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N 15 juillet 2014

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été

NUMERO 15 | juillet’14 | trimestriel

Club nautique St-Luc D’ici et d’ailleurs

© Voilier de Georges Salamin

Etrange épidémie


3961 Chandolin Christine Vogt 079 534 38 65

Alain Zuber chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 - 3976 Noës

079 220 78 00 - alain.zuber@bluewin.ch

078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers

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L’ invité

Edmond Bille, un siècle plus tard

V

issoie accueille dans les espaces de la Tour d’Anniviers une exposition intitulée «Edmond Bille. L’appel d’Anniviers». Le titre s’inspire d’une estampe de 1931 – L’appel – que l’artiste a gravée pour illustrer son récit «Les heures valaisannes». On y voit, près de l’église de Chandolin, une jeune Anniviarde en costume traditionnel et accompagnée d’un râteau, héler en contrebas un homme portant une faux. Cette image restitue parfaitement l’intérêt que Bille, le Neuchâtelois né en 1878, a immédiatement trouvé dans cette vallée alpine, lorsque, à l’occasion d’un court séjour en 1898, accompagné de son père, il découvre cet univers qui va le fasciner au point d’en faire son lieu privilégié d’élection. En effet, en 1905, il entreprend la construction d’un chalet à Chandolin, toujours occupé par ses descendants. Dès son installation, le peintre traduit ce monde nouveau à travers d’innombrables toiles et dessins. Ces derniers, réalisés aussi bien à Vissoye (c’était l’orthographe de l’époque !), SaintLuc, Chandolin ou Grimentz, constituent une source iconographique sans pareille, qui aboutit à la publication d’un somptueux livre – Le village dans la montagne – dont le texte est dû à Charles Ferdinand Ramuz. Quelques pages, ainsi que les dessins préparatoires correspondants figurent dans notre exposition et illustrent l’extraordinaire qualité de cette chronique montagnarde.

Un livre, une exposition Mais l’exposition de Vissoie ne se limite pas à l’évocation du seul val d’Anniviers ;

elle est en fait l’illustration ou, si l’on préfère, la mise en scène, à travers une centaine d’œuvres originales d’Edmond Bille, d’une récente publication, parue aux éditions inFOLIO, de l’imposante activité de l’artiste dans le domaine des arts appelés graphiques. Cette notion large recouvre aussi bien les estampes de diverses techniques (gravure sur bois, lithographie, eau-forte, pointe sèche), que les différentes illustrations pour des livres, des albums, des prospectus qui parlent de contes, d’actualité politique (la guerre 14-18, par exemple, catastrophe qui a beaucoup inspiré notre peintre), de tourisme et de bien d’autres choses encore. Dans le Valais de l’entredeux guerres, Bille s’impose comme la figure majeure de l’implication d’un artiste dans la vie de ses concitoyens, car il croit à une vocation spécifique, une sorte de sacerdoce artistique, raison pour laquelle il crée des affiches, des ex-libris, des étiquettes de vin, des diplômes, qui reflètent occupations et activités économiques, culturelles ou sociétales. C’est ce monde proche du quotidien de tout un chacun que Bille enrichit de son talent d’imagier qui est présenté cet été à Vissoie. L’ouvrage «Edmond Bille, estampes et affiches» sera disponible à l’exposition ; son acquisition permettra au visiteur d’enrichir et de prolonger sa visite.

Informations pratiques L’exposition a lieu à Vissoie, Tour d’Anniviers, du 12 juillet au 17 août. Elle est ouverte du jeudi au dimanche de 14 heures 30 à 17 heures 30. Les samedis 26 juillet et 9 août à 16 heures Bernard Wyder une visite commentée sera organisée.

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Sommaire 3 L’invité 5 Le Val d’Anniviers vu par . . . 8 Club nautique St-Luc 10 Coup de projecteur 13 Nouveau tour de piste 14 L’artisanat 17 La grande première 18 La radio 19 Apprendre l’autonomie 20 D’ici et d’ailleurs 22 CDAVAL 23 Anniv’Info

27 28 31 34 36 37 39 40 41 43 45

Ski team Anniviers Recette de vie Etrange épidémie en Anniviers Montagne Club Anniviers Des Mots et des Notes Le Château de Beauregard Notre histoire.ch / FangEpicuria Vercorin tourisme FC Anniviers L’art à l’école Anniviers tourisme

Concours

à la découverte de votre vallée Chaque printemps, des bénévoles ripolinent des sentiers pédestres aux alentours de nos villages. Leur aide est précieuse, notre vallée possède un vaste réseau, s’étendant des pieds de la Navisence aux sommets de nos monts. Combien cela fait-il de kilomètres en Anniviers, 4ème plus grande commune de Suisse en territoire?

a) 248 km b) 487 km c) 1023 km

Un bon de 50.- chez Sport 4000 à Saint-Luc Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition d’octobre du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo de juillet » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 11 septembre 2014

Le gagnant de l’édition n° 14 est Gratienne Morand à St-Léonard

© Nicole Salamin

La réponse était: C

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Le Val d’Anniviers vu par Guido, 18 ans, mineur à Zinal en 1901

J

e m’appelle Guido et je viens de fêter mes 18 ans en ce mois de juillet 1901. On est allés au village hier soir pour l’occasion avec les collègues de la mine.

Ça fait maintenant la deuxième saison que je travaille dans la mine de La Lée. Je viens d’un petit village de la côte adriatique. Mon père est pêcheur, nous sommes très pauvres et son travail ne suffit pas pour nourrir mes 5 frères et sœurs. Le jour de mes 15 ans, mon père m’a dit que je devais travailler pour les aider. Un de ses amis avait travaillé dans une mine d’une petite vallée en Suisse et était encore en contact avec le contremaître. Il m’a donné une lettre de recommandation et je suis parti. Ah ce voyage ! C’était la première fois que je quittais mon village… Je ne vous raconte pas le trajet, on a été bloqués plusieurs jours par la neige au col du Simplon, heureusement que les chanoines de l’Hospice nous ont accueillis… Une fois arrivé à Sierre, j’ai suivi une famille qui remontait de la plaine. Ils marchaient à côté d’un mulet chargé comme je n’en avais jamais vu… On aurait dit qu’il portait toute la maison sur le dos. Dans une charrette, se trouvaient toutes leurs affaires, des poules, des lapins et quelques enfants qui avaient bien du mal à se trouver une place… Je ne comprenais pas un traître mot de ce qu’ils disaient et j’ai pensé que cette famille devait être bien

Si la lampe s’éteint, c’est qu’il n’y a plus d’oxygène

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C’est de la Chalcopyrite qu’on extrait le cuivre

malheureuse d’avoir été ainsi mise à la porte de son logis. Pourtant, ils ne semblaient pas tristes, au contraire… Les enfants chantaient et les parents souriaient malgré la charge qu’ils avaient sur le dos. Il me semblait avoir affaire à des gens bien étranges… Loin d’être hostiles à mon égard, ils m’ont offert un verre de vin blanc, fort bon d’ailleurs. La montée en fut facilitée. J’ai su par le contremaître par la suite que cette famille n’avait pas perdu son logement mais que les gens d’ici pratiquaient ce qu’ils appelaient le remuage… Il m’expliqua que, selon les saisons et les travaux à effectuer, toute la famille, avec tout ce qu’elle possède, se déplaçait d’un village à un autre. J’ai quitté mes compagnons de route dans un village qui se nomme Vissoie, puis j’ai continué à monter en direction de la mine qui se trouvait à Zinal. Au bout de la vallée, c’est le dernier village, j’ai vraiment eu l’impression d’être au bout du monde… Bien qu’ayant l’impression de ne pas pouvoir aller plus loin, il a fallu marcher encore une bonne heure avant de trouver la mine. Celle-ci se situe dans un alpage où on trouve de temps en temps quelques vaches, toutes noires, je n’en avais jamais vu de telles, et le vacher. J’ai dû apprendre le métier sur le tas… C’est dur, toute la journée dans le noir et la poussière à cogner sur la roche… Heureusement qu’on utilise de la poudre noire pour détacher les blocs. C’est dangereux, mais ça va vraiment plus vite. Le contremaître, lui, il

a commencé à travailler dans les mines en Italie sans utiliser la poudre, quand il nous raconte ses débuts dans le métier, tout le monde l’écoute avec respect, c’est qu’il en impose, le contremaître… et puis il parle un peu le patois local, alors forcément, c’est le seul d’entre nous à pouvoir discuter avec les habitants de la vallée. Au début, ça se passait bien entre nous et eux… Et puis le climat s’est brusquement dégradé… certains disent que c’est depuis que Guiseppe s’est entiché de cette fille au village…

Le cuivre se fait de plus en plus rare et il faut sans cesse creuser plus profondément… Quelle histoire, mes amis ! Tous les soirs après le travail, il trouvait encore la force de marcher jusqu’à chez elle pour conter fleurette… Ah ! Ça n’a pas traîné… Le père s’en est aperçu et… quelle bagarre ! On a dû le cacher dans la mine pour éviter que les hommes du village ne lui fassent la peau ! Le contremaître s’est fâché et il a dû rentrer chez lui, près de Turin… N’empêche que depuis cette histoire, on est plus les bien-

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venus au village… Bientôt je ne sais même pas si on pourra continuer à travailler… Le comité de l’alpage nous accuse d’effrayer les vaches avec les explosions et veut faire fermer la mine. Ils ont même fait des procès pour qu’on ferme… Et pour couronner le tout ils nous traitent de mécréants car on ne va pas à la messe… Mais on ferait comment pour y aller ? On travaille le dimanche et la messe est à Vissoie… On veut juste faire notre travail… mais c’est de plus en plus difficile… Il paraît qu’il y a un autre gisement dans un village voisin, à Grimentz. On raconte qu’ils n’ont pas besoin de nous et que ce sont des mineurs de la vallée qui vont travailler là-bas. A propos, on a eu la visite de gens bien habillés, comme à la ville, l’autre jour. On a dû arrêter le travail toute une journée pour que l’air soit respirable pour ces messieurs. Il paraît qu’ils venaient de Paris, en France, et le contremaître n’en finissait pas de faire des courbettes. En tout cas qu’est-ce qu’on a ri quand ils ont dû enlever leurs chapeaux pour pouvoir entrer dans la galerie… Et toutes les manières qu’ils faisaient pour un peu de boue… Ils nous ont rappelé ces Anglais que l’on croise quelquefois sur les chemins en montant à la mine. De drôles de gens… des touristes comme on les appelle. Ils logent à l’hôtel des Diablons au village… De temps en temps il en arrive à la mine, ils nous regardent travailler, il y en a même qui veulent nous prendre en photo… alors on perd une heure à prendre la pose et nous ça nous arrange bien… J’aime bien cet endroit malgré le fait que le travail soit très dur. La nature est superbe et au fond de moi je comprends ces touristes qui viennent ici en vacances. Je ne le dirai jamais aux autres car ils se moqueraient de moi mais parfois, quand je regarde les sommets devant moi, je me prends à rêver que je suis tout en haut et que je domine le monde… peut-être même que depuis làhaut je pourrais voir mon village en Italie avec ma mère qui fait la cuisine… Yanis Chauvel


tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch

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Club nautique St-Luc inauguré en janvier dernier

E

n effet, certains résidents du village ont choisi de pratiquer le ski ET la navigation, pour ne pas avoir à choisir entre ces deux passions. Au hasard de rencontre et discussions, Gérard et Catherine Bachy se sont rendu compte que pas mal d’autres habitants et vacanciers de St-Luc vivent sur ce modèle, l’heure de la retraite venue… ou non. Le Club Nautique de St-Luc devrait permettre à ses membres d’échanger leurs expériences de «tempêtes folles, de rencontres chaleureuses, de découvertes passionnantes, de mouillages idylliques, de marinas bien ou mal équipées, de résolution de problèmes techniques….» relèvent Gérard Bateau actuel de G. et C. Bachy au mouillage dans un petit port Grec / photo Gérard Bachy et Catherine Bachy, membres fondateurs, car il s’agit d’une association amicale, sans Parmi ces marins d’eau salée, certains ont d’abord vogué sur le Léman, puis au large but lucratif. vécu quelques aventures cocasses, comme de Menton, ensuite autour de l’île d’Elbe celle de se rencontrer par hasard, sans se pour ne plus quitter la Méditerranée. Deux Un fanion connaître, au large de la Grèce ou de la accidents ont assombri ces beaux parcours, a même Turquie à l’heure de l’apéro et de com- dont une cassure de mât entre Cos et la été adopté, prendre au cours des discussions que leur Turquie : le vent était violent, trop violent. point de chute commun pour le ski est St- Il a fallu réagir vite… Une autre fois, la inspiré du Luc ! Certains y habitent, d’autres y passent douce brise s’est transformée en oiseau de drapeau de une bonne partie de l’hiver. mauvais augure plus rapidement que préla défunte commune vu, ils n’ont pas eu d’autre choix que de Un code permet de préciser la provenance tenir la barre vingt heures d’affilée sans dorde St-Luc. du bateau : à gauche du mat (bâbord) se mir pour ne pas se laisser dériver au loin. trouve le pavillon du propriétaire, à droite (tribord) celui du pays visité, d’où l’expresLe vent sion «battre pavillon». meilleur ami Les frontières se situent à 12 Miles (22 ou pire ennemi. km) des côtes, au-delà les eaux sont internationales. Désiré pour Georges et Jacqueline Salamin (voir le 4 Saisons No 6 «Les prémisses d’un office du tourisme») ont navigué durant 25 saisons d’été, une fois la retraite venue. Ils ont

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gonfler les voiles. Redouté quand il devient fou.


Gérard et Catherine Bachy, quant à eux, ont sillonné les mers 4 ans durant, une fois la retraite installée : traversée de l’Atlantique, remontée du fleuve Amazone, puis Atlantique à nouveau, direction plein nord jusqu’au Canada. Aujourd’hui, ils utilisent un bateau de pêche à moteur, ont navigué sur le Rhin, puis descendu le Danube jusqu’à la Mer Noire. Leur route maritime s’est poursuivie par la Méditerranée, en Turquie et Grèce puis vers l’est jusqu’en Syrie, enfin jusqu’au sud de la France qu’ils ont traversée par les canaux et leurs 224 écluses ! Cet été, ils partiront de Hollande en direction de la Mer Baltique. Et que dire de Bernard Dunand, venu en vacances à Zinal en 1946 alors âgé de 9 ans, ayant séjourné en Anniviers en jeune soldat de l’armée suisse et posant ses pénates finalement à St-Luc. Comment ses séjours montagnards lui ont-ils donné le goût de fendre les flots à la voile ? Comment expliquer une passion ? Bernard, à la voile et en équipage de trois personnes, a été champion du monde en 1961, champion d’Europe en 1967, et médaillé d’argent à Acapulco pour les JO de Mexico en 1968 ! Il a exercé sa profession de météorologue à Genève où les exigences étaient aussi nombreuses que variées : transmettre les données météo pour les vols long-courriers, la

A gauche voilier qui a gagné la médaille d’argent aux JO de Mexico en 1968, photo Bernard Dunand

radio, les organisateurs de manifestations les plus diverses, les agriculteurs à la saison des foins, les gardiens de cabanes de montagne, les pêcheurs, les viticulteurs…et la télévision. Avec plus de 300 appels par jour, le service météo a finalement dû se résoudre à installer un répondeur. Voilà donc Le Club Nautique de St-Luc porté sur les fonds baptismaux, composé d’environ 40 membres dont ceux cités cidessus; il se veut ouvert à tous les marins d’eau salée résidant en Anniviers (coordonnées en fin d’article). Hisser la grand-voile, tenir ferme la barre et prendre une bonne dose de convivialité pour battre pavillon ! Le temps du remuage demeure, le mode de faire a changé.

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Je souhaite longue vie au club et que ses membres partagent leur passion et leurs aventures de temps à autre avec nous autres, sédentaires envieux. Simone Salamin

Le Club Nautique de St-Luc http://clubnautiquesaint-luc.blogspot.ch/ Bachy Gérard et Catherine, Rue du Vieux village, 3961 St-Luc http://bachytrollaround.blogspot.com/ et gerardbachy@hotmail.com


Coup de projecteur sur un nomade des temps modernes

P

aul-André Loye est correcteur pour le Migros Magazine, depuis 16 ans. Cet Anniviard de l’extérieur travaille à Zurich. Il y pratique un métier peu commun, qui lui apporte de grandes satisfactions. L’hebdomadaire dont Paul-André est l’unique correcteur sort le lundi. L’édition doit donc être bouclée le jeudi soir. Par conséquent, le temps de correction d’un numéro est court : le lundi et le mardi, Paul-André lit les premiers articles, qu’il reçoit en nombre pas très élevé, le gros du travail s’effectue le mercredi et le jeudi. Ces journées sont les plus chargées, car les délais doivent être impérativement respectés. Le vendredi est consacré à la vérification du site internet qui comprend certains textes différant de ceux du magazine.

Manière de procéder Paul-André lit tout ce qui est rédigé, mais ne s’occupe pas de la publicité. Il reçoit le texte sur papier, déjà mis en page, version quasi définitive du journal. Pour la Suisse romande, il y a six variantes régionales, dans lesquelles trois pages diffèrent à chaque fois. Le métier comprend deux aspects distincts. D’une part, le correcteur doit veiller à éliminer les fautes d’orthographe et de typographie. D’autre part, il doit être attentif à ce que toutes les consignes techniques aient été appliquées : alignement, grandeur des caractères, couleur et forme des titres, pagination, etc. Il vérifie aussi la date, le numéro, les légendes.

Lire, encore et toujours / album personnel de P-A Loye

Processus de création du magazine Le journaliste écrit l’article. L’ «éditionneur» s’occupe de l’édition : il adapte

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l’article aux règles choisies, il fait la mise en page, insère les photos et légendes. Le correcteur assure l’ultime contrôle, avant l’impression. Il est en droit de changer de petites choses : si une tournure est fautive, il peut la modifier de son propre chef. Si le


problème est plus grave, il en discute avec le rédacteur. La collaboration à l’intérieur de l’équipe est bonne. Paul-André apprécie particulièrement la liberté et la confiance dont il jouit. Membre de la rédaction, il participe aux séances hebdomadaires au cours desquelles le journal est entièrement passé en revue. Il peut aussi donner des idées sur le contenu et l’orientation du journal. Il partage son bureau zurichois avec le correcteur de la version alémanique. Le siège des rédacteurs francophones est à Lausanne, mais la correction, l’édition, la mise en page et l’insertion des photos sont faites à Zurich. Toutes les six semaines, une grande séance rassemble à Zurich l’ensemble de la rédaction pour discuter des grands thèmes à traiter.

Choix professionnel Si Paul-André Loye est devenu correcteur professionnel, c’est un peu par hasard. Après la maturité, il a entamé une licence en lettres à l’Université de Fribourg, étudiant la philosophie et la sociologie. Pendant ses études, il a donné des cours de français, branche qu’il aimait beaucoup. Un jour, il a découvert une annonce du journal La Liberté qui cherchait un correcteur à mi-temps et il a tenté sa chance, sans trop savoir ce qui l’attendait. Avant de se présenter à l’entrevue, pensant qu’il serait sûrement interrogé sur ça, il a bien révisé l’accord, particulièrement complexe, des participes passés. Grand bien lui en a pris, puisqu’il s’est fort bien sorti du test, qui portait effectivement là-dessus, et a été engagé aussitôt. Ce qui devait, à son idée, n’être au départ qu’une place temporaire, dura quatre ans. Prenant plaisir à ce travail, il entreprit la formation de correcteur professionnel, suivant des modules par correspondance. Il n’a cependant jamais fait l’examen final, car, engagé dans l’intervalle au Migros

La musique, un plaisir quotidien / album personnel de P-A Loye

Magazine, il n’eut pas le temps de le passer. Son passage outre-Sarine fut motivé par un vif intérêt pour le nouveau poste qui se présentait à lui et par l’opportunité d’apprendre l’allemand.

L’attachement à Anniviers Paul-André a grandi en Anniviers, à Grimentz, plus précisément. Il a gardé de fortes attaches avec son village. Maintenir le contact est un réel besoin. Pour préserver le lien social, il a conservé un rôle qui lui tient à cœur : il est l’organiste de la paroisse. Ainsi, il retrouve régulièrement les autres membres de la chorale, à l’occasion de la messe mensuelle. Cette activité est d’autant plus intéressante qu’elle ne lui demande pas trop de temps et qu’il peut la poursuivre sans être présent aux répétitions. De plus, il aime jouer de l’orgue et ne voudrait pas l’arrêter. Il a commencé à jouer à l’âge de 14-15 ans. Son grand-père et des cousins l’avaient fait avant lui. On lui a proposé de s’y mettre, car l’organiste en fonction était très âgé et voulait renoncer. Comme Paul-André apprenait le piano, c’est vers lui qu’on s’est tourné. Curieux d’essayer, celui-ci

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a pris des cours avec son cousin à Sierre. Objectif: jouer une fois à l’église. Ce qui fut fait et bien fait. Paul-André a donc continué, pris des cours au conservatoire et n’a plus jamais arrêté. La musique fait partie de son quotidien : chaque jour il s’entraîne, chez lui, sur le piano ou le clavecin. Il aime déchiffrer et apprendre de nouvelles pièces. Il en a toujours un stock en réserve. L’orgue est le lien tangible qui unit le musicien à son village d’origine. Pour se sentir Anniviard, Paul-André a besoin d’avoir des activités ici. D’ailleurs, il n’a jamais eu envie de tenir l’orgue autre part. Il se sent un peu nomade, comme les Anniviards d’autrefois : il aime vivre dans les deux endroits, passer de l’un à l’autre, partir tout en restant un peu. La vie lui en a offert l’opportunité. Il aurait tort de s’en priver. Janine Barmaz

Biographie express Paul-André Loye est né en 1967. Il est le fils de Maurice et Julie (-Favre). Il vit à Zumikon, près de Zurich. En plus de la musique, il aime faire des balades à vélo et la natation.


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Nouveau tour de piste pour les Compagnons de la Navizence

A

près un automne 2013 déjanté à Ayer et un printemps 2014 hors les murs à Miège, les Compagnons de la Navizence, pas essoufflés pour deux sous, préparent une nouvelle recette humoristico-religieuse classée «top secret»

Le metteur en scène chargé de coordonner le tout est Cédric Jossen, avec qui la troupe collabore depuis l’été 2012 pour «Le Cosmos est dans le Pré» joué à St-Luc.

aussi bien; il fallait reprendre les répétitions après 3 mois d’interruption, les personnages avaient muri mais les acteurs souhaitaient finalement les quitter. L’ambiguïté des sentiments ressentis a parfois pesé Ce n’est certainement pas toujours aisé de lourd. Dans la vraie vie, il semble qu’un travailler avec des amateurs dont les profes- morceau de personnage interprété contisions et emplois du temps sont bien char- nue de vivre en soi et ressurgit de temps à autre. Finalement, sortir du cocon anniviard leur a beaucoup plu, l’expérience a Les Compagnons de la Navizence en répétition / photo Michel Savioz représenté une vraie réussite et une ouverture vers d’autres horizons, qui sait. N’hésitons plus, allons à la rencontre des Compagnons de la Navizence, à Zinal les deux derniers week-ends de septembre. Ainsi soit-il ! Simone Salamin

Communication importante Intitulée «Ainsi soient-elles», la pièce d’Eric Beauvillain (si, si) concoctée par notre équipe de joyeux lurons nous promet de bientôt dérouiller nos zygomatiques. Tant mieux, nous sommes impatients. C’est à la salle polyvalente de Zinal durant les 2 derniers week-ends de septembre que nous pourrons suivre les pérégrinations des sœurs d’un couvent et de leurs deux aides masculins, prêts à tout pour éviter que le nouveau propriétaire du lieu ne le transforme en centre commercial. On apprendra jusqu’où des sœurs si douces, pieuses et gentilles peuvent aller quand leur couvent est menacé…

gés. Heureusement, le plaisir de la découverte des personnages et de leur évolution motive le temps et l’énergie mis à disposition. On souffle parfois le chaud et le froid, les hauts et les bas se succèdent, voilà ce qui fait aussi l’intérêt d’œuvrer en groupe et de progresser. Lors de la dernière représentation donnée à Ayer, des responsables du Festival de théâtre amateur de Miège ont proposé aux Compagnons de rejouer la pièce en avril 2014; la troupe, emballée par l’idée, a donné sa réponse positive spontanément. Les comédiens ont accueilli cette suggestion comme une vraie reconnaissance. Ensuite sont venus les moments de doute, d’angoisse devant le défi de faire

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Toutes les personnes intéressées à jouer dans une prochaine pièce peuvent contacter Nicole Langenegger Roux au 079 582 82 11 ou Sonia Martin au 079 864 23 79. Bienvenue et merci !

Oyez, oyez Les Compagnons de la Navizence cherchent un local de stockage pour entreposer des éléments de décors et des costumes. Merci de contacter Michel Savioz 079 508 18 90


L’artisanat

atteint des sommets en Anniviers

A

ugustin Salamin obtient les meilleures notes de Suisse au brevet fédéral de boulangerie-pâtisserie et le fromage d’Anniviers remporte un prix d’excellence délivré par l’AOP.

Un diplôme exigeant

On n’obtient pas un brevet fédéral comme ça… C’est un engagement à plein temps qui demande énormément d’investissement personnel. Augustin a d’ailleurs mis de côté sa deuxième passion, la course à pied, afin de se consacrer uniquement à l’obtention de ce diplôme. Sur 12 romands à s’être inscrits en 2013, seuls 3 ont été reçus, 9 sur toute la Suisse… Pendant un an et demi de sacrifices, Augustin a travaillé d’arrache-pied et sans relâche pour être enfin prêt le jour J. Pour lui l’important n’était pas la note mais bien le fait de réussir le brevet. C’est avec brio qu’il y est Augustin n’hésite pas à mettre la main à la pâte parvenu, remportant les différentes Sous une pluie battante d’une froide jour- épreuves pratiques et théoriques de l’exanée de mai, c’est avec un plaisir non dis- men haut la main. simulé que je suis Augustin Salamin dans le laboratoire de la boulangerie familiale Reprendre l’entreoù flotte une agréable odeur de pain frais… prise familiale Mais je ne suis pas là pour le pain, enfin pas directement. Non, c’est Augustin qui Même si son brevet fédéral lui permettrait m’intéresse aujourd’hui. Car le Val d’Anni- de devenir chef de production et de trouviers a la chance d’avoir sur son sol sans ver du travail quasiment n’importe où, lui doute l’un des jeunes boulangers les plus se sent bien au Val d’Anniviers, c’est chez prometteurs de Suisse. En effet, Augustin a lui et il compte bien y rester. Il m’explique obtenu les meilleures notes de la «fournée» qu’il a surtout passé cet examen pour ac2013 du Brevet Fédéral dans la catégorie quérir des connaissances supplémentaires, Boulangerie-Pâtisserie. notamment dans la gestion des ressources

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humaines, dans le but de reprendre l’entreprise familiale. Son savoir-faire va donc rester en Anniviers, en voilà une bonne nouvelle ! Même s’il adore la confiserie et la chocolaterie, son domaine préféré reste la boulangerie car « la pâte est vivante et ce n’est jamais deux jours le même travail ». Un travail passionnant donc, réalisé par un passionné qui pourra longtemps encore réjouir nos papilles avec son pain préféré : le pain braconnier (lard/fromage/oignons) qui fait la fierté de la boulangerie Salamin depuis longtemps déjà.

Son savoir-faire va donc rester en Anniviers, en voilà une bonne nouvelle ! Je remercie Augustin et reprends la route en direction de Saint-Jean. La pluie s’est un peu calmée, un rayon de soleil tente même une sortie… espérons que ça tienne! Un peu avant Saint-Jean, je me dirige vers l’étable où m’attend Philippe Genoud, paysan de montagne et chef d’exploitation de la fromagerie d’Anniviers. On doit parler du prix d’excellence décerné par la commission AOP au fromage d’Anniviers en 2013.

Une récompense prestigieuse pour un produit 100% local Pour pouvoir porter l’étiquette AOP, les fromages sont taxés tous les mois et sou-


C’est grâce à elles, que le fromage est bon

Une réussite Ce sont commune environ Si les fromagers tiennent évidemment 500 000 le haut du chapeau dans cette réussite, litres de lait Philippe insiste aussi sur l’importance des éleveurs et sur la qualité du lait produit qui vont donner plus en Anniviers. Il est d’ailleurs en train de réaliser la traite du soir pendant que l’on de discute. Si la vache d’Hérens est emblé9000 matique du Valais, elle fait une meilleure reine que laitière. Il y a quelques années, fromages Philippe a opté pour une race plus proet 1000 ductive, la brune suisse qui produit en tommes moyenne 25 litres par jour. Sachant que, pour faire un fromage, il faut à peu près 50 par litres de lait. année Des projets d’avenir

Cela rend le fromage d’Anniviers La fromagerie est une coopérative qui encore plus excep- appartient à des producteurs sociétaires, tionnel puisqu’il a fondée en 1956 pour répondre à la baisse obtenu la note re- de lait constante des laiteries de village et cord de 19.24/20 aux nouvelles problématiques, notamdonnant lieu à ce ment en matière de normes d’hygiène. En prix d’excellence. 1975, elle transforme environ 55 000 litres Philippe est fier du de lait. C’est dans les années 2000 que la résultat obtenu et production décolle. Aujourd’hui, ce sont il a bien raison. Le environ 500 000 litres de lait qui vont Philippe Genoud, agriculteur de montagne fromage d’Anni- donner plus de 9000 fromages et 1000 et chef d’exploitation de la fromagerie d’Anniviers viers est un produit tommes par année. Et ce n’est pas fini : un d’exception, on ne projet de construction d’une nouvelle fromis à des tests qualitatifs qui concernent peut plus local puisque le lait avec lequel magerie, à l’entrée de Vissoie, est à l’étude. plusieurs aspects du fromage, de l’aspect il est fabriqué provient en direct des trou- Il devrait voir le jour d’ici peu. En attenextérieur à la pâte en passant par l’odeur et peaux qui paissent dans la vallée. C’est un dant, je mangerais bien une raclette, moi, le goût. Cette taxation débouche sur une produit de proximité, sain, naturel dont pas vous ? note finale sur 20. La sélection est extrê- les Anniviards peuvent être fiers. L’AOP Texte et photos Yanis Chauvel mement rigoureuse puisqu’un fromage et ce prix d’excellence en font un ambasayant obtenu une note inférieure à 18/20 sadeur de la vallée encore plus performant. ne peut porter l’appellation.

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imprimerie d’anniviers sàrl

depuis 25 ans 027 475 32 70 - 16 -


La grande première d’Ines Modonesi, peintre amateur

U

ne première exposition, c’est un sacré défi à relever, tout particulièrement pour Ines Modonesi.

Cette femme timide et souriante est presque gênée d’avoir osé le faire. Pourtant ce serait bien dommage de ne pas mettre en lumière ses talents de peintre. C’est sans doute pour cette raison qu’Amélie Urfer, l’artiste qui lui donne des cours de peinture depuis quelques années, l’a vivement encouragée à se lancer. Si Ines a accepté de forcer sa nature, c’est parce que ses tableaux sont accrochés aux cimaises de la galerie Cholaïc et qu’ainsi, c’est un peu «à la maison» qu’elle expose. En effet, Ines vit à Mission depuis 1999, année où elle a pris sa retraite. Cette Bernoise est venue y rejoindre son amie Françoise Stoll qui y avait ouvert une table d’hôtes quelques années auparavant.

L’artiste Ines profite de son temps libre pour s’adonner à son passe-temps favori : la

peinture. Ce hobby l’accompagne depuis longtemps. A 30 ans déjà, elle prend quelques cours. En 2008, elle décide de suivre à nouveau un cours, à l’Ecole-club Migros, à Sion. Elle y fait la connaissance d’une femme, devenue depuis une copine, avec laquelle elle s’inscrit au cours d’Amélie Urfer à Grône. Elle y participe encore chaque semaine. Depuis lors, chaque année, elle prend aussi part à un stage de peinture d’une semaine, dans des endroits différents. Elle s’est déjà rendue sur l’île d’Elbe, à Ischia, au bord de la Mer Baltique dans le nord de l’Allemagne. Ses goûts et ses styles sont divers. Elle aime essayer toutes sortes de choses. La peinture à l’huile est la seule technique qui ne lui convienne pas. Ines apprécie de pouvoir

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changer : elle passe de l’aquarelle au pastel, des techniques mixtes au graphite. Elle varie aussi ses sujets, mais a une prédilection pour les paysages et les animaux. Elle peint simplement pour son plaisir, elle n’a pas de message à faire passer. Elle travaille à partir de photos qu’elle a prises elle-même ou qu’elle trouve dans des journaux. Elle réalise des tableaux aux cours et d’autres chez elle, à la maison. A Cholaïc, elle expose une sélection de ses œuvres qui révèlent ses différentes facettes d’artiste. La personne Ines Modonesi a grandi à Langnau, dans l’Emmental. Elle a suivi une formation de puéricultrice à Bâle, a travaillé à l’hôpital d’Aarau, puis dans des familles, une année en Suède et une année à Pontresina. Ensuite, elle est revenue à Berne où elle a travaillé dans une crèche, avant de devenir elle-même directrice de crèche. Elle a occupé cette fonction pendant plus de 20 ans. Malgré son installation à Mission, elle a gardé un appartement en ville de Berne où elle passe quelques jours chaque mois, afin d’entretenir le lien avec ses amis et les membres de sa famille. Les œuvres d’Ines Modonesi sont à son image, délicates et charmantes. Venez les découvrir, vous serez enchantés. Texte et photo Janine Barmaz

Infos pratiques: L’exposition aura lieu à la galerie Cholaïc, à Mission, du 18 juillet au 28 septembre 2014. Vernissage, le 18 juillet à 18h. La galerie est ouverte tous les jours, sauf le dimanche dès 16h, ainsi que le lundi et le mardi.


La radio appelle les jeunes

I

l a suffi d’un casting, de passer quelques étapes et voilà Léna choisie comme animatrice de l’émission «Le monde vu d’en bas» diffusée sur Rhône FM durant l’année 2013 et destinée aux enfants.

Au début, Léna a pensé «de toute façon je ne serai pas prise», puis quand le téléphone a sonné pour l’informer que la première étape était franchie, n’en croyant pas ses oreilles, toute excitée, Léna a alors pris à cœur de bien préparer les étapes suivantes.

Toute l’équipe avec Derib

en plus difficile…

Et l’aventure est devenue réalité : avec trois autres enfants âgés de 8 à 11 ans : Claire, la petite de Bramois, Thomas, le grand de Savièse, Marco, le petit de Sion et Léna, la grande de Vissoie, ils ont assuré l’animation de l’émission une fois par semaine, le mieux, même si parfois une fatigue ou une mercredi de 16 h à 17 h. Chacun présentait baisse de niveau émergeait de-ci, de-là. une rubrique choisie d’avance, Léna s’est penchée sur le thème des « people » pensant Quel étonnement qu’il plairait aux ados. Ce petit groupe s’est impliqué à fond dans cette tâche, grâce à l’aide de Murielle l’animatrice responsable, avec qui Léna a tissé des liens très forts. Il fallait choisir les sujets la semaine précédente, les préparer par écrit et les faire parvenir à l’animatrice pour qu’ils soient fin prêts à l’émission en direct. Tout le monde se retrouvait dans les studios de Rhône FM à Sion à 15 h. afin de peaufiner l’ensemble.

de voir que des animateurs radio ont le numéro personnel de Bastian Baker ou d’autres stars ! Et rencontrer Derib ou Sonia Grimm, quels privilèges pour Léna!

De plus, des émissions spéciales se sont déroulées au Caprices Festival, à la Foire du Valais, au Happyland, à «Hérisson sous gazon».

Léna a beaucoup appris de cette expérience : passer du temps pris sur ses loisirs chaque dimanche pour préparer sa rubrique, faire attention aux autres, bien articuler, donner envie aux auditeurs de Murielle était très ouverte, à l’écoute, dyna- rester à l’écoute, parler bien en face du mimique ce qui a permis que tout se passe au cro; chercher des idées est devenu de plus

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Durant cette expérience, Léna a vécu de l’intérieur l’évolution d’un travail d’équipe, des liens se sont créés aussi entre parents. Les retours des auditeurs étaient nombreux, les bons échos ont réchauffé les cœurs ! Mais la douche froide s’est abattue sur eux d’un coup, trois semaines plus tard l’émission prendrait fin, à mi-décembre 2013. Tous ont eu les larmes aux yeux, réalisant combien ces moments leur tenaient à cœur, prenant conscience de leur chance. Léna a trouvé «une petite sœur de la radio», elle a vécu cette année particulière comme une faveur partagée avec ce groupe. Pour la dernière émission, ils se sont tenu la main, pour mieux ancrer cette belle aventure dans leur vie d’enfant. Chut, surtout ne lui dites rien, mais j’ai écouté des enregistrements de l’émission et je peux vous assurer que notre jeune Anniviarde s’est drôlement bien débrouillée, un vrai bonheur ! Bravo à elle, bravo à eux et chapeau bas à Rhône FM pour avoir accordé place et confiance aux enfants. Simone Salamin photos Rhône FM


Apprendre l’autonomie grâce au cours intitulé «projet personnel»

A

méliorer la vie des aînés et des personnes à mobilité réduite grâce à un projet scolaire, voilà l’un des effets particulièrement intéressants du tout nouveau cours proposé aux adolescents de troisième du cycle. Les premiers élèves à suivre le programme remanié du Cycle d’orientation valaisan ont entamé leur dernière année d’école obligatoire en septembre 2013. Dans leur grille-horaire hebdomadaire, une innovation de taille : trois heures consacrées à l’élaboration d’un projet personnel noté en fin d’année. Après une période de travail en groupe, chaque élève a dû choisir un projet individuel à mener à son terme dans un délai donné, en tenant un journal de bord, et en établissant un dossier particulièrement détaillé à son sujet. Le choix des jeunes s’est porté sur des choses extrêmement diverses, allant de la construction d’objets en bois à des vidéos, en passant par la création d’un site internet, d’un livre pour tout-petits ou de vêtements.

Service de commissions à domicile C’est donc dans le cadre scolaire qu’Eliane Crettaz de Vissoie a développé un projet qui place l’humain au centre. Elle a mis sur pied un service de commissions à domicile pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. L’idée lui en est venue d’un article qu’elle avait découvert avec intérêt, dans un hebdomadaire régional, il y a presque deux ans. Son concept s’inspire, en effet, de celui d’Eugénie Tornay, jeune fille habitant Reppaz, petit village proche d’Orsières. Depuis 6 ans, celle-ci passe, deux fois par

semaine, chez les personnes qui sollicitent son aide, une fois pour dresser avec elles la liste des commissions, une autre pour leur livrer la marchandise. Pour élaborer son projet, Eliane a tout d’abord pris contact avec Eugénie, par l’intermédiaire de Facebook. Ensuite, elle

son dossier de présentation pour l’école, Eliane a 9 fidèles «clients», qu’elle passe voir deux fois par semaine. Elle apprécie de pouvoir prendre le temps de discuter avec ces personnes, qui se sentent souvent un peu seules et prennent plaisir à sa compagnie. «Ce que je préfère, c’est le contact

l’a rencontrée à Sierre. Ensemble, elles ont discuté de l’organisation à mettre sur pied et des avantages que peuvent en tirer à la fois les «clients» et la «commissionnaire». Grâce à cette rencontre, Eliane a compris que ce projet lui correspondait tout à fait. L’idée d’offrir un service aux personnes âgées de son village, qu’elle connaît bien pour une bonne part, l’a séduite. Et elle s’y est lancée à fond. Elle a préparé des affiches et des cartes de visite, qui ont été placées à des points névralgiques de Vissoie, afin de toucher au mieux le public ciblé, par exemple chez les médecins et à la pharmacie. Le CMS s’est aussi chargé de passer l’information aux gens qu’il visite. Enfin, le bouche à oreille s’est mis de la partie. Les enfants de certaines personnes âgées se sont alors adressés à Eliane et l’expérience a pu commencer.

direct avec les personnes. Si cela se passait par téléphone, je n’aurais pas proposé ce service.» Elle n’a pas l’intention d’arrêter d’offrir son aide, même si l’école est finie et que, dès l’automne, elle étudiera en plaine. Elle tient à poursuivre son projet, avec l’aide de sa maman, si nécessaire. Les personnes pour lesquelles cette initiative originale et généreuse répond à un besoin ou un désir sont invitées à contacter Eliane Crettaz, les Bolinziers, 3961 Vissoie (027 475 46 50 ou 077 484 46 52). Elles bénéficieront de son aide et de sa gentillesse. Ce nouveau cours a exigé un grand investissement de la part des jeunes, et parfois même de leur entourage. Mais il se solde par un résultat vraiment positif, comme le démontre le projet évoqué ici. Janine Barmaz

Bilan Au moment de mettre un point final à

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D’ici et d’ailleurs l’art de survivre

D

’ici et d’ailleurs est une rubrique qui relate des procédés existentiels ingénieux existant dans notre région de montagnes et qui ont une analogie avec des pratiques vitales inventées par des civilisations vivant ailleurs dans le monde.

La vallée des nomades

Sainte Catherine à Sierre pour y troquer et y acheter des marchandises introuvables en montagne (la polenta) ainsi que des outils et des vêtements. Certains disent que cette foire leur offrait l’unique aubaine de manger du pain blanc dans l’année et que seul les travaux communaux effectués de temps à autre ainsi que la vente d’un cochon remplissaient la bourse familiale. Début décembre, les Anniviards regrimpaient péniblement dans leurs villages avant l’arrivée

ter ainsi les maigres biens qu’ils obtenaient en haute montagne, car ils vivaient exclusivement des produits de leur terre aride : céréales, produits carnés ou lactés, légumes résistants à l’altitude. Le monde est vaste et sous d’autres latitudes des populations s’adaptent et s’organisent aussi comme elles le peuvent pour survivre à l’évolution du monde, tout comme l’ont fait les Anniviards.

Il y a à peine quelques décennies, la nature rythmait intensément la vie des Anniviards selon un rituel de survie bien précis, la transhumance. Au cours des quatre saisons, les montagnards devaient constamment déménager entre montagne et plaine afin d’exploiter leurs terres. En basse altitude, ils possèdent des jardins et des vignes et dans le Val d’Anniviers des forêts adossées aux villages pour l’approvisionnement en bois, des champs de céréales (froment, seigle), des prés et des mayens.

Au rythme des saisons Dès la fin de l’hiver, les montagnards descendaient à pied jusqu’en plaine s’approvisionner, cultiver leurs terres et vivaient dans les quartiers qu’ils occupent toujours dans les alentours de Sierre. Au printemps et en été, la population d’Anniviers remontait dans les hameaux et les mayens de la vallée exploiter les prés et les pâturages, préparer le bois, alper le bétail et veiller à la fabrication des fromages. L’herbe des pâturages et le foin engrangé assurent la nourriture des animaux à l’année. En automne, les familles reprenaient le chemin de la Vallée du Rhône pour récolter les légumes et vendanger. A fin novembre, les Anniviards participaient à la Foire de la

Champs de céréales à St-Jean vers 1930

des premiers flocons de neige, les mulets chargés de provisions et de tonnelets de vin pour survivre l’hiver dans leur vallée. Peuple de nomades, les gens d’Anniviers se remuaient par familles entières avec le curé de la paroisse, le régent et tout le bétail. Le débouché vers la fertile Vallée du Rhône, (désignée actuellement comme le grenier à fruits de la Suisse) s’avéra indispensable pour cultiver ce qui leur manquait dans le Val d’Anniviers : les arbres fruitiers, les vignobles et certains légumes. Les Anniviards ont su trouver les moyens d’acquérir des propriétés en plaine pour y exploiter des substances vitales et complé-

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L’exemple des indiens Miskitos du Nicaragua Pêcheurs, chasseurs mais aussi agriculteurs, les Indiens Miskitos cultivent depuis des siècles et toujours de la même manière leurs champs agricoles de subsistance sur les bords du Fleuve Coco qui forme une frontière naturelle entre le Honduras et le nord du Nicaragua. Vers 1969, suite à une famine, aux aléas climatiques et à leur croissance démographique, des groupes de Miskitos quittent leur terre pour s’établir en pleine forêt vierge dans une zone qu’ils


ont nommée Tasba-Raya ou... la Terre Neuve. Là, dans ce milieu forestier inhospitalier, ils reconstituent avec intelligence leur système de production agricole tel qu’il était lorsqu’ils vivaient le long du fleuve et retournent périodiquement sur le fleuve pêcher, pour continuer à assurer leur apport en protéine. Dans la jungle, les familles

indiennes se sont regroupées par villages de huttes dressées sur pilotis et construites de palmiers tressés, de planchettes et de bambous. Chaque famille défriche ses clairières dans la forêt proche des huttes et pratique une agriculture sur brûlis. Elles sont aidées dans leurs tâches agraires par leurs voisins qui seront à leur tour aidés, selon un principe traditionnel d’entraide mutuelle. Un champ débrousaillé milpa abritera différentes variétés de cultures aux cycles végétatifs différents, allant de 3, 4-5 et 6 mois. Ce procédé ingénieux permet de récolter de la nourriture tout au fil des mois en exploitant un seul lopin de terre. Les Miskitos ont également transplanté dans cette région des bananiers-fruits et des bananiers-plantains (variété de bananes qui se mangent après cuisson) en les plaçant au sommet d’une butte sèche pour éviter que les troncs ne pourrissent et assurer ainsi la récolte annuelle. Ils plantent également entre ces troncs du manioc et des tiges de maïs autour desquelles s’agrippent des haricots noirs frijol ce qui évite d’installer un tuteur pour maintenir les plants de haricots et permet d’économiser l’espace. Autour des cases familiales se trouvent les parcs à animaux avec les plantes et les arbres utilisés quotidiennement, tels la

canne à sucre, les cocotiers, les agrumes, l’arbre à pain (arbre qui produit de gros fruits pulpeux comestibles après cuisson et dont les graines se consomment aussi), les manguiers, les grenadiers et bien sûr les piments. Ces techniques agricoles sont subtiles car elles sont parfaitement adaptées à toutes

difficile la pratique de l’agriculture en particulier. En montagne, la déclivité et le manque d’oxygène rendent le travail des hommes pénible tout comme les températures froides qui obligent les montagnards à posséder beaucoup de biens pour survivre à l’année durant les périodes de grand froid. Dans la jungle vaporeuse, la forte teneur en eau de l’atmosphère et du sol

Puerto Cabezas, Nicaragua 2012

Vers Managua, Nicaragua 2012

les conditions environnementales et sociales spécifiques à cette région d’Amérique Centrale. L’organisation du temps et de l’espace est gérée de manière judicieuse tout comme le choix des plantes à cultiver. Finalement, cet ensemble de méthodes assure les besoins alimentaires de la population tout en minimisant les risques de pertes et les dégâts.

ainsi que la chaleur torride provoquent des situations ardues pour les tribus locales qui doivent constamment lutter contre la nature pour cultiver et protéger tout ce dont ils ont besoin pour se nourrir sainement.   Certaines vallées de montagnes ont souvent été des refuges pour des populations qui devaient échapper à des envahisseurs et qui désiraient garder leur autonomie pour vivre à leur façon. De nos jours, dans les montagnes de certaines contrées, l’or blanc est exploité pour la pratique du ski et du tourisme alors qu’auparavent la neige était perçue comme une contrainte condamnant les montagnards à l’inactivité ou à l’émigration saisonnière vers les plaines. Par contre, il est rare de voir des êtres humains s’implanter dans des forêts tropicales car les ressources vitales et économiques de ces dernières sont de plus en plus rares et menacées par la déforestation, l’appauvrissement des sols et le changement de climat.

Moralité de l’histoire Les Anniviards et les Indiens Miskitos se sont parfaitement adaptés à leur milieu ambiant hostile et on remarque que leur manière d’agir respecte des règles fondamentales de logique basées sur des connaissances ancestrales et sur l’expérience. L’entraide mutuelle est également une pratique que l’on retrouve chez les Anniviards, il s’agit de corvées à effectuer périodiquement lorsqu’il y a des biens communautaires à gérer. La montagne et la jungle sont des régions peu hospitalières. En altitude, il faut vaincre les fortes pentes et dans la forêt tropicale c’est l’humidité qu’il s’agit de supporter car ces éléments représentent au niveau géographique et climatique de sérieux obstacles aux activités des hommes par le fait qu’ils rendent

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...avec de la patience et du temps, l’épine deviendra soie... © textes & photos dominique epiney regolatti


art & culture

CDAVAL c’est quoi ?

C

DAVAL, Coopérative pour le développement de l’artisanat dans la vallée d’Anniviers a été créée en 1981 par Edouard Florey et un comité constitutif, dans le but de promouvoir l’art et l’artisanat dans la vallée. Le travail du bois, du fer, du tissu, de la céramique, de la pierre étaient les secteurs d’activités visés. Les statuts de la Coopérative donnaient un cadre bien défini.

Forte d’une vingtaine d’artisans, la coopérative a été très active dès 1982 par des expositions dans les villages de la vallée, une présence à la Foire Ste-Catherine dès 83 et au Comptoir Suisse à Lausanne où le Valais est hôte d’honneur en 84. Elle devient membre du Comité de l’Association Artisanat valaisan qui a son siège à Sion. Dans le même temps, la coopérative organise des cours de couture et de photo, dans ses nouveaux locaux, au Baillos, à côté de la Tour d’Anniviers. Ces premiers cours ont eu un grand succès et seront suivis par du patchwork, décoration florale, tissage, tricot, dentelle au fuseau, poterie pour enfants, macramé, cuir, personnages bibliques, etc ….. La CDAVAL entreprend également, en 1983, des démarches pour remettre en exploitation la carrière de pierre ollaire située à Moiry et abandonnée depuis les années 1930. Après beaucoup de démarches administratives, une expertise minéralogique, l’autorisation d’exploitation a été accordée en 1990, mais les travaux préparatoires pour l’aménagement du sentier, le dégagement de l’entrée et l’aménagement d’une plate-forme ne se sont jamais concrétisés en raison du coût.

Narcisse Monnet

pour devenir une association, tout en gardant le même sigle. Au fil des années, le nombre des artisans s’est étiolé, les différents cours proposés ont eu moins d’intérêt auprès de la population, et, récemment, la CDAVAL a failli disparaître. Mais comme le dit le dicton valaisan - avant de lâcher on ne lâche pas - le nouveau comité se donne pour objectif la transmission du savoir traditionnel avant qu’il ne disparaisse. Dans ce sens, au printemps, un cours pour réparer le chapeau du costume anniviard a été organisé, viendra plus tard, la création du chapeau avec la fabrication de la partie en paille. Dans le même objectif, le comité cherche à connaître les personnes qui détiennent encore un savoir-faire et qui peuvent le transmettre.

En 1986 à lieu le premier Marché artisanal de Vissoie tel que nous le connaissons encore aujourd’hui. Un Marché de Noël Actuellement, l’atelier de poterie est ouvert est également mis sur pied pour les artisans le mercredi après-midi dès 14h30 à toute personne qui a envie de travailler la terre. de la vallée de 1986 à 2001. Un cours d’art floral a lieu également Un atelier de poterie créé par un groupe deux fois par année. Vous pourrez découde dames en 1986 et qui occupait des lo- vrir les ateliers et cours proposés pour cet caux au Vicariat, derrière l’église, intègre automne chez les exposants CDAVAL, au un local du Baillos en 1989. Ce groupe, Marché Artisanal de juillet. Les personnes très actif, a participé également durant intéressées peuvent aussi prendre contact de nombreuses années à l’organisation et avec Christine Steullet au 027 475 24 21, au Marché de l’été, de Noël, mais aussi à christine.steullet@netplus.ch de nombreuses festivités dans la vallée, Texte : Christine Steullet Festival de Musique, Carnaval … Il y a quelques années, pour des raisons Le Comité : Anne-Lyse Melly, Brigitte pratiques, la coopérative a changé de statut Blanc, Carla Savioz, Christine Steullet

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Mérites

et distinctions 2013 Le sport et la culture permettent de rêver, de voyager, de faire la fête mais aussi de transmettre un état d’esprit, une manière d’être et nous donnent l’occasion de partager des moments forts en amitié ! C’est le 15 mai dernier qu’a eu lieu la remise des distinctions et mérites sportifs et culturels 2013, dans un lieu magique : La Tour d’Anniviers.

Félicitations à vous toutes et tous et persévérez dans vos disciplines respectives, en tant qu’acteur ou entraîneur ; c’est une bonne école de vie qui vous conduit et vous maintient dans un monde où le bonheur n’est pas toujours notre accompagnateur ! J’adresse également un bravo à vous, parents, pour le soutien et les sacrifices consentis pour vos enfants, mais qui vous le rendent bien !

Voici la liste des bénéficiaires :

Distinctions sportives Edwige Zufferey, Zinal, athlétisme, Agnès Mctighe, Grimentz, natation Agatha Mctighe, Grimentz, natation Axel Bourquin, Cuimey, natation Olin Bourquin, Cuimey, natation Guillaume Revey, Mayoux, ski alpin Alexandre Jodidio, Grimentz, course à pied

Prix à l’encouragement Maurane Crittin, Grimentz, gymnastique, agrès, Sarah Kummer, Cuimey, tir à l’arc

Prix à l’encouragement aux Sociétés sportives ou culturelles Fifres et Tambours La Gougra, St-Jean Montagne Club d’Anniviers Festival du Tounô «Entre Mots et Notes», St-Luc Société TACA,Tir à l’arc Chandolin

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Merci aux membres de la commission et à toutes les personnes qui contribuent de près ou de loin à la vie associative d’Anniviers par leur dévouement et leur disponibilité. Christiane Favre photos Nicole Salamin


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2 min

Lʼalarme générale – un son oscillant continu produit par les sirènes – retentit lorsquʼun danger menace la population. La diffusion du signal dure une minute et est répétée après une interruption de deux minutes.

« Alarme générale »

1 min

2X 1 min

Plan dʼévacuation lors dʼune « alarme eau »

Quitter la zone dangereuse Se conformer aux instructions ou prescription locales

Que faire en cas dʼalarme eau?

12 X 20 sec

ZONE ROUGE : DIRECTION : COTEAU

Lʼalarme eau nʼest utilisée que dans les zones menacées situées en dessous des barrages dʼaccumulation. Le signal consiste en une suite de douze sons graves continus de vingt secondes chacun, séparés les uns des autres par des intervalles de dix secondes. Dans tous les cas, lʼalarme eau nʼest déclenchée que lorsque lʼalarme générale a retenti.

LA FIN DʼALARME SERA DIFFUSEE PAR LA RADIO

Écouter la radio (RSR ou radios locales) Se conformer aux consignes des autorités Informer les voisins

20 sec 20 sec 20 sec 20 sec 10 sec 10 sec 10 sec

Le test des sirènes a lieu chaque premier mercredi de février à 13h30

(retentit seulement après le signal « alarme générale »

« Alarme eau »

(RUPTURE DE BARRAGE)

PLAN DʼALARME EAU

Que faire en cas dʼalarme générale?

1 min

COMMUNE DE ANNIVIERS


Qualité des eaux des différents secteurs de la commune d'Anniviers Qualité des eaux des différents secteurs de la commune d'Anniviers

iers

olin

ntz mbaz ntis x n c

g‐Bouillet ean uc lon

PH Anniviers

Nitrates mg/l

PH

Tolérance 40mg/l

Ayer7.90 7.90 Chandolin Fang7.80 7.60 Grimentz 8.00 La Combaz 7.70 Les Pontis 7.78 Mayoux 7.90 Mission 7.77 Mottec 7.90 Niouc 7.46 Pinsec 7.36 Pralong‐Bouillet 7.82 Saint‐Jean 8.10 Saint‐Luc 7.90 Soussillon 7.70 Vissoie 7.30 Zinal

0.60 0.90 0.90 1.00 0.60 0.90 1.20 2.20 1.66 1.00 1.00 1.00 1.20 1.5 0.90 1.1 1.00

7.90 7.90 7.80 7.60 8.00 7.70 7.78 7.90 7.77 7.90 7.46 7.36 7.82 8.10 7.90 7.70 7.30

Calcium Calcium Nitrates mg/l Dureté°dH Dureté°F mg/l. Tolérance 40mg/l

38.30 0.60 12.80 0.90 13.10 0.90 26.10 1.00 34.40 0.60 11.20 0.90 14.90 1.20 34.40 2.20 39.20 1.66 11.20 1.00 13.70 1.00 15.20 1.00 13.60 1.20 19.5 1.5 11.20 0.90 19.9 1.1 15.20 1.00

mg/l.

8.98 38.30 2.65 12.80 2.86 13.10 5.97 26.10 6.42 34.40 3.65 11.20 7.62 14.90 7.18 34.40 6.48 39.20 2.35 11.20 2.79 13.70 2.77 15.20 2.76 13.60 3.38 19.5 2.77 11.20 3.62 19.9 2.77 15.20

Classification de la dureté de l'eau en Suisse Classification de la dureté de l'eau en Suisse Dureté en ° Français Désignation Dureté en ° Français Désignation 0 à 7 Très douce 0 à 7 Très douce >7 à 15 >7 à 15 Douce Douce >15 à 25 >15 à 25 mi‐dure mi‐dure >25 à 32 >25 à 32 assez dure assez dure >32 à 42 >32 à 42 dure dure > 42 Très dure > 42 Très dure

conductivité

Dureté°dHuS/cm Dureté°F

15.98 4.72 5.09 10.63 11.43 6.49 13.56 12.78 11.53 4.18 4.97 4.93 4.91 6.02 4.93 6.44 4.93

8.98 2.65 2.86 5.97 6.42 3.65 7.62 7.18 6.48 2.35 2.79 2.77 2.76 3.38 2.77 3.62 2.77

338 15.98 101 4.72 99 5.09 219 10.63 226 11.43 89 6.49 270 13.56 256 12.78 230 11.53 92 4.18 99 4.97 104 4.93 98 4.91 117 6.02 83 4.93 123 6.44 93 4.93

conductivité uS/cm 338 101 99 219 226 89 270 256 230 92 99 104 98 117 83 123 93

Informations L’eau de boisson de la Commune d’Anniviers est uniquement alimentée par des sources. Plus de 80 captages alimentent nos réservoirs. La qualité des eaux n’a nécessité aucun traitement chimique durant l’année écoulée. La Commune d’Anniviers met tout en œuvre pour améliorer chaque année son réseau d’eau potable.

Un métier au service de la population Dans un souci de mieux sécuriser le territoire, la Commune d’Anniviers propose des postes d’agents municipaux à des conditions favorables. Quel que soit son statut, tout intéressé a la possibilité de suivre une formation dans la branche. N’hésitez pas à nous contacter ! C’est une mission variée, au service des résidents et des hôtes, qui apporte de vraies satisfactions, nonobstant les exigences de la fonction. Un vrai métier d’avenir ! Augustin Rion, Conseiller municipal en charge du dicastère de la police

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La pollution lumineuse et son enjeu économique

L’un des principaux problèmes de la société actuelle est sans aucun doute celui de l’énergie. Les événements survenus au Japon, le réchauffement climatique, le recul des glaciers, etc. ne font qu’amplifier la sensibilité croissante des populations, des entreprises et des institutions quant à leur consommation ainsi qu’à leur impact sur l’environnement. Chacun possède évidemment ses propres préoccupations et ses propres attentes quant aux actions et comportements à adopter afin de rationaliser et diminuer l’utilisation de l’énergie, sans toutefois changer fondamentalement sa façon de vivre. Les plus gros acteurs pouvant réaliser des actions concrètes et efficaces sont bien sûr les producteurs et distributeurs d’énergie, les collectivités publiques, mais aussi chaque individu. La commune d’Anniviers, en collaboration avec Siesa et l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), a entrepris plusieurs mesures dans ce sens. Elle a tout d’abord participé au projet ‘’Prokilowatt‘’ afin de remplacer les ampoules des luminaires fonctionnant avec source lumineuse au mercure par des

sources performantes de type LED ou iodure métallique. Sur plus de 1200 points lumineux que compte notre commune, ce sont donc 267 lampes à vapeur de mercure de 125 W qui ont été remplacées par des lampes à iodure métallique de 35 W ou par du LED de 28 W. Sur les sources LED (photo) il est prévu un abaissement du niveau d’éclairement de 25% entre 22 h. et 24 h. et de 50 % entre 24 h. et 5 h. du matin. L’investissement total est de 269’000 francs, avec une participation de l’OFEN de 30 %. Le retour sur investissement est prévu sur 20 ans. Ces nouvelles technologies n’offrent non seulement une économie d’énergie et une diminution de la pollution lumineuse, mais surtout permettent une meilleure qualité d’éclairage et ainsi une sécurité accrue pour les habitants. En collaboration avec Siesa, notre commune s’est aussi intéressée à l’éclairage des monuments comme les églises, les chapelles, les caves blanches de Grimentz ou encore la Tour d’Anniviers. Les changements concernent un arrêt de l’éclairage à 1 h. du matin, sauf pour les nuits de Noël et de Nouvel-An, et le remplacement des ampoules par du LED.

Luminaire LED

Voici un exemple de modifications réalisées en 2013. D’autres remplacements d’éclairage seront réalisés durant cette année. Il s’agit des monuments suivants :

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Bâtiment Ella Maillart, Chandolin Puissance avant: 900 W - puissance actuelle LED: 30W

- Eglise de Mission puissance avant: 4000 W - puissance actuelle: 280 W Le retour sur investissement est prévu après 3 ans. - Eglise d’Ayer puissance avant: 6000 W - puissance actuelle: 560 W Le retour sur investissement est prévu après 5 ans. Grâce à ces différentes mesures, la consommation d’énergie pour l’éclairage public de notre commune a passé de 700’000 kWh en 2009 à 309’000 kWh à fin 2013. D’autres projets sont actuellement à l’étude, dont notamment la pose de luminaires solaires. Marco Genoud


sport

Du changement chez les Anniviards

Après sept hivers passés sur les hauts de la commune d’Anniviers, Claude-Alain Art a décidé de démissionner en tant que responsable du Centre de Formation 5 AnniviersConthey. Il sera remplacé de façon très adéquate par Aline Schmid. Celle-ci connaît très bien les jeunes pour les avoir entraînés par le passé lorsqu’elle était l’adjointe de Valentin Crettaz auprès du Ski Team Anniviers (STA). Celui-ci sera repris par Claude Donzé, un autre ancien qui revient aux affaires. Quant à Célien Devanthéry, l’ancien responsable du STA, il reste à disposition comme d’ailleurs l’ensemble de son staff, pour seconder dans la formation au ski de compétition des jeunes pousses anniviardes. En conséquence, le Val d’Anniviers va connaître l’hiver prochain des changements dans sa structure, et ce même si tous les anciens entraîneurs restent en place. En conséquence, il est intéressant de vous présenter toutes ces personnes dans leur nouvelle fonction.

Qui est Aline Schmid ? Aline Schmid est une ancienne compétitrice du NLZ (Centre National de Performance) qui a fait ses premières armes d’entraîneur en compagnie de Claude-Alain Art, qu’elle a secondé dès l’année 2008. Assez rapidement, elle a fonctionné en parallèle comme adjointe de Valentin Crettaz au Ski-Team Anniviers. Finissant une formation d’employée de commerce, partiellement à Brigue, partiellement en entreprise, elle dispose d’une solide compétence dans l’entraînement à la compétition étant salariée de Ski Valais pour le Centre 7, chez les Hérensards et les Nendards, dès le mois de mai 2012. Adjointe de Stéphanie Vaudan puis de Fabio Polesel, elle prendra en responsabilité principale le Centre 5 des Anniviards dès le mois de mai 2014. Pour elle, c’est un retour aux sources car elle

s’était déjà entraînée sur les Hauts du Val d’Anniviers en tant que compétitrice, ayant appartenu à la structure Sport-Etude de Grône. Connaissant très bien les jeunes nés en 2000 qu’elle avait pris en tant qu’entraîneur du Ski-Team Anniviers, elle retrouvera ce groupe imposant dès le printemps 2014, et ce après les avoir quittés au printemps 2012. Au Centre 5, elle s’occupera tout spécialement des plus âgés qui sont formés par trois jeunes nés en 2001, dix jeunes nés en 2000 et leurs deux aînés, Maël Burgi de Zinal et Raphaël Coppey de Conthey. Ces deux derniers joueront leur place au NLZ en fin de saison. Pour les plus jeunes et les moins expérimentés appartenant à la structure Ski Valais, elle pourra s’appuyer sur Claude Donzé.

Qui est Claude Donzé ? Claude Donzé a été entraîneur de Ski Valais Centre jusqu’à il y a une dizaine d’années, puis a laissé la place lorsque Ski Valais a décidé de monter sa structure avec ses dix centres de formation. Dès cette période, il s’est occupé de louer ses services pour différentes structures dont notamment l’école suisse de ski de Vercorin, puis le Giron du Cône de Thyon, et enfin l’école de ski de St-Luc. En parallèle à ses activités hivernales, il s’est lancé dans la gestion d’une buvette avec crêperie le long du Rhône à Granges, son lieu de domicile. Il revient ainsi aux sources, ayant le challenge de s’occuper des plus jeunes et d’un petit groupe d’anciens qui ont réalisé l’exploit de se qualifier en tant que membres de l’équipe valaisanne de ski alors qu’ils n’étaient qu’au Ski Team Anniviers. Ainsi, il aura à sa charge les plus jeunes OJ des U14 et quelques plus âgés U16…

Mais que va faire Claude-Alain Art ? Alors que Claude-Alain faisait l’unanimité autour de lui, et ce tant auprès des athlètes, des

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remontées mécaniques ou des organisateurs de course, il a décidé de tirer sa révérence sans certitude de ce que sera son lendemain. Vu sa disponibilité, le NLZ s’est tout de suite intéressé à lui pour le groupe des filles vu ses compétences et son envie de rester dans le monde de la formation en tant qu’entraîneur. Il y retrouvera son vieux compagnon Hérensard, Julien Vuignier, lequel a été relégué de la structure Swiss-Ski, structure à laquelle Denis Wicki de Vercorin continue de monter les échelons.

Et que devient Valentin Crettaz ? Alors que le skieur de St-Jean avait été entraîneur responsable du Ski Team Anniviers de l’été 2005 au printemps 2013, il a connu une excellente première année auprès du NLZ chez les garçons. Il continue à y gravir les échelons, passant du groupe 3 au groupe 2 en prenant avec lui une bonne partie des athlètes dont il s’occupait l’an passé, parmi lesquels quelques-un vont forcément frapper aux portes des cadres B et C de Swiss-Ski dès le printemps 2015. Dans ce groupe, un autre Anniviard, cette fois-ci de Mayoux, va probablement vouloir tirer son épingle du jeu l’hiver prochain: Guillaume Revey.

Et Amaury Genoud ? Avec son titre de champion suisse junior de slalom, alors qu’on le croyait plutôt spécialiste des épreuves de vitesse, Amaury appartient d’ores et déjà aux coureurs réguliers en Coupe d’Europe. Vu ce qui s’est passé avec ses collègues du même âge qui ont eu l’occasion d’aller aux Jeux Olympiques l’hiver passé, on s’attend à ce qu’Amaury fasse ses premières armes en Coupe du Monde dès l’hiver prochain. Il continuera à axer sa préparation sur les 4 disciplines, et ce au sein des cadres C de Swiss Ski. Maurice Fellay


Recette de vie

D

epuis l’essor du tourisme, au fil du temps, un grand nombre de personnes en provenance de différents pays vivent au Val d’Anniviers. Zinal, par exemple, qui comptait 6 habitants à l’année en 1960 et 110 en 1970, s’est métamorphosé de village-mayen, habité de manière périodique par des personnes originaires d’Anniviers, en village-station, habité toute l’année par des personnes de divers horizons. Comment se réalise cette conjugaison d’ici et d’ailleurs ? Quels sont les ingrédients de la recette de chacun ? Aujourd’hui, à Zinal, parmi les résidents à l’année, il y a des personnes qui proviennent de différents pays et plusieurs habitants originaires d’autres cantons. Après une recette portugaise, bosniaque, italienne, canadienne, française, argentine, allemande, anglaise et belge, je vous invite à découvrir la recette de Rose-Marie Vianin-Piantanida. C’est une recette neuchâteloise qui clôt cette série.

Née en 1942, Rose-Marie est originaire des Ponts-de-Martel, un village du Jura neuchâtelois qui compte aujourd’hui 1200 habitants. Elle a 23 ans, lorsqu’elle se rend à Zinal pour y passer des vacances avec des amies. La rencontre avec Hermann Vianin d’Ayer va donner un sens inattendu à cette villégiature. Deux ans plus tard, ils se marient et s’établissent à Ayer, où Rose-Marie est employée à la commune, puis à Sierre, jusqu’en 1974. Dès cette année-là, ils résident à Zinal. Hermann travaille comme menuisier, puis aux remontées mécaniques, tandis que Rose-Marie est employée par divers magasins et restaurants. A la retraite depuis quelques années, RoseMarie profite de la vie avec beaucoup

Rose-Marie à la Chute Montmorency, Québec

d’énergie et sa bonne humeur proverbiale.

rentrer aux Ponts-de-Martel, mais pour moi c’était clair : ma vie était ici et pour Comment était ta vie au début au Val rien au monde j’aurais voulu quitter cette magnifique vallée. J’aime la nature et la d’Anniviers ? A l’époque, ça n’a pas toujours été facile. montagne. J’ai beaucoup d’amis et tout le Je suis une des premières femmes venues monde se connaît. de l’extérieur, mariée à un Anniviard d’Ayer. Les hommes étaient au bistrot et les Ce qui a changé le plus à tes yeux entre femmes attendaient à la maison. la vallée que tu as connue à ton arrivée Déjà du point de vue géographique, le et aujourd’hui ? contraste entre mon Jura natal et cette val- J’ai découvert Zinal pour la première fois lée était très fort. La vie était différente, j’ai en 1965. Le bureau postal se trouvait dans dû m’y habituer et ça s’est fait petit à petit. le bâtiment de l’hôtel du Trift. Dans le J’ai trouvé mes marques en travaillant à village, il y avait plusieurs petits magasins, la commune et dans des cafés-restaurants. disparus depuis. A cette époque, peu de Cela m’a permis de rencontrer beaucoup personnes vivaient à Zinal toute l’année. de monde et nouer des relations d’amitié Depuis la fin du XIXe, le village accueillait avec pas mal de personnes. des touristes, pour la plupart des britanniques qui s’y rendaient l’été, attirés par les Pourquoi Zinal ? sommets. Lorsque mon mari est décédé, suite à un La population de la vallée était presque accident de travail, en 1990, une de mes exclusivement anniviarde. C’est à mes yeux sœurs m’avait demandé si je souhaitais le changement le plus important, consé-

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quence directe du développement touris- beau, avec ses marais, les forêts de sapins et J’ai une volée de souvenirs drôles. Le plus tique. Aujourd’hui, la population est très le lac tout près. Les gens sont chaleureux et drôle, j’en ris encore : c’était en Australie. diversifiée. accueillants, comme ici. J’avais lu que ce pays possède une grande variété d’araignées venimeuses et voilà qu’il Quelles sont tes racines ? Quels sont tes endroits préférés en y en avait une dans la chambre. Terrorisées, Je suis Suissesse, avec un grand penchant Anniviers ? nous avons appelé la réception. Une dame pour les pays latins. Je suis née en Suisse et En été, les randonnées aux cabanes, est venue et l’a tout simplement écrasée, mes parents aussi, alors que mes grands-pa- Sorebois avec son panorama à couper le nous informant qu’elle n’était pas dangerents, originaires d’Italie du nord (Piémont souffle, le chemin depuis Tignousa et sa reuse du tout... et Lombardie), sont arrivés dans ce pays flore incroyable au-dessus de Nava, en détrès jeunes, avec leurs parents, en 1895. Ma but d’été. En hiver, le ski et les promenades Quelle recette souhaites-tu partager ? grand-mère maternelle était allemande et en raquettes. La «Croûte aux morilles» qu’on fait chez ma grand-mère paternelle française. J’aime vivre ici, mais aussi aller décou- moi, aux Ponts-de-Martel. Mon grand-père travaillait à la mine d’as- vrir d’autres coins, voir d’autres paysages phalte de Travers et mon père dans une et connaître des modes de vie différents. fabrique de meubles. Puis mes parents ont J’ai été plusieurs fois aux Etats-Unis, repris l’Hôtel de La Loyauté. Je n’ai pas ap- en Australie, au Canada, Thaïlande, Recette de « Croûte aux morilles » pour 6 pris l’italien, parce que mes parents s’adres- Ouzbékistan et dans différents pays d’Eu- personnes saient à leurs enfants en français. rope. Pour mon prochain voyage, je visite- Trempez 100 gr de morilles séchées du Jura J’ai grandi dans une famille unie qui avait rai les Républiques baltes. neuchâtelois dans de l’eau tiède 15 mn, le sens de la fête et des retrouvailles. J’en ai Je rêve de voyager encore et encore. Ce ne puis changez l’eau et trempez-les encore gardé une vision positive de la vie, malgré sont pas les idées qui me manquent, mais 1h¼. les moments difficiles. J’avais 15 ans quand je dois faire attention au porte-monnaie… Faites revenir 1 échalote coupée finement dans 25 gr de beurre. Egouttez les morilles j’ai perdu mon père. A 48 ans, je suis devenue veuve, mais mes enfants, Mireille Quel est ton plus beau souvenir de et gardez le jus. et Christian, m’ont beaucoup entourée. voyage ou le plus surprenant ? Et le mo- Ajoutez les morilles égouttées, puis le jus et un ½ dl de vin blanc sec neuchâtelois, dilué Mon caractère m’a certainement aidée ment le plus difficile ou le plus drôle ? aussi. Dans les moments durs, il faut réa- J’ai tellement de beaux souvenirs que je ne avec une petite cuillère de maïzena. gir, il faut se reprendre, car la vie continue. sais plus lequel choisir. Je me rappelle du Ajoutez 25 cl de crème entière, salez, poiPleurer dans son coin ne sert à rien, il faut Canada, en automne. C’était l’été indien, vrez et laissez mijoter à petit feu 30 mn avec des érables jaunes, rouges, oranges. environ. VIVRE. C’était flamboyant, un jet de couleurs ! Ajoutez 25 cl de crème et un peu de cognac. Est-ce que tu te rends souvent dans ton Le moment le plus surprenant : se retrou- Toastez des tranches de pain et servez avec ver avec des ours à 15 mètres… la sauce aux morilles. canton d’origine ? Je vais voir mes sœurs, mes neveux et nièces, Le moment le plus difficile : l’arrivée en en tout cas six fois par année, surtout au voiture en plein centre de Denver à minuit. Bon appétit ! printemps et en automne. Je profite de On voyait l’hôtel, mais à cause des innomfaire des balades et chercher des morilles brables signaux « one way », on a tourné en Adriana Tenda Claude au printemps. Le Jura neuchâtelois est très rond un bon moment.

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Etrange épidémie en Anniviers

C

e vendredi matin, Bernard Crettaz, 26 ans, jeune étudiant en sociologie à l’université de Genève, n’avait pas la mine des grands jours. La veille, il avait fait une foire carabinée à Sierre et il en ressentait encore les séquelles. Ce matin-là, il avait rendez-vous pour l’apéro au Café des Alpes avec son ami Bernard Zufferey. Quand il revenait à Vissoie, il aimait se retrouver et partager de bons moments dans les cafés de son village natal. En passant devant le magasin de Cécile Massy il aperçoit la manchette du «Nouvelliste du Rhône» qui annonçait : ETRANGE ÉPIZOOTIE EN ANNIVIERS 150 bêtes abattues. En un instant Bernard Crettaz fut dégrisé et il se dit : «Qu’est-ce que j’ai encore fait comme connerie ?» Un beau jour d’automne de l’année 1964, le jeune Bernard Crettaz et son ami Bernard Zufferey décident de descendre à Sierre pour y effectuer des achats. Ils en profitent pour faire le tour des bistrots. L’alcool aidant, ils se mettent rapidement en piste avec des copains qu’ils rencontrent au fur et à mesure de leur tournée sierroise. Alors que nos deux compères déambulent sur l’Avenue Général Guisan, ils rencontrent la jeune journaliste Thérèse Perraudin. Voyant nos deux beaux Anniviards en pleine guinguette et reconnaissant Bernard Crettaz pour avoir déjà collaboré avec lui pour divers articles dans les journaux locaux, elle s’approche et leur demande ce qui les rend joyeux et qu’estce qu’ils font à Sierre un jeudi après-midi. Spontanément et sans s’être concertés, ayant l’habitude les trois-quarts du temps de raconter des bêtises, ils expliquent à Thérèse Perraudin qu’ils sont descendus

Article du Nouvelliste du Rhône du 16 octobre 1964 à Sierre parce que dans le Val d’Anniviers une grave épidémie touchant les chèvres de la vallée venait de se déclencher et que face à ce fléau, étant universitaires, ils ont été chargés de s’occuper de ce problème. Ils rajoutent qu’il y a en Anniviers 150 chèvres et que les gens sont pris de panique, même les vétérinaires ne savent plus quoi faire

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face à cet étrange phénomène, parce que les chèvres changent de couleurs. Etant la secrétaire de rédaction du Nouvelliste du Rhône à Sierre et pressentant le scoop de sa vie, Thérèse Perraudin demande aux deux Bernard s’ils veulent bien lui raconter l’histoire afin qu’elle puisse rédiger un article sur cette étrange


épidémie. Voyant que la journaliste était tombée dans le panneau, ils s’empressent d’accepter et l’invitent dans un café pour lui donner tous les détails. S’attablant dans le vieux bistrot, la journaliste leur demande naturellement d’avoir la primeur sur cette affaire. Ce qui a pour conséquence d’allumer davantage l’imagination de nos deux Anniviards et ils ne se gênèrent pas d’y mettre le paquet, d’autant plus qu’il était impensable pour eux que le Nouvelliste gobe cette histoire. Ils lui expliquent que durant la nuit les chèvres changent de couleurs, devenant rouges, vertes et bleues. Le vétérinaire cantonal, venu en urgence, n’avait jamais vu ça et était complètement désemparé face à ce fléau qui avait créé la panique dans le Val d’Anniviers. Ils rajoutent pour donner plus de crédit à leur affabulation que comme ils étaient universitaires, les autorités de la vallée les avaient chargés de s’occuper de ce cas unique dans le monde de la science vétérinaire et des connaissances épidémiologiques. Thérèse Perraudin est ravie, elle note soigneusement sur un calepin tout ce que nos deux Bernard lui racontent. Au bout d’un moment, satisfaite de cette histoire, elle leur dit qu’elle va les laisser car elle doit absolument amener tout ça au Nouvelliste à Sion. Il faut se souvenir qu’on est à l’époque ou le fax et internet n’existaient pas et que les journaux étaient composés par des typographes qui se basaient sur les textes dactylographiés des journalistes. La journaliste étant partie, nos deux farceurs se remettent de plus belle en piste mais en ayant un petit remords, se demandant s’ils devaient rectifier leur histoire ; mais finalement ils pensèrent que leur récit était tellement gros que le Nouvelliste du Rhône n’allait jamais publier une histoire pareille. Le lendemain, Bernard Crettaz se rendant au Café des Alpes à Vissoie pour y retrouver Bernard Zufferey passe devant le magasin de Cécile Massy et voit la manchette du Nouvelliste du Rhône qui annonçait : ETRANGE EPIZOOTIE EN ANNIVIERS 150 bêtes abattues. Comprenant la gaffe qu’il avait faite, Bernard Crettaz s’empresse d’acheter le Nouvelliste et commence à lire l’article retraçant cette étrange épidémie.

Etrange épizootie 150 bêtes abattues ANNIVIERS. - Dans la journée de mercredi une épizootie s’est déclarée un peu partout dans le val d’Anniviers. Celle-ci n’a pas atteint le gros bétail mais seulement les chèvres. On a reconnu la maladie au changement de couleur du pelage des bêtes. Plusieurs vétérinaires de la région se sont rendus immédiatement sur place et ont pris les mesures nécessaires. Cent cinquante bêtes ont dû être abattues. Les mesures de sécurité prises resteront en vigueur pendant une quinzaine de jours. A l’heure actuelle, les causes de l’épizootie sont encore inconnues. En poussant la porte du Café des Alpes Bernard Crettaz se doutait bien que déjà la majorité des clients savaient que cette énorme farce était son œuvre et celle de son complice Bernard Zufferey. Tout le monde se marrait. Par contre les deux Bernard ne faisaient plus les malins, tout en assumant leur canular, ils étaient inquiets des conséquences que cela allait avoir. Mais l’histoire ne s’arrête pas là! Dans le climat d’Anniviers de l’époque, quand on sentait que quelqu’un avait fait une farce, il était tout à fait possible que quelqu’un prenne le relais. Et justement, c’est ce qui est arrivé ! Un Anniviard a téléphoné dans un des villages de la vallée en disant aux habitants qui possédaient des chèvres, qu’ils devaient leur faire passer des bains en les nettoyant avec l’eau de la fontaine du village.

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Tous les propriétaires sont allés chercher leurs chèvres et les ont trempées dans la fontaine communale. On n’a jamais su qui avait lancé cette nouvelle farce. La nouvelle du Nouvelliste a très vite fait le tour de la vallée et quand Bernard Crettaz arrive à midi à la maison, ses parents lui ont demandé s’il était l’auteur de cette farce douteuse. Honteux d’avoir commis une telle maladresse, Bernard avoue à son père qu’il est bien l’auteur de ce canular. Sa maman se met à pleurer en lui disant qu’à force de faire des conneries ça allait un jour mal finir et qu’il terminera en prison. Bernard est perplexe et ne sait plus quoi faire. Alors il décide de téléphoner à l’avocat Aloïs Theytaz qui était la grande personnalité du district de Sierre et d’Anniviers. Il lui raconte l’histoire en lui demandant conseil et quelles seraient les répercussions de cette affaire. Aloïs Theytaz lui dit qu’en lisant l’article, il a bien pensé que Bernard Crettaz était dans le coup et que ça l’avait bien amusé. Aloïs adorait ce genre d’histoire et il était prêt à défendre les deux farceurs anniviards. Toutefois il conseille à Bernard Crettaz de téléphoner au Nouvelliste en fin d’après-midi afin de

Le farceur Bernard Crettaz, étudiant en sociologie à l’Université de Genève


se dénoncer. C’est ce que fera Bernard. Mais entre-temps il ignorait que le même article était passé dans la Tribune, ancêtre du Matin, mais également dans la Tribune de Genève et que l’événement n’était pas passé inaperçu dans la Suisse romande. Après s’être dénoncé à la direction du Nouvelliste du Rhône, ce dernier publiera le lendemain un article pas très élogieux pour les auteurs de cette mauvaise plaisanterie.

L’étrange épizootie n’est qu’une mauvaise plaisanterie Le «Nouvelliste du Rhône» de hier a annoncé qu’à la suite d’une étrange épizootie dans le Val d’Anniviers, 150 chèvres avaient dû être abattues. Cette nouvelle est absolument fausse et nous regrettons, surtout pour les Anniviards, d’avoir été induits en erreur. Nous avons déjà dit ici l’importance que nous attachions à une information sérieuse. La rédaction centrale de Sion ne pouvant pas contrôler tout ce qui vient des divers points du canton durant la nuit, charge de cette responsabilité majeure chaque rédaction régionale. Jeudi après-midi, deux habitants de Vissoie, MM. Bernard Crettaz et Bernard Zufferey, ont apporté cette nouvelle à la secrétaire de rédaction de Sierre. C’est M. Crettaz qui lui a dicté le texte avec la seule différence qu’il avait parlé d’«épidémie» au lieu d’épizootie. Il était d’autant plus facile de tromper cette jeune fille que M. Crettaz ne lui est pas inconnu, lui ayant déjà donné une ou

deux informations. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle n’a pas pensé contrôler l’authenticité de ce texte auprès d’un vétérinaire de la vallée. Cette nouvelle nous étant parvenue à Sion, sous pli, peu avant minuit, il nous fut également impossible de la vérifier. Lorsque l’on est étudiant universitaire, on devrait au moins savoir distinguer entre une bonne et une mauvaise plaisanterie. Celle-ci fait un tort certain aux éleveurs de petit bétail du Val d’Anniviers. Subséquemment elle en fait à la rédaction sierroise et à notre journal en général. C’est d’ailleurs pour cela que nous réservons tous nos droits quant à ses conséquences. Un mois après cette farce, Bernard Crettaz est convoqué au poste de Police de Vissoie où il va être interrogé par l’agent Voeffrey. Le policier lui explique qu’il a reçu une demande de convocation et qu’il a plusieurs questions à lui poser. Il lui posera trois questions précises : 1. Est-ce qu’il avait voulu mettre le Service vétérinaire dans l’embarras ? 2. Est-ce qu’il avait voulu nuire aux éleveurs de petit bétail ? 3. Est-ce que c’était une simple farce et estce qu’il le regrettait ? Bernard Crettaz répond à l’agent Voeffrey qu’il avait trop de respect pour le Service vétérinaire cantonal, qu’en ce qui concerne les éleveurs de petits bétails, il était leur grand défenseur, qu’au troisième point, il avoue qu’effectivement c’était une simple farce et qu’il le regrettait profondément. Là-dessus, le gendarme Voeffrey lui dit que c’est en ordre et il invite Bernard Crettaz à venir boire un verre au Café des Alpes. Les résultats de l’interrogatoire furent envoyés

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à Sion et depuis Bernard Crettaz n’a plus jamais eu de nouvelle. Pour bien comprendre cette histoire qui n’a pas eu de grave conséquence, il faut se remettre dans le contexte de l’époque de la farce. Dans le Val d’Anniviers, elle était permanente et c’est malheureusement une chose qui a disparu. Aujourd’hui on ne pourrait plus faire des canulars car les gens sont devenus trop «constipés» et les conditions ne s’y prêtent plus. Mais à l’époque, la jeunesse anniviarde avait été éduquée là-dedans. Depuis leur plus tendre enfance, les enfants étaient habitués à voir les adultes faire des blagues ; ça faisait partie du jeu social. En ce qui concerne Bernard Crettaz qui devint un farceur devant l’Eternel, il avait un grand Maître en la matière qui lui a tout appris sur l’art de faire des farces et qu’il admirait par-dessus tout : ce champion toutes catégories c’était Joseph Savioz, guide de Vissoie et longtemps gardien de la cabane du Grand Mountet. Sur les bonnes farces de Joseph on aurait pu écrire une bible. Il y avait les farces préparées et les farces spontanées. Joseph Savioz pouvait sur le moment inventer quelque chose et si ça marchait il en rajoutait. Encore aujourd’hui, personne n’a détrôné ce personnage attachant qui malheureusement nous a quittés et qui peut-être, en ce moment, est en train de faire de bonnes blagues aux anges du Paradis des farceurs. Jean-Louis Claude, Zinal

Sources : Archives du «Nouvelliste du Rhône» du 16 octobre 1964 et du 17 octobre 1964


sport

Montagne Club Anniviers

Sortie freeride des 6 et 7 mars 2014 6 mars 8h45, départ du téléphérique Grimentz-Sorebois : au rendez-vous 6 jeunes motivés à s’améliorer en ski horspiste et à se préparer à rechercher des personnes, victimes d’avalanches. Accompagnés par Pasco Zufferey et Sandra Martin, nous sommes montés en téléphérique à Sorebois. Après un rafraîchissement de nos connaissances en recherche DVA, au parc d’entraînement spécialement conçu pour ceci, nous sommes remontés en télésiège jusqu’au Col de Sorebois pour une sympathique descente en poudreuse sur Moiry. Un pique-nique à l’observatoire pour animaux nous a remis «o’také» pour poursuivre notre programme : Finir la descente à ski sur Grimentz, monter à Orzival pour étudier le manteau neigeux. Pasco nous a montré comment on fait une coupe de neige. Ce jour-là la hauteur de la neige jusqu’à la terre mesurait 3,10 mètres. Après cet exercice nous sommes descendus dans la poudreuse du vallon d’Orzival en essayant de laisser de belles traces. A vous de juger… Assoiffés, nous nous sommes arrêtés à la buvette de l’Ecurie où nous avons fait un debriefing de la journée avant de finir la descente à ski sur St. Jean-d’en-haut, respectivement Mayoux. Quelle belle journée !

7 Mars Le départ était donné à Chandolin où nous avons pris le télésiège qui rejoint St-Luc. Après quelques pistes pour nous échauffer et dégourdir nos cuisses de la veille, nous sommes montés au sommet de l’installation le «Bella-Tola». De là, nous nous sommes lancés dans une descente en poudreuse dans des conditions délirantes vers Oberems. En plus, le soleil était au rendez-vous et tapait bien fort. Après une pause pique-nique bien méritée dans les magnifiques mayens de la Meretschialp nous avons, malgré quelques variantes d’itinéraire, réussi à atteindre Oberems. Au village, un taxi nous attendait pour nous amener à Vercorin. Eh oui la journée freeride n’était pas encore terminée. La suite du programme : Crêt du Midi – St. Jean par les mayens de Pinsec. Cette dernière descente dans la forêt était longue et technique. On dit qu’on a fait du rock’n’roll entre les arbres. Le soir-là les cuisses en feu, les yeux pleins de belles images, nous étions tous contents des deux magnifiques journées passées ensemble. Merci à Pasco et Sandra de nous avoir accompagnés durant ces deux jours. Marion Zufferey

Isaline Zufferey

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Camp de Pâques MCA 2014, 22-23 Avril Cette année, pour notre traditionnel camp de Pâques, nous avons changé nos plans à la dernière minute, vu les conditions de neige médiocres et la motivation des troupes. Au lieu d’aller faire un tour en peau de phoque, nous avons décidé de partir en camp d’escalade ! Mardi 22 avril, nous sommes partis avec Pasco et David en mini-bus direction VersCort en dessus d’Aigle où nous avons découvert un petit site d’escalade bien sympathique. Nous avons grimpé là toute la matinée avant de nous déplacer à Yvorne où nous avons terminé la journée par quelques belles voies d’escalade. Mercredi 23 avril, Lucien nous à rejoints et nous sommes allés grimper à Arbaz pour faire quelques longueurs le matin avant de pique-niquer. Noémie Constantin Vocabulaire : DVA : détecteur victime avalanche. O’také : A fond la caisse…..aussi le nom du mur d’escalade de Grimentz Coupe de neige : trou que l’on creuse pour savoir le nombre de couches de neige et le nombre de mètres de neige tombée cet hiver. Debriefing : compte-rendu de la journée


Famille Simon Epiney 3961 Grimentz Bâtiment Lona tél. 027 475 15 68 epineysports@bluewin.ch

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art & culture

Chers habitants et amis d’Anniviers chers amoureux des Mots et des Notes

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’an dernier naissait le premier Festival du Toûno. Encouragés par l’accueil chaleureux qu’il a reçu du public et par le soutien généreux de la commune d’Anniviers que nous tenons à remercier vivement, nous avons concocté avec enthousiasme le programme de la deuxième édition que nous sommes heureux de vous présenter aujourd’hui.

Le Festival 2014 aura lieu du 4 au 9 août à Saint-Luc, à l’exception du concert du 7 août qui se déroulera à Vissoie. Dans l’église au coeur de la vallée, vous aurez le bonheur d’entendre un petit bijou de l’art Laura Andres baroque, le Stabat Mater de G.B. Pergolèse, interprété par deux jeunes cantatrices prometteuses accompagnées par un quatuor à A l’occasion de cette deuxième édition vous aurez aussi le plaisir de rencontrer plusieurs cordes et un orgue. auteurs dont les textes seront lus, et de déAu cours de cette semaine, vous serez em- couvrir en avant-première un texte inédit menés entre des Mots et des Notes choisis de l’écrivain et comédien Jacques Roman. avec amour parce qu’ils représentent à nos Il n’y a pas lieu ici de développer en détail le yeux quelque chose d’essentiel que nous déroulement de cette semaine. Nous espévoulons partager avec vous. rons seulement vous avoir donné l’envie, à travers ce petit aperçu, de venir la passer En préambule, une brise de jeunesse souf- avec nous. flera sur Saint-Luc avec deux interprètes de 11 et 12 ans qui offriront au public un petit Le Festival du récital de violon et piano. Emouvante dédiToûno 2014 sera cace pour ce Festival et belle introduction à la soirée d’ouverture qui proposera en itinérant Mots une «fenêtre ouverte» sur la Suisse al- • de la Salle Polyvalente au Pirlo, de l’Hôtel lemande et en Notes des «horizons suisses» du Cervin à l’Eglise de Vissoie, avec le choeur d’hommes intercantonal pluriel réunissant des jeunes de 17 cantons. • par le mariage de plusieurs arts : Littérature, Performance, Atelier d’écriture et Musique, accueillant une brise • avec sa buvette ouverte tous les soirs avant de jeunesse et après le spectacle à la Salle Polyvalente, soufflera ce qui permettra de prolonger la soirée autour d’un verre, sur Saint-Luc

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Géraldine Cloux

convivial • dans son désir de partager, sans élitisme, des moments privilégiés, sensibles, émouvants, joyeux et amicaux, véritable passerelle entre gens du pays, vacanciers, amoureux de Saint-Luc, du Val d’Anniviers et du Valais tout entier. Claude Darbellay

Pour tous renseignements: www.festivaldu touno.ch ou Office du Tourisme de Saint-Luc, 027 476 17 10


art & culture

Le Château de Beauregard un site trop méconnu

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epuis plus de 600 ans, les ruines du mythique Château de Beauregard dormaient sous les ronces. Quatre campagnes de fouilles archéologiques ont mis au jour un site historique d’une importance insoupçonnée… Érigé vraisemblablement au XIIe siècle sur un piton rocheux à l’entrée du val d’Anniviers, le château de Beauregard surplombe Chippis et Niouc. Dans les années 50, un archéologue, Louis Blondel, s’était intéressé aux ruines du château, sans mesurer toutefois la réelle importance de cette construction stratégique avec vue imprenable sur toute la plaine du Rhône. En 2005, deux passionnés d’histoire valaisanne, Gaëtan Cassina et Bernard de Preux, se penchèrent sur les documents consacrés à celui qu’une chronique médiévale surnommait l’Imprenable. En 2008, un débroussaillage prometteur du site permit d’entrevoir son importance. A l’instigation de quelques passionnés, les communes de Sierre et Chippis et la section valaisanne de l’association Patrimoine Suisse acceptèrent de créer une fondation qui a récolté près d’un demi-million de francs affectés à quatre campagnes de fouilles.

Découvertes majeures Aujourd’hui, le résultat dépasse largement les attentes les plus optimistes : Beauregard était réellement un château médiéval d’importance. La tour de garde se révèle en fait un logis imposant perché sur un promontoire, véritable nid d’aigle permettant de surveiller la plaine et l’entrée de la vallée. Les professionnels du bureau TERA (tra-

Les ruines du Château de Beauregard, sur l’éperon rocheux dominant Chippis.

vaux, études, recherches archéologiques) de Sion, emmenés par l’archéologue Alessandra Antonini, ont notamment déterré une superbe citerne de 6000 litres parfaitement conservée et un escalier en colimaçon encore recouvert de son crépi vieux de 600 ans! Beauregard a brûlé en 1417 et s’est effondré sur lui-même. Une chance en quelque sorte : cela a permis de conserver intacts certains éléments de l’édifice. L’escalier et la citerne resteront visibles et seront protégés des intempéries. Le site, qui a une indéniable valeur historique, sera sécurisé et accessible au public. La commune d’Anniviers a aménagé un chemin d’accès au départ de Niouc. Une association prend le relais de la Fondation pour que Beauregard ne retombe pas dans l’oubli. Jean Bonnard photos Ass. des Amis de Beauregard (DR)

Contribuez à la sauvegarde du château en adhérant à : l’Association des amis du château de Beauregard - CP 344 -3960 Sierre Informations au 079 252 92 09 Pour en savoir plus : http://www.chateaubeauregard.ch/

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Un boulet de pierre découvert dans la citerne

Alessandra Antonini, archéologue responsable des recherches devant la citerne.

Le site propose une partie historique et l’inventaire des découvertes récentes ainsi que de nombreuses photos prises pendant les travaux.


fam. Zuffrey 3961 St-jean

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art & culture

notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie

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vec le Chœur la «Caecilia», à l’Expo nationale de Lausanne en 1964. Christine Genoud, Thérèse Zuber, Angèle Savioz, Régine Savioz ?, Denis Savioz, Renée Abbé, Marie-Claire Zuber, Monique Matthis, Marie-Thérèse Crettaz.

l’abricot dans tous ses états ! 26 juillet 2014, départs entre 17h00 – 19h00 Fang d’en-haut Après une 1ère édition prometteuse, la Société du village de Fang «Lo Vezenan» (val d’Anniviers) remet le couvert ! Cette année, FANGEpicuria vous invite à découvrir ou redécouvrir l’abricot, l’un des symboles valaisans les plus forts, le long d’un sentier didactique (7 stands, 7 recettes).

L’originalité est au rendez-vous. Source d’énergie, de fer et de cuivre, ce fruit millénaire n’a pas fini de vous étonner et il vous est présenté sous toutes les coutures: du salé au sucré, en passant par une touche orientale, il ne vous laissera pas indifférents… Comme l’année dernière, les membres de la Société, qui se sont transformés en artisans, peuvent compter sur un produit local, apprécié et digne d’être promu. Pour plus d’informations, consultez le site www.fangepicuria.ch.

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Inscription en ligne via le site de FANGEpicuria ou dans les offices du tourisme. Page Facebook : www.facebook.com/FANGepicuria. Pour la 2ème édition, le délai d’inscription est fixé au 19 juillet 2014 et le nombre de participants est limité à 100. A bientôt. Pour la Société du village de Fang Sébastien Antille


tourisme

Vercorin tourisme

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rian Kovacic (Directeur) de Vercorin Tourisme nous annonce une belle brochette de nouveautés pour cet été à Vercorin. Vercorin s’offre un coup de jeune, se dynamise et se prépare aux chaleurs estivales ! «Music, fun and sun» sont les devises du village cet été ! En plus des activités habituelles, une ribambelle de concerts, des activités fun à la carte pour les enfants et pour les adolescents, des sentiers didactiques et une Forêt Aventures offrant de nouvelles activités (saut de l’ange ; mur de grimpe et promenade à dos d’âne) feront partie des nouveautés proposées durant l’été.

Les Terrasses Musicales : Dans le village : Tous les jeudis des mois de juillet et d’août seront animés par des rythmes jazz, rock, folk, classiques… Les groupes se produiront au parc à moutons (centre du village) gratuitement de 17h00 à 18h30. Au Crêt du Midi : Pour les sportifs et les amoureux de la nature, des concerts de musique folklorique et traditionnelle se dérouleront tous les dimanches d’été sur la terrasse du restaurant du Crêt du Midi. La programmation est 100% valaisanne afin de faire connaître la richesse des groupes de musiques locaux aux touristes, et pour les Valaisans de retrouver des têtes connues.

Sentiers didactiques : Trois nouveaux sentiers didactiques ver-

ront le jour cet été. Ces trois sentiers seront englobés dans un concept global de sentiers didactiques sur la commune «de Chalais aux Chalets». Il faudra compter environ cinq ans afin de pouvoir entièrement finaliser ce projet. Au départ de Chalais : Ce sentier sera celui de départ. En passant par la ferme : Ce sentier aura pour thématique les animaux et mènera à la ferme des Crétillons. En passant par les abeilles : Ce sentier aura pour thématique l’apiculture et l’apithérapie. Il partira de Vercorin pour terminer dans les mayens des Tsabloz aux Ruches de M. Gilbert Duruz. Des visites de la ruche avec des explications de M. Duruz seront effectuées une demi-journée par semaine, très certainement le samedi matin.

Le Marmot Pass et l’Ado Pass : Ces Pass offrent l’opportunité de choisir 5 activités fun par semaine, encadrées de professionnels pour des prix qui font envie de rajeunir ! Le Marmot Pass s’adresse aux enfants de 6 à 12 ans. Il propose : le Parc Forêt Aventure, l’initiation au parapente, la Ferme des Crétillons, le Minigolf… pour un total de CHF 49.-. L’Ado Pass (13 à 16 ans) tient ses promesses : Parc Forêt Aventure, Trottinettes, Downhill, Minigolf, Parapente Frissons, les 3 Bisses au bord du vide… pour seulement CHF 125.-

La Forêt Aventures : La Forêt Aventures s’agrandit et propose cette année un saut de l’ange, un mur de grimpe et des promenades à dos d’âne.

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Vous n’avez plus d’excuse pour tester votre agilité et votre sang-froid ! Défier l’apesanteur au bout d’un fil, plonger dans l’air avant d’atterrir en douceur sur une plateforme 13 mètres plus bas : frissons garantis avec le Saut de l’Ange, structure de chute libre en toute sécurité. Ces nouvelles infrastructures viennent parfaitement se greffer à l’offre existante et permettront à la Forêt Aventures de devenir un vrai terrain pour les aventuriers en tout genre, grâce à une palette très large d’activités.

L’été promet d’être plein d’aventures à Vercorin ! Arian Kovacic


sport

FC Anniviers 2013-2014

FC ANNIVIERS 2013 - 2014

1. Equipe Filles 2014 2. Equipe Juniors B 2014 3. Equipe Juniors D 2014 4. Equipe Juniors E 2014 5. Equipe Garçons 2014

Derrière Frédéric Salamin (entraîneur), Cindy Berner, Sophie Albertini, Véronique Favre, Camille Salamin, Andreia Martins, Mélanie Antille, Jérôme Crettaz (assistant) Devant

Hanna Charbonnet, Maurane Etienne, Sandra Waltregny, Marie De Preux, Dominique Pouget, Isabelle Emery, Camille Progin, Edwige Tissières

FC ANNIVIERS 2013 - 2014

Derrière Johann Flück, Valentin Popov, Tim Fehling, Mailys Varone, Jan Fehling, Antoine Arend, Irwin Guérinel, Eduardo Martins, Gabriel Aase (entraîneur) Devant

Camille Progin, Steven Naoux, Guillaume Barmaz, Julien Dayer, Ludovic Progin, Luc Varone

FC ANNIVIERS 2013 - 2014

Derrière Lino Das Neves Pinto (entraîneur), Samuel Hor, Tiago Oliveira, Nathan Melly, Lénael Duval (entraîneur), Lynn Witschard, Ruben De Oliveira, Isaline Zufferey, Devant Lorenzo Hor, Ricardo Santos, Bruno Chaparro, Baptiste Melly, Timo Duval, Gabriel Da Silva Pinto, Noah Antille, Oliver Schenk, Théo Flück

FC ANNIVIERS 2013 - 2014

Derrière Cindy Berner (assistante), Ricardo Fonseca, Mathieu Arend, Evan Massy, Alvaro San Nicola, Robin Roux, Valérie Naoux, (entraîneur) Devant Paulo Marques, Nolan Duval, Kenny Massy, Bruno Carvalho, Maxime Kaufmann, Adrien Bonnard

FC ANNIVIERS 2013 - 2014

Derrière Patrick Genoud (entraîneur), Luc Genoud, Fabio Rodrigues, Steve Theytaz, Boris Bonnard, Daniel Caloz, Jonathan Epiney, Christian Caloz (Président) Devant Jessy Wenger, Jérémie Viaccoz, Philippe Barrillier, Bastian Stoeri, Benoît Barmaz, Xavier Salamin, Corentin Zuber

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www.sivacolor.ch

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Boisval SA - Mayoux tél 027 475 12 37 - fax 027 475 12 81

Melly Sarl - Ayer tél 027 475 17 38

Construction SA - Vissoie tél 027 475 11 33 - fax 027 475 20 72

Monnet SA - Mayoux tél 027 475 18 33 - fax 027 475 44 57

Crettaz Etienne - Vissoie tél 027 475 14 33

Salamin François - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55

Créabois Martial Solioz - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54

Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70

Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94

Viaccoz SA - Ayer/Zinal tél 027 475 17 78 - fax 027 475 37 78

Pittet Charles - Chandolin tél 078 601 23 18

Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54

Salamin Claude-Albert - St-Luc/Niouc tél 027 455 53 86 - tél 079 417 63 86

Patrice Michlig - St-Luc/Niouc tél & fax 027 455 99 00 - 079 393 37 12

Revey Jacky Sàrl - Mayoux tél 027 475 23 74 - fax 027 565 53 43

Le BOIS met de la chaleur dans votre foyer

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éducation

L’Art à l’école Oeuvre futile . . . et utile

Art de rue

compétences essentielles que l’Art permet Durant toute cette année scolaire, les habi- de développer. tants du Val d’Anniviers ont pu observer une nouvelle manière d’habiller leur école. Fête cantonale de Après que les autorités lui aient offert un Chant, lifting nécessaire et soigné, il était temps pour les enfants de s’approprier le bâtiment Brigue 2014 et de lui donner un petit air de fête. Vendredi 02 mai 2014, c’est une délégation forte de 100 élèves préparés par leurs C’est sous l’experte conduite de leur ensei- enseignants Adrien Florey, Céline Melly, gnante d’Activités Créatrices et Manuelles, Frédéric Zuber, Fabrice Ballestraz, Sabine Mme Fabienne Salamin, que les élèves Abbé Savioz et Alain Emery qui a investi de 4ème primaire et leurs familles se sont les rues de Brigue et visité le Château de mis au tricot, pendant que les classes de Stockalper pour la Fête Cantonale de 3ème , 4ème , 5ème et 6ème primaires Chant. Les élèves ont participé à un atelier décoraient de très nombreuses boîtes en répertoriant des chants des «Années 60» carton. Durant l’hiver, quelques drôles qu’ils ont interprétés en compagnie d’autres d’arbres ont poussé devant le secrétariat classes du Valais romand. Quelques parents pour le plus grand bonheur des passants et et grands-parents avaient fait le déplaceles fenêtres ont accueilli une foule colorée ment de Brigue et ont applaudi nos artistes en herbe ! Les familles qui n’ont pu se d’autoportraits. rendre à Brigue ont eu droit à un tour de En automne 2014, les enfants ont distri- rattrapage puisque ce programme de chant bué ce message à leurs parents et connais- a été réinterprété le mercredi 18 juin lors sances: «ART DE RUE : Nous avons besoin de la Fête de l’Ecole marquant la fin d’une de votre collaboration, VOUS, Chers Parents, belle et heureuse année scolaire. Grands-Parents, Frères, Sœurs, Cousins, Cousines, Amis, Amies ….. pour tricoter (c’est 1. Pendant que certains élèves cousent les à nouveau tendance !!) … l’arbre sera habillé morceaux de tricots entre eux… par les élèves, vu par les Anniviards … œuvre 2. …d’autres les fixent autour des arbres futile et utile ….» amenés par les employés de la Commune. Pourquoi l’Art fait-il partie intégrante du Bravo aux élèves de 3-4-5-6P et merci à Plan d’Etudes Romand et qu’en dit-il ? «Face leurs enseignants d’avoir embelli notre à l’évolution de la société, il s’avère de plus en année scolaire ! Bel été à tous. plus indispensable de trouver des solutions Geneviève Constantin-Zufferey directrice originales et inédites. Explorer différentes expressions (visuelles, sonores…) et pratiquer des activités artistiques stimulent la créativité. Par ailleurs, l’élève construira des références culturelles et développera des modes et des techniques d’expressions artistiques». La pensée créatrice et la communication sont des

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Vissoie - 027 475 18 77

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tourisme

Redécouvrez le patrimoine anniviard en suivant les nouveaux parcours historiques

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près plus de 3 ans de travail qui ont impliqué de nombreuses personnes, des habitants aux professionnels du tourisme, en passant par des historiens et de nombreux passionnés, le projet de création des parcours historiques d’Anniviers arrive à concrétisation. Progressivement, en fonction de leurs délais de finalisation, 14 fascicules seront imprimés, offrant autant de parcours historiques à découvrir dans les villages d’Anniviers. Un livre compilant tous les parcours d’Anniviers suivra, une fois ces derniers terminés.

Chaque parcours a été créé par un(e) habitant(e), avec l’aide de personnes ressources, sous la supervision d’Anniviers Tourisme, principalement grâce au travail assidu de notre collaboratrice Adriana Claude. Certains parcours existaient déjà et une mise à jour, voire des développements complémentaires, leur ont été apportés. En revanche, certains ont été créés de toutes

pièces grâce à un long travail d’investi- Si le développement plus lent qu’a connu gation, de rédaction, de correction et de Anniviers par rapport à d’autres grandes stations a pu être un handicap lorsque la validation. course aux constructions en tous genres était en vogue, il s’avère aujourd’hui être un L’été 2014 atout touristique important. Nous avons sera placé la chance de pouvoir proposer une offre sous le signe touristique intéressante tout en ayant préservé notre patrimoine, nous permettant du Patrimoine d’accroître notre attractivité à l’heure où le tourisme orienté vers le patrimoine et Même si l’histoire et le patrimoine sont la culture se développe. Ce projet est une fortement apparentés dans tout le Val mise en valeur parmi de nombreuses autres d’Anniviers, chaque village recèle ses spé- initiatives qui mettent en lumière un trésor cificités, son histoire propre, ses anecdotes, que nous ont légué les anciens. son charme particulier … Chaque auteur a choisi lui-même les thèmes à développer et L’été 2014 sera placé sous le signe du le style qu’il a souhaité donner à «son» par- Patrimoine pour Anniviers Tourisme, cours, certains étant plus orientés architec- puisqu’en plus de ces parcours, l’une de nos ture alors que d’autres font la part belle aux collaboratrices, Emilie Bourban, a réalisé anecdotes ou à la vie de l’ancien temps. Les un circuit des chapelles qui va de Grimentz Anniviards et nos hôtes pourront ainsi (re) à Vissoie en passant par Mission. Un fasdécouvrir la richesse de notre histoire de cicule décrit les aspects historiques, archimanière attractive en arpentant nos magni- tecturaux et anecdotiques de chaque édifice fiques villages. religieux se trouvant sur le parcours. Ces fascicules et descriptifs seront disponibles dans les Offices du Tourisme. Je remercie chaleureusement toutes les personnes qui se sont investies dans ce projet de longue haleine, sans leur dynamisme, ce projet n’aurait pas pu voir le jour. Il ne fut pas toujours aisé de garder la motivation pour travailler dans l’ombre durant plusieurs années, mais le résultat qui se profile comme une belle réussite en vaut la peine et la perspective de voir des Anniviards et des touristes arpenter les ruelles de nos villages en sera la plus belle des récompenses. Au plaisir de vous rencontrer au détour d’une ruelle de nos magnifiques villages. Simon Wiget, directeur d’Anniviers Tourisme

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Impressum

Bienvenue aux non-résidents

Les 4 Saisons d’Anniviers

Abonnez-vous !

Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Jérôme Bonvin (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Benoît Epiney (Président HC Anniviers) Franziska Andenmatten Zufferey (Présidente Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires

Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers sàrl 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.

Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

Le Musée s’éclate,

3961 St-Luc Tél. 027 475 13 48

sport4000@netplus.ch www.sport4000.ch

vous invite à une visite sur le thème de l’accueil. Dans un vieux mayen au cœur d’Anniviers avec une vue imprenable sur la vallée. Un espace en décalage questionne ce que nous cherchons et ramenons de notre séjour touristique. La réponse aux visiteurs ! Il y a une boîte à idées pour y glisser un

vœu, une critique, ou un rêve.. A la clé des prix, un tirage au sort récompensera les propositions les plus originales. Lieu: A Morasse route Grimentz - Zinal. Ouverture: 4 juillet 2014 - 4 octobre 2014. Accès permanent et entrée libre. Accueil/animation le vendredi dès 16h00. Présenté par le Musée s’éclate d’Anniviers Téléphone: 079 665 11 91 lemuseeseclate@gmail.com

Kathy Berset Directrice +41 27 475 45 00 +41 79 476 34 04 www.afim.ch www.immobilier-vacances.ch

St-Luc

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S R U E N E R P E R T N LES E IERS V I N N A D’ MELLY constructions sa - Zinal MELLY Raphy sa - Ayer EPINEY Armand & fils sa - Vissoie SALAMIN construction sa - Grimentz SAVIOZ André sa - Vissoie


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N 15 juillet 2014 by Les 4 Saisons d'Anniviers - Issuu