AUTOM N E
NUMERO 16 | OCTOBRE’14 | TRIMESTRIEL
La forêt Zen
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© Geneviève Marandola Vissoie
C’est logique 31
3961 Chandolin Christine Vogt 079 534 38 65
Alain Zuber chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 - 3976 Noës
079 220 78 00 - alain.zuber@bluewin.ch
078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers
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L’ invité
Jean-Marc Caloz, médecin Haiti Novembre 2013 / Association Santé Abricots Haïti (Suisse) : UBS SA, Case postale, 3960 Sierre / Compte n° : 268-101 180.40Q IBAN : CH89 0026 8268 1011 8040 Q / CCP: 80-2-2
Déjà 31 ans que j’ai ouvert mon cabinet médical à Vissoie ! Pourtant, la profession de médecin n’était pas ancrée dans la tradition familiale. Etudiant au collège, je me sentais un peu l’âme scientifique, mais je savais que je ne serais ni un « rat de laboratoire », ni un « rat des villes ». L’agronomie me tentait, campagne ou montagne serait mon port d’attache; et je voulais voir du monde et... le monde. Issu d’une famille de voyageurs, j’ai pris goût aux découvertes. Etudes de médecine et formation hospitalière terminées, avec Liliane mon infirmière d’épouse, nous avons travaillé un an en tant que délégués au CICR (Comité International de la Croix Rouge) au Tchad, puis au Liban en 1982-83. Liliane m’a aussi fait connaître St-Jean et Anniviers au moment où Urs et Mali Wiget, médecins à Vissoie, cherchaient un remplaçant de temps en temps. Et l’aventure anniviarde a commencé pour nous, le cabinet a été ouvert le 19.12.1983. Comme médecin indépendant, la notion de responsabilité a pris tout son sens et son poids. Annoncer de mauvaises nouvelles à des gens que je connaissais de mieux en mieux a pesé parfois lourd. Il a fallu apprendre à cheminer à côté, à accompagner et non à prendre sur soi. Il est arrivé que je me sente bien seul pour prendre certaines décisions. Avec mes collègues, nous étions de garde en alternance une semaine chacun, 24h/24 et cela durant 24 années. Après cela et la mise en place du système du 144, les gardes ont dû être assurées encore durant la saison d’hiver. Etre de garde signifie ne pas pouvoir entreprendre une activité pour soi-même car il faut se rendre disponible et tout quitter à l’instant. Entre saisons, je pouvais reprendre souffle et
devenir plus relax. Mais la trêve n’était jamais longue, le temps libre restait une denrée rare, la route ne devait pas trop s’éloigner d’Anniviers… Heureusement j’ai pu bénéficier d’amis spécialistes très disponibles et toujours prêts à me donner des conseils. Etre médecin, pour moi, c’est aimer les gens. J’ai souhaité et obtenu des habitants de cette vallée qu’ils me prennent tel que je suis : j’aime aussi faire autre chose que de la médecine et n’ai jamais eu envie d’apparaître comme un être à part. Dix ans après l’ouverture du cabinet, j’ai à nouveau participé à des missions pour le CICR, en mai de chaque année. J’avais besoin de voir derrière la montagne, de me rendre dans des endroits improbables, de tenter de comprendre le monde, d’observer d’autres manières de vivre, de me frotter à des points de vue différents. Il est vrai que j’en ai vu des situations de conflits lourds, conséquences de l’intolérance, et j’ai le sentiment que la paix est bien fragile, qu’un conflit pourrait naître n’importe où, ici ou là-bas: mettez des armes dans les mains de populations en difficulté et une guerre civile éclate. Ai-je pu me ressourcer en vivant ces situations si complexes et violentes ? J’ai du moins compris que la « normalité » se trouve bien dans les zones calmes et non là où l’agitation met le feu aux poudres. Mon équilibre, je l’ai trouvé dans le théâtre, le compagnonnage, le partage, la chasse, le chant, l’environnement, les balades, la lecture. Le lieu et le cadre familial local m’ont particulièrement convenu, ils ont représenté la stabilité. Voilà environ 3 ans que je prépare ma retraite, je ne crains pas de m’ennuyer car j’ai beaucoup à faire : travailler de mes mains (vignes, bricolage...), ordonner mes papiers, films et
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photos ainsi que ma collection d’anciennes cartes postales, voyager, mener à bien un projet d’infirmerie en Haïti avec mon frère qui vit partiellement là-bas. Je suis prêt à tourner cette grande page; tout au long de ces 31 ans, Liliane a assuré l’intendance et l’administration, l’œuvre a été commune et elle touche à son terme. J’estime avoir beaucoup de chance de pouvoir arrêter en aimant encore mon métier, bien que j’aie parfois l’impression d’ « abandonner » des patients chroniques suivis depuis tant d’années. Entrer dans l’intimité des vies a été à la fois lourd mais si gratifiant, j’ai eu une immense chance d’exercer un magnifique métier, de ne pas avoir eu de gros soucis de santé. Je me considère comme un veinard d’avoir pu vivre dans ce milieu et parmi des gens aimés. Mon souhait d’étudiant s’est réalisé, j’ai été plongé dans un laboratoire à visages humains et j’en ai vu du monde et le monde ! La médecine évolue et change. Être médecin aujourd’hui n’est plus tout à fait pareil qu’à mes débuts, mais je souhaite que mes successeurs en tirent les mêmes joies. Propos recueillis par Simone Salamin
Sommaire 3 L’invité 5 La forêt, un espace à sauvegarder 8 Simone sage-femme des montagnes 10 Membre d’un petit club 13 Fang et son passé archéologique 14 Bienvenue au Val d’Annifer 17 Notre évêque en Mission 18 Tante Mariette 19 Aurel Salamin, chasseur d’images 22 Chalais-Vercorin 23 Anniv’info
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Les soigneurs du terrain de foot Ski-team Anniviers Zen, restons zen Premiers pas de l’alpinisme Montagne Club Anniviers Choeur des chasseurs Les coulisses des fêtes . . . Notre histoire.ch C’est logique, non ? D’une année scolaire à l’autre HC Anniviers
Concours
à la découverte de votre vallée Comment ne pas l’évoquer en cette année pluvieuse? Icône par excellence du champignon dans l’imaginaire collectif et littéraire, il demeure néanmoins toxique et hallucinogène. L’Amanité Muscaria, importé par accident dans l’hémisphère nord, égaie nos A. L’amanite tue-mouches forêts de ses vive couleurs. S’agit-il plus B. L’amanite panthère C. La vesse-de-loup perlée communément de:
Un bon de 50.- chez Virage Sports à Vercorin Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition de janvier du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo de octobre » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 11 décembre 2014
Le gagnant de l’édition n° 15 est Roland Jayet à Villars-sous-Yens
© Nicole Salamin
La réponse était: B
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La forêt
un espace à sauvegarder
L
a forêt n’a pas besoin de l’Homme mais ce dernier a besoin de la forêt. L’histoire commune de l’Homme et de la forêt remonte déjà a la préhistoire quand l’Homme a commencé à avoir besoin de bois pour se chauffer. Par la suite, le destin des zones sylvestres et celui des Hommes n’a cessé de se croiser, bien souvent au détriment des espaces forestiers. Dès la fin du Néolithique, pour les besoins de l’agriculture et de l’élevage, les déboisements commencent. Ils prennent de l’ampleur pour la construction de routes à la période romaine, puis la croissance démographique et les progrès techniques du Moyen Age commencent à avoir un impact visible sur les forêts. C’est pourquoi dès le 14ème siècle certaines zones sont déclarées forêts à ban, comme la forêt audessus d’Ayer. Ces mesures de protection de la forêt visaient surtout à éviter que les forêts ne remplissent plus leur rôle de protection contre les dangers naturels; en zone de montagne ceux-ci étaient fréquents et avalanches, glissements de terrains et autres éboulements rythmaient la vie des habitants. Ce n’est qu’au 19ème siècle, avec l’industrialisation et les besoins croissants en bois qui conduisent à la destruction d’une grande partie des forêts de montagne, que la Confédération se décide à agir. En 1876, la Suisse édicte sa première loi nationale sur les forêts. Cette loi contient un principe majeur : Ne pas exploiter plus que la forêt ne produit. Le rôle du Triage forestier d’Anniviers La protection de la forêt en Anniviers est depuis toujours le rôle des bourgeoisies des différents villages. En effet, jusqu’au début du 20ème siècle, les forêts et leurs produits
Triage
avaient une importance capitale pour les Anniviards. Bois de chauffage, madriers pour les raccards, vente de la résine de mélèze comme médicament... la forêt était essentielle à la vie locale. La bourgeoisie a pour mission de veiller à la protection des
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zones forestières. Jusqu’en 1970, chaque bourgeoisie de la vallée avait son propre garde-forestier. En 1971, les bourgeoisies de Chandolin-Saint-Luc et Vissoie s’associent pour engager un garde-forestier à plein temps et fondent une équipe fores-
ne sont pas ramassées. En effet, laissé sur le sol, le bois mort se transforme en humus qui va enrichir le sol et favoriser la repousse. De même, les souches dont le tronc a été scié et certains troncs ne sont pas enlevés car leur présence va retenir la neige en hiver, freiner les cailloux dans leur chute et donc remplir la fonction de protection du secteur pendant la repousse des arbres nouvellement arrivés.
L’équipe du triage
La forêt est un espace vivant, indissociable de la vie montagnarde, qu’il faut savoir respecter et protéger, c’est le restières. Le rôle du triage est de s’assurer que la forêt peut toujours remplir toutes ses rôle des forestiers de l’entretenir pour que fonctions. Idéalement, chaque zone d’une nous puissions tous en profiter. forêt devrait pouvoir bénéficier d’une insYanis Chauvel photos Triage forestier pection tous les 20 ans. Les moyens actuels permettent une inspection tous les 80 ans. Cette inspection est nécessaire car la forêt a besoin de se régénérer pour assurer toutes ses fonctions, notamment celle de protection contre les dangers naturels. Les forestiers doivent intervenir pour favoriser cette régénération. La création de grandes ouvertures, pour laisser entrer la lumière, favorise le rajeunissement des forêts.
tière interbourgeoisiale. La bourgeoisie d’Ayer fonde à son tour son équipe forestière en 1990. La diminution programmée des budgets alloués à la forêt ont abouti, en mars 2004, à la fusion du Triage forestier de Chandolin-Saint-Luc-Vissoie et du Triage d’Ayer pour former le Triage forestier d’Anniviers. Les bourgeoisies de Grimentz et de Saint-Jean ont alors adhéré à cette nouvelle structure. Le triage d’Anniviers emploie maintenant une quinzaine de personnes, dont deux apprentis. Environ 70% des tâches effectuées le sont pour des travaux commandés par la commune et les bourgeoisies, le reste représente des travaux pour des privés (coupes de bois, fabrications de La forêt des Morasses, bancs, tables...). un exemple du travail des forestiers Une forêt aux multiples fonctions Aux Morasses, avant le passage des foresLa fonction la plus anciennement pro- tiers se trouvaient de gros arbres, vieillistégée de la forêt est celle de protection sants et dont le fort ombrage ne permettait contre les dangers naturels. C’est ce qui a pas le rajeunissement de la forêt. De plus, poussé à la création des forêts à ban. Plus ces arbres ne remplissaient plus leur rôle de tard, la loi de 1876 protégeait la fonction protection contre les dangers de la monde production de matières premières et son tagne car ils devenaient trop vieux. Une rôle social et récréatif pour la population. intervention était nécessaire pour garantir Depuis peu, quelques décennies au plus, la sécurité du secteur. Grâce aux ouvertures avec le développement de la sensibilité éco- créées et aux coupes réalisées, la forêt des logique et le succès de l’éducation à l’envi- Morasses a retrouvé une luminosité perronnement, un quatrième aspect est pris en mettant aux jeunes pousses de s’installer. Le compte, celui du rôle des zones sylvestres peuplement, dans les prochaines années, va comme refuges de la biodiversité. C’est se diversifier et la forêt deviendra plus résisen tenant compte de toutes ces fonctions tante. Il faut signaler aussi que chaque déque les forestiers du triage doivent remplir tail a son importance lors d’une telle interleurs missions. A chaque intervention, ils vention en forêt. Il faut penser au moindre doivent agir au mieux au regard de toutes impact qu’aura l’action des forestiers. C’est les fonctions que remplissent les zones fo- pourquoi, par exemple, les branches mortes
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tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch
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Simone
sage-femme des montagnes Simone en pleine démonstration
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’une enfance modeste dans une famille de Vissoie, Simone Clivaz, née Theytaz en 1920, a gardé les bons souvenirs, bien qu’orpheline de père très jeune. Mais ce qui domine, c’est l’envie de pouvoir suivre la formation de sage-femme qu’elle avait en point de mire. Comme une vocation, un souhait fort, un rêve pour son avenir, encouragée par sa maman.
L’école de sage-femme de Genève Les examens d’entrée réussis, avec une certaine appréhension elle a rejoint l’école de sage-femme à Genève et en est ressortie diplômée en 1941. Le changement a été brutal… et intéressant. Passer du village montagnard à la grande ville inconnue a marqué une étape importante. Simone a beaucoup apprécié son séjour, elle en parle avec bonheur. Tout s’est bien déroulé, l’apprentissage du métier s’est révélé passionnant et a confirmé son désir de dédier sa vie à aider les mamans à mettre au monde leurs enfants, leur permettant de mieux gérer la douleur et d’améliorer les conditions d’hygiène avec les nouvelles techniques apprises à l’école.
Et elle en a vu arriver des petits dans cette vallée et en plaine La plupart du temps, les bébés se présentaient en bonne santé. Son expérience l’a aussi aidée à vivre quelques situations dramatiques, inévitables malgré la très forte baisse de la mortalité infantile. Les mères résistaient mieux aux nombreuses gros- liorées au cours de la deuxième moitié du elle-même trois enfants, ce qui lui permetsesses et les conditions sociales se sont amé- siècle dernier, heureusement. Simone a eu tait de dire lors des cours d’accouchement
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Simone avec un petit protégé
organisés dans son foyer « j’ai autant aimé être actrice que spectatrice ». Et combien de nous ayant suivi ses cours se souviennent encore de ses tonitruants et rassurants « il n’y en a aucun qui est resté dedans ! » suivis de son rire franc et clair.
Prête à toute heure Les accouchements se sont passés de plus en plus souvent en milieu hospitalier. Disponible de jour comme de nuit, Simone prenait sa voiture au premier appel et donnait rendez-vous à la Clinique Ste Claire ou à l’hôpital de Sierre. Elle a accouché quelques célébrités en séjour à CransMontana, dont la femme du grand coutu-
rier Ted Lapidus. Mais pour elle, chaque naissance était un miracle, chaque nouvelle vie avait la même valeur.
Puis la retraite s’est annoncée Les jours heureux et les autres ont suivi leur route, la santé a décliné. Simone vit aujourd’hui au Foyer St-Joseph à Sierre, à 94 ans son incroyable optimisme n’a pas faibli, loin de là. Et si on lui rend visite, on en ressort tout requinqué.
MERCI et BRAVO Simone Clivaz, joyeuse sage-femme des montagnes, pour ces rires que vous partagez encore si volontiers ! Simone Salamin
Un petit livre de souvenirs de Simone a été édité en juillet 2000 intitulé « L’arrivée des hirondelles » et signé par André Schmidt ; cette édition est malheureusement épuisée.
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éducation
Membre d’un petit club d’Anniviers et vice-championne suisse de tir à l’arc
Récit d’une passionnée
L
’an dernier Philippe Roduit, professeur de français au CO, a proposé comme objectif d’écrire un texte et de le travailler pour qu’il soit publiable dans un journal. Voici le travail réalisé par Sarah Kummer, 15 ans, qui vit à Cuimey. Elle présente son sport favori et ce qui lui plaît particulièrement dans sa pratique. Au début de l’année scolaire 2010, je recevais la brochure dans laquelle étaient inventoriées toutes les activités parascolaires liées au Val d’Anniviers. Une activité fort peu commune m’a attirée: le tir à l’arc. Mon frère et moi, nous décidons de nous inscrire à une initiation de 10 cours. Au début, je ne voulais pas continuer, contrairement à mon frère qui, lui, s’est acheté un arc, des flèches, un viseur… (tout cela pour la somme d’environ Frs 1’500.-). Après quelques cours, j’ai eu l’opportunité d’acquérir un arc d’occasion, presque neuf, ce sont mes parents qui me l’ont acheté. Je l’ai toujours et je continue à tirer avec: il m’a emmenée jusqu’au championnat suisse. Trois conditions pour participer au championnat suisse de tir à l’arc 1. Tirer depuis 1-2 ans. 2. Obtenir une licence. 3. Faire 3 tournois dans l’année du championnat. Le championnat se déroule à Macolin, sur un week-end en mars. Il rassemble toutes les catégories, même l’élite. Cela fait environ 300 participants. Ce que je ne vous ai pas dit, c’est qu’il y
a 4 différents types d’arc: arc à poulies, arc de chasse, arc avec ou sans viseur et arc d’initiation. Lors des tournois, nous sommes tous répartis en 5 grandes catégories et en plusieurs sous-catégories selon les âges; il y en a environ 12, car il faut séparer les dames, les hommes et les jeunes. Les catégories sont formées de 1 à 50 personnes selon les tournois. Il existe différentes sortes de tournois : en salle, dehors, sur animaux en mousse (car il est interdit de faire de la chasse à l’arc en Suisse), à distances connues (18-25-30-4050-70-90 mètres) et inconnues (à évaluer). Déroulement d’un tournoi 1. Arrivée dans la salle de Macolin (BE) 2. Recherche de la cible sur laquelle nous tirons 3. Montage d’arc 4. Distribution des « dossards » 5. Échauffement 6. 4-5 séries de tirs de réglage 7. Début du tournoi (30 flèches)
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Sarah Kummer
8. Pause (±15 min.) 9. Fin du tournoi (30 flèches) 10. Finales Lors du championnat suisse de 2013, j’ai fini deuxième de ma catégorie (Recurve Jeunesse Dames). Grace à cet «exploit» j’ai reçu un prix d’encouragement de grande valeur et un livre d’énigmes mathématiques. Je pense que le tir à l’arc mérite d’être connu, reconnu et plus médiatisé.
Quasiment personne ne sait que le tir à l’arc est un sport pratiqué aux Jeux olympiques depuis 1900. Sur ce site vous pourrez trouver les résultats du Valaisan Axel Müller, qui tire au club des Archers de la Tour de Sion, aux JO de Londres en 2012. Il a participé aux 32èmes de finale et s’est battu, blessé, contre le médaillé d’or (le coréen Jin Hyek OH) : http://www.olympic.org/fr/resultats-olympiques/londres-2012/tir-a-l-arc/ individuel-ronde-olympique-fita-70m-m Ce que je ressens Une fois échauffée et équipée, je saisis mon arc avec la main gauche, je mets ma dra-
gonne, je me place sur le pas de tir, un pied de chaque côté de la ligne, parallèlement. Je pose le stabilisateur par terre, je mets la flèche sur le repose flèche et sous le clicker, je la clipse entre les deux encoches. Je prends la corde avec trois doigts à la première phalange, un doigt sur la flèche et deux au-dessous d’elle, mais sans la toucher. Je me lève sur la pointe des pieds, je redescends, je plie les genoux, je les déplie, je verrouille mes hanches, je me redresse. Je prends deux grandes inspirations, je saisis comme il faut la poignée, je lève le bras d’arc (gauche), je pré-visualise, je tracte, j’ancre (main droite sous la mâchoire inférieure, la corde touche le nez (sans l’écraser) et le coin de la bouche), je vise,
je décoche en relaxant les doigts, je lâche l’arc, Je tiens le bras levé 3 sec. J’analyse, je corrige au prochain tir. (Environ 40 sec.). Nous sommes beaucoup à tirer, alors nous sommes séparés en deux groupes. Nous faisons trois tirs de suite en alternance.
Pour moi, le maître mot du tir à l’arc, c’est la concentration. Il existe environ 58 consignes à appliquer pour tirer le plus juste et régulièrement possible. Sarah Kummer
Corde
v-bar
ateur
Stabilis
Poignée
Viseur Branche
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Fang
et son passé archéologique
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ar une fin d’après-midi de juillet miraculeusement non pluvieuse, la population du village de Fang, les responsables d’Anniviers Tourisme, le conseil communal et quelques personnes passionnées d’histoire ont été conviés à se rendre sur les ruines de l’ancien village situé en contrebas de l’actuel.
Yvonne Jollien-Berclaz, cheville ouvrière de ce feuilleton Yvonne a expliqué la genèse de la découverte et de la remise en valeur du site qu’elle et son mari ont initié il y a une dizaine d’années. Les contacts entrepris ensuite avec les services de l’archéologue cantonal M. François Wiblé, sollicité à plusieurs reprises, ont connu des hauts et des bas. Mais l’insistance d’Yvonne a fini par payer car le site se révèle important pour l’archéologie et il vaut la peine de poursuivre un travail professionnel de fouilles commencé par des étudiants l’été dernier. Les habitants de Fang les ont d’ailleurs bien accueillis et la collaboration a été fructueuse. Explications fournies par le responsable des fouilles Sur le terrain, les explications se sont avérées passionnantes et il semble que c’est un gros éboulement encore bien visible qui a signé l’arrêt de mort de cet ancien habitat. Beaucoup de paramètres restent à définir, comme une éventuelle datation des ruines. On espère ainsi enrichir les connaissances d’un mode de vie peut-être bien plus ancien que celui déchiffré jusqu’ici en Anniviers. L’archéologue cantonal a précisé que les fonds à disposition pour ces recherches sont insuffisants. Peut-être qu’un groupe
Yvonne Jollien en pleins commentaires
La nature a repris ses droits
de travail pourrait imaginer des pistes pour prennent eux-mêmes des travaux avant de demander l’aide communale, bel exemple mener à bien ce projet ? à suivre…» «Le passé archéologique de texte et photos Simone Salamin Fang a un bel avenir» C’est la conclusion apportée par M. François Wiblé devant l’assemblée dont une partie découvrait le site et ses mystères pour la première fois. Révéler le passé de Fang pour mieux comprendre l’évolution de ce si joli village, point stratégique d’accès à l’ensemble de notre vallée autrefois. Et comme l’a relevé Simon Epiney, président de la commune « les habitants de Fang sont actifs, entre-
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Bienvenue au Val d’Annifer
Q
ui ne connaît pas Jacques Martin? Célèbre auteur de BD belge qui, au sein du Journal de Tintin, collabora notamment avec Hergé et Edgar P. Jacobs, il est surtout connu pour ses créations, Alix, jeune romain intrépide et le non moins célèbre Lefranc, journaliste. Après avoir écrit plus de 120 ouvrages, traduits en 15 langues et vendus à plus de 20 millions d’exemplaires, il s’éteint en janvier 2010.
A Saint-Luc, Jacques Martin n’est pas seulement un auteur de bande dessinée, il est l’auteur de bande dessinée qui situa une des aventures de son héros dans le village. Et oui, peut-être l’ignoriez vous, mais le célèbre journaliste Lefranc a pris ses quartiers à la pension Favre (qui est devenue la pension Faber dans la BD) le temps d’une aventure palpitante. Un album atypique Le Repaire du Loup, quatrième album de la série Lefranc, a été édité par Casterman en 1974. Il avait été prépublié en 1970 dans le journal de Tintin et constitue un tournant dans l’histoire de la série. En effet, c’est l’unique album de Lefranc a avoir été entièrement dessiné par Bob de Moor, lui même fidèle et talentueux collaborateur d’Hergé pour le Journal de Tintin. Après avoir quitté les studios Hergé, Bob de Moor reviendra voir Jacques Martin, souhaitant continuer la collaboration pour Lefranc mais il tomba malade et mourût «J’ai appelé ça Saint-Loup peu après. Mais revenons à l’album qui mais en fait c’est bien nous intéresse dans cet article, Le Repaire Saint-Luc, du Loup. Selon l’aveu même de Jacques Martin, dans une interview accordée en dans le Valais suisse» septembre 2009, soit 4 mois avant sa mort, l’action se déroule bien dans le petit village En effet, venu passer des vacances dans la du Val d’Anniviers: station, il a été intrigué par un bâtiment
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Couverture
abandonné, trônant au-dessus du village. Mais ce qui l’a le plus surpris, ce sont les réponses des habitants à qui il demandait ce qu’était ce bâtiment. On lui répondait invariablement que ce n’est rien et tout le monde tente de noyer le poisson. Il n’en faut pas plus pour titiller la curiosité d’un
Lefranc et l’hôtel des Anglais
auteur de BD et Jacques Martin commence à se renseigner sérieusement. On lui raconte l’histoire d’Anglais qui voulaient faire construire un téléphérique pour monter jusqu’à l’hôtel. Cela ne se serait jamais fait et l’hôtel fut abandonné. De cette histoire est né le scénario du Repaire du Loup. Sans en dévoiler l’intrigue pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu, il est toutefois possible de dire que si certains détails ont été aménagés pour les besoins de la trame romanesque, le lecteur averti retrouvera dans cet album de nombreux clins d’œil au Val d’Anniviers.
Saint Luc, la clé de voûte de l’histoire est né à plusieurs reprises après la parution de l’Hôtel Weisshorn, car c’est bien de lui son album, il y a même été invité à faire le qu’il s’agit, situé sur le mont des Diablons. discours du 1er août au début des années On y reconnaît aussi la Pension Favre (ici 1990. Pour lui c’est la preuve que les hala pension Faber), Sports 4000, et bien sûr bitants de Saint-Luc «ne lui en voulaient les ruelles du village. pas d’avoir dévoilé leurs petites histoires». Comment lui en vouloir ? Accueillir un héros tel que Lefranc est un immense honneur et régulièrement le village reçoit la visite de fans de la série voulant voir de leurs propres yeux ce lieu extraordinaire qui a tellement marqué Jacques Martin qu’il a tenu à en faire le théâtre d’une des aventures de son héros journaliste.
Un hommage au Val d’Anniviers Si la part belle dans cet album est faite au village de Saint Luc, l’action s’y déroule, le Val d’Anniviers tout entier, qui s’appelle ici le Val d’Annifer, est mis à l’honneur. Au fil des planches, on y retrouve pêle-mêle, la cabine rouge du téléphérique de Sorebois, le barrage de Moiry, les virages de Niouc et sans doute bien d’autres références plus ou moins évidentes. Pour le village de
Même si, selon l’auteur, « Saint-Luc a beaucoup changé », le lecteur y retrouve toujours les lieux où se situe l’action et c’est avec un plaisir immense que l’on se prête au jeu des ressemblances et des différences.
La pension «Faber»
Si Jacques Martin n’est pas oublié à Saint- Il est possible de retrouver l’intégraLuc, celui-ci n’a pas non plus oublié le lité de l’interview ayant inspiré cet petit village qui a accueilli son héros il y article ici : https://www.youtube.com/ a plusieurs décennies. En effet, dans cette watch?v=SapXHmlGgoQ interview de 2009, il confesse y être retourtexte et photo Yanis Chauvel
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imprimerie d’anniviers sàrl
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Notre évêque en Mission
facile, Mgr Lovey a laissé en Anniviers un excellent souvenir et ses diocésains se réjouissent déjà de le rencontrer à nouveau dans le cadre de ses fonctions pastorales. Bonne continuation, Monseigneur!
© Jean-Marc Caloz
Janine Barmaz
L
e 12 juillet dernier, le prévôt du Grand-St-Bernard, Jean-Marie Lovey, était à Mission. Le village, qui célébrait sa patronne, sainte MarieMadeleine, a eu l’insigne honneur d’accueillir, dans sa chapelle, l’évêque fraîchement nommé pour remplacer Mgr Brunner à la tête du diocèse de Sion. Ami de longue date de Myriam Viaccoz, cheffe du village, celui-ci avait accepté depuis plusieurs semaines de célébrer la messe de la fête patronale. Malgré l’excitation autour de sa personne et
Accompagné du curé Varone et du chœur des chasseurs, il a présidé une belle messe. A cette occasion, il a révélé à tous le visage d’un pasteur prêt à accomplir, avec confiance et humilité, l’importante mission qui lui a été donnée. Dans son homélie, il a rappelé que sainte Marie-Madeleine a le pouvoir de nous protéger de la sclérocardie. (Ce mot savant désigne une maladie, somme toute banale et courante, mais difficile à soigner, le durcissement du cœur.) En l’écoutant s’exprimer on constate aisément que Jean-Marie Lovey n’a guère besoin de l’invoquer dans ses prières !
le surcroît d’occupation lié à sa nomination, il a tenu parole.
L’assemblée a eu ensuite la joie de rencontrer le nouvel évêque, en toute simplicité, pendant l’apéritif servi sur la place de la Concorde. Homme chaleureux, au contact
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Biographie express Jean-Marie Lovey naît en 1950 à Orsières, dans une famille nombreuse. Après la maturité, il entre au noviciat des chanoines du Grand-St-Bernard et étudie la théologie à l’université de Fribourg. Il est ordonné prêtre en 1977. Il est ensuite aumônier dans divers collèges, puis s’occupe de la formation des séminaristes. En 2001, il est nommé prieur de l’hospice du GrandSt-Bernard, avant d’être élu prévôt des chanoines en 2009, fonction qu’il exerce jusqu’à sa nomination à la tête de l’évêché de Sion.
Tante Mariette Se former ailleurs, autrefois Des gens de ce pays nés au début du siècle dernier ont parfois suivi une formation professionnelle loin de la vallée, vu les difficultés économiques dans lesquelles se débattaient une partie des familles paysannes de montagne d’alors. Ce n’était pas chose courante que de quitter les siens, car tous les bras comptaient pour les travaux des champs, mais l’espoir en une vie meilleure était plus grand. Parcours pour soulager la famille Ainsi en est-il de Mariette Epiney-Vianin, née en 1922 à Ayer. Elle avait 4 ans quand son papa est décédé d’une pneumonie à l’âge de 40 ans, laissant sa maman veuve avec sept enfants. Les antibiotiques n’existaient pas encore dans ces années-là… Il n’est pas compliqué d’imaginer les difficultés avec lesquelles a lutté sa maman pour s’en sortir. Après l’école obligatoire, Mariette a travaillé dur une année entière chez un vigneron à St-Saphorin dans le Lavaux, puis au
Café des Alpes à Vissoie. Là, en discutant avec Jeannette Melly-Clivaz (belle-sœur de Simone la sage-femme dont il est question dans ce journal), elles ont décidé toutes les deux de suivre l’école d’infirmière ; ce qu’elles ont fait et réussi.
Un tout beau vélo rouge Après ses études et pendant sept ans, la vie de Mariette s’est déroulée à Genève où elle se plaisait et travaillait beaucoup. Elle se déplaçait en ville à vélo, « un tout beau vélo rouge » dit-elle et louait une chambre chez un de ses frères qui habitait déjà là-bas. Coup de foudre catholique dans la cité de Calvin C’est pourtant là, à Genève qu’elle a retrouvé un jour Pierre Epiney, descendu lui aussi d’Ayer pour y travailler comme chauffeur de bus. Ils se sont rapprochés, aimés et ont décidé, après bien des hésitations, de rentrer au village pour se marier et poursuivre leur vie là-haut, par respect pour leurs parents. Mariette a travaillé encore partiellement en tant qu’infirmière, Pierre à plein temps comme chauffeur de car postal ; en parallèle, ils sont redevenus paysans de
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montagne, par amour du métier et afin de poursuivre l’activité parentale. Aujourd’hui Un brin de nostalgie émerge encore de sa voix lorsque tante Mariette raconte ces épisodes, et un petit nuage brouille son regard à l’évocation de son Pierre, déjà parti. La vie de tante Mariette représente un témoignage parmi tant d’autres pour imager cette époque qui ne permettait pas toujours aux individus de s’épanouir librement selon leurs désirs, mais ils se sont accrochés tant bien que mal, pour leur survie et celle de la communauté. Simone Salamin photos album de famille
Aurel Salamin chasseur d’images animalières
Ceux qui transmettent l’émotion : nos artistes Ils sont nombreux dans notre Vallée, ceux qui laissent une place dans leur vie à la créativité, l’originalité, que ce soit la peinture, l’écriture, la sculpture ou autre. Comment passe-t-on de chasseur à chasseur d’images et plus particulièrement de photos animalières ? Chasser et faire de la photo animalière sont deux choses très différentes. Je n’ai pas passé de l’un à l’autre, je chasse encore l’automne, mais ma passion pour la photo animalière est grandissante et elle, je peux l’exercer toute l’année. Les moments que je passe dans la nature pour faire des photos sont bien plus difficiles et plus beaux que ceux que je passe à la chasse ; c’est incomparable. Mais je reste chasseur et contrairement à ce que certains pourraient penser, pour moi ce n’est pas antagoniste. De plus, la connaissance de la faune que j’ai acquise lors de mes nombreuses années de chasse m’est très utile pour approcher les animaux tout en les respectant. Quelle place, en temps, occupe dans ta vie cette passion, tu y vas tous les jours, toutes les semaines ? Non, non, cela dépend des sujets qui m’intéressent, je cible. Je travaille sous forme d’objectifs et il me manque encore des sujets. Ces temps, par exemple, j’aimerais faire des photos de cerfs qui perdent le velours de leurs bois. J’aimerais approcher des cerfs à une distance assez proche pour voir le velours protecteur de leurs bois qui se détache en lambeaux. Le rut du chevreuil me manque également. Au printemps dernier, j’ai cherché les lagopèdes et j’ai trouvé une place de nidification, c’était fabuleux. Approfondir des sujets, c’est ce qui
m’anime, avec comme priorité de ne pas déranger la faune. Je cherche avant tout à m’intégrer dans le paysage, à me faire oublier de l’animal. En pratique cela veut dire que tu peux rester combien de temps, à l’affût, immobile? Cela dépend, pour l’aigle par exemple, je suis resté neuf heures de suite dans une cache, mais si longtemps c’est exceptionnel. Quand as-tu commencé, quand cette passion a-t-elle envahi ta vie ? J’ai toujours eu envie de faire de la photo animalière, aussi loin que je m’en souvienne, mais j’ai commencé en 2008, lorsque j’ai utilisé un appareil numérique. Comme je l’ai dit précédemment, la connaissance de la faune, la biologie, la vie des animaux me sont familières depuis longtemps, mais ce qui me manquait, c’était la technique photographique et le temps. As-tu pris des cours de photo ? Non, non, vraiment rien, juste le Baba. J’ai surtout fait des expériences, j’ai construit mon savoir sur mes erreurs. Lorsqu’une photo est ratée on le voit tout de suite, et j’ai cherché à savoir pourquoi. Avais-tu déjà eu des appareils avant, faisais-tu déjà des photos quand tu étais jeune ? Oui, j’avais un petit « pocket » comme tout le monde, je faisais surtout des photos de montagne, mais rien à voir avec ma passion actuelle. Quel matériel utilises-tu ? Jusqu’à présent, un téléobjectif de 400 mm et un boîtier conventionnel. Mais je viens de m’acheter quelque chose de plus per-
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formant et plus lumineux en 500 mm. Je peux ainsi monter en ISO (la sensibilité du capteur à la lumière) car le problème avec la photographie animalière, c’est la lumière. Ce qui est difficile techniquement avec les animaux, c’est que l’on a le plus de chance de les rencontrer le soir ou le matin lorsque la clarté du soleil est absente. De plus, c’est difficile de les approcher, on n’a pas le temps de se préparer. Faire des photos de montagne en comparaison c’est facile, on attend la bonne lumière, la montagne est toujours là, elle ne bouge pas. C’est la même chose avec les personnes, on peut les mettre en scène. L’animal, lui, est là quelques secondes, il faut anticiper et être très rapide. As-tu des projets, que fais-tu de tes photos? J’ai fait le livre sur l’aigle1 , j’ai fait des expositions dans les restaurants d’altitude de Bendolla et de Sorebois, et dans mon hôtel. Hors de la Vallée, j’ai exposé pendant deux ans dans un cabinet d’ophtalmologues à Lausanne. Il y a deux ans, j’ai fait un album avec mes clichés favoris, mais je dois le mettre à jour avec mes nouvelles images. Maintenant, mon but serait de faire des diaporamas et des montages, quelque chose de qualité, pour montrer aux clients de l’hôtel ou plus loin, qui sait. Monter des petits sujets, mettre de la musique, mais je n’y connais rien et n’ai pas beaucoup de compétences dans le domaine. Moi, ce que j’aime c’est être sur le terrain, pas devant l’ordinateur. J’aimerais trouver un jeune, quelqu’un de passionné, qui connaît l’informatique et ferait les montages, cela serait génial. Avis aux amateurs, annoncez-vous !
1 voir les 4 saisons: automne 2012 «l’effroyable histoire du caïnisme (Nicole Salamin)»
As-tu déjà eu envie de faire des films animaliers ? J’en ai fait quelques-uns avec mon appareil de photos. C’est un complément, mais je ne veux pas faire les deux. La technique est différente, pour filmer il faut travailler uniquement sur trépied. Parfois il y a des sujets intéressants en film mais pas en photos. Pour l’instant je n’ai pas encore épuisé tous les sujets qui m’intéressent en photo, et je remarque que je deviens de plus en plus exigeant vis-à-vis de moi-même. Ce que l’on capture avec une photo est plus éphémère, il faut être rapide, adopter des positions bizarres. Je n’ai de loin pas encore fait le tour du sujet. C’est quoi une belle photo pour toi ? Une belle photo, pour moi, c’est d’abord son histoire. A chaque belle photo, je peux associer une petite histoire, et j’ai toute une collection de petites histoires. Il y a la préparation, l’approche et le, contact avec l’animal, c’est ce qui est important et joli. A ce jour, tu as combien de photos ? Te souviens-tu de toutes ces histoires ? Je trie. J’en ai peut-être 8000 à 10’000 dans mon ordinateur, mais il y en a beaucoup qui sont identiques ou presque, donc plusieurs de ces photos concernent la même histoire. As-tu pris des notes ou as-tu toutes ces histoires dans la tête ? Non, non, je n’ai pas pris de notes mais quand je revois mes photos, les histoires me reviennent en mémoire. Il y a des histoires singulières, par exemple la photo de l’aigle posé sur le sapin. J’étais parti dans le but de voir des terriers de renard, voir si ces terriers étaient habités. C’était à 50 mètres d’un
chalet, en hiver. Tout à coup, un oiseau s’est posé derrière un arbre, sur un grand sapin et je me suis dit : Tiens une buse! Je me suis approché, approché, l’oiseau était posé de dos, et tout à coup, il a tourné la tête et
c’est seulement sur l’appareil que j’ai vu que c’était l’aigle et ça c’est incroyable, si près, juste par hasard !
Il y a aussi la photo du cerf couché dans la neige. C’était en 2009, je suivais régulièrement un cerf prénommé Golette. Je l’ai rencontré le matin couché dans une forêt. C’était en mars, il s’est mis à neiger, il y avait des giboulées. Plus tard dans l’après-midi, alors qu’il neigeait encore, je suis reparti en espérant le revoir. Et par chance, il n’avait pas bougé, ses bois et son dos étaient recouverts de dix centimètres de neige. Sans le déranger j’ai pu faire cette très belle photo. Tu leur parles, aux animaux, dans ta tête ? Non, je n’y suis pas encore … mais des fois je leur parle dans le sens que je leur demande de se mettre comme j’ai envie dans la bonne position, dans le bon angle, dans la bonne lumière pour que ma photo soit réussie. Est-ce que tu crées un lien avec l’animal que tu photographies ? Ah oui, je me mets toujours à la place de l’animal. J’essaie de me regarder d’un point de vue non humain, je me demande ce que je ferais si j’étais lui. Je me dis que pense-til de moi. Je veux gagner sa confiance. J’ai remarqué que dès que l’animal a découvert quelque chose de suspect, dès qu’il me regarde, celui de nous deux qui bouge en premier a perdu. Et parfois je ne dois pas bouger pendant un certain temps, jusqu’à ce que j’aie donné confiance à l’animal. Si je casse ce lien trop tôt, cela ne marche pas, il s’enfuit. Cette démarche est très importante car je dois être proche lorsque je fais mes photos, 50 à 70 mètres maximum. Au début, je « mitraillais », maintenant, avec l’expérience, je sais être plus patient, attendre le bon mouvement, la bonne position, la bonne lumière, la situation favo-
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rable. C’est ça l’apprentissage du photographe, si je bouge trop tôt tout est perdu. Je vais te raconter, me dit Aurel, et quand Aurel raconte ses rencontres, ses petites histoires comme il les nomme, cela devient magique. « J’étais au-dessus de Vissoie, je veillais un nid de pic noir, quand tout à coup surgit un brocard (jeune chevreuil), il a presque renversé mon appareil qui était posé. Il était chassé par un autre brocard, c’est au printemps que les brocards se chassent. Il s’est arrêté à dix mètres de moi. Il m’a regardé, j’étais avec ma veste de camouflage, j’avais aussi une petite cagoule noire que je porte parfois. On s’est regardé encore, je n’ai pas bougé. Lorsqu’il a eu confiance, il s’est approché, il a mangé à moins de deux mètres de moi. On s’est regardé une troisième fois, je me suis dit, ne cligne pas des yeux autrement il va partir. Il a continué à manger en levant la tête et en me regardant de temps en temps puis il est parti gentiment. C’était comme si je n’existais pas. Je faisais partie du paysage. Bien sûr, je n’ai pas pu faire de photos, avec un 500 millimètres, c’était impossible, il était bien trop près. Mais des moments cocasses comme celui-ci c’est merveilleux. Je suis aussi les tétras lyre, ils ont des places de chant. Il y a quelques places au val d’Anniviers. Il est également appelé petit coq de bruyère (par opposition au grand tétras), c’est une espèce d’oiseau sédentaire, polygame. C’est une sacrée préparation pour aller les photographier, il faut partir de nuit, être à 3h30 sur place, pour ne pas déranger. Au printemps, les premiers coqs arrivent à 4h30, il fait nuit noire. Au lever du soleil, ils s’en vont, c’est donc à nouveau très difficile à photographier à cause de la lumière qui est absente. Les parades de tétras lyre sont certainement un des plus beaux cérémonials de parade que l’on peut observer dans les Alpes, c’est une expérience impressionnante. Fin mars, les mâles recherchent leur lieu de parade où plusieurs d’entre eux se retrouvent. Ils se hérissent et sautent en
claquant bruyamment des ailes. Durant ce simulacre de combat, ils poussent des sifflements et des « roucoulements ». Vas-tu faire tes photos seul ou accompagné? Je vais seul, mais cet hiver j’ai vécu une de mes plus belles expériences avec Tom Nierle, lui aussi est passionné, il fait surtout des photos d’oiseaux et il lui en manquait deux ou trois. Il est venu en vacances ici et il a cherché pendant une semaine la chouette chevêchette2 d’Europe. C’est très rare de la rencontrer. J’en avais vu une l’année passée. On est retourné dans cet endroit ensemble. C’était en plein hiver, au mois de janvier, on
est resté deux heures dans le froid, on était congelés, c’était presque dangereux, nous étions au-dessus d’une paroi de rochers. On a pu la photographier pendant quelques minutes, toujours dans la même position. J’ai retrouvé des émotions que je n’avais plus eu depuis longtemps, après je tremblais comme une feuille, c’était magique. Cela a été un instant merveilleux on s’est pris dans les bras et embrassés avec Tom, un grand moment de partage et d’émotion. Faire des photos comme on a fait de cette chouette c’est vraiment exceptionnel. Il doit y a voir peut-être un couple ou deux dans le val d’Anniviers. On a photographié le mâle chanteur, il pèse 50 à 70 grammes, il est juste un peu plus grand qu’un moineau. La chouette chevêchette n’est pas farouche, elle est venue à dix mètres de nous, se poser sur le sommet d’un sapin et elle a chanté3. Il neigeait. La chevêchette d’Europe mâle chante à la cime des conifères de toutes tailles, en hiver, lors des parades et de la défense de leur territoire. C’est la photo dont tu es le plus fier ? Oui, car elle est rare, c’est difficile de voir ce rapace et je pense qu’il y a des tas de gens qui ne savent même pas qu’elle existe, elle
est si petite. Là, c’est certainement un des plus petits animaux que tu as photographié, quel est le plus grand ? Ici, c’est le cerf, je ne vais pas ailleurs. Tu ne vas pas ailleurs ? Je sors de la Vallée mais je reste en Valais, je suis le gypaète. Pour moi, l’ornithologie a été une découverte ces dernières années. J’aime les rapaces, l’aigle, le gypaète, l’autour, la buse, l’épervier mais ce sont surtout les grands rapaces qui me fascinent. Cela m’a permis de découvrir une autre facette de la nature, une facette qui est très vaste et dans laquelle j’ai encore beaucoup à apprendre. C’est difficile de photographier les grands rapaces, ils sont toujours en mouvement, et c’est difficile de les trouver. Mais lorsqu’on les a trouvés ils sont curieux et s’approchent. En Anniviers, j’ai vu deux fois le gypaète, en 2013. Il vient de temps en temps mais il ne va pas se sédentariser chez nous, la rive gauche du Rhône n’est pas très propice à son installation. C’est un planeur, il a besoin d’airs chauds. Ici, il n’y a pas assez de rochers et de soleil, on est au nord. La Gemmi ou Derborence possèdent de grandes parois de rochers qui favorisent les courants ascendants, il s’y sent bien. Comment approfondis-tu tes connaissances ? Je sais déjà beaucoup de choses mais j’ai des livres et pour les oiseaux je vais sur le site ornito.ch. et j’y annonce mes rencontres. Je suis ainsi entré en contact avec le responsable suisse des gypaètes car j’ai photographié un gypaète qui était marqué (on décolore certaines plumes des gypaètes élevés en captivité, avant de les relâcher) dont il avait perdu la trace car le GPS de l’oiseau était tombé en panne. Ensuite, j’ai fait quelques sorties avec lui pour suivre des nidifications. Je suis aussi en contact avec le spécialiste suisse des aigles. Il travaille à la station ornithologique de Sempach. Je lui donne des infos, par e-mail, car Anniviers est loin de son lieu de travail. Il est en train de faire une recherche sur les plumes et les aires des aigles en Valais. Tu rates des photos parfois ? Oh oui, souvent je reviens avec rien. Si je pars une journée et que je ramène une bonne photo je suis heureux, mais sou-
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vent je reviens avec rien. Ce qui est bien en vivant ici, c’est que je peux partir pour un petit moment, juste une heure. Y-a-t-il beaucoup de photographes animaliers ? Oui, de plus en plus, mais malheureusement il y en a trop qui n’ont pas d’éthique, ils ne respectent pas l’animal, le milieu. Il y a des choses que l’on doit respecter ; ne pas s’approcher trop près des aires de nidification, par exemple. Comme je l’ai dit précédemment, on doit se faire oublier, ne pas déranger. Roland Clerc est un photographe qui a une belle expérience, il fait des conférences, il vient du Bas Valais, on échange, de temps en temps, il me donne des conseils. J’ai déjà été voir ses conférences, c’est un amateur
qui travaille comme un vrai professionnel. Pour terminer qu’aimerais-tu transmettre à travers tes photos ? Je voudrais avant tout éviter la carte postale. J’aimerais montrer un peu de la vie, de la biologie de l’animal, transmettre des informations sur ce dernier. J’ai par exemple pris un gypaète en vol avec un chocard qui se déplaçait en vol vertical en-dessous de lui. L’envergure du chocard est de 50 cm environ, celle du gypaète de 2m80 à 3m. La présence des deux volatiles permet de se rendre compte de la dimension du gypaète. Cette photo est également insolite car je me trouvais en-dessus d’eux et ils volaient sur une reptation d’avalanche que l’on voit en arrière plan. Torche Mercier Christine photos Aurel Salamin 2Sorte de chouette pygmée, la chevêchette est le plus petit rapace nocturne d’Europe avec sa longueur de 16 à 18 cm, son envergure de 36 cm. 3Le chant normal du mâle est composé de notes claires et flutées espacées de courts intervalles. Quand il est excité, le premier chant est suivi d’une rapide succession de 3 à 6 notes, comme des sifflements.
tourisme
Chalais-Vercorin
ateliers en plein air pour les enfants
C
es ateliers se destinent à tous les enfants qui veulent vivre un moment magique en pleine nature et par tous les temps ! L’Association les Enfants de la Terre propose un lieu d’accueil pour les enfants, à Chalais, à quelques pas du téléphérique. Un espace de rencontres, de découvertes et d’apprentissages avec les méthodes de la pédagogie par l’expérience. Ce projet est encadré par des professionnels de l’enfance et de l’accompagnement de groupes en nature. Notre vision : accompagner les enfants dans l’espace naturel afin qu’ils puissent y vivre des expériences positives en allant à la rencontre de leurs ressources pour renforcer la confiance en soi et grandir «les pieds dans la terre et le cœur ouvert!»
Les ateliers au rythme des quatre saisons Au printemps, en été et en automne : un vaste jardin, arboré d’arbres fruitiers et de grands espaces verts, à côté du téléphérique de Chalais est à disposition pour ce projet. Les enfants, encadrés par les accompagnateurs composent leur après-midi : divers jeux, jardinage, balades au bisse du Ricard, observation et apprentissage des éléments de la nature… En hiver : les ateliers se déroulent à Vercorin dans la neige à plusieurs endroits. En voilà quelques exemples : jeux divers d’hiver, chasse au trésor, parcours de billes dans la neige, construire un château de neige… Détails pratiques Ces ateliers sont destinés aux enfants entre
4 et 10 ans. Les horaires des ateliers varient en fonction des saisons et des vacances. En automne, les ateliers se déroulent tous les mercredis et sont répartis sur deux tranches horaires: le matin (avec ou sans le repas de midi) et l’après-midi (avec ou sans le repas de midi). Le repas de midi se cuisine en grande partie sur le feu et tout le monde participe à la création du repas! Association Enfants de la Terre
Vous pouvez demander des informations et vous inscrire à enfant.terre@gmail.com, par téléphone 077 421 79 77 ou sur le site internet : www.enfant-terre.ch
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Les passages pour piétons sous la loupe
Le 15 juin 2012, les Chambres fédérales ont adopté le concept « Via Sicura », dont l’objectif est de réduire drastiquement à terme les accidents sur le réseau routier suisse. Parmi les mesures contenues dans ce concept, plusieurs adaptations légales concernent l’infrastructure routière, à l’exemple de la suppression des points noirs et des endroits dangereux, ainsi que de l’examen des projets de construction routière sous l’angle de la sécurité. Dans ce contexte, le Canton du Valais, par son Service des routes, transports et cours d’eau, a lancé un mandat afin d’analyser la sécurité des passages pour piétons sur le réseau des routes cantonales. Ce sont 1760 passages qui ont été analysés dans ce cadre. Le bureau mandaté à cet effet a présenté des propositions d’aménagement ou de réaménagement pour près de 900 passages. Sur ce nombre, 600 passages ne satisfont plus, à des degrés divers, aux exigences des normes actuelles éditées par l’Union des professionnels suisses de la route et nécessitent une étude particulière. On peut, dès lors, se poser légitimement la question si des erreurs ont été commises pour qu’un si grand nombre de passages ne soit pas satisfaisant en regard des exigences des normes en la matière. S’il ne peut être exclu que quelques passages existants n’ont pas fait l’objet d’une étude suffisamment attentive de la part des projeteurs, il convient de ne pas oublier que la très grande majorité des passages a été mise en place il y a fort longtemps déjà. De nombreux passages pour piétons n’ont plus lieu d’être à leur emplacement originel,
ce qui explique le nombre élevé des non- tères de bonne visibilité. La solution peut être simple, comme dans conformités constatées. le cas où elle ne consiste que dans l’élagage Par ailleurs, le bpa (Bureau de prévention de haies ou de buissons, mais peut aussi se des accidents) écrit ceci dans sa documen- révéler très complexe : déplacement d’arrêt de bus, les bus à l’arrêt masquant souvent la tation 2.023 « Sur le chemin de l’école » : «la fonction première des passages pour pié- visibilité sur le passage pour piétons situé tons est d’accorder la priorité aux piétons. Ils à proximité directe, aménagement d’une offrent aussi une sécurité accrue, mais seule- surface sécurisée avant le passage sous la ment si les conditions des normes VSS sont forme d’une avancée localisée d’un trotremplies. Comme il doit satisfaire à d’impor- toir : la complexité croît encore si la seule tantes exigences techniques et sécuritaires, solution consiste en la réalisation d’un îlot un passage pour piétons doit être considéré central et la correction des bords de chauscomme un ouvrage à part entière. Il doit donc sée nécessaire au maintien du gabarit rouêtre planifié et réalisé avec un soin particulier. tier. L’adaptation des cheminements habiSur un passage pour piétons, ces derniers sont tuels des groupes dits « à risque » que sont prioritaires par rapport aux autres usagers notamment les écoliers et les personnes de la route. Toutefois, cet aspect juridique ne âgées peut également contribuer à une doit pas faire oublier la vulnérabilité des pié- amélioration de la sécurité. La définition tons face aux véhicules motorisés. C’est pour- d’un nouveau cheminement peut servir à quoi, les points suivants doivent être pris en régler beaucoup de problèmes de sécurité, même si le temps de parcours du piéton considération : s’en trouve légèrement rallongé. Que repré• Les flux de piétons et de véhicules sente un allongement de trajet par rapport doivent être suffisamment importants ; si le au risque d’un accident mortel ? trafic automobile est faible, les piétons sont tentés de traverser ailleurs, tandis que si les Qui d’entre nous n’a pas vu des piétons, piétons ne sont pas assez nombreux, les jeunes et moins jeunes, s’élancer sur un conducteurs sont moins disposés à s’arrêter. passage les yeux parfois braqués sur leur Pour les conducteurs, il faut une certaine portable ? probabilité de rencontrer un piéton aux passages pour piétons. Si cette fréquence de Quels seront, dès lors, les piétons n’est pas atteinte, la disposition des critères déterminants pour conducteurs à s’arrêter diminue et le PPP une suppression de passages pour piétons ? devient moins sûr ». • Piétons et conducteurs doivent dispo- Le premier et principal critère est que la ser d’une visibilité suffisante, afin de bénéfi- distance de visibilité ne peut être garantie, cier d’une vue d’ensemble de la situation ». ce qui rend impossible le maintien du passage. Le deuxième critère est, toujours seAu vu de ce qui précède, tout un chacun a lon le bpa, l’importance des flux de piétons pu constater que des passages pour piétons empruntant quotidiennement le passage. ont été supprimés pour répondre aux cri- Le critère des flux de passage est aussi pris
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en compte pour l’évaluation des passages pour lesquels le critère de visibilité est satisfait. Ainsi, la desserte de tout un quartier d’habitations par arrêt de bus sera traitée différemment du cas d’un arrêt de bus ne servant qu’à deux ou trois maisons ou aux enfants des écoles. Une autre question est fréquemment soulevée à juste titre : Qu’en est-il des passages pour piétons situés hors localité ?
empruntant, où c’est possible, un passage pour piétons. Ils bénéficient de la priorité sur de tels passages, mais ne doivent pas s’y lancer à l’improviste ».
Au vu de ce qui précède, le Canton et la Alors, Bonne Route à toutes et à tous ! Commune ont commencé à réexaminer Le Conseil municipal tous les passages pour piétons, en essayant de prendre en compte au mieux les impératifs de sécurité. La décision est difficile à prendre car les lignes jaunes peuvent également attirer l’attention de l’enfant, du piéton en général et de l’automobiliste. Le risque zéro n’existe pas. La loi sur la circulation routière précise par ailleurs : « Les piétons traverseront la chaussée avec prudence et par le plus court chemin en
photo Paolo Marandola
La norme VSS indique que, hors des localités, il faut si possible renoncer à installer des passages pour piétons. Lorsque des franchissements sont incontournables, il
faut alors aménager des constructions telles que des îlots et ne pas procéder au marquage au sol du passage. Ces passages doivent en outre être éclairés.
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Mérites
et distinctions 2014 Le moment est venu d’annoncer les artistes, sportifs ou toute autre personne que vous souhaitez proposer comme lauréats pour les mérites et distinctions 2014. Vous trouvez le règlement, ainsi que la fiche d’annonce, concernant l’attribution de ces mérites et distinctions sur le site www.anniviers. org, sous sport et culture. Ce document est à retourner jusqu’au 31.12.2014 à : Commune d’Anniviers, CP 46, 3961 Vissoie.
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Les soigneurs du terrain de football
S
À boire
i les terrains de football ont immanquablement l’air rasé de près, c’est qu’ils le sont effectivement, à intervalles réguliers. Pas plus les spectateurs que les promeneurs ne se posent la question de l’entretien de cette surface, qui se doit d’afficher une mine fraîche tous les jours de la bonne saison, malgré que l’herbe y pousse aussi vite qu’ailleurs !
Le terrain est muni d’un arrosage automatique programmable, composé de 4 réseaux différents qui fonctionnent en alternance, environ 15-20 mn par secteur. Une sonde contrôle l’hygrométrie et, en fin de nuit, le système se déclenche en fonction des besoins. Lors de chaque tonte, la minuterie est contrôlée. Par temps sec, l’arrosage se fait 4 fois par semaine. Cette année, il va sans dire, que le dispositif a eu de longues périodes de repos.
Pour conserver sa tignasse courte, verte et drue, le terrain de Mission a droit aux soins attentifs et répétés que lui prodiguent Raphaël Antonier et son équipe. Ils ont repris, il y a 7 ans, cette activité qui était assumée auparavant par Jo Savioz. Bien que le tarif pratiqué soit avantageux pour le FC, l’entretien du terrain est un des points importants de son budget annuel.
Ironie Juillet est le mois où le terrain demande le plus d’entretien (il ne faut pas que l’herbe devienne trop Miguel Moita grande) et où il est le plus droit à une ration supplémentaire d’engrais beau. C’est aussi le mois où il est le moins utilisé. longue durée pour la pause estivale. Il faut dire que le terrain a subi de gros dommages au moment de l’inauguration Les grands nettoyages des vestiaires voici 2 ans. Ces dommages En plus des 120 à 150 h. accomplies anétaient dus à la quantité de pluie tombée nuellement pour les soins hebdomadaires durant ce week-end, tandis que plusieurs du terrain, une fois durant l’été, le comité matchs se jouaient pour célébrer digne- du club et quelques volontaires entrement la chose. Cette année, le FC a pro- prennent de faucher et nettoyer les alencédé à quelques investissements pour amé- tours. L’entretien de l’espace sportif est une liorer l’état du terrain : engrais, traitements tâche importante qui assure un air accueilcontre les mauvaises herbes et engazonne- lant à cet endroit qui voit se rassembler des ment. Ces mesures étaient vraiment néces- gens de tous âges pour assouvir leur passion À manger saires pour que le terrain reste praticable. commune, le foot. Le terrain a besoin d’engrais. Il en reçoit, Cette partie de l’entretien est assurée par Texte et photo Janine Barmaz généralement, deux fois par année, au prin- Steve Schmidt. temps et à la fin août. Cette année, il a eu Marche à suivre D’avril à novembre, chaque semaine, le terrain est tondu au moyen d’une tondeuse autoportée. Puis il faut redessiner les lignes blanches. Le tout dure, pour un service normal, environ 3h30-4h. Avant le début de chaque tour de championnat, tirer les lignes, qui ont entretemps complètement disparu, demande beaucoup de minutie. Il faut être le plus précis possible. Pour cela, il est nécessaire de dérouler un fil (comme celui dont se servent les paysans pour faire les parcs à bétail) entre les poteaux de corner ou entre deux points bleus qui ont été peints pour servir de repères. Puis la machine, suivant le fil, dessine les lignes de jeu.
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sport
Où en sont les Anniviards ?
A
vec l’arrivée d’Aline Schmid comme nouvelle responsable du Centre 5 de Formation AnniviersConthey de Ski Valais, on a proposé différents changements dans l’organigramme du ski de compétition.
Même si Claude-Alain Art a décidé de rester dans le directoire du Centre 5 en compagnie des anciens, et notamment de Jérôme Bonvin, président du Ski Team Anniviers, il a luimême provoqué ces changements. Ainsi, Aline Schmid sera responsable des groupes U16 et U14 avec la présence de seize athlètes, dont notamment Eva Etienne de Zinal, alors que Claude Donzé prendra la responsabilité des athlètes nouvellement admis dans la structure Ski Valais et des skieurs nouvellement arrivés dans la structure OJ. Nommé chef alpin du Ski Team Anniviers, il travaillera de concert avec Aline Schmid. Il aura comme mission de préparer les nouveaux de façon optimale, ayant sous sa responsabilité un plus petit groupe. Cette nouvelle organisation du Ski Team Anniviers qui, dans les faits, ne s’occupera plus que des OJ, entraîne comme conséquence un maintien des athlètes cadets dans les ski-clubs. Alors que les ski-clubs de St-Luc, qui a de nouveau supplanté le ski-club Zinal au classement par ski-clubs de la Coupe d’Anniviers 2014, et de Chandolin, travaillent de concert depuis de nombreuses années, il y aura dès cet hiver une entente des skieurs de compétition des ski-clubs de Grimentz et de Zinal. Ce nouvel état de fait implique l’obligation pour les ski-clubs d’organiser des entraînements optimaux, et ce étant entendu que le but de tout skieur de compétiton est de rejoindre la structure faîtière de Ski Valais. Le ski-club La Brentaz-Vercorin, qui a su remonter la pente
aux classements des ski-clubs puisqu’il est troisième de la Coupe d’Anniviers, jouera également le jeu de motiver ses plus jeunes pour se parfaire dans la formation de skieur. En conséquence, le Val d’Anniviers va connaître l’hiver prochain des changements dans sa structure, et ce notamment dans l’idée de la fusion réussie entre Zinal et Grimentz, mais également dans une responsabilité accrue des ski-clubs dans la formation. Enfin et au niveau des infrastructures, on parle de l’autre côté de la Navizance, d’une nouvelle remontée qui va arriver très bien-
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tôt. Celle-ci arrive de concert avec le nécessaire remplacement d’Alain Wuffray qui a dit l’hiver passé vouloir tirer sa révérence après de si nombreuses années passées au service de la formation anniviarde. Nous profitons de cet article pour lui tirer un grand coup de chapeau et le remercier chaleureusement de la part de tous les skieurs formés en Anniviers. Ceci dit, il restera actif dans beaucoup de domaines, notamment dans ce qui fait la fierté des compétitions anniviardes populaires, à savoir la descente populaire de Bella-Tola et le superG populaire de l’Illhorn. Maurice Fellay
Zen
restons Zen . . .
L
’histoire commence il y a 43 ans à Zinal. En 1971, se crée l’Union Européenne de Yoga, ayant pour vocation de fédérer les différentes organisations réparties dans plusieurs pays européens. Cette toute jeune association souhaite organiser son premier congrès à Zinal. Gérard Blitz, alors vice-président du Club Med, met les locaux du Club, l’actuel bâtiment d’Intersoc, à la disposition de l’UEY. C’est ainsi que commence l’histoire du Congrès de Yoga à Zinal dont la 41ème édition vient de s’achever.
A la mort de Gérard Blitz, ses successeurs ne souhaitent plus continuer à mettre à disposition les salles du Club. Et c’est à ce moment là que le congrès, tel qu’on le connaît aujourd’hui, se crée. En effet, un Belge, membre du comité d’organisation estime qu’il faut absolument que le congrès continue à Zinal. M. Fauconnier remue donc ciel et terre, multiplie les démarches auprès des partenaires touristiques de Zinal et, avec leur coopération, réussit à maintenir le congrès dans la station. Depuis plus de 15 ans, une collaboration avec la Société de Développement de Zinal a fait de ce congrès un des événements phares de la station. Un événement unique Tous les ans, entre 300 et 500 yogis envahissent donc Zinal pour une semaine extrêmement chargée en cours, séminaires et discussions de tout ordre. Plus de 10 heures d’enseignement par jour sont proposées. Chaque année un thème directeur est choisi par les membres du comité et des invités d’honneur sont conviés. Parmi eux beaucoup d’Indiens, pays d’où provient le yoga. Historiquement, ce congrès a lieu la
Yogis à Zinal en 1974
dernière semaine d’août, en 2015 ce sera Un congrès différent une semaine plus tôt, et Gert-Jan Overdijkink est un des membres de l’organisation du congrès de Yoga. Depuis plus de 10 ans, il fait partie du les habitants de Zinal comité et, si chaque année le congrès est accueillent les séminaristes organisé par trois pays européens, Gert-Jan, les bras ouverts qui représente les Pays Bas, est devenu un pilier de cet événement annuel. C’est d’ailleurs avec un petit pincement au coeur qu’il Des amitiés se sont créées au fil du temps et m’annonce que c’est sa dernière participatout comme le congrès est attaché à Zinal, tion en tant que membre du comité. En efla station tient à cet événement. fet, dès l’année prochaine, c’est un comité
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C’est le 41e congrès cette année
franco-belge qui reprend le flambeau. GertJan est très attaché à Zinal. Il me confie qu’il participe à de nombreux séminaires partout en Europe mais que le congrès de Zinal est différent. Différent pour plusieurs raisons, d’abord le lieu, extraordinaire, en altitude, calme et propice à la méditation. Ensuite, peut-être le fait que tout le monde peut s’inscrire aux cours. Il n’est pas besoin d’être membre d’une organisation quelconque, toute personne intéréssée peut participer à ce congrès. D’ailleurs, chaque année, plusieurs habitants du Val d’Anniviers en profitent et se joignent aux participants venus de toute l’Europe. Différent aussi par la qualité de l’enseignement proposé. En effet, selon Gert-Jan, chaque fédération envoie à Zinal ses meilleurs éléments.
Ce sont donc entre 30 et 35 professeurs internationalement reconnus qui font le déplacement chaque année. Différent peut-être aussi par son type d’organisation. En effet, tous les membres de l’organisation sont bénévoles. Pour GertJan, cela crée bien sûr une ambiance particulière. Différent enfin par la multitude des lieux de cours et par le fait que les participants viennent et se logent par leurs propres moyens. C’est donc tout un village qui profite du congrès et non pas seulement un hôtel ou un centre de conférence
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Gert-Jan, 10 ans au service du congrès
comme c’est souvent le cas lors d’autres congrès auxquesl il a assisté. Un peu nostalgique sans doute de passer la main l’an prochain, Gert-Jan insiste beaucoup sur la qualité de l’accueil des partenaires de Zinal et de la station toute entière. Même si parfois il est difficile de trouver des salles, c’est selon lui le problème majeur auquel le comité d’organisation est confronté, Zinal offre des avantages incomparables et l’instauration du Pass Anniviers Liberté depuis ces dernières années est un argument de plus pour le maintien de ce congrès dans la station. Yanis Chauvel
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Premiers pas de l’alpinisme en Anniviers (1ère partie)
Jusqu’au milieu du 19ème siècle, les hauts sommets du Val d’Anniviers n’ont jamais attiré les indigènes qui éprouvaient à leur sujet des sentiments plutôt hostiles. L’amour et la passion de la haute montagne sont deux choses que les Anniviards de l’époque ignoraient presque totalement. Par la suite, ces montagnards autochtones qui redoutaient tant ces sommités, ont dû petit à petit les apprivoiser, en apprendre les vrais dangers, craindre les avalanches, les crevasses traîtresses, mâter les séracs semblant infranchissables, pour pouvoir accompagner ces Anglais téméraires dont on ne savait pas trop s’ils avaient déjà vu de la glace ailleurs que dans leur whisky. L’histoire héroïque de l’alpinisme vers les années 1850 allait engendrer de nouvelles carrières parmi ces populations de bergers et de chasseurs. Ce fut d’abord l’apparition du métier de porteur, puis celui de guide qui permit ainsi d’améliorer le quotidien de leur famille. Premières incursions en Anniviers Avant que les Anglais ne se mettent en tête de gravir nos sommets, avant que Whymper, vainqueur du Cervin en 1865, n’ouvre la voie à une vague de tourisme d’altitude, pas un montagnard de nos Alpes ne se serait avisé de s’aventurer audelà de 2500 à 3000 mètres, à l’exception de quelques chasseurs de chamois ou chercheurs de cristaux. Les montagnes et les glaciers en ce temps-là étaient pour les habitants de nos vallées le domaine du diable et des âmes errantes. Il fallait être fou pour s’y risquer au risque de ne jamais revenir vivant. L’exploration des Alpes débuta vers la fin du 18ème siècle. Les gens de plaines commencèrent à porter un intérêt nouveau aux
montagnes et à leurs habitants. Ce furent d’abord des savants, géographes, géologues effectuant des mesures scientifiques, des botanistes herborisant, des écrivains et des philosophes romantiques glorifiant les beautés et les vertus de ces vallées alpestres. Tous ces voyageurs travaillaient dans leurs spécialités en ordre dispersé, ils visaient plus l’exploration que la conquête. Un des premiers explorateurs à visiter notre vallée en 1778 fut l’écrivain et chantre de la cathédrale de Genève, Marc-Théodore Bourrit. Observant la physionomie de ces rudes montagnards, il en déduisit que les ancêtres des Anniviards devaient certainement descendre des Huns. Ce mythe sur les descendants d’Attila persiste encore aujourd’hui. Un autre scientifique qui visita la vallée en 1803 fut le célèbre botaniste et naturaliste Laurent-Joseph Murith, prieur du Grand-Saint-Bernard. Il traversa l’Augstbord, un col très fréquenté depuis des siècles par les gens du pays, notamment par ceux qui se rendaient en pèlerinage à Varallo. Ce col reliait St-Nicolas à Gruben, puis les marcheurs montaient au col de la Forclettaz pour redescendre sur Ayer par l’alpage de Nava. Par la suite, d’autres voyageurs suivront, mais en ce début du 19ème siècle ils n’oseront pas encore s’aventurer sur les glaciers
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et affronter nos sommets enneigés. Un col emblématique Lorsque les premiers touristes débarquèrent en Anniviers, les vieillards de la vallée leur racontèrent que jadis des marchands de bétail, avec leurs veaux, sont venus du Val Tournanche, à travers le col Durand après avoir passé le col du St Théodule. Cette tradition est corroborée par le curé Ruden de Zermatt, né en 1817, qui raconte : «On dit que les Anniviards, avec leurs bêtes de somme, ont traversé la grande crête située au Nord-Est de la DentBlanche, et se sont rendus dans le Val d’Aoste afin de se procurer des vivres. L’itinéraire suivi passe au-dessous du Hörnli, tout près des rochers, là où il y a quelques années on a découvert un fragment d’un chemin tracé de main d’homme. Il existe en outre dans la montagne de Schönbühl un endroit qui porte aujourd’hui encore le nom de « Balme des Anniviards. » En 1832, un artiste zurichois, Conrad Zeller fit une tournée dans les vallées d’Hérens et d’Anniviers en franchissant d’Evolène à Grimentz le col du Zaté (2875 m). Il rapporte une conversation qu’il avait eue avec les pâtres de la Lée qui lui racontèrent que jadis il y avait une communication directe avec leur vallée et le Piémont : «Les
Guide Joseph Theytaz, Ayer
pâtres m’ont raconté que l’on pouvait parcourir tout le glacier (c’est-à-dire de Zinal ou Durand) jusqu’à son fond ; mais pour cela il fallait marcher pendant toute une journée. Il y a quelques années vivait un homme qui, chaque année, à plusieurs reprises et tout seul, armé d’une simple hache, se rendait en Italie pour se procurer du drap. Mais lorsque j’ai demandé si quelqu’un pouvait m’accompagner, il me fut répondu qu’on ne disposait pas du temps nécessaire pour faire ce trajet. » Il semble, d’après les témoignages de plusieurs anciens Anniviards, que le passage du col Durand était accessible à une certaine époque, quand le col n’était pas encore recouvert entièrement de neige. Du point de vue de l’histoire des glaciers, leurs récits peuvent concorder avec l’époque que l’on a appelée le « petit âge glaciaire». On entend généralement par ce « petit âge glaciaire », la période qui va de la fin du 16ème siècle jusqu’aux années 18501860. Des archives historiques de l’époque témoignent d’hivers rudes et enneigés. En Savoie, on organise des processions dans l’espoir de conjurer l’avancée des glaces. Le pique de ce froid est atteint entre les années 1570 et 1730. Ensuite les températures remontèrent légèrement jusqu’en 1815, période qui concorde avec les témoignages des anciens d’un possible passage par le col Durand de troupeaux et de colporteurs venant de l’Italie. À partir de 1815 jusqu’au milieu du 19ème siècle, les glaciologues mettent en évidence une phase virulente au sein du petit âge glaciaire, qui eut pour conséquence de condamner le col Durand à ce petit commerce entre le Val d’Anni-
viers et la Vallée d’Aoste. Un extrait du « cahier de Souvenir » de Benoît Zufferey de Vissoie témoigne de ces années difficiles sur le « petit âge glaciaire» notamment sur la disette de 1816 qui a beaucoup marqué les esprits des habitants de la vallée : « 1816 est resté dans la mémoire des gens comme une année de famine qu’on ne pouvait se lasser de pleurer. Elle se distingua par une grande humidité et par une température moyenne très basse. Au début, on ne s’effrayait pas d’une neige surabondante. Il en tomba pourtant un peu trop, surtout au mois de février ; on en mesurait 9 pieds. L’on a mis le bétail aux montagnes des Moires le 23 juillet seulement. On a commencé les foins le 15 juillet, et la récolte en a été bien petite. De seigle, une moisson minime, non encore rentrée à la St Maurice. À cette fête, les cerises n’étaient pas mûres à Vissoie. Le bétail a quitté l’alpe vers le 26 septembre. Les 22,23,24 octoibre, une grande gelée a ravagé vin, froment, fèves, une partie des pommes de terre. On a fini d’engranger le froment et les fèves le 2 novembre. L’hiver est venu à la St Martin. » L’âge d’or de l’alpinisme L’âge d’or de l’alpinisme ou l’âge d’or de la conquête des Alpes est une expression due à l’alpiniste et historien de la montagne américain, W. A. B. Coolidge, qui recouvre les onze années entre l’ascension du Wetterhorn par Alfred Wills le 17 septembre 1854 et celle du Cervin par Edward Whymper le 14 juillet 1865. Mais cette expression de Coolidge centrée sur les conquêtes des Anglais perd cependant beaucoup de sa pertinence dès que l’on considère les premières ascensions effectuées par les Suisses Studer, Agassiz, Ulrich, Weilenman, Conz, le curé Imseng, etc., qui ont un tableau de chasse très chargé entre 1840 et 1855, comptant certes peu de cimes de premier ordre à part la Bernina et le Grand Combin. C’est durant cet âge d’or de l’alpinisme que paraissent les Anglais : Tuckett, Hudson, Kennedy, les frères Smyth, les Matthews, le professeur Tyndall, H. Walker, Leslie Stephen, Whymper, et j‘en passe, qui associeront leurs noms aux plus importants sommets de nos Alpes. Ces Anglais conquérants, jeunes pour la plupart, disposant de loisirs et de moyens financiers confortables, d’un dynamisme extraordi-
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naire, emportaient avec eux un esprit nouveau qui allait bouleverser les mœurs et les habitudes de nos vallées alpines. Les Alpes étant devenues à la mode, les premières stations d’alpinisme émergent: Chamonix en France, Courmayeur en Italie, Zermatt et Grindelwald en Suisse. De nouvelles vocations vont naître petit à petit, aubergistes, hôteliers, guides, porteurs, etc., qui vont donner un souffle nouveau à ces populations montagnardes dont la principale ressource était l’agriculture et en même temps apporter l’espoir d’une vie meilleure. Zinal est encore un petit hameau habité temporairement, blotti au fond d’un vallon entouré de pâturages, de glaciers et d’un formidable cirque montagneux dominé par les neiges éternelles. Pour les étrangers qui débarquaient dans cet adorable village-mayen afin de s’adonner à cette nouvelle mode sportive, il était impossible de se loger. En général, les voyageurs qui s’aventuraient dans le Val d’Anniviers trouvaient refuge chez monsieur le curé de Vissoie. La population se méfiait de ces nouveaux venus. Le dénuement de ces Anniviards ne permettait pas de nourrir de nouvelles bouches car ils avaient déjà bien du mal à nourrir leur famille. Un épisode qui s’est déroulé à Zermatt vers la fin du 18ème siècle illustre bien ces propos : « En ce temps-là, Abraham Thomas et sa petite caravane de botanistes, chargés de leurs herbiers, suscitèrent une méfiance générale. On les prit pour des bandits et des voleurs de moutons. Le curé leur avait ouvert sa maison – il dut haranguer longuement les paroissiens massés devant sa porte, qui lui demandaient de leur livrer les suspects. Il réussit à protéger ses hôtes durant leur séjour, mais ferma dès lors sa cure aux naturalistes. Bien des années plus tard, Horace-Bénédict de Saussure, le glorieux vainqueur du Mont Blanc, ne reçut Carnet de guide l’Henri Theytaz d’Ayer
ni gîte ni vivres, alors qu’il descendait du col du Théodule. » Cette nouvelle affluence de touristes hors du commun va avoir des répercussions dans la vie de ce petit hameau de Zinal. Ce nouvel engouement pour la montagne allait donner des idées à un couple d’Anniviards. La première auberge de Zinal Jean-Baptiste Epiney et Julienne Antille son épouse, achetèrent à Zinal une bâtisse de deux étages de caves et de réduits en pierre et de deux étages en bois de mélèze, datant de 1790, pour la transformer en 1859 en une petite auberge. Ce chalet-auberge comportait de petites chambres qui eurent l’honneur de loger des célébrités suisses et étrangères, entre autres Edward Whymper venu s’entraîner à Zinal pour réaliser sa première et dramatique ascension du Cervin en 1865. Citons encore Leslie Stephen, Ulrich, Tyndall, Javelle, Eugène Rambert, etc., qui laissèrent des traces dans cette aventure alpine. C’est à partir de ce moment-là que Zinal entra dans l’orbite de ces grands grimpeurs anglais. Jean-Baptiste Epiney avait compris l’importance qu’il pouvait retirer de cette nouvelle frénésie qui s’était répandue dans les Alpes ; voulant profiter de cette manne, il s’était mué en aubergiste dans un premier temps mais aussi dans le nouveau métier de guide dans un deuxième temps. Une année avant d’ouvrir son auberge, en 1858, il entraîna au col du Durand, une colonne de jeunes Anniviards, habillés comme au village, en gros drap du pays, sac militaire sur le dos, avec corde à foin, hache, provisions pour la soif, la faim et le mal de montagne, lard, pain de seigle, fromage vieux, « barillet » de vin du glacier, fiole de gentiane, à la main un long « alpenstock ». Cette traversée hasardeuse, qui s’est passée sans encombre, fut considérée comme une première. Ce ne fut qu’en août 1859 que passèrent les frères Matthews avec les guides J.-B Croz, Michel Charlet et Joseph Vianin d’Ayer, un des jeunes Anniviards qui avait accompagné JeanBaptiste Epiney au col Durand en 1858, ce furent les premiers touristes étrangers à passer ce col. On devait retrouver cette même année au Besso, en 1859, Joseph Vianin et Jean-
Le guide trace le chemin à ses clients
Baptiste Epiney, qui dressèrent une grosse croix de bois dans l’échancrure de cette montagne entre le sommet sud qui a été gravi le premier en 1862 et le sommet nord qui lui le fut plus tard, probablement en 1863. Un des célèbres alpinistes qui a séjourné dans cette nouvelle auberge de Zinal fut Leslie Stephen, qui réalisa la première ascension du Zinalrothorn (4221 m.) depuis Zinal par le versant nord, avec Florence Crauford Grove accompagnés des guides Melchior Anderegg et Jakob Anderegg. Il raconte son arrivée à Zinal dans la version française originale du deuxième chapitre de son livre « Le terrain de jeu de l’Europe»: « J’ai à peine besoin d’informer mes lecteurs que le petit village de Zinal se trouve tout au fond d’un recoin de la chaîne pennine. Quelque part au Moyen Âge d’après l’indiscutable autorité de Murray, (Auteur de guides célèbres à l’usage des touristes britanniques) les habitants de cette vallée furent convertis au christianisme par un évêque de Sion. De cette époque jusqu’à l’année 1864, je sais peu de chose de son histoire, à l’exception de deux détails : d’abord que, tout récemment encore, les indigènes se servaient de trous creusés dans leurs tables en guise d’assiettes, et que chaque membre déposait en tas, dans sa cavité personnelle, sa portion de repas. Ensuite qu’un voyageur allemand fut assassiné entre Zinal et Evolène en 1863. Ce renseignement maigre en soi, prouve cependant combien ses délicieuses vallées sont loin du monde. » Heureusement que Zinal avait d’autres
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atouts pour attirer les futurs touristes. Mettre en avant le fait que la vallée est peuplée de barbares sanguinaires descendant d’Attila, que ces montagnards mangent dans des trous creusés dans les tables et qu’on assassine quelquefois les touristes étrangers, je ne pense pas que le Val d’Anniviers aurait eu le même succès. Puis dans son livre, Leslie Stephen enchaîne sur l’auberge du couple Epiney où il séjourna : « Je dois dire que l’auberge de M. Epinay est digne des plus vifs éloges. Il est vrai que la place y est limitée. Macdonald et Grove devaient dormir dans deux placards qui donnaient dans la salle du café, tandis que j’occupais un lit, qui était le meuble le plus remarquable de cette pièce. La seule critique que je puisse formuler est celle-ci : chaque fois que je m’asseyais brusquement, ma tête entrait en contact violent avec le plafond. Ceci est dû à la présence du quatrième lit, qui se cachait généralement entre les longues pattes du mien, mais qui pouvait en être extirpé au besoin. À d’autres égards, les mérites de l’établissement étaient nombreux. Avant tout, M. Epinay était un excellent cuisinier, et il nous fournissait chaque jour des repas qui – je frémis de le dire – étaient nettement supérieurs à ceux de mon excellent ami, M. Seiler. » à suivre Jean-Louis Claude, Zinal
sport
Montagne Club Anniviers Camp d’été au Gastlosen
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art & culture
25e anniversaire
du choeur des chasseurs de la Diana d’Anniviers
L
e chœur des chasseurs de la Diana a 25 ans cette année. 25 ans c’était hier et pourtant, que de chemin parcouru. Il a été fondé en 1989. L’idée avait germé lors de l’assemblée de la Diana de l’année précédente, parmi quelques amis ayant chanté ensemble et désirant pousser plus loin leur formation pour assouvir leur passion. en 1991
Pour information, le mot Diana désigne les associations locales de chasseurs qui se regroupent au sein de la société valaisanne des sociétés de chasse.
en 2014
Bien entendu, ce n’était pas tout de fonder un chœur, encore fallait-il trouver un Directeur et là nous avons eu de la chance: Dominique Zufferey, malgré ses nombreuses activités annexes, s’embêtait un soir par semaine et a bien voulu nous prendre en charge. Nous sommes actuellement 24 et chantons aux assemblées de la Diana ainsi qu’à différentes manifestations locales comme la Fête des guides, la rencontre des Chœurs d’hommes sur l’Alpe, les Féeries de Noël, le Festival des fifres et tambours, des Kiosques à musique. Chaque 2 ans, nous donnons un concert de Noël en l’église de Vissoie avec la fanfare de l’Écho des Alpes, le chœur Clin d’œil et le Chœur paroissial la Cécilia. Nous avons participé à différentes créations à Opus 2000, la Fabuleuse Histoire de Cyprien, la Joie de Fifres...
Comme chasseurs et en plus Anniviards, nous avons la réputation d’être plutôt querelleurs et pourtant il est possible de nous faire chanter ensemble... Notre répertoire est surtout composé de chansons populaires et de chansons de chasse. Nos voix restent toujours en accord grâce à la direction subtile de Dominique, toujours à la tête du chœur, aidé depuis plusieurs années par un homme d’expérience, Jean-Pierre Salamin.
En 2009, lors de notre 20ème anniversaire, nous avons marié les prestations culinaires de chasse à nos prestations vocales. Nous avons aussi chanté à l’étranger à l’occasion de la fête des Alpini à Domodossola.
Nos 25 ans se fêteront le 29 novembre 2014 à la salle polyvalente de Zinal. Nous allierons bien entendu à nouveau un côté culinaire à nos vocalises. Nous souhaitons vous y voir nombreux.
Programme du 29.11.2014 18h30 Ouverture des portes Possibilité de se sustenter avec les « tapas » de chasse à David Moulin. 20h15 Début du concert 22h30 Animation avec Petra (Voix et Piano) Entrée: 15 fr Réservation: Gaby Solioz Electricité à Grimentz, 027 475 13 64
Lunabus: Avant le spectacle - St-Luc-Zinal via Vissoie à 18h - Mayoux-Zinal via Grimentz à 18h Après le spectacle Chœur des chasseurs - Deux retours sont prévus à 0h30 et 2h30.
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Les coulisses des fêtes Merci, les bénévoles !
L
L’intendance Pour qu’il y ait fête, il faut qu’il y ait organisation. Ce sont souvent les sociétés de village qui en ont la responsabilité ou, du moins, leur comité. La charge n’est pas aussi légère qu’on pourrait le croire. Ainsi, pour mettre sur pied une simple patronale, il faut trouver un prêtre pour dire la messe; nettoyer et orner la chapelle ou l’église ; inviter un chœur et/ou les fifres et tambours ; prévoir l’apéritif, le repas, le service, les cantines, le personnel ; commander les fournitures ; installer tentes, tables et bars;
photo Nadine Theytaz
Chaque village, chaque hameau organise la sienne. Dans la plupart des cas, c’est la fête patronale qui est le prétexte aux réjouissances. Le mérite particulier de cette fête, c’est qu’elle ne tombe pas en même temps que celle du voisin, puisque les saints patrons de notre vallée sont divers et nombreux. Les saintes MarieMadeleine, Anne et Claire, les saints Jacques, Germain, Symphorien, Théodule et autres Barthélémy et Jean-Baptiste sont fêtés essentiellement en juillet et en août. St-Luc a même avancé la date d’octobre au premier août. Le calendrier n’est donc pas forcément respecté à la perfection, mais chaque village y trouve sa place.
photo Jean-Marc Caloz
’été, c’est la saison des fêtes et manifestations. Il y a les grandes classiques comme le premier août, Sierre-Zinal, le Grand Raid, et puis il y a les autres, plus confidentielles. Ces dernières sont là, un peu pour animer la vie locale, un peu aussi pour donner aux visiteurs l’occasion de se distraire et de découvrir nos traditions, mais surtout pour permettre aux résidents et aux gens attachés à la vallée de se retrouver.
Pas de fête sans racleur
Tout le monde à son poste
décorer le village ; prévoir une animation (musique, loto, vente…) ; assurer le service durant toute la manifestation, qui peut durer jusqu’à tard dans la nuit. Et quand tout est fini, il reste à ranger, démonter les infrastructures et nettoyer la place de fête. Pour toutes ces activités, dont la liste n’est, bien évidemment, pas exhaustive, il faut du monde. C’est donc une bonne partie de la communauté qui doit apporter son concours pour la réussite de la journée. Et ce d’autant plus, si sur la patronale vient se greffer une manifestation de plus grande ampleur, comme FangEpicuria ou les 100 ans du FC Mission. Ainsi, au cours de l’été, des dizaines et des dizaines de personnes, domiciliées et résidentes secondaires, donnent de leur temps et de leur enthousiasme pour agrémenter
la vie du val d’Anniviers. À relever qu’on éprouve souvent tout autant de plaisir quand on « travaille » que quand on est simple « hôte ». L’ambiance qui prédomine pendant les jours de préparation, le jour de la fête et le temps de remettre tout en ordre est souvent excellente, foi de bénévole ! N’hésitez donc pas à donner un coup de main, si vous êtes sollicités : c’est une excellente manière d’apprendre à connaître mieux les gens qui vivent autour de vous.
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Un grand merci aux innombrables bénévoles qui œuvrent dans la vallée pour offrir les uns aux autres des moments conviviaux et festifs. Janine Barmaz
fam. Zuffrey 3961 St-jean
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art & culture
notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie Corvée du bois Cette photographie a été prise sous l’ancien hôtel du Rothorn à Ayer, en 1947. Un immense merci à Mme Ann Beattie-Emonet pour ce magnifique document.
Grimentz 13-14.12.2014
COMPAGNIE ZOE
DIS A MA FILLE QUE JE PARS EN VOYAGE Pièce de Denise Chalem
Mise en scène de Zoé Avec Bernadette Cherix-Caloz, Corinne Eggs Milhit, Liliane Eggs
Compagnie Zoé : « Dis à ma fille que je pars en voyage », de Denise Chalem Le 7 et 8 novembre prochain la Compagnie Zoé proposera au public du Val d’Anni-
viers deux représentations de la pièce de Denise Chalem « Dis à ma fille que je pars en voyage ». Cette aventure est née du désir de vivre quelque chose de différent autour de la passion du théâtre qui unit le trio familial composé de Zoé, Liliane et Corinne Eggs auquel est venue s’ajouter l’amie de longue date, Bernadette Cherix Caloz. Très rapidement le texte de Denise Chalem s’est imposé comme le terreau de cette collaboration inédite. Les représentations auront lieu les 7 et 8 novembre à 20h à la Tour d’Anniviers. Prix d’entrée : adultes : 25.Etudiants, AVS : 20.Réservations au 079 403 63 92. Zoé se tient à votre disposition pour tout complément d’information. Il est atteignable au 079 418 65 33.
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Cette année encore, les Féeries de Noël enchanteront le village de Grimentz ! Au programme des stands d’artisans dans la rue du Vieux Village, des animations, des concerts, des spectacles pour les enfants, des feux d’artifice et bien entendu la très attendue venue du Père Noël ! Les Féeries de Noël de Grimentz opèreront leur magie les 13 et 14 décembre. Venez nombreux !
éducation
C’est logique... non ?
R
écit des aventures parisiennes de deux jeunes Anniviards sélectionnés pour la finale internationale des jeux mathématiques et logiques Carte d’identité * Robin Roux, Zinal * 6ème primaire Anniviers * 11 ans et demi ∗* Loisirs : grimpe, ski, foot * Aime aussi les mathématiques et les jeux de logique * Stressé lors des épreuves qualificatives, il a trouvé l’expérience de Paris stressante mais géniale ! * Ce qu’il aime dans les énigmes mathématiques ? Trouver les réponses !
Carte d’identité * Sean Herrington, Grimentz * 2ème année du Cycle d’Orientation d’Anniviers * 13 ans * Loisirs : scrabble, mathématiques, sudoku, tennis, hockey, athlétisme télémark * Aime particulièrement les jeux de mathématiques * Stressé lors des épreuves qualificatives * Ce qu’il aime dans les énigmes mathématiques ? le challenge et la satisfaction de trouver les solutions * Ce qui le stresse ? Sécher longtemps sur le début d’un problème
Le championnat international des jeux mathématiques et logiques
Robin Roux
Sean Herrington
est organisé par la fédération française des jeux mathématiques et logiques (FFJM). En Valais, c’est le GVJM (Groupement valaisan des Jeux Mathématiques) qui en assure l’organisation. Son but est de développer l’esprit de recherche, de créativité, de logique, d’astuce et d’intuition à l’aide d’énigmes mathématiques. Lors des
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3 premières étapes, les premiers (environ 15%) de chaque catégorie sont qualifiés pour l’étape suivante. Robin « J’ai été à l’Université Diderot pour aller chercher mon badge. Il y avait déjà une vingtaine de personnes dans la salle, j’étais stressé. Mes parents ont attendu en-dehors de la salle et les 40 candidats ont commencé les exercices qui étaient très durs. J’ai eu besoin de tout le temps disponible et j’ai rendu deux exercices blancs, j’étais un peu déçu. Le lendemain, les organisateurs
avaient encore 10 minutes de retard et ça m’a beaucoup stressé. Quand j’ai reçu les résultats, je n’y croyais pas : 2ème à Paris dans la catégorie CM sur 43 concurrents, c’était trop beau. L’année passée, je me disais que ceux de Sion étaient vraiment hyper forts alors je ne pouvais pas m’attendre à ce résultat. Mon meilleur souvenir de ce voyage, c’est la soirée au théâtre avec une pièce qui était très drôle. Les exercices de math étaient plus difficiles que ceux que nous avions résolus dans les sélections. Et vous, parviendriez-vous à résoudre un des problèmes proposés à Robin dans la catégorie CM ?
Sean
Et vous, parviendriez-vous à « Le jeudi après-midi, on a laissé nos résoudre un des problèmes bagages à l’hôtel puis on est parti faire proposés à Sean dans la le concours. Il y avait des Français, des catégorie C1 ? Suisses, des Belges, des Italiens, des Ukrainiens, des Polonais, des Russes, des 12. Les rumeurs (coefficient 12) Turcs, des Algériens, des Canadiens et plu- 6 personnes connaissent chacune une sieurs autres pays. Le vendredi, on a encore rumeur différente. Elles veulent partager fait le concours puis on est allé à la Tour toutes ces rumeurs au moyen d’une série de Eiffel. Samedi matin, on a visité le palais de conversations lors desquelles 2 personnes échangeront toutes les rumeurs qu’elles connaissent à ce moment-là. Au minimum, combien de conversations seront-elles nécessaires pour que chaque personne connaisse les 6 rumeurs ? (solution en fin d’article)
9. Calcul décimal (coefficient 9) Chaque petite figure représente un nombre positif strictement inférieur à 1. Chaque moyenne figure représente un nombre entier strictement positif. Chaque grande figure est égale à la somme de la moyenne figure et de la petite figure de même nature, cercle, carré ou triangle. Quel nombre chaque grande figure représente-elle ?
la découverte et là, il y avait tout plein de petites expériences à faire et des personnes qui les présentaient. A la fin du concours, j’étais un peu déçu de mes points mais fier de mon classement, 28ème sur 64 concurrents. Mon meilleur souvenir de ce voyage, c’est le coucher du soleil sur la Tour Eiffel illuminée».
Bravo à nos deux champions, merci aux organisateurs valaisans du GVJM ainsi qu’à Mathieu Jeandroz et Alain Emery qui s’impliquent pour que les jeux mathématiques et logiques puissent avoir lieu au Centre scolaire d’Anniviers. Geneviève Constantin-Zufferey, directrice
(solution en fin d’article)
Solutions :
9 : Calcul décimal : rond = 1,2 ; carré = 3,4 ; triangle = 5,6 12. Les rumeurs : 8 conversations - 41 -
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Boisval SA - Mayoux tél 027 475 12 37 - fax 027 475 12 81
Melly Sarl - Ayer tél 027 475 17 38
Construction SA - Vissoie tél 027 475 11 33 - fax 027 475 20 72
Monnet SA - Mayoux tél 027 475 18 33 - fax 027 475 44 57
Crettaz Etienne - Vissoie tél 027 475 14 33
Salamin François - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55
Créabois Martial Solioz - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54
Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70
Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94
Viaccoz SA - Ayer/Zinal tél 027 475 17 78 - fax 027 475 37 78
Pittet Charles - Chandolin tél 078 601 23 18
Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54
Salamin Claude-Albert - St-Luc/Niouc tél 027 455 53 86 - tél 079 417 63 86
Patrice Michlig - St-Luc/Niouc tél & fax 027 455 99 00 - 079 393 37 12
Revey Jacky Sàrl - Mayoux tél 027 475 23 74 - fax 027 565 53 43
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éducation
D’une année scolaire à l’autre . . .
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ardi 17 juin 2014, les élèves de la classe de troisième année du Cycle d’Orientation d’Anniviers ont reçu leur diplôme de fin de scolarité obligatoire. Pour la première fois, une cérémonie publique réunissant les jeunes diplômés, leurs parents, amis, professeurs et autorités scolaires marquait cet événement. Les jeunes ont mis en valeur avec beaucoup de talent les réalisations menées dans le cadre du cours Projet Personnel. Créativité, persévérance, altruisme, ingéniosité et autonomie sont les qualités essentielles qu’ils ont eu à exercer pour finaliser leurs projets. Les diplômés du 17 juin sont les premiers élèves valaisans à terminer un parcours complet sous la juridiction de la nouvelle loi sur le Cycle d’Orientation de 2009. Les vingt-trois élèves qui ont quitté l’école d’Anniviers en juin 2014 ont fait les choix professionnels suivants :
Rendez-vous Apprentissages en formation duale: 9 élèves: au soir du menuiserie, couture, bâtiment, assistanat 18 juin 2015 médical, artiste de cirque, mécatronicien, pour la prochaine employé de commerce. Apprentissage en Ecole de Commerce: cérémonie 5 élèves de remise Ecole de Culture Générale: 2 élèves des diplômes. Ecole Préprofessionnelle: 1 élève Scolarisation en immersion dans un CO L’école d’Anniviers a ouvert ses portes du Haut-Valais: 3 élèves le lundi 18 août après un été en demiFormation Gymnasiale: 3 élèves teinte. Les effectifs présentent une stabiLe Val d’Anniviers a besoin de voir revenir lité réjouissante puisque 61 élèves enfansur ses terres de jeunes adultes bien formés, tines, 141 élèves primaires et 73 élèves du créatifs, confiants dans l’avenir et aptes à Cycle d’Orientation ont repris le chemin relever les défis d’un avenir toujours plus de l’école, soit 5 jeunes de plus que l’an exigeant. Bon vent à Camille, Guillaume, dernier. Aline, Maël, Sandy, Eliane, Maurane, Jan Bonne année scolaire à toutes et tous ! Geneviève Constantin-Zufferey, directrice Moritz, Yann, Loris, Marieke, Sarah, Silvia, Andy, Ludovic, Tatiana, Alison, Océane, Robin, Silja, Maïlys, Anaïs et Juliane.
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sport
HC Anniviers saison 2014-2015
Venez nombreux soutenir nos Anniviards !!
Le HC Anniviers recrute ! Tu es né(e) après l’an 2000 (y compris)?
Tournoi Bambinis Dimanche Dimanche
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Minis B 16.11.14 23.11.14 07.12.14 10.01.15 17.01.15 08.02.15 21.02.15
jourd’hui le HC Anniviers ! Informations et inscriptions : Baptiste Solioz 079 285 48 20
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3ème ligue
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10:00 10:00 13:00 12:00 10:00 12:00 12:00
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PostFinance Trophy (tournoi écolier) 19 décembre 2014, dès 09.30
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Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Jérôme Bonvin (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Benoît Epiney (Président HC Anniviers) Franziska Andenmatten Zufferey (Présidente Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction: Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires
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