autom n e
NUMERO 20 | octobre ’15 | trimestriel
© Photo du film de Julia Bünter
Quand un Chef Huron racle du fromage de Grimentz 18 Le Grand Bisse
29
Fabio
40
- 2 -
Sommaire 4
Les invitées
28
Fang, Tiébagette
6
Découvrir les secrets du cerf
29
Le Grand Bisse
8
Souvenirs de mine
31
L’affaire du cimetière d’Ayer
11
Le télésiège de la forêt
34
Anniviers répond aux défis
13
Une journée de ski d’été à Zermatt
35
Vercorin, le marché du samedi
14
Le Val d’Anniviers vu par Narcisse
36
Montagne Club Anniviers
17
Une Anniviarde à la Fondation Pierre Arnaud
37
Marieke à l’école du cirque
18
Un Chef Huron racle du fromage de Grimentz
39
Notre histoire.ch
20
Néophytes: état de l’invasion en Anniviers
40 Fabio
23 Anniv’info
43
27
46 Impressum
FC Anniviers
D’une année scolaire à l’autre
Concours
à la découverte de notre vallée Quel est l’animal qui perd ses bois en automne ? 1. Chevreuil 2. Chamois 3. Cerf
Un bon de 50.chez Raymonde Coiffure à St-Luc Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition de janvier du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo d’octobre » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 10 décembre 2015
La gagnante de l’édition n° 19 est Catherine Nançoz, d’Arnex-sur-Nyon La réponse était: 1. Trollius europaeus ou trolle
- 3 -
Les invitées
Malika Pellicioli, petite fille de Jean-Baptiste Massy Julia Bünter, petite fille d’Urbain Kittel
D
ans le cadre du Bicentenaire de l’entrée du Valais dans la Confédération, l’association Valais Films et l’office du tourisme de Sion ont sélectionné 5 cinéastes chargés de réaliser 5 portraits de «Valaisans d’ailleurs». Deux jeunes femmes aux racines anniviardes ont participé au projet. Malika Pellicioli (27 ans) est la petite fille de Jean-Baptiste Massy et Julia Bünter (25 ans) celle d’Urbain Kittel. Diplômées de l’ECAL (Ecole d’art et de design de Lausanne), Malika et Julia sont des réalisatrices prometteuses. Aujourd’hui, elles nous parlent de leur film et de leur attachement à notre Vallée.
Dans le cadre du bicentenaire, Valais Films et la ville de Sion étaient en quête de portraits de «Valaisans d’ailleurs». L’histoire de Sœur Marie Michelle, qui a décidé toute jeune de partir aider les autres dans un pays éloigné, m’a interpellée dès l’instant où une amie m’a parlé de sa grande-tante religieuse au Cameroun. Quelle audace! Quel panache! Je l’aimais avant même de l’avoir rencontrée!
Depuis toujours, la question des origines, des racines me titille. Née d’un père italien, naturalisé Suisse à Genève, et d’une mère anniviarde, j’ai toujours eu du mal à me sentir de quelque part. J’aime mon canton, je me sens Suissesse et pourtant des questions persistent: comment définit-on son identité? Quelle est notre terre? Celle qui Malika Pellicioli Bicentenaire valaisan : aller voir ailleurs si nous a vu naître ou celle où l’on a choisi de renaître? j’y suis. J’adore voyager. A 14 ans, je suis partie deux mois toute seule en Ecosse, à Edimbourg, Sœur Marie Michelle me disait que la reafin d’apprendre l’anglais au sein d’une traite était impensable pour elle et qu’elle famille. Je travaillais dans leur cattery ne rentrerait probablement pas en Suisse (un chenil pour chats) et en échange, ils pour mourir. Se sent-elle de là-bas ou d’ici? m’offraient le gîte et le couvert. Dès que Est-ce le fait d’être dans les ordres et de ne j’avais un jour de congé, je prenais le train pour visiter le palais de Holyrood, découvrir le Royal Botanic Garden, admirer la cathédrale Sainte-Marie ou fréquenter la National Gallery of Scotland. Je faisais le compte rendu de mes aventures par mail à ma famille et à mes amis. Depuis, le voyage est une nécessité, une source d’enrichissement et d’apprentissage. Une quête de sérénité et de sagesse. Ce goût du voyage a peut-être une origine anniviarde… Mon arrière-grand-père maternel, Max Clivaz, gravissait les sommets de la vallée pour aller voir plus loin. Il m’a sans doute transmis le virus.
Malika Pellicioli en résidence d’artiste à New York au printemps 2015
pas avoir d’enfants qui, bien qu’elle adore le Valais, ne lui donnent pas envie de rentrer? Les milliers de kilomètres séparant les cultures, les gens et le soleil d’Afrique et du Valais empêchent-ils pour autant de se sentir un peu partout chez soi? C’est à cette question que j’ai tenté de répondre à travers le court-métrage que je lui ai consacré.
Dans ce portrait d’une «Valaisanne d’ailleurs», j’ai voulu conjuguer deux formes qui m’intéressent: le portrait à travers des scènes de la vie quotidienne et le style que l’on peut donner au documentaire en travaillant un côté do it yourself. Me mettre en scène n’a pas été une évidence. Mais je voulais faire de ce film l’histoire d’une rencontre. De notre rencontre. Je tenais à faire un portrait filmé Avec Soeur Marie Michelle, un moment de complicité immortalisé dans un charmant et sympastudio photo de Nagoundal
- 4 -
thique, à l’image de ma protagoniste. Un portrait qui soit à la fois touchant et drôle. L’Afrique est un continent magique. La petite province de l’Adamaoua est tout à fait plaisante, les gens doux, les terres rouges - brûlées par le soleil - sont parmi les plus belles. Le dernier jour de tournage à Nagoundal, je suis montée sur le Mont avec trois amis de Sœur Marie Michelle. Après quatre heures de marches avec ma caméra sur le dos, le panorama que j’ai découvert avait la force des sommets alpins. C’est une des images qui m’a le plus marquée durant ce voyage. A ce moment-là, j’ai compris ce que pouvait ressentir cet arrière-grand-père Max - dont on m’a parlé comme d’un sacré gaillard - face à la grandeur de la nature. Alors de là-haut, j’ai posé ma caméra pour la première fois en quinze jours, je me suis assise et face à cette plaine, j’ai pris le temps de penser à Max. Et surtout à Nelly, la Meilleure des grands-mamans, ma Mamie de Vissoie. Parfois, il suffit d’un moment d’exil pour se sentir plus proche de ceux qu’on aime, de ceux qui nous manquent. Lien pour voir le film: www.youtube.com/ watch?v=Rg_u2OltpEI Malika
Julia Bünter
A
l’occasion du bicentenaire de l’entrée du Valais dans la Confédération s’ouvre un appel d’offres
pour faire des films sur des Valaisans de l’étranger. Je souhaite participer et mets en branle mes contacts pour obtenir des informations sur d’éventuels personnages de documentaire. De nombreux Valaisans vivent à l’étranger mais ceux qui éveillent le plus mon intérêt sont représentés par un couple qui a quitté le Valais pour vivre dans un ranch à l’américaine leur rêve d’être des cow-boys, au détail près qu’ils vivent en Suède et non aux Etats-Unis ! Ludivine et Eddy se connaissent depuis l’enfance. Eddy a grandi dans une ferme à Champoussin et Ludivine venait y monter à cheval. Eddy a fait une formation de cuisinier, puis a repris la ferme familiale. Ludivine elle, a fait pas mal de choses différentes, dont une formation de photographe puis d’assistante vétérinaire sur chevaux. Chacun de leur côté, Eddy et Ludivine ont voyagé aux Etats-Unis et au Canada, les deux passionnés de culture country. Ils se sont recroisés par hasard il y a quelques années, au moment où Eddy sortait d’un divorce. Tombés amoureux, ils ont décidé de se lancer avec leur ranch en Suède. Eddy a revendu sa ferme et depuis septembre 2013 ils sont tous deux en Suède. En avril 2014, ils ont eu une petite fille nommée Dezy. La singularité de ce couple est leur attachement profond au style de vie des cowboys. Pour eux, cette vie est intimement liée à l’idée de liberté. Cette liberté, ils la vivent à leur manière. Leur rêve américain prend place en Suède, ce qui pourrait sembler un immense compromis mais qui pourtant leur convient. Les fermes rouges construites aux Etats-Unis ont pour modèle celles de Scandinavie et leurs chevaux américains broutent dans des paysages similaires à ceux de leur pays d’origine. Le film ne propose pas de percer à jour les raisons profondes du besoin de liberté des personnages, mais plutôt de définir quelles en sont les conditions. Ludivine et Eddy sont dans une forme de solitude, ils élèvent leur enfant loin de leurs proches et partir de zéro n’est pas chose aisée, néanmoins, la nécessité de vivre leur rêve est tellement
- 5 -
impérieuse qu’elle prend le pas sur le reste. Cette volonté farouche de vivre cette vie au ranch fait d’eux des personnages touchants et s’ils sont banals par certains aspects, ils sont habités par cette envie de vivre pleinement leurs vies de cow-boys, chose qu’ils font simplement, sans être dans la revendication permanente. La question de savoir pourquoi ils ont pris la décision de partir en Suède pour être proche de la nature alors qu’ils viennent du Valais, canton où la nature est omniprésente, s’est rapidement posée. Ils répondent que l’espace nécessaire pour avoir des chevaux façon western, soit toujours à l’extérieur avec un abri dans un grand parc, se conjuguait mal avec les paysages de montagne. A cette raison l’on peut ajouter les prix des terrains et de l’immobilier, très compétitifs en Suède, et peut-être une envie de s’émanciper un peu. Le film montre une journée dans leur vie. Il a été tourné en octobre, durant une semaine où ils ne recevaient pas de touristes, contrairement à leur habitude, puisqu’ils pratiquent l’agritourisme. J’ai cherché dans le film une forme de sobriété, faisant le choix de ne pas être trop explicative et préférant donner la chance au spectateur de se laisser porter par les ambiances des grands espaces suédois et aussi des instants plus triviaux du quotidien. Lien vers le film: h t t p s : / / v i m e o. c o m / u s e r 1 9 4 3 7 3 5 / review/123326878/4d94782f6a Julia
Découvrir les secrets du cerf
D
ans une cave de Grimentz, à l’entrée du vieux village, derrière les raccards qui font face à la Bourgeoisie, vous aurez peut-être la chance de découvrir une cave très particulière. Ne vous inquiétez pas, vous n’en ressortirez pas ivres, mais riches d’un nouveau savoir. Extrêmement bavard, Albert Salamin vous fera pénétrer dans son antre pour partager sa «drôle» de passion, vous parler de ses petits carnets, de ses étonnantes trouvailles… et vous montrer son impressionnante collection. Dans cette cave, vous pourrez découvrir les bois, probablement les plus longs de Suisse: 1m22. Il commence toujours son commentaire ainsi : «J’ai deux sortes de carnets…» … ceux dans lesquels je dessine les cerfs et leurs bois lorsqu’ils sont vivants, et ceux dans lesquels je note ma « récolte », la recherche, la date, les mensurations, le lieu de ma découverte. J’ai un carnet par année. Dans ma deuxième collection de carnets, j’en suis au numéro 737. Cela signifie qu’avec mon fils Augustin, nous avons trouvé à ce jour 737 bois de cerfs. Imaginez qu’il faut compter 10 heures de marche par bois en moyenne, je vous laisse faire le calcul. On perd beaucoup de temps lorsque l’on en trouve un et que l’on veut absolument trouver le deuxième. J’en ramasse une trentaine par année. Cela fait 30 ans que je les récolte. La différence entre les bois et les cornes Les cornes sont comme des ongles qui poussent autour d’une masse osseuse de manière indépendante et ne tombent jamais. Elles poussent depuis dessous et,
chaque année, on observe un cornet en plus. On peut les observer chez les bovidés: chamois, bouquetins, vaches par exemple. Contrairement aux cornes, les bois tombent. Ce sont des organes osseux vas-
- 6 -
cularisés qui constituent un prolongement du crâne. Ils tombent et se régénèrent chaque année. Chez les cerfs, seuls les sujets mâles portent des bois.
Le cycle annuel des bois de cerf En janvier le cerf se repose. En Anniviers, il choisit les versants ensoleillés : St Luc, Chandolin, Ayer. Il somnole en attendant le printemps et en dépensant le moins d’énergie possible. De mars à fin avril, il va perdre ses bois. Le cerf a deux bois indépendants l’un de l’autre, on pourra retrouver ces bois l’un à côté de l’autre ou à des kilomètres de distance. Cela signifie qu’il peut y avoir quelques jours d’intervalle entre la perte du premier et du second bois. Chose étonnante, dès le lendemain, le bois repousse et il peut croître d’environ un cm par jour. Cela représente 80 g de masse osseuse par jour car deux bois terminés pèsent environ 8 kilos. Lors de la pousse le tissu osseux du bois est recouvert de velours. Ce tissu se dessèche et tombe à la fin de la croissance, en août. Le cerf va se frotter contre les arbres pour s’en débarrasser. Les bois de cerf, caractères sexuels secondaires et carte de santé de l’animal Les bois jouent le rôle de caractère sexuel secondaire. Lors du brame, les individus mâles sont en compétition, ils défendent leur harde de femelles afin de pouvoir s’accoupler et se servent de leurs bois comme d’une arme lors de rudes combats entre mâles. Ici, on appelle « daguet » un jeune cerf d’un an. C’est à cet âge qu’il va fabriquer ses premiers bois qu’il va perdre à l’âge de deux ans. On parle de «première tête» pour le premier « trophée » perdu (la paire de bois), puis de « deuxième tête » pour le deuxième et ainsi de suite. Dès le début, on observe ce que nous appelons des «bons» et des « mauvais » sujets. C’està-dire les cerfs qui vont devenir grands et majestueux, qui vont développer de grands bois, et les autres qui resteront plus petits, plus chétifs. On peut dire dès le départ que le trophée est la carte de santé de l’animal, sa carte génétique. On appelle « cors » les branches des bois (les pointes), et contrairement aux idées reçues, les cors ne servent pas à déterminer l’âge de l’animal. Pour déterminer le nombre de cors, on prend le bois qui
possède le plus de pointes (les bois ne sont pas forcément symétriques) et on le multiplie par deux. En général, ce nombre varie entre 10 et 16. La meule, carte d’identité du cerf Les chasseurs de la région connaissent tous les grands cerfs de la vallée et leur donnent des prénoms (Varlope, Léon, Gustave, Oscar, Petit Tunnel.…). Sur la tête du jeune de 6 mois commencent à apparaître deux bosses qui se transforment, au cours de l’hiver, en deux pivots toujours recouverts de peau et de poils. Ces pivots sont fixés sur la meule. C’est le «moule», si l’on peut dire. La forme des bois sera donc ainsi presque identique année après année. C’est ainsi que, par exemple, je peux ne pas retrouver les bois d’un cerf pendant 10 ans, puis en trouver un et savoir qui en est le propriétaire. Je vais vous raconter l’histoire de Merlin. Lorsque mon fils est arrivé à la maison, il m’a dit : «J’ai trouvé un bois, c’est Merlin.» Je lui ai dit : « Tu rigoles, ce n’est pas Merlin. Merlin est un grand cerf dont les bois font plus d’un mètre, il n’ y a rien qui correspond. » Ce bois là était bien plus petit que ceux trouvés précédemment et avait des boursouflures. Mais il a insisté et m’a dit : «Regarde bien, c’est Merlin.» Il avait raison. Les boursouflures sont apparues lors de la pousse du velours. C’est un peu comme quand on tombe en vélo, on a d’abord une écorchure, puis des saignements, une croûte se forme, sèche et tombe. Ici, comme c’est de l’os, ce qui correspond à la croûte forme des boursouflures qui persistent. Que s’est-il passé? Avec Augustin nous en avons déduit qu’il avait eu un accident, il s’est vraisemblable-
- 7 -
ment fait renverser par une voiture, peutêtre s’est-il cassé une jambe ? La nature est bien faite, lors de la fabrication des bois il a dû se « retaper physiquement », la nature a privilégié son squelette au détriment de ses bois. En 2014, pendant la chasse, Augustin a tiré Merlin, il avait 16 ans. Nous avons pu voir, que contrairement à ce que nous pensions, il ne s’était pas fait renverser par un véhicule. Son oreille droite partiellement arrachée nous a fait comprendre, que ses bois s’étaient empêtrés dans la clôture en fil de fer d’un parc à vaches. Je pourrais vous en dire beaucoup plus mais … Albert saura le faire bien mieux que moi, entre deux fournées (il est boulanger). Des visites s’organisent tous les vendredi de juillet et août à 17h ou sur demande, renseignements Anniviers tourisme, bureau de Grimentz 027 / 476 17 00 ou grimentz@anniviers.ch Christine Torche
Souvenirs de mine ...
N
ous sommes en 2012. M. Denis Zuber m’ouvre avec une grande gentillesse la porte de sa maison à Mission mais aussi et surtout celle de sa mémoire. Et de la mémoire, il n’en manque pas ! Je suis venu pour parler des souvenirs qu’il garde de son bref passage à la mine de Grimentz, mais finalement c’est une vie qui se déroule sous mes yeux pour mon plus grand plaisir. C’est qu’on pourrait l’écouter parler pendant des heures M. Zuber… Avec ses yeux pétillants de malice pendant qu’il raconte une anecdote drôle ou au contraire humides lorsqu’il évoque un compagnon parti trop vite, il nous tient en haleine et l’on ne voudrait pas que l’entretien se termine. Nous l’avons d’ailleurs prolongé un peu autour d’un bon verre d’une bouteille qu’il ne sort que trop rarement m’a-t-il confié ! M. Zuber a travaillé la majeure partie de sa vie active pour une caisse d’assurance maladie. Il a été au cœur de plusieurs changements, fusions de caisses maladie notamment. De cette période, il garde aussi des souvenirs qu’il me fait partager. Notamment, sa participation à la fusion de sa caisse maladie avec le Groupe mutuel, qui à l’époque ne comptait pas plus de 30 000 inscrits… Auparavant, il travaillait à l’usine de Chippis mais surtout, plus jeune, il a travaillé pendant deux mois à la mine de Grimentz. Un gros coup de chance Pourquoi deux mois ? A cause d’un accident qui le blessa à la main. Un véritable coup de chance dit il aujourd’hui. Un coup de chance pour deux raisons. La première est que la blessure n’était pas si grave
même s’il lui a fallu un bon mois avant de pouvoir recommencer à travailler. Mais le vrai coup de chance est que cet accident lui a fait prendre conscience qu’il ne devait pas remonter travailler à la mine. Et c’est sûrement grâce à cet accident qu’il est encore en bonne santé à plus de 80 ans. Pas de traces de silicose comme chez ceux qui ont travaillé plus longtemps. La silicose, cette maladie causée par la poussière inhalée est responsable de nombreux morts parmi les mineurs. Car, bien sûr, les mineurs - nous sommes dans les années 1940 - ne portaient aucune protection et surtout pas de masques. Quelques-uns mettaient un mouchoir sur la bouche pour se protéger de la poussière, cela en a sauvé un petit nombre… Le travail de forage se faisait à sec, donc la poussière ne retombait pas. De plus, le pouillant, ce gaz qui reste dans la galerie après l’explosion, rendait les mineurs régulièrement malades.
- 8 -
Des conditions de travail déplorables Les conditions de travail sont inimaginables aujourd’hui. En plus de l’air irrespirable, il fallait travailler avec du matériel ancien, qui parfois ne marchait pas correctement. Les galeries, très étroites, parfois ne dépassaient pas un mètre de diamètre, le travail se faisait donc couché ou accroupi… Pas d’eau courante dans la baraque qui servait aux mineurs à se reposer, un lit pour deux mineurs - l’équipe de jour se couchait quand l’équipe de nuit se levait - bref, des conditions de vie et de travail déplorables qui attirèrent même le regard des services sociaux. Il fallait sortir le matériel, c’est ainsi que l’on nommait les roches extraites de la mine. C’était un travail très éprouvant, surtout pour remonter ce qui se trouvait dans les galeries inférieures. En effet, avec une pelle, tout le matériel était déplacé d’un palier à l’autre jusqu’au wagonnet qui attendait dans la galerie principale. Ensuite il fallait pousser le wagon
sur des rails antiques dont l’écartement, la plupart du temps, n’était pas conforme… Grillage du minerai Le matériel était ensuite mis dans une benne, non motorisé mais qui fonctionnait avec un système de poids, et redescendu via une tyrolienne jusqu’au Bocage, actuellement l’Ilôt Bosquet. Là il était trié et le minerai était grillé dans des fours construits sur place. M. Zuber a aussi travaillé au grillage du minerai, un travail selon lui beaucoup moins pénible. Souvenirs, souvenirs M. Zuber retrouve son air malicieux
lorsqu’il me parle de certaines anecdotes. Il se souvient notamment de ce mineur à qui on avait demandé de faire descendre la benne pour remonter un bidon de lait. La benne descendante était pleine de matériel, donc extrêmement lourde et la benne montante ne comportait qu’un bidon de lait de quelques litres. Le pauvre mineur a eu beau déployer toute son énergie pour freiner l’engin, rien n’y fit. Le bidon de lait alla se fracasser contre l’entrée de la mine tandis que la benne de matériel, en bas, se détacha et roula loin dans la forêt ! Des anecdotes et des souvenirs il y en a bien d’autres mais tous ne tiendraient pas sur cette page…
Je remercie encore M. Zuber pour son accueil. Ce moment passé en sa compagnie restera pour moi un moment hors du temps. Yanis Chauvel
Grimentz | Zinal
ess-grimentz.ch 027 475 50 60
- 9 -
ess-zinal.ch 027 475 13 73
St-Luc
- 10 -
Le télésiège de la Forêt
E
n partenariat avec une météo très favorable, la construction du nouveau télésiège débrayable à 6 places de la Forêt se déroule aussi normalement que possible.
A travers Vissoie
Une vingtaine d’ouvriers se sont affairés durant la belle saison sur les hauteurs anniviardes, avec grand plaisir durant la canicule, avec un peu plus d’appréhension et de frissons lorsque les jours pluvieux ou neigeux leur ont tenu compagnie. Les extrêmes sont bien difficiles à supporter pour l’être humain, dans tous les domaines.
On s’affaire
© Photo Salamin Olivier
Lorsque nous prendrons place sur les beaux sièges tout neufs, pensons à tous ces travailleurs qui ont œuvré jour après jour pour notre confort et nos loisirs. Espérons qu’eux aussi puissent en profiter. A l’arrivée du Télésiège de la Forêt, une webcam à 360 degrés sera installée, elle donnera envie aux chanceux qui pourront s’y rendre et permettra d’admirer la vue sensationnelle dont on bénéficie de là-haut à ceux qui ne peuvent pas y accéder.
© Photo Romai Daniel
Evidemment, des surprises et des imprévus jalonnent le parcours, le contraire serait presque anormal. Mais la Société du Funiculaire St-Luc – Chandolin se montre confiante et se réjouit de mettre en service ce nouveau joyau dès l’hiver prochain.
Les cinq 4000 bien entourés de tous les autres
L’hiver peut bientôt arriver, le nouveau Télésiège nous emmènera dans son cocon tout doux, tout blanc. © Photo Salamin Olivier
Simone Salamin
- 11 -
www.tzoucdana.ch
- 12 -
sport
Une journée de ski d’été à Zermatt
N
ous sommes les jeunes skieurs du Centre 5 Anniviers de Ski-Valais et nous allons vous expliquer comment se déroule une journée de ski durant l’été à Zermatt.
Tout d’abord, nous mettons le réveil à 5h30, après un petit tour à la salle de bain pour se réveiller et se rafraîchir le visage, il faut se préparer en vitesse pour le petit déjeuner à 5h45. Après avoir avalé quelques petites tartines, nous nous habillons et nous filons à la télécabine, équipés de nos gros sacs et de nos skis. A 6h30, suite à de nombreuses bousculades et une course intense pour prendre les premières cabines, nous pouvons enfin prendre place dans les remontées mécaniques qui nous amèneront au sommet du Petit Cervin. Une fois arrivés au sommet, vers 7h30, nous déposons notre matériel afin de procéder à un échauffement efficace. Nous mettons ensuite nos chaussures, nos skis et nous prenons la piste qui nous mènera jusqu’au départ du parcours sur le glacier. Durant les 4h30 de ski, nous enchaînons les chutes, les intérieurs, les rigolades sur le téléski, la concentration totale durant les pistes, les exercices et nous écoutons attentivement les explications d’Aline, notre entraîneur préférée et de Justin notre aide-entraîneur. Après le ski, nous redescendons jusqu’à la station intermédiaire et nous allons enfin manger quelques petites douceurs au super restaurant de Furri vers 13h. Après s’être bien rassasiés, nous rentrons à l’hôtel afin de faire une petite sieste bien méritée. Vers 15h, nous allons farter nos skis pour le jour suivant et ensuite place à la condition physique. Sous la chaleur de
l’été, l’entraînement est très rude. Afin de terminer l’entraînement, le stretching nous attend pour nous détendre ou nous tendre pour ceux qui n’ont pas fait leur condition physique à la maison. Moment de rigolade, douche chaude et souper à l’hôtel Hemizeus, qui nous prépare d’excellents repas. Après le bon dessert, Aline nous fait une petite séance pour nous dire ce qu’elle a pensé de nous aujourd’hui et le programme de demain. Ensuite nous passons les uns après les autres à la correction vidéo afin de mettre une image sur nos sentiments. Une fois terminé, il est 21h30 et il est grand temps d’aller se coucher ! Bonne nuit ! A tout bientôt sur les pistes du Val d’Anniviers.
Justin Seitz, l’homme qui mange plus vite que son ombre, est notre assistant durant les camps de ski. (C’est notre Allemand préféré.) Michaël Amos est notre préparateur physique, il est débordant d’idées entre ses nouveaux exercices physiques et ses échauffements qui nous amusent beaucoup. Benoît Torrent est notre physio d’équipe, il nous fait souffrir durant les tests pour améliorer nos performances et éviter les blessures.
Nous voulons encore transmettre un grand merci à toutes ces personnes qui sont en place pour nous faire avancer dans notre sport de compétition et essayer d’atteindre Du côté des entraîneurs, nous pouvons nos rêves. vous présenter : Aline Schmid qui est notre entraîneur principale. Elle est très gentille Clarisse, Soanne, Claire, Julie, Elise, Nathan, Julien, Owen, Damien , Luca, en dehors des heures de concentration. Thomas,Timothé et Svein Mais lorsqu’il faut travailler, elle est assez exigeante. Cela nous mènera sans doute à de bonnes performances.
- 13 -
Le Val d’Anniviers vu par ... Narcisse, bourgeois de Saint-Jean en 1815
J
e m’appelle Narcisse S. Depuis des générations, ma famille habite SaintJean. La vie y est simple quoiqu’un peu rude… surtout l’hiver… Nous sommes le 4 août 1815 et je fête aujourd’hui mes 50 ans. Je suis un vieil homme maintenant, un peu usé par la vie et ses chagrins… J’ai déjà quatre petits-enfants. Mes deux premiers fils sont déjà mariés et m’occuper de leurs enfants me fait un peu oublier que depuis ce bête accident l’hiver passé je ne marcherai plus jamais… Stupide coup du sort… comme si la perte de mon épouse bien aimée le jour de notre 25ème anniversaire de mariage n’avait pas été suffisante… Il a fallu que le chariot qui transportait nos affaires lors de notre descente en plaine se renverse, m’entraînant avec lui dans le ravin… J’ai dévalé la pente sur plus de 200m… Un miracle que je m’en sois sorti vivant… vivant mais sans l’usage de mes jambes… Sans compter le mulet, que je louais à Anselme… Enfin, il a été bien brave le bougre de ne pas me réclamer le remboursement de la bête… j’aurais été bien incapable de trouver tout cet argent… Enfin, au moins ça me fait des choses à raconter aux petits quand ils viennent me voir… Et des choses à raconter, eh bien, ça ne manque pas… Peu d’hommes ont pu assister à autant de bouleversements au cours de leur vie. Et encore, nous sommes un peu à l’écart dans notre vallée… Mais laissez-moi vous expliquer de quoi je parle. Tout a commencé pour moi un jour de 1792. Le jour de la Sainte Catherine plus précisément. J’avais alors 27 ans et, comme tous les ans, avec mon père, nous sommes
descendus à la foire pour y vendre notre bétail et acheter ce dont nous aurions besoin pour passer l’hiver. Une fois les affaires terminées, avant de remonter à Saint-Jean, nous sommes allés dans une gargote pour y descendre quelques pichets. C’est alors que je l’ai vu. Sur la place centrale, un attroupement s’était formé devant un jeune homme de belle prestance, monté sur une estrade. Cédant à la curiosité, j’ai laissé mon père avec ses amis et je me suis approché. Le jeune orateur avait tout au plus 25 ans. Dans ses yeux, une flamme brillait pendant qu’il haranguait la foule, maintenant nombreuse devant lui. Son discours me fascina. Il était question de droits de l’Homme, de démocratie, de république, de devoirs de citoyens… Même si je ne comprenais pas la moitié des concepts qu’il nous expliquait, je sentais au plus profond de moi quelque chose d’étrange… L’impression d’avoir enfin comblé ce vide, ce manque qui m’accompagnait depuis mon enfance. Pour la première fois depuis que je m’en souvienne, je me sentis complètement en accord avec moi-même et ce qui m’entourait. Quand son discours fut terminé - il fut relativement bref car déjà la garde commençait à vider la place - il invita ceux qui le voulaient à le rejoindre à la taverne des deux frères le soir même. Ce que je fis. Ce fut la plus belle soirée de ma vie. Ferdinand, l’orateur de la place nous expliqua ce qui se passait en France mais aussi plus près de nous à Lausanne ou Genève… Il nous parla de la Révolution, de ses idées humanistes et anti cléricales. Il nous fit découvrir des penseurs comme Rousseau, Voltaire, Montesquieu… Bien après que tous les autres soient partis, je restais avec Ferdinand. J’étais insatiable et lui intarissable… La nuit se terminant, il m’annonça qu’il partait pour Paris et me demanda de l’accompagner. J’ai alors pris
- 14 -
Robespierre: celui qui fut notre mentor ...
la décision la plus importante, et la plus inimaginable, de ma vie ; je suis retourné voir mon père et lui ai annoncé que je ne rentrerai pas avec lui à Saint-Jean. Je tentais de lui expliquer que je sentais que j’appartenais à quelque chose de plus grand, que mon destin se trouvait à Paris avec les révolutionnaires, ces humanistes qui voulaient changer la société pour qu’elle devienne plus juste et égalitaire. Malgré mon enthousiasme, il ne me comprit pas… Il me regarda, essuya une larme avec sa manche et me demanda ce qui pouvait être plus important que ma famille… Il me dit aussi que si c’était ce que je voulais, il ne pourrait pas m’en empêcher, me souhaita bonne chance et me laissa partir… Jamais je n’avais été aussi triste ni aussi heureux en même temps… C’est ainsi que quelques heures plus tard, avec pour tout bagage mon enthousiasme et une bourse avec quelques pièces, je rejoignis mon nouvel ami et nous prîmes la route de Paris. Nous sommes arrivés à Paris le 20 janvier 1793 pour apprendre que le lendemain, le roi Louis XVI serait exécuté… Je m’étais nourri pendant les longues semaines de voyage, d’idéaux, de débats avec Ferdinand
Guillotine: c’est un médecin qui a inventé cet engin de mort ...
Entrée du Valais: nos représentants ont conclu l’acte d’entrée dans la confédération le 12 mai dernier
et de lectures des grands penseurs révolutionnaires. J’avais un faible pour Rousseau, aussi lui ai-je donné la priorité. Nous étions bercés d’idées humanistes, et en arrivant dans la capitale française, nous avons été très surpris par l’ambiance qui y régnait…
qui je l’appris plus tard, avait été inventée il y a peu par un médecin pour éliminer les ennemis de la Révolution…
La violence était partout, des cadavres jonchaient les rues, des royalistes nous répondirent avec mépris les passants à qui nous demandions qui étaient ces pauvres gens qui gisaient dans leur sang… Après avoir, non sans peine, trouvé une auberge pour la nuit, nous nous sommes rendus, le lendemain, comme tout le monde, sur la place de la révolution. Ce spectacle, je ne l’oublierai jamais… L’homme qui avait été le roi de France a été jeté en pâture à une foule hurlant sa colère, sa haine des puissants… Je n’ai pas trop de souvenirs de l’exécution elle-même… Tout est un peu flou dans ma tête maintenant… je me rappelle surtout de ces gens, de cette foule hurlante agglutinée devant la guillotine,
brisèrent… Tant de violence, de sang, de haine… Les Hommes avaient trahi les idéaux de ceux qui les avaient inspirés… je compris alors que je m’étais trompé le jour de la Sainte Catherine… Ma place était bien dans le Val d’Anniviers avec ma famille et mes amis. Dès le lendemain, je repris la route. J’arrivais à Saint-Jean un soir d’octobre, brisé et honteux. Mon père ne me posa pas de questions, il m’informa que le lendemain, à l’aube, nous devrons aller couper du bois en prévision de l’hiver.
Pendant les mois qui ont suivi, Ferdinand et moi avons couru les lieux où l’on parlait politique et idées puis nous nous sommes rapprochés du groupe des Montagnards, fascinés par celui que l’on surnommait l’incorruptible, Robespierre. Dans son sillage, nous avons suivi les débats houleux qui l’opposaient à Danton et aux Girondins. Ce fût une période extrêmement intense et j’oubliais complètement Depuis, tant de choses se sont passées en le monde d’où je venais. Notre ambition Valais, nous avons été indépendants, puis à Ferdinand et moi était de ramener ces Français lorsque Napoléon nous a annexés, idéaux nouveaux avec nous et de les dif- puis de nouveau indépendants… C’est à fuser chez nous. Dans l’insouciance de n’y plus rien comprendre. S’il n’y avait pas notre jeunesse, nous fermions les yeux eu les drames qui accompagnent généraleet faisions semblant de ne pas voir toute ment ces changements, cela n’aurait même la folie meurtrière qui a accompagné ces pas valu la peine d’être signalé… moments. Jusqu’à ce jour de septembre 1793. Robespierre avait accédé au pouvoir Enfin, ironie du sort ou heureux présage, et présidait ce qu’il appelait le comité de aujourd’hui, 4 août 1815, jour de mon Salut Public… Il avait décrété la Terreur anniversaire, le Valais est entré dans ce et nous commencions à prendre la mesure qu’ils appellent la Confédération suisse… de ce qui se passait. Un matin, des soldats Espérons que cet énième changement va sont venus nous chercher, Ferdinand et enfin nous apporter la paix et que mes moi. Mon ami a eu le temps de me crier petits-enfants vivront une époque plus de m’enfuir. Ce que je fis… Lui n’a pas eu tranquille… Yanis Chauvel cette chance… J’ai assisté à son exécution le lendemain. Après ça, je suis devenu un fugitif. Ecœuré par ce que j’avais vu et par la perte de mon ami, mes idéaux se
- 15 -
3961 Chandolin Christine Vogt 079 534 38 65
Alain Zuber chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 - 3976 Noës
079 220 78 00 - alain.zuber@bluewin.ch
078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers
- 16 -
Une Anniviarde à la Fondation Pierre Arnaud
U
ne visite à la Fondation Pierre Arnaud à Lens vous fera peutêtre rencontrer Laetitia Salamin de Niouc, artiste qui a fait son master en éducation artistique à la Haute Ecole des Arts de Berne. En effet, c’est dans ce lieu magique que travaille Laetitia, dans l’équipe de médiation pour mettre sur pied des activités destinées aux classes et autres groupes intéressés. Cela comprend le domaine pédagogique, une classe de 3P d’Anniviers en a bénéficié en avril dernier. L’accueil et la sécurité font aussi partie du job qu’elle exerce depuis février 2014 et dans lequel elle s’épanouit.
Une belle expérience habite déjà Laetitia : un an d’atelier à la Ferme-Asile à Sion grâce à la Fondation Bea pour jeunes artistes ayant abouti à ses premières expositions, Musée Olsommer à Veyras, activités dans les classes. Divers remplacements ont aussi jalonné son parcours dans l’enseignement. La création, elle la pratique seule dans son atelier fixe situé dans la Maison du Rectorat à St-Pierre-de-Clages. Le besoin de partager est essentiel, entre autres lors des expositions, mais aussi grâce à son activité à la Fondation Pierre Arnaud où les contacts sont nombreux, les visites guidées très enrichissantes. La transmission peut se faire aussi à travers l’enseignement qu’elle donne au collège de la Planta et tout cela permet de trouver l’équilibre indispensable.
Photo Caroline Miesch
A l’origine déjà, enfant, elle installait sur sa porte le panneau « ne pas déranger » afin de dessiner ou bricoler en paix. L’adolescence venue, c’est plutôt le domaine éducatif qui a intéressé Laetitia, puis les années de collège lui ont ouvert des perspectives et lui ont permis de s’engager à l’ECAV (Ecole Cantonale d’Art du Valais). Son projet de bachelor a consisté en la peinture d’un tableau de 150 / 250 cm montrant la montagne du Sasseneire et de ses voisins directs, installé ensuite à Tignousa pendant 2 mois, pour se voir ainsi intégré dans le paysage représenté en face.
Ces diverses occupations permettent une qualité d’échanges et de discussions d’une grande richesse et animent le débat artistique au quotidien.
Aujourd’hui, Laetitia s’épanouit dans ce milieu artistique où elle vit de vrais moments de rencontres, d’échanges. Parfois des questions inattendues demandent des recherches plus approfondies et il faut préparer les visites guidées de façon spécifique. Cet automne Laetitia expose ses œuvres à
- 17 -
la Galerie de la Grenette à Sion. A Lens, « Homme blanc – Homme noir » l’exposition présentée jusqu’au 24 octobre donne parfois lieu à des discussions en lien avec le colonialisme vécu par certains visiteurs ou par leurs proches. Visitez-là sans hésiter. Et si vous croisez Laetitia, posez-lui une question inattendue, vous aurez son sourire dans la réponse et il vous charmera. Simone Salamin
www.laetitiasalamin.ch
Quand un Chef Huron racle du fromage de Grimentz ...
L
’image est surprenante, incongrue même… Et pourtant elle est bien réelle… Elle a vraiment eu lieu, cette scène peu banale s’il en est… Imaginez, un chef indien, coiffé de sa parure en plume qui tient dans sa main une demi-meule de fromage d’alpage et qui s’apprête à le racler… Incroyable non ? Cette scène, parmi d’autres, est la minuscule conséquence d’un événement qui a fait couler beaucoup d’encre des deux côtés de l’Atlantique. Nous sommes en 1977, le soir de Noël. Le village de Grimentz se prépare à une veillée de Noël peu ordinaire. Ce petit village d’habitude si calme grouille d’une agitation et d’une fébrilité qui ne lui sont pas coutumières. Et pour cause… dans quelques heures le village et ses habitants seront à l’honneur d’une première mondiale dans l’histoire de la télévision. En effet, grâce au satellite, les Grimentzards et les habitants de l’Ile d’Orléans, une petite île agricole située non loin de Québec (Canada), vont dialoguer, en direct, partager leurs expériences, leurs modes de vie… Lors de cette soirée, suivie de la retransmission de la messe de minuit à Grimentz en Eurovision, les habitants des deux communautés vont discuter, se poser des questions, échanger des points de vue, pour finalement se rendre compte que, malgré quelques différences, leurs préoccupations, leurs espoirs et leurs craintes sont les mêmes. Cette expérience interactive grâce à la télévision va en amener d’autres. Les innovations technologiques actuelles ne nous font pas prendre la mesure de ce qu’a été cette première fois… Il faut, pour imaginer l’émotion ressentie par les participants, que
- 18 -
l’un d’entre eux nous en parle. Bien sûr, il reste les films, disponibles aujourd’hui sur DVD (sur demande à la RTS). Bien sûr, les articles de journaux de l’époque, canadiens ou suisses, nous en apprennent beaucoup. Mais rien ne vaut la petite flamme de nostalgie qui apparaît dans l’œil de votre interlocuteur quand vous lui demandez de vous raconter cette expérience à laquelle il a eu la chance de participer. Parce que l’histoire ne s’arrête pas là. Et c’est justement pour cela qu’elle en devient si passionnante. Quelques mois après cette messe de minuit mémorable, en sep-
tembre 1978, une délégation grimentzarde s’envole pour Québec, à la rencontre de ceux avec qui ils avaient tant échangés, par lettres d’abord, puis grâce au satellite ensuite. Et c’est là que les souvenirs sont les plus beaux. On se rappelle bien sûr de son correspondant, de la chaleur de l’accueil québécois, des paysages… mais aussi d’une rencontre avec Joe Dassin dans le quartier indien de Québec, de la raclette au « Chalet Suisse », un restaurant suisse en pleine ville… Autant d’images inoubliables rangées dans des albums qui ne demandent qu’à être ressorties. Près de 40 ans après, les souvenirs enfouis ressortent
et, une fois dépoussiérés, revivent avec une vigueur insoupçonnée. Il faut dire qu’il est difficile d’oublier de tels moments. Cette deuxième phase de l’expérience va donner naissance à un second reportage de Radio Canada, primé en 1979, et à de nombreux articles de presse, véritables romans photos d’une rencontre insolite. Les liens créés à cette occasion étaient forts, certains plus que d’autres. On a même envisagé un jumelage entre les deux communautés. Pourtant, avec le temps, ne subsistent que quelques échanges personnels. Une expérience en amène une autre et on oublie petit à petit la précédente. En 2002, pour les 25 ans de la rencontre, une soirée a été organisée pour revivre ces moments et les faire découvrir aux plus jeunes. Quoi qu’il en soit, grâce à cette expérience télévisuelle novatrice à l’époque, un chef indien a eu le privilège de racler du fromage de Grimentz… à moins que ce ne soit plutôt l’inverse, le fromage de Grimentz a eu l’honneur d’avoir été raclé par un authentique chef indien huron ! Yanis Chauvel
- 19 -
nature
Néophytes:
état de l’invasion en Anniviers
R
égulièrement, nous entendons parler des plantes invasives ou néophytes. Ces espèces, importées de contrées lointaines la plupart du temps pour le jardinage d’agrément, s’installent progressivement dans notre pays, en « s’échappant » des jardins et se retrouvant là où elles n’ont rien à y faire. Qu’en est-il plus précisément de la situation dans notre vallée ? Tout d’abord, attention à ne pas confondre « invasive » et « envahissante » ; des plantes indigènes peuvent être envahissantes (chardons, oseille, orties) mais ne sont pas invasives car elles sont autochtones ! Il existe plusieurs espèces de plantes invasives causant chacune différents désagréments. Les plus critiques sont probablement celles qui portent atteinte à la santé de l’homme et des animaux. La Grande Berce du Caucase (1) détient la palme, puisqu’elle peut, simplement après avoir été touchée, provo-
quer des brûlures s’amplifiant jusqu’au 3e degré après une exposition au soleil. Elle est malheureusement assez bien implantée dans la vallée. Facilement identifiable par sa taille (plus de 2 m de haut), cette ombellifère se retrouve essentiellement aux abords des torrents et des lieux humides, comme à Zinal en bordure de la Navisence (Pont du Belvédère, sous le parking du Téléphérique, bas des prés du Perrec) mais aussi dans les jardins des particuliers, tout comme à Grimentz. Dans cette dernière localité, elle est également présente au bas du Trontsec et à la confluence du Torrent du Marais avec la Navisence. La région de St-Luc/Vissoie est aussi très touchée, notamment aux ravines du Torrent de Tsarrire et depuis la région de l’abattoir de Vissoie jusqu’au bassin des forces motrices. Le Torrent de Prapane est également infesté. Ailleurs, elle n’a pas encore développé de foyer connu, si ce n’est quelques plants vers la STEP.
Le pollen de l’Ambroise est hautement allergène (2)
L’Ambroisie à feuilles d’Armoise (2) est très discrète et seules quelques plantes dans la région de Fang et Vissoie sont connues. Elle est également dangereuse pour l’homme car son pollen est très irritant pour les voies respiratoires, même pour les personnes ne souffrant pas d’allergies particulières. Grande Berce du Caucase (1)
- 20 -
L’invasion du Torrent de Fang par les Lupins, vers le départ du télésiège de Chandolin (3)
Nous voici maintenant à la plante qui va le plus surprendre et qui risquera de causer passablement de problèmes dont nous ne sentons pas encore vraiment les effets dans la vallée. Il s’agit du Lupin à folioles nombreuses (3) ; ces fameux beaux lupins bleus et rose qui garnissent par dizaines les alentours des chalets. Hors des villages, les personnes attentives l’auront sûrement déjà remarqué entre St-Luc et Chandolin, le long de l’ancien chemin muletier de Chandolin, au parking de La Forêt, à Tignousa. … Plus loin, ils prolifèrent également en direction d’Ayer, à Gillou, aux Moyes, dans les prés avant Mottec, dans le secteur des Rousses et à la Tsoucdanna à Zinal. S’il ne s’agissait que de leur simple présence, personne ne souhaiterait éradiquer ces splendides panaches colorés, mais malheureusement, les lupins contiennent des alcaloïdes toxiques qui rendent les fourrages impropres à la consommation du bétail. Il semblerait également qu’ils soient particulièrement appréciés des lièvres, qui ne connaissent pas d’instinct sa saveur exotique (Amérique du Nord) et se laissent ainsi piéger avant de succomber. Parmi les plantes dangereuses pour l’homme et les animaux, citons encore le Robinier Faux-Acacia, souvent confondu
avec l’Acacia (qui ne pousse pas en Suisse). Cet arbre s’installe facilement sur les talus secs et grandit très rapidement. Ses aiguillons, nettement plus longs que ceux des églantiers, rendent le passage dans les fourrés envahis quasiment impossible et provoquent des blessures aux hommes, au bétail et à la faune sauvage. Il prolifère abondamment dans la région de Niouc et s’étend jusque dans la région de Fang. On devine déjà la progression de sa conquête anniviarde jusqu’à Vissoie.
Un des 2 foyers de Renouées du Japon d’Anniviers, vers les Effinecs (4)
La Renouée du Japon (4), quant à elle, n’est pas dangereuse pour l’homme (certains la consomment même !). Mais là où elle s’installe, elle fait disparaître toute autre forme de végétation alentours. Pour ce faire, elle dégage des inhibiteurs de croissance, ce qui lui laisse ensuite champs libre pour drageonner et progresser. Au bord des cours d’eau, là où elle se plaît à pousser, elle perd son grand feuillage vert fluo en hiver, ce qui met le sol totalement à découvert et augmente considérablement le risque d’érosion des berges. Sa ténacité est telle qu’un seul centimètre de racine laissé en terre suffit à la plante pour repartir. Le seul moyen efficace pour l’éradiquer mécaniquement consiste à excaver le sol sur plusieurs mètres de profondeur et procéder à un traitement thermique de la terre à haute température, sans quoi le matériel devra être expédié en décharge contrôlée bioactive dans d’autres cantons suisses. Heureusement, en Anniviers, elle n’est que très peu présente et c’est donc avec bon espoir que son éradication peut aboutir. Les seuls foyers connus à ce jour se trouvent à Ayer, au lieu-dit des Vernis et dans le talus aval de la route cantonale, vers la croix des Effinecs.
Il subsiste encore deux espèces qui ont pu profiter de notre naïveté pour prendre la clé des champs: l’arbre à papillons ou Buddléia et les Solidages du Canada ou Verge d’Or. Le premier est très utilisé dans les jardins puisqu’il Rive de la Navisence totalement recouverte par le Buddléia en-dessous de Niouc (5) s’ a c c o m m o d e de tous types de sols, pousse rapidement et produit de ma- faille se résigner à l’échec. Tout citoyen gnifiques fleurs similaires à celles des lilas, peut contribuer à cette lutte en supprice qui attire de nombreux papillons. Une mant ces espèces de son jardin et en utiplante dissémine par contre près de 3 mil- lisant en priorité des plantes et arbustes lions de graines aisément transportées par indigènes. Pour obtenir plus de renseile vent. Ces dernières profitent de quelques gnements ou signaler des néophytes, vous vides dans les prairies sèches pour gran- pouvez consulter le site web Infoflora.ch dir. A certains endroits, comme au fond sous la rubrique « Néophytes », où figure du Bisse de Riccard (5) et vers la STEP, ils une carte interactive de l’état connu des créent de véritables forêts et ne laissent plus dispersions et des fiches détaillées pour rien d’autre pousser. La région la plus sen- chaque espèce, où sinon, contacter Mme sible est surtout l’entrée de la vallée jusqu’à Michèle Burgener, du Service des forêts et Fang. On en rencontre justement dans les du paysage du Canton du Valais, villages de Niouc et de Soussillon. Pour (027 606 32 21). ceux qui n’auraient pas le courage d’arracher celui qui se trouve dans leur jardin, Dans tous les cas, n’entreprenez pas d’acpar crainte de ne plus voir de papillons, tion de traitement où d’arrachage sans sachez que leur nectar très peu nourrissant, avoir pris connaissance des précautions combiné à l’excitation qu’il produit, pro- d’usage propres à l’espèce. Comme explivoque un épuisement de ces insectes et une qué plus haut, certaines plantes peuvent provoquer de graves lésions par simple augmentation de leur mortalité. contact. De même ne dispersez pas sauLe Solidage, lui, occupe facilement le bord vagement ou ne compostez surtout pas les des routes et produit de grandes gerbes déchets verts de plantes invasives mais évajaune or. Sa densité peut atteindre près cuez-les par les ordures ménagères, où ils de 300 pieds par m2, ce qui ne laisse plus seront incinérés. aucune place à la flore indigène. En se souciant à temps de cette problémaEn Suisse, il existe actuellement 58 espèces tique, nous pourrons éviter des atteintes considérées comme des plantes invasives. à notre santé, limiter les coûts engendrés Il ne s’agit donc ci-dessus que d’un aperçu par les actions d’éradication et préserver de celles que l’on retrouve relativement l’authenticité des paysages de notre vallée. fréquemment sur nos chemins anniviards. Il faut également savoir que des moyens Lambert Zufferey techniques, financiers et humains impor- Ingénieur en gestion de la nature tants sont mobilisés chaque année par les Bureau PATRICK EPINEY instances cantonales et communales pour Ingénieur Sàrl à Vissoie lutter contre ces plantes, avant qu’il ne
- 21 -
tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch
- 22 -
Devenir famille d’accueil
Pour faire face aux besoins de placements d’enfants toujours plus nombreux, l’Office pour la Protection de l’Enfant (OPE) du canton du Valais recherche des familles prêtes à accueillir un ou plusieurs enfants pour une durée définie. Le Val d’Anniviers ne compte, pour l’heure, aucune famille d’accueil. Or, certains habitants peuvent sans doute apporter des conditions de vie de qualité à un enfant devant être retiré provisoirement de son milieu familial. Ainsi, l’Autorité de Protection de l’Enfant et de l’Adulte (APEA) d’Anniviers et l’Office pour la Protection de l’Enfant du Valais s’associent pour informer la population anniviarde sur le rôle des familles d’accueil. Pourquoi placer un enfant ? La majorité des enfants grandissent dans des familles qui parviennent à subvenir à leurs besoins et à les éduquer de façon adéquate. Toutefois, il arrive que des parents, pour des causes multiples, ne soient pas en mesure de prendre soin de leurs enfants. Lorsque l’Office pour la Protection de l’Enfant intervient dans ces situations, il évalue les risques encourus par les enfants concernés, ainsi que la gravité de la mise en danger pour leur développement. Pourquoi avons-nous besoin de familles d’accueil ? Lorsque la garde d’un enfant doit être retirée à ses parents afin de le protéger, le mineur est éloigné du noyau familial. Les placements possibles sont institutionnels ou familiaux. Or, il n’existe pas, en Valais, de lieu de vie institutionnel pour les enfants de moins de 7 ans, et la seule alternative est de trouver une famille nourricière prête à les accueillir. De plus, le placement en famille d’accueil offre à l’enfant un mi-
lieu naturel dans lequel il peut grandir et s’épanouir. Ainsi, les familles d’accueil constituent une ressource importante du dispositif des mesures de protection de l’enfant. Quelles démarches faut-il effectuer pour devenir famille d’accueil ? C’est l’Office pour la Protection de l’Enfant qui est chargé du recrutement, de l’évaluation et du soutien des familles d’accueil en Valais. La procédure pour devenir famille d’accueil débute par une inscription auprès de l’Office pour la Protection de l’enfant. Ensuite une rencontre est prévue avec les responsables du secteur, afin de vérifier les conditions de vie des familles candidates, connaître leurs motivations, leurs attentes, leurs appréhensions et expliciter leur rôle. Les familles peuvent choisir le type d’accueil qu’elles souhaitent offrir à un enfant : • accueil d’urgence • accueil temporaire (résolutif ), le temps que les parents puissent assumer à nouveau la prise en charge de l’enfant • accueil sur du long terme (substitutif ), lorsque les parents ne sont plus en mesure durablement de s’occuper de leur enfant • accueil « relais » soit en soutien des parents ou comme complément à un placement en institution (par exemple pour les week-ends et vacances). L’âge de l’enfant souhaité par les candidats à l’accueil et la composition de leur famille sont également pris en compte. Lorsqu’un enfant nécessite une mesure de placement, la personne de l’OPE responsable du secteur famille d’accueil contacte la famille agréée qui correspond le mieux aux besoins de l’enfant concerné. Les fa-
- 23 -
milles sollicitées ont alors le choix d’accepter ou non le placement en fonction de leur disponibilité. Toutes les familles d’accueil agréées doivent suivre 3 jours de formation de base. Des supervisions sont également organisées pour les familles qui le souhaitent. Les familles d’accueil en chiffres Actuellement, pour le Valais Romand, les familles agrées accueillant un enfant tiers sont au nombre de 64. Il existe également des familles qui s’inscrivent pour prendre soin d’un enfant spécifique, qu’elles connaissent déjà, et uniquement pour lui: 51 sont dans ce cas. Par ailleurs, il est important de relever qu’environ 160 placements en famille d’accueil sont en cours ainsi que 150 en institution.
Une séance d’information destinée à la population d’Anniviers sera mise sur pied le mardi 10 novembre à 19:00 au centre scolaire d’Anniviers à Vissoie Cette soirée sera animée par Nydia Crettaz de Vissoie, qui accomplit actuellement son stage à l’OPE de Sion et par une personne responsable de cet Office. Elles se tiendront également volontiers à disposition pour toutes vos questions sur cet important objet. L’APEA souhaite ainsi encourager les habitants intéressés à accomplir les formalités nécessaires pour fonctionner comme familles d’accueil agréées en cas de besoin. Simone Salamin
CMS AIDE ET SOINS A DOMICILE
Le Centre médico-social régional de Sierre dispense des prestations d’aide et de soins à domicile dans le Val d’Anniviers. Pour ce faire, il peut compter sur une équipe pluridisciplinaire composée d’infirmières, d’assistantes en soins et santé communautaires, d’aides familiales, d’auxiliaires, d’ergothérapeutes, d’assistants sociaux ou encore de bénévoles. Afin de permettre à la personne de rester chez elle le plus longtemps possible avec la meilleure qualité de vie, le CMS propose différentes prestations adaptées au besoin de chacun en collaboration avec les différents partenaires (famille, médecins, etc). Il peut s’agir de : Soins à domicile 7/7 : évaluation, traitements, soins infirmiers, soins palliatifs, soins de base, écoute, soutien, etc., sur ordre médical Aide à domicile : accompagnement pour les actes de la vie quotidienne, ménage, courses, mobilisation, présence, veille, etc. Ergothérapie : pour le maintien ou la réhabilitation de facultés physiques, cognitives, sensorielles ou sociales, évaluation et adaptation de l’environnement Domitel, sécurité à domicile : permanence téléphonique 24/24 à l’aide d’un système d’alarme Matériel auxiliaire : en prêt ou location : ex. lits électriques, rolla-
tors, planches de bain, chaises perçées Repas à domicile : repas chauds livrés à domicile durant la semaine (repas froid pour le dimanche) Pro Socio services bénévoles : lecture à domicile, transports, visites, livraison de repas Soutien social : informations, soutien, démarches et conseils divers par un assistant social Appartements Domino : appartements à encadrement médico-social Aide et soutien aux proches Visites préventives à domicile: information et évaluation gratuite des risques liés au vieillissement
la population anniviarde un appartement Domino pour 4 personnes. Situé en plein centre de Vissoie, à proximité de toutes les commodités d’un village, dans le bâtiment du Café des Alpes, l’appartement Domino améliore la mobilité des personnes âgées.
Domino, ou Domicile Nouvelle Option, est un programme mis en place par le CMS de la région de Sierre depuis 1998 pour permettre aux personnes âgées de rester encore plus longtemps dans leur quartier, village ou vallée. Depuis 1998, ce sont plus de 100 personnes qui ont habité dans un appartement Domino. Chacune a un lieu de vie privé et partage des locaux communs. Domino, Domicile Nouvelle Le CMS met à disposition l’encadrement Option médico-social adapté aux besoins des locaAppartement intégré à encadrement mé- taires. Tout en étant chez soi, indépendante, dico-social pour personnes âgées la personne âgée bénéficie également de la présence des autres locataires qui se veut Depuis bientôt deux ans, le Centre mé- rassurante. dico-social régional met à disposition de
- 24 -
L’appartement comporte deux étages Environ 200 bénévoles donnent de leur reliés par un escalier équipé d’une pla- temps et de leur disponibilité pour de la teforme électrique pour les personnes à livraison de repas, des visites à domicile ou mobilité réduite. Au 1er étage, se situent des transports. Dans le respect et en totale les espaces communs (cuisine, salon, salle discrétion, ils contribuent à améliorer la à manger, WC) ainsi qu’une pièce et un qualité de vie de la personne à domicile. sanitaire (WC-Douche). Au 2ème étage, se trouvent 3 lieux de vie individuels ainsi Il n’y a pas d’âge pour être bénévole qu’une salle de bain avec WC-douche-3 Contrairement à ce que l’on pourrait lavabos et un troisième WC indépendant. penser, ce ne sont pas, en premier lieu, Les surfaces individuelles à disposition les personnes retraitées qui s’engagent varient entre 18,71 m2 et 22,8 m2. En bénévolement auprès d’une association. plus du lieu de vie privé, les locataires bé- L’engagement bénévole se caractérise par néficient de locaux communs d’une super- différents éléments tels que la situation faficie de plus de 90 m2. La surface totale miliale et/ou professionnelle, la formation, habitable est de 174 m2. Les loyers varient les compétences, l’âge et la disponibilité des personnes. entre Fr. 590.- et Fr. 750.- par mois. Certaines personnes de la Vallée bénéficient de prestations du CMS et certai- Les bénévoles du Val d’Anniviers nement de l’aide de leur entourage pour Une dizaine de Cafés-restaurants se sont rester chez elles. Le CMS espère que cela engagés à confectionner des repas pour puisse continuer le plus longtemps pos- le CMS. Grâce à leur précieuse collabosible et met, pour ce faire, à disposition ration, nous pouvons assurer la livraison des services d’aide et de soins à domicile. de repas à domicile durant toute l’année. Toutefois, si une personne âgée devait Cette livraison quotidienne (du lundi au rencontrer des problèmes de santé plus samedi) est effectuée par une trentaine de importants, des difficultés de mobilité, de bénévoles, répartis dans les différents vilsolitude ou d’isolement, Domino pour- lages de la Vallée. rait éventuellement être une solution. Le Une quinzaine de bénévoles sont à disCMS entre également en discussion pour position pour effectuer des transports et des séjours de courte durée si par exemple quelques bénévoles effectuent également des visites à domicile. Nous profitons de les proches nécessitent un peu de repos. l’occasion pour remercier ces personnes Pour de plus amples informations : très chaleureusement pour leur engageCentre médico-social régional à Sierre au ment bénévole tout au long de l’année, 027 455 51 51 ou auprès de l’équipe ainsi que nos différents fournisseurs de d’aide et de soins à domicile du Val d’An- repas à domicile. niviers au 079 412 23 81. Le CMS recherche des bénévoles S’engager bénévolement pour le maintien à domicile Depuis 1978, la région de Sierre peut compter sur des bénévoles qui apportent leur contribution au maintien à domicile d’une personne âgée, handicapée, malade ou isolée. Coordonnés par le Centre médico-social régional, les services bénévoles PRO SOCIO sont un complément précieux aux prestations d’aide et de soins à domicile dispensées par les équipes professionnelles du CMS.
- 25 -
Engagez-vous Depuis quelques années, les demandes d’intervention sont en hausse et pour y répondre, le CMS lance un appel à de nouvelles vocations. Si vous êtes disposé à offrir un peu de votre temps pour des visites, des transports ou de la livraison de repas, n’hésitez pas à prendre contact avec Loriane Salamin, responsable des services bénévoles Pro Socio au CMS, tél. 027 455 51 51. Des informations sont également disponibles sur www.cms-sierre. ch. Une heure à deux heures par mois peuvent déjà rendre service. N’hésitez plus, engagez-vous.
Vous avez besoin d’aide ou de soins à domicile ? Vous rencontrez un problème de santé ? Vous avez besoin d’aide ou de soutien pour réaliser les différentes tâches de la vie quotidienne ? Vos proches s’engagent pour que vous puissiez rester chez vous ? Si la réponse à l’une de ces questions est oui, n’hésitez pas à prendre contact avec nous pour un conseil, une évaluation ou une prise en charge. Du lundi au vendredi : 07:30-12:00 / 14:00-17:00 au 027 455 51 51. Pour de plus amples informations, rendezvous sur notre site internet www.cms-sierre.ch
Un petit rappel avant les prochaines élections
Pour que votre voix compte ! Voici les points importants sur lesquels vous devez porter toute votre attention lorsque vous votez par correspondance, pour éviter que votre vote soit considéré comme nul ou pas pris en compte.
• Signer impérativement la feuille de réexpédition. •
Ne pas mettre plusieurs enveloppes de vote se rapportant au même scrutin, ainsi que plusieurs feuilles de réexpédition dans une seule enveloppe de transmission (une enveloppe de transmission pour un seul votant).
•
Mettre votre enveloppe de vote (la petite enveloppe grise) dans l’enveloppe de transmission et non pas dans une enveloppe neutre (non officielle).
• Timbrer l’enveloppe de transmission lorsque vous la postez, sinon cette dernière ne nous sera pas distribuée. • Ne pas déposer l’enveloppe de transmission dans les boîtes aux lettres des guichets de proximité. •
L’enveloppe de transmission doit parvenir à la Commune au plus tard le vendredi précédent le jour du scrutin, à 17h00.
- 26 -
sport
FC Anniviers
Souvenirs saison 2014-2015
Juniors E
Juniors D
Juniors C
Ecole de foot
4ème ligue féminine
5ème ligue masculine
- 27 -
Fang Tiébagette
L
’an passé était relaté le résultat des activités de recherches archéologiques entreprises sur le site du « vieux » Fang par des responsables et étudiants en archéologie de l’Université de Lausanne. Depuis lors, les tractations ont évolué suite au rapport établi par l’UNIL et au soutien de l’archéologue cantonal.
la continuation des travaux de fouille à Fang/Tiébagette, mais aussi ailleurs dans le Val d’Anniviers. La Société du village de Fang, la commune d’Anniviers, Anniviers Tourisme et l’Université de Lausanne s’associent pour mener à bien l’avancée des recherches. La connaissance du passé ne peut que nous aider à comprendre le présent et à inventer peut-être des décisions utiles pour le futur.
Etat des trouvailles Il faut préciser que l’état de conservation du site est remarquable, disent les spécialistes, et que l’altitude du lieu étudié est particulièrement intéressante. En effet, des fouilles ont été effectuées partout dans l’arc alpin en haute altitude sur des bâtiments d’alpage médiévaux, mais très rarement encore à l’altitude des habitats permanents comme celui-ci. D’autre part, le site présente un sol peu acide, ce qui a pour avantage de ne pas trop altérer les objets métalliques et surtout de bien conserver les ossements animaux. La disposition des ruines permet déjà de formuler de sérieuses hypothèses quant à l’organisation de cet ancien village. De plus, un fourneau en pierre ollaire daté de 1557 encore en activité dans une maison familiale du Fang actuel, ainsi qu’un blason de la Maison de Savoie qui remonterait aux années 1360 gravé sur une poutre d’une autre maison actuelle, pourraient suggérer que des éléments du vieux village ont été réutilisés dans les constructions du nouvel emplacement. Le type de traitement des parois internes enduites de mortier de chaux se retrouve fréquemment au 13è siècle. De plus, quatre fragments de céramiques non tournés sont à l’heure actuelle les seuls de ce
Le 5 septembre dernier, une visite des lieux a été organisée, puis ARAVA (Association pour la Recherche Archéologique au Val d’Anniviers) a été portée sur les fonts baptismaux. Toute personne intéressée peut s’y inscrire à tout moment et apporter sa pierre à l’édifice…la collaboration avec l’Association du Château de Beauregard est prévue et sera sans doute très enrichissante.
type retrouvés en Valais pour le Moyen Age. Les vestiges osseux animaux mis au jour à Tiébagette sont très bien conservés et aboutissent à des conclusions très intéressantes. Ces exemples à eux seuls paraissent très parlants et prouvent l’importance de la poursuite de ces recherches archéologiques. Constitution d’une Association pour la Recherche Archéologique au Val d’Anniviers (ARAVA) Dès lors, il a semblé tout à fait logique de fonder une Association pour permettre
- 28 -
Projets futurs Le comité en place va s’atteler à la recherche des fonds indispensables afin de pérenniser les fouilles en cours. Le travail ne manquera pas, mais les résultats déjà obtenus motivent les troupes. Même sans faire partie de l’Association, toute personne intéressée à participer une fois ou l’autre aux fouilles sur place, ou par exemple à loger des étudiants, à les nourrir parfois, est chaleureusement invitée à s’annoncer. Le comité de l’Association remercie chacun pour tout geste en faveur de ce beau projet et plus particulièrement les habitants de Fang qui, dès le départ, ont cru en ce travail de recherche et ont collaboré activement aux activités. Simone Salamin
Contact : ARAVA, Yvonne JOLLIEN 079 548 41 74 - yv.jollien@bluewin.ch
Le Grand Bisse
Lo gran bis dè Chèïn Zouann Je suis né en bas de Grimentz Il est vrai que c’était un de ces jours de soleil Et j’en ai profité ! Oh, cela ne s’est pas fait sans peine Ma mère, la Gougra, n’en faisait qu’à sa tête : Droit en bas, mon fils, la tête en bas comme ta mère ! Elle le criait à qui voulait l’entendre !
Yo chik néhuk déjòt Gremèntze L’è vèré ki chîre un zòr dè cholèk È y’ènd’é profichyà ! Ó chènn chè pa fé chènn pèïna Ma mâre la Goùgra, lì fajyève kya chà téha : Dri bâ, mon fis, la téha bâ kòme ta mâre ! Lì lo kriâve a kouïn volyéve l’avouíre !
Et je ne voulais pas, j’avais beau être le cadet de la famille Je voulais être un grand bisse comme les autres Malgré ma petite taille, je voulais servir à quelque chose ! C’était trop sec par les hauts de St-Jean et de Mayoux !
È yo volyèvo pa, y’ayèvo bé éhre lo dolènn dè la famìle Yo volyèvo éhre un gran bis kòme lè-j-âtre Yo chîro un petík, ma yo volyèvo éhre fòr por rèndre chervîssyo ! Chîre tra chék per damon Chèïn Zouann é Mayóou !
Sans trop attendre, j’avais choisi, je commencerais par les Fios Et j’entendais ma mère qui disait : Il n’en fait qu’à sa tête, le petit Il ne sera jamais grand ! Je me cacherais pour ne plus l’entendre ! Sous terre, s’il fallait, bien mille pas et je reviendrais À la lumière, juste après les hauts de St-Jean !
Chènn tra atènndre, y’é komènnsyà per lé Fyó É y’é avouík ma mâre dìre : Il ènn fé kya cha téha, lo petik È charé jamé gran ! Yo mè kyatchèvo por pa mé avouíre ! Déjôt la téra gró prèvonn, è rèvenyèvo apré A l’ârba joústo apré lé hât dé Chèïn Zouann !
Et depuis là-bas au-dessus, ce fut le bonheur J’étais tantôt bisse, tantôt ruisseau ! J’étais source de vie ou aimable compagnon Bientôt Mayoux ! Je me fatiguais certes un peu ! L’ombre serait mon repos La Puchottaz mon refuge
Ènn dik chouk lé, kyè dè bónó Îro tanntó un bis, tanntó un bissèt ! Îro plèïn dè vya óou bon kopènn Arévo i Mayóou ! Tsèr lanyà ! L’ònbro foùri un bon rèpó La Puchòta una bònna chòha
En fait, nous nous étions bien trouvés ! Elle et moi, pour croiser le regard sombre de ma mère Je ne serais plus seul ! Et tous ensemble, nous retrouverions La Navizence, lointaine cousine de La Lée !
No no chèïn byèïn retròvâ ! Lyèk è yo, por vère lè-j-ouéss dè ma mâre Yo chàré pa mé chòlètt ! È touìtt no rétroverèïn La Navijèïnse, koujìne dè la Lé !
Je m’étais juré qu’un jour, je verrais la mer Mon rêve s’exauçait, Le Rhône nous y aiderait !
Yo mè chik zourâ d’un zor no vèrrr avoué la mèrr Mon tabék l’ìre lé, Lo Roúno no-j-idèrè !
Merci de s’être souvenu de moi On m’avait un peu oublié Oh, je ne suis pas un saint, non, non !
Mèrsí dé vo-j-éhre chovènoú dè mè M’ayèvonn tsèr oublâ Ó yo chík pa un chèïn, na, na !
J’entends encore ma mère, La Gougra Il n’en fait qu’à sa tête le petit, qu’à sa tête ! Je suis fier aujourd’hui Je suis revenu et vous m’avez reconnu
Y’avouícho ounkòr ma mâre, la Goùgra I l’ènn fé kya cha téha lo petik, kya cha téha Ouék yo chìk fyèr Yo chìk rèvènoú, è vo m’aík rèkonyoúk
Texte écrit par M. Jean-Luc Virgilio (Les Morands)
Traduction en patois de M. Jean-Baptiste Massy, président d’honneur de la Fédération cantonale valaisanne des amis du patois (Vissoie)
- 29 -
www.prilet.ch - 027 475 11 55
Joël Bonnard
conseiller en assurances 079 690 51 34
Route de Moiry CH-3961 Grimentz +41 (0)27 475 18 22 info@anniviers-immobilier.ch www.anniviers-immobilier.ch
- 30 -
L’affaire du cimetière d’Ayer
En ce jour du mois de juillet 1927, le guide Benoît Theytaz n’est vraiment pas content, mais alors, pas content du tout ! Il vient d’apprendre qu’une commission vient d’être créée pour étudier la possibilité de construire un cimetière à l’ouest de l’église nouvellement édifiée. Il n’a absolument rien contre le fait d’ériger un cimetière à Ayer, mais le problème, c’est qu’on prévoit de le construire à 4-5 mètres de son chalet qu’il vient justement de reconstruire. Au début du 20ème siècle, Benoît Theytaz est un guide de montagne très connu dans le Val d’Anniviers. En 1898, on lui doit notamment, avec son frère Louis, la deuxième et la troisième ascension de l’arête des Quatre Anes. Toujours accompagné de son frère Louis, sa notoriété sera acquise le 7 septembre 1900, en compagnie de l’anglais G. W. Young, quand ils vaincront la face ouest du Weisshorn. Cette face est aujourd’hui connue sous le nom d’«arête Young». À partir de ce moment-là, il deviendra un guide très en vue dans le milieu de l’alpinisme d’où il comptera de nombreux amis. Le village d’Ayer veut se doter d’un cimetière En 1915, les habitants d’Ayer se sont constitués en association afin d’ériger une église au milieu du village et de créer par la même occasion un rectorat. La construction de cette église débuta en 1916 avec la pose de la première pierre bénite par Mgr l’évêque de Sion, Jules Maurice Abbet, qui décédera deux ans plus tard. La nouvelle église, fraîchement terminée, sera inaugurée et consacrée par le nouvel évêque Mgr Victor Bieler en juillet 1920. Depuis la création du rectorat d’Ayer, les pieux habitants du village ont eu, à
maintes reprises, des difficultés pour se procurer des desservants pour assurer les offices religieux. En 1927, à la suite de multiples requêtes entreprises auprès des autorités religieuses du Diocèse de Sion, et sur la proposition de Monseigneur l’Evêque, en vue d’obtenir plus facilement un prêtre, les villageois ont décidé aussi d’entreprendre des démarches afin d’envisager une séparation avec la paroisse de Vissoie à laquelle ils appartiennent, pour créer leur propre paroisse en lieu et place du rectorat. Le vœu le plus cher pour le « repos éternel » d’un paroissien, c’est de reposer au milieu des siens, si possible près de sa chère « Maison de Dieu ». C’est une des raisons qui a poussé le Comité du Rectorat à proposer de créer un cimetière à proximité de la nouvelle église. Jusque-là, les défunts du village d’Ayer étaient inhumés dans le cimetière de Vissoie. Un cimetière contesté Pour aménager un nouveau cimetière dans une commune, il faut des autorisations qu’on obtient auprès du Département de l’intérieur du Canton du Valais. C’est le Médecin cantonal qui a la responsabilité d’étudier la question et de voir si, aux yeux de la Loi, toutes les conditions à cet aménagement sont bien respectées.
- 31 -
L’église d’Ayer et son cimetière au milieu du village
Les autorités du village d’Ayer, désirant se mettre en ordre avec l’Etat du Valais, demandent une entrevue avec le Médecin cantonal, M. Coquoz, afin qu’il vienne examiner sur place leur projet du nouveau cimetière. Entre-temps, le guide Benoît Theytaz, apprend que les autorités du village ont entrepris des démarches pour la construction d’un cimetière qui se situerait à l’ouest de l’église, à quelques mètres de son chalet. Il est étonné, et même très fâché que personne ne lui en ait parlé. Avant que les fonctionnaires de Sion ne rendent visite au village, il s’empresse d’écrire au Conseil d’Etat pour lui faire part de sa désapprobation : « Je me permets de porter à votre connaissance que l’autorité du Village d’Ayer a l’intention de créer, à 4-5 mètres de ma maison justement reconstruite, un cimetière du village. Cela étant, je vous informe que je proteste énergiquement contre ce procédé antihygiénique.
tière un aspect esthétique en rapport avec la beauté du paysage. Aucun passage public ne doit être toléré à l’intérieur du cimetière. Nous proposons également de prévoir un règlement pour votre cimetière. Le plan du cimetière ainsi que le règlement doivent être soumis au Conseil d’Etat pour homologation.»
Le guide Benoît Theytaz
Je crois que la loi est assez nette sur ce rapport. D’autre part il y a à quelques mètres du village des emplacements convenables pour un cimetière sans vouloir le placer au centre du village, d’autant plus que mon chalet est utilisé pour l’été par des personnes étrangères. Dans l’espoir que vous écarterez cette demande qui vous sera formulée par les autorités du village, je vous présente, Monsieur le Président et Messieurs, mes respectueuses salutations. » Ceci dit, quelques jours plus tard, Monsieur Coquoz, Médecin cantonal, arrive à Ayer pour examiner les lieux avec les autorités du village et le Comité du rectorat. Après avoir entendu ces messieurs, il leur promet qu’il leur donnera une réponse le plus rapidement possible. La réponse ne se fit pas attendre, car deux jours plus tard, l’Administration communale recevait la lettre du Département de l’intérieur qui lui annonçait que : « À la suite de notre examen sur place de l’aménagement de votre cimetière nous avons l’honneur de vous adresser les observations suivantes : Votre cimetière peut être aménagé sur le terrain vague à l’ouest de l’église. La place réservée pour le cimetière doit avoir une superficie de 300 m2. Le plan doit être dressé par un technicien qui s’attachera à donner au cime-
Benoît Theytaz est consterné. Etant absent le jour de la visite du Médecin cantonal, il n’a pas pu, de vive voix, argumenter ses objections sur le sujet de son opposition à la construction de ce cimetière. En plus, chaque année des Parisiens qui lui louent son chalet lui ont affirmé que si un cimetière se construisait là où il était prévu, ils ne viendraient plus. Il faut se rendre à l’évidence, louer un chalet avec vue sur le Besso est plus facile que louer un chalet avec vue sur un cimetière. En plus, il allait subir une dépréciation de son immeuble, aussi bien pour la location que pour la vente. Il ne va pas se laisser faire et est bien décidé à se battre jusqu’au bout. Il se rend immédiatement auprès des autorités du village d’Ayer pour les prier d’établir un plan de situation du nouveau cimetière et des environs. Malgré les insistances de Benoît Theytaz, les autorités communales refusent d’entrer en matière, argumentant de n’avoir reçu aucune demande officielle concernant l’établissement d’un plan de situation. Devant la mauvaise volonté des conseillers communaux, Benoît Theytaz décide de prendre un avocat et menace de porter, s’il le faut, l’affaire devant les tribunaux. Au mois d’août 1927, le Consortium du cimetière d’Ayer, établit un plan du cimetière à l’insu du guide Theytaz, sans avoir examiné les limites de son terrain. Trois mois après, le Département de l’intérieur du canton du Valais informait la commune d’Ayer que le plan du cimetière était approuvé et que sa construction pouvait débuter.
- 32 -
Certain de son bon droit, Benoît Theytaz n’allait pas s’avouer vaincu, il décide de recourir contre la décision du Conseil d’Etat et de s’en remettre au jugement du Tribunal Cantonal. Tribunal Fédéral Suisse Une année après le début de cette affaire, c’est au Tribunal Fédéral Suisse à Lausanne de statuer sur le recours de droit public formé par Benoît Theytaz, représenté par Maître Fl. Torrenté, contre les décisions du Conseil d’Etat du Canton du Valais. Les juges fédéraux délibéreront après avoir examiné les pièces du dossier d’où résultent les faits suivants : Le Comité du Rectorat d’Ayer s’est proposé de créer un cimetière à proximité de la nouvelle église d’Ayer. Cet emplacement avait été choisi de préférence à d’autres, situés en dehors du village, parce qu’il appartenait déjà au Comité, qu’en hiver un cimetière hors du village serait d’un accès difficile, sinon impossible, et que la population d’Ayer tenait à avoir ses morts près de l’église pour leur vouer le culte qui convient lorsqu’elle se rend à l’église. Le recourant, qui possède un chalet non loin de l’église, a fait opposition audit projet en raison des distances, trop petites à son sens, entre la maison et le futur cimetière Suivant lui, la distance entre l’angle sud-est de la maison et l’angle nord-est du cimetière est de moins de 5 m., tandis que le Conseil d’Etat indique 7 mètres. Vu que la seule objection de M. Theytaz qui soit à retenir est que le chalet de ce dernier se trouve à proximité de l’emplacement du nouveau cimetière et qu’il pourrait subir de ce fait une moins-value au point de vue locatif ; que cette moins-value au point de vue locatif est contestée par les représentants du village d’Ayer et que, dût-elle exister, l’intérêt d’un particulier ne saurait être opposé à l’intérêt général. Benoît Theytaz argumente son recours en droit public en exposant en substance ce qui suit : Le Conseil d’Etat s’est prononcé sans avoir vu un plan lui permettant de se rendre compte de la proximité des bâtiments habités. La distance du côté de la maison du recourant ne satisfait pas aux exigences légales. Il y a d’ailleurs d’autres maisons habitées qui se trouvent dans le même cas. Le cimetière
Le Conseil d’Etat n’a pas statué à la légère. Il a eu sous les yeux le plan dressé par le Comité du rectorat d’Ayer. Il s’est entouré des renseignements voulus : des fonctionnaires compétents en matière d’hygiène ont examiné la question sur place et donné un préavis en faveur de l’emplacement projeté du cimetière. Par ces motifs, le Tribunal fédéral peut se prononcer en âme et conscience et donc prononcer la sentence: le recours est rejeté. Plan d’aménagement du cimetière d’Ayer. C’est la douche On a corrigé le plan au crayon à papier, ce qui correspond au cimetière d’aujourd’hui froide pour Benoît Theytaz pourrait très aisément être établi au nord du qui en plus d’avoir perdu son procès, doit village à une distance d’à peine 200 mètres encore supporter les charges que la justice de l’église. Le dommage causé au recourant lui impose : est très grave, car la façade sud du bâtiment a) un émolument de justice de frs. 30.donnerait en plein sur le champ de repos. Le b) les frais d’expédition s’élevant à frs 28.recourant trouverait difficilement des loca- c) les débours de la Chancellerie à frs 6.30. taires. La question d’hygiène a été négligée Printemps 1929, début des par le Conseil d’Etat, quoi qu’on dise. travaux Après avoir examiné les dossiers des deux La justice s’étant prononcée en faveur de parties, les juges du Tribunal Fédéral Suisse la création du cimetière d’Ayer, plus rien ont considéré que : ne peut s’opposer au début des travaux. Et … Le recourant ne conteste pas que le cime- c’est en ce début du mois de mai 1929, que tière projeté satisfasse aux exigences posées par le Comité du Rectorat lance les travaux du la Constitution fédérale pour ce qui concerne lieu de repos du village. Les ouvriers coml’enterrement décent des défunts, mais fait mencent alors les fondations du mur nord valoir que ses intérêts particuliers comme du cimetière. Pierre Theytaz de Jérémie propriétaire d’un bâtiment se trouvant lésés et Pierre Melly le cordonnier, chefs des par la proximité du cimetière. comptes de la Cure sont satisfaits, ainsi La distance entre le cimetière projeté et le qu’un grand nombre d’habitants d’Ayer bâtiment du recourant est de moins de 5 m. qui depuis 1927, attendaient le début de selon ce dernier et de 7 m. au dire du Conseil ce chantier. Petit à petit, le mur commence d’Etat. Il n’appartient pas au Tribunal fédé- de s’élever, quand le 25 mai Pierre Theytaz ral, comme Cour de droit public, de trancher et Pierre Melly reçoivent une lettre express ce point litigieux. Il ne peut que s’en tenir aux de l’avocat Fl. Torrenté et du juge d’insindications positives de l’autorité cantonale. truction de Sion leur enjoignant de stop-
- 33 -
per immédiatement les travaux. Benoît Theytaz vient de constater que les ouvriers construisent le mur couchant du cimetière, deux mètres cinquante plus à l’ouest de ce qui est prévu sur les plans homologués par le Conseil d’Etat. D’autre part, Benoît Theytaz entend faire établir une canalisation pour exercer son droit d’eau au bisse du Collyre. Lors de la construction de l’église, notre guide a dû subir la suppression de l’aqueduc au moyen duquel il exerçait son droit d’eau au bisse du Collyre. Pour cela, il avait demandé qu’on établisse une nouvelle canalisation qui devait emprunter sur une petite distance le nouveau cimetière afin de pénétrer sur sa propriété. Plusieurs fois, il était intervenu auprès des autorités du rectorat en vue de l’établissement de cette nouvelle canalisation, mais en vain. Comme les représentants de la cure d’Ayer ont visiblement ignoré ses requêtes, en violation manifeste des plans homologués par le Conseil d’Etat, Benoît Theytaz a demandé qu’on stoppe immédiatement les travaux. Il exige qu’on procède dans le plus bref délai à une vision locale avec toutes les parties concernées afin de déterminer l’objet de ce nouveau litige et arriver à trouver une solution à l’amiable pour éviter un nouveau procès. En attendant cette décision, le juge d’instruction intime aux représentants de la cure d’Ayer d’arrêter les travaux entrepris. Il faut croire que cette entrevue avec les autorités cantonales ait porté ses fruits, car suite à cette rencontre, des modifications de plan dressées par un géomètre officiel ont été apportées en vue de satisfaire les exigences de Benoît Theytaz. En ce mois de juin 1929, l’affaire du cimetière d’Ayer était enfin terminée. Depuis ce jour-là, tout rentra dans l’ordre, les habitants d’Ayer purent dormir sur leurs deux oreilles et les morts reposer en paix. En 15 ans, le village aura connu la construction d’une église, d’un cimetière et verra la création d’une nouvelle paroisse qu’on placera sous la protection de Sainte Anne. Jean-Louis CLAUDE Zinal
Source : Archives de la Paroisse d’Ayer
tourisme
Anniviers répond aux
défis actuels et finalise sa politique touristique
E
n constante mutation, le tourisme connaît cependant des soubresauts plus marqués tel celui que nous vivons actuellement, avec les perspectives économiques incertaines de l’aprèsWeber. Des problématiques importantes donnent souvent naissance à des opportunités qui permettent de s’adapter à l’évolution des conditionscadres et des tendances, pour autant qu’elles soient repérées et bien gérées. Grâce à la dynamique instaurée par la fusion des communes d’Anniviers, de nombreuses études et démarches participatives ont été réalisées durant les 10 dernières années, permettant aux autorités et aux instances touristiques de répondre aux défis actuels rapidement, mais sans précipitation et en étant bien préparé. Dans le sillage de l’étude sur l’avenir de l’hébergement touristique et des ateliers qui ont suivi, la politique touristique d’Anniviers arrive au terme de son processus de création qui aura duré plusieurs années. Les buts de cette politique sont multiples, ils constituent notamment une base de référence pour comprendre, gérer, développer et promouvoir le tourisme anniviard de manière cohérente et structurée. Elle n’est pas destinée qu’aux « docteurs en tourisme », elle a été pensée pour s’adresser à tous, car chaque Anniviard ou amoureux d’Anniviers constitue un ambassadeur de choix pour notre tourisme. La compréhension des tenants et aboutissants globaux du tourisme de notre région et de sa stratégie permet de valoriser au mieux Anniviers, qu’on vante les mérites de notre belle vallée à des amis, qu’on travaille comme bénévole sur une manifestation ou qu’on soit professionnel, notre tourisme a besoin
de toutes les ressources possibles pour répondre au mieux aux défis actuels. La politique touristique n’est cependant pas une baguette magique, et le fait qu’elle facilite le développement touristique ne veut pas pour autant dire que le challenge sera aisé. Nous bénéficions là encore de cette dynamique qui a vu naître la nouvelle commune, Anniviers Tourisme, la société des Remontées Mécaniques de Grimentz/ Zinal… Ces structures jeunes et dynamiques, créées pour répondre aux besoins actuels, constituent une partie des outils du « couteau suisse » touristique, à quoi s’ajoute une grande diversité d’acteurs dont bénéficie notre tourisme. L’environnement naturel exceptionnel et l’héritage diversifié laissé par la population et les acteurs antérieurs constituent un socle solide sur lequel nous construisons notre tourisme du futur, avec des outils et un plan performants. Anniviers peut
- 34 -
ainsi s’appuyer sur de nombreux avantages concurrentiels pour construire son avenir dorénavant majoritairement orienté vers l’exploitation touristique. Avec l’implication et la motivation de tous les amoureux d’Anniviers, les dangers de cette période d’incertitude peuvent être transformés en opportunités, afin de créer un futur encourageant pour les générations à venir. Alors merci pour votre implication comme bénévole sur une manifestation, pour votre dynamisme dans la gestion de votre entreprise, pour votre engagement dans les sociétés… Et merci d’avance pour toutes les belles choses que vous direz autour de vous au sujet d’Anniviers … et pour les sourires que vous ferez à nos hôtes . Simon Wiget, Directeur d’Anniviers Tourisme
tourisme
Vercorin
le marché du samedi des fruits et légumes Duay «T’as vu aller les beaux fruits ici !» Le marché du samedi fait l’unanimité chez les villageois! Les fruits et légumes sont frais et bien de chez nous, l’ambiance est conviviale et chaleureuse. L’entreprise Duay SA est une entreprise familiale qui a été créée il y a environ 3540 ans par les grands-parents Duay. Leurs enfants ont repris les rênes et la relève est assurée avec la troisième génération présente tous les samedis matin à Vercorin, qu’il neige ou que ce soit un jour férié ! «Le personnel de l’entreprise sont mes parents, mes grands-parents, mon frère Sébastien et moi-même. Ma sœur a un travail à côté et donne un coup de main au marché à Verco de temps en temps. Nous
3961 St-Luc Tél. 027 475 13 48
avons aussi 9 mois par année une employée à plein temps», commente Djo Duay, le petit-fils des fondateurs de l’entreprise. Le domaine compte environ 17 hectares avec majoritairement des abricotiers, puis fraisiers, poiriers et pommiers, pruniers, cerisiers, légumes en tout genre,…
sport4000@netplus.ch www.sport4000.ch
- 35 -
Rien ne vaut le charme du marché du samedi matin à Vercorin !
sport
Montagne Club Anniviers Camp des Climbs 2 Le mardi matin, à 7h30, nous sommes partis de Vissoie. Quelques heures après, nous arrivions à la Pierre du Moëllé. Après quelques voies en plein soleil, nous avons dû lever le camp en direction de la piscine de Leysin. Ensuite, nous avons découvert notre résidence pour ces 4 jours. Suite à cette journée caniculaire, nous sommes allés nous coucher. Cindy et Léa
Mercredi, réveil des marmottes d’Anniviers à 7h30, tous au také pour une longue journée. Nous avons commencé par un petit échauffement à la Tour d’Aï, puis par deux, nous avons fait des voies allant du 4a (facile) au 7a (difficile). Après un bon pic-nic pour reprendre des forces, nous avons préparé nos affaires pour les longues voies. Par cordées de trois, nous avons attaqué ces deux longueurs dans le froid. Un petit rappel de 50 mètres a clôturé cette belle journée.
décidé d’aller nous baigner au lac Segray. Ensuite, nous avons continué jusqu’au bus pour rentrer au chalet prendre nos affaires puis rouler jusqu’à Vissoie. Colin, Noah, Isaline et Jacques
Camp des Climbs 1 Départ de Vissoie à 7h30 du matin, pour aller grimper à Leysin. Le rocher était super et nous sommes allés au Rocher de la Latte pour faire des voies de plusieurs longueurs. J’ai aimé grimper sur le vrai rocher! Sélim
Jeudi, nous sommes allés grimper au Lac Segray. Après l’échauffement, notre groupe s’est séparé. David et Isaline se sont lancés le défi de faire les 27 voies du site, pendant que Colin, Noah, Jacques et Pasco descendaient en rappel dans une grotte et que Léa, Cindy et Sandra faisaient quelques voies afin d’améliorer leur technique. Pour animer la soirée, nous avons joué tous ensemble à « Action ou vérité ». Ce n’est que le dernier jour que nous avons remarqué qu’il y avait du cacao. Après une bonne heure de marche, nous sommes arrivés au site d’escalade. Nous avons pu faire une voie à plusieurs longueurs. Après le repas de midi, il faisait trop chaud (et nous avions trop la flemme!). Alors nous avons
J’ai aimé la Via Ferrata! Bastien
J’ai aimé le rappel, mais je n’ai pas trop aimé la Via Ferrata car j’ai eu peur! Noah S.
L’ambiance est super et nous apprenons beaucoup de choses. J’ai surtout aimé la Via Ferrata! Lucie
Ces deux journées se sont très bien passées. La Via Ferrata était un peu difficile, mais j’ai quand même apprécié. J’ai aimé le rappel! Elisa
- 36 -
Le deuxième jour, nous avons dû faire les nettoyages de la cabane (nous n’aurions pas eu besoin de nettoyer mais vu que les Climbs 2 étaient passés avant nous, imaginez bien…). Après, nous sommes allés faire la Via Ferrata de la Tour d’Aï et nous avons mangé au sommet. Rassasiés, nous sommes allés grimper sur un rocher proche puis avons fait un rappel pour descendre. Enfin remis de cette énooorme descente, nous sommes rentrés en bus. Le séjour a été rempli d’émotions et nous sommes tous très contents d’avoir participé à ce camp. J’ai aimé le chalet où nous avons dormi. Urien MCA, Franziska Andenmatten Zufferey
Marieke
à l’école du cirque
A
près une année d’école du cirque Zôfy à Charrat, Marieke Heu, jeune Anniviarde aux portes de son dix-huitième anniversaire, ne rêve que d’une chose : poursuivre sur cette voie aussi longtemps que la vie le lui permettra ! Les débuts Une vocation, une véritable vocation. C’est ainsi que j’ai ressenti la chaleur et la passion qui animent Marieke lorsqu’elle parle de son choix de vie. Déjà toute petite, éblouie par une séance de cirque à laquelle elle a assisté grâce à une place reçue en cadeau d’anniversaire, elle a compris que ce monde-là serait aussi le sien. Elle a insisté auprès de son père pour qu’il lui trouve des cours de cirque pour enfants, ce qui s’est concrétisé à Sierre pendant 4 ans, le samedi. Les bases acquises, Marieke a envoyé sa candidature à l’école du cirque Zôfy de Charrat, dès l’école obligatoire terminée. Au CO, elle a appris à présenter un projet personnel, ça l’a bien aidée dans cette démarche. Et la voilà partie dans le Bas-Valais pour participer à trois jours d’essai, c’est ainsi que Marieke a été choisie avec cinq autres concurrents, trois filles et trois garçons au total, la parité parfaite. L’aventure pouvait commencer. Au travail Que du bonheur ! Imaginez-vous sautant sur un trampoline, vous balançant sur un trapèze ou une balançoire russe, imaginant des figures avec un tissu, un cerceau, une corde, une corde volante, cherchant l’équilibre sur un fil ou au sol avec de multiples variations acrobatiques. Et ce n’est pas tout, les cours de théâtre clownesque, la
danse contemporaine, l’entraînement de la souplesse font aussi partie de la piste. Une journée-type pour Marieke commence à 9h15 par les préparatifs, l’habillement, l’échauffement, la musculation à terre, élastique, traction, abdos, puis elle tire au sort un billet dans un chapeau : et le hasard désigne un mot, il faut trouver comment l’exprimer à travers divers exercices laissés à son imagination. Alors la créativité peut se donner libre cours. Parfois le mot lui parle bien, parfois non ; il faut creuser à l’intérieur de soi, chercher au plus profond, découvrir le trésor enfoui, le libérer, l’enrubanner. Puis, après une pause d’une heure pendant laquelle chacun mange son propre en-cas, les entraînements reprennent. Les professeurs sont là, ils conseillent, proposent, suggèrent, corrigent, soutiennent, encouragent mais le gros du travail se fait par l’élève lui-même : créer, inventer, réfléchir, essayer, présenter ses trouvailles. A 17 h. le travail prend fin. Il faut compter environ une heure quinze de trajet de St-Luc à Charrat avec les transports publics, de même pour remonter le soir. Seule une forte motivation et la foi dans son engagement permettent à
- 37 -
Marieke de supporter la fatigue et les désagréments de l’éloignement. Occupations accessoires Certains samedi, Marieke et ses collègues prêtent assistance aux étudiants du domaine sports-études et les orientent dans les entraînements spécifiques du cirque, afin qu’ils puissent se développer et progresser dans leur formation. De plus, des enfants ont choisi de suivre les cours de l’école du cirque comme activités parascolaires, comme Marieke autrefois. Et là encore, la future artiste de cirque s’active, anime, conseille. La plupart des petits sont motivés, à l’écoute, ont envie d’apprendre ; mais certains meneurs distraient le groupe ou sont dans la lune. Il faut alors
3961 Grimentz 027 475 18 55
- 38 -
s’exerce alors ; puis les performances «main à main» où deux personnes doivent maîtriser différents porters lors desquels l’entente et la confiance entre les partenaires sont primordiales.
inventer des solutions pour intéresser les rebelles, forcer un peu son autorité… cela ramène Marieke à certains épisodes vécus à l’école de Vissoie et l’aide à mieux les comprendre. Attraper les idées Un cahier toujours à portée de main reste l’outil indispensable dans lequel noter les idées qui foisonnent dans la tête de Marieke : figures, costumes, musiques. Ses préférences vont au trapèze fixe sur lequel elle est seule, sa propre responsabilité
La peur comme moteur Chaque jour ouvre à une découverte nouvelle, les premiers sauts sur une planche, simples d’abord, puis améliorés d’un salto ne se pratiquent pas comme ça d’un coup de baguette magique ! ça impressionne bien sûr, il s’agit d’apprivoiser sa peur grâce à des moyens de sécurité : la longe et le tapis. Puis on ne compte plus que sur la longe, puis plus d’assurage du tout et on se lance. Et voilà que la peur s’est retirée dans sa petite case, la maîtrise peut se donner en spectacle, le moteur fonctionne. Affaire à suivre Des spectacles sont préparés pour la période de Noël et pour la fin de l’année sco-
laire, belles récompenses qui couronnent l’intense engagement de ces jeunes et permettent à leurs familles de découvrir des talents insoupçonnés. La suite s’annonce lumineuse pour Marieke qui suit son chemin, le regard brillant, confiante en l’avenir. L’école de Charrat terminée dans deux ans, elle souhaite s’engager dans une école du cirque d’un niveau supérieur, au Canada peut-être. Je me réjouis déjà d’assister émerveillée aux futures prestations de Marieke ! Et je lui suggère d’éparpiller quelques flyers en Anniviers pour annoncer les prochains spectacles auxquels elle va participer. Bravo Marieke, vas-y, fonce ! Simone Salamin
Ecole du cirque Zôfy : www.cirque-zofy.ch
notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
Le mot patois «amoïches» désignait autrefois des vaches étrangères à la vallée qui ne jouissaient pas du même statut que les vaches anniviardes. A l’intérieur de la vallée, l’amoïche pouvait aussi désigner la vache venue d’un village voisin. Dans le fond, le Grand-Hôtel de Chandolin et sa chapelle. Les «patchiolées» ou «les Evolénardes» sont des vaches de race d’Hérens, mais elles ont une robe panachée.
- 39 -
Fabio F
abio Rodrigues, 22 ans, a subi un lourd accident de la circulation à la fin juin 2014. Durant les premiers jours, les médecins estiment entre 20 et 40% ses chances de survie. Un peu plus d’un an après, malgré une paraplégie, Fabio se remet peu à peu et a des projets pour l’avenir. Rencontre. Un jeune du coin Fabio n’est pas né en Suisse et pourtant il est devenu un Anniviard à part entière. Il raconte : « Mon papa est venu travailler dans une entreprise de la région à partir de 1998. Nous l’avons rejoint avec ma mère et ma sœur en 2005. J’ai commencé l’école ici en 1ère du cycle. Je me suis tout de suite fait des amis avec qui j’ai encore des contacts aujourd’hui. » A la fin du cycle, toute la famille déménage à Sierre. Fabio commence un apprentissage de mécatronicien dans un garage de la plaine, qu’il réussira brillamment. Bien que domicilié à Sierre, Fabio remonte souvent dans la vallée. En effet, il joue dans l’équipe des «actifs» du FC Anniviers, fait partie de la classe 93, et la plupart de ses amis y habitent. Il garde donc des liens serrés avec la vallée. La vie qui bascule Le 22 juin 2014, Fabio et un ami anniviard s’en vont faire une virée. Son ami en voiture, lui avec sa moto. Dans un virage, Fabio roule sur un petit caillou qui le propulse à terre. Il dira ne se rappeler que de quelques petits souvenirs de l’accident: «Je me rappelle d’avoir eu besoin d’air, j’ai donc enlevé mon casque. Je me souviens aussi du bruit d’un hélicoptère et du bruit de la police, pour le reste pas grandchose.» Fabio est transporté au CHUV à Lausanne. «De la première semaine à
je retrouve l’usage de mes jambes, un jour. Je garde espoir.» Enfin son omoplate est aussi cassée. Une rééducation longue et difficile
l’hôpital, je n’ai pratiquement aucun souvenir. J’étais shooté par les médicaments. C’est à cette période que mon pronostic vital était de 20 à 40%. Quelque temps après, lorsque mon pronostic vital n’était plus engagé, j’ai appris que je ne pourrais certainement plus jamais marcher. Ça a été dur à encaisser.» Un lourd diagnostic Quand Fabio reprend ses esprits, les blessures que lui annoncent les médecins, sont lourdes. Ils ont dû lui enlever la rate, son pancréas a été touché. Les acides pancréatiques, qui aident à la digestion, ne sont plus acheminés correctement. Ils se dispersent dans le corps et vont dans son cerveau par le biais de la moelle épinière, ce qui le fait délirer. Il ne peut plus manger, puisqu’il n’arrive pas à digérer normalement. Une pompe achemine les nutriments pour lui. De plus sa moelle épinière est fissurée. Fabio ne peut plus utiliser ses jambes. «Comme ma moelle épinière n’est «que» fissurée, il est possible qu’avec le temps la médecine trouve une solution et que
- 40 -
Fabio passe 2 mois au CHUV, en soins intensifs puis en soins continus. Il les passe couché sur son lit d’hôpital. Sa musculature a fondu énormément. Durant ce séjour, il est souvent changé de position pour éviter que des escarres se forment. Hors de danger vital, il est transféré à la SUVA à Sion où une rééducation de 6 mois l’attend. « Au début, ils ont dû me réapprendre à trouver l’équilibre juste pour rester assis. Je n’étais plus capable de me tenir droit sur mes fesses. C’est impressionnant comme le corps humain perd ses muscles et son équilibre en peu de temps. » Plus tard beaucoup d’exercices de physiothérapie lui sont imposés pour retrouver une musculature suffisante afin d’être indépendant. « Lorsqu’on est sur une chaise, nos muscles et nos articulations les plus sollicités sont ceux des épaules, du dos ainsi que des bras. C’est donc ces muscles que nous avons le plus travaillés au début. » À la SUVA, il est aussi suivi par un ergothérapeute qui lui réapprend les gestes du quotidien. Par exemple, plusieurs techniques lui sont enseignées pour se transférer de son lit à sa chaise. Ne sentant plus ses jambes, Fabio doit aussi faire attention lorsqu’il les manipule afin de ne pas tordre d’articulations. Au fil des
grosse part d’autonomie. » Depuis qu’il est sorti, Fabio sait qu’il ne pourra plus pratiquer son métier de mécatronicien. C’est pourquoi il s’est intéressé à d’autres formations. Il a réalisé un stage de constructeur dessinateur industriel qui lui a beaucoup plu. C’est dans ce domaine qu’il se forme actuellement. « Je suis super heureux d’avoir trouvé quelque chose qui me plaît. Ça me stimule et ça me motive de réattaquer une formation et de pouvoir réacquérir de l’indépendance ».
américain. En particulier du Vinnie Paz. Ses musiques m’inspirent. «End of days», par exemple.
Esquisse de portrait
Un projet, une envie particulière ? J’aime beaucoup voyager. Depuis que je suis sorti de l’hôpital, j’ai visité Amsterdam et suis rentré dans ma région natale au Portugal, voir ma famille. Je souhaiterais me rendre prochainement aux USA. Pas pour des vacances, mais pour y vivre quelque temps et découvrir leur culture. En plus, les USA sont très avant-gardistes concernant les paraplégiques. La vie y est simplifiée.
Ta date de naissance ? 8 août 1993
progrès et des mois qui passent, il retrouve peu à peu de son autonomie et peut même parfois sortir le week-end pour aller manger au restaurant avec sa famille et ses amis. Retour à la « normale » Avant sa sortie de la SUVA, un ergothérapeute visite le domicile familial pour voir quelles modifications doivent y être apportées. A l’entrée, une rampe doit être fixée pour faciliter l’accès à la chaise, de même pour le balcon. La douche doit être totalement refaite ainsi que les toilettes. Un lift est installé dans les escaliers. Les frais sont élevés. L’AI prend en charge une grande partie. « Heureusement que les assurances nous ont aidés. Sinon mes parents et moi aurions dû réellement nous serrer la ceinture pour aménager la maison selon mes besoins. » De nos jours, il est possible pour un paraplégique de conduire. Des garagistes spécialisés modifient les voitures pour qu’elles soient fonctionnelles pour ce type d’handicap. « Pouvoir conduire était important pour moi. Ça me permet de garder une
Tes hobbies ? En tant qu’ancien mécatronicien, les voitures et les motos. J’aime toujours autant me promener en voiture. J’apprécie toujours autant le football, à regarder bien sûr (rire). Le ski que je pratiquais énormément par le passé : Je vais essayer de m’y mettre en chaise. Depuis mon séjour à la SUVA, je pratique une fois par semaine le tennis en chaise avec un coach, Olivier Mabillard (entraîneur de l’équipe suisse de tennis handicap) que je remercie pour son investissement et sa bonne humeur. J’ai commencé le basketball avec une équipe à la SUVA dans le but d’intégrer le championnat suisse. L’équipe nationale suisse de football ou la portugaise ? Là, ce sont mes origines qui parlent : le Portugal. Mais surtout parce qu’ils sont plus forts que les Suisses (rire). Mais si la Suisse joue contre n’importe quelle autre équipe, je la supporte au maximum. Une couleur ? Le bleu. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime cette couleur. Elle m’apporte du bien-être. Pourtant, je suis un supporter du Benfica qui joue en rouge alors que leur plus grand rival le FC Porto évolue en bleu et blanc. Une musique, une chanson que tu écoutes en ce moment ? En ce moment, j’écoute beaucoup de rap
- 41 -
Un film, une série qui t’ont marqué ? Je suis un passionné de l’univers Marvel. J’ai beaucoup aimé Avengers. Pour une série, dernièrement j’ai regardé Walking Deads. Je suis un vrai fan. C’est une série dramatique et émouvante. Je suis resté scotché devant. J’ai regardé toutes les saisons d’une seule traite.
Un message que tu aimerais faire passer ? N’importe quoi qui t’arrive dans la vie, il faut garder la tête haute et essayer de rebondir le mieux possible. Quand une porte se ferme, il y en a forcément une autre qui s’ouvre au même moment. Même si parfois il faut la forcer, car les charnières sont rouillées (rire). Il ne faut pas abandonner. Quand je vois beaucoup de jeunes qui bloquent au moindre petit problème, petit pépin, et qui ont recours à des comportements disproportionnés et extrêmes parfois, je suis déçu et triste. J’aimerais être un exemple pour eux. Benoît Barmaz
www.sivacolor.ch
Les
Me
nu i
sier
b s-E
te énis
s
ar p - Ch
enti
er s d’Anniv
ier s
vo u
s so
uha
iten
Boisval SA - Mayoux tél 027 475 12 37 - fax 027 475 12 81
Melly Sarl - Ayer tél 079 434 79 73
Construction SA - Vissoie tél 027 475 11 33 - fax 027 475 20 72
Monnet SA - Mayoux tél 027 475 18 33 - fax 027 475 44 57
Crettaz Etienne - Vissoie tél 027 475 14 33
Salamin François - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55
Créabois Martial Solioz - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54
Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70
Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94
Viaccoz SA - Ayer/Zinal tél 027 475 17 78 - fax 027 475 37 78
Pittet Charles - Chandolin tél 078 601 23 18
Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54
Salamin Claude-Albert - St-Luc/Niouc tél 027 455 53 86 - tél 079 417 63 86
Patrice Michlig - St-Luc/Niouc tél & fax 027 455 99 00 - 079 393 37 12
Revey Jacky Sàrl - Mayoux tél 027 475 23 74 - fax 027 565 53 43
Le BOIS met de la chaleur dans votre foyer
- 42 -
t ple
in s
uccè
s
Vissoie - 027 475 18 77
- 43 -
éducation
D’une année scolaire à l’autre . . .
L
’année scolaire 2014-2015 s’est conclue dans une joyeuse ambiance de fête, marquée par les spectacles des classes enfantines et primaires et la remise des diplômes des élèves de la classe de troisième année du Cycle d’Orientation d’Anniviers.
« Le Fabuleux voyage de Tom » et le spectacle des classes enfantines ont réuni la population de la Vallée autour de sa jeunesse pour un spectacle de qualité, joué par des élèves à l’enthousiasme communicatif. Bravo à toutes et à tous !
Les élèves enfantines ont eux interprété une magnifique histoire de petits ronds et de petits carrés, invitant chacun à accepter les différences de l’autre pour vivre dans un monde où l’amitié est plus forte que la crainte de celui que l’on connaît moins bien.
- 44 -
Remise des diplômes 3CO : En présence de leurs familles, de leurs professeurs et des autorités scolaires, les 19 élèves de la classe ont fêté l’obtention de leur premier diplôme de formation. Nous souhaitons plein succès dans leurs orientations professionnelles à Fabien, Antoine, Axel, Daniel, Alan, Axel, Jessica, Etienne, Laurent, Mélina, Cynthia, Estelle, Marie, Vincent, Simon, Chiara, Jérôme, Héloïse et Charlène.
Les diplômés Les 2014-2015 diplômés 2014-2015
Les diplômés 2014-2015
L’école d’Anniviers L’écolea d’Anniviers ouvert ses portes a ouvert le ses jeudi portes 20 août le jeudi 201520 avec août des2015 effectifs avec d’une des effectifs réjouissante d’une réjouissante ère et la (jusqu’à 2ème Harmos l’an dernier (jusqu’àappelées l’an dernier appelées stabilité. 58 élèves stabilité. fréquentent 58 élèvesen fréquentent 2015-2016en la 2015-2016 1ère et la 2ème la 1Harmos ème «L’école classes enfantines « classes », enfantines 153 élèves », jeudi fréquentent 15320élèves les fréquentent classes de les 3ème classes de 3 à réjouissante 8ème Harmos à 8(ème«58 classes Harmos ( « classes d’Anniviers a ouvert ses portes le août 2015 avec des effectifs d’une stabilité. élèves fréquentent en primaires et primaires 64 ») Harmos et sont 64présents élèves cette présents année sur cette année bancs sur desles 9CO, 10CO deset 9CO, 11CO 10CO (cycle 11CO (cycle 2015-2016») la 1ère et laélèves 2ème (jusqu’à sont l’an dernier appelées «les classes enfantines »),bancs 153 élèves fréquentent les et classes de 3ème à d’orientation). La Loi primaires sur l’Enseignement La l’Enseignement Primaire est cette introduite Primaire est ainsi introduite que le ainsi 10CO queHarmos. leetconcordat Harmos. 8ème Harmos («d’orientation). classes ») Loi et 64sur élèves sont présents année sur les bancs desconcordat 9CO, 11CO (cycle d’orientation). La Loi sur l’Enseignement Primaire est introduite ainsi que le concordat Harmos. Horairesscolaires scolaires des élèves 1H-2H 2015-2016 : Horaires Horaires des scolaires élèves 1H-2H des élèves dèsdès 2015-2016 1H-2H dès: 2015-2016 : ORGANISATIONORGANISATION 1H ANNIVIERS 1H ANNIVIERS LUNDI 08h15
09h50
1H (avec les 2H)
MARDI LUNDI MERCREDI MARDI JEUDIMERCREDI VENDREDIJEUDI 08h15
08h15
1H
1H
1H
1H
récréation
10h15
11h50 12h50
1H (avec les 2H)
1H
(avec les 2H) (avec les 2H) (avec les 2H) (avec les 2H)
(avec les 2H)
09h50 10h15
1H
1H
1H
1H
10h15
1H
(avec les 2H) (avec les 2H) (avec les 2H) (avec les 2H)
(avec les 2H)
11h50
11h50
(avec les 1H)
2H (avec les 1H)
12h50
12h50
14h25
2H
MARDI LUNDI MERCREDI MARDI JEUDIMERCREDI VENDREDIJEUDI 08h15
2H
2H
2H
2H
(avec les 1H) (avec les 1H) (avec les 1H) (avec les 1H)
1H
1H
2H
09h50
récréation
récréation
1H 14h25
09h50
ORGANISATIONORGANISATION 2H ANNIVIERS 2H ANNIVIERS LUNDI VENDREDI
10h15
2H
2H
2H
2H (avec les 1H)
VENDREDI
2H
2H
2H
2H
2H
2H
récréation
2H
(avec les 1H) (avec les 1H) (avec les 1H) (avec les 1H)
11h50
2H
2H (avec les 1H)
12h50
1H 14h25
14h25
Excellente année scolaire à tous les élèves du Centre Scolaire d’Anniviers ainsi qu’à leurs familles.
Excellente année scolaireannée à tousscolaire les élèves du Centre Scolaire d’Anniviers ainsi qu’àGeneviève leurs familles. Excellente à tous les élèves du Centre Scolaire d’Anniviers ainsi qu’à leurs familles. Constantin-Zufferey, directrice Geneviève Constantin-Zufferey, directrice Geneviève Constantin-Zufferey, directrice - 45 -
Impressum
Bienvenue aux non-résidents
Les 4 Saisons d’Anniviers
Abonnez-vous !
Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Benoît Epiney (Président HC Anniviers) Franziska Andenmatten Zufferey (Présidente Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
- 46 -
Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers sàrl 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.
- 47 -
LES ENTREPRENEURS D’ANNIVIERS
EPINEY ARMAND & FILS SA VISSOIE MELLY CONSTRUCTION SA ZINAL MELLY RAPHY SA AYER SAVIOZ ANDRÉ SA VISSOIE SALAMIN CONSTRUCTION SA GRIMENTZ