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N 19 juillet 2015

Page 1

été

NUMERO 19 | juillet ’15 | trimestriel

© Simone Salamin, St-Luc

Une année au pays de l’Oncle Sam

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Le loup en Anniviers

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D’ici et d’ailleurs

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L’ invitée

Marianne Florey Pfammatter, experte en champignons Personnellement, on papa, Georgy Florey était de St-Jean. J’ai grandi à Sierre où je me mets à disposition notre famille s’était installée. Après un au Gîte de St-Jean, détour par le Bas-Valais, je suis revele lundi de 17 à 18h, nue vivre, à Noës, en 1984. J’ai fait mon diplôme de fleuriste et ai travaillé ou sur rendez-vous pour Manor en tant que responsable (079 760 16 88) des fleurs. En 2001, j’ai arrêté de travailler pour m’occuper de ma maman, Je fais partie du Cercle mycologique de Cécile, qui est, malheureusement dé- Sierre. C’est en son sein que je me suis cédée en 2002. formée et que j’ai appris à connaître les champignons. Ses membres m’ont aidée C’est à ce moment-là que je suis montée et soutenue pour qu’avec une bonne dose vivre dans la vallée, à St-Jean d’En Haut. de travail j’arrive, après 4 à 5 ans d’études, Avec mon mari, nous nous sommes ins- à passer les examens qui font de moi une tallés dans un raccard où j’espère pouvoir experte reconnue du point de vue de la loi. passer la suite de ma vie. Jusqu’à ce que Ces examens doivent être répétés tous les 5 mon mari soit à la retraite, nous avons gar- ans, car un expert est responsable de la vie dé notre logement en plaine. Aujourd’hui des gens. La formation continue est donc nous réalisons notre rêve de vivre à l’an- essentielle: il y a de nouveaux champignons cienne. Je cuisine sur un four à bois, j’ai qui apparaissent dans nos régions, certains un grand jardin qui nous permet de vivre peuvent tuer, d’autres sont à protéger. presque en autarcie. J’y cultive même du safran de Mund, d’où, par ailleurs, est ori- Ma motivation à me mettre à disposition des gens réside surtout dans mon ginaire mon mari ! désir d’aider, d’éviter des accidents, d’apEn moi, tout est affaire de passion. Celle prendre à respecter la forêt. Ma passion, je que je veux présenter ici, c’est celle des veux la partager avec d’autres. C’est ça le champignons. J’ai obtenu récemment le plus important. Ainsi il m’arrive d’animer titre d’experte en champignons VAPKO. des promenades proposées par l’Office de Je puis donc offrir mes services à la popu- tourisme de St-Luc. La demi-journée est lation et aux hôtes de la vallée afin de consacrée à la cueillette, à l’explication des contrôler leur cueillette. En Valais, il n’y a divers champignons qui sont déposés sur pas d’obligation légale à faire contrôler les une table. Et cela finit par un apéro. champignons. Pourtant cela permet d’éviter quelques tragiques erreurs. C’est donc En dernier lieu, voici quelques conseils une action volontaire que proposent les qu’il me tient à cœur de transmettre : contrôleurs formés. Ce service est généra- • En cas de doute quant à un champignon lement gratuit. Chaque cercle mycologique consommé, téléphonez aussitôt au Centre a son ou ses contrôleurs qui fonctionne(nt) Suisse d’Information Toxicologique, au pour une région précise. 145. Il y a toujours quelqu’un qui peut vous dire quoi faire - 3 -

© Yasmine Florey

M

• Cueillez les champignons en limitant la quantité à votre consommation personnelle • Mettez-les dans un panier, pas dans un sac en plastique qu’il faut éviter, car il n’est pas du tout approprié à leur conservation • Faites toujours bien cuire vos champignons, au moins 20 minutes, car seule une longue cuisson peut détruire les traces de produits toxiques que les champignons propres à la consommation peuvent avoir tirés du sol dont ils proviennent. Et la cuisson ne change pas leur texture. Propos recueillis par Janine Barmaz

Grande exposition de champignons Salle bourgeoisiale de Granges 24-25 octobre 2015 Vente de croûtes aux champignons


Sommaire 3 L’invitée

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Là-haut à Chandolin

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Une année au pays de l’Oncle Sam

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Une rencontre avec Patrice Morisod

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Les génissons sont reines à Niouc

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Le loup en Anniviers

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Lifting au sommet

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Notre histoire.ch

14

Pêcher en montagne

36

D’ici et d’ailleurs

15

Venez à Mission

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Un camp pas comme les autres

17

Fifres et Tambours de Grimentz, 50 ans

40

Une journée au musée

18

Montagne Club Anniviers

41 Ponchet

19

Faire un apprentissage

43

Le Cycle d’Orientation d’Anniviers

20

Le Val d’Anniviers vu par Danag

45

Le festival du Toûno

23 Anniv’info 26

46 FangEpicuria

KM Vertical de Réchy

Concours

© Gaëtan Salamin, St-Luc

à la découverte de notre vallée Ces belles demoiselles regardent vers le ciel, espérant être choisies pour illuminer les reposoirs de la Fête-Dieu. Elles naissent au printemps, s’épanouissent au début de l’été pour colorer les foins qui seront bientôt coupés. Ainsi, séchées et engrangées, mêlées aux autres essences florales, elles réjouiront les palais des vaches pendant l’hiver, pour affûter le goût de leur lait. Que de bonnes raclettes en perspective ! Mais au fait, qui sont-elles, ces demoiselles ? 1. Trollius europaeus ou trolle 2. Lotier corniculé 3. Aconit tue-loup

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Un bon de 50.à la Boucherie La Vallée, Vissoie. Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition de juillet du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo de juillet » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 10 septembre 2015

Le gagnant de l’édition n° 18 est Claude Ackermann, Savièse La réponse était: C - Sur la Roc Noir


Une année au pays de l’Oncle Sam

V

oilà bientôt 10 mois que moi Camille Kaufmann suis partie aux Etats-Unis dans le but d’apprendre l’anglais et de découvrir une autre culture. La décision de passer une année OutreAtlantique ne fut pas facile à prendre. Une de mes amies m’a proposé de l’accompagner à une séance d’informations et en écoutant les élèves partis les années précédentes, la curiosité a pris le dessus, et j’ai décidé de me renseigner sur ce projet. « Reflection International » est une organisation allemande qui envoie environ 25 étudiants par an aux Etats-Unis, exclusivement dans le Wisconsin. Depuis quelques années, une collaboration s’est instaurée avec le collège des Creusets et cinq places sont réservées à cet établissement. Soutenue par mes parents qui trouvaient que cela serait une expérience enrichissante, je me suis lancée dans l’aventure et ai embarqué pour le pays de l’oncle Sam le 23 août 2014. Départ pour l’inconnu Certes, il y eut quelques larmes à l’aéroport de Zürich, mais l’excitation qui m’avait gagnée durant les préparatifs a vite repris le dessus. Une fois installée dans l’avion avec mes compagnes de voyage, toute mon attention était tournée vers le Wisconsin où m’attendaient ma famille et ma sœur d’accueil, Jessica. J’avais eu quelques contacts par Facebook durant l’été, mais cela ne suffisait pas pour qu’on se connaisse assez; même si j’étais sûre que ma famille d’accueil allait être formidable, j’étais légèrement stressée de la rencontrer et de voir si nous pourrions nous entendre, condition sine qua non pour une année réussie. A notre arrivée à Madison, capitale du Wisconsin, toutes les familles ont accueilli

Jessica et Camille

leur étudiant/e. Après les présentations, chacun est parti de son côté, aucune famille n’habitant au même endroit. La première semaine, mes parents d’accueil, Lori et Dennis, ainsi que Jessica m’ont emmenée dans leur maison de vacances au bord d’un lac. Cela nous a permis de faire plus ample connaissance et m’a plongée dans la culture américaine, notamment culinaire. J’ai goûté leurs fameux Smore’s : un marshmallow ramolli par le feu, placé ensuite entre deux morceaux de chocolats, eux aussi légèrement fondus auprès du feu sur des Petits Beurres ! Nous avons passé une semaine fantastique, et rapidement j’ai su que j’allais vivre, dans cette famille, une expérience formidable !

à quoi m’attendre et je craignais d’être perdue les premiers jours ! Mais la perspective de rencontrer d’autres personnes et de pouvoir me faire de nouveaux amis était excitante. Le premier jour, j’étais bien contente que Jessica soit à mes côtés pour me guider dans l’immense bâtiment qui accueille 2400 élèves, soit à peu près la population anniviarde ! Telle une touriste, au début j’ai souvent consulté le plan du bâtiment toujours à portée de main, ce qui ne m’a pas empêchée de me perdre fréquemment dans les interminables couloirs. Heureusement les professeurs ont été tolérants et m’ont accueillie avec indulgence lorsque j’arrivais en retard, essoufflée d’avoir cherché la bonne classe…

L’école Cette première semaine m’a également permis de me préparer pour la rentrée scolaire. C’était stressant, car je ne savais pas du tout

L’organisation scolaire Mais il n’y a pas que les murs qui m’ont rendue perplexe; en effet, le système scolaire américain est totalement différent du

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nôtre, et il m’a bien fallu quelques semaines pour m’y adapter. Une des choses qui m’a le plus marquée c’est que, chaque matin, les élèves se lèvent, mettent la main sur le cœur et récitent le serment d’allégeance en direction du drapeau américain accroché au mur. La première fois, je ne savais pas trop ce qu’ils faisaient, et encore moins ce que moi j’étais censée faire. Cela m’a pris du temps, mais après quelques semaines c’est devenu un automatisme ! L’horaire et la répartition des classes sont également complètement différents. Nous suivons tous les jours les sept mêmes cours que chaque élève choisit en début d’année. Donc chaque cours réunit des élèves différents ce qui garantit des échanges variés et permet de faire plein de rencontres. Les cours commencent déjà à 7h26, se terminent à 14h02 et sont suivis d’une étude de 30 minutes. A midi nous avons 25 minutes pour manger et si cela m’a paru court au début, j’ai vite compris qu’au pays du fast food c’est largement suffisant et on peut même avoir du temps pour faire ses devoirs ! Toute-puissance de la sécurité Cependant, le plus surprenant pour moi a été de constater combien la sécurité est une question prioritaire, même dans le cadre scolaire. Durant la journée, les étudiants ont l’interdiction de sortir du bâtiment et

sont encadrés par plusieurs policiers armés qui patrouillent dans les couloirs et à la cafétéria. Il est également très fréquent que des policiers et des chiens viennent à l’école pour chercher dans les casiers si un élève a en sa possession de la drogue ou autres substances illégales. Je trouve que les jeunes Américains ne sont pas vraiment pris au sérieux, ils sont considérés comme des enfants et non comme des adolescents. Si un élève veut se rendre aux toilettes il doit signer une feuille en sortant et en rentrant et mettre autour de son cou un passe sur lequel est inscrit le nom de son professeur. Et si par malheur il arrive qu’un élève traîne dans les couloirs sans aucune bonne raison, la police a le droit de l’amender ! Ce contrôle permanent de l’autorité et le manque de confiance à notre égard m’a souvent donné l’impression d’être une gamine de 14 ans et non une jeune fille de 18 ans.

Néanmoins la perspective d’obtenir mon diplôme et de pouvoir enfiler la fameuse toge et le chapeau traditionnels des nouveaux diplômés m’a encouragée à travailler sérieusement. Même si le niveau paraît moins élevé qu’en Suisse, la sélection reste impitoyable. En effet, les plus prestigieuses universités et les bourses d’études (souvent indispensables compte tenu de la cherté des études) ne sont réservées qu’aux meilleurs et la compétition est rude. Ce système où le droit à l’erreur est quasi inexistant me paraît moins équitable que le nôtre. Par contre la relation amicale qu’il y a entre professeurs et étudiants m’a stupéfiée les premiers jours. En effet, il n’est pas anodin de voir un enseignant et un élève se serrer dans les bras ou se taper dans les mains. Beaucoup de professeurs se font même appeler par leur surnom, de même pour les élèves. Mais cela n’empêche en rien un respect mutuel.

Sélections et… étonnements En comparaison avec la Suisse, la vie étudiante américaine paraît moins exigeante. De plus, être une étudiante d’échange rend la situation plus facile, le but premier étant d’apprendre la langue et la culture, ainsi les objectifs scolaires passent au second plan. Par conséquent, les professeurs sont assez flexibles par rapport aux devoirs, conscients que l’acquisition de la langue demande déjà un effort considérable, surtout au début.

Le sport, incontournable là-bas Aux Etats-Unis, le sport dans le cadre scolaire est important et très populaire. L’école se termine tôt, justement pour permettre aux élèves de pratiquer une activité physique tous les jours, sans rentrer tard à la maison, si on a encore des devoirs à faire. Les étudiants ont la possibilité de s’adonner au sport de leur choix, quel que soit leur niveau, et peuvent en changer chaque

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trimestre. Le foot américain, le tennis, le baseball, le softball (baseball pour les filles), la natation, le basket et le foot sont les sports les plus populaires, mais il y a également la possibilité de faire du golf, du ski, du bowling, du tir, de la gymnastique entre autres. Expérimenter le tennis et… le ski sur colline… si, si ! Ma sœur d’accueil jouant du tennis, je m’y suis donc inscrite. Même peu expérimentée, j’ai eu beaucoup de plaisir à y participer, à m’améliorer et à disputer quelques matches. Pratiquer un sport au sein de l’école m’a aussi permis de me socialiser et de m’intégrer un peu plus facilement à ce nouveau monde. Malheureusement la saison de tennis est brève : les courts sont à l’extérieur et le jeu n’est possible que jusqu’à mi-octobre. C’est alors qu’une amie m’a dit que l’école

avait un ski team et qu’elle en faisait partie. Ma première réaction fut : « Mais... où sont les pistes ? ». Le lieu le plus élevé du Wisconsin culminant à environ 600 m. d’altitude, vous conviendrez que ma question était légitime ! Et pourtant, il y a bien des pistes de ski à proximité de l’école et de mon domicile. Bien entendu, rien à voir avec nos domaines, puisqu’il s’agit de deux pistes accessibles par un unique téléski au flanc d’une … colline. Alors que j’avais fait une croix sur le ski pour cette année, l’hiver arrivant et la nostalgie me gagnant à l’approche des fêtes de fin d’année, j’ai décidé de m’inscrire au ski team. Mon scepticisme a-t-il été ressenti par mon coach ? Toujours est-il qu’il n’a pas voulu me commander le matériel avant d’avoir vu si je savais skier ! Non mais ! Ouf, il a vite été rassuré et enfin, équipée de pied en cap, j’ai débuté avec excitation ma saison. Avec deux entraînements et une ou deux

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compétitions contre d’autres écoles par semaine, mon hiver fut bien rempli. Et force est de constater qu’il n’est pas nécessaire d’avoir les plus beaux domaines skiables à disposition pour s’éclater et prendre du plaisir. Les bons résultats de mon équipe nous ont permis de nous qualifier pour les championnats du Wisconsin. Ce fut une expérience incroyable ! Ce championnat s’est déroulé plus au nord, à La Crosse, sur une plus « grande » colline. Chaque équipe disposait de sa propre tente chauffée et le repas de midi pouvait profiter à tout le monde. Garçons et filles disputaient chacun leur course : un slalom, un géant et un super G. Le samedi matin, durant la reconnaissance pour la première course, tous les athlètes se sont arrêtés, ont retiré leur casque et ont chanté l’hymne national. C’était phénoménal de voir tout ce monde chanter en cœur, je me suis presque crue à une compétition internationale !
 Pour les petites courses hebdomadaires avec les autres écoles, nous avons visité différentes stations. Leur point commun: l’architecture typiquement suisse ! Ils appellent leurs restaurants « chalet », et dans chacun d’eux se trouvent un drapeau suisse et des photos de certaines stations de ski helvétiques et françaises, je m’y suis sentie presque comme à la maison… La réaction des gens quand je leur expliquais que je venais de Suisse était amusante, ils étaient tous impressionnés et me demandaient si je ne trouvais pas les pistes un peu ridicules. Evidemment j’ai toujours nié, afin de ne vexer personne; j’étais tellement heureuse de pouvoir pratiquer mon sport favori, c’est tout ce qui importait. Ceci m’a apporté beaucoup de fun, une multitude de souvenirs, de rires et de supers amitiés. Mes bons résultats durant ces compétitions ont intéressé le journal local qui m’a consacré deux pages. Une grande fierté pour ma famille d’accueil qui, n’ayant jamais pratiqué le ski, a fait plusieurs fois le déplacement pour venir m’applaudir lors de compétitions et me soutenir activement. Ah, le choc des cultures ! Une année à l’étranger ce n’est pas qu’une expérience linguistique, mais également un choc culturel passionnant. Si nos deux pays ont peu de choses en commun, les Américains aussi sont très différents des Helvètes. Sous des apparences très chaleu-


reuses, notamment dans leur manière de se faire l’accolade, les relations demeurent assez superficielles. L’aspect revêt beaucoup d’importance et le jugement est un peu facile. D’autre part, leur patriotisme m’a particulièrement déconcertée, je le trouve parfois poussé à l’extrême. En effet, partout sont accrochés des drapeaux américains et la fierté manifestée à l’égard de leur « bannière étoilée » n’a d’égal que l’amour porté à leur armée. Ces deux symboles, patrie et armée, sont défendus âprement dès que quiconque émet la moindre critique. D’ailleurs, la neutralité suisse est une notion peu comprise et a tendance à les faire sourire. Si au début je me suis lancée dans des débats animés pour défendre mon point de vue de bonne Suissesse, j’ai vite compris qu’il valait mieux éviter la critique et j’ai appris à tenir ma langue sur des sujets scabreux même si cela n’a pas toujours été facile… Le Wisconsin étant un état très conservateur, les citoyens votent majoritairement à droite et sont peu enclins à accepter des avis opposés. Ils n’hésitent pas à afficher leurs convictions politiques avec des stickers sur leurs voitures et même des pancartes dans leur jardin pour soutenir leur candidat préféré. D’ailleurs Hillary Clinton a peu de chances de gagner la partie dans cet état traditionaliste. Malgré tout, j’ai rencontré des gens chaleureux et accueillants et c’est cela que je garderai en mémoire.

L’état du Wisconsin Le nom Wisconsin provient du nom indien Chippewa « Ouisconsin » qui signifierait «lieu où il y a de l’herbe ». Près de 60 % de la superficie sont recouverts d’eau ou de forêt, c’est un état très agricole, idéal si on aime la chasse, la pêche ou se balader en pleine nature. Le Wisconsin est situé au nord-est des Etats-Unis, bordé au nord par le lac Supérieur et à l’est par le lac Michigan. Beaucoup de gens ont une maison dans le nord et y passent l’été. Bénéficiant d’un climat continental humide, en été les températures ressemblent aux nôtres; par contre les hivers sont plus rudes, le thermomètre flirte régulièrement avec les -20 degrés et peut même descendre jusqu’à -30. La semaine après Noël fut la plus froide de l’année puisque la température n’a pas dépassé les -25 degrés. Je pense avoir vécu l’hiver le plus rigoureux de toute ma vie ! Malheureusement pas question de manquer l’école pour « froid sibérien », car les cours ne sont annulés qu’à partir de -30 degrés !
 La vie au quotidien La période de Noël fut aussi difficile car c’était la première fois que je passais les fêtes loin de ma famille, et elle m’a manqué. Ici, comme chez nous, Noël reste très spécial, on le passe en famille autour d’un bon repas. Mais grâce à mon foyer américain qui me considère comme un de ses

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membres à part entière, j’ai passé le cap de fin d’année dans les meilleures conditions et ce fut magnifique. La famille est très importante au Wisconsin et les repas familiaux nombreux. Chaque année vers la fin octobre, les Américains se retrouvent pour fêter Thanksgiving par un de ces repas de retrouvailles familiales. Les universitaires rentrent juste pour le weekend et les grands-parents se joignent au menu gargantuesque préparé plusieurs jours avant ! Cet esprit de famille m’a permis de me sentir comme à la maison et a été un soutien précieux pour supporter l’éloignement. Une autre grande différence concerne les transports. En effet, si trains et bus sillonnent la Suisse et permettent une grande liberté, aux Etats-Unis seules les grandes villes sont bien desservies. En région rurale, aucun transport en commun n’est à disposition, à part les bus scolaires. Tous les trajets se font en voiture, même les plus courts. On se déplace très peu à pied, d’ailleurs les piétons n’ont pas la priorité, même sur les passages protégés. Sans permis de conduire, je suis donc dépendante de mes parents ou de Jessica qui, à 17 ans, conduit déjà. Ici les jeunes peuvent passer leur permis à 16 ans. Néanmoins, durant neuf mois, plusieurs restrictions doivent être respectées : interdiction d’avoir plus d’un passager non membre de la famille dans le véhicule et pas de conduite après 23 heures. Si des jeunes


sont encore dehors au-delà de 23 heures, ils sont assimilés à des trouble-fête, voire à des jeunes à problèmes. J’ai ressenti toutes ces restrictions comme un manque de confiance à l’égard de la jeunesse, confrontée à des règles sociales très strictes.

notamment dans les écoles. Les messages sont partout : de nombreuses affiches avec des slogans tels que : « Ne tombe pas dans la trappe de l’alcool » sont placardées sur les murs. Chaque deux ans, l’établissement scolaire organise deux journées d’information et de prévention. Ce programme met Alcool problématique en scène un accident de voiture causé par L’âge légal pour boire de l’alcool ou entrer l’alcool, les acteurs sont des élèves pour que dans un café qui sert des boissons alcooli- l’impact soit plus fort. S’ensuit une présensées est de 21 ans. Malgré ces restrictions, tation avec différents témoignages et films. l’alcool chez les jeunes est un vrai problème au Wisconsin et fait de nombreuses Bientôt le retour… victimes chaque année, cause principale Mais rien n’a pu gâcher la merveilleuse exdes accidents de la route. Connu pour ses périence que j’ai vécue. De plus, cela m’a origines allemandes et irlandaises, cet état permis de réaliser la chance que nous avons est l’un des plus grands consommateurs de vivre en Suisse en toute sécurité et dans de bière des USA. Les autorités organisent un confort inégalé. beaucoup de prévention auprès des jeunes, Ce séjour dans le Wisconsin restera gravé

dans ma mémoire comme une expérience extraordinaire. Non seulement j’ai appris l’anglais, mais j’y ai aussi découvert une autre culture et une façon de vivre différente de la nôtre, ce qui me permet de m’ouvrir à de nouvelles perspectives et de voir le monde sous un autre angle. Mais surtout j’ai rencontré des gens qui resteront dans mon cœur pour toujours et une famille pour la vie. Si c’était à refaire je n’hésiterais pas une seconde, et j’encourage tous les jeunes à tenter l’aventure, où que ce soit dans le monde. Maintenant, à quelques semaines de mon retour, je suis impatiente de retrouver ma famille de là-haut, mes amis et mes montagnes anniviardes. A bientôt ! Texte et photos Camille Kaufmann

St-Luc

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Les génissons sont reines à Niouc

Désormais : une tradition Voilà cinq ans que le petit village de Niouc fait la fête aux génissons. Le samedi 10 octobre 2015 se déroulera la sixième édition du Combat de génissons de Niouc. Cette manifestation, organisée par l’Amicale du village, se tiendra au couvert. Comment les génissons sont-ils arrivés à la porte d’entrée du Val d’Anniviers ? A l’origine, un ancien président de la société villageoise avait lancé l’idée d’organiser un combat de reines pour animer le village. Il s’est avéré plus simple d’organiser un combat de génissons. De plus, les combats de bêtes de moins de deux ans sont plutôt rares dans la région. C’est donc avec enthousiasme que le village de 120 habitants s’est lancé dans cette niche. Cette belle aventure, désormais tradition, est rendue possible grâce aux bénévoles, aux sponsors, aux éleveurs des génissons… ainsi qu’au public.

le lien amical entre ses membres et d’établir de bonnes relations avec d’autres institutions similaires dans la région. Elle sert enfin d’intermédiaire entre les villageois et les autorités communales. Ainsi, en plus du combat de génissons, l’Amicale organise la fête du village et Des hommes et des bêtes des animations pour Pâques et la Saint Ce combat de génissons, dont l’organisa- Nicolas. C’est également elle qui entretion est bénévole, anime et mobilise le vil- tient et exploite le couvert de 180 places de lage. Chaque année, la manifestation rencontre un beau succès puisque deux à trois cents spectateurs se retrouvent dans une ambiance des plus sympathiques. Le nombre de bêtes est limité à 36. Cellesci viennent principalement d’Anniviers et du district, mais pas uniquement : on y voit même des concurrentes en provenance du Haut-Valais. Lors de ce tournoi junior, la fougue de la jeunesse dévoile un potentiel notable. Très « Amicale » L’Amicale de Niouc réunit à cette occasion les habitants et les sympathisants du village. En outre, elle a pour objectif de développer des projets d’utilité publique, de favoriser

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Niouc, construit en 2004 par de nombreux bénévoles. L’Amicale de Niouc se réjouit d’organiser une nouvelle fois cette fête du combat de génissons le 10 octobre 2015 dans un cadre magnifique. Convivialité et luttes animées en perspective… Philippe Amacker Photos Remo


www.tzoucdana.ch

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Lifting au sommet C

’est une grande dame de Zinal qui s’offre une nouvelle jeunesse. Construite en 1953 par les guides d’Anniviers, la cabane d’Arpitettaz va, pour la troisième fois dans son existence, subir des transformations. La première fois, c’est deux ans après sa construction que le refuge a dû être reconstruit, suite à sa destruction par un tourbillon. La seconde, c’est juste après le rachat de la cabane, en 1980, par la section de la Dôle du Club Alpin Suisse (CAS). Le refuge est transformé en véritable cabane, prenant alors l’aspect actuel. Depuis plus de 30 ans, des gardiens bénévoles se relaient pendant les mois d’ouverture pour assurer l’accueil des alpinistes et randonneurs. Depuis quelques années, on observe une très nette augmentation des nuitées pendant la période hivernale. L’engouement pour le ski de randonnée y est pour beaucoup. C’est dans une volonté de continuer à accueillir les hôtes dans les meilleures conditions et de répondre à l’augmentation de la fréquentation en hiver que s’inscrit cette troisième phase de travaux. En effet, la cabane va être agrandie, mais sans augmenter la capacité d’accueil. Le but est d’augmenter le confort des hôtes.

Arpitettaz actuellement

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Comment ? En agrandissant la cuisine, en créant un vestiaire pour entreposer piolets et autres sacs à dos, en augmentant l’espace entre chaque lit… Bref, tout a été pensé pour que tout le monde se sente à l’aise. Le second objectif de ces travaux est de s’adapter aux nouvelles normes d’hygiène, d’économies d’énergie et de protection de l’environnement. Changement des fenêtres, panneaux photovoltaïques et cuisson au gaz entre autres, devraient améliorer grandement le bilan énergétique de la cabane. Enfin, il faut aussi s’adapter aux normes antisismiques et, haute montagne oblige, penser au risque d’avalanche. Au niveau architectural, pas question de faire du « faux vieux ». Selon les normes et les règles en vigueur, il faut qu’une rupture claire soit marquée entre la partie historique et les nouveaux locaux fraîchement construits.

ça coute combien ? Sûrement très cher me répondrez-vous. Et vous auriez raison. Dans le cas de la cabane Arpitettaz, le budget dépasse le million de francs. Rien que le transport du matériel représente déjà environ 15% du budget total. La bonne nouvelle, c’est que près de 90% du budget sont d’ores et déjà financés. Près du quart par la centrale du CAS, le reste par la recherche de dons, de sponsors et d’achats de parts sociales. Il reste encore une partie à financer, et la section de la Dôle recherche toujours des sponsors, si cela vous intéresse n’hésitez pas à prendre contact (transformation@ cas-la-dole.ch).

Les travaux d’agrandissement de la cabane Arpitettaz auront lieu durant l’été 2015. La cabane sera donc fermée cet été-automne. Les visiteurs ne pourront pas y dormir, mais une buvette sera mise en place la journée pour qu’ils puissent profiter au maximum du panorama impressionnant sur le Parlons finances maintenant Weisshorn qu’offre la cabane. L’agrandissement d’une cabane d’altitude, Yanis Chauvel

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Crédits photos : CAS section La Dôle

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Pêcher en montagne,

© Photo Matthey Raymond, mise à disposition par L’OT Grimentz

une passion à partager

E

n Valais, plus de 120 lacs de mon- En Anniviers tagne et autres gouilles sont affermés Le Lac des Autannes, situé sur le chemin qui mène au col de Torrent, à 2686 m. d’altipar périodes de 10 ans. tude, est actuellement géré par Florian Moll, Le dernier appel d’offres a été lancé par le un Vaudois passionné de pêche, qui vit à canton du Valais en septembre 2010. Pour Grimentz depuis une quinzaine d’années. chaque plan d’eau, un prix de base annuel est C’est seulement la deuxième année qu’il s’ocproposé. Le contrat est ensuite conclu sur la cupe de ce lac : la personne qui l’avait obtenu base de l’offre la plus élevée. A égalité, la prio- en 2010 s’est désistée par la suite et il a eu la rité est accordée au fermier précédent. Toute chance d’être là au bon moment. Depuis l’an offre disproportionnée est interdite par la loi. dernier, Florian entreprend de mettre en valeur la pêche, comme loisir ou comme sport.

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Il propose divers permis de pêche : pour un jour, pour un week-end ou pour la saison. Avec Cédric Donzé, qui est le fermier du Lac Noir situé au-dessus de Chandolin, ils ont conclu un partenariat permettant aux personnes qui ont acheté un permis auprès de l’un d’eux, de pêcher dans les deux lacs. Ces permis peuvent être acquis dans divers points de vente de la vallée. Les personnes intéressées peuvent s’informer auprès des offices de tourisme. Attention ! Pêcher sans permis est sanctionné par une amende de Frs 1’000.-


Une passion à faire partager

Soins et préparatifs

tions utiles y sont à disposition.

Durant l’été, tous les vendredis après-midi un petit marché à thème, appelé firong, est organisé à Grimentz. Celui du 7 août sera

Au début juin, si le temps le permet, entre Florian Moll a décidé de faire découvrir sa 120 et 140 kg de poissons sont acheminés passion à tous ceux qui le voudraient bien. Il d’une pisciculture de plaine jusqu’au lac, organise donc des journées d’initiation qui d’abord par camionnette, puis par hélicops’adressent à un large public : jeunes, adultes, tère, puisque le lac n’est accessible qu’à pied. familles et enfants dès 6-7 ans sont les bien- Trois sortes de poissons sont ainsi transporvenus. En juillet-août-septembre, il met sur tées : de la truite arc-en-ciel, du saumon pied, une fois par mois, une journée spéciale de fontaine et de la truite de montagne ou cristivomer. enfant-parents. Il organise aussi deux concours de pêche, les L’an passé, Florian a réintroduit des vairons deuxièmes samedis de juillet et de septembre. afin de renouveler l’écosystème et réactiver Pour déterminer le vainqueur du jour, ce la chaîne alimentaire nécessaire à la survie n’est pas le nombre de poissons pris qui est des poissons. La période de pêche va de miretenu comme critère. La mesure en milli- juin à début octobre en fonction du temps mètres de chacune des 5 prises autorisées par qu’il fait. D’octobre à fin mai, le lac est gelé. concurrent est convertie en points et celui Les poissons passent l’hiver en léthargie, qui a le plus grand nombre de points a gagné! ils vivent sur leurs réserves, ne mangeant Afin de faire connaître loin à la ronde le lac presque plus. des Autannes et ce qu’il organise pour l’animer, celui-ci s’est doté d’un site internet : Un firong grimentzard fort www.lacdesautannes.ch. Toutes les informa- original

orchestré par Florian autour de sa passion, la pêche. Il va rassembler, de manière assez exceptionnelle, divers spécialistes de ce domaine. En effet, Florian a invité des guides de pêche français, qui sont des professionnels détenteurs d’un diplôme équivalant à un CFC chez nous, et des sportifs de haut niveau. Parmi eux, Grégoire Juglaret est un compétiteur au palmarès impressionnant, qui a été durant 4 ans le capitaine de l’équipe de France Junior. La championne de France de pêche en rivière 2011, Pauline Espinosa, sera aussi présente. Une démonstration se fera au milieu du village. Nicolas Germain, un passionné qui tient un blog sur la pêche à la mouche depuis 8 ans, participera aussi à ce firong. Il fait des démonstrations de montage de mouche et donne des conférences. Avis à tous les mordus ainsi qu’à tous les curieux, ce firong ne doit être manqué sous aucun prétexte ! Il sera l’occasion de rencontrer des passionnés qui aiment faire partager leur goût et leur savoir. Janine Barmaz

Venez à Mission, les 11 et 12 juillet, et participez aux

réjouissances prévues pour fêter l’été La fête patronale, la foire aux livres et un grand tournoi de morra seront l’occasion de belles rencontres, de découvertes intéressantes qui vous procureront un agréable dépaysement. Philippe Theytaz, enfant de Vissoie, dédicacera son livre « Gamin » le dimanche après-midi. Si vous n’avez jamais assisté à une passe de morra, c’est l’occasion rêvée de vous initier à ce jeu traditionnel !

La morra pour les nuls La morra est un jeu populaire qui se joue dans diverses contrées de Suisse, d’Italie et du Sud de la France. Ce jeu voit la confrontation de deux joueurs : en même temps, chacun montre à son adversaire soit son poing fermé, soit un ou plusieurs doigts de la main. Simultanément il dit un chiffre jusqu’à dix dans un dialecte mal défini. Celui qui trouve le chiffre correspondant au total des doigts montrés marque un point. Les parties se jouent à

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5 ou 7 points. Une revanche et une belle sont prévues pour déclarer le vainqueur. On connaît peu l’origine de ce jeu. Il se joue de manière spontanée, entre copains, lors d’occasions particulières, comme la Fête-Dieu ou la patronale ou une fête de famille. Il s’apprend en regardant les plus âgés. Il nécessite de la vivacité, de l’observation et de l’entraînement. Janine Barmaz


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société

Société de Fifres et Tambours de Grimentz 50e anniversaire

L

e samedi 25 juillet 2015, le vieux village de Grimentz vivra aux couleurs de sa société de Fifres et Tambours à l’occasion de son 50e anniversaire. Déjà 50 ans qu’une bande de seize musiciens s’est rassemblée et a décidé de fonder la Société des Fifres et Tambours de Grimentz. C’est aussi en 1965 qu’apparaît le premier costume de la société, inspiré du célèbre costume des guides de montagne de l’époque. 50 ans plus tard, le jeune comité de la société actuelle a décidé de marquer le coup pour ce jubilé, en proposant à la population une belle fête anniviarde, conviviale et sympathique, à travers les ruelles du vieux village de Grimentz.

Pour cette occasion, un livre historique écrit par Amélie Vouardoux, sera édité et vendu au public pendant la fête. Un nouveau morceau intitulé « Millésime 50 » composé par Mathieu Constantin pour la partition fifres, et par Florent Massy pour la partition tambours, sera joué par les Fifres et Tambours de Grimentz.

Les fifres et tambours de Grimentz quelques années avant la fondation de la société. De g. à d.: Vital Vouardoux, Ignace Salamin, Joseph Vianin, Victor Portmann et Robert Vianin

Dès 21h00 : concert du groupe Rlive (diverses reprises de tous styles français et anglais) sous les arcadômes. Ambiance musicale et festive garantie ! Minuit : Bal avec le groupe Généteam.

Au programme de ce samedi 25 juillet 2015 : 11H00 : ouverture des cantines à l’ancienne scierie de Grimentz 13H30 : cortège des Fifres et Tambours d’Anniviers, Borzuat et Villa 14H15 : production des jeunes des fanfares L’Echo des Alpes et l’Edelweiss, des jeunes tambours d’Anniviers et concerts des sociétés des Fifres et Tambours de la région sous les arcadômes (place de la cure) et à la scierie. Caves ouvertes.

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Pour plus d’informations, connectez-vous à l’événement sur Facebook : https://www. facebook.com/events/612687478861589


sport

Montagne Club Anniviers MCA

Cours d’escalade Peut–être certains de nos lecteurs se posent la question : « Comment se déroule un entraînement d’escalade ? » Voici une brève description : Après quelques exercices d’échauffement pour les doigts, poignets et épaules et des assouplissements des membres inférieurs, une traversée au mur d’escalade est effectuée. Celle-ci se déroule à une hauteur allant de 10 à 100cm sans être encordé. Les matelas de réception serviront de protection lors d’un lâcher-prise. Ensuite les grimpeurs se mettent par deux ou trois pour escalader et assurer les diverses voies

de grimpe. Selon leur niveau, ils grimpent en tête en mettant la corde dans les sangles fixes suivant des voies allant d’un 4a à un 7a. Les Geckos (nos plus jeunes grimpeurs) escaladent en moulinette, ce qui veut dire qu’un moniteur a installé la corde préalablement, et que le grimpeur monte sans placer une dégaine et sans faire de manipulation de corde au sommet de la voie. Ainsi il peut descendre quand bon lui semble. Pour diversifier les entraînements en escalade, parfois avec les yeux bandés. Puis il y a l’escalade dans le pan où on peut suivre une voie (marquée par les prises d’une même couleur), rapidement surplombant sans être encordé. La protection est assurée par les tapis de réception. Les slack-lines et tyroliennes agrémentent les cours.

Curieux de découvrir notre club et de participer aux entraînements? A la rentrée 2015/2016 les élèves recevront une Ecole Info avec les informations nécessaires sur toutes les activités sportives et culturelles de notre vallée.

Après 1h15 d’entraînement un moment de stretching et un jeu de détente choisi par nos jeunes finissent la séance d’escalade.

Quelle est la réponse juste ? Il s’agit d’un…

Avec les beaux jours nous profitons également des installations extérieures comme l’Ilôt Bosquet, le « rocher des Fioz » ainsi que le « rocher des Portmanns » sur le bisse de St. Jean entre Prarion et St. Jean.

Envoyez votre carte postale avec la mention Concours MCA à l’adresse : Montagne Club Anniviers Par Mme F. Andenmatten Zufferey Village Mayoux 3961 St. Jean Délai 15.08.2015 Les réponses justes participeront à un tirage au sort. Le/la gagnant/e recevra un bonnet « fétiche » du MCA.

Pour clôturer la saison, nous nous retrouvons tous à Prarion pour notre traditionnelle grillade canadienne. Durant les vacances d’été auront lieu le camp d’escalade des Climbs 1 et 2 et pour les Geckos, deux jours de Rando-Aventure dans la région des Voualans, organisés par Sylvie Peter.

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Concours

1) Nœud d’amarrage sert pour s’auto assurer 2) Nœud papillon s’emploie pour s’encorder en milieu de corde 3) Nœud de plein poing ou queue de vache 4) Nœud de demi-cabestan permet d’assurer.

Pour le MCA Franziska Andenmatten Zufferey


Faire un apprentissage à 50 ans et plus

I

l n’est pas rare aujourd’hui de changer d’orientation au cours d’une vie professionnelle. Il est cependant encore assez exceptionnel d’entreprendre un apprentissage à l’aube de la cinquantaine. C’est pourtant le beau défi qu’a relevé Chantal Iacobaccio. Elle vient de terminer son apprentissage d’assistante médicale. Elle est l’exemple édifiant d’un esprit positif, tourné vers le futur.

Chantal, d’où venez-vous et comment avezvous découvert Anniviers ? Je viens de la région de Bex, plus précisément de Fenalet, tout près des mines de sel. Je suis venue pour la première fois à Vissoie, dans le cadre d’un stage d’été comme aide-éducatrice dans un groupe de La Cité des Enfants de Vevey. C’était à la fin des années 1970. Pourquoi vous êtes-vous installée à Vissoie? Lors de mon séjour avec ces jeunes handicapés, j’ai fait la connaissance de Pierino Iacobaccio, un menuisier italien, au cours d’un bal. Ce fut le coup de foudre. J’ai donc décidé de venir travailler en Anniviers. Sans formation, j’ai trouvé une place de sommelière et je ne suis plus repartie. Quel a été votre parcours professionnel ? A vingt ans je me suis intéressée au métier d’assistante médicale : malheureusement, à cette époque, il n’y avait que peu de places d’apprentissage pour cette formation, qui était assurée plutôt par des écoles. Il y en avait une à Sion, mais l’écolage était élevé. J’ai donc dû y renoncer. Je me suis mariée et, après la naissance de mes filles, je suis devenue maman de jour. Cela me permettait de gagner un peu d’argent, en travaillant à la maison et en m’occupant d’elles. J’ai eu cette activité pendant une quinzaine d’années. Quand j’ai ar-

rêté, la crèche existait depuis une année. J’ai travaillé quelque temps dans un magasin. Puis mon mari est tombé gravement malade. Après son décès, j’ai eu le bonheur de travailler pour une famille à Sierre, m’occupant des enfants et de la maison. Ces personnes m’ont apporté beaucoup par leur gentillesse, leur chaleur. Pourquoi avez-vous sauté le pas de l’apprentissage ? Après deux ans, j’ai ressenti le besoin de passer à autre chose. Il fallait que mon esprit soit davantage occupé. J’ai donc beaucoup réfléchi et tâté un peu le terrain autour de moi. L’envie de devenir assistante médicale était toujours là. Puis est venu le moment où je me suis décidée à tenter le coup. J’ai profité du fait que le Docteur Caloz allait partir à la retraite et qu’il n’aurait pas formé quelqu’un de jeune, puisqu’il ne pouvait garantir la formation complète de cette personne. Je n’aurais pas voulu prendre la place d’une autre. Malgré la cessation d’activité du docteur, j’ai eu la chance de pouvoir faire ma dernière année de formation à Vissoie. Comment cela s’est-il passé ? Quelles réactions cette décision a-t-elle suscitées ? Tout s’est fait très rapidement. J’ai donc dû quitter la famille de Sierre un peu abruptement. Cela m’a coûté de le faire dans la pré-

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cipitation. Les gens de ma génération ont surtout fait des remarques sur la difficulté de ne rien gagner pendant un certain temps. Personnellement, je savais que la formation me plairait beaucoup, car j’avais eu l’occasion de la découvrir partiellement pendant que ma fille, Laetitia, faisait son apprentissage. J’avais aussi constaté que je retenais assez facilement certaines choses qu’elle me récitait. Mes deux filles, quant à elles, ont craint que je ne sois pas acceptée par mes camarades. Elles avaient vu, durant leur formation, que cela se passait souvent plutôt mal pour les personnes plus âgées. Elles s’inquiétaient surtout parce que, en première année, la formation se fait essentiellement en classe. Heureusement, cela ne s’est pas du tout passé ainsi. J’ai été bien acceptée, j’ai tout de suite fait partie de la classe. Cela a sans doute joué un rôle favorable que je fasse la formation complète et que je ne la commence pas en cours. Timide, j’aurais eu plus de peine à m’intégrer dans des groupes déjà formés. Je ne saurais trop conseiller d’être là dès le début. Quel bilan tirez-vous de votre expérience particulière ? Tout a été positif. J’étais bien acceptée aux cours professionnels et j’ai eu un très bon contact avec les gens. Au cabinet, certains patients croyaient que j’avais repris mon métier d’avant. Je cherchais du contact : mes journées sont bien remplies. Comme ça, la solitude ne me pèse pas quand je rentre chez moi. La vie, c’est un peu comme un puzzle dont les pièces s’imbriquent gentiment les unes dans les autres. Propos recueillis par Janine Barmaz


Le Val d’Anniviers vu par Danag, chasseur-cueilleur du Néolithique de passage dans la vallée du Rhône

J

e m’appelle Danag, du clan des Crubg. Avec mon frère et ses deux fils, nous avons fondé notre propre clan. Nous n’étions pas toujours d’accord avec le chef de notre ancien groupe, et après une dispute qui a mal tourné, nous avons été bannis. Depuis, nous suivons le Grand Fleuve en direction des Hautes Montagnes.

rencontre sur notre chemin. Parfois nous restons plusieurs lunes au même endroit, d’autres fois, nous marchons plusieurs lunes sans trouver le précieux métal. Mère Nature est capricieuse et elle ne nous facilite pas la tâche.

Nous cherchons du métal.

Sur une colline, au bord du Grand Fleuve, il y a une demi-lune, nous sommes entrés en contact avec une tribu importante qui nous a indiqué une vallée où on trouvait du métal bleu en abondance. En échange du savoir-faire de Janug, ils nous y ont conduits. Elle se situe à environ une demijournée de marche de la colline.

Mon frère, Janug, travaille cette matière magique comme personne. Il fabrique des outils et des armes que l’on échange contre de la nourriture avec les tribus que l’on

L’accès à ce lieu est très compliqué. Il n’est pas possible de suivre le torrent qui se jette dans le Grand Fleuve. C’est pourquoi nous avons dû trouver une autre voie. Il y

Le soleil se couche tôt en cette saison ...

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a très peu de passage et le chemin est mal marqué et dangereux. Les montagnes sont très hautes, peut-être les plus hautes et les plus impressionnantes qu’il m’ait été données de voir… Les glaciers sont partout, la roche est tendre par endroits, très dure ailleurs. Je n’ai jamais vu une telle chose. Les pentes sont si raides que nous devons nous tenir les uns les autres pour ne pas tomber. Ovra, ma femme, commence à montrer des signes de faiblesse au milieu de la montée et nous devons nous arrêter. Notre arrivée dans cette Vallée commence sous le signe de la vie, et quand nous repartons, quelques jours plus tard en direction des sommets enneigés, c’est avec Divak, mon premier né. Après quelques heures d’une pénible ascension, mon frère pousse des cris de


joie: il vient de trouver ces fameuses traces bleues qui annoncent la présence du minerai. Nous installons notre campement dans une prairie verdoyante, à l’abri d’une forêt de mélèzes. A peine sortie de l’hiver, la nature est en plein émoi. Les animaux sont nombreux et, bien qu’affaiblis par l’hiver très rigoureux, nous ne manquerons pas de gibier. Nous avons donc décidé d’établir le campement à mi-hauteur. Une grotte peu profonde nous sert d’abri. Je vais chasser pendant que mon frère et ses fils extraient le métal de la roche. La vie se passe doucement dans cette vallée. Nous devons sans cesse lutter contre les loups et les ours qui ne sont pas habitués à voir des humains, et ne nous craignent donc pas. Ils s’approchent de plus en plus du campement, sans doute attirés par notre nourriture. Il faut toujours veiller et c’est relativement dangereux. Okar, le plus jeune des fils de mon frère s’est fait attaquer l’autre nuit alors qu’il montait la garde.

Une meute de loups s’est approchée malgré le feu et l’un d’entre eux lui a sauté dessus. Il a perdu un bras dans la bagarre, et depuis il lutte contre la fièvre. Il n’en a sans doute plus pour longtemps… En plus de la tristesse que nous éprouvons pour Okar, nous allons bientôt devoir quitter la vallée. L’hiver approche et le clan va sans doute bientôt compter un membre de moins… Il va nous falloir redescendre et partir à la rencontre d’une tribu qui, en échange des outils que nous avons fabriqués, accepte de nous accueillir pour l’hiver. Nous en profiterons pour trouver une compagne à Ovri, le deuxième fils de Janug. Il aura quatorze printemps à la prochaine lune et il faut toujours penser à l’avenir du clan.

Le gibier ne manque pas ici ...

nous continuerons à suivre le fleuve, un nomade nous a parlé un jour d’un col que l’on peut franchir à la belle saison. Si on passe ce col, à quelques lunes de marche il y a le Grand Lac Salé. Tellement d’eau que personne n’en a jamais vu la fin… Si des clans habitent à cet endroit, peut-

être pourrons-nous échanger nos savoirsfaire… Qui sait ? En tout cas, mon clan et moi remercions de tout cœur cette vallée qui a vu naître mon premier fils… Texte et photos Yanis Chauvel

Grimentz | Zinal

Peut-être que nous reviendrons par la suite dans cette vallée. Il y a encore beaucoup de métal, et les réserves de gibier pourraient faire vivre un clan important. Ou alors,

ess-grimentz.ch 027 475 50 60

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ess-zinal.ch 027 475 13 73


tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch

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Retour des concessions hydrauliques: quelle stratégie ?

Depuis quelques mois, la problématique du retour des concessions refait surface. Le Conseil d’Etat a en effet présenté sa vision qui peut se résumer en ces termes : • les communes concédantes conservent la propriété sur les cours d’eau latéraux et le canton celle des eaux du Rhône. • les communes non concédantes, par le biais des Forces Motrices Valaisannes (FMV), peuvent acquérir 30% de participation lors du retour de chaque aménagement et ce à un prix solidaire.

© Photo Restaurant du Barrage de Moiry

• les communes concédantes valorisent librement l’énergie qui leur revient.

Ce rapport suscite logiquement des réactions contrastées entre les partisans d’une cantonalisation et les défenseurs du droit de propriété. L’association des communes concédantes (ACC), dont Anniviers fait partie, s’est prononcée démocratiquement et positivement sur ce rapport. Pour l’ACC, le principe du prix solidaire pour la part réservée aux FMV de 30% est admis, même si les modalités restent encore à définir lors de l’examen parlementaire. Ce pas est loin d’être négligeable. Il représente sur le long terme des centaines de millions. De plus, les communes non concédantes auront accès à un fonds alimenté par le produit du retour des concessions. Pour résumer, elles pourront souscrire des

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prêts à taux préférentiel, pour leurs besoins d’infrastructures publiques, grâce à l’argent placé dans le fonds, par les communes concédantes. Ce concept doit être salué à sa juste mesure car, au cours des derniers 50 ans, les exploitants ont engrangé de juteux bénéfices et créé des emplois surtout en plaine, alors que les redevances hydrauliques n’étaient même pas adaptées au renchérissement. Le moment nous paraît, dès lors, opportun pour rappeler la situation qui prévaut en Anniviers : • La société des Forces Motrices de la Gougra (FMG) est au bénéfice de diverses


concessions sur la Gougra, la Navizence et divers torrents latéraux. • Ces concessions prendront fin, pour la Navizence en amont de Vissoie et la Gougra, en 2039, et pour la Navizence, en aval de Vissoie et le torrent de Fang, en 2084. • Notre commune est actionnaire à hauteur de 7,7% de l’aménagement de la Gougra et de 45% de celui de la Navizence. • Les eaux de la Gougra sont accumulées dans le barrage de Moiry qui reçoit également les eaux de la vallée de Tourtemagne par gravitation ou par pompage, ainsi que celles du Vallon de Zinal. • La Gougra produit environ 360 millions de KW/h, la Navizence environ 180 millions de KW/h, alors que le district de Sierre consomme environ 240 millions de KW/h. • L’aménagement complet permet une utilisation rationnelle des eaux, sauf à dire que le palier Vissoie-Chippis est le maillon faible. En effet, la galerie actuelle a une capacité inférieure (11 m3) à celle des paliers supérieurs (15 m3). Elle n’est pas sous pression, si bien que l’eau met plus de 50 minutes jusqu’à Chippis. La nouvelle

des USA du gaz de schiste, pétrole et gaz bon marché, meilleure efficacité énergétique, économie d’énergie, etc. Au-delà de cette déprime des marchés, l’énergie hydroélectrique garde sa valeur. La consommation augmentera. Les lignes de transport vers l’étranger sont saturées, le nucléaire diminuera, l’Union Européenne devra taxer davantage les énergies fossiles, l’énergie de pointe des barrages sera toujours nécessaire à la régulation du réseau à cause, notamment, des énergies solaires et éoliennes qui restent tributaires de leur source d’énergie. centrale de Chippis (2014) permet une Dans ce contexte, la problématique du augmentation du débit. La galerie actuelle retour des concessions doit être examinée perd de l’eau et nécessite des travaux coû- avec le plus grand soin et requiert objecteux. Le nouveau projet de galerie (90 mil- tivement l’élaboration d’un compromis lions de francs) a été mis à l’enquête. Sa avec le canton et les communes non concéréalisation dépendra du prix de l’électricité dantes, les FMV, SIESA et les exploitants qui sont en mains des consommateurs qui est au plus bas. alémaniques. • Selon la législation actuelle, au retour de la concession Gougra en 2039, les com- Produire du courant ne suffit pas. Il faut munes concédantes (Anniviers, Chalais, encore être capable de le transporter, de le Chippis, Turtmanntal) recevront gratuite- distribuer et de le commercialiser. ment la partie mouillée (barrage, terrains, canalisations, etc.) et devront indemniser L’avenir dépendra notamment de la noul’exploitant (FMG) pour la partie sèche velle législation, des contraintes environ(lignes électriques, ouvrages dans les nementales, du niveau des taxes CO2 usines, etc.). La partie mouillée représente en Suisse, de l’abandon du nucléaire, de environ 80% de la valeur de l’aménage- l’évolution du prix du courant, du taux de change avec l’euro, du réchauffement climent et la partie sèche 20%. matique qui entame nos glaciers, de l’état • La valeur d’un aménagement dépend d’entretien des barrages et des ouvrages toutefois essentiellement de sa valeur de annexes, de la maladie du béton et surtout de notre capacité à nous rassembler sur un rendement et du bon état d’entretien. projet énergétique cantonal, qui suscite la La situation actuelle du marché électrique jalousie et la convoitise de la Confédération est préoccupante. Notre commune encais- et des milieux économiques. sait précédemment 2.5 millions provenant de la vente d’énergie, et en 2014 moins de Tels sont, en résumé, les enjeux qui vont 1.5 millions. animer les débats politiques de ces proCette érosion est due à différents facteurs: chains mois. subventions aux énergies vertes et aux usines à charbon en Allemagne, crise euroSimon Epiney, Président péenne, excédent de courant, importation

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Remise des mérites

© Photo Remo

et distinctions 2014

Devenue aujourd’hui traditionnelle à la Commune d’Anniviers, la remise des distinctions et mérites sportifs et culturels 2014 a eu lieu le 21 mai, à la Tour à Vissoie. Si l’on dit Musique ou Sport, l’on pense immédiatement à répétition, entraînement, persévérance, endurance, découragement, patience, résistance ! En effet, rien n’est gagné d’avance et quoique l’on fasse, pour obtenir des résultats il faut avoir une hygiène de vie appropriée, persister, et faire des sacrifices qui ne sont pas toujours évidents. C’est pourquoi distinctions, encouragements, et mérites sont attribués à :

Trois musiciens de la fanfare l’Echo des Alpes : • Benoit Zufferey, Mickaël Salamin et Florent Caloz qui ont animé la soirée par leurs brillantes interprétations musicales. Aux sportives et sportifs : • Edwige Zufferey, Agnès McTighe : athlétisme • Robin Stupf : hockey • Kensley Éno, Alan Crettaz : street-hockey Aux sociétés : • Ayer pour demain • KM de Chando (Détails sur www.anniviers.org )

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Des remerciements sont adressés aux parents, aux entraîneurs et moniteurs, aux participants à cette cérémonie, ainsi qu’aux membres de la commission culturelle et sportive pour leur soutien et le temps consacré à ces jeunes, et pour leur contribution à la vie associative du val d’Anniviers. C’est dans une ambiance chaleureuse et conviviale que s’est terminée la soirée, agrémentée par un apéritif offert par la Commune d’Anniviers !

Christiane Favre


tourisme

1

ère

édition

du KM Vertical de Réchy

L

a première édition du KM Vertical de Réchy a eu lieu ce samedi 9 mai 2015. Florent Zabloz, (stagiaire MPC à l’office du tourisme de Vercorin) a mis en place une nouvelle course (KM Vertical) dans la région de Vercorin dans le cadre de son travail de maturité. Une centaine de coureurs ont pris le départ ce samedi matin à 10h30 sur les sommets de Réchy/Chalais, pour terminer leur course au Refuge du Bisse, à l’entrée du Vallon de Réchy. Les coureurs ont avalé 1000 mètres de dénivelé pour une distance de 3.56 km.

Cette 1ère édition est considérée comme une course test, et Florent Zabloz a dès le début préféré limiter les inscriptions. Au départ, les inscriptions devaient être bloquées à 75 coureurs, mais vu la forte demande, le nombre de participants sera finalement supérieur à cent coureurs. C’est plus exactement 103 coureurs qui se sont bousculés au portillon ce samedi 9 mai à 10h30. Voici le bilan de cette 1ère édition Cette première édition du KM Vertical de Réchy a connu un magnifique succès. Les conditions météorologiques ont été excellentes pour les coureurs. Ce premier KM Vertical de la saison a attiré de nombreux spectateurs. Selon l’organisateur, ils étaient environ 150 personnes à s’être déplacées afin d’y assister et ont encouragé les sportifs tout au long du parcours dans une ambiance chaleureuse et festive.

E m m a n u e l Vaudan, en survolant ce magnifique tracé de 3.56 km pour 1000 mètres de dénivelé, a décroché le premier temps de référence en 36’47 min, suivi de Maximilien Drion en 38’46 min. et de Manu Sassi en 38’57 min. Chez les femmes, Monique Caloz s’est imposée dans cette première édition avec un temps de 49’41 min, suivie de Sabine Caloz en 51’25 min. et de Manon Wicki en 54’25. L’enthousiasme des coureurs et le succès total de cette première édition assure à ce KM Vertical un bel avenir… Au total, 30 bénévoles ont participé à la manifestation et Florent Zabloz les remercie chaleureusement. L’avenir de la manifestation Aujourd’hui Florent Zabloz voit l’avenir de cette course avec sérénité et peut d’ores et déjà nous affirmer que la manifestation sera à nouveau organisée l’année prochaine. Par contre, Florent ne sait pas encore exactement de quelle manière il sera impliqué dans la manifestation à l’avenir. Il a reçu plusieurs propositions d’organisations qui s’intéressaient à reprendre l’organisation de celle-ci. Il faudra donc analyser si à l’avenir il créera son propre comité, s’il

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sera co-organisateur ou alors s’il passera le flambeau de la manifestation à un nouvel organisateur. Vercorin Tourisme Arian Kovacic


Là-haut à Chandolin «Sur le sentier de la Chenegouga»

C

’est à une véritable découverte sensorielle que nous convient Marie Piller des Remontées Mécaniques de St-Luc/Chandolin et Magali Crettaz de l’office du tourisme de Chandolin. En effet, quoi de mieux pour appréhender nos cinq sens que de déambuler, en famille, sur les magnifiques pâturages de l’Illhorn ? Inspirées par le livre de contes « Rozinna, raconte-nous Anniviers », Marie et Magali ont concocté un parcours d’exploration sur lequel imagination et créativité se donnent libre cours. Une brochure mise

Loeche

à disposition par les offices du tourisme locaux indique les endroits où chacun peut s’arrêter tout au long de ce cheminement ludique; ces petites pauses permettent de participer aux activités proposées. Les enfants, joueurs par nature, s’en donneront à cœur joie et même les adultes se laisseront tenter. Voilà une manière originale de se balader sur ces hauteurs ! Qui osera encore prétendre, après cette expérience, que marcher c’est monotone… plonger les pieds dans les petits lacs, observer et toucher faune et flore, approcher et peut-être

même sentir l’odeur des vaches à l’alpage, écouter la multitude de sons qui bruissent de toutes parts là-haut… cela ressemble au bonheur, non ? Le compagnon de cette aventure est incarné par le conte «Les pâturages de l’Illhorn», authentique promesse de ne pas céder à l’ennui ! Là-haut à Chandolin, «Sur le sentier de la Chenegouga» le cinéma se construit en temps réel et en décors naturels. Dès le 4 juillet, jour officiel de son inauguration, ce parcours invite à une visite ; n’hésitons pas, courons-y ! Simone Salamin

Illhorn 2717m 4

3 Waschsee 2419m

Illsee 2360m cabane de l'Il horn 2142m

5

2

Chandolin 2000m Tsape 2470m

6

1

Lac Noir 2501m

1. l ouie 2. le toucher 3. la vue

4. la vue 5. l'odorat 6. le gout

1930m lucien

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sport

Une rencontre avec l’enfant du pays: Patrice Morisod

Q

ui n’a pas parlé du retour de l’entraîneur fétiche des Suisses et des Français dans ses terres natales ces derniers temps ? En conséquence, il était important que le journal des Anniviards et de ses hôtes s’y mette aussi !

Alors que l’on sait qu’il officiera pour les remontées mécaniques de Grimentz-Zinal dès cet hiver, on a aussi appris qu’il sera consultant tant pour les compétitions organisées sur les hauteurs de CransMontana que pour la relève du ski valaisan et romand au sein du NLZ de Brigue. Pour en avoir le cœur net, il a été important de prendre du temps pour parler avec lui et de comprendre ce qui a motivé ce choix, et ce tout en sachant que c’est un homme très attachant, souriant, et serrant de multiples mains des amis de passage durant les nonante minutes de discussion

à bâtons rompus que nous avons réalisée partiellement sur la place du village de Vissoie et à l’intérieur d’un de ses établissements publics, une bouteille de Rivella sur la table. Ancien des cadres suisses B, on lui propose, sans qu’il l’ait demandé, le poste de chef alpin de l’équipe valaisanne en juin 1989, et ce alors qu’il avait cessé la compétition en avril 1987. Agé de juste vingt ans, il se lance ainsi dans une carrière d’entraîneur. A noter, qu’auréolé d’un diplôme de commerce, il sortait d’une première place auprès d’EOS et croyait qu’il allait bientôt honorer un contrat chez UBS, carrière bancaire qui ne sera finalement jamais entamée. Dès lors, il a dû se débrouiller, tout en montant les échelons les uns après les autres. Avec des cycles de 2 ans, au départ en tant que chef alpin de Ski Valais, puis en

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tant que responsable de l’interrégion ouest, puis comme entraîneur national junior, puis en coupe d’Europe, puis en coupe du Monde, et ce tout en commençant par les disciplines techniques, avant de finir par être considéré comme peut-être le meilleur connaisseur du monde dans les disciplines de vitesse. Ici aussi, il faut tuer une idée préconçue : alors qu’on le connaît en tant que spécialiste-entraîneur de la descente, il s’avérera qu’il fêtera sa première victoire en coupe du monde par l’intermédiaire de Didier Plaschy, alors que ce dernier gagnait en coupe du monde en slalom spécial ! Ceci dit, nul ne peut parler de Patrice Morisod sans mettre sa carrière en parallèle avec celle du grand Monsieur du ski suisse de ce début de siècle : Didier Cuche! La première fois que les deux hommes se sont rencontrés, c’était à l’occasion des premières courses FIS du skieur des


Bugnenets, courses que le Neuchâtelois ne terminait malheureusement pas. Pour cette raison, Patrice a dû exiger l’entrée du skieur neuchâtelois dans les cadres régionaux ouest par le forceps, vu que beaucoup ne le voulaient pas car... pas assez bon. Par la suite, et avec une force et une abnégation, Didier allait réaliser la carrière qu’il a faite. A noter qu’à chaque blessure, au départ de multiples fractures aux jambes, puis le ligament croisé, Didier allait revenir plus fort. Ainsi, de vice-champion olympique du Super-G aux Jeux Olympiques de 1998, il va continuer à progresser pour gagner notamment le titre en Super-G des championnats du monde de Val d’Isère en 2009, avec près d’une seconde d’avance. Ces championnats resteront d’ailleurs gravés dans les mémoires helvétiques, car en-dehors du titre de Didier, Carlo Janka devenait champion du monde de slalom géant et les deux se trouvaient sur le podium de la descente. Dès lors, la carrière de

Patrice allait prendre un nouveau virage: titulaire d’un contrat de travail d’une année auprès de Swiss-Ski, renouvelable en fin d’année pour l’année suivante, il décide d’accepter un nouveau challenge, signant un contrat de longue durée avec l’équipe de vitesse française. Dans les faits, et nouvelle idée préconçue à nier, ce ne sera pas le salaire qui attirera notre entraîneur en France, mais le fait que les Français, qui offraient un contrat pécuniaire identique à celui qu’il avait chez nous, proposaient une certaine continuité puisqu’il était de quatre ans. Ici, il voulait, en-dehors du nouveau challenge sportif, signaler la difficulté du statut des entraîneurs en Suisse: leur contrat se renégocie chaque année au mois de mai. Et quelque part, cela n’est plus logique dans une dynamique moderne de ce vingt-et-unième siècle. Au bout de six ans, et comme dit en début d’article, Patrice se donne un nouveau

challenge en signant un contrat de cent pour cent avec les remontées mécaniques de Grimentz-Zinal SA, et ce tout en ayant l’idée d’autofinancer quasiment en totalité le salaire perçu par des mandats qu’il effectue pour le NLZ et les épreuves de Coupe du Monde de Crans-Montana. Dans les faits, ce sera son employeur qui facturera les prestations offertes par l’Anniviard tant cet été auprès de la relève ouest avec de nombreux séjours sur les glaciers de Zermatt et Saas-Fee, que cet hiver sur les pistes de Crans-Montana. Il aura le rôle de consultant-spécialiste pour obtenir une piste parfaite pour le Haut-Plateau dont la station a de plus en plus l’envie de se profiler, non seulement comme pourvoyeur d’une classique dames du calendrier de la Coupe du Monde, mais également de poser sa candidature pour les prochains championnats du Monde que la Suisse organisera.

En conséquence, Patrice Morisod pourra continuer à faire ce qu’il a toujours aimé, c’est-à-dire apporter son expérience au ski de compétition et aux compétiteurs. Dans les faits, il aidera non seulement les entraîneurs, mais également la confection de pistes servant à la compétition. Ici, on signale aussi le rêve que caresse GrimentzZinal d’avoir des pistes disponibles non seulement pour les courses FIS et la Coupe d’Europe, mais également de rendre le plus souvent possible des entraînements sécurisés sur leurs pistes, et ce y compris pour la vitesse. Ceci dit, et cela est le plus important à vous en souvenir : La discussion prouvera que Patrice Morisod est un homme enthousiaste, plein d’idées, chaleureux et ouvert envers tout le monde. Ses deux passions où il accepte de vibrer et transpirer sont le ski et sa famille. Dorénavant, et vu sa nouvelle fonction, il pourra dormir chez lui un peu plus souvent, à savoir avec son épouse et sa fille. Maurice Fellay

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Le loup en Anniviers Depuis 1995, quelques loups défraient à nouveau la chronique en Valais. Cet animal, que l’on croyait avoir éliminé de nos régions pour toujours au 19ème siècle, suscite aujourd’hui de vives controverses. Il y a ceux qui rêvent de le voir repeupler les forêts du massif alpin, et ceux qui s’opposent pour diverses raisons à sa présence. D’après la loi fédérale sur la chasse de 1988, le loup est une espèce protégée. Faut-il oui ou non accepter la cohabitation avec ce prédateur qui engendre de nombreuses polémiques ? Il y a 200 ans, la question ne se posait pas. Le Val d’Anniviers était infesté par une dizaine de loups qui effrayaient la population. L’Etat allouait des primes pour les exterminer. Au 16ème siècle, le loup était encore présent dans toute la Suisse. À cette époque, la faune valaisanne était encore importante et comprenait un large éventail d’espèces telles que l’ours, le loup, le lynx, le bouquetin, le chamois, le cerf, le chevreuil, la marmotte, les lièvres commun et variable, le tétras-lyre, le lagopède, l’aigle royal et le gypaète barbu, pour ne citer qu’eux. La surchasse, le braconnage et les ravages de prédateurs comme l’ours, le loup et le lynx au début du 19ème siècle sont responsables de la diminution et de la disparition de certaines espèces, dont le cerf dans la première moitié du siècle et le bouquetin vers 1850. Le dernier bouquetin du Val d’Anniviers a été abattu en 1806. Le refroidissement du climat, lié au Petit Âge Glaciaire, dans une moindre mesure, a contribué à décimer un gibier déjà bien affaibli. Concernant le loup, sa disparition complète date du milieu du 19ème siècle, les derniers individus furent observés en 1890 en Ajoie dans le futur canton du Jura. Au 18ème siècle, les dégâts sont tels que des

récompenses sont offertes par les autorités à quiconque tuera un loup ou d’autres animaux nuisibles. Ce sont ces primes très incitatives qui auraient finalement hâté la fin de ce prédateur dans les Alpes. Peur du loup En 1800, lorsque les Anniviards descendaient à Sierre pour leurs travaux agricoles et viticoles, ils entendaient quelquefois au-dessus des Pontis des hurlements de loups. La peur au ventre, ils se dépêchaient de quitter les lieux, en étant attentifs au bétail afin qu’une bête ne soit pas la proie de ce terrible prédateur. Le loup n’a guère attaqué les habitants de la vallée, mais par contre les a beaucoup effrayés. Dans la chronique du Val d’Anniviers, on garde le souvenir d’une attaque d’un loup contre un jeune Anniviard qui a marqué les esprits. L’événement s’est passé en 1870 dans le village d’Ayer. Pour ces montagnards, le loup n’a pas bonne réputation ; son regard oblique, la maigreur qu’il affiche, son pelage misérable, ses hurlements lugubres, son affreuse puanteur qu’il dégage font de lui un animal repoussant. Contrairement à l’ours qui tombe en semi-léthargie pendant l’hiver, c’est durant cette saison que le loup accomplit ses plus sinistres exploits dès l’apparition de la neige. C’est alors que, vu la raréfaction du gibier, poussé

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1948 Le loup d’Eischoll

par la faim, il ose s’aventurer jusqu’à la lisière des villages où il égorge, tue et vole. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir le diable peint sous les traits du loup dans certaines églises de montagne. Ce grand malfaiteur était parfois considéré comme l’équivalent du Malin. Pour lutter contre l’attaque d’un loup, il n’y avait que le fusil. Le « campagnard », vieux fusil de chasse utilisé par les Anniviards, se chargeait depuis le canon au moyen d’une baguette de noisetier. Le « chien » tapait contre la pierre à feu, de sorte que les étincelles enflammaient la poudre d’amorce contenue dans une cuvette, appelée «bassinet ». La charge se composait de poudre noire emportée dans une corne de vache évidée, de la bavure de papier ou de chanvre et d’une balle de plomb. En ce qui concerne la grenaille, également emportée dans une corne de vache, on se servait d’un bout d’étain coupé à la hache dans un vieux plat usé ou même de clous de soulier. Inutile de dire qu’il ne fallait pas rater son coup, surtout si c’était un ours, car le fusil


ne se rechargeait pas en trois secondes. Dans le Val d’Anniviers, il n’y avait pas que le fusil pour se protéger contre la crainte du loup. Jusqu’en 1875, certains conjuraient la peur de la bête par des prières. Dans la vallée, seuls les hommes allaient s’occuper du bétail dans les mayens, les femmes et les enfants n’osaient pas s’aventurer loin des villages. La peur qu’éprouvait la population pour ce dangereux canidé était réelle, alors pour se protéger on s’en remettait à la Providence divine. Le loup des Pontis L’histoire se passe au début des années 1800. On raconte que plusieurs personnes de Vissoie étaient tombées malades. À cette époque il n’y avait pas de médecin dans la vallée, il fallait se rendre à Sierre pour y trouver des remèdes. Or ce jour-là, il y avait urgence. Un homme de Vissoie partit à la tombée de la nuit pour aller chercher des médicaments afin de soulager les malades. À peine avait-il quitté le village, qu’il entendit les hurlements d’un loup. L’homme hésita un moment avant de poursuivre son chemin, l’envie de retourner chez lui était très forte, mais pensant aux souffrants, malgré le danger, il décida de continuer. Soudain à l’approche des Pontis, en se retournant, il aperçut un loup qui le suivait tout en gardant une certaine distance, passant une fois au-dessus du chemin, une fois en-dessous. Ce manège dura jusqu’à la sortie de Niouc. Le loup finit par disparaître sans avoir attaqué notre courageux Anniviard qui fut, on peut le penser, soulagé d’arriver sans encombre à Sierre. De retour à Vissoie, il raconta son aventure: « J’ai été accompagné tout le long du chemin par un loup ». Quelqu’un lui dit: «Tu as quand même dû avoir une sacré frousse». L’homme répondit fièrement: «Pas du tout ! J’avais mon chapelet en mains. Et avec mon chapelet, je n’ai pas eu peur du loup.» La foi semble-t-il avait sauvé ce brave homme. Il était fréquent à l’époque de rencontrer sur les chemins des vieux et des vieilles qui partaient travailler, le chapelet à la main, invoquant le Saint Père ou la Sainte Vierge, afin que ces divinités bienheureuses les protègent des affres de la vie. Pour d’autres, un bon fusil était plus rassurant qu’un chapelet !

Traques dans la vallée Au début du 19ème siècle, une meute de loups hantait les forêts du Val d’Anniviers. Ils devenaient de plus en plus agressifs du fait de la raréfaction du gibier et des hivers rigoureux, conséquence du Petit Âge Glaciaire. Antoine Clivaz, le maire de Vissoie sous la Révolution, s’inquiétait fréquemment auprès du préfet du danger représenté par des prédateurs tels que sont le loup, l’ours et le lynx. Pour chasser ces animaux nuisibles, il fallait des fusils. Sous l’invasion française en Valais il n’était pas facile d’obtenir le port d’armes. Sous le contrôle des maires de commune, le préfet délivrait des permis de port d’armes et de chasse au prix de 12 francs, avec les recommandations suivantes : « Vous veillerez surtout à ce qu’aucun braconnier ou particulier sans aveu, qui ne chasserait que par fainéantise, n’obtienne le port d’armes. La faculté de chasser est quelquefois la principale cause de la ruine de pauvres cultivateurs, pères de famille, qui abandonnent leurs affaires domestiques pour se livrer à un vagabondage toujours nuisible». Afin de lutter efficacement contre l’éradication du loup et d’autres bêtes féroces, les autorités de Sion offraient une prime à celui qui tuait un de ces animaux nuisibles. Son Excellence recommandait au maire de Vissoie : « Qu’il fallait dresser un procès-verbal et lui expédier la tête de la bête tuée qui serait rendue aux porteurs, dûment marquée, afin qu’on ne pût la présenter une seconde fois. Aussitôt après réception de l’un et l’autre, elle ferait payer à celui ou à ceux qui ont opéré cette destruction les 18 francs accordés par le gouvernement. » Mais son Excellence ajoutait qu’on ne devait jamais, en pareil cas, lui « envoyer un exprès extraordinaire ». Si ceux qui avaient abattu la bête eussent voulu faire le voyage à leurs frais, ils étaient libres ; mais il ne leur sera alloué absolument que leur prime. Le 1er mai 1812, le préfet autorisa le maire Antoine Clivaz d’organiser une battue dans les forêts de la vallée d’Anniviers afin de rechercher et de détruire les loups et autres animaux nuisibles que l’on avait aperçus les précédents jours non loin des villages. Pour cela, le préfet demanda au maire que tous les habitants du Val d’An-

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niviers prennent part à la traque : « Vous désignerez ceux que vous jugerez les plus capables de la diriger ; vous aurez soin aussi que les porteurs d’armes à feu soient tous des citoyens d’un certain âge et qu’ils ne soient pas susceptibles de commettre aucune imprudence. Il ne sera rien dû aux chasseurs; cette battue est d’un intérêt général et chacun s’empressera d’y participer dans la seule vue de se garantir personnellement et de garantir ces concitoyens du danger commun ; néanmoins, ceux qui auront tué un animal nuisible obtiendront de suite la prime donnée par le gouvernement ». Une autre traque fut organisée au mois de juillet de la même année. Cependant, elle ne concernait que les loups et le préfet prescrivait aux chasseurs de s’exercer pendant trois jours avant de se mettre à la traque. On ne sait pas si la battue a porté ses fruits. Mais ce que l’on sait, c’est qu’on autorisa les bergers qui gardaient les troupeaux dans les alpages éloignés de porter le fusil afin de se protéger contre les agressions des bêtes féroces. L’année suivante, à pareille époque, le préfet renouvela ses autorisations spéciales de porter le fusil pour les bergers des pacages éloignés, mais il ne pouvait accorder pour le moment la permission de prendre des marmottes « attendu que ce n’est pas un animal nuisible et que le temps de l’ouverture de la chasse n’est pas encore arrivé ». Le dernier loup d’Ayer Les chroniques du Val d’Anniviers ne nous disent pas ce qui est advenu des loups qui vivaient dans les forêts de la vallée au milieu du 19ème siècle. Il semble que ce grand prédateur a disparu, en tout cas, on n’en n’a plus entendu parler. Mais au mois de novembre 1870, à Ayer, un événement qui aurait pu être dramatique allait raviver la mémoire des Anniviards au sujet du loup. L’histoire se passe sur le chemin qui conduit à l’alpage de Nava à Ayer. C’est le chemin qu’empruntaient les hommes et les jeunes du village qui se rendaient aux mines de cuivre de Bourimont au-dessus des Grands-Praz. À cette époque, les familles avaient de nombreux enfants, et pour subvenir au besoin du ménage, on envoyait parfois l’aîné travailler avec le père aux mines de cuivre qui se trouvaient à 1 heure environ du village. C’est le cas du


Albin Brunner portant le loup d’Eischoll

jeune Jean Theytaz, né en 1855, qui devint plus tard conseiller communal. Ce jour-là, il fait très froid et la neige est tombée en abondance. À Bourimont, le contremaître des mines envoie Jean Theytaz apporter des burins et des pointes pour les faire appointer chez le forgeron qui se trouve au village. Sur le chemin qui descend à Ayer, il remarque dans la neige des traces qui l’inquiètent. Tout à coup, derrière son dos il entend un hurlement effroyable qui lui glace le sang. Il se retourne et aperçoit à courte distance un loup qui lentement s’approche du jeune homme. Affolé, Jean Theytaz laisse tomber ses burins et aussitôt repère un sapin aux larges branches qu’il s’empresse d’escalader. Le loup arrive et s’assied au pied de l’arbre. Jean, complètement paniqué, a tout le temps de dévisager la bête. Combien de temps le loup est-il resté à regarder le jeune Anniviard ? Mystère. Le carnivore estimant sans doute que ses chances sont bien minces d’attraper le jeune homme, s’éloigne et disparaît dans la forêt profonde de la « Zô-Zoura ». Malgré la peur qui le tétanise, Jean, jugeant que le loup est suffisamment éloigné, quitte précipitamment sa position inconfortable pour se précipiter vers le village où il arrive complètement suffoqué. Il est blanc comme un mort et il ne peut articuler la moindre parole ! On le conduit dans la maison de ses parents, on le met dans son lit et les voisins qui l’entourent attendent qu’il reprenne

ses esprits. L’angoisse dans la chambre est palpable, on pressent un malheur ! Jean ouvre enfin les yeux et reprend ses sens, et en bégayant s’écrie: « J’ai vu le loup ». On avertit immédiatement le président qui décide d’organiser le lendemain une battue avec les chasseurs du village. Elie Monnet et Georges Peter prennent le commandement de cette expédition ; on fouille la forêt de « Zô-Zoura » et par une chance incroyable on aperçoit le loup. Monnet ajuste son fusil et tire. La bête s’écroule, atteinte d’un plomb qui lui fracasse une vertèbre. Les chasseurs s’approchent et félicitent le héros. La bête bouge encore, alors on l’achève à coups de gourdin, puis on la traîne jusqu’au village. Sur la place du village, on suspend le loup à la poutre d’un vieux raccard. L’événement est de taille : tout le village se réunit autour de la dépouille de l’animal; on acclame les chasseurs, on félicite Elie Monnet pour l’exploit accompli. On dépèce le loup et dans son estomac on trouve pour toute nourriture : deux nœuds de corde. Le « Monstre du Valais » L’affaire du monstre du Valais qui a défrayé la chronique entre 1946 et 1948 a aussi touché le Val d’Anniviers. Au 20ème siècle, des loups isolés furent observés en Suisse, notamment dans la Val Verzasca au Tessin en 1908, puis à Lignerolle dans le Jura vaudois en 1914 et enfin à Eischoll dans le Valais en 1946. Le 26 avril 1946, treize moutons sont retrouvés égorgés vers le bois de Finges. On soupçonne un chien de la région d’être l’auteur de ce massacre. L’animal est abattu et l’affaire est classée. Un mois plus tard, le même scénario se reproduit à quelques kilomètres de Finges.

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Un chien est pointé du doigt. De nouvelles attaques sont signalées dans la même région les 18, 21 et 25 juillet. C’est à partir de ce moment-là que la presse valaisanne se passionnera pour cette bête mystérieuse qui deviendra le « Monstre du Valais ». On s’interroge sur l’identité du prédateur. Les premiers témoignages sont contradictoires : on y voit des chiens-loups retournés à l’état sauvage, un lynx, ou même une panthère, qu’on pense qu’elle se serait échappée d’un zoo italien durant la guerre. Les autorités prennent l’affaire au sérieux et confient au Service de la Chasse, intégré au Département de justice et police, le soin de résoudre cette délicate mission. Des battues sont organisées par les gendarmes accompagnés par des chasseurs, mesures qui se révèleront infructueuses. On trouve des morceaux de moutons un peu partout, à demi dévorés. Des scientifiques examinent les dépouilles. On se perd en conjoncture, on se chicane : « Panthère ! » Affirme l’un. « Léopard ! » Affirme l’autre. « Un chacal ! Un tigre du Tibet !» Affirment encore certains. Mais pour la plupart : «Un lynx ». Quand les bergers faisaient le guet : pas de « Monstre ». Quand les gendarmes et les chasseurs montaient la garde : pas de « Monstre », mais chaque jour on parlait de lui. Le « Monstre » fait son entrée dans le Val d’Anniviers le 6 août 1946. Les cadavres d’un troupeau de moutons sont découverts près de Zinal. Désormais, le prédateur étend son terrain de chasse. Les autorités établissent un poste de surveillance entre le bois de Finges et l’Illsee, car il semble que ce soit un lieu de passage emprunté par l’animal pour se déplacer entre le Val d’Anniviers et le Val de Tourtemagne. Le 20 août, cinq moutons sont retrouvés morts au-dessus de Chandolin. Une jeune fille trouve devant la porte d’une étable un mouton couvert de sang. Elle se met à crier. Les villageois accourent. Les pâtres, alertés, montent à la recherche des autres moutons. Ils en découvrent plusieurs à moitié dévorés. Le 25 août un porc à Ayer est attaqué. Au mois de septembre de grandes battues sont organisées. Les chasseurs sont au rendez-vous ! Une prime de 300.- fr est offerte par le Conseil d’Etat pour la dépouille de la bête. En vain, les traques ne donnent aucun résultat. En l’espace de sept mois, le « Monstre» a massacré 170 têtes de bétail.


observe pendant un certain temps un animal non loin du Col de Torrent entre le Val d’Hérens et le Val d’Anniviers. Il tire sur l’animal avec son pistolet de service mais sans avoir eu l’impression de l’avoir touché. Le témoignage qu’il fera sera l’un des plus précis jusqu’à présent. L’animal mesure 1 mètre de long sans la queue et 50 cm de haut. Son poil est brun-roux, sa queue est longue et son museau ressemble à celui d’un loup. L’animal est rapidement identifié, car les bergers de Châteaupré ont découvert un cadavre avec un projectile dans le cou. Il ne s’agit pas du monstre redouté mais d’un renard. Au mois de novembre 1947, Marinus Brunner d’Eischoll abat une vache pour la boucherie et laisse les entrailles du ruminant près de sa grange. Le soir il observe deux animaux à proximité des lieux et avertit son neveu Albin Brunner. Le lendemain, Marinus et Albin, armés d’un fusil, se cachent dans la grange avec l’espoir d’abattre ces prédateurs. En fin de soirée leur patience est récompensée, car une bête passe à plusieurs reprises devant eux. Un des hommes attend que sa proie soit suffisamment proche et tire à une distance de

50 mètres. L’animal s’écroule avant d’être achevé à coups de crosse. Le lendemain matin, ils avertissent la gendarmerie de Rarogne et la dépouille est transportée dans les bureaux de la Police cantonale de Sion. Ignace Mariétan vient examiner la bête qui pour lui présente tous les caractéristiques d’un loup. On hésite encore, est-ce un loup ou un chien-loup? Le soir même le cadavre de l’animal est expédié au Musée d’Histoire naturelle de Genève qui confirmera deux jours plus tard que c’est bien un loup. Soulagé, l’Etat du Valais versera à Albin Brunnner la prime de 500.- frs qu’il méritait pour avoir débarrassé le Valais de ce dangereux loup. Mais l’histoire ne se termine pas là, car l’homme qui délivra du pays le « Monstre», n’en retira aucune gloire, son portrait ne parut jamais dans les journaux. Ce fut son neveu Albin, celui qui n’avait pas tué le loup, qui parut partout dans les illustrés, portant sur son épaule le loup, le fusil à ses pieds. Le neveu avait le permis de chasse, tandis que Marinus se permettait de temps en temps de braconner…… Jean-Louis Claude, Zinal

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INSCRIS - 34 -

TOI VITE

Renseignements : www.badanniviers.ch

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Les dégâts sont considérables et l’Etat du Valais décide d’élever la prime à 500.- frs pour celui qui capturera ou abattra ce grand prédateur. L’année suivante, les autorités déplorent deux attaques pendant le mois de juin 1947. La première est signalée dans la région de Tourtemagne et la victime est un bouc de deux ans. La seconde concerne onze ovins tués sur l’alpage de Tracuit près de Zinal. Ce fond de vallée est encore touché début juillet : 10 moutons et une chèvre sont tués sur l’alpage de Cottier. Dans la nuit du 22 au 23 juillet 1947, à l’alpage de Lirec, un veau de la race d’Hérens âgé de 10 mois, a été attaqué et tué par une bête inconnue. L’animal avait le ventre ouvert et les entrailles complètement dehors. La cuisse gauche était en partie dévorée. L’Abbé Mariétan, le naturaliste très connu, en séjour à Zinal, s’est rendu sur place pour examiner le veau. Il conclura que l’animal a été attaqué par un lynx ou un loup. Un chien n’aurait pu attaquer un veau d’une telle grandeur. Suite à cette attaque, les autorités délivreront une autorisation de port d’armes à deux bergers de la région pour défendre leur troupeau. Le 15 septembre, le capitaine Schnell


notre histoire.ch

art & culture

par Michel Savioz de Vissoie

La Chapelle de Mission Cette photographie est extraite d’un album trouvé au Marché aux Puces. A voir la qualité des photos et le soin de la présentation de l’album, il semblerait qu’un photographe professionnel ou très éclairé en ait été l’auteur. L’album appartient à Laurent Epiney 1929, photographe inconnu.

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D’ici et d’ailleurs A

lors que les bouddhistes sont persécutés au Tibet, les chrétiens au Moyen-Orient et les musulmans en Chine, on constate une montée en puissance de sentiments d’intolérance envers son prochain un peu partout dans le monde. Autrefois, l’orientation idéologique et religieuse des peuples était précise car les populations vivaient sur leur terre, délimitées par des frontières naturelles et tracées grâce aux aspects ethniques et géographiques de la Planète. C’est à l’époque de la colonisation, aux 18-19èmes siècles, qu’apparaissent les premiers échanges entre communautés. Aux 20-21èmes siècles, avec le développement des moyens de transports, l’universalisation du commerce et les migrations humaines, le métissage des gens et des coutumes est intense, le monde s’embrouille. Ce brassage des populations devient une richesse incontestable à tous niveaux lorsque tout se déroule bien et que l’humanité mange à sa faim, mais lorsque les moyens de vie disproportionnés, les disputes personnelles et confessionnelles compliquent la vie des gens, des situations de haine raciale voient le jour et des guerres éclatent, comme c’est malheureusement le cas actuellement dans plusieurs régions du monde. Malgré ces crises difficilement résolubles, essayons de ne pas perdre le sourire ! Un beau matin, alors que je travaillais pour une société navale suisse dans le Port d’Abidjan en Côte d’Ivoire, une amie ivoirienne, Ange, me raconte cette jolie histoire lue dans la presse africaine. Il s’agit d’une conversation entre un Marabout qui tente de convertir à l’Islam Atayabou, un jeune père de famille.

Le sourire d’Abdulhah

L’Afrique en noir et blanc - Comment t’appelles-tu ? Atayabou hausse les épaules. - Et ton prénom ? - Atayabou. - Quel âge as-tu ? Il hausse à nouveau les épaules. - Religion ? - Bof, ça dépend. Atayabou demande alors au Marabout: - S’il-te-plaît, tu vas m’le dire toi, n’est-ce pas ! - Quoi, que veux-tu savoir ? - Où habite-t’il ? - Mais qui ? - Le Bon Dieu, bon sang, le Missionnaire Justin lui n’a jamais été capable de me répondre. Pourtant moi j’sais bien que le Bon Dieu, celui qui est tout là-haut, il habite vers l’ouest, j’en suis sûr car tous les soirs le soleil s’en va chez lui et toutes les rivières coulent aussi par là-bas. Le Bon Dieu vit derrière le soleil, c’est évident.

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Toi qui voyages beaucoup, je t’en prie, dis-moi la vérité, tu l’as vu, n’est-ce pas, allez, dis-moi ? Atayabou attend patiemment la réponse du Marabout. Mais que peut bien lui répondre le Marabout ? Atayabou considère alors cette hésitation comme une dérobade.

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Alors toi non plus tu ne veux rien me dire ? Tu préfères garder son adresse pour toi tout seul, hein, comme le Père Justin !

Atayabou tourna les talons au Marabout et murmura écœuré : - Bande d’égoïstes, va !

Atayabou est animiste et lorsque le Marabout lui demande qu’elle est sa religion il est tout gêné car il ne sait pas trop


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Alors, pour l’orienter un peu, le Marabout le questionne : Bon, en fait, vas-tu voir le Père Saint ou fais-tu Salam ?

Sans trop de scrupules, Atayabou répond que pour éviter de se tromper il va voir le Saint Père et fait aussi Salam. Sa mémoire le gêne car parfois elle lui joue de vilains tours. Il confond Awa, la Déesse du Fleuve avec la Vierge Marie et a oublié si c’est Mahomet ou le Christ qui est né avant l’Ancêtre de sa tribu. Comme il ne sait jamais s’il doit rester tranquille le vendredi ou le dimanche, quel est le jour de repos des Chrétiens et celui des Musulmans, alors il se repose tous les jours. Lorsqu’il visite le Marabout, il se gratte souvent la tête car il ne se souvient jamais si c’est ici qu’il doit se déchausser ou à l’église. Il pense que s’il enlève ses chaussures ou qu’il ne le fait pas, il s’attirera de gros ennuis et se fera traiter de con. Atayabou sait que celui qui pénètre dans un lieu saint doit se signer mais, doit-il faire le signe de croix, dire Salam ou porter la main à son cœur ? Finalement, il esquisse un rapide mouvement bizarre pour simuler tous les saluts. -

Le Marabout invite Atayabou à s’asseoir : Alors Atayabou, que t’a inspiré l’Esprit de la Grande Sagesse ces jours derniers ?

Le Marabout prétend que la Sagesse consiste à passer sans effort ni regret de l’opulence à la pauvreté, mais Atayabou pense exactement le contraire, sans pouvoir préciser son point de vue. Le Marabout raconte alors que l’Islam est arrivé dans son pays il y a très longtemps avec le Sage Abdou qui s’installa près d’un fleuve et a converti toutes les âmes de la population en prêchant l’Islam. - Super, s’écrie Atayabou tout triste. Le Marabout lui demande alors : - Sais-tu qui est Dieu ? - Le Saint Père ou le tien ? - C’est le même, bon sang ! - Mais alors qui sont tous ces types au-

tour de lui, des anges, des démons ? Le Marabout explique alors à Atayabou que Dieu a créé les anges et les démons, qu’un gentil ange a dicté le Coran à Mahomet et qu’un ange qui désobéit à Dieu devient démon. L’un est bon, l’autre méchant. Le Marabout tente alors de convaincre à nouveau Atayabou sur les bienfaits de sa religion. - L’Islam est une religion de Noirs prêchée par des Noirs tandis que le Christianisme est une religion de Blancs prêchée pas les Blancs, t’es bien d’accord, hein ? - Oui, un peu. - Finalement qui est ton maître? - Ben, mon maître, c’est Dieu. - Mais alors qu’elle est ta religion ? - - -

Alors ça, j’sais pas. Mais, si tu vas voir le Père et si Dieu est ton maître c’est que t’es chrétien, non ? Bof, Mohamed, Jésus, c’est du kif-kif au même ! Tu sais patron c’est trop compliqué, moi j’abandonne.

Atayabou se penche alors vers le Marabout et lui confie : - Moi j’aime mieux la religion des Blancs car le Blanc, s’il a besoin de quelque chose, il téléphone au Bon Dieu et hop il obtient tout ce qu’il veut tout de suite, alors que moi, si je désire quelque chose, je dois d’abord parler à mes Ancêtres qui feront la commission aux génies et qui, s’ils n’oublient pas, la feront peut-être au Bon Dieu. Ça c’est trop long. T’as pas une cigarette ? - J’fume pas. Atayabou regarde le Marabout avec inquiétude : - Mais alors, toi, t’es musulman ou quoi?

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La palabre

+37 degrès à 07:30 le matin

Texte & photos Dominique Epiney Regolatti – Abidjan 1979 Source : Robert Arnaut. L’Afrique du jour et de la nuit. Presses de la City, Paris 1976.


3961 Grimentz 027 475 18 55

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Un camp

pas comme les autres

L

’évoquer provoque une petite étincelle dans les yeux de ceux qui ont eu la chance d’y participer. Et d’y revenir. Car rares sont ceux qui n’ont qu’une seule participation à leur actif. Même ceux qui ont dépassé l’âge maximum se débrouillent pour devenir moniteurs et prolonger ainsi cette formidable aventure. Le premier camp des Moyes s’est tenu en 1968. Depuis, sans compter une brève interruption au milieu des années nonante, chaque année, ce sont plus de 50 enfants qui profitent d’une semaine dans un cadre hors du commun. Car les conditions de vie aux Moyes sortent du cadre habituel de la vie actuelle. WC à l’ancienne, contact avec des animaux, terrain accidenté… et pour pimenter le tout, pas de douche pendant cinq jours ! Le camp des Moyes, c’est avant tout un esprit attaché à un lieu. Ce lieu, c’est le Mayen des Moyes. Situé au-dessus d’Ayer, il offre une vue imprenable sur la couronne impériale. Offrant, tels les mayens d’autrefois, un confort minimaliste, quelques couchettes et un terrain plat pour poser quelques tentes, c’est un lieu magique pour contempler les étoiles, tout en se faisant peur avec les légendes racontées par Manu devant le feu de bois. Propriété de la commune d’Anniviers, il est sous la responsabilité de l’Association Ayer pour Demain. Cette association, ayant pour but de favoriser la pratique d’activités artistiques, culturelles ou de loisirs autour d’Ayer, est née en 1997 et fêtera donc ses 18 ans cette année. En plus du camp des Moyes, elle organise différentes manifestations et concerts (Anach Chuan, Not’Soss) et participe par exemple au carnaval d’Anniviers.

Dans la joie et la bonne humeur

Au commencement, il y a une maman de trois enfants avec un projet : celui de voir renaître le camp des Moyes, abandonné depuis quelques années. Elle contacte donc un accompagnateur en montagne, qui, aidé par quelques jeunes du village, organise le camp cette année-là, malgré l’état d’abandon du chalet. Le succès est tel qu’ils s’organisent en association. Ayer Pour Demain est née. Et l’aventure du camp des Moyes recommence… Il faut dire que la motivation ne manque pas à nos jeunes. Ils s’investissent beaucoup, et année après année, le succès est toujours au rendez-vous. Est-ce l’atmosphère du lieu qui en est la cause ? La bonne humeur contagieuse des moniteurs ? Les conditions de vie qui se rapprochent plus du bivouac en montagne que de la colonie de vacances classique ? Ou bien tout simplement le plaisir de se retrouver entre amis pour une semaine inoubliable ? Allez savoir… En tout cas les enfants adorent et en redemandent… La descente est souvent difficile même si pour remonter, et bien, c’est un passage obligé !

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Cet été, pour la 19ème édition, c’est sur le thème de la magie que se tiendra le camp. Harry d’Ayer est prêt pour l’école des sorciers. Si le programme des animations du camp reste bien entendu secret, j’ai enfilé ma cape d’invisibilité et d’après ce que j’ai pu entendre, les surprises ne manqueront pas… J’ai même entendu parler d’un match de quidditch… mais chut, c’est un secret ! Ce qui est sûr, c’est que les participants ne s’ennuieront pas… Même les plus petits peuvent aussi en profiter, dès le jeudi, ils pourront venir rejoindre leurs aînés pour une demi-journée ou même pour finir la semaine avec eux si le cœur leur en dit. Vous l’aurez compris, le camp des Moyes c’est plus qu’un camp d’été. C’est une véritable institution dans la vallée. Pour que cela dure encore longtemps, il suffit d’y inscrire vos enfants. Le camp est complet pour cet été, mais n’hésitez pas à consulter le site internet d’Ayer Pour Demain pour plus d’informations. (www.ayerpourdemain.ch) Yanis Chauvel


éducation

Une journée au musée quand la classe de 3 primaire découvre la e

Fondation Pierre Arnaud

Déroulement de la journée En date du 14 avril 2015, notre classe de 3P a eu l’occasion d’aller à Lens visiter la Fondation Pierre Arnaud. Nous sommes partis de Vissoie avec Sébastien, notre chauffeur de car. Nous avons attendu l’ouverture du Musée en jouant à la chandelle et au loup. A 10 h précises, nous avons été accompagnés par Johanne qui nous a donné de nombreuses explications et présenté la fondation. A la suite de notre visite, nous sommes allés manger sur une place en-dessous du Christ-Roi. Ensuite, nous avons repris le bus pour rentrer en direction de Vissoie. Expérience Nous avons eu la chance de pouvoir vivre une expérience intéressante. La dame nous a donné une photo d’un tableau que l’on a dû rechercher dans le centre d’art. Ensuite, nous avons dû deviner ce que les personnages pensaient et ce qu’ils avaient comme sentiments. Nous avons également présenté nos travaux aux autres groupes d’élèves. Les tableaux Grâce à cette sortie, nous avons découvert le concept de « nature morte », qui présentait quelque chose de très sombre avec des objets posés sur une table. Parmi cette collection, il y a deux tableaux qui nous ont particulièrement frappés : «La Chut» et «Le Travailleur». Le monsieur présenté sur La Chute était tout blanc et le Travailleur était couché sur des rails avec un train juste derrière. L’artiste voulait représenter les conditions des travailleurs à l’époque. Nous allons également vous expliquer l’hyper-réalisme. Il s’agissait d’une photo qui a été projetée derrière une toile puis peinte par l’artiste. Le but était donc de

reproduire parfaitement chaque trait avec une précision parfaite. Au début, nous ne savions pas si c’était un tableau ou une photo. Explications Dans la Fondation, il y avait des lignes blanches et, si nous les dépassions, une alarme se déclenchait. La dame nous a expliqué que les peintures sont vieilles et qu’il faut que la température soit fraîche pour mieux conserver les toiles. Dans le musée, il y avait des règles de conduite. On ne devait pas faire les fous, ni courir lors des déplacements et surtout, ne jamais toucher les peintures ! Le réalisme Nous avons appris qu’il

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y avait deux temps, celui du réalisme et celui de l’irréalisme. Le réalisme présente donc quelque chose qui est réel mais que l’on peut exprimer différemment selon ce qu’on ressent ou comment on le perçoit. Les élèves de la classe 3P et leur enseignant Adrien Florey


Ponchet A

lpage situé sur le versant sud du Gorwetsch – à 1h30 de marche depuis Chandolin Les personnes qui connaissent peuvent apercevoir la clairière par temps clair depuis Martigny déjà, jusqu’à St. Léonard. Pour ceux qui ne connaissent pas, cette petite tache recèle un lieu magique, un havre de paix, un endroit à découvrir, loin du tumulte du quotidien. Revisiter ou découvrir Ponchet c’est s’offrir toute une aventure, à commencer par le chemin qui y mène et qui, entre autres spécificités de la nature, offre une vue imprenable sur l’Illgraben, le plus important site de production de laves torrentielles de Suisse. On y observe une flore abondante avec plusieurs variétés d’orchidées sauvages et autres plantes, ainsi que des essences d’arbres rares. Fondée en janvier 2006, l’Association Pro Ponchet est, en collaboration avec la Bourgeoisie de Chandolin, l’initiatrice du projet de mise en valeur de l’alpage et des bâtisses qui s’y trouvent. Elle propose

diverses activités, en lien avec la nature et le bien-être. Au printemps, d e s classes s’y rendent pour une nuit en plein air et l’observation de la faune et de la flore.

• Construction d’un mur en pierres sèches : un savoir qui se transmet

En été, la buvette du «Mayen» propose aux randonneurs de délicieux mets du terroir concoctés par des personnes qui s’engagent bénévolement à accueillir les promeneurs pour un moment de partage des saveurs et de rencontres.

• Balade créative : Observation, dessin, modelage, Landart …….. retrouver la fibre artistique tapie souvent au fond de la mémoire, le temps d’une journée …… et plus si entente www.lamadrugada.ch

Dans ce lieu où le temps semble s’être arrêté, des activités journalières sont également proposées :

En automne, Art’Page invite des artistes à séjourner au « Mayen » pour un séjour créatif. Une cinquantaine de personnes ont déjà participé à cette expérience, peintres, sculpteurs, musiciens, danseurs, comédiens, etc. Le lieu s’y prête parfaitement pour une retraite inspirée artistiquement, et les œuvres créées dans ce cadre sont présentées collectivement dans les mois qui suivent.

• Nuits à la belle étoile pour petits et grands : www.acces-nature.ch • Balade et moments d’ecriture avec Simone Salamin et Marie-Thérèse Rion • Cuisine sauvage : Cueillir, apprêter et déguster les plantes sauvages avec Virginie Dekumbis • Yoga sur les hauteurs: retrouver sérénité et calme intérieur avec Carole Rossier

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Vous trouverez tous les renseignements concernant le programme d’activités, le «Mayen Gourmand» et Art’Page sur www.ponchet.ch Pour l’Association Pro Ponchet Danielle Zufferey-Wenger


www.sivacolor.ch

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Boisval SA - Mayoux tél 027 475 12 37 - fax 027 475 12 81

Melly Sarl - Ayer tél 079 434 79 73

Construction SA - Vissoie tél 027 475 11 33 - fax 027 475 20 72

Monnet SA - Mayoux tél 027 475 18 33 - fax 027 475 44 57

Crettaz Etienne - Vissoie tél 027 475 14 33

Salamin François - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55

Créabois Martial Solioz - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54

Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70

Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94

Viaccoz SA - Ayer/Zinal tél 027 475 17 78 - fax 027 475 37 78

Pittet Charles - Chandolin tél 078 601 23 18

Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54

Salamin Claude-Albert - St-Luc/Niouc tél 027 455 53 86 - tél 079 417 63 86

Patrice Michlig - St-Luc/Niouc tél & fax 027 455 99 00 - 079 393 37 12

Revey Jacky Sàrl - Mayoux tél 027 475 23 74 - fax 027 565 53 43

Le BOIS met de la chaleur dans votre foyer

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éducation

Le Cycle d’Orientation d’Anniviers une école en Santé !

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urant l’année scolaire 20142015, le Cycle d’Orientation d’Anniviers a intégré le réseau suisse des Ecoles en Santé. Soutenu dans sa démarche par le réseau valaisan des écoles en santé, le CO d’Anniviers a adhéré aux principes contenus dans la Charte d’Ottawa et s’engage ainsi à poursuivre des objectifs permettant de soutenir la motivation des élèves face au travail scolaire et de les intégrer plus activement aux processus de décisions concernant la vie à l’école. Geneviève Constantin-Zufferey, directrice

Qu’est-ce qu’une « Ecole en santé » Une « école en santé » se préoccupe explicitement de thèmes relevant de la promotion de la santé à tous les niveaux de l’organisation scolaire. Une « école en santé » contribue à l’amélioration de la qualité de l’éducation et de l’école dans le sens d’une bonne école favorable à la santé, en vue de l’épanouissement, de la promotion de la santé et du bien-être de toutes les personnes de l’établissement. Pour y parvenir, elle se réfère aux principes de promotion de la santé énoncés dans la Charte d’Ottawa : participation, développement de l’aptitude à agir de manière autonome, centration sur les ressources, pérennité, pédagogie différenciée (égalité des

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chances quelle que soit l’origine sociale, ethnique, religieuse et le genre.)


Vissoie - 027 475 18 77

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art & culture

Le festival du Toûno St-Luc du 3 au 7 août 2015

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éjà le troisième ! Eh oui, après 2013 et 2014, c’est la troisième année que ce festival vient s’éclater à St-Luc, surfant sur les mots, navigant sur les notes, jouant des unes, s’abreuvant des autres.

Grâce à une équipe dynamique et motivée, le Festival du Toûno a été porté sur les fonds baptismaux pour rejoindre la communauté de St-Luc. Les fidèles sont d’ici, mais aussi d’ailleurs… que serait cette belle fête de la rencontre entre musique et littérature sans l’engagement sans faille de nos hôtes, sans l’apport des ressources et le soutien de nos visiteurs et amis de très longue date souvent.

ensemble, nous tenterons à nouveau de rendre possibles des moments de bonheur, de rires, d’émotions partagées, de découvertes surprenantes, de ce que la vie peut nous apporter de meilleur. Festoyons sans vergogne, parfois sur les hauteurs (hôtel Weisshorn le vendredi), parfois dans la nature, parfois encore dans la salle communale ou sur la place de la Marmotte à St-Luc, entre le 3 et le 7 août prochain. Nous ne le regretterons pas ! Le programme détaillé et les informations sont accessibles sur le site du Festival : festivaldutouno.ch et à l’office du tourisme de St-Luc : 027 476 17 10.

Nous autres, gens d’Anniviers, leur apportons aide logistique ou animations et tous

Simone Salamin Photos AEMEN

de gauche à droite: Jean-Baptiste Poyard, Lucas Buclin, Nathalie Verdon, Anne-Laure Dottrens, Florestan Darbellay

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Anne Salamin, comedienne


Sainte Madeleine fait la noisette pleine Le blé épicé et le raisin coloré 25 juillet 2015, départs entre 12h00 – 16h30 Fang d’en-haut Pour sa 3e édition, FANGEpicuria fait cette année la part belle à la noisette. Saine et bonne au goût, saviez-vous que la noisette, très fortement antioxydante, est reconnue pour ses bienfaits sur le plan cardiovasculaire ? Ecologiquement et sur le plan environnemental, le noisetier joue un rôle important de protection contre les rigueurs climatiques, et nourricier pour le nectar aux abeilles et aux différents insectes.

Le long du chemin menant à Fang d’en bas, vous saurez apprécier la noisette, conjuguée en 7 différentes recettes pour autant de stands. Comme à l’accoutumée, les membres de la Société du village seront aux fourneaux, et ils régaleront les participants selon notre légendaire accueil anniviard !

Le délai d’inscription est fixé au 18 juillet 2015 et le nombre de participants est limité à 120. A bientôt.

Pour la Société du village de Fang Sébastien Antille

Pour plus d’informations, consultez le site www.fangepicuria.ch. Inscription en ligne via le site de : FANGEpicuria. Page Facebook : www.facebook.com/FANGepicuria.

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Les 4 Saisons d’Anniviers

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Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Benoît Epiney (Président HC Anniviers) Franziska Andenmatten Zufferey (Présidente Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

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Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers sàrl 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.


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LES ENTREPRENEURS D’ANNIVIERS

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N 19 juillet 2015 by Les 4 Saisons d'Anniviers - Issuu