été de nouveau possible. Les experts chargés de rédiger un rapport à cette date ont écrit « … le lendemain, à l’aube du jour, nous nous acheminâmes vers l’Ar Pitetta qui est au fond de la vallée, à laquelle nous sommes arrivés en traversant le dangereux glacier qui entoure cette montagne de trois côtés. » Il faut signaler aussi que les Salquenards entretenaient de bons contacts avec les Anniviards et leurs autres voisins du côté ouest de la Raspille. La barrière linguistique n’existait pas encore car on parlait également français à Salquenen. Organisation de l’alpage Une fois par année se pratiquaient les travaux d’alpage, chaque propriétaire était obligé d’y participer, sous peine d’indemnité à payer. Le responsable contrôlait les prés et les bâtiments ayant subi des dommages pendant l’hiver précédent et tout était remis en état. En plus de la cave où était conservé le fromage, l’alpage disposait de trois tsijyères : Lüchelet, Less et Lavazzi. Les tsijyères
Vallon d'Arpitettaz, vu du Petit Mountet, vers 1895
se composaient de murs en pierre, d’un toit, d’une table et d’une zone de couchage faite de paille pour le personnel. Dans l’espace principal, on trouvait le foyer avec la potence à laquelle était suspendue la cuve à fromage. Le trépied servait à la préparation de repas simples : polenta, sérac et pain de seigle constituaient l’essentiel de l’alimentation. Quant à la cuve à fromage, le personnel la déplaçait de tsijyère en tsijyère tout au long de la saison suivant le déplacement du bétail. Il n’y avait pas d’abri pour les animaux qui dormaient à la belle étoile. Régulièrement, les bergers se retrouvaient aussi dehors la nuit, quand il fallait calmer et contenir le troupeau apeuré par une tempête ou un orage. Parfois, même la neige s’invitait à ces altitudes en plein été. Cependant, le fromage produit là-haut jouissait d’une excellente réputation. Sérac, beurre et fromage étaient transportés à Salquenen où ils étaient distribués aux propriétaires de vaches au prorata de la production laitière respective. La fin d’une épopée Vu la forte diminution du cheptel durant le milieu du siècle dernier, les gens de Salquenen ont eu la possibilité de se séparer de cet alpage d’Arpitettaz, sauvage et parfois même dangereux pour en trouver un plus proche et avec un meilleur rendement. Ils ont pu vendre l’alpage à l’entreprise de construction Fux et Hilbrand, intéressée par l’extraction de sable pour la construction du bassin de compensation à Mottec, travail obtenu en 1953 pour la Gougra SA.
- 32 -
La tsijière de Lüchelet
Alpage d'Arpitettaz vu du pied du Besso
Ainsi s’est terminée cette saga alpestre qui aura duré plus de 500 ans. Pour les Salquenards, l’Arpitettaz a représenté mythe et réalité. Toutes sortes d’histoires et légendes sur les alpages ont circulé pendant des siècles et le village a grandi autour de l’économie alpestre, en une communauté guidée par le destin pendant des périodes souvent difficiles. Quand le temps était mauvais, les résidents de Salquenen s’inquiétaient pour le bien-être du personnel et du bétail. Chaque année, des vaches et des bœufs perdaient la vie lors d’intempéries et manquaient ainsi à la subsistance des familles l’hiver suivant. Aujourd’hui, l’Arpitettaz appartient pour 3/6 à la famille Fux de Brigue et pour 1/6 chacun aux frères Rolet, Herbert et German Mathier de Salquenen. Autres alpages Tsirouc, situé au-dessus de Mottec, fut acheté par les Salquenards à la paroisse de Vissoie en 1513. Celui du Biolec, voisin de Tsirouc a lui aussi appartenu à la même communauté. Quant à celui de Lirec, situé entre les alpages de Barneusa et de Tracuit, sur la rive droite de la Navisence, il appartient encore aujourd’hui complètement aux gens de Salquenen. L’alpage de Barneusa a été acheté en 1954, pour remplacer celui d’Arpitettaz. Sur cet alpage, le petit berger Norbert Epiney d’Ayer fut foudroyé avec 8 vaches en 1952. Les anciens d’Ayer ont raconté que ce drame a été la raison de la vente de l’alpage, appartenant jusque-là à un consortage du village. Dès les années 60 et 70 du siècle passé, cet alpage a été loué lorsque le bétail de Salquenen a drastiquement diminué et que la rentabilité n’était plus assurée. Mais un comité d’alpage continue de veiller à sa sauvegarde, les bâtiments ont été rénovés, Barneusa poursuit sa belle vie. Il voit passer, chaque été, les milliers de coureurs de Sierre-Zinal. Les prémices Cette solide tradition prévoyait que chaque alpage offrait du fromage au curé de Vissoie le troisième dimanche d’août lors de la
grand-messe. Cet acte, festif et solennel, tenait à cœur de chaque maître fromager. Les meules faisaient l’objet de soins particuliers et étaient soigneusement décorées. Arpitettaz, par exemple, devait fournir un fromage de 16 kg, car la grandeur et le rendement de l’alpage fixaient le poids du fromage destiné au curé. Ces dons étaient offerts au curé en récompense pour la bénédiction des alpages. Le curé y faisait le tour durant l’été, accompagné de ses assistants et bénissait les bergers et le bétail. Lors de sa visite, il apportait toujours, tiré de son sac à dos, de la viande séchée, du lard et de l’humagne au personnel. Un moment de fête pour adoucir le dur labeur d’alpage qui durait trois mois sans un seul jour de repos. Diminution du cheptel Après la fin de la deuxième guerre mondiale, le nombre de têtes de bétail n’a cessé de diminuer à Salquenen. D’autres solutions d’estivage ont été trouvées dans la région de Loèche-les-Bains et aujourd’hui, seul l’alpage de Fluh est géré par la famille de Josef Mounir Junior avec succès, alliant économie alpestre et tourisme. Disputes, plaintes et procès ont également émaillé cet historique des alpages situés en Anniviers, mais acquis par les habitants de Salquenen au cours du temps et selon leurs besoins. La cohabitation s’est peu à peu construite et renforcée, chaque communauté étant contrainte de trouver des solutions aux problèmes de subsistance liés à la survie de sa population. Une collaboration réussie, imposée par les circonstances d’autrefois. Simone Salamin
Résumé du texte Ein kurzer Überblick über die Alpen von Arpitettaz bei Zinal d’Amédée Mounir, ancien président de la Commune de Salquenen. Les personnes intéressées peuvent obtenir le texte complet, en français et en allemand, aux adresses e-mail suivantes : sisal@netplus.ch mifr.genoud@gmail.com Traduction : Anne-Sylvie Genoud Photos : Manu Zufferey, Jean-Pierre Genoud
- 33 -
✂
Programme des activités septembre 2026 à juin 2027
Afin de favoriser les contacts et de proposer des activités aux personnes de 60 ans et plus, domiciliées sur la commune d’Anniviers, une association a été créée le 5 février 2024 et compte à ce jour plus de 140 membres. Le comité se compose de Janine Barmaz, Christiane Favre, François Keller, Sally Richardson, Blaise Rostan, Christine Steullet et Stéphanie Guex, représentante de la commune. Pour en savoir plus, consultez le site www.60plus-anniviers.ch. N’hésitez pas à rejoindre le groupe en remplissant le bulletin d’adhésion figurant sur le site ou par téléphone au 079 249 09 15. Une association vit par ses membres et se développe grâce à eux, c’est donc par vous qu’elle peut rayonner et s’ouvrir à de nouvelles activités ! Nous remercions chaleureusement les intervenants qui sont pour la plupart des bénévoles, membres de l’association. Nous encourageons toutes les bonnes volontés souhaitant proposer une activité, à nous contacter ! L’association ainsi que les intervenants ne sont pas responsables en cas d’accident survenu lors d’une activité. Les participants doivent s’assurer personnellement.
En forme dès lundi... Avec Mathias Zufferey, qui renouvelle avec grand plaisir son engagement auprès de l’association pour la saison 2026-2027. Cet atelier propose des activités diverses et variées, favorisant la stimulation de la mémoire, de la pensée et du mouvement, notamment au travers du jeu et de la sociabilisation. Il offre aux participants l’opportunité d’améliorer leur bien-être émotionnel pour vivre heureux et en sécurité. Dates Lundi : 14 et 28 septembre - 12 et 26 octobre 9 et 23 novembre - 7 et 21 décembre 11 et 25 janvier - 8 et 22 février - 8 et 22 mars 5 et 19 avril - 3 et 24 mai - 7 et 21 juin Horaire 14h30 à 16h30 Lieu Local de la Jeunesse, à Vissoie Tarif Fr. 10.- par cours, facturés par trimestre, par l’association Inscription et informations : chez Mathias Zufferey, 079 354 13 92
Pétanque à Grimentz Date Lundi jusqu’au 12 octobre puis reprise en mai Horaire 19h00 à 22h00 Lieu Patinoire Infos Gaëlle Salamin – 079 510 54 88 Pétanque à Vissoie Date Mardi de juin à septembre Horaire 14h00 Lieu Place des Fêtes Infos Philippe Chauvie – 027 475 19 19
Cours de danse latine Un exercice physique modéré, des versions adaptées dans une ambiance festive et conviviale, voilà ce que vous propose Bruce ! Dates
9 et 23 novembre - 7 et 21 décembre 11 et 25 janvier - 8 et 22 février - 8 et 22 mars 5 et 19 avril - 3 et 24 mai - 7 et 21 juin Horaire 10h00 à 11h00 Lieu Local de la Jeunesse - Vissoie Tarif Fr. 10.- par cours Inscription : jusqu’au 10 septembre chez Christiane, 079 517 51 13 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
Café Tricot-Crochet Date Mercredi dès le 16 septembre Horaire 14h00 à 16h00 Lieu Café des Alpes - Vissoie Tarif Consommation à la charge des participants Infos Christine Steullet - 079 200 44 51
Lundi : 14 et 28 septembre - 12 et 26 octobre
- 34 -
✂ Café Jeu de cartes Date Mercredi dès le 16 septembre Horaire 14h00 à 16h00 Lieu Café des Alpes - Vissoie Tarif Consommation à la charge des participants Infos Christine Steullet - 079 200 44 51
Tarif Inscription
Observatoire François-Xavier Bagnoud à Tignousa St-Luc Date à trouver sur le site de l’OFXB www.ofxb.ch Observation du soleil : 13h30 – durée 1h00 Tarif funiculaire, plus Fr. 10.- (paiement cash) Planétarium numérique au village : 16h15 - durée 1h00 Tarif Fr. 10.- (paiement cash) Remarques pour les deux activités : Maximum 20 pers. Ces animations ont lieu par tous les temps. Inscription et informations : au plus tard 4 jours avant les séances chez Michaël, animateur à l’OFXB, au 079 953 60 15 (laisser un message, on vous rappellera) ou par mail info@ofxb.ch Atelier de peinture Peindre selon la technique de Bob Ross permet de réaliser rapidement un tableau. C’est ce que Sally va vous permettre de faire en un après-midi. Date À votre convenance, en accord avec Sally Horaire de 14h00 à 18h00, jusqu’à la fin du tableau Lieu Chez Sally, à Niouc, Rte d’Anniviers 109 Tarif Fr. 50.- Frais pour le matériel fourni par Sally Infos Sally Richardson - 079 213 90 23
Atelier découverte de papier découpé Animation Muriel Jeanmonod-Salamin Date et horaire 26 septembre de 14h00 à 17h00 Lieu Le Baillos, Vissoie
Promenade sur le Grand Bisse de St-Luc jusqu’à Gilloux Date 29 septembre Horaire Rendez-vous à 9h45 à l’arrêt postal « Forêt » St-Luc/Chandolin Durée Environ 3h00, retour par le Prilet, jusqu'à l'arrêt postal "Bella- Tola" Remarques Bonnes chaussures, bâtons de marche, pique-nique Maximum 25 personnes Inscription Jusqu’au 26 septembre chez Christiane, 079 517 51 13 ou par mail anniviers60plus@outlook.com Informations Simone Salamin - 079 285 91 78 En toute tranquillité à domicile Comment éviter les dangers et être en sécurité chez soi ? Un professionnel du service de la sécurité de la Commune d’Anniviers vous livre ses conseils et répond à vos préoccupations. Date et horaire 5 octobre à 16h15 Lieu Réfectoire du Centre scolaire - Vissoie Cours de couture avec Sarah Kummer Date Lundi 5 - 12 - 19 - 26 octobre Horaire 19h00 à 22h00 Lieu Atelier Kummer Couture à Cuimey Tarif Fr. 200.- à payer le premier soir Remarques Maximum 2 personnes. Apportez tissu et patron. Inscription Jusqu’au 28 septembre, chez Sarah Kummer, 079 789 78 08 Ateliers cuisine Réveillez vos papilles et partagez des moments gourmands. Dates 7 octobre : Vive la chasse ! 26 novembre : Repas de fête 28 avril : Cuisine printanière Horaire et lieu 17h00 - Centre scolaire - Vissoie Tarif Fr. 40.- par atelier Informations Jacques Brändli, maître boucher, 079 285 20 52 Inscription 10 jours avant l’atelier chez Christiane, obligatoire 079 517 51 13 ou par mail anniviers60plus@outlook.com Après-midi festif au son de l’accordéon Pour danser, jouer aux cartes et se distraire en bonne compagnie ! Date et horaire 30 octobre et 14 mai dès 15h00 Lieu Hôtel Beausite, à St-Luc Tarif Consommation à charge des participants
▼
Marches, promenades et découvertes Il est prévu à chaque fois deux itinéraires : l’un d’environ 1h00, l’autre de 2 à 3h00 Date 10 septembre : Bisse de Hohtenn (le parcours long est déconseillé aux personnes ayant le vertige) 24 septembre : Le lac de Tseuzier, éventuellement descente sur Anzère 15 octobre : Gorges de la Dalla (Loèche-les-Bains) 29 octobre : Bisse de Montorge Equipement : souliers de marche, bâtons, subsistance tirée du sac. Informations Michèle Brändli - 079 786 65 29 François Keller - 079 208 47 51 Inscription 5 jours avant chaque excursion Le programme printanier vous sera communiqué ultérieurement.
Fr. 30.Jusqu’au 21 septembre chez Christine Steullet, 079 200 44 51
- 35 -
✂
Gym douce Date Horaire Lieu Tarif Infos
Mardi, du 3 novembre à fin avril 16h15 à 17h15 Salle de gymnastique, Vissoie Fr. 5.- par cours facturés par Pro Senectute Catherine Genoud - 078 790 32 75
Tarif Remarques Inscription
à St-Luc Transport et repas à la cabane Bella-Tola à charge des participants Les skieurs peuvent s’inscrire pour le repas 3 jours avant la course chez Christiane, 079 517 51 13 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
Rencontre automnale à Niouc Date et horaire 5 novembre à 15h45 Rendez-vous à l’arrêt postal, devant l’ancien restaurant Visite commentée du village par M. Michel Zufferey suivie d’une brisolée. Tarif Fr. 15.- par personne Inscription Jusqu’au 31 octobre chez Christiane, 079 517 51 13 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
ASSEMBLEE GENERALE Date et horaire 19 février à 16h15 Lieu Réfectoire du Centre scolaire - Vissoie Nous aurons le plaisir d’accueillir ensuite M. Philippe Favre pour la présentation de son roman « 1466, le TEMPS des SORCIÈRES » inspiré d’une histoire vraie passée au Val d’Anniviers.
Directives anticipées avec le Docupass Conférence de Mme Magali Ruff, assistante sociale auprès de Pro Senectute Valais. Personne ne peut prévoir ce que l’avenir nous réserve. Anticiper aujourd’hui, c’est préserver notre liberté de choix pour demain. Date et horaire 16 novembre à 16h15 Lieu Réfectoire du Centre scolaire - Vissoie
Balades hivernales : Bendolla - Le Marais Dates 12 mars – 2 avril Horaire 10h00 Lieu Au télécabine à Grimentz Tarif Transport et repas au restaurant Le Marais à charge des participants Remarques Les skieurs peuvent s’inscrire pour le repas Inscription 3 jours avant la course chez Fabrice Ganioz - 078 602 42 32
À l’approche de Noël… Après-midi cinéma, proposé par Wladimir Tislenkoff, qui se termine par vin chaud et gourmandises. Date et horaire 18 décembre à 16h15 Lieu Réfectoire du Centre scolaire - Vissoie Inscription Jusqu’au 12 décembre, chez Christiane, 079 517 51 13 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
La troupe Vint’Age Anniviers présente : « Home, Sweet Home » Dates 16 et 17 avril en soirée et 18 avril en journée Réservez ces jours et toutes les informations vous seront communiquées en début d’année prochaine.
Skions ensemble… Barbara Stryjenski propose des journées sur les pistes. Tout le monde est bienvenu, quel que soit le niveau. La journée se termine quand on veut. Première rencontre le 14 janvier 2027 au départ des cabines de Zinal à 9h. Tarif Transport et repas à charge des participants Inscription Jusqu’au 11 janvier auprès de Barbara 079 775 91 17 Randonnée légère à peau de phoque C’est avec grand plaisir que René Baumann vous accompagne pour une sortie à peau de phoque quels que soient votre niveau et vos souhaits. N’hésitez plus, prenez contact avec lui au 079 647 15 70. Balades hivernales : Tignousa - Cabane Bella-Tola Dates 18 janvier - 1er février Horaire 10h00 Lieu Rendez-vous au départ du funiculaire
La faune locale à plumes : Oiseaux « Florilèges » Nouveau film de Philippe Genoud qui présente une quarantaine d’espèces d’oiseaux de la vallée et d’ailleurs en Valais. La projection sera suivie du verre de l’amitié. Date et horaire 19 mai à 16h15 Lieu Réfectoire du Centre scolaire - Vissoie Tarif Chapeau à la sortie Journée découverte Une excursion sera proposée durant le printemps. Les informations vous parviendront ultérieurement.
Nous espérons que ce programme d’activités diversifiées et enrichissantes saura captiver et motiver chacun d’entre vous et nous nous réjouissons de vous retrouver prochainement pour partager ensemble des moments de convivialité ! Votre comité
- 36 -
www.annipieds.ch LogoBoucherie [Converti].pdf
1
30.07.19
10:50
Rte. de Grimentz 3 3961 Vissoie 027 475 12 01 HÉRITIER & ASSOCIÉS TERRASSEMENT SA
manoir CV-2025.qxp_ann-manoir Rte de Grimentz 70 CH - 3961 Vissoie heritier.associes@netplus.ch
Au Man
Hôtel - 10 cha
Terrasse fleuri Cuisine raffiné
Pierre-Yves S
tél. 027 475 26 22 bouchvallee@bluewin.ch boucherie-delavallee.ch 3961 Vissoie
- 37 -
Route de la Fusi Tél. +41 (0)27 47
www.auman
L'AUTOMNE S'INVITE EN ANNIVIERS Après un été riche en événements et en animations, l'automne s'installe. C'est la saison idéale pour partir à la découverte des saveurs locales, s'émerveiller devant les magnifiques paysages parés de leurs couleurs automnales et profiter des belles journées pour enfiler ses chaussures de randonnée. DEUX NOUVEAUX JEUX D'ÉNIGMES À DÉCOUVRIR Deux nouvelles aventures ludiques ont vu le jour cet été en Anniviers et sont disponibles dans les offices du tourisme de Grimentz et de Zinal. NOUVE 2 JEUX D'ÉAUTÉ NIGMES
LA LÉGENDE DU BOCONETT
LE PETIT PÂTRE DE ZINAL
À Grimentz, La Légende du Boconett vous invite à partir sur les traces de cette mystérieuse histoire à travers les ruelles du vieux village. Une aventure qui mêle découverte du patrimoine et immersion dans la légende, au fil d'énigmes à résoudre.
À Zinal, Le Petit Pâtre de Zinal, réalisé par Mathilde Heu Studio, vous emmène sur les traces d’un jeune pâtre lors de son premier été à l’alpage aux côtés de son grand-père. Un parcours à travers le village, ponctué d’énigmes et de découvertes.
CET AUTOMNE ON SE RÉGALE L’automne rime avec gastronomie au Val d’Anniviers. C’est le moment de savourer un bon repas de chasse ou une brisolée et de découvrir les saveurs du terroir dans les restaurants de la vallée. Entre la Brisolée Royale et Epicurialpes, les rendez-vous gourmands ne manquent pas.
VALDANNIVIERS.CH/AUTOMNE
- 38 -
AU VAL D'ANNIVIERS, Y'A VRAIMENT DE QUOI FAIRE ! SePTeMBRe 5
Septembre
5
Septembre
10 AU 13
TRAIL DU BESSO
Zinal
LUCKY LUKE À L'ILOT BOSQUET
12
JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE Anniviers
12 ET 13
Septembre
12 ET 13
Grimentz
AUTOMNE D GOURMAN
50 ANS | FC ANNIVIERS
18 ET 19
2PPFM
Septembre
Zinal
19
LES KM DE CHANDO
Septembre
Chandolin
26 ET 27
HOT TRAIL SERIES
Septembre
BRISOLÉE ROYALE
ROCK THE BESSO
Vissoie
EN
10
Grimentz
Zinal
Septembre
Septembre
EPICURIALPES
Octobre
JAZZ SOUS LES ÉTOILES
St-Luc
9 AU 11
Octobre
Grimentz
Septembre Septembre
OCTOBRe
RETROUVEZ NOTRE AGENDA EN LIGNE
VALDANNIVIERS.CH/EVENEMENTS
St-Luc
DÉSALPES
Anniviers
- 39 -
art & culture
Isabelle et ses crayons
D
essiner, partout et surtout en mouvement, en train, en bateau, en voiture, durant des concerts ou des répétitions théâtrales, pour transcrire le temps qui passe, pour transférer ce que voient les yeux directement aux mouvements des mains, des doigts, des crayons, vite, vite. « Lâcher la boîte à poux et permettre au ressenti d’exprimer l’ici et maintenant de ce que le regard a capté » précise Isabelle. Autrement dit, donner congé au cerveau, ne pas réfléchir et transmettre la spontanéité du moment. Son énergie se transmet par ses crayons dans ses petits carnets et/ou ses feuilles de papier qui l’accompagnent partout. Des résidences vivifiantes Isabelle a décidé de vivre à hauteur des alpages, pendant deux semaines, pour ressentir, admirer, observer et dessiner. C’est vrai qu’en été, au-dessus des forêts, on voit surtout du vert et du gris ; mais « mille nuances de vert, mille nuances de gris » découvre Isabelle. Les tonalités sont infinies, les lumières font danser les crayons autour d’elle. Vite, prendre une autre feuille, une autre page du carnet, y poser une petite pierre pour ne pas que ça s’envole. Et encore un nuage à forme bizarre qui fait vaciller la ligne fraîchement construite, une ombre qui donne envie à l’esquisse de prolonger son tracé. Cette résidence est la troisième que s’accorde la dessinatrice. La première a été vécue pendant trois jours à Estavayer-le-Gibloux, en hiver, pour expérimenter le fait de se poser dans un paysage, sans bouger, pour dessiner ce qui ressort de cet environnement. La deuxième s’est passée dans un cabanon de vigne au-dessus de Lutry, à chercher quel est le moment de la journée le plus propice pour produire. Le paysage y est vaste, il a fallu trouver la bonne distance, pas trop près pour ne pas se laisser distraire par tant de détails. Ce spectacle au-dessus du lac ! Isabelle lui a consacré un soir entier à l’admirer, sans dessiner, pas possible de faire autrement. Puis au beau milieu de l’été dernier, brûlant, une tsijyère mise à sa disposition, a permis à Isabelle de vivre une expérience artistique de plus, l’approche a été nouvelle, une autre aire de jeux, des formats à inventer, à se laisser imprégner d’une dimension encore à percevoir. L’idée a été finalisée l’an dernier au festival Jazz sous
les Etoiles, durant lequel Isabelle a dessiné les musiciens pris sur le vif, jouant. Les tableaux résultant de ces sessions musicales et de son séjour là-haut font l’objet d’une exposition à la galerie du Raccard à St-Luc, jusqu’au 20 septembre. Une autre façon de dessiner Inspirée par le journal de Sylvain Tesson sur son séjour dans une forêt de Sibérie au bord du lac Baïkal, Isabelle a eu l’idée de composer une forme de journal dessiné. Sa manière de croquer les sujets, toujours rapidement, en mouvement, convient parfaitement à ses aptitudes, son travail se situe proche de celui de la photo, il s’agit d’une transcription immédiate et physique du paysage qui défile. Son projet de résidence heurte un peu sa créativité directe, il a fallu s’adapter à un lieu qui ne bouge pas, où l’environnement semble immuable, mais où les lumières, les teintes, les gradations de couleurs, la subtilité du vivant offrent un spectacle grandiose et exaltant : les plissements des roches, les oscillations du vent, les clapotis de l’eau, le balancement des herbes. C’est nouveau et stimulant pour la création. Un itinéraire et une exposition Isabelle Ecklin est originaire de Bâle, née à Bôle, elle a fréquenté l’Ecole des Beaux-Arts à Genève pour enseigner le dessin. En 2003, elle a « pris en charge sa destinée » dit-elle, en arrivant à St-Luc où elle a vécu douze ans, du Bazar du Milieu à Lo Pirlo « une belle tranche de vie » précise-t-elle, durant laquelle pour-
- 40 -
tant sa pratique du dessin reste muette. De retour en plaine, son art revient en force. En 2019 et 2022, elle visite le salon du dessin à Paris pour trouver des échos à sa manière de créer des esquisses du temps qui passe, de faire ressentir l’urgence des sens en ligne directe, de la vision aux émotions. L’exposition qui se tient à la galerie du Raccard à St-Luc fait ressentir une parenté d’exploration entre un musicien de jazz qui cherche sa ligne de musique et la dessinatrice qui cherche sa ligne directe vers la spontanéité, voit les traces émerger du papier, apparaître dans l’instant, sur des feuillets qui ne seront plus retouchés. Un petit mot encore sur la technique d’Isabelle : elle utilise divers crayons gris ou noirs et des crayons de couleurs qui se diluent à l’eau. Elle peut ensuite, si nécessaire, atténuer les traits nerveux avec un pinceauréservoir d’eau. Ce qui donne parfois l’impression d’admirer une peinture, mais non, il s’agit bien d’un dessin.
tembre, durant le festival Jazz sous les Etoiles. Isabelle sait que son travail demande un engagement de la part des spectateurs pour entrer dans son monde dessiné, parfois très jeté, voire abstrait. Elle se réjouit de partager son bonheur créatif et de faire résonner les cœurs.
Le séjour de l’artiste terminé là-haut, la création passe devant le regard expert de Philippe, le commissaire d’exposition ; c’est lui qui choisit les œuvres, ultime étape avant l’accrochage des dessins montrés au public dès le vernissage prévu le 12 sep-
Simone Salamin
+41 27 476 17 60 www.i-g.ch I info@i-g.ch
Grimentz-Location
+41 27 475 31 31 www.grimentz-location.ch I info@grimentz-location.ch
Immobilier Vacances
+41 27 476 11 50 www.immobilier-vacances.ch I info@immobilier-vacances.ch
Etoile de St-Luc
+41 27 475 57 57 www.etoile-immo.ch I info@etoile-immo.ch
Vercorin
Bureau dʼAffaires Touristiques
+41 27 455 82 82 www.batimmobilier.ch I info@batimmobilier.ch
Zinal-Chalets
+41 27 475 14 82 www.zinalchalets.ch I info@zinalchalets.ch
St-Luc
Grimentz
Immobilia-Grimentz
Zinal
Association des Agences immobilières du val dʼAnniviers
www.anniviers-location.ch
- 41 -
Un jubilé
Messe d’action de grâce Entouré de l’évêque de Sion, de cinq confrères, de nombreux membres de sa très vaste famille, d’amis et de paroissiens d’Anniviers, l’abbé Melly a manifesté sa joie et sa reconnaissance, en ce jour de jubilé. Au cours de la messe dite par Mgr Lovey, il a tenu à prononcer lui-même l’homélie. Dans l’église où septante ans avant, presque jour pour jour, il avait célébré sa première messe, il s’est adressé à l’assemblée d’une voix claire et forte. L’assistance a écouté son message de foi, avec un recueillement particulier, dans un silence impressionnant. Le jubilaire a commencé par évoquer l’église de son enfance, où il a reçu tant de grâces, dans laquelle sa foi a pu germer et s’épanouir. Il a eu aussi une pensée pour ses parents, fervents et sincères. Il a rappelé la foi simple et vivante des gens de ce temps-là, qui, pour 95 % d’entre eux, participaient à la messe chaque dimanche. Pas de nostalgie dans ses propos, juste un constat. Avec des mots simples, il a dit le bonheur qu’il y a à croire en Dieu, lui qui a ouvert une brèche dans le mur apparemment infranchissable de la mort. Reprenant les paroles de l’évangile du jour, il conclut en suggérant à chacun de se poser la question « Qui est Jésus pour moi ? » La fête Pour marquer dignement cet anniversaire d’exception, l’organisation de la célébration a été particulièrement soignée. L’église du village a été joliment fleurie : des lys blancs ornaient le chœur, comme lors de la première messe en 1956. La chorale de St-LucAyer-Zinal a agrémenté la cérémonie de ses chants, tandis que les fifres et tambours du village et un quatuor issu de la fanfare Echo des Alpes, l’émaillaient de leurs airs. Sept prêtres, dont Mgr Lovey, étaient réunis autour de l’autel pour manifester la solennité du jour. Une bonne centaine de membres de la famille d’Ernest était présente et entourait affectueusement le prêtre qui a marié et baptisé tant de neveux, petits-neveux et arrière-petits-neveux. Joie, émotion, reconnaissance étaient au rendez-vous. Après la célébration religieuse, elles ont pu s’exprimer à voix haute durant l’apéri-
tif, qui a réuni tous les participants sur la place de l’église plaisamment décorée. L’évêque de Sion et le président de la commune ont adressé chacun à leur tour un bel hommage au héros du jour. L’apéritif, offert par la commune d’Anniviers, a été rehaussé des prestations des fifres et tambours et du quatuor de cuivre. Enfin, jubilaire, invités et famille se sont retrouvés au Foyer Lyrette pour poursuivre la fête dans la convivialité et l’amitié. Bonne continuation à l’abbé Melly, qu’il puisse poursuivre longtemps " Dieu ne peut pas ne pas aimer " encore son service de prêtre et transmettre la foi qui l’anime !
- 42 -
Janine Barmaz © Christine Caloz-Rossier
N
é à Ayer en 1928, dans la grande famille d’Euphémie et Joachim Melly-Crettaz, Ernest Melly a été ordonné prêtre, à Sion, le 15 juin 1956. Le 28 juin dernier, l’église d’Ayer accueillait l’enfant du village pour célébrer une messe en l’honneur de ses septante ans de vie sacerdotale.
© Christine Caloz-Rossier
rare et précieux
Un air de fête
Pierre ollaire de la roche au fourneau
F
inalement, ça paraît assez simple : chez nous, LE pierre ollaire désigne un poêle, plus communément appelé fourneau, fabriqué avec LA pierre ollaire, une roche aux qualités particulières. Assez molle pour se laisser gratter par les ongles, elle se travaille comme le bois avec de simples outils en fer, elle résiste au feu, se nourrit de bois et accumule la chaleur en la restituant confortablement pendant des heures. Quelle nouvelle technologie dit mieux ? Un travail d’envergure initié en Anniviers Grâce à l’intérêt porté à ce patrimoine par deux professeurs de l’Université de Lausanne, Cédric Cramatte et Hans-Rudolf Pfeifer, le projet POLLAVA (Pierre OLLAire dans le Val d’Anniviers) financé par le Centre Interdisciplinaire de Recherche sur la Montagne (CIRM), visant à informer le grand public sur la valeur patrimoniale des objets en pierre ollaire a vu le jour. De plus, une campagne d’information sur les aspects écologiques de ces fourneaux y est associée. Ce travail s’effectue en collaboration avec l’ARAVA (Association pour la Recherche Archéologique au val d’Anniviers), la commune d’Anniviers et Anniviers Tourisme. Plusieurs acteurs locaux, habitants et résidents secondaires ont ouvert leurs portes et transmis de nombreuses informations pour faciliter les découvertes de fourneaux et d’objets taillés dans la pierre ollaire. Cette forte participation a permis au projet d’avancer. Les recherches de terrain et géologiques ont progressé, avec des résultats prometteurs autour de Moiry et de Tiébagette à Fang. Les sources écrites sont rares, il est donc nécessaire de combiner archives et archéologie pour comprendre l’usage de la pierre ollaire dans notre vallée.
marmite, lampes, etc. peut être transmise aux deux adresses ci-dessous. Des Anniviards reprennent le flambeau et vont collaborer activement à la poursuite de cette formidable entreprise avec MM. les professeurs Cramatte et Pfeifer qui méritent de chaleureux remerciements pour leur implication convaincante dans cette aventure. Car l’histoire continue, elle promet, LA pierre ollaire n’a pas Pierre ollaire de la bourgeoisie de St-Jean dit son dernier mot, on entendra encore longtemps crépiter le feu dans LE fourneau. Raphaël Antonier : info@acservices.ch Alain Zuber : alain.zuber@bluewin.ch Simone Salamin
© C. Cramatte-2025
Animations en Anniviers Une exposition en plein air intitulée « le patrimoine de la pierre ollaire du val d’Anniviers », composée de 7 panneaux doubles se tient jusqu’au 10 septembre dans la ruelle derrière la Tour à Vissoie. Elle continuera son périple à Grimentz puis ailleurs dans la vallée. D’autre part, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, des animations ouvertes à toute personne intéressée sont proposées par la commission du patrimoine le 12 septembre prochain à St-Jean de 10h à 12h et à Grimentz de 14h à 16h. Toute information sur le sujet de la pierre ollaire en tant que roche ou du pierre ollaire en tant que fourneau ou objet tel que
- 43 -
Moiry, carrière d'Aiguilles-sous-la-lé
Famille Tiffany MOIX & Glen MABILLARD Route Principale 27 CH-3961 St-Luc +41 27 475 15 86 anniviers@lebeausite.ch www.lebeausite.ch
078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers www.alaclairefontaine.ch // 3961 Grimentz
Route de Moiry 2 CH-3961 Grimentz +41 (0)27 475 18 22 info@anniviers-immobilier.ch www.anniviers-immobilier.ch
- 44 Alain Zuber Sàr l
Dix ans
de ventes-échanges en Anniviers
U
ne belle manière de faire vivre le quotidien L’éventail des marchandises proposé concerne autant les enfants durable et local, c’est la tâche à laquelle se que les ados, les acheteurs vont de la grand-mère à l’enfant. Autant vouent Céline Salamin, Ludivine Savioz, Li- dire que toute la population y trouve son compte. liana Zuber et Aline Theytaz.
En 2015, il s’agissait encore d’une braderie. Puis la joyeuse équipe a modifié cette activité en vente-échange. Ainsi, deux fois par an, au printemps et en automne, durant un week-end, les stands sont organisés dans le préau du centre scolaire à Vissoie. Le vendredi précédent, les responsables, aidées par des bénévoles fidèles, réceptionnent la marchandise dûment étiquetée avec les indications de taille et prix. Chaque lot reçoit un numéro, cela permet de préserver l’anonymat et de simplifier les échanges. Une charte avec règlement a été mise au point afin de faciliter au mieux la mise en place de ces activités. Puis, le samedi et le dimanche, branle-bas de combat, tout doit être prêt, bien ordonné, avec des informations bien visibles. Si la météo est trop belle, la fréquentation s’en ressent… c’est mieux s’il fait un peu mauvais. Le dimanche, au terme de l’activité, les objets, vêtements, jeux et jouets restant sont soldés à demi-prix.
L’information se fait par les réseaux sociaux, par les affiches et les flyers, par l’école et la crèche. Un nouveau visuel attirera notre œil pour marquer cet anniversaire. Céline, Ludivine, Liliana et Aline souhaitent qu’une belle participation marque cette décennie. Dix ans, c’est encore jeune pour une animation au service de la population et l’avenir est prometteur grâce aux nombreuses aides qui renforcent l’équipe responsable pour la mise en place et les rangements. Le prochain week-end de vente-échange se tiendra le samedi 3 octobre de 16h à 17h30, et le dimanche 4 octobre de 9h30 à 11h au préau du centre scolaire.
Au fil du temps, une nouvelle génération de vendeurs ainsi qu’une clientèle différente adhèrent à ces journées de ventes-échanges. Une belle convivialité anime ces moments, on discute, on fait connaissance, on échange trucs et astuces.
- 45 -
Simone Salamin
notreHistoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
Dans les années 70-80-90, des camps d’alpinisme étaient organisés dans la vallée. Ici durant l’été 1985 des jeunes Anniviards posent devant la cabane du Grand-Mountet. À l’arrière on reconnait le Grand-Cornier. Les guides, au centre Jacques Theytaz (1943) et Gabriel Melly (1947). Vous les quinquagénaires d’aujourd’hui, vous reconnaissez-vous ?
A-TO LL STORIC H HI
S EL OT
LA
BE
Martial Vianin, Geneviève ZuffereyConstantin (1969), Joël Barmaz (1966), Dominique Zufferey (1969), Étienne Voutaz (1970), Stéphane Zufferey (1967), Hervé Portmann (1967-2001), Blaise Zufferey (1966), Lucie Wiget (1971), Doris Vianin , Claire-Lyse Escher, et ?
SWI SS
EST. 1859
HÔ
-L
UC
GD
T
EL
T
patrimoine
- 46 -
BE
LLA-TOLA
&
S
Du 09 au 11 octobre
ePIcuRIALPes
2PPFM
18 & 19 SEPT. 26 Z
I
10ANS
N
A
L
LIVE MUSIC & MORE
Infos & programme :
GRIMENTZ DeVIeNT LA CAPITALe Des SAVeURS ALPINeS Pendant trois jours, chefs de renom, producteurs passionnés et savoir-faire locaux se réunissent pour célébrer l’excellence et l’authenticité de nos montagnes.
Impressum
Bienvenue aux non-résidents
Les 4 Saisons d’Anniviers
Abonnez-vous !
Comité de rédaction :
Pour soutenir la jeunesse sportive du val d’Anniviers Tarif : CHF 50.-/an (4 éditions)
Stéphanie Guex (Conseillère communale) Leslie Melly (Présidente FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne Club Anniviers) Nicolas Droux (Président Ski Team Anniviers) Rédaction : Pauline Archambault, Simone Salamin, Lucie Savioz et intervenants Correctrice : Pauline Archambault Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers) Impression : Imprimerie d’Anniviers, Vissoie-Anniviers Mise en page: Imprimerie d’Anniviers (sauf les pages communales, Anniviers tourisme, Vercorin tourisme) Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’150 exemplaires
Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
- 47 -
Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers Les 4 Saisons d’Anniviers Route des Landoux 35 3961 Vissoie
LES ENTREPRENEURS D’ANNIVIERS