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N 18 avril 2015

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PRI NTE M P S NUMERO 18 | AVRIL ’15 | trimestriel

Apprentis...

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Association... 13

© Geneviève Marandola

Charlène...

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L’ invité

Valentin Crettaz, entraîneur de ski alpin au Centre National de Performance de Brigue

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omment penser à l’hiver sans parler de ski ? Le ski, ce sport que presque tout Anniviard pratique à sa manière. Par beau temps ou sous la neige, d’une manière sportive ou relaxante, en famille ou entre amis. Parfois seul en espérant trouver un compagnon pour l’apéritif. Ce hobby, que certains pratiquent le weekend ou durant les vacances, à la pause de midi ou lorsque le travail est trop pénible, quelques privilégiés en ont fait leur métier. Je parle bien sûr des employés des Remontées Mécaniques qui se donnent corps et âmes pour nous permettre de nous adonner à notre activité préférée. Ou encore des professeurs de ski prêts à tout pour faire découvrir ce sport à nos petits. Ce sport que les ski-clubs développent dans chaque station, en espérant un jour voir un de leurs protégés devenir une star du Cirque Blanc. Mais, pour arriver au sommet de la hiérarchie mondiale, l’ascension est longue, voire très longue. Sur ce chemin, chaque athlète grandit, s’entraîne, découvre de nouveaux lieux, rencontre de nouvelles personnes, change de structure et doit, en permanence, s’adapter pour s’améliorer. Le jeune athlète, fortement soutenu par sa famille et ses amis, doit aussi pouvoir compter sur d’autres personnes afin d’atteindre son objectif. Tout au long de son évolution, il va pouvoir s’appuyer sur les conseils de ses différents entraîneurs. Entraîneur, un métier peu connu et souvent pris comme un hobby Quelques questions qu’on me pose régulièrement après m’avoir demandé mon métier: « Et comme vrai métier ? Mais en été, tu fais quoi ? Tu ne peux pas faire ça

à 100%, si ? » Et oui, ce métier, on peut le pratiquer à 100% durant toute l’année. Et bien plus qu’un hobby ou qu’un travail, je vous dirais qu’il s’agit d’une passion. Certainement le plus beau métier du monde qui nous permet de voyager, de découvrir de magnifiques paysages, de pouvoir être sur la neige tous les mois de l’année et, surtout, pouvoir travailler avec des athlètes au quotidien afin d’essayer de les faire grimper au plus proche de leurs rêves. Notre travail, qui est certes basé sur la technique pure du ski alpin, nous demande aussi une grande diversité de compétences, afin d’établir une planification cohérente pour chaque athlète, de les coacher, de les préparer physiquement, mentalement, d’organiser les camps d’entraînement qu’ils soient physiques ou techniques, de préparer les athlètes pour les compétitions ou encore de collaborer avec les Remontées Mécaniques, afin de préparer et utiliser des pistes d’entraînement ou de compétition. Il s’agit d’un travail diversifié dans lequel il est possible d’apprendre tous les jours. Le contact avec les athlètes, la recherche de la performance, nous permettent de toujours être en quête de la meilleure solution et ainsi de nous remettre tous les jours en question. Il nous demande aussi beaucoup de flexibilité, surtout en raison des programmes qui peuvent parfois changer plusieurs fois dans la même journée, à cause des conditions météorologiques. Un travail dans l’ombre qui nous fait souvent nous lever bien avant l’aube, nous coucher tard le soir, vivre parfois loin de notre domicile ou faire de nombreuses heures de route. Mais on oublie tout lorsqu’on peut vivre un lever de soleil au sommet des montagnes ou, surtout, voir le sourire d’un athlète montant sur le podium, en sachant tout le travail qui a été accompli jusque-là. Bien plus qu’un

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merci ou des éloges, comme le dit ce proverbe américain : «Un sourire vaut mille mots». Un long chemin vers l’élite Les jeunes athlètes débutent leur carrière dans leurs stations, au sein des ski-clubs locaux. Généralement, les clubs acceptent les enfants dès l’âge de 4-5 ans. Ils leurs enseignent les bases du ski, avec des jeux et des petits concours que les enfants se réjouissent de disputer entre copains. Dans notre vallée, ils peuvent dès cet âgelà faire leurs premiers concours lors des courses Anniviers ou des concours internes. Quelques années plus tard, ils disputent leurs premières courses régionales dans le Valais central. Généralement, les clubs ont un groupe de compétition qui regroupe les jeunes dès 8 ans, où sont organisés des entraînements dans les piquets. La priorité reste l’apprentissage technique du ski. Lorsque les jeunes sportifs atteignent l’âge

de 10 ans, ils vont pouvoir se mesurer à tous les Valaisans. Les meilleurs skieurs des clubs anniviards sont regroupés et s’entraînent sous la houlette du Ski-Team Anniviers. C’est le cas de Damien Revey de Mayoux. Les meilleurs pourront être sélectionnés par Ski-Valais, dès qu’ils auront 12 ans, et rejoindront la structure du Centre de Formation 5 Anniviers-Conthey. Ils auront ensuite la possibilité de se confronter aux jeunes sportifs de la Suisse romande, lors de compétitions interrégionales, puis, contre les meilleurs skieurs de tout le pays lors des confrontations nationales, comme le font Eva Etienne et Maël Bürgi de Zinal. Jusque-là, les athlètes fréquentent encore l’école obligatoire et concourent dans la catégorie anciennement appelée OJ. Depuis 2011, Swiss-Ski a décidé de modifier le nom des différentes catégories afin de les uniformiser avec les différents sports. On parle désormais des catégories U16, U14 et U12, relatives à l’âge des sportifs. A 16 ans, les athlètes changent à nouveau de catégorie et entrent dans le circuit FIS (Fédération Internationale de Ski). Les courses sont désormais internationales et la concurrence peut donc être mondiale. En Suisse, il existe trois Centres Nationaux de Performance (NLZ) qui regroupent les meilleurs skieurs du pays âgés entre 16 et 21 ans. Ils sont situés à Davos (Ost), Engelberg (Mitte) et Brigue (West). C’est à cette période que les jeunes doivent choisir entre un apprentissage ou les études. Les étudiants de la région Ouest de la Suisse ont la possibilité d’intégrer l’Ecole de Sport du Collège de Brigue, qui dispense, dans des classes pour sportifs, les cours pour obtenir une maturité gymnasiale, un diplôme de commerce ou encore une maturité professionnelle commerciale (MPC). Les apprentis doivent, quant à

eux, trouver une entreprise qui accepte de concilier une formation professionnelle et un sport de performance. C’est le cas de Guillaume Revey de Mayoux, membre du NLZ West de Brigue et apprenti bûcheron auprès du Triage forestier d’Anniviers. Grâce aux bons résultats dans les courses FIS, les athlètes peuvent se sélectionner pour les cadres de Swiss-Ski (C, B, A et équipe nationale). Ils seront ensuite répartis dans les différents groupes d’entraînement, tel que le cadre C, les groupes Coupe d’Europe ou Coupe du Monde. De manière générale, les athlètes du Cadre C courent en course FIS et recherchent des sélections en Coupe d’Europe. Les athlètes des groupes Coupe d’Europe, comme Amaury Genoud de Zinal, sont alignés sur quelques courses FIS afin de baisser les points FIS pour améliorer leur place de départ et mettent leurs objectifs sur les courses de Coupe d’Europe. Leurs bons résultats peuvent les propulser sur quelques courses de Coupe du Monde. Ce fut le cas pour Amaury avec son premier départ au sein de l’élite du Cirque Blanc, lors du Slalom Géant d’Adelboden où il prit une excellente 37ème place lors de la première manche. Pour tous les athlètes anniviards en route sur le chemin du succès,

les épreuves sont encore longues et difficiles avant de s’installer confortablement aux côtés des Hirscher, Jansrud, Pinturault, Neureuther ou Ligety. - 3 -

Et comment faire pour que les Anniviards réussissent à s’y hisser durant les prochaines années ? La question est très difficile, et je pense qu’il n’y a pas de recette miracle. Un brin de talent, beaucoup de travail et énormément de soutien sont les bases de la réussite. Cependant, il faut avancer pas à pas, sans vouloir brûler les étapes et en mettant un gros accent sur la préparation physique, afin de prévenir les blessures. Mais l’objectif principal qui nous occupe dès aujourd’hui, c’est de faire skier le plus grand nombre de jeunes d’Anniviers. En effet, afin de pouvoir amener quelques champions au sommet de la pyramide, nous devons former un grand réservoir de jeunes athlètes. De plus, en vivant dans une vallée touristique et basée sur les sports de neige, nous devons faire le maximum pour qu’il n’y ait pas que nos hôtes qui profitent de nos installations, mais aussi nos futurs champions ou acteurs touristiques de demain. Valentin Crettaz


Sommaire 2 L’invité 5 Apprentis en Anniviers 8 Solidarité 11 Match de reines 13 Association des aînés d’Anniviers 17 HC Anniviers 18 Ski Team Anniviers 19 6 mois en Afrique du Sud 22 Le Vallon de Réchy

25 Une cascade est née 28 Intersoc et le Val d’Uccle 31 Premiers pas de l’alpinisme (3) 34 Le Val d’Anniviers vu par ... 36 Charlène 40 Il y a 1500 ans 43 Par amour 45 Montagne Club Anniviers 46 Notre histoire.ch

Concours

à la découverte de notre vallée En 2014, Dame Nature s’est donné la peine de nous offrir un poisson d’avril dessiné par Maître Soleil, pendant quelques minutes d’une fin d’après-midi d’avril justement. Cette magnifique vision bien réelle a pu s’observer de St-Luc en particulier, mais certainement aussi de bien d’autres belvédères de votre vallée. Où pose si élégamment ce poisson ?

© Gaëtan Salamin

A. Sur le glacier du Trifthorn B. Sur le Mont Durand C. Sur le Roc Noir

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Un bon de 50.au Relais de la Tzoucdana à Zinal. Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition de juillet du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo d’avril » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 10 juin 2015

La gagnante de l’édition n° 17 est Gaby Fischer, Chandolin La réponse était: B - La Fête des Rois à Chandolin

Apprentis en Anniviers Il y a du choix !

P

our les jeunes qui font le choix de l’apprentissage, l’offre de places de formation sur le territoire de notre commune est élevée.

Les statistiques de l’année 2013-2014, transmises par l’administration communale, font état de 45 apprentis se formant en Anniviers. Parmi lesquels, plusieurs, une douzaine même, montaient de la plaine chaque jour. En comparaison avec des communes au nombre d’habitants similaire, Anniviers fournit un nombre notable de places, supérieur à la moyenne. Cela tient à plusieurs facteurs. La situation économique florissante et l’extension géographique qui va de la plaine au sommet des montagnes jouent, sans aucun doute, un rôle important. Grâce à cela, une intéressante diversité de domaines est proposée au jeune qui veut se former ici : tourisme, construction, remontées mécaniques, médical, carrosserie, hôtellerie, cuisine, commerce, vente, boulangerie, administration... En fait, ces domaines pourvoient en gros aux besoins de la vie quotidienne des Anniviards et de leurs hôtes. Ils ont trait à la nourriture, au logement, à la santé, à la garde des enfants. Ils assurent aussi la possibilité d’activités touristiques attractives, qui amènent des visiteurs et, donc, des revenus qui permettent à Anniviers d’avoir une agréable prospérité. C’est une réelle chance pour nos jeunes de pouvoir apprendre le métier de leur choix sur place. Les déplacements et les frais quotidiens sont moindres. De plus, l’immersion dans le monde du travail peut faciliter l’intégration dans la société locale.

Motivée !

En forme d’illustration, voici les exemples de trois jeunes qui apprennent (ou ont appris) leur métier dans la vallée

Virginie Clivaz est en deuxième année d’apprentissage de peintre en carrosserie, à Vissoie. Elle a choisi cette formation dans l’attente de faire une école pour devenir peintre à l’aérographe. L’aérographe est un pulvérisateur à

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air comprimé dont on se sert pour projeter de la couleur ou de l’encre. Virginie désire faire plus tard du design sur carrosserie. Le métier qu’elle apprend maintenant est une excellente base préparatoire à cette école. Virginie apprécie le grand avantage de pouvoir se former sur place. L’entreprise où elle travaille forme 5 apprentis dont 3 qui montent de la plaine. Virginie est la seule fille dans l’atelier, mais ce n’est pas un problème pour elle. Elle se sent bien dans son activité et s’y investit à fond.


tée aux besoins des remontées mécaniques. Cette formation dure 4 ans. Les cours pratiques se font pour tous à Meiringen. Les cours théoriques sont donnés à Sion pour les Valaisans. Le travail consiste essentiellement à l’entretien et la réparation des installations et des machines. L’été est consacré à la révision des installations. En hiver, il faut résoudre les problèmes qui se posent au quotidien (pannes, déraillement, entretien, etc.). Le mécatronicien a un rôle important sur le plan de la sécurité. C’est lui qui donne le feu vert à la mise en route des installations. Aurélien a choisi ce métier, parce qu’il lui permet d’associer deux critères importants à ses yeux : plein air et mécanique. Travailler pour les remontées mécaniques lui donne cette double satisfaction. Les stages qu’il avait faits dans un garage l’ont moins enthousiasmé. De plus,

il y a du travail sur place, pour l’apprentissage et pour la suite aussi. Ce n’est pas du tout étonnant qu’il y ait actuellement plusieurs apprentis, dans la vallée, qui accomplissent cette même formation. Aurélien est employé par la société des remontées de St-Luc-Chandolin. Il reconnaît que, si habiter à quelques minutes de son travail n’est pas un argument essentiel pour choisir un métier, c’est tout de même bien agréable à vivre chaque matin !

Prêt par tous les temps !

Aurélien Rion est en troisième année d’apprentissage de mécatronicien de remontées mécaniques. Il a choisi là un tout nouveau métier : en

effet, les premiers apprentis ont terminé leur formation en 2010. La Suisse est le premier pays au monde à avoir mis sur pied une formation spécifiquement adap-

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Avec le sourire !

Barbara Poyet vit à Grône, elle a fini l’été dernier son apprentissage d’assistante médicale, chez les docteurs Zufferey-Andenmatten. Elle aurait pu choisir une place à Montana ou une à Sierre, mais elle a opté pour Vissoie. Son choix a été motivé, un peu, parce qu’elle a un pied-à-terre à Ayer (d’où vient sa maman Patricia Epiney), mais surtout parce que la diversité des soins donnés était la plus grande en Anniviers. Les activités de ce cabinet de montagne couvrent un vaste domaine allant des urgences à la gynécologie ou la pédiatrie, en passant par tous les soins généralistes. Le grand avantage d’être formée dans un tel cabinet est de toucher à tout et, ainsi, de s’exercer dans des actes que la formation en cabinet spécialisé ne permet pas. Il arrive d’ailleurs

que certaines assistantes, travaillant en plaine, viennent à Vissoie faire un stage de quelques semaines pour se former dans les domaines qu’elles n’ont pas l’opportunité de pratiquer chez leur formateur. Il est évident que travailler dans un cabinet qui doit faire face à une très forte augmentation du travail pendant la saison d’hiver exige une très grande disponibilité et, donc, de la souplesse. Mais une organisation précise et un programme clair permettent à chacun de savoir quand il faut être prêt à jouer les prolongations. Si Barbara aime particulièrement le métier qu’elle pratique aujourd’hui, c’est parce qu’il lui permet d’allier deux domaines qui lui plaisent depuis longtemps : l’administratif et le médical. En effet, Barbara a commencé par faire l’ECG de Sierre

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en santé-social, car elle désirait être physiothérapeute. N’ayant pas été prise pour cette formation, elle a enchaîné avec le diplôme de commerce, puis la maturité professionnelle commerciale. Elle a ensuite entamé une formation en économie à la HES, qui ne répondit pas à son attente. Elle s’est alors orientée vers l’apprentissage d’assistante médicale. Elle a trouvé là le métier qui lui convient et a pu bénéficier d’une formation de pointe. Etre rapide et capable de faire plusieurs choses à la fois, tout en étant concentrée, est la condition essentielle pour faire face au stress inhérent à son métier. Ces qualités, Barbara les possède pleinement et c’est avec un perpétuel sourire enjoué qu’elle accueille les patients qui poussent la porte du centre médical. Janine Barmaz


Solidarité

Donner, c’est une belle façon d’aimer

N

ous sommes souvent appelés à témoigner notre solidarité à des personnes, plus ou moins proches, touchées par toutes sortes d’épreuves. Il est évidemment impossible de répondre à chaque sollicitation. Chacun choisit pourquoi ou pour qui il veut s’investir. C’est le propre d’une communauté de soutenir ses membres quand l’épreuve frappe. Ce soutien se manifeste généralement par un don. On peut donner tant de choses : donner la vie, donner du temps, donner de l’amour, donner du courage, donner de la force, donner de l’argent, etc. Donner, c’est toujours donner de soi ! Le don enrichit davantage celui qui le fait que celui qui en bénéficie. Parce qu’au fond, donner c’est une manière de rentrer en contact avec l’autre, une manière de reconnaître son existence, sa souffrance, les liens qui nous lient les uns aux autres, une manière d’aimer, tout simplement. Dorian Liand

Les hasards de la vie font qu’à peu près au même moment, des actions de recherche Un bal pour Dorian de fonds ont été organisées pour soutenir Le 4 février dernier, le montant extraordeux familles de chez nous. dinaire de Frs 5’406.- a été remis officielDorian Liand et Alex Massy sont deux pe- lement à Benoît Liand, par Claude Peter, tits garçons qui ont presque le même âge. commandant des pompiers d’Anniviers, Chacun souffre depuis sa naissance d’une au pub à St-Luc. Un agréable moment maladie extrêmement rare. Rare au point de partage a réuni pompiers, tenanciers de nécessiter des traitements nouveaux, et bénéficiaire, autour d’un sympathique peu connus, qui, à ce jour, ne sont pas apéritif. remboursés par les caisses. Or, ces familles constatent régulièrement les progrès que Depuis 5 ans, les pompiers de la vallée orfait leur enfant. Il est donc indispensable ganisent une fois par année un bal dont le de poursuivre ces thérapies. Pour les aider bénéfice est destiné à une action de bienfaifinancièrement, des gens de cœur ont lancé sance. Précédemment l’argent recueilli était versé à une œuvre s’occupant de lépreux en des mouvements de soutien. Tanzanie, œuvre représentée par une jeune

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femme d’Ayer, Charlène Zuber (cf. p. 36). Cette année, les pompiers ont répondu favorablement à la proposition de venir en aide à une famille valaisanne, la famille Liand-Savioz, qui habite à Aven (commune de Conthey). Elle est composée de Benoît, le papa, Sylvie, la maman, qui vient de St-Jean, Dorian, 5 ans, et Dylan, 3 ans. Dorian est né avec une grave malformation cérébrale. Au huitième mois de grossesse, les médecins n’avaient laissé aucun espoir à ses parents, leur prédisant le pire. Pourtant, aujourd’hui, le bambin enchante ses proches de son sourire perpétuel. Bien sûr, son handicap est lourd, puisque Dorian ne parvient pas à gérer son corps. Il nécessite une présence constante, mais

il comprend tout et communique par les yeux et le sourire. Il sait se faire deviner. Chaque semaine, il reçoit divers soins à domicile, dont une nouvelle thérapie (appelée méthode Padovan) qui n’est malheureusement pas prise en charge par les caisses dans notre pays. Pour venir en aide à sa famille, une voisine, Rita Sauthier, a lancé l’idée d’un soutien financier récolté par le biais de la vente de son livre « Vagues de vie ». C’est ainsi que l’aventure solidaire a commencé. Les média se sont intéressés aux Liand et ont évoqué leur situation. En Anniviers, c’est un cousin de Sylvie qui a soumis leur cas au comité des pompiers. Ces derniers ont tout de suite répondu favorablement à cette sollicitation et se sont démenés pour récolter le maximum d’argent. Lorsque l’on connaît les bénéficiaires d’une action, l’énergie déployée est forcément plus grande et la réponse des gens meilleure. D’ailleurs, il est à relever que la somme récoltée est de 2 à 3 fois supérieure aux précédentes. C’est un Alex Massy excellent résultat. Qu’il est possible de procun des 42’195 mètres du marathon au Les parents de Dorian et d’Alex se disent longer par tout don personnel. prix de Frs 0.50 le mètre. Il garantit que très touchés par la générosité des gens, par Un marathon pour Alex l’intégralité de la somme récoltée est ver- la grande solidarité qui leur est manifesLe 20 avril prochain se courra le mara- sée à l’Association Enfance & Maladies tée et par les messages de soutien qu’ils thon de Boston. Yves Schindfessel, phy- Orphelines à Monthey et servira à assurer reçoivent. Ils profitent de ces lignes pour siothérapeute à Ardon, s’est proposé de le financement de cette thérapie. C’est le dire à tout le monde un grand MERCI ! courir pour recueillir des fonds en faveur sportif lui-même qui est entré en contact avec la famille Massy-Abbé, après avoir eu La force de vie que l’on devine chez leurs d’Alex Massy. connaissance de l’histoire du petit Alex, deux bambins est la plus belle motivation Ce petit garçon de bientôt 5 ans, fils par l’intermédiaire de l’association préci- pour que de tels actes d’entraide se fassent d’Alain et Stéphanie, vit à Venthône. Il tée. Grâce à Facebook, à des flyers et au encore et encore. Elle nourrit le sentiment est atteint d’une maladie génétique mito- bouche à oreille, la solidarité a de suite de fraternité qui nous pousse à chercher chondriale extrêmement rare, qui est la été incroyable. Beaucoup de gens, surtout le meilleur pour l’un des nôtres. Il y a des cause d’un retard moteur et cérébral im- des Anniviards, qui souvent connaissent jours où le monde paraît plus beau… portant ainsi que de divers problèmes de Alex ou un de ses proches, se sont aussitôt Janine Barmaz santé. Pour passer chaque étape de son dé- mobilisés ! veloppement il faut beaucoup de temps et Le papa de Dorian, avec les organisateurs du bal des pompiers de travail à Alex. Malgré son handicap, il est heureux de vivre. Souriant, il est très attachant et comble ses proches de bonheur. Depuis près d’un an, il bénéficie d’une thérapie nommée First Step qui le fait visiblement progresser dans son développement. Le coût, élevé, de ce traitement n’est pas pris en charge par les caisses. Pour venir en aide à cette famille, Yves Schindfessel cherche des parrainages et vend cha-

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Match de reines régional d’Anniviers 2015

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e combat de reines d’Anniviers se déroulera le 26 avril 2015 dès 9h à côté du terrain de football de Mission.

Organisation Le match de reines est organisé par les syndicats d’élevage du Val d’Anniviers. Ils sont au nombre de quatre : St-Luc-Chandolin, Grimentz, Ayer et St-Jean. Le comité d’organisation est formé de 5 personnes représentant chacune un syndicat. Le syndicat d’Ayer étant le plus grand est représenté par deux personnes. Les charges pour organiser une telle manifestation sont élevées : un carnet de fête est réalisé afin de subvenir aux différentes dépenses. Rien que les sonnettes récompensant les 7 meilleures bêtes de chaque catégorie représentent plus de 20’000 francs de frais. Déroulement Environ 210 têtes de bétail s’affronteront dans le « poyo » de Mission. Il y aura 120 vaches réparties en 3 catégories, 45 génisses et 45 « premier veau ». Une grande partie des bêtes vient des étables de la vallée, le reste venant des quatre coins du canton. Les luttes débuteront à 9h. Différents encaveurs de la place de Sierre seront présents et vous feront déguster leurs nectars. Un stand raclette sera tenu par la fromagerie de la vallée. Comme lors des dernières éditions, la boucherie de la vallée apportera une aide précieuse à l’organisation de cette journée en assurant la préparation et le service d’un bon repas. D’autres stands vous attendront avec leurs diverses spécialités. Un système de bus navette sera affrété afin de vous amener aux abords de l’arène : un bus venant de Mission et l’autre de St-Jean. Pour défiler après les finales de chaque catégorie, les reines seront ornées de déco-

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rations fabriquées par des élèves du centre N’hésitez pas à venir soutenir nos agriculscolaire d’Anniviers. teurs. Un match de reine, c’est la garantie d’une belle journée en plein air, d’une Objectif ambiance festive et palpitante. Participer à L’argent qui sera gagné lors du match sera cette journée vous fera découvrir de l’intéutilisé pour renflouer les caisses d’assurance rieur une tradition typique de la région. du bétail qui permettent aux éleveurs de continuer à élever leurs bêtes. En effet, l’éle- Des billets d’entrée seront en prévente vage du bétail est exigeant, difficile et coû- dans les différents offices du tourisme de teux. Il est important de le maintenir, parce la vallée. Ces billets auront la particularité qu’il fait partie du patrimoine de notre d’être tirés au sort lors du match de reines. vallée, de notre canton. Et aussi parce qu’il L’heureux élu gagnera une superbe sonassure l’entretien de notre environnement. nette montée. Benoît Barmaz

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Association des ainés d’Anniviers

A

mitié, mobilité, festivités, ces trois mots résument parfaitement l’ambiance et l’esprit avec lesquels s’est déroulée la JOURNEE CANTONALE DE SKI DE FOND, RAQUETTE ET MARCHE à Zinal le 12 février dernier. Joie de vivre, sympathie, partage et bonne humeur ont contribué à la réussite de cette mémorable journée ! Carnaval approchant, un groupe n’a pas hésité à participer à cette rencontre déguisé en abeilles tout sauf léthargiques, grâce à la météo fabuleuse de cette mi-février : soleil éclatant, ciel bleu profond, horizon montagnard à la découpe dentelée.

www.tzoucdana.ch

D’autres avaient choisi un maquillage joyeusement festif et tous, absolument tous attendaient le moment de pouvoir enfin danser… Mais il ne fallait pas oublier qu’un des motifs sérieux de ces retrouvailles se voulait sportif. Après l’accueil des 436 participants à Vissoie par nos organisateurs anniviards et non anniviards, les cars se sont dirigés vers Zinal, trajet agrémenté de commentaires préparés par Clément Epiney. Et là-haut, au pied de ces majestueuses montagnes, les cafés-croissants attendaient nos valeureux séniors dans les différents établissements publics du village.

Charly Abbé et Marlène Casada

Les Plats de la Lée n’en revenaient pas de Charly Abbé : • Simon Epiney, toute cette animation ! président de la commune Un bouillon épicé juste à point attendait • Simon Crettaz, nos joyeux lurons après l’effort, avant que président du Conseil la troupe ne se rende devant la salle poly- d’Administration des Remontées Au Pont de Singline à 10h00 tapantes, cha- valente ou un généreux apéro offert par la Mécaniques Grimentz-Zinal cun a pu prendre le départ du trajet pour commune leur a été servi dehors, aux sons • Simon Wiget, directeur d’Anniviers Tourisme. se défouler au gré de ses préférences, à du cor des Alpes et de l’accordéon. ski de fond avec le moniteur responsable Clément Epiney, les moniteurs accompa- Puis quand le soleil a chauffé un peu trop, Même le président du Grand Conseil gnants André Crettaz et Charly Abbé, en les aînés ont pris place dans la salle pour Valaisan Grégoire Dussex a honoré de sa raquettes ou à pied, guidés par les moni- apprécier un bon repas, entrecoupé des dis- présence et salué cette joyeuse assemblée ! trices responsables de la marche Marlène cours des *trois Simon* comme les appelle Casada, Christiane Amy et Danielle Folly. gentiment le «chef d’orchestre» du jour

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En cours d’après-midi, une tombola a fait quelques heureux grâce à une cinquantaine de lots mis en jeu ; puis le très attendu bal animé par Alain Théler a permis à cette journée un final en beauté.

a travaillé durant une année pour que cette journée soit une réussite et devienne un souvenir inoubliable pour les participants. L’Association des Aînés d’Anniviers compte environ 60 membres.

Pour permettre à cette rencontre de se dé- Nos séniors ont déjà organisé une telle rouler au mieux, la collaboration de l’As- journée cantonale à trois reprises, en sociation des Aînés d’Anniviers avec Pro 1996, 2004 et 2015 ; de même, la jourSenectute Valais est indispensable. Celle-ci née cantonale de marche d’été a pu avoir prend en charge les inscriptions des dif- lieu en 2011 avec plus de 700 participants, férentes sections cantonales et diffuse le grâce à la collaboration avec l’organisaprogramme. Ce 12 février, pas moins de tion de Sierre-Zinal qui a mis sa tente à huit cars et des voitures individuelles ont disposition. arpenté les routes anniviardes pour coloniser joyeusement le vallon de Zinal. L’inscription à la journée du 12 février dernier coûtait Fr. 45.- somme très raiLe comité d’organisation anniviard sonnable vu les prestations proposées. composé de : Financièrement, elle est donc à la portée du plus grand nombre. Bien sûr, il faut ➢ Charly Abbé bénéficier d’une bonne santé, tous en sont Christiane Amy conscients et heureux de ce privilège. Gilbert Bapst Christiane Büchler Il existe également la Fédération Marlène Casada Valaisanne des Retraités présidée par André Crettaz Jean-Pierre Salamin et composée d’une Clément Epiney vingtaine d’associations avec un total de Danielle Folly plus d’un millier de membres, Fédération Pierre Wagnières dont fait partie l’Association des Aînés

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d’Anniviers. La Fédération Valaisanne se donne pour but la défense des séniors dans tous les aspects de leur vie et Pro Senectute encourage la santé par le sport.

Charly Abbé et Clément Epiney se tiennent à disposition pour toute information complémentaire et/ou demande d’adhésion et se réjouissent déjà de recevoir de nouvelles personnes dans ce groupe plein d’allant.

Et que vive l’Association des Aînés d’Anniviers ! Texte Simone Salamin Photos Adriana Tenda Claude

On peut affirmer sans crainte que l’Association des Aînés d’Anniviers reste très dynamique; fondée en 1992 avec les trois responsables d’alors Vital Monnet, Alain Truand et René Epiney elle se veut ouverte et accueille bien volontiers tous les séniors de notre vallée qui souhaiteraient rencontrer du monde, participer aux animations proposées ou juste partager de bons moments chaleureux en toute convivialité et simplicité. Aujourd’hui, six membres fondateurs sont encore actifs : Angèle et Lorette Savioz, Célina Portmann, Simone et Vital Monnet et Jean-Baptiste Massy.

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sport

HC Anniviers Bilan de la saison 2014-15

Les hivers se suivent et parfois se ressemblent, mais au HC Anniviers les hivers rassemblent, et c’est notre plus belle satisfaction. Il est l’heure de tirer le bilan de la saison 14-15 et honneur aux jeunes. Cette saison fut marquée tout d’abord par le baptême de la glace pour notre équipe de minis (12 à 15 ans). Pour beaucoup, ce fut une première expérience en championnat, avec les revers et la dure réalité qui vont avec... Mais nous garderons les bons moments et l’expérience acquise sera précieuse pour l’année prochaine. Sans oublier bien évidemment le cours magistral de géographie qui leur a été réservé avec les déplacements à Genève, à Fleurier, à la Vallée-de-Joux, à Fribourg, etc.... De vrais pros... Pour nos bambinis et nos piccolos, l’aventure continue et les progrès sont au rendez-vous !

3961 Chandolin Christine Vogt 079 534 38 65

Meilleurs compteurs Minis B Matchs Buts Assists Fabien Antille 13 8 1 Brayan Crettaz 13 6 2 Axel Bourquin 13 6 1 Baptiste Melly 13 0 4 Bruno Inacio 13 1 3

Meilleurs compteurs Matchs Buts Assists Points Jonathan Viaccoz 21 33 16 49 Mathieu Salamin 20 26 13 39 Anthony Hug 19 18 21 39 Pierre Viaccoz 21 16 18 34 Nicolas Droux 14 12 17 29 Thomas Melly 18 6 8 14 Jérémie Melly 12 5 9 14

Benoît Epiney

Prêt(e) pour une aventure sportive et humaine ? Le HC Anniviers recrute ! N’hésite pas à contacter Baptiste Solioz, responsable du mouvement junior, au 079 285 48 20.

Points 9 8 7 4 4

Alain Zuber chauffage sanitaire couverture

En 3ème ligue, cette saison a été l’occasion d’une nouvelle formule de championnat avec 3 tours (21 matchs) et des playoffs réservés uniquement au 4 premiers. Après une fin de saison haletante, une rageante 5ème place a ponctué l’excellent travail et l’engagement constant. Bravo à tous et à l’année prochaine ! Merci à tous ceux qui font vivre de près ou de loin le HC Anniviers !

ferblanterie Rue d’Ehala 36 - 3976 Noës

079 220 78 00 - alain.zuber@bluewin.ch

078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers

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3ème ligue 1 HC Sion-Nendaz 4 Vallées II 21 2 HC Portes du Soleil 21 3 HC Sierre 21 4 EHC Raron 21 5 HC Anniviers 21 6 HC RED ICE/Mart.-Verb.-Entr. 21 7 HC Sion-Nendaz 4 Vallées III 21 8 EHC Visp Lions 21

243: 112: 108: 85: 132: 77: 71: 70:

37 86 123 80 139 160 115 158

61 Pts 46 Pts 34 Pts 28 Pts 25 Pts 24 Pts 22 Pts 12 Pts

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sport

Ski Team Anniviers

6 mois en Afrique du Sud une expérience enrichissante

2014-2015

Kayline Theytaz

Luca Wanner

Thomas Beauvir

Clarisse Anthamatten

Luca Bertschy

Julien Oppliger

Soanna Tedeschini

Sven Gilland

Paul Fellay

Claude Donzé

Chloé Theytaz

Eva Etienne Nathan Wanner Gratien Huber Julie Sandoz Corentin Immele

Camille Zufferey

Elise Hitter Nathan Vionnet Carolyne Flückiger Raphael Coppey Thimoté Donzé

Anne Fumeaux

Andrine Roemer

Claire Trilles Maël Burgi Damien Revey Owen Kling Tristan Bonvin

Aline Schmid

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ille de Dominique et Marie-Françoise, Joëlle Crettaz habite à Vissoie. Elle a séjourné en Afrique du Sud de la fin juillet 2014 à la fin janvier 2015. Elle y a accompli son stage de deuxième année de HES-SO en travail social. Pourquoi as-tu été en Afrique du Sud ? J’ai choisi de faire mon stage à l’étranger. Aller en Afrique est un de mes rêves de petite fille. Or, la seule possibilité offerte sur ce continent, c’était l’Afrique du Sud. L’école a tout organisé : place de stage et logement. Nous étions deux étudiantes à partir pour Pretoria. Là-bas, Laeticia Dubosson et moi, nous avons vécu et travaillé ensemble. En quoi consistait ce stage ? Nous avons été placées dans une ONG appelée SAVF, une organisation de femmes sud-africaines. Cette organisation s’occupe de toute la problématique sociale : SIDA, pauvreté dans les townships, aide aux familles, violence, etc. Après une période d’observation des projets en cours, nous avons mis sur pied un projet de journée ludique et festive permettant à la communauté blanche pauvre de Hermanstad (quartier de Pretoria) de se réunir et faire quelque chose ensemble. Ainsi présenté, cela pourrait paraître un peu simple. Mais, dans cette communauté où l’alcool, la violence domestique, la drogue et les agressions sexuelles sont des problèmes quotidiens, il n’y a ni solidarité ni confiance, seulement de la méfiance. En réunir les membres pour partager un temps de détente dans des sortes d’olympiades n’était pas évident. Mais cela fut une grande réussite.

Veille de Noël à Simon’s Bay

Trace-nous les grandes lignes de votre vie quotidienne Nous habitions dans une résidence universitaire avec des étudiants blancs, afrikaners. Nous étions bien logées, nous avions notre chambre, une cuisine en commun.

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La cuisine locale était délicieuse et je l’ai beaucoup appréciée. Ce qui était particulièrement difficile, c’était de se déplacer pour les loisirs. En effet, il n’y a pas de transports publics. Les blancs ont leur voiture et les noirs des sortes de taxis-bus qui leur sont implicite-


Bâtisse décorée de peintures traditionnelles

ment réservés. La ville est immense et les étudiants sont dispatchés dans différents quartiers. En fait, les sociétés d’Afrique du Sud restent séparées, elles se tolèrent mais se mélangent peu. Dans la pratique, il est assez difficile de se lier avec des jeunes. Ils sont sympas, mais vivent au jour le jour et ne cherchent pas forcément à créer des liens amicaux. Peu à peu, nous nous sommes quand même fait un groupe d’amis. Une collègue d’une cinquantaine d’années nous a fait visiter beaucoup de choses, au début, pour nous mettre dans le bain. La langue, c’est l’anglais : tout le monde le parle ou presque, sachant qu’il y a 11 langues officielles dans le pays. As-tu pu découvrir un peu le pays ? Pendant le stage j’ai surtout découvert Pretoria et ses environs. Après, j’ai visité un peu le pays en compagnie de ma sœur. Nous sommes allées plus au sud, dans la région du Cap. J’ai eu l’occasion de visiter un grand parc près de Pretoria, j’ai fait un safari, vu tous les animaux. Tout est magnifique. Qu’est-ce qui t’a plu dans ce pays ? Un peu tout. Je retiens particulièrement de

superbes rencontres faites dans le cadre du travail. Bien qu’allant dans un milieu qu’on peut considérer hostile, nous avons toujours été bien accueillies. Le fait d’être là en tant que travailleuses sociales nous donnait sans doute un statut spécial. La solidarité et le sourire des habitants des townships me laissent un souvenir extraordinaire. L’Afrique du Sud est belle. Ses paysages sont très variés : mer et hautes montagnes dans le sud, végétation verdoyante et collines autour de Pretoria, brousse à l’intérieur du pays. Qu’est-ce qui t’a étonnée ? J’ai été surprise de découvrir comment l’Afrique du Sud est le fruit du mélange des influences américaine, européenne (anglaise et hollandaise) et africaine. Cela donne un beau mix de cultures. C’est ce qui fait la richesse du pays et aussi de l’expérience que j’y ai vécue.

J’ai aussi été particulièrement frappée par le fait que la population, chrétienne, est très croyante et pratiquante.

Au point que l’on priait avant les repas, avant les réunions. En anglais évidemment. Dans les rues, il n’est pas rare de voir un groupe qui fait un show à fin de « propagande ». C’était hallucinant. L’impact de la religion est si grand qu’il limite terriblement les moyens de parler de prévention du SIDA, de faire des affiches publicitaires. Les tabous sont immenses. Dans les townships, la religion mêle christianisme et traditions anciennes des tribus. As-tu connu la peur ? Au début nous avons été un peu effrayées par les strictes consignes données par les personnes avec qui nous travaillions et vivions. Elles nous disaient de ne pas nous déplacer à pied par exemple. Petit à petit, nous avons appris à connaître les endroits qui étaient appropriés pour nous. Une seule fois, j’ai vraiment eu peur : nous devions nous rendre au centre d’une petite ville en marchant depuis la gare jusqu’au bâtiment où nous étions attendues. Nous ne connaissions pas du tout l’endroit et pour nous rendre au lieu du rendez-vous nous avons dû traverser des squatters camps (sorte de bidonvilles). Je ne me suis pas du tout sentie à l’aise, pas à ma place. Mais tout s’est bien passé. Que t’a apporté ce stage en Afrique du Sud ?

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Visite d’une crèche de Pretoria West

Il a changé mon regard sur le pays : j’ai évacué certains stéréotypes. Je suis très intéressée par la question de la diversité culturelle et des discriminations raciales. J’ai eu l’occasion de vivre au cœur de cette problématique. J’ai vu qu’il y a eu une énorme évolution, mais que l’apartheid n’est pas fini et que ses conséquences sont encore bien présentes. J’ai entendu les points de vue et des phrases racistes venant des deux camps. Un grand pas a été fait, pourtant tout n’est pas encore acquis.

L’Afrique du Sud est un pays à part. Il n’est pas représentatif du continent. Je n’ai donc pas fini de voyager en Afrique. Mais j’ai pu notamment découvrir un village traditionnel appelé Kwandebele où les coutumes locales sont très préservées. Mon stage m’a donné l’opportunité de travailler avec des populations qui se trouvent dans des situations qui sont nettement moins marquées en Suisse : l’immense pauvreté et le problème aigu du SIDA. Il m’a confortée dans mon choix de formation.

Propos recueillis par Janine Barmaz

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tourisme

Le Vallon de Réchy

est-il protégé ou victime de passions tous azimuts ?

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réservé de la civilisation, le Vallon de Réchy est un joyau de la nature. Sa cascade, les méandres de l’Ar du Tsan, son Lac du Louché et la diversité de sa faune lui confèrent un caractère sauvage et pur. Les « Amis du Vallon de Réchy » veillent sur cette réserve naturelle et ils ont fêté leurs 30 ans cette année. Voici un récit de passionnés de la nature, et bien sûr, du Vallon ! Ils étaient assis sur la terrasse. Leur verre, laissé là, sur le côté. Le repas refroidissait

lentement, tandis que le regard voilé par tant de beauté remontait vers les crêtes suivant les caravanes d’aroles des pentes abruptes. Deux pans inversés de sapins et de mélèzes descendaient en abîme, que la rivière emportait plus bas encore. Pour atteindre la ligne inexistante de l’horizon, couleur de roche, couleur de ciel, il suffisait de se laisser bercer tantôt vers le couchant, tantôt vers le levant, empruntant calmement l’une après l’autre, des marches d’eau, de terre, de fleurs et de pierre. Les yeux alors s’accrochaient inévitablement sur les sommets pointus comme le fou-

lard de soie vagabond, aux épines du rosier parfumé.

Vallon protégé, destiné à un tourisme pédestre, doux… ? Tant de régions de par le monde sont mortes de trop d’amour : forêts entières détruites, océans pollués, mers disparues, montagnes dépotoirs, sols rendus infer-

tiles, terres de silence troublées, sous-sols surexploités. Beaucoup l’ont su, beaucoup l’ont vu, beaucoup en étaient secrètement informés, mais on a fermé les yeux sous prétexte de bienfaisance, d’emplois, de nécessité, de gestion avertie, de maîtrise des richesses naturelles de la terre et par conviction usurpée d’avoir raison. Amour-passion de barrages, amour-passion de skilifts, amour-passion de forêts, amour-passion de motos, vélos, voitures, amour-passion de bétail, amour-passion de sport, amour-passion de nature, amourpassion de chasse sportive, amour-passion de buvettes, amour-passion de lieux protégés, amour-passion de chalets, amourpassion de records sportifs, amour-passion de safaris, amour-passion du gain. Amour dévorant ! Je rêvais d’une forêt profonde fraîche et obscure, couverte de mousse légèrement humide. Je rêvais d’un glacier dissimulé

sous les éboulis qu’il ingurgiterait froidement. Je rêvais de voir des sources jaillir de terre, pleines de gargouillements, de clapotis et de mélodies. Je rêvais de sols transformés, griffés, redessinés, modelés comme une pâte, de roches moutonnées, ciselées par le vent, la glace et l’eau, l’ensemble couvert de milliers de fleurs. La lumière et la nuit les baigneraient tour à tour pendant que l’oiseau là-haut jouerait léger et que le cerf se faufilerait entre les arbres dans le silence. Et j’ai trouvé le Vallon de Réchy. Je n’étais pas le seul puisqu’on me l’a fait découvrir. Et l’homme aussi le trouva séduisant. Il le conquit et se l’appropria : il capta toujours plus son eau, coupa plus d’arbres que nécessaire, ouvrit des routes de plus en plus larges et de plus en plus hautes, il tua le silence du Vallon, détruisit son équilibre, clôtura ses espaces de liberté, surexploita ses richesses. L’homme envahit le Vallon toujours pour de bonnes raisons et pour le bien de tous. Le Vallon ne dit rien, il est tout d’un, sans paroles justifica-

tives de son existence et de sa disparition plus lointaine, il est lui-même. Alors des gens et des groupements indignés devant ces agissements aussi incompréhensibles que graves, se sont levés comme une Matze, aiguillonnés de toute part, pour organiser la protection du Vallon de Réchy. Les Amis du Vallon de Réchy font partie de ces derniers depuis seulement 1984. Après 30 ans d’activité, ils sont fiers d’avoir participé à la protection de ce Vallon unique. En collaboration avec les communes et les personnes de confiance, ils ont eu le plaisir de faire mieux connaître et mieux aimer le Vallon, immense cadeau à transmettre dans son entier et son intégralité aux générations suivantes. Jacques Lamon

Cf. site « www.les-amis-du-vallon.net »

St-Luc

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Une cascade est née ...

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ne petite nouvelle a fait son entrée parmi les cascades de glace de Zinal. La concurrence est rude tellement chacune possède des atouts indéniables. Mais la cascade du Belvédère, car c’est bien d’elle qu’il s’agit, n’est pas en reste pour rivaliser avec ses majestueuses congénères.

des voies pour tous les niveaux et même une voie pour débutants sur laquelle deux personnes peuvent s’initier sans courir trop de risques.

Tel le phénix qui renaît de ses cendres,

Belvédère est formée grâce à un système de pompage qui prend l’eau de la Navizence pour la remonter au point haut de la cascade. Le long du tuyau, des buses ont été percées de façon à gicler l’eau à différents endroits. Grâce à cette pompe, l’eau projetée gèle et avec le froid la glace se forme. Cette cascade est née sous l’impulsion de

tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch

La dernière née des cascades: la cascade du Belvédère

Le plus précieux de ses atouts est certainement son emplacement au centre du village, accessible même en cas de fort danger d’avalanche. Et oui, car toutes les autres sont situées vers le fond de vallée et donc en zone sensible. Mais ce n’est pas, et de loin, le seul avantage de cette nouvelle cascade de glace. En effet, non contente d’être une cascade de glace naturelle, bien que créée à partir de rien, elle offre aux passionnés

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notre cascade se reforme chaque hiver depuis 5 ans maintenant. Oui, mais il faut préciser que sans l’aide précieuse de quelques personnes, le Belvédère ne serait qu’un rocher, été comme hiver. En effet, bien que naturelle, sans structure métallique, la cascade du

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René Baumann qui a pris contact avec la Société de Développement de Zinal il y a plusieurs années. La SD a fait l’achat de la pompe, du matériel coûteux car il fallait une pompe capable de remonter l’eau sur 190 mètres avec un débit de 2 litres/ seconde. Si les premières années ont vu pas mal de déboires, gel dans les tuyaux, problèmes de soupapes… aujourd’hui, grâce aux efforts combinés de plusieurs acteurs


Les autres cascades de glace sont situées en fond de vallée

de la station et de René Baumann en particulier, le système est parfaitement opérationnel et le résultat dépasse les attentes. Grâce à une maintenance exigeante, il faut nettoyer la pompe tous les trois jours sinon elle se bloque, une volonté sans faille de René et des coups de main occasionnels de certains usagers, pour dégager les buses de la pellicule de glace qui les recouvre, le plaisir est au rendez-vous pour les amateurs de tous niveaux. Les plus avancés choisiront

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la voie verticale tandis que les débutants pourront s’exercer derrière le rocher à la croix près de la place de pique-nique.

grimpe et offre maintenant des initiations de nuit pour promouvoir cette activité en plein essor. Photos et texte Yanis Chauvel

Depuis sa création, la cascade du Belvédère voit son affluence sans cesse augmentée. Elle a récemment accueillie les jeunes du Montagne Club d’Anniviers venus s’entrainer à mi-janvier. Grâce à cette cascade, la station complète encore son offre pour les mordus de

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Fifres et Tambours G R I M E N T Z

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Intersoc et le Val d’Uccle des Belges bien implantés en Anniviers

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’est un fait, et ce n’est pas nouveau, les Belges aiment le Val d’Anniviers. Si nombre d’entre eux viennent en individuels pour les vacances, certains s’y sont même installés. Ce n’est pas à eux que nous nous intéresserons cette fois ci, mais à deux organismes de vacances belges, implantés en Anniviers depuis plus de 30 ans. 30 années de cohabitation, leur amour du Val d’Anniviers, leur nationalité commune et l’organisation de classes de neige et de séjours famille, cela fait beaucoup de points communs. Pourtant ces deux organismes ont des modes de fonctionnement bien distincts. Enquête. Le Val d’Uccle, un organisme municipal à but social C’est dans les années 70 que le Val d’Uccle s’établit à Zinal. Auparavant, cette association qui dépend de la commune d’Uccle près de Bruxelles, était établie à Saas Grund. Puis, cherchant à acheter un terrain, des membres de l’association ont prospecté dans tout le Valais pour finalement acheter un terrain près de Mission en Anniviers. La principale vocation du Val d’Uccle est clairement sociale. En effet, l’activité historique de l’association est l’organisation de séjours de classes de neige pour les enfants de la commune d’Uccle. La plupart de ces séjours étant en grande partie subventionnés, cela permet à un grand nombre d’enfants de tous milieux de découvrir les joies des sports de neige. Géré par un organisme associatif subventionné par des fonds publics, le Val d’Uccle est très largement soumis aux

C’est au-dessus de Mission que se trouve le Val d’Uccle

aléas conjoncturels et politiques comme me l’explique Sylvain Cochand, qui est directeur saisonnier de la structure depuis plus de 20 ans. Ancien du Club Méd à Zinal, ce Suisse a été démarché par l’association, et depuis partage sa vie entre le Val d’Anniviers l’hiver et Montreux l’été. Pour compléter les subventions et assurer une rentabilité, il faut savoir faire preuve de réactivité, sinon c’est la fermeture. C’est ce qui est arrivé dans les années 1990, faute de budget, le Val d’Uccle est resté fermé près de 4 années. Pour éviter que cela ne se reproduise, certaines semaines sont ouvertes aux familles. Le bénéfice est ensuite redistribué pour financer les classes de neige. Il faut aussi réagir aux circonstances conjoncturelles, et un autre défi va être la hausse du franc par rapport à l’euro qui va donner du grain à moudre à ceux, qui, au conseil municipal d’Uccle, considèrent que partir en classe de neige en Suisse est un luxe… Mais il faut rester optimiste, ils sont minoritaires… Intersoc, un Tour Operator pour les Mutualités Chrétiennes Intersoc fête cette année ses 65 ans d’existence. Et cumule plus de 30 ans de pré-

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sence en Anniviers. A Saint-Luc d’abord, dans l’ancien hôtel du Cervin jusqu’au déménagement total à Zinal, dans l’hôtel des Diablons, l’ancien Club Méditerranée. Si son activité est en somme assez similaire à celle du Val d’Uccle, l’organisation de séjours de classes de neige et de séjours familles, son fonctionnement est un peu différent. Le groupe possède plusieurs centres en Suisse et en France notamment. Il fonctionne comme un Tour Operator classique, s’autofinance et n’a pas de vocation sociale. Il faut par contre être membre de la Mutualité Chrétienne pour pouvoir bénéficier de ses services.

L’hôtel des Diablons à Zinal (Intersoc)

plique que les séjours de classes de neige sont très importants pour elle, notament en matière de publicité. En effet, de nombreux enfants venus en classe de neige à Zinal, reviennent avec leurs parents en séjour famille ou reviennent avec leur famille lorsqu’ils sont adultes. Pendant les périodes de classe de neige, ce sont près de 400 enfants qui logent à Zinal. 400 paires d’yeux qui découvrent (ou redécouvrent) la montagne, la neige et les joies de la glisse.

L’importance de la population locale dans le choix du lieu Lorsque j’ai posé la question à Sylvain (Val d’Uccle) et à Lieve (Intersoc) de savoir quel a été le déclencheur, pourquoi avoir choisi le Val d’Anniviers, la réponse est unanime : c’est pour l’accueil réservé par les habitants du lieu. C’est dans les deux cas ce qui a fait la différence. Lieve me confie qu’elle se sent accueillie dans le Val d’Anniviers, les partenaires sont pour certains devenus des

Arrivé à Zinal en 2001, le groupe a loué le bâtiment des Diablons jusqu’en 2030. Des travaux de restauration des locaux, d’abord l’exterieur en 2006 puis les chambres et les communs en 2010 et 2011, ont permis la centralisation des activités du groupe en Anniviers à Zinal. Depuis, certaines semaines sont réservées aux classes de neige, d’autres plutôt aux séjours famille qui constituent maintenant l’essentiel de l’activité du groupe. Lieve, la directrice du centre depuis 5 ans maintenant m’ex-

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amis, elle se sent bien ici et selon ses mots, les locaux « comprennent le tourisme ». Un autre point commun à ces deux structures, c’est l’étonnement et l’étincelle dans les yeux des enfants qu’elles accueillent en classe de neige devant la hauteur des montagnes, la « route qui tourne » ou la première montée en télécabine… Ce sont des souvenirs qui resteront longtemps gravés dans leur mémoire. Photos et texte Yanis Chauvel


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Premiers pas de l’alpinisme en Anniviers (3ème partie et fin)

Joël Bonnard

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Quand en 1859 s’ouvrira la petite auberge de Zinal tenue par le guide Jean-Baptiste Epiney et sa femme Julienne, aucun des sommets principaux de la «Couronne Impériale» n’avait encore été gravi. Ce gros chalet-auberge à deux-étages en bois de mélèze, a eu l’honneur de loger des célébrités suisses et étrangères, entre autres Edward Whymper; citons encore Leslie Stephen, les frères Mathews, Lord Francis Douglas, Melchior Ulrich, Gottlieb Studer, Tyndall, Javelle Eugène Rambert, etc., qui vinrent dans ce fond de vallée pour s’adonner à leur sport favori: l’alpinisme. Au début de la conquête alpine, le but pour tous ces alpinistes était de parvenir au sommet en premier par l’itinéraire offrant les moindres difficultés. Les versants du fond du Val d’Anniviers étaient trop abrupts et d’un accès compliqué, et c’est la raison pour laquelle les grandes premières ascensions furent pour la plupart réalisées sur les versants opposés de Zinal. En 1861, une première conquête eut un grand retentissement dans le monde de l’alpinisme ; le Weisshorn venait d’être vaincu par le professeur écossais John Tyndall accompagné de deux guides, Johann Joseph Bennen de Lax et Ulrich Wenger de Grindelwald. Cette première victoire allait ouvrir la route vers d’autres exploits qui marqueront l’Histoire de l’alpinisme de ce milieu du 19ème siècle. La Dent Blanche (4357 m.) Un an après la conquête du Weisshorn, un autre sommet de la «Couronne Impériale» allait tomber : la Dent Blanche. Cette montagne se situe sur la commune d’Evolène dont elle constitue l’un des symboles les plus caractéristiques, c’est une pyramide imposante de tous côtés, à quatre arêtes bien distinctes. La légende dit que la Dent Blanche a été mal nommée par un moine qui était char-

gé de réaliser une carte de la région. Le versant nord de l’actuelle Dent d’Hérens est en effet couvert de neige et de glace et devait par conséquent s’appeler la «Dent Blanche». Mais le moine inversa les deux noms. D’ailleurs, il suffit de consulter une carte de la région pour constater que la Dent d’Hérens est beaucoup plus éloignée du Val d’Hérens que la Dent Blanche. En réalité, la Dent d’Hérens était bel et bien nommée « Dent Blanche » durant une longue période. En 1682, Antoni Lambien plaça le «Weisszehorn» (Dent Blanche) à l’ouest du Cervin. Dans la vallée de Zermatt le nom le plus usité avant que notre montagne prenne le nom de « Dent Blanche », était celui de «Steinbockhorn». Aujourd’hui, cette dénomination s’applique à l’un des contreforts nord, appelé en français le Bouquetin. C’est le 18 juillet 1862, que William Wigram et Thomas Stuart Kennedy signaient la première ascension de la Dent Blanche, en compagnie de leurs guides, Jean-Baptiste Croz et Johann Kronig. Une aventure réalisée en 16 heures sur laquelle n’existent que très peu d’informations. Dès lors, cette montagne sera souvent gravie de Zermatt. Des différents chemins qu’utilisent les alpinistes pour gagner son sommet, le plus facile offre encore beaucoup de difficultés. De nombreux accidents ont émaillé l’Histoire de la Dent Blanche. L’accident le plus retentissant dont cette montagne a été le théâtre, est celui de 1899, dans lequel M. Jones perdit la vie avec deux de ses guides. M. Hill, le seul survivant de la caravane, mit plus de deux jours pour regagner Zermatt. On peut encore signaler un autre accident survenu le 12 août 1882, dont furent victimes l’Anglais W.E. Gabbett, âgé de 33 ans, un des meilleurs guides de St Nicolas,

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Extrait du carnet de guide de Joseph Vianin du 8 juillet 1965, écrit par Lord Francis Douglas (mort 6 jours plus tard au Cervin)

Joseph-Marie Lochmatter et son fils Alexandre, porteur ; ils furent précipités du haut de la paroi sud-ouest de la montagne jusqu’au glacier de Ferpècle qu’elle domine. Arête des quatre Ânes Le 11 août 1882, la veille de l’accident de W.E. Gabbett, eut lieu la première ascension de l’arête située sur le versant anniviard par J. Stafford Anderson, G.P. Baker, avec les guides Aloys Pollinger et Ulrich Almer. Arrivé au sommet après une longue et pénible ascension présentant une grande variété d’obstacles, Ulrich Almer déclara : «Nous sommes vraiment quatre ânes d’être montés par là.» Cette remarque donna tout naturellement son nom à cette arête de la Dent Blanche. C’est avec un jour de retard que la cordée Baker-Stafford Anderson regagna Zermatt. Attendu la veille au soir, ce retard avait mis Zermatt en émoi. Les vainqueurs de l’Arête des Quatre Ânes apprenant, un


de montagne. Ce n’est cependant pas là une question de prudence ou d’imprudence, mais en la considérant comme vous le faites, d’un point de vue très précis et très simple, je ne vois pas la possibilité d’agir……

Le guide Jean Genoud lors de la première descente de l’arête nord de la Dent Blanche en juillet 1926

peu surpris, que la rumeur circule qu’ils avaient péri à la Dent Blanche. Mais dans l’instant que l’heureux démenti parvenait à St. Nicolas, Joseph-Marie Lochmatter, son fils Alexandre et Mr. W.E. Gabbett, eux, tombaient là-haut…. Ainsi il y avait bien des morts, mais pas ceux qu’on croyait : les noms ne faisaient que changer. L’accident de W.E. Gabbett fut le troisième de l’été 1882. En moins d’un mois, trois alpinistes anglais de valeur perdaient la vie dans les Alpes, provoquant chez la Reine Victoria une vive émotion. Sir Henry Ponsonby, un des conseillers de la Reine, envoya une lettre à Mr. William Gladstone le 24 août 1882 : Cher Monsieur Gladstone, La Reine me prie de vous demander si vous pensez qu’elle peut dire quelque chose pour marquer sa désapprobation, au sujet des dangereuses excursions alpines qui ont occasionné cette année la perte de tant de vies humaines ? La réponse ne se fit pas attendre, le lendemain, Mr. Gladstone répondait à la missive de Sir Ponsonby : Mon cher Monsieur H. Ponsonby, Je ne suis pas surpris que la Reine se soit de nouveau émue des accidents si graves et si nombreux survenus au cours de ces dernières semaines dans les Alpes. Mais je ne crois pas qu’une intervention quelconque, même venant de Sa Majesté, puisse servir à quelque chose. Après tout. On peut se demander si l’alpinisme est plus dangereux que d’autres sports, lesquels, peut-être, n’ont pas même pour eux la dignité inhérente aux expéditions

Triste année, il est vrai, dans le monde de l’alpinisme, mais malheureusement, l’hécatombe ne s’arrêtera pas en 1882. Beaucoup d’enfants des vallées de Zermatt et du Val d’Anniviers ont perdu la vie au service de ces « môssieurs ». Avec leurs clients, ces guides affrontaient les pires obstacles, tenaient tête, ensemble aux forces brutales de la nature, supportaient en commun les pires privations et frôlaient mille fois la mort. Presque tous les cimetières des villages des Alpes s’ornent de modestes monuments dédiés par des alpinistes à leur guide défunt. Entre ces hommes de classes sociales totalement différentes, l’amitié simple, loyale et véritable les unissait dans un esprit fraternel, exprimant par-là, un des plus beaux côtés de l’alpinisme. Le Zinalrothorn (4221 m.) Parmi les « 4000 » formant la « Couronne Impériale », le Rothorn de Zinal fut la seule montagne conquise par le versant du Val d’Anniviers. Quand les Anglais Leslie Stephen et ses deux compagnons arrivèrent à Zinal en ce mois d’août 1864, le Rothorn était encore vierge, personne ne l’avait encore gravi. Cette caravane était composée de Leslie Stephen, Florence Crauford Grove, Mac Donald et des guides Melchior Anderegg de Meiringen, surnommé le «roi des guides» et son cousin Jacob Anderegg. Ils s’installèrent dans la petite auberge du village, tenue par Jean-Baptiste Epiney et Julienne Antille. Ils furent ravis de l’accueil que leurs réservèrent ce couple d’hôteliers, toujours attentionnés vis-à-vis de leurs hôtes. Les Anglais profitèrent de l’excellente cuisine que leur mijotait JeanBaptiste, cuisinier hors pair, qui au dire de Leslie Stephen : «nous fournissait chaque jour des repas qui – je frémis de le dire – étaient nettement supérieurs à ceux de mon excellent ami, M. Seiler à Zermatt». Et il ajoute : «Enfin, la pièce pouvait se vanter de posséder l’un des rares canapés tolérables de la Suisse. Evidemment, il n’avait que 1.20m de long, et deux majestueuses barrières le terminaient, mais il était mou et avait des coussins, luxe sans précédent, aussi loin qu’aille mon

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expérience alpine. Cette étude minutieuse de l’établissement de M. Epiney est due au fait que nous y avons passé trois jours d’oisiveté forcée.» Après avoir passé trois jours à attendre que le temps maussade et les nuages se dissipent, ils quittèrent la petite auberge dans la nuit du 22 août 1864 pour tenter la première ascension du Rothorn de Zinal. Mac Donald fut retenu malheureusement par une indisposition qui le rendait totalement incapable d’entreprendre une expédition. En 1864, il faut le dire, on ne sait pratiquement rien sur le Rothorn de Zinal, et la cabane du Mountet n’existe pas encore. Donc c’est vers des lieux inconnus que la caravane se dirigea. Ils suivirent d’abord la route normale pour le col du Trift, puis tournèrent à gauche pour traverser le désert d’éboulis du pied du Besso pour prendre la direction nord-est le long de la moraine jusqu’au glacier qui longe une grande paroi de rochers. À 7h55, ils arrivèrent au sommet d’un éperon et, de là, remontèrent une arête. Leur marche était assez rapide, retardée seulement par la nécessité de tailler une demi-douzaine de marches. Ils étaient très haut ; d’un côté ils avaient la vue sur la vallée de Zinal, et, de l’autre, sur la petite auberge du Riffel. Melchior Anderegg conduisait la cordée avec une constante adresse, son esprit devenait de plus en plus net à mesure que les difficultés augmentaient. Ils attaquèrent ensuite l’arrête nord recouverte de neige qui devient rocheuse par la suite jusqu’à la pointe. Tout à coup Melchior, qui avait quitté la plus haute crête pour suivre une vire rocheuse, se tourna vers Leslie Stephen avec ces mots : «Dans une demi-heure, nous serons en haut.» À 11h45, ce 22 août 1864, Leslie Stephen, Florence Crauford Grove, Melchior et Jacob Anderegg arrivaient au sommet du Rothorn, savourant le magnifique panorama qui s’offrait à leurs yeux. Là, satisfaits l’un de l’autre, mécontents seulement de l’absence de Mac Donald, ils se reposèrent pendant vingt minutes, leurs muscles tremblant encore de l’effort fourni. Le soir, ils étaient de retour à Zinal. Leslie Stephen racontera que le passage le plus dangereux se situe peut avant Zinal, quand il fut poursuivi à coups de cailloux par un pâtre de l’alpage de la Lée. Suite à cet exploit, le Rothorn de Zinal restera huit ans sans être à nouveau gravi.

par ce versant, nous entendîmes du bruit au-dessus de nous et aperçûmes un drapeau et trois hommes à la cime du Gabelhorn. J’ignore par quel côté ils ont fait l’ascension: ce n’était ni par Zermatt ni par Zinal….

Transport de la cuisinière de la cabane Tracuit à dos d’homme de Zinal par René Epiney et Edouard Vianin

En 1880, Emile Javelle écrira : «Tous les guides qui, jusqu’ici, ont fait cette ascension, s’accorderont à dire qu’elle est la plus difficile qu’ils connaissent parmi les plus hautes cimes». L’Obergabelhorn (4063 m.) Un Anglais joua un rôle important dans cette conquête de nos sommets, dont le corps disparut mystérieusement à l’âge de 18 ans, lors de la dramatique conquête du Cervin, c’est le jeune Lord Francis Douglas. Le jeune Lord débarqua durant l’été 1863 à Zinal, où il s’initia à l’alpinisme en traversant deux ou trois cols. En 1865, fidèle à la Suisse, il débute par l’Oberland bernois et arrive à Zermatt fin juin en compagnie d’un guide de Grindelwald, Peter Inäbnit. À Zermatt, il s’adjoint le guide Peter Taugwalder. Le 5 juillet la cordée fait deux tentatives à l’Obergabelhorn et au cours de celles-ci, ils effectueront les premières de la Wallenkuppe (3910 m.) et du Trifthorn (3737 m.) L’ancien «Livre des voyageurs» de l’hôtel Durand à Zinal contient une notice au sujet de cette expédition annotée par la main de Lord Francis Douglas dont voici un extrait: Hôtel Durand, Zinal, 6 juillet 1865 Après deux tentatives infructueuses au Gabelhorn par le versant de Zermatt, je suis venu ici avec Peter Taugwald pour l’essayer par ce côté-ci. Comme nous arrivions au Triftjoch, Peter ayant justement fini d’examiner la montagne, venait de me dire que nous pourrions aisément en faire l’ascension

Les trois hommes au sommet que Lord Francis avait aperçus, c’était la cordée victorieuse de A.W. Moore et Horace Walker avec le guide Jacob Anderegg qui, le 6 juillet 1865, venaient d’effectuer la première ascension de l’Obergabelhorn. Etant arrivés à Zinal, la caravane de Lord. F. Douglas s’y repose un jour, puis ils repartent à l’aube, le 7 juillet 1865, pour l’Obergabelhorn. Mais avant, ils avaient engagé un excellent guide anniviard, très demandé par les alpinistes en vue de l’époque : Joseph Vianin d’Ayer. Ce jour-là, ils effectueront la première ascension de ce pic par le versant ouest et en même temps, la première traversée de Zinal à Zermatt. Arrivée au sommet, Douglas et le guide Taugwalder sont en train de prendre leur repas sur ce qu’ils supposent être la cime, lorsque subitement la corniche céda et les précipita dans le vide; mais grâce à la corde, ils seront retenus par le second guide Joseph Vianin. Un drame vient d’être évité grâce à l’Anniviard. Le 8 juillet, Lord Francis prend congé du guide de Zinal en lui rédigeant dans son carnet le témoignage suivant : Joseph Vianin m’a accompagné comme second guide dans la plus pénible des expéditions que je n’ai jamais entreprises. Nous avons escaladé le Gabelhorn par le versant de Zinal et descendu à Zermatt. Il est tout désigné pour guider dans les ascensions qu’il connaît et fait un excellent second de cordée sous la direction d’un bon guide dans une ascension difficile comme celle mentionnée ci-dessus. Francis Douglas A.C. Lord Francis Douglas quitta Zermatt le 11 juillet pour se rendre à Breuil où il rencontra peu de jours avant l’escalade du Cervin, le jeune Whymper. Ce dernier est frappé par son charme et sa distinction ; il remarquera qu’ «il venait de passer plusieurs étés dans les Alpes, et son dernier exploit, la première ascension de l’Obergabelhorn par le versant de Zinal, avait excité mon étonnement et mon admiration.» Le 12 juillet,

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Le guide Henri Theytaz d’Ayer avec un client

les deux grimpeurs regagnaient Zermatt en route pour le Cervin…… qui deviendra le tombeau de Lord Francis Douglas. Jusqu’à aujourd’hui on n’a jamais retrouvé son corps. L’épopée du Cervin et la tragédie qui scella cette conquête le 14 juillet 1865, marquera la fin de cet «Âge d’or de l’alpinisme». Mais ce ne fut, loin de là, pas la fin de l’aventure alpine. L’alpiniste et historien anglais, Arnold Lund, reprend l’idée d’un «Âge d’argent» pour la période qui va de 1865 à 1888, de la conquête du Cervin à celle de la Dent du Géant, un des sommets du massif du Mont-Blanc. Durant cette période, tous les «4000» seront gravis. Les guides du Val d’Anniviers, même s’ils ont joué un rôle secondaire dans ces conquêtes des sommets de la grande chaîne des Alpes, ont quand-même marqué les esprits de ces alpinistes suisses et étrangers. On ne saurait assez honorer la mémoire de Jean-Baptiste Epiney de Zinal, Joseph Vianin, Elie Peter, vainqueur de la Pointe de Zinal en 1870, Elie Monnet et Victor Rouviney d’Ayer, Pierre et Basile Pont de St-Luc, Jean Martin de Vissoie qui jusque dans les années 1860 à 1870, ont tracé les «premiers pas» de ces alpinistes venus vivre leurs passions sur les hauts sommets du Val d’Anniviers. Jean-Louis CLAUDE, Zinal


Le Val d’Anniviers, vu par

Lord Andrew Archer, aristocrate britannique en villégiature à Saint Luc en 1895

H

ello. How do you do ? I am Lord Andrew Archer et je viens d’Oxford en Angleterre. Je suis actuellement en villégiature à Saint-Luc dans le Val d’Anniviers en Suisse. C’est la première fois que nous partons à la montagne. C’est très à la mode dans les clubs londoniens et mon épouse, Lady Mary, n’a pas cessé de me rebattre les oreilles pour que nous aussi, nous allions nous exiler à la montagne. Autant vous dire que ce n’a pas été de gaieté de cœur que j’ai renoncé à la côte d’Azur et à son climat, ses palaces et ses casinos… Enfin, je dois reconnaître tout de même que ce séjour est plus agréable que je ne m’y attendais… Nous logeons à l’hôtel du Cervin. Cela fait à peine deux ans que cet établissement est ouvert et il n’a pas grand-chose à envier aux palaces Cannois. Le confort y

est un peu plus rudimentaire, that’s right, mais imaginez… nous sommes à 1500 m d’altitude…

Le paysage est grandiose. Comme son nom le laisse supposer, notre hôtel se trouve face au Cervin et de notre chambre nous avons une vue à couper le souffle. Mon épouse est ravie, l’air est pur, le calme est partout… Ici, point de casino mais des montagnes à perte de vue, point de fiacres et de rues engorgées, mais des chemins étroits où seuls passent des mulets. Alors, me demanderez-vous, que faisonsnous de nos journées ? Well, pour ma part, je me suis découvert une passion pour cette nouvelle discipline que l’on appelle

The view from the hotel, nice, isn’t it ?

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alpinisme et qui consiste à gravir une montagne jusqu’au sommet. Si je suis novice en la matière, certains de mes amis, eux n’en sont pas à leurs premiers sommets et à l’instar de Whymper, un compatriote qui a réussi pour la première fois l’ascension du Cervin, n’ont de cesse d’ouvrir de nouvelles voies et de multiplier les records. Pour les courses les plus faciles, je les accompagne parfois et, avec un guide local, nous partons à la conquête de nouveaux espaces. Enfin, nouveaux pour moi car, bien sûr, je n’ai pas la prétention, ni la volonté d’ailleurs, de tenter des ascensions de sommets encore vierges de toute présence humaine. Pourtant, quelle satisfaction lorsque vous arrivez en haut de la montagne, on se sent tellement petit et l’exploit n’en paraît que plus grand…

L’Hôtel du Cervin, un palace au coeur du Val d’Anniviers

Pendant que je passe une grande partie de mes journées en excursion, Lady Mary, pour sa part, préfère se reposer. La pauvre a une santé fragile et considère ce séjour comme une cure d’air frais. La convalescence lui fait un bien fou. Elle me dit retrouver la santé. Il est vrai que je l’ai même vu rire l’autre jour. Cela faisait longtemps que cela n’était pas arrivé tant la mélancolie qui s’était emparée d’elle était tenace… Il faut dire que la situation qui a provoqué son éclat de rire était profondément comique. Imaginez un petit garçon qui tient sa mule par la bride dans le petit village. Il se rend aux champs en chantonnant. La mule s’échappe et se met à courir dans

notre direction. Nous étions sur la terrasse de l’hôtel à l’heure du thé avec un couple d’amis charmants. Ils sont de Brighton, et cela fait plusieurs années qu’ils viennent à la montagne. Anyway, la mule court dans notre direction, renverse au passage une table, et le jeu de Backgammon qu’elle contenait, et se dirige vers nous. Avant même d’avoir eu le temps de réagir, l’animal s’empare du chapeau de Lady Abigail, notre amie, et le mange avec délectation. C’est en voyant la mine déconfite du jeune garçon courant après sa mule que mon épouse a éclaté de rire. J’étais tellement heureux d’entendre à nouveau ce rire cristallin qui m’avait fait fondre des années

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plus tôt que, loin de gronder le garnement, je lui ai donné un généreux pourboire lorsqu’il nous a aidés à réparer les dégâts causés par sa mule. Finalement ce séjour was a good idea, et nous reviendrons voir M. Antille au Cervin l’an prochain. Je dois vous laisser maintenant, on m’attend au fumoir. Je crois que je vais aussi profiter de la superbe salle de billard que nous offre cet hôtel. Good luck and see you soon ! Photos et texte Yanis Chauvel


Charlène

canadien, membre d’une université qui, en même temps que nous, a passé quelques jours au centre pour y apporter du matériel et prodiguer des conseils d’hygiène, ainsi que des informations sur le SIDA. Ce jeune a eu un coup de coeur pour cet endroit et a récolté des fonds pour leur venir en aide (achat de prothèses, subvention de médicaments, de nourriture). C’est lui qui nous a donné l’idée d’en faire autant. Mon amie, qui vient de Nendaz, a organisé des collectes chez elle tandis que moi, dans le cadre «d’Ayer pour demain», j’ai pu bénéficier de l’argent provenant de la vente de vins chauds entre Noël et Nouvel An. Plus tard, les pompiers d’Anniviers m’ont contactée, ils avaient récolté pendant plusieurs années de l’argent pour le Téléthon, puis ils ont décidé de sponsoriser des gens de la Vallée qui font des actions d’aide humanitaire directes sans passer par des intermédiaires.

la fille qui se donne les moyens de réaliser ses rêves et les réalise grâce à votre générosité

J

e dis MERCI, MERCI, MERCI à tous ceux qui ont contribué à la réalisation financière de mon projet en TANZANIE, je vous promets que l’argent qui m’a été remis a été utilisé au mieux. T’es la fille à qui ? A Nicole et Georges Alain Zuber d’Ayer. Bénévolat Lorsque j’avais 16 ans, je suis partie avec une copine en Afrique, nous voulions faire du bénévolat pendant nos vacances scolaires. Nous avons cherché une association, c’est ainsi que nous nous sommes retrouvées pendant un mois et demi dans un centre pour lépreux, géré par la congrégation des « Precious Blood Sister ». La structure d’accueil s’appelle « Le centre Upendo Home », il est situé pas très loin d’Arusha en Tanzanie. Quatre soeurs gèrent le foyer où habitent 26 personnes, des enfants et des personnes plus âgées. Les enfants vont à l’école du village, ils y apprennent l’anglais. Les anciens, eux, ne parlent que swahili, mais parfois les regards, le mime, le toucher suffisent et les mots ne sont pas nécessaires à la communication. Mon travail Le matin nous faisions le ménage et, l’après-midi, on nous a proposé d’habiller, laver et faire des massages aux lépreux pour favoriser la circulation du sang dans leurs membres. En fait, c’est cela qui a déclenché chez moi l’envie d’être physiothérapeute. La lèpre La lèpre fut longtemps une maladie très mutilante et très stigmatisante. Les personnes touchées par la lèpre en Tanzanie restent exclues de la société parce que la

Francis a retrouvé le sourire, car il peut à nouveau marcher sans canne

Charlène, avec Secilia, dont les deux parents sont atteints de la lèpre, et Gloria une de ses copines

communauté environnante est mal informée sur la maladie. C’est une maladie infectieuse chronique qui atteint les nerfs périphériques, la peau, les muqueuses et les yeux. Les symptômes sont une perte de sensibilité, la gangrène (qui entraîne des mutilations), des atteintes oculaires. Aujourd’hui elle peut être traitée à l’aide d’une prise d’antibiotiques quotidienne. Bien qu’il ne soit pas capable de détruire la bactérie, ce produit ralentit fortement la propagation dans l’organisme et, en cas de traitement précoce, il permet une guérison. Le centre La congrégation « Precious Blood Sister » est une communauté internationale. Il y

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a un peu plus d’une dizaine d’années une Allemande a fondé ce centre. La soeur mère, Maria Agatha vient du Kenya. Le foyer essaie de s’autogérer. Les revenus proviennent de diverses activités, certains des pensionnaires font des bracelets, d’autres des pulls, ce que les personnes savent faire, elles le mettent à profit. Les soeurs possèdent aussi des champs dans lesquels elles cultivent du maïs et de la canne à sucre. Elles ont aussi des animaux, vaches, poules et ont le projet d’acheter des cochons. Elles obtiennent ainsi quelques revenus en vendant les produits de la ferme. Au niveau de la population, il y a peu de changements dans le centre, les personnes plus âgées, celles avec de lourds handicaps, y vivent de manière permanente. Il

y a aussi quelques familles. Les habitants ont une chambre à disposition avec un lit, une chaise, une table, une petite armoire, et les sanitaires sont communs. Les repas et les activités se font ensemble. Il y a aussi des habitations pour les familles qui, elles, vivent et se nourrissent de manière plus indépendante. Lorsque les enfants grandissent et sortent de l’école, sous médicaments, ils peuvent partir et faire leur vie hors de la structure d’accueil. Le centre a été construit à cinq, dix minutes à pied du village, car le village ne voulait pas de contacts avec les malades. Il y a cinq ans, il n’y avait aucun lien entre les lépreux et les villageois. Aujourd’hui, le village se développe, il y a des lodges pas loin des bâtiments de la congrégation. Les mentalités bougent, la stigmatisation s’estompe, il y une petite épicerie, un petit troquet, les lépreux ont pris l’habitude de s’y rendre régulièrement. L’aspect humain A 16 ans, nous étions un peu naïves, mais nous n’avons pas été choquées et masser des personnes amputées ne nous a pas dérangées. Ce qui nous a particulièrement touchées est le côté humain de notre

action. Il me sera difficile d’effacer de ma mémoire le sourire franc des enfants rencontrés. J’ai été touchée par ce peuple, leur gentillesse et leurs sourires m’ont particulièrement émue. Peut-être parce que j’étais très jeune lors de mon premier séjour, mais pas seulement: là-bas, c’est un peu ma deuxième famille, lorsque j’y suis retournée après cinq ans, j’ai reçu un accueil magnifique, c’est comme si je ne les avais jamais quittés. Parfois, je ne sais pas si partir faire de l’humanitaire aide les autres ou si on ne s’aide pas plutôt soi-même. En effet, j’ai l’impression que ce voyage m’a plus apporté que ce que j’ai pu apporter aux autres… Ça a été l’occasion d’apprendre à me faire confiance, d’accepter mes erreurs, d’essayer de les éviter à l’avenir et de voir des améliorations chez les lépreux au fil des jours. Naissance d’un projet Jamais je n’oublierai ces moments de partage vécus là-bas et c’est pour cette raison que je suis restée en contact avec les soeurs et certains jeunes résidents, les moyens technologiques actuels, e-mails, facebook facilitent ce rapprochement. Je suis aussi restée connectée avec un jeune médecin

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Utilisation des fonds récoltés La première année, j’ai envoyé l’argent par virement bancaire, et en 2014 je suis retournée sur place, dans l’idée de pouvoir apporter l’argent ainsi récolté. Le centre a parfois besoin d’aides extérieures, il y a des demandes particulières, comme celles qui me sont parvenues pour des barres parallèles et deux prothèses. Cet argent a aussi été utilisé pour payer de la nourriture et des achats divers. Mon but était aussi de faire un travail dans le cadre de l’école de physiothérapie que j’ai commencée entretemps. J’ai donc choisi de combiner les deux et je suis partie un mois. Mon deuxième séjour Pour approcher et intéresser les patients les premiers jours, j’ai proposé des activités diverses qui les mettaient à contribution parce qu’au début, je n’avais pas beaucoup de volontaires. C’est ainsi qu’on a fait des parties de foot incluant chaises roulantes et béquilles. Puis j’ai pu commencer. Les barres parallèles sont utiles pour réapprendre à marcher dans le cadre d’un programme simple de rééducation que j’ai mis en place. La rééducation est importante pour les personnes qui bénéficient de prothèses, pour celles qui ont des problèmes


Merci aux pompiers d’Anniviers pour leur aide

fam. Zuffrey 3961 St-jean

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de déformations, des problèmes musculaires ou celles qui utilisent des chaises roulantes (elles peuvent marcher, mais ont très peu de force). J’ai acheté les barres là-bas, elles sont faites de manière artisanale, sont beaucoup moins chères qu’ici et se sont avérées très efficaces. Une infirmière m’a suivie pendant mon séjour, je lui ai montré des choses simples qu’elle pourra utiliser dans son travail quotidien. Il y a aussi un grand besoin de massages, les personnes sont hypertendues à cause de la lèpre et de leurs positions. Elles demeurent souvent dans des chaises roulantes et ne bougent pas assez. J’ai vu d’énormes progrès en trois semaines. Un homme n’arrivait plus à

marcher, ce n’était pas grave au niveau thérapeutique, il suffisait de le remobiliser, de le faire bouger car les muscles s’atrophient très vite si on ne les utilise pas. Il était tellement heureux de pouvoir remarcher ! Mon rêve Mon idée, mon rêve serait de développer un projet de petites formations pour des soignants en collaboration avec mon école (la Haute Ecole de Santé de la HES-SO Valais-Wallis, filière de physiothérapie de Loèche-les-Bains), les soeurs et d’autres partenaires tels que les nombreux centres pour handicapés, orphelins… et les nombreuses associations présentes en Tanzanie.

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Sur place, il y a déjà un Australien qui fait quelque chose du style, car il n’y a presque rien au niveau de la physiothérapie dans ce pays, une seule école pour 45 millions d’habitants. Après mes études, en 2016, je veux y retourner pour aller regarder s’il y a de l’intérêt, voir ce que l’on pourrait faire. Pour l’instant, je ne recherche pas d’argent, mais s’il y a le bénéfice d’un vin chaud ou des dons particuliers, j’envoie cela en Tanzanie afin d’améliorer le quotidien, d’aider à payer les médicaments. Mais lorsque j’aurai un projet plus concret, je chercherai à nouveau des fonds et je sais que je pourrai compter sur vous. Propos recueillis par Christine Torche


éducation

Il y a 1500 ans... Notre visite à l’Abbaye de St-Maurice

Lynn Vergères et Léna Savioz, les reporters du jour devant le tombeau de St-Maurice

Saint Maurice. Les plus vieilles tombes datent des Vè et VIIè siècles. A noter également que les reliques de Saint Maurice ont été retirées de leur tombeau en 1225 et ont été placées dans une châsse ; certaines ont même été offertes. Quelques élèves devant la porte principale sur laquelle sont gravés les noms de 272 martyrs

L

e 23 janvier 2015, les élèves du Cycle d’Orientation d’Anniviers ont eu la chance de visiter l’Abbaye de St-Maurice dans le cadre des festivités de son 1500ème anniversaire. Les deux guides nous ont offert un accueil chaleureux devant l’entrée de la basilique. Premièrement, nous avons pénétré dans l’église par une porte qui contenait plus de 250 prénoms de martyrs. L’église était de

toute beauté et d’une grandeur extrême. Nous entrons alors dans 1500 ans d’histoire. En l’an 515, le futur roi burgonde Saint Sigismond fonde l’Abbaye de StMaurice. La légende raconte que des martyrs, soldats romains de la légion thébaine, ont été assassinés sur ordre de l’empereur romain Maximien car ils ne voulaient pas se plier aux règles et persécuter les Chrétiens. Ils ont alors été décapités.

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J’ai trouvé que le trésor était la meilleure partie de la visite ! Tiago 1CO Ensuite, les élèves ont été voir les fouilles archéologiques. Elles ont débuté à la fin du 19ème siècle. Il y avait les traces des anciennes églises construites auparavant et beaucoup de tombeaux, dont celui de

C’était un vieil endroit rempli de technologie ! C’était cool !!!! Oliver 1CO Pour terminer notre visite en beauté, nous avons eu la chance de découvrir le trésor de l’Abbaye qui était très impressionnant à voir. Il y avait le reliquaire de la Sainte Epine (qui contient une des nombreuses épines de la couronne de Jésus quand il a été crucifié). C’est le roi français Saint Louis qui a offert cet objet à l’Abbaye.

Saint Louis était un grand collectionneur des reliques de Jésus, il en était obsédé. Il y avait aussi le vase de Saint Martin datant du IIè siècle et qui est le plus vieil objet du trésor. De nombreuses et magnifiques châsses contenant des reliques de saints étaient exposées. Les reliques (qui sont les restes du corps d’un saint) de Saint Maurice étaient placées dans la châsse de l’abbé Nantelme. Bien d’autres objets ayant tous une grande valeur y étaient exposés.

Les catacombes étaient bien parce que je suis fasciné par l’archéologie ! Diogo 1CO Nous avons achevé notre visite en découvrant les sept vitraux de la Basilique. Ils décrivaient, comme une BD, la magnifique histoire de Saint Maurice d’Agaune.

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Cette visite a été très intéressante et remplie de découvertes. Le lieu, au pied des falaises, nous a aussi fait découvrir le fameux rocher d’Agaune d’où tire son nom la ville de St-Maurice. Tous les enseignants ont aussi beaucoup aimé la visite. Madame Bourquin, notre professeur du cours d’Ethiques et Cultures Religieuses (ECR), a trouvé la visite très intéressante et adaptée à tout le monde. Nous avons découvert une belle facette de notre magnifique canton. Faites-y un petit tour ! Léna Savioz & Lynn Vergères, 2CO


art & culture

Par amour

Marché artisanal de l’été

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e 30ème marché artisanal de Vissoie aura lieu le week-end du 18-19 juillet 2015. Au programme de cette édition : des artisans toujours plus nombreux, des invités surprise et un concert de Sonalp le samedi soir.

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Boisval SA - Mayoux tél 027 475 12 37 - fax 027 475 12 81

Melly Sarl - Ayer tél 079 434 79 73

Construction SA - Vissoie tél 027 475 11 33 - fax 027 475 20 72

Monnet SA - Mayoux tél 027 475 18 33 - fax 027 475 44 57

Crettaz Etienne - Vissoie tél 027 475 14 33

Salamin François - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55

Créabois Martial Solioz - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54

Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70

Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94

Viaccoz SA - Ayer/Zinal tél 027 475 17 78 - fax 027 475 37 78

Pittet Charles - Chandolin tél 078 601 23 18

Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54

Salamin Claude-Albert - St-Luc/Niouc tél 027 455 53 86 - tél 079 417 63 86

Patrice Michlig - St-Luc/Niouc tél & fax 027 455 99 00 - 079 393 37 12

Revey Jacky Sàrl - Mayoux tél 027 475 23 74 - fax 027 565 53 43

Le BOIS met de la chaleur dans votre foyer

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Pour les seconds, c’est l’occasion de montrer le fruit de leur dur labeur dans un cadre propice aux chefs d’œuvre artisanaux. L’an passé ils étaient plus de 80, cette année ils seront encore plus on l’espère. Cette progression ne fait que confirmer l’excellente réputation dont jouit le marché, du travail du cuir, de la broderie à la fabrication de meubles en carton, en passant par les musiciens de rue, tous types d’artisans et artistes sont représentés. Un 30ème anniversaire, ça se fête ! Pour célébrer dignement ce jubilé, les organisateurs ont décidé de mettre les petits plats dans les grands. À commencer par plusieurs invités de marque qui interviendront tout au long de la manifestation.

© Sonalp - photo www.erphotographie.ch Pierre Savioz Anniviers Tourisme

www.sivacolor.ch

Comme chaque année lors du troisième week-end de juillet, le village de Vissoie se transforme en lieu de rencontres, de rires et de fête. Dans cette ambiance joyeuse et détendue, tout le monde y trouve son bonheur. D’un côté les visiteurs et de l’autre les artisans et artistes. Pour les premiers, marché rime avec curiosité. Le flâneur invétéré scrute et admire chaque petit trésor façonné à la main. Les familles viennent profiter du beau temps et de l’atmosphère chaleureuse qui règne dans le village durant ces deux jours. Alors que les parents découvrent le marché au gré des rencontres, les enfants profitent des animations organisées spécialement pour eux.

Vous voulez connaître leur nom ? Patience, patience… leur identité sera dévoilée au prochain numéro. Autre attraction de cette 30ème édition, Sonalp se chargera de mettre l’ambiance lors de son concert du samedi soir. Le groupe d’origine vaudoise mélange les traditions musicales des Alpes suisses à celles d’autres peuples. Les six musiciens nous offrent ainsi un riche

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assortiment de sonorités : yodel, voix harmoniques, didgeridoo, violon, accordéon, djembés, etc. Une chose est sûre, Sonalp nous fera voyager en musique le temps d’une soirée. Le comité


sport

Montagne Club Anniviers Moments glaciaux

A

vec le froid du mois de janvier, les torrents et cascades se figent gentiment et forment un terrain magnifique pour initier nos jeunes grimpeurs à l’escalade en cascade de glace.

C’est trop cool de planter les piolets et les crampons dans la glace (Sélim Minuti). J’aime bien la cascade de glace. C’est cool, avec les copains on s’amuse trop bien (Noah Savioz). C’est une ambiance magique, des fois irréelle (Isaline Zufferey).

Equipés de vêtements chauds, d’un casque avec masque de ski, d’un baudrier, de chaussures à semelles rigides et de crampons, nos glaciéristes évoluent avec deux piolets tractions le long des formations glaciaires. L’assurage se fait à l’aide de broches ou vis à glace qui se vissent dans la glace et qui servent de points d’ancrage dans lesquelles on passe la corde à l’aide de dégaines. La descente s’effectue à pied ou en rappel. Vissoie - 027 475 18 77

Crampons

Léa Salamin

Piolet

Bien encadrés par notre guide Pasco et les moniteurs du MCA, les grimpeurs savourent les sensations procurées par l’ascension. La glace émerveille. Le froid a transformé l’eau dans un univers éphémère. On y trouve les formations les plus improbables. Voici quelques réflexions recueillies de nos «cascadeurs» au pied de la cascade du Belvédère à Zinal:

Vis à glace

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C’est différent de l’escalade en salle. C’est plus technique, on a besoin d’un équipement spécial (Léa Salamin). C’est pas comme dans la salle d’escalade où on suit les prises de la même couleur. Chacun choisit son itinéraire, pose le piolet où il veut. Puis il y a des fois des grottes trop cool (Lucien Zufferey).

Recommandation : Cette glace est à consommer sans modération. Pour le MCA: Franziska Andenmatten Zufferey


art & culture

notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie

1964 ou 1965 Emelie Melly - Marie-Thérèse Crettaz Marie-Noëlle Savioz - Renée Abbet Jeannette Theytaz. Les Enfants: Fabienne Savioz-Salamin, Romaine Crettaz-Evequoz, Françoise Savioz-Maye.

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Les 4 Saisons d’Anniviers

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Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Jérôme Bonvin (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Benoît Epiney (Président HC Anniviers) Franziska Andenmatten Zufferey (Présidente Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires

Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers sàrl 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.

Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

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N 18 avril 2015 by Les 4 Saisons d'Anniviers - Issuu