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N 24 octobre 2016

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autom n e

NUMERO 24 | OCTOBRE ’16 | trimestriel

© Adriana Claude

Pauline, Luc, Max et Gaston 8 Renaissance d’un alpage

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Passion ski

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L’invitée

Adriana Tenda Claude

La beauté si spéciale du Val d’Anniviers agit comme un aimant, comme une inspiration à cultiver le sens de l’émerveillement dans sa vie quotidienne. S’émerveiller et pouvoir le partager est une chance. A l’Office du Tourisme de Zinal, parfois j’aperçois dans les yeux de certains hôtes cette lueur liée au plaisir de la découverte. Comme ce Japonais qui m’avait dit tout étonné : « Je ne savais pas que ce lieu existait… maintenant je sais que je vais revenir». Le secret c’est peut-être de regarder l’endroit où l’on vit comme le voyageur qui découvre un lieu pour la première fois… La vie quotidienne devient alors un voyage que l’on entreprend du matin au soir. Dans ma famille, chaque génération est partie vivre ailleurs en s’adaptant à une nouvelle langue, une nouvelle culture. Née d’une mère parisienne, d’origine russe, et d’un père italien, je suis très attachée à Domodossola et à la région de l’Ossola, terre riche de contrastes, entre les montagnes et les lacs, là où les Alpes se terminent pour laisser la place à l’horizon. J’aime l’atmosphère des villages en pierre, les montagnes bleues les soirs d’été, le lac de Devero l’automne et ses reflets émeraude. La beauté essentielle de la nature me touche profondément. Elle m’offre l’expérience de la présence et de l’unité. Par la photographie je cherche à l’exprimer. Les Indiens d’Amérique et saint François ont la même vision : le monde est perçu comme un tout où il n’y a pas de séparation entre soi et la nature, soi et le monde. C’est une démarche personnelle comme toute démarche intérieure, mais universelle, puisqu’elle revêt les mêmes carac-

téristiques chez tous les êtres humains. Je suis profondément convaincue qu’au cœur même des religions et des croyances, au-delà des dogmes et des différentes conditions géographiques et historiques, il y a une unité et une vérité unique. Mon lien avec le Val d’Anniviers s’exprime à travers l’intérêt que je porte à son histoire, à son patrimoine et à la vie de ses habitants. En un laps de temps très court, le mode de vie des gens a changé de manière radicale, mais est encore bien présent dans les mémoires. Le prouvent ces habitants passionnés qui prennent la parole au plus près de leur vérité, de leur histoire, en participant ainsi à la transmission d’une philosophie de vie simple et d’autant plus précieuse aujourd’hui. A plus vaste échelle, cette ancienne vie anniviarde de dur travail de la terre existe toujours dans de nombreux pays. Près du Lac Inlé, en Birmanie, en bordure des rizières, des scieurs de long se servaient de la même technique dont j’avais vu la démonstration à la Fête des métiers d’antan de Zinal. Les projets de valorisation du patrimoine, développés au sein de la Commission Patrimoine et Tourisme Anniviers, rendent l’histoire vivante et accessible, grâce à l’engagement et au vécu des habitants. D’où me vient cette volonté de partager

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et de valoriser ? Certainement du besoin d’être présente à ce qui m’entoure et de contribuer, mais aussi de l’envie de mettre à profit les outils cognitifs mis en exergue par la formation d’accompagnateur de projets de Moving Alps, tout comme la réflexion menée au sein de Parcours Arianna, cette formation de développement régional, destinée aux femmes, pour laquelle j’ai travaillé. Tout comme j’apprécie de partager l’émerveillement des voyageurs qui découvrent cette vallée, j’aime trouver de nouveaux chemins qui dévoilent d’autres points de vue sur le paysage géographique et humain d’Anniviers. Propos recueillis par Yanis Chauvel


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Sommaire 2 L’invitée

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HC Anniviers

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Les idoles sont de sortie

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Anniv’info

8

Pauline, Luc, Max et Gaston

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Les remuages

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Montagne Club Anniviers

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Ernest Melly, prêtre

14

Agricultrice par passion

30

Face ouest du Weisshorn

16

40 ans du FC Anniviers

36

Aventure à Ponchet

17

Mais qui est donc Oncle SAM

37

Ponchet, revitalisation

18

Anniviers, muse des auteurs

39

Passion ski

19

Un raconteur d’histoires

44 enviedebouger.com

20

Renaissance d’un alpage

46

Notre histoire.ch

Concours

à la découverte de notre vallée

A / L’Arpitetta B / La Volermo

Comment se nomme le torrent avec cette cascade, C / La Mominguette au pied Nord du Besso ? Un bon de 50.au Grand Hôtel de Chandolin Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition de janvier du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo d’octobre » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 12 décembre 2016

© Photo Lambert Zufferey

Le gagnant de l’édition n° 23 est Claude Crausaz, Zinal La réponse était: Le bisse des Sarrasins

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jeunesse

Les idoles sont de sortie

Ecrit dans le cadre du cours de français par Chloé Nervitto, Léane Melly, Florian Monnet, Samuele Hor Idole : personne qui fait l’objet d’une admiration passionnée. Les idoles d’hier et d’aujourd’hui Au fil des années, nous nous sommes rendu compte que nos idoles avaient bien changé. Tenez, par exemple, qui se souvient encore de Mandy Smith, chanteuse des années 80 ? Par contre, qui n’a jamais entendu parler du phénomène Nabilla, la

star de téléréalité qui est à l’origine de la célèbre expression « Allo quoi ??! », qui a poignardé son compagnon et qui a, tout récemment, snapchatté* son procès pour ses fans ? A l’époque de nos parents, les célébrités avaient beaucoup plus de mérite et il était très difficile de se faire connaître, alors que de nos jours avec les réseaux sociaux et la téléréalité il est très facile de se faire une place dans le monde des célébrités. Aujourd’hui le physique joue un rôle très important (Kim Kardashian connue grâce

à sa téléréalité et reconnue grâce à son physique avantageux) alors qu’auparavant le talent avait un rôle plus dominant que le physique, par exemple Edith Piaf, la chanteuse mondialement connue qui n’a pas été gâtée par la nature. Le comportement est aussi un critère qu’on ne peut pas négliger. Plus les gens sont fous, plus le public aime, car nous vivons dans une époque où l’originalité prime sur la sagesse de nos aînés. Quant aux clips, moins il y a de tissu, plus cela fonctionne.

Le phénomène Youtube Connaissez-vous Youtube ? Pour nous, les ados, c’est un mot très familier. Si vous vivez dans une grotte, sachez que Youtube est un site internet où l’on peut poster et visionner des vidéos concernant tous

les sujets. C’est grâce à cette plateforme que de nombreux inconnus se sont fait remarquer d’une façon très simple : se filmer en faisant diverses activités comme le maquillage pour EnjoyPhoenix, le gaming pour Squeezie ou encore la comédie pour

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Norman et Cyprien. Etre youtubeur est un travail très répandu aujourd’hui. Oui, c’est bien un travail, avec un salaire qui correspond au nombre de vues qu’ont atteint les youtubeurs sur leurs vidéos. Il y a aussi beaucoup de chanteurs qui se sont fait


connaître sur Youtube comme Justin Bieber. Ces personnalités ont beaucoup d’influence sur les jeunes, qui vont même jusqu’à les imiter, voire changer de personnalité pour leur ressembler. Les jeunes d’aujourd’hui sont donc très influençables, surtout par les célébrités. Le phénomène Prince Récemment, Prince, une des plus grandes ‘’idoles’’ du monde nous a quittés le 21 avril 2016 à l’âge de 57 ans. Après sa mort, les hommages venant de nombreuses célébrités telles que Barack Obama, Mike Jager,… se sont multipliés sur tous les réseaux sociaux.

« Terriblement attristée par cette nouvelle bouleversante… Il est vraiment une légende et un héros pour moi. Repose en paix Prince. »

Nous avons interrogé 97 personnes dont la majorité estime que les héros de nos jours ne sont pas bien, ne donnent pas une bonne image et n’ont pas de mérite. En observant ce graphique, on peut constater que la plupart des enfants de moins de 10 ans ont une préférence pour les personnages de dessins animés. Beaucoup de gens, principalement les femmes, sont attirés par les chanteurs. Tandis que les sportifs sont plus populaires chez les hommes. Certains n’ont pas d’idoles. Surtout les 18 – 45 ans. Beaucoup de jeunes sont séduits par les youtubeurs dont la popularité ne cesse d’augmenter. En conclusion, nous avons constaté que les idoles ont beaucoup changé. Aujourd’hui elles ne sont plus uniquement connues pour leur talent, mais aussi et surtout pour leur personnalité et leur physique. *Snapchatter : poster des photos ou vidéos éphémères de quelques secondes sur le réseau social Snapchat

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voyage

Pauline, Luc, Max et Gaston 9 mois aux antipodes

P

auline, Luc, Max et Gaston vivent en Anniviers depuis 11 ans, dans un mayen entre Ayer et St Luc. Les enfants, Gaston 11 ans, Max 13 ans, fréquentent le centre scolaire de Vissoie. Pendant le voyage, c’est Pauline et Luc qui les ont coachés dans leur travail scolaire et lorsqu’ils sont revenus, ils ont pu réintégrer leurs classes sans problème. La famille a déjà fait plusieurs longs voyages ensemble.

Une famille riche en liens tissés et en partages d’expériences Partir, cela demande un certain courage, de la motivation, de la curiosité, de l’organisation, partir ce n’est pas toujours la même aventure pour chacun… Pauline voyage parce que ça la met de bonne humeur d’être en voyage. C’est elle le moteur, elle qui tire toute la famille dans l’Aventure. Avant de partir, elle est angoissée et cela lui demande un effort de prendre congé de la vie quotidienne. Ce qui la motive c’est qu’elle sait qu’après, elle est tellement bien. Pauline aime le mouvement que génèrent ses pérégrinations, quitte à épuiser ses proches parfois ! Le mouvement la libère, « ça enlève la mousse », elle se sent elle-même lorsqu’elle est en voyage. Ici elle a souvent l’impression que les exigences du quotidien l’enferment. Lorsqu’elle était enfant, avec ses parents, elle déménageait presque chaque année. En Anniviers c’est la première fois qu’elle s’est posée, grâce à sa famille mais grâce à la montagne aussi.

Quand elle veut se délivrer, elle part crapahuter dans la montagne et elle se retrouve. Elle voyage aussi pour voir l’extraordinaire dans des petites choses. Luc aime l’espace de temps qu’offre le voyage pour être tous ensemble. Il apprécie le partage et les liens profonds qu’il tisse avec ses fils et sa femme en vivant des expériences communes. Pourtant, il est profondément sédentaire dans l’âme, et sans l’impulsion de Pauline il ne partirait certainement pas. Le paradoxe est Les pays visités: Mongolie, Chine, Tibet, Birmanie, Vietnam, Cambodge, Bankok, que même en voyage Australie et Indonésie (dessin de Luc) il est sédentaire. Pauline nous dit qu’il est doué pour se lier, des histoires à raconter à ses copains et ça avec le petit vendeur de crêpes du coin de lui plaît. Certains l’envient, d’autres sont la rue, par exemple. Elle est fascinée par horrifiés et ne voudraient pour rien au la manière dont Luc voyage car il incarne monde prendre sa place. Il aime aussi être en quelque sorte sa phrase préférée: «Rien en mouvement, comme les nomades. Il y n’est plus vaste que la pointe d’un cheveu»1 a toujours des choses nouvelles à découLorsqu’il rentre il est nostalgique, habité vrir et on ne s’attache pas me dit-il. Lors et soutenu par les gens qu’il a rencontrés, de ce voyage, il regrette un peu d’avoir par leur souvenir, leur énergie, pendant de vu autant de pays ; il faut toujours tout nombreuses semaines encore. réapprendre: une nouvelle monnaie, une nouvelle langue, c’est parfois épuisant. S’il Max retourne en Mongolie, il aimerait y rester aime bien partir car lorsqu’il revient il a longtemps et vivre comme un Mongol,

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Dehors, le ciel est immense, le silence sans fond, l’espace inhabité et la solitude écrasante

donner un coup de main en échange de l’hospitalité, puis repartir plus loin, avoir un troupeau peut-être. Il aurait volontiers passé ces neuf mois uniquement dans ce pays. Ce voyage ça valait le coup ! de toute façon on a intérêt à dire ça dit-il, en regardant ses parents d’un air taquin ! Gaston avoue que lorsqu’il part la maison lui manque, la Vallée, ses copains. Mais c’est aussi bien de partir. Pour lui, en Mongolie tout était bien sauf la nourriture. En Australie c’était super bon, on cuisinait alors c’était la même chose qu’à la maison. Ses pays préférés ont été la Mongolie et l’Australie. Lorsqu’ il revient il est content et aussi triste parce que c’est fini. Pauline écrit comme un grand écrivain voyageur; voici un bout de texte qui va vous faire rêver et voyager je l’espère : «Le premier mois, on a parcouru le centre de la Mongolie, le plus souvent à cheval, le long des rivières serpentines, à travers les steppes herbeuses et dans les forêts jaunes de mélèzes et de bouleaux. Ces chevaux étaient comme des dragons cocaïnomanes. On a galopé, on s’est baigné dans des sources chaudes d’eau sulfureuse, on a mangé une marmotte et vu un chaman de

deux mètres de haut au strabisme prononcé. Près de jolies chutes d’eau, on a grillé du poisson, ramassé des plumes d’aigle et observé des gravures rupestres oubliées. On a vu un loup, que Duracell et Luc ont pourchassé à moto en pleine nuit avec une torche et un vieux fusil de l’armée russe. Le sol était partout jonché d’ossements blanchis par le vent, de crânes de chevaux, d’entassements de fémurs et d’omoplates, de mâchoires de yacks et d’osselets de chèvres. Les bergers galopaient comme des démons à la poursuite de leurs troupeaux, armés de leurs perches à lasso. Dans une forêt de magiciens tapissée d’herbes rouges, un minuscule temple dédié aux Nagas des arbres côtoyait la grotte enneigée de Zanabazar.

Desert de Gobi Nous partons dans le désert du Gobi avec un minibus russe conduit par Punskâ, vieux lion roi des chauffeurs, fils du Gobi. Il sait démêler l’écheveau des pistes et extirper sa machine des bancs de sable mou. La jeune interprète Munkhtuya, fille des forêts de l’est, nous accompagne. Deux mille kilomètres de pistes à travers du vide rectiligne. Terre noire, herbe jaune.

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Rarement, une minuscule yourte se noie dans ce vertige horizontal. La planète herbe s’étire sans limite. Elle a déjà presque oublié les hommes. Des troupeaux de gazelles s’élancent comme des fusées, traversant des plateaux anthracites couverts de buissons verdâtres. Au loin s’évaporent des mirages (……) Dans le désert du Gobi, il y a 0,3 habitant par kilomètre carré, soit environ une yourte par quinze kilomètres carrés. Hommes et femmes s’y entassent ; l’un aère le lait de la traite des chamelles et le cuit dans une large casserole en fer blanc sur un vieux poêle en tôle. L’autre fume tranquillement. Un troisième fait de la divination avec des rotules de chèvres, l’air préoccupé. Une femme parcheminée moule des fromages acides de yack en rigolant. Un nouveau-né dort. Une jeune fille effrite au marteau des galettes de bouse pour nourrir le feu. Trois invités boivent de la vodka faite maison, distillée à partir du yaourt, en racon-tant comment ils ont tué un loup. Dehors, le ciel est immense, le silence sans fond, l’espace inhabité et la solitude écrasante. C’est là le lieu de l’intimité : là qu’on est seul, là qu’on rêve, là qu’on chie, là qu’on pleure, là qu’on se lave au puits


produisent pas de déchets mais nous oui. On reçoit le bol de lait de jument fermenté de la main droite, en se tenant le coude, on ne grimace pas et on le rend sans dire merci, car utiliser ce mot puissant pour des futilités le détruit (….)

Ils aiment quand leur yourte est pleine et que chacun a le ventre bien rempli

ou au ruisseau, là qu’on fait l’amour et là qu’on s’engueule (…..) La yourte est un espace très codé où on obéit à des règles strictes et indiscutables. On ne frappe pas avant d’entrer. On enjambe le seuil du pied droit sans le heurter car il est la nuque du plus vieil homme de

la maison. On ne passe pas entre les deux piliers centraux pour ne pas séparer le mari de l’épouse. On ne siffle pas, car ça attire les mauvais esprits. On ne jette pas son mouchoir en papier dans le poêle, parce qu’un déchet n’est pas une nourriture digne pour le dieu du feu - ça fâche Luc car il n’y a jamais de poubelle, les éleveurs ne

Chaque soir, nous devons chercher un refuge pour la nuit. Où dormir ? Les nuits sont glaciales et il y a quelquefois de la neige au matin. On jumelle le désert en quête d’une yourte où demander l’hospitalité. Les habitants ne disent jamais non et pourtant ils sont souvent déjà quatre ou cinq à habiter dans quinze mètres carrés. Munkhtuya dit que les éleveurs souffrent de leur isolement et qu’ils veulent avoir des nouvelles de l’extérieur. Ils aiment quand leur yourte est pleine et que chacun a le ventre bien rempli. Ils sont de plus intrigués par cet enfant blond au deel bleu et par l’autre petit blanc qui chante des tubes mongols à la mode. L’accueil est une loi dans la steppe comme dans le désert ; les Mongols chevauchent des jours durant sans eau ni vivres ni couverture car ils savent que dans chaque yourte ils pourront s’abreuver, se nourrir et se protéger du froid.» 1

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sport

Montagne Club Camp d’escalade été 2016

S

ac à dos sur les épaules, nous sommes prêts à entamer notre premier jour de camp en Haute-Savoie. Nous avons marché jusqu’au site de Mont-Chauffé où nous avons passé une magnifique journée d’escalade. Grimpant toujours plus haut sur cette grande paroi de calcaire, nous avons pu admirer le paysage. De plus en plus habitués au rocher, nous enchaînons des mouvements plus techniques. Pieds et mains douloureux nous retournons fatigués au refuge d’Ubine, où nous passons une chouette soirée. Petite blague du jour: Que dit une vache à une autre quand elle grimpe? Donne moi un peu plus de moooouuuh! (donner du mou signifie donner plus de corde) Deux longues journées de marche nous attendent pour nous rendre du gîte d’Ubine jusqu’au camping où nous dormons comme des marmottes congelées, puis du camping au refuge de la Dent d’Oche d’où nous admirons un magnifique coucher de soleil.

En redescendant du refuge nous faisons une petite course d’orientation, nous devons nous rendre à Bernex où Pasco et Antoine nous attendent avec la voiture. Après un petit trajet en voiture nous faisons un saut au lac Léman pour nous laver avant de retourner à Vissoie. Qu’est-ce que la grimpe t’apporte? Aléa: Un sentiment de liberté quand je suis dans la montagne avec des personnes qui partagent la même passion que moi. Isaline: La satisfaction quand on arrive au sommet d’une voie. Qu’est-ce que tu aimes dans la grimpe? Lucie: Les sensations fortes que nous procurent les mouvements compliqués qui nous amènent au sommet d’une voie. Lucien: Passer un bon moment avec les copains. Un grand merci à Antoine et Pasco qui nous ont fait découvrir de superbes paysages. Aléa et Isaline

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agri culture

Agricultrice par passion

I

l est vrai qu’Aymeline, 23 ans, est tombée dedans dès sa venue au monde. Fille d’agriculteur, le bétail et le train de vie de paysan de montagne ont fait partie de son environnement depuis toujours. Première surprise quand j’arrive à la ferme pour rencontrer Aymeline, la radio diffuse de la musique pour distraire le taureau et les deux veaux pas encore sevrés, donc trop jeunes pour sortir au pré. Bonne ambiance, jeune et dynamique ! Le reste du troupeau broute tranquillement entre Pinsec et Mayoux. Le choix d’Aymeline A un moment donné, l’école obligatoire terminée, il faut se positionner et choisir une voie pour l’avenir. Sa passion se portant naturellement vers l’agriculture et l’élevage, la décision de concrétiser cette envie n’a pas été difficile à prendre. L’école de Châteauneuf et sa section « agriculture » a répondu entièrement aux attentes d’Aymeline. Elle a pu passer sa première année au domaine agricole de l’Institut, la deuxième dans une ferme à Médières et la troisième à Chamby. Toutes ces expériences lui ont été profitables et très instructives au point qu’Aymeline espère pouvoir tenter dans un proche avenir un nouvel essai dans une autre ferme pour consolider ses acquis. Ici, en Anniviers, sa réalité se compose d’une occupation à mi-temps comme factrice et le reste du temps comme paysanne. En effet, dans son cas, il n’est malheureusement pas viable de se consacrer uniquement à sa passion. Ainsi, elle a trouvé un bon compromis qui lui permet d’allier l’utile à l’agréable.

Une œuvre commune L’exploitation est toujours au nom de ses parents, Aymeline se considère comme une employée. Le travail se partage en famille, son compagnon Grégory est aussi passionné qu’elle et cela permet une belle harmonie d’équipe. Les parents d’Aymeline exercent eux aussi un autre métier pour compléter les revenus : menuisier-charpentier indépendant pour Bruno le papa, aide-familiale au CMS pour Véronique, la maman. Grégory quant à lui est menuisier de formation et travaille à la voirie de la commune. Avant et après leurs journées respectives, tout ce petit monde, à tour de rôle ou ensemble si besoin, s’affaire à l’autre partie du travail à la ferme, la traite matin et soir, les soins, le fourrage, le nettoyage…

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Au gré des saisons Après l’hiver passé à la ferme, le bétail se régale d’herbe fraîche au printemps sur différentes prairies entre Pinsec, Mayoux, St-Jean, les Crêts, les Ziettes. Dès la mi-juin, suivant la météo, le bétail inalpe à Tracuit, alpage privé au-dessus de Zinal. Les vaches bonnes marcheuses seront amenées à Composanne, plus haut encore, sur le chemin de la cabane de Tracuit. Pendant ce séjour d’une durée de 100 à 110 jours, quelqu’un monte tous les 2 jours surveiller et soigner le troupeau qui reste dehors à temps complet. Durant l’été, les foins et refoins seront récoltés dans la vallée, en plaine du côté de Randogne, de Loc, de Chalais. Certaines années, une troisième coupe est possible. A l’époque, les paysans d’ici migraient vers la plaine plusieurs fois par an pour cultiver et


Joies, espoirs et craintes Son plaisir à Aymeline est de participer à l’entretien du paysage qui, sans le bétail, serait envahi par les forêts. Son espoir est que plus de jeunes s’engagent dans ce domaine ; il en existe d’autres dans la vallée qui ont choisi cette noble occupation, mais Aymeline en est bien consciente, les difficultés en découragent plus d’un. Le travail est astreignant et il n’est malheureusement pas possible d’en vivre, une occupation annexe est indispensable. D’ailleurs, sa sœur aînée a fait un autre choix, elle étudie l’économie à l’université de St-Gall. Quant aux craintes, pourquoi en avoir ? Poursuivre sa voie au mieux, garder espoir, sauvegarder son indépendance et surtout entretenir cette passion qui constitue le pilier de son parcours d’agricultrice. Voilà le bel environnement d’Aymeline. entretenir vignes, prés et champs, puis répétaient inlassablement le même labeur en altitude pour avoir plus de chances de s’en sortir. Aujourd’hui encore, les paysans ont besoin de terres en plaine pour les mêmes raisons. Dès la mi-septembre, après la désalpe, le bétail retrouve ses lieux de pâture plus bas,

à l’altitude des villages, jusqu’au début ou à mi-novembre selon les circonstances. Puis, l’hiver approchant, la ferme retrouve son animation. Construite en 1990, elle se compose de 16 vaches, 7 veaux, 6 modzons (âgés de 2 ans), 3 génisses (âgées de 3 ans), 2 ânes, 1 taureau, 1 lapin, 1 chat et 1 chien.

Simone Salamin

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40 ANS

DU FC ANNIVIERS

8-9 OCTOBRE 2016

Spectacle Yann Lambiel 8 octobre 2016 - Vissoie - 15 -

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sport

40 ans du FC Anniviers l’occasion des 40 ans du FC Anniviers, le comité a décidé d’organiser une grande fête les 8 et 9 octobre 2016. Christian Caloz, Président du club depuis 9 ans, nous précise le programme de ce jubilé et nous parle de ce club qui lui tient perticulièrement à coeur. Pourquoi es-tu président du FC Anniviers ? J’ai joué en juniors à Sierre puis, quand je me suis installé en 1983 à l’année à StLuc, j’ai été sollicité par le responsable des juniors de l’époque, James Roux, pour entraîner une équipe. Depuis lors, j’ai toujours participé à la vie du club, d’abord en tant que joueur et entraîneur des juniors, puis comme membre du comité. En 2007, suite à de nombreux changements au sein du comité, j’ai accepté de reprendre la présidence du club. Ma motivation principale est le football amateur et juniors. Je ne me suis jamais lassé de regarder des matchs au bord du terrain, quelles que soient les équipes de juniors ou d’actifs. J’aimerais encore avoir plus de temps pour suivre nos joueurs. Il faut également une grande disponibilité pour gérer le club ? Il faut surtout être bien organisé au sein du club. Là, je peux compter sur un comité très actif dont les tâches sont très bien distribuées entre le secrétariat (Valérie Naoux), les finances (Marcel Barmaz), la section des juniors (Raphy Aymon et Yann Melly) et les infrastructures (Steve Schmidt). Pour donner l’occasion de jouer du football, il faut des installations qui nécessitent des personnes qui s’en occupent comme

pour l’entretien et le marquage du terrain (Raphaël Antonier), le nettoyage des vestiaires et l’exploitation de la buvette (Tina et Lino Das Neves) ainsi que l’entretien des vestiaires (Roger Taramarcaz). Le comité a aussi comme tâche de trouver les entraîneurs pour les équipes et cela n’est pas toujours facile dans une vallée qui ne bénéficie pas d’un grand bassin de population. On doit parfois composer… Combien d’équipes compte le FC Anniviers ? Nous avons l’équipe masculine qui évolue en 5ème ligue et une équipe féminine. Chez les jeunes, 3 équipes sont inscrites en championnat : des juniors C, D et E. Malheureusement, nous n’avons pas les effectifs pour inscrire des juniors A et B, mais ceux-ci peuvent continuer à pratiquer leur sport favori avec le groupement Sierre-Région duquel le FC Anniviers fait partie. Si on tient également compte de l’école de foot, entre 80 et 100 jeunes et moins jeunes se retrouvent chaque semaine sur le terrain de la Navizence. Cela fait effectivement beaucoup de personnes pour gérer le club ? Et j’en ai certainement oublié, comme Cindy Berner pour le site Internet ainsi que les arbitres et mini-arbitres que l’AVF

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exige. Nous n’avons actuellement qu’un seul arbitre officiel (Jérôme Crettaz) et s’il y a des personnes intéressées, n’hésitez pas à nous contacter. 40 ans du FC Anniviers, ça se fête ? Oui, c’est l’occasion de marquer une étape de la vie du club, de nous faire connaître et de réaliser avec le concours de la Commune un des derniers investissements nécessaires, à savoir l’éclairage du terrain de football. Avec un programme ambitieux comme le spectacle de Yann Lambiel ! La manifestation aura lieu les 8 et 9 octobre 2016. Elle débutera le samedi avec les matchs de championnat de nos équipes à Mission. Le point fort sera effectivement le spectacle de Yann Lambiel qui aura lieu le soir sous tente à Vissoie. Le dimanche 9 octobre 2016 sera consacré à la partie officielle et au repas de soutien. Le programme définitif n’est pas encore fixé à la date de cette interview (12.08.2016).

En bas de gauche à droite: Georges Solioz, Christian Melly, Charly Bonnard, Francis Salamin, Gérard Epiney, Robert Solioz en 1978

A

En haut de gauche à droite: Bernard Zufferey (entraîneur), Nicolas Viaccoz, René Massy, René Crettaz, Jean-Pascal Solioz, Gaby Solioz, Jean-Michel Zuber, Aimé Melly (Président)

8 et 9 octobre 2016


tourisme

Mais qui est donc Oncle SAM

A

utant le dire tout de suite, nous ne parlons pas – dans ce cas précis – du pays cher à Abraham Lincoln. Non, il s’agit ici d’un Oncle SAM beaucoup plus local et abordable. Souvent accompagné, il se balade régulièrement dans la vallée dans le but de promouvoir ce coin de paradis aux touristes. Alors, déjà une petite idée ? Allez… en guise d’indices supplémentaires, nous vous détaillons une partie de ses activités. Il partage de l’émotion en photos et vidéos Oncle SAM aime prendre des photos ou produire des vidéos qui seront ensuite diffusées sur les réseaux sociaux de la vallée (Facebook, Instagram, Twitter, Pinterest et YouTube). Saviez-vous d’ailleurs que plus de 45’000 personnes suivent la page Val d’Anniviers sur Facebook, ce qui fait d’elle la deuxième destination en Valais, devant Crans-Montana, Verbier ou Nendaz ? Seul Zermatt fait mieux. La recette ? Une planification hebdomadaire rigoureuse, un contenu rédactionnel accrocheur, des campagnes ciblées et des visuels qui créent de l’émotion. Cette dernière est sans aucun doute le moteur des activités de notre mystérieux personnage. Il n’hésite d’ailleurs pas à partager cette émotion au travers de publicités sur la RTS ou dans la Schweizer Familie, par exemple. Il fait découvrir les trésors de la vallée Dans le but de donner de la visibilité aux perles de notre région, Oncle SAM organise des programmes « sur mesure » pour les médias (TV, radios, journaux, revues, blogs, etc.) attirés par l’authenticité et l’offre du Val d’Anniviers. Une fois les journalistes sur place, il les accompagne

dans les quatre coins de la destination et les emmène à la rencontre des figures locales qui leur racontent les histoires de la vallée. Et des histoires anniviardes, il n’en manque pas ! Récemment, plusieurs médias importants – CNN et L’Equipe Magazine notamment – ont d’ailleurs vanté les atouts du Val d’Anniviers dans leurs articles, assurant une visibilité non-négligeable. Il vend le Tour pédestre du Val d’Anniviers L’une des missions d’Oncle SAM consiste à commercialiser des produits pour la destination. Le plus connu d’entre eux reste certainement le Tour pédestre qui permet de découvrir la vallée en quatre jours. Tout est organisé pour faciliter la visite des randonneurs (transport des bagages, réservation des hôtels/cabanes, préparation du pique-nique, etc.). Leur seule « préoccupation » : se ressourcer en pleine nature en admirant des paysages à couper le souffle. En hiver, l’accent est mis sur la promotion de produits visant à dynamiser les saisons creuses (janvier et mars). Des offres telles que « Ski, hôtel et chocolat, Ski chalet et confiture ou Freeride Weeks proposent toutes de l’hébergement, un forfait de ski ainsi qu’un rabais dans nos magasins de sports. Il collabore étroitement avec Anniviers Tourisme et les RMA Dans le but de mener des campagnes effi-

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caces et en phase avec les attentes de ses partenaires, Oncle SAM confronte systématiquement ses choix de contenus ou de supports avec ses membres payeurs que sont notamment Anniviers Tourisme et les remontées mécaniques. Tant pour l’hiver que pour l’été, les campagnes publicitaires sont discutées et validées par les différentes parties. La collaboration est un pion essentiel de la structure. Vous l’aurez sûrement compris, derrière l’acronyme Oncle SAM se cache l’entité Sierre-Anniviers Marketing, organe responsable de la promotion pour Sierre et Anniviers (y compris Vercorin). Notre team se compose de cinq personnes à 100% : Anne-Françoise Jouenne (Front Office), Benoît Caloz (Media Manager), Chloé Vuilliomenet (Stagiaire Bachelor), Christophe Spitz (Rédacteur web RMA) et Julien Petit (Directeur). Au plaisir de vous croiser prochainement, toute l’équipe de Sierre-Anniviers Marketing vous souhaite un bel automne et reste volontiers à votre disposition pour vous informer des actions publicitaires en lien avec le Val d’Anniviers, qu’elles soient terminées, en cours ou à venir. Julien Petit Directeur Sierre-Anniviers Marketing


culture

Anniviers, muse des auteurs Les raisons du choix d’un sujet d’écriture d’un livre

Un peu de biographie

M

artin Fenner est professeur de lycée bernois retraité, venu en Anniviers dès l’âge de 5 ans avec ses parents et son frère au début des années 1950. Ses souvenirs-là peuplent encore son cœur et sa mémoire, les émotions ressenties par lui à chaque montée dans notre vallée, les larmes de sa mère devant la fascinante beauté du paysage. Beaucoup de traces en font allusion tout au long de son ouvrage «Val d’Anniviers, tradition et mutations». A cette époque, ses parents ont fait connaissance avec le menuisier Rémy Salamin de St-Luc qui les a encouragés à bâtir un petit chalet, malheureusement peu adapté à nos hivers : l’eau gelait facilement… dès lors, la famille a concentré ses séjours sur la bonne saison. Il fallait encore, à cette époque, aller chercher le lait chez Adolphe et Honorine Favre. L’apprentissage du ski s’est fait grâce au guide – enseignant – sculpteur – gardien de cabane André Pont, dans le vallon du Prilet, puis les contacts se sont intensifiés lors de sorties à peaux de phoque vers le sommet de la Bella-Tola et en d’autres lieux magiques. Que d’échanges et d’enrichissements entre toutes ces personnalités, l’amour de Martin Fenner pour notre vallée s’est ainsi renforcé au cours des années. Des épisodes marquants de l’ancienne vie anniviarde y ont aussi fortement contribué. Par exemple, la fois où il a fallu attendre dans le car postal, la peur au ventre au-dessus de l’abîme des Pontis, car c’était jour de remuage et la colonne hétéroclite des familles s’en allant

pour la plaine était prioritaire. Cette anecdote et bien d’autres ont alimenté sa compréhension du mode de vie ancien qu’il qualifie de fascinant. Déjà au gymnase, Martin projetait d’écrire un jour sur Anniviers, ses entretiens avec Henri Pont de l’hôtel Bella-Tola l’ayant gentiment encouragé. En 5ème année d’école, il a appris le français dans un manuel scolaire alémanique lequel citait en page 23 la chanson « Quand je pense à mon village » ; ce livre a donc également contribué à faire connaître notre région en Suisse Allemande. Vue générale sur la société et son évolution Martin Fenner possède une grande bibliothèque et dès 1991, il a fait connaissance avec la littérature existante sur Anniviers grâce à Willy Gyr, Bernard Crettaz, Yvonne Preiswek, Willy Théler et bien d’autres auteurs. Tous ont décrit différents épisodes et fonctionnements anciens, mais lui a souhaité établir le lien avec les rapides mutations intervenues dès la deuxième partie du 20è siècle dans notre vallée. Il a donc intégré le thème de la transition vers la modernité dans son ouvrage. L’organisation de la société d’alors a particulièrement intéressé Martin Fenner : municipalités, bourgeoisies, consortages, sociétés villageoises diverses. Le climat spécifique, les paysages contrastés, l’histoire, toute cette tradition qui a subi une impressionnante mutation vers l’économie basée sur la construction de logements et de remontées mécaniques, le projet ferroviaire SierreZinal-Zermatt resté à l’état de projet au début du 20ème siècle, les organisations ouvrières dès les débuts d’Alusuisse en 1908…

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Jusqu’au milieu du 19ème siècle, le Valais vivait en autarcie, sauf la seule cité du canton qualifiée de ville à ce moment-là : Sion où les habitants achetaient déjà une bonne partie de leurs biens. D’après ses recherches, Martin Fenner peut affirmer qu’à l’époque du remuage, les Anniviards passaient un mois sur douze sur les chemins ! M. Fenner a opté pour une forme d’écriture pas trop académique ce qui suscite des réactions positives, la lecture en étant agréablement facilitée. Et puis c’est un habitué de l’exercice car il a publié plusieurs articles, un doctorat sur la grève générale de 1918 et des brochures de formation. Il écrit en allemand, mais les interviews ont été réalisées en français, ainsi que les notes; la riche documentation pour cet ouvrage a aussi été consultée en français. Le collaborateur bilingue de la maison d’édition, M. Stéphane Andereggen, a traduit « Val d’Anniviers, tradition et mutations » en français. De plus, un soin particulier a été apporté à la sélection des nombreuses illustrations qui agrémentent l’ouvrage.


Voilà donc les choix ayant guidé l’auteur à écrire sur Anniviers : de l’intérêt pour une région et son mode de vie, de bons contacts avec ses habitants et beaucoup d’amour pour pimenter le tout. Une bonne recette pour valoriser et rendre honneur à notre vallée ! Grand merci, M. Fenner !

Références de l’ouvrage cité : Val d’Anniviers Tradition et Mutations, Les Cahiers de l’histoire locale, Ed. Monographic 2015 Val d’Anniviers Tradition und Wandel, id.

Simone Salamin

Un raconteur d’histoires

Au fil du temps, il s’est plongé dans les archives des paroisses d’Ayer et Vissoie. Il a ainsi eu la chance de réaliser des découvertes qui ont constitué une vraie révélation pour lui ! Ce qui encourage Jean-Louis à poursuivre ses recherches, c’est l’importance qu’il accorde à la transmission des traces de vie des petites gens d’une époque. Lorsqu’il entend une histoire, il fonce et s’immerge dans un travail de longue haleine.

• d’un conflit entre la paroisse-mère de Vissoie et la paroisse-fille d’Ayer au sujet de la répartition des prémices de cinq alpages. • d’un crime crapuleux au col de Torrent au-dessus de Grimentz, qui fit grand bruit en Europe en 1863.

ANNIVIERS

Histoires heureuses et malheureuses du Val d’Anniviers

• des premières répressions et exécutions entreprises en Europe occidental au 15ème siècle contre des groupes de sorciers et de sorcières. Chose incroyable, un des foyers centraux de la sorcellerie dans les Alpes se situe dans le Val d’Anniviers où des dizaines de personnes seront brûlées.

Jean-Louis Claude de Zinal

suite des

Histoires heureuses et malheureuses du Val d’Anniviers

suite des

En effet, Jean-Louis Claude a toujours aimé raconter des histoires. Dès son arrivée à Zinal, il a été animateur, accompagnateur pour diverses activités qu’il a imaginées et qui ont attiré la grande foule, telle que « Les Nuits de la Pleine Lune ».

l’histoire... Pour assurerC’estune bonne qualité à son labeur, Jean-Louis se base uniquement sur des témoignages, histoires et archives écrits. En effet, il a constaté que les témoignages oraux peuvent diverger d’une personne à l’autre, selon le vécu, l’interprétation des faits ; ces témoignages-là sont très précieux pour être filmés, ce que fait aussi Jean-Louis. De plus, il tente de garder la distance et la neutralité d’une personne de l’extérieur pour retranscrire ses trouvailles.

Dès cet automne paraîtra une suite de l’ouvrage et on se réjouit déjà d’entrer, pour un moment, dans un univers disparu. • de la première hivernale de la face Ouest du Weisshorn par les guides Régis et Florentin Theytaz au mois de février 1968. • d’un attentat à la bombe en mai 1917 contre l’usine d’aluminium de Chippis visant la conduite forcée des eaux de la Navizence.

• enfin c’est aussi d’autres histoires heureuses et malheureuses des Anniviards, garanties 100% authentiques.

ANNIVIERS

Jean-Louis Claude de Zinal

L

es raisons qui ont amené JeanLouis Claude de Zinal à se lancer dans la publication d’un livre sur notre vallée sont à la fois fort différentes et pourtant proches de celles de Martin Fenner.

C’est ainsi que Jean-Louis se qualifie : un raconteur d’histoires, plutôt qu’un auteur. Les sources sont abondantes et parfois touffues, mais l’intérêt historique qu’il porte à tout cela l’inspire et l’incite à poursuivre son travail de raconteur. Anniviers comme muse qui inspire des artistes. On en demande encore, même si la littérature sur notre vallée est déjà riche et variée Simone Salamin

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ANNIVIERS

Suite des Histoires Heureuses et Malheureuses du Val d’Anniviers, à paraître en automne 2016


nature n

Renaissance d’un alpage

L

e projet semblait fou, insensé et peut-être irréalisable… Et pourtant Sarah Huber et Stéphane Genoud l’ont fait : vivre à l’année dans un alpage à 2000 mètres d’altitude tout en ne perdant pas de vue des objectifs de développement durable, de préservation de la nature et des espèces menacées et de transmission du savoir et des savoir-faire. Attention, comprenez-moi bien, ils ne vivent pas dans une cabane ou dans un mayen au confort plus que rudimentaire. Non, ils ont restauré d’anciens bâtiments, dans le strict respect du style architectural d’époque pour en faire une vraie maison, avec tout le confort moderne, vivable à l’année. Mais ce n’est pas tout. L’alpage de Cottier est leur maison, leur lieu de vie, mais aussi un laboratoire dans lequel ils expérimentent différentes techniques, différents projets qui ont pour dénominateur commun la volonté de faire revivre l’alpage, et de montrer que l’on peut vivre en autonomie complète, de manière intégrée avec son environnement. Rendre à l’alpage de Cottier son véritable aspect Leur rêve ? Rendre à l’alpage de Cottier l’aspect et l’utilité qu’il avait il y a une centaine d’années. A l’époque, on y alpait plus de 100 vaches. Puis, au fil du temps, l’alpage a été abandonné et la forêt a repris ses droits en réduisant la biodiversité. Aujourd’hui Sarah et Stéphane y font paître une vingtaine de jeune bétail. Pour agrandir, il faut déboiser, nettoyer… L’entretien de la forêt est indispensable pour rendre l’aspect originel à l’alpage et, en plus, cela permet de fournir les 20 stères de bois nécessaires au chauffage des bâtisses, c’est un travail de

Une vue à couper le souffle

longue haleine (10 jours par an) et, pour déboiser seul, il faut faire recours à des trésors d’ingéniosité. C’est surtout le débardage qui pose problème. Alors Stéphane a trouvé une solution : un treuil, un câble porteur, quelques autres sangles et voilà un mini-téléphérique qui transporte les troncs fraîchement sciés… Modernité et tradition Leur crédo : allier modernité et respect de la tradition. En effet, si le but de leur projet est la préservation de l’alpage, pas question pour autant de renier les nouvelles technologies qui permettent d’être plus efficace. Par exemple, Stéphane s’est acheté un drône qui lui permet de faire le tour du bétail tous les jours, de surveiller le niveau d’eau dans les bassins… sans se déplacer. Une manière de mieux utiliser le temps et d’être plus efficace.

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Une salle de conférence et une pléthore de projets L’alpage possède une salle superbe, accueillant conférences et concerts. Une petite chambre a aussi été aménagée pour que le conférencier n’ait pas à redescendre de nuit. Pour l’instant, plusieurs concerts ont

Le jardin

été organisés, tous à huis clos malgré le fait qu’il n’y ait que très peu voire pas du tout de communication autour de ce qui se


Une salle de conférence à 2000 mètres

passe là-haut… La raison ? « Nous n’avons pas le temps » avoue Stéphane qui aimerait toutefois faire connaître son projet. Entre leur activité professionnelle en plaine qu’ils ont tous les deux gardée et les nombreux

travaux à r é a l i s e r, les journées ne sont souvent pas assez longues ! De son côté, S a r a h a commencé un diplôme d’herboriste et a créé un petit « jardin de curé » - qui ne cesse de s’agrandir - dans lequel elle cultive toutes sortes d’herbes médicinales. Sa récolte lui permet de produire des produits biologiques, parmi lesquels

un délicieux sirop de mélisse, que, selon un randonneur croisé par hasard, «même les enfants adorent !» . L’alpage de Cottier a un potentiel de développement incroyable et toutes les réalisations qui sont actuellement faites en sont la preuve. Sarah et Stéphane ne manquent pas de projets pour la suite, une serre pour cultiver des légumes et devenir autonomes pour la nourriture, des fleurs solaires pour l’alimentation en énergie, la création d’un bisse… Nul doute que dans les prochaines années vous entendrez souvent parler de Cottier !

tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch

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Texte : Yanis Chauvel Photos : Stéphane Genoud


sport

HC Anniviers saison 2016-2017

3ème ligue Date Heure Home Away 21.10.16 20:30 HC RED ICE/Mart.-Verb.-Entr. HC Anniviers 28.10.16 20:30 HC Sion-Nendaz 4 Vallées HC Anniviers 04.11.16 20:30 HC Portes du Soleil HC Anniviers 11.11.16 20:30 HC Anniviers EHC Visp Lions 18.11.16 20:30 HC Anniviers HC RED ICE/Mart.-Verb.-Entr. 25.11.16 20:30 HC Anniviers HC Crans-Montana 02.12.16 20:30 HC Anniviers HC Sion-Nendaz 4 Vallées 04.12.16 19:00 HC Anniviers HC Portes du Soleil 08.12.16 20:00 HC Crans-Montana HC Anniviers 09.12.16 20:30 EHC Visp Lions HC Anniviers 16.12.16 20:30 HC RED ICE/Mart.-Verb.-Entr. HC Anniviers 23.12.16 20:30 HC Anniviers EHC Visp Lions 03.01.17 20:15 HC Portes du Soleil HC Anniviers 06.01.17 20:30 HC Anniviers HC Crans-Montana 13.01.17 20:30 HC Sion-Nendaz 4 Vallées HC Anniviers 20.01.17 20:30 HC Anniviers HC RED ICE/Mart.-Verb.-Entr. 27.01.17 20:30 EHC Visp Lions HC Anniviers 03.02.17 20:30 HC Anniviers HC Portes du Soleil 10.02.17 20:00 HC Crans-Montana HC Anniviers 17.02.17 20:30 HC Anniviers HC Sion-Nendaz 4 Vallées Piccolos Date 11.12.16 29.01.17

Heure Home 10:00 Vissoie 10:00 Vissoie

Bambinis Date Heure Home 04.12.16 10:00 Vissoie 22.01.17 10:00 Vissoie Minis Calendrier définitif pas encore connu

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Stationnement Stationnement dans le Val d’Anniviers

Dans le Val d’Anniviers Nouveau concept de stationnement Sans doute aurez-vous constaté que de nouveaux signaux ont été installés dans les différents villages du Val d’Anniviers pendant le courant de l’été. En effet, dans le cadre du concept de sta�onnement, une nouvelle répar��on du classement des parkings a été décidée par le Conseil municipal. L’entrée en vigueur de ce�e signalisa�on a été xée à la date d’ouverture des Remontées Mécaniques. Elle sera appliquée dès le 17 décembre 2016. Le but de ces quelques lignes est de diffuser une informa�on sur les nouveautés, faire un rappel de la législa�on en vigueur et donner une informa�on générale sur la façon de sta�onner en Anniviers. D’ores et déjà, nous vous remercions pour le bon accueil fait à ces nouvelles direc�ves. Quelles zones en Anniviers ? Vous trouverez deux catégories de signaux : 1.

Les zones à disques

4.18 (OSR art.48)

2.

Les zones payantes

4.20 (OSR art.48)

En outre des indica�ons complémentaires peuvent être ajoutées (OSR art. 63 à 65) . Vous pouvez vous retrouver en présence des signaux ci-dessous : Pour les zones à disques

Pour les zones payantes

Pour les zones à disque avec l’indica�on complémentaire "Libre de 19h à 8h", il n'est pas nécessaire d'apposer le disque de sta�onnement entre 19h et 7h59, pour autant que le véhicule soit de nouveau engagé dans la circulaƟon avant 8h.

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Nouveautés Le changement le plus marquant a été l’implanta�on de nouveaux parcomètres. En effet 8 horodateurs ont été installés et 1 remis en fonc�on, selon la liste ci-dessous : Grimentz

Grimentz 1. Parking de La Duit (Gratuit les 2 premières heures) 2. Parking vers les Becs de Bosson (Gratuit les 2 premières heures) 3. Parking vers l’Hôtel de Moiry (Gratuit les 2 premières heures) 4. Parking en face d’Immobilia-Grimentz 5. Parking du Mélèze 6. Parking du Torrent (parcomètre existant, remis en fonc�on) Zinal 7. Parking en face du Pub, direc�on Plat de La Lé 8. Parking vers la colonie La Navizence Chandolin 9. Parkings de la zone village (Gratuit les 2 premières heures)

Zinal

Chandolin Dans le but d’uniformiser le fonc�onnement dans la vallée et simplier le mode de sta�onnement, deux modica�ons ont été apportées : 1.

2.

Le prix forfaitaire de CHF 5.- sera appliqué sur l’en�er des parkings payants d’Anniviers. Toutefois, an de faciliter l’accès aux commerces et restaurants, les parkings suivants seront gratuits les 2 premières heures : 

Grimentz, parking de la Duit (1)



Grimentz, parking vers les Becs de Bosson (2)



Grimentz, parking vers l’Hôtel de Moiry (3)



Chandolin dans la zone commerciale (9)

Les heures d’interdic�on de sta�onner la nuit sur certains parkings ont été uniées dans toute la vallée. Il est désormais interdit de sta�onner aux endroits prévus entre 24h et 7h, comme indiqué sur les plaques complémentaires des signaux installés comme indiqué ci-après : 24h - 7h

Précisons encore que tous les parcomètres d’Anniviers peuvent encaisser les francs suisses, les Euros et la majorité acceptent les cartes de crédit.

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Carte de stationnement - Autorisation de courte durée Si vous u�lisez régulièrement les parkings payants, vous avez la possibilité d’obtenir une vigne�e de sta�onnement pour le prix de CHF 250.-, valable sur tous les parkings payants du Val d’Anniviers, sauf celui du Clos des Frés, à Grimentz, qui est pourvu d’une barrière. Ce�e vigne�e est à commander auprès des bureaux communaux, selon les heures d’ouvertures de ceux-ci. Vous pouvez procéder par : 

Téléphone (027 / 476.15.00)



E-mail (info@anniviers.org)



Courrier postal (Commune d’Anniviers, CP 46, 3961 Vissoie)



Fax (027 / 476.15.09)

Nous tenons toutefois à rappeler que les �tulaires de ce�e vigne�e ne sont autorisés à sta�onner que sur les parkings payants pour une durée indéterminée, excep�on faite de l’interdic�on de sta�onner la nuit qui doit impéra�vement être respectée. Sur les zones de sta�onnement à disque, les �tulaires de la vigne�e peuvent sta�onner le temps men�onné sur les signaux et doivent de surcroît faire usage du disque de sta�onnement ad hoc.

Le sta�onnement de courte durée peut également être payé auprès des Offices du tourisme, selon les tarifs ci-après. Enn, une fois la saison d’hiver terminée, les parkings payants deviennent gratuits (excepté celui supérieur de la zone commerciale de Chandolin - propriété de la Bourgeoisie de Chandolin). Toutefois, sur les zones à disques, il y a lieu d’u�liser les disques de sta�onnement durant toute l’année. Rappels détachables Zone à disque Maximum 2 heures, tous les jours de la semaine (y compris dimanche et jours fériés) Zone à disque Maximum 2 heures, tous les jours de la semaine (y compris dimanche et jours fériés) Interdic�on de sta�onner de 24h à 7h (amende en cas de sta�onnement CHF 40.-) Zone à disque Maximum 30 minutes, tous les jours de la semaine (y compris dimanche et jours fériés) Zone à disque Maximum 12 heures, tous les jours de la semaine (y compris dimanche et jours fériés)

 

Sta�onnement payant CHF 5.- la journée Parking longue durée (possibilité d’obtenir une vigne�e auprès de la commune ou qui�ance de sta�onnement auprès des offices du tourisme).

  

Sta�onnement payant CHF 5.- la journée Parking longue durée (possibilité d’obtenir une vigne�e auprès de la commune ou qui�ance de sta�onnement auprès des offices du tourisme). Interdic�on de sta�onner de 24h à 7h (amende en cas de sta�onnement CHF 40.-

Gratuit les 2 premières heures (validé par la prise d’un Ɵcket) : Grimentz :

parc de la Duit, parc en face des Becs de Bosson, parc de l’Hôtel de Moiry

Chandolin :

dans la zone commerciale (excepté celui supérieur dit de la Bourgeoisie)

Votre Police Municipale

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La commune d’Anniviers a accueilli ses nouveaux résidents

En huit ans d’existence, la jeune commune d’Anniviers a accueilli plus de 400 nouveaux résidents. Ils ont été reçus par le Conseil municipal lors d’une soirée champêtre qui s’est déroulée dans la simplicité et l’authenticité, permettant à chacun de faire plus ample connaissance et de créer des liens. Les nombreux participants nous ont fait part de leur reconnaissance et de leur contentement de pouvoir partager cet agréable moment de convivialité. Ce sont autant de familles que de jeunes retraités qui ont choisi le Val d’Anniviers pour s’y établir, et c’est avec beaucoup de plaisir et une grande satisfaction que nous leur souhaitons la bienvenue.

Le Conseil municipal

Fermeture de route Sierre - Vissoie Tronçon : Les Pontis - Fang fermeture complète la nuit de 22h00 à 06h00

du lundi 22 août au jeudi 15 décembre 2016, excepté les nuits de vendredi et samedi - 26 -


culture

Les remuages Héritage de valeurs humaines

Mes aïeux ont remué entre St-Luc et plaine. Quatre fois par an ils remuaient Sur les chemins pierreux, cahin, caha. Vaches, veaux, cochons, chèvres Bébé dans les bras, sur le dos du mulet Pour se décharger. Mes aïeux remuaient, hiver comme été Il le fallait, il fallait résister. Tout le village marchait sur les pentes raides Sur la neige, sur la terre dure et glacée. On n’avait pas l’idée de gémir. On ne s’apitoie pas sur son sort Disait la mère. On se doit d’être fort. Ensemble, ils enduraient, se retenaient, Le pied solide, le corps aguerri, Une tape dans le dos, une tape de courage. L’élan revenait. Pas de mot.

Son bleu si beau et chuchote sa devise: Puisez aux sources pour durer! Votre résistance, mes aïeux, reste Le phare qui me guide Sur les méandres du chemin. Vous m’aidez à franchir les secrets de la nuit A tenir bon, à défier les écueils A traverser le miroir des apparences. Vous m’aidez à reconnaître l’autre, le migrant Qui se tait sous le ciel barbouillé d’étoiles. Merci, encore merci.

Hélène Zufferey

Aujourd’hui je prends l’autoroute pour venir à St-Luc. Longue et monotone. Des files interminables de camions, Des embouteillages, des bouchons. Je maugrée, c’est encombré et pollué. Aussitôt le souvenir de mes aïeux Ballotés par les cahots du chemin, me cloue le bec. Privilégiée, oui, otage de la vie moderne Quand ça coince et que rien n’est simple.

© Photo Gaëtan Salamin

A St-Luc je quitte les embarras du monde, Les vanités, les courses au succès, La perversion des besoins. Pour me requinquer sur la pelouse alpine Entre aroles, mélèzes et herbes blondes. Je laisse venir à moi le bouquet de senteurs Le bouquet d’antan, suave, piquant, soufré. La fraîcheur de l’air titille mes jambes. Je m’élance sans but, au gré des ramilles Qui remuent. Je mets mes pas dans les traces anciennes. J’avance avec ceux qui ont passé. J’aime rôder dans Ce monde d’en haut, soustrait aux envahisseurs Ce monde pur et infini jusqu’aux arêtes des cimes Sous la voûte grandiose qui offre

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portrait

Ernest Melly prêtre

L

e 11 juin dernier, plus de 200 descendants de Joachim et Euphémie Melly-Crettaz, d’Ayer, se sont réunis à Zinal pour une grande occasion. Ils fêtaient les 60 ans de sacerdoce d’un des leurs, Ernest. Ce dernier a, en effet, été ordonné prêtre le 17 juin 1956 et a dit sa première messe, à Ayer, le 29 de ce même mois. Retour sur une vie vouée au service de Dieu et des hommes. Comment est née votre vocation ? Si j’ai pu vivre ma vie de prêtre en toute sérénité, en paix et avec joie, c’est grâce à mes parents. Le témoignage permanent et discret d’une maman et d’un papa qui, malgré un dur labeur, ont mis le Christ au centre de leur vie, a très tôt éveillé chez moi le désir de devenir prêtre. Maman ne pouvait concevoir une journée sans messe. Dès lors, je ne pouvais qu’être attiré par le Christ, ce personnage si important pour mes parents. Jésus a été, Il est et Il sera encore plus mon unique et grand repère. Devenir prêtre me paraissait quelque chose d’inaccessible. J’en avais envie, mais cela semblait impossible pour un petit berger d’Ayer. Je n’ai donc jamais eu d’hésitation quant à mon choix, seulement quant à mes capacités d’y parvenir. Comment s’est déroulée votre formation ? Si les programmes de l’école primaire ne m’avaient posé aucun problème, au collège, c’était bien plus difficile. Il a fallu retrousser les manches. Heureusement, je n’avais pas peur du travail et il m’arrivait de travailler tard le soir. J’attendais avec

impatience d’avoir ma matu pour enfin entrer au Grand Séminaire pour faire ma théologie. L’ambiance y était bonne. Nous formions une famille. Il y avait plus de solidarité. On travaillait toujours beaucoup, mais de manière plus décontractée. Et vos débuts comme prêtre ? Le 17 juin 1956, j’ai été ordonné prêtre. À cette époque, le souci de l’évêque était de trouver un poste de travail pour les nouveaux prêtres. Sur ses conseils, j’ai eu la chance d’exercer mon premier ministère à Paris. Nous étions 11 prêtres au service de la paroisse. Parmi nous, il y avait des prêtres particulièrement brillants, et d’autres très moyens. Cette expérience m’a donné davantage confiance en moi. Et vos activités dans le diocèse ? De retour en Valais, j’ai été nommé vicaire à Monthey. J’y étais en même temps que Paul Bruchez, futur curé de Vissoie, à qui me lie aujourd’hui encore une belle amitié. Pendant 6 ans, je m’y suis surtout occupé des enfants et des jeunes,

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par le biais des leçons de catéchisme et de l’aumônerie. En 1963, l’évêque m’a nommé curé de Champéry et m’a confié la mission de


réparer l’église ou d’en reconstruire une. Construire une nouvelle église, une nouvelle cure et une salle paroissiale, ce fut un beau challenge, relevé assez facilement grâce au soutien quasi unanime des paroissiens. J’ai d’ailleurs eu la grande joie – que je n’aurais jamais imaginée – d’être invité à fêter, l’été dernier, le cinquantenaire de l’église. Que du bonheur! Ensuite j’ai passé 19 ans à Ardon, de 1974 à 1993, où j’ai été doyen. Pendant 15 ans, j’ai donné les cours de religion au Cycle d’Orientation de Derborence. J’avais de très bonnes relations avec les enseignants, avec les jeunes aussi : je participais régulièrement aux journées sportives et autres sorties. Le contact a toujours été quelque chose d’important à mes yeux. Remontant le cours du Rhône, j’ai fini ma « carrière » à Chippis, de 1993 à 2006, tout près de ma vallée d’origine. À Chippis, ça sent les Anniviards ! Les contacts faciles avec les enfants, les jeunes et les adultes. Les apéros étaient fréquents!! Peut-être un peu trop … Et la retraite est arrivée Je suis resté en fonction à Chippis jusqu’en 2006, j’avais alors 78 ans et 50 ans de

sacerdoce. Je loge maintenant à Sierre, à l’ombre du clocher de l’église de SainteCroix. J’ai la chance de dîner tous les jeudis avec les prêtres de la paroisse de Sierre. Comment la vivez-vous ? Aujourd’hui, je me tiens à la disposition de la paroisse de Sierre et je réponds positivement aux différentes demandes : messes, célébrations, visites. J’ai plus de temps pour lire et, bien sûr, pour prier. J’ai la chance d’avoir des contacts réguliers avec le cardinal Schwéry, à qui m’unit une profonde amitié, née il y a fort longtemps au Grand Séminaire, et avec Paul Bruchez, ami de toujours. Et s’il fallait dresser un bilan en quelques mots ? La vie de prêtre est merveilleuse. On fait partie d’une grande famille. On partage les joies et les peines des paroissiens. On connaît des difficultés comme tout le monde. Cependant, je n’ai jamais regretté d’être prêtre. Je me suis toujours senti à ma place. J’ai beaucoup aimé mon travail de prêtre, de répondre aux besoins des paroissiens. J’ai régulièrement évolué dans ma ma-

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nière d’être. Je suis aujourd’hui bien plus tolérant. J’attache beaucoup plus d’importance à la conscience qu’aux lois. Quel regard portez-vous sur la situation de l’Eglise ? Si on regarde nos églises, le nombre de divorces qui augmente, celui des mariages qui diminue, on est pessimiste. Mais quand on voit l’engagement admirable des jeunes pour les JMJ, on est réconforté. J’ai été frappé lors des dernières JMJ, par l’optimisme communicatif dégagé par un jeune évêque de Martinique, qui s’adressait avec fougue à des jeunes, en martelant avec conviction : « Sachez que l’Eglise va bien ! » Aujourd’hui, il y a un engagement des laïcs qui n’existait pas autrefois. Cela donne de l’espérance. Et puis je me dis parfois : «Pourquoi avoir peur ? Le Seigneur est là. Avec Lui on ne peut jamais désespérer, Il a vaincu la mort. Sa mort a tué la mort : Il est ressuscité.» Propos recueillis par Janine Barmaz


histoire

Face ouest du Weisshorn 3 bivouacs pour une première

découvrir et de la gloire à récolter.

La une du Nouvelliste du 2 mars 1968

Vendredi 1er mars 1968, vers midi, Régis et Florentin Theytaz viennent de vaincre la terrible face ouest du Weisshorn qui se dresse au-dessus de Zinal. Il leur a fallu trois jours pour venir à bout de la paroi. Bivouaquant par des températures avoisinant les 30 degrés sous zéro, les deux alpinistes ont accompli une des toutes dernières conquêtes hivernales des Alpes valaisannes. Les années 60, c’est la grande vogue des « premières », pendant que Régis et Florentin se battaient dans la face ouest du Weisshorn, Camille Bournissen, dans le Val d’Hérens, réussissait la première hivernale de la face nord de la Dent-Blanche et la première en solitaire. Ces trois alpinistes seront accueillis comme des héros dans leur vallée respective. Les années 60 c’est aussi l’époque où la conquête des Alpes est terminée. Le rêve des alpinistes les porte dorénavant plus loin, vers les cimes de l’Himalaya où les aventures sont encore possibles, où il y a toujours du nouveau à

La fascination du Weisshorn Le Weisshorn est sans doute un des plus beaux 4000 des Alpes. Il culmine à 4506 mètres, se dressant entre le Val d’Anniviers et la vallée de Saint-Nicolas, à la limite des langues. Ce géant n’est dépassé que par quelques très rares cimes des Alpes, le Mont-Blanc, le Mont-Rose, le Dôme des Mischabel, sans oublier le Lyskamm. Cette majestueuse montagne se présente sous la forme d’une pyramide triangulaire presque parfaite à trois faces et… quatre arêtes ! En effet, si les trois faces de la montagne déterminent bien trois arêtes, il faut en compter une quatrième, l’arête Young, qui n’aboutit pas au sommet, mais au Grand-Gendarme (4331 m.) qui s’élève au nord de la cime et fait partie intégrante du Weisshorn. « Le Weisshorn, écrivait Leslie Stephen auteur du livre « Le terrain de jeu de l’Europe », est de tous les sommets que je connais, le plus beau…. La cime est formée de ces solides et gracieux brisants qui ne peuvent être modelés que dans la neige tassée des montagnes pour s’achever en un point mathématique. » Le Weisshorn, connu aujourd’hui sous ce seul nom, en a eu autrefois un grand nombre ; la diversité de ces appellations, qui constitue une sorte de record, prouve l’intérêt exceptionnel, la fascination même, attachée à cette montagne. À l’époque de

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l’âge d’or de l’alpinisme (1854-1865), le nom courant donné par les Anniviards à ce sommet était Pointe de Vianin en souvenir probablement de Joseph Vianin, un des meilleurs guides de la région au 19ème siècle, qui notamment, accompagna les frères Mathews, alpinistes anglais, dans plusieurs tentatives pour essayer de vaincre le Weisshorn. L’explication officielle est que le Weisshorn devrait son nom au fait que, dès l’aube, sa face nord-est, toute de neige et de glace, est illuminée par les premières lueurs du jour. Longtemps le Weisshorn a été considéré comme un sommet inaccessible. Vers le milieu du 19ème siècle, cette montagne avait mauvaise réputation, les alpinistes l’appelaient «une montagne à avalanches». Depuis cette époque, plusieurs tentatives pour vaincre ce sommet avaient échoué. Malgré tout, dans la tête de certains aventuriers anglais, comme les Whymper, les frères Mathews, Leslie Stephen ou John Tyndall, le Weisshorn continuait à faire rêver. La plupart de ces alpinistes anglais qui venaient exercer leurs talents de « conquérants de l’inutile » dans cette région des Alpes, étaient obsédés par deux sommets : le Weisshorn et le Cervin. Edward Whymper écrira que l’ascension du Weisshorn, 14803 pieds, est la plus considérable de celle qu’on puisse faire à partir de Randa : « D’où qu’on la voit, c’est une grande montagne. On peut l’admirer en montant au Dôme des Mischabel, à environ 3000 pieds au-dessus de Randa, ou, plus simplement, de la vallée de Täsch… ». Malgré tout le bien que ces grands alpinistes écrivent sur cette montagne, la conquête du Weisshorn ne fut pas chose facile.


Florentin et Régis Theytaz

La conquête du sommet Un professeur d’origine écossaise, âgé de 41 ans, John Tyndall, éminent physicien de l’Institut Royal de Londres, accompagné d’un guide valaisan, l’illustre Johann Joseph Bennen de Lax et d’un guide oberlandais, Ulrich Wenger de Grindelwald, est parvenu à faire tomber le mythe de cette montagne réputée inaccessible en gravissant le légendaire Weisshorn par son arête sud-est. Le sommet fut vaincu à 13h.30, le 19 août 1861. Ils faillirent renoncer à cette expédition tant les 6 heures d’efforts qu’ils devront fournir sur cette arête sud-est furent exténuantes. Dans un ouvrage consacré à la montagne, Tyndall écrit : « …. Une autre éminence s’élevait maintenant devant nous, derrière laquelle nous ignorions à quelle distance se trouvait le vrai sommet. Nous escaladons cette hauteur et audessus de nous, visiblement en notre pouvoir, une pyramide d’argent se dresse dans le ciel bleu. Dix fois mes compagnons m’affirmèrent qu’il était bien là, le point le plus élevé, avant que je puisse y croire : je craignais que ce fut encore une de ces illusions qui nous avait si souvent obsédé pendant notre ascension et je redoutais d’en être à nouveau démoralisé. Toutefois, nous travaillions avec ardeur pour

atteindre ce but : un large prisme de granit – ou de gneiss granitique – termine la crête et, de là, une arête de neige, d’un blanc pur et de l’épaisseur d’une lame neigeuse, nous atteignons la cime et, tout à coup, notre regard domine l’horizon tout entier. La tête du Weisshorn est sous nos pieds.... » Alors que Tyndall et ses deux guides savourent leur victoire, pratiquement à la même heure, un autre sommet des Alpes suisses venait d’être vaincu : le Lyskamm. La première du Weisshorn a eu un grand retentissement dans le monde de l’alpinisme. S’étant querellé avec certains membres de l’Alpine Club, Tyndall refusera de donner à Peaks, Passes and Glaciers le récit de sa conquête du Weisshorn, le réservant à son second ouvrage sur les montagnes « Mountaineering in 1861 ». Le professeur Tyndall, confiera à ses amis de retour de son exploit : « Cette ascension est parmi les plus éprouvantes, mais aussi parmi les plus belles et impressionnantes qui soient…. » Weisshorn triomphant ! Weisshorn tragique ! D’autres tentatives, d’autres victoires, mais aussi des tragédies ont émaillé l’histoire du Weisshorn depuis que sa cime a été foulée la première fois. Un des premiers drames qui fit grand bruit dans le monde alpin fut celui de Georges Winkler, jeune alpiniste qui s’était fait remarquer par des exploits « acrobatiques » dans les Dolomites. Conquérant solitaire, Georges Winkler fut au nombre des premiers grands alpinistes solitaires des « sans-guides » qui se sont illustrés dans la conquête des Alpes à la fin du 19ème siècle. Durant sa brève carrière, il eut à son actif plus d’une cinquantaine de « premières ». Georges Winkler est né en 1869 à Münich. D’apparence fluette, très petit (il mesurait 1m.50) Georges était considéré comme un des meilleurs grimpeurs de son temps. Il avait inventé un système ingénieux pour surmonter les passages que sa taille lui interdisaient : une sorte d’ancre façonnée par ses soins, qu’il fixait à sa corde et qu’il lançait au-dessus de lui jusqu’à ce qu’elle s’accroche à une quelconque aspérité. Il grimpait ensuite le long de la corde.

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En 1888, il se rend dans le Val d’Anniviers, à Zinal, où il séjourne à l’hôtel Durand. Le 13 août, il s’attaquera en solitaire au Rothorn de Zinal par la face de Mountet, ascension qui sera couronnée de succès. Deux jours après il passera la nuit à l’alpe d’Arpitettaz avant de partir à l’aube pour la face ouest du Weisshorn. Dans la matinée, le mauvais temps survint en rendant l’ascension de Winkler très difficile. Sur le flanc du Weisshorn, une avalanche de séracs s’écroula sur lui, l’entraînant dans une chute vertigineuse, le recouvrant au pied de la montagne d’un manteau de neige. On ne devait plus le revoir vivant. 68 après, un squelette est découvert sur le glacier du Weisshorn par les alpinistes chaux-de-fonniers, Maurice Brand et Adrien Voillat qui avertirent la colonne de secours d’Anniviers. D’après les effets retrouvés autour du squelette, il s’agit bien de Georges Winkler. Le 29 juillet 1956, les restes de l’infortuné jeune alpiniste allemand ont été inhumés au cimetière d’Ayer. Le 7 septembre 1900, pour conclure en beauté le 19ème siècle, Geoffroy Winthrop Young, accompagné des guides Louis et Benoît Theytaz d’Ayer, gravit à son tour le Weisshorn par l’arête qui, depuis lors, porte son nom, puis le Grand-Gendarme (4331 m.) et l’arête nord. Il qualifia cette montagne : « de tous les sommets le plus noble, empanaché de glace et haussé dans un vent perpétuel par ses colossales arêtes ». En 1903, à la suite de l’ascension de Young, les guides de Zinal, sous la direction de l’un d’eux, Louis Theytaz, ont entrepris de rendre accessible le sommet du Weisshorn par le versant ouest (côté Zinal). La pose des cordes a duré 7 jours, pendant lesquels les guides de Zinal ont élu domicile sous un rocher surplombant, situé sur la moraine du glacier du Weisshorn. Chaque matin, à 2 heures, ils repartaient pour prendre le travail et c’était à chaque fois un trajet de plus de 3 h.30 qui allait toujours en augmentant pour atteindre à la fin 9 heures. Les guides qui ont participé à l’élaboration de ce tracé sur l’arête Young pour placer des broches et des cordes fixes étaient : L. Theytaz ; Rouvinet ; Abbet ; Bt Theytaz ; P. Epiney ; Bn Theytaz ; Vianin ; J. Epiney;


; T. Monnet ; P. Theytaz et Th. Theytaz. Les guides de Zinal avaient décidé d’équiper cet itinéraire afin d’encourager l’escalade du Weisshorn à partir du Val d’Anniviers, ce qui provoqua des rivalités et des polémiques d’une vallée à l’autre. Le rêve d’une première Comme Bonatti, Régis Theytaz, 27 ans de Zinal, et son cousin germain Florentin Theytaz, 26 ans d’Ayer, ont varappé les mains nues par –30 degrés. Ils sont parvenus au sommet du Weisshorn par la face ouest encore inviolée en hiver. Après trois bivouacs dans la montagne, ils regagnent Zinal où, dans un délire indescriptible, 1500 personnes enthousiastes les attendaient. En 1966, six jeunes Anniviards obtenaient le brevet de guide, soit : Florentin Theytaz, Jean-Claude Pont, Michel Zufferey, Jacques Theytaz, Guy Genoud et Régis Theytaz. Cette volée de nouveaux guides était pleine d’enthousiasme, d’autant plus qu’il y avait encore quelques premières à réaliser dans les Alpes. L’attrait de la montagne envahissait ces jeunes guides de la tête aux pieds. Réaliser une première, Régis et Florentin en rêvaient. Au début de 1968, ils projetèrent de s’attaquer à la face nord de la Dent Blanche, mais ils apprirent que le guide Camille Bournissen avait tenté cette face puis renoncé à la suite d’un incident. Il leur est apparu lâche de leur part de profiter de cette circonstance pour gravir la Dent Blanche alors que Bournissen avait déjà posé les cordes. Régis et Florentin ont préféré laisser la chance au guide d’Hérémence et tenter une autre face tant convoitée, la face ouest du Weisshorn ; un esprit sportif qui mérite l’admiration. Depuis une année, ils se préparaient à accomplir cet exploit. Les équipements n’étaient pas ceux d’aujourd’hui. Pour s’endurcir et résister au froid, les deux Anniviards skient tout l’hiver « sans gants et sans caleçons longs ». À Sorebois, durant deux mois, en haut des Gardes à Bordons qui culminent à 3310 mètres, ils se sont entraînés à dormir dans la neige pour résister aux basses températures qu’ils devront

affronter. Rien n’aurait pu les arrêter pour cette première qu’ils convoitaient tant. Il aura fallu une série de beau temps et une résistance longuement acquise pour mener à bien cet exploit unique. Le mercredi 28 février 1968, Fernand Martignoni, pilote d’Air-Glaciers, dépose au pied du Weisshorn les deux jeunes alpinistes. Avant de les quitter, le mécanicien de l’hélicoptère déposa leur matériel, indispensable pour cette aventure, soit l’équipement normal du grimpeur. La totalité du poids était de 30 kg par homme. Ils avaient emporté un altimètre, un réchaud à gaz, une boussole, 60 mètres de corde de rappel et 30 mètres d’attache, etc. Fernand Martignoni avoue aux deux jeunes guides qu’avant de les prendre en charge, le matin même, il a de déposé Camille Bournissen au pied de la face Nord de la Dent Blanche. La nouvelle de cette ascension au Weisshorn a surpris les gens de la vallée. Régis et Florentin sont partis à l’insu de tout le monde. L’émotion fut grande chez les parents des deux jeunes gens car ils n’ont donné que très peu de renseignements sur leurs projets. À Ayer, la famille de Florentin est très anxieuse. Pierre Theytaz, le papa de Florentin confit à un journaliste que l’ascension de cette montagne n’est pas un jeu d’enfant. La face ouest est très vertigineuse et les chutes de pierres fréquentes. Première hivernale L’hélicoptère d’Air-Glaciers s’envole, laissant nos deux jeunes guides face à leur destin. Ils observent cette face ouest, face où le jeune Georges Winkler perdit la vie en 1888. Sans perdre de temps ils entament l’ascension et prennent immédiatement de l’altitude. Cette face ouest est exigeante, elle mesure 1500 mètres de dénivelée. Après avoir résolu le problème d’une paroi de glace de 300 à 400 mètres, les alpinistes escaladent une série de barres rocheuses d’inclinaison moyenne. Vers 18 heures, épuisés par cette première journée de grimpe, ils décident d’installer à 3200 mètres, sur une petite plate-forme, leur premier bivouac. N’ayant pas de combinaisons spéciales, pour lutter contre le froid, ils s’enduisent le corps d’huile de marmotte. Ça puait ! dira plus tard Régis.

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Cette nuit-là, la température tombera à –28 degrés puis à –31 degrés. En face du Weisshorn, à la station d’arrivée du téléphérique de Sorebois, André Theytaz, ancien guide, a fait installer un télescope afin d’observer la progression des deux guides anniviards. De ce poste d’observation, Luc, le frère de Florentin, restera trois jours, observant leurs moindres mouvements. Au soir du 28 février, Luc observe que Régis et Florentin avaient arrêté leur ascension de la paroi et qu’ils préparaient leur bivouac. Les deux hommes avaient gravi une grande partie de la paroi et semblaient être en forme. Luc est tendu, il attend le signal qu’ils avaient convenu. En hiver, les lampes de poche étaient inutilisables, le froid déchargeait les piles très rapidement, ils avaient donc décidé d’allumer des journaux pour communiquer avec la station de Sorebois. Le signal de 20 heures signifiait que tout allait bien, par contre si les signaux s’allumaient à 22 heures, ils avertissaient les gens de la station qu’il y avait un problème. Après le coucher de soleil, de la plateforme du bivouac, nos deux guides mirent le feu à un journal. Luc aperçut la lumière, il pouvait déduire que le programme de son frère et de son cousin se déroulait comme prévu. Le lendemain matin, jeudi 29 février, vers 7h.30, Régis et Florentin reprennent leur ascension. Les conditions sont plus difficiles que la veille, le vent soufflait si fort qu’ils n’arrivaient pas à se parler, pourtant la distance entre les deux n’était pas très grande. Cette face était recouverte de glace, il fallait être très vigilant. Pour varapper, seules les mains nues leur offraient une sécurité. Ils parcoururent la totalité de l’ascension dans ces conditions et par des températures voisinant les –30 degrés. Quelques parties des mains ont été gelées au premier et deuxième degré, mais sans grande importance. Les observateurs placés à Sorebois distinguaient nettement au télescope les deux hommes. Vers 10 h.30, ils disparaissaient dans un couloir où ils ont dû grimper en artificiel. À 15 h.00 on les vit enfin appa-


Florentin et Régis Theytaz de retour à Zinal après leur exploit

raître, mais la forte réverbération empêchait toute observation. Les deux guides progressaient rapidement et pensaient même atteindre la cime du Weisshorn le jour même. Mais après d’énormes difficultés rencontrées à 150 mètres du sommet, les deux alpinistes décidaient de passer une nouvelle nuit dans la face, à la belle étoile. Pour ce deuxième bivouac, ils ont dormi sur une vire, pitonnés à un rocher à quelques encablures du sommet. Vers 20 heures, les signaux captés faisaient état d’une excellente forme : tout allait pour le mieux et le moral était bon. Florentin et Régis révélèrent plus tard à la presse que ce qui a été le plus extraordinaire furent les couchers de soleil. On peut les comprendre, très peu d’hommes ont pu admirer le soleil se coucher dans les conditions hivernales que nos deux guides ont vécues. Le lendemain, vendredi 1er mars, le duo poursuit son ascension. Les derniers 100 mètres furent très pénibles. La face ouest du Weisshorn est composée presque essentiellement de feuillets arrondis et comprimés. Pour s’accrocher, il faut passer les mains entre deux feuillets, par le dessous. Cette opération a réservé une surprise qui a failli coûter cher à Florentin. Il s’est retrou-

vé suspendu, les pieds dans le vide, retenu par ses 10 ongles. Toute cette dernière partie d’ascension a été faite en varappe libre. Toujours placé à Sorebois à la station terminale du téléphérique, Luc Theytaz observait depuis trois jours le déroulement de cette périlleuse ascension. Il vit que c’est vers 6 h.30 que les deux alpinistes ont quitté leur bivouac après avoir pris quelques calories. Vers 8 heures débute l’escalade en direttissima des 150 derniers mètres. À un moment donné les deux hommes ont grimpé quelques 80 mètres en s’écartant légèrement vers la droite puis, arrivés aux deux tiers, ils prenaient la ligne directe. La sortie sur le sommet fut extrêmement difficile. Finalement, vers 11 heures, les deux hommes arrivèrent au sommet du Weisshorn, sommet qui culmine à 4506 mètres. Fous de joie, immédiatement ils s’embrassèrent, savourant cet instant suprême où le rêve tant convoité devient réalité. Devant la croix, ils n’oublièrent pas de consacrer une prière aux membres de leurs familles respectives décédés, qui n’ont pas eu le bonheur de se réjouir devant l’exploit de Régis et Florentin. Après une collation, à 12 h.10 ils redescendaient par le cheminement normal, c’està-dire par l’arête nord. À 12 h.45, Régis et

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Florentin arrivaient au Grand-Gendarme, situé à 4331 mètres. Depuis cet endroit, ils ne devaient manifester aucun signe de vie. Persuadé que les deux hommes passeraient la nuit dans ce secteur, Luc l’observateur, resta en position jusqu’à la tombée de la nuit. Il capta effectivement les signaux des deux guides qui lui signalaient qu’ils étaient fatigués et qu’ils renonçaient à regagner la cabane Tracuit le soir-même. Un hélicoptère d’Air-Glaciers montait en fin de journée avec l’épouse de Régis et Jean-Luc Clivaz, pour préparer la cabane Tracuit et attendre le retour des deux héros. Pendant que Florentin et Régis passent une dernière nuit au pied du Grand Gendarme, blottis dans un igloo qu’ils ont creusé pour leur troisième bivouac, à Zinal c’est la fête. Tout est préparé pour la réception qui aura lieu le samedi soir. Mais il faut avouer que cette grande victoire à déjà été largement arrosée le vendredi soir où chacun manifesta sa joie et son admiration pour les deux alpinistes. 1500 personnes en délire Samedi matin, les deux héros quittaient leur abri de fortune pour descendre à la cabane Tracuit où Marie-Jo, l’épouse de Régis et Jean-Luc Clivaz montés par hélicoptère les attendaient. À 13 heures, ils quittaient Tracuit pour arriver à Zinal après 4 heures de ski. Plus de 1500 personnes en délire s’étaient massées à la sortie de Zinal. Des drapeaux valaisans, suisses et « Europe Unie » pavoisaient les chalets de Régis et Florentin. Vers 17 heures, l’on vit poindre tout au fond des Plats de la Lée les 4 skieurs. Les Fifres et Tambours d’Ayer se mirent à jouer et un cortège se forma pour aller à leur rencontre. Les deux alpinistes n’eurent pas le temps d’arriver près de la station de Zinal ; on les avait littéralement entourés. Ce furent des embrassades, serrements de mains, tapes dans le dos, des cris de joie, des hourras avant que nos deux jeunes guides, portés en triomphe, regagnent la station dans une frénésie indescriptible. Devant la maison « Arpitettaz », des fleurs, les verres d’amitié furent distribués pendant que les 1500 personnes entonnaient l’hymne valaisan. On vit Régis embrasser sa toute petite fille sous un tonnerre


1’500 personnes en délire accueillent à Zinal Florentin et Régis

d’applaudissements. À Ayer, la Bourgeoisie ouvrit sa cave et l’on distribua viande séchée, lard et naturellement le vin d’honneur servi en abondance. Le président d’Ayer, Rémy Theytaz prononça un discours : « Cet exploit sans précédent m’a donné une telle joie qu’aujourd’hui tout vibre en moi ». Les télégrammes de félicitations furent lus. Celui de Camille Bournissen reçut des applaudissements longuement répétés. La conclusion de cette journée de liesse c’est le président de la SET Zinal, M. Robert Métraux, qui la prononça : « Cette ascension nous a permis de nous rendre compte qu’il y a encore des jeunes de valeur, de véritables sportifs d’un dynamisme sans pareil. Tous les honneurs pour eux ». Régis et Florentin venaient de réaliser un des derniers grands exploits dans les Alpes valaisannes et par là-même, ils entraient dans le panthéon des guides de montagnes qui feront date dans l’histoire de l’alpinisme du Val d’Anniviers. Montagne tragique Le 20 juin 1968, le glas résonnait dans le village d’Ayer. Ce fut la stupeur quand les Anniviards apprirent que Florentin Theytaz venait d’être victime d’un accident au glacier de l’A neuve dans le Val Ferret. Florentin avait quitté le matin Ayer en di-

rection de La Fouly où il avait rendez-vous avec Gaston Mottier, membre de la section Chaussy du CAS, habitant Yverdon, pour aller à la chasse aux cristaux. C’est vers 7 heures qu’ils arrivèrent dans le Val Ferret. Le temps de se restaurer, les deux hommes continuèrent leur chemin en direction du Glacier de la Neuvaz. Vers 10 heures du matin, après avoir prospecté, Florentin et Gaston Mottier se trouvaient dans les environs de la cascade de l’A Neuve. En contrebas, il fallait traverser le torrent pour poursuivre l’excursion ; cela sur un pont de neige. Florentin, méfiant, lança une très grosse pierre sur le pont de neige pour voir si celui-ci tenait. En effet il a tenu, puisque la pierre a roulé. Il descendit donc dans le ravin et M. Mottier, jugeant l’endroit idéal pour réaliser une photo, sortit son appareil de son sac de montagne. Il prit le cliché de son guide, puis remit l’appareil photo à sa place. Mais lorsqu’il releva la tête, il ne vit qu’un trou noir dans la neige. Florentin avait disparu. Essayer de tenter seul une action de secours à cet endroit eut été vain, voire dangereux. Sa montre indiquait 10 h.30. Il se dirigea à toute vitesse vers La Fouly où l’alarme fut donnée. René Droz, le chef de la colonne de secours, expédiait en pointe l’aspirantguide Raymond Joris muni d’un appareil radio : recrutant des militaires stationnés au Clou, il emboîtait le pas peu après, suivi

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du major Delachaux et du Dr. Veuthey. La colonne constamment en liaison avec le Bureau des guides de La Fouly avançait rapidement et à 12 h.05 exactement René Droz et deux militaires pénétraient dans le trou. Il fallut chercher et les sauveteurs devaient découvrir le corps de Florentin, coincé à l’aval entre des gros blocs et recouvert de deux bons mètres de neige. Le malheureux guide d’Ayer était mort noyé. Les deux médecins ne purent que constater le décès. D’après les premières constatations, il semble bien que, seul, le client du guide n’aurait pas pu intervenir efficacement car il risquait même de provoquer un second accident. La nouvelle du décès tragique de Florentin Theytaz, trois mois après sa victoire sur la face ouest du Weisshorn, a jeté la consternation dans les milieux des guides valaisans. La montagne, aussi belle soit-elle peut parfois se comporter cruellement envers ces hommes qui lui vouent un amour sincère. Malgré toutes les précautions que Florentin à prises, la glace a cédé sous ses pas fermes, et pourtant, il avait vaincu tant de dangers, affronté tant de tempêtes…. On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter. Guide depuis deux ans, Florentin avait 27 ans. Jean-Louis Claude de Zinal

La version longue de ce récit se trouve dans «Suite des histoires heureuses et malheureuses du Val d’Anniviers de Jean-Louis Claude de Zinal Lé Zéditions Anniviers (À paraître)


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éducation

Aventure à Ponchet

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e lundi 13 et le mardi 14 juin, nous les élèves de 7H d’Anniviers, nous nous sommes rendus à Ponchet pour notre promenade d’école. Ce petit mayen se situe à environ une heure et demie de marche de Chandolin sur le chemin de Sierre-Zinal. Pour financer notre sortie, nous avons réalisé une vente de gâteaux.

Voici notre récit : Après quelques heures d’école, nous avons pris le bus à Vissoie en direction de Chandolin. Là, nous avons été accueillis par les guides de moyenne montagne. Avant d’entamer notre marche, nous avons fait un jeu de mimes. En chemin, nous avons fait plusieurs pauses et activités dont une où nous avons appris à utiliser une boussole sur une carte puis une autre où nous avons dû sentir plusieurs plantes comestibles. Grâce à ces plantes, nous avons fait, plus tard, du thé. Arrivés à Ponchet, nous avons préparé notre bivouac ainsi que notre souper bio. Une partie d’entre nous est allée cueillir des herbes comestibles : orties et chénopodes (épinards sauvages). L’autre partie a fait la cuisine. Au menu, la cheffe nous a proposé : soupe aux orties, pâtes au pesto de montagne, pain cuit au feu de bois et rose des sables au chocolat en guise de dessert. Un véritable régal !!

La pile de vaisselle achevée, nous sommes allés observer la faune ainsi qu’une falaise avec vue directe sur Loèche. Malheureusement, la peur était au rendez-vous pour certaines personnes d’entre nous. Rentrés de nos frayeurs nocturnes, nous nous sommes couchés bien au chaud dans nos sacs de couchage. Nous avons écouté un conte lu par la guide et ensuite extinction des feux ! Tout le monde s’endort, enfin presque… Quand nous nous sommes réveillés, il était très tôt. Certains élèves se sont rendus sur la colline pour observer la faune matinale. Arrivés sur les lieux, nous avons vu détaler un troupeau de chamois. Au moment du petit-déjeuner, nous avons mangé des cornflakes et quelques fruits. Nous avons bu du chocolat chaud bio. Evénement spécial : les garçons ont fait la vaisselle et un élève a même nettoyé les toilettes !!! Avant de commencer la marche de retour, nous avons eu droit à une petite séance de géologie avec le guide. Après avoir rangé nos affaires, la pluie s’est invitée à nouveau à notre promenade. Armés de nos parapluies, nous sommes repartis en direction de Chandolin.

ce mélange dévale la falaise. Par exemple, les laves torrentielles de l’Illgraben se déversent dans le Rhône. C’était chouette!

Arrivés à la place de pique-nique du couvert de Chandolin, nous avons grillé des cervelas avec du pain et des carottes. Pour le dessert, nous avons mangé des marshmallows fondus. Après cette magnifique grillade, nous avons eu une démonstration de lave torrentielle à échelle réduite. Puis pour terminer, nous avons fait une géante partie de cache-cache. Puis fut venu le temps de repartir vers Chandolin pour reprendre le bus. Toute la classe a adoré cette aventure inoubliable. Nous remercions les guides de moyenne montagne, l’association «ProPonchet» et tous ceux qui ont participé à ce projet. Merci !!! La classe de 7H (5ème primaire) d’Anniviers

Après une heure de marche, nous nous sommes arrêtés pour observer les laves torrentielles de l’Illgraben. La lave torrentielle est un mélange de terre, boue, cailloux…. Quand de l’eau s’accumule, tout

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Ponchet

pa trimoine

Fin des coupes de bois

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âturage boisé inauguré le 3 septembre dernier après 8 ans de travaux de revitalisation. L’alpage de Ponchet, au nord de Chandolin, a fait l’objet d’un vaste projet de revitalisation de son pâturage boisé depuis 2009. Ce dernier s’inscrit entre autre dans le cadre de la convention-programme « Biodiversité en forêt – pâturages boisés », établie entre la Confédération et le Canton du Valais, pilotée par le Service des forêts et du paysage. La Bourgeoisie de Chandolin, propriétaire du fond et maître de l’ouvrage, a pu s’entourer de divers organismes pour mener à bien ce chantier pharaonique durant lequel plus de 30 hectares de surfaces en voie de reboisement ont pu être traitées, soit l’équivalent de l’abattage de 5’500 m3 de bois. Parallèlement aux aspects forestiers, le bisse de Ponchet a été restauré sur près de 1 km; une barrière à l’ancienne a été construite sur plus de 1’400 m pour éviter la chute du bétail dans les précipices alentours, dont le spectaculaire cirque d’érosion de l’Illgraben et la totalité des surfaces ont fait l’objet d’un nettoyage des branches méticuleux. De plus, 60 tonnes de pierres ont été récoltées sur place pour permettre la réfection participative de murs en pierres sèches. Un ouvrage de 80 pages mettant en lumière les techniques de réalisation de ce dernier paraîtra le 22 septembre (Dany Jollien Murs de soutènement en pierres sèches, règles de base. Editions Monographic).

suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, le Fond suisse pour le paysage, la Loterie Romande, le Parc naturel

régional Pfyn-Finges, le Fond de loterie du Canton de Zürich, la Fondation Welti et la Fondation Göhner. Pour la Bourgeoisie de Chandolin Lambert Zufferey, conseiller

La totalité des travaux réalisés s’élève à 1,5 mio de francs. La Bourgeoisie de Chandolin a pu compter sur de nombreux soutiens financiers, dont le Canton du Valais et la Confédération, la Fondation

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la veille de la nouvelle saison de ski, 3 jeunes de chez nous, particulièrement doués et motivés, ont bien voulu parler de leur vie dans le monde exigeant de la compétition sportive. Depuis longtemps, ils mettent tout en œuvre pour parvenir à percer dans le ski professionnel. Ils saisissent l’opportunité qui leur est donnée ici pour remercier chaleureusement toutes les personnes, et elles sont nombreuses, qui les soutiennent dans leur entreprise. Nous leur souhaitons plein succès. Amaury Genoud Âge, formation, lieu de résidence, hobbies, musique, un skieur ou une skieuse qui t’a marqué, une destination. 22 ans, maturité professionnelle commerciale, Zinal, golf, hip-hop et un peu de tout, Bode Miller, Amsterdam. Tu as commencé par t’entraîner avec le ski-club Zinal, ensuite tu as rejoint le skiteam Anniviers puis le centre de performance de Brig (NLZ Ouest) et enfin le cadre de l’équipe nationale de ski alpin. Peux-tu nous en dire davantage concernant le cadre national ? Depuis que j’ai rejoint le cadre national, on est encore mieux pris en charge. On a une cotisation à payer au début de l’année, après c’est la fédération qui s’occupe de tout. En plus de l’entraîneur, on a un service-man qui nous suit toute l’année. C’est à partir de ce moment que tu sais que tu es à la porte du professionnalisme. J’ai de la chance d’avoir des partenaires d’entraînement d’un très bon niveau, ce qui me permet d’élever le mien. Contrairement à la plupart des sports professionnels où

les contrats varient entre une ou plusieurs années, en ski alpin, nous sommes chaque année remis en question. Si les résultats ne sont pas atteints, les entraîneurs peuvent décider de nous mettre dehors. Je suis aligné dans le groupe de Super-G et Géant. Peux-tu nous raconter ta semaine-type d’entraînement avant le début de saison ? En général, lorsqu’on part s’entraîner à Zermatt ou Saas-Fee, la durée du stage est de 4 jours. On se lève vers 6h pour le petit-déjeuner. Ayant des problèmes de dos je fais quelques exercices pour le chauffer. Puis, on monte skier vers 7h. On commence par du ski libre et des échauffements, puis on fait des manches d’entraînements. Avant les premières courses de Coupe du monde, des manches de qualification internes sont disputées et les meilleurs y seront alignés. On skie jusqu’à midi puis on descend manger. On fait une sieste en début d’après-midi. Vers 15h30 on va faire de la condition physique, de la force ou de l’explosivité. Avec mes problèmes de

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dos, je fais des exercices de renforcement. Vers 18h, une séance vidéo est organisée, les entraîneurs corrigent nos manches de la journée. Le soir, on est libre, le plus souvent je reste tranquillement en chambre pour regarder des séries. Je vais aussi régulièrement voir mon service-man pour discuter du matériel. Si tu devais choisir une seule course de Coupe du monde que tu gagnerais, quelle serait-elle ? J’aimerai bien gagner le slalom géant d’Adelboden, en tant que Suisse ça serait vraiment fantastique. Pour y avoir déjà participé, l’ambiance y est incroyable. Sinon la descente de Kitzbühel, mais pour l’instant je me focalise essentiellement sur le géant et le super-G. N’est-ce pas trop compliqué pour ta famille de suivre toutes tes compétitions ? Quand j’étais plus jeune, ça allait car les courses se déroulaient uniquement en Suisse. Depuis que je suis en junior, on


va régulièrement courir à l’étranger, c’est donc compliqué pour eux de toujours pouvoir m’accompagner. Lorsque je suis qualifié pour des courses de Coupe du monde, ils essaient de me suivre au maximum. Sinon ils me suivent sur internet et on a des contacts par téléphone. Pour finir, quels enseignements tires-tu de ta dernière saison et quels sont tes objectifs pour les saisons à venir ? Je tournais entre le groupe de Coupe du monde et de Coupe d’Europe. Je n’ai pas réussi à gagner ma place en Coupe du monde. Du coup à partir du début janvier, mes entraîneurs de Coupe du monde m’ont un peu abandonné. C’est devenu compliqué, car j’ai perdu confiance en moi, de plus les résultats ne suivaient plus. Cette saison, je suis dans un groupe Géant/ Super-G de 4 skieurs qui s’aligneront en Coupe d’Europe et pourront prétendre à quelques courses de Coupe du monde. On sera suivi par un entraîneur avec lequel je m’entends bien, tout au long de la saison. Cette année, je souhaiterais faire des podiums en Coupe d’Europe en Géant et faire pas mal de top 10 en Super-G. J’aimerais aussi gagner mes premiers points en Coupe du monde. Maël Bürgi Âge, formation, lieu de résidence, hobbies, musique, un skieur ou une skieuse qui t’a marqué, un plat. 17 ans, apprentissage de menuisier, Zinal, hockey, de tout, Ted Ligety, pizza. A quel âge as-tu commencé le ski de compétition et qu’est-ce qui t’a fait aimer ce sport ? Je devais avoir 7 ou 8 ans. Mes parents s’occupaient de l’école suisse de ski. J’étais souvent avec eux l’hiver sur les pistes. Tu as commencé par t’entraîner avec le ski-club Zinal, puis tu as rejoint le skiteam Anniviers et enfin le centre de performance de Brig (NLZ Ouest). Peux-tu nous en dire davantage ? J’ai commencé par les courses des ski-clubs dans la vallée, il y en avait 4 par saison. Après j’ai été sélectionné dans le team Anniviers qui regroupait les meilleurs espoirs de la vallée. Du coup, on a commencé à faire les courses du Valais central, puis dans tout le Valais. J’ai été sélectionné

ensuite à Ski-Valais grâce aux résultats que j’ai obtenus durant la saison. J’ai fait 5 ans à Ski-Valais où on participait à des courses dans toute la Suisse romande. Lors de la dernière saison à Ski-Valais j’ai été qualifié pour participer aux championnats suisses. Je n’ai pas obtenu les points requis pour rejoindre le NLZ, mais après discussion avec les entraîneurs, ils ont estimé que j’étais capable de rejoindre le groupe. Arrivé à la fin de la scolarité obligatoire, tu intègres le centre de performance de Brigue, deux choix s’offrent alors à toi : Suivre les cours dispensés au collège de Brigue, en vue de l’obtention d’une maturité ou alors commencer un apprentissage dans un domaine de ton choix. Pourquoi avoir choisi la voie de l’apprentissage qui semble plus compliquée surtout concernant les déplacements et les horaires ? Durant ma première année d’apprentissage, j’étais encore à Ski-Valais mais je voulais continuer le ski. J’ai eu de la chance de trouver un patron qui soit d’accord de me laisser beaucoup de temps pour pouvoir m’entraîner. Si je n’avais pas trouvé un patron aussi compréhensif, j’aurais rejoint le collège sportif de Brigue. L’année d’après, j’ai rejoint un groupe du NLZ dont l’entraîneur, Valentin Crettaz, habite aussi ici. C’est un avantage non-négligeable pour les transports. Dans notre groupe, nous sommes plusieurs apprentis, par conséquent des entraînements sont organisés après les heures de travail. Peux-tu nous raconter une semaine-type où tu partages ton temps entre la menuiserie et le ski ? Je travaille 9h par jour. Le soir, on a un programme individuel de condition physique

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que je peux effectuer chez moi. Lorsqu’on va skier, on part l’après-midi ce qui me permet d’aller travailler le matin. Durant l’été on va skier à Saas-Fee ou Zermatt par tranches de 4 jours. L’hiver, ça dépend des courses. Tant que j’ai de bonnes notes aux cours, mon patron me laisse la liberté dont j’ai besoin. N’est-ce pas trop compliqué pour ta famille de te suivre dans tes entraînements et compétitions ? Lorsque j’étais à Ski-Valais c’était plus compliqué, car mes parents devaient m’amener aux entraînements et aux courses. Depuis que je suis au NLZ, je suis pris en charge par l’entraîneur pour tous les déplacements. Mes parents viennent me voir, quand ils en ont l’opportunité. Pour finir, quels enseignements tires-tu de ta dernière saison et quels sont tes objectifs pour les saisons à venir ? En début de saison, j’ai réalisé de bonnes performances, puis ça s’est compliqué. Je n’étais pas prêt physiquement. Durant les courses à fort enjeu, je n’ai pas réussi à mettre en place mon ski, comme si j’avais un blocage. Pendant les championnats suisses, j’ai quand même fait des résultats encourageants. Globalement, j’étais assez content, puisque je me suis mis au niveau du groupe. Je suis donc satisfait de ma saison. Mon premier objectif est d’améliorer ma condition physique, afin d’être performant durant toute la saison. Je vise un top 10 Swiss-Cup au général, dans ma classe d’âge et, enfin, devenir performant dans les courses à fort enjeu.


Damien Revey Âge, formation, lieu de résidence, hobbies, musique, un skieur ou une skieuse qui t’a marqué, un plat. 13 ans, en 2ème du CO, Mayoux, football, courir, électro, je suis assez ouvert, Didier Cuche, les roestis à maman. A quel âge as-tu commencé le ski de «compétition» et qu’est-ce qui t’a fait aimer ce sport ? J’ai commencé les courses Anniviers à l’âge de 6 ans. J’aimais beaucoup la neige et j’avais surtout un grand frère qui faisait de la compétition. Tu as commencé par t’entraîner avec le ski-club Grimentz, puis tu as rejoint le ski-team Anniviers, Peux-tu nous en dire davantage ? Comme je l’ai dit avant, j’ai commencé à 6 ans au ski club avec les courses Anniviers. J’ai rejoint le ski team Anniviers à 8 ou 9 ans pour participer aux courses valaisannes. Ça fait maintenant deux ans que je suis à Ski-Valais. J’ai fait 2 podiums au Grand-Prix Migros à St-Moritz. Etant toujours scolarisé au centre scolaire d’Anniviers comment fais-tu pour allier les cours et les entraînements ? Le SAF (Sports-Arts-Formation) est une structure qui me permet de suivre les cours et les entraînements. Je rattrape les cours à la maison ou à l’école : par exemple, lorsque mes camarades vont en cours de travaux manuels ou à la gymnastique je rattrape mes cours dans une classe. Peux-tu nous raconter une semaine-type te concernant où tu partages ton temps entre l’école et le ski ? Je pars généralement le jeudi soir pour aller skier. J’ai un cahier à faire signer au direc-

teur du CO pour qu’il me laisse quitter les cours et rejoindre mon entraîneur. Pour la condition physique, j’ai les entraînements en dehors des plages de cours. Comment ton entourage gère-t-il les déplacements pour les entraînements et les courses ? J’ai de la chance d’avoir des parents qui m’accompagnent dès qu’ils le peuvent. Sinon ils trouvent des personnes de leur entourage pour m’accompagner. A partir de Sierre, je rejoins le groupe et mon entraîneur qui me prend en charge.

Quels enseignements tires-tu de ta dernière saison et quels sont tes objectifs pour les prochaines ? J’ai bien progressé : les dernières années, je n’arrivais pas à faire de top 10 aux GrandPrix Migros et cette année, j’ai fait 2 podiums, ce qui me fait vraiment plaisir. J’ai participé à toutes les courses romandes où il est nécessaire de se qualifier. J’ai fait deux tops 10 avec des concurrents qui ont une année de plus que moi. Cette année, je vais concourir avec des jeunes qui ont une année de moins que moi. J’espère faire des podiums et de bons résultats et je suis confiant, car j’ai fait une bonne saison l’année passée. Propos recueillis par Benoît Barmaz

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enviedebouger.com Promenade dans Milan

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econde ville d’Italie par sa population mais en tête, et de loin, par sa superficie et le dynamisme de son économie, quatrième agglomération européenne, Milan, qui dépasse largement le million d’habitants, cumule les superlatifs.

bâtiment en font un passage incontournable lors d’un séjour à Milan. Car tout part du Duomo et tout y mène... Si toutes les routes mènent à Rome, à Milan, toutes les grandes avenues mènent à la cathédrale.

d’Italie, et le musée archéologique, tout aussi remarquable. Passé ce détour obligé par la cathédrale, il est aussi agréable de se promener sans but

Lorsqu’on la découvre pour la première fois, elle fait déjà forte impression mais pour la connaître, il faut y revenir, et y revenir encore... car elle a bien plus à offrir que ce qu’elle accepte de montrer aux deux millions de touristes qui arpentent le parvis de la Cathédrale, Il Duomo, chaque année... Décrire Milan est compliqué... A l’architecture classique des villes italiennes, répondent les gratte-ciels du monde de la finance. Aux enseignes du luxe et de la haute couture qui envahissent l’hypercentre, répondent les influences multiculturelles des quartiers périphériques. Milan est une ville complexe, fascinante et agréable. Pour prendre la mesure de la ville, il suffit de se rendre sur le parvis de la cathédrale. Il faut bien sûr faire abstraction des centaines de touristes, généralement en troupeau, massés devant l’édifice et des publicités géantes sur la façade (la crise économique frappe ici aussi et ce sont des sponsors, on ne peut plus parler de mécènes, qui financent les restaurations...) pour en apprécier réellement la beauté. Il Duomo impressionne. Même si vous l’avez vu déjà un nombre incalculable de fois, il reste un des bâtiments les plus impressionnants du monde. La façade en marbre blanc, l’architecture spectaculaire, parfait exemple du gothique flamboyant et l’atmosphère incroyablement feutrée de l’intérieur du

Il Duomo

Autour de la place de la Cathédrale, un autre bâtiment mérite que l’on s’y attarde. Il s’agit des galeries Vittorio Emmanuel II. Ces halles commerciales abritent boutiques de luxe et restaurants, mais leur principal attrait reste la beauté des verrières et des sols en marbres. Inaugurées à la fin du 19ème siècle, par le roi Victor Emmanuel II, ces galeries couvertes méritent vraiment le détour. Pour terminer avec le Milan touristique, il faut aller se promener autour du château des Sforza, situé à une dizaine de minutes de marche de la cathédrale. Cet imposant édifice constitue une des portes d’entrée du Parco Sempione, le plus grand parc de la ville, très agréable, notamment en été quand la chaleur est écrasante ailleurs. Le château abrite une pinacothèque, qui compte parmi les plus importantes

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dans le centre historique, constitué par les rues qui entourent la piazza del Duomo. Perdez-vous dans ces rues ombragées, généralement calmes. C’est dans ce quartier que se trouvent plusieurs ambassades ainsi que le musée historique de la ville, à faire absolument pour comprendre Milan. Changement d’ambiance lorsque vous empruntez le Corso Venezia, qui vous mènera à la Porta Venezia, l’une des nombreuses portes d’entrée du centre historique. Passée cette porte, se dresse, long de quelques kilomètres, le Corso Buenos Aires, véritable artère commerciale du centre ville de Milan. C’est aussi un des lieux de sortie des Milanais, on y trouve pas mal de bars branchés, de restaurants... Plus loin vers le nord, passée la Piazzale Loreto, se


trouvent les quartiers plus populaires. Via Padova, Viale Monza... dans ces rues, on parle toutes les langues, on trouve des restaurants du monde entier et on est très loin de l’impression de luxe du centre ville... et ça fait du bien! Plus au sud, non loin de la Porta Ticinese, se trouve le quartier des Navigli. En deux ou trois rues, nous voilà transportés à Venise ou Amsterdam! Le long de ces canaux, très agréables en soirée, se retrouve la jeunesse milanaise. Les restaurants sont plus traditionnels et meilleur marché qu’ailleurs à Milan et il fait bon déambuler le long du Naviglio Grande.

Les Verrières de la Galerie Vittorio Emmanuel II

Il y a encore tellement à dire sur cette ville si spéciale qu’elle fera sûrement l’objet d’un (ou plusieurs) autre(s) article(s)! Une capitale culturelle

Textes et Photos-Yanis Chauvel (Droits réservés, Athènes www.enviedebouger.com) ne manque pas non plus de musées. Parm

bien sûr le plus connu et le plus visité, mais d’au Musée Benaki qui, dans une belle villa Néoclassiq de 10'000 objets sont remarquablement mis en l’Acropole et de ses vestiges. Passionnant!

Retrouvez les sur www.enviedebouger.com Retrouvez-les sur www.enviedebouger.com

Porta Venezia (Nord-est de Milan)

Textes et Photos-Ya

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culture

notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie

Carte écrite par Philibert Florey à son beau-frère Daniel Crettaz, papa de Philibert Crettaz.

Lausanne, le 12 oct. 1914 Cher beau-frère et famille, Voici une petite photo de ma cuisine au Bullet sur Yverdon. J’ai fait la cuisine pour les sous-officiers du bataillon pendant la grande course qui a duré une semaine entière. Ce fut une semaine pénible sur tous les points. Je n’aurai probablement qu’un jour ou deux de congé à la fin de l’école, c’est à dire samedi. Je suis content d’en finir ici quoique ailleurs ce soit peut-être plus pénible; mais enfin un peu de changement me distrait un peu ! J’ai reçu mon linge mais qu’avez-vous fait du cadenas ? Avez-vous perdu la clef ou simplement le cadenas ? J’en remets un autre et samedi j’espère trouver quelqu’un de vous à Sierre. D’après ce que j’ai vu sur les journaux, mes frères doivent être à la maison actuellement, je les trouverai samedi soir ou dimanche, si je peux aller jusqu’à Sierre. Remerciements à Émilie pour toutes les peines et bon bec aux enfants. Celui qui pense à vous tous. Caporal Philibert Florey, (1892-1915)

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Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Benoît Epiney (Président HC Anniviers) Franziska Andenmatten Zufferey (Présidente Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

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Pour soutenir la jeunesse sportive du Val d’Anniviers Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers sàrl 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.


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