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N° 63 - Juin 2026

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© Aurèle Salamin
La Lee, femelle gypaète qui niche à Zinal, avec une hanche de chamois entre les pattes

L’invitée

Soraya Lochmatter est enseignante à l’école primaire, jeune, et… c’est une femme : pas tout à fait le profil-type des présidents d’alpage. Mais elle est aussi la petite-fille d’Armand et Elise Genoud et elle a grandi au contact des vaches, sa famille en ayant toujours élevé. Aujourd’hui, elle est devenue la première femme présidente de l’alpage de Nava. Si plusieurs dames ont déjà siégé au comité, aucune n’avait encore occupé ce poste. Elle en a repris la présidence il y a un an, pour un mandat de quatre ans. Une responsabilité dont elle n’imaginait pas l’ampleur. La fonction implique de nombreuses tâches administratives : déclarer les fromages afin d’obtenir l’étiquette AOP de l’interprofession de la raclette, gérer les démarches liées aux employés, suivre les comptes, enregistrer les animaux et, plus largement, superviser l’ensemble des activités de l’alpage. Un rôle exigeant qui demande beaucoup d’engagement. En résumé, il s’agit de gérer à la fois les fromages, les humains et les vaches. En riant, Soraya admet que « les vaches sont ce qu’il y a de plus facile à gérer ». Elle peut compter sur des propriétaires bienveillants et ouverts, toujours prêts à donner un coup de main. La plupart sont des hommes ; il n’y a que deux femmes consorts à l’alpage. Ils sont très gentils, mais ils ont du caractère. L’alpage reste un monde masculin, où il faut faire sa place. Le grand-père de Soraya semble partagé entre un brin de fierté que ce soit sa petite-fille qui dirige l’alpage, et la sensation qu’il est quand même très bizarre que la présidente en soit une femme. Pourtant, les mentalités évoluent : pendant plusieurs années, une équipe de bergères-fromagères ont travaillé à l’alpage de Nava. Aujourd’hui, les bergers sont des hommes, tandis que la fromagère fait partie de la gent féminine. Les propriétaires et les employés ont bien accepté qu’une femme prenne la présidence de l’alpage. « Ce qui est plus compliqué dans mon rôle, confie Soraya, c’est que ce sont tous des paysans, alors que moi, ce n’est pas mon métier ; je n’ai pas toutes les connaissances que peuvent avoir ces hommes autour de moi. Mais je m’informe et j’apprends beaucoup. »

Les éleveurs anniviards peinent à assurer la relève Un autre défi réside dans la différence d’âge. Soraya, 28 ans, fait partie des plus jeunes, alors que les éleveurs qui confient leurs vaches à l’alpage de Nava sont, pour la plupart, bien plus âgés — certains avoisinent les 80 ans. Les points de vue ne sont donc pas toujours les mêmes, mais cette diversité est aussi une richesse. La grande expérience de l’alpage des aînés est précieuse, et leur présence constitue un véritable atout. À l’exception de Léo, de l’étable d’Ayer, qui est dans la trentaine, les jeunes sont rares. Les éleveurs

anniviards peinent à assurer la relève. Malgré ces défis, Soraya se sent à sa place : « Je suis jeune, je suis une femme et je ne suis pas du métier, mais ils sont soulagés que quelqu’un reprenne ce poste et ses responsabilités. J’ai la chance d’être soutenue et aidée par les membres du comité, Fred et Jacky, ainsi que par les autres propriétaires qui donnent des coups de main tout au long de la saison. » Le comité de l’alpage fonctionne par tournus : chaque propriétaire de vache est amené, en principe, à occuper au moins une fois l’un des trois postes - président, secrétaire ou caissier. Trouver des volontaires n’est toutefois pas toujours évident. Cela faisait d’ailleurs plusieurs années que les Genoud n’avaient plus été dans le comité. Après en avoir discuté en famille, et sachant que Jean-Christophe avait déjà assumé ces fonctions pendant huit ans, Soraya a décidé de se proposer.

Pas assez de bétail pour occuper les alpages « Nous aimerions apporter un peu de renouveau, accueillir de nouvelles bêtes, alors nous faisons un peu de pub. Il existe de nombreux alpages dans le val d’Anniviers - Moiry, Roua, Chandolin et bien d’autres. Nous n’avons pas assez de bétail dans la vallée pour occuper tous les alpages. C’est pourquoi nous cherchons aussi en dehors de la vallée. Tout propriétaire intéressé est le bienvenu ! Actuellement, l’alpage de Nava manque de vaches et en recherche activement. Il peut en accueillir jusqu’à 85, mais leur nombre

diminue légèrement d’année en année. Elles proviennent de Mission, d’Ayer et de Zinal. Tous les propriétaires sont originaires du val d’Anniviers ou y résident, à l’exception de celui d’un troupeau venant de La Souste, dans le Haut-Valais. Vingt-cinq vaches sont des Blanches, et les autres sont toutes des Noires d’Hérens. Les propriétaires doivent payer un estivage pour chaque vache qu’ils placent à l’alpage. Ce prix couvre notamment les salaires de la fromagère et du berger, le foin en cas de mauvais temps, les frais sur l’alpage, etc. À la fin de l’été, chaque propriétaire reçoit les fromages auxquels il a droit. Pour garantir une répartition équitable, on mesure la quantité de lait produite par chaque vache, puis on comptabilise le nombre de fromages fabriqués, avant de répartir le tout au prorata. Les vaches d’Hérens produisent moins de lait que les vaches de race blanche, et cette différence est bien sûr prise en compte.

Le fromage, c’est l’or et le fruit Soraya se réjouit des excellents résultats de l’été dernier : « Le fromage, c’est l’or, le fruit que les propriétaires retrouvent dans leurs mains à la fin de la saison. Cette année, nous avons été classés deuxième meilleure fromagerie d’alpage du Valais, avec une note de 19,83 sur 20. Et surtout, nous avons reçu la médaille d’or pour le fromage à raclette AOP. Ce prix est dédié à nos bergers et à la fromagère qui se lèvent à quatre heures du matin pour s’occuper des vaches, traire, fabriquer le fromage, l’affiner. Il est aussi destiné aux propriétaires qui les chouchoutent le reste de l’année, et à la précieuse herbe de Nava. » Un jury est venu à plusieurs reprises pendant l’été pour goûter, examiner et évaluer les fromages selon de nombreux critères : apparence, pâte, goût, etc. Laurent, le berger, et Séverine, la fromagère, en place depuis trois ans, ont fait un excellent travail, et les vaches ont mangé de la bonne herbe. La saveur du fromage dépend en grande partie de celle de l’herbe, mais la rigueur du travail reste essentielle.

Par amour des traditions et des bêtes

L’agriculture de montagne est très exigeante. Autrefois, presque tout le monde était paysan et possédait des animaux ; aujourd’hui, c’est davantage un loisir, une passion que l’on partage. Même en plaine, l’activité agricole devient de plus en plus difficile et constitue rarement le gagne-pain principal. Nombreux sont les

éleveurs qui continuent avant tout par amour des traditions et des bêtes. « Pour ma part, j’ai beaucoup de plaisir à partager cette passion avec ma famille, et tout particulièrement avec mon oncle Jean-Christophe Genoud. Mais sans l’étable communautaire, avec un employé qu’on partage tous ensemble, ce serait inimaginable pour moi de continuer à garder des vaches comme hobby, en enseignant à 100 % à Sion, car cela demande beaucoup de temps, de travail et d’argent. Quand j’étais petite, je n’avais pas vraiment de passion pour ces bêtes, c’est venu un peu plus tard. Maintenant, je les aime énormément. Le partage avec elles me ressource, me donne de l’énergie et apporte un équilibre précieux à ma vie de tous les jours, parfois chargée de contraintes, de bruit et de stress. »

Propos recueillis par Pauline Archambault

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Soraya et Gaston son filleul lors de la désalpe de Nava en 2025

Notre énergie pour votre région.

Avenir activé.

Jubilé sacerdotal de l’abbé Ernest Melly (70 ans) à l’église d’Ayer : dimanche 28 juin, accueil à 9h45, messe à 10h.

Les Paroisses d’Anniviers

Petite chronique littéraire

Deux livres attrayants pour nous faire percevoir Anniviers sous différentes facettes

Voici un précieux rappel pour deux ouvrages qui nous replongent dans la poésie en patois avec traduction française pour l’un et dans des nouvelles romancées pour l’autre, tous deux très agréables à lire.

Lè Bambanniö, d’Armin Pont (19241995) confirme l’intérêt de l’auteur pour la valorisation du patrimoine et la défense du patois, sa langue maternelle.

Armin Pont a chanté son pays, Sierre et le Val d’Anniviers en s’inspirant des réalités anniviardes d’autrefois. Avec cet écrit, l’auteur a obtenu la Médaille de l’Académie du Disque et de la Poésie de Paris en 1981. La réédition de 2024 est agrémentée de QR codes, également disséminés dans le village de St-Luc pour le plaisir de cheminer en appréciant la mélodie de notre beau patois. Edition par l’auteur en 1981, rééditée par sa famille en 2024, agrémentée de dessins de Jeannette Antille.

Henriette, la grive sur le pré du voisin de François Antoine Pont est résumée ainsi par l’auteur : « Henriette, c’est comme l’oiseau dont elle ne se séparera jamais durant toute sa vie. Elle vole avec lui ! Henriette, c’est la jeune fille un peu rebelle, mais tellement attachante…. Henriette est déroutante, elle déborde d’idées, elle s’échappe de la réalité quand bon lui semble. Elle vit à St-Luc, mais aussi en plaine, dans le quartier de Glarey, durant les périodes du remuage.

J’ai appelé ces nouvelles : tableaux, parce qu’elles sont comme des peintures vivantes de la vie d’Henriette. »

Editions à la carte, avril-mai 2023, illustrée par diverses photos.

Simone Salamin

L’OFXB

se met sur son 31

En automne 1986 Jean-Claude Pont et Georges Meynet ont eu l’idée d’utiliser le passage hypermédiatisé de la comète de Halley pour animer « astronomiquement » les fêtes de fin d’année à Saint-Luc. Lors des conférences et des observations organisées à Tignousa, le succès populaire a dépassé les espoirs les plus fous. Tout est parti de là : Chemin des Planètes en 1989, Observatoire François-XavierBagnoud (OFXB) en 1995, Planétarium de la Tsigère en 2018, soit : 40, 37, 31 et 8 années de vol pour l’astronomie concoctée en Anniviers !

Les deux scientifiques anniviards, professeurs à l’Université de Genève et, bien sûr, passionnés d’astronomie ont mis bénévolement leur savoir et leur temps (environ 10 000 heures chacun) au service de cette idée. En plus des deux créateurs, c’est l’ensemble de la communauté, lucquérande d’abord, puis anniviarde qui a assuré ce bénévolat intégral : ni salaire ni défraiement. Et St-Luc devint la station des étoiles !

Au fil des années, laissant pour un instant leur natel de côté, des milliers de jeunes s’y sont ouverts aux merveilles du ciel. Mais les anciens n’étaient pas en reste, qui ont pu y découvrir la puissance de la science et la richesse de Dame Nature.

Outre la publicité gratuite pour l’ensemble de la vallée et pour le canton tout entier, une multitude de visiteurs se sont rendus en Anniviers, attirés par cette offre que seule notre vallée propose. Des centaines d’articles de journaux, dont un dans le New York Times International du 1er septembre 1995, des dizaines d’émissions de radio et de télévision, des visiteurs célèbres ont ainsi fait connaître notre région et le dynamisme dont elle est capable.

Un historique retraçant les grandes étapes entre 1986 et 2017 peut être obtenu sur le lien suivant : https://data.ofxb.ch/wp-content/uploads/2018/01/ HISTORIQUEASTROLuc.pdf

Pour fêter ces anniversaires, une comédie, des conférences grand public pour découvrir le cosmos, une exposition sur 31 grandes découvertes pour les 31 années d’astronomie installée dans le village de St-Luc, un modèle réduit du système exoplanétaire 51Peg, de la musique, du cinéma, des contes pour les enfants, des observations et des photos du ciel feront dialoguer l’espace avec

les arts vivants. De plus, une cérémonie officielle pour marquer dignement le coup dans la convivialité feront de cette fête un précieux moment à vivre en famille, entre amis ou même en solitaire. Mais personne ne restera seul longtemps, car cette fête de l’astronomie crée un espace de rencontre intergénérationnel, favorise le dialogue entre spécialistes et grand public et renforce ainsi le lien social autour de la connaissance.

Le retour de la très vieille dame

La pièce de théâtre écrite spécialement à cette occasion par Georges Meynet et Javier G. Nombela sera jouée à la salle polyvalente de St-Luc. Les répétitions vont bon train, sous le regard affûté de Cédric Jossen, metteur en scène professionnel qui collabore depuis plusieurs années avec la troupe des Compagnons de la Navizence.

Vous aimeriez bien passer un bon moment là-haut sans vous fatiguer ? Alors plus d’hésitation, c’est l’occasion de vivre ce qui

se passe à l’hôtel Weisshorn, en ce 18 mai 1910. Le personnel de l’hôtel se met en quatre pour satisfaire la clientèle hétéroclite venue là exprès pour assister au passage de la très vieille dame, la comète de Halley ! Mais ce qui aurait dû représenter un moment inoubliable devient source de panique lorsqu’on apprend que la chevelure de Halley contient du cyanure ! Enigmes et quiproquos, combines et pilules anticomètes viendront-ils à bout de ce charivari ? À découvrir en toute décontraction au village, en se laissant surprendre par ces joyeux lurons de la troupe.

Les répétitions ont lieu deux fois par semaine à Niouc, ce qui arrange les acteurs qui viennent de divers lieux de plaine et du coteau et qui rejoignent les Compagnons à cette occasion : Tiffany de Salins, Valentin de Nendaz, Sohële de Bramois, Isabelle de Noës, Alain de Réchy, Vincent de Grimisuat et Philippe de Flanthey, Anna la Lucquérande installée à Savièse. Lucienne habite Vissoie et Benoît Niouc. Puis le travail final se peaufinera à la salle communale de St-Luc où la pièce sera présentée au public. On pourra choisir l’option avec ou sans repas. Mais le rire fera intégralement partie du spectacle, et là, pas le choix !

Sarah Kummer, la costumière attitrée des Compagnons de la Navizence, prend son rôle très à cœur. Pour la régie, on peut compter sur Charles-Henri Tschuss, ainsi que sur Sonia Martin pour les décors et la logistique.

Une fête à ne pas manquer, des animations pour tous les goûts, des retrouvailles joyeuses et populaires : que demander de plus ? Beaucoup donnent temps et énergie pour créer ces rencontres, ces moments d’étonnement, ces découvertes surprenantes, et ces plaisirs de la table. Faisons-leur honneur et laissons-nous guider par des offres alléchantes !

Une nouvelle génération pour le Festival du Toûno

Ils sont venus, ils ont vu, ça leur a plu ! La nouvelle génération, musicienne elle aussi, prend assurément les rênes de l’organisation de cette importante manifestation qui attire un public bien au-delà de notre région. Les anciens ont tracé la voie, les nouveaux créent la leur avec enthousiasme et engagement ! Bienvenue à Florestan Darbellay et Florent Caloz, bon vent à eux et que l’énergie nécessaire à cette magnifique aventure les nourrisse, afin de continuer à nous faire partager de si beaux moments ! Quant au volet littéraire, il poursuit son chemin porté par Michèle Courvoisier et son équipe. On se réjouit des belles trouvailles à découvrir là-haut. Le Festival au Toûno aura lieu du 9 au 14 août prochain, à St-Luc, avec le traditionnel opéra présenté à l’église de Vissoie: L’isola disabitata de Joseph Haydn

Simone Salamin
Illumination de l’OFXB en août 2005 par Robert Jaffray.
Répétition de la pièce de théâtre à Niouc

CARROSSERIE D’ANNIVIERS

- Mayoux 027 475 12 37 - boisval@bluewin.ch

- Vissoie 027 475 11 33 - construction.sa@bluewin.ch

- Grimentz 027 475 21 54 - creabois@netplus.ch

- Grimentz 027 475 15 78 - info@menuiserie-massy.ch

- Ayer 079 434 79 73 - mellyc-n@netplus.ch

- Mayoux 027 475 18 33 - info@monnet-sa.ch - St-Luc tél 027 475 23 39 - francoissalamin@bluewin.ch

- Mayoux 027 475 23 74 - jackyrevey@netplus.ch

- Grimentz tél 027 475 20 70 - menuiserie-theytaz@bluewin.ch - Ayer 079 277 07 68 - info@multibois.ch

GRIMeNTZ-ZINAL - OUV e RTUR e e STIVAL e DU

27 JUIN AU 25 OCTOBR e 2026

L’été arrive et l’Alpine Top fait son grand retour ! Venez profiter de cette saison et découvrez une programmation riche en émotions et en moments inoubliables : lever et coucher de soleil, Cors des Alpes, repas suspendu, brunchs et bien plus encore… + d’infos : valdanniviers.ch

ST-LUC/CHANDOLIN - L e S e NTI e R D e S LACS

FAIT P e AU N e UVe !

Au départ de Tignousa, un sentier tout neuf qui sillonne les lacs de Combavert, Armina et Bella-Tola est à découvrir. Cette nouvelle boucle sera inaugurée samedi 20 juin à l'occasion de la nouvelle Journée du Trail avec la présence d'Oria Liaci. Achetez vos pass en ligne sur shop.stluc-chandolin.ch + d’infos : valdanniviers.ch

VeRCORIN - OUVeRTURe eSTIVALe DU 13 JUIN

AU 25 OCTOBRe 2026

Ouvert uniquement les week-ends jusqu'au 21 juin

• Bike park, Forêt aventures, trottinettes tout terrain, randonnées, ...

• Save the date : Clean Up (11.07), Plouf Festival (2426.07), Mi-été (15.08)

• Nouveau : Saveurs du Vallon (05.09), Bike TestParty in the Woods (10.10) + d’infos : www.vercorin.ch

valdanniviers.ch - vercorin.ch

les sept années d’entraînement finies, le boeuf était enfin prÊt à se battre. Alors, le vacher l’emmena sur le sinistre alpage, pour un combat qui promettait d’Être épique. les deux monstruosités se regardèrent dans le blanc de leurs yeux dénués de pupilles.

le combat commença enfin. aucune des deux forces surnaturelles présentes ne daignait reculer, ne serait-ce que d’un centimètre. le combat dura trois jours et trois nuits, sans la moindre pause. hommes et animaux désertèrent le terrain de peur de perdre un membre, voir leur vie.

Au matin du quatrième jour, les deux bÊtes s’arrÊtèrent pour la première fois, tanguèrent quelques minutes, puis s’effondrèrent, raides mortes. elles retourneront à la terre. tout le village était en liesse, l’alpage était de nouveau libre, et ils purent enfin enterrer les pauvres pÂtres morts il y a septs ans de cela.

FC Anniviers

50 ans ça se fête !

Un demi-siècle déjà que le football vit en Anniviers grâce à son club local qui dispute des matchs à travers tout le Valais.

Le FC Anniviers n’est pas seulement un club sportif mais aussi une grande famille où se réunissent enfants, adolescents et adultes. Il joue également un rôle sociétal important dans cette vallée car il permet aux nouveaux domiciliés de s’intégrer dans la communauté anniviarde en pratiquant leur sport favori.

Si le FC Anniviers a débuté avec une seule équipe et avec un effectif restreint, aujourd’hui plus de 100 jeunes et moins jeunes s’entraînent chaque semaine sur le terrain des Landoux à Vissoie.

Toutes ces footballeuses et ces footballeurs peuvent compter sur des entraîneurs qui suivent régulièrement des cours de formation assumés par le club lequel est dirigé par un comité jeune et compétent.

Cela nécessite du bénévolat et des finances saines afin que le club puisse poursuivre son activité et recevoir de belles satisfactions sportives telles que la première place en 1er degré réalisée l’automne 2025 par les juniors C ainsi que les excellents résultats actuels de l’équipe masculine qui est en passe de briguer la promotion en 4ème ligue.

Programme

Vendredi 11 septembre 2026

18h30

Match des légendes

20h30 Pasta Party 22h00-03h00 Soirée avec DJ Robin

Samedi 12 septembre 2026

08h30

Dès 09h00

20h00

Vu ce dynamisme, il est tout à fait normal que « 50 ans : ça se fête », pour ce faire nous vous convions les 11-12-13 septembre 2026 au terrain des Landoux selon le programme ci-après.

Christian Caloz, président du comité d’organisation

Ouverture des cantines

Match des équipes juniors

Spectacle humoristique d’Anthony Crettex 21h30 Soirée avec le groupe Wave 10 23h30-3h00 DJ

Dimanche 13 septembre 2026

09h00

10h00

Ouverture des cantines

Match équipe masculine 11h00

13h00

14h30

Partie officielle et apéritif

Repas des invités

Remise des mérites sportifs et culturels 2025 15h00

Match équipe féminine

Le grand retour de la mythique fan zone organisée

par la jeunesse d’Anniviers

Du 11 juin au 19 juillet 2026, notre été sera animé par un des plus grands évènements sportifs, celui de la Coupe du monde de football. Une belle aubaine pour la jeunesse d’Anniviers, qui a décidé de monter une fan zone sur la patinoire de Vissoie. Son but ? Recréer la même ambiance de folie que lors de la fan zone pour l’Euro 2021. Et au vu de l’énergie qu’elle met à nouveau dans ce beau projet, vous ne serez pas déçus.

La recette secrète pour une fan zone réussie

Du foot sur un grand écran, une ambiance de folie, de la musique, à manger, à boire et des copains, voilà les ingrédients qui seront réunis à Vissoie. Plus que de simples matchs de foot, la jeunesse d’Anniviers vous propose donc des soirées inoubliables. Vous pourrez vous rendre sous le toit de la patinoire dès 17h30, ce qui permettra de débuter les festivités en douceur avant la diffusion des matchs. Sur tout le championnat, une vingtaine de soirées sont prévues afin de diffuser notamment le match d’ouverture, les matchs de la Suisse ainsi que presque tous les matchs à éliminations directes.

Le défi des horaires

La principale difficulté de cette fan zone 2026 est celle du décalage horaire, puisque la Coupe du monde se déroule aux EtatsUnis, Canada et Mexique. Les matchs auront donc lieu tard le soir, mais rien qui ne fasse trop peur à la jeunesse. Elle a en effet su s’adapter en prévoyant des animations musicales pour égayer les débuts de soirée.

Programme de la fan zone:

Jeudi, 11 juin 21h Mexique / Afrique du Sud

Samedi, 13 juin 21h Qatar / Suisse

Samedi, 13 juin 00h Brésil / Maroc

Restauration: Laurie Food truck

Lundi, 15 juin 18h Espagne / Cap Vert

Lundi, 15 juin 21h Belgique / Egypte

Mardi, 16 juin 21h France / Senegal

Mercredi, 17 juin 19h Portugal / RDC

Mercredi, 17 juin 22h Angleterre / Croatie

Jeudi, 18 juin 21h Suisse/ Bosnie

Brochettes Party sur réservation

Encouragée par le succès de 2021

Si la jeunesse tient à organiser cette fan zone, c’est qu’elle se souvient de la réussite qu’avait été celle de l’Euro 2021. La manifestation avait effectivement suscité un véritable engouement tant du public que des membres de la jeunesse, créant une nouvelle dynamique au sein du groupe. Cette année, la jeunesse espère revivre ces beaux moments et, pourquoi pas, attirer du monde en dehors de la vallée grâce à l’aide d’Anniviers Tourisme qui s’occupe du marketing autour de ces soirées. Elle remercie donc Anniviers Tourisme ainsi que la commune d’Anniviers pour leur précieux soutien.

La jeunesse vous prépare de belles soirées qui promettent d’être mémorables… quoi de mieux pour vivre à fond la Coupe du monde 2026 ?

Dimanche, 21 juin Mini Jeunesse: projection d’un film

Lundi, 22 juin 19h Argentine / Autriche

Lundi, 22 juin 23h France / Irak

Mardi, 23 juin 19h Portugal / Ouzbekistan

Mardi, 23 juin 22h Angleterre / Ghana

Mercredi, 24 juin 21h Suisse / Canada

Restauration : Annibab

Vendredi, 26 juin 21h Norvège / France

Samedi, 27 juin 23h Croatie / Ghana

Concert du groupe Python à 20h30

Matchs à élimination directe:

Jeudi, 2 juillet, 21h Animation musicale VissoiF Quartett

Samedi, 4 juillet, 19h et 23h Concert et apéro offert

Lundi, 6 juillet, 21h

Mardi, 7 juillet , 18h et 22h

Jeudi, 9 juillet, 22h

Vendredi, 10 juillet, 21h

Samedi, 11 juillet, 23h

Concert de Jo Mettraux à 20h30 et Restauration: Burritos

Mardi, 14 juillet, 21h Mercredi, 15 juillet, 21h

Dimanche, 19 juillet, 21h

Animation musicale VissoiF Quartett et Restauration: Burritos

La jeunesse lors de la fan zone 2021

Association des 60+ d’Anniviers

Une escapade réussie

Fondée en février 2024, l’Association des 60+ d’Anniviers poursuit sa mission de rassembler et divertir les seniors. Dans le numéro des 4 Saisons de septembre 2026, elle proposera déjà son troisième programme d’activités.

Coup d’œil dans le rétroviseur

À l’approche de l’été, il est temps d’évoquer rapidement l’année écoulée. Les activités régulières, comme la pétanque, la gym douce, la danse latine, les cafés Tricot et Jeu de carte ou l’atelier « En forme dès lundi » rythment les semaines et les mois d’adeptes qui les pratiquent avec plaisir. Elles sont l’occasion de sortir de chez soi et de rencontrer des personnes avec qui on partage certains intérêts. Elles favorisent le maintien en santé, tant sur le plan physique que mental.

À côté de ces occupations récurrentes, diverses occasions de retrouvailles sont proposées au fil de l’année scolaire. Ateliers cuisine, après-midi récréatifs au son de l’accordéon, balades, conférences, rencontres printanière et automnale autour de la visite guidée d’un village d’Anniviers, sont autant de moments appréciés.

Nouveauté

Ce printemps, l’association a organisé pour la première fois une excursion hors de la vallée. Le 17 avril, une quarantaine de personnes se sont rendues en bus à Grandson, pour y visiter le château nouvellement restauré. Deux jeunes guides passionnés nous ont fait voyager dans le temps, au gré des espaces parcourus et commentés. Mille ans d’histoire, depuis la naissance de cette forteresse (assiégée et incendiée par Charles le Téméraire, avant qu’il ne concède sa première défaite aux Confédérés en 1476) jusqu’à aujourd’hui, ont été traversés en moins de deux heures ! Au terme de 15 ans de travaux, le château de Grandson est devenu un espace muséal dynamique et moderne, qui sait intéresser petits et grands. Après un délicieux repas en commun, chacun a pu déambuler à son gré dans le charmant bourg médiéval, bâti à deux pas du lac de Neuchâtel.

Les participants ont beaucoup apprécié de laisser la froidure anniviarde pour aller à la rencontre d’un printemps plus avancé dans cette contrée lacustre. Une expérience qu’ils souhaitent renouveler l’an prochain !

Programme automne 2026 - printemps 2027

Le programme des futures activités est en cours d’élaboration. Il

sera présenté dans le magazine de l’automne, comme l’an dernier. Les cours commenceront à partir de la mi-septembre. Si vous avez des suggestions ou des demandes, vous pouvez prendre contact avec le comité en écrivant aux adresses mentionnées dans le tableau ci-dessous.

Toute personne, domiciliée dans la commune d’Anniviers, âgée de 60 ans ou plus, peut adhérer à l’association, en s’annonçant auprès de sa présidente, Christiane Favre-Massy, Route d’Anniviers 24, 3960 Niouc, ou en s’inscrivant à l’adresse : anniviers60plus@outlook.com

P. S. Catherine Genoud, monitrice de gym douce pour Senectute, cherche une personne qui pourrait la seconder occasionnellement dans l’animation de cet atelier. Si vous êtes intéressé, prenez contact directement avec elle au numéro 078 790 32 75. Merci d’avance.

Au château de Grandson le 17 avril 2026

Montagne Club Anniviers

En action, toute l’année !

Cascade de glace à Zinal en Janvier 2026
Ski au Barrage de Moiry
Journée grimpe fin avril 2026

FONDaTION eDOUARD VALLeT

- LES 150 ANS DE LA NAISSANCE DE L’ARTISTE -

La fondation

Au cœur du village de Vercorin, un bâtiment datant de la première moitié du XVIIIe devient en 1912 la propriété du couple d’artistes Edouard Vallet (1876-1929) et Marguerite Vallet-Gilliard (1888-1918). Ils y résident et y travaillent régulièrement, principalement à la belle saison.

La maison est restée propriété de la famille après le décès d’Edouard Vallet. En 2011, ses descendants en font don à la Fondation Edouard Vallet.

Dès 2013, des expositions sont organisées l’été dans cette demeure patrimoniale. Elles mettent en lumière les œuvres du couple, mais aussi celles d’artistes contemporains.

L’exposition

Du 5 juillet au 13 septembre 2026, Edouard Vallet. La vie, infiniment, avec Berclaz de Sierre, offre aux publics un parcours dans la création d’Edouard Vallet autour des thèmes fondamentaux et universels qui l’ont inspiré : la nature, la naissance, la mort, le travail, les rites qui unissent les communautés. Des œuvres emblématiques, prêtées par des musées romands, sont à découvrir au côté des célèbres gravures et de dessins inédits. Dans chaque espace d’exposition, une pièce de Berclaz de Sierre entre en dialogue avec les œuvres d’Edouard Vallet.

Journée 150e

La Fondation a choisi le 16 août pour marquer le 150e anniversaire de la naissance d’Edouard Vallet avec une journée spéciale. Différentes activités gratuites et en libre accès sont proposées : atelier de gravure pour enfants, démonstration de la presse d’Edouard Vallet par PierreYves Gabioud, visite guidée en chanson avec Marc Aymon, et concert de musique classique pour terminer la journée.

Informations pratiques : Du 5 juillet au 13 septembre Mercredi à dimanche 14h30-18h30 Entrée libre

www.edouardvallet.ch

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Bâtiment de la Fondation
Edouard Vallet, Le petit champ, 1922, huile sur toile, 50x74 cm, collection privée.
© Michel Jordi
Edouard Vallet, Baptême valaisan, 1920, eau-forte, 37x27,7 cm, collection privée.
Fondation Vallet
© Jacques Dominique Rouiller

Ski Team Anniviers

Une saison riche en podiums et en promesses pour le Ski Team Anniviers

La saison écoulée restera comme une année de confirmation et de progression pour le Ski Team Anniviers. De décembre à avril, sur les pistes valaisannes comme sur les circuits régionaux et nationaux, les jeunes athlètes de la vallée ont multiplié les performances, témoignant de la qualité du travail de formation engagé depuis plusieurs saisons.

Raiffeisen Trophy (U12 à U16) : une régularité impressionnante sur le circuit valaisan

Le Raiffeisen Trophy s’est ouvert le week-end des 20 et 21 décembre, lançant la saison 2025/2026 sous de très bons auspices pour les athlètes anniviards. Dès les premières courses, les résultats sont au rendez-vous : Liv Philippoz signe une 2e et une 3e place, Avelyn Hodges monte également sur le podium avec une 3e place, tandis que Gaspar Vargas Lubbert se distingue d’entrée chez les garçons avec une solide 2e place.

Tout au long de l’hiver, ce circuit disputé à l’échelle cantonale a offert un terrain de confrontation idéal face à l’élite valaisanne. Liv Philippoz confirme son excellent niveau en enchaînant victoires et podiums, tout comme Avelyn Hodges et Gaspar Vargas Lubbert, régulièrement présents aux avant-postes. D’autres athlètes se sont également illustrés, notamment Manon Zanin, Emilie Droux, Justin Epiney, Simon Reichhold et Maxime Hannart, qui ont eux aussi goûté aux joies du podium.

Parmi les performances marquantes de la saison, Louis Neurohr se distingue tout particulièrement. Auteur de cinq victoires, il s’impose comme l’un des leaders de la catégorie U12 et décroche notamment le titre de double champion valaisan en géant et en slalom.

Domination régionale sur le circuit FMV pour les cadets

Les compétitions FMV constituent un temps fort pour les plus jeunes. Plusieurs athlètes se distinguent par une remarquable constance sur les podiums. Louane Broillet enchaîne les excellents résultats avec quatre victoires, de nombreux podiums et une victoire lors de la finale en slalom.

Zoé Bétrisey, Thélia Schefer, Anna Rochet et Esteban Menétrey se sont également illustrés avec des victoires et plusieurs podiums. À noter également les belles performances de Gabin Zufferey et Manon Theytaz, qui ont également eu le plaisir de monter sur la boîte.

Sur les pistes interrégionales et nationales

Les athlètes anniviards se mesurent également au haut niveau lors des compétitions IRW, à Saanen en janvier, puis à Leukerbad en mars. Gaspar Vargas Lubbert y signe une 7e place en slalom géant, avant de monter sur le podium avec une 3e place en super-G. Maxime Hannart obtient une 10e place en slalom, tandis que Lana Morisod-Melly se classe 12e en géant - des résultats prometteurs face à une concurrence relevée.

Une saison encourageante pour l’avenir

Au-delà des podiums et des titres, cette saison illustre surtout la progression collective du Ski Team Anniviers, porté par un encadrement solide, un fort esprit d’équipe et des athlètes engagés. Une dynamique positive qui laisse entrevoir de belles perspectives pour les hivers à venir.

Le Comité

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Tourisme

« Les SD apportent l’authenticité recherchée par les touristes »

L’été arrive, avec une quarantaine de manifestations entre mi-juillet et mi-août. Cette riche offre touristique repose sur l’engagement bénévole des Sociétés de développement (SD) et le soutien professionnel d’Anniviers Tourisme (AT).

Les Sociétés de développement sont les fers de lance du tourisme anniviard. Ce sont elles qui ont créé les quatre offices de tourisme des stations. Même après la fusion des six communes et la création d’Anniviers Tourisme, leur rôle local est resté déterminant pour l’organisation des manifestations qui animent la vie touristique, en été comme en hiver.

Romain Salamin, responsable événementiel d’Anniviers Tourisme, et Kristel Crettaz-Salamin, représentante des cinq SD de la vallée, expliquent comment leur collaboration fonctionne.

Entre les SD et AT, qui fait quoi dans l’organisation des manifestations ?

Romain Salamin (RS) : Les SD élaborent le programme et assurent la gestion de la manifestation avec une présence en force le jour J, pendant qu’AT met à disposition la logistique, ses ressources en communication et administration, ainsi que son savoir-faire dans l’animation d’ateliers. Kristel Crettaz-Salamin (KCS) : On affine la collaboration au cas par cas, selon les besoins et ressources de chacun. Par exemple, à St-Luc, c’est AT qui gère l’organisation du marché du 1er août, pendant que la SD tient les cantines. Cela fonctionne très bien.

Le tourisme s’est professionnalisé. Qu’est-ce que les SD peuvent encore apporter ?

RS : Toute la qualité et la richesse de l’offre événementielle de la vallée dépendent de ces organisations bénévoles. Les SD permettent de garder une empreinte locale, une identité liée à chaque station. Sans elles, nous devrions nous contenter d’une seule fête nationale, d’un seul Carnaval, etc.

KCS : Ces manifestations permettent de créer un lien entre les villageois et leurs hôtes, là où ils séjournent. Par leur engagement, les SD apportent l’authenticité recherchée par les touristes et les résidents secondaires, qui sont très attachés à ces traditions.

L’engagement associatif s’essouffle partout. Les SD ne sont-elles pas vouées à disparaître ?

KCS : Pour le moment, les réseaux de bénévoles sont suffisamment forts dans la vallée. Mais lorsqu’il s’agit de renouveler un comité, avec un investissement régulier sur le long terme, c’est plus compliqué.

RS : C’est pour cette raison que les employés de AT soutiennent les comités des SD dans leur administration et leurs finances.

Unexempledecollaboration,icilorsd’uncinémaopen-airorganiséàSaint-Luc: laprojectionestorganiséeparATetlacantinegéréeparlaSD.

Quel est leur rôle dans le développement de projets touristiques ?

RS : Les SD représentent une importante force de proposition. Avec leur ancrage local, elles imaginent de nouveaux produits, que nous commercialisons ensuite. Ce fut le cas pour le jeu interactif « Ascension », développé par la SD de St-Luc pour ses 90 ans.

KCS : Cette réflexion sur le tourisme fait pleinement partie de notre mission. Pour avoir le temps de s’y consacrer, certaines SD ont allégé leur calendrier événementiel et intensifié leur collaboration avec d’autres sociétés locales.

Agenda des manifestations

Retrouvez toutes les manifestations de l’été sur l’agenda d’Anniviers Tourisme

Énergie

ZonespotentiellesàGrimentzetZinal

Chauffage à distance : deux périmètres

à l’étude

Pour alléger sa dépendance aux énergies fossiles, la Commune d’Anniviers étudie la possibilité d’installer un chauffage à distance. Une partie des villages de Zinal et Grimentz se prêterait bien à cette solution.

La politique énergétique communale s’aligne sur les objectifs de la loi cantonale et de la stratégie nationale 2050. Elle s’engage notamment à favoriser le recours aux énergies indigènes et renouvelables. Le chauffage à distance (CAD), qui permet de raccorder de nombreux ménages à une chaudière centrale, est une solution collective qui se déploie actuellement dans de nombreuses communes de plaine.

Alimenté en énergie renouvelable et locale (bois, géothermie ou rejets de chaleur), il remplace les installations à mazout, gaz ou électriques. C’est pourquoi la Commune d’Anniviers s’est intéressée de près à cette possibilité, en commandant une étude de faisabilité.

50 bâtiments entre Zinal et Grimentz

Pour implanter un réseau de chaleur à distance, il faut une zone bâtie de densité énergétique suffisante, avec des immeubles comptant au moins 600 m2 de surface à chauffer et des rues permettant une mise en place aisée des conduites. Seuls deux périmètres s’y prêtent en Anniviers.

A Zinal, une trentaine de bâtiments du centre du village pourraient être raccordés à une centrale de chauffe construite à l’entrée de la station. Le système serait alimenté par la combustion de plaquettes en bois, produites par le Triage forestier de la vallée. Un autre secteur propice à un CAD a été identifié à Grimentz qui profiteraient d’une

centrale à pellets sur le parking du Chalet bleu. Ces deux chauffages à distance pourraient générer une économie de quelque 2000 tonnes de CO2 par année.

Propriétaires informés

En mai dernier, les propriétaires concernés ont été conviés à une séance d’information. Depuis 2025, la loi cantonale les encourage à remplacer leur chaudière à mazout en fin de vie par une solution renouvelable (pompe à chaleur ou chaudière à bois par exemple). « Pour un bâtiment de taille conséquente, ce type d’installation est très coûteux. La solution du CAD permet d’opter pour une énergie propre sans devoir investir dans le renouvellement de leur production de chaleur », explique Pierre-Jean Duc,

Énergie

chef de projets chez Oiken. Certes, le prix de l’énergie sera un peu plus élevé qu’actuellement, car il prend également en compte les frais d’investissement et d’entretien de la centrale. Il comprendra une taxe de raccordement unique, à payer lors du branchement, puis un prix lié à la consommation, composé d’une part variable (énergie) et d’une part fixe (taxe de puissance annuelle). « On peut comparer ce financement à celui d’un leasing tout compris pour un véhicule. »

Positif pour l’économie locale

Lors de sa présentation, le spécialiste a insisté sur les impacts positifs pour l’économie locale. Le 80% de l’argent dépensé pour un réseau thermique resterait en Valais, et la moitié reviendrait à des prestataires anniviards. « En comparaison, l’énergie fossile ne rapporte rien à la vallée et le 90% des bénéfices générés part à l’étranger. » Un autre avantage, moins visible, profite aux immeubles concernés : la récupération d’un espace important dans leurs sous-sols. « La place dédiée aux citernes sera libérée. L’unique équipement requis se résume à une sous-station (échangeur de chaleur principalement), de la taille d’un petit réfrigérateur pour une installation de 100 kW. »

Vers un avant-projet

Après l’étape des études de faisabilité, le Conseil municipal prendra la décision cette année d’entrer dans une phase d’avant-projet, qui lui permettra de chiffrer l’investissement pour chaque CAD et de définir ses priorités. La contribution communale à la construction du réseau devrait représenter environ le tiers du coût total. Une fois le projet finalisé et le périmètre de raccordement obligatoire fixé, il faudra encore compter environ cinq ans de travaux avant la mise en fonction du premier réseau. La Commune d’Anniviers sera partenaire majoritaire de la future société de production de chaleur et le réseau restera en mains d’Oiken, sous la responsabilité de sa société Sogaval.

Comment ça marche ?

«Ce type de projet s’inscrit dans la volonté du Conseil municipal de contribuer à la transition énergétique. Il permet à Anniviers de renforcer encore plus son autonomie énergétiquetoutentravaillant avec des sociétés locales.»

Le chauffage à distance consiste à produire de l’eau chaude dans une centrale pour l’acheminer ensuite vers les habitations, par le biais de conduites isolées. Plus de chaudière, ni de citerne, ni de cheminée. Ces installations sont remplacées par un échangeur de chaleur, qui permet de chauffer chaque ménage et produire de l’eau chaude sanitaire.

Cette technologie utilise des ressources renouvelables locales : le bois, la géothermie ou les rejets de chaleur de l’industrie. Dans le val d’Anniviers, le bois (plaquettes et pellets) est l’option la plus accessible.

Projection pour Zinal :

34 raccordements envisageables à terme

1100 tonnes d’économie annuelle de CO2

Projection pour Grimentz :

20 raccordements envisageables à terme

900 tonnes d’économie annuelle de CO2

La transition énergétique en marche

La mise en place d’un réseau thermique à distance fait partie des axes de la nouvelle politique énergétique communale. D’autres mesures ont été prévues afin de diminuer la consommation d’énergies fossiles. Parmi elles, le développement d’installations solaires, les économies d’énergie dans les bâtiments communaux et la promotion de la mobilité durable (transports publics et bornes de recharge pour véhicules électriques).

Jeunesse

Passionné d’éducation et de gestion

Jérôme Menoud est le nouveau responsable de la crèche-nurserie-UAPE « La Mijonèta » à Vissoie. Cet éducateur a découvert le val d’Anniviers il y a deux ans, lorsqu’il est tombé amoureux de Niouc et y a acheté une maison.

Il a grandi dans une maison pleine d’enfants. « Ma mère était maman de jour, elle en accueillait une dizaine et je lui donnais souvent un coup de main », se souvient Jérôme Menoud. La voie de l’éducation ne se présente pourtant pas immédiatement à lui. « Comme j’étais peu studieux, on m’a incité à faire un apprentissage manuel. J’ai choisi un métier physique et technique qui payait bien : constructeur métallique. » Son CFC en poche, il débute l’école de recrues au Fort de Dailly près de St-Maurice, accepte de grader et y passe une année entière. Une expérience positive, qui révèle son goût pour la vie sociale et la direction d’équipe.

Il décide d’abandonner le milieu de la construction, en quête d’une nouvelle orientation, et trouve un poste de stagiaire à la Fondation Jeunesse & Familles à Ecublens, qui accompagne des jeunes en difficulté. C’est au sein de cette institution qu’il va se former, année après année, décrochant un diplôme d’éducateur social, jusqu’à devenir responsable de foyer en 2022.

Une décision immédiate

En marge de ce travail qu’il aime, Jérôme nourrit un rêve, celui d’acheter une maison à retaper. Lui et sa compagne vivent à Le Vaud dans le Jura vaudois. À la suite d’un deuil douloureux, ils désirent changer d’air et sont prêts à reconstruire leur vie ailleurs. Alors qu’ils roulent vers l’Italie, ils découvrent l’annonce d’une maison à vendre à Niouc. Contacté, l’agent immobilier les invite à s’arrêter pour jeter un œil. Le couple tombe sous le charme de ce lieu original, qui n’est autre que l’ancienne école du village, et prend la décision de l’acheter le jour même. Six mois et quelques travaux plus tard, ils s’installent avec leurs deux chats et leurs deux chiens.

Un poste taillé sur mesure

Au début, Jérôme fait les trajets jusqu’à Founex, soit quelque 300 kilomètres par jour, avant de trouver un emploi plus proche, dans un autre internat pour mineurs à CollombeyMuraz. Sa volonté de travailler près de son domicile se concrétise enfin avec sa nomination à la Mijonèta le 1er avril. Un poste qui semble taillé sur mesure pour cet éducateur passionné aussi bien par les enjeux pédagogiques que par les défis d’une planification qui fluctue au gré des saisons. « En arrivant, j’ai été impressionné par la qualité du bâtiment et la pertinence de l’approche éducative. La complexité de l’organisation ne me fait pas peur, bien au contraire, je suis aussi un passionné de gestion », confie le nouveau responsable.

Si Jérôme apprécie ses journées animées par de multiples rencontres et interactions, il retrouve avec plaisir la tranquillité de son cocon de Niouc. Balades en forêt et jardinage occupent son temps libre. Il se réjouit de récolter les premiers fruits et légumes de ses bacs de permaculture cet été.

JérômeMenoudestlenouveauresponsabledelacrèche-nurserie-UAPE

Christelle Crettaz engagée à Sierre

Jérôme Menoud succède à Christelle Crettaz, qui a repris la responsabilité des UAPE de Sierre. Engagée en 2008 comme éducatrice de l’enfance, l’Anniviarde a vécu toutes les étapes du développement de la Mijonèta, qui est passée, en l’espace de deux décennies, d’une petite crèche pour une dizaine d’enfants à une crèchenurserie-UAPE accueillant 180 enfants. Elle en était la responsable depuis six ans et a activement participé au projet de la nouvelle structure d’accueil de Vissoie.

« Je suis très reconnaissante de la confiance qu’on m’a accordée dans cette aventure et très fière du résultat, qui correspond aux besoins des enfants et de l’équipe. »

Forêts

Ces arbres qui nous protègent

Le Triage forestier d’Anniviers joue un rôle essentiel dans la prévention et la gestion des dangers naturels. Ces deux dernières années, il a eu fort à faire avec les dégâts liés aux intempéries.

Le val d’Anniviers compte 4500 hectares de forêts. Cet écosystème agit comme un bouclier contre les dangers naturels, protégeant les villages, les routes et les cours d’eau des avalanches, chutes de pierres, glissements de terrain et laves torrentielles. C’est pourquoi l’entretien et le renouvellement des forêts sont si importants. Cette mission est assurée par le Triage forestier, sur mandat du Canton, selon une planification précise. Chaque année, l’équipe formée d’une vingtaine de forestiersbûcherons s’attelle à un secteur de 79 hectares. Son objectif : effectuer des coupes pour éclaircir et rajeunir la forêt. « Nous veillons à la cohabitation de trois classes d’âges, les arbres semenciers de plus de 300 ans, les centenaires et les trentenaires, sans oublier les jeunes pousses », commente Guillaume Revey, le garde forestier d’Anniviers.

La diversité contre le réchauffement

La diversité des essences est déterminante dans la prévention du réchauffement climatique. « Par exemple, on essaie de favoriser les feuillus et les mélèzes, là où l’épicéa est omniprésent. Dans la pinède au-dessus de Niouc, qui commence à souffrir de sècheresse, nous limitons les coupes et faisons de la place aux pousses de chêne. » Il est rare que le Triage doive procéder à de nouvelles plantations. « Des attaques de bostryche localisées sur les hauts de StLuc et aux Morasses nous ont obligés à replanter du mélèze et du sorbier dans ces secteurs. »

Sécurité après les intempéries

Lorsque les éléments se déchaînent, le Triage forestier est appelé à intervenir rapidement, à la demande du Canton et de la Commune, pour dégager les accès et sécuriser certains secteurs. Les crues de 2018 et 2024 ont déraciné et emporté de nombreux arbres, qu’il a fallu sortir des cours d’eau en collaboration avec des entreprises forestières de la région. La gestion de ce bois flottant, qu’il faut ensuite trier, broyer ou faire traiter, représente un travail conséquent. « En 2024, nous avons sorti 3000 m3

de bois de la Navizence », se souvient le garde forestier. Les dégâts de neige lourde liés aux intempéries d’avril 2025 n’ont pas fini d’occuper l’équipe du Triage. Après l’urgence d’ouvrir les routes, de dégager les sentiers pédestres et de sécuriser les cours d’eau, les interventions se poursuivent, étape par étape. « Partout où nous passons, nous procédons à des coupes sanitaires de nettoyage et de remise en état. »

Activités toute l’année

Le mandat public des forestiers-bûcherons se concentre d’avril à novembre. Pour fournir du travail à l’équipe le reste de l’année, le Centre forestier interbourgeoisial basé à St-Luc a développé des prestations spécifiques, comme la production de bois de feu et de plaquettes pour chauffage, ainsi que la construction de mobilier forestier. C’est aussi auprès de lui que le personnel de la Commune et des entreprises de la région se forme au maniement de la tronçonneuse.

LE TRIAGE D’ANNIVIERS EN CHIFFRES

20 000 heures consacrées à l’entretien des forêts 4200 m3

volume de bois coupé suite aux dégâts de neige lourde en 2025 85%

part du bois valorisée (scieries, bois de feu, plaquettes, etc.).

Le reste est laissé sur place pour favoriser la biodiversité.

GuillaumeRevey,gardeforestieretresponsableduTriage forestier d’Anniviers.

Lesforestiers-bûcheronsveillentaurajeunissementetà ladiversificationdesespècesdanslesforêtsd’Anniviers.

Commissions en action

Quinze commissions thématiques, composées de personnes compétentes nommées par le Conseil municipal, apportent leur expertise sur des sujets spécifiques. Dans cette rubrique, nous faisons leur connaissance !

Une attention à la sécurité et au bien-être des élèves

En réunissant les acteurs concernés, la commission scolaire joue un rôle essentiel dans la vie quotidienne des élèves de la vallée. Que ce soit pour les transports, les repas, l’entretien du bâtiment ou les horaires, elle écoute les préoccupations et trouve des solutions.

Le transport quotidien de plus de 200 enfants, en provenance des quatre coins de la vallée pour rejoindre le centre scolaire de Vissoie, constitue un thème récurrent pour la commission scolaire. La menace des dangers naturels, la sécurité aux abords des arrêts de bus et les conditions de voyage posent souvent question. Cette année, ce sont les travaux au centre de Vissoie qui ont retenu l’attention. « Nous nous sommes assurés que les enfants pourraient rejoindre le centre scolaire sans danger », explique Stéphanie Guex, la conseillère municipale qui préside la commission.

Parents d’élèves impliqués Première commune valaisanne à avoir adopté l’horaire continu, Anniviers s’est dotée d’une cantine professionnelle, récompensée par des labels de qualité. « Si tout le monde mange bien, alors tout va bien », sourit Frédéric Zuber, directeur du centre scolaire, qui rappelle que la commission scolaire réunit aussi des parents d’élève. « Six d’entre

eux, qui représentent les principaux villages, ont pour mission de relayer les idées et préoccupations des familles. Nous pouvons rester à leur écoute et donner suite à certaines demandes. » Des ajustements dans l’organisation des promenades d’école ou des congés peuvent ainsi être décidés. La commission scolaire participe également au processus d’engagement des enseignants, qui est ensuite validé par la Commune et le Canton.

Effectif à maintenir

Le centre scolaire d’Anniviers sert aussi de baromètre démographique pour le Conseil municipal. « En 25 ans, l’effectif a diminué de 30 écoliers. C’est le signe que la natalité et l’établissement de familles sont en baisse dans la vallée, alors que la population globale continue d’augmenter », explique Stéphanie Guex. L’objectif des autorités communales est de freiner cette baisse, notamment à travers une politique de logements favorable aux familles.

LE CENTRE SCOLAIRE D’ANNIVIERS EN CHIFFRES

262

élèves fréquentent l’école primaire et le Cycle d’orientation

30 enseignantes et enseignants

11

employés (conciergerie, cuisine, secrétariat, bibliothèque)

COMMISSION SCOLAIRE

Membres

Stéphanie Guex, présidente

Christelle Bovier Bonnard, Mission

Célia Genoud, St-Jean

Sophie Zufferey, St-Luc

Emilie Salamin Ducourtil, Grimentz

Aline Theytaz, Niouc

Julie Cucu, Vissoie

Laura Melly, Ayer

Sara Marisa Dos Santos Silva, communautés étrangères

Franziska Andenmatten-Zufferey, médecin scolaire

Frédéric Zuber, directeur du centre scolaire, voix consultative

Sabine Abbé Savioz, maîtres du primaire, voix consultative

Rachel Amacker Robyr, maîtres du CO, voix consultative

Michel Ammann, curé, voix consultative

Vissoie, Chandolin, St-Jean : travaux importants

Plusieurs chantiers importants ont débuté à Vissoie. Leur but est d’améliorer la chaussée et la sécurité, et d’en profiter pour remplacer les canalisations (électricité, eau potable, eaux usées, eaux claires). Toutes les mesures ont été prises pour préserver les accès et réduire les nuisances. Les travaux nocturnes sont communiqués aux abords du chantier, sur le site internet de la Commune et Facebook. Trois secteurs sont concernés : la route cantonale Vissoie – Zinal (jusqu’à mi-juillet), la place de la Poste et la route des Landoux (jusqu’à mi-juillet, puis de fin août à octobre), et la zone en amont de la route de St-Luc (jusqu’à mi-juillet, puis d’août à novembre).

À Chandolin, c’est un tronçon de 400 mètres sur la route cantonale, en aval du télésiège, qui fait l’objet d’une rénovation complète. Les travaux durent jusqu’à mi-juillet et la circulation est maintenue avec des feux de circulation. Au début juillet, la route sera fermée de nuit (de 21h30 à 6h) durant une semaine.

À la sortie de St-Jean, l’assainissement des demi-ponts et la remise à neuf de la route sur 800 mètres se poursuivent. La circulation est réglée par des feux. Le chantier fera une pause durant les deux premières semaines d’août et s’arrêtera durant la saison d’hiver. Les travaux reprendront l’an prochain et s’achèveront en novembre 2027.

Brèves

Rehaussement du barrage de Moiry : oui de principe

Le barrage de Moiry figure parmi les seize ouvrages hydroélectriques du pays retenus par la Confédération pour sécuriser l’approvisionnement électrique en hiver. Son rehaussement de 9 mètres permettrait d’augmenter sa capacité de stockage de 15 %, correspondant à 50 GWh d’électricité hivernale, l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 10 000 ménages. Le 5 mars dernier, les conseils communaux des six collectivités concédantes (Anniviers, Ergisch, TurtmannUnterems, Oberems, Chippis et Chalais) ont signé un avis de principe favorable au projet et s’engagent à consulter leurs assemblées primaires respectives une fois que les conditions techniques, légales et financières seront réunies.

L’Assemblée primaire accepte le PAZ/RCCZ

Le projet de PAZ/RCCZ a été accepté par l’Assemblée primaire le 27 avril dernier, à 68 % (253 voix contre 121). Cette décision va permettre de confirmer le maintien en zone à bâtir de nombreux terrains et assurer le développement futur de la vallée.

La procédure de demande d’homologation est désormais en cours auprès du Conseil d’État. La population restera informée de l’évolution du dossier.

Rappel aux propriétaires de chiens

La Comme d’Anniviers tient à rappeler aux détenteurs de chien qu’ils ont l’obligation de ramasser les excréments de leur animal, que ce soit sur la voie publique, une propriété privée ou en pleine nature, puis de les déposer dans les poubelles vertes prévues à cet effet. Cette obligation, qui figure dans le règlement de police communal, est une mesure d’hygiène essentielle, qui concerne non seulement la propreté des espaces de vie, mais aussi la santé des animaux, car la souillure des herbages transmet des maladies au bétail.

Du respect … Pas de déchets !

ANNIVIERS PRATIQUE Juin - août 2026

Remontées mécaniques

Grimentz-Zinal

Installations ouvertes tous les jours du 27 juin au 25 octobre, de 8h30 à 16h.

Téléphérique Grimentz-Espace Weisshorn : prolongation le samedi soir jusqu’à 20h.

Télécabine Grimentz-Bendolla : fermeture lundi et mardi dès le 31 août.

St-Luc - Chandolin

Funiculaire en service tous les jours du 23 mai au 1er novembre, de 8h à 17h (jusqu’à 18h en haute saison), toutes les 30 minutes.

Télésiège du Tsapé en service tous les jours du 4 juillet au 23 août. Fermé le mardi et le mercredi en basse saison (du 27 juin au 3 juillet et du 24 août au 21 septembre).

Déchetterie d’Anniviers

Déchetterie d’Anniviers - Ayer

Mardi : 14h - 18h, Samedi : 9h-12h, 14h-17h

Déchets verts, place de Pattier-Prijes (entre Vissoie et St-Luc)

Du lundi au samedi, de 7h à 19h (sauf jours fériés), jusqu’au 30 novembre.

Numéros d’urgence

Urgences médicales 144

Police 117

Pompiers 118

Guichets communaux

Poisons / Toxiques 145 Main tendue 143 Aide à la jeunesse 147

Piscines

Piscine en plein air de Vissoie : dès le 12 juin tous les jours de 10h à 18h, jusqu’à 19h entre le 17 juin et le 16 août.

Piscine et spa de Zinal : du mardi au dimanche, de 10h à 20h, du 6 juin au 1er novembre.

Les Bains du Cervin à Saint-Luc : tous les jours de 10h à 19h, du 1er juin au 1er novembre.

Les Flocons d’eau SPA, Grimentz : du mardi au samedi, de 13h à 19h, du 10 juillet au 3 octobre.

Minigolfs

Minigolf de Grimentz : tous les jours de 10h à 20h, du 29 juin au 16 août.

Minigolf de Zinal : tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h, du 29 juin au 16 août. En basse saison, les cannes peuvent être retirées à l’Office du tourisme (Zinal et Grimentz).

Bibliothèque communale

Lundi et jeudi, de 14h30 à 18h30 / Vendredi de 16h45 à 19h

Police communale +41 27 476 15 15

Dépannage automobile TCS 0800 140 140

Centre médical d’Anniviers +41 27 475 47 07

Médecin de garde 0900 144 033

Dentiste de garde 0900 144 044

Pharmacie d’Anniviers +41 27 475 22 22

Pharmacie de garde 0900 558 143

Vétérinaire de garde 0900 502 502

Des gypaètes

nidifient à Zinal

Dans l’air glacé de cet hiver 2026, Aurel Salamin parcourt chaque semaine le chemin qui mène sous les Gardes de Bordon, porté et émerveillé par le secret qui le pousse à gravir la montagne. Avec Tom Nierle et Blaise Zufferey, ils sont sur le quivive. Tous trois sont mus par la même passion et s’occupent bénévolement du suivi des gypaètes en Anniviers. Ils ont vu un couple construire un nid, et depuis, ils observent avec espoir. Le 2 février, Aurel voit enfin le vautour couver : « C’était incroyable ! Ça fait un siècle et demi, peut-être deux siècles, qu’il n’y a pas eu de couvaison dans le val d’Anniviers. Je suis resté plus de deux heures à observer le nid pour être sûr qu’elle couvait. »

Yeux écarlates, poitrine rousse, barbe sombre en forme de brosse, bec aiguisé, les gypaètes fascinent par leur beauté, leur taille et l’étrangeté de leurs mœurs : on a entendu dire qu’ils attaquaient les agneaux, qu’ils formaient des couples à trois pour nidifier, qu’ils jetaient des os en plein vol sur des rochers pour en extraire la moelle, qu’ils pouvaient parcourir des distances mythiques en une seule journée, qu’ils se baignaient dans des eaux chargées en fer pour maquiller d’orange leur poitrine, ou encore qu’ils dérobaient les nids des aigles. De toutes ces rumeurs, lesquelles sont vraies ? Une longue conversation avec l’équipe en charge du suivi des gypaètes nous éclaire.

Un griffon sanguinaire

Le gypaète a une réputation de ravisseur d’agneau, et même de voleur d’enfant, qui lui colle à la peau. Ce charognard est perçu comme un prédateur dangereux. Il fait peur. Dans le manuel d’histoire naturelle du savant Gotthilf Heinrich von Schubert, on apprend qu’il « possède une force musculaire extrême, de sorte qu’il transporte aisément des agneaux, des chèvres et même des enfants dans ses griffes d’une montagne à l’autre ». Ce mythe justifie une chasse acharnée ; très nombreux au XVIIIème dans l’arc

alpin, les gypaètes connaissent un déclin rapide, victimes des récompenses d’abattage élevées et de l’apparition des armes à feu. Les montagnards touchent des primes pour décimer les aigles, et les gypaètes en font aussi les frais. En 1913, ils ont disparu : le dernier tir documenté a lieu dans le val d’Aoste. Ces impressionnants vautours sont victimes d’une simple légende. Massacrés sur un malentendu. Aujourd’hui encore, beaucoup de gens croient que les gypaètes attaquent des proies vivantes ; ils ont peur pour leurs chiens, ou même pour leurs enfants. C’est pourtant impossible. Un jeune aigle affamé et chassé de son territoire peut se rabattre sur une proie plus facile et attaquer un petit chien ou un chat près d’une ferme. Par contre, un gypaète ne ferait jamais ça. S’il s’approche et tournoie au-dessus d’un agneau, ce n’est pas pour l’attaquer, mais par pure curiosité. Ce vautour n’est pas pourvu de serres comme un aigle ; ses pattes ressemblent à celles des poules et ne sont pas destinées à saisir une victime.

Des vols fabuleux

Notre oiseau mesure près de trois mètres et se déplace sans effort, presque sans battre des ailes. Il plane avec désinvolture. Pour pouvoir s’élever, il a besoin des colonnes d’air chaud ascendantes créées par la différence de température avec l’air froid environnant. Il peut parcourir des distances colossales en une seule journée grâce à l’envergure de ses ailes. Sa boussole semble infaillible.

© Thomas Nierle
Arpi et Tetta dans une paroi à Zinal en 2025

Son endurance en vol est vitale pour lui, car il doit souvent parcourir monts, vallées, cimes et glaciers pour trouver sa nourriture. Il y a deux ans, lors de la journée de recensement à Derborence, un gypaète qui n’était pas encore sédentarisé et qui portait une balise GPS a été suivi. Le matin, Cierso est parti du Sasseneire, il a descendu la vallée jusqu’à Nax, a retraversé le vallon de Réchy jusqu’à l’Illhorn, est remonté dans le val de Tourtemagne, a prospecté à la Garde de Bordon, puis est retourné à midi dans son secteur près du Sasseneire. Dans l’après-midi, il est reparti visiter le val d’Hérens et a foncé en ligne droite jusqu’au Cervin en passant au-dessus de la Dent blanche (ce qui signifie qu’il volait à plus de 4300 mètres d’altitude) ; il a ensuite exploré le fond de la vallée de Zermatt et a fini par aller dormir tranquillement au pied de l’arête du Hörnli sur le Cervin. Tout ça en une seule journée ! Un tel voyage n’est pas exceptionnel. Le mâle du trio des hauts de Derborence a été observé le même jour à Vouvry, à la Dent de Lys à Fribourg, puis à Loèche-les-Bains. Cette année, lors du comptage, un jeune gypaète a été photographié en une seule journée à la Gemmi, au roc d’Orzival et près des Diablerets.

Le briseur d’os

Voler n’est pas le seul superpouvoir des gypaètes. Ils ont une vue prodigieuse, de l’ordre de cinq fois plus perçante que celle des humains. Leurs yeux sont pourvus de quatre types de cônes, ce qui augmente leur perception des couleurs et des ultraviolets. Leur champ de vision est panoramique grâce à leurs yeux positionnés latéralement. Ils sont ainsi dotés de jumelles puissantes qui leur permettent de scruter les pierriers, les falaises ou les pentes herbeuse à la recherche de charognes. À des centaines de mètres d’altitude, ils peuvent repérer un os de quelques centimètres, ce qui est bien pratique quand les carcasses n’ont plus d’odeur. Car les gypaètes sont les seuls oiseaux au monde à se nourrir principalement d’os d’animaux morts. Mais tous les squelettes ne font pas l’affaire… Ces vautours ne mangent que les ossements frais, de la saison, et dédaignent ceux qui sont vieux et secs. Il faut que les os soient vivants, car c’est la moelle qui est très riche en nutriments : elle renferme du calcium, beaucoup de graisse et des protéines très nourrissantes. Toutefois, se nourrir d’os n’est pas de tout repos. On connait nourriture plus digeste. Heureusement, les sucs gastriques du gypaète sont si acides, d’un ph de 1, qu’ils parviennent à dissoudre le calcium ; le vautour peut ainsi désagréger un os en quelques jours dans son estomac. Un jour, Aurel a filmé un gypaète avalant un fémur entier de cerf, long de 40 centimètres. Il l’a englouti en un seul morceau, et le lendemain, on pouvait toujours voir la bosse de l’os qu’il n’avait pas encore digéré. Comme la nature est bien faite, la trachée des gypaètes se prolonge presque jusqu’à la pointe de leur bec : si un os reste coincé dans la gorge, ils peuvent continuer à respirer sans problème. Mais certaines pièces de grande taille sont quand même trop indigestes. Dans ce cas-là, ces vautours ont une méthode infaillible pour récupérer la moelle. Ils saisissent les os, s’élèvent dans les airs à soixante mètres de hauteur, et, lorsqu’ils voient un rocher, les larguent pour les briser au sol, si nécessaire à de multiples reprises, jusqu’à ce qu’ils éclatent en fragments assez petits pour être ingurgités d’un seul coup. Ce n’est pas pour rien qu’en espagnol, on les nomme les quebrantahuesos, les briseurs d’os. La plupart des vautours ont peu de plumes sur le cou et la tête pour ne pas que celles-ci s’engluent dans le sang des cadavres frais ; le gypaète n’a pas ce problème, et

© Blaise
Zufferey
Arpi subadulte en 2025

grâce à son régime alimentaire spécial composé d’os, il peut se permettre un magnifique plumage sur la tête, qu’il ne craint pas de salir lorsqu’il se nourrit.

Les rapaces tuent. Les vautours, eux, sont des éboueurs. Les gypaètes se trouvent à la fin de la chaîne alimentaire, pour nettoyer les os : grâce à eux, les cadavres disparaissent rapidement, ce qui permet d’endiguer la propagation des maladies. Lorsque ces oiseaux trouvent une charogne fraîche, ils laissent la chair aux loups et aux renards, et ils attendent que les os soient dégagés, ce qui ne dure jamais bien longtemps. Ils ne prennent la viande que pour nourrir leurs petits dans les deux premiers mois de leurs vies. C’est d’ailleurs pour cette raison que les gypaètes nidifient au cœur de l’hiver : leur progéniture naîtra ainsi juste au bon moment, deux mois plus tard, dans la période où il y a le plus de coulées de neige, donc le plus de carcasses d’animaux emportés par la mort blanche. Les avalanches sont une précieuse réserve de nourriture. La fin de l’hiver est aussi l’époque où les animaux sont exténués et où ceux qui ont résisté jusque-là meurent d’épuisement. Parmi les cerfs, les chamois ou les bouquetins, environ un tiers des jeunes ne survivent pas à leur premier hiver, car ils sont trop faibles ou n’ont pas assez grandi avant l’arrivée des grands froids. Lorsque les hivers sont plus doux et font moins de victimes chez les ongulés, les gypaètes doivent se serrer la ceinture. Un adulte pèse de cinq à sept kilos et a besoin de 300 à 400 grammes de nourriture par jour. Mais il peut jeûner plusieurs jours, rester tranquille et éviter de voler pour ne pas griller inutilement ses réserves d’énergie.

Des bains de fer pour se maquiller

On le voit, mis à part sa fausse réputation de ravisseur d’enfant, le gypaète est en réalité tel que sa légende le présente : jongleur d’os, planeur infatigable, père ou mère à trois… Mais qu’en est-il de ce mythe qui décrit des vautours se baignant dans des eaux ocres pour se maquiller ? Eh bien, il est vrai ! Mâles et femelles recherchent activement des points d’eau contenants des sédiments d’oxyde de fer. Des baignades répétées dans ces flaques ferrugineuses donnent à leur poitrail une magnifique couleur rouge-orangée éclatante. Sous ce maquillage, leur buste est blanc lorsqu’ils sont âgés, et foncé lorsqu’ils sont jeunes. Avec un peu de chance, vous pourriez surprendre un jour un gypaète barbu en train de se baigner dans la source rougeâtre qui sort de terre sous la piste du Pas-de-Bœuf à St-Luc, ou sur les bords de la Gougra, là où poussent des lichens rouges. Pourquoi se maquillent-ils ? Nul ne le sait. Une hypothèse serait que l’oxyde de fer pourrait protéger leurs œufs contre les infections…

Anniviers, un bon endroit pour nicher ?

Pour que des gypaètes s’installent dans un endroit, il faut que le biotope fournisse de la nourriture en suffisance : assez d’animaux sauvages, assez de cadavres. Mais il faut aussi de la tranquillité, de l’espace, pas trop de dérangement, pas trop de concurrence,

et de grandes falaises avec des vires où ils peuvent se poser. Le val d’Anniviers semble convenir. Il y a beaucoup de carcasses de chamois, de cerfs ou de chevreuils. Plus la nourriture est abondante, plus le territoire peut être petit. Dans notre vallée, il y aurait assez de place pour que plusieurs couples nidifient en même temps. D’ailleurs, l’équipe du suivi se demande si un nouveau couple n’est pas en train de s’installer dans le bas de la vallée. Ils espèrent que l’exemple de Derborence pourra se reproduire ici : là-bas, le couple qui habite le Haut de Cry va nidifier à un kilomètre de celui de Derborence. Ils s’acceptent et ne se dérangent pas. En Anniviers, il y a toujours de jeunes vautours qui prospectent. Un jour, ils peuvent être ici, le lendemain, dans le val de Bagnes, ensuite au col de la Gemmi. Ce sont des vagabonds qui voyagent entre le fond du vallon de Réchy, le val d’Anniviers et celui de Tourtemagne. Ils cherchent de la nourriture ou une compagne. Ils explorent en quête d’un territoire. Ils ne sont pas sédentaires, mais ils cherchent à s’installer quand même. Une fois posés quelque part, ils restent dans leur vaste royaume. Mais ils ne sont pas emprisonnés dans des limites. Comme le dit Aurel, « ils n’ont pas les impôts sur la commune ». Puisqu’en principe les gypaètes gardent leur territoire, on peut raisonnablement espérer que le couple installé en Anniviers va y demeurer jusqu’à la disparition de l’un des deux, par mort naturelle, accidentelle, ou de maladie. Et même dans ce cas, le survivant remplacerait probablement immédiatement son partenaire. Plusieurs exemples tendent à le prouver, comme celui de ce gypaète heurté par un hélicoptère sur les hauts de Fully il y a deux ans, et auquel un autre s’est immédiatement substitué. La recherche d’un territoire pour un jeune n’est pas toujours aisée : ainsi, un gypaète est parti du Valais et a volé jusqu’en Hollande. Mais une fois parvenu là-bas, il n’a rien trouvé à manger et s’est épuisé. Il a été capturé, mis dans une volière, réalimenté et ramené en Valais pour être relâché. Il n’aurait pas dû aller chercher si loin, car il reste en Valais des territoires qui ne sont pas encore occupés. Jusqu’à peu, le val d’Anniviers comptait parmi eux. Les premiers gypaètes sont arrivés dans notre vallée en 2013 : c’était un couple. Aurel raconte : « On avait baptisé la femelle La Lée, comme l’alpage, et le mâle Orzival. Ils étaient là chaque année jusqu’en no-

vembre, puis ils disparaissaient. On ne les voyait plus en décembre et en janvier, pile au moment de la nidification. On voulait vraiment savoir où ils allaient installer leurs oeufs : on les a suivis sans relâche. On les a cherchés à Evolène, dans le vallon de Réchy, dans la vallée de Tourtemagne, et finalement, on les a trouvés bien installés dans la vallée de Zermatt à St Niklaus, et à partir de novembre 2023, ils ne sont plus revenus. » Pourquoi n’ont-ils pas choisi de nidifier en Anniviers, où il n’y avait aucune concurrence avec d’autres gypaètes, et ont-ils préféré la vallée de Zermatt, alors qu’il y avait déjà un couple établi depuis très longtemps dans les hauts ? Peut-être parce que notre vallée manque de parois et de corniches tranquilles où installer un nid. La Lée et Orzival avaient bien essayé de coloniser les aires de nidification des corbeaux, mais à Zinal, ces derniers sont très batailleurs et ils ne se sont pas laissé faire.

Arpi et Tetta nidifient à Zinal

Quand La Lée et Orzival ont déménagé, un nouveau couple a commencé à apparaître : ils sont venus occuper ce territoire devenu libre. Leur provenance reste un mystère : viennent-ils d’Autriche, de France, du Valais ? Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils sont nés dans la nature et qu’ils n’ont pas été réintroduits. Arpi et Tetta voulaient s’installer dans une aire de nidification des aigles. Les gypaètes en général tentent de voler les nids placés dans des endroits propices et à l’abri. Ils profitent du fait que leur période de couvaison est antérieure à celle des aigles et qu’ils peuvent être déjà confortablement installés au moment où les rapaces rejoignent ce qui était leur nid. Arpi et Tetta apportaient des branches pour tenter de s’approprier un nid d’aigle, mais chaque fois qu’ils approchaient, des aigles surgissaient de nulle part pour les attaquer. Le risque était que le couple se décourage, renonce à s’installer en Anniviers et reparte ailleurs, comme le couple précédent. Mais ils ont fini par construire leur propre nid. C’était d’autant plus délicat qu’il s’agit d’un duo très jeune. Arpi est un mâle adulte imparfait de 2021, avec encore quelques plumes marron sous les ailes. Tetta, la femelle, a une année de plus et est déjà adulte. Malgré tous ces obstacles, ils ont réussi et ils sont en pleine couvaison. Le nid est très difficile à observer, haut, loin et sans accès, caché dans un trou sur la paroi rocheuse. Nul ne verra l’éclosion. On ne saura pas si le petit est né avant qu’il soit âgé d’au moins un mois. C’est une couvaison qui a commencé relativement tard, ce qui est normal pour un jeune couple : entre le 29 janvier et le 2 février 2026. Les vieux couples pondent leurs œufs plutôt entre Noël et Nouvel An. Le comportement de Arpi et Tetta a totalement changé depuis qu’ils sont parents. Avant, on les voyait presque tous les jours. Maintenant, ils volent beaucoup moins dans le secteur, pour ne pas dévoiler leur secret. Ils se relèvent pour couver toutes les deux ou trois heures : l’un surgit on ne sait d’où en planant, ils échangent leurs rôles et l’autre repart. Un parent reste toujours sur les œufs, tandis que l’autre va chasser pour s’alimenter. Ce n’est pas l’un qui nourrit l’autre et ils ne stockent pas

de nourriture dans leur nid. La couvaison dure 55 jours, et c’est long ! Pour alléger la tâche, les gypaètes ont la surprenante particularité de se mettre parfois en trio pour élever leurs petits, peut-être pour multiplier les chances de succès. En Valais pour le moment, trois couples sont ainsi des trios, qui s’occupent ensemble de leurs œufs, sans qu’on parvienne à savoir s’il s’agit de deux femelles avec un mâle ou l’inverse. Aurel a été témoin de l’accouplement d’un trio : deux d’entre eux s’accouplaient et le troisième attendait tranquillement dix mètres plus loin. Les couples de gypaètes restent ensemble d’une année à l’autre durant toute leur vie, et ils vivent jusqu’à 30 ou 35 ans. Une belle population de gypaètes anniviards en perspective ! Les nids contiennent deux œufs, mais un seul petit est élevé. Comme l’explique le site de la fondation

Pro Gypaète Gypaetebarbu.ch, « la recherche de nourriture accapare énormément les parents et la nourriture ne suffit que pour un seul jeune. Le deuxième œuf est une sorte d’assurance-risque biologique, au cas où le premier œuf n’aurait pas été fécondé, si l’embryon meurt dans l’œuf ou si l’aîné ne survit pas aux premiers jours de son existence. »

Une espèce quasi-disparue, aujourd’hui en plein essor

Au début du XXème siècle, les gypaètes avaient disparu des Alpes, victimes d’une chasse acharnée, empoisonnés par les appâts destinés aux renards et aux loups, ou affamés par la disparition des ongulés sauvages, leur principale nourriture. Dès les années 70, des tentatives de réintroduction furent faites avec des gypaètes sauvages capturés en Afghanistan et transportés dans les Alpes françaises. Mais ce fut un échec. L’idée s’imposa alors de réintroduire des jeunes gypaètes élevés dans des parcs animaliers et des zoos, plutôt que des oiseaux sauvages capturés. Le projet encore en cours aujourd’hui débuta à Morges en 1987, bientôt suivi par le premier lâché en 1991 dans le Parc national suisse. À l’âge de 100 jours, on extrait les oisillons du nid parental et on les lâche dans une zone bien protégée de l’arc alpin en compagnie de deux autres jeunes gypaètes : ils sont encore incapables de voler en permanence, mais on leur apporte de la nourriture. Par la suite, ils deviennent autonomes pour voler et se nourrir, avec un taux de survie très élevé, de 88 % la première année et de 96 % les années

Baignade du gypaète barbu

suivantes. 204 jeunes gypaètes ont ainsi été relâchés dans l’arc alpin avec succès. Et ils se sont reproduits dans la nature ! En 1997, la première couvée sauvage a eu lieu en Haute-Savoie, et en Valais, le premier nid a été perché à Derborence. Les réintroductions sont donc de moins en moins nécessaires et seuls trois ou quatre jeunes sont relâchés chaque année dans toute l’Europe. Au centre de la Suisse, à Melchsee-Frutt, on continue parfois à réintroduire de jeunes oiseaux nés et élevés en captivité, souvent des poussins issus d’adultes sauvages blessés et recueillis dans des centres spécifiques en Autriche ou en France. La population des gypaètes augmente sans cesse et élargit son royaume. Des couples nicheurs s’installent dans de nouvelles régions, comme les cantons de Berne et du Tessin, et, pour la première fois en 2025, dans celui de Saint-Gall, ce qui fait donc à présent cinq cantons. 2025 est une année record avec vingt-six jeunes qui ont pris leur envol en Suisse, dont seize dans les Grisons et sept en Valais. La rive droite du canton est spécialement propice à la nidification grâce aux grandes falaises de calcaire parsemées de trous, comme les parois autour de Loècheles-Bains. Aujourd’hui, environ 350 gypaètes barbus vivent dans les Alpes, et une nouvelle étude montre que leur nombre va doubler au cours des dix prochaines années. Dans l’Himalaya, en Asie centrale et même en Afrique, leur population est très importante, mais leurs effectifs diminuent dramatiquement. Le succès de leur réintroduction dans l’arc alpin est donc cruciale.

Participez au comptage des gypaètes près de chez vous

Chaque année, dans tout l’arc alpin (Tchécoslovaquie, Autriche, Suisse, France, etc.), une journée officielle internationale de recensement est organisée pour tenter d’évaluer le plus précisément possible la taille et la répartition de la population. Le deuxième samedi du mois d’octobre, des passionnés restent dans les postes de contrôle de 9h à 16h pour observer, photographier et annoncer les gypaètes ; toute personne intéressée peut participer.

La journée de comptage de 2025 a été un grand succès : 308 bénévoles ont observé 192 oiseaux.

Comment cohabiter avec les gypaètes ?

La population de gypaètes se porte bien, mais elle reste vulnérable : nous devons faire attention à protéger leurs territoires et à respecter leurs nids. Les gypaètes n’ont pas de prédateurs, mais ils peuvent être dérangés par les humains : les parapentes, les drones et les photographes sont autant de menaces. Ces vautours sont curieux de nature et volent souvent en rase-motte au-dessus de nos têtes pour inspecter la présence d’os au sol. Il peut donc être tentant de les côtoyer de tout près. Mais ce qu’il ne faut faire sous aucun prétexte, c’est s’approcher de leur nid à moins de 800 mètres. Arpi et Tetta nidifient sous les Gardes de Bordon, et le problème est que dès qu’il y a un peu du soleil le matin, de nombreux parapentes volent à cet endroit-là à la recherche de thermiques. Il fallait trouver une solution, sous peine de voir le miraculeux couple de gypaètes déguerpir loin de notre vallée. Une réunion a donc eu lieu avec Samuel Salamin du service de la chasse, Célestin Luizier responsable du suivi du gypaète, et Philippe Brio de l’école de parapente de Zinal. Une zone de tranquillité non contraignante a été définie pour pouvoir protéger la nidification. Les parapentes ne doivent pas y voler, à moins de rester à une altitude supérieure à 2700 mètres. Le sentier de randonnée reliant Sorebois au Petit Mountet reste toutefois praticable, à condition de ne pas nourrir les oiseaux et de respecter la distance requise, sachant que certains gypaètes montrent déjà des signes de méfiance à plus de 1,5 km si une attention marquée est portée sur leur nid. Aurel précise : « On ne pouvait pas garder secrète cette nidification, parce que ça aurait été trop risqué. Il fallait informer les parapentes si on ne voulait pas que les gypaètes déménagent. S’il y a trop de dérangements, ils vont abandonner ce nid et trouver une autre vallée. Le grand danger, par exemple si un parapente s’approche trop près, c’est que le gypaète quitte le nid pendant qu’il couve. S’il est absent, l’œuf est en perdition au bout de quelques minutes déjà. Les corbeaux s’en réjouissent. Ils vont piquer les oeufs et les manger. » Accordonsleur la tranquillité qu’ils méritent !

Arpi en 2024 sur une carcasse de chamois © Thomas Nierle

Fabienne et Clément Salamin

Les beaux jours sont là, le soleil brille, la neige a fondu et les douces températures de printemps se réchauffent… plus aucun doute : la saison estivale débute. Le restaurant du barrage de Moiry, son gîte ainsi que la buvette au pied du glacier se réveillent gentiment, alors que la famille Salamin reprend ses marques dans ces établissements qu’elle tient depuis 1977. Ainsi vit-elle au rythme des étés à Moiry, s’adaptant aux tracas de la montagne et prenant du plaisir à faire de belles rencontres grâce à ce métier touristique. L’année 2026 ne sera pas comme les autres, car la famille fêtera sa cinquantième saison aux côtés du barrage. L’occasion de rencontrer Fabienne et Clément Salamin, qui ont initié et porté ce projet aujourd’hui confié à leurs deux filles, Virginie et Emilie.

Le mariage pour commencer, ensuite le restau

Fabienne et Clément ont respectivement 21 et 23 ans lorsque, peu après leur mariage, ils acquièrent le restaurant au bord du lac de Moiry, le gîte et la buvette du glacier. Tous deux ont dans leur famille des gérants d’établissement de montagne, le grandpère de Clément a tenu pendant quarante ans la cabane de Moiry et les parents de Fabienne sont à l’époque les gardiens du Grand Mountet. En outre, la grand-mère maternelle de Clément tenait un hôtel à Sierre et il avoue : « J’avais ça dans les gènes. » L’envie d’exploiter un commerce vient surtout de lui et Fabienne le suit sans hésitation lorsque l’opportunité se présente : « C’était un peu de l’inconscience, on ne s’est pas posé de questions. » Ils se retrouvent donc le 15 juin 1977, soit onze jours après leur mariage, avec les clés du restaurant en main.

Un équilibre entre deux métiers

Puisque le restaurant du barrage de Moiry n’ouvre que cinq mois par année, Fabienne et Clément ont dû associer un autre métier à celui de restaurateur. Fabienne a enseigné les travaux manuels, trois ans à Sierre puis trente-neuf ans à Vissoie. C’est dire si elle en a connu, des petits Anniviards sur les bancs du centre scolaire, et nombreux sont ceux à qui elle a laissé de bons souvenirs mêlés à de jolis bricolages. Dès que l’année scolaire était terminée, elle retrouvait le restaurant du barrage Moiry : « Il fallait bien calculer le timing entre la fin de l’école et le début de la saison touristique. » Clément est lui titulaire d’un diplôme de commerce, ce qui lui

a permis de travailler aux remontées mécaniques de GrimentzZinal pendant l’hiver : « Je faisais beaucoup d’heures pour compenser les mois de novembre et de mai, durant lesquels je n’avais pas de travail. »

Chacun sa spécialité

L’organisation au sein du restaurant mettait à profit les forces de chacun. Clément gérait le service, les finances ainsi que tout l’aspect administratif, alors que Fabienne était en cuisine. Le restaurant est donc un projet de couple, même si Fabienne concède : « C’est surtout Clément qui adore ce métier. De mon côté, l’enseignement a toujours été ce que j’appréciais le plus. » Tous deux se sont également investis dans des sociétés anniviardes. Fabienne a été membre de la Société de Développement de Grimentz pen-

Fabienne devant l’ancien restaurant
Le restaurant du barrage de Moiry en 1977

dant 4 ans. Quant à Clément, il a exercé au sein du comité de la bourgeoisie de Grimentz durant seize années, dont huit à la présidence. Il en garde un excellent souvenir : « J’ai aimé apprendre à préserver nos traditions et notre patrimoine tout en les adaptant à notre époque moderne. »

Deux avalanches en 1988 et 1999, pas de quoi les décourager

Un établissement de montagne subit tout particulièrement les caprices de la météo. Fabienne et Clément peuvent le confirmer, car leur restaurant a été rasé par une avalanche en mars 1988. Ils décident alors de le reconstruire entièrement en béton et en suivant des normes strictes qui permettent de résister aux avalanches. Pendant l’été 1988, la famille Salamin monte un food truck à Moiry, dans lequel ils vendent des saucisses et des frites. L’inauguration du nouveau et actuel restaurant a lieu lors de la saison estivale de 1989. Les mauvaises surprises ne s’arrêtent pas là, car la buvette située au fond du glacier a elle aussi été détruite par une avalanche en 1999. Clément et Fabienne font à nouveau face à la catastrophe et reconstruisent la buvette quelques mètres plus loin, espérant ainsi qu’elle soit moins exposée aux aléas naturels.

Un métier évoluant au fil du temps

En cinquante saisons, l’établissement a vu nettement augmenter le nombre de visiteurs : « Il y avait peu de monde au début, aujourd’hui ça n’a plus rien à voir. » Clément et Fabienne se sont adaptés pour répondre à la demande, passant petit à petit de deux à dix collaborateurs aujourd’hui. Ils ont également contribué au développement de l’attractivité touristique de la région de Moiry, notamment en hébergeant dans leur gîte les groupes de marcheurs qui suivent l’itinéraire du tour du Cervin et du GR7. Un autre exemple est la création de la « course autour du lac ». Chaque saison, cette dernière attirait de nombreux sportifs venus chronométrer leur performance, générant entre 700 et 800 tours du lac, ce qui permettait de faire quelques couverts en plus le soir au restaurant. Ce chronométrage a toutefois été arrêté lorsque la question de la responsabilité en cas d’accident s’est posée.

La création de la via ferrata de Moiry

Robert Epiney, un ami du couple, leur a fait découvrir la via ferrata : « On a trouvé ça génial. » À l’époque, ces parcours mêlant randonnée et escalade étaient encore méconnus dans la vallée. Fabienne, Clément et Robert décident alors d’en créer un à

Moiry. Ils récoltent les fonds et, malgré quelques complications, inaugurent la via ferrata de Moiry en 2005. Robert, passionné, s’implique beaucoup les années suivantes, notamment en améliorant l’offre dans ce parcours puis, après 20 ans, le projet est confié à Anniviers Tourisme.

Un troisième métier particulier…

En 2020, Fabienne et Clément ont transmis l’établissement à leurs filles. Virginie a repris la direction de l’exploitation, elle est assistée par sa sœur Emilie qui gère l’aspect administratif. Leurs parents affirment : « Elles se complètent bien. » Ils profitent donc de leur troisième métier, celui de retraités : « C’est l’étape la plus gratifiante, elle nous permet de voir évoluer nos enfants et nos petits-enfants, de donner des coups de main à nos filles et de revoir nos anciens clients. » Ils sont donc encore très attachés à Moiry et à ce qu’ils y ont construit en famille.

Cinquante saisons, ça se fête !

Cet anniversaire sera l’occasion de célébrer une aventure de famille qui, Clément et Fabienne l’espèrent, durera encore longtemps. Quelques clins d’œil à toutes ces belles années seront exposés au restaurant du barrage de Moiry et, qui sait, peut-être la famille Salamin nous réserve-t-elle d’autres surprises… rendez-vous cet été à Moiry pour le découvrir !

Lucie Savioz
Les restes du restaurant du barrage de Moiry, détruit par l’avalanche de 1988
Le papa de Fabienne devant la buvette du glacier démolie par l’avalanche de 1999
Fabienne et Clément entourés de leurs deux filles, Virgine (à gauche) et Emilie (à droite)

E U X I È M E

À L A R E N C O N T R E

L A R E N C O N T R E D ’ U N A U T R E R E G A R D

D ’ U N A U T R E R E G A R D

H O I X

D U 3 1 J U I L L E T A U 2 2 A O Û T

U 3 1 J U I L L E T A U 2 2 A O Û T T O U R D ’ A N N I V I E R S V I S S O I E

T O U R

Avec le soutien de la Fondation Ella Maillart et d’Anniviers Tourisme

Avec le soutien de la Fondation Ella Maillart et d’Anniviers Tourisme

Les jours et horaires d’ouverture seront communiqués via les

affiches et sur le site de l’Unipop

Les jours et horaires d’ouverture seront communiqués via les affiches et sur le site de l’Unipop

Legs d’Ella Maillart à l’Unipop Anniviers

Legs d’Ella Maillart à l’Unipop Anniviers

Par Christine Torche Mercier, Ancienne présidente de l’Unipop Anniviers (1995-2005)

Par Christine Torche Mercier, Ancienne présidente de l’Unipop Anniviers (1995-2005)

Le vendredi 3 mai 1996, la toute jeune Université Populaire du

Le vendredi 3 mai 1996, la toute jeune Université Populaire du

Val d'Anniviers a le grand privilège d'accueillir Ella Maillart pour une de ses dernières conférences, et première au Val d'Anniviers : " De Pékin aux Indes " .

Val d'Anniviers a le grand privilège d'accueillir Ella Maillart pour une de ses dernières conférences, et première au Val d'Anniviers : " De Pékin aux Indes "

Anne Deriaz, à l'époque donne des cours d'allemand au sein de l'Unipop et partage les derniers temps de la vie d'Ella, elle propose au Comité d'organiser une conférence Ella, pour qui le Val d'Anniviers et Chandolin en particulier est un havre de paix, est très honorée de se présenter devant ses concitoyens et concitoyennes, elle qui l'a fait si souvent aux quatre coins du monde Malgré son âge avancé elle est très motivée à l'idée de ce projet

Anne Deriaz, à l'époque, donne des cours d'allemand au sein de l'Unipop et partage les derniers temps de la vie d'Ella, elle propose au Comité d'organiser une conférence Ella, pour qui le Val d'Anniviers, et Chandolin en particulier, est un havre de paix, est très honorée de se présenter devant ses concitoyens et concitoyennes, elle qui l'a fait si souvent aux quatre coins du monde Malgré son âge avancé elle est très motivée à l'idée de ce projet

Beaucoup d'auditeurs anniviards ainsi que de nombreuses personnes qui ont fait le déplacement depuis la plaine se pressent à l'entrée La salle est comble avec environ 200 participants, tous impatients, conscients de vivre un moment privilégié en compagnie d'une grande dame

Beaucoup d'auditeurs anniviards ainsi que de nombreuses personnes qui ont fait le déplacement depuis la plaine se pressent à l'entrée La salle est comble avec environ 200 participants, tous impatients, conscients de vivre un moment privilégié en compagnie d'une grande dame

C'est autour d'un verre, après la conférence qu'Ella proposa de léguer à l'Université Populaire d'Anniviers un lot de diapositives de deuxième choix, comme elle les appelait Me voici donc quelque temps plus tard à Genève, sortant de son appartement avec un sac en papier Migros plein de boites de diapositives Elle me remercia chaleureusement car sentant sa fin proche elle ne savait que faire de ces précieuses boites

C'est autour d'un verre, après la conférence, qu'Ella proposa de léguer à l'Université Populaire d'Anniviers un lot de diapositives de deuxième choix, comme elle les appelait Me voici donc quelque temps plus tard à Genève, sortant de son appartement avec un sac en papier Migros plein de boites de diapositives Elle me remercia chaleureusement car sentant sa fin proche elle ne savait que faire de ces précieuses boites Elle était doublement contente et soulagée de les léguer au

Val d'Anniviers qui lui était si cher et à un comité composé uniquement de femmes

Elle était doublement contente et soulagée de les léguer au Val d'Anniviers qui lui est si cher et à un comité composé uniquement de femmes

Par Adriana Tenda Claude, ancienne présidente de l’Unipop Anniviers (2009-2017, 2020-2023)

Par Adriana Tenda Claude, ancienne présidente de l’Unipop Anniviers (2009-2017, 2020- 2023)

Ce trésor a dormi longtemps au fond d’un carton en attendant d’être vu et partagé De ces boîtes de diapositives avec environ 1600 images en couleur et en noir et blanc surgissent de belles surprises et des clichés célèbres Des fils dorés les relient et nous guident dans l’univers de cette femme unique, qui tout en ayant fasciné plusieurs générations, continue à nous faire rêver

Ce trésor a dormi longtemps au fond d’un carton en attendant d’être vu et partagé De ces boîtes de diapositives avec environ 1600 images en couleur et en noir et blanc surgissent de belles surprises et des clichés célèbres Des fils dorés les relient et nous guident dans l’univers de cette femme unique, qui tout en ayant fasciné plusieurs générations, continue à nous faire rêver

En 2025, le Fonds Ella Maillart, constitué de ses archives photographiques (plus de 16000 clichés déposés à Photo Elysée, musée de la photographie de Lausanne) et de ses écrits, a été inscrit au registre international Mémoire du monde de l'UNESCO

En 2025, le Fonds Ella Maillart, constitué de ses archives photographiques (plus de 16000 clichés déposés à Photo Elysée, musée de la photographie de Lausanne) et de ses écrits, a été inscrit au registre international Mémoire du monde de l'UNESCO

Le deuxième choix légué à l’Unipop Anniviers se compose essentiellement de photos prises en Inde, au cours des voyages pour de petits groupes qu’Ella guida de 1956 à 1988, mais aussi au Népal, où elle se rendit régulièrement, dès l’ouverture du pays en 1951, et d’une série en noir et blanc du voyage mythique réalisé en 1935 de Pékin au Cachemire, en traversant les oasis interdites du SinKiang, en compagnie du journaliste anglais Peter Fleming

Le deuxième choix légué à l’Unipop Anniviers se compose essentiellement de photos prises en Inde, au cours des voyages pour de petits groupes qu’Ella guida de 1956 à 1988, mais aussi au Népal, où elle se rendit régulièrement, dès l’ouverture du pays en 1951, et d’une série en noir et blanc du voyage mythique réalisé en 1935 de Pékin au Cachemire, en traversant les oasis interdites du SinKiang, en compagnie du journaliste anglais Peter Fleming

Des perles s’y cachent, à l’instar du célèbre cliché du cavalier kirghize et son aigle, et bien d’autres encore

Des perles s’y cachent, à l’instar du célèbre cliché du cavalier kirghize et son aigle, et bien d’autres encore

Pour la première fois, des photos de ses voyages vont être exposées en Anniviers C’est pour nous la plus belle manière de lui rendre hommage, celle de montrer une petite série de ces images dans la vallée qui a été sienne pendant cinquante ans, de 1948 jusqu’à son ultime départ en 1997, et par la même occasion de rendre public son legs à l’Unipop Anniviers

Il s’agit de portraits probablement inédits de femmes, d’hommes et d’enfants qui la voient en train de les photographier et sont tour à tour surpris, sérieux ou souriants Leur regard comme un ricochet nous renvoie au sien, à elle

Pour la première fois, des photos de ses voyages vont être exposées en Anniviers C’est pour nous la plus belle manière de lui rendre hommage, celle de montrer une petite série de ces images dans la vallée qui a été sienne pendant cinquante ans, de 1948 jusqu’à son ultime départ en 1997, et par la même occasion de rendre public son legs à l’Unipop Anniviers

Il s’agit de portraits probablement inédits de femmes, d’hommes et d’enfants qui la voient en train de les photographier et sont tour à tour surpris, sérieux ou souriants Leur regard comme un ricochet nous renvoie au sien, à elle

Adriana et Christine

i n f o @ u n i p o p - a n n i v i e r s c h E X P O S I T I O N D E P H O T O S D ' E L L A M A I L L A R T

En vous souhaitant une belle découverte de l’exposition !

En vous souhaitant une belle découverte de l’exposition !

Adriana et Christine

u n i p o p - a n n i v i e r s c h

u n i p o p -

Rendre public le legs d’Ella Maillart
Rendre public le legs d’Ella Maillart

UN éTé ANIMé EN aNNIVIERS

Cet été, le Val d’Anniviers s’anime ! Entre événements, nouveautés et jubilés, la saison s’annonce riche en découvertes et en moments à partager.

85 ANS - CAR SAUReR TOURS PaNORaMIQUES

Cet été, embarquez à bord du mythique Car Saurer de 1941 pour des tours panoramiques guidés à la découverte des plus beaux endroits du Val d’Anniviers. Réservez votre place sur :

VALDANNIVIERS.CH/TOURPANORAMIQUE

L'OFXB Se MeT SUR SON 31 à ST-LUC DU 20 JUILLET aU 2 aOÛT À St-Luc, l’Observatoire FrançoisXavier Bagnoud célèbre son 31e anniversaire. Une invitation à découvrir l’astronomie à travers un programme riche en animations :

VALDANNIVIERS.CH/ OFXB-31

30 ANS - MARCHé CULINAIRe à CHaNDOLIN, LE SaMEDI 15 aOÛT

Le Marché culinaire de Chandolin réunit une nouvelle fois les gourmets à l’occasion de sa 30e édition, un moment incontournable de l’été :

VALDANNIVIERS.CH/ MARCHECULINAIRE

SeNTIeRS DeS BISSeS D'ANNIVIeRS

ST-LUC ET ST-JEaN

Dès cet été, de nouveaux sentiers didactiques dédiés aux bisses voient le jour sur le Grand Bisse de St-Jean, le Bisse Roux à St-Luc et le Grand Bisse de St-Luc.

Issu d’une collaboration entre la Commune d’Anniviers et Anniviers Tourisme, ce projet a été conçu par l’Atelier ETCO.

Ces parcours permettront de mieux comprendre le fonctionnement, la construction et le rôle essentiel des bisses dans le patrimoine de la vallée.

CINéMAS OPeN-AIR EN TOURNÉE

Cet été, les cinémas open-air reviennent dans les villages du Val d’Anniviers avec plusieurs projections en plein air.

Rendez-vous :

• 12 juillet au Calvaire à Chandolin (diffusion des archives de la RTS)

• 25 juillet à l’Ilot Bosquet à Grimentz

• 28 juillet sur la place de la Marmotte à St-Luc

• 6 août à la Tzoucdana à Zinal

VALDANNIVIERS.CH/ CINEMA-OPENAIR

Albert Bonnard

guide et hôtelier à Zinal

J’ai bien connu Albert Bonnard pour l’avoir accompagné en tant que porteur, comme on disait dans mon jeune temps. Il était l’amabilité même, avec l’humour en bandoulière, le sourire à fleur de peau. Dans ses contacts avec les clients il armait une philosophie infinie. Les Turkish sans filtre à qui il vouait une fidélité sans partage ne l’empêchaient pas d’être d’une endurance à toute épreuve. Je me souviens d’un matin au Grand Mountet, vers les 3 heures, ses clients s’impatientaient, ne le voyant pas arriver. Quelques minutes plus tard le voilà, prêt pour affronter une journée Zinal, Mountet, Zinalrothorn, Zinal. À son retour, l’interrogeant pour savoir comment ça avait été, il me fit cette réponse surprenante : « J’ai dormi pendant la marche d’approche. » Je me souviensaussi d’un jour sur le sommet du Rothorn, quand, soulevant machinalement une pierre, j’y découvre les restes fossilisés d’un paquet de Turkish vide, plusieurs années après qu’il avait arrêté le métier. Les cigarettes, ça conserve… les paquets vides !

Albert avait une très belle clientèle. Ainsi Edouard Wyss-Dunant, président de l’Union internationale des associations d’alpinisme, directeur de la première expédition suisse à l’Everest (1952), qui échoua à 200 mètres du sommet. Ou encore Marcel Kurz le célèbre auteur des non moins célèbres et indispensables guides intitulés Les Alpes valaisannes. Il les avait les deux à la même corde, comme on dit dans le milieu, lors d’une variante inhabituelle au Zinalrothorn.

C’est avec Wyss-Dunant qu’il réalisa les 17 et 18 août 1951 la délicate première de la face ouest du Schalihorn (3958 m), une paroi de 1000 m. Dans le texte qu’il consigne sur le « livret de guides » d’Albert on lit : « J’ai le plaisir de souligner la technique parfaite et l’allant du guide Albert Bonnard. (...) Excellent varappeur, d’une résistance physique peu commune, rien n’a pu l’arrêter durant cette ascension, ni le verglas, ni les mauvaises conditions de neige. » C’est aussi avec un client qu’il gravit la face sud de l’Obergabelhorn. De la relation qu’il me faisait de l’ascension, j’ai retenu cette phrase qui caractérisait bien la mentalité des guides « classiques » du proche après-guerre. Baissant la voix, il me dit : « Là j’ai quand même mis le piton », pensant exorciser le péché ainsi commis ! Albert a aussi beaucoup bougé : Chamonix, l’Oi-

san, les Dolomites, etc. Pendant ce temps, c’est son épouse Aurélie qui gérait leur hôtel, lui se chargeant des relations publiques dans ses temps libres.

L’Hôtel de la Poste, c’est son nom, avait appartenu à ma famille. Mes grands-parents maternels d’abord, puis une tante (Flora) et un oncle (Auguste) qui le revendirent à Albert et Aurélie Bonnard en 1944. Depuis leur départ à la retraite l’hôtel est toujours resté dans la famille. Leur petite fille Juliette, qui l’exploite aujourd’hui, a eu la délicate idée, lors d’une transformation, de nommer les quatre chambres de l’hôtel, respectivement Flora et Auguste, Aurélie et Albert.

Albert Bonnard au sommet de la Dent Blanche, vue plongeante sur les Quatre Ânes

Il s’est engagé aussi au niveau sociétal : durant des années chef du poste de secours de la station de Zinal, membre de l’équipe qui a construit la cabane d’Arpitettaz, conseiller communal à Vissoie durant seize ans. Albert a eu à cœur de partager sa passion pour la montagne avec ses amis villageois. On trouve dans son livret le récit d’une ascension du Rothorn où il emmena quatre combourgeois. Parmi eux le célèbre régent Euchariste Massy. C’était le 18 septembre 1941 en l’honneur du 650ème anniversaire de la Confédération helvétique.

Un beau visage d’homme !

Jean-Claude Pont avec la collaboration des enfants Bonnard

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Grimentz
Aurélie et Albert Bonnard

ARAVA

Les fouilles archéologiques reprennent !

Savez-vous que le val d’Anniviers recèle des trésors d’archéologie méconnus ? Sur la face sud du Toûno, à plus de 2750 mètres d’altitude, des fouilles ont mis au jour les restes d’un campement militaire occupé par des soldats romains au 1er siècle avant JésusChrist : on y a trouvé une pointe d’arme de jet, quelques clous de chaussures romaines, des pièces de monnaie, des fragments de céramique, des outils, ainsi que les empreintes au sol d’une cinquantaine d’abris, probablement des tentes en peau d’animaux ou en toile, calées par des pierres. Dans l’antiquité déjà, notre vallée était un lieu de passage alpin, et l’armée romaine bivouaquait sur nos cols pour les surveiller, probablement de façon temporaire. D’autres trouvailles ont eu lieu plus bas : lors de l’agrandissement du Grand Hôtel Bella Tola en 1887, on a exhumé des tombes datant de l’âge du fer. De même, lors de la restauration du Grand Hôtel du Cervin en 2021, les fouilles archéologiques ont révélé une utilisation agricole du lieu vieille de plus de 2500 ans, ainsi qu’un habitat romain permanent parmi les plus hauts du Valais. À St-Luc, divers vestiges pourraient indiquer l’existence de plusieurs occupations humaines très anciennes de notre vallée, dès 4000 avant Jésus-Christ. À Grimentz, un site funéraire de l’âge du fer a été découvert par hasard, avec plusieurs sépultures, des squelettes, des objets, une tombe d’enfant et un tumulus, laissant supposer l’existence d’une nécropole utilisée durant plusieurs siècles. De Ponchette aux Ziettes, de Beauregard à Fang, la vallée regorge de surprises, dont la plupart demandent encore un peu de persévérance, de financement et de travail pour être dévoilées.

À la petite cuillère et pas au bulldozer

Pour déterrer le passé, il faut travailler avec patience, « à la petite cuillère, et pas au bulldozer », comme le dit si bien Yvonne Jollien, une infirmière de métier, dont la passion pour l’histoire et l’archéologie a déclenché une vague de fouilles en Anniviers. « On avance à petits pas depuis 26 ans. » Tout a commencé en 2000, quand Yvonne a frappé aux portes des habitants de Fang, pour explorer leurs maisons, scruter les dates à moitié effacées des vieilles poutres et des pierres ollaires, en vue de dater les bâtiments du village ; elle fait alors remonter l’âge du village de Fang au XVIIème siècle. Attentive au bouche-à-oreille, elle entend parler de ruines qui seraient celles de l’ancien village de Fang, à 250 mètres au nord-ouest de Fang d’en Bas. Un jour, elle y photographie des murets qui dépassent à peine des broussailles. Sur un coup de tête, elle achète le terrain sur lequel se trouvent les vestiges archéologiques, débroussaille et nettoie le site avec persévérance durant

un an, découvre des édifices entiers, puis remue ciel et terre pour intéresser les archéologues à ce lieu. Un véritable coup de foudre, suivi par un tsunami d’énergie qui dure, intact, aujourd’hui encore. Les archéologues finissent par se rendre compte de l’intérêt du hameau médiéval de Fang. Ce qui fait sa particularité, c’est que ses ruines se trouvent à mi-hauteur, ce qui est rare dans les vallées de montagne. Dans l’arc alpin, les villages habités de manière permanente et situés à basse altitude, comme le site archéologique de Tiébagette à Fang, restent encore inexplorés. De plus, la présence d’un ancien chemin prouve qu’il s’agissait d’un lieu de passage, ce qui augmente l’espoir de mettre à jour des vestiges intéressants en creusant.

Que mangeaient nos ancêtres ?

Les investigations permettent de découvrir douze petits bâtiments, principalement des habitations d’une ou deux pièces, ainsi que des granges et des greniers, construits autour d’une place centrale. On trouve aussi une tour qui donne à penser qu’il s’agissait de propriétés féodales appartenant à des seigneurs. Les recherches dévoilent même une chapelle, selon toute vraisemblance un panthéon datant du début du XIVème. Le sol peu acide a permis de conserver en bon état les ruines, mais aussi des objets comme des Le site de Tiébagette à Fang

céramiques, des clous, des fragments de pierre ollaire et des ustensiles de cuisine. Ces trouvailles laissent entrevoir à quoi pouvait ressembler la vie quotidienne de l’époque. En 2014, des fouilles mettent à jour un charnier d’os d’animaux, qui apportent de précieux indices sur le type de bêtes que les montagnards élevaient à l’époque, et donc sur ce qu’ils mangeaient. Le XVème siècle marque le passage de l’élevage des petits ruminants à celui des bovins. Les animaux consommés étaient principalement des petits bovidés d’un mètre vingt d’envergure, ainsi que des moutons et des chèvres. Quelques volailles complétaient le menu. Le porc était rarement, sinon jamais, consommé. Des traces de découpe sur les os montrent que des activités de boucherie se développaient à ce moment-là. Les os des petits ruminants étaient des restes d’agneaux et de chevreaux, mais pas d’animaux adultes, ce qui donne à penser que l’élevage était mené davantage pour la viande que pour la laine. On a même découvert les restes d’un chat qui, à l’analyse, s’est avéré être le plus ancien chat domestique retrouvé en Valais.

Si on abandonne, tout sera oublié

En 2015, les recherches s’élargissent pour tenter de trouver des similarités entre les différents lieux historiques d’Anniviers et essayer de glaner plus d’informations sur les anciens habitants de ces terres, et les seigneurs de la vallée. Des scientifiques archéologues travaillent au projet. On prospecte à Ponchette, aux Ziettes d’en Bas, à Grimentz (où l’on découvre un corps), puis au Toûno et à Beauregard ; cela permet de constituer un ensemble archéologique qui s’étend sur deux siècles, des Romains jusqu’à nos jours. Cet ensemble était encore totalement inconnu en 2000, avant le coup de foudre d’Yvonne… Dans la foulée, l’Association pour la Recherche Archéologique dans le Val d’Anniviers est fondée. L’ARAVA a pour but de soutenir les recherches historiques et archéologiques sur place, ainsi que leur vulgarisation ; elle vise à mettre en valeur les sites archéologiques anniviards pour éviter le pillage et sauvegarder ce patrimoine national. Elle veut préserver et transmettre ces trésors historiques, afin qu’ils restent à la disposition des générations futures. Car si on les abandonne, tout sera oublié. Le rêve de la présidente de l’ARAVA, qu’elle partage avec le comité scientifique et local, est qu’Anniviers devienne une vallée pilote pour les étudiants en archéologie. L’association mène de front plusieurs projets, dont le principal est de continuer les travaux sur le site de Fang-Tiébagette. « La fouille exhaustive de ce hameau pourrait permettre de mieux connaître la culture et l’économie des sociétés montagnardes du Moyen Âge et pourrait ainsi faire référence à l’échelle suisse1. » La datation au carbone 14 d’ossements et de restes de charbon trouvés sur place a fait remonter l’âge de l’occupation humaine des lieux jusqu’au XVème, mais le site existait probablement déjà avant 1200.

Et ça continue…

Du 8 au 19 juin 2026, une équipe composée de Valentine Chaudet, archéologue, et de plusieurs étudiants en archéologie de l’université de Lausanne, va se rendre dans le hameau de Tiébagette en quête de plus d’indices sur la vie encore mystérieuse des Anniviards du Moyen Âge. En prévision de ces travaux, Maxence Baillif, archéologue et membre du comité, a procédé à un scan 3D complet du site. Réalisé à l’aide de photographies prises par un drône, il permet une vision de l’entièreté de la zone. Le plan ci-dessus montre une projection des bâtiments tels qu’ils devaient se trouver. Les formes que dévoile le géoradar sont toutefois mal définies, car ce dernier n’a pas de portée en profondeur. Creuser est donc incontournable. Les premiers résultats des fouilles de juin seront divulgués le 11 juillet lors de la Journée du patrimoine anniviard, de 9h30 à 11h, avec un apéritif en prime. Pour ceux qui ne pourraient être au rendez-vous, les découvertes seront aussi présentées lors de l’assemblée générale de l’ARAVA qui se tiendra le 10 octobre (le lieu et l’horaire sont toutefois à confirmer, et seront disponibles sur le site arava.ch). Et ce n’est pas fini ! En 2027, de nouvelles fouilles archéologiques sont prévues pour explorer d’autres bâtiments du hameau de Tiébagette et exhumer de nouveaux secrets sur cette communauté alpine… Peut-être même pourra-t-on alors répondre aux questions encore en suspens sur les mystères de la vie montagnarde médiévale dans notre belle vallée, un environnement qui devait être encore bien hostile à cet époque-là…

Si vous souhaitez vous impliquer dans la protection du patrimoine et la recherche scientifique, l’ARAVA recherche un ou une secrétaire. Amélie Vouardoux, après plus de dix ans de bons et loyaux services, transmet le poste et part pour de nouvelles aventures. Vous pouvez contacter l’ARAVA en écrivant un mail à : association.arava@gmail.com

1 arava.ch

HC Anniviers

Quelle bonne idée ce toit !

Comme chaque fin de saison, nous tenons à remercier toutes les personnes qui gravitent à l’intérieur et à l’extérieur de notre club ainsi que les différents donateurs et sponsors.

Tout d’abord, voici un résumé du bilan sportif de cette saison :

La première équipe du HC Anniviers a terminé en tête de son groupe à la fin du championnat régulier. L’équipe, qualifiée directement pour les demifinales, a remporté cette série, au meilleur des cinq, en 3 matchs contre le EHC Rarogne. Les trois duels furent accrochés car l’équipe du Haut-Valais s’est passablement améliorée durant ces deux dernières années. Les scores révèlent d’ailleurs assez bien l’intensité de ces trois parties (2-1 / 3-2 / 5-2) Pour la troisième année consécutive la finale des play-offs s’est déroulée contre le HCV Martigny 2. Et malheureusement le résultat est identique aux deux dernières années à savoir une finale de plus perdue. Les Bas-valaisans se sont imposés sur les scores suivants : (4-3 ap / 6-3 / 3-1). Ils étaient meilleurs que nous dans une grande partie des secteurs de jeu. Nous pouvons cependant regretter le résultat du premier match à domicile car l’équipe avait les moyens de le gagner au vu des nombreux power-play en notre faveur. Malgré tout nous sommes fiers du chemin parcouru car l’équipe est rajeunie chaque année et nous avons pu quand même disputer une septième finale en dix ans. Le coach Laurent Tacchini et son assistant Guillaume Massy seront encore de la partie pour la prochaine saison et nous tenons à les féliciter pour tout le travail accompli au sein de cette équipe.

Pour le mouvement junior, merci aux coachs Johann Massy, Mathieu Melly et Mathieu Salamin qui se sont occupés de l’école de hockey. Nous avons eu la chance de compter sur la présence de 30 enfants, en moyenne, à chaque semaine d’entraînement.

L’équipe des U9, coachée par Mathieu Melly, Baptiste Melly et Sébastien Kämpf a connu une excellente saison. Le championnat se déroule sur plusieurs tournois dans le canton. L’équipe d’Anniviers a affronté les équipes suivantes : EHC Saastal, Young Eagles Brig, EHC Viège, HC Crans-Montana, EHC Rarogne 2 et HC Sierre 2. L’équipe a gagné une grande majorité des tournois et nous espérons que cette progression continuera dans le futur afin d’assurer l’avenir du HC Anniviers.

L’équipe des U12, coachée par Thomas Melly, Alexandre Sobrero et Stéphane Salamin a connu également une très bonne saison. Le championnat est composé des équipes suivantes : HC MontheyPDS, HC Sierre, EHC Visp, HC Valais-Chablais et HC Nendaz. Le championnat se déroule également sur plusieurs tournois. Il

n’y a pas de classement. Le HC Anniviers a terminé régulièrement sur le podium et nous pouvons constater que la marge de progression est encore grande.

L’équipe des U14, coachée par Mathias Melly, Kevin Epiney et Yves-Laurent Epiney, s’est également bien comportée. La saison s’est déroulée sur 18 journées de championnat. Le bilan est satisfaisant et équilibré puisque l’équipe a remporté 9 matchs sur 18. Elle a affronté les équipes suivantes : HC Monthey PDS, EHC Raron, HC Sierre, HC Valais Chablais Futur, EHC Saastal et HC Crans-Montana,

L’équipe des U16, coachée par Valentin Savioz, Jeff Bitz et Bastian Rossi a terminé à la cinquième place du championnat. Avec un bilan de 8 victoires nous pouvons dire que cette équipe a connu un championnat tout à fait satisfaisant. Ce groupe est composé de juniors d’Anniviers et de Sierre. Le championnat compte neuf équipes pour un total de seize matchs. Nous profitons de remercier les coachs pour leur travail et surtout pour le temps passé sur la route en sachant que les déplacements devaient s’effectuer entre le canton de Genève et celui de Vaud. Et pour couronner le tout certains matchs se sont déroulés le dimanche en fin de journée… Encore merci à Valentin, Jeff et Bastian.

L’équipe des U18 coachée par Hervé Kessler et Gaëtan Epiney a connu une saison un peu plus compliquée en terminant à la dernière place du championnat. Le groupe romand est composé de sept équipes. Le championnat comporte 18 matchs et les juniors en ont remporté deux. Une saison à oublier tout en sachant que notre responsable du mouvement junior, Gaëtan Epiney, a remplacé en cours de championnat Christophe Perren afin d’assurer le lien avec notre nouveau coach Hervé Kessler. Nul doute que la saison prochaine sera meilleure.

J’aimerais ensuite adresser mes remerciements à :

Tous les parents des juniors et de la première équipe qui se donnent, sans compter, pour le club. Je remercie également la commune d’Anniviers, le centre scolaire d’Anniviers, les dirigeants du HC Sierre et plus particulièrement Jeffrey Bitz qui a donné beaucoup de son temps entre la première équipe et le mouvement junior, les maîtres de glace, les chronométreurs, les arbitres du club, le personnel de la cantine, les entraîneurs et assistants, les joueurs et leur(e)s accompagnant(e)s, les supporters, toutes les personnes qui auraient été malencontreusement oubliées, ainsi que mes collègues du comité, qui nous permettent d’avancer chaque saison et surtout :

Un énorme merci

À vous chers sponsors, membres du club des 100 et de la crosse d’Or, ainsi qu’à tous les généreux donateurs pour votre inconditionnel soutien financier. Sans vous, notre club n’aurait pas les moyens nécessaires pour faire évoluer cette jeunesse prometteuse ainsi que tout le club dans ses infrastructures et autres organisations tant sportives que culturelles.

Une fois n’est pas coutume j’aimerais terminer par ces quelques mots :

La production cumulée des panneaux solaires de la patinoire (435’000 kWh) et de la crèche (31’000 kWh) a permis une économie d’environ Frs 80’000. - sur la facture annuelle d’électricité. (voir le rapport de la commune d’Anniviers dans le dernier journal les 4 saisons). Nous pouvons nous en réjouir et surtout nous pouvons affirmer : Quelle bonne idée ce toit !!!

Je vous donne rendez-vous la prochaine saison et vous souhaite un agréable été !

Le Président Frédéric Pellat

Weisshorn SAMeDIS SOIR

Impressum

Les 4 Saisons d’Anniviers

Comité de rédaction :

Stéphanie Guex (Conseillère communale)

Leslie Melly (Présidente FC Anniviers)

Frédéric Pellat (Président HC Anniviers)

Martin Hannart (Président Montagne Club Anniviers)

Nicolas Droux (Président Ski Team Anniviers)

Rédaction : Pauline Archambault, Simone Salamin, Lucie Savioz et intervenants

Correctrice : Pauline Archambault

Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers)

Impression : Imprimerie d’Anniviers, Vissoie-Anniviers

Mise en page: Imprimerie d’Anniviers

(sauf les pages communales, Anniviers tourisme, Vercorin tourisme, UNIPOP)

Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs

Mode de parution : trimestrielle

Tirage : 2’150 exemplaires

Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

Claudy Etienne - 027 458 46 25 - rte de Chippis 47 - 3966 cyclo-sport@netplus.ch - www.cyclo-sport.ch www.annipieds.ch

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Les 4 Saisons d’Anniviers

Route des Landoux 35 3961 Vissoie

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