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N 13 janvier 2014

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HI V ER

© Adriana Tenda Claude - Zinal

NUMERO 13 | JANVIER’14 | trimestriel

12 LE CENTRE

du monde ?

20 LE SANG

des glaciers

44 FAMILLES ANNIVIARDES d’ici et d’ailleurs


Sommaire 3 L’Invitée

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8 12 15 16 19 20 22

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Anniviers, les chemins de l’année Nos artistes, ceux qui transmettent l’émotion: Camille Le centre du monde ? Et si on parlait bénévolat ? Les fenêtres de l’Avent L’importance de l’eau dans la première partie de la vallée Le sang des glaciers Deux habitantes de Mottec à l’honneur

Anniv’info

Notre histoire.ch / La Maison Soleil Recette de vie

Concours Photo mystère à la découverte de VOTRE Vallée

La rencontre de l’homme et de la bête a lieu Quel est-il? à Sorebois, face au paysage impérial de la A. un chamois Couronne dont les monts sont autant d’emblèmes chers à nos coeurs, les gardiens de B. un bouquetin C. un lama notre patrimoine et de nos traditions. L’ animal qui y prend ses aises, fier et sauvage, est aussi notre porte drapeau.

Nous cherchons à compléter notre équipe de rédaction. Si vous êtes intéressé/e à nous rejoindre, veuillez contacter Christiane Favre à christiane.favremassy@gmail.com Le Comité de Rédaction

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Vercorin Tourisme

32 Ma mission Points-Coeur en Roumanie 34 36 38 40 41 44 45 46

Anniviers Tourisme Tranche de vie au C.O. d’Anniviers Montagne Club Anniviers Nos bisses Une spécialité anniviarde: L’Anniclasscup Familles anniviardes d’ici et d’ailleurs Ski-Tean Anniviers H.C. Anniviers

www.4saisonsanniviers.ch

Exceptionnellement: tirage de deux bons de 50.- chez Do-Sports à Grimentz. Un bon offert par le journal et un par Do-Sports à Grimentz. Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition d’avril du journal « Les 4 Saisons d’Anniviers ». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concoursphoto de janvier » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 11 mars 2014

© Nicole Salamin

La gagnante de l’édition n° 12 est Maryline Ritter de Villars-sous-Yens La réponse était: B

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L’ invitée

Franziska Andenmatten Zufferey, Médecin généraliste FMH

L’hiver approche et, comme beaucoup de gens qui travaillent en Anniviers, nous nous préparons à l’afflux des touristes. Le matériel est commandé : attelles, plâtres, béquilles et autres pansements attendent les inévitables genoux tordus et jambes cassées. Ce sera déjà notre 14ème hiver dans la vallée. Mon activité de médecin généraliste recouvre tous les âges de la vie. Il m’est ainsi possible de voir, dans la même matinée, une femme enceinte et son enfant à naître, puis une personne très âgée avec ses problèmes bien différents. Le travail de médecin de premier recours dans une vallée est donc très varié et la neige amène son lot de surprises supplémentaires. L’hiver n’entraîne pas seulement une augmentation de la population à quelques 20’000 blessés ou malades potentiels. Certaines affections sont également plus courantes durant cette période, et l’épidémie de grippe fait chaque année déborder les salles de consultation. Durant la saison touristique, les cabinets médicaux d’Anniviers doivent donc tenter de répondre aux besoins d’une population décuplée, internationale, éloignée de leur répondant médical habituel et … souvent impatiente de retrouver très rapidement les pistes de ski. Ceci demande une grande disponibilité des médecins. Les journées de travail sont longues et les nuits plus courtes. Il n’est pas rare de « sauter » le repas de midi, de grignoter un bout de pain et de fromage entre deux consultations, le téléphone coincé à l’oreille pour organiser la suite de la prise en charge du blessé, tout en tapotant sur l’ordinateur.

appels afin de juger du degré d’urgence. Malgré ce filtre, il n’est pas rare que les rendez-vous pris de longue date soient concurrencés par les urgences qui arrivent des pistes, ou par les déplacements des médecins sur le terrain ou à domicile. Le retard s’accumule et le patient… patiente, la plupart du temps dans la bonne humeur. Quoiqu’il en soit, le dernier à quitter le cabinet après avoir rédigé les rapports de la journée reste toujours le médecin ! Depuis deux ans notre cabinet offre des postes de formation post-graduée pour les médecins assistants, et nous pouvons ainsi faire découvrir le métier de généraliste de manière concrète en espérant éveiller des vocations pour la médecine de premier recours en montagne.

Je profite de ce message pour souhaiter une bonne saison d’hiver à tous les patrouilleurs, secouristes locaux, ambulanciers, policiers et autres sauveteurs professionnels qui, jour après jour, contribuent aussi à la L’agenda déborde systématiquement et sécurité de la population valaisanne et à vous comprendrez l’importance du travail celle de nos hôtes. Dresse F. Andenmatten Zufferey de nos assistantes médicales qui filtrent vos

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ANNIVIERS,

les chemins de l’année continuelles allées et venues. Les chemins ! Voilà l’élément essentiel et inséparable du nomadisme anniviard.

Aux Petites Pontis

Jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale, les Anniviards passaient une bonne partie de leur vie sur les routes et les chemins. Leur «remuage» a été grandement facilité par l’ouverture de ces chemins, puis de la route des Pontis, qui les menaient de la vallée à la plaine où ils étaient propriétaires de maisons, de vergers et surtout de vignes, ce qui nécessitait de

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L’origine d’Anniviers ? Une des étymologies retenues du nom Anniviers et la plus usitée est «Anni Viae» qui signifie «les chemins de l’année». Mais il y en a d’autres, car des mystères enveloppent l’histoire du Val d’Anniviers. Le nom seul suffit à intriguer et à diviser les étymologistes qui se sont lancés dans cette recherche. À partir de 1138, on le trouve sous différentes formes : Annives, Annivesium, Anives. Certains de ces chercheurs le font dériver de «ad nives». Vallis Annivesii signifierait donc : «Le val près des neiges». D’autres mettent le nom en relation avec «Annivisio» et lui donnent comme sens : «la visite de l’année». Peu à peu, les gens de la vallée se civilisèrent et les Evêques purent obtenir d’eux de faire une procession par année sur leur territoire, d’où le nom d’«anni viso», transformé en Anniviers. Mais le plus étonnant de ces noms, on le trouve dans le livre intitulé «Keltische Ortsnamen der Schweiz» de Hopfner qui lui attribue une origine celtique ; la vallée aurait pris le nom du cours d’eau principal, la Navizence. «Ana-av-isa» équivaut d’après lui, à «ruisseau du lac». Les Celtes seraient-ils contemporains du lac intérieur,

qui au dire de certains géologues, occupait autrefois le fond de la vallée, et qui un jour débonda tout d’un coup ? Le «Grand guide du Valais» de Jules Monod, nous dit que : «Dans les anciennes reconnaissances féodales, Vissoye, ainsi que Luc, payaient annuellement un impôt appelé «pro feudo portus», (frais pour le port) qui indiquerait qu’il y avait dans la région un port et un lac formé probablement par les alluvions primitives, ainsi que le suppose du moins M. D’Eschassériaux. Mais ne nous égarons pas dans des suppositions d’experts et d’érudits savants du 19ème siècle qui sont à la source de bien des erreurs sur l’origine et le passé du Val d’Anniviers. Le voile qui recouvre les lointains secrets du passé anniviard, nous permettent encore aujourd’hui de rêver. Les prémices du chemin Par des actes de vente et d’achat, on peut prouver que les gens de la vallée descendaient temporairement dans la plaine dès le 13ème siècle. Un texte ancien de 1248 mentionne pour la première fois l’achat d’une terre à Sierre par un Anniviard. Il devait certainement déjà y avoir à l’époque un chemin bien marqué. Passait-il par la rive gauche de la Navizence, du côté de Vercorin? Aucun témoignage cependant ne vient corroborer cette thèse. Sous le régime féodal, les puissantes familles suzeraines entretenaient probablement un chemin en faisant travailler


Pont de Sierre, vers 1880

les serfs. Par la suite, les communes ont pris leur place. Ainsi, en 1398, Pierre de Rarogne procéda à la réfection du pont du Rhône, à Sierre, événement qui suppose une circulation intense sur la rive droite. On imagine que le plus ancien chemin d’Anniviers partait de Noës. Un pont était érigé vers Chalais qui menait les Anniviards et les habitants de la Noble Contrée qui avaient des mayens et des alpages dans le Val d’Anniviers, sur la rive gauche du Rhône. Ensuite ils empruntaient la «route royale», la plus importante du Valais, un axe important qui était intégré à la voie marchande reliant Milan au nord des Alpes par le Simplon et le lac Léman. À Chippis le chemin faussait compagnie à la «voie royale» pour s’élever en direction de Niouc en passant sous les rochers du château de Beauregard, nid d’aigle des seigneurs de Rarogne, et continuer en direction des falaises des Pontis.

tronçons d’entretiens. Ces procureurs furent Perrod de Cor et Antillioz pour le quartier de Vissoie; Peronet Caloz et Jean Rossier pour le quartier de Luc; Jacob de Loy, Perrod Julliet, Antoine Monnet et Nicolin Dalliar pour le quartier d’Ayer; Jean Massy, Pierre Tabin et Jaquet de Crest pour le quartier de Grimentz. Cette voie que les quartiers décidèrent d’entretenir subsistera jusqu’à la construction de la route carrossable en 1854, mais même après, les communes respecteront cette tradition. On convint en outre que, si un rocher venait à casser, la vallée entière la réparerait. Ce n’est qu’en 1613 que les habitants du Val d’Anniviers tracèrent en bordure de précipices, un sentier à mulet. On le construisit sans subsides, en ne comptant que sur soi. Une belle inscription en latin, encore visible aujourd’hui, à la première Pontis, datée de 1613, mentionne un travail de chemin accompli par les hommes de Luc. Il ne peut s’agir que d’une réfection probablement du remplacement d’un pont par une excavation dans le roc. L’inscription traduite nous dit: «Jésus Sauveur des hommes – Les hommes probes du quartier de Luc firent faire cet agrandissement du chemin à leur frais - l’année du Seigneur 1613.» Il est à noter que le nom des Pontis viendrait du fait qu’on avait jeté plusieurs ponts en bois au-dessus de ces précipices pour faciliter le passage des mulets.

Le chemin des Pontis La première mention des voies d’entrées dans la vallée (c’est ainsi qu’on appelle le chemin) se trouve dans un parchemin conservé dans les archives paroissiales de Vissoie daté de 1502. Dans cet acte on apprend que Vissoie ne participait pas à l’entretien des routes, en dehors des limites de son territoire. Les autres communes lui intentèrent un procès pour l’y contraindre. Mais on ne parvint pas à trancher le différend. Pour éviter des dépenses inutiles Le Pont du Rhône en disputes judiciaires, les procureurs des Au 16ème siècle, le pont du Rhône occuquartiers se réunirent et se répartirent les pait à peu près son emplacement actuel. La

bifurcation de la route d’Anniviers se faisait également dans la forêt de Finges. Durant le premier tiers du 16ème siècle, la crue des eaux avait emporté ce pont. L’Evêque Adrien de Riedmatten en avait imposé la reconstruction au châtelain de Sierre et aux communes de sa circonscription. Plusieurs d’entre elles, mais surtout celles d’Anniviers s’élevèrent contre cette mesure. Toutefois, tout en réservant leur attitude pour l’avenir, elles voulurent bien consentir à une contribution bénévole de 30 écus. Pour leur donner satisfaction, l’évêque statua le 10 avril 1531, que les communes d’Anniviers seraient désormais libérées de toutes charges qui se rapportent à l’entretien de ce pont. En 1640, le Rhône à nouveau se déchaîna, démesurément grossi il avait emporté presque tous les ponts qui reliaient la vallée à la plaine. Il avait de plus endommagé la route royale entre Chalais et Chippis. La Navizence avait également inondé ce dernier village et les propriétés qui l’entouraient. Mais surtout, au grand désespoir des habitants de Chippis, elle avait emporté leur pont. Ceux-ci, déjà fort éprouvés par cette catastrophe, ne pouvaient pas reconstruire ce pont. La Diète, présidée par l’évêque de Sion, envoya des députés sur les lieux sinistrés. Ils exhortèrent les Anniviards à porter secours aux habitants de Chippis. La vallée envoya une députation pour discuter les modalités de son aide; cette dernière offrit 200 hommes pour collaborer à des travaux urgents, sous réserve que leur contribution ne prît pas le caractère d’antécédent pour l’avenir. Par contre les Anniviards se montrèrent plus réticents pour la réfection du pont du Rhône. Ils justifièrent leur attitude sur le jugement de 1531. Il restait encore à réparer la route royale de Chippis et Chalais. Les communes du dizain, sauf celle de la vallée, leur avaient envoyé des ouvriers. Mais le nombre était insuffisant. Aussi, le 21 mai 1642, la Diète prit-elle la décision d’«inviter» les Anniviards à fournir un homme par feu afin d’accélérer la réfection de cette route. Les ponts du Rhône et de la Navizence, reconstruits en 1641, ne devaient pas résister longtemps à la fureur des flots. 15 ¬

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tĂŠl. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch


ans après, le pont du Rhône attendait sa reconstruction et Sierre ne disposait pas des moyens financiers pour cette tâche. Les Anniviards se retranchaient toujours derrière leurs titres d’exception. Le 15 décembre 1673, le bailli Gaspard Stockalper mit un terme aux chicanes entre gens de la Noble Contrée et Anniviers. Pour la construction du pont de Sierre et pour l’édification des barrières du Rhône, les Anniviards fourniront 2000 journées, sans préjudice de leurs droits. La Diète de 1674 força les gens de la vallée à apporter chaque année un fût de mélèze pour le pont de Sierre. Compte tenu des dimensions (environ 10 mètres), du poids de cette pièce de bois et des difficultés du trajet, le Conseil de la Contrée accepta, l’année suivante, que le quart de Luc ne transporte dorénavant le fût de mélèze que jusqu’à Chippis ou Chalais, si le pont de Sierre était coupé. En 1682, les autres quarts d’Anniviers demandaient de bénéficier de la même concession. En 1716, les Anniviards payaient 900 livres aux Chalaisards et un repas de pain, de fromage et de vin à chacun d’entre eux pour qu’ils livrent à leur place cette poutre de mélèze. Les rapports des Anniviards avec la popula-

tion de la Noble Contrée étaient difficiles; une croyance populaire disait que les gens du Val d’Anniviers avaient la triste réputation d’amener le mauvais temps à Sierre, car: «Lorsque les Anniviards sortent de la vallée, les jours de mauvais temps arrivent sans tarder.» La route carrossable Grâce à l’intervention de Jean-Joseph Theytaz, ancien président d’Ayer et député au Grand Conseil, la Diète accorda un subside de 3000 francs pour l’amélioration du chemin d’Anniviers. Jean-Joseph Theytaz ayant obtenu le «nerf de la guerre», un homme qui voyait loin et grand va le faire valoir, il s’agit de Joseph Rouaz, qui deviendra préfet en 1872. Il avait conçu le plan de conduire les voitures, d’abord jusqu’à Vissoie, ensuite à Grimentz. Pour que ce projet puisse se réaliser, il fallait l’accord de l’Etat du Valais. Une rencontre au Pontis se fit le 11 juin 1853 entre les représentants du Département des ponts et chaussées et Joseph Rouaz; ce dernier ouvre la séance en exposant ses plans. Effrayé à la pensée des dépenses qu’auraient occasionnées les « percées » dans le roc, le chef du Département s’écria: «Ne vous laissez pas

venir à l’idée de faire une route à char; ce ne sera jamais qu’un chemin muletier.» En voilà une douche pour nos Anniviards ! De longs mois passèrent ! Plus un mot de la part du Gouvernement. Les ouvriers Anniviards n’attendirent pas la réponse, ils décidèrent le 23 mai 1854 d’attaquer les travaux aux Pontis, sans même que les autorités cantonales et M. Rouaz en soient avertis. Les communes fournirent de la main d’œuvre pour ce grand projet et après bien des déboires et des tergiversations, la route carrossable arriva à Vissoie en 1863. Joseph Rouaz, devenu préfet du district de Sierre, écrira dans son journal: «La route a coûté jusqu’à ce jour 212 953 francs. La dépense est énorme. Toutefois, Anniviers ne regrette rien.» Ce chiffre ne lui laissa pas de mauvais souvenirs puisqu’il est payé. Le vicaire de Vissoie, Erasme Zufferey, formulera plus tard un souhait: «Maintenant il ne nous reste plus qu’à prendre notre chaussée comme elle est, à l’élargir suffisamment, afin de la rendre praticable aux automobiles.» Que le Bon Dieu vous entende Monsieur le vicaire ! Jean-Louis Claude, Zinal

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nos artistes, ceux qui transmettent l’émotion Camille Germann

Ils sont nombreux dans notre avaient leur propre atelier. Pour moi, c’était Vallée, ceux qui laissent une important d’être immergé dans le monde de l’art avec de vrais professionnels. place dans leur vie à la créativité, l’originalité, que ce soit la peinture, l’écriture, la sculpture ou autre. Qu’est-ce l’art pour toi et qu’est-ce qui t’a amené dans cette voie ? Mon grand-père maternel adorait dessiner. Ma mère vivait dans le Sud de la France dans un milieu proche des artistes. Elle a le sens du beau et je pense qu’elle me l’a transmis. Mes parents m’ont toujours emmené dans des musées, encouragé dans mes choix. Quand j’avais huit ans, j’ai visité Paris et j’ai dessiné un reportage sur tous les monuments, les gargouilles. Lorsque j’étais au centre scolaire de Vissoie, j’adorais les cours de dessin et de travaux manuels. Dans ma classe, nous étions deux à aimer cela : Lucien Marandola et moi. Au départ, on avait le projet d’aller ensemble à l’école d’art de Sierre l’ECAV. Mais j’étais trop jeune et en discutant avec mon père, il m’a conseillé de faire d’abord le collège. Justement, parle-nous de ton parcours scolaire ! J’ai accepté la proposition paternelle, à condition de trouver un collège avec une section artistique assez poussée. A Neuchâtel, j’ai trouvé ce qui m’intéressait. En plus, j’ai pu vivre chez mon frère, cela tombait bien. Dans ce lycée (collège), on avait 10 heures de cours d’art par semaine (histoire de l’art, art visuel, infographie, photo, vidéo...), c’est l’un des meilleurs lycées artistiques de Suisse, c’était vraiment très intéressant. Tes profs étaient-ils des artistes ou des enseignants ? La plupart des profs étaient vraiment des artistes. Ils n’enseignaient du reste pas à 100% et avaient du temps pour créer. La plupart

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J’aime Plonk et Replonk, c’est à la fois très humoristique et très recherché. C’est dans cet esprit que j’ai trafiqué la photo du cerf rouge. Je visitais un magasin assez exceptionnel à Berne qui possède des décorations assez incroyables. Il y avait un cerf rouge, je me suis mis à côté et me suis fait photographier. J’ai mis cette photo sur Facebook, et de nombreux amis m’ont demandé: «Pourquoi as-tu amené un cerf rouge dans la forêt ?». En fait, j’ai juste mis un fond de forêt sur ma photo, cela m’a pris 5 minutes. J’aime les choses décalées comme ce montage photo. Cela fait rire. En ce qui concerne les vêtements de chasseur, c’est un pur hasard. Beaucoup de mes copains m’ont dit: «Mais cela ne te gêne pas de mettre une photo de toi, sur laquelle tu as l’air c.. ?» Moi cela ne me gêne pas. C’est de l’autodérision et cela m’amuse.

Qu’est-ce qui était important, le niveau technique, l’aspect créatif ? Plutôt le niveau technique, les cours étaient vraiment bien. On a vraiment tout vu. En plus j’ai redoublé, j’ai eu deux années de plus et cela m’a permis de voir toutes les techniques. Il y avait plusieurs orientations: photo, vidéo, gravure, sculpture. Et à l’intérieur de ces différentes orientations, il y avait plusieurs disciplines : plâtre, linogravure, lithogravure, gravure sur plexiglas etc.

Quelle orientation as-tu pris ? Vidéo et infographie (tout ce qui est programme Adobe, qui est un logiciel graphique). J’ai fait l’expérience que plus on s’exerce, plus on maîtrise les outils, plus on est capable d’être créatif. Les deux premières années étaient basées sur la technique. Pour la troisième, on devait choisir une technique et l’approfondir en créant une œuvre. Et toi, à travers quelle technique arrives-tu le mieux à t’exprimer ? Les deux aspects qui me correspondent le plus sont la peinture et l’infographie. En dessin, je ne suis pas très à l’aise. Je peins plutôt du figuratif mais, dernièrement, j’ai fait des fruits et j’en suis assez content. J’ai peint une fraise et je suis fier de sa brillance. La preuve, lorsque j’ai fait des tests d’entrée pour aller à l’ECAL1 en art visuel, j’ai choisi la peinture alors que la technique était libre. C’est vraiment la peinture que j’aime. J’aime les expositions de peinture dans les musées. Mais actuellement, à l’école, je travaille avec l’ordinateur, j’approfondis l’infographie. Au niveau professionnel, quel est ton rêve ?

« La spontanéité est une métaphore du risque. » C’est la phrase que je devais illustrer pour mon examen d’entrée à l’ECAL. Ce dessin est une illustration d’une partie de mon travail. Il faut imaginer que ces trois figures sont représentées sur quelque chose qui ressemblerait à une ligne du temps. Voici mon raisonnement : en premier, j’ai dessiné un monochrome, un carré rouge, c’est très spontané, facile à faire. On prend beaucoup de risque en peignant ceci, car cela ne va pas plaire à beaucoup de monde. Ensuite, sur la deuxième image, la spontanéité diminue et le risque de ne pas plaire également. La fraise, elle, est beaucoup plus élaborée, et a beaucoup plus de chance de plaire.


Après le lycée, j’ai fait une année à la HEAD2 en design mode à Genève. Au début, c’est la mode qui m’intéressait. Par la suite, je me suis rendu compte que je n’aimais pas trop coudre, la position est difficile, j’avais mal au dos. En couture, il faut vraiment être très précis et moi j’aime aller vite, ce n’est pas toujours compatible. J’ai pu entrer dans cette école en présentant une combinaison de ski, c’est un peu pour cela qu’ils m’ont retenu. Les autres filles et garçons ont plutôt présenté des robes de soirée bizarres. Mais après, mon originalité initiale ne cadrait plus, je n’étais pas dans le thème de l’école. J’ai voulu arrêter, cela ne me plaisait pas, je trouvais leur vision de la mode assez étriquée et elle ne me convenait pas. Alors j’ai voulu changer de section, continuer soit en art visuel, soit en communication visuelle (graphisme, publicité) mais cela n’a pas fonctionné. Pourtant, mon but à long terme reste de faire quelque chose dans le vêtement, dans le design en lien avec la montagne.

Ici, c’est un travail que j’ai dû présenter pour l’école de design et de mode. C’est moi qui ai imaginé, créé et cousu les vêtements que je porte. Ensuite, je me suis rendu dans la grotte sous le glacier au fond de Zinal pour les mettre en scène.

En quoi consiste ton école actuelle ? C’est CEPV3 à Vevey. Je suis en train de faire un bachelor en Visual Merchandising Design4. On ne dessine pas le produit, mais on travaille sur sa mise en scène. Par exemple, on étudie la sociologie d’un pays. C’est-à-dire l’impact de la dimension sociale sur les façons de penser et les façons d’agir. Celui-ci diffère selon les endroits, les cultures, et influence cette mise en scène. On se renseigne aussi sur les diffé-

rentes lois selon les pays, ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. C’est très cadré et pragmatique, et cela me convient bien car j’ai besoin d’être canalisé, d’avoir des délais professionnels. Cette école me prépare bien au monde du travail, tout en permettant à ma créativité de s’épanouir. On travaille sur mandat professionnel, actuellement nous avons un mandat pour un grand magasin. Pour l’hiver prochain nous devons développer un concept global (vitrine, catalogue, communication,…). Cela me plaît beaucoup car nous faisons de la vidéo, de la photo, du montage, de l’affiche, de la mise en scène en 3D. Je réalise un peu moins de choses avec mes mains, je suis plus sur l’ordinateur. Pour l’instant, le côté peinture, création manuelle ne me manque pas car je suis très occupé, mais j’y reviendrai certainement. Mon école dure deux ans. Je passe 30% du temps à faire des recherches sur internet pour savoir ce qui a été fait, ce qui n’a pas encore été fait. On travaille avec des carnets de tendances. Il y a seulement 3 ou 4 agences professionnelles dans le monde qui éditent des carnets de tendances. Le concept est le suivant : n’importe quelle marque, lorsqu’elle veut lancer une collection, demande à ces entreprises un catalogue pour une date précise : dans un an, dans deux ans, l’hiver prochain… Ces catalogues contiennent les couleurs, les formes, les matières qui vont être à la mode, dans des domaines aussi divers que les luminaires, les vêtements… Ces tendances ne sont pas inventées de toutes pièces, mais les quelques décideurs puisent des idées dans un défilé, chez un artiste. Ils décident ensuite que les formes rondes et rouges, par exemple, vont être reprises et être tendance dans deux ans ou dans six mois. C’est un peu plus complexe évidemment.

pirent. Je suis très fan de tout ce qui est hyper réaliste, lorsque l’on a l’impression que la peinture est une photo. Je trouve cela incroyable au niveau technique, mais je reconnais que le côté créatif est moindre. J’admire aussi Picasso par exemple, il arrive, en mettant une touche de couleur ou un bout de forme, à nous transmettre que c’est une femme, un fruit ou un poisson. C’est là que réside son génie. J’aime aussi les anamorphoses et Felice Varini.

Peux-tu nous expliquer ce que sont les anamorphoses ? L’exemple typique des anamorphoses que vous connaissez peut-être est lié à la signalisation routière. Dans ce cas, l’anamorphose sert à indiquer une piste cyclable. C’est un vélo peint sur le sol, il semble étiré en hauteur quand on le regarde du dessus, alors que lorsque l’on se situe à une certaine distance (20-25 m), on en a une vue non déformée. Pour Varini c’est «Aller au-delà du cadre». Les artistes qui utilisent cette technique jouent avec l’horizon et utilisent des espaces extérieurs, hangars, entrepôts pour y déployer leurs illusions d’optique. Varini par exemple a travaillé avec le village de Vercorin en 20095. À partir des données spatiales, il a défini un point de vue autour duquel son intervention s’est matérialisée. La forme peinte trouve sa cohérence quand le spectateur se tient en ce point uniquement. J’ai essayé d’en faire une ou deux fois, mais c’est très compliqué, il faut être très précis. Un jour, je ferai quelque chose dans la forêt. Ce que j’aime dans les anamorphoses, c’est qu’il y a beaucoup de technique au niveau de la réalisation et de la folie au niveau de l’idée. J’aime aussi la notion de créations éphémères et le fait que l’image ne puisse être perçue que depuis un Y a-t-il un artiste qui t’inspire plus qu’un seul point. autre ? Oui, Magritte. J’ai vu son exposition à Que fais-tu en classe actuellement ? Bruxelles et j’ai beaucoup ri. J’aime son Je fais de la scénographie. Un scénographe humour, j’aime les titres de ses tableaux. travaille par exemple pour un musée et s’ocJe me suis inspiré de son «explication», cupe de la mise en scène d’une exposition. mais au lieu de prendre une bouteille de Il faut savoir gérer la musique, les lumières. vin et une carotte, j’ai pris une banane et Hier par exemple, je suis allé à Berne voir une pomme. Pour finir, cela donnait une l’exposition6 organisée pour fêter les 150 banane pomme. ans du club alpin. Je n’ai pas trouvé le Mais ce sont plutôt des styles qui m’ins- contenu exceptionnel mais la scénographie ¬

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était géniale. J’ai un autre exemple en tête : j’ai visité une exposition à Genève, il y avait des cloches en verre et lorsque l’on était dessous, on entendait le son de manière hyper claire. Par contre, la personne placée à l’extérieur n’entendait rien et lorsque l’on se trouvait sous la cloche, on n’avait plus accès aux sons extérieurs non plus. De nos jours, la technique nous permet des mises en scène fabuleuses. En deuxième année, nous devons travailler sur des projets tangibles, et l’une des idées est utilisée par la marque qui donne le mandat à l’école. L’an passé par exemple, l’élève qui a gagné a vu son projet être réalisé par une usine de chocolat. C’est gratifiant et motivant de savoir que l’on peut aboutir sur des réalisations concrètes. Parle-nous de certaines de tes créations Jusqu’à présent, ce que j’ai créé a souvent été en relation avec des échéances scolaires. Le côté qui me plaît beaucoup dans cette forme de travail est l’aspect réflexion qui précède la création. J’ai aussi souvent travaillé avec des fruits, j’ai refait tout un Facebook avec des fruits que j’ai appelé fruitbook. Les fruits, c’est quelque chose qui me tient assez à cœur. Pourquoi ? Parce que c’est assez facile de les placer dans un autre contexte, tout le monde les connaît. Alors cela peut facilement devenir complètement loufoque. J’ai eu toute une période où je n’écoutais plus rien en classe et je m’amusais à dessiner des fruits, en super héro par exemple. Je vivais dans un univers de fruits, lorsque j’ai passé mon bac en art visuel, et j’ai eu 6 partout. On a reçu un thème, une longue phrase : « les mangeuses d’espace… ». J’ai repris juste ce bout de phrase et j’ai fait une immense banane dans l’espace. C’était une gigantesque peinture de 3 à 5 m de long, j’ai dû fabriquer la toile, j’ai aussi écrit un texte dans lequel j’ai reconstruit tout un monde. Comme j’ai vu que cela marchait assez bien, j’ai continué à utiliser les fruits.

J’aime prendre de la distance et mettre de la dérision dans mes créations. Ici, par exemple, je me suis inspiré de la Cène de Léonard de Vinci1, mais j’ai remplacé tous les personnages par des fruits et légumes, je les ai placés de la même manière, avec des positions identiques. Pour certains, cela peut sembler blasphématoire de remplacer Jésus par une banane, mais ce n’est pas mon intention. 1 Tableau représentant le dernier repas que Jésus-Christ prit avec les douze apôtres le soir du Jeudi saint, avant la Pâque juive, peu de temps avant son arrestation.

mode de vie. J’aime être différent. J’aime me démarquer, aller dans l’exagération tout en me faisant plaisir, et j’aime quand les gens se souviennent d’un truc. A ski par exemple, j’avais une immense combinaison jaune, elle était horrible. J’avais fait parler de moi. J’ai fait des compétitions et je gagnais souvent, tout le monde se souvenait de moi, le gars avec la combi jaune, j’étais très visible. C’est à ce moment, en 2007, que j’ai commencé à vouloir être décalé aussi dans la vie de tous les jours. Par exemple, actuellement, j’ai toute une collection de T-shirts avec des animaux et il n’y a que les ploucs qui portent ça. J’essaie d’être décalé pour que les gens se souviennent de moi.

sures de vieux, c’est moche. » Après, il y a certains trucs que j’essaie de faire venir à la mode mais ce n’est pas si facile. Ce que j’observe dans mon entourage, c’est qu’au début, tout le monde trouve ça laid, puis les gens s’y habituent. Moi, de mon côté, je dois me forcer un peu au début pour mettre quelque chose de décalé.

Ne t’es-tu pas senti décalé en Anniviers ? Complètement, c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’avais envie de partir du Valais, je voulais aller ailleurs pour voir autre chose. En Anniviers, tout le monde me connaissait et avec mes pantalons en bas du c.., je n’impressionnais plus personne. Mais maintenant, j’aime revenir, j’ai granEn fait, tu n’as pas envie de suivre la mode, di, j’ai un but, les gens me prennent un peu plus au sérieux. tu as envie de la devancer Oui, dès que je vois que quelque chose est Torche Mercier Christine un peu trop répété, j’essaie de dévier.

Ton rêve serait-il peut-être de lancer une mode et, au moment où elle est lancée, de l’abandonner ? Oui les gens me disent souvent cela, ma maman la première. Souvent, j’ai une longueur d’avance, je mets des trucs, les gens se moquent de moi et deux ans plus tard, tout Te considères-tu comme un artiste ? le monde les met. Quand j’ai commencé C’est quoi pour toi être un artiste ? Tout le monde me dit que je suis un artiste. à mettre des chaussures bateau, tous mes Pour moi, être un artiste c’est un peu un copains me disaient : « Tu mets des chaus-

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Ecole cantonale d’art de Lausanne

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Haute école d’art et de design

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Centre d’enseignement professionnel de Vevey

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Designer diplômé en communication

visuelle.http://www.cepv.ch/esaa/expographie/visual_merchandising_design/information.php http://www.konbini.com/fr/culture/felice-varini-trompe-

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son-monde-avec-ses-peintures-anamorphiques/ Helvetia Club. La Suisse, la montagne et le Club alpin

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suisse. Au musée alpin de Berne

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le centre du monde ?

Non, seulement le centre du Valais ! Et pourtant, il en a fallu de l’entêtement à l’Ayentôt André Morard, géomètre de son état, accompagnateur en montagne et grand connaisseur de cartes par passion, pour s’atteler au grand travail de recherche permettant de situer le centre du Valais.

Avec l’aide de Swisstopo, qui avait pu fixer le point central du canton d’Uri, le centre du Valais a finalement été désigné de façon exacte à 1870 m. d’altitude, près des mayens de Gilloux d’en Haut, sur le chemin qui va du Prilet à St-Luc vers l’hôtel Weisshorn.

Mise en œuvre A partir de ce moment, après une vingtaine d’années de sueur, André a mis les bouchées doubles. Une visite épique au teneur de cadastre de l’époque, Antoine Salamin, lui a confirmé que le lieu en question était propriété de la Bourgeoisie de St-Luc. Mais Antoine trouvait bien curieux l’intérêt porté par André à cet endroit hors-zone… aurait-il eu l’idée de construire une buvette ? Mais André tenait son secret bien au chaud. Il a donc pris contact avec Raphaël, le président de la Bourgeoisie, avec Simon, le président de la commune d’Anniviers qui a transmis le dossier à Augustin, conseiller communal. Tout ce petit monde, enchanté de cette découverte, a mis à disposition l’aide ultime pour transporter et poser l’imposant totem de mélèze imaginé par André et gravé des inscriptions « centre du Valais » et des coordonnées «E 612,813 / N 117,582». Un drapeau valaisan a été fixé André Morard au sommet et voilà, c’était fait; André en a Historique été tout ému, après cet interminable parEn 1988 déjà, informé que le Service cours, bien plus long que la plus longue des Topographique de la Confédération mar- randonnées qu’il organise. quait ses 150 ans en situant le centre de la Suisse, André a été titillé par cette idée Evénement officiel et a voulu reproduire cette démarche pour A la fin juillet 2009, une petite fête a été le Valais. Un long travail a alors com- organisée pour marquer l’événement. Pour mencé, recherches d’informations, de par- Valrando, André a prévu une randonnée tenaires de discussions, d’entretiens, de de plusieurs jours, partant du centre du téléphones… Valais pour arriver au centre de la Suisse. Il a réservé la surprise à son groupe quant au Puis, de calculs en mesures, l’informatique lieu de départ ; un bus a emmené les ranayant fait son irruption entre-temps pour donneurs, leur guide et des représentants faciliter un peu le processus, André a en- de Valrando aux Moulins de St-Luc pour trevu le résultat qui estimait la région de la un apéro offert par la Bourgeoisie. De là, Bella-Tola proche du centre recherché. tous ont marché jusqu’au lieu en question

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où, enfin, André a pu expliquer toute cette histoire et baptiser dignement le trek, du «centre du Valais au centre de la Suisse», ce dernier situé sur l’Älggialp, au-dessus de Meiringen dans le canton d’Obwald. Augustin et Raphaël ont transmis le message des autorités en remerciant André pour avoir mis en pratique le dicton « avant de lâcher on ne lâche pas »… Aujourd’hui Cette belle démarche bénévole accomplie, il faut maintenant agrémenter le lieu pour le rendre plus accueillant, y placer un petit banc, fixer une plaque sur le totem pour expliquer les chiffres correspondant aux coordonnées géographiques, entre autres. Depuis 2009, des manifestations se sont déroulées à cet endroit. En 2012, par exemple, Les Mensurations Fédérales ont effectué le déplacement pour leur 100è anniversaire. Dans un autre registre, M. Gerhard Zenhäusern, de la Boulangerie du même nom a créé une offre de produits du terroir, tous issus du Valais et travaillés en Valais, avec des partenaires tels que Provins, Biofruits, la fromagerie Walker, et la maison CherMignon. Ces produits se présentent sous le label «1815» pour marquer le 200è anniversaire de l’entrée du Valais dans la Confédération. Et savez-vous quel lieu ont choisi ces entreprises valaisannes pour lancer le concept et le faire connaître par voie de presse ? Eh oui, le «centre du Valais» ! M. Zenhäusern a vu le côté symbolique de l’endroit, implanté non seulement au centre du Valais, mais aussi à la frontière linguistique du Bas et du Haut. Souhait Il en aura fallu du temps et de la patience à André pour enfin voir l’aboutissement


de ses recherches : glaner des informations officielles avec des délais d’attente improbables, sans cesse rappeler, motiver ses interlocuteurs encore et encore, avoir l’impression parfois d’être mené en bateau… ce qui est un comble pour un guide de randonnées... De 1988 lorsqu’a germé l’idée jusqu’en 2009 lorsqu’enfin elle s’est concrétisée, d’espoirs en déceptions, quelle ténacité il a fallu démontrer ! Merci à André Morard, aussi têtu qu’un Anniviard. Son plus grand souhait reste une vraie mise en valeur du « centre du Valais » par un ou des événements à inventer, remise d’un prix, anniversaire, réunion de fées, rencontres originales… Responsables et animateurs touristiques, citoyens engagés, jeunes ou non, enfants d’âge ou de cœur, tous enclenchons la tempête dans nos cerveaux, trouvons des idées pour faire vivre et animer enfin le centre du Valais, situé ici, chez nous, en Anniviers. Le centre du monde n’aura alors qu’à bien se tenir…

Départ de la randonnée depuis le centre du Valais ... ... et arrivée du groupe au centre de la Suisse, après une semaine de marche

Simone Salamin

www.tzoucdana.ch

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et si on parlait bénévolat ? Volontaire, désintéressé, gracieux, gratuit… ces quelques mots définissent mieux qu’une grande théorie les services rendus par un acte bénévole. Dépassé, ringard, en voie de disparition, le bénévolat ?

Céline est native d’Ayer, René de StLuc; tout au long de leur vie de famille, depuis qu’ils se sont mariés voilà plus de 50 ans, ils ont passé leurs fins de semaines et vacances en Anniviers : l’été à Ayer, l’hiver à St-Luc. Leur parcours a toujours balancé, on dirait pendulé aujourd’hui, entre plaine pour le travail et montagne pour les loisirs. Mais pas sans contrepartie. Pour eux, participer à la vie locale par le biais du bénévolat a semblé un engagement naturel. Quand leur première fille a fait sa première communion, ils ont eu l’idée de créer un reposoir vivant pour la Fête-Dieu à St-Luc. D’une activité ponctuelle, ils en ont fait une aventure qui a débuté en 1977 et résisté jusqu’en 2011.

Autour de soi, chacun peut constater soit qu’il fonctionne parfois ou souvent comme bénévole, soit qu’un proche, ami, copain, collègue le fait. Evidemment, pour certains le bénévolat n’intervient pas dans leur vie. Il faudrait d’ailleurs remettre en valeur ces actions à bien plaire, car le découragement peut vite montrer le bout de son nez quand ça devient trop « banal ». Dans nos sociétés et groupements de sport, de culture, de musique, de religion destinés aux différents publics concernés, le bénévolat représente bien un solide pilier de base pour encadrer, organiser, planifier, animer les manifestations. Leur vitalité et ressources en dépendent. Reposoir de Fond-Villa en 1992 La société anniviarde dans son ensemble profite de ces animations durables qui René cherchait les idées et Céline enracinent les habitants, les intègrent, prospectait pour trouver les meilleurs les tiennent éveillés, concernés. costumes. Les deux s’occupaient des décors, de la construction du reposoir Des Anniviards de l’extérieur aussi ont avec d’autres bénévoles de la famille ou à cœur de s’impliquer dans ces activités. du village. J’aimerais citer en exemple Céline et René Beaucoup d’enfants de St-Luc, mêlés Caloz. Tous deux octogénaires, ils habitent aux petits-enfants de Céline et René, Sierre, ont grandi en Anniviers en prati- ont posé et joué des rôles sur le reposoir de Fond-Villa durant ces annéesquant pleinement le remuage d’autrefois. là. La joie, la timidité parfois s’alliaient à la fierté ressentie d’être mis en scène au-dessus de la foule défilant en procession pour un instant de recueillement. Dans un autre domaine, celui du ski, principale occupation de loisir en hiver bien avant la construction des remontées mécaniques, le Trophée de la Bella-Tola a retenu l’attention de René

dès le début. Cette belle compétition populaire organisée par le Ski-Club a pu tenir bon au fil du temps, essentiellement grâce aux nombreux bénévoles présents chaque année. Comme d’ailleurs pour la course Sierre-Zinal, le Grand Raid à Grimentz, le Trophée de luges à Chandolin, les courses FIS et autres championnats suisses de ski. On pourrait bien sûr en citer un très grand nombre également en dehors du domaine sportif. René a œuvré sans faille à tous les Trophées de la Bella-Tola, n’en a raté aucun; et pourtant, on en compte soixante ! L’ambiance, les bons moments, les rires, les retrouvailles avec les mêmes autres bénévoles, la fête, tout cela n’a pas manqué de motiver René tout au long du parcours. Même s’il fallait passer des heures sur place à contrôler les portes, par un froid pénétrant parfois, le soleil n’étant pas toujours au rendez-vous, même à St-Luc… Heureusement, d’autres bénévoles apportaient thé chaud et sandwiches. Aujourd’hui, la mémoire de Céline et René demeure peuplée de bons souvenirs et du plaisir d’avoir pu vivre tous ces bons moments. Ils en ont des anecdotes à raconter, des photos à contempler, des émotions à partager! Alors, dépassé le bénévolat ? Peut-être a-t-il juste pris un aspect un peu différent, dû à l’explosion des loisirs et des occupations qui inondent nos journées, voire une partie de nos nuits via internet. Les responsables doivent peut-être chercher un peu plus activement des personnes disponibles. Malgré tout, on peut constater que chaque événement organisé par chez nous continue de fonctionner grâce au bénévolat, fort bien ancré dans les mentalités, heureusement. Simone Salamin

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les fenêtres de l’avent Savez-vous qu’à Niouc, chaque soir de l’Avent, une nouvelle fenêtre s’illumine et qu’ainsi se dessine, peu à peu, le chemin de l’Avent ?

Histoire du calendrier de l’Avent C’est en Allemagne, au XIXème siècle qu’apparaissent les premiers calendriers de l’Avent. Ils ont pour but de faire patienter les enfants jusqu’à Noël. Leurs formes sont diverses : images pieuses qu’on affiche chaque jour, bougie divisée verticalement en 24 parts, à brûler quotidiennement. C’est en 1920 que le premier calendrier commercial est lancé, avec ses petites fenêtres à ouvrir. En 1958, la version chocolatée, indémodable et maintenant traditionnelle, voit le jour. Aujourd’hui les formes de calendrier se sont multipliées. Les Fenêtres de l’Avent en sont une. C’est en Allemagne aussi qu’est née l’idée de transformer les hôtels de ville en calendrier géant, leurs fenêtres numérotées découvrant, chaque soir, un nouveau décor. À Niouc C’est en 2009 qu’un trio, composé de Patricia Frily, Simone Stupf et Karin

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Zufferey, choisit d’organiser, pour la première fois, les Fenêtres de l’Avent. L’expérience est si satisfaisante que Karine et Simone continuent à l’organiser chaque année depuis. Durant son enfance, Simone a connu la tradition des Adventsfenster dans son vil-

termine par le tour du village, pour suivre tous ensemble le circuit lumineux. Les autres jours, c’est à leur guise que les familles parcourent le chemin qui, peu à peu, s’allonge. Souvent, pourtant, elles se croisent, en fin de journée, déambulant dans le village.

En 2009, les organisatrices contactent personnellement tous les habitants pour leur exposer leur idée. Elles prennent le temps pour bien expliquer le principe à chacun. Et aussi pour donner, si nécessaire, un coup de main à la décoration de la fenêtre. À leur étonnement, elles trouvent sans peine les 24 foyers requis. Aujourd’hui tout va plus vite, car les gens connaissent déjà le projet qui se transforme doucement en tradition. Parfois les maisons qui illuminent une de leurs fenêtres, changent. Les nouvelles familles sont, bien sûr, invitées à participer, priorité étant donnée à celles avec enfants. Quand tous les logis sont trouvés, les lage de Rünenberg, dans le canton de Bâle- numéros sont attribués dans un ordre perCampagne. Cette tradition a pour but de mettant de créer un parcours qui progresse réunir les gens pour se réjouir ensemble logiquement. Le plan, ainsi dessiné, est dans l’attente de Noël. distribué à tous les habitants, afin qu’ils puissent, comme le dit le papillon, « admiL’organisation rer les fenêtres de l’Avent en arpentant les Au départ, les trois femmes s’inquiètent un peu à l’idée de devoir trouver 24 foyers prêts à participer au projet. Afin de simplifier l’entreprise, elles décident que les gens n’ont pas à organiser l’accueil des promeneurs. Il faut juste décorer et illuminer une fenêtre à la date choisie, puis l’éclairer tous les soirs jusqu’au 24 décembre au moins. Pour ce qui est de se rencontrer et de fêter ensemble, un dimanche est réservé : tous les habitants et amis sont conviés à se retrouver à la place de jeux, vers 17h, pour partager vin chaud, chocolat chaud, biscuits et friandises, à la lumière des lanternes, autour de bûches finlandaises. Des chants sont entonnés spontanément. C’est le rendez-vous de la convivialité. La rencontre se


ruelles de notre village » et profiter « de cette période de l’Avent pour prendre le temps de nous rencontrer ». L’esprit Karin et Simone insistent bien sur le fait que ce projet est animé par un désir de convivialité avant tout. Il n’y a pas de connotation religieuse particulière, même s’il s’agit de l’Avent, puisque des personnes sans religion, voire athées, y prennent part. Pourtant, depuis 2 ans, la messe du mois de décembre est intégrée au projet.

Les participants se rendent, avec le curé, tiques, pas de concours. Chacun exprime au Château d’eau, en haut du village. Ils ses talents, à sa manière et selon ses goûts. y sont accueillis par les propriétaires qui construisent chaque année une crèche L’avenir grandiose, remplissant l’atelier. C’est dans Les Fenêtres de l’Avent sont le fruit de ce cadre merveilleux qu’est dite la messe. l’initiative privée de femmes qui ont choisi Elle est suivie d’un moment de partage d’illuminer leur village et la vie de leur autour d’un verre. communauté, pendant quelques semaines Un autre aspect que les deux organisatrices hivernales. Tant que ça marchera, Karin et se plaisent à souligner, est la liberté qui est Simone continueront. laissée aux gens de réaliser la décoration et Et si elles faisaient des émules dans d’autres l’illumination de leur fenêtre comme bon villages de chez nous ? leur semble. Il n’y a pas d’exigences esthéJanine Barmaz

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l’importance de l’eau

dans la première partie de la vallée

J’ai déjà évoqué quelques uns : La source de Niouc. Le bisse et source de Soussillon. L’arrosage par siphon des Pontis. La source des grottes de la Navizence. Continuons notre chemin La rive droite jusqu’à Vissoie a encore des surprises. Les Barmes: fief épiscopal 1502 Je vais vous parler du bisse des Barmes abandonné dans les années 1960, qui prenait naissance au torrent de Fang au dessus de la route cantonale. Aujourd’hui nous pouvons suivre le tracé sur une bonne partie, mais sans eau. Dans le passé, il était très important, c’était un grand bisse de plusieurs Km, qui alimentait plusieurs ramifications. Il n’arrosait non seulement les Barmes, mais aussi les hauts de Fang, le Chachelat, les Pairries et les Ziroudes, lieu où se trouve actuellement la Step d’Anniviers. Ce bisse dans le passé a provoqué beaucoup de désaccords avec les parties de la vallée, c’est lui qui a formé la grande ravine entre Fang et les Barmes et qui endommageait régulièrement l’ancienne route d’Anniviers par des fuites d’eau. (Voir livre d’Erasme Zufferey «Le passé du Val d’Anniviers», présenté et amendé par Michel Salamin, Ed. du Manoir, quelques passages où l’on parle des problèmes relatifs au bisse : voir pages 139-140 et 154.) A partir de 1962, les Barmes se vident de la dernière famille Gillioz Félicien habitant à l’année, le bisse est abandonné et l’eau potable est amenée par tuyaux depuis le réservoir de la source des Frannecs sur Fang, captée aux entrailles des falaises de la Rèche. Cette source alimentait aussi le village de Fang. Depuis les années 1990, Fang a un nouveau réservoir qui alimente toutes les parties environnantes.

Aux Ziroudes Sous la Step d’Anniviers, il y a encore aujourd’hui une source d’eau potable avec un joli débit, il faut la connaître, cachée au dessus de la Navizence et sous le chemin qui mène aux Pontis, elle sort sous un roc. Dans le temps passé, son eau était un trésor, elle avait toute l’année la même température: l’été, elle était très fraîche et l’hiver, elle ne se glaçait pas, source de vie pour les paysans qui devaient se désaltérer en été et abreuver le bétail en hiver. Sa présence aujourd’hui est bien là sous la brousse, elle attend qu'on puisse la mettre

La source des Ziroudes

en valeur peut-être par un nettoyage annuel et une indication au bord du chemin pour les promeneurs .Un petit coin de paradis pour quelques minutes de repos. Le village de Fang C’est un lieu qui ne manque pas d’eau potable: nous avons 7 bassins, plusieurs sources et en plus le torrent. - La source des Frannecs est canalisée dans le réservoir. - Le torrent alimente encore un bisse qui

part du moulin jusqu’à la Navizence en passant par Fang d’en Bas. - La source des Joites non loin du couloir du Loton. Elle alimente par conduit la ferme des Sampelets. Donc un point d’eau potable vers la ruine de l’ancienne ferme et vers la petite chapellette. Un peu d’histoire pour information Le torrent de Fang donnait naissance à plusieurs bisses d’arrosage, 1.Celui des Barmes déjà évoqué, abandonné. 2.Le bisse des Crêtes abandonné, le tracé visible. 3.Celui du moulin en activité 4. Le dernier bisse du Barratier, abandonné. Et sur la rive droite avant d’arriver à Vissoie, il nous reste l’eau des Barmes de St. Luc. Nous la voyons vers la deuxième galerie des Croisettes pour disparaître dans la forêt et reparaître en face de Tarampon sous Pinsec. Sans oublier le petit dernier: Le Rhin petit torrent avant d’arriver à Vissoie. J’ai fait le tour des points d’eau de la rive droite de Niouc à Vissoie sur la partie basse de la vallée. Par la suite je vous parlerai wwdes sources, des puits et du bisse des Sarrasins pour la partie rive gauche de la Navizence. Bon hiver et à 2014. Texte et photos Yvonne Jollien Berclaz

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le sang des glaciers Que la montagne est belle, comment s’imaginer que sur des sommets montagneux, là où l’eau se fige en hiver, là où le vent mugit fortement et où les températures s’écroulent en-dessous de zéro, puisse survivre quoi que ce soit ? Pourtant dans ces lieux, la vie s’accroche et s’adapte miraculeusement aux conditions extrêmes des climats froids pour donner naissance à des phénomènes visuels extraordinaires et souvent peu connus. bénéfique réciproque. L’une d’elles fournit les minéraux avec l’eau et est constituée des filaments d’un champignon qui permettent l’ancrage de la plante sur un roc. L’autre composante du lichen est une algue verte imperceptible, qui grâce à sa chlorophylle utilise l’énergie du soleil pour fabriquer les aliments carbonés qui lui assurent la vie. Il existe aussi en montagne un organisme vivant que l’on n’imaginerait jamais voir se développer en zone de haute altitude et Alpage de La Lé bien moins connu que le lichen. Il s’agit Les lichens sont sûrement les organismes de l’Algue des Neiges, une espèce végétale les plus robustes qui jaillissent des en- unicellulaire, nommée aussi parfois le Sang trailles de la Terre. Ils représentent souvent Des Glaciers. l’unique forme de vie que l’on aperçoit sur les rochers des déserts brûlés par le Son nom scientifique est Chlamydomonas soleil et des crêtes glaciales des montagnes. Nivalis. Elle contient de la chorophylle Contrairement à d’autres végétaux, les li- masquée par un pigment de genre carochens sont constitués de deux plantes coha- ténoïde qui lui confère une couleur rosebitant en parfaite symbiose, par association rouge qui par ailleurs teinte aussi de rouge

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Planche de Ernst Haecker 1834-1919

le plumage de certains oiseaux et de divers crustacés. La pigmentation de ce végétal le protège des rayons ultraviolets et retient la chaleur en créant à l’intérieur de la glace, une pellicule liquide qui se déploie autour de la plante. Les spores de cette algue sont dissimulées dans le sol à environ 20 centimètres de profondeur et se détectent uniquement au-delà de 3000 mètres d’altitude, dans les zones au climat polaire ou alpin, là où la glace persiste tout au long de l’année. On en trouve dans les Alpes suisses, en


Entre Sorebois et Tsirouc

Entre Sorebois et Tsirouc

Antarctique ainsi que dans la Sierra Nevada gouvernés par le Capitaine John Ross furent envoyés au Cercle Polaire pour en Californie. ouvrir et tracer le passage nord-ouest qui Le ruissellement et le vent propagent ces permettrait de relier les océans Atlantique algues. Bien qu’elles soient recouvertes de et Pacifique. neige en hiver et que leurs spores résistent   au froid comme si elles hibernaient, dès le A la suite de conditions météorologiques printemps, lorsque la neige s’en va, la vie violentes, l’expédition dut rebrousser chereprend son cours et grâce à l’eau et au min pour s’abriter, et lors de ce retour présoleil qui agissent sur leur développement, maturé, le Capitaine Ross et son équipage les algues sont poussées vers la surface des remarquèrent des lignes de couleur rouge plaques de neige grâce à leurs flagelles, serpentant à travers les pentes enneigées du (comme si elles nageaient), afin de se repro- Cap York situé au nord-ouest du Groenland. duire et d’engendrer de nouvelles spores, L’équipage ramena en Angleterre des échantillons de neige colorée qui bien que selon un processus mystérieux. fondue, permit aux scientifiques d’analyser le liquide rouge resté intact malgré le long voyage de retour.

par une concentration d’algues microscopiques, connues sous le nom d’Algues des Neiges. Cette évaluation permit de mettre en évidence les fondements de cette découverte scientifique. Il existe plusieurs spécimen d’algues qui colorent ainsi la nature: l’Ancylonema qui donne une teinte pourpre, les Raphidium, Chlorella et Pleurococcus qui déploient une couleur verte et la Scotiella Nivalis qui apporte une teinte jaune.

Par leur absorption de chaleur, les algues favorisent la fonte de la banquise et des glaciers. Avec les Algues des Neiges qui teintent les névés de rose et les grains de sable du Sahara charriés par le Sirocco et le Foëhn qui colorent parfois nos régions d’une douce teinte ocre, les La couleur de ce liquide ressemblait étran- Alpes nous en font voir de toutes les couleurs... gement à celle du sang et provoqua de grands débats suite au récit du Capitaine Références Ross et de son équipage à propos de ce Diversité et mobilité des algues de neige qu’ils avaient constaté en voyage. Certains dans les Alpes suisses. Yannick Bischoff, scientifiques s’imaginèrent même que le thèse de l’Université de Genève. capitaine et ses hommes avaient vu tomber photos & texte© dominique epiney regolatti du ciel de la neige rouge.

Entre Sorebois et Tsirouc

Depuis toujours ce phénomène a fasciné les hommes et c’est Aristote, le philosophe grec (384-322 av. J.-C.) qui le premier en a laissé des traces écrites, mais sans donner d’explication précise sur le sujet. Quelques siècles plus tard, une thèse européenne suggéra que la coloration rougeâtre de la neige était de nature géologique causée par le dépôt d’un minerai sur la neige. C’est en mai 1818 que ce mystère fut en partie découvert. Quatre navires anglais

The Times Magazine publia le 4 décembre 1818 un article sur ce phénomène et trois jours plus tard un démenti annonça que la teinte de la neige provenait d’un dépôt de météorite et que les échantillons du Capitaine Ross n’étaient que des spécimen de fer mélangé à de la neige. Le Capitaine Ross publia alors le carnet de route complet de son expédition avec en complément des notes provenant d’un appendice rédigé par le fameux botaniste écossais Robert Brown (1773-1858) qui spéculait sur le fait que la coloration de la neige était provoquée

078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers

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deux habitantes

de Mottec à l’honneur Le 19 novembre 2013, le prix du Patrimoine culturel romand a été décerné à Georgine Hübscher et Jocelyne Budry, à Lausanne, au Salon des antiquaires de Beaulieu. Georgine et Jocelyne ont été choisies pour le travail réalisé dans l’organisation de fêtes, dont le but était la récolte de fonds destinés à la rénovation des chapelles Ste-Claire et StLaurent de Mottec.

été ajouté. Puis les murs extérieurs et intérieurs ainsi que le plafond et le sol ont été entièrement refaits selon les directives des monuments historiques. Un drainage est installé pour lutter contre l’humidité. Les bancs, datés de 1774, sont également res-

Chapelle Ste-Claire aujourd’hui

Les fêtes organisées à partir de 1994 ont permis de réaliser la rénovation de la chapelle Ste-Claire en 1998. Dix ans plus tard, en 2008, c’est le tour de la chapelle St-Laurent. Edifiée en 1766 le long de l’ancienne route, la chapelle n’ayant pas de propriétaire attitré, était négligée depuis bien longtemps. En 2009, les travaux ont commencé par la toiture, un petit clocher a

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Le prix de Fr. 5000.- attribué par le Patrimoine culturel romand sera intégralement dévolu à l’illumination de la chapelle St-Laurent. Ce prix est une reconnaissance du travail effectué par Georgine et Jocelyne ainsi que par toutes les personnes de Mottec, d’Anniviers et du canton de Vaud qui les ont aidées à atteindre leur objectif. Le prix valorise aussi le temps et l’énergie consacrés en toutes ces années par nos deux bénévoles de Mottec, sensibles à la sauvegarde du patrimoine religieux du village qu’elles ont choisi pour y vivre. Adriana Tenda Claude

Jocelyne Budry et Georgine Hübscher au Salon des antiquaires de Beaulieu

Originaires de La Tour-de-Peilz-VD et résidentes à l’année à Mottec depuis 2002, Georgine et Jocelyne, avec d’autres habitants du village, cherchaient des solutions pour remédier à l’état d’abandon des chapelles.

Valais et de la Société de Développement d’Ayer. L’ «Association des Amis des chapelles de Mottec, Val d’Anniviers» a été créée en novembre 2011 pour gérer le financement des travaux.

Chapelle St-Laurent aujourd’hui

taurés. Le chemin de croix a été minutieusement repeint par Monique Barmaz. Les fonds nécessaires ont été récoltés grâce aux fêtes organisées, au soutien de nombreux donateurs privés, de la Commune d’Anniviers, du Service des monuments historiques, de la Loterie Romande, de Pro Patria, de la Société coopérative Migros


Législature 2013 – 2016 | Janvier 2014 | Numéro 15

Manger, boire, dormir: la formule a vécu De toute crise il convient de savoir en tirer parti. L’exemple des sociétés de remontées mécaniques est éloquent à plus d’un titre. En Suisse, le constat est accablant. ¾ des 650 entreprises sont en proie à des difficultés économiques et à des manques de liquidités. Sur le plan externe Elles pâtissent du manque de soutien public, de la distorsion de concurrence, de la cherté de la vie, du niveau du franc suisse, du dumping des destinations exotiques, de la pléthore des stations, de la stagnation du nombre de skieurs, de la lourdeur administrative des concessions, de l’envol des coûts de construction et d’exploitation, de la frilosité des banques, de la crise européenne…. Sur le plan interne Les entreprises de remontées mécaniques souffrent en particulier de la vétusté des installations, de la dimension réduite du domaine skiable, de la méconnaissance du marché, d’un retard dans les restructurations, d’un déficit de renouvellement de la clientèle, de l’incapacité à animer les périodes creuses et estivales, voire d’un esprit de clocher… En Valais, ce sont 60 entreprises et 2400 emplois qui sont concernés avec un chiffre d’affaires oscillant entre 280 et 380 millions avec les restaurants d’altitude.

Pendant que le Tyrol investissait 300 millions en 2011, le Valais n’engageait que 70 millions. Seule Zermatt a compris le « péril autrichien » en rénovant pour 500 millions en 6 ans ses infrastructures touristiques. Et pourtant, le succès autrichien n’est pas dû au hasard. Selon une étude du Crédit Suisse, les stations suisses ont perdu 12 % de nuitées entre 1993 et 2011, pendant que les stations autrichiennes progressent de 6 %. Presque toutes les stations de notre voisin investissent chaque deux ans la moitié de leur chiffre d’affaires. Certes, la réussite n’est pas due exclusivement aux investissements. Le tourisme est considéré chez eux comme une vraie branche économique, la principale. Le soutien étatique passe par l’octroi de crédits favorables de l’ordre de 1 %. De plus, les coûts de construction sont inférieurs d’environ 20 %, les frais de personnel de 30 % et les frais d’approvisionnement sont de quelque 40 % moins élevés. Mais en Anniviers, les atouts ne manquent pas. La clientèle est fidèle et attribue aux sociétés de remontées mécaniques une note optimale dans les enquêtes de satisfaction. Les champs de ski sont parmi les plus élevés de Suisse et ils sont bien entretenus. L’ensoleillement est apprécié, les conditions de neige excellentes. Les attentes sont réduites. Les parkings en général suffisants. L’ambiance de famille est relevée par nos hôtes.

Comme la clientèle vieillit et que les jeunes sont en quête de sensations et de découvertes, la modernisation des installations est capitale en termes d’attractivité. Les grandes stations en sont la preuve évidente. La Commune d’Anniviers a montré le chemin en mettant à disposition de nos deux entreprises (26 millions de chiffre d’affaires) un prêt avantageux de plus de 20 millions, afin de rénover les installations et relier deux domaines skiables. De plus, nous avons relancé les activités estivales en adoptant le pass « Anniviers Liberté ». Un nouvel élan est donné. Gageons que le Canton saura enfin mettre en œuvre la motion des députés Simon Crettaz et Dominique Epiney qui réclamait un fonds de 100 millions en faveur des sociétés de remontées mécaniques. Cette motion fut, en effet, acceptée en décembre 2002 et le Nouvelliste du 31 janvier 2003 rapportait les propos toujours d’actualité du ministre de l’économie de l’époque: «Nous souhaitons aller vite pour éviter au maximum des à-coups dans les investissements que l’on doit faire dans les remontées mécaniques». Reste à s’entendre sur le rythme et les priorités. Le marché des loisirs est le segment reconnu le plus porteur dans les années à venir et ce partout, enfin presque. Simon Epiney, Président

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Piscine communale de Zinal

Simon Epiney et Marco Genoud accompagnés des deux architectes lors de l’inauguration

La commune d’Anniviers a inauguré le 13 décembre dernier la nouvelle piscine et espace bienêtre des Erables à Zinal Composée d’une piscine, d’une pataugeoire, d’un hammam, d’un sauna et d’un jacuzzi, cette nouvelle infrastructure complétera à merveille l’offre touristique et de loisirs d’Anniviers. photo Paolo Marandola

Ouverture: du mardi au dimanche, de décembre à avril et de juin à octobre de 10h00 à 20h00

Tarif piscine:

photo Paolo Marandola

adultes 8.enfants (6 à 15 ans) 4.enfants (jusqu’à 5 ans) gratuit piscine et Spa dès 16 ans 15.-

Béatrice Zufferey, accueil et secrétariat

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Jérémy Giachino, garde bain

Jean-Philippe Déglon, garde bain


Aux propriétaires de chiens Information Selon la législature cantonale, tout détenteur de chien (de plus de six mois), qui a son domicile en Valais ou y réside plus de trois mois par année (exemple les saisonniers), doit s’acquitter de l’impôt sur les chiens pour le 31 mars de l’année en cours ou à l’expiration du délai de quinze jours lors du dépôt des papiers. Les changements d’adresse, les changements de détenteurs de chiens ainsi que les notifications de décès de l’animal doivent être annoncés à la base de données suisse ANIS (Animal Identity Service). Celui qui acquiert un chien pour la première fois doit, avant l’acquisition, assister à un cours théorique. Celui qui a acquis un chien après le 1er septembre 2008, doit suivre un cours pratique durant la première année qui suit l’acquisition. Documents à produire pour 2014 • Pièce d’identité du chien (carte ANIS). • Attestation 2014 de l’assurance responsabilité civile couvrant les

dommages causés par le chien. • Attestation de formation théorique pour les détenteurs n’ayant jamais détenu de chien avant le 1er septembre 2008. • Attestation de formation pratique, à obtenir dans l’année qui suit l’acquisition du nouveau chien. • Autorisation du vétérinaire cantonal si le chien appartient à une race interdite. • Attestation 2013, formulaire officiel de l’Etat du Valais, du suivi de cours de sensibilisation (exonération partielle de l’impôt). • Décision AVS ou AI complémentaire ou la licence pour les chiens d’utilités publiques (exonération totale de l’impôt).

Délai Au plus tard avant le 31 mars de l’année en cours ou dans un délai de 15 jours lors du dépôt des papiers. Coût L’impôt annuel dû est de frs 100.-, montant encaissé par la Commune.

Rappel • Tous les chiens doivent être munis de la puce de reconnaissance. • Tous les chiens doivent être tenus en laisse à l’intérieur des localités et être sous contrôle en dehors de celles-ci. • Les chiens qualifiés de dangereux ou de potentiellement dangereux par l’autorité, doivent être tenus en laisse et munis d’une muselière en dehors de la sphère privée. • Les détenteurs de chiens ont l’obligation de ramasser les excréments de leur animal sur les propriétés publiques et privées, puis de les déposer dans les installations prévues à cet effet. • L’autorité peut interdire l’accès des chiens dans certains lieux publics lorsque leur présence est de nature à porter atteinte à l’ordre, à la sécurité, à l’hygiène ou à la santé. • Tous chiens errants sont mis en fourrière. • Les chiens qui perturbent le sommeil des voisins après 21h doivent être placés dans un lieu approprié.

Nouveaux horaires dès le 1er janvier 2014 Merci de prendre connaissance des nouveaux horaires des bureaux communaux d’Anniviers Village N° téléphone

Ayer

Finances et impôts +41 27 476 15 20

Chandolin

Bureau de proximité +41 27 476 15 07

Grimentz

Secteur technique +41 27 476 15 82

Mayoux

Bureau de proximité +41 27 476 15 25

St-­‐Luc

Administration générale +41 27 476 15 00

Vissoie

Bureau de proximité +41 27 476 15 10

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

8h00 à 12h00

14h00 à 18h00

8h00 à 12h00

14h00 à 18h00

8h00 à 12h00 14h00 à 18h00

8h00 à 12h00 14h00 à 17h00

14h00 à 18h00

8h00 à 12h00 14h00 à 18h00

14h00 à 17h00

8h00 à 12h00 14h00 à 17h00

14h00 à 18h00

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Travaux publics La voirie communale ne se charge pas uniquement de déblayer nos routes en hiver et de balayer nos espaces en été. D’autres tâches, parfois méconnues de la population sont effectuées régulièrement et ces dernières concernent certaines fois le tourisme.

La mise en glace de la

L’ouverture de la route du

patinoire de Vissoie

glacier de Moiry

La construction d’un banc La construction d’un pont sur le Grand bisse de St-Jean

sur le chemin MayouxPinsec

La création du chemin sur La pose de barrières vers la le bisse des Sarrasins

buvette du terrain de foot

La coupe d’arbres pour

La réparation des lames

l’ouverture des chemins

à neige

L’agrandissement du chemin Le creusement d’une tombe des Aroles à Zinal

au cimetière de Grimentz

Bravo pour le travail effectué ! Marco Genoud

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notre histoire.ch la maison-soleil par Michel Savioz de Vissoie

Un endroit chaleureux, accueillant et ludique, lieu de rencontres, d’échanges, d’écoute, de discussions, de jeux, ouvert aux enfants de 0 à 5 ans accompagnés d’un adulte.

La Maison-Soleil est ouverte aux habitants des 16 communes de la région de Sierre dont fait partie la commune d’Anniviers: - La mardi de 14 h. à 17 h. 30 - Le vendredi de 9 h. à 12 h. Elle se trouve au 3è étage du bâtiment de la ludothèque, avenue des Ecoles 13 à Sierre.

Informations : www.lamaisonsoleil.ch Située à Sierre, au cœur des 16 communes Contact : lamaisonsoleil@gmail.com des environs, la Maison-Soleil assure un Simone Salamin accueil sans inscription, grâce à deux personnes professionnelles de la petite enfance ou de la famille. L’anonymat est respecté, l’enfant est appelé par son prénom. Une modique participation de Fr. 2.- par accueil est demandée (prix indicatif ).

L’oratoire de Saint-Laurent à la Combaz est dédié à St-Laurent Martyr.

L’accompagnant adulte peut être un parent, un grand-parent, un oncle, une tante, un parrain, une marraine, une maman de jour, une fille au pair, etc. L’enfant a ainsi la possibilité d’acquérir une certaine autonomie dans un espace de jeu. Il peut expérimenter la séparation dans un contexte sécurisant et se socialiser par la rencontre avec d’autres enfants et adultes.

Lors de sa restauration en 1960, l’inscription d’une date: 1724, peinte sur la façade, au dessus de la porte, a été copiée. Ni son architecture, ni son aménagement - retable daté de la même année et ses statues en particulier - ne permettent de douter de Là on peut aussi obtenir des informations la véracité de cette année comme celle de sur les autres structures du réseau en lien construction de l’oratoire. avec la petite enfance et la famille.

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Recette de vie Depuis l’essor du tourisme, au fil du temps, un grand nombre de personnes en provenance de différents pays vivent au Val d’Anniviers. Zinal, par exemple, qui comptait 6 habitants à l’année en 1960 et 110 en 1970, s’est métamorphosé de village-mayen, habité de manière périodique par des personnes originaires d’Anniviers, en village-station, habité toute l’année par des personnes de divers horizons. Comment se réalise cette conjugaison d’ici et d’ailleurs? Quels sont les ingrédients de la recette de chacun ? Après une recette portugaise, bosniaque, italienne, canadienne, française, argentine et allemande, je vous invite à découvrir la recette de Penny et Eric Kendall. Nés en 1966 dans les environs de Londres, Penny et Eric se sont rencontrés sur les bancs d’école, à l’âge de 20 ans. Après une licence de design industriel pour Eric et de design d’exposition pour Penny, c’est à vélo qu’ils décident de partir en voyage. La découverte de l’Europe, l’Egypte, la Thaïlande, la Malaisie et l’Australie s’enchaîne à la rédaction d’articles sur les pays visités. Après dix ans passés à sillonner le monde et les stations de ski, au gré de reportages photo-journalistiques, c’est le hasard d’une rencontre qui les conduit en Anniviers. Aujourd’hui, établis à Mottec, en hiver, ils vivent leur passion du ski en la partageant avec leurs hôtes, tandis qu’en été, ils rédigent des articles sur le ski dans les Alpes et surtout en Anniviers.

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Penny et Eric Kendall

Comment avez-vous découvert le Val d’Anniviers ? En 2000, lors d’un séjour à Andermatt, un guide nous avait suggéré de visiter cette vallée. Trois ans plus tard, nous y avons séjourné quatre jours, un jour dans chaque station, pour réaliser un reportage sur le ski. Malgré une météo peu favorable pour profiter de la vue, sans un seul rayon de soleil, nous avons gardé une très bonne impression des domaines skiables, de la quantité de neige et des possibilités du hors-piste en Anniviers. C’est Pascal Bourquin qui nous avait fait découvrir le domaine de Sorebois et suggéré de nous établir dans la vallée. A l’époque, nous étions fatigués du rythme que notre métier de journalistes nous imposait : deux nuits maximum dans le même endroit et presque deux mois en voiture par hiver. Nous cherchions à nous établir dans les Alpes et avions regardé du côté de Gressoney, attirés par son immense domaine skiable et les paysages impression-

nants du Val d’Aoste. Nous n’imaginions pas du tout à ce moment-là de pouvoir trouver un chalet à un prix abordable en Suisse. En 2007, nous avons acheté l’ancienne Auberge Edelweiss de Mottec et nous l’avons transformée en chalet d’hôtes, type d’hébergement destiné à la clientèle britannique qui est très répandu en France. Des groupes et des individuels, dont la plupart sont britanniques, séjournent chez nous en général une semaine. Notre offre, qui est axée surtout sur le ski, inclut la demi-pension et la pause thé et gâteau de l’après-midi. Quels sont les plus et les moins de votre vie en Anniviers ? Vivre dans la nature de cette vallée est un plus indéniable. Etre dans ces paysages et pouvoir aller sur ces montagnes à skis ou à pied est à chaque fois un grand plaisir. Nous profitons de la paix et de la vue. A Mottec, nous avons des amis et des voisins fantastiques. On ne peut pas choisir sa


famille et son pays d’origine, mais on peut choisir ses amis et le pays où on veut vivre. Notre vie en Anniviers est le résultat d’un compromis entre cet environnement parfait où il n’y a pas de vraies villes et la vie en ville que nous aimons aussi, mais que nous ne regrettons pas. Au départ, nous étions attirés par cette vallée surtout pour ses conditions d’enneigement et ses possibilités de ski, mais aujourd’hui nous aimons toutes les saisons en égale mesure. C’est vraiment dommage que la plupart des visiteurs en provenance de l’étranger ne voient pas ce que le Val d’Anniviers a de mieux à offrir comme, par exemple, les couleurs merveilleuses de l’automne.

Combien de fois allez-vous en Angleterre ? Deux fois par année, au printemps et en automne nous allons voir notre famille et nos amis. Nous y passons en général une semaine intense de visites et de rendez-vous, mais nous essayons de nous accorder aussi un peu de l’immense offre culturelle de Londres avec ses expositions, concerts, théâtres et aussi sa grande variété de magasins.

Quelle langue parlez-vous le plus souvent ? En hiver, nous parlons quasi exclusivement en anglais avec nos hôtes. Nous n’avons pas beaucoup de temps pour bavarder en français avec nos amis et nos voisins du village. En été, nous avons plus d’occasions de parler en français. Nous sommes conscients que nous deQuels sont vos endroits préférés ? Nous sommes passionnés de neige et de vrions parler plus ou écouter des émissions ski hors-piste, mais aussi de marche. Tout en français, mais nous ne pouvons pas nous le chemin qui mène à la Cabane d’Arpitet- passer de la BBC et de ses programmes. taz est magnifique. Souvent nous prenons le chemin qui commence là, juste en face Quel objet gardez-vous de votre pays ? de chez nous, et nous montons jusqu’à Nous avons pris avec nous tous nos livres. l’alpage de Barneuza pour profiter de la vue Nous achetons régulièrement du thé en sur les sommets. Angleterre. Quelques-uns de nos articles en lien avec le Val d’Anniviers sont publiés sur Quel objet d’ici aimeriez-vous emporter www.fall-line.co.uk et nos photos sont avec vous ? visibles sur notre site www.skizinal.com et Un vieux coffre en bois en provenance d’EmFacebook (’Ski Zinal’). maus est vraiment symbolique du Valais.

Avez-vous un rêve ? Nos hôtes pensent que nous avons une vie de rêve. Un rêve pour plus tard, lorsque nous serons plus âgés et moins en forme pour profiter du ski et de la montagne, serait d’avoir un endroit avec un jardin à la mer, sur une côte sauvage comme celle de la Cornouaille. Quelle recette souhaitez-vous partager ? La recette de brownies au chocolat que nos hôtes apprécient énormément.

Recette de «Chocolate Brownies» (brownies au chocolat) pour 4 personnes Faire fondre 50 gr de chocolat et 65 gr de beurre au bain-marie et mélanger avec 2 œufs, 2.5 mg d’extrait de vanille et 50 gr de noix hachées. Tamiser 65 gr de farine à pain et une pincée de sel. Ajouter au mélange. Mixer jusqu’à obtention d’une pâte lisse et verser dans un moule carré (20 cm). Cuire pendant 35-45 mn a 180o, puis laisser refroidir au four. Faire 12 morceaux et servir. Enjoy ! Texte Adriana Tenda Claude

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pourquoi avoir choisi vercorin ? Depuis toujours c’était un rêve de nous approcher des montagnes et de vivre plus proche du ciel et des étoiles. Nous avons installé notre petit nid au cœur du village de Vercorin. Un village de montagne qui offre toutes les infrastructures nécessaires pour une famille: école, magasins, bibliothèque et une vie culturelle riche d’activités pour tous les goûts et tout au long des 4 saisons. Le vallon de Réchy - les montagnes, les ruisseaux, les rivières et l’espace environnant Vercorin, nous invite à évoluer sur un terrain varié et doté d’une richesse tant au niveau de la faune que de la flore. Lieu idéal pour organiser des workshops comme des «Retour à la nature» avec des groupes. Le Tour du Mont où nous croisons presque tous les jours des chamois et le chat nommé «Maître des lieux» par quelques enfants du village, les Voualans - une clairière magique, les balades au long du bisse… Un vrai coin de paradis! Que se souhaiter de plus ?

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Les Ateliers En Plein Air se composent selon la moyenne d’âge des enfants inscrits et la météo: - Jeux divers d’hiver - Chasse au trésor - Parcours de billes dans la neige - Construire un château de neige - «Landart» création avec les éléments de la nature - Concours de bonshommes de neige Créative dans ses gestes et passionnée par la nature! Romaine s’engage dans la vie avec beaucoup de sérénité et de courage pour avancer un pas après l’autre vers un bien-être intérieur et un monde grandissant, évoluant et se transformant vers plus de paix.

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de théâtre en Suisse Romande ainsi qu’en yoga tibétain et organise des workshops ainsi que des conférences. Toutes ces difféSuisse Allemande. rentes facettes de sa personne enrichissent Papa de deux filles, artiste de landart, émer- aussi les offres d’activités proposées dans le veillé par la beauté de la nature, technicien village de Vercorin. à ses heures, ayant un sens de l’orientation affiné et une bonne intuition sont autant Notre Vision d’éléments qui composent sa personne. Accompagner le plus possible de personnes Accompagner des groupes d’enfants et dans les espaces naturels et partager avec d’adultes dans l’univers naturel – retrou- elles la richesse et la beauté de la nature ver des valeurs simples et des rythmes de – s’engager dans l’élaboration de divers vie suivant le mouvement organique de projets d’activités destinés aux enfants de la nature sont à ce jour au coeur de ses tous âges, aux adultes, aux familles et aux groupes qui aiment être en plein air. préoccupations. Pour les semaines de vacances d’hiver dans la station de Vercorin, nous proposons un projet pilote nommé Les Ateliers En Plein Romaine Bovier vue par Mischa Air pour les enfants qui veulent vivre des moments magiques en pleine nature et par tous les temps, pendant que leurs parents peuvent profiter d‘aller skier par exemple ou de se ressourcer sur la terrasse d’un café!

Mischa Schlumberger vu par Romaine

Dynamique, passionné de nature et toujours prêt pour partir à la découverte! Mischa navigue entre deux activités: celle de la pédagogie par l’expérience active de la nature et celle de la création de décors

QUADRI (%) PAPIER NON COUCHÉ

Nous accompagnons les enfants pendant les ateliers avec bienveillance et avec un esprit d’ouverture et de respect pour soi, les autres et la nature qui nous entoure. Au bonheur de vous y retrouver. Vercorin c’est bien le charme en plus!

Maman de deux filles, avec l’expérience de Tous les projets proposés et pour recevoir l’art-thérapie, sa sensibilité et son respect plus d’informations: www.dehors.ch et humain, elle rassemble toutes les compé- www.romainebovier.ch tences nécessaires pour accompagner des Mischa & Romaine gens avec bienveillance dans différentes activités. Elle enseigne en Valais le Lu Jong,


ma mission points-coeur en roumanie J’ai décidé de partir 14 mois avec l’association Points-Cœur, en juillet dernier, car j’ai ressenti le besoin de donner un peu de tout ce que j’avais reçu et, également, de me découvrir moi-même, au contact des plus pauvres et des enfants en difficulté. Points-Cœur Points-Cœur est une association qui existe depuis maintenant 23 ans. Elle envoie des jeunes volontaires, appelés à donner entre 14 mois et deux ans de leur vie au service des plus démunis, spécialement les enfants. Cette association est présente dans 23 pays, répartis sur tout le globe, et elle bénéficie d’un statut consultatif spécial au Conseil Économique et Social de l’ONU, depuis 2005. Les volontaires vivent une vie simple, dans un quartier défavorisé, par groupes de quatre ou cinq, venant tous d’horizons très différents. Par exemple, dans ma communauté, nous sommes quatre filles, deux Polonaises, une Argentine et moi. Quelquefois, les différences culturelles sont une grande difficulté, mais, également, un merveilleux apprentissage. Nous visitons et sommes présentes auprès des plus souffrants, des personnes seules, malades, ou des enfants des rues. La Roumanie Je suis maintenant en Roumanie depuis trois mois, dans la ville transylvanienne de Deva. Ce pays est un pays incroyable. Ici, je n’ai pas affaire seulement à une culture, mais à trois ! On y entend parler roumain, hongrois ou tzigane, et les grandes jupes colorées se mélangent avec les vêtements traditionnels des grands-mères hongroises et les tenues de ville des Roumains partant

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Marie et trois garçons

travailler. Au milieu des voitures, au feu rouge, attendent patiemment quelques hommes, revenus des champs, assis dans leur charrette. La Roumanie est un des pays les plus pauvres de l’Union européenne. Le salaire moyen est d’environ 700 lei (150 euros) et la vie, très chère. Les gens sont très débrouillards, ce qui leur permet de survivre, toujours avec le sourire et avec un sens de l’hospitalité incroyable. C’est un pays qui a énormément souffert durant le temps du communisme. Beaucoup de villages ont été rasés et les villageois ont été parqués dans d’énormes blocs, conçus de manière

à ce qu’il y ait une surveillance constante, afin d’éviter toute rébellion. Plus d’une personne sur huit a été emprisonnée et torturée et le peuple vivait constamment dans la peur de se faire dénoncer, par sa famille ou des voisins. Vingt ans après, cela a laissé beaucoup de séquelles dans l’esprit collectif. De plus, les Roumains souffrent beaucoup de leur réputation, car, dans les autres pays européens, ils sont souvent assimilés aux Tziganes et aux problèmes liés à leur culture. Malgré tout, ils sont extrêmement généreux et t’accueillent toujours les bras ouverts.

4 sourires au service des plus démunis


Ma mission Nous allons tous les jours dans les quartiers défavorisés de la ville ou dans des institutions. Il y en a sept en tout: Le camin est un immeuble construit, à la base, pour faire office de chambres d’étudiants. De nombreuses familles y habitent, à 7 ou 8 personnes, parfois plus, dans une seule pièce. Il y a beaucoup d’enfants làbas, qui grandissent au milieu des trafics de drogue. Nous jouons avec eux, à l’extérieur, et nous rendons visite à leurs familles, qui n’ont, généralement, pas beaucoup de relations amicales avec leurs voisins, car ils vivent dans une grande promiscuité, ce qui engendre des tensions. Pe Dial est un endroit, en dehors de la ville, où des familles très pauvres ont construit des logements avec des matériaux de fortune. Ils n’ont ni eau ni électricité. La vie y est encore plus dure en hiver, car l’eau de l’unique puits gèle et il faut marcher encore plus pour avoir de l’eau potable. Bejan est une colline entourée par un immense cimetière, où vivent en majorité des Tziganes. C’est un endroit où vivent beaucoup d’enfants dans des conditions sanitaires difficiles, entourés d’ordures. Mintia se situe en dehors de Deva, à côté d’une grande centrale thermique. 200 enfants et leurs familles y vivent dans de petits baraquements construits, à la base, pour accueillir les ouvriers de la centrale. Nous nous y rendons une fois par semaine. Gigorescu : Ce quartier se situe derrière la gare. Une fois que l’on a traversé les voies de chemin de fer, on se retrouve dans un monde complètement à part. C’était, à l’origine, une ancienne porcherie où l’on a relogé des personnes. Le sol est jonché continuellement d’ordures et quelques enfants courent sans chaussures, même en hiver. Ils vivent dans la promiscuité et dans une saleté indescriptible, ce qui engendre beaucoup de violences, même entre les adultes, mais surtout entre les enfants qui se battent, à la moindre occasion.

Catalina et Marie avec deux petites filles

Gogdiu: Nous nous y rendons, en général, une fois par mois, afin de jouer avec les enfants. C’est un «bloc fantôme», c’està-dire un bâtiment voué à la destruction, mais quand-même habité, illégalement. Il n’y a pas d’eau, d’électricité ou de gaz. L’immeuble tombe en ruine, ce qui est très dangereux pour les familles qui y vivent mais vu qu’elles n’ont pas d’autre solution, elles se contentent de cet endroit. La fondation St-François : C’est un centre où sont accueillis plus de 200 enfants, orphelins ou dont on a retiré la garde aux parents. Ils sont répartis dans différents appartements d’un immeuble, par groupes de 10 ou 15, avec un pédagogue. Tous ont un immense besoin d’attention et d’affection : c’est toujours une grande fête quand nous allons les voir. Nous nous rendons dans ces différents endroits tous les après-midi. Le matin, nous accueillons les enfants à la maison. Beaucoup de ces enfants vivent toute la journée dans la rue et ne vont pas à l’école. Notre présence leur donne un point de repère et un peu de stabilité. Certains jours, ce n’est pas facile, car ils sont très dissipés et parfois violents. Il faut savoir faire preuve de patience et de fermeté, sans oublier le but de notre mission qui est de les aimer.

Une autre partie importante de notre mission est la vie de prière. Nous nous réunissons, plusieurs fois par jour, pour prier et confier nos amis des quartiers à Dieu. Les enfants aiment beaucoup prier avec nous, ils sont très simples et vraiment touchants. Malgré les difficultés, je suis très heureuse ici. J’apprends beaucoup sur moi-même et je me rends compte que ce que je tenais pour acquis n’est en fait pas si évident à obtenir ici. Les personnes que je rencontre dans ces quartiers sont extrêmement accueillantes et joviales, malgré une vie très difficile. J’ai beaucoup de chance de pouvoir vivre une expérience pareille qui, je crois, change ta vie pour toujours. Chaque jour est l’occasion pour moi de prendre une bonne leçon de vie à l’école des plus petits et des pauvres. Marie Chailley

Biographie express Marie Chailley est née en 1993. Elle a grandi à St-Luc. Après l’école obligatoire, elle a fréquenté l’Ecole de Culture Générale à Sierre. Diplômée, elle a fait, l’année passée, une maturité spécialisée santé à Viège. A son retour de Roumanie, elle commencera l‘école d’infirmière.

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que font les collaborateurs d’Anniviers Tourisme ?

A l’heure où des changements arrivent dans le personnel d’Anniviers Tourisme, certains questionnements sur notre travail ressurgissent. Que faisons-nous lorsque nous n’avons pas de touristes à accueillir? Est-ce que tous les collaborateurs sont nécessaires et pourquoi ? … Etant donné le caractère public de notre entité qui travaille pour l’entier de la commune d’Anniviers, ce type de question est légitime. Notre mission première est évidemment l’accueil et l’information, prioritairement dans les offices du tourisme (OT), mais également par l’envoi de brochures et de plus en plus via notre site web dont vous n’aurez pas manqué de constater le lifting important. Indépendamment du travail à réaliser, l’accueil de nos hôtes au guichet est notre priorité absolue, suivi par les demandes téléphoniques et enfin les demandes écrites. L’accueil d’un hôte prend parfois beaucoup de temps que nous lui accordons avec plaisir, selon ses questions et ce qu’il cherche, d’une dizaine de secondes s’il veut uniquement savoir si un établissement précis est ouvert, à une dizaine de minutes, parfois plus, s’il souhaite avoir des explications sur les possibilités d’activités, des informations plus précises sur les hébergements, s’il faut remplir des bulletins d’arrivée, encaisser des taxes de séjour… Avec près de 12’000 heures annuelles d’ouverture des OT des stations, le dicastère « accueil » nécessite beaucoup de ressources humaines. Le personnel au guichet peut parfois faire d’autres activités entre deux visiteurs, alors qu’à d’autres moments, l’entier de leur journée ne sera dévolu qu’à l’accueil qui nécessite, selon les saisons, jusqu’à trois collaborateurs simultanément par OT. Des supports d’information étant nécessaires, un travail important est réalisé par notre team qui s’occupe de toute l’information locale et par Sierre-Anniviers Marketing (SAM) qui gère l’information à l’externe. La multiplicité des vecteurs

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d’information (flyers, affiches, sites web, intranet de Suisse Tourisme, spots radio, réseaux sociaux…) dans lesquels les informations doivent figurer et les changements quotidiens dans les éléments à diffuser rendent ce dicastère à la fois exigeant et très intéressant. Nous collaborons également avec SAM pour les outils d’information communs tel le site web dont la rédaction des textes, le choix des photos, le suivi du contenu… sont gérés par le personnel des OT concernés. Notre deuxième mission est l’animation, avec près d’un millier d’animations, manifestations et événements auxquels nous collaborons chaque année à des degrés d’implication divers. Nous essayons de préparer les animations au maximum entre-saison, lorsque la fréquentation réduite des OT permet à nos collaborateurs de s’atteler à d’autres tâches que l’accueil et l’information. Ce travail est très varié, non seulement de par la diversité des animations qui vont du vin chaud de bienvenue aux grands événements, mais également de par la manière de les aborder, selon que la totalité est organisée par nos collaborateurs ou que nous ne faisons que relayer l’information, ou encore en raison des multiples étapes nécessaires à la mise en place d’une animation/manifestation. Entre l’idée et la réalisation, un travail important est nécessaire, lequel implique des partenaires, des bénévoles, des ressources humaines et financières, du matériel, de la communication, de la promotion, des séances… chaque étape étant soigneusement listée dans une fiche propre à chaque animation, avec un collaborateur «répondant» qui s’assure du suivi des tâches et de la réalisation. Comme dans toute entreprise, la gestion d’Anniviers Tourisme nécessite de s’occuper de stratégie, de finances, de ressources humaines, de marketing partenaires, d’administration… avec des spécificités liées à notre domaine d’activité, telles la gestion

des statistiques de nuitées et des taxes de séjour ou la collaboration à la création de la politique touristique communale. Notre métier est intéressant, varié et les contacts multiples qu’il occasionne sont très enrichissants, même s’ils ne sont pas toujours faciles à gérer. Nous avons la chance de contribuer à la mise en valeur de notre belle vallée et au développement de son attractivité. Longtemps trop peu considéré, le travail dans un OT commence à intéresser les jeunes Anniviards que nous accueillons de plus en plus souvent pour un stage dans l’un des OT d’Anniviers, afin qu’ils se rendent compte sur le terrain de la réalité de ce domaine d’activité, ce qui est très réjouissant et encourageant. Anniviers Tourisme forme des apprentis et des stagiaires, avec l’objectif d’engager un(e) nouvel(le) apprenti(e) chaque année. Une place d’apprentissage qui mène au CFC de commerce est ainsi libre dès début septembre 2014 pour débuter un cursus dans un domaine économique qui connaît un très fort développement au niveau mondial, le tourisme, dont les experts prévoient un doublement de l’activité entre 2000 et 2050. Bienvenue aux jeunes qui s’intéressent à ce beau métier d’avenir, n’hésitez pas à vous renseigner et à passer dans les OT, ce sera avec plaisir que nos collaborateurs vous renseigneront sur leur travail et ses perspectives.

Simon Wiget Directeur Anniviers Tourisme


tranche de vie

au Cycle d’Orientation d’Anniviers

Les guides et les professeurs étaient super et nous les remercions pour cette semaine. Nous remercions les personnes qui nous ont soutenus pendant ce camp. Alan et Maroussia

Les élèves du Cycle d’Orientation ont comme chaque année pu profiter d’une semaine de camp. Si les classes de premières se sont rendues à Saignelégier et celles de troisièmes à Soleure et Lucerne, la classe de 2CO a sillonné les magnifiques paysages du Val d’Anniviers.

Roadmovie et cours Projet Personnel en 3CO Camp 2CO, 26.09.2013 : La classe de deuxième année du cycle d’orientation au sommet du Pigne de la Lée.

Le lundi 23 septembre, après avoir fait une soupe et pêché nos propres poissons à la Tzoucdana à Zinal grâce à l’aide de quelques pêcheurs professionnels et le sourire des enseignants, nous sommes partis pour rejoindre la cabane du petit Mountet. Grâce à Monsieur Nicolas Antille et aux professeurs, nous sommes parvenus le lendemain, après bien des efforts, au gîte de Moiry. Pour nous réconforter de cette longue journée, nous avons eu droit à une bonne douche. Propres mais fatigués, nous avons mangé les délicieux mets de Madame

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Fabienne et de son mari. Durant cette semaine nous sommes aussi montés à la cabane de Moiry, avons marché sur le glacier et grimpé sur des murs de glace. Le soir au gîte de Moiry, c’étaient jeux de cartes, poker, cache-cache et loup-garou. Nous avons trouvé cette semaine magnifique mais physique, avec des super paysages comme on le voit sur la photo de la classe 2CO prise en haut du Pigne de la Lée, avec nos guides et les professeurs qui nous ont accompagnés durant ce camp sportif. Depuis cette montagne on profite d’une vue magnifique sur le glacier de Zinal et le Besso. Cette ascension a débuté le jeudi 26 septembre, tôt le matin avec de la pluie et de la neige par moments. Heureusement pour nous, le beau temps était de retour pour la descente du Pigne.

Jeudi 17 octobre 2013, le cinéma était au programme de l’école ainsi que de la population d’Anniviers, invitée à visionner le film documentaire « Sâdhu » de Gaël Métroz. La fondation ROADMOVIE faisait halte en Anniviers, pour le plus grand bonheur des plus jeunes qui ont pu s’initier à l’art du court-métrage et aux techniques de cinéma. Les élèves du CO étaient, eux, invités en soirée, à découvrir la quête de vérité, d’absolu et de sagesse de Suraj Baba, un Sâdhu (saint homme dans la philoso-


phie hindouiste) aussi extravagant qu’extraordinaire. La salle communale était bien pleine ce soir-là : parents d’élèves, hôtes de passage et habitants de la Vallée ont été nombreux à répondre à l’invitation de l’école. Les personnes présentes n’ont pas manqué de remarquer l’activité des deux classes de 3ème année du cycle d’orientation, emmenées par leurs titulaires, Patricia Chardon Kaufmann et Muriel Beaud Augier. Ce sont en effet les élèves de cet ultime degré de la scolarité obligatoire qui ont préparé l’apéritif, complété la décoration de la salle en coordination avec la classe de 6ème primaire d’Alain Emery et servi boissons et gâteaux durant la soirée. Cette activité a été préparée durant le cours Projet Personnel 3CO, nouvelle didactique introduite dans la loi sur le nouveau cycle d’orientation et qui permet aux élèves de s’initier à la pédagogie de projet selon la planification suivante :

Objectif final du cours Projet Personnel 3CO: «Amener les élèves à réaliser individuellement leur projet si possible en lien avec leur orientation professionnelle de manière autonome et structurée en utilisant tous les outils proposés durant l’année»

Que retiennent les élèves d’un tel projet ? Selon eux, pour qu’un projet réussisse, il faut: Ne pas attendre le jour J pour s’organiser (Sandy) ; de la motivation (Loris) ; se répartir les tâches (Marieke) ; faire un plan de travail (Maël) ; de l’entraide (Andy) ; ne pas aller perturber les autres, rester serein et Pour ce premier projet collectif, les élèves confiant (Eliane). ont choisi de confectionner l’apéritif de la Bravo pour cette magnifique soirée ! soirée Roadmovie. Ils se sont fixé des objecGeneviève Constantin-Zufferey, directrice tifs, ont réparti les tâches, ont établi une planification ainsi qu’un budget.

Kathy Berset Directrice +41 27 475 45 00 +41 79 476 34 04 www.afim.ch www.immobilier-vacances.ch

St-Luc

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moments phares

de la journée des 10 ans du MCA Les enfants étaient à l’honneur durant cette journée. Le soleil et les curieux étaient également au rendez-vous. Pour cet événement, notre équipe du MCA a eu du plaisir à mettre en place des animations sur les thèmes de «grimper et être en équilibre». Le club a également profité de rajeunir un peu la salle de grimpe et de la rafraîchir. Effectivement, une partie du mur a été rénovée grâce à des modules plus contemporains. Et le pan de grimpe a enfin des matelas de sécurité dignes d’être appelés ainsi !!!! Nous remercions toutes les personnes et les instances qui nous ont soutenus pendant ces 10 ans. Que l’aventure continue ! Mais les images parlent mieux que les mots. En voici quelques-unes qui reflètent la journée du 28 septembre….. Pour le MCA Pascal Zufferey

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nos bisses Les bisses du Valais sont des témoins importants de notre culture. Ils sont aussi notre patrimoine, longtemps oubliés par les générations actuelles. Mais depuis quelques décennies, ils reviennent en force. Nous avons repris conscience de leur importance et de celle de l’eau, vitale à toute nature vivante. Nos bisses, témoins d’histoire, d’une culture, d’une civilisation, creusés dans le sol, taillés ou suspendus dans les parois rocheuses comme des cicatrices chargées de souvenirs, ils symbolisent le combat des montagnards à la recherche de la survie. Aller chercher l’eau, là ou elle était, des fois dans des endroits impossibles, sources, torrents, glaciers et rivières, forages etc. Beaucoup de personnes ont payé de leur vie en traversant falaises et dévaloirs, il n’y avait pas d’autres solutions si l’on voulait avoir de l’eau pour sa consommation personnelle, pour abreuver le bétail et pour arroser les cultures. Le Valais est une région de Suisse où les réseaux d’irrigation ont été les plus développés, pour la simple raison que les précipitations annuelles sont faibles, surtout dans le Valais central où il tombe entre 600-700mm d’eau par année, avec des températures élevées et une forte amplitude thermique journalière. La sécheresse est encore accentuée par la fréquence des situations de foehn. L’origine des bisses demeure un mystère, les documents du 13ème siècle attestent de leurs anciennetés et parfois font référence à des constructions antérieures. Technique de construction On peut distinguer deux groupes de constructions de bisses : Canaux creusés dans les versants des rives ou des vallées à même le sol. Autrefois, avec des outils rudimentaires, les bisses étaient

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de véritables prouesses techniques. Sur les versants des prairies, le tracé était creusé dans des terrains et parfois renforcé en aval par des murets ou banquettes construits de pierres scellées par des mottes de terre aux endroits délicats. 2e technique : Aux endroits difficiles, on taillait le lit du bisse dans la pierre, un système de console était élaboré pour y faire passer des chéneaux de bois ou un assemblage de planches en U. Pour accrocher le système on enfonçait dans la paroi rocheuse des poutres de bois : dit boutzets. Ce système a presque disparu de nos jours, sauf pour des techniques de construction à l’ancienne. A partir de 1929, la seconde technique a presque disparu. On a remplacé le système par le percement de galeries creusées dans la montagne, moins coûteuses et moins difficiles à l’entretien. Dans les années 1980, un inventaire a été réalisé par le service de l’aménagement du territoire du canton du Valais. Nombre de canaux sont abandonnés en même temps que l’irrigation des terres les plus inaccessibles. Ces bisses, après des siècles et des siècles de fonctionnement plus ou moins difficile, ont été condamnés par la modernisation de l’agriculture qui demande des débits d’eau plus importants. Et pour terminer, l’apparition de l’arrosage par aspersion qui a provoqué l’abandon des bisses à ciel ouvert. Ces passages d’eau ont été couverts par la pose de tuyaux, distributeurs de secteurs, par des vannes : systèmes réglés par les consortages. Conclusion Aujourd’hui, il y a un nouvel intérêt pour que certains bisses soient remis en eau. Réhabilités, ouverts aux randonneurs, ils

offrent un intérêt touristique et une protection du patrimoine. Certains tracés ne pourront pas être remis en eau, mais il faudra les mettre en valeur, conserver les derniers vestiges apparents et en faire des passages historiques sous forme de chemins didactiques. Notre patrimoine doit rester vivant pour les générations à venir. Jollien Yvonne Bisse de Fang encore actif


Une spécialité anniviarde, l’Anniclasscup

Depuis 1997, un tournoi sportif rassemble, chaque automne, toutes les classes de contemporains qui désirent se mesurer entre elles.

Le terrain de volley

Pour animer un peu, un jeu inspiré de Fort Boyard

Chaque classe choisit un sport, selon son goût, dans des variantes parfois loufoques, comme le football pour sumotoris ou le babyfoot humain. Après la compétition, la musique et la fête prennent la relève. Puis, la classe organisatrice passe le témoin à la suivante.

organisateurs, le temps que les joutes aient lieu et désignent un nouveau vainqueur.

Cette rencontre, unique en son genre, est placée sous le signe de la réjouissance.

Les bénéfices de la journée furent entièrement versés à l’association Les enfants de la rue du Vietnam, Association of Education for Development, fondée, peu auparavant, par un jeune du pays, Sébastien Barmaz. Des statuts furent écrits et transmis aux 78 pour leur faciliter l’organisation de la deuxième Anniclasscup. Depuis, ces statuts ont été égarés, mais l’esprit est resté le même.

Plus récemment C’est donc tout à fait logiquement que le 16 novembre dernier, la 17ème Anniclasscup fut organisée par les 1993, pour la première fois à St-Luc. Elle a rassemblé 16 classes qui se sont affrontées sur le terrain dans une version particulière de volleyball. Quatre joueurs par équipe étaient juchés sur des troncs de bois et ne pouvaient se déplacer, un seul joueur était libre de ses mouvements. Les équipes étaient réparties dans quatre groupes, les deux premiers de chaque groupe se qualifiaient pour s’affronter en quart, en demi, puis en finale. Les grands vainqueurs furent les 91. La classe 1977 se fait un point d’honneur de participer à chaque édition. En 2013, elle était la doyenne et compta, sans doute, les années, quand elle vit que les plus jeunes, les 97, étaient nés l’année même de la création de « leur » manifestation. Innovation Les 93 ont fait l’acquisition d’une channe qu’ils ont instituée comme trophée. Elle sera désormais remise en jeu, année après année. Une gravure mentionnera les vainqueurs de chaque Anniclasscup. La classe qui remporte la coupe, la garde jusqu’à l’automne suivant où elle est restituée aux

Générosité Lors des dernières éditions, l’argent gagné a été partagé entre la classe organisatrice qui, ainsi, garnit un peu sa caisse, et une association à but non lucratif. En 2013, l’association bénéficiant du don versé par les organisateurs fut l’ARFEC, acronyme désignant l’Association Romande des Familles d’Enfants atteints d’un Cancer. Elle a pour but un soutien mutuel sur la base de l’expérience du vécu. Son aide se manifeste tant sur le plan psycho-affectif que sur celui des réalités pratiques du quotidien. Pour davantage de renseignements, cf. http://www.arfec.org Janine Barmaz

A NNI C L AS S CUP '1 3

L’affiche 2013 créée par Lucien Marandola

Pour mémoire C’est la classe 1977, la première, qui mit sur pied cette manifestation pour célébrer ses 20 ans. Le désir d’animer la vallée, conjugué à celui de marquer le coup, aboutit à l’organisation d’un tournoi, à la salle polyvalente de Zinal. La compétition s’étala sur toute la journée du samedi et trouva un agréable prolongement dans une longue soirée festive. Après concertation des membres et en collaboration avec eux, c’est le comité de la classe qui présida à la mise en œuvre du projet. Ce comité était constitué d’Etienne Savioz, de Georges-André Theytaz et de Raphy Zufferey. Un carnet de fête fut fait, en vue de récolter de quoi couvrir les frais d’une telle organisation. Une des principales difficultés fut de trouver les responsables des différentes classes, afin de rentrer en contact avec chacune d’elles. Elles furent nombreuses à répondre favorablement à l’invitation. Les participants les plus âgés furent les 49, les plus jeunes, les 81. Du haut de leurs 16 ans, ces derniers remportèrent la coupe, après une finale animée qui les opposa aux 63. Le unihockey fut le sport choisi pour cette première édition.

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Crettaz Etienne - Vissoie tél 027 475 14 33

Salamin François - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55

Créabois Martial Solioz - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54

Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70

Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94

Viaccoz SA - Ayer/Zinal tél 027 475 17 78 - fax 027 475 37 78

Pittet Charles - Chandolin tél 078 601 23 18

Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54

Salamin Claude-Albert - St-Luc/Niouc tél 027 455 53 86 - tél 079 417 63 86

Patrice Michlig - St-Luc/Niouc tél & fax 027 455 99 00 - 079 393 37 12

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familles anniviardes d’ici et d’ailleurs Une nouvelle série s’ouvre ici, dans l’idée de retracer le quotidien des familles d’aujourd’hui. Ce premier volet prend Niouc comme entrée en matière.

Nous voici à Niouc, porte d’entrée sur le Val. Si on tourne les yeux vers le Rhône, la vue suit son cours bien loin vers le bas et s’ouvre sur les coteaux de la rive droite; plus haut, après avoir dépassé Crans-Montana et Anzère, le regard se pose sur les Alpes mi-valaisannes, mibernoises. Le mirador de Beauregard, dont les fondations séculaires sont peu à peu remises en état, veille sur Niouc et ses contours. De Niouc on voit la plaine

Le mirador de Beauregard

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Charlène, Elisa et Salomée Theytaz

C’est ici qu’Aline, Georges-André, avec leurs enfants Charlène, Elisa et Salomée s’épanouissent dans leur douillette maison. Mais reprenons au début. Aline a grandi à Niouc déjà, Georges-André à Vissoie. Ils ont accompli leurs formations respectives à Genève, sage-femme pour elle, orthodontiste pour lui. A cette époque, ils savaient, comme une évidence, que leur vie se déroulerait en Anniviers. Les débuts de vie familiale se sont pourtant déroulés à Martigny, là où le travail s’est présenté. Dès qu’ils ont pu, ils ont cherché et trouvé un terrain à construire à Niouc. Les déplacements à Martigny restent ainsi raisonnables. Par contre, Aline est devenue sage-femme indépendante en 2011; les distances sont parfois importantes, même en restant dans le même district. Par exemple, il lui est arrivé d’aller voir une patiente à Crans, puis une autre à Zinal et enfin la suivante à Vercorin le même jour. Mais Aline aime conduire et cela lui permet de faire le vide entre deux situations. Georges-André considère le trajet travail maison comme une sorte de palier de décompression. L’année 2013 a présenté son gros lot d’événements: déménagement, cambriolage du cabinet d’orthodontie à Martigny, problème de santé dans la proche parenté, accouchement de Salomée… Mais la vie continue et tout se met lentement mais sûrement en place. Sachant que le séjour à Martigny serait de courte durée, Aline et Georges-André n’ont pas vraiment fait d’effort d’intégration là-

bas. Leur but était fixé, ce serait le retour en Anniviers afin de scolariser les enfants ici. Voilà pourquoi la maison a rapidement pris forme. Leurs familles et leurs amis sont ici, ils se sentent complètement Anniviards et n’ont pas envisagé d’autre alternative pour leur futur. Si la construction de leur logement n’avait pas été possible ici, peut-être auraient-ils cherché une autre solution. Heureusement, toutes les conditions se sont finalement réunies, et de Niouc on se déplace plus facilement pour des raisons professionnelles que depuis plus haut dans la vallée. Il faut compter avec les conditions hivernales parfois difficiles, mais la situation de Niouc tempère un peu ce problème. En face de leur maison, on peut admirer le plateau de Briey ; peut-être qu’à une époque très lointaine, les replats de Niouc se collaient à ceux de Briey, avant que l’érosion causée par le retrait des glaces ne creuse la distance à l’aide de l’infatigable Navisence…

Juste en face, le plateau de Briey

Ainsi se présente la situation d’une famille d’ici de nos jours; les déplacements d’aujourd’hui ont remplacé les incessants remuages d’autrefois. A la différence qu’aujourd’hui, on peut aisément se déplacer sans qu’il soit nécessaire d’emporter tout le nécessaire avec soi car, le travail accompli, on peut, en principe, retrouver son domicile chaque jour. Texte et photos Simone Salamin


Où en est-on chez les Anniviards ? En cet hiver 2013-2014, on observe une continuité du ski en Anniviers avec le maintien de Claude-Alain Art comme responsable du Centre de Formation 5 Anniviers-Conthey. Par contre, au niveau des plus jeunes, Valentin Crettaz, responsable du Ski Team Anniviers et appelé comme entraîneur auprès du NLZ, a été remplacé par Célien Devanthéry.

Célien Devanthéry

Les courses en Anniviers ! Le Val d’Anniviers va connaître un hiver particulier car il aura l’honneur d’organiser les championnats valaisans OJ techniques. Les stations de Zinal et Grimentz, déjà toutes heureuses de pouvoir organiser leur fusion, vont avoir le plaisir d’organiser les 15 et 16 mars prochains les joutes cantonales considérées comme les plus importantes de par leur intérêt médiatique. Les deux ski-clubs organisateurs, appuyés comme à leur habitude par les parents des membres du Ski Team Anniviers et du Centre de Formation 5 de Ski-Valais vont ainsi avoir l’occasion d’organiser une grande fête à laquelle la population et les résidents anniviards sont conviés. Avant cette date, Zinal va avoir l’occasion d’organiser des épreuves interrégionales et nationales alors que la rive droite de la Navizence se spécialisera dans la vitesse

avec l’organisation de Super G pour les OJ et pour les populaires (Trophées de BellaTola et de l’Illhorn). De plus, et comme à leur habitude, un comité ad’hoc va organiser à Zinal de très nombreuses courses internationales FIS durant la saison. Amaury Genoud, l’Anniviard à la porte de la carrière professionnelle ?

Avec l’impression qu’il passe deux tiers de son temps hors de son domicile, Amaury Genoud semble ambitieux en ce début d’année. Ayant terminé sa scolarité à Brigue, il effectue actuellement son stage MPC (maturité professionnelle de commerce) à Sion au département des finances auprès de l’Etat du Valais. Il pourra effectuer ce stage sur 2 ans plutôt que sur l’année requise, et ce afin de lui permettre de pouvoir participer à la totalité du cirque blanc, préparation et compétition incluses. Ayant gagné l’an passé le titre de champion suisse junior de descente, il est arrivé deuxième à la Swiss Cup, laquelle fut gagnée par Marc Bonvin. Cette compétition qui sacre la régularité auprès de la relève a vu en troisième position la présence du coureur de Coupe du Monde Daniel Yule, ce qui a entraîné un triplet valaisan dans la catégorie des moins de 21 ans. Habitant en colocation à Sion avec Florent Salamin, son pote Anniviard, il peut ainsi se consacrer tous les jours à sa formation et à son sport favori. S’il doit aller travailler, on le voit très souvent s’entraîner en fin de journée au fitness″ ou des installations sportives sédunoises en compagnie des deux frères Bonvin. S’il doit partir en stage,

ce sera souvent du côté de Zermatt ou de Saas-Fee, mais également en Hollande (Landgraaf ) où on pratique le slalom en salle ou alors dans les Grisons (Diavolezza), voire en Italie (Sulden). Ayant participé à une quarantaine de jours de ski d’été, il se réjouit de la présence de l’hiver. A noter qu’Amaury n’a pas été freiné par une blessure depuis longtemps. Après avoir skié très longtemps sur Völkl, il fait confiance depuis quelques années à Atomic. Ambitieux en ce début d’année, Amaury espère participer aux championnats du Monde junior où les coureurs suisses ont été brillants l’an passé, glanant de multiples médailles. Alors qu’il a une place assurée en Coupe d’Europe dans les épreuves de vitesse, il devra encore faire ses preuves en géant et en slalom spécial. Membre du Cadre C de Swiss-Ski sous la responsabilité de Michaël Weyermann, lequel va beaucoup aller les suivre en compétiton, il se trouve dans un groupe avec les deux frères Bonvin, l’Evolénard Vincent Gaspoz et les deux Zermattois Pirmin Zurbriggen Jr et Joël Müller. Habitué à se trouver loin de chez lui et à la vie de groupe, il a fait le pas de l’intégration, étant capable de se débrouiller en Suisse allemand. De plus, il sait que tout cela coûte cher si l’on compte le fait qu’il doit faire de nombreux kilomètres avec sa voiture, posséder son propre pied-à-terre tout en sachant être indépendant avec des entrées financières qui sont encore inexistantes. Malgré cela, il estime avoir beaucoup de chance de faire ce qu’il aime car le ski reste sa passion. De plus, il se sent des ailes car il sait que les sacrifices à accomplir ne sont pas grand-chose vis-à-vis du fait qu’il reste convaincu d’avoir les capacités de devenir prochainement un coureur de Coupe du Monde. Il rattrapera en cela le seul Anniviard à y être parvenu, Marc Chabloz. Maurice Fellay

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hockey-club anniviers saison 2013-2014

Notre équipe fanion connaît un début de 3 questions à Sean Simpson saison comptablement difficile, avec 3 défaites contre les meilleures écuries de notre groupe. Mais l’engagement démontré nous laisse entrevoir une suite de championnat plus ouverte que ne le laisse penser la statistique actuelle. Si la suprématie des Sierrois ne sera contestée par personne dans notre Dimanche 19 janvier, tournoi Bambinis, groupe, le reste de la hiérarchie reste à faire 10h00 à Vissoie entre la 2ème et la 7ème place. Tel un bon Dimanche 26 janvier, tournoi Piccolos, vieux diesel, gageons que le moteur monte 10h00 à Vissoie en régime dans les semaines à venir ! Point d’orgue : le derby du 27 décembre à Sierre, puis les playoffs dès le mois de février. Honneur aux jeunes ! Ce début de saison est le premier depuis longtemps où nous débutons dans 2 catégories (bambinis et piccolos). Les premiers tournois ont été l’occasion de constater que nos jeunes sont très prometteurs et que le travail effectué porte ses fruits ! Les dates à retenir :

Les Bambinis

La Suisse peut-elle se hisser durablement au niveau de la Finlande (5.5 millions d’habitants) ou de la Suède (9 millions d’habitants)? Oui, en continuant les efforts de la formation, nous pourrons développer les talents de nos jeunes. Il faut aussi mieux les soutenir et les accompagner lorsqu’ils tentent une expérience à l’étranger, notamment dans les ligues juniors nord-américaines. Ainsi, la Suisse pourra affirmer sa présence dans l’élite mondiale. Si vous pouviez composer votre 1ère ligne, quels joueurs choisiriez-vous aujourd’hui? Attaquants : Sidney Crosby (CAN), Alex Ovechkin (RUS), Patrick Kane (USA), Défenseurs : Shea Weber (CAN), Roman Josi (CH), Gardien : Henrik Lundqvist (SUE) Qui seront les médaillés du tournoi de Sotchi ? Difficile à affirmer. La seule certitude est que ce tournoi sera le plus relevé depuis Vancouver. Devant son public, la Russie aura à coeur de montrer à la planète hockey qu’elle est la plus forte. Je dirai : Russie, Canada et.... Suisse. Benoît Epiney Les Piccolos

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Rang 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Team Renc. Vict. Vict.+ Déf.+ Déf. Points HC Sierre 7 7 0 0 0 21 HC Sion‐Nendaz II 6 5 0 0 1 15 HC Monthey‐Chablais 6 4 0 0 2 12 HC RED ICE 7 3 0 0 4 9 HC Anniviers 5 2 0 0 3 6 HC Lens 3 1 0 0 2 3 HC Sion‐Nendaz III 5 1 0 0 4 3 EHC Raron 2 0 0 0 2 0 EHC Visp Lions 5 0 0 0 5 0

3961 Chandolin Christine Vogt 079 534 38 65

Impressum

« Les 4 Saisons d’Anniviers » Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Jérôme Bonvin (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Benoît Epiney (Président HC Anniviers) Pascal Zufferey (Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédactrices : Janine Barmaz, Simone Salamin, Adriana Tenda Claude Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires

Bienvenue aux non-résidents Abonnez-vous !

Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers sàrl 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.

Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

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sport4000@netplus.ch www.sport4000.ch

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S R U E N E R P E R T N E LES S R E I V I N N D’A

Š design Lucien Marandola


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N 13 janvier 2014 by Les 4 Saisons d'Anniviers - Issuu