HI V ER
NUMERO 21 | JANVIER ’16 | trimestriel
Un hôte illustre
8
Un crime crapuleux
30
© Photo Paolo Marandola
Les tours du monde
37
- 2 -
L’invité J
e m’appelle Boleslaw Bieniek et je subitement en octobre 1999. L’évêque de suis curé d’Anniviers depuis sep- Sion, Mgr Brunner, m’a alors sollicité pour devenir prêtre desservant des paroisses tembre dernier. de St-Pierre-de-Clages et Chamoson. Biographie J’acceptai à la condition que l’évêque de Je suis né en 1963 dans le sud de la Pologne, mon diocèse me donnât son autorisation. du côté de Cracovie et Zakopane. Fils de Avec son assentiment, je suis donc resté en paysan, j’ai grandi dans une petite ferme, Valais jusqu’en août 2002, moment où je où j’ai travaillé avec mon frère, ma sœur et fus rappelé en Pologne pour y enseigner la notre maman, après la mort de notre père philosophie à l’université. en 1969. Cette contrée était et est encore Chaque année, je revenais en Valais pour très catholique. La pratique y est encore y faire des remplacements (Chamoson, forte et les vocations nombreuses, contrai- Ayent, Martigny), en été, et du ski, en hirement au nord du pays, où vit un mélange ver. Je connais la vallée depuis l’été 1999, des populations qui ont été déplacées ou quand j’ai remplacé Robert Zuber alors déportées par le régime communiste après curé d’Ayer. En 2007, le vicaire général de la 2ème Guerre mondiale et qui appar- Sion, Bernard Brocard, m’a demandé de retiennent aussi à d’autres confessions. C’est venir comme curé de paroisse. Malgré une dans le séminaire de cette région, qu’un certaine réticence, mon évêque m’a laissé peu par esprit missionnaire, désireux d’ai- partir et je suis devenu curé de Chalais et der l’Eglise locale, j’ai choisi d’étudier. En Vercorin en septembre 2008. Avec le chan1988, j’ai été ordonné prêtre à Olsztyn, gement d’évêque, un nouveau programme puis j’ai été vicaire dans une paroisse durant pastoral a été décidé. Mgr Lovey m’a pro2 ans. Sur le territoire de celle-ci se trouvent posé de devenir le nouveau curé d’Anniles ruines du bunker d’Hitler, connu sous viers. J’ai accepté de bon cœur. le nom de « Rempart des Loups », où a eu lieu une tentative d’attentat contre lui L’avenir durant la guerre. À la demande de mon Ma vision de l’avenir est simple et positive. évêque, j’ai ensuite étudié la philosophie, Je désire faire un bout de chemin avec vous, que j’ai enseignée plus tard au séminaire, en partageant l’expérience de notre vie et puis à l’université. J’ai aussi suivi des cours de notre foi et en réfléchissant à la manière de psychologie, afin d’apprendre à mieux dont nous vivons notre relation avec Dieu connaître l’être humain. Ma formation a dans cette belle vallée. Je souhaite être préété une préparation précieuse pour ser- sent dans les différentes situations de la vie vir au mieux les gens, particulièrement pour mieux saisir la présence de Dieu dans ceux qui se trouvent dans une situation de la diversité culturelle, confessionnelle, locale et celle que nous apportent les touristes dépendance. et les étrangers. En Valais En ce début d’année, je fais le vœu que Je suis venu en Suisse pour la première fois nous sachions vivre en harmonie, respecen automne 1998, afin de terminer ma tueux de ce que nos ancêtres ont fait pour thèse de doctorat en philosophie. Je résidais que nous ayons une vie meilleure matérielà St-Pierre-de-Clages, dont le curé mourut lement, mais en n’oubliant pas d’avoir une
- 3 -
Boleslaw Bieniek
vie spirituelle fortement enracinée dans les valeurs chrétiennes apportées par Jésus Christ. La vie quotidienne de nos ancêtres dans cette vallée a été inspirée par la foi, qui était un point de repère pour tout et pour tous. Soyons les bons témoins de cette belle tradition, qui nous montre une perspective résumée par ce dicton : Il vaut mieux boiter sur le chemin que Jésus nous montre, que de marcher d’un bon pas à côté du chemin.
Bonne année 2016 à tous ! Propos recueillis par Janine Barmaz
tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch
- 4 -
Sommaire 3 L’invité
27
ça ride fort à Chandolin
6
Rencontre de jazz sous les étoiles
28
HC Anniviers
8
Un hôte illustre en Anniviers
29
Le patois, langue de chez nous
13
Comme une Coupe du Monde
30
Crime crapuleux au Col de Torrent
14
Le Val d’Anniviers vu par Michaïl
35
La Dérupe
17
Petit clin d’oeil multiculturel
37
Les Tours du monde
18
Messages de l’autre bout du monde
40
Vous avez dit Reka ?
20
Bienvenue à la nursery d’Anniviers
44
Prévention CarPostal
22
Animations hivernales
46
Notre histoire.ch
23 Anniv’info
Concours
Comment se nomme ce pont ?
à la découverte de notre vallée
1. 2. 3.
Pont de Taramponn Pont de la Barmette Pont du Bois
Un bon de 50.au Café-Restaurant les Becs-de-Bosson à Grimentz Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition d’avril du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo de janvier » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 21 mars 2016
© Photo Lambert Zufferey
La gagnante de l’édition n° 20 est Cicognani Marie-Claire de Mission La réponse était: 1. Chevreuil
- 5 -
art & culture
Rencontres de jazz sous les étoiles, honneur aux dames
C
réées en 2013 sous l’impulsion de Marie et Christophe RHODIUS, nouveaux habitants de St-Luc, les Rencontres de Jazz sous les Etoiles ont célébré du 18 au 20 septembre dernier leur troisième anniversaire sous le signe du jazz féminin. L’événement a pour objectif de réunir dans divers établissements du village et parfois même sur l’alpage, des musiciens de jazz d’horizons divers et un public sans cesse grandissant et enthousiaste, lors de concerts et de jam sessions. Les organisateurs proposent une entrée libre avec chapeau à la sortie, afin d’inviter un large public à venir participer à ces rencontres. La première L’aventure a débuté en automne 2013 avec des moyens fort modestes, à tel point que le premier concert du vendredi soir s’est joué dans le chalet des organisateurs, avec le musicien originaire de St-Luc Gabriel Zufferey au piano solo. Les artistes ayant participé à cette première édition ont tous accepté de réduire leur cachet, de façon à lancer l’événement. On a ainsi entendu, le samedi à l’Hôtel Bella Tola, le trio Cajon emmené par le pianiste genevois Evariste Perez, et le dimanche à midi, un trio valaisan composé de Christian Zufferey, Reinhard Helnder et Martin Bellwald. Des jam sessions ont été organisées le soir, ouvrant la scène à différents artistes pour leur permettre d’exprimer leur créativité. Le succès de cette première édition est dû
en grande partie à l’élan de solidarité des commerçants et des particuliers, dont la générosité et l’enthousiasme ont motivé les organisateurs à pérenniser l’événement. Et voici la deuxième Avec le soutien de nouveaux partenaires financiers et fort du succès de la première édition, le comité de l’association nouvellement créée (composé de Christophe Rhodius, président, Marie Rhodius, viceprésidente, Brenda Salamin, trésorière, Ariane Leimgruber, chargée des relations publiques) a organisé du 19 au 21 septembre 2014 la deuxième édition des Rencontres de Jazz; une fanfare est même venue agrémenter la désalpe sur la place du village le samedi ! Le vendredi soir, l’hôtel Beausite s’est enflammé avec le quintet de Gabriel Zufferey et le « special guest » Ohad Talmor, compositeur et saxophoniste new-yorkais, le samedi soir l’hôtel Bella Tola a accueilli le
- 6 -
concert du brillant quartet Red Planet dirigé par le pianiste de jazz genevois Mathieu Rossignelly. Et puis, le dimanche matin, le duo piano acoustique/fender Rhodes d’Evariste Perez et de Christophe Rhodius a agrémenté le petit déjeuner jazz – croissants. Enfin, le sextet de guitare «Dans les Cordes» dirigé par le compositeur genevois Alain Guyonnet a clôturé ce magnifique week-end musical à l’hôtel du Cervin. Le public, toutes générations confondues, a afflué les vendredi et samedi soir pour assister aux jams, et se faire plaisir à l’écoute des joutes musicales de brillants improvisateurs. Jamais deux sans trois Quant à l’édition 2015 du 18 au 20 septembre dernier, le comité avait décidé d’accorder une large place aux musiciennes. Le vendredi soir à l’Hôtel Beausite, c’est le quartet de Julianne Rickenman, saxo-
phoniste ténor de Neuchâtel, qui a lancé les feux. Le samedi à midi, la saxophoniste ténor Laurianne Gas, leader d’une fanfare jazz a tenu à faire « swinger » le public et les vaches ; il semble bien qu’elles aient apprécié… Le samedi soir à l’Hôtel Bella Tola, la chanteuse Anne-Florence Schneider de Lausanne et son quintet ont emmené le public sur des rythmes brésiliens. Et c’est un trio intimiste avec Alexandra Manias
au chant qui a adouci le dimanche soir, au Grand Chalet Favre.
de la montagne, à l’Hôtel Weisshorn vivre un dimanche de rêve.
Tout cela couronné encore par la performance du soliste Ian Gordon Lennox avec son cor des Alpes, dont l’aubade jazz très romantique nous a emballés près de la planète Neptune. Enfin, emmenée par Gabriel Zufferey et le trio Paralog, une audience enchantée a suivi jusqu’en haut
Les jams, organisées à la Fougère et au Bar de l’hôtel du Cervin, ont été propices aux rencontres et échanges, faisant ressurgir de biens beaux souvenirs de jeunesse à de nombreux Anniviards qui ont hanté ces lieux mythiques autrefois… Le rideau à peine tombé sur l’édition 2015 que déjà le comité s’est remis au travail pour l’organisation de la prochaine aventure qui se déroulera, selon toute vraisemblance, à la même période. Le programme, en cours d’élaboration, nous réservera de toutes belles surprises. Mais chut ! Laissons le mystère envelopper encore un peu ces Rencontres de Jazz sous les Etoiles, édition 2016. Bon vent à ces joyeux moments musicaux sur les hauteurs anniviardes ! Simone Salamin
- 7 -
portrait
Un hôte illustre en Anniviers Walter Bosshard, 1892 - 1975
P
restigieux reporter – photographe et journaliste, correspondant de guerre également, né à Samstagern en Suisse allemande dans une famille paysanne, Walter Bosshard a trouvé un havre de paix à Grimentz dès 1950. Après une vie professionnelle de globe-trotter risquée parfois, il a trouvé en Anniviers un endroit où calmer le rythme effréné de ses activités.
Walter Bosshard, jeune enseignant
© Photo Paul Renaud-Brunner
Enfance en Suisse Entre ses occupations à la ferme familiale et l’école, il a trouvé une personne de référence chez la femme du vétérinaire local qui lui a donné le goût de la lecture et l’a ouvert à la curiosité du monde. Là se trouve probablement le ferment de sa vie de bourlingueur professionnel.
Il a suivi une formation d’enseignant, puis des études en histoire de l’art vite interrompues par la Première Guerre Mondiale. Durant cette dernière, il a pratiqué l’enseignement en Suisse allemande et accompli son service militaire au Tessin.
Avec ces deux hommes, Walter Bosshard est engagé comme photographe et directeur technique d’une expédition himalayenne qui les emmène dans les contrées du Cachemire, du Ladakh, du Turkestan chinois, du Takla-Makan, de la Russie.
Parcourir le monde et témoigner Puis le fil de sa vie prend un autre cours, son premier voyage vise Sumatra en bateau en 1919, il y travaille dans une plantation et devient commerçant en pierres précieuses, en Thailande, en Inde et dans une bonne partie de l’Asie.
C’est le début d’une vie aventurière, de nombreux voyages et reportages suivront et Walter Bosshard se fait rapidement un nom, connu loin à la ronde pour sa manière particulière d’approcher le peuple et les personnages qui marqueront l’histoire, tel Gandhi et Mao Tsé-tung.
A ce moment-là déjà, il photographie beaucoup, par passion, puis articles et reportages commencent à être publiés dans la presse suisse. En Inde, il rencontre le spécialiste allemand de l’Asie, Emil Trinkler et un peu plus tard, Helmut de Terra.
- 8 -
Peur de rien, curieux de tout Il montre un esprit d’explorateur passionné et parcourt sans relâche l’Asie centrale et de l’est, se forgeant une réputation de reporter courageux, sur le front de la guerre sino-japonaise entre autres, duquel
il ramène des reportages marquants entre 1931 et 1938. Avec sa stature imposante et bel homme, Walter Bosshard faisait preuve d’un flair et d’une intuition hors normes, qu’il mettait en œuvre par un côté malin et combinard lui donnant accès aux milieux les plus improbables, voire dangereux. Il était ainsi partout accepté de bonne grâce. En 1931, on l’a engagé comme photographe dans l’expédition arctique allemande sur le Graf Zeppelin et la même année, notre homme a survolé la Mongolie et la Mandchourie avec le premier avion postal de ces régions. Son pied-à-terre régulier durant les années 1930 a été Pékin et il a obtenu l’exclusivité de ses prises de vue de Mao Tsé-tung, en tant que premier Occidental à l’avoir approché. Au cours de ces périples, il a malheureusement perdu ou été obligé d’abandonner une partie de ses archives et de son carnet d’adresses patiemment constitué, comme en 1952 lorsque l’hôtel Shepheard où il résidait au Caire a brûlé. Walter Bosshard a écrit cinq livres en allemand, dont un sur la Mongolie, son pays préféré semble-t-il. Sa petite nièce, Mme Marie-Louise Chiarini qui m’a transmis du matériel et beaucoup d’informations sur son grand-oncle, souhaite traduire en français celui intitulé « Fernsicht » et écrit par Peter Pfunder, Verena Münzer et Annemarie Hürlimann. Ce magnifique ouvrage retrace la vie d’un pionnier du photojournalisme moderne et on peut admirer d’extraordinaires et touchantes photos de régions du monde qui ont probablement subi de grandes mutations depuis lors. Sérénité trouvée à Grimentz Mme Chiarini raconte que les « retours de l’oncle Walter » après de longs voyages à l’étranger représentaient des moments forts et importants pour sa famille. On allait le chercher à l’aéroport et il fallait organiser les séjours à Grimentz si précieux.
Les 3 explorateurs: de gauche à droite : Helmut de Terra, Emil Trinkler, Walter Bosshard
Les trésors laissés dans son chalet n’ont pas encore été tous explorés, dont un livre d’or avec de prestigieuses signatures. On y trouve aussi un carnet de l’épicerie du village, mais Walter Bosshard se faisait également livrer de la marchandise de divers endroits de Suisse. Comment a-t-il connu Anniviers ? Peutêtre influencé par Ella Maillart qu’il connaissait comme collègue reporter, les deux ayant bourlingué dans les mêmes régions du monde ? Celle-ci avait déjà fait ériger son chalet à Chandolin après la Deuxième Guerre Mondiale. Ce qui est sûr, c’est que Walter Bosshard a fait construire le sien à Grimentz en 1950 par la menuiserie Massy. A l’automne de sa
- 9 -
vie, il passait les mois d’été dans son chalet et ceux d’hiver en Egypte ou en Espagne. On peut imaginer que ces deux personnalités hors du commun ont retrouvé dans l’Anniviers de cette époque une parenté avec l’Asie centrale dont ils étaient admiratifs : une certaine atmosphère, un style de vie intégrant le nomadisme, des pentes rudes où s’accrocher exige confiance et concentration et des paysages enchanteurs. Peut-être … Un nom qui chante Le nom « Shangri-là » choisi par Walter Bosshard pour baptiser son chalet fait référence à un roman de James Hilton. L’auteur décrit un « endroit merveilleux où les gens vivent dans la joie et l’harmonie avec la nature, un oasis de paix hors de la
St-Luc
- 10 -
bêtise meurtrière, seul lieu où échapper à la folie homicide du monde ». Ce monde qui lui apparaît comme « une tempête où les humains, plongés dans le chaos, ne trouvent aucune sécurité dans les armes, aucune aide des autorités, aucune réponse auprès de la science ». Ce pays se trouverait dans la « Préfecture autonome tibétaine » de Diqing, au nord-ouest du Yunnan. Ce qui est étonnant, c’est que le poète chinois Tao Yuanming (317-420) avait déjà décrit un tel paradis près de mille six cents ans plus tôt ! Walter Bosshard et Ella Maillart ont pu ressentir des émotions similaires en découvrant notre vallée au milieu des années 1940. Une certaine paix de l’âme, une sorte de finalité sensée. Grand privilège que de vivre dans cet écrin, c’est un cadeau qu’il nous appartient d’apprécier au quotidien.
Gandhi souriant 1930
Mao Tsé-tung 1938 - Signature originale
Simone Salamin Photos tirées du livre: Fernsicht, éd. Benteli
Le marché du bois sur le fleuve Wanhsien
Grimentz | Zinal
ess-grimentz.ch 027 475 50 60
- 11 -
ess-zinal.ch 027 475 13 73
www.tzoucdana.ch
- 12 -
sport
Comme une Coupe du Monde pour les jeunes Anniviards: La Coupe Anniviers
C
haque hiver, les jeunes skieurs anniviards se défient dans des courses qui ressemblent à celles disputées par les stars du Cirque Blanc. Organisées dans chaque station, le ski-club local est l’hôte durant une journée des futurs champions de demain. Ces rassemblements permettent aux jeunes skieurs de se comparer à leurs camarades des autres stations et de progresser sur les skis. L’objectif principal de ces courses et des ski-clubs est de faire découvrir le ski, la compétition ainsi que d’apprendre à skier à nos progénitures. La victoire n’est pas un but en soi, mais c’est le plaisir qui est mis en avant. Bien que le ski soit un sport individuel, c’est l’esprit d’équipe, l’amitié et les rencontres que prônent nos entités sportives dans le but de créer une ambiance digne d’une grande famille du ski anniviard.
de perdu, où parents et enfants attendent durant des heures au bord de la piste ou au restaurant d’altitude. Tout le monde bouge, va d’une épreuve à l’autre, observe, encourage, félicite ou remonte le moral et parfois même partage un bon verre de l’amitié et un copieux pic-nic. A l’image de la Coupe du Monde, un classement est constitué après chaque course. Le vainqueur de chaque catégorie (il y en a 10) gagne en plus d’une jolie médaille, 100 points, le second 80, le troisième 60, et ainsi de suite jusqu’au trentième qui en reçoit 1. L’addition de ces points permet de donner le vainqueur de la catégorie, en fin de saison, qui reçoit une coupe et le titre de Champion Anniviard. De plus, le meilleur du club de chaque catégorie donne ses points pour le classement par club, comme un classement par nation. Et le club ayant obtenu le plus de points est sacré Champion des clubs anniviards. Chaque année la concurrence est rude et les skiclubs font le maximum pour mettre à profit les qualités de tous leurs membres pour qu’ils puissent devenir de bons skieurs.
Vu que les disciplines dans les sports de neige ne cessent d’évoluer à vitesse grandV, les ski-clubs et le Ski-Team Anniviers sont toujours à la recherche de la meilleure formule pour leurs traditionnelles joutes hivernales. Il est vrai qu’il y a encore une vingtaine d’années, seuls les traditionnels Slalom Géant et Slalom Spécial étaient au programme. Aujourd’hui, nous cherchons à former de jeunes skieurs polyvalents, qui sachent s’amuser sur leurs lattes et qui puissent utiliser toutes leurs qualités. Ainsi des épreuves de saut, de ski en arrière, sur un ski, de record de vitesse, dans des bosses ou de la neige non-préparée sont rajoutées au programme afin de satisfaire nos bambins. De plus, grâce à ce nouveau concept, une journée de compétitions est une journée entière où tout le monde skie énor- Les ski-clubs anniviards sont donc le premément, toujours en relation avec l’âge mier réservoir de futurs champions et de chacun. Il ne s’agit plus d’une journée s’attellent durement à cette tâche. Ils orga-
- 13 -
nisent des cours ou des entraînements tout au long de la saison avec un seul objectif en tête: faire découvrir le ski à nos enfants. La compétition n’est donc pas l’objectif principal et un programme adapté à chaque âge est respecté. Notre objectif principal est de vous faciliter la vie en vous proposant des solutions simples pour que vos enfants qui vivent si près des stations de ski puissent avoir la possibilité de faire ce sport merveilleux, encadrés de manières professionnelles et à moindres frais. Pour rappel, la Coupe Anniviers est ouverte à tous les enfants de 4 à 18 ans faisant partie d’un ski-club anniviard. De plus, pour bien se préparer à l’hiver et à ces différentes courses, un entraînement polysportif a lieu tous les mercredis après-midi à la salle de gym de Vissoie et comme pour la Coupe Anniviers, tous les enfants sont les bienvenus. Valentin Crettaz
Infos et liens : www.skiteamanniviers.ch Les dates à retenir : 24 janvier à St-Luc 28 février à Vercorin 12 mars à Grimentz 2 avril à Zinal
Le Val d’Anniviers vu par... Michaïl, expatrié grec en 1845
J
e m’appelle Michaïl et je vis à Pinsec depuis maintenant 20 ans. J’aime ce village, tellement escarpé qu’il me rappelle mon pays, la mer en moins… Je viens du Magne, dans le sud de la péninsule grecque du Péloponnèse. Plus précisément, ma famille habitait depuis des générations le petit village d’Ithilo, un peu au nord d’Aréopoli. Voici plus de 20 ans que je vis ici et je n’ai raconté mon histoire à personne… Tout le monde ici me prend pour un vieil ours mais comme je ne fais de mal à personne, je suis plutôt bien accepté par cette petite communauté bien tranquille au regard de mon village natal. Il est maintenant temps pour moi de me dévoiler un peu… Nous sommes le 4 avril 1845, j’ai 85 ans et c’est C’est à Pinsec que je me suis finalement installé peut-être la dernière chance qu’il me reste de parler de moi… Et puis, je vous avoue que jouer l’ermite mystérieux, cela m’a crimes de sang, pillages ont décimé parfois cette tâche à des gouverneurs issus de la amusé un temps mais les meilleures choses des clans entiers, en ont forcé d’autres à région. Petro Bey, issu d’un clan ennemi l’exil… du nôtre, a été nommé à ce poste. Ce que ont une fin, non ? les Turcs ignoraient, c’est qu’il comploComme je vous le disais, je viens du Magne, Alors vous en conclurez sûrement que c’est tait contre eux pour l’indépendance de la chez nous on dit Mani… C’est une terre pour cela que moi, Michaïl, je me retrouve Grèce. Ce qui nous arrangeait tous, il faut rude, montagneuse et ouverte sur la mer. exilé au fond de ces belles montagnes d’An- l’avouer… Nous ne le supportions plus, cet Nous sommes à la fois pêcheurs et ber- niviers qui me rappellent les paysages de envahisseur, et le peuple n’était pas loin de gers, cultivateurs et bâtisseurs de tours. La ma terre ancestrale. Vous n’auriez pas com- la révolte. rudesse du paysage nous a donné à nous plètement raison, ni complètement tort de maïnotes, un caractère bien trempé. Cela penser ainsi. Petro Bey a alors réussi quelque chose qui, nous a sorti de bien des situations et nous jusqu’alors nous aurait à tous les clans paru Je suis bien en exil, a permis de survivre au fil des siècles. Car inconcevable : il nous a tous unis derrière c’est un fait. nous avons subi bien des déboires au fil de lui contre les Turcs. Pour la première fois de notre histoire… L’histoire du Magne, c’est Je suis aussi le dernier survivant de ma l’histoire du Magne, tous les clans étaient une histoire faite de sang et de guerres… famille. Nous étions un des clans les plus fédérés. En 1821, la révolte a commencé Bien sûr les invasions turques et les raids puissants de la péninsule. Nous étions chez nous contre l’occupant… Après une des pirates maures ont contribué à cette riches et respectés. Jusqu’à l’arrivée de ce guerre meurtrière, nous avons finalement violence, mais ce sont les guerres de clans Petro Bey… Notre terre, comme le reste de chassé les Turcs. Mais, au moment ou nous qui ont ensanglanté notre péninsule bien la Grèce était alors occupée par les Turcs. fêtions notre victoire, un clan ennemi, par aimée… Depuis la nuit des temps, les Mais ceux-ci n’ont jamais réellement réussi esprit de vengeance pour un affront comclans maïnotes se déchirent… Vengeances, à nous gouverner… Ils ont donc délégué mis il y deux siècles, a fait courir le bruit
- 14 -
Ithilo, mon village natal
que mon clan avait collaboré avec les Turcs et comploté contre Petro Bey. Une nuit, alors que j’étais parti à Athènes pour prendre part à une réunion des révolutionnaires, des hommes en armes ont massacré la totalité de ma famille et brûlé notre demeure ancestrale… Menacé de mort et ayant tout perdu, j’ai dû, après m’être battu pour son indépendance, fuir le pays à qui j’avais tout donné…
C’est dans ces grottes que la révolte grecque est née
Après quelques années d’errance, j’ai découvert par hasard cette vallée merveilleuse, aux sommets si hauts qu’ils semblent toucher le ciel. Je m’y suis installé sans que personne ne me pose jamais de questions et j’ai apprécié la vie simple qu’y menaient ses habitants. Je me suis retrouvé un peu chez moi… et même si les jeunes gens des différents villages se bagarrent souvent, cela n’a rien de comparable avec les guerres de clans de ma terre natale ! Et ça, c’est sûrement le plus appréciable ! Yanis Chauvel
- 15 -
3961 Chandolin
Alain Zuber chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 - 3976 Noës
079 220 78 00 - alain.zuber@bluewin.ch
078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers
- 16 -
Petit clin d’oeil multiculturel
C
haque mercredi matin, des femmes migrantes se retrouvent dans un local à Sion pour parler, échanger, débattre en français, afin de progresser dans l’expression de notre langue. La formule choisie est celle de discussions en toute liberté. Des responsables valaisannes bénévoles animent ces moments, à tour de rôle. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées à deux reprises, Marie-Thé et moi, invitées par Marie-Paule Zufferey, légèrement angoissées à l’idée de rencontrer peut-être des femmes en souffrance, ou mal à l’aise ou fermées… En réalité, ces rencontres se vivent dans la joie, la bonne humeur, la curiosité, l’intérêt pour les us et coutumes suisses et surtout avec pas mal d’humour ! De part et d’autre se manifeste l’étonnement de constater à quel point les habitudes d’ici et d’ailleurs se recoupent. Seule la manière de les exprimer et de les vivre au quotidien fonde les différences culturelles. Un des souhaits de ces femmes turques, russes, érythréennes, italiennes, espagnoles, syriennes, roumaines, entre autres, est de participer à une balade dans la neige,
Debout de gauche à droite: Alessandra, Aysun, Aurelia, Rimma Assises de gauche à droite: Selamawit, Angeles, Esther, Freweyni, Hacer
à la montagne et de visiter un de nos petits villages. Quoi de plus simple que de répondre à cette demande ? Cette journée est donc programmée au 16 janvier prochain, en Anniviers. Bienvenue à toute personne intéressée. Nous nous réjouissons déjà ! Texte et photo Simone Salamin
- 17 -
art & culture
portrait
Messages
de l’autre bout du monde
C
oralie Salamin et Anouck Zufferey séjournent en Nouvelle-Zélande, îles entourées d’océans, parsemées de montagnes enneigées, de lacs colorés, riches d’une faune et flore exceptionnelles. Les indigènes se montrent ouverts au monde et tranquilles, fiers de leur origine maorie ; au fil du temps, ils ont parfaitement intégré les nouveaux habitants de provenance bigarrée et majoritaires aujourd’hui. Les deux Lucquérandes ont choisi cette destination sans se consulter, elles ont appris là-bas qu’elles pourraient éventuellement se croiser au hasard de leur périple respectif. Le monde est petit, dit-on. Elles ont accepté de témoigner de leur expérience, enthousiastes qu’elles sont sur ces terres lointaines. Les mots de Coralie… C’est une sorte de coup de tête qui lui a fait choisir la Nouvelle-Zélande et Coralie pense avoir pris « sa meilleure décision à ce jour ». Ayant eu la chance de travailler pendant 3 mois l’été dernier, elle a pu mettre un pécule de côté. Son dernier semestre de Master se présentait léger, les cours étant enregistrés, sa présence n’était pas indispensable. Elle a passé ses examens en février 2015. Avant d’entamer sa vie professionnelle, il était indispensable de bénéficier d’un bon niveau d’anglais, d’où sa décision de partir, si possible pour une destination « plus originale que l’Australie. Je me suis documentée sur la Nouvelle-Zélande et ça a été le coup de foudre ! » dit-elle. « Arrivée à Auckland au début d’octobre, j’y suis restée jusqu’en décembre. Chaque weekend, j’ai pu participer à des roadtrips avec des amis pour découvrir les paysages du nord
obtenir son Master en droit, avant d’accomplir son stage d’avocate. « Même si parfois, je me dis que ce serait sympa de rester vivre en Nouvelle-Zélande et d’y ouvrir un bar… ».
pendant les deux mois de la scolarité. Puis j’ai voyagé cinq semaines, essentiellement dans l’île du sud. Ces moments resteront à jamais gravés dans ma mémoire : frayeurs avec la conduite à gauche, pertes de repères, chants à tue-tête des hits passant à la radio… Mais surtout, on est restés bouche bée devant les beautés de la nature néo-zélandaise ! » Apprentissage de l’anglais L’école de qualité fréquentée par Coralie lui a beaucoup appris et pas seulement l’anglais. En effet, ses collègues étudiants venaient d’Asie, d’Arabie saoudite, de Suisse allemande essentiellement (heureusement pour elle), du Brésil… Durant les cours, elle a découvert un peu de leur culture ce qui lui a donné encore plus envie de voyager. « Les Kiwis (indigènes) sont adorables, toujours heureux de pouvoir aider les touristes. Ce pays est parfait ! » affirme Coralie. Et au retour ? Coralie passera ses derniers examens pour
- 18 -
…et ceux d’Anouck « Kia Ora ! Diplôme d’infirmière en poche, un break me semblait nécessaire avant de plonger dans la vie professionnelle. Et pourquoi pas à l’autre bout du monde ? Pour vivre pleinement cette expérience, j’ai choisi de loger dans une famille d’accueil ; et me voilà en immersion totale chez un couple sud-africain avec leur fille. Je partage ma chambre avec une amie thaïlandaise, Ferin. » Banni le français pendant cette aventure! Anouck rejoignait son école en bus ou en ferry, à Auckland, ville la plus peuplée du pays, aux innombrables cultures. Les Maoris d’origine représentent encore 6 % de la population. La ville est très propre, avec des habitants soucieux de prendre
Des lacs colorés de Nouvelle-Zélande
soin de leur terre, accueillants, prêts à rendre service. La langue Ne connaissant que quelques bribes d’anglais, ça n’a pas été évident les premiers jours, tant les accents étaient différents selon l’origine des interlocuteurs. La pratique s’est faite sous différentes formes : présentations orales, jeux de rôle, etc. Les progrès ont été rapides et encourageants.
Les rencontres « C’était juste incroyable de côtoyer ces étudiants venus des quatre coins du monde: Chili, Colombie, Thaïlande, Chine, Japon… J’ai appris à les connaître, à comprendre leur culture et leur mode de vie », nous dit Anouck. Elle a bien sûr participé à de nombreuses activités, comme randonner sur des volcans, partir à la découverte de plages désertes, assister à des shows Maoris.
Show Maori
Implications concrètes Cette plongée dans un monde inconnu, dans une autre langue lui a donné une ouverture et un espoir pour un futur professionnel qu’Anouck souhaite tourné vers l’humanitaire, plus particulièrement vers l’Afrique. Mais d’abord, quelques années de pratique en Suisse et une spécialisation en soins tropicaux seront nécessaires.
Apprentissage de la vie « C’était la première fois que je partais seule, loin et aussi longtemps. Tous les gens côtoyés ont été chaleureux et m’ont énormément appris quant à leur culture et à leur histoire. Je recommande ce très bel apprentissage de la vie à tous ceux qui hésitent à partir car, où que vous soyez, vous ne serez jamais seuls. C’est une expérience incroyable qui vous restera en mémoire toute votre vie ! Ka Kité » Avec ces salutations en langue maorie, il sera difficile d’effacer de nos cœurs ces témoignages passionnés de deux jeunes Anniviardes en séjour à l’autre bout du monde. Merci beaucoup les filles ! Simone Salamin
- 19 -
éducation
Bienvenue
à la nursery d’Anniviers
S
i certains pensent que travailler dans une nursery se résume à surveiller, nourrir, changer et faire dormir des bébés, eh bien ils se fourvoient complètement. Le fonctionnement de la nursery de Vissoie est régi par un certain nombre de notions dont voici les principales : autonomie de l’enfant, respect de son rythme, observation de son développement, stimulation, écoute et communication avec le bébé ainsi qu’avec ses parents, collaboration avec ces derniers et entre les éducatrices elles-mêmes. Labels et formation Pour que la structure d’accueil réponde au mieux aux attentes des familles et aux besoins des enfants, la formation continue du personnel, l’acquisition et le maintien de labels de qualité sont au centre des préoccupations de toute l’équipe. Deux concepts fort intéressants, débouchant sur des labels, ont été intégrés depuis quelques années dans la démarche éducative. Le premier s’appelle « Signe avec moi ». Il désigne une façon de communiquer qui se fait avec des gestes simples, inspirés du langage des sourds. La nursery d’Anniviers est la première du Valais central à l’avoir introduite. Depuis 2011, les éducatrices utilisent ce langage, facilement accessible aux enfants, qu’eux-mêmes maîtrisent bien, généralement, vers l’âge d’un an. Certains enfants utilisent ce langage longtemps, même après qu’ils ont commencé à parler, d’autres ne l’emploient jamais. Les petits ont des choses à dire avant de savoir parler. L’utilisation de ces signes leur permet d’exprimer certains de leurs besoins et diminue la frustration née de l’incompréhension.
L’autre concept s’intitule « Youp’là bouge ! » C’est un projet de promotion de la santé dont le but est d’encourager le mouvement au quotidien dans les structures d’accueil dès le plus jeune âge. Les bébés sont ainsi mis sur des tapis pour qu’ils puissent bouger librement et être, par conséquent, sti-
- 20 -
mulés dans leur motricité. Une mezzanine a été installée afin d’isoler les tout-petits et garantir leur sécurité. La conservation de ces labels nécessite des journées de formation régulières et une application de la démarche étendue à tout le personnel. La formation continue offre
Pendant la journée, elles notent tout ce qui concerne chaque enfant sur une feuille et le transmettent aux parents au moment du départ. De la même manière, elles prennent chaque matin des renseignements sur la façon dont s’est passée la nuit, l’heure du réveil, du dernier repas, etc. Ainsi elles disposent de toutes les clefs nécessaires pour bien s’occuper des petits. Elles sont à leur écoute et assurent un accompagnement individualisé.
de nombreuses possibilités de cours traitant par exemple de communication nonviolente, d’analyse transactionnelle, des urgences de la petite enfance. Organisation En tout, ce sont quatre éducatrices qui s’occupent des enfants confiés à la nursery. Elles travaillent à deux et peuvent recevoir, entre 7h et 18h, jusqu’à 10 petits par jour, dont l’âge varie entre 3 et 18, voire 22 mois. Chaque journée suit un déroulement assez précis, qui permet aux petits d’avoir des repères. Les principales étapes en sont l’accueil des enfants, les chansons pour se dire bonjour, le jeu, les sorties, le dessin ou le bricolage, le tout entrecoupé par les repas et la sieste, au rythme des petits. À la nursery, la plupart des sorties se font dans le jardin à disposition, car les promenades sont difficiles à réaliser avec des bébés qui doivent être dans une poussette. Une des fonctions importantes des éducatrices est d’observer. Elles portent un regard attentif sur chaque enfant, sur l’ensemble de son développement. Elles ont un rôle préventif et peuvent détecter de manière précoce des retards qu’elles contribuent à gommer en stimulant davantage ou en attirant l’attention des parents.
Collaboration interne Pour garantir la bonne marche de la nursery, les éducatrices se rencontrent régulièrement dans le cadre d’un colloque qui se tient toutes les 3 semaines. Elles y discutent des projets à mettre sur pied, du développement et du comportement des enfants, des problèmes à résoudre, des situations difficiles, des améliorations possibles, etc. Des rencontres réunissant tout le personnel de la structure d’accueil d’Anniviers sont aussi organisées périodiquement. La collaboration entre les divers groupes est essentielle. Le passage de la nursery en crèche se fait lorsque l’enfant est prêt, généralement entre 18 et 22 mois. Trois critères sont fondamentaux : l’enfant doit savoir marcher, ne plus faire de sieste le matin et pouvoir manger le repas préparé pour les enfants de la crèche. Les capacités exigées de la part du personnel sont d’un niveau élevé, aussi bien du point de vue des connaissances théoriques et pratiques que de l’engagement humain. C’est la garantie d’une excellente prise en charge de ce que la société a de plus précieux, les enfants. Janine Barmaz
- 21 -
Ma journée à la nursery Un petit raconte Mes parents sont pressés. On se dépêche. Grrr, je n’aime pas me dépêcher le matin ! J’arrive à la nursery, je suis soulagé. Ouf ! Voilà une tête que je connais… Parfois, comme aujourd’hui, quand je n’ai pas eu le temps de boire mon biberon à la maison, on me le donne à la nursery. Le matin, j’aime bien quand je peux aller voir les plus grands à la crèche ou quand il y a mes frère et sœur qui viennent me faire coucou. Après j’aime bien aussi participer au pliage du linge, j’aide de mon mieux. Même si je ne parle pas, je me fais comprendre avec les signes qu’on m’a montrés depuis que je viens ici. Quand l’éducatrice est occupée avec un copain, ce n’est pas grave, je m’en vais jouer avec le jeu qui est installé dans la grande salle. Eh super, aujourd’hui, c’est la ferme avec un tas d’animaux… Aujourd’hui il fait beau, mais on ne peut pas sortir en balade parce qu’il y a trop de copains. Peut-être qu’une éducatrice va aller se promener avec 2 enfants et que les plus grands bébés vont jouer à la crèche. Ouah, c’est trop génial là-bas ! Avant, il y a une dame qui est venue voir la nursery avec son bébé. C’est cool : on va avoir une nouvelle copine. Ah, enfin le moment du repas, je profite de n’avoir l’éducatrice que pour moi. Elle me donne le dîner que m’a préparé maman ou peut-être papa… Je suis un peu fatigué, car je n’ai pas très bien dormi cette nuit. C’est ce fichu rhume qui m’empêche de respirer… ou alors peutêtre cette dent qui peine à percer ? Maman m’a mis un suppositoire en espérant que ça me soulage. L’éducatrice me rince le nez avec du sérum physiologique. C’est horrible! Je déteste ça… Mais quel soulagement! J’arrive un peu mieux à respirer. Elle a, en plus, glissé un linge sous mon matelas pour le rehausser. Comme ça je vais pouvoir m’endormir plus facilement. En fin de compte, c’est chouette ici, parce qu’on me met au lit quand je suis fatigué, on me donne à manger dès que j’ai faim, on respecte mon rythme comme à la maison. Mais quand papa et maman arrivent, je suis trop content de partir retrouver mon chez moi !
tourisme
Animations hivernales
A
nniviers Tourisme s’investit pour occuper nos longues soirées d’hiver ! Dans ce but, un nouveau projet intitulé «une soirée peu banale !» a été mis sur pied. Chaque jeudi, de la mi-décembre au début d’avril, le four banal de Grimentz reçoit, outre les personnes voulant fabriquer du pain de seigle, celles désireuses de goûter à une toute nouvelle spécialité : la fondue au fromage mangée avec du pain du seigle. Déroulement À 18h30, la rencontre commence par le façonnage et la fabrication du pain. Pendant que ce dernier cuit, les participants prennent joyeusement l’apéritif en dégustant des produits anniviards. Puis arrivent l‘heure de faire la fondue avec un mélange de fromages d’Anniviers et, enfin, celle de
passer à table. Le pain de seigle utilisé n’est bien sûr pas frais du jour, il a été cuit la semaine d’avant. Pour participer à cette sympathique soirée, il suffit de s’inscrire auprès de l’Office de Tourisme de Grimentz jusqu’au mardi précédent. Des tarifs intéressants sont proposés, en particulier, aux familles. Le nombre de convives est limité à 15 pour des raisons de place. Il est évidemment possible, comme par le passé, de ne prendre part qu’à la fabrication du pain et à l’apéritif convivial qui suit. La découverte de cette nouvelle manière de manger la fondue devrait intéresser aussi bien les résidents que les vacanciers. Cinéma Il y a désormais un an qu’Anniviers dispose d’une offre sur le plan cinématographique. Cette année a servi de test et a conduit non seulement à maintenir, mais à renforcer même, l’offre existante. Le projet actuel comprend 2 volets : un volet visant avant tout les familles, et un ciné-club, ouvert à un plus large public, articulé autour d’une thématique choisie. Les films pour les familles sont projetés,
- 22 -
d’une part à Chandolin, le mercredi à 17h30 pendant la haute saison, d’autre part à Grimentz et Zinal, alternativement, le vendredi à 17h30 aussi, du 11 décembre jusqu’à la fin de la saison d’hiver. Au début de chaque séance, un vote démocratique décide du film qui sera visionné, entre les trois proposés. Ciné-club Le thème choisi pour cette année est le roadmovie. Les films sont projetés dans un ordre chronologique, allant du plus ancien au plus récent (1965-2014). Essentiellement drôles ou émouvants, ce ne sont pas des drames, plutôt des voyages initiatiques, avec des rencontres plus ou moins improbables. Les projections ont lieu en alternance à la Tour d’Anniviers, à Vissoie, et à St-Luc, le samedi à 20h. La première a eu lieu le 19 décembre dernier à la Tour. Ce programme alléchant offre à chacun le loisir de voyager avec légèreté, dans le temps et les lieux ! Janine Barmaz
Changement
d’adresse à l’intérieur de la Commune Le recensement informatisé et annuel est passé quasiment inaperçu au niveau de la population. Il n’en est pas de même du côté de notre service du contrôle des habitants. En effet, un grand travail a été réalisé pour lier les personnes à un bâtiment, puis à un logement, afin de se conformer aux exigences de la loi fédérale sur l’harmonisation des registres. Dans le but de pouvoir tenir à jour ces fichiers, la Commune d’Anniviers demande expressément à la personne qui change d’adresse à l’intérieur du territoire communal, de s’annoncer, dans un délai de 14 jours.
Ce changement d’adresse est exempt d’émolument, sauf pour les personnes au bénéfice d’un permis de séjour. Toutefois, ce formulaire ne peut pas être utilisé pour annoncer une séparation ou un départ à destination d’une autre commune. Dans ce cas, vous êtes tenu de vous présenter personnellement dans l’un de nos bureaux.
Pour nous informer de votre déménagement, vous pouvez soit : • vous présenter dans un guichet communal, avec une pièce d’identité et une copie du bail à loyer (contrat de location) ; • Imprimer et remplir le formulaire à disposition sur notre site internet (www.anniviers.org), sous administration générale/contrôle des habitants/changement d’adresse à l’intérieur de la Commune et nous le faire parvenir par courrier avec une copie du bail à loyer (contrat de location). Le contrôle des habitants de la Commune d’Anniviers enregistrera la mutation et informera le service cantonal et le service communal des contributions. - 23 -
Taxe de séjour une évolution charnière
L
e Val d’Anniviers a vécu cette année une évolution touristique. L’ancienne taxe de séjour au forfait et la taxe de séjour à la nuitée, dont vous vous acquittiez par déclaration ainsi que celle de vos locataires, disparaissent au profit d’une taxe de séjour sous forme de forfait annuel établi sur le nombre de pièces du logement (TSF). La mise en place de cette nouvelle variante a été rendue possible par les modifications de la nouvelle loi cantonale sur le tourisme et de son ordonnance en 2014.
gîtes, B&B, chambres d’hôtes, etc.) sont comme par le passé astreints à l’encaissement de la taxe de séjour à la nuitée et aux statistiques qui leur incombent. Toutes les entreprises de la vallée qui, de près ou de loin, s’activent dans le milieu touristique, sont encore et toujours soumises à la taxe de promotion touristique (TPT).
fond, piscines, patinoires, bus-navettes, dont l’importance touristique a été évaluée par une commission participative «infrastructure» secondée par un bureau technique. A titre d’exemple elle participe, par le biais des amortissements, à la construction du Pont du Grand-Mountet, au développement ludique et sportif du Clos des Frès. Le montant ainsi distribué ne couvrira pourtant qu’une partie des frais de ces infrastructures touristiques, culturelles ou sportives. Les investissements touristiques prévus pour 2016 seront dès lors pris également sur le budget ordinaire.
La TPT était déjà en vigueur dans les anciennes communes d’Anniviers avant d’être adoptée par la nouvelle commune dès sa première année de fonctionnement, en Désormais, une seule facture vous parvien- 2009. La participation financière à notre La taxe est en réalité un investissement pour dra par le biais de la commune d’Anniviers. économie principale semblait une évidence. le futur car si une station est dynamique et innovante et non pas une station fantôme, La déclaration des nuitées servira uniquement à des fins statistiques. Toutes les Selon l’article 29 de la loi sur le tourisme, les logements continueront à prendre de la nuitées sont comprises dans ce forfait y « sont assujetties toute personne morale valeur. annuel, y compris les locations poten- ainsi que toute personne physique ayant tielles. Dès lors, libre à chacun de récu- une activité lucrative indépendante et La TSF est effective depuis ce 1er janvier pérer tout ou partie de la taxe auprès de domiciliées en Valais, dans la mesure où 2016. l’activité qu’elles exercent a un lien avec le ses locataires. tourisme local ». Le produit de la taxe est La commune d’Anniviers remercie chaque La taxe de promotion touristique logeurs affecté à la promotion touristique. hôte et partenaire pour son implication. disparaît par la même occasion. De plus, Elle aura à cœur d’entretenir et de dévele Pass Anniviers Liberté sera dès l’été pro- La TSF, elle, «contribue à financer lopper l’économie touristique selon ses chain octroyé par logement, en fonction de les charges touristiques» (...). En voici obligations dans le but de mieux recevoir l’essentiel du détail d’information : très dans notre si belle vallée. la base de facturation de la TSF. concrètement et pour 2016, la somme Cette taxe n’est pas nouvelle, seul son réunie servira à soutenir d’une part les «www.anniviers.org > Tourisme» pour tous mode de perception change. Une seule fac- activités d’Anniviers Tourisme selon son compléments d’information et liens utiles ture estampillée «taxe touristique» est ainsi budget, ainsi qu’une nouvelle offre de adressée à chaque propriétaire de résidence géocaching qui se développera sur l’ensecondaire en Anniviers. Elle résout la semble de la vallée lancée dès l’été 2016. question du coulage sans multiplier la D’autre part elle couvre quelques frais de charge des propriétaires qui, par choix soutien logistique aux manifestations et se individuel, participaient à l’effort collectif dédie en partie à l’amélioration de certaines infrastructures comme: musées, obseren exploitant leur bien. vatoire François-Xavier Bagnoud, moLes hébergements professionnels (hôtels, numents historiques, chemins pédestres, cabanes, chalets de groupes, campings, places de jeux ou multisports, pistes de
- 24 -
Information Taxe de séjour
Dès le 1er janvier 2016
1. Principe
4. Exonérations / Cas spécifiques
1.
Une taxe de séjour est perçue auprès des hôtes qui passent la nuit sur le territoire de la Commune d’Anniviers, quel que soit le type d’hébergement.
Sont exonérés du paiement de la taxe de séjour à la nuitée, notamment :
Gä ver Ku
Cette taxe est due selon les dispositions du règlement communal sur les taxes de séjour. Le produit de la taxe de séjour est utilisé dans l’intérêt des assujettis et il contribue à financer notamment : • L’exploitation de services d’information (4 offices du tourisme et de multiples supports d’informations) • L’animation locale (de l’animation hebdomadaire à l’événement particulier) • La création et l’exploitation d’installations touristiques, culturelles ou sportives (sentiers raquettes, pistes de ski de fond, piscines, transports publics, sentiers pédestres, …)
• Les personnes domiciliées sur le territoire de la Commune où s’exerce la perception de la taxe. • Les personnes séjournant dans la résidence primaire d’un membre de la famille. Par membre de la famille, il faut entendre toute personne appartenant à la parentèle des grands-parents ainsi que le conjoint. • Les enfants âgés de moins de 6 ans (de 6 à 16 ans, ils paient la demi-taxe). • Les élèves, apprentis et étudiants fréquentant les établissements d’enseignement reconnus et subventionnés par l’Etat du Valais durant la période scolaire.
Die Ge
Da Ab Fin
•
•
•
Sont également exonérés du paiement de la taxe de séjour forfaitaire :
2. Taxe de séjour à la nuitée pour les hébergements professionnels Les hôtels et toute autre forme d’hébergement structuré (cabanes et refuges de montagne, clubs de vacances, groupes, campings, auberges, …), excepté les agences de location de résidences secondaires, encaissent une taxe de séjour qui s’élève à: CHF 2.50 / adulte par nuit
• Les logements loués à des personnes domiciliées ou à du personnel saisonnier soumis à l’impôt à la source à condition que la location excède 4 mois. • A hauteur de 50 %, les logements situés hors de la zone à bâtir à plus de 300 mètres d’une route ouverte toute l’année à la circulation.
5. Pass Anniviers Liberté saison d’été
CHF 1.25 / enfant par nuit
2.
Ho (H Ca für in
Le Pass Anniviers Liberté propose une vingtaine de prestations gratuites pendant la saison d’été.
3. Taxe de séjour forfaitaire pour les propriétaires de résidences secondaires Tout propriétaire de résidence secondaire en Anniviers s’acquitte d’une taxe de séjour forfaitaire, qui remplace la taxe de séjour à la nuitée. Toutes les nuitées sont comprises dans le forfait annuel, y compris les locations occasionnelles. Le forfait est calculé en « unités par ménage » (UPM).
• Le paiement de la taxe de séjour à la nuitée, pour les hébergements professionnels, donne droit au Pass Anniviers Liberté. • Le paiement de la taxe de séjour forfaitaire donne droit au Pass Anniviers Liberté, calculé en fonction des UPM.
1 UPM = CHF 150.-
La taxe forfaitaire est due pour chaque objet en fonction du nombre d’UPM, à savoir : Logement de 1-2 pièces 2 UPM Logement de 3 pièces
4 UPM
Logement de 4 pièces
6 UPM
Logement de 5 pièces
8 UPM
Logement de 6 pièces 10 UPM
3.
Jed Pau Pau ge pro
Die zah 1-
3-Z
4-Z
- 25 -
Mérites
et distinctions 2015 Le moment est venu d’annoncer les artistes, sportifs ou toute autre personne que vous souhaitez proposer comme lauréats pour les mérites et distinctions 2015. Vous trouvez le règlement, ainsi que la fiche d’annonce, concernant l’attribution de ces mérites et distinctions sur le site www.anniviers.org, sous sport et culture. Ce document est à retourner jusqu’au 31.01.2016 à : Commune d’Anniviers, CP 46, 3961 Vissoie.
- 26 -
sport
ça ride fort à Chandolin
C
ela fait plus de quinze ans que ça dure ! Avec une petite pause au milieu des années 2000, mais tout de même, plus de quinze ans ! De la première édition relativement intimiste de la saison 1999/2000, il reste encore l’esprit festif et bon enfant. Pour le reste, la First Track Freeride a bien grandi depuis… D’une compétition indépendante au Freeride World Tour La First Track Freeride a lieu tous les ans à Saint-Luc/Chandolin depuis 1999. Jusqu’en 2006, il s’agissait d’une compétition de Freeride indépendante. Après un break de 3 ans, un nouveau comité a décidé de relancer la compétition. Grâce à la motivation de la nouvelle équipe et à la configuration exceptionnelle des lieux, la First Track devient une étape du Freeride World Qualifier, étape qualificative pour le très célèbre Freeride World Tour. Ce repositionnement a permis d’attirer de nombreux riders internationaux et un public de plus en plus nombreux. Il faut dire que le spectacle est toujours au rendez-vous car la face des Ombrintzes, sur laquelle se déroule la compétition, est une des plus engagées des épreuves qualificatives. 2015, un bon cru malgré des conditions de neige difficiles L’édition 2015 c’est 94 riders et 14 nationalités ! Malgré les conditions difficiles, avec un enneigement moyen et une neige compacte, les riders ont tout donné pour engranger un maximum de points pour le World Tour. On notera aussi la participation exceptionnelle de Julien Lopez, puissant skieur qui a déjà fait plusieurs podiums sur le Freeride World Tour, et qui
Le beau temps est de la partie!
à la soirée spéciale riders, tout est fait pour célébrer le Freeride comme il se doit !
Une ambiance des plus festives
n’a pas tremblé en envoyant un énorme backflip sur une cliff de 15 mètres. Il finit 3ème. Les spectateurs ont été nombreux sur la terrasse du Tsapé, à écouter les informations des speakers, sous les notes du DJ Bruk Boogie Kru. Tout le monde s’est ensuite retrouvé le samedi après-midi au départ des télésièges pour la remise des résultats du samedi. L’absinthe a coulé à flot pour requinquer les skieurs tout courbaturés. Car la First Track c’est aussi un événement festif qui se termine souvent tard dans la nuit. Du DJ qui mixe à 2400 mètres d’altitude pendant la compétition
- 27 -
Un Event qui a de l’avenir Les deux dernières éditions ont été caractérisées par la présence de nouveaux sponsors, ce qui a permis de nombreuses nouveautés. La First Track Freeride a une très bonne réputation chez les riders et l’avenir de cet événement semble au beau fixe. Cependant il est toujours difficile de trouver des financements et des sponsors. Ce ne sont pourtant pas les projets qui manquent ! Des idées, le comité en a plein la tête (finale sur le Rothorn à 3005 m. en hélicoptère par exemple…), reste maintenant à les financer ! En attendant, Laurent de Martin, rider valaisan qui a remporté le Redbull Linecatcher 2015 a d’ores et déjà confirmé sa présence pour l’édition 2016. Rendezvous donc les 19 et 20 mars prochains à Chandolin ! Yanis Chauvel
sport
HC Anniviers la saison bat son plein !
L’hiver, c’est aussi la saison du hockey sur glace ! Le HC Anniviers se réjouit de vous retrouver nombreuses et nombreux autour de la patinoire de Vissoie lors des différentes rencontres de notre mouvement junior et de notre première équipe ! Merci de soutenir la vie associative en Anniviers ! Cantine ouverte ! A vos agendas 2016 ! Bambini Piccolo Dimanche 31.01 10:00 Vissoie Dimanche
17.01 10:00 Vissoie
Mini B 3ème ligue 03.01 10:00 HC Anniviers HC Portes du Soleil 08.01 20:30 10.01 12:00 HC Anniviers CP Fleurier 22.01 20:30 17.01 12:00 HC Anniviers Lausanne 4 Clubs 05.02 20:30 31.01 12:00 HC Anniviers HC Le Locle 19.02 20:30 14.02 12:00 HC Anniviers CP de Meyrin
- 28 -
HC Anniviers HC Anniviers HC Anniviers HC Anniviers
EHC Visp Lions HC Sierre HC Portes du Soleil HC Sion -Nendaz
art & culture
Le patois langue de chez nous
e patois est la langue indigène, parlée dans le Val d’Anniviers, comme dans tout le Valais romand, pendant plusieurs siècles avant que le français ne le remplace. Il appartient à la famille des dialectes franco-provençaux, qui étaient parlés dans un territoire comprenant la Suisse romande (à l’exception du Jura et du district de Moutier), une partie du nord de l’Italie (le val d’Aoste, les vallées du nord du Piémont) et la majeure partie de la région Rhône-Alpes en France. Sa prononciation pouvait différer d’un village à l’autre. La mort d’une langue Pendant longtemps cette langue a existé parallèlement au français : les Anniviards étaient alors bilingues. Petit à petit, elle a été supplantée par celui-ci. Trois raisons principales expliquent ce fait : - l’interdiction de parler le patois à l’école, censée améliorer l’apprentissage du français - l’augmentation des relations avec l’extérieur, favorisées par l’ouverture sur la plaine du Rhône, grâce à Sierre - la disparition progressive de la civilisation locale traditionnelle, qui fait que l’on n’utilise plus certains mots, et l’acquisition de nouvelles réalités pour lesquelles il n’existe pas de mot en patois. Dès les années 1920-30 le français est devenu la principale langue parlée dans la vallée. Actuellement le patois est encore parlé par des personnes âgées de plus de 80 ans et par de rares locuteurs plus jeunes, qui ont baigné dans un environnement propice à une transmission partielle de la langue. La mort du patois s’est passée de la même
manière dans la plupart des régions valaisannes. Et cela avait commencé plus tôt déjà dans plusieurs cantons romands. Il n’y a que quelques communes où le patois s’est maintenu plus longtemps. Aujourd’hui, malgré un regain d’intérêt porté à ce qui est une langue à part entière, le patois est, là aussi, en fin de vie. Des tentatives pour le faire apprendre aux jeunes générations sont entreprises, leur réussite malheureusement est loin d’être assurée, à une période où il faut être «rentable», l’anglais semble plus intéressant. Les empreintes du patois Cependant, le patois a laissé de nombreuses traces dans le français parlé dans la vallée et à Sierre, surtout dans le vocabulaire spécifique à certaines activités traditionnelles : viticulture, agriculture, artisanat. Les gens qui utilisent ces termes sont bien souvent ignorants de leur origine patoise. Les vestiges du patois se rencontrent aussi, et surtout, dans les noms de familles (Barmaz, Caloz, Crettaz, Epiney, Vouardoux,…) et les noms de lieux (Ayer,
- 29 -
La cave de la Cible de Mission
Wikipedia
L
le Biolèc, Effinèc, la Lé, Zau Zoura, Zinal,...). Ainsi, si on peut dire que cette langue indigène est morte, elle a cependant empreint l’ensemble du Val d’Anniviers et ses marques sont appelées à subsister longtemps encore. Elles témoignent de la civilisation de nos ancêtres et sont dignes de notre respect. Janine Barmaz
Crime crapuleux au Col de Torrent
Au milieu du 19ème siècle, le tourisme alpin était encore à ses balbutiements. Seuls les gens aisés pouvaient se permettre de passer des vacances dans ces hôtels panoramiques et autres palaces qui commençaient à fleurir dans nos régions alpestres. On se déplaçait de l’Europe entière pour admirer le soleil se lever sur les Alpes. Le Val d’Anniviers n’est pas encore une destination prisée par ce genre de touriste qui préfère les stations huppées de Grindelwald, Interlaken, Zermatt, St-Moritz ou Chamonix à notre petite vallée qui vit encore loin des préoccupations de ce nouveau monde de loisirs. On connaît peu de choses sur la vallée. Le guide touristique Murray, un des premiers guides édités pour aider le voyageur à découvrir ces hautes vallées, décrit le Val d’Anniviers d’une manière fort singulière: «tout récemment les indigènes se servaient de trous creusés dans leurs tables en guise d’assiettes, et chaque membre déposait en tas, dans sa cavité personnelle, sa portion de repas». Ensuite il poursuit par « qu’un voyageur allemand fut assassiné entre Zinal et Evolène en 1863 ». Drôle de description pour encourager le touriste à venir découvrir la vallée, d’autant plus qu’au 18ème siècle, Bourrit faisait déjà passer les Anniviards pour des descendants des Huns, peuple barbare et sanguinaire qui ravagea une partie de l’Europe au 5ème siècle de notre ère. L’assassinat au col de Torrent de ce voyageur allemand est un événement dramatique qui a souillé les montagnes hospitalières du Val d’Anniviers, en plongeant la population entière dans une douleur et une consternation profondes. Le guide Murray ne le précise pas, ce ne fut pas un assassinat mais un double assassinat qui fut commis au col de Torrent en cette fin de
Alpage de Torrent. Lac des Autannes. Collection cartes postales Jean-Marc Caloz
mois de juillet 1863. En route pour Evolène Par une matinée resplendissante, Hermann Quensell, accompagné du guide Peter, part de la petite auberge de Zinal pour rejoindre Evolène dans le Val d’Hérens, par les cols de Sorebois et de Torrent. C’est une excursion qui ne pose aucune difficulté, M. Quensell a juste besoin d’un accompagnant pour porter sa valise contenant ses effets personnels, c’est pourquoi, sur les recommandations de l’aubergiste, il a engagé le guide Peter, chasseur de chamois très connu dans le Val d’Anniviers. Ce jeudi, 23 juillet, le guide Peter a le privilège d’escorter sur les hauteurs Hermann Quensell de Hanovre en Allemagne, membre de la cour de Justice du Wurtemberg qui avait la réputation de paralyser les subalternes mis à sa disposition. Vers les onze heures ils passent vers le chalet de Torrent et profitent d’échanger quelques mots avec les gens de l’alpage. Aux alen-
- 30 -
tours de midi, ils arrivent au sommet du col de Torrent qui donne accès à la vallée d’Hérens. Le touriste allemand devance de quelques mètres le guide Peter dont il veut modérer le pas. À peine ont-ils entamé la descente du côté d’Hérens que retentit une détonation d’arme à feu. Quensell se retourne et voit son guide chanceler, qui, à son tour, remarque que l’allemand a été aussi touché : la même balle, après avoir traversé la poitrine de Peter, vers l’épaule, a aussi atteint l’étranger. Quensell prend la fuite, dévale la pente, les bras en l’air, perdant son sang et criant comme une bête ; au même moment un second coup de feu est tiré. Le guide anniviard reçoit la balle, tombe et aperçoit un homme s’élancer en direction du touriste allemand. Le malfaiteur coupe la route à Quensell, lui décharge un second coup de fusil à bout portant, et lui ouvre le cœur. Etendu par terre, baignant dans son sang, Peter voit le bandit s’approcher de lui et il comprend le sort qui lui est réservé. Le
meurtrier s’empare d’abord de la valise de l’étranger et, constatant que l’Anniviard est encore en vie, veut l’achever. Peter se met à crier, suppliant son bourreau de l’épargner, d’avoir pitié de sa femme et de ses enfants, lui jurant qu’il ne dira rien…. Touché par les supplications de sa victime, l’assassin hésite, sort son mouchoir et bande le bras du guide gravement blessé; puis il le soulève, le soutient et l’aide à remonter le col pour le déposer sur le versant opposé. Ayant fouillé Quensell avant de laisser Peter à son triste sort, le criminel lui propose encore une pièce de cinq francs pour son silence. Peter refuse cet argent en lui disant que sa vie s’échappant avec son sang n’avait plus de prix. Refusant d’aller plus loin, l’assassin quitte le malheureux guide et disparaît en direction de la vallée d’Hérens. Les secours s’organisent Seul en haut du col de Torrent, Peter se traîne tant bien que mal, le plus loin qu’il peut. Par chance, ces gémissements ont attiré l’attention de petits bergers qui s’empressent d’aller chercher des secours au chalet d’alpage. On envoie immédiatement un pâtre avertir les gens du village de Grimentz, pendant qu’on emmène Peter dans le chalet pour passer la nuit et lui donner les premiers soins. Vendredi matin, une dizaine d’hommes d’Anniviers, bien armés, arrivent au col de Torrent pour faire une première battue et rechercher l’infortuné touriste allemand. Une autre équipe s’occupe du guide blessé afin de le transporter sur un brancard de fortune le plus rapidement possible à l’hôpital de Sierre. Les Anniviards retrouvèrent sans peine Hermann Quensell, sans vie, étendu dans l’herbe fraîche souillée par son sang, sur le territoire de la commune d’Evolène. Ils envoient un jeune berger avertir le curé et les autorités d’Evolène pendant que deux hommes restèrent près du corps afin de le veiller et empêcher les bêtes sauvages de s’attaquer au cadavre. Arrivé à Evolène, le jeune berger se dirige directement chez le curé Antoine Métrailler. Le curé écoute le récit du jeune garçon. Il lui demande qui est le mou-
rant et comment il se nomme. Le pâtre lui répond que c’est un étranger qui est étendu dans son sang près du chemin. Soupçonnant que quelque chose de grave s’est passé dans la montagne, le curé s’empresse d’aller avertir Beytrison, le vice-président du tribunal qui vit au village. Celuici prend cinq hommes armés et les voilà en route pour le col de Torrent. Quensell était tombé la tête en bas. Beytrison prend des notes devant témoin de la position des doigts et laisse les cinq hommes pour garder le cadavre pendant qu’il descend à Sion avertir les autorités et le tribunal du district. Le corps étant tombé sur le territoire d’Evolène, c’est à celle-ci dorénavant de s’en occuper. Sur les lieux du crime Le lendemain, le vice-président et un médecin se rendent sur les lieux du crime pour procéder aux formalités d’usage. Beytrison constate que les doigts n’avaient pas été dérangés. Il retrouve sur l’étranger une note d’hôtel au nom d’Herman Quensell, de Hanovre, ses lunettes et deux bagues à une main dont l’une porte l’effigie d’un souverain. Procédant ensuite à une inspection des lieux, il trouve une poire pleine de poudre et derrière un muret deux peaux de moutons. Cet indice est important, car il n’y aurait pas un tueur, mais bien deux malfaiteurs qui auraient participé à cet abominable crime. Le corps de Quensell est ensuite levé et transporté à Evolène pour procéder à l’autopsie. On mit le cadavre de l’Allemand dans la chambre d’un guide absent ce jour-là. Seulement, voilà qu’au cours de la nuit il revint au village. Trouvant sa maison fermée, il entre par la fenêtre pour se mettre immédiatement au lit. Vers le milieu de la nuit il se réveille, la lune éclaire sa chambre; soudain il voit sur sa table, recouvert à moitié d’un drap tout tâché de sang, un cadavre raide, fendu par le milieu comme un veau à la boucherie. Le guide prend peur, sort de son lit, saute par la fenêtre ; effrayé, il se sauve en chemise, braillant dans la rue principale d’Evolène. Des voisins lui ouvrent la porte et lui expliquent ce qui s’est passé durant son absence.
- 31 -
La traque aux criminels s’organise Le vice-président se rend au greffe du tribunal pour y déposer le bâton du guide Peter et le gilet de Quensell; il était brûlé autour du trou de la balle. On voyait bien que le tueur avait tiré à bout portant. Pendant ce temps, un inspecteur partit à Sierre récolter de précieux renseignements auprès de Peter qui se trouvait entre la vie et la mort. Le président du tribunal, M. Gaudin, soupçonna des Evolénards d’avoir fait le coup. Il donna des directives à l’intention des deux districts concernés : Sierre et Hérens. Des bandes armées se sont constituées sous la direction de fonctionnaires ou d’agents de police. Toutes les zones d’alpages et de mayens seront soigneusement quadrillées. Les autorités de la province voisine du Piémont furent avisées par télégraphe ! Dans un mayen du vallon de Réchy les policiers trouvèrent sur la porte ces mots écrits au charbon : «Mardi, parti où tu sais». Les soupçons se portèrent sur un individu de Grimisuat : Barthélémy Balet. Cet homme était connu des services de justice, il avait été condamné au mois de mai de l’année dernière, pour crime de faux. À la suite de ces condamnations il s’était réfugié à l’étranger ; revenu en Valais depuis quelque temps, comme il n’osait habiter son village, il séjournait dans les mayens de la petite vallée de Réchy, entre le Val d’Anniviers et le Val d’Hérens, où il squattait diverses habitations. Deux autres individus du même village que Balet, qui avaient des relations avec le suspect et qui avaient été absents de chez eux le jour du crime, avaient été arrêtés. Il s’avérera que l’un d’eux, Pancrace Roux de Grimisuat, s’est finalement mis à table après de nombreux interrogatoires. Il devait se libérer des remords qui le tourmentaient car c’est lui qui, bien camouflé, avait blessé le guide pour une seconde fois. Balet pour son compte, était bien l’auteur du premier coup de feu ; avant d’achever Quensell à bout portant… Lors d’une de ses fugues, Balet s’était réfugié en Afrique. Pancrace Roux l’avait suivi, prouvant les liens étroits qui unissaient les deux hommes.
Les autorités valaisannes se mirent à partir de ce moment-là à rechercher activement Barthélémy Balet, en diffusant dans les cantons environnants des avis de recherche. Le mobile du crime Balet était un homme violent, d’une force et d’une adresse extraordinaires. Il venait d’acheter une vigne qu’il ne pouvait pas payer. Il avait les huissiers à ses trousses, il lui fallait de l’argent à tout prix, dans les vingt-quatre heures, s’il voulait garder sa vigne. Alors devant cette échéance il s’était dit : « Je le ferai payer par un Anglais, le premier qui passe je lui fais son affaire ». Il avait vu, en guidant les Anglais sur la montagne, les portefeuilles de cuir regorgeant de « banknotes » et les longues bourses à anneaux d’argent où l’or reluisait sous les mailles de soie. Balet se trouvait dans le Val d’Anniviers quand la veille, à Vissoie, il apprenait qu’un Anglais allait passer le col. Il s’empresse d’aller chercher son comparse, Pancrace Roux, et tous deux montent au col de Torrent pour y préparer leur guetapens. Ils avaient comme lors de la chasse aux marmottes construit pendant la nuit un petit mur en pierre derrière lequel ils s’étaient cachés pour guetter sans être aperçus. Vers le début de l’après-midi ils aperçoivent l’étranger avec son guide qui, dans quelques minutes atteindront le sommet du col. Balet dit à son compagnon : « À toi le guide, à moi l’Anglais ». Le touriste qui avait pris les devants passe tout près du petit mur sans se douter de ce qu’il allait lui arriver. La suite on la connaît ! Hermann Quensell devait être né sous une mauvaise étoile et poursuivi par un mauvais sort. Il fut pris malheureusement pour un de ces touristes anglais que Balet détestait. Peu après est venu à Evolène un fonctionnaire de justice de la ville de Hanovre. Il a montré la photographie de Quensell au vice-juge Beytrison en lui demandant s’il le reconnaissait. - Oui, lui répondit-il, c’est bien Quensell, seulement il a plus mauvaise mine. L’envoyé de Hanovre fit déterrer le corps pour être sûr que c’était bien le magistrat allemand qui avait été tué. On coupa les cheveux de Quensell pour sa veuve sur ce
crâne pourri dont la chevelure s’en allait toute seule. Détail macabre que le vicejuge ne put regarder. Tête mise à prix Une belle prime avait été promise par les autorités à quiconque favoriserait l’arrestation du dangereux criminel Barthélémy Balet. Ce dernier était poursuivi et traqué sans répit. Il se savait en danger en restant dans la vallée du Rhône, c’est pourquoi il décida de franchir à pied le col du Sanetsch, pour se rendre sur le territoire bernois. Le 5 août, il arriva dans le village de Saanen et tout de suite il s’informa auprès d’un paysan s’il y avait des gendarmes dans la localité ; ayant reçu une réponse négative, il entra confiant dans l’auberge où il commanda une chopine de vin. Pendant que le garçon était à la cave, l’aubergiste crut reconnaître Balet dont le signalement avait été envoyé de tous côtés par le Département de Justice et Police. Une cicatrice que Balet porte à la main droite confirme ses soupçons. L’aubergiste fait un signe au garçon et tous les deux se précipitent sur lui en le ceinturant, l’empêchant de bouger. Balet fit l’étonné et dit s’appeler Louis Rey, d’Ayent. Par une coïncidence incroyable, se trouvait à Saanen pour affaire le juge de Savièse, M. Jacquier. On l’appela à l’auberge afin de vérifier l’identité de l’homme qu’on retenait prisonnier en attendant la police. Il reconnaît de suite Balet. Ce dernier ne pouvait contester sa véritable identité : «Eh bien, oui, je suis Balet ! Faites de moi ce que vous voudrez». On trouva sur lui une bourse noire ne contenant que 11 francs et 40 centimes. On supposa qu’elle appartenait au malheureux Quensell. Le Gouvernement valaisan gratifiera de deux cents francs les citoyens de Saanen qui permirent la capture tant espérée par la population du Valais. La police bernoise vient prendre possession du fugitif pour le conduire de Saanen à Thoune. La nouvelle de l’arrestation de Bathélémy Balet se propagea dans le Valais Central, à tel point qu’une foule considérable stationnait à l’arrivée de chaque train aux environs de la gare, curieuse de voir cet homme qui occupait ces derniers temps
- 32 -
l’opinion publique ; l’attente fut vaine. La grande évasion Le Conseil d’Etat du Valais avait demandé l’extradition de Balet et il devait être ramené dans sa terre d’origine via Bulle et Vevey. Mardi, 10 août 1863, Balet est arrivé avec son escorte policière à une petite distance du village d’Erlenbach. En cet endroit, la route est supportée par un mur de moyenne hauteur, au bas duquel une pente gazonnée aboutit à la Simmen, rivière qui après avoir rejoint la Kander, va se jeter dans le lac de Thoune. L’autre rive du torrent est boisée. Soudain le prisonnier, sautant du chemin sur la pelouse, s’élança dans la Simmen qu’il franchit avant de disparaître dans la forêt. Cette évasion rocambolesque fut relatée dans le « Thouner Blatt », journal local, sous la date du 11 août : « Hier, vers les 4 heures de l’après-midi, Balet s’est échappé des mains des deux gendarmes qui le conduisaient depuis Saanen, au lieu-dit Wöschstutz entre Weissenberg et Erlenbach. Le bruit public est que les gendarmes n’ont pas donné l’alarme, mais se sont retirés sur Boltigen après une course poursuite. La population s’est émue en apprenant l’évasion de Balet, et une cinquantaine d’hommes armés des communes voisines se sont mis à sa poursuite. On est surtout scandalisé de ce que deux gendarmes, dont un caporal, aient laissé évader un homme garrotté. » Quant au « Bund » du 13 août il écrivait : « Hier à Berne, le bruit courait (mais il n’est pas confirmé) que le fugitif était repris. On espère toutefois que cela ne tardera pas, parce que l’assassinat de M. Quensell a causé dans l’Oberland une vive émotion, et parce que dans cette contrée populeuse chacun se considère comme engagé d’honneur à aider l’autorité de toutes manières pour ressaisir ce dangereux malfaiteur». Le bruit de son arrestation était erroné, Balet s’était évaporé dans la nature, on ne savait plus où le chercher. Quelques temps plus tard, il fut apercu sur les hauteurs d’Ayent, non loin de Savièse. L’alerte fut donnée et une poursuite fut organisée par une forte cohorte de chasseurs accompa-
gnés de représentants de l’ordre publique. On finira par arrêter cet irréductible récidiviste. Il retrouvera son complice Pancrace Roux dans les geôles sédunoises. Après un procès retentissant, Balet fut finalement condamné à la prison à perpétuité. Les péripéties du condamné ne devaient pas s’arrêter là. Un jour, il appelle ses juges dans sa prison, et il leur dit : - Parce que je suis enchaîné comme un corsaire, vous croyez que je ne peux pas m’en aller ? Eh bien, tenez ! Il se secoue et fait tomber ses chaînes en morceaux et puis donne un grand coup de pied dans le mur et l’enfonce. Les juges, voyant qu’il n’y avait pas de prisons assez solides à Sion pour un individu de cette
force, le firent transporter dans la grande prison de Lausanne, où quelques années plus tard ce sinistre individu se pendit dans sa cellule. Quant à l’infortuné Peter, père de nombreuses progénitures qu’il entretenait par son métier de guide, il ne devait pas survivre à ses blessures. Le crime crapuleux du col de Torrent avait en réalité fait deux victimes. Ironie du sort, si Peter s’en était sorti, ce qui ne fut pas le cas, il aurait dû paradoxalement son salut à son agresseur ! Un de ses fils, qui à l’époque du crime n’avait que 6 ans, n’est autre que Joachim Peter le sympathique et populaire président de la commune d’Ayer et député d’Anniviers. Ce drame marquera son
enfance mais ne l’empêchera pas de devenir, comme son malheureux père, guide de montagne et d’embrasser la carrière de maître d’école. Jean-Louis Claude de Zinal
Sources : AU PAYS DES GLACIERS, Vacances en Suisse Victor TISSOT Paris 1888. Le Confédéré du Valais Dimanche 2 août 1863. Le Confédéré du Valais Vendredi 7 août 1863. Le Confédéré du Valais Vendredi 14 août 1863.
3961 Grimentz 027 475 18 55
3961 St-Luc Tél. 027 475 13 48
- 33 -
sport4000@netplus.ch www.sport4000.ch
Immobilier Vacances est une entreprise pérenne et durable, construite sur la rigueur, l’honnêteté et surtout, la confiance de ses clients. Souhaitez-vous mettre en location, faire estimer votre chalet ou appartement en vue d’une vente, acheter un bien immobilier ?
www.prilet.ch - 027 475 11 55
Vendre, acheter, louer ou gérer un bien immobilier ne s’improvise pas St-Luc: 027 475 32 15 | Chandolin: 027 480 18 19
Joël Bonnard
conseiller en assurances 079 690 51 34
Route de Moiry CH-3961 Grimentz +41 (0)27 475 18 22 info@anniviers-immobilier.ch www.anniviers-immobilier.ch
- 34 -
sport
La Dérupe 13ème édition
L
a 13ème édition de la Dérupe, organisée par le ski club de la Brentaz, s’est déroulée ce dimanche 25 octobre sous un soleil radieux. Cette dernière fut en l’honneur d’Ami Moulin, membre du ski club et féru de course à pied. 300 participants ont pris le départ ce matin entre 10h30 pour les marcheurs et 11h15 pour les coureurs à l’espace Bozon, de Chalais, pour terminer leur course au centre du village de Vercorin. Une sacrée dérupe avec 800 mètres de dénivelé pour 6 kilomètres de course. L’après-midi, c’est vers 14h que la Dérupette a débuté dans le vieux village de Vercorin. Une course à laquelle 70 enfants de 2 à 10 ans ont participé.
Bilan de cette 13ème édition: Cette 13ème édition s’est déroulée dans la joie, la bonne humeur et avec des conditions météorologiques excellentes pour les coureurs. Du côté des hommes, Cédric Mariéthoz décroche la première place chez les 40 ans et plus avec ses 35’06’’, devant Emmanuel Vaudan et Alexis Gex-Fabry. Chez les Elites, Sébastien Caloz réussit le meilleur chrono en 37’23’’, devant deux membres de BCVs Mount Asics Team, Moulin Xavier et Nanchen Lucas. Fabian Fux (junior), Samuel Fao (vétéran 2) et Mike Short (vétéran 3) s’imposent dans leur catégorie respective. Chez les dames, la skieuse-alpiniste Séverine Pont Combe arrive au premier plan avec un bon chrono de 42’36’’, devant Maya Chollet et Emilie Bonnet.
Corinne Wenger l’emporte chez les Dames 1 et finit 2ème du scratch. Virginie Languetin (junior) et Christine Bouquet (dames 2) remportent le premier rang dans leur catégorie respective. L’après-midi, ce sont 70 enfants qui ont pris le départ de la Dérupette. Classifiés en 8 catégories, ces derniers ont parcouru entre 700 et 2100 mètres de course dans le vieux village de Vercorin. Chez les filles, Clarisse Franzetti (20102013), Meggy Hohl (2008-2009), Coline Ryser (2006-2007) et Estelle Dolet (20032005) l’emportent dans leur catégorie respective. Chez les garçons, Hugo Ryser (20102013), Simon Franzetti (2008-2009) Léo Andenmatten (2006-2007) et Noa
- 35 -
Galliano (2003-2005) remportent la première place. Cette 13ème édition de la Dérupe se termine sur une note positive et le comité d’organisation et tous ses bénévoles se réjouissent de vous accueillir l’année prochaine pour la prochaine édition. OT Vercorin
COUPE
D’EUROPE DAMES DE SKI ALPIN DU 2 AU 5 JANVIER ’16 À GRIMENTZ – ZINAL
- 36 -
art & culture
Les Tours du monde
Mais à quoi servent donc les Tours ? Jadis, on construisait des tours de guet dans le but d’observer les alentours afin d’y détecter d’éventuels dangers ou des châteaux forts habités par de nobles familles en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. Une construction plus élevée que large a l’avantage d’économiser l’espace au sol et confère un statut privilégié à ses habitants du fait qu’elle est visible de loin et ne peut échapper au regard. Au sommet de certains gratte-ciel de notre époque, les derniers étages intègrent quelquefois des espaces publics telles que des terrasses de restaurants ou des galeries qui offrent aux visiteurs des vues spectaculaires sur une région. Le chalet La Tour, St-Jean d’en bas, Val d’Anniviers Au cœur du Vieux Village de Saint-Jean d’en Bas, sur la route qui mène à l’Eglise Saint Jean-Baptiste (1680), juste en face de l’Oratoire Saint-Félix (1711), émerge une magnifique demeure qui exhibe une tour heptagonale comme on n’en voit que rarement dans les vallées alpines ou ailleurs. Mi-bois, mi-pierre, ma maison est certainement la plus ancienne bâtisse du village. Selon mes parents Georgette et Guynemer Epiney-Revey, elle aurait été édifiée au 17ème siècle. Les innovations techniques performantes réalisées durant cette période en matière d’outillage du bois et de la pierre ont fortement contribué au développement de l’architecture et à l’apparition de beaux édifices. Cette grande et belle maison est la seule dans le village qui possède quatre étages habitables. En 1918, Marie et Jean Epiney-Massy, mes grandsparents paternels, achètent un appartement dans cet immeuble en ruine, fait de
Chalet La Tour, St-Jean d’en bas, 1955
madriers côté sud, de pierres côté nord et dont le toit était recouvert de bardeaux en mélèze. Les trois autres niveaux du chalet deviendront propriétés de leurs trois fils,
- 37 -
qui dès 1951 entreprennent la rénovation de toute la bâtisse, petit à petit, au fil des ans. Seule la carcasse de la maison résiste, l’intérieur du bâtiment est complètement
La Tour et le clocheton construit en 1975
démoli, vidé et entièrement reconstruit. Lors de la réfection de la toiture en 1975, les frères Epiney ajoutent un clocheton dans le but d’enjoliver le bâtiment. Au fil des marches Un escalier hélicoïdal taillé dans le gneiss permet de passer du rez-de-chaussée au 3ème étage. Il se situe à l’intérieur de la tour, au centre d’une cage d’escalier ronde. Ses énormes paliers de pierre ainsi que les marches sont impressionnants car ces pièces sont taillées d’un seul tenant dans la roche. Le gneiss, très répandu dans les Alpes, est profondément lié à la vie montagnarde et cette roche est souvent utilisée pour couvrir des toitures, confectionner des dalles de pavage ou pour fabriquer divers éléments de construction. Dans le cas de cette demeure, ce type de montée est très esthétique par rapport à un escalier traditionnel. Deux aspects très intéressants font le charme de ma maison, l’un est historique et l’autre est architectural.
«...Le grand bâtiment du Major d’Anniviers à Saint-Jean a quatre étages et date du début du 16ème siècle...». Cette phrase de Symphorien Florey est la seule trace écrite qui semble indiquer l’origine de ce chalet-tour. L’arc alpin a depuis toujours été une région convoitée et sillonnée par de nombreuses peuplades, et les paysages paradisiaques et la nature grandiose du Val d’Anniviers ont toujours attiré la noblesse européenne. Toutes les façades ainsi que la tour du chalet disposent de lucarnes qui offrent des points de vues stratégiques sur tous les côtés de la vallée. S’agirait-il d’une maison seigneuriale édifiée à l’époque du Duché de Savoie, de l’Evêché de Sion ou, simplement d’une maison familiale dont la tour aurait été construite pour rationaliser l’accès aux étages et embellir la construction? A ce jour, aucun élément ne permet de découvrir l’origine de cette construction. Actuellement ce chalet est habité à l’année et entretenu par mes cousins, ma famille et moi-même. Etant donné leur grandeur, ce genre de bâtiments est généralement construit avec
- 38 -
des matériaux solides, cependant, il existe un pays où cela ne semble pas être le cas. Au pays de la reine de Saba Le Yémen est un état d’Asie situé au Moyen Orient qui domine la Mer Rouge et l’Océan Indien. Au-delà de la Plaine de la Tihama qui s’étire le long de la Mer Rouge, s’élèvent des chaînes de montagnes avec de hauts plateaux fertiles pouvant atteindre 3000 m. d’altitude avant de se dilater en désert vers l’Est. Ce territoire est parsemé de villages-citadelles et aujourd’hui rien ne semble avoir changé dans ce pays de terre et de rocs. En 1986, deux ans après ma traversée du pays, Sanaa la capitale, nommée la perle de l’Arabie, sera inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO pour la beauté de son architecture exceptionnelle qui intègre de la terre à la terre. Entourées de jardins paisibles, des bâtisses édifiées avec des briques d’argile, de la même couleur que la terre issue du sol et des montagnes, surgissent, irréelles. La spécificité de ces édifices est leur élévation et la beauté des façades toutes plus belles les unes que
défensifs et procurent des lieux d’habitation originaux pour la population. La vue de Shibàm, agglomération située dans l’Hadramaout, à 480 km à l’est de Sanaa, en plein désert, est saisissante. Elle est nommée la Manhattan du désert car elle est hérissée de gratteciel de terre séchée atteignant parfois 10 étages et dont les marches sont si hautes qu’il est difficile d’y grimper. Mais comment ces maisons peuvent-elles donc bien résister au temps ?
Les maisons-tours de Sanaa, Yémen du nord, 1984
les autres. Les fenêtres et les balcons sont mis en valeur grâce aux frises de plâtre blanc, nommé le djouss, qui dessine de fines dentelles et apporte une ambiance de jamais-vu. Au 2ème siècle avant JésusChrist la ville servit d’avant-poste aux royaumes yéménites. Ces constructions élancées protégeaient les tribus isolées et indépendantes qui vivaient ainsi en sécurité au cœur de leurs forteresses. Depuis ces citadelles en nids d’aigles, les habitants pouvaient observer l’arrivée des envahisseurs et surveiller leur territoire. Partout, d’énormes portes de bois dur, décorées avec soin et renforcées de ferrures, ouvrent et ferment l’accès à ces cités. Ce type d’habitation permet d’économiser l’espace au sol ce qui est un grand avantage là-bas car les terres fertiles sont rares et la rocaille est omniprésente dans ce pays. Sanaa est habitée depuis plus de 2500 ans et dès le 1er siècle de notre ère devint le carrefour des routes commerciales terrestres. Elle est considérée comme la plus belle ville d’Arabie car aucune cité n’est si raffinée et ne lui ressemble, elle est légen-
daire et mythique. La ville ancienne resplendit comme une perle dans son écrin et cette architecture est unique au monde car elle représente la fine fleur des créations. L’une des caractéristiques de ce genre de construction est la multiplicité des niveaux. Les étages inférieurs sont construits en pierre et les autres étages en briques pisé. L’épaisseur des murs à la base atteint parfois plus d’un mètre. Les fenêtres sont illuminées par des vitraux originaires de la ville de Mokka, située au bord de la Mer Rouge et dont les appellations de café tirent leur nom. La technique de construction faite d’un mélange de paille et de terre (pisé) est la mieux adaptée pour ce pays car les briques séchées au soleil sont peu coûteuses, forment des murs isolants et se conservent parfaitement grâce au climat sec et à la quasi-absence de pluie. Souvent de fausses fenêtres en trompe-l’œil ornent les façades par harmonie et pour le plaisir des yeux. Chaque maison possède au minimum 7-8 étages aussi bien dans les villes que dans les citadelles de montagne. Les immeubles aux multiples étages constituent une prodigieuse réponse aux besoins
- 39 -
Perchée à 2350 mètres d’altitude au pied du Djebel Nogûm (la montagne de la colère) sur lequelle se serait aussi échoué l’Arche de Noé et dont le fils Sem aurait fondé la ville, on dit de Sanaa qu’elle est l’un des premiers sites de peuplement humain. En 1972, on a retrouvé à Sanaa un manuscrit exceptionnel contenant les plus anciennes versions existantes du Coran. Les tours en pisé de Sanaa sont célèbres dans le monde entier et font partie intégrante de l’identité et de la fierté du peuple yéménite. Malheureusement, la vieille ville de Sanaa et l’ancienne cité de Shibàm ont dû être ajoutées à la liste du patrimoine mondial en péril suite aux bombardements qui ont eu lieu dans la nuit du 31 mai 2015. © texte & photos Dominique Epiney Regolatti
Bibliographie • Citation du livre : Légendes et Réalités du Val d’Anniviers, p. 20, de Florey Symphorien. Edité par l’auteur et l’Atelier Monographic, Roger Salamin, Sierre, 1974. • Simon Jargy & Alain St-Hilaire. Yémen, avec les Montagnards de la Mer Rouge. Editions Mondo SA, 1978.
tourisme
Vous avez dit Reka ? C
ela fait maintenant 7 ans que Serge, Flurina et leurs trois filles sont installés dans le Val d’Anniviers, à Zinal. Gérants passionnés par leur travail, ils sont tombés amoureux de leur vallée d’adoption. Flurina, Serge, leurs trois filles et la montagne… Il y a 8 ans, Flurina et Serge étaient loin de se douter qu’un jour ils habiteraient le Val d’Anniviers. D’ailleurs, pourquoi l’auraient-ils imaginé ? Travaillant tous deux dans l’hôtellerie à côté de Spiez, ils avaient tout pour être heureux, y compris trois filles adorables. Et pourtant,
en trois semaines, leur vie va changer radicalement. Serge rencontre un gérant de village vacances Reka qui lui décrit un travail passionnant. Il rentre chez lui, en discute avec son épouse et, ensemble, ils se disent que c’est un emploi qui leur plairait… Au hasard d’une recherche, ils apprennent qu’un poste se libère dans le Val d’Anniviers, à Zinal. Serge, passionné de montagne ayant suivi plusieurs camps Jeunesse et Sports, connaît déjà Zinal, Flurina pas du tout… Par une belle journée de septembre 2008, Serge et Flurina prennent la route du Val d’Anniviers. Une fois à Zinal, pour Flurina, c’est le coup de foudre, c’est là qu’ils doivent vivre… Là, au pied de la Couronne Impériale, dans le cadre majestueux des cinq 4000 ; là, où la nature sauvage se mélange aux habitats traditionnels des villages préservés des ravages du tourisme de masse, c’est là, qu’ils doivent poser leurs bagages. C’est ainsi qu’en dé-
le village sous la neige
cembre 2008, Serge et Flurina s’installent à Zinal et attaquent leur première saison en tant que gérants de village de vacances.
Aujourd’hui ils se sentent chez eux
S’intégrer en Anniviers ? Facile ! Il faut reconnaître que le défi était de taille pour la famille. Germanophones, il a fallu d’abord maîtriser le français. Si Serge et Flurina le pratiquaient déjà, ce n’était pas le cas des filles… Heureusement, grâce à l’école et à ses programmes d’intégration, tout s’est bien passé et les trois filles sont devenues bilingues très rapidement ! Flurina explique que les habitants sont très accueillants, il suffit d’aller vers eux et le fait de travailler beaucoup avec les partenaires de la vallée, de rencontrer les habitants et de boire un verre de blanc pour faire connaissance a beaucoup facilité leur intégration à Zinal.
et, pour eux, plus question de partir !
- 40 -
Un nouveau village et plein de projets ! Le village de vacances Reka de Zinal s’agrandit et cela permet à nos gérants d’améliorer les services proposés aux hôtes. Et les idées, ils n’en manquent pas ! Parmi les nombreuses nouveautés, on peut citer une salle multimédia toute équipée pour les jeunes, un programme rekalino adapté aux ados en parallèle à celui pour les plus petits et surtout un Pumptrack (sorte de piste de descente pour deux roues en tout genre !). Anniviers n’en deviendra que plus attractif pour les familles. La vallée
tions. Car accueillir est une passion qu’ils partagent, et c’est sans compter qu’ils s’y adonnent !
C’est entre les ceps de leur vigne, en plaine, que Flurina et Serge évacuent le stress et rechargent leurs batteries. Aidés par leurs filles, durant les entre-saisons, ils taillent les ceps et ramassent le raisin. Le vin est produit par un encaveur local. Leur première cuvée, celle de 2013, est un grand millésime me confie Serge avec un sourire et une lueur de fierté dans les yeux.
Yanis Chauvel
Prêts pour une nouvelle saison!
propose déjà de nombreuses activités tant sportives (Via ferrata, Bike Park…) que culturelles.
Enthousiastes, le sourire aux lèvres, Serge et Flurina me confient qu’ils ont hâte de commencer cette saison d’hiver et de recevoir leurs hôtes dans les nouvelles installa-
- 41 -
www.sivacolor.ch
Les
Me
nu i
sier
b s-E
te énis
s
ar p - Ch
enti
er s d’Anniv
ier s
vo u
s so
uha
iten
Boisval SA - Mayoux tél 027 475 12 37 - fax 027 475 12 81
Melly Sarl - Ayer tél 079 434 79 73
Construction SA - Vissoie tél 027 475 11 33 - fax 027 475 20 72
Monnet SA - Mayoux tél 027 475 18 33 - fax 027 475 44 57
Crettaz Etienne - Vissoie tél 027 475 14 33
Salamin François - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55
Créabois Martial Solioz - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54
Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70
Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94
Viaccoz SA - Ayer/Zinal tél 027 475 17 78 - fax 027 475 37 78
Pittet Charles - Chandolin tél 078 601 23 18
Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54
Salamin Claude-Albert - St-Luc/Niouc tél 027 455 53 86 - tél 079 417 63 86
Patrice Michlig - St-Luc/Niouc tél & fax 027 455 99 00 - 079 393 37 12
Revey Jacky Sàrl - Mayoux tél 027 475 23 74 - fax 027 565 53 43
Le BOIS met de la chaleur dans votre foyer
- 42 -
t ple
in s
uccè
s
Vissoie - 027 475 18 77
- 43 -
éducation
Prévention CarPostal
C
hauffeur-médiateur de l’entreprise CarPostal, Monsieur Jean-Marc Isabel est intervenu le 14 octobre auprès des élèves de 3H, 6H et 9CO. Il a rappelé les règles de sécurité à observer lors des trajets en bus. Cette intervention a aussi permis aux élèves de s’exprimer sur leur vécu dans les transports scolaires. Une bande dessinée intitulée «Mon car postal, mon conducteur, et moi, et moi...» a été distribuée aux élèves. Elle vise de manière humoristique à présenter les différents aspects liés au métier de chauffeur de car. Voici ce que les élèves de 3H ont retenu de cette intervention et les conseils qu’ils peuvent maintenant donner aux utilisateurs des cars postaux : Il ne faut pas laisser des déchets dans le bus parce que c’est le chauffeur qui doit le nettoyer. Il faut s’attacher dans le bus, être poli avec le chauffeur et respecter le matériel. Il ne faut pas traverser la route tant que le bus n’est pas parti. Il faut attendre que toutes les personnes soient descendues pour pouvoir monter dans le bus. Il ne faut pas faire trop de bruit pour ne pas déconcentrer le chauffeur.
- 44 -
J’espère que toutes ces précieuses informations permettront de maintenir un climat de sécurité et de convivialité dans les transports publics pour le bien-être des élèves du Val d’Anniviers. Bernadette Vouardoux, titulaire de la classe de 3H
- 45 -
art & culture
notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
Mathilde Rouvinez, Aurélia Vouardoux-Antonier et Lydie Salamin, dans les années 1925-1930 ! © Collection Josette Ganioz
Impressum
Bienvenue aux non-résidents
Les 4 Saisons d’Anniviers
Abonnez-vous !
Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Benoît Epiney (Président HC Anniviers) Franziska Andenmatten Zufferey (Présidente Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
- 46 -
Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers sàrl 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.
- 47 -
LES ENTREPRENEURS D’ANNIVIERS
EPINEY ARMAND & FILS SA VISSOIE MELLY CONSTRUCTION SA ZINAL MELLY RAPHY SA AYER SAVIOZ ANDRÉ SA VISSOIE SALAMIN CONSTRUCTION SA GRIMENTZ