HI V ER
© Anniviers Tourisme - Lever de soleil à la Bella Tola
NUMERO 25 | JANVIER ’17 | trimestriel
La fabuleuse aventure . . .
9
Une UAPE, c’est quoi ?
18
De jolies poupées . . .
40
Vendre, acheter, louer ou gérer un bien immobilier ne s’improvise pas St-Luc: 027 475 32 15 | Chandolin: 027 480 18 19 Immobilier Vacances est une entreprise pérenne et durable, construite sur la rigueur, l’honnêteté et surtout, la confiance de ses clients. Souhaitez-vous mettre en location, faire estimer votre chalet ou appartement en vue d’une vente, acheter un bien immobilier ?
Suite des Histoires ... en vente à l’Imprimerie d’Anniviers à Vissoie 027 475 32 70
3961 Grimentz 027 475 18 55
Fabrice Ganioz, cons. en Assurance et Prévoyance Anniviers - 078 602 42 32 - 027 458 14 39 Christian Vouardoux Anniviers Immobilier SA St-Luc Location tout simplement, contactez-nous Helvetia Assurances Agence générale du Valais Romand rue de la Dent-Blanche 20 - 1951 Sion fabrice.ganioz@helvetia.ch www.helvetia.ch
- 2 -
L’invité
Jean-Jacques Schilt
Très souvent, les Lucquérands croisent Jean-Jacques Schilt sur les pistes de ski ou dans les rues du village et son visage rappelle quelqu’un de connu, mais qui ? C’est pour mieux faire sa connaissance qu’avec gentillesse et disponibilité il répond à quelques questions. Jean-Jacques Schilt, qui êtes-vous ? Après avoir obtenu une licence ès lettres à l’Université de Lausanne, j’ai enseigné le français, le latin et l’histoire pendant dixhuit ans au Collège de l’Elysée à Lausanne, de 1968 à 1985. Entré à la Municipalité le 1er janvier 1986, j’ai été membre de l’exécutif lausannois pendant vingt ans et demi, comme directeur des Ecoles, des Travaux, de Culture, Sports et Patrimoine et comme Syndic de 1998 à 2001. Retraité depuis l’été 2006, j’assume différents mandats bénévoles, dont la présidence du Conseil d’administration du Centre sportif de Malley qui construit une nouvelle patinoire et une piscine olympique. Et bien sûr celle du Grand Hôtel du Cervin à StLuc ! Comment et quand avez-vous connu le Val d’Anniviers et choisi St-Luc pour y séjourner ? Depuis Vex, où ma famille louait un chalet depuis le début des années soixante, je venais régulièrement skier à St-Luc avec mes enfants dans les années huitante et nonante afin de profiter de pistes ensoleillées, particulièrement en début d’hiver. Nous avons trouvé et acheté un chalet il y a presque vingt ans. Qu’est-ce qui vous a touché dans notre région au point de prendre la décision d’y acquérir une résidence secondaire ? C’est un ensemble : l’hiver, des pistes en-
soleillées, variées et pas trop encombrées; l’été, de belles balades dans un climat presque méditerranéen. Le tout dans un superbe cadre naturel et un village paisible. Le fait d’avoir pris la présidence du Grand Hôtel du Cervin marque-t-il votre intérêt, votre attachement pour notre vallée ? Effectivement, pendant toutes ces années j’ai apprécié de plus en plus cette vallée, et plus particulièrement le village de StLuc. Je suis intéressé par ce qui s’y passe, mais aussi préoccupé par les difficultés qu’il connaît, comme beaucoup d’autres stations. Le Grand Hôtel du Cervin doit être sauvé : il doit être rénové et accueillir de nouveaux hôtes, aussi bien pendant la saison d’hiver que durant l’été. Je souhaite pouvoir aider à concrétiser ce beau projet. Pouvez-vous nous donner un aperçu général de ce projet et de son avancement ? La société anonyme du Grand Hôtel du Cervin est détenue par des actionnaires amoureux de St-Luc, désireux de redonner vie à ce bel hôtel historique. Le Conseil d’administration élu en décembre 2014 a choisi, après un petit concours, un bureau d’architectes qui s’est mis au travail depuis le printemps dernier. Il devrait pouvoir adopter cet hiver le projet de rénovation de l’hôtel, qui sera classé par l’Etat du Valais. Ce projet est coordonné avec celui que mène la commune d’Anniviers pour la création du centre de bien-être décidé par l’assemblée primaire. Centre de bien-être et rénovation de l’hôtel devraient être mis à l’enquête tout prochainement, pour une réalisation en 2018 ou 2019. Pourquoi avoir créé une Association des Amis du Grand Hôtel du Cervin ? Plusieurs personnes ont exprimé le souhait
- 3 -
de soutenir la rénovation de l’hôtel, mais pas à hauteur de ce qu’exige l’acquisition d’un certificat d’actions (soit dit en passant, nous sommes encore à la recherche de quelques actionnaires !). Madame Dominique Balmer, originaire de St-Luc, a accepté de prendre la présidence de cette toute jeune association, qui devrait contribuer à aider nos projets. Merci à M. Schilt et à toutes les personnes d’ici et d’ailleurs qui œuvrent à la sauvegarde de notre patrimoine ! Cette collaboration nous aidera à avancer vers un développement harmonieux en cheminant ensemble vers ce noble but. Propos recueillis par Simone Salamin
- 4 -
Sommaire 3 L’invité plus petit festival du monde
28
Dans les alpages autrefois
30
Rien n’arrête Elie Caloz
6
Le 2
9
La fabuleuse aventure
34
Pol Sanchez, ski team Anniviers
13
Être moniteur au MCA
36
Ce n’est qu’un au revoir
14
Des mots qui chantent
38
Les toutous ne sont pas des doudous
17 Annibook
39
Avalanche de récompenses
18
Une UAPE, c’est quoi?
40
De jolies poupées
20
L’hiver est de retour
43
FC Anniviers
22
HC Anniviers
44 enviedebouger.com
23
Anniv’info
46
ème
Notre histoire.ch
Concours
à la découverte de notre vallée
A / Au Termino B / à Gillou
Où se situent ces deux mélèzes emblématiques ?
C / à la Barma
Un bon de 50.au Restaurant du Lac de Moiry Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition de mars du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo de janvier » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 7 mars 2017
© Photo Lambert Zufferey
Le gagnant de l’édition n° 24 est Georgette Baechler d’Auvernier La réponse était: La Volermo
- 5 -
musique
Le 2
ème
plus petit festival du Monde
H
é, si on organisait un festival ? Six pauvres mots balancés au milieu d’une soirée arrosée, le 2PPFM venait de naître, bien que personne ne le sache encore. « Ouais, à fond ! Je crée un groupe WhatsApp. » Quelques jours passent, tout le monde a oublié cette discussion sauf Lucien Marandola, celui qui l’avait initiée. Il contacte son ami Romain Barmaz, ils en discutent tout un après-midi. Euphoriques par les idées qui en ressortent, ils les transmettent à leurs autres potes. Le team du 2PPFM compte une quinzaine de membres, un comité de cinq est créé afin de dégrossir le travail.
taires (Commune, Office du Tourisme, Remontées mécaniques Grimentz-Zinal, SDJA). Pour expliquer l’engouement autour de cette organisation, il faut comprendre que le but du projet est de créer un festival, c’est-à-dire qu’il sera récurrent et plus ou moins périodique. Des soirées seront aussi organisées durant l’hiver pour diversifier les occupations anniviardes. L’argent gagné sera ainsi réinvesti lors de la prochaine édition et ainsi de suite.
Meyer. Leur répertoire ? Des reprises, en français, en anglais, tout y passe. Leurs voix harmonieuses se mélangent parfaitement au son de la guitare. Ce récital lance le début d’une belle soirée. A leur suite, Vinch, le rappeur anniviard. Débarquant sur la scène, il prend directement la température de la foule. Il la harangue et commence son show. Une prestation solide qui envoûte la plupart des
Mi-août, le temps presse, le but est d’organiser ce festival avant la fin des beaux jours. En Valais, l’agenda du début septembre est bouché entre le Tohu-Bohu, Vinea, la marche des Cépages... Le 24 septembre semble être une bonne date. Le top est donné, la course contre-la-montre peut débuter. Le travail en amont Les besoins primaires ? Des autorisations communales et privées (lieu), un financement, une programmation attractive et des boissons. Chaque membre du comité est responsable d’un domaine et s’est entouré de membres du team, sous la houlette du président, Lucien Marandola. Une fois reçues les différentes autorisations, les bonnes nouvelles s’enchaînent: une programmation intéressante, des gens touchés par notre projet qui nous sponsorisent et nous souhaitent de réussir, la mise à disposition d’arcadomes (structures gonflables modulables), à moindre frais, par les différentes sociétés proprié-
Le jour J 24 septembre, les différentes structures sont montées, la mise en place est faite, il ne reste plus qu’à attendre les premiers festivaliers. Au fur et à mesure que le début du festival approche, la tension du team monte, le doute s’installe. Les premières personnes arrivent gentiment, elles trouvent le cadre charmant ; ce qui rassure les organisateurs. Le premier concert va bientôt commencer. The Sweet Little Machine, un groupe composé de 2 jeunes de la vallée, Ludmila Claude et Océane
- 6 -
participants. C’était comme si son énergie se transmettait dans chaque festivalier. Tout le monde est bluffé, c’était sa première représentation sur scène et devant autant de monde. Il n’a pas flanché une seule seconde. « Big up » à lui. 20:30, BSD grimpe sur scène, un batteur, un guitariste et voix, un bassiste et un rappeur. Ils ont la lourde tâche de passer après Vinch qui a vraiment mis le feu à ce début de soirée. Dès les premiers morceaux, le
de laisser la place aux DJs. Nolan Cardona est le premier à se lancer sur scène. Son mix de hip-hop américain, s’étalant de «l’East-Coast à la West-Coast» fit danser les adeptes et bouger la tête aux autres. Son set se passa tellement bien que Nolan ne voulait pas laisser la place à son successeur qui dut presque batailler pour lui arracher les platines. « Je n’ai pas vu passer le temps, ce partage avec le public était vraiment super, je suis ravi par cette soirée » dira Nolan Cardona.
spectateur est accroché par ce mélange de hip-hop, reggae et ska. Que ce soient des reprises à leur sauce ou des pistes de leurs propres compositions, tout est bon et le public se dandine joyeusement. Ils finissent leur concert sur leur reprise de «Foule sentimentale» qui fait un carton. Ils sortent avec un large sourire et des applaudissements à s’en boucher les oreilles, le public est conquis. Electrik Tom and the Magnetik Freaks, emmenés par leur chanteur, Electrik Tom, ont réalisé une performance musicale très intéressante. Malheureusement pour eux, passer après Vinch et BSD n’était pas une mince affaire. Leur style de musique, le rock alternatif,
n’a pas autant séduit que le hip-hop des groupes précédents. Leur musique, plus calme aurait été plus appropriée en début de soirée : «On a commis une erreur, on aurait dû les faire passer avant» reconnaîtra Romain Barmaz (responsable de la programmation). Malgré tout, leur prestation, pour les personnes qui suivent et apprécient la culture rock, était bonne.
«C’était un tout bon concert !» dira un festivalier enchanté par ce groupe qu’il ne connaissait pas. Après ces trois groupes, l’heure est arrivée
Enfin, avec presque 30 minutes de retard sur le planning, François Sonotown put enfin libérer ses notes électroniques pour le plus grand plaisir des fêtards qui étaient restés pour se déhancher sur de la musique techno. Comme dernier rempart entre la réalité et le rêve, le kick permettait aux clubbers de garder les pieds sur terre. Malheureusement, François Sonotown ne put terminer sa prestation, car la fin de soirée était arrivée sans crier gare.
«L’organisation du festival ne fut pas parfaite, mais nous sommes pleinement satisfaits du résultat. C’était une nouveauté pour tout le team» confiera Lucien Marandola, qui ne demande qu’à faire mieux lors des prochaines éditions. Pour conclure, l’ensemble du Team 2PPFM, nous souhaitons remercier tous les sponsors, les personnes qui nous ont donné un coup de main bénévolement, celles qui nous ont motivés pour atteindre notre but, celles qui ont participé à cette soirée. Merci mille fois et à l’année prochaine. texte Benoît Barmaz photos Romain Barmaz
- 7 -
facebook.com/valdanniviers
twitter.com/valdanniviers
instagram.com/valdanniviers
St-Luc
- 8 -
voyage
La fabuleuse aventure d’une bande de copains et de trois vieux camions
L
e Sahel est une région d’Afrique délimitée par le Sahara au Nord et le Soudan au Sud. Là, vivent des Berbères, des Arabes et des Noirs-Africains. Au cœur de cet immense territoire partagé par une dizaine de pays, les cultures pluviales sont impossibles et la survie difficile. En 1968, une terrible sécheresse affecta cette zone et perdura plusieurs années de manière effarante. Du jamais vu dans l’histoire de cette contrée ! Le pire restait encore à venir car les années 1982 et 1985 seraient les plus touchées. Cette catastrophe a affaibli énormément les populations et provoqué une sédentarisation des peuples nomades et de leurs inséparables troupeaux. Cette étendue de sable est le territoire des transhumances et des Hommes Bleus, les Touaregs. Du rêve au projet Sensibilisé par ce terrible fléau, Pierre-Yves Decorvet, fin connaisseur de l’Afrique et étudiant mécanicien, mobilisa ses amis : Gaby Pilet universitaire future pasteure, Petter Runnqvist photographe, Wim Van den Brand infirmier et pilote, Danièle Kaeser éducatrice, Jacques Lavanchy géographe et moi-même, alors aide-comptable chez Air Afrique. L’idée était d’organiser un convoi pour acheminer de Suisse au Mali via le Sahara algérien, des secours d’urgence et des vivres à distribuer directement dans les villages où l’aide humanitaire internationale n’était pas distribuée, faute de véhicules adéquats pour affronter les pistes profondes et ensablées du désert. Ce projet déclencha un véritable mouvement de solidarité parmi la population grâce aux médias et à des organisations humanitaires. Les réponses d’entraide fusèrent, Terre
des Hommes Suisse décida de prendre en charge l’expédition. Des donateurs privés offrirent des outils, des pelles, des pioches, des vêtements, des pièces mécaniques, des bâches et des pneus. L’Hôpital de Genève proposa un stock de médicaments et des plaques de radiologie à livrer à l’Hôpital de Gao. L’opération Camions pour le Mali pouvait démarrer. Humanitaire et pas cher Mais comment trouver des véhicules 4X4, suffisamment volumineux, costauds, aptes à circuler partout et bon marché ? Notre budget était très limité. En Valais, je repérai une épave de camion Mercedes modèle 229 (23 ans d’âge) abandonnée qui coûta Fr. 500.-. Remis en état pour rouler jusqu’en Afrique, il servit de réservoir à pièces de rechange pour les deux autres Mercedes. Un 332 qui croupissait dans la campagne genevoise fut cédé au prix de Fr. 1’500.- (24 ans d’âge) et le camion le plus moderne, un 1924 (18 ans d’âge), déniché à Orsières en Valais, coûta Fr. 8’000.-. Pierre-Yves, petit génie de la mécanique trouva les moyens de les remettre en état et aida ses copains à passer leur permis poids
- 9 -
lourds au volant d’un autocar scolaire emprunté pour l’occasion ! C’est à Anières, Genève, dans une ancienne grange, petiote, chauffée cahin-caha par un moteur d’avion que fut installé l’atelier mécanique pour accueillir les camions. Trois mois de travail furent nécessaires pour finaliser le projet. Mes amies et moi-même étions responsables de la logistique, du ravitaillement et de l’administration, les hommes de réparer et de préparer les camions pour passer l’expertise technique et obtenir les plaques d’immatriculations provisoires, valables pour la durée du voyage. Fraîchement repeints bleu ciel, ces camions de 16 tonnes renaissaient. Ils avaient fière allure pour effectuer 2100 km de route et 2000 km de piste avant d’entamer leur deuxième vie en Afrique. Chargé à bloc, le convoi quitta la Suisse avec de quoi permettre aux Maliens d’acquérir une modeste indépendance : des semences, des brouettes, une machine à fabriquer des briques, des médicaments, des pièces mécaniques, des pneus de rechange et un poste à souder pour installer là-bas l’atelier mécanique qui servirait à entretenir ces
riture fraîche. Notre stock de vivres se composait d’aliments de base, de céréales, de haricots secs, de viande séchée d’Anniviers et d’un gros fromage hollandais bien abrité du soleil dans sa cire rouge. Les réservoirs d’eau potable de 200 litres, astucieusement installés entre les roues des camions furent nos biens les plus précieux, d’eux dépendait notre survie en cas de problème durant l’expédition. Le carburant était rare là où nous allions. Nos réserves de diesel étaient dissimulées sur les bennes et en route nous avons fait le plein des réservoirs chaque fois que cela était possible.
camions dans le futur. Les véhicules resteraient au Mali, à disposition du Comité de Coordination des Actions d’Urgence afin d’offrir des moyens de transports (tout comme Aviation Sans Frontière avec ses pilotes de ligne qui troquent leur Boeing contre des avionnettes durant leur congé pour larguer des secours d’urgence là où rouler n’est pas possible), en faveur de Médecins Sans Frontières, World Vision, Les Volontaires du Progrès, des ONG basées à Gao, à Tombouctou, à Bamako au Mali et à Ouagadougou au Burkina Faso. Comme un film au ralenti ... Septembre 1985, départ de Genève via le sud de la France et embarquement à Marseille sur le « Liberté » pour débarquer le lendemain en Algérie où commença alors une course effrénée à travers les bureaux douaniers du Port d’Alger La Blanche. Les formalités prirent du temps et demandèrent beaucoup de patience et d’ingéniosité pour obtenir les documents de transit indispensables pour que le convoi puisse traverser le pays. Les camions furent nos maisons, nous installâmes nos matelas entre les trois véhicules parqués en triangle à l’intérieur de la zone portuaire et là j’inaugurai ma cuisinette qui permettrait de faire la popote et de préparer le thé. Entre deux rendez-vous administratifs, nous allions faire les courses au marché pour choisir de la nour-
Entre ciel et sable Après quatre jours de stress dans le port d’Alger, nous reçûmes finalement la déclaration de transit, l’autorisation et la dispense de caution pour circuler en Algérie alors que des scellés furent apposés sur les bâches des camions. Les palabres allèrent bon train avec les autorités, nous avons appris la diplomatie, la patience et surtout, nous nous réjouissions d’en finir avec tous ces tracas administratifs pour pénétrer enfin le désert. Les camions furent solides, mis à part quelques petites pannes sans gravité. Ils tinrent le coup même lors de la traversée du Désert des Déserts, le Tanezrouft, zone tampon entre l’Algérie et le Mali. Du fait de son aridité, ce coin du monde est baptisé le triangle de feu, c’est le désert absolu, le plus hostile de la planète. Ses températures sont supérieures à 50 °C durant les mois les plus torrides de l’année. A Reganne, le convoi fut minutieusement inspecté ainsi que les documents de transit, le matériel de secours, les réserves d’eau, de diesel et de nourriture par le Service de la Protection Civile et des Secours, l’organe responsable qui accorde le droit de traverser ce désert. Chaque 100 km des balises solaires numérotées de 1 à 16 permettent de garder le cap avec Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel après le soleil. Bidon V et Bordj Badji Mokhtar sont des étapes incontournables de cette piste infinie. On y trouve du carburant et de l’eau, moyennant de petits cadeaux aux mili-
- 10 -
taires qui y sont postés. Reste alors à franchir LA dune de sable, gigantesque, belle et voluptueuse, la Markouba. Pour l’aborder, nous dégonflâmes les chambres à air des véhicules afin que les pneus adhèrent mieux à la piste pour éviter l’ensablement. Nous la contournâmes vers 4 heures du matin lorsque le sable est encore froid et dur. La dune nous intrigua, capricieuse comme la houle, elle bouge éternellement, ses grains de sable transbahutés par le vent se déplacent et se dressent comme des montagnes. Le sable doré devient parfois rose, blanc, gris ou bleu, il efface les pistes et camoufle les points d’eau. Lorsque l’on croisait des véhicules, on s’arrêtait, on discutait et on partageait un repas. Nous rencontrâmes des personnes géniales et d’autre bizarres, certaines avaient un objectif bien précis et d’autres effectuaient ce voyage juste pour réaliser un rêve ou un exploit. La nuit nous dormions à même le sable bien au chaud dans nos sacs de couchage avec comme compagnons des petites gerboises et des fennecs en quête de nourriture. Lorsqu’une violente tempête de sable nous surprenait, nous sautions dans la cabine de nos camions et attendions médusés que la nature se calme. Après 1317 km de piste, nous atteignîmes enfin la ville de Gao au Mali, carrefour fluvial et caravanier important. Là, le désert s’estompe, l’Afrique verte commence, des ethnies de toutes les couleurs de peau y vivent et s’y côtoient. Le Sahara est le plus grand désert du monde, les couchers de soleil sont somptueux et les nuits glaciales sont illuminées par une multitude d’étoiles qui dansent dans le ciel. La magie des sables, le silence et la poussière des coquillages m’envoûtaient. Ici la monotonie n’existe pas, la vie jaillit de partout, une plante, un petit animal, les pierres, des silex, de fiers et beaux Touaregs. Il y a toujours quelque chose à regarder, à faire, à sentir, quelqu’un à qui parler. Tout est simple même si tout est compliqué. Le désert est magnifique, fascinant, je m’y sens libre, je l’aime autant que certains le détestent, comme la montagne ou l’océan. Depuis ce voyage, je ne suis plus la même, ma vision du monde a changé. Pour apprendre et évoluer, nous
devons d’abord vivre et comprendre les choses. Routiers sans frontière Après 36 jours de pérégrination, les chargements sont distribués et les camions livrés. Nous fêtâmes joyeusement la fin de l’aventure avec les amis rencontrés en route. Fatigués mais heureux, nous sommes rentrés en Suisse en avion, depuis Ouagadougou. Ce ne fut pas un voyage de tout repos mais de beaux souvenirs et un sentiment de nostalgie du désert font désormais partie de ma vie. De retour chez nous, Routiers Sans
Frontières vit le jour. Cette association permit de mettre sur pied des convois humanitaires de manière encadrée et professionnalisée. Le rêve d’organiser une nouvelle expédition titillait quatre d’entre-nous. Nous sommes repartis en automne 1987 livrer plusieurs véhicules, du matériel de chantier, des motos et un tractopelle en faveur de l’Association Villages-Entreprises à Kpalimé au Togo qui désirait creuser une retenue d’eau pour épargner aux femmes de parcourir 15 km par jour à pied pour ramener le précieux liquide dans les villages. Ce magnifique projet rural a été développé par Komi Afélété Nyuiadzi, dit Julien, un Togolais qui après avoir terminé des études d’agroéconomiste en France est retourné dans son pays pour y vivre et aider son peuple. d’ici & d’ailleurs : texte et photos © Dominique Epiney Regolatti Ouagadougou 1987
www.prilet.ch - 027 475 11 55
Le comité de rédaction vous souhaite une belle année 2017 et remercie les annonceurs de leur soutien.
- 11 -
Télévision
Internet
Téléphone
PRODUITS MULTIMÉDIA 100% FIBRE
DISTRIBUÉ PAR
www.netplus-fibre.ch
- 12 -
sport
Être moniteur au MCA
P
our durer, un club de sport a besoin de relève au sein de ses moniteurs. L’organisme Jeunesse et Sport propose différentes formations dont plusieurs en lien avec la montagne: l’alpinisme, l’escalade sportive, l’excursion à ski, le ski, le ski de fond, le snowboard et le trekking. J&S est le principal organisme formateur pour les jeunes et moins jeunes pour tous les sports en Suisse. Le Montagne Club Anniviers dispose actuellement de 7 moniteurs qui encadrent régulièrement nos 48 jeunes lors des activités extérieures ou intérieures. Tous nos moniteurs sont formés J&S et renouvellent leurs compétences lors de formations continues. En ce qui concerne l’escalade sportive, la structure de la formation débute par les cours d’introduction pour moniteurs et le cours de moniteur J&S, ceux-ci constituent la formation de base. Le tableau suivant présente les formations continues et les différentes spécialisations. Lors du cours de moniteur en escalade sportive, les futurs moniteurs apprendront les principes d’entraînement et la planification des cours, les éléments concernant le développement des enfants, les aspects de la personnalité du moniteur ainsi que les techniques d’escalade et les éléments de sécurité. Les jeunes motivés qui désirent mieux connaître leur sport et l’enseigner aux jeunes, et ayant les compétences suivantes peuvent se présenter à la première formation:
• Être prêt à dispenser des entraînements au sein d’un club. • Maîtriser le degré de difficulté 6a. • D i s p o s e r d’une bonne expérience de l’escalade. • Posséder un minimum de connaissances des techniques alpines. • Avoir des connaissances de base relatives aux aspects techniques et tactiques.
Escalade sportive Structure de la formation Cours d’entraîneurs Elite/Espoirs Formation d’entraîneur professionnel
Certificat FSEA
Formation des entraîneurs
Cours d’entraîneurs de la relève J+S
Formation des adultes
Module perfect. entraîneurs de la relève
Module perfect. experts
Cours d’introduction J+S entraîneurs de la relève
Cours d’experts J+S
Spécialisation des entraîneurs
Spécialisation des experts Préparation spécialisation Admission FC 2
Formation continue 2 Perfect. ASGM pour guides de montagne
Chef de cours
Planification et conduite de l’entraînement
Construction des voies (murs d’escalade)
Module perfect. moniteurs
Escalade indoor
Personnalité du moniteur
Modules transdisciplinaires
Formation continue 1
Cours de moniteurs J+S
Cours d’introduction J+S pour moniteurs
Formation de base
Cette formation se dispense sur 6 jours de manière continue ou fractionnée. OFSPO
Se former per- 2532 Macolin met aux jeunes d’encadrer au sein d’un club, mais surtout d’approfondir leurs connaissances et développer leurs techniques afin d’acquérir un maximum d’outils et prévenir ainsi les accidents et limiter les risques. Alors jeunes et moins jeunes, participez à cette belle aventure qu’est la transmission de la passion de la montagne et contactez le MCA pour vous former et vivre des moments de partage inoubliables!
- 13 -
Office fédéral du sport OFSPO
Cet article a été écrit depuis l’Australie lors de notre séjour en famille. J’en profite pour saluer Oncle Romain qui nous a chaleureusement accueillis chez lui dans sa magnifique campagne australienne, et qui, j’en suis sûre, nous lira. Pour le MCA, Stéphanie.
agri culture
Des mots qui chantent
L
éonard Melly est né et a grandi à Ayer et même si, quand il était petit, il avait plutôt peur de traverser l’étable, vers l’âge de 9 ans un déclic s’est produit, son amour du bétail a pris le dessus et n’a cessé de grandir depuis. Le moment des choix venu, Léonard a suivi une formation de maçon, puis de chauffeur poids lourds, puis a travaillé en menuiserie. Un an d’aide à l’étable en consortage d’Ayer où sa famille a toujours possédé des vaches, l’a décidé à franchir l’étape. L’opportunité s’est présentée de pouvoir concrétiser cet amour du bétail en reprenant la responsabilité professionnelle de cette étable qu’il connaît par cœur depuis toujours. Léonard fait partie de l’Association des Agriculteurs d’Anniviers qui collabore avec l’Ecole d’Agriculture de Châteauneuf et ce lien représente une importance certaine dans ce monde-là. Chaque journée devient cadeau Léonard perçoit son travail comme un cadeau. Peut-être trouvera-t-il des surprises en arrivant à l’étable ? Des vêlages qui se seraient déroulés sans lui ? Il se réjouit déjà et pourtant elle commence bien tôt, sa journée : dès 5h. du matin, pour que la traite soit terminée quand le camion de la Centrale Laitière d’Anniviers passe récolter le lait. Un an sur deux, le camion commence sa tournée par la rive gauche de la vallée, ce qui permet à Léonard de bénéficier d’un lever un peu moins précoce comme c’est le cas en ce moment. Mais lorsque le tournus commence par la rive droite, le réveil sonne une bonne heure plus tôt… La traite occupe environ une heure trente en moyenne et cela deux fois
par jour. Puis il faut nettoyer l’étable, nourrir le bétail, l’abreuver, observer si une bête ne se sent pas bien, s’occuper des veaux. Vers 10h30, le travail du matin arrive à son terme, une pause bienvenue est enfin possible. Le temps de partager de précieux moments avec sa famille ; sa femme Virginie aime ce monde, elle apprécie de tondre les vaches par exemple mais connaît tout du métier de paysan de montagne. Elle a œuvré plusieurs saisons à l’alpage de Nava et a fait des remplacements ou donné des coups de mains à d’autres agriculteurs, avec son amie Sandra. Virginie et Léonard ont un petit Jules qui se plaît beaucoup, lui aussi, dans ce milieu. La pause terminée, il est 15h. le temps est venu de repartir à l’étable jusque vers 19h30-20h. Le troupeau se compose de 50 bêtes, dont un taureau et 15 veaux. Indépendance et responsabilité Les recommandations actuelles exigent de laisser sortir les vaches tous les 2 jours, ce
- 14 -
qu’elles semblent apprécier… moyennement suivant la météo. Quant aux veaux, ils sont placés dans des boxes de naissance pendant 10 jours et nourris au bidon du lait de leur mère. Ensuite, une têteuse avec puce leur permet de s’alimenter selon les normes en vigueur, ils ont droit à 9 l. au maximum par jour et passent tout l’hiver dehors. Ils sont bien installés, sur une bonne couche de paille, à l’abri du vent ce qui leur permet de développer une meilleure immunité. Depuis 3 ou 4 ans, plus aucun veau n’a été malade. Léonard prend toutes les décisions imposées par les circonstances, les relations avec
pour les combats de reines et constitue une récompense quand le classement répond aux espoirs. Mais sa grande fierté est liée au titre convoité de reine d’alpage de l’une de ses bêtes, voilà l’ultime plaisir. En effet, dans le Valais romand, les luttes d’inalpes sont très suivies par le monde agricole et paysan. Les alpages sont encore collectifs, organisés en consortages, tandis que dans le Haut-Valais ils sont plutôt privés, l’enjeu est différent, comme dans le Val d’Aoste ou dans les cantons de Vaud, Berne et Fribourg par exemple.
les propriétaires des autres vaches sont bonnes. La confiance règne car chacun sait que Léonard connaît le sens du mot responsabilité, de son implication, de ses conséquences. Le service vétérinaire cantonal veille et décide si les subsides prévus peuvent être accordés, en fonction de la tenue correcte du bétail et de son état sanitaire. Bonheur et malheur Bonheur, cadeau, ces mots ont résonné souvent dans les explications de Léonard. Les yeux qui pétillent, la mine réjouie, les mots qui coulent comme en cascade, tous ces signes démontrent avec puissance ce bonheur d’exercer une profession noble et
belle en laquelle il croit et met toute son énergie. De plus, l’entretien du paysage de notre belle vallée auquel sa profession contribue, le motive jour après jour. Parfois pourtant, le malheur ou l’accident ternit ce chaleureux train-train et plombe le moral. Le cas s’est produit avec la génisse 4ème au match de reines de Chermignon, qui s’est ensuite cassé une jambe et a dû être abattue dans son parc… tristesse… Car la passion de Léonard s’épanouit aussi grâce au tempérament de lutteuse de notre fabuleuse race d’Hérens. Le but d’un travail soigné tout au long de l’hiver s’exprime dans la possibilité d’inscrire 2 ou 3 vaches
- 15 -
De l’optimisme, du positif, des mots qui chantent comme « bonheur - cadeau chance », voilà ce que j’ai entendu dans ces instants partagés avec Léonard. C’est donc possible de vivre en accord avec ses aspirations et de laisser sa joie éclairer alentour, belle leçon de vie ! Pourtant, les congés se résument à 2 jours par mois et à 3 semaines de vacances en fin d’été, comme les dernières passées en Vendée, patrie de Virginie, son épouse. Mais seulement quand les foins ont été engrangés et pas avant bien sûr. Merci à Léonard à qui je souhaite juste de pouvoir continuer ce parcours qui lui va si bien ! Simone Salamin Photos Gaëtan Salamin, St-Luc
Vissoie - 027 475 18 77
Le Grand Hôtel Chandolin MAISON DE GROUPES
________________________________________
Soirée Fondue ou Raclette Envie de venir au Grand Hôtel Chandolin pour une fondue ou raclette entre amis, collègues ou membres de club? Réservation au 027 475 35 02 ou info@legrandhotelchandolin.ch Plus d'informations sur la maison: www.legrandhotelchandolin.ch
- 16 -
tourisme
Annibook
le réseau social dédié à Anniviers
L
’histoire d’Annibook a commencé par une discussion entre Yanis Chauvel, notre responsable event, et moi au sujet de la difficulté à gérer l’information locale, que ce soit entre les partenaires touristiques, à l’interne d’Anniviers Tourisme, avec la population et évidemment avec nos hôtes et visiteurs. Nous possédons certes de nombreux vecteurs de communication, des flyers au journal «4 Saisons» en passant par les réseaux sociaux, mais soit ils souffrent de manque de réactivité et/ou d’interactivité, soit ils interfèrent dans la vie privée des gens de manière intrusive, à l’image des emails. Nous avons souhaité mettre en place une plateforme de communication dédiée à Anniviers, orientée vers la diffusion d’informations pratiques et qui permette d’interagir et de partager, sans pour autant être intrusive… en soi, une partie des fonctions d’un réseau social. Yanis m’a alors fait part d’un programme en libre utilisation qui permet de créer des réseaux sociaux privés, lequel est actuellement principalement utilisé par des sociétés, des clubs, des associations… Après quelques recherches, nous nous sommes aperçus que les fonctionnalités de ce programme répondaient à plusieurs de nos problématiques, nous avons donc décidé de tenter l’aventure. Dans un monde en constante évolution, il est nécessaire d’innover, et la solution proposée paraît d’autant plus adaptée que nous vivons à l’ère des réseaux sociaux. Ce fonctionnement nous a paru a posteriori si logique que nous avons été étonnés de constater qu’aucune destination touristique n’avait mis en place ce genre d’outil jusqu’à présent, selon les sources dont nous dispo-
sons. Des solutions similaires existent, mais personne n’avait apparemment pensé à utiliser ce programme qui ressemble fortement à Facebook dans son utilisation, d’où le nom « Annibook » qui nous a ainsi paru adapté. L’utilisation est simple et l’accès ouvert à tous et sans obligation de s’enregistrer, mais je vous conseille tout de même de vous créer un profil, vous pourrez ainsi avoir accès à plus de fonctionnalités. En allant sur le site www.annibook.ch, vous accédez directement aux éléments publics du réseau et vous pouvez consulter diverses informations tels les calendriers des animations et des manifestations, lesquels contiennent toutes les informations pratiques utiles et les dernières news. Le site web anniviers.ch contient lui aussi ces informations, mais elles sont plus difficilement accessibles, étant noyées dans une masse importante d’informations diverses et variées et il ne permet pas d’interagir, ni de s’inscrire directement aux animations et encore moins de créer des groupes. Par exemple, nous pouvons annoncer la recherche de bénévoles pour une manifestation via les news ou le groupe « Bénévoles Anniviers » dans lequel chaque personne intéressée à s’impliquer dans la vie active de la région peut s’inscrire. Les prestataires touristiques bénéficient également de groupes spécifiquement dédiés à leur domaine d’activité, afin d’échanger entre eux de manière facilitée, et un groupe «Partenaires Anniviers» sert à Anniviers Tourisme pour diffuser des informations spécifiquement dédiées aux partenaires et à interagir avec eux. Un groupe est dédié à faciliter le covoiturage, alors qu’un autre
- 17 -
permet de trouver des personnes motivées à vous accompagner sur une randonnée. A l’instar de Facebook, chacun peut s’inscrire gratuitement et se créer un profil, avec possibilité d’ajouter des informations et de gérer des galeries de photos et des liens vidéos ou encore d’avoir un calendrier. Chaque personne possédant un profil peut également partager des textes, photos, vidéos, documents… soit visibles par tous, soit uniquement par ses amis. Les prestataires possédant un établissement avec dates et horaires d’ouverture peuvent les inclure dans leur profil, de même que leurs menus, news et autres programmes d’animations spécifiques. Il est possible d’envoyer des messages, de chatter, de se créer un groupe d’amis, de personnaliser son tableau de bord… Annibook est ainsi une plateforme d’échange spécifiquement dédiée au tourisme en Anniviers, consultable en tout temps, même sur mobile et n’interférant pas avec la vie privée des gens sauf lorsqu’ils le souhaitent. Il y aurait encore beaucoup à dire, car toutes les fonctionnalités n’ont pas été détaillées dans cet article et ce concept évolue avec les expériences d’utilisation. Plutôt qu’un mode d’emploi rébarbatif, la meilleure suite à la lecture de cet article est de vous connecter, de vous créer un profil, de vous balader dans le site et de commencer à interagir. A bientôt sur annibook.ch Simon Wiget, directeur d’Anniviers Tourisme
éducation
Une UAPE, c’est quoi ?
L
e sigle UAPE désigne une Unité d’Accueil Pour Ecoliers. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une structure destinée aux enfants de 4 à 12 ans, qui assure la garde des écoliers avant et après l’école, ainsi qu’à l’heure de midi. Les différents repas, les soins quotidiens, les activités d’éveil, d’exploration et de découverte sont les principaux axes de cette prise en charge. Loisirs et devoirs scolaires, apprentissage de la vie commune, apprentissages langagiers et physiques, rythmes, règles, rituels, prévention, observation, sécurité sont autant de dimensions valorisées dans une UAPE. Bref historique En Anniviers, l’UAPE a été mise sur pied en 2011. Suite logique de la crèche, créée en 2004, et de la nursery, qui existe depuis 2009, elle répond, comme elles, aux besoins des familles anniviardes dont les deux parents travaillent. Ces familles sont nombreuses et nécessitent une aide, que le canton encourage les communes à apporter. Installée au départ dans des locaux provisoires près de la patinoire, elle a pris ses quartiers à la Machigeaz, à Vissoie, en 2013. La concentration des 3 unités d’accueil en un même lieu favorise et facilite la collaboration entre les différents groupes. Le personnel éducatif de la structure se réunit plusieurs fois par année pour échanger et réfléchir sur différents thèmes.
jours-là, l’UAPE ouvre ses portes à 11h30. Chaque soir, elle les referme à 18h30. Les jeudi et vendredi, l’UAPE est ouverte dès 8h. En effet, les élèves de 1Harmos (anciennement première enfantine) n’ont classe que l’après-midi. Il y a donc des petits qui sont là toute la matinée. Une des originalités de l’UAPE anniviarde est l’attention extrême portée aux besoins des familles. De fait, elle est ouverte même pendant les vacances scolaires, bien que cela ne soit pas une obligation. De plus, elle fait preuve d’une remarquable souplesse en accueillant les enfants quand cela est nécessaire. Selon les périodes, le nombre d’enfants peut varier passablement, puisque beaucoup de travailleurs ont un rythme saisonnier, propre aux stations. En plaine, la rigidité dans l’organisation de ce type de structure est fréquente. L’horaire scolaire continu favorise la mise sur pied d’activités parascolaires dès la fin de l’école. Les éducatrices collaborent avec les parents et les différents intervenants, afin de permettre aux enfants d’y participer. Possibilité est aussi donnée à l’écolier de faire ses tâches scolaires, mais il n’y a pas de soutien scolaire ni d’obligation de les faire. Que d’efforts pour ne pas perdre !
Fonctionnement Les lundi, mardi et mercredi, les quelques élèves qui viennent le matin avant le début des classes sont accueillis en crèche, et une éducatrice les amène à l’école à 8 h. Ces
- 18 -
L’équipe éducative Pour accompagner ces enfants et ces jeunes, il y a une belle équipe éducative composée de métiers différents : éducatrice sociale, éducatrice de l’enfance, animatrice socioculturelle, assistante socio-éducative et auxiliaire. Chaque profession apporte des compétences différentes afin d’accompagner au mieux les jeunes dans leur développement social et culturel. De plus, les personnes qui font partie de cette équipe éducative ont des personnalités et des intérêts très différents, mais complémentaires, qui permettent de proposer aux jeunes une palette d’activités variée dans un cadre sécurisant et sécurisé.
La journée-type En début de semaine, 2 ou 3 éducatrices, selon le nombre d’enfants gardés, viennent pour 11h30. Elles mettent la table et, à 11h45, vont chercher les enfants qui mangent là, car ils n’ont pas école l’aprèsmidi. À 12h, tout le monde mange, puis se lave les dents. Après les enfants ont un moment de temps libre. Jeudi et vendredi, les 1H sont conduits à
En file indienne, sur nos sentiers
l’école pour 12h50. À 14h30, certains petits prennent le bus pour rentrer à la maison. Les éducatrices les y emmènent et reprennent les enfants qui viennent de finir l’école. C’est alors le temps pour des activités dirigées en groupe, car ce sont les heures où il y a le plus d’enfants. 2 ou 3 propositions sont émises ; chaque enfant fait son choix, il peut choisir de ne rien faire, mais il doit respecter ce que font les autres. Les possibilités d’activités sont vastes. Beaucoup se font en extérieur : aller construire une cabane en forêt, faire un jeu de piste dans le village, jouer au unihockey à la salle de gym, aller à la patinoire, faire de la luge, construire un igloo, aller à la place de jeu, faire un match de foot… Parmi les activités d’intérieur, on peut citer des activités créatrices comme le bricolage, la peinture, la poterie, la cuisine, ou une visite à la bibliothèque. Ce type d’activité dure jusqu’à 16h, car voilà l’heure du goûter, que Clément, le jeune homme de l’intendance, a préparé avec soin : assiettes de fruits joliment arrangés, tartines à confectionner soi-même. Avec de la confiture maison, faite lors des ateliers de cuisine ! Pour les petits de 4-5 ans, c’est un sacré exercice de motricité fine. Pour certains enfants, qui vont prendre le bus, voici arrivé le moment de s’en aller. Les départs s’échelonnent essentiellement entre 16 et 18h. C’est dans cet espacetemps que les parents viennent surtout chercher leur(s) enfant(s). Ces heures sont
Une partie de Monopoly demande beaucoup de concentration
occupées à des ateliers libres ou dirigés, comme le loto ou des jeux de société. Les enfants peuvent aussi s’isoler pour se reposer ou faire leurs devoirs. Quand les parents arrivent, une éducatrice leur fait le compte-rendu de ce qui s’est passé en y faisant participer l’enfant. La nécessité de sonner pour entrer fait qu’il y a chaque fois un contact direct entre parent et éducatrice. Thème pour 2016-17 Cette année, l’UAPE « voyage autour du monde » ! Le choix de ce thème permet aux enfants d’élargir leur horizon sur 12 mois. Ils ont commencé par faire davantage connaissance avec le Val d’Anniviers et le Valais. Ils vont porter ensuite leur intérêt successivement sur la Suisse, l’Europe, puis le monde. Le thème choisi est particulièrement exploité pendant les vacances scolaires, qui permettent des sorties. Le groupe en a profité pour aller visiter la Maison de grandmaman à Grimentz, aller fabriquer du pain de seigle, visiter le barrage, griller des cervelas en plein air… Il est évident que la découverte d’autres régions du monde se fera surtout par le biais de photos, de recettes de cuisine, de mise en contact avec d’autres langues, etc. Regard des enfants Les mots qui viennent à l’esprit des enfants quand on évoque l’UAPE sont généralement positifs : rencontre, copains, jeux, amusement, rire… Mais le mot ennui est aussi prononcé. Il est évident que certains enfants préféreraient être seuls chez eux.
- 19 -
Pour connaître l’avis de tous, un conseil des enfants s’est tenu. Des plaintes ont été émises, ainsi que des propositions pour de nouveaux jeux ou de nouvelles activités. Les enfants doivent pouvoir exprimer ce qu’ils ressentent et noter qu’ils sont entendus. La structure d’accueil d’Anniviers a enfin été baptisée! Le choix du nom a pris du temps. Le personnel éducatif a longuement réfléchi. Aujourd’hui, il est heureux de vous présenter la « Mijonèta », la Maisonnette. Un nom bien d’ici, diminutif patois plein d’affection, pour désigner en toute simplicité un endroit chaleureux et plein de vie. Tout à fait adapté à ce que se veut la structure d’accueil qui reçoit chaque jour un grand nombre de petits Anniviards, dont elle prend le plus grand soin ! Janine Barmaz
Finances Il va sans dire que la mise sur pied et le fonctionnement de la structure d’accueil d’Anniviers ont un coût. La présentation, ci-dessous, des comptes 2015 la concernant témoigne de l’effort de chacun des acteurs concernés. Total des charges Participation des parents Subventions cantonales
915’508.55 -318’393.50 -199’151.35
Solde à la charge de la Commune 397’963.70
tourismen
L’hiver
est de retour ! Patricia Vicarini expose à la Maison bourgeoisiale de Vercorin Patricia Vicarini est l’artiste qui exposera à la Maison bourgeoisiale du 17 décembre au 5 mars. Originaire de Sierre, Patricia est diplômée des Beaux-Arts. Sa démarche s’articule autour du thème «Jardin d’hiver», utilisant les couleurs, les matières, le langage graphique hivernal, explorant les espaces d’intériorisations poétiques, les réalités de vie et survie de cette saison. Plusieurs techniques sont utilisées : La gravure sur cylindres et l’impression sur papier, la peinture acrylique et la sculpture sur pierres. Le vernissage a eu lieu le 17 décembre à 17h. Patricia Vicarini sera présente pour des démonstrations et des animations aux dates suivantes : 8 janvier,
12, 19, 26 février et 5 mars. A ces dates, les visiteurs découvriront l’Univers créatif de Patricia Vicarini et les techniques de production des œuvres de la naissance d’une idée à la gravure.
L’entrée à l’exposition est libre et le bâtiment est ouvert de 15h à 18h comme suit : • le 8.01. • du 14.01. au 12.02. samedi et dimanche • du 16.02. au 5.03. de jeudi à dimanche
Suite à l’impact, plusieurs pierres ont été expulsées ou descellées et ont dégringolé en abîmant la corniche. Les pompiers sont
intervenus rapidement pour sécuriser la zone. Suite à cela, début septembre, des échafaudages et une bâche ont été instal-
Coup de foudre à Vercorin Vercorin a tremblé en cette soirée du 27 août 2016 lorsque la foudre a frappé le clocher de l’Eglise datant du XIIe-XIIIe siècle. Plusieurs habitants se questionnent quant à l’avancée des travaux, Vercorin Tourisme a donc rencontré Daniel Devanthéry, architecte chargé de la rénovation du clocher. Il nous explique le chemin emprunté par la foudre en commentant la photo prise par Michel Borzykowski. L’éclair a frappé la croix puis est descendu dans ses fixations métalliques se situant à l’intérieur du clocher. L’énergie s’est ensuite déchargée dans les fixations des cloches, au niveau des jalousies, d’où la boule de feu que l’on observe sur l’image. Par chance la charpente n’a pas pris feu et les cloches n’ont pas été abîmées. Seul le système automatique de carillon a été endommagé.
- 20 -
lés afin de protéger et sécuriser le clocher en attendant que les assurances fassent une estimation des dégâts et que des devis soient obtenus. Les travaux de remise en état s’élèvent à environ 120’000.- entièrement pris en charge par les assurances. Par chance, la foudre a touché le clocher et non les habitations toutes proches limitant ainsi les dégâts. De plus, en tombant, les pierres ont épargné l’ancien chœur situé à côté de celui-ci. Daniel Devanthéry précise que l’Eglise n’est pas équipée d’un paratonnerre car cela n’est pas obligatoire pour ce type de bâtiment classé historique. Les travaux ont ensuite débuté par la rénovation de la charpente. Actuellement, il s’agit de tailler et remplacer les pierres abîmées, de les poser et de les sceller à nou-
photo qui a notamment été contacté par la presse polonaise. La publication de celle-ci sur le compte Facebook de Vercorin News aura atteint près de 142’000 personnes et a généré plus de 1’000 likes et quelques 725 partages ! Les Vercorninards devraient pouvoir redécouvrir un clocher et sa croix rénovés et nettoyés pour les Fêtes, pour autant que les conditions météorologiques le permettent. veau. Un travail considérable car le clocher mesure sept mètres de la corniche au sommet. Celui-ci ne sera pas dénaturé car toutes les pierres remplacées proviennent du Vallon de Crouja. Ce coup de foudre aura eu un retentissement inattendu pour l’auteur de la fameuse
Photos : Twistair, Laurent Borella Stéphanie Chappuis, responsable animations, Vercorin Tourisme
tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch
- 21 -
sport
HC Anniviers Une page se tourne
L
e HC Anniviers change de comité en cette fin d’année 2016. Après de nombreuses saisons à œuvrer pour le club, Benoît Epiney, Baptiste Solioz et Alain Savioz passent la main. Je profite de l’occasion pour les remercier pour tout le travail accompli ainsi que pour avoir laissé le club dans une situation saine. Le nouveau comité, nommé lors de l’assemblée générale du HC Anniviers le 26 octobre 2016, se présente comme suit: Sara Salamin-Viaccoz, David Viret, Bastian Rossi, Gérard Salamin, Jérôme Savioz et Frédéric Pellat. Le comité actuel s’emploiera à maintenir notre club sur de bons rails, tant au niveau financier qu’au niveau sportif. Cependant, au-delà du seul résultat sportif, il importe que chacun trouve du plaisir à pratiquer, dans les meilleures conditions possibles, son sport favori. En effet, les sacrifices demandés durant une longue saison ne s’oublient que lorsque les satisfactions de la victoire sont au rendez-vous. Je reviens sur la notion de « plaisir du jeu » ; il est important que nos juniors pensent d’abord à s’amuser sur la glace avant de penser au résultat. Ceci permettra peut-être à d’autres enfants d’intégrer notre mouvement junior ou également l’école de hockey. Il est important de consolider les bases pour les années futures.
nique comprenant entraîneurs, coaches, arbitres, chronométreurs, responsables du matériel.
Le HC Anniviers, c’est plus de 70 amateurs de hockey dont 3 équipes de juniors : les piccolos, les bambinis, les minis B, une équipe de 3ème ligue et une équipe de vétérans, sans compter l’école de hockey.
Le HC Anniviers, c’est surtout une grande famille qui s’active au travers du hockey sur glace mais aussi lors des diverses manifestations du Val d’Anniviers. En parlant de famille j’aimerais remercier les parents de nos juniors qui sont toujours présents aux matchs, à la patinoire de Vissoie, ainsi que lors des longs déplacements afin de soutenir au mieux nos joueurs.
Le HC Anniviers, c’est aussi un staff tech-
Pour terminer j’aimerais également noter
la bonne tenue, en ce début de championnat, de notre équipe fanion qui scrute les premières places après 4 journées de championnat. Il est à relever la présence de nombreux spectateurs lors des premiers matchs à domicile et cela nous réjouit pour la suite. Vous trouverez d’ailleurs les calendriers des diverses équipes sur notre nouveau site internet : hcanniviers.ch. A toutes et à tous une bonne année 2017 ! Frédéric Pellat
- 22 -
Merci
«On ne subit pas l’avenir, on le fait», Georges Bernanos
Au moment de tirer ma révérence après 40 ans de vie politique, plusieurs d’entre vous m’ont incité à vous livrer un dernier message. C’est dès lors avec plaisir et tout à fait serein que j’ose ce bilan après deux périodes au service de notre belle et attachante Commune d’Anniviers. Au niveau des nombreuses satisfactions, j’aimerais évoquer : • L’esprit civique exceptionnel qui a accompagné le processus de fusion et la mise sur rail de la Commune. Tout s’est déroulé sans heurts notables grâce à deux Conseils municipaux responsables, solidaires et efficaces, grâce à des assemblées primaires vivantes, positives et voulant réussir notre rendez-vous avec l’histoire. •
La mentalité incroyablement progressiste qui a animé la vie publique et associative. Cette attitude nous a permis notamment de faire le deuil de structures qui avaient fait leurs temps, de faire adopter des règlements et des décisions presque toujours à l’unanimité, de trancher à l’abri de pressions politiques et à l’écart de tout esprit de clocher, d’avoir pu consolider l’alchimie entre le bien être économique et la protection du cadre de vie, d’avoir réussi la paix en veillant que chacun trouve au mieux son compte, d’avoir réduit le nombre de conseillers municipaux, d’avoir assuré la transition avec la jeune et compétente relève.
• Les réalisations que nous avons pu mener grâce à la nouvelle Commune : • • • • • • • •
Un Centre multifonctionnel abritant le cadastre et les services techniques, le local à colis pour la poste, les locaux de Sierre-Energie, les locaux du service cantonal de l’entretien des routes, les locaux des pompiers, le local de protection civile payé entièrement par la Confédération, le centre d’archivage pour tous nos documents… ; Une nouvelle maison de la santé pouvant recevoir dans une seconde étape un EMS de 25 lits payé par le district ; Des investissements divers à hauteur de 8 millions par an comme par exemple au niveau des mesures de protection contre les avalanches et les crues naturelles ; Dans les infrastructures sportives ; Dans les sentiers pédestres et les bisses ; Dans l’école et la crèche ; Dans l’agriculture (nivellement des terrains fauchables, amélioration des alpages, plan de développement régional…) ; Dans la réorganisation du tourisme (désenchevêtrement des tâches ): • avec Anniviers Tourisme (responsable des offices du tourisme, de la confection des produits, de la coordination) ; • avec Sierre Anniviers Marketing (responsable du marketing extérieur) ; • avec les Sociétés de développement (responsables de l’animation locale) ;
- 23 -
•
• avec les offices de tourisme (responsables de l’accueil, de l’information et des manifestations) ; • avec les Bourgeoisies, les Remontées mécaniques, les alpages, les sociétés de village… ; Dans la mise en place de nouvelles sources de financement du tourisme (taxe de séjour forfaitaire, droits sur les mutations immobilières) et d’autres modèles d’affaires (partenariat privé-public).
• Une politique d’investissement anticyclique. Depuis 2009, nous avons réduit l’endettement de 11 millions, en retardant les gros investissements à des jours plus difficiles lorsque l’économie privée faiblirait, permettant aux entreprises de réduire la voilure progressivement. •
L’esprit d’innovation qui étonne les observateurs extérieurs (prêt aux Remontées mécaniques (environ 20 millions à 1.5 % sur 15 ans), Pass Anniviers Liberté (victime de son succès avec des cars pleins et des Remontées mécaniques fort fréquentées en été), relance de l’économie (partenariat privé-public dans la reprise d’hôtels pérennisant l’offre), accompagnement de projets d’envergure (Reka, hôtel du Cervin, lits commerciaux à Zinal et Grimentz (Groupe Lathion).
• La mise en place de mesures d’aide à l’efficacité énergétique, de soutien à l’hôtellerie, de soutien à la famille (abonnement de ski, tarifs préférentiels à la crèche et à l’UAPE et au repas scolaire, frais de déplacements, participation aux intérêts bancaires en cas de construction…). Au niveau des inquiétudes, je citerai en particulier : • L’obligation de devoir dézoner la majorité des terrains alors que notre commune n’a que 1.5% de son territoire en zone à bâtir. • Le désengagement continu de la Confédération et du Canton dans l’Arc Alpin. • Le mépris ou du moins l’indifférence avec laquelle les cantons citadins traitent la montagne (LAT, Lex Weber, prix de l’énergie hydroélectrique). •
Le déclin du tourisme à cause du franc fort, de la cherté de la vie, de l’abandon du secret bancaire, de la crise européenne, de la mise sous tutelle de la construction, du dumping des destinations exotiques, de la distorsion de concurrence avec les pays alpins, de la bureaucratie tatillonne, des procédures interminables, du report des charges sur les communes, de l’effritement du fédéralisme, de la pléthore de stations ou du changement d’habitudes de la clientèle.
• La chute (provisoire certes) du prix de l’électricité qui nous occasionne un manque à gagner de plus de 2 millions par an, alors que l’énergie hydroélectrique est propre, sûre, renouvelable, consommable à peu de frais et indispensable à la régulation du réseau. • Le vieillissement du parc immobilier qui a un très fort besoin de rafraîchissement afin d’être attractif et d’améliorer le taux de location. • Le manque d’engagement des résidents dans le tourisme en général. • Le manque de compréhension de certains (très minoritaires) propriétaires de résidences secondaires vis-à-vis des échéances qui nous attendent et des contraintes liées à notre lieu de vie. Mais à tout peser, il serait indécent de nous plaindre même si l’étau se resserre. En effet, si on s’ausculte, on peut s’inquiéter, mais si on se compare, on peut à l’évidence se rassurer. Bien sûr que nous n’avons pas fait tout juste du temps de la frénésie immobilière, de la flambée des prix, de la construction débridée, de la course au profit.
- 24 -
Mais était-ce une raison de nous punir alors que les citadins n’ont pas brillé par l’exemple en termes de mobilité, d’aménagement du territoire, de pollution, de précarité sociale, d’insécurité… Et que dire des capitaines d’industrie (Swissair, UBS…) ou de la Confédération (caisses de pension à l’agonie, investissements calamiteux dans l’informatique militaire…). Le montagnard a le droit d’exister et de pouvoir jouer ses propres atouts touristiques, énergétiques ou dans les services. Le citadin méconnaît trop souvent le rôle de jardinier du paysage et d’animateur que joue le montagnard. Par sa présence historique, ce dernier a anobli le paysage et évité qu’il ne devienne une réserve et une terre de désolation au milieu des friches. Dans ce contexte morose, l’Arc Alpin et notre Vallée en particulier, a toutefois tout pour réussir mais à condition d’inventer d’autres modèles de gestion. En particulier le tourisme ne doit plus être perçu comme une servitude en matière d’horaire, une régression au niveau des salaires ou une activité destructrice du paysage. Le tourisme ne se délocalise pas. Il reste générateur d’emplois, y compris de qualité. Le tourisme est une carte forcée en montagne, un passage obligé. On oublie trop souvent ce qu’il nous a apporté. Il a notamment enrayé l’exode rural, offert des emplois variés et rémunérateurs, amélioré le quotidien de la population, contribué à l’équipement de la Commune, assuré une égalité des chances sur le plan de la formation scolaire et professionnelle. La Commune a presque la taille critique, elle dispose d’un véritable réservoir de travail avec ses 5300 logements. Elle peut compter sur des équipements performants et des infrastructures de qualité. Anniviers regorge d’atouts. Elle abrite des stations de haute altitude à l’ombre de villages pittoresques, qui suscitent l’admiration générale. Elle recèle un potentiel énergétique qui reste envié et enviable. Elle est embellie par un patrimoine largement préservé. Elle est irriguée par un réseau pédestre et de bisses en pleine extension. Elle peut incarner dans le futur, la vallée des mayens reliés entre eux par des sentiers conduisant à des gîtes valorisant les produits du terroir. La montagne reste, à l’heure du numérique et de la robotisation, une terre d’avenir. Elle véhicule une forte image d’authenticité, de qualité de vie, d’air pur, d’environnement sauvage. Elle incarne des valeurs d’authenticité et de goût de l’effort. Elle représente un oasis de ressourcement pour citadins en quête de vraie vie et de sécurité. Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui m’ont accompagné à des titres divers dans ce parcours de vie et bon vent à celles et ceux qui vont avoir le plaisir de représenter cette magnifique Commune. Simon Epiney, Président de la Commune d’Anniviers
- 25 -
Mérites et distinctions 2016
Le moment est venu d’annoncer les artistes, sportifs ou toute autre personne que vous souhaitez proposer comme lauréats pour les mérites et distinctions 2016. Vous trouvez le règlement, ainsi que la fiche d’annonce concernant l’attribution de ces mérites et distinctions sur le site www.anniviers.org, sous sport et culture. Ce document est à retourner jusqu’au 31.01.2017 à : Commune d’Anniviers – CP 46 – 3961 Vissoie
- 26 -
Répartition des dicastères pour la législation 2017-2020
Administration générale, relations extérieures, énergie et aménagement du territoire Responsable Suppléant David Melly Marco Genoud
Travaux publics, sentiers pédestres, infrastructures sportives et bâtiments Responsable Suppléant Marco Genoud Adrien Theytaz
Santé, social, structure d’accueil, culture, loisirs et sports Responsable Suppléante Christiane Favre Danièle Zufferey
Finances et impôts, justice et agriculture Responsable Suppléant Danièle Zufferey David Melly
Transports publics, eaux, step, ordures, déchetteries et forêts Responsable Suppléant Adrien Theytaz David Zufferey
Tourisme, promotion économique, enseignement, formation et culte Responsable Suppléante Vincent Theytaz Christiane Favre
Edilité, cadastre, sécurité et dangers naturels Responsable Suppléant David Zufferey Vincent Theytaz
- 27 -
traditions
Dans les alpages autrefois
L
e numéro des 4 Saisons d’Anniviers de l’été 2016 a vu la publication d’un texte en patois, avec traduction française, œuvre de Gérard Revey. Celui-ci nous y a présenté les premières activités qu’il a accomplies comme employé d’alpage dans sa jeunesse. Ci-dessous, la suite de son texte nous fait découvrir la fabrication et les soins prodigués aux produits laitiers que sont le fromage, le sérac et le beurre, à l’alpage de Nava dans les années 1950. Un petit lexique, en annexe, permet de mieux expliquer le sens de mots patois que le français ne parvient pas à traduire simplement.
1950 un Nava Fromazè
1950 à Nava Fabrication du fromage
Un 1950 yo chirè dolèn pâho por iziè un tchijièrè por fèrè lo fromazè. Lo fruitchiè mètièvè lo kalliè por fèrè coualia lo lassez. Apré oun ourè, falièvè viriè la koualia por inléva la kiesso. L’ayè tozor oun andrè ki chirè salè, ouna rosace dè pi dè l’arria. Apré lo mètrè prinziève lo frindjio por fèrè vènin lo pré. Lo mètre faziève ouna pèticà cochè, apré dèveil partic por lô celli por ch’ocoupa dè fromazè. Apré chiran lo pâho è lo dolèn pâho dèveil frounic dè friendè. 1h30 apré falièvè lâchia rèpoza oun moment. Aprè falièvè chourtic avoiè ouna drappèlè lè fromazè, l’oun apré l’âtrè, chatt a ouètt fromazè. Oun mètièvè tré l’oun dèchouc l’âtrè avoiè oun lan por lè fèrè châra è chourtic lo pètic lassez è oun mètiève dè grochè pirè l’ouna dèchouc l’âtrè por lo pi. Apré oun contâvè rèserba, falièvè mèttrè dè grochè drappèlè grobè è tournâ mèttrè lè lan por sèpara lè fromazè è lè grochè pirè dèchouc, por fèrè lo pit. Apré ouna zornivè, oun lè mètièvè au celli. Au celli lo mètrè inlèvavè lè zèr è contavè copa lè corolliè, lè copa un pètic è lè mèttrè massèré yun un ouna mêha pindan djeu zor. Oun fazièvè la pèssè, chirè tzèrè for, ma chirè bon. Oun contavè férè dè fromazè mégrè tankio lo 15 dou mi d’o. Apré vénièvè lè chèffè por lè donna four, por fèrè la plachè por lè fromazè gra.
En 1950, j’étais dolèn pâho et j’aidais au chalet à fabriquer le fromage. Le fromager mettait la présure pour faire cailler le lait. Après une heure, il fallait tourner la masse pour enlever les impuretés. Il y avait toujours un peu de saleté, comme une rosace de poils tombés pendant la traite. Ensuite, le maître fromager prenait le frinjio pour que la pâte à fromage se forme. Il défaisait le lait caillé pendant un petit moment, ensuite il devait se rendre à la cave pour s’occuper des fromages. Alors, c’étaient le pâho et le dolèn pâho qui devaient continuer de défaire le lait caillé. Après une heure et demie, il fallait laisser reposer la pâte un moment. Puis, il fallait sortir, à l’aide d’une toile fine, les fromages, l’un après l’autre (7 à 8 fromages). On déposait les fromages par trois, l’un sur l’autre, sur des planches, pour les serrer et faire sortir le petit-lait. Par-dessus on mettait de grosses pierres en raison de leur poids. Ensuite, on devait rèserba : on remplaçait la toile fine qui entourait les fromages par une toile plus épaisse. On remettait les planches qui séparaient les fromages et par-dessus les grosses pierres pour faire le poids. Après un jour, on mettait les fromages à la cave. Là, le maître enlevait les moules, alors il devait couper les bandes de fromage qui dépassaient. Il les coupait en petits morceaux et les mettait dans un récipient en bois où ils macéraient, dans du petit-lait, pendant une dizaine de jours. Cela donnait la «pesse», un fromage assez fort, mais bon. On devait faire des fromages maigres jusqu’au 15 août. Alors les chefs de l’alpage venaient les chercher pour les distribuer aux propriétaires, afin de faire de la place pour les fromages gras qu’on fabriquait dès lors. Au mois d’août, il y avait moins de fromages, car il y avait moins de lait. On en faisait 3-4 par jour et, la tzadè, on la donnait aux cochons (on avait jusqu’à 22 cochons).
Au mi d’o oun ayè moin dè fromazè, l’ayè moin dè lassez, oun fazièvè 3-4 fromazè pèr zor è la tzadè oun donnavè y pouèr (oun ayè tank a vuntèdo pouèr).
- 28 -
Bour è chèré
Beurre et sérac
Commè oun poyèvè, oun contavè fèrè dè bour. Oun mètièvè dèj èmunettè un bouè por mèttrè lo lassez, dèdun lo tsoucsette. Chirè frai, adonne donnavè bien dè cranma èffèchè. Donnavè to lè do zor davoie mèha dè cranma. Fazièvè ouna vunteinè dè kilo dè bour per zor, èfi dè zor tziè moin. Oun lè mètièvè au gerni damon lo celli. Chirè frai, oun ayé dè papi glacé. Oun fazièvè dè plot d’oun kilo, è lo chèré la mèma tzoza. Lè chèré chiran gran, oun ayè dè tablar. Lè chèré oun mètiève la cha, lo pivrè è oun fazièvè ouna encochè avoie lo coukté. Oun chayè kia chirè chala. È to lè zor lè virriè, chala di 4 coté è fèrè l’encochè di 4 coté, dèvoirda ki chiran bien chec, pa ki mètièvè la moffa. Aprè vèniève douc è chec, bouzièvè pa mé è le verriè to lè zor. Aprè lèj harli lè prinziève ba è lè mètièvè au celli. Oun ayè a miziè to l’ivèr. Plus chirran vyo, plus chirran bon.
Dès qu’on alpait, il fallait faire du beurre. On mettait des récipients en bois pour mettre le lait, dans le tsoucsette. Il y faisait frais. Alors cela donnait beaucoup de crème épaisse. Cela donnait tous les jours deux récipients de crème. Cela faisait une vingtaine de kg de beurre par jour, quelquefois un peu moins. On les entreposait au grenier au-dessus de la cave, il y faisait frais. On faisait des tas de beurre d’un kilo qu’on emballait dans du papier glacé. C’était la même chose pour le sérac. Les pièces étaient grandes, on les posait sur des tablards. Au sérac, on mettait du sel et du poivre et on faisait une encoche au couteau pour savoir qu’il avait été salé de ce côté. Chaque jour on le tournait, on salait un autre côté et on faisait l’encoche. Par la suite, il fallait regarder qu’il soit bien sec, vérifier qu’il n’y ait pas de moisissures. Après, il devenait dur et sec. Il ne bougeait plus, on le retournait chaque jour. Enfin, les propriétaires les descendaient aux villages et les mettaient à la cave. On avait du sérac à manger pour tout l’hiver. Plus il était vieux, meilleur il était. Gérard Revey et Janine Barmaz
Vocabulaire utile pâho : dolèn pâho : tchijièrè : fruitchiè : frinjio : pré : rèserba : corolliè : mêha : tzadè : tsoucsette : harli :
n.m. employé qui fabriquait le sérac n.m. aide du précédent n.f. petit chalet d’alpage, en pierre, où on fait le fromage n.m. fromager n.m. instrument utilisé pour découper le lait caillé en grains, dans la chaudière n.m partie solide du caillé v.intr. changer la toile qui entoure la pâte à fromage n.f.pl. courroies de fromage qui débordent du moule, qu’on coupe au moment du démoulage n.f. sorte de grand bidon en bois, contenant une dizaine de litres n.f. liquide qui reste après avoir fait le sérac ou le fromage gras n.m cave dans la terre, à côté du chalet n.m. propriétaires des bêtes
«Zèr» moules à fromage de différentes tailles
- 29 -
«Frinjio» posés sur récipient en bois
histoire
Rien n’arrête Elie Caloz
1884 verra la fondation de la paroisse de Chandolin. Un prêtre y demeurait déjà par intermittence comme maître d’école. On eut l’idée de le retenir en permanence. Chandolin possédait déjà de bonne heure une chapelle dédiée à Ste Barbe, vierge martyre ; bien trop petite pour contenir tous ses paroissiens, on décida de construire une église digne de ce village formant commune et paroisse les plus hautes en altitude d’Europe. Un homme, Elie Caloz, fut l’artisan ingénieux de cette nouvelle église. Plus étonnant, cet ouvrier-paysan inventa l’orgue et le construisit entièrement dans une vieille grange de Muraz qui lui servit d’atelier. Le savoir-faire d’Elie Caloz, qui déjà à 21 ans avait tout seul terminé la construction et les orgues de la chapelle de Muraz, permirent d’entreprendre cette folle aventure d’édification d’une maison de Dieu dans ce village haut perché, remplaçant ainsi la chapelle Ste Barbe qui avait fait son temps. En 1798, le Val d’Anniviers est réorganisé, l’esprit de la Révolution française était passé par là. On avait d’abord songé à n’établir qu’une seule commune pour toute la vallée. Au final, quatre se constituèrent : Louc, Ayer, Grimentz et St Jean. Chandolin demeura à Louc parce que n’ayant pas les cent votants exigés par la Constitution imposée par la France. Les Anniviards habitués à leur sacro-sainte liberté, adoptèrent bien à contre-cœur ces changements, mais ils n’avaient pas le choix. Les fiefs liquidés, les confréries furent dissoutes, notamment l’importante confrérie du Saint Esprit, œuvre de bienfaisance, qui durant cinq siècles et demi avait soulagé la misère des pauvres gens qui vivaient difficilement dans le Val d’Anniviers. Six ans plus tard, le 25 mai 1804, Louc
avec Chandolin décidèrent de se détacher de l’église-mère de Vissoie pour constituer une nouvelle paroisse dépendante de l’Evêché. À la Restauration, quand le Valais entre en 1815 dans la Confédération, une nouvelle réorganisation interne eut lieu dans le Val d’Anniviers. Chandolin gardant Fang, se sépara de Louc politiquement. Chandolin devient commune indépendante mais au plan spirituel continua à faire partie de l’église de la paroisse de Louc, tandis que Fang demeurait lié à la paroisse de Vissoie. C’est le 24 novembre 1884, que Chandolin décida de prendre en main sa destinée spirituelle, scellant la séparation d’avec St Luc après 80 ans de mariage, pour former une nouvelle paroisse indépendante. On veut notre église ! Dans son livre romancé « Le village dans la montagne », Ramuz résume très bien le désir des Chandolinards de vouloir posséder leur propre église : « D’abord le village n’avait pas d’église, rien qu’une petite chapelle ; ils allaient loin, très loin à la messe. Et ils ont voulu avoir une église. Seulement comment payer le curé ? Alors une vieille en mourant donna tout ce qu’elle avait, vingt mille francs, et c’est déjà là-haut une grosse fortune, du pauvre argent bien difficilement gagné, venu pièce par pièce, et chaque pièce a été grande sueur, une dure fatigue. Elle donna tout pour le bon Dieu. » Pour les habitants de Chandolin, la construction d’une église représentait un énorme défi. C’était une entreprise considérable pour ce petit village, car il fallait trouver des fonds, un architecte et suffisamment de main-d’œuvre pour mener à son terme le projet. Mais avant de pouvoir commencer les travaux, il était
- 30 -
indispensable d’obtenir le consentement de l’Evêque de Sion qui l’accordait seulement si la commune est à même d’offrir les garanties matérielles suffisantes pour les frais de construction, l’entretien de l’église et de la cure, sans oublier le traitement du curé. Ce capital appelé « fonds de la cure » se composant en général de dons et de legs faits par les habitants. Pour la construction de l’église de Chandolin, la question des fonds n’a posé aucun problème, étant donné que la générosité d’Euphémie Frily de feu Antoine, avait fait un don de 20’000 francs-or, somme considérable à l’époque, dont l’intérêt de 5 % devait couvrir les frais résultant du traitement du curé. Il faut croire que cette somme a largement subvenu aux besoins de cette entreprise car la municipalité de Chandolin n’a pas payé un sou pour l’édification de cette église. Le problème des fonds réglé, il fallait maintenant trouver un architecte capable de mener à bien le projet de cet édifice religieux. Ce fut un simple paysan de Chandolin, Elie Caloz, qui assumera la direction des travaux, fait d’autant plus remarquable que l’entrepreneur en question n’avait pas fait d’apprentissage ; c’était un « amateur » qui avait tout du génie paysan. Déjà à l’âge de 21 ans, il avait fabriqué les orgues et terminé la construction de la chapelle de Muraz. En plus, Elie représentait les affaires d’Euphémie Frily, parente du côté de sa mère, qui déclarait ne pas savoir signer son nom comme l’attestent les documents d’archives. Le génie et le savoir-faire d’Elie Caloz Elie Caloz qui restera célibataire toute sa vie, est né au Mayen de Chandolin le 1er mai 1833. Il est le fils aîné de Charles et
Elie Caloz 1833 - 1909
d’Anne née Frily qui ont eu un deuxième enfant, Alexandre, né en 1835. Charles, le père d’Elie, avait été soldat au service de Napoléon de 1808 à 1812. Son père qui se prénommait également Charles, s’était remarié avec une Antille de St Luc, mais cette femme était tellement méchante que le fils, pour s’en débarrasser, s’était engagé dans les armées françaises. En revenant de la guerre, Charles aurait bien voulu se marier avec Anne, mais celleci était beaucoup trop jeune, elle n’avait que 13 ans à l’époque. Alors il se maria avec une Salamin de St Luc, qui était vieille et boiteuse, mais avait l’avantage de posséder une petite fortune. Les gens de St Luc s’étonnaient de voir ce beau jeune homme avec cette vieille éclopée et lui disaient : « Comment un jeune homme comme vous allez marier cette vieille ? » Charles répondait alors : « C’est qu’elle me fait brouter le menton ! » Ils ont vécu 15 ans ensemble jusqu’à la mort de la vieille Salamin. Il s’est remarié avec Anne, et ils ont eu deux fils, Elie et Alexandre. Elie Caloz avait 4 ans quand son père, en 1837, est mort de chagrin. Charles avait les vaches à la Combaz et, un matin qu’il avait énormément neigé, il est allé fourrager ses bêtes. Il a trouvé l’écurie qui se trouvait vers le bassin de la Combaz, emportée par une avalanche, et ses vaches mortes dans la neige en bas du chemin encore attachées à la planche de la crèche. Il ne s’est pas remis de cet accident, il est mort de chagrin.
La famille était pauvre et la disparition du père n’a pas arrangé les choses. Anne avait la lourde tâche d’élever ses deux fils qu’elle laissait parfois au Mayen avec un peu de pain et de lait pendant qu’elle allait soigner les vaches, à Fribougze semer les fèves, rentrant tard dans la soirée pour encore s’occuper du bétail. Les deux garçons étaient seuls toute la journée et ils s’imaginaient qu’il venait des revenants et des brigands, se cachant sous les lits où ils restaient endormis jusqu’au retour de la mère. Elie à l’âge de 6 ans devait déjà aider sa mère aux lourds travaux des champs et l’entretien du bétail, ayant souvent la responsabilité du mulet. Leur seul loisir aux enfants Caloz, s’était le travail. Malgré cette vie de labeur, le travail ne faisait pas peur à Elie Caloz, déjà à l’âge de 15 ans il avait construit un fourneau pour une chambre d’un Genoud de Chandolin, puis à 21 ans il s’attaque à la maison de Chandolin, la même année il fabriqua les orgues et termina la chapelle de Muraz et à 27 ans, construisit sa maison à Sierre. Pour tous ces travaux, il n’était pas payé et arriva ce qui devait arriver, il fut ruiné. Ayant grand besoin d’argent, ne trouvant plus de crédit, il alla à la foire de Sion pour essayer de vendre une génisse. N’ayant pas pu la vendre, il alla demander à l’Evêque un emprunt de 400 francs. « On veut bien vous prêter cet argent, mais il faut une caution solvable. » Ce ne fut pas facile de trouver une personne qui veuille bien le cautionner, mais en fin de compte il demanda à son cousin Joseph Caloz qui était connu ; ce dernier accepta de l’aider. Cette somme était destinée à payer les maçons qui travaillaient avec lui. Depuis lors, il n’a cessé de construire mais cette fois-ci en se faisant payer. Il finit par amasser un joli petit pactole. C’était un homme très intelligent et ingénieux, mais opiniâtre au travail. Il avait un très mauvais caractère et c’était pénible de vivre avec lui. Ce qu’il avait dans la tête, il fallait qu’il le fasse ! Il avait une aversion terrible contre le café, pour la raison que quand il a construit la cure de Chandolin entre 1878 et 1880 avec le vieux Andereggen, celui-ci voulait tout le temps du café et Elie buvait avec lui. À la fin, il a attrapé une maladie à l’estomac
- 31 -
dont il a beaucoup souffert ; il n’en a plus touché et n’aimait pas qu’on en parle. Par contre, il buvait entre 3 à 4 litres de vin par jour et ce n’était pas pour lui faire peur ! Il avait aussi essayé de fabriquer une horloge tout en bois, elle marchait mais n’était pas bien précise. Il a fait plus de 100 fourneaux rien qu’au village de St Luc et il demandait 100 francs la pièce ; ça lui a fait une jolie somme pour ce temps-là. C’était un homme grand et fort. Une fois à St Luc, il avait taillé le fond d’un fourneau et le propriétaire était allé chercher du monde pour le porter tout en haut du chemin ; mais comme ils tardaient à revenir, Elie l’a pris sur le dos et quand les hommes sont arrivés, ils l’ont trouvé en haut du chemin. On se met au travail De 1882 à 1885, sur le terrain qu’Euphémie Frily avait donné à l’extrémité nord du village, le chantier de l’église débutait sous la direction d’Elie Caloz âgé alors de 50 ans. Tailleurs de pierres, charpentiers, maçons, tous de l’endroit s’organisèrent. On se mit à l’œuvre en dehors des heures de campagne, le dimanche et les jours fériés. Pour la fourniture des matériaux de construction, le village avait été réparti en trois groupes. Le premier devait préparer la chaux dans le chaufour en bas du chemin de Soussillon ; le second devait extraire les pierres du talus, dans la carrière à droite de l’église, juste au-dessus des fondations, tandis que le troisième devait fournir le sable à creuser à la grande sablière au-dessus du village. Les murs des fondations reposent sur le roc. La terre enlevée du côté du talus forme la petite terrasse du cimetière et est soutenue du côté aval par un grand mur solide. Une grande partie de l’église est construite avec cette pierre jaunâtre du talus au-dessus du bâtiment, ne se laissant pas tailler puisqu’elle est très fragile. Pour le clocher par contre, il fallait des pierres plus solides, c’est pourquoi on est allé sortir de grands blocs des rochers des prés des environs. Pour tailler ces blocs, les ciseaux à pierre ont été forgés par Elie Caloz. Lorsque le bâtiment a atteint une certaine hauteur, on a érigé un pont de bois qui a permis de transporter les matériaux directement du talus au chantier. Le bois nécessaire a été
mouton qu’un souffleur devait actionner pendant que l’organiste jouait. Ce soufflet avait une marque qui indiquait que la réserve d’air s’approchait du minimum. C’était toujours le même homme qui maniait le soufflet, en récompense de ses bons et loyaux services, les chantres l’invitaient à leur souper le soir de Nouvel An. Le premier souffleur s’appelait Benjamin Favre et le second Louis Favre. L’orgue a été réparé vers 1960 et on l’a pourvu depuis, d’un soufflet électrique. Il n’était pas facile de trouver un organiste à la montagne. Celui de l’église de Chandolin devait descendre à Sierre, deux fois par semaine, pour aller prendre des leçons. L’orgue fut transporté de Muraz à Chandolin en pièces détachées, à dos de mulet. La tradition anniviarde raconte qu’Elie Caloz n’a jamais entendu s’exprimer son orgue dans son église ; elle nous apprend qu’il a voulu qu’il chante en sa présence que le jour de sa mort. Mais en réalité, cette belle histoire a peut-être été enjolivée !
Eglise de Chandolin
donné par la bourgeoisie, alors que toute la main-d’œuvre a été fournie par les indigènes qui ont travaillé gratuitement le dimanche. On a quand-même dû faire appel à quelques artisans tessinois, surtout des maçons, des charpentiers et des peintres qu’on a payés à raison de 2 francs par jour. Le menuisier Pierre Favre a fabriqué les bancs, les boiseries, la chaire etc. de l’intérieur. Les décorations, croix de consécration, calice, Sacré-Cœur, Colombe du Saint-Esprit sont également dus à Elie Caloz qui a essayé un procédé peu connu: il a fait une sorte de pâte composée d’un mélange de sciure et de colle formée dans des moules en gypse. Pour obtenir une sciure suffisamment dure, de nombreux
ouvriers ont dû râper du bois de pommier, de cerisier avec de grosses râpes, travail qu’ils ont effectué durant les veillées. Les orgues de Ste Barbe Le génie d’Elie Caloz ne s’arrêta pas à la construction de l’église de Chandolin, ce qui est le plus étonnant chez cet homme, c’est qu’il a entièrement fabriqué les orgues de cette église. C’est lui-même, sans l’aide de personne, qui inventa cet instrument qui encore aujourd’hui réjouit les oreilles des mélomanes. Une vieille grange à Muraz lui servit d’atelier. Il fabriqua les flûtes métalliques, ajusta leurs pièces de bois, tailla les touches du clavier dans des os de vache; l’air provient d’un soufflet en peau de
- 32 -
Les cloches arrivent ! On ne peut construire une église sans un clocher très solide qui devra supporter le poids considérable des cloches. À l’époque, les cloches étaient très chères et il n’était pas facile de se les procurer. Celles de Chandolin ont été commandées en 1888 à la fonderie Paccard d’Annecy, qui les a amenées en train jusqu’à Sierre. Le transport des quatre cloches jusqu’à Chandolin a posé bien des problèmes ; comme on ne voulait pas passer par le village de St Luc avec lequel on ne s’entendait pas, les Chandolinards décidèrent de passer par le chemin escarpé et dangereux, mais jadis bien entretenu, de Soussillon. On attendit l’hiver, car le moyen le plus simple pour les amener à Chandolin était de charger chaque cloche sur un traîneau tiré par quatre bœufs. Tous les hommes de la commune se donnèrent rendez-vous un matin à Chippis pour accompagner le convoi afin de pouvoir mettre leurs bras à disposition chaque fois que les circonstances l’exigeaient. Malgré les difficultés et la dangerosité du parcours, tout c’est relativement bien passé, sans accident à déplorer. Arrivé à Chandolin, l’on a pu monter
les cloches non pas à la verticale comme cela se faisait normalement, mais par un pont de bois qui reliait la pente au clocher. Les cloches seront fixées dans une sorte de châssis de gros madriers de mélèze ; le support de chaque cloche reposera dans une échancrure bien graissée. La grande cloche de Chandolin a coûté 2000 francs, somme qui a été offerte par un couple sans enfants, les époux Jean Caloz de Chandolin. Cependant, le donateur a fait ce geste à condition que dans le cas où un hôtel se construirait à Chandolin, le propriétaire respectif devait rendre cette somme une moitié à la municipalité, l’autre aux héritiers de Jean Caloz. Les trois autres cloches ont été payées par des bourgeois de Chandolin. Avant d’être montées au clocher, les cloches ont été baptisées. Pour la cérémonie, on les a exposées à l’église et chacune a reçu un parrain et une marraine ; ceux-ci ont été choisis principalement parmi les donateurs et les donatrices ; en souvenir de leur générosité les cloches portent souvent leurs noms. Les quatre cloches de Chandolin se nomment ainsi :
La 1ère cloche porte le nom de «barbera» en l’honneur du patron du village, Ste Barbe. La 2ème cloche se nomme « fenmon » en l’honneur d’Euphémie Frili, donatrice du fond de l’église. La 3ème cloche, « ana » en l’honneur d’Anna Pont de Chippis. Enfin la 4ème cloche, se nomme « ernestinezustine », parce que le parrain s’appelait Ernest et la marraine Justine. Le crève-coeur d’Elie Caloz Peu avant la fin des travaux, les autorités de Chandolin se sont réunies à un dîner à la cure pour fêter l’événement. Malheureusement, pour des raisons inconnues, on a oublié d’y inviter formellement Elie Caloz. Lorsqu’un conseiller est allé l’appeler au dernier moment, Elie Caloz était tellement vexé qu’il quitta sur le champ le village de Chandolin ; il ne devait plus jamais y remettre les pieds. Il passa la fin de ses jours à Muraz en gardant à jamais une rancune contre les Chandolinards, et c’est peut-être là la véritable raison qui veut qu’Elie Caloz n’entendit jamais s’exprimer son orgue dans son église. On peut facile-
ment voir les effets de ce litige : les pierres de la partie supérieure du clocher sont liées d’une autre façon que celles du fond. Le 21 janvier 1909, alors qu’Elie Caloz descendait à la cave, il glissa dans les escaliers. Cette chute eut de graves conséquences sur sa santé, il ne s’en est pas remis. Il a traîné sa maladie jusqu’au dimanche matin 2 mai. Alexandre Caloz, avec Augustin Caloz l’avaient veillé toute la nuit. Ils avaient été rejoints par Pierre et Joseph Rion qui ne voulaient pas commencer de prier ni l’un ni l’autre prétextant que ce n’était pas le moment. Ils descendirent à la cuisine où ils s’endormirent sur la table. A 5 heures du matin, Alexandre se réveilla et sentant qu’il fallait prier, monta voir son oncle. Elie Caloz était mort, il était parti dans la nuit rejoindre en solitaire ses aïeux. Seule la mort arrêta Elie Caloz ! Jean-Louis Claude de Zinal
A vos agendas ! Spectacle des classes de 1H à 8H
Emilie Jolie (d’après le conte musical de Philippe Chatel) Mercredi 05, jeudi 06 et vendredi 07 avril 2017 en soirée Salle communale de Vissoie
- 33 -
sport
Pol Sanchez Ski-Team Anniviers
Âge: 33 ans Lieu de résidence: St-Jean D’où viens-tu: La Molina (Pyrénées catalanes) Hobbies: Voyager, télémark Un skieur ou skieuse qui t’a marqué: Alberto Tomba Tu as été engagé par le Ski-Team. Quelle est ta fonction dans le cadre du Ski-Team ? Peux-tu développer ? Je suis l’entraîneur responsable du SkiTeam Anniviers. Je m’occupe donc des jeunes des différents ski-clubs de la vallée qui ont atteint un certain niveau et qui souhaitent continuer à progresser. Le but est de faire progresser ces jeunes au niveau technique afin qu’ils puissent intégrer SkiValais. Mon cahier des charges en deux mots : je programme la saison, c’est-à-dire que je choisis les lieux d’entraînements, quand ceux-ci se passent, les différentes courses auxquelles les jeunes vont participer, etc. Je dois aussi gérer tout ce qui est du domaine de la logistique. Que faisais-tu avant d’entraîner le Ski-Team ? Pour commencer, il faut savoir que je viens des Pyrénées, plus précisément de «La Molina» qui est une station de ski. Du coup, je skie depuis toujours. J’étais déjà entraîneur chez moi. J’ai aussi suivi une formation de patrouilleur et d’artificier pour le déclenchement des avalanches. A la base, j’ai une formation d’électromécanicien, qui m’a permis, entre autres, de travailler chez Prinoth. Depuis quelques années, je me suis concentré sur la formation de jeunes. J’ai donc entraîné en Catalogne ainsi qu’en France avant d’arri-
ver en Suisse, au ski-club « la Tzoumaz », puis ici en Anniviers. Pourquoi avoir choisi de venir entraîner en Suisse et plus particulièrement au Val d’Anniviers ? C’est une opportunité qui s’est présentée. J’ai connu une fille qui travaillait en Suisse et qui m’a parlé du ski-club de «la Tzouma» qui cherchait un entraîneur pour la saison d’hiver. Comme j’aime bien voyager et découvrir de nouvelles cultures, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de travailler en Suisse. J’ai donc envoyé une postulation qui a été acceptée. Plus tard, j’ai rencontré Valentin Crettaz qui cherchait un entraîneur pour le Ski-Team Anniviers. Il m’a donc proposé cette place. J’ai tout de suite été emballé par cette proposition. J’estime que c’est un joli challenge que de pouvoir préparer des jeunes athlètes pour qu’ils intègrent une structure comme Ski-Valais. C’est un travail stimulant. Si les jeunes ne sont pas bons, ça sera en partie de ma faute. Je vais donc faire de mon mieux pour qu’ils atteignent les objectifs fixés. J’imagine que tu n’es pas engagé à 100% par le Ski-Team, que fais-tu d’autre professionnellement ? En effet, je ne suis pas engagé à 100% par le Ski-Team. Valentin Crettaz m’a aidé à trouver une place pour compléter mes revenus. Il s’agit du service technique et sécuritaire des Remontées Mécaniques de St-Luc-Chandolin SA. Cela diversifie mes activités et me permet d’avoir un travail à l’année. A mon âge, je cherchais aussi une vie plus stable (rire). Je suis donc pleinement satisfait de cette situation.
- 34 -
As-tu été bien accueilli dans la vallée ? Oui, j’ai été bien accueilli. Je suis arrivé le 15 juillet, mais pour l’instant j’ai passé plus de temps à Saas-Fee qu’au Val d’Anniviers (rire) car j’ai travaillé pour Ski-Valais durant l’été. Malgré tout j’ai participé à plusieurs manifestations dans la vallée qui m’ont permis de rencontrer des gens et commencer à comprendre vos coutumes. Comment as-tu appris le français et était-ce dur ? Non, chez moi on parle le catalan mais la frontière française est vraiment très proche, du coup la plupart des gens parlent le catalan et le français. Après la guerre de trente ans (1618-1648), l’Espagne et la France se sont partagé la région de Cerdagne, il y a donc des Français qui parlent le catalan et des Catalans qui parlent le français. Benoît Barmaz
Grimentz | Zinal
ess-grimentz.ch 027 475 50 60
3961 St-Luc Tél. 027 475 13 48
sport4000@netplus.ch www.sport4000.ch
- 35 -
ess-zinal.ch 027 475 13 73
art & culture
Ce n’est qu’un au revoir
C
La pièce a été jouée à 14 reprises et le record absolu a été atteint lors d’une soirée où on a dénombré 196 spectateurs ! Pas mal pour un petit village si haut perché! Quelques moments de pluie et des températures parfois bien fraîches ont donné les couleurs de la montagne, mais des soirées douces et des couchers de soleil renversants ont complété le tableau. Le comité des Compagnons tient à remercier tous les acteurs, figurants, personnel de l’ombre en charge de la décoration, du maquillage, des costumes, comité d’organisation, bénévoles de toute la vallée, musiciens, instances communales et bourgeoisiales. Il tient également à relever le soutien des commerces et entreprises, donateurs, ainsi que celui de la presse qui a pleinement valorisé ce superbe projet.
© Photo Yves Balmer
handolin et les Compagnons de la Navizence se sont quittés sur un bilan très positif ! La Séparation des Races, jouée l’été dernier dans le village, a attiré 2080 spectateurs, ce qui représente une moyenne de 148 personnes par soirée. Environ 70 % sont venus d’Anniviers, du Valais central et du Bas-Valais et 30 % de l’extérieur du canton.
Résultat et suite de l’histoire Un bénéfice a même pu être dégagé grâce à ces multiples soutiens et a permis à la société d’acheter deux containers pour stocker costumes et accessoires. Si des personnes désirent faire don d’objets, vêtements et autres éléments qui pourraient intéresser la troupe des Compagnons de la Navizence, merci de contacter Sonia Martin au 079 864 23 79 ou Michel Savioz au 079 508 18 90.
Cohésion anniviarde Les Compagnons de la Navizence ne pouvaient espérer plus beau mouvement populaire ni plus bel été pour un tel spectacle. Les Chandolinards ont montré leur enthousiasme pour accueillir tant de spectateurs qui, pour certains, ne connaissaient pas ce village si poétiquement chanté par de grands artistes comme Corinna Bille. Un tout grand merci aux habitants de Chandolin !
Pour ne pas laisser tarir ce bel élan, le comité des Compagnons de la Navizence a invité la population à l’Assemblée Générale le 7 décembre dernier pour l’informer du nouveau projet. Il s’agit d’une comédie qui sera jouée en octobre 2017 durant 3 weekends, au restaurant d’altitude de Bendolla. Eh oui, ce sera encore la montagne qui aura décroché le rôle principal, mais « plus c’est haut, plus c’est beau » non ? Toutes les personnes intéressées à participer à cette aventure peuvent s’annoncer pour les soirées lecture du projet retenu. Celles-ci auront lieu durant les prochaines semaines, les dates exactes seront inscrites sur le site www.theatreanniviers.ch. Toute information peut également être obtenue par courriel à : info@theatreanniviers.ch L’aventure chandolinarde terminée, ce n’est qu’un au revoir nous promettent les Compagnons de la Navizence, tant mieux, nous sommes impatients ! Simone Salamin
© Photo Paolo Marandola
- 36 -
Boulangerie Alcide Epiney SA Rue du Manège 26 - Zone industrielle des Iles Falcon - 3960 Sierre Tél 027 475 17 20 - Fax 027 475 32 20 - www.lepain-dalcide.ch
Alain Zuber
BUREAU D’INGÉNIEURS
chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 - 3976 Noës
079 220 78 00 - alain.zuber@bluewin.ch
S I M O N C R E T TA Z S A
027 455 22 32 • 079 628 85 22
078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers
- 37 -
éducation
Les toutous
ne sont pas des doudous ...
C
haque année, près de 3000 morsures de chiens sur des humains sont recensées en Suisse. Les offices vétérinaires cantonaux ont décidé de mettre sur pied un programme de Prévention des Accidents par Morsures par les chiens (PAM) afin d’enseigner les bons comportements pour éviter ces désagréments. Particulièrement vulnérables, les enfants en dessous de 10 ans représentent environ 16% des victimes. Plus problématique, plus de 40% des morsures chez les enfants sont faites à la tête. C’est donc ce qui a présidé à la mise sur pied d’une matinée de sensibilisation aux bons réflexes en présence de chiens dans les murs du centre scolaire d’Anniviers. Les classes de 3HA et 3HB se sont prêtées au jeu. Le témoignage des élèves de la classe d’Alain Emery traite de deux problématiques distinctes : caresser un chien et se mettre dans une position de sécurité. Voici leurs récits. Pour caresser un chien, il faut d’abord demander au propriétaire la permission,
mettre sa main bien en vue, appeler le chien par son nom et lui demander s’il veut être caressé. Si le chien est d’accord, il présentera son dos pour être caressé. Parfois, le chien n’a pas envie d’être touché parce qu’il est malade ou qu’il a mal quelque part. A ce moment-là, il faut renoncer à s’approcher du chien. Les enfants doivent particulièrement faire attention, car un gros chien peut facilement les renverser. Il ne faut pas non plus s’approcher d’un chien dont le propriétaire est absent, même s’il a l’air sympa. Il faut faire attention aux chiens couchés devant les maga-
sins par exemple. Non seulement il ne faut pas essayer de les caresser, mais on passera le plus loin possible en évitant de les regarder dans les yeux. Classe 3HA groupe 1
Les enfants font la « pierre » parce qu’ils étaient en train de jouer par terre et qu’un chien s’est approché d’eux. Pour se mettre dans cette position, on se met à genoux, on met ses mains derrière la nuque, on cache au maximum les cheveux et les oreilles et on se replie sur soi-même. Le chien vient alors sentir les personnes pour vérifier s’il y a peut-être à manger. Il est important de ne pas bouger pour que le chien ne pense pas que l’on veut jouer ou le défier. En principe, le chien s’en va ensuite sans rien faire. Parfois c’est plus facile à dire qu’à faire… Normalement, les propriétaires de chiens doivent les tenir en laisse dans les localités et les avoir sous contrôle en dehors. Si on a un souci avec un chien, il faut toujours s’adresser au propriétaire. Classe 3HA groupe 2
- 38 -
tourisme
Avalanche de récompenses pour le domaine skiable de Grimentz-Zinal
2
016 a été une année chargée en ondes positives pour le domaine skiable de Grimentz-Zinal. Cela a commencé avec une mise à l’honneur dans un classement des 10 plus belles stations alpines. Et pas le moindre des classements ! Rien de moins que celui effectué par CNN, la célèbre chaîne américaine. Et la seconde place ! Cette moisson de récompenses a continué plus tard dans la saison avec la remise de plusieurs distinctions à Bolzano début avril. Parmi celles-ci, «Erlebnisberg» que l’on peut traduire par «Montagne d’expériences» consacre la station pour ses nombreuses offres: BigAirBag, snowpark, randonnées balisées en raquettes, domaine freeride... C’est la consécration de plusieurs années d’efforts et un encouragement à continuer dans cette voie. Le domaine skiable de Grimentz-Zinal a aussi obtenu le «Label de qualité des pistes» qui récompense la qualité de la sécurité sur le domaine skiable mais aussi le balisage, l’information et la qualité globale des pistes.
Lui-même expert pour l’homologation des pistes, Jean-Christophe sait de quoi il parle lorsqu’il évoque la sécurité sur les pistes. Quand on fait ce métier depuis 39 saisons, il faut de l’expérience mais aussi beaucoup de chance, me confie-t-il avec un sourire dans la voix. Et de la chance, il en faut c’est certain. Personne n’est à l’abri d’un problème. C’est pourquoi il est très important de respecter les lois et les règlements en matière de sécurité et de balisage sur les pistes… Lorsque je lui demande ce
Jean-Christophe Genoud, responsable de la sécurité du domaine a, quant à lui, reçu le trophée de meilleur responsable des pistes. Pour lui, ce prix est surtout un hommage au travail de toute une équipe, qui œuvre tout l’hiver à la qualité du domaine. Il me raconte que les experts sont arrivés un matin, sans prévenir, pour en faire le tour. Ils ont pris beaucoup de photos mais aussi des idées qu’ils ont ramenées avec eux pour les appliquer en Autriche d’où ils venaient !
- 39 -
qui est le plus dur dans son métier, JeanChristophe me répond sans hésiter : le danger d’avalanches. L’estimer est difficile mais ce qui est le plus lourd, avec le temps, c’est de prendre la décision de fermer ou d’ouvrir une piste. Alors, l’objectif pour cette nouvelle saison? Continuer dans la voie de l’excellence ! Yanis Chauvel
traditions
De jolies poupées à la mode de chez nous
R
osita Bruttin et sa maman, Raymonde Rossi, sont habiles de leurs mains. Elles se servent de leur talent pour donner vie à de jolies poupées anniviardes. Par ce hobby, elles contribuent à la mise en valeur du patrimoine local. Au milieu des années 1970, Martine Florey, la mère de Raymonde, s’était lancée dans la confection de costumes anniviards pour habiller des poupées. Cette idée avait germé dans l’esprit d’Edouard, son mari, un homme qui portait une attention toute particulière aux traditions. À cette époque, les poupées costumées avaient du succès. Martine, qui aimait beaucoup coudre, s’adonna à cette activité jusqu’à la fin de ses jours. Rosita avait souvent observé le travail de sa grand-mère. Aussi, lorsque celleci mourut, en 1981, se sentit-elle prête à reprendre le flambeau avec sa maman. Les deux femmes se partagent le travail : Rosita s’occupe de fabriquer les chapeaux et Raymonde, couturière de métier, coud le costume. Pour être sûre de bien faire les chapeaux, Rosita est allée voir comment procédaient deux femmes connues pour leur savoir-faire dans ce domaine : Rose Monnet, de Pinsec, et Andréa Crettaz, de Vissoie. Poupées Au début, les poupées qu’elles habillaient étaient de grandes poupées. Celles-ci étaient souvent commandées par une société locale, qui s’en servait pour récolter de l’argent : les gens devaient payer pour tenter de trouver le prénom de la poupée. Ce style de jeu de hasard s’est perdu. Et pendant quelques années, les poupées costumées ne se vendirent plus. Il y a 5-6 ans, Rosita a découvert un modèle
de poupée plus petite, très joli, lorsqu’une de ses amies a décidé de se débarrasser de sa collection de poupées. Heureuse, Rosita a pu récupérer tout le lot et ces poupées ont commencé à changer de robe. Elle les a fait connaître en les mettant en vitrine dans des bazars de la région et à la pharmacie. Cela a créé une nouvelle demande. Chaque année depuis, elle tient un stand au marché de Vissoie. C’est là qu’un jeune homme a découvert qu’il existait des poupées anniviardes. Il en a aussitôt choisi une, pour qu’elle tienne compagnie à la poupée russe qu’il avait achetée lors de l’un de ses voyages ! Chapeau et costume Fabriquer un chapeau anniviard comprend
- 40 -
plusieurs étapes : il faut d’abord constituer le corps en paille, en mouillant, collant, cousant et mettant en forme un ruban de paille. Ensuite, il faut coudre la doublure, puis le velours. Enfin former et fixer les coquilles de tissu sur le dessus. Pour le costume, Raymonde fait en petit, ce qu’elle a fait longtemps pour des femmes anniviardes. Elle fabrique une robe en tissu noir, joliment plissée, qu’elle garnit d’un galon, y fixe les manches d’une chemise blanche et fine. Elle crée dans un joli tissu coloré le tablier et le foulard qui égayeront la tenue. Elle ne laisse aucun détail de côté: sous la robe foncée, la poupée porte une sorte de pantalon, puis un jupon, blanc avec des dentelles. Pour parachever leur œuvre, Raymonde
tricote parfois des bas blancs et Rosita teint en noir les chaussures de la poupée. Il va de soi que la poupée est coiffée d’un élégant chignon et qu’elle porte une ravissante broche choisie avec soin. Le souci des détails tient à cœur aux deux femmes, qui s’appliquent dans leur ouvrage et ne comptent pas leurs heures. Et cela se voit dans le résultat ! Ce savoir-faire, elles souhaitent pouvoir le transmettre un jour, afin qu’il ne tombe pas dans l’oubli. Avis aux amateurs. texte Janine Barmaz photos Rosita Bruttin
Route de Moiry CH-3961 Grimentz
Joël Bonnard
conseiller en assurances 079 690 51 34 Route de Moiry CH-3961 Grimentz +41 (0)27 475 18 22 info@anniviers-immobilier.ch www.anniviers-immobilier.ch
3961 Chandolin
- 41 -
+41 (0)27 475 18 22 info@anniviers-immobilier.ch www.anniviers-immobilier.ch
www.sivacolor.ch www.salaisons-anniviers.ch
L
es M
e nu
isie
rs -
nis Ebé
te
ha s-C
r pen
tier
s d’An niv
ier s
vo u
s so
uha
iten
Boisval SA - Mayoux tél 027 475 12 37 - fax 027 475 12 81
Melly Sarl - Ayer tél 079 434 79 73
Construction SA - Vissoie tél 027 475 11 33 - fax 027 475 20 72
Monnet SA - Mayoux tél 027 475 18 33 - fax 027 475 44 57
Créabois Martial Solioz - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54
Salamin François - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55
Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94
Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70
Revey Jacky Sàrl - Mayoux tél 027 475 23 74 - fax 027 565 53 43
Viaccoz SA - Ayer/Zinal tél 027 475 17 78 - fax 027 475 37 78 Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54
Le BOIS met de la chaleur dans votre foyer
- 42 -
t ple
in s
uccè
s
sport
40 ans du FC Anniviers
40 ANS
DU FC ANNIVIERS
8-9
Spectacle Yann La Prix cantine
Boissons chaudes Café / Thé
CHF
3.00
8 octobre 2016 - Vissoie Minérales Pepsi
CHF
3.00
Thé froid
CHF
3.00
Limonade
CHF
3.00
Eau plate
CHF
3.00
Eau gazeuse
CHF
3.00
fca40ans@
Bière bouteille Heineken
CHF
Crus au verre
4.00
dl
50cl 15.00
75cl
Fendant
CHF
3.00
Sauvignon blanc légèrement doux
CHF
4.00
28.00
Johannisberg
CHF
3.50
24.00
Gamay Merlot
CHF 3.00 15.00 Le FC Anniviers tient à remercier toutes les personnes qui ont contribuéCHF à la réussite4.00 de ses 40 ans !
28.00
Talisman CHF bénévoles4.50 Un merci tout particulier aux nombreux et à tous les généreux31.00 donateurs.
Alcool Kikinet
Le comité Alcool 2 cl
CHF - 43 -
4.00
voyage
enviedebouger.com Un week-end dans la Ville Rose
S
’il y a une ville qui porte bien son surnom, c’est bien Toulouse. En effet, le rose est bien la couleur dominante du paysage… Enfin, plutôt rose orangé pour être précis… Qu’à cela ne tienne! Toulouse est une ville agréable sous tous ses aspects. Quatrième dans le classement des villes les plus peuplées de France, la capitale de l’Occitanie se montre plutôt comme une ville où il fait bon vivre, loin du stress des trois premières sur le podium! Cet art de vivre se fait sentir très tôt lors de la découverte de cette ville qui rayonne depuis des siècles. Le plus surprenant au premier abord reste peut-être la gentillesse et le sens de l’accueil des Toulousains. Peut-être est-ce dû à l’influence de l’Espagne toute proche et des nombreux immigrants espagnols arrivés à Toulouse par vagues successives avant la guerre? Ou à la douceur du climat qui incite au farniente et aux longues soirées en terrasse? Ou bien encore à l’architecture
Les berges de la Garonne à la nuit tombée
des bâtiments aux teints pastel? A moins que cela ne soit tout à la fois? Toujours est-il que de la caissière du supermarché au flic en faction, des serveurs aux simples passants pressés dans la rue, partout on retrouve cette gentillesse, cette envie de faire plaisir et de bien accueillir. Et cela est assez rare et précieux pour être souligné et justifier un paragraphe entier de cet article! Ceci étant dit, il est temps de s’intéresser à la ville proprement dite. Si un week-end ne suffit pas à en explorer les nombreuses richesses, cela permet déjà de se faire une bonne idée de ce que Toulouse peut offrir à ses hôtes de passage. La ville est divisée en deux par la Garonne. Au nord du fleuve se trouve le centre historique et ses nombreux édifices remarquables. Au sud, le quartier de Saint Cyprien qui accueillit beaucoup d’immigrants espagnols ainsi que les anciens abattoirs reconvertis en espace d’art moderne.
Le fameux confit de canard
Le centre historique est très riche en bâtiments remarquables et ses rues sont qua-
- 44 -
siment exclusivement piétonnes. Parmi les incontournables, il faut bien sûr se rendre au Capitole qui trône sur une place majestueuse, mais les nombreux édifices religieux (Eglise des Jacobins, Eglise du Taur…) valent aussi le détour. Une bonne journée est nécessaire pour se rendre compte de la richesse de ces rues. Ne pas oublier la Cathédrale Saint Etienne, véritable patchwork architectural de diverses époques, en retrait à l’extérieur de la ceinture piétonne. Une autre richesse de la ville rose, ce sont les berges de la Garonne. Aménagées au XVIIIème siècle, elles offrent une promenade très agréable, permettant d’admirer les différents ponts qui enjambent le fleuve. Parmi eux, le Pont Neuf, plus vieux pont sur la Garonne, est le premier à avoir résisté aux crues du fleuve. Véritable joyau, il fut inauguré par Louis XIV en 1659. On ne peut bien sûr pas évoquer Toulouse sans parler de gastronomie. Le cassoulet y occupe une place de choix, bien sûr, mais il doit faire face à une concurrence nom-
Le Capitole
breuse et de qualité! Le canard est roi à Toulouse! Magrets, foie gras, confits et autres recettes à base de graisse de canard sont aussi des incontournables de la région. Pas très diététique mais un régal pour les papilles des gastronomes. Toulouse est une ville à laquelle il est difficile de résister. L’analogie avec sa gastronomie est facile mais pourtant tellement vraie: lorsqu’on y a goûté, difficile de s’en passer! Textes et Photos-Yanis Chauvel (Droits réservés, www.enviedebouger.com) Une capitale culturelle
La Garonne
Retrouvez-les sur
Athènes ne manque pas non plus de musées. Parm bien sûr le plus connu et le plus visité, mais d’au Musée Benaki qui, dans une belle villa Néoclassiq de 10'000 objets sont remarquablement mis en l’Acropole et de ses vestiges. Passionnant! www.enviedebouger.com
Retrouvez les sur www.enviedebouger.com
Textes et Photos-Ya
- 45 -
culture
notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
Hockey Club AYER Derrière : Pierrot Genoud, André Giachino, Sylvain Epiney, Michel Melly, André Crettaz, André Genoud, Armand Peter, Philippe Théoduloz, Ignace Epiney, Ernest Epiney, Régis Theytaz, Mauricette Crettaz , Laurent Melly. Devant : Laurent Epiney, Jean-Pierre Epars, Hermann Vianin, Nicolas Theytaz, Régis Barmaz, Gaby Melly, Gaby Vianin.
© Collection Anne-Dominique Genoud
Impressum
Bienvenue aux non-résidents
Les 4 Saisons d’Anniviers
Abonnez-vous !
Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Franziska Andenmatten Zufferey (Présidente Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
- 46 -
Pour soutenir la jeunesse sportive du Val d’Anniviers Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers sàrl 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.
- 47 -
EPINEY ARMAND & FILS SA VISSOIE MELLY CONSTRUCTION SA ZINAL MELLY RAPHY SA AYER SAVIOZ ANDRÉ SA VISSOIE SALAMIN CONSTRUCTION SA GRIMENTZ