n u m é r o 5 h i V e r J a n V i e r 2 01 2
Préparation de la piste de l’illhorn avec l’ancêtre des dameuses. aux commandes : Prosper Zufferey, aux freins : Jacques theytaz
La fabrication du pain de seigle ? un de ces bons moments de la vie qu’on ne manquerait pour rien au monde ! 1
Lorsque nous l’avons fait démarrer, le moteur s’est mis en route au quart de tour après 17 ans d’arrêt.
Sommaire 3
L’Edito
4
Le tonneau du Conseiller
6
Ingrid Sartoretti, une touche-à-tout pétrie de talent
8
Le pain de seigle à St-Luc
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Chandolin, plus de 50 ans d’histoire
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Inauguration d’un nouveau fleuron anniviard à Pinsec
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Du Québec en Anniviers
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Le patois, une langue à l’agonie ? Pâ pòr òra !
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Amoyiches — Un seul mot, plusieurs réalités
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Un petit tour du grand Cervin
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Les Voualans, 1146 mètres
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La Structure d’Accueil d’Anniviers reçoit les « Gullivers »
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Anniv’info
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La vieille poste des nomades
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HC Anniviers
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Ski-Team Anniviers
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Le coin du bien-être
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Notre histoire.ch
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La Genèse anniviarde
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A la rencontre de nos Jumeaux, citoyens du Languedoc
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FC Anniviers
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Anniviers tourisme
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Concours photo
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L’édito A l’automne. Les ocres se jettent à perdre cœur sur la nature embellie de tant de fruits. Les troupeaux quittent les hauteurs au son des sonnailles. Les écoliers reprennent le chemin de l’école. Chacun reprend ses activités. Il y a ceux qui en ont et ceux qui peinent à en trouver, particulièrement les jeunes. Le travail donne à chacun la chance de s’humaniser ; de devenir plus une personne ; d’embellir la création ; de trouver le nécessaire pour vivre et apprendre à grandir en humanité avec les autres.
« Un voyage de mille lieues commence Au printemps. Sous l’effet d’un soleil généreux, la sève de la saison froide se toujours par un premier pas » ranime pour distribuer en abondance tao te King ses brassées de couleurs aux fleurs multiples et les dégradés des verts aux Ils ne sont pas loin les flonflons de la forêts. Pâques, comme une odeur prinfête où, sous l’arbre de Noël, quelques tanière, est le passage de la mort à la bonnes résolutions furent prises. Entre vie… La fabuleuse destinée du croyant deux embrassades, deux verres de vin, est d’emboîter le pas de Jésus-Christ tout en souhaitant bonne et heureuse ressuscité. Les festivals, la fête des année, qui n’avait une pensée pour ce mères, la première communion font le qu’il faudrait entreprendre, réaliser, bonheur des petits et des grands. rêver pour ce nouveau départ ? A l’été. Les vacances s’annoncent. Il y Sans imaginer de grand bouleverse- a ceux qui restent et ceux qui partent. ment personnel (au fil des ans, chacun C’est le temps du ressourcement et du apprend à s’accepter…) on redécouvre repos, des grillades et des raclettes, des dans les premiers instants de l’année rencontres amicales et familiales, des le goût d’entreprendre de nouvelles voyages. Savourons ces bons moments aventures, de se lancer de nouveaux de découvertes, de partage et d’amidéfis, de poursuivre avec plus de tié. La flamme olympique brillera sur force ce qu’un jour on avait choisi, de Londres. Le sport peut faciliter l’acquiréveiller un projet endormi. Abordons sition des valeurs comme le respect avec confiance ces 366 jours qui nous des autres, la fraternité, la solidarité, la confrontation loyale… invitent à avancer…
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A l’hiver. Nos hôtes et tous les artisans du tourisme, chacun à sa manière scrute l’horizon en attendant l’or blanc… Les villages et les stations sont des laboratoires du « vivre ensemble » dans le respect des différences d’origines, de cultures et de religions. De nombreuses occasions sont offertes au quotidien pour s’accueillir avec délicatesse et bonté. Aux diverses étapes, les peines et les joies, le malheur et le bonheur, les angoisses et les espérances, ne manqueront pas de bousculer le calendrier. Que chacun puisse donner et recevoir sur son chemin, au moment où il en a le plus besoin, les gestes de réconfort et de sollicitude qui sauvent. Que cette nouvelle année soit pour tous un temps de paix et de joie pour l’esprit, le corps et le cœur de chacun. Bonne et heureuse année !
Luc devanthéry
Le tonneau du ConSeiLLer — il est composé d’un cépage acide —
rèze, ermitage — il doit mûrir au-dessus de 1’200
© Nicole Salamin
mètres — et être conservé en tonneau (traditionnellement en mélèze) — du plus jeune au plus vieux, on transvase le vin de tonneau à tonneau La protection du nom et la charte qui en découle, permettent d’assurer le respect de son histoire et de sa tradition.
« Ne fallait-il pas une certaine audace pour mettre le Conseil d’Etat en tonneau alors que notre destin est plutôt dans les urnes ? » Cette journée s’est déroulée sous le signe de la tradition et de la rencontre des aînés du village, elle ne présage d’aucun avenir, encore lointain, pour Jacques Melly. Le 13 octobre dernier, le président du Conseil d’Etat a répondu avec joie à l’invitation du président de la Bourgeoisie de Grimentz, Jacques Vouardoux. Une invitation combinée entre Jacques et Jacques il y a belle lurette, où Jacques proposa à Jacques de dédier un tonneau de rèze à l’ét… Etat comme le fut autrefois celui à l’Evêque à l’autorité religieuse et qui contient son mythique « Vin des Glaciers ». Ce tonneau-là date de 1886. Aujourd’hui, les visites de l’Evêque se font plus rares qu’autrefois, c’est pourquoi, dans les faits, il a perdu son droit d’exclusivité, mais on n’y touche qu’en de très rares occasions. Le tonneau du Conseiller à l’honneur en ce jeudi d’octobre est le « (…) fût le plus ancien en service dans cette cave, il date du 17e siècle. Sa particularité : il a été taillé à la hache, contrairement aux autres qui ont été sciés. Vous pou-
Ce vin n’a aucun sens en bouteille, il ne s’exporte pas. D’ailleurs, si vous faites la visite du village de Grimentz avec Jean Vouardoux, il ne manquera Baptême du tonneau par Jacques Melly pas de vous rendre attentif, une fois le verre de l’amitié servi, qu’il ne s’agit vez le sentir en passant délicatement pas d’en apprécier le fruit, mais bien la main dessus. Et l’autre différence : plutôt son histoire. la clef de la portette est en bois et non en métal. », explique Jacques V. Les aînés étaient réunis ce jeudi 13 octobre pour assister au baptême du La vigne était traditionnellement tonneau par le brisé de bouteille du cultivée par les nomades anniviards en Conseiller d’Etat sur son guillon — il plaine, le vin acide, la rèze, s’y prêtait a dû s’y reprendre à plusieurs reprises bien, transporté dans les villages dans pour parvenir à ses fins — et à sa bénédes fûts de mélèze, pour se bonifier en diction par le curé de notre vallée, Luc vieillissant (oxydatif). Dans les années Devanthéry. 30, le phylloxéra détruisit ce plant. Ils assurèrent le succès de cette journée La bourgeoisie poursuivit le transvapour la 13e année consécutive. Initiée sement du Vin des Glaciers avec de conjointement par la bourgeoisie sous l’ermitage ou de la marsanne blanche. l’égide de la commune (ndlr. l’ancienne En 2002, elle réimplanta un parchet de rèze, le récolta en 2005 et remplit le tonneau du Conseil d’Etat en 2008. Le contenu d’un tonneau s’évapore. De façon inéluctable et naturelle, mais aussi (surtout ?) par consommation. Afin que le vin se conserve dans les meilleures conditions, il faut annuellement rajouter du liquide dans les fûts, qui est l’opération de transvasage, délicate, plus ou moins sérieuse selon les personnes qui s’y attellent et l’avancement de l’heure dans la journée… Bref. Le Vin des Glaciers fait l’objet d’une demande AOC auprès de l’Ordonnance des Vins du Valais par l’ancien président de la bourgeoisie Clément Salamin. Une charte en définit le profil : 4
a l’occasion de ses rogations, le 14 janvier prochain, la bourgeoisie édite un livre : Grimentz et sa bourgeoisie de hier pour demain, une balade Jean-Pierre Monet (métral), Jean Vouardoux (caviste), Nicolas Salamin (ancien président), Jacques Melly (Conseiller d’Etat), Véronique dans le temps et l’histoire d’après Tissières (conseillère bourgeoisiale), Clément Salamin (ancien président), Luc Devanthéry (curé d’Anniviers), Roger Salamin (conseiller bourgeoiles récits de Jean Vouardoux, par sa sial), Jacques Vouardoux (président de la bourgeoisie) petite-fille amélie Vouardoux. améRetrouvez la galerie-photos de cette lie y retrace le village et son histoire mémorable journée et d’autres temps puis présente la bourgeoisie sous forts de la bourgeoisie de Grimentz toutes ses coutures. en tapant « tonneau bourgeoisie » sur www.limmoblog.ch nicole Salamin
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de Grimentz), cette journée est désormais organisée de concert avec la société du village. D’ailleurs, « elle n’a toujours pas pris une ride », sourit Jacques V. Tandis, qu’à la cave, nous laissâmes veiller pour les siècles des siècles le Tonneau du Conseiller et son voisin celui de l’Evêque, nous grimpatsâmes 4 à 4 les marches nous emmenant à la salle haute de la bourgeoisie afin d’y poursuivre gaiement nos libations. Mais ceci est une autre histoire.
inGrid Sartoretti, une touChe-à-tout Pétrie de taLent tré Bernard Sartoretti, comédien qui parvenait à vivre de son métier. Sur ses conseils, elle a suivi la formation donnée par l’école Serge Martin de Genève. Durant 3 ans, elle y a appris le métier. Avec délice, elle s’est plongée dans le monde de la création : écriture, décors, costumes, etc. Au sortir de cette école, elle était fort bien dotée pour créer. C’est ce qu’elle fait depuis.
ingrid Sartoretti a des origines anniviarde par son papa, Philippe theytaz, d’elie, de mission et suédoise par sa maman, eva. un cocktail réussi, pétillant à souhait.
vée et professionnelle se mêlent sans cesse, c’est à cette même adresse qu’ils ont leur domicile et l’atelier où ils fabriquent décors ou masques. Le théâtre n’est pas qu’un métier pour Ingrid, il est son mode de vie : elle est Cette jeune femme est habitée par donc heureuse de baigner tout entière une passion intense : celle du théâtre. dans cet univers magique. Elle a de la chance, puisqu’elle en vit, La révélation puisqu’elle la vit au quotidien. Depuis une dizaine d’années, avec son Son goût pour le théâtre, elle l’a mari, Bernard Sartoretti, elle tient les découvert grâce à un copain d’école rênes du Teatro Comico, sis à l’avenue qui l’a incitée à l’accompagner à des Ritz 18, à Sion. Comme leurs vies pri- cours. Par la suite, elle a renconCH-3967 Vercorin T. +41(0) 27 455 87 00 info@virage.ch
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une artiste aux mille facettes Elle touche à tout ce qui a trait au théâtre : elle écrit, met en scène, fabrique des masques et des costumes, conçoit des éclairages, donne des cours. Elle joue aussi, bien sûr. Ce mélange lui plaît ; elle aime participer d’un bout à l’autre à la mise sur pied d’un spectacle : concevoir, créer, produire, diffuser. S’investissant totalement dans un spectacle, elle avoue avoir une peine immense à s’en défaire, à le quitter. Afin que les spectacles ne meurent pas après 2 ou 3 saisons, elle a cofondé avec son mari, Bernard, et Pierre-Pascal Nanchen, la troupe permanente du Ka-Têt. N’être que trois leur permet de rejouer leurs spectacles à diverses reprises, sur plusieurs saisons. Ainsi, travaillant sur un matériel connu, ils le redécouvrent, sans jamais tomber dans la routine. transmettre Comme l’on ne vit pas que du jeu, Ingrid, Bernard et Pierre-Pascal donnent des cours de théâtre. Cette année, une centaine d’élèves y participent. Un record. L’apport des cours
troupe recherche le magique, elle opte donc pour un épurement qui laisse un maximum de liberté dans le jeu des acteurs et assure une place suffisante à l’imaginaire du spectateur. Le spectacle se doit aussi d’être « léger », du point de vue technique, pour pouvoir s’exporter facilement et être joué en tournée. Le Fabuleux La Fontaine, oz, les enfants d’ithaque, par exemple, ont été présentés aux élèves du centre scolaire de Vissoie en matinée et au public anniviard en soirée. une artiste épanouie Ingrid est intarissable quand il s’agit de théâtre. Elle explique, se raconte avec volubilité. Son discours, émaillé de citations d’auteurs et de formules de son cru, vous ouvre les portes de son monde, un univers magique où « l’on est des menteurs, mais où l’on ne peut pas tricher ».
un théâtre simple et épuré Ses diverses activités forment un mélange dans lequel Ingrid Sartoretti se sent à l’aise. Toucher personnellement à tous les aspects du théâtre permet de conserver la structure souhaitée, de lui assurer la souplesse nécessaire. Le Ka-Têt ne ressent pas le besoin d’avoir un administrateur. L’indépendance de la troupe est A la voir dans sa cuisine, aussi charimportante à ses propres yeux, même meuse, au naturel, que Circé, on sait si cela n’est pas forcément conforme qu’elle tient bien son rôle ! au fonctionnement du système. Pourtant, grâce aux bons résultats enreJanine Barmaz gistrés dans le passé, histrions !, création qui sera jouée en janvier et avril prochains, sera le premier spectacle fait sans subvention. Ingrid en est fière. L’histoire a été écrite à trois, elle parle du métier de comédien, des divers styles de théâtre. La mise en scène est aussi l’affaire de tous. La
Ingrid Sartoretti-Theytaz est née en 1979. Elle est mariée, a un enfant. Pour 2012, elle prépare deux nouveaux spectacles histrions ! avec le Ka-Têt (en janvier et avril) et Le théâtre ambulant Chopalovitch, avec la Guilde Théâtrale (en mai). Avec la troupe du Ka-Têt, elle reprendra Les enfants d’ithaque (en mars) et Le Fabuleux La Fontaine (en avril). www.theatre-valais.com
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n’est évidemment pas que financier. Enseigner entretient le savoir et suscite une utile remise en question. A la fin de l’année, chaque groupe d’élèves présente un spectacle. Un certain nombre de fidèles, suivant les cours depuis longtemps, forment la Guilde Théâtrale. Faire partie de cette troupe demande un investissement particulier. Le climat de travail est bon. L’esprit positif y est favorisé, la devise des enseignants pourrait être « avoir toujours quelque chose à proposer, plutôt que quelque chose à enlever ».
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Le Pain de SeiGLe à St-LuC La fabrication du pain de seigle ? un de ces bons moments de la vie qu’on ne manquerait pour rien au monde !
Puis, un soir, toute cette marchandise se retrouve dans le corridor de la maison bourgeoisiale. Les hommes chauffent de l’eau dans le grand chaudron, au feu de bois, y placent les pommes de terre par sacs entiers, ça bouillonne et ça glougloute... Les femmes arrivent alors, avec les enfants, s’installent sur les bancs et tout ce monde se met à peler les pommes de terre. C’est chaud, on se brûle, on rigole, les plaisanteries fusent, les vieilles anecdotes sont racontées pour la centième fois ! Comme si elles n’attendaient que ce moment-là pour éclore et occupent une place importante pour que survive la tradition. Puis, les patates pelées, on les écrase dans un ancien pressepurée en bois et on verse cette masse onctueuse dans le pétrin pour la laisser refroidir un peu.
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Toute notre équipe se prépare, l’année durant, à la « semaine du pain ». Quand la vie de tous les jours nous fait nous rencontrer, on en parle : « t’en as encore ? » ou « on va préparer quand le bois pour le four ? » Quand approche janvier « t’as commandé la farine de seigle, de froment, de maïs, les pommes de terre, le sel, le sucre ? » La recette est un peu différente pour chaque groupe de familles, certains rajoutent des graines de tournesol, de courge, d’autres préfèrent un goût de cumin. Aujourd’hui on utilise plutôt la levure du boulanger, mais on peut aussi laisser un morceau de pâte fermentée d’un groupe à l’autre ainsi que cela se pratiquait autrefois. La constante pour le pain de St-Luc, c’est le rajout des pommes de terre ; peut-être qu’une époque de disette des céréales a développé la créativité des ingrédients ? peut-être a-t-on constaté que ce pain est ainsi plus nourrissant ? Allez savoir. Le pétrin et la table de travail ont été fabriqués dans d’énormes troncs d’arole équarris et évidés à coups de haches et d’herminettes. Pendant ce temps, le préposé au four s’attelle à sa tâche. C’est tout un art de chauffer le four, il faut s’y prendre avec patience et rigueur, ne pas le surchauffer pour qu’il arrive à la température idéale, tout cela sans thermomètre bien sûr ! Les flammes rougeoyantes crépitent en brûlant les fagots de sapin bien secs répartis sur toute la surface du four. La tradition dit qu’on doit entendre chanter le bois dans tout le village ! La pierre de la voûte du four prend un aspect blanchâtre quand la chaleur est à point.
en ajoutant de l’eau tiède : travail éprouvant, les bras disparaissent dans le mélange jusqu’aux coudes, la force masculine est précieuse. Lorsque la transpiration suinte sur les fronts et les torses, les femmes jouent les Véronique et les épongent à tour de rôle… mais quelques gouttes de sueur tombent par-ci, par là dans le pétrin… cette précieuse épice naturelle expliquerait-elle ce petit goût mystérieux de « reviens-y » ? Et voilà, la pâte fait bonne figure, on lui dessine une clé de sol et on la laisse en paix quelques heures, pour qu’elle puisse fermenter, gonfler et s’alléger, à son rythme, on part se coucher.
4 heures du matin, le réveil sonne ; dans la chambre du pain, les autres « quoi, déjà ! » Tout le monde se hommes procèdent au mélange des retrouve à la chambre du pain pour ingrédients et commencent à pétrir, « rafraîchir » la pâte, avant de la laisser 8
lever encore, puis préparer quelques ustensiles, prévoir à manger : gâteaux au fromage, pizzas maison bien sûr, qu’on enfournera en même temps que les pains. On découpe ensuite la pâte en blocs de 5 à 6 kg, les pâtons « pahong » en patois. Quand le préposé au four, le « fornati » annonce : « ça vient bon », l’effervescence est à son comble ! Vite, on se saisit des pâtons qu’on retravaille encore en appuyant des coudes et qu’on découpe ensuite en morceaux d’environ 1 kg.
Le « fornati » a nettoyé le four de ses cendres et le grand moment arrive enfin, il enfourne à l’aide de la grande pelle en bois ; chaque pain trouve sa place à l’intérieur, il termine avec les gâteaux. L’attente du résultat permet toutes sortes de suppositions quant à la qualité du pain. Après 30 à 45 minutes « c’est cuit » ! On se précipite à la sortie du four, une odeur alléchante envahit l’espace et, enfin, on le tient dans nos mains ce pain si délicieux ! Vite en déguster un encore tiède ! Mmmm ! La tension se relâche, on partage la nourriture et un bon verre. Ce pain vraiment, il s’accorde avec tout : beurre, miel, jambon, viande séchée, fromage, chocolat, saumon… Puis le vin coule avec plus d’abondance, les langues se délient….mais en ont-elles vraiment besoin ? Les enfants de retour de l’école essaient de reconnaître leur pain. Puis ils sortent jouer dans la neige.
toutes les mains s’affairent à façonner les pains, alignés comme de bons ouvriers devant la table de travail, femmes et hommes font rouler la pâte, chacun a sa technique, le ou la plus expérimenté/e finit le pain au bout de la chaîne ; puis on les compte, on les aplatit en les tapotant, on les marque, chaque groupe de famille utilise sa propre marque et finalement on les pose sur la planche qui sera présentée Les adultes ? Ah ! les adultes, c’est plus au four avec précaution. tortueux… chacun soupèse le pain, le balance d’une main à l’autre, le tapote, La nuit s’est endormie, le jour s’allume le respire, lui trouve un défaut de consisderrière le Tounot, on se sent à l’abri tance, de goût, de cuisson pour, finalesous le toit de bardeaux. Les enfants ment, le trouver quasi parfait : « c’est le aimeraient bien manquer l’école, ils meilleur, y a rien à faire ! »… presque de ont pu façonner un pain à leur taille, l’insolence, mais quelle fierté dans ces le cressin, et lui dessiner un motif de yeux brillants, dans ces sourires éclaleur choix… tants, dans ces gestes si causants !
Le Pain de St-LuC Recette inspirée de « Villages d’an- Eau tiède : ajouter au fur et à tan – St-Luc il y a un demi-siècle » mesure des besoins pour une bonne consistance de la pâte par André Pont Ceci représente la recette de base, Composition approximative pour 2 complétée par les goûts et la créativité de chaque famille. fournées : Seigle : 75 kg Sucre : 3 kg Maïs : 20 kg Sel : 1,5 kg Froment : 25 kg Levain : 1.5 kg Pommes de terre : 50 kg graines diverses, à choix
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Et alors viennent les chansons un peu grivoises, jusqu’au moment où quelqu’un propose : « on va boire un café ? » Tout le monde est d’accord, on quitte la chambre du pain et le four banal jusqu’à l’année prochaine et on se déplace au bistrot. Mais vient l’heure d’aller au lit pour les enfants qui rechignent… et de passer aux discussions politiques pour les adultes qui refont le monde, profondément convaincus que les puissantes transformations de la société d’aujourd’hui ne pourront pas influencer sur la fabrication traditionnelle du pain de seigle ! après la dernière chanson en patois de St-Luc « Bong-j-anéviar » (paroles et musique de Julien Favre, fondateur de la Pension Favre) la tête un peu lourde et le cœur en goguette, on s’endort tout étourdis par la bonne odeur du pain de seigle qui chatouille encore nos narines, jusque dans nos rêves. Simone Salamin
ChandoLin, PLuS de 50 anS d’hiStoire champs, alors que la moitié était désormais en friche, « enfin, dernier avantage et non le moindre, l’alpage appartient pour les 2/3 à des gens de la plaine. Lors des travaux en corvée, si le voyage durait 15 minutes au lieu de 2 heures, les hommes n’auraient plus à monter la veille avec des couvertures pour dormir à l’alpage. » Tel est l’avis exprimé par les citoyens. Il offrait encore un meilleur partage des charmants atours du plus haut village d’Europe — « un lieu rêvé de villégiature » — de son panorama grandiose depuis la véranda du La construction de la route débuta d’ail- mythique Grand Hôtel, une région qui se leurs par Soussillon en 1922. Elle dura 2 prête « admirablement au tourisme et par longues années car « les Chandolinards, conséquent aux sports d’hiver ». qui effectuaient ce travail en tâcherons, étaient trop souvent absents du fait de La demande de concession fut déposée leur nomadisme ». Comme quoi on ne se en 1955, accordée le 13 février 1961, refait pas... En 1927, la suite du projet qui renouvelée en 64 et 66 pour tomber en 69 devait relier Chandolin en 12 autres lacets face aux oppositions, recours et difficulet 7,5 km fut refusée par l’Etat et tomba tés, dont financières, malgré le soutien en dans l’oubli. infrastructures des communes de Sierre, de Chippis et d’Anniviers. Le téléphérique avait l’heur d’offrir aux parents de rester au village lorsque leurs enfants atteindraient l’âge de l’école A la faveur du temps, la route carrossable secondaire ou de l’apprentissage, aux comptait déjà ses premiers nids de poule : papas de descendre travailler dans la vallée la demande d’une voie d’accès par St-Luc et remonter le soir, d’assurer — surtout en déposée en 1949, refusée dans un premier hiver — un transport sûr et rapide — 1420 temps car trop chère puis subventionmètres de dénivelé en 14 minutes ! — des née, aboutit en 1960. « Les Chandolinards malades et accidentés, aux anciens chan- connaissaient enfin une vie plus facile et dolinards établis à Muraz de ne pas hésiter une meilleure sécurité, ne fut-ce que pour à monter travailler temporairement leurs appeler un médecin ». veaux chalets — Fr. 7.- par 100 kg — et nécessitera chaque hiver des frais d’entretien importants pour déblayer l’accès des abondantes chutes de neige ou le sécuriser du verglas. « Ce qui rend les communications incertaines, parfois dangereuses ». Les rivalités issues de conflits paroissiaux de 1884 poussaient les 2 villages voisins à s’éviter, tant et si bien qu’on s’ingénia même à amener 2 cloches au village en passant par Soussillon en plein hiver et… à dos de mulet. Téméraire, le Cyprien !
Le domaine skiable de Chandolin fête ses 50 ans d’existence, l’occasion de retracer l’histoire touristique d’une station qui culmine bien au-dessus du stratus. Soucieux face au lancinant problème de l’exode rural qui saignait Chandolin après la deuxième guerre, ses autorités se battaient pour la création d’une ligne téléphérique avec Chippis et escales à Niouc et Soussillon. Nous sommes en 1957, le village voit tout juste arriver l’électricité. Un accès carrossable y mènera 3 ans plus tard, mais il fait faire « un détour de 20 kilomètres au sud par Vissoie et St-Luc » alors que le village « est presque directement au-dessus de Sierre ». Ce détour renchérit bien sûr le coût du transport de matériaux pour la construction des nou-
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C’est à cette époque que naquirent les grands enjeux touristiques. Le village comptait 400 lits touristiques en 1958. En 1959, 3 projets de télésièges étaient déposés à Berne. En 1960, la station comptabilisait 4500 nuitées. En 60-61 se constituait la Société Anonyme des Transports à Câbles de Chandolin S.A. avec, comme réalisation concrète, le téléski de l’Illhorn. Ulysse Zufferey ouvrait cette année-là les portes de l’hôtel des Plampras, équipé d’un chauffage central pour l’accueil des hivernants. 1963, 605 lits touristiques. Malgré des années pauvres en neige de 63 à 65, le tourisme prend son essor. En 1968, l’assemblée primaire valide un plan d’aménagement de la station, dont la tâche est confiée à l’architecte-urbaniste Bernard Ogier, « un plan de zone intelligent » qui intégrait même un parking de 170 places. Le premier en Valais avec celui de Miège ! Si, en1967, on comptait 891 lits touristiques, les projections doublaient cette capacité au début de la décennie pour viser 1951 lits en 1975 ! Mais pour 30’000 « hébergements » en 1968, dont 700 à Noël, le village ne comptait que 58 habitants. Avec l’inauguration en grandes pompes du télésiège de la Remointze en 1972 puis du téléski des Etables, la station avait délibérément pris le chemin du tourisme hivernal. Franz Weber voulut alors « sauver le Val d’Anniviers » face aux grandes constructions qui dénaturaient nos si jolis villages, dégoûté par la vue qui s’offrait à l’arrivée à Chandolin après avoir subi le parkingcercueil de St-Luc et lorgné sur les cages à lapins de Grimentz. Sacrée mordache ce Weber… 40 ans plus tard, il rempile avec
une nouvelle initiative contre les résidences secondaires, en mars prochain ! Après avoir esquissé l’histoire de notre vallée, son évolution démographique et son expansion touristique, Rémy Theytaz, eut en ce temps-là tout juste le temps de rétorquer que la voie touristique était « le seul palliatif au développement de notre vallée » (ndlr. horlogerie et petite mécanique furent des expériences industrielles infructueuses et culture d’herbes aromatiques anecdotique pour l’emploi) avant que la rencontre avec les indigènes ne tourne court.
En 1983, un restaurant d’altitude tout neuf se cache au pied du sapin de Noël, mais le développement de la société basé sur plan d’aménagement des années 60, Télé-Chandolin S.A. connut ensuite des années difficiles.
En 86, la liaison du télésiège du Rotzé amorçait un timide rapprochement entre Chandolin et St-Luc. Foin d’animosités rivales, elle induisit la création d’un pool publicitaire des 2 sociétés de remontées, ancêtre des RMA, sous l’impulsion fédératrice d’Urbain Kittel. La société de Chandolin concentra depuis lors ses efforts sur A relire les articles de l’époque, il est l’amélioration de son parc. curieux de constater que l’ire des écologistes nous attira le soutien de la presse et En 1988, Chandolin subissait un tourisme nombre d’avis qualifiaient même le déve- estival à la traîne. Manque de volonté ? Le loppement du centre touristique distinct malaise était palpable, remise en question du vieux village d’« harmonieux » . à la clé. De plus, le Grand-Hôtel, fleuron de l’hôtellerie du début du 20e siècle subit Cette évolution offrit-elle la création quelques feuilletons à rebondissements et d’une étable en consortage (1974) avec le resta longtemps fermé de 1988 à 2001, au rétablissement de l’agriculture au village ? point d’avoir manqué de devenir un centre Dans le même temps, la cabane de la pour requérants d’asile ! Remointzette renaissait de ses cendres et le téléski du Crêt-de-la-Motte était créé. Malgré tout, la station au grand coeur traversa les années nonante grâce au touEn 1982, la population culminait à 108 risme, elle inaugura même son bel édifice habitants, dont 1/3 entre 20 et 34 ans, et communal en 1992. Après de lentes tercomptait plus de 2’500 lits touristiques. giversations, autant chandolinardes que lucquérandes, les remontées mécaniques Pourtant, de nouvelles menaces planaient. finirent par se marier, contraintes par Les lex von Moos (61), Furgler (72) et Frie- leurs endettements respectifs. « A 4 kilodrich (85), chaque fois plus restrictives, mètres de distance, le passé historique entamèrent les autorisations de vente de St-Luc et Chandolin a trop souvent de résidences aux étrangers. De plus, les primé sur notre avenir. Il fallait franchir taxes de séjour étaient soudain… taxées le pas ». « La fusion, mariage de raison tout d’illégalité (74). Autant de freins au déve- d’abord, se transforme peu à peu en hisloppement et d’inquiétudes financières en toire d’amour. » perspective. Pour mener, somme toute, à celle de toute une vallée aujourd’hui.
nicole Salamin Sources, archives confiées au Funiluc : articles d’époque du Journal de Sierre, du Nouvelliste et Feuille d’Avis du Valais, de la Gazette de Lausanne, La Suisse et de la Tribune de Genève. Une rétrospective avec documents d’époque sur l’histoire de la station sera exposée au restaurant du Tsapé jusqu’à Carnaval. Montez ! 11
inauGuration d’un nouVeau FLeuron anniViard à PinSeC tonneaux par Marc Monnet de Noës », explique Joël de Preux, caviste et trésorier de la Société du village. « Puis, j’ai été chez l’un des derniers tonneliers professionnels de Suisse, Monsieur Suppiger à Küssnacht am Rigi, dans le canton de Zoug. Comme il vient plusieurs fois par an en Valais faire de petites réparations chez ses clients, dont le fameux tonneau de l’évêque à Grimentz, il a pu nous les rapporter. Mais au mois de novembre, il fallait encore les porter en haut ! Ce qui n’était pas une mince affaire avec le dénivelé de Pinsec et la présence précoce de la neige. Chaque tonneau pèse à peu près 50 kilos à vide », se souvient le caviste.
André Abbé et Joël de Preux présentent le nouveau fleuron anniviard à Pinsec
Le 19 novembre dernier, grâce à la Commune d’Anniviers, la Société du village et de nombreux bénévoles, le petit village de Pinsec a présenté son nouveau bijou, une cave dans la plus pure tradition. L’initiative était venue de l’ancienne Commune de St-Jean qui avait pour voeu de sauver quelques raccards de la vallée pour préserver le patrimoine anniviard. Avant la fusion, elle avait donc acquis le charmant raccard niché sur le toit du village qu’elle lui a légué. Depuis la fusion, la nouvelle commune l’a remis en état, du toit aux fondations. La Société du village de Pinsec a fini sa restauration et l’a transformé en cave, sur une idée des membres de son comité, très engagés dans le maintien des traditions et dans le soin apporté au légendaire
petit village, perché sur une crête à 1250 m (selon que l’on se trouve au « fond-ville » ou au « sur-ville » !) « Ce projet nous a demandé 400 heures de bénévolat offertes par les villageois et leurs amis », raconte André Abbé, président de la Société. « Notre but était de créer un lieu de partage pour que l’on puisse s’y retrouver pour un verre de l’amitié et pour préserver le sens des traditions. » Or, un autre défi fut celui de reconstituer la cave à l’ancienne, avec des tonneaux d’époque. « J’ai mis plusieurs années pour les trouver, et c’est grâce au bouche à oreilles que j’ai reçu cinq tonneaux en mélèze. Trois tonneaux nous ont été offerts par Pierre Antonier de Grimentz dont le plus ancien date de 1854. Un tonneau nous a été offert par Brigitte et Jean-Michel Reguin et deux
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Puis, patiemment, Joël se met à remplir les précieux barils après avoir transporté le vin depuis Noës. Le plus grand contient 160 litres de Rèze, le second 147 litres de Petite Arvine, le troisième 87 litres d’Ermitage, le quatrième du Cornalin et enfin, le cinquième accueille dans son ventre 60 litres de Malvoisie. Ce petit trésor est à la disposition du grand public lors des manifestations villageoises et sur demande de tout amateur de « pittoresque », moyennant une donation symbolique. Le règlement de l’utilisation de la cave a été adopté lors de l’assemblée générale du village en 2011. Le cadre est charmant et aménagé avec soin. « On a même retrouvé des marques de famille comme celle de la famille Epiney sur la clé à fromage. Et les isolations sont d’époque car nous avons procédé au remplissage des interstices des madriers avec de la mousse de forêt de Pinsec AOC, s’il vous plaît », plaisante André Abbé.
merci aux généreux donateurs Pour financer l’achat du vin et la résurrection des tonneaux, les membres du Comité ont eu l’idée de faire confectionner des gobelets en bois, gravés du nom des donateurs et dont la vente a permis de financer partiellement la cave. Le jour de l’inauguration de ce petit fleuron anniviard, le 19 novembre dernier, plus de 80 personnes sont venues découvrir ce lieu typique et goûter aux précieux nectars, en présence des membres de la Société du village, l’une des plus anciennes sociétés villageoises d’Anniviers, encore très active grâce aux membres de son comité,
André Abbé, Président, Bernadette bon verre de l’amitié », raconte André Antille-Savioz, Secrétaire et Joël de Abbé. « Nous organisons aussi une Preux, Trésorier. « journée du bois » afin d’entreposer du bois à l’avance pour nos cinq fournées Le village de Pinsec organise plusieurs de pain par an dans notre magnifique manifestations par an dont le fameux four banal de 1912. » vin chaud le 31 décembre, une course aux oeufs à Pâques et une authentique Si Joël, André et Bernadette se fête patronale qui aura lieu le samedi dévouent coeur et âme pour leur vil11 août 2012 et dont les recettes font lage, c’est pour pérenniser l’héritage vivre la Société du village, en plus des et le patrimoine culturel des ancêtres cotisations de ses 30 membres. « Il y et des Anciens du village de Pinsec. a également les fameuses « corvées » « Nous avons aussi une pensée émue qui sont, contrairement à ce que l’on pour notre ami Jo Savioz qui s’était peut penser, une partie de plaisir ! impliqué dans le lancement du proOn travaille beaucoup mais après le jet et qui n’a malheureusement pas labeur, on s’offre une raclette et un pu voir le fruit de ses efforts », confie André. « Nous sommes fiers d’avoir réussi à créer cette cave, un lieu où l’on peut refaire le monde dans l’esprit d’autrefois où les caves étaient un espace de rencontre, de dialogue ou de réconciliation autour de litiges divers. Notre regretté bistrot nous manque et ce lieu compense un tout petit peu ce vide », conclut Joël. isabelle Bourgeois
aGenda CuLtureL Pour La tour d’anniVierS ViSSoie 04 – 16 janvier 2012 exposition peinture Rita ZUFFEREY 27 janvier 2012 concert guitare « Pietro » - 20h 17 au 26 février 2012 exposition peinture Jeannette ANTILLE 16 mars au 1er avril 2012 exposition peinture Jeannette ANTILLE 21 – 22 avril 2012 théâtre – mise en scène par Jérôme MELLY 13
du QuéBeC en anniVierS
© Anne-Marie Salamin
La manière de vivre des anniviards lui a procuré une sensation de stabilité qu’elle trouve rassurante, comme si elle était partie hier. Une réinstallation ici ne poserait pas de problème, les racines sont toujours là, prêtes à ressurgir et à se développer. Finalement, de ce point de vue, les années d’absence ne comptent pas. Se sentir à l’étroit ici, au début, après s’être perdue dans l’immensité là-bas demanderait juste un délai de réadaptation nécessaire, mais pas insurmontable pense-t-elle.
Le Canada s’est toujours profilé en point de mire pour elle, l’envie de connaître une autre culture, d’autres gens, des animaux différents, pas seulement en vacances, mais pour s’immerger vraiment dans ce pays. Comme chante Gilles Vigneault « mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver », AnneMarie a expérimenté ces longs hivers quand souffle un fort blizzard qui fait Puis, au fur et à mesure qu’elle se courber les échines et lourdement approche du Valais, l’étroitesse s’ac- chuter les températures. centue car la montagne gagne en hauteur. Au départ de la route d’AnLà-bas, il a fallu réorganiser le quoniviers, soudain une crainte sourde : tidien à 100 %, l’interlocuteur est est-il possible de croiser le car postal très mal compris au début ; pourtant ou un camion sur une route si minusc’est bien le français qui est parlé de cule ? Niouc est atteint sans encombre part et d’autre, mais l’accent québépourtant, et à partir de là, c’est l’émercois de l’un ne chante pas de suite veillement qui prend le dessus. Ce aux oreilles anniviardes de l’autre et fond de vallée, y a pas à dire, il est vice-versa… plus tard, les gens du pays unique ! Quand-même, ces deux pans lui ont appris que le prix payé pour la de motntagne qui s’attirent comme maison était proche du double de sa des aimants pourraient s’écarter un valeur réelle… comparé aux prix de peu, non ? l’immobilier en Suisse, il paraissait si bas pourtant ! Eh oui, on peut se faire Bon, Anne-Marie se raisonne. Après plus avoir aussi, ça rend humble et prudent. de 9 ans passés loin du Val d’anniviers qui a été son lieu de résidence durant 30 ans, le séjour au Québec a modi- De retour pour un court séjour en fié son souvenir. Bien sûr, là-bas tout Anniviers, elle a été marquée, en arriest plus vaste, le regard se perd dans vant, par l’énorme développement des l’immensité, les forêts sont infinies, les constructions ; cette étrange impresdistances se calculent en centaines de sion qu’il n’y a plus d’espace entre les kilomètres, les routes longilignes se maisons, et le constat de la grande diversité dans l’architecture. noient comme dans un mirage… en sortant de l’aéroport de GenèveCointrin, Anne-Marie est en proie à toutes sortes de sensations. Quel étonnement ce paysage si varié et si étroit, ces routes si petites ! Des autoroutes pourtant… mais pas de lignes droites à perte de vue, plutôt une suite de virages, de bouchons, d’embouteillages…
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Puis l’heure de la traversée de la Grande Gouille a sonné. Là-bas l’été indien se prolonge, pourtant l’ours se retire dans sa tanière, les eaux du St-Laurent se figent doucement, les aurores boréales, plus au nord, s’en donnent à cœur joie, il est temps de se calfeutrer pour l’hiver. Comme en Anniviers, quand ce merveilleux automne aura laissé place à un épais manteau neigeux je l’espère, calfeutrant les trous de marmottes et nous offrant un extraordinaire terrain de jeux ! Simone Salamin
© Nicole Salamin
Le PatoiS, une LanGue à L’aGonie ? Pâ Pòr òra !
En avril 2008, un rapport intitulé « Le patois mort ou vif ? : Un choix historique » a été remis au Chef du Département de l’Education, de la Culture et du Sport, par le groupe de travail pour la sauvegarde du patois. Grâce au soutien de ce département, un Conseil du patois (en 2008), puis une Fondation pour le patois (en 2011) ont vu le jour. Ils œuvrent avec détermination pour maintenir en Valais la langue de nos ancêtres, pour lui redonner vie même.
Armand et Marcel ont renoncé à reprendre la place du régent l’année suivante. La difficulté d’enseigner une langue, même si on la parle couramment, sans une méthode sur laquelle s’appuyer, n’est sans doute pas étrangère à leur décision.
du patois, se lancent en premier. Au fil des minutes, les plus hésitants s’enhardissent et finissent par s’exprimer aussi. Tout se fait dans la spontanéité, la bonne humeur et une liberté totale. L’organisation de la soirée et son introduction, en français, sont assurées, au nom de l’Université populaire, par Pierre Wagnières, un sympathique et courageux Vaudois qui accepte de passer la soirée, à la mode des veillées d’autrefois, en totale immersion dans la langue des anciens Anniviards. Ce ne sont pas ses progrès en patois qui le motivent le plus, mais le plaisir non dissimulé qui se lit sur le visage de tous les participants.
La solution de substitution Faute d’enseignants, mais face aux désirs des gens de ne pas tout abandonner, le choix a été fait d’organiser 2 ou 3 soirées par an où le patois serait à l’honneur. Ces soirées, appelées « Café patois », attirent, à chaque fois, une bonne trentaine de personnes. Les gens se réunissent dans un bistrot pour parler ou écouter parler le patois. Le public est, en même temps, acteur et auditeur. Vèni parlâ aoué nô ! Les prochaines soirées auront lieu les Pour la rencontre du 16 novembre der- mercredis 18 janvier au café de la nier, les participants avaient préparé, Gougra à St-Jean et 14 mars au Café qui une anecdote, qui un conte, qui un de la Poste à Zinal, à 20h. Rejoignezchant, qui un souvenir de jeunesse. nous, vous ne vous ennuierez pas !
des cours de patois C’est dans cette optique que les Universités populaires valaisannes ont été encouragées à trouver des personnes pouvant enseigner le patois. En Anniviers, une douzaine de cours ont été animés par Armand Genoud et Marcel Salamin durant l’année scolaire 2009-2010. Ils ont remporté un franc succès, avec une vingtaine de participants, aux motivations, connaissances et âges fort diffé- Les plus aguerris, qui ne sont pas rents. nécessairement les plus coutumiers 15
Janine Barmaz
amoyiCheS - un SeuL mot, PLuSieurS réaLitéS
Café des amoyiches Qui étaient les amoyiches jadis et qu’en reste-t-il ? Est-ce une tribu en voie de disparition ? Qui sont les amoyiches d’aujourd’hui ? Le « Café » a souhaité créer un espace de parole et de partage autour de cette thématique. Bernard Crettaz a guidé la découverte des origines du mot et de ses métamorphoses, des vaches amoyiches aux femmes amoyiches. Les participants ont déroulé le fil de leurs expériences et de leurs souvenirs, en ravivant ainsi le sens du mot tel qu’il a été vécu jadis et tel qu’il se vit actuellement. L’exploration a été amorcée sur la base d’un constat : en tant que personnes d’ici ou d’ailleurs, habitants de cette vallée et, au sens plus large, de cette planète, nous savons que nous sommes tous un peu amoyiches ici ou ailleurs. un mot révélateur Un même mot peut être tour à tour tranchant, affectueux, ironique, coquin, lourd ou léger. Un même mot peut faire rire ou pleurer. Son sens peut aussi changer en fonction des époques et des mentalités. Disséquer aujourd’hui le mot amoyiche sans aucun état d’âme se révèle impossible. Chacune de ses connotations est étroitement liée à un vécu, à un territoire géographique et mental spécifique. Sortir un mot de la malle de la mémoire et l’illuminer suffisamment pour l’observer sous toutes ses coutures demande au fond le type de curiosité de l’explorateur. L’exercice
© Adriana Tenda Claude
Le premier Café des Amoyiches, animé par Bernard Crettaz, a été organisé par l’Unipop Anniviers avec le but essentiel de décoder le sens du mot « amoyiche » et comprendre quelle est son utilisation réelle aujourd’hui. Il s’est avéré que ce terme, lourd de connotations négatives par le passé, serait devenu positif, sympa à utiliser par les Amoyiches en première personne.
peut paraître anodin ou inutile, mais se révèle efficace pour découvrir les changements, pour situer la matière en mouvance de notre société humaine. Un seul mot peut être révélateur des changements, mais aussi des contradictions ancrées dans les mentalités vis-à-vis de ses semblables. origines et étymologie par Bernard Crettaz D’après Raphaël Maître, rédacteur du « Glossaire des patois de la Suisse romande » (GPSR – UniNE, Neuchâtel), ce nom féminin, exclusivement anniviard, désigne la vache prise en location pendant l’été ainsi que la femme non bourgeoise. Il s’agit d’un dérivé du verbe amoyè, variante de amodyè qui signifie donner ou prendre en location une vache, mais aussi un mulet ou un pré. Il remonte au latin admodiare, dérivé de modius, mesure qui servait probablement de base à la fixation de redevances. Le suffixe remonte au latin –icia qui désigne les vaches dans les patois du Valais central.
amoyiches, les vaches en location, payée ou non, étaient très recherchées par les Anniviards. Avoir plus de vaches au mayen, avant l’alpage, signifiait obtenir une production accrue de lait et par conséquent de beurre, de tommes et de fromages. Chaque année, des familles prenaient deux, trois amoyiches ou plus. Les propriétaires, généralement de Chermignon, Lens ou Montana, occupés aux travaux des vignes, envoyaient leurs vaches en Anniviers et pouvaient faire valoir leurs droits d’alpage. Anciennement à Zinal, par exemple, les vaches amoyiches n’avaient pas le droit d’emprunter les parcours et les pâturages communs qui appartenaient à la Société de Zinal. Amoyiches n’étaient pas seulement les vaches en provenance de l’extérieur de la vallée, mais aussi entre un village et l’autre d’Anniviers.
Lorsque le système des vaches en location a cessé avec la fin de l’agriculture dans les années 50, le mot n’a pas disparu, mais a continué à être utilisé par Les vaches amoyiches certains pour désigner les femmes non Le mot nous conduit à une réalité bourgeoises. toute proche, mais déjà disparue. Nous sommes au cœur du système Les femmes amoyiches de l’élevage anniviard, caractérisé C’est à partir de 1930 que la femme par la remue, la transhumance. Les amoyiche fait son apparition. Pour16
quoi le mot a-t-il été transposé de la vache en location à la femme qui vient d’ailleurs ? Un lien fort entre la vache et la femme en serait la cause. Ce lien n’est pas unique à notre civilisation, mais se retrouve dans toute société qui se nourrit des produits dérivés de la vache et qui fait référence à ses critères de prospérité et de beauté. A une époque où le « vrai » mariage consistait à épouser une fille du même village, les femmes qui n’étaient pas de l’endroit suscitaient la méfiance. D’autre part, on peut imaginer le passage de la vache amoyiche, appréciée pour le « plus » économique apporté, à la femme amoyiche qui, on peut dire aujourd’hui, apportait en dot symbolique son système de valeurs et d’options éducatives. Ces propos n’indiquent pas une règle générale. Dans certaines familles, le terme n’était jamais employé pour les femmes. Les hommes aussi En principe on se servait de ce mot pour désigner une femme étrangère, mais il arrivait que des hommes soient traités d’amoyiches. Un exemple est donné, celui d’un homme, né en 1897, qui était originaire de La Combaz et considéré comme amoyiche à Vissoie. Cela nous conduit au sens du territoire de l’époque, aux limites entre les villages et les droits qui en découlaient.
Lorsqu’une famille de Vissoie alpait dans les années 40 à Moiry, il y avait un sentiment d’amoyiche vis-à-vis des Vissoyards donnant leur bétail sur Grimentz. Le mot avait une connotation très négative, un sens de ségrégation. amoyiches aujourd’hui Les participants du Café ont partagé leurs origines et leurs parcours de vie. Ils ont parlé des chemins qui les ont conduits dans la vallée et des raisons qui les ont poussés à rester. La qualité de vie ainsi que l’amitié et l’accueil ont été évoqués. Le sentiment de liberté que l’on éprouve lorsqu’on n’appartient pas à une famille, à un clan, est aussi un grand avantage. C’est ainsi qu’aujourd’hui, le mot amoyiche est vécu comme une marque d’affection, de sympathie, même un honneur, comparé aux termes « étranger » et « touriste », car il s’avère que le mot a changé. Il est utilisé presque comme un signe de reconnaissance vis-à-vis de qui est intégré, indifféremment pour les hommes et pour les femmes. De plus, les « amoyiches » eux-mêmes aiment se définir ainsi. Si, d’une part, cela est certainement lié à la conscience de son parcours identitaire, « être amoyiche est une richesse », de l’autre, l’on constate que même après 50 ans « on est amoyiche et on le reste », en sachant que « je me sens chez moi ici, mais je ne suis pas
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Anniviard. » Tout en aboutissant au constat positif de la disparition du mot tel qu’il se pratiquait jadis, le Café évoque son racisme implicite qui reste difficile à éradiquer. « Le racisme c’est la vie et notre devoir est de le maîtriser », a cité l’un des participants. Le manque de tolérance ainsi que les problèmes liés à l’intégration sont encore une réalité qui n’est certes pas réservée à Anniviers, mais qui est au cœur des enjeux de toute société consciente de ses atouts, prête à s’investir pour pallier ses manques et à soutenir le changement des mentalités. Toutes les personnes intéressées à poursuivre cette réflexion sont invitées au 2e Café des Amoyiches qui aura lieu le mercredi 21 mars 2012 à 20h au Café-Restaurant La Ferme à Zinal. adriana tenda Claude
Patrick EPinEy ingénieur Sàrl
ingénieur forestier epfz
Vieux-Bourg 3961 Vissoie +41 78 60 5 58 50 patrick.epiney@netplus.ch
un Petit tour du Grand CerVin
© Sylvie Peter
une aVenture de 7 JourS Pour 7 marCheuSeS
Lundi 29 août 2011 Sylvie, notre accompagnatrice nous donne RVD à 6h à Vissoie. Nous retrouvons celles des virées passées et accueillons Anne. Premier trajet en bus, toutes émoustillées et à moitié endormies. nous démarrons le tour à pied à 7h30 au-dessus d’arolla. La météo s’annonce clémente pour la semaine. D’emblée, un rythme de marche soutenu s’installe et nous le maintiendrons. Le passage du Haut glacier d’Arolla est aisé, le beau temps encourage. Première halte au Col du Collon. L’Italie. Nous bâtissons le cairn et allumons la bougie pour notre ami Olivier, disparu peu avant, happé par la gourmandise d’un démon des rochers. Comme le seront aussi Jérôme, notre guide et sa compagne deux semaines plus tard. Le premier pique-nique – moment de recueillement - et les rires jaunes des débutantes. Est-ce qu’on a pris assez chaud, fermé le robinet à la cuisine, le boulot, les enfants, le mari, le chat ! ? C’est la dernière fois qu’on cogite, après certaines pensées n’ont plus leur place dans nos esprits. La descente met tout de suite notre matériel à contribution. Bâtons, chaussures, la légèreté du sac et de l’être, notre entraînement ou peut-être notre manque de condition. Vers 18h, nous arrivons à Prarayer, gîte très sympathique au bout d’un lac artificiel. Le repas, les rires, le rite et
le repos. Je propose en effet de lire chaque soir un texte d’Agota Kristof. mardi 8h. marcher en italie, ce n’est pas pareil. Même si la montée vers le Col de Valcornera dans une caillasse dégoulinante est abrupte, ça sent bon, le soleil est plus chaud et il souffle un air quasi maritime. Dominique compare la quantité de nos efforts durant nos journées à la course Sierre-Zinal. Elle est notre sagesse, chemine tranquillement et ferme toujours le cortège. Fin d’après- midi, enfin « il Cervino ». de l’autre côté, son arrière train est fort bien sculpté aussi. Il est enveloppé de volutes nuageuses. Nous récupérons des forces dans un hôtel simple, au centre de Breuil, la douche, une visite de courtoisie au supermercato, des pâtes bolognaises, du fromage, du vin, les risées au limoncello, le récit et… au lit. Le mercredi matin, en attendant le guide qui nous conduira sur le glacier du Théodule, nous faisons un pari sur son prénom. Un moment de franche rigolade avant la lente et longue ascension vers le col. Augusto s’en amuse aussi, il est accompagné de sa femme et de son fils. Une télécabine nous amène à Plan Maison. Le guide nous rend attentif à ce que la fonte des glaciers a provoqué. Là haut sur 18
une arête de rocher, il reste une arrivée de télésiège fantôme, le glacier a baissé de 20m. a 3301m, au Col du théodule, nous atteignons le plus haut point de notre transhumance. Il fait beau et très froid. Pour passer la rimaye, notre pilote nous encorde simplement et puis nous promène comme dans un musée car le glacier rejette à distance régulière des skis dépareillés, des années 40 à nos jours. La descente sur Zermatt est interminable et dès lors le Matterhorn est dans notre dos. Nous sommes récompensées par une halte bière-bienpanachée. Le réseau des tire-fesses est incomparable et pourtant il semble minable dans un cirque de si majestueuses cimes. Cervin, Klein Matterhorn, Breithorn, Pollux, Castor, Pointe Dufour, le Massif du Monte Rosa et la chaîne des Mischabel. On aperçoit au loin, posée comme un diamant, la nouvelle cabane du mont rose. Un autre tour, une autre fois. a l’auberge de jeunesse, la moyenne d’âge doit avoisiner 50 ans. Cela nous va bien. Un endroit accueillant. Bon souper, on rigole encore et toutes déjà sous les couettes m’écoutent lire la suite de l’histoire. Marie-No et Dominique ont le courage de descendre prendre un pot en ville. Jeudi à 8h, en pleine forme, prêtes à la grimpée. Nous traversons Zermatt, par des rues bordées d’hôtels au nom rêveur, pour partir en direction de täsch alp où nous nous octroyons une petite pause cafés-gâteaux, bercées par le chant de la langue du pays. Nous savons que le pont suspendu juste avant la cabane EuropaHütte s’est rompu. Sylvie nous rassure, le détour sera d’une petite heure… Nous croyons. En fait, la petite heure, c’est une descente infernale de 800m de dénivelé dans la forêt, jusqu’à se retrouver à la sortie de Täsch à attendre un taxi qui nous amène à Randa, pour remonter vers la cabane
© Sylvie Peter
Vendredi 8h. Le ciel est voilé, laiteux. Nous sommes sur le chemin « europaweg » et nous allons, pour une fois rester à cette hauteur. Mais quel sentier ! Ana-Paula et Marie-Claude ouvrent la marche. Le chemin est étroit. A gauche, la dérupe, environ mille mètres en dessous, c’est le fond de la vallée encaissée. A droite, la paroi rocheuse, solide et friable. Dans les passages étriqués,
l’aide bienvenue d’une corde. Ce n’est pas là que nous babillons. Chacune est très concentrée. C’est qu’il faut encore croiser des randonneurs et les places d’évitement sont plutôt rares. A certains endroits, la voie doit être retracée chaque année car dans ces couloirs, la pierre coule. Après quatre heures, enfin un promontoire à l’abri du vertige. Le pique-nique est bienvenu. Pendant un long moment nous ne parlons plus. Il est important de bien répartir nos émotions récentes et renégocier l’énergie pour la suite. Chacune pour soi. de Gasenried à St-niklaus, nous utilisons la Poste qui dépose la troupe devant un petit hôtel. Une chambre à 7 lits comme dans les contes de fées. Le pli est pris : douche, visite du lieu, apéro, souper, lecture, dodo et toujours dans la bonne humeur.
dimanche 4 septembre, nous nous remettons en route, le sac ne pèse plus, le corps s’est adapté à ce que nous lui demandons. Il pleuvine et nous sentons l’écurie. Le col du Meiden, une formalité. nous atteignons le Prilett’ à St-Luc vers 13h. Fin de notre odyssée. Nous sommes accueillies comme des reines avec du mousseux de Champagne et des galettes garnies de Samedi 8h15 départ du téléphé- fromage et de légumes. Bien mérités. rique qui va nous déposer à Jungu. La isabelle ecklin cabine s’élève si haut qu’un instant, NOUVEAU LOGO, NOUVEAUX LOCAUX
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à 2200 m. Rage et colère ont été nos déesses. Mais ça en valait bien la peine, car la situation de cette cabane cachée par des mélèzes épars est stupéfiante. Au fond, le Cervin dans son écrin, en face l’éminent Weisshorn et pour le souper la visite des souverains du lieu, deux bouquetins impassibles, là à portée de main. Bien dormir dans un dortoir bondé est moins commode. Peut-être que nous sommes trop fatiguées, avons trop mangé, trop ri et puis surtout nous avons sauté le rituel de la lecture !
nous vivons oiseaux, presque anges. C’est un alpage où les hommes et le bétail restent en automne car le foin est là. Puis tous rejoignent le village par un sentier escarpé en février. La montée vers le « augstbordpass » est régulière, sans encombres. La voie, large, semble romaine tellement les plaques de schiste sont piétinées. Au Col, nous regardons derrière nous et balayons des yeux le chemin parcouru. Devant nous, la découpe familière du meiden, le dos du Tounôt, la Bella Tola et en bas, Grüebu, petit paradis isolé d‘une certaine tourmente du monde grouillant et bruyant, bien que… Vers 15h, nous posons sacs et carcasses à la Pension Waldesruh. Il se met à pleuvoir, des cordes. Un temps idéal pour des parties de cartes. L’endroit comme le repas sont délicieux. Je lis le dernier chapitre du récit.
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aînés avec le nouveau-né, placé dans une hotte, à Vercorin afin de l’y faire baptiser. Le curé, Jean-Baptiste Zufferey, était absent. Ils le trouvèrent enfin aux champs, ils purent ensuite (enfin ?) s’en retourner.
Plusieurs chemins mènent aux lieux. Celui qui s’engage depuis le lit de la Navisence est un raidillon étroit et assez escarpé. Il longe quelques parois pierreuses ainsi que la zone carbonisée de l’incendie du 10 juin 2010. En face serpente l’accès routier principal de notre vallée par les Pontis. En poursuivant, on « contourne » ainsi la chapelle du même nom, posée sur son rocher, suspendue dans le vide abyssal du goulet qui se referme sur notre vallée.
Les propos de la jeune femme tenaient en partie de la boutade. Ils menèrent à la rencontre de l’histoire.
Malgré l’inconsolable décès de sa femme, Théodore resta sur ses terres à Grône où il s’était établi. Vers la fin des années 30, en mars, le fourrage vint à manquer. Théodore demanda alors permission au curé de lever le camp plus tôt que prévu pour les Voualans, où il avait engrangé de quoi nourrir sa vache. René se rappelle de l’inscription, cette année-là, qui barrait son carnet scolaire : « Congé », puis de la longue ascension en faisant la trace dans 20 à 30 centimètres de neige et de l’arrivée où la vache eut droit la première aux bons soins du père, une bonne litière et une couverture de chanvre sur l’échine pour qu’elle ne prenne pas froid après avoir bien grimpatsé.
René Zufferey, horloger de son métier, y passait la belle saison d’avril à novembre. Ce fut ainsi jusque dans les années quarante, bien que le souvenir La grande difficulté existentielle des daté manque de précision. Voualans avait toujours été l’eau.
Puis, le chemin s’incline sur un plan horizontal alors que le paysage se radoucit pour dévoiler les premiers bâtiments, granges et mayens, dans leur écrin de forêt. Au travers des branches apparaissent peu à peu des bâtisses à l’abandon, toits de bois effondrés sur d’anciennes structures habitées, placées en ligne le long du chemin muletier, afin de faciliter le déchargement de matériaux, bois ou foin.
Les premiers colons furent ses grandsparents, Gaspard et Anne Zufferey. Vers la fin du XIXe siècle, ils se connurent et se marièrent à Fang d’en-haut. Ils eurent 2 fils et 3 filles. Un beau jour, ils se mirent en quête de biens pour pâturer le bétail car trop de monde se partageait ce qui restait autour d’eux, les familles étaient nombreuses. Ils jetèrent leur dévolu sur les jolis pâturages des Voualans, ceux d’en-haut. Bien des années plus tard, leur bâtisse partit en flammes, ainsi que celle de la soeur de Gaspard, Tante Adèle.
« Bonjour, je suis anniviarde, ma famille est originaire des Voualans », se présenta-t-elle ce jour-là. « mon père y a vécu ». il n’en fallait pas plus pour se mettre en quête car, soudain, un simple nom de lieu sur une carte venait de prendre vie.
Leur fils Théodore hérita Une autre fois, ils se produ lieu. C’est là que naquit curèrent un alambic. La René, un beau jour de seprécolte de cerises avait été tembre 1932. Rongée par surabondante et l’alcool n’était un cancer du sein, l’accouchée pas monnaie courante dans cette n’avait plus que 3 mois à vivre. Dès contrée. Le petit René mit des années que cela fut possible, elle envoya les à comprendre que le comportement 20
Il fallait aller la chercher à la brante au-delà du vallon de Crouja, sous les Jailles (les tunnels sur la route de Briey). C’est l’oncle, Maurice Antille, qui fit venir un sourcier pour tenter de résoudre la question. Ils captèrent et creusèrent pour tomber sur une source infime, transportèrent à dos de mulet, ciment, sable, poutres, ferraille, placèrent une crépine pour arrêter l’eau, un tuyau pour la conduire au bassin mais surtout pour ne pas la mésuser. « Et sitôt que le bassin était plein, ils arrêtaient. »
© Nicole Salamin
bizarre des gens qui goûtèrent au fruit de la fermentation ce soir-là était celui de personnes en état d’ébriété. Blé, patates, fèves constituaient aussi leurs récoltes. Le blé était transporté à Fang pour la fabrication du pain. Le troc était de coutume. Cette existence nomade se poursuivit ainsi quelques années encore, « il y avait pas mal de familles », puis elle perdit son sens, elle n’était plus viable, plus compatible avec le monde qui évoluait. Théodore vendit, la Tante Adèle en avait fait de même. Ce petit monde-là se disloqua. Aujourd’hui, le puits est à l’abandon mais, les environs, René Zufferey le reconnaît, sont étonnamment rénovés. Les Voualans d’en-haut sont sis aux abords d’une grande et jolie clairière qui respire la sérénité. Une grande maison sur pilotis façon raccard assure la sentinelle sur la gauche. En le contournant, on y découvre deux lavabos surmontés d’un miroir
à même la coursive sous l’avant-toit en tôle de l’édifice devant un petit local fermé d’une porte, un « cabinet de recueillement », on dira… A l’arrière de la maison, l’ouverture donne sur un grand dortoir au-dessus de laquelle est inscrit un « Endstation » qui ne présage d’aucun repos éternel. La maison du haut abrite une cuisine en plein air dont les ustensiles finissaient de sécher sous l’avant-toit de ce qui semble être une ancienne écurie. En face, la porte sans serrure d’une autre bâtisse qu’on n’osa point pousser puisqu’il y était inscrit « Fermez les portes, S.V.P ! ». On se trouve ici sur la « Place des Lich’Tis », c’est balisé. Stéphane Albasini a commencé à restaurer ces lieux il y a 3-4 ans. Il s’est entouré d’un groupe d’une vingtaine de propriétaires en communauté pour assurer la renaissance des 120 hectares. Il y passe de temps en temps une nuit avec des petits groupes, des amis ou sa famille. Des scouts y séjournent aussi. Lorsque l’intérieur des maisons sera correctement retapé, il pourra y aménager cuisine et salle d’eau. Le problème de l’eau n’est plus, il a tiré une conduite de 3,5 km depuis une source, à peu près depuis la croix en bordure de route à la sortie de Vercorin et un chemin carrossable longe désormais le vallon de Crouja depuis la gravière.
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C’est le chemin qu’emprunta tout surpris un groupe d’une trentaine de personnes âgées venu en « pèlerinage » aux Voualans en 2008. Ces personnes y avaient passé 2 étés 50 ans auparavant, en 1958−1959. Ils racontèrent à Stéphane que le hameau était déjà abandonné, depuis une quinzaine d’années environ, et qu’ils devaient alors « ramasser (l’eau) goutte à goute dans des cuves ». Une plaque rappelant cette époque et présentant leur groupement religieux st-gallois sous l’égide de Saint Otmar atteste de leurs séjours au bout de la clairière. Le puits est propriété de la commune de Chalais qui prévoit une remise en état. Affaire à suivre. Salamin nicole Galeries-photos des Voualans, cartes et suite de l’histoire sur: www.limmoblog.ch > Billet du 04 janvier 2012 ou Rechercher « Voualans ».
Les Voualans d’en-bas, 1120 m, environ 40 minutes depuis la navisence Les Voualans d’en-haut, 1146 m, plus ou moins 45 minutes depuis Vercorin ou la meya, 1h15 à remonter.
La StruCture d’aCCueiL d’anniVierS reçoit LeS « GuLLiVerS » La crèche de la Machigeaz a atteint cette année les limites de sa capacité d’accueil des écoliers avec des demandes d’inscription en hausse constante. Les responsables de notre structure d’accueil et les parents d’écoliers ont été entendus dans leurs revendications et le Conseil municipal a nommé une commission qui sera chargée en 2012 d’élaborer des propositions pour
l’aménagement d’une Crèche-UAPE (Unité d’Accueil Pour les Ecoliers) dans des locaux unifiés. En parallèle et pour répondre aux besoins urgents d’accueil des écoliers, il a mis à disposition le local de la piscine de Vissoie.
seront, comme d’habitude, accueillis au bâtiment de la Machigeaz. C’est dans ce bâtiment que l’accueil des écoliers durant les vacances scolaires est également maintenu (dans la mesure des places disponibles).
C’est ainsi que s’ouvrira le 9 janvier 2012 l’unité d’accueil « Les Gullivers » qui recevra les enfants scolarisés de 11h30 à 18h00. Les écoliers placés dans notre structure en matinée
L’aménagement des locaux est prévu pour garantir la mise à disposition de ces lieux aux autres usagers (clubs, familles, commune) en dehors des heures d’ouverture de l’UAPE Mme Cindy Juvet, éducatrice sociale HES, et Mme Dorothée Théodoloz, auxiliaire, ont été engagées pour accueillir les écoliers et leur proposer des activités. Les enfants sont libres d’organiser leurs loisirs entre les activités ludiques et l’accomplissement de leurs tâches scolaires. Dans la mesure de sa disponibilité et sur demande de l’enfant, le personnel éducatif pourra apporter une aide ponctuelle pour les devoirs et leçons qui restent sous la seule responsabilité des parents. (Pour les demandes de renseignements ou d’inscription, s’adresser à la Structure d’Accueil d’Anniviers, CP 58, 3961 Vissoie, ou par téléphone au 027 475 13 82)
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Anniv’ info Janvier 2012 Numéro 07 LEGISLATURE 2009-2012
LE MOT DU PRESIDENT 2012 a déjà ouvert ses portes. Que cette nouvelle année vous procure le meilleur pour vous et vos familles, habitants et hôtes de notre vallée. Parmi les nombreux thèmes que nous souhaiterions aborder dans cet éditorial, nous en avons retenu trois : 1.
Anniviers liberté
Le tourisme d’été est en déclin alors que toutes les études font de notre cadre de vie et de nos paysages le principal attrait, cité tant par l’hôte que l’habitant. Il nous incombe dès lors de rendre cette saison estivale plus attractive et diversifiée. Une première action est sur les rails. Dorénavant tout contributeur de la taxe de séjour pourra bénéficier en été d’un accès gratuit aux cars postaux sur la commune, aux Remontées mécaniques ainsi qu’à diverses infrastructures culturelles et sportives. L’augmentation de la taxe de séjour à Fr. 2,50.— (1,25 les enfants) permettra de financer cette gratuité à laquelle auront également droit les personnes domiciliées moyennant une contribution forfaitaire pour l’été de Fr. 50.—. 2.
L’espace de l’îlot Bosquet à Grimentz
Le concours d’idées initié par la commune a remporté un vif succès. Une pépinière de projets sera à disposition des paysagistes qui vont concourir prochainement. Merci à tous les participants. 3.
Les taxes communales
La commune a pu enfin notifier les taxes 2009/2010. Contrairement au canton de Neuchâtel qui introduit une taxe au sac, nous avons opté pour un autre système compatible avec le principe du pollueur-payeur. Les domiciliés sont imposés en fonction du nombre de personnes vivant dans le ménage. Les non-domiciliés en fonction du nombre de pièces multiplié par un coefficient de 0.6. A ces taxes variables s’ajoute une taxe de base calculée sur le nombre de pièces. Sur les 6383 bordereaux adressés, des erreurs dues à des fichiers défaillants nous ont été signalées et seront corrigées dès que possible. Pour le surplus, de grands investissements nous attendent. La piscine de Zinal devrait être opérationnelle pour l’hiver 2012/2013. Le dossier du téléphérique Grimentz-Zinal est sur le point d’aboutir. Le centre multifonctionnel (Feu, Services techniques, etc...) devrait débuter en automne. Et tant d’autres projets sont en cours. Bonne Année 2012 à Toutes et Tous Le Président, Simon Epiney DANS CE NUMÉRO Mot du Président
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Carte des dangers naturels Anniviers
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Engagement saisonnier du personnel suisse
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Nouvel horaire des cars postaux
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Photos © : Sierre Anniviers Tourisme
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CARTE CARTE DES DES DANGERS DANGERS NATURELS NATURELS ANNIVIERS ANNIVIERS
maintenant 20 que ans le que le canton du Valais établit, en collaboration VoilàVoilà maintenant plus plus de 20deans canton du Valais établit, en collaboration avec avec les les anciennes communes puis avec la commune d’Anniviers, des cartes de dangers. Les premières anciennes communes puis avec la commune d’Anniviers, des cartes de dangers. Les premières cartescartes de dangers avalanches ont été dans dans les années 80 pour la région de Zinal et et de dangers avalanches ontcalculées été calculées les années 80 pour la région de Zinal couvrent l’ensemble du territoire communal depuis une bonne dizaine d’années. L’élaboration couvrent l’ensemble du territoire communal depuis une bonne dizaine d’années. L’élaboration des cartes de dangers dus crues, aux crues, aux glissements de terrain et éboulements aux éboulements des cartes de dangers dus aux aux glissements de terrain et aux a étéa été entreprise entreprise plus tardivement plus tardivement et s’est et terminée s’est terminée cette cette annéeannée seulement. seulement. La carte des dangers indique, pour pour une zone donnée, les différents typestypes de dangers auxquels La carte des dangers indique, une zone donnée, les différents de dangers auxquels celle-ci est exposée (géologique, hydrologique et nivologique), l’ampleur du danger évaluée en en celle-ci est exposée (géologique, hydrologique et nivologique), l’ampleur du danger évaluée fonction de l’intensité du processus et deetsade probabilité ainsi ainsi que son géographique. fonction de l’intensité du processus sa probabilité que étendue son étendue géographique. Elle est mise mise à jourà en fonction du cadastre des événements et de et l’évolution des des Ellerégulièrement est régulièrement jour en fonction du cadastre des événements de l’évolution méthodes de calcul. méthodes de calcul. Les cartes de dangers constituent des documents essentiels pour pour la prise en compte des des Les cartes de dangers constituent des documents essentiels la prise en compte dangers naturels dans dans l'aménagement du territoire de ladecommune d’Anniviers, pour pour dangers naturels l'aménagement du territoire la commune d’Anniviers, l'élaboration de concepts de protection (ex : (ex RC :40 pour pour la planification et la et la l'élaboration de concepts de protection RCSierre-Vissoie), 40 Sierre-Vissoie), la planification réalisation d'ouvrages de protection (ex : (ex Digues de la de Freintze à Grimentz) ainsi ainsi que pour la la réalisation d'ouvrages de protection : Digues la Freintze à Grimentz) que pour préparation de mesures organisationnelles tellestelles que les évacuations. préparation de mesures organisationnelles que les évacuations.
Les cartes des dangers ont été par des spécialisés selonselon des méthodes Les cartes des dangers ont établies été établies par bureaux des bureaux spécialisés des méthodes scientifiques. On y On distingue des zones de danger élevéélevé (rouge), moyen (bleu)(bleu) ou faible (jaune) scientifiques. y distingue des zones de danger (rouge), moyen ou faible (jaune) ainsi ainsi qu’une indication de danger résiduel (hachures jaune-blanc) dans dans le casle du qu’une indication de danger résiduel (hachures jaune-blanc) casdanger du danger hydrologique ou très dans dans celui celui du danger géologique. hydrologique ouexceptionnellement très exceptionnellement du danger géologique.
FigureFigure 1 : Extrait 1 : Extrait de la carte de la de carte dangers de dangers dus aux duscrues aux crues pour le pour torrent le torrent des Bondes des Bondes au centre au centre du village du village de Zinal de Zinal rouge:rouge: dangerdanger élevé élevé bleu: danger moyenmoyenjaune:jaune: dangerdanger faible faible bleu: danger
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Tous Tous les nouveaux bâtiments, ainsi ainsi que ceux en rénovation, situéssitués dans dans des zones de danger les nouveaux bâtiments, que ceux en rénovation, des zones de danger sont soumis à desàrestrictions de construction. Ces restrictions varient en fonction de la de zone et et sont soumis des restrictions de construction. Ces restrictions varient en fonction la zone du type de danger auxquels ils sont soumis. Les concepteurs de projets se réfèrent aux aux du type de danger auxquels ils sont soumis. Les concepteurs de projets se réfèrent règlements communaux des constructions pour pour prendre en compte de manière adéquate le type règlements communaux des constructions prendre en compte de manière adéquate le type de danger reconnu; le casleéchéant, ils peuvent déposer un dossier élémentaire pour pour demande de danger reconnu; cas échéant, ils peuvent déposer un dossier élémentaire demande de renseignements à la Commission Cantonale des Constructions (CCC). de renseignements à la Commission Cantonale des Constructions (CCC). En zone de danger construction en principe interdite. Seules les constructions En zone de danger élevé,élevé, toutetoute construction est enestprincipe interdite. Seules les constructions à l’emplacement (réservoirs, installations hydroélectriques, peuvent être tolérées liées liées à l’emplacement (réservoirs, installations hydroélectriques, etc.) etc.) peuvent y êtrey tolérées autant qu’elles ne soient pas habitées pendant la période de danger. pour pour autant qu’elles ne soient pas habitées pendant la période de danger. En zone de danger moyen, est possible de construire moyennant des mesures de protection En zone de danger moyen, il est ilpossible de construire moyennant des mesures de protection de renforcement définies deen cascas enpar casl’autorité par l’autorité compétente. Toutefois, les bâtiments ou deourenforcement définies de cas compétente. Toutefois, les bâtiments susceptibles de rassembler un grand nombre de personnes (écoles, restaurants, hôtels) n’y sont susceptibles de rassembler un grand nombre de personnes (écoles, restaurants, hôtels) n’y sont pas autorisés. pas autorisés. Les zones de danger faiblefaible ne sont généralement pas ou contraignantes pour pour les les Les zones de danger ne sont généralement pas peu ou peu contraignantes constructions. Il s’agit d’uned’une indication qu’unqu’un danger exceptionnellement rare rare ou deoufaible constructions. Il s’agit indication danger exceptionnellement de faible ampleur est susceptible de sedeproduire. DansDans quelques cas, en pour pour les zones ampleur est susceptible se produire. quelques cas,particulier en particulier les zones soumises aux crues, des mesures de protection peuvent toutefois être exigées. soumises aux crues, des mesures de protection peuvent toutefois être exigées. Le danger est qualifié de résiduel quand l'événement, bien bien que dommageable, est très Le danger est qualifié de résiduel quand l'événement, que dommageable, est peu très peu probable et peut de cede faitceêtre compte par des de surveillance, d’aménagement probable et peut fait pris êtreen pris en compte parmesures des mesures de surveillance, d’aménagement du territoire ou d’autres, activées seulement au moment de l’événement. La construction y est y est du territoire ou d’autres, activées seulement au moment de l’événement. La construction possible. possible. Les lois ordonnances sur les et l’aménagement des cours d’eaud’eau obligent le Canton du du Lesetlois et ordonnances surforêts les forêts et l’aménagement des cours obligent le Canton ValaisValais à établir, en collaboration avec avec les communes concernées, des cartes de dangers et à les à établir, en collaboration les communes concernées, des cartes de dangers et à les prendre en compte dans dans le plan d’affectation de zones ainsi ainsi que dans les autres activités à prendre en compte le plan d’affectation de zones que dans les autres activités à incidence spatiale. incidence spatiale.
Les zones de danger peuvent impliquer des restrictions sérieuses à la àpropriété. DansDans ces ces Les zones de danger peuvent impliquer des restrictions sérieuses la propriété. conditions, les propriétaires touchés doivent pouvoir s’exprimer. La commune d’Anniviers conditions, les propriétaires touchés doivent pouvoir s’exprimer. La commune d’Anniviers publiera pendant cet hiver toutes les cartes de dangers géologiques, hydrologiques et et publiera pendant cet hiver toutes les cartes de dangers géologiques, hydrologiques nivologiques en vue son par lepar Conseil d’Etat, conformément à la législation en la en la nivologiques ende vue deadoption son adoption le Conseil d’Etat, conformément à la législation matière. matière.
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ENGAGEMENT SAISONNIER DU PERSONNEL SUISSE
Lorsque vous engagez une personne de nationalité suisse pour la saison et que celle-ci loge en Anniviers, sans y déposer ses papiers, vous devez impérativement l’envoyer s’annoncer dans les 14 jours au bureau communal de votre village. Elle doit déposer une attestation d’établissement émanant de sa commune de domicile (résidence principale) et un montant de Fr. 25.00 pour les frais administratifs. Ces personnes sont enregistrées chez nous en résidence secondaire.
NOUVEL HORAIRE DES CARS POSTAUX Dans un souci d’élargissement de son offre, CarPostal en partenariat avec la Commune et l’Etat du Valais a mis en place 2 paires de courses supplémentaires sur les lignes du Val d’Anniviers dès le 11 décembre 2011. Du lundi au vendredi, les départs de Sierre sont à 06h35 et 13h40 et les arrivées à Sierre sont à 08h45 et 14h50. Les itinéraires concernés sont les suivants : Sierre-Vissoie, Vissoie-Zinal, Vissoie-Grimentz et Vissoie-Chandolin. L’objectif étant la pérennité de ces nouveaux horaires, chacun d’entre nous est encouragé à utiliser ce moyen de transport et à profiter de cette nouvelle opportunité. Les horaires peuvent être téléchargés sur le site Internet suivant : http://www.ts-ar.ch.
Photos © : www.ts-ar.ch & Google
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La VieiLLe PoSte deS nomadeS Anniv’ info
les découvertes du patrimoine bâti, les visites historiques ainsi que les journées thématiques. Autant d’occasions pour transmettre les raisons et les rythmes de la vie d’antan, définir les changements qui ont abouti à l’époque LE MOT DU PRESIDENT actuelle, mais aussi les valeurs que nous reconnaissons comme nôtres. 2012 a déjà ouvert ses portes. Que cette nouvelle année vous procure le meilleur pour vous et vos familles, habitants et hôtes de notre vallée. un travail de longue haleine Parmi les nombreux thèmes que nous souhaiterions aborder dans cet L’Amicale, éditorial, entièrement nous en avons bénévole, est retenu trois : soutenue par Bernard Crettaz et Anni1. Anniviers liberté viers Tourisme. Le cadre travail,de entamé y a nos deux ans par Le tourisme d’été est en déclin alors que toutes les études font de notre vie etil de le démontage et la révision paysages le principal attrait, cité tant par l’hôte que l’habitant. Il nous incombe dès lors dedes parties seles poursuivre rendre cette saison estivale plus attractive et diversifiée. Une premièremécaniques, action estva sur rails. dans le but de refaire le car à neuf Dorénavant tout contributeur de la taxe de séjour pourra bénéficier en été d’un accès gratuiten respecDe gauche à droite : Urs Ammann, Gérald Clivaz, Laurent Flück, Sébastien Bonnard tantainsi son aspect L’achat symaux cars postaux sur la commune, aux Remontées mécaniques qu’àd’origine. diverses infrastructures culturelles L’augmentation de labolique taxed’une de vingtaine séjour deàsièges par entreprise dont la renommée devint Qui se rend en Anniviers pour la 1eetfois sportives. des parrains a permis le financement Fr. (1,25 les enfants) permettra de financer cette gratuité à laquelle auront également mondiale. La qualité de chaque pièce en2,50.— car postal ne l’oublie pas. Les lacets travaux droit les personnes unelongue contribution forfaitairedes pour l’étéjusqu’à de Fr. présent. 50.—. La réfecvie à ces véhicules. de Niouc, le passagedomiciliées des Pontis etmoyennant sa assurait une tion de l’extérieur du véhicule ainsi nous l’avons fait démarrer, le à pic sur le de canyon creusé par la à« Lorsque 2.vue L’espace l’îlot Bosquet Grimentz que de la sellerie demandent un finanNavisence, les sommets qui se des- moteur s’est mis en route au quart de Le concours d’idées initié par la commune a remporté un vif succès. Une pépinière de projets sinent au loin, autant d’impressions, tour après 17 ans d’arrêt » se rappelle cement important. Le coût global de sera à disposition des paysagistes qui vont concourir prochainement. Merci tous à les l’aventure étantàestimé Fr 100.000.autant d’étonnement alors que le encore étonné Gérald. « Mon rêve, c’est participants. environ, l’Amicale recherche des dons regard suit les contours et les détours, de le conduire un jour dans la vallée. 3.rouleLes taxes communales sur les pentes boisées pour s’ac- C’est pourquoi j’ai passé mon permis (contact@oldtimer-anniviers.ch). sont les financements qui détermiconducteur de car » Contrairement poursuit Sébas- Ce aux lignes en équilibre Lacrocher commune a pu enfin notifierdes les de taxes 2009/2010. au canton neront la fin de desNeuchâtel travaux, le jour où le tien. La marque est bien villages. Mais une visitertaxe la vallée en car qui introduit au sac, nous avons opté pour unconnue autre par système compatible avec dans le la valcar pourra enfin monter qui a fait son apprentissage d’époque du décapotable est un rêve, un principe pollueur-payeur. Les Urs domiciliés sont imposés chez en fonction du nombre de lée pour faire son tour inaugural. Ce et a travaillé à l’usine rêve qui va vivant se réaliser… temps qu’il Saurer personnes dansle le ménage. Les non-domiciliés end’Arbon. fonctionjour-là, du nombre de pas pièces il n’y aura un chauffeur, Au tour de Laurent d’expliquer : « Avant faut pour donner une nouvelle vie à la multiplié par un coefficient de 0.6. A ces taxes variables s’ajoute une taxe de base calculée sur c’est certain, mais quatre, l’Amicale au la mondialisation et la production la poste de des pièces. nomades.Sur les 6383 levieille nombre bordereaux adressés, des àerreurs dues à des fichiers complet. véhicule était possible. fait avec défaillants nous ont été signalées et chaîne, seront chaque corrigées dès que amour, fait pour durer. Nous avons une amicale passionnée Pour le surplus, de grands investissements nous attendent. La piscine de Zinal devrait adriana être tenda Claude C’est la passion des vieux moteurs et du plaisir à remettre en état quelque opérationnelle pour l’hiver 2012/2013. Le dossier du téléphérique Grimentz-Zinal est sur le l’envie de faire rouler un car d’époque chose qui était bien fait. » point d’aboutir. Le centre multifonctionnel (Feu, Services qui les a réunis en 2007 dans une techniques, etc...) devrait débuter en automne. Et tant d’autres amicalesont à but lucratif, « Oldtimer Le plaisir de transmettre projets ennon cours. Anniviers ». Urs Ammann, Sébastien Faire revivre ce mythique car postal Bonne Année 2012Clivaz à Toutes et Toussignifie évoquer l’époque où il était, Bonnard, Gérald et Laurent Flück sont les initiateurs du projet de avec le mulet, le seul moyen de transd’un ancienEpiney car postal Sau- port entre la montagne et la plaine. Lerénovation Président, Simon rer de 1941. Trouvé par hasard dans le Le temps d’une balade de quelques canton de Neuchâtel, il avait roulé 20 heures ou d’une journée, les passagers, DANS CE NUMÉRO ans pour la Régie des Postes à Berne, une fois montés à bord, se retrouveMot du Président 1 les années 1940-50, accomront dans puis à Genève et à Soleure. Carte des dangers naturels Anniviers pagnés2-3par le bruit du moteur et les du chauffeur, totalement Le mythe Saurer Engagement saisonnier du personnel suisseexplications 4 ST-Luc © : Sierre Anniviers Tourisme le paysage. Tout un mythedes accompagne la marque immergés Nouvel horaire cars postaux 4 dansPhotos Saurer. Il s’agit du dernier fabricant de Les idées fusent. Plusieurs propositions 027 475 33 95 cars et de camions entièrement suisses d’itinéraires se précisent : les saveurs qui, dès 1903, donna naissance à une d’antan, les promenades botaniques, © Adriana Tenda Claude
Janvier 2012 Numéro 07 LEGISLATURE 2009-2012
Azimut Pub
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hC anniVierS, BiLan de mi-SaiSon La saison 2011-2012 de 3e ligue semblait plus ouverte que jamais et le premier tour a tenu toutes ses promesses : le lutte pour le haut du classement n’a rarement été aussi disputée. Le HC Anniviers figure en bonne position pour décrocher une des 4 premières places, synonymes de playoff « à domicile ». Malgré un début de championnat troublé par une chaleur toute printanière, nos Anniviards figurent au 4e rang, mais comptent 2 matchs de moins sur nos poursuivants directs. Afin de rattraper le retard, le calendrier de la reprise sera digne d’une équipe de NHL. Mais nos joueurs relèveront le défi, comme ils l’ont toujours fait, avec en point de mire : une performance en play-offs. Si Red Ice (Martigny-Verbier) demeure la grosse cylindrée de notre groupe, tout reste ouvert pour accéder au dernier carré de la compétition. Nous comptons sur votre présence nombreuse pour soutenir vos Anniviards ! Le HC Anniviers vous souhaite une bonne année 2012 et vous remercie pour votre soutien ! Classement (12.12.11) 1. HC Red Ice 24 pts 2. HC Monthey 18 pts
Calendrier 06.01.12 20 :30 HC Anniviers – EHC Raron 11.01.12 20 :30 HC Lens – HC Anniviers 14.01.12 17 :00 HC Phoenix – HC Anniviers (à Villars) 20.01.12 20 :30 HC Red Ice – HC Anniviers (à Verbier) 27.01.12 20 :30 HC Anniviers – HC Nendaz
3. HC Lens 17 pts 4. HC Anniviers 12 pts 5. EHC Visp 12 pts 6. HC Phoenix 12 pts 7. EHC Raron 9pts 8. HC Nendaz 6 pts 9. HC Sion 4 pts topscorer hC anniviers (12.12.11) Pierre Viaccoz 9 pts Mathieu Salamin 4 pts Jérémie Melly 4 pts Jonathan Viaccoz 3 pts David Viret 3 pts Mathias Melly 3 pts Thomas Salamin 2 pts 28
Postfinance trophy Le 9 décembre, le HC Anniviers et le Centre Scolaire d’Anniviers ont accueilli le tournoi écolier PostFinance Trophy, réunissant les 81 élèves de la 3e à la 6e primaire. A l’issu d’un tournoi longtemps indécis, les 2 équipes victorieuses dans leur catégorie ont décroché le précieux sésame ouvrant les portes de la demi-finale suisse. Rendez-vous le samedi 4 février dans la patinoire de Fribourg-Gottéron. Les personnes intéressées à accompagner leur enfant peuvent réserver une place dans le bus auprès du Centre Scolaire. Le transport est offert par le HC Anniviers.
SKi-team anniVierS, La SaiSon de noS PetitS ChamPionS Le Val d’Anniviers est très souvent sur la brèche cet hiver. Comprenant de multiples noyaux dynamiques de bénévoles, les différents ski-clubs de la Vallée ont et vont organiser de très nombreuses épreuves cet hiver. En effet, à côté de la station de Zinal qui s’est spécialisée dans l’organisation de courses de début et de fin de saison chez les adultes, tous les autres skiclubs vont se profiler cet hiver. Suite aux nombreuses courses organisées sur neige artificielle fin 2011, avec notamment un total de 4 coupes d’Europe, la station du Haut Val d’Anniviers a ouvert la saison des OJ avec la première confrontation OJ de la saison. Nadège Steiner, présidente du ski-club Zinal, a laissé cependant percevoir un instant de frustration dans cette épreuve parfaitement bien organisée car notre chef alpin cantonal, Paola Cavalli, n’a pas autorisé tous les OJ Valaisans au départ de la course. Notre groupe 2000 Anniviard, et parmi lequel la prometteuse Eva Etienne domicilée à Zinal, n’a ainsi pas pu montrer son talent, et ce malgré une excellente préparation d’avantsaison. Lors des fêtes, les skieurs Anniviards se sont répartis sur toutes les stations de la Vallée pour s’entraîner. Fin prêts, les OJ en ont décousu le dernier week-end des vacances à Vercorin alors que les cadets se sont mesurés à Zinal pour deux géants organisés pour les compétiteurs du Valais Central. Puis, les premiers championnats valaisans OJ de la saison 2012, ceux de super G, seront organisés par une entente ski-club Bella Tola St-Luc et ski-club Illhorn Chandolin lors du troisième week-end de janvier. Dès la semaine suivante, ce sera au tour de Grimentz d’organiser une épreuve pour les cadets, en l’occurrence une combirace qui est une épreuve spectaculaire associant le géant, le spécial et les sauts. La station qui avait bien su fêter le centième anniversaire de son ski-club l’hiver passé, par l’organisation d’épreuves de sauts spectaculaires, saura ainsi montrer son
savoir-faire par l’intermédiaire du dynamisme de son ski-club. Enfin, un comité ad hoc comprenant ClaudeAlain Art, entraîneur au Centre 5 Anniviers-Conthey de Ski Valais, Pascal Bourquin des remontées mécaniques et votre serviteur, organisera les premiers championnats suisses OJ de la
saison, ceux de vitesse. Ces derniers sont une manifestation se déroulant sur trois jours associant un super G et un super combiné. Ce ne sera qu’à la fin du mois de février que les OJ iront pour la première fois hors de leur terre pour une compétition, en l’occurrence un slalom spécial, à Thyon. Les championnats valaisans des épreuves techniques, géant et slalom, seront organisés dans le Haut-Valais alors que les championnats valaisans des cadets auront lieu aux Crosets, deux compétitions en mars. Entre deux, et notamment pour les plus jeunes skieurs de la
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Vallée, les ski-clubs du Val d’Anniviers remettront en jeu la Coupe d’Anniviers qui laissera cette année la possibilité à chacun des ski-clubs d’organiser une ou des épreuves combinées, et ce à côté de la course classique de géant, spécial ou combirace. On rappelle que la victoire était revenue l’an passé à St-Luc. Avec un calendrier Anniviard si chargé, il est légitime de se demander si les mordus du ski sont plus nombreux chez nous ou s’il y a un certain essoufflement chez nos voisins. Un peu des deux, nous a répondu Valentin Crettaz, chef OJ du ski team Anniviers. Ceci dit, il semble exclu que l’année 2013 soit autant fournie en compétitions dans le Val d’Anniviers, car les autres régions du canton, toutes heureuses qu’elles ont été d’arpenter nos routes de montagne, sauront à nouveau nous montrer leur sens de l’hospitalité l’hiver prochain. maurice Fellay
1e CourSe oJ VaLaiSanne ZinaL
Les premières épreuves de la saison OJ ont eu lieu à Zinal le week-end du 11 et 12 décembre. Dans un décor hivernal avec la neige arrivée début décembre, les épreuves se sont dérouadultes à Zinal 17 au 19 novembre 2011 Slalom et géants messieurs, course FIS 23 au 26 novembre 2011 Slaloms et géants dames, course FIS 2 et 3 décembre 2011 Géants, FIS juniors 6 et 7 décembre 2011 2 slaloms spéciaux de Coupe d’Europe dames 14 et 15 décembre 2011 2 géants spéciaux de Coupe d’Europe dames 20 au 22 décembre 2011 Géants et slalom dames, course FIS 6 au 10 avril 2012 Super G, géants et slalom dames, course FIS oJ (1997 à 2000) 10 et 11 décembre 2011 Zinal, course OJ cantonale Ford, géant et spécial 7 janvier 2012 Vercorin, géant du Valais Central 21 et 22 janvier 2012 St-Luc, championnats valaisans de vitesse 4 et 5 février 2012 Zinal, championnats suisses OJ de vitesse 25 février 2012 Thyon, spécial du Valais Central 10 et 11 mars 2012 Championnats valaisans de slalom et de géant 24 mars 2012 Nendaz, GP Migros 25 mars 2012 Combirace du Valais Central en un lieu à déterminer 7 avril 2012 Veysonnaz, finale Ford, géant cantonal
lées dans un climat de sérieux et de camaraderie. En présence du président de Ski Valais, Pirmin Zurbriggen, ce sont environ cent-huitante athlètes de trois années d’âge qui se sont mesurés. Chez les filles, les Anniviardes se sont mises en évidence par l’intermédiaire de Solange Perruchoud de Vercorin, troisième au slalom et Camille Vionnet de Zinal, sixième dans la même discipline. On a assisté à un formidable tir groupé en géant, avec la troisième et septième place des mêmes compétiCadets (2001 à 2003) 8 janvier 2012 Zinal, géant du Valais Central 28 janvier 2012 Grimentz, combirace du Valais Central 26 février 2012 Thyon, slalom du Valais Central 18 mars 2012 Les Crosets, championnats VS de slalom et de géant 24 mars 2012 Nendaz, GP Migros Coupe d’anniviers 15 janvier 2012 Vercorin, combirace 11 février 2012 St-Luc, slalom 10 mars 2012 Zinal, géant 31 mars 2012 Grimentz, finale
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trices, de même que la treizième place de Mauranne Etienne de Zinal. Chez les garçons, l’Anniviard de Mayoux, affilié au ski-club Grimentz, Guillaume Revey (photo) s’est avéré le meilleur Valaisan en slalom spécial terminant premier et deuxième. En géant, il est monté sur le podium. Du côté des organisateurs, on remercie le remarquable travail effectué par l’équipe Anniviarde, avec à sa tête Nadège Steiner, la présidente du skiclub Zinal. Ces derniers vont remettre l’ouvrage sur le métier avec notamment l’organisation des championnats suisses de vitesse qui vont avoir lieu les 3 et 4 février 2012, et ce sous l’impulsion du chef de centre de formation d’Anniviers-Conthey, ClaudeAlain Art. maurice Fellay
La FamiLLe etienne, un exemPLe danS Le haut VaL d’anniVierS Le Val d’Anniviers a vu passer énormément de personnalités dans le monde du ski. Hier, il y avait le participant olympique Armand Genoud, toujours aujourd’hui très en verve pour nous parler de montagne et de ski. Aujourd’hui, il y a son petit-fils Amaury, notre meilleur skieur Anniviard qui va tenter cette année de vivre son baptême du feu en Coupe d’Europe. Au niveau des dirigeants, on citera Dominique Barmaz qui a su organiser une Coupe du Monde à Zinal et qui est toujours membre du directoire du Centre 5 d’Anniviers. Cette année, ce dernier va mettre son expérience à profit pour organiser les championnats suisses OJ de vitesse. Il sera secondé par Pascal Bourquin, l’homme qui a su utiliser la neige artificielle pour faire de la station de Zinal ce qu’elle est devenue aujourd’hui : une station organisatrice de compétitions internationales. Mais parmi les jeunes, nous demandera-t-on ? Beaucoup de monde nous dira Valentin Crettaz, chef OJ du Ski Team Anniviers, notamment notre junior Justin Seitz et nos OJ, de même que notre groupe 2000. Mais parmi eux, qui vraiment ? En fait, des personnalités attachantes avec des destins parfois contradictoires. Parmi elles, on
vous citera la famille Etienne de Zinal. Madame, d’origine italienne et prénommée Laurette est née dans le Val d’Anniviers et y a toujours vécu. Elle a épousé Monsieur, prénommé Claudy, qui nous vient de quelque part dans le brouillard entre Neuchâtel et Fribourg. Assez vite, le couple a choisi de s’installer à Zinal pour toujours. Leur première fille, Mauranne, a tout d’abord regardé avec envie d’autres skieuses Anniviardes qui lui étaient supérieures. Comme elle est sérieuse et travailleuse, elle a fini par leur passer devant. Son entraîneur, Claude-Alain Art, ne tarit pas d’éloges sur elle. Il affirme qu’avec les progrès qu’elle a faits cet été, elle va en surprendre plus d’un cet hiver. Et aujourd’hui, alors qu’elle croyait que la formidable aventure allait s’arrêter à la fin des années OJ, elle se met à penser à une carrière qui va la faire passer par Brigue, histoire d’apprendre l’allemand et de parfaire sa connaissance des meilleures skieuses valaisannes. La petite sœur, Eva, est un véritable talent. Ambitieuse, elle écrit toujours des objectifs élevés sur un cahier en début de saison. Et normalement, ces objectifs, elle les atteint. Tout en profitant du sillage de sa sœur de trois ans son aînée, elle parcourt ainsi son chemin qui doit l’amener au sommet. Mais
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comme le chemin est encore long, elle sait qu’elle doit être patiente et que le plus important aujourd’hui est de maintenir la passion et le plaisir, deux vertus qui sont prônées par le reste de la famille comme par le petit monde des skieurs Anniviards. maurice Fellay
Le Coin du Bien-être Les armoises et la déesse artémis. En Arcadie vivait une Déesse qui courait les bois accompagnée d’une troupe de jeunes filles que l’on appelait Amazones. Dans son regard se reflétait comme une présence sauvage. Elle représentait la beauté et la santé. Quand elle passait au galop ses cheveux dansaient avec le vent. Les petits lapins et tous les oiseaux murmuraient son nom Artémis, espérant un regard de la belle. Indifférente elle suivait son chemin la tête haute sans un regard pour les petits habitants des sous bois. Sur son passage les grands arbres tremblaient en la saluant car ils savaient, les grands arbres, qui elle était. Artémis, antique maîtresse des bêtes fauves était une infatigable chasseresse. Elle les chassait mais les protégeait ainsi que les hommes.
Elle protégeait aussi toute la nature qu’elle préservait intacte. Les faibles et les femmes étaient aussi sous sa protection. L’intégrité faisait partie de sa vie. Artémis était une Divinité chaste et solitaire. Une distance avait été mise entre elle et le monde masculin. Actéon, beau jeune homme d’Arcadie, tomba éperdument amoureux de la Déesse et ne respecta pas l’interdit. Il vint chasser sur le territoire défendu et la vit se baigner. Dès qu’elle aperçut l’intrus, Artémis métamorphosa Actéon en cerf et le fit mettre en pièce par sa propre meute. Punition exemplaire, le chasseur subissait à son tour les souffrances qu’il avait imposées aux bêtes sauvages. Artémis, dont les pouvoirs étaient sans limites décida de créer une plante pour aider les femmes du monde entier.
La molène et le petit soupir. Il était une fois un petit garçon qui cherchait son souffle. Le petit bonhomme souffrait d’asthme et cela le gênait beaucoup. Sa maman qui connaissait les plantes sauvages lui prépara une infusion de molène. Il en but pendant plusieurs jours. Puis un matin, un soupir sortit de sa poitrine avec beaucoup de douceur. Le petit garçon se sentit soulagé. Le petit soupir, quand à lui fut très étonné de se retrouver dehors pour la première fois. Il avait essayé bien des fois, mais la poitrine de l’enfant était si oppressée que le petit soupir ne pouvait s’évader. Alors le petit garçon lui dit. Mais d’où viens-tu. Je ne te connais pas. Et c’est la première fois que je te sens et cela me fait du bien. Le soupir tout timide lui répondit. C’est aussi la première fois que je me sens
assez fort pour sortir de ta poitrine. Veux-tu me raconter ta vie de soupir lui demanda le petit garçon. Et bien ma vie c’est aussi un peu la tienne, car l’air que tu respires fait partie de ma famille et quand tu es malade et que tes crises d’asthme sont trop fortes, mon rôle c’est de t’aider, de sortir de ta poitrine tout cet air chargé de microbes qui encombrent tes bronches, puis de monter très haut prendre un bain dans les nuages et revenir emplir tes poumons d’air pur. Ta maman, en te faisant boire de la tisane de plantes, m’a donné suffisamment de force pour sortir de ta poitrine et te rendre la vie plus agréable. C’est grâce à son savoir qu’aujourd’hui nous sommes amis. Depuis ce jour-là, le petit garçon n’eut plus beaucoup de crises d’asthme car il appelait à son secours son ami le petit soupir.
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L’alchémille et le bassin des oiseaux. Au milieu des pentes bossues et des pierres à demi-écroulées un refuge de berger est construit là, seule bâtisse dans cette montagne au relief décousu. Les oiseaux et les insectes en ont fait leur paradis. Au dessus des forêts, dans les pâturages de haute montagne l’eau se fait rare si l’on habite loin d’un torrent. Devant la porte du refuge, un replat ou poussent pêle-mêle dans un gazon roux et dur, des orties, de l’épinard sauvage, de l’oseille, des chardons. Parmi tous ce monde végétal une petite plante verte à fleurs jaunâtres a trouvé sa place. Elle reste près du sol pour protéger sa tige les jours de grand vent, pour grandir à la chaleur de la terre et pour mieux capter la rosée du matin. Ses feuilles sont faites d’une façon un peu particulière, là où la tige prend fin et où naît la feuille une sorte de petit creux se forme. Quand la rosée s’y dépose cela ressemble à un minuscule écrin créé par la nature, portant un diamant éphémère. Si les journées sont belles et chaudes l’altitude et le sol parfois rocailleux des alpages ne permettent pas à la végétation de stocker suffisamment d’eau pour la partager ou tout simplement pour l’enfermer dans un réservoir naturel. Pourtant, l’exception existe, l’alchémille, qui, elle, garde la rosée du matin dans ses feuilles, permettant ainsi aux petits oiseaux et surtout aux insectes de survivre. Depuis que les hommes ont découvert la valeur de cette goutte de rosée, ils l’ont appelée eau céleste. L’alchémille à reçu le pouvoir de rendre la santé aux femmes, de soigner les angines, les plaies, les migraines. L’alchémille, la plante du lâcher prise. Josette Ganioz
notre hiStoire.Ch Cette photographie représente la mise en place de la croix (en pierre) à St-Luc, dans les années 1930-1940. En bas de gauche à droite : Basile Favre – Marc Zufferey (Frère de Théodore) En haut au centre : Albert Balmer. Sur la croix on peut lire 1935. Cette photographie, partagée par Henriette Gillioz-Salamin a reçu le «Prix notrehistoire. ch 2011, catégorie Document» Proposé par michel Savioz de Vissoie
Bienvenue aux non-résidents. abonnez-vous ! Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie de la Vallée, 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.
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15 ans du Freeride Zinal 22-25 mars 2012
Cette année nous fêtons les 15 ans du Zinal Freeride. Cet event a la particularité d’être à la fois le plus gros concours de freeride amateur de Suisse et la seule compétition indépendante (nous ne marchons pour aucun regroupement type FWT, FWQ ou Freeskiing World Tour), et nous le revendiquons! Luc Germann www.zinalfreeride.ch
La GenèSe anniViarde
D’après une antique tradition, écrite vers 1890 par le président Peter d’Ayer, plusieurs anciens du village prétendaient que le Val d’Anniviers fut découvert et primitivement peuplé par trois hommes venus du côté de l’Italie. Ils avaient probablement passé du Val Tourmanche sur le Glacier de Zmutt et traversé le Col Durand. Ils se fixèrent d’abord dans l’extrémité méridionale de la vallée avant de se répandre successivement dans la partie inférieure du Val d’Anniviers. Cette tradition, racontée au XIXe siècle par les anciens d’Ayer, possède un fond de vraisemblance, et nous aurions tort de prendre cette histoire pour des racontars sortis tout droit de l’imagination de conteurs qui égaillaient les veillées d’antan. L’apparition d’hommes primitifs par le passage du Col Durand à une époque très reculée peut être partiellement vérifiée par des faits géologiques, archéologiques et historiques. La colonisation des Alpes par des peuples sans nom et sans écriture est un lent processus d’adaptation. La formation de ces peuples alpins relève
© Jean-Louis Claude
Cela peut paraître téméraire de s’aventurer dans une histoire qui retrace les origines des premiers habitants qui ont peuplé le Val d’Anniviers malgré le fait qu’il n’existe aucune trace écrite. On ne pourrait qu’extrapoler, tout en gardant à l’esprit que mes récits sont des hypothèses basées sur des observations et des déductions intuitives. Il est naturellement important de prendre en compte les travaux et découvertes de ces cinquante dernières années de l’archéologie valaisanne sur l’origine des populations primitives de nos vallées alpestres. En ce qui concerne les hommes qui ont façonné les nombreuses pierres à cupules que l’on trouve dans notre vallée, mais également dans d’autres vallées valaisannes, il est nécessaire de remonter le temps pour bien comprendre comment les Alpes valaisannes ont été colonisées.
du mystère. Au fil des millénaires des groupes d’origines diverses ont investi petit à petit la montagne et ont inventé un mode de vie original.
l’Asie Centrale sont descendues dans la vallée de l’Indus et sur les contreforts himalayens par l’Afghanistan. Ils continueront leur migration vers l’ouest et 10 000 ans av. J.C, ces chasseurs-cueilleurs atteindront le ProcheOrient où là, ils commenceront à se sédentariser et s’initier à l’agriculture. La « révolution néolithique » est en marche…. Vers 6000 avant notre ère, cette migration a gagné l’Europe par deux chemins : le premier passe par les Balkans, c’est le courant danubien et le second par les côtes maritimes, c’est le courant méditerranéen. Le principal courant de colonisation qui a gagné l’Europe se stabilisera dans le bassin du Danube où il essaimera dans tout l’espace vacant pendant un petit millénaire. Le second courant longera les côtes de l’Adriatique et de la Méditerranée et s’étendra dans le Sud de la France, en Espagne et au Portugal.
On peut situer le début de cette colonisation des zones de montagnes plus où moins au Néolithique, entre 5500 et 5000 av. J.-C, avec les premiers cultivateurs-éleveurs qui établiront au début leurs habitats dans des vallées de basse altitude. C’est notamment le cas des premières colonies qui se sont installées dans le Valais, sur le site de la Planta à Sion, qui sont arrivées du Nord de l’Italie en traversant les cols alpins, profitant d’une période de réchauffement climatique particulièrement favorable. Cette nouvelle société d’agriculteurs amènera avec elle la culture des céréales et l’élevage de chèvres et de moutons qui remplacera l’économie de chasse, de pêche et de cueillette propre aux périodes Depuis le bassin du Danube des triantérieures dites du mésolithique. bus descendront dans la plaine du Pô, Durant la période où le Valais et ses s’installeront enfin sur les contreforts vallées latérales étaient couverts de des Alpes dans le Val Camonica, puis glace, des tribus venues des steppes de autour des lacs du Nord de l’Italie, 34
dans le Val d’Aoste, l’Ossola, etc. pour arriver enfin dans le Valais par les cols alpins de l’Albrun, du Simplon, d’Antrona, du Théodule et du St Bernard. Avant de continuer notre histoire, on peut déjà faire une première constatation. De la chaîne himalayenne à la chaîne des Alpes, partout où ces hommes se sont installés, ils ont laissé des traces sur les pierres, soit sous forme de pierres levées, soit sous forme de gravures ou alors sous forme de cupules. Les pierres à cupules sont particulièrement nombreuses dans les Grisons, le Tessin, l’Ossola, le Val d’Aoste et le Valais. Mais dans les Alpes valaisannes c’est dans le Val d’Anniviers que l’on trouve le plus grand nombre de pierres à écuelles. Le col du Théodule (3290 m.), chemin le plus élevé d’Europe, servit de voie de passage nord-sud dès le Néolithique. Une grande hache polie en roche verte provenant du fin fond de la Bretagne, découverte à 2400 m. d’altitude à 200 m. du chemin qui menait au col, et un abri sous-roche au-dessus de Zermatt, ont permis aux archéologues de déduire que le lieu était fréquenté au 5e millénaire av. J.-C. En 1959, des travaux effectués dans une ancienne moraine du glacier du Zmutt (au pied du Cervin, à 2160 m. d’altitude) ont permis de dégager, à 7,50 m. de profondeur, une forêt de mélèzes dont les troncs étaient couchés vers l’aval. Datés au carbone 14, ces arbres remontaient à 4200 ans av. J.-C. La base du Cervin entourée aujourd’hui de glaciers, fut longtemps couverte par de vastes forêts. Il n’était pas difficile pour ces hommes du Néolithique de passer le col du Théodule, descendre une prairie alpestre, traverser une forêt de mélèzes pour rejoindre le col d’Hérens, puis descendre la vallée de Ferpècle dégagée de ses glaces, arriver dans la région d’Evolène, suivre le cours d’eau de la Borgne pour déboucher dans la plaine du Rhône. Le long de l’itinéraire que je viens de mentionner, on a trouvé à 3000 m. d’altitude, des pierres à cupules et à la même hauteur une borne milliaire au-dessus de Bricolla.
La montagne n’a jamais vraiment constitué un obstacle pour des populations dont le seul moyen de transport était la marche. Nous en avons d’ailleurs la preuve avec Ötzi, cet homme de 45 ans retrouvé momifié naturellement à 3200 m. d’altitude, dans le glacier du Hauslabjoch, près de la chaîne du Similaun à la frontière entre l’Italie et l’Autriche. Il était enseveli sous une couche de glace et son existence a été révélée par la fonte importante du glacier en été 1991. Une datation par spectrométrie de masse a estimé que cet homme avait vécu à la période du Chalcolithique, c’est-à-dire 3200 ans av. J.-C. Cela nous prouve qu’à cette époque les montagnes n’étaient pas des murs infranchissables et que l’équipement vestimentaire de ces hommes leur permettait d’affronter ces cols sans difficultés. C’est justement à cette époque du Chalcolitique que l’on soupçonne une première pénétration par le col Durand dans le Val d’Anniviers. La seule trace que nous possédons est une pointe de flèche en silex à pédoncules et ailerons trouvée fortuitement à Zinal. Cette pointe de flèche devait probablement appartenir à un chasseur qui effectuait une incursion estivale à la recherche de gibier dans la forêt anniviarde. Les indices sont bien trop maigres pour pouvoir se forger une hypothèse solide. Le col Durand a été au cours des siècles un lieu de passage pour les Anniviards qui faisaient le commerce avec le Val d’Aoste. On dit que les gens d’Anniviers, avec leurs bêtes de somme, ont traversé la grande crête située au Nord-Est de la Dent-Blanche en suivant l’itinéraire qui passait audessous du Hörnli. On a découvert à cet endroit, tout près des rochers, un fragment de chemin tracé de main d’homme.
J. Jegerlehner, dans son petit livre intitulé Das Val d’Anniviers (Eifischthal) raconte que : « Souvent aussi, des vieillards nous racontaient que jadis des marchands de bétail avec leurs veaux, sont venus ici du Val Tourmanche à travers le col du Théodule et du col Durand. » Un autre témoignage de Julius Frödel rapporte en 1839 les dires des pâtres de la Lée « qu’il y a quelques années vivait un homme qui, chaque année, à plusieurs reprises et tout seul, armé d’une simple hache, se rendait en Italie pour se procurer du drap ». Le même Julius Frödel pendant sa traversée, le 1er août 1839, du Pas de Forcletta d’Ayer à la vallée de Turtmann, causant avec son guide d’Ayer, apprit de lui les détails suivants relatifs au grand glacier de Durand : « Il parla aussi beaucoup de la grande avance des glaciers car jadis on avait pu se rendre facilement en Italie. Des gens ajoute-t-il, avaient découvert en arrière du glacier des restes d’habitations et les traces d’une culture ancienne de la terre. » De 1800 à 1850, une phase froide comparable au Petit Age Glaciaire qui a existé à plusieurs reprises pendant les temps préhistoriques et historiques, condamna le passage du col Durand. Il fallut attendre 1858 pour qu’à nouveau le passage puisse être effectué par une bande de jeunes Anniviards dont l’un d’eux fut Jean-Baptiste Epiney, le premier hôtelier de Zinal. Mais alors, les trois hommes qui, d’après la légende, auraient découvert la vallée en venant du Val Tourmanche en passant par le Théodule, le glacier de Zmutt puis le Col Durand, qui étaient-ils ? Et qu’ont-ils découvert d’intéressant pour décider de s’installer dans le Val d’Anniviers ? Nous le découvrirons dans le prochain numéro des « 4 Saisons ».
Il existait en outre dans la montagne de Schönbühl un endroit qui portait (À suivre : L’ELDORADO ANNIVIARD ) le nom de « Balme des Anniviards » qui servait de refuge quand les voyageurs Jean-Louis CLaude se rendaient ou revenaient du Val Zinal d’Aoste. 35
a La renContre de noS Jumeaux, CitoyenS du LanGuedoC
© J.-C. Jouvenel
pour les fans, la tombe de Brassens. A midi, des plats gigantesques de fruits de mer comblèrent les amateurs. Puis la visite d’une cave de la région nous confirma que pour le vin, y’en a point comme nous !
L’idée de jumeler deux communes est née après la deuxième guerre, avec un but magnifique : resserrer les liens entre les nations européennes et les réconcilier, autrement dit, rapprocher les états en rapprochant les peuples. un parcours de 12 ans Le jumelage entre Ayer et Montferrier-sur-Lez est un modèle du genre, puisqu’il a rapidement abouti au mariage d’un Anniviard, pure souche, avec la fille du maire de Montferrier. Il y a maintenant, à Montferrier, une boîte aux lettres au nom de Famille Peter, et deux ravissantes petites filles blondes sont le fruit le plus accompli de la conclusion du jumelage signé en 1999. Aujourd’hui la commune d’Ayer n’est plus, mais la commune d’Anniviers a accepté de reprendre à son compte l’engagement pris envers les Montferriérains. en séjour à montferrier Dans le but de nouer ou renouer des liens avec nos amis français, une visite avait été programmée pour cet automne. C’est ainsi que, le 13
octobre, une quarantaine d’Anniviards quitta Vissoie à bord d’un car postal flamboyant pour se rendre dans le Sud de la France.
de grands moments Les deux soirées furent festives. Le conseil municipal organisa le souper du vendredi. Les discours du maire de Montferrier, Michel Fraysse, et de notre président, Simon Epiney, officialisèrent ces retrouvailles. L’amitié, l’humour et la convivialité étaient au rendez-vous. Clément Epiney et sa musique à bouche assurèrent l’essentiel de la contribution anniviarde à l’animation de la soirée, tandis que Michel Fraysse, très en verve, révéla, à ceux qui les ignoraient encore, ses talents d’orateur et son répertoire de blagues, parfois coquines. Quelques habitants de Montferrier chantèrent, avec un peu de difficulté, l’hymne provençal, la « Coupo santo ». Quant à notre interprétation de « Mon Hameau », sous la direction de Clément, elle ne fut pas à la hauteur de nos espérances. Il faudra songer à faire quelques répétitions avant nos prochaines rencontres.
L’an dernier, l’Association du jumelage s’était ouverte à toute la population de la vallée et avait accueilli plusieurs nouveaux membres. En octobre 2010, ceux-ci avaient eu l’occasion de rencontrer, et même pour certains d’héberger, des Montferriérains. Cette année, c’était à leur tour de jouir de l’hospitalité et du charme de l’Hérault. Le samedi soir, l’Association Culture et Loisirs, dont fait partie l’Association Au programme, deux jours de décou- du jumelage, fêtait son 40e anniververte d’une région magnifique, en saire. Une soirée de gala était orgaparfait contraste (altitude, relief, nisée, avec au menu des mets raffinés végétation, accent, etc.) avec notre et un groupe de jazz d’un excellent vallée. Premier objectif, le vendredi, niveau qui nous transporta à La Noula visite de Montferrier, sous la hou- velle-Orléans. La cuisine française, à lette experte et passionnante de Marc la hauteur de sa réputation, ne nous Seguin, ancien maire et spécialiste de laissa pas sur notre faim. l’histoire de la commune. Puis balade dans Montpellier avec, dans l’après- Le jumelage, un engagement à long midi, visite guidée de la vieille ville. Le terme samedi matin fut consacré à la visite Que dire de plus pour vous donner de Sète, avec son important port de envie de rejoindre l’Association du pêche, son Mont Saint-Clair d’où la jumelage ? Pas grand-chose, sinon que vue sur la mer, la ville et l’étang de la richesse de ces jours de rencontre Thau est époustouflante, avec aussi, réside essentiellement dans le partage 36
d’heures intenses, dans la transformation de parfaits inconnus en camarades, en quelques heures seulement, dans le sentiment d’amitié qui s’installe d’une année à l’autre. Croyez-en une habituée ! Janine Barmaz
Griment 027 475 18 55
fam. Zuffrey 3961 St-jean
027/475.13.03 lagougra.ch
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© dominique Zufferey
montferrier, en bref. Montferrier-sur-Lez est une commune qui compte un peu moins de 3500 habitants. D’une superficie de 770 ha, elle est située à 7km au nord de Montpellier, sur les rives du Lez, petit fleuve de l’Hérault. Le vieux village couronne une colline basaltique qui s’élève à 100m au-dessus de la mer. Adminissituées autour de la métropole. Monttrativement, Montferrier est intéferrier abrite des sites de recherche gré à l’agglomération de Montpellier scientifique, de renommée internatioqui regroupe en tout 37 communes, nale, spécialisés en agronomie.
12 sortes de fondues salle de banquets menu anniviard sur réservation
10e édition course nocturne Zinal Sorebois le 3 février 2012 rando’ Plaisir Possibilité de participer en individuel ou en couple. Départ au pont de la « Barmette » à peau de phoque ou en raquettes à neige (départ libre entre 18h et 19h), montée sans chronomètre, pasta-
party au restaurant d’altitude de Sore- peau de phoque ou en raquettes à neige (départ à 19h30), montée chrobois, puis descente en téléphérique. nométrée (970 m de montée/ 200 m de descente), pasta-party au restauCourse chronométrée Possibilité de participer en individuel rant d’altitude de Sorebois, puis descente en téléphérique. ou en couple. Départ au pont de la « Barmette » à accompagnants Rendez-vous au pont de la « Barmette » sous la salle polyvalente dès 19h00 pour le départ des coureurs, puis montée en téléphérique (dès 19h30) à Sorebois afin d’assister à l’arrivée des participants, pasta-party au restaurant d’altitude de Sorebois et descente en téléphérique.
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Inscriptions pour tous, y compris pour les accompagnants, sur place, à la salle polyvalente de Zinal, le jour de la manifestation entre 17h30 et 19h. Informations complémentaires: https://sites.google.com/site/nocturnezinal/ Le comité : Thomas Salamin, Jérémie Melly
FootBaLL-CLuB anniVierS equipe féminine – 4e ligue Entraîneur: Frédéric Salamin
que la transition s’est bien déroulée. Malgré 2-3 matchs difficiles, on a fait un bon 1er tour avec des victoires probantes, surtout dans la manière et dans la qualité du jeu proposé. Merci enfin à l’équipe pour son accueil et son engagement tout au long de ce 1er tour.
Que manque-t-il pour améliorer vos performances ? FS: Il est clair que nous devons nous améliorer dans tous les secteurs de jeu, mais je dirais qu’il manque surtout de la confiance en soi. Certaines joueuses ne sont pas conscientes de Quel est le bilan après le 1er tour ? leurs réelles capacités et qualités. Elles FS: C’est un bilan encourageant. Pour ont une grande marge de progression, l’équipe, il a fallu assimiler une nou- on va poursuivre notre travail dans ce velle méthode de travail après 3 ans sens. passés avec Didier Antille. Je pense
equipe masculine – 5e ligue Entraîneur: Patrick Genoud
Quel est le bilan après le 1er tour ? PG: Bilan plutôt positif en général, progression par rapport au dernier championnat, tant au niveau comptable que du jeu proposé. Amélioration de l’homogénéité de l’équipe et du niveau d’engagement (implication) des joueurs. L’esprit reste très bon, tout le monde tire à la même corde. Il reste bien sûr plusieurs points à corriger et à améliorer, notamment notre capacité à mieux négocier les matchs contre les équipes du haut du classe-
ment. Nous avons à plusieurs reprises craqué en fin de match. Les nouveaux vestiaires ont amené un engouement bénéfique à l’équipe. Les joueurs ont pris conscience de l’effort consenti par le club et la commune pour leur permettre de s’entraîner et de jouer dans de bonnes conditions. Que manque-t-il pour améliorer vos performances ? PG: Il manque du temps pour que tout le monde assimile bien les bases du jeu que nous voulons développer, notamment au niveau des nouveaux jeunes qui ont commencé cette année avec nous et qui sortent des catégories juniors. Nous sommes aussi limités dans notre temps d’entraînement par l’absence d’éclairage ; cela se ressent au niveau physique en fin du 1er tour car nous ne nous entraînons plus que 30-45 min. à cause de l’obscurité. Chaque joueur doit encore plus s’engager pour l’équipe (présence aux entraînements) afin d’être plus solidaire dans les moments difficiles, même si un pas important a été effectué dans cette direction ces dernières années. 39
Peux-tu compter sur un contingent suffisant ? FS: Je suis très satisfait du contingent. Il y a en moyenne 12 joueuses à l’entraînement et 15 joueuses pour les matchs. Le sérieux du travail fourni et la participation sont des éléments positifs et importants pour un entraîneur. Bravo à l’équipe. Quelles sont tes ambitions pour le 2ème tour ? FS: Il va falloir gommer certaines erreurs afin de nous approcher de plus en plus des meilleures équipes. Pour ce faire, on doit également mieux préparer et entamer nos matchs. Il y a encore trop de pression chez certaines joueuses et cela les bloque souvent. Enfin, et je dirais surtout garder une ambiance chaleureuse et soudée.
Peux-tu compter sur un contingent suffisant ? PG: Le contingent est très large (26 joueurs), je compte sur 18-20 joueurs réguliers (entraînements et matchs). Toutefois, en raison d’absences et de blessures, nous nous sommes retrouvés à 12-13 lors de quelques matchs. C’est pourquoi, chaque joueur doit se sentir plus concerné et indispensable, même s’il est difficile de donner du temps de jeu important à tous. Cela concerne surtout les jeunes qui doivent comprendre que leur tour viendra, mais qu’ils doivent être patients et faire quelques sacrifices… Quelles sont tes ambitions pour le 2ème tour ? PG: Nous visons au minimum 30 points à la fin du championnat, mais surtout une 3-4e place serait satisfaisante et concrétiserait l’évolution positive de ces dernières années.
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anniVierS touriSme niviers un lieu d’une grande richesse. Notre positionnement est très intéressant, ayant évité les écueils de certaines grandes stations qui ont perdu leur âme authentique, et n’étant pas tombé dans le stéréotype d’un Ballenberg grâce aux traditions vivantes sur lesquelles notre tourisme vient se greffer. Nos hôtes recherchent et apprécient ces aspects qui font notre unicité, et la demande pour des offres touristiques en lien avec le patrimoine est en augmentation. Ce patrimoine unique peut être mieux mis en valeur et nous possédons une grande marge de progression dans ce domaine. Il nous est cependant nécessaire de ne pas tomber dans le piège de transformer un patrimoine vivant en musée et de garder cette authenticité si chère à notre vallée, à ses habitants et à ses visiteurs.
La mise en valeur du patrimoine touristique anniviard, une histoire de personnes passionnées
Une solution est née d’une discussion avec Simone Salamin et Dilecta Epiney, qui terminaient leur formation de « guide du patrimoine » et qui souhaitaient mettre leurs connaissances au service du tourisme anniviard. Afin de coordonner nos efforts et d’éviter de partir tous azimuts, nous avons créé une commission « Patrimoine et Tourisme » composée de personnes motivées par la valorisation du patrimoine anniviard et issues de villages et de générations différentes. Ainsi, Yvonne Jollien de Fang, Paul-André Florey et Dilecta Epiney de Vissoie, Simone Salamin de St-Luc, Huguette Epiney de Chandolin, Jean-Christophe Lana de Mission, David Melly d’Ayer, Charly Abbé de Mayoux, Amélie Vouardoux et Emilie Salamin de Grimentz, de même qu’Adriana Tenda-Claude de Zinal et moi-même ayant grandi à St-Jean et habitant à Niouc, travaillons depuis le printemps 2011 sur le développement de notre offre touristique en lien avec le patrimoine.
Notre vallée a beaucoup développé ses activités sportives, tant hivernales qu’estivales, offrant ainsi des prestations qui nous permettent d’être concurrentiels et attractifs. Si la majeure partie de nos hôtes viennent en Anniviers principalement pour l’une de ces activités sportives, ils recherchent également de l’authenticité, de l’histoire et du patrimoine. Les activités en lien avec cette thématique ont toujours beaucoup de succès, à l’image de la fabrication du pain de seigle, des désalpes ou des visites des villages. Afin de ne pas nous éparpiller, nous La beauté de nos paysages et le patri- avons défini 4 projets prioritaires : moine de notre vallée sont nos spéci- réaliser un inventaire des biens patrificités non délocalisables et font d’An- moniaux d’Anniviers, créer des circuits 41
historiques dans les villages qui n’en possédaient pas et unifier les brochures existantes, travailler sur la promotion des musées et les rendre plus aisément visitables, et enfin créer un produit « tour des chapelles d’Anniviers ». Les membres de la commission travaillent sur ces projets en collaboration avec d’autres Anniviard(e)s motivé(e)s, faisant ainsi profiter notre tourisme des connaissances et des motivations de nombreuses personnes. Les premiers résultats seront visibles dès l’été 2012, notamment pour les circuits historiques des villages qui n’en possédaient pas. Vous pourrez ainsi découvrir un pan supplémentaire des merveilles de notre vallée. Ce type de collaboration est l’un des atouts majeurs de notre vallée, et si nombre de nos hôtes nous sont fidèles, c’est grâce à l’implication de tout un chacun dans le développement de notre tourisme. En poursuivant sur cette voie, nous garantirons des offres touristiques « vraies », authentiques et vivantes … le meilleur moyen de garder cette unicité qui fait la force d’Anniviers. Simon Wiget, directeur d’anniviers tourisme
ConCourS Photo myStère à La déCouVerte de Votre VaLLée
Façade et clocheton d’une petite chapelle, greniers « rectilignes », muret à géraniums.
où est-ce?
A. Ayer
B. Les Barmes
C. Cuimey
© nicole Salamin
Gagnez un forfait de ski pour une journée en Anniviers offert par les RMA! Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition d’avril du journal « Les 4 Saisons d’Anniviers ». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo de janvier » à l’adresse: Imprimerie de la Vallée, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie.
Délai de réponse: 15 mars 2012.
L’eCho deS aLPeS d’anniVierS en Fête La fanfare Echo des Alpes d’Anniviers se prépare à vivre une année 2012 riche en événements. En effet, la société a le privilège de célébrer trois manifestations en même temps, à savoir: le 112ème Festival des Musiques des Districts de Sierre et Loèche, son 125ème anniversaire ainsi que la 49ème Amicale du Rawyl. Ces festivités se dérouleront les 18, 19 et 20 mai 2012 à Vissoie. Un comité d’organisation ad hoc a été mis en place et œuvre déjà depuis plusieurs mois sous la houlette de Madame Marie-Noëlle Massy-Mittaz qui connaît bien la musique. En effet, elle a présidé durant plusieurs années la Fédération des Musiques des Districts de Sierre et Loèche. Les autres membres de ce comité sont : Jean-Marc Savioz (actuel président de la fanfare), Céline Genoud, Gérald Genoud, Joël Bonnard, Benoît Epiney, Vincent Epiney et Alain Savioz. Le 125ème anniversaire de la société sera célébré via la mise en place d’une exposition retraçant entre autres l’his-
toire de l’Echo des Alpes. Celle-ci aura lieu dans l’espace réservé à cet effet dans le restaurant Cholaïc à Mission. Les festivités s’ouvriront le vendredi soir 18 mai avec un concert exceptionnel de Didier Barbelivien. La population aura la chance de venir écouter cet auteur-compositeur-interprète de grands succès de la chanson française tels que « Michèle », « Mademoiselle chante le blues », « Mon mec à moi », « Les hommes qui passent », « Entrer dans la lumière », « D’Allemagne42», « On va s’aimer », « Sous les sunlights des tropiques », « Quand je t’aime » « Petite fille du soleil » « Et tu danses avec lui » « Méditerranéenne », « Il tape sur des bambous », « Ce qui me manque », « Rouge », « La rivière de mon enfance », « Les yeux d’un animal », « Elle m’oublie » ou « l’ Adieu ». Le groupe Scotch assurera la deuxième partie de soirée. Le samedi 19 et le dimanche 20 mai laisseront la place à des musiques plus traditionnelles. La journée du samedi débutera par la célèbre émission 42
radiophonique « Le kiosque à musique » qui sera diffusée en direct de Vissoie durant laquelle se produiront les sociétés locales anniviardes (fanfare, fifres et tambours, chorales). Elle sera suivie par l’Amicale du Rawyl. DJ David animera le bal en fin de soirée. Le dimanche de la fête réunira en effet pas moins de 17 sociétés de musique pour le festival, représentant pas moins de 800 musiciens qui se produiront tout au long de la journée. La fanfare Echo des Alpes, son comité ainsi que le comité d’organisation de la fête se réjouissent d’ores et déjà de pouvoir accueillir un public nombreux et toute la population anniviarde pour ce week-end de fête. Plus d’informations sur le site www.echodesalpes.ch Réservez dès à présent vos billets auprès de l’Office du tourisme au 027 476 17 10, chez Media Markt Conthey ou par courriel à l’adresse suivante: reservation@echodesaples.ch . Le prix du billet est de Fr. 58.- (entrée payante dès 16 ans)
montaGne-CLuB anniVierS hommaGe à dJai et JoCeLyne
Impossible de parler du Montagne Club Anniviers, dans ce premier numéro de l’année, sans repenser à la tragique disparition le 16 septembre dernier de Jérôme et Jocelyne sur la traversée des pointes de Moming. Impossible car Jérôme était un élément essentiel au sein du MCA, oeuvrant comme moniteur d’escalade et aspirant guide de montagne.
Depuis plusieurs années, Jérôme (dit Djai) mettait beaucoup d’énergie dans le partage de ses passions avec les jeunes du club. L’escalade était sa discipline de prédilection. Il dédiait tant d’énergie à travailler des mouvements sur un bloc ou en salle, consacrait tant de temps à l’ouverture de voies dans la salle d’escalade du club à Grimentz afin que les jeunes et moins jeunes grimpeurs découvrent la magie d’un placement pour surmonter le « crux ». Djai nous a fait découvrir l’escalade, la vraie ! Celle si belle et si facile lorsque le mouvement est parfait, celle des grandes voies et des bivouacs en forêt, celle de la liberté.
Difficile d’imaginer la suite du MCA sans lui. Et pourtant il faut à nouveau programmer les futures courses pour que les jeunes d’aujourd’hui découvrent la beauté d’une ascension, la satisfaction d’être au sommet et d’atteindre l’objectif fixé ; il faut à nouveau lever les yeux vers ces magnifiques silhouettes dans le fond de la vallée. Seule la formation peut limiter les risques encourus dans le milieu alpin. Un encadrement régulier, l’échange des techniques et des expériences personnelles permettront aux jeunes de notre club d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. Le MCA vous souhaite de passer une année 2012, riche d’expériences et de passions. Belle saison ! Pour le mCa, Pasco
3961 VISSOIE Tél. 027 475 26 22 Fax 027 475 26 15 bouchvallee@bluewin.ch
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orientation ProFeSSionneLLe et touriSme, Que Fait L’éCoLe ? Chaque année, les élèves du Cycle d’Orientation bénéficient de journées des métiers, en Anniviers et au CERM à Martigny en alternance. A cette occasion, les métiers du tourisme leur sont présentés ainsi que toutes les voies professionnelles. Rencontre avec Caroline Borgeat, conseillère en orientation au CO d’Anniviers, Marion Heu (photo) et Maxime Popoff, deux jeunes Anniviards qui ont choisi de conjuguer leur passion du tourisme avec une formation de qualité. (propos recueillis par Geneviève Constantin, directrice du Centre Scolaire d’Anniviers). Caroline Borgeat, vous êtes conseillère en orientation au Co d’anniviers. Quelle est la mission de l’orientation professionnelle dans les écoles valaisannes ? La mission de l’orientation est d’aider les jeunes à construire des projets scolaires et professionnels en accord avec leurs intérêts, leurs capacités, leurs valeurs et avec les possibilités de formation existant dans le monde scolaire et professionnel. Quels services spécifiques offrezvous aux élèves d’anniviers et à leurs parents ? Nous offrons aux jeunes et à leurs parents un accompagnement au choix professionnel et scolaire par différentes prestations : informations sur le système de formation et les professions; sensibilisation et découverte du monde professionnel par l’aide à l’organisation de stages, par la rencontre avec des professionnels dans le cadre des visites d’entreprises et d’écoles que nous organisons les mercredi après-midi, ainsi que lors de manifestations d’information telle que le salon des Métiers, qui aura à nouveau lieu en mars 2012 au Cerm à Martigny. En ce qui concerne le choix professionnel proprement dit, je reçois les jeunes et les parents qui en font la demande en entretiens d’orientation. Ces rencontres ont pour objectif d’aider le jeune à mieux se connaître, à évaluer ses compétences, à mettre en évidence ses valeurs et ses intérêts, afin de construire et de réaliser
son projet professionnel. La décision d’opter pour un métier ou une filière est profondément personnelle et doit être discutée en famille. Mon objectif est de donner les moyens à chacun et à chacune de devenir l’artisan de son projet professionnel. Les métiers du tourisme ont été longtemps négligés par les élèves d’anniviers au moment de leurs choix professionnels. La situation est-elle en train d’évoluer ? Ces dernières années, plusieurs jeunes ont décidé de se tourner vers des professions du tourisme. Pour que le jeune choisisse un métier de manière réfléchie, il faut d’une part qu’il soit informé sur le domaine, sur les possibilités de formation et les caractéristiques des métiers. Il faut d’autre part que les activités l’intéressent, qu’il possède les qualités et les compétences requises, ainsi que la motivation pour mener son projet à bien. Enfin, il doit trouver une place de formation. L’orientation ne fait pas de promotion pour un domaine particulier. Elle présente de manière objective et neutre les différents domaines et voies de formation, en collaboration avec les associations professionnelles, tout en étant attentive à la réalité socio-économique de la région dans laquelle les jeunes vivent.
durée de la formation : 3 ans, possibilité de faire une maturité professionnelle. titre délivré : CFC de spécialiste en hôtellerie ainsi qu’un Certificat cantonal de capacité de spécialiste à l’accueil. Particularités : 1e année théorique au CFP, 2e et 3e années en entreprise. Marion Heu, 16 ans, St-Luc, passionnée de théâtre, apprentie « spécialiste en restauration » à l’Hôtel Bella Tola.
durée de la formation : 3 ans, possibilité de faire une maturité professionnelle. titre délivré : spécialiste en restauration Particularités : Cours blocs à Leysin durant les saisons creuses, en établisMaxime Popoff, 16 ans, Zinal, aime sement hôtelier pendant les saisons le théâtre, le sport et la musique, touristiques. apprenti HGA (Hôtellerie, GastronoDans ces deux formations, l’apprenti mie, Accueil) au CFP. découvre la restauration, la cuisine, la gestion d’entreprise, l’entreposage, la logistique, les produits. Il s’initie aux connaissances concernant la vinification, la vigne, les vins du terroir et les vins étrangers. Il doit savoir assembler les vins et les mets, dresser les assiettes et connaître toutes les sortes de boissons. Durant les cours pratiques, l’apprenti s’exerce au service avec de vrais convives, parents, invités, professeurs ou autres apprentis. Qu’est-ce qui vous a conduit à vous diriger vers le tourisme ? maxime : J’ai grandi à Bruxelles où la 44
scolarité obligatoire dure jusqu’à 18 ans. Ce fut donc pour moi une grande surprise de découvrir à mon arrivée en Suisse en 2e année du Cycle d’orientation qu’il me fallait trouver une voie professionnelle pour l’année suivante ! J’ai toujours eu une attirance pour l’hôtellerie et je pensais que le service serait intéressant. J’avais signalé à la conseillère en orientation mon goût pour un métier varié, où l’on peut bouger et communiquer. Mme Borgeat m’a aidé en me faisant faire un test qui a démontré que l’hôtellerie était en tête de mes préférences. Ensuite, j’ai fait des stages à l’hôtel Europe de Zinal et à l’hôtel Bella Tola qui ont confirmé mon choix. J’ai donc décidé de passer les examens d’entrée pour la formation HGA. Sur les 60 candidats, seuls 20 ont été retenus. Mon entourage m’a soutenu dans ce choix professionnel. marion : A la base, je voulais devenir policière. Comme il faut un apprentissage avant de s’engager à la police, j’ai choisi de faire un apprentissage dans l’hôtellerie car j’aimais beaucoup la cuisine. La conseillère en orientation m’a aidé à confirmer mon goût pour ce secteur. Comme ma formation me plaît beaucoup, j’ai déjà renoncé au métier de policière et souhaiterais
poursuivre avec une formation de spécialiste en hôtellerie afin d’être plus polyvalente et de consolider ma formation. Après un CFC en restauration, cet apprentissage pourrait durer deux ans. J’ai hésité à devenir cuisinière mais dans mon entourage, on m’a soutenue et persuadée que le contact avec la clientèle serait plus adapté à mon goût pour la communication.
une formation est-elle indispensable pour travailler dans l’hôtellerie et la restauration ? marion et maxime : Oui, il est indispensable que les gens qui travaillent à l’accueil et au service dans les hôtels et les restaurants soient au bénéfice de formations solides. C’est grâce à une formation exigeante que les touristes reçoivent un accueil de qualité qui les incitera à revenir et à être fidèles au Val d’Anniviers. Le but de la formation est de permettre à un établissement de sortir du lot, d’être reconnu loin à la ronde pour la qualité de son service. Je rêve de voyager pour apprendre les langues, découvrir des hôtels à l’étranger et être finalement patron d’un établissement dans le Val d’Anniviers !
Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans cette profession ? L’expérience pratique qui est privilégiée, les connaissances nouvelles et spécifiques au métier, le contact avec les clients qui peut ressembler à une pièce de théâtre sans cesse renouvelée. Un client qui repart heureux d’un établissement est une grande fierté et une grande source de satisfaction. Je rêve ensuite de partir travailler dans Bon vent à Marion et Maxime ! des hôtels à l’étranger et peut-être, d’ouvrir mon établissement !
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CamP d’automne de La CLaSSe 2Co 2011
Le camp de deuxième du cycle du centre scolaire d’Anniviers s’est déroulé dans les montagnes de notre Vallée. Après une partie de pêche et un bon repas
De mercredi à vendredi, nous avons fait de l’escalade sur roche et sur glace, ainsi que la Via Ferrata et de la marche. Certains élèves avaient aussi préparé quelques animations pendant le temps libre comme le tir à l’arc, le feu de camp et une soirée jeux de cartes. Le dernier jour, nous sommes descendus à Grimentz par les gorges et avons grimpé à l’Ilôt Bosquet. Nous avons tous été heureux de pouvoir retrouver notre maison et de pouvoir passer une bonne nuit. Nous remercions les professeurs et les guides qui nous ont accompagnés composé de poisson et de soupe, le durant cette fabuleuse aventure. groupe se mit en marche vers le lac d’Arpittetaz où certains se sont accordé une Pour la classe de 2CO: Irwin, Kensley, baignade autant fraîche que méritée ! Thibaut et Yoann. 45
rétroSPeCtiVe de L’anniCLaSSCuP 2011 Les supers héros du jour La classe d’Anniviers 1991
www.bellatola.ch
De gauche à droite, rang d’en haut : Camille Germann, Kevin Epiney, Marc Solioz, Aurélien Epiney, Jérémy Salamin, Lucien Marandola, David Salamin, Julien Salamin, Fabien Epiney et Yann Crausaz. De gauche à droite, rang d’en bas : Coralie Viaccoz. Alicia Solioz, Lara Vianin, Sarah Constantin et Laetitia Leclercq.
Le 26 novembre dernier s’est déroulé la traditionnelle anniclasscup. Je souhaite, au nom de la classe d’Anniviers 1991, remercier toutes les personnes qui ont œuvré de près ou de loin à la réussite de cette manifestation. Un clin d’œil tout particulier à Patrick Leclercq qui a géré le souper, au groupe Scotch pour l’ambiance de la soirée et aux nombreux donateurs. Cette fête a connu un vif succès, pour la plus grande joie des organisateurs et aussi, ne l’oublions pas, de l’association Siargao Masaya qui recevra une partie des bénéfices.
www.becsdebosson.ch
Au plaisir de se réunir l’année prochaine pour faire perdurer ce mythe qui persiste depuis 14 ans.
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« Avant de lâcher, on lâche pas ! » anniclasscup 2011 Lara Vianin
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Impressum « Les 4 Saisons d’Anniviers » Comité de rédaction : Marc Genoud (Conseiller communal) Benoît Epiney (Présient HC Annviers) Jérôme Bonvin (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Pascal Zufferey (Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie de la Vallée) rédactrices : Adriana Tenda Claude, Nicole Salamin, Janine Barmaz, Simone Salamin Correctrice : Ursula Surber mise en page et impression : Imprimerie de la Vallée, Vissoie-Anniviers remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs mode de parution : trimestrielle Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
Les petites annonces gratuites
• A louer à l’année à Grimentz dès le 1er mai 2012. Appartement au rez d’un chalet, idéal pour 2 personnes. 079 448 16 61. • Le village de vacances à Zinal cherche un/e technicien/ne de surface. Nettoyage pendant toute la saison les samedis. 027 475 14 36. • Je garde enfants. Disponible de lundi à dimanche à 100%. Mon tarif est Fr. 5.- l’heure. 079 429 19 74. • A louer studio meublé à Vissoie. Fr. 520.- + charges. 079 686 48 79. • A vendre 1 table rustique en mélèze, largeur 1m60, longueur 80cm, épaisseur du plateau 4cm. Plateau démontable. Prix Fr. 350.-. 079 469 10 40. • A louer chalet 5 pièces, 6 personnes à Mission. Eté/automne CHF 700.-/semaine. Noël/Nouvel an + haute saison CHF 1’400.-/ semaine. 079 433 24 79. • Cherchons à louer à Grimentz à l’année : 1 garage. 076 700 73 62. • A vendre lit pour chalet 2 places avec sommier TB état, bois, CHF 50.-. 079 320 21 17.
Envoyez vos annonces, votre courrier et vos idées d’articles à :
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