PRI NTE M P S NUMERO 38 | AVRIL ’20 | TRIMESTRIEL
© Pauline Archambault
La forêt d’Amazonie
L’invité Luo Xiang Lin
L
uo, Xiang Lin de son prénom, vivait à Shangaï. Pour des raisons politiques, il quitta la Chine en 1992 et arriva à Sierre grâce à une embauche comme chef cuisinier au café du Soleil. A l’époque, il y avait 20 millions d’habitants à Shangaï... quel choc eut Luo en arrivant à Sierre! Il avait l’impression d’être parvenu au bout du monde : il n’y avait personne dans les rues et ça lui faisait un peu peur. A l’époque, il aurait préféré s’exiler dans une mégapole, mais il n’en avait pas eu la possibilité. En arrivant à Sierre, il se disait qu’il ne tiendrait pas plus de trois ans... pourtant, maintenant, il ne quitterait le Valais pour rien au monde! Xiang Lin retourne chaque année à Shangaï pour rendre visite à ses deux soeurs. La ville grandit très rapidement et compte déjà 30 millions d’habitants aujourd’hui: c’est 10 millions de plus qu’il y a trente ans ! Les vieux quartiers sont détruits et de nouveaux sont construits. Tout change si vite… Quand Luo arriva en Suisse comme cuisinier, il ne savait pas un seul mot de français ni d’anglais. C’était si dur de communiquer qu’il en pleurait presque. Il n’arrivait même pas à expliquer à son patron quels aliments il fallait acheter pour la cuisine chinoise. Pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas besoin d’un ingrédient, son seul moyen était de prendre un sac poubelle et de le jeter dedans! Un jour, Luo trouva la carte de visite d’un magasin d’alimentation chinois à Berne et se crut tiré d’affaire. Il écrivit sa liste de produits à acheter en mandarin et son patron partit à Berne faire les courses. Mais à son retour, Xiang Lin eut la surprise de découvrir que la moitié
des ingrédients n’étaient pas ceux qu’il avait commandés... Il avait noté « bière » et on lui avait donné de l’eau minérale… Enervé, il se rendit lui-même à Berne au magasin et découvrit alors que les commerçants soi-disant chinois étaient en fait des Vietnamiens qui ne parlaient pas un mot de mandarin. Aujourd’hui, Luo parle français, mais il ne sait ni le lire ni l’écrire, mis à part quelques mots utiles pour la cuisine comme « chevreuil » ou « poireau ». Tout ce qu’il sait en français, il l’a appris en travaillant et en écoutant les gens, sans jamais prendre un seul cours de langue. Quand il est en cuisine et que la serveuse lui apporte une commande, il doit encore aujourd’hui griffonner quelques idéogrammes sur un bout de papier. Le français est très différent du mandarin et très difficile à apprendre pour un Chinois. Le mandarin n’utilise pas un alphabet mais des idéogrammes, et beaucoup de sons qui
-2-
le composent n’existent pas en français. Luo prononce quatre mots différents dans sa langue maternelle : « caillou », « dix », « mort » et « quatre »… mais les sons de ces quatre mots sont exactement les mêmes à mes oreilles. Il y a là de quoi commettre bien des impairs et on comprend aisément comme il devait être compliqué pour Xiang Lin de communiquer lors de son arrivée en Suisse. Un gouffre sépare nos deux langues. En 1993, Luo rencontra un russe qui voulait acquérir l’hôtel d’Anniviers à Vissoie et l’engager comme chef cuisinier. Il lui fit découvrir Zinal, St Luc et Grimentz. Luo tomba amoureux de la beauté sauvage du val d’Anniviers. Pendant des années, il essaya de trouver un restaurant en Anniviers, sans succès. En 2001, il acheta le restaurant de Chippis et en 2016, il parvint enfin à acheter le Rothorn à Ayer, le transforma
de fond en comble et proposa de la cuisine chinoise. Son hôtel-restaurant a accueilli l’année dernière l’équipe de ski chinoise, qui est restée un mois pour s’entraîner sur les pistes, en vue des jeux olympiques d’hiver de 2022 qui auront lieu à Pékin. La plupart des Chinois ne savent pas skier. En Chine, la première station de ski n’a ouvert qu’en 1997! Xiang Lin essaie d’attirer des touristes chinois en Anniviers. Ce n’est pas évident, car ces voyageurs pressés font souvent le tour de la Suisse en trois jours, se contentant d’un rapide LucerneZermatt-Genève. Mais le tourisme indivi-
duel commence à se développer en Chine et ces touristes-là ont plus de temps. Luo pense qu’il faudrait cibler ce public et faire plus de publicité pour la vallée, car c’est un marché immense. Il se sent bien en Valais. Quelquefois, sa famille restée en Chine lui manque, même si sa femme et son fils sont avec lui entre Sierre et Ayer. Il est parfois pris de nostalgie le jour du Nouvel-An chinois… ici c’est comme si cette fête n’existait pas. La mentalité chinoise est très différente de la mentalité suisse. Dans n’importe quel village en Chine, si un inconnu frappe à une
porte en pleine nuit, on lui ouvrira toujours et on tuera une poule pour le nourrir. Les Chinois aiment le contact avec des inconnus, ils ne restent pas qu’entre amis ou en famille, ils sont ouverts et apprécient de faire des activités en groupe, comme du taï chi ou du qi gong tôt le matin dans les parcs. Luo apprécie le côté direct des Anniviards, très différent des codes sociaux chinois. Il trouve que les familles anniviardes ressemblent aux familles chinoises, car elles sont très soudées et solidaires. Pauline Archambault
Veuillez prendre note que la rédaction de cette édition a été close avant les directives émises concernant COVID-19 et vous référer aux informations officielles.
événement
GRIMeNTZ-ZINAL - LeVeR De SOLeIL À SOReBOIS TOUS LeS VeNDReDIS - DU 10 JUILLeT AU 14 AOÛT
Au départ de Grimentz, embarquez dans le téléphérique en direction de Sorebois. Arrivé à 2’896 m. d’altitude, admirez le réveil de notre étoile, le Soleil, et profitez d’un moment magique et inoubliable avant de prendre votre petit déjeuner au Bar à Pente.
Hey!
+ d’info facebook.com/rm.grimentzzinal
ST-LUC/CHANDOLIN – NOUVeAU CHeMIN DeS PLANèTeS PROJeT De ReVITALISATION 2019-2021 0
Après la rénovation de tous les postes en 2019, la revitalisation du Chemin des Planètes continue avec la construction d’un parc d’aventure à proximité du restaurant de Tignousa, qui sera finalisée pour l’automne. + d’info https://www.valdanniviers.ch/fr/chemin-planetes-203.html
VeRCORIN - LeVeR De SOLeIL
11 JUILLeT 2020 / 26 JUILLeT 2020 / 8 AOÛT 2020
Au départ de Vercorin, embarquez dans la télécabine en direction du Crêt du Midi. Arrivé à 2’336m d’altitude, admirez le réveil du Soleil. Profitez d’un moment magique et inoubliable avant de savourer un petit déjeuner continental et varié au restaurant du Crêt du Midi. + d’info valdanniviers.ch
www.valdanniviers.ch
-3-
Éclairer nos villes à l’énergie 100 % durable.
OIKEN s’engage pour le développement de solutions énergétiques globales et durables. Avenir activé.
Joël Bonnard
conseiller en assurances 079 690 51 34
-4-
Concours
Sommaire
à la découverte d’Anniviers
2
L’invité
5
Sommaire / Concours
6
Tenir la main d’un enfant
8
Guerre des Étoiles
13
HC Anniviers
14
Astrid Epiney, rectrice Uni Fribourg
16
Anniviers, commune 100% solaire
19
La génération Millénium face à la
© Janine Guex
désinformation
Où se trouve ce cadran solaire ?
A) Église de Chandolin B) Église de Zinal C) Église de Grimentz Envoyez votre réponse par mail à impa@impa.ch ou votre carte postale avec la mention «Concours-photo de janvier» à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers, 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie Délai de réponse: 1er juin 2020 à gagner un bon de 50.- à la Boucherie La Vallée à Vissoie La gagnante de l’édition no 37 est Barbara Beaud à Bienne La réponse était: Le Col du Tsaté
23
Anniv’info
27
Internet ultrarapide
28
Sierre-Zinal en concert
29
Toute joie dehors
31
Forêt d’Amazonie et forêt d’Anniviers
34
Résidence Plantzette
36
Anniviers Tourisme
38
Ma petite entreprise...
41
Montagne Club Anniviers
43
La vitesse de la lumière
44
Enviedebouger.com
46
Notre histoire.ch
-5-
portrait
Tenir la main d’un enfant
C
’est un bien beau métier que celui exercé par Christelle Theytaz née à Vissoie en 1984 : pédopsychiatre. Un mot qui pourrait faire peur, mais quand j’entends la passion et le bonheur qu’éprouve Christelle au quotidien, je me dis que les générations actuelles ont beaucoup de chance de pouvoir s’appuyer sur ces personnes ressources en période de crise ou de difficultés. Une profession qui permet de redonner espoir en la vie. Prendre un enfant par la main, pour lui donner la confiance en son pas (Y. Duteil) Cette belle chanson illustre bien la philosophie qui anime Christelle au quotidien. Etre née en Anniviers, à la montagne, entourée par une famille aimante assure déjà les prémices d’un désir de vouloir aider les enfants qui n’ont pas toujours cette chance et fortifie les piliers sur lesquels construire sa vie. Mais pour mener à terme sa profession, il lui a fallu quitter son cher canton et s’exiler à Genève; alors chaque fin de semaine, Christelle revenait aux sources pour puiser la force nécessaire et poursuivre ce long chemin. « Je pouvais ainsi, tout en travaillant d’arrache-pied, m’autoriser des loisirs et des moments de détente indispensables durant ces études intenses mais si enrichissantes. J’ai toujours accordé énormément d’importance aux valeurs humaines, à la simplicité, à la nature, à la facilité de tisser des liens spontanés qui nous sont chers dans les contacts entre Valaisans, ce qui est aussi essentiel dans mon métier. Je me suis également ouverte à d’autres horizons grâce à mes études, et ma formation post-
graduée m’a poussée vers d’autres régions. Installée par amour dans le Jura j’y retrouve d’ailleurs certains aspects de notre beau Valais et les relations humaines y sont tout aussi généreuses et bienveillantes, mais mes montagnes, mes amis et ma famille me manqueront toujours ! Je remercie la vie pour la belle enfance que j’ai eue et la joie d’avoir vécu dans une région saine, sûre et proche de la nature, juste un peu de temps libre entre amis à jouer dans les ruelles du village suffisait à nous épanouir. Prendre un enfant par le cœur, pour soulager ses malheurs (Y. Duteil) C’est depuis toute petite que le choix de la médecine a été une évidence pour moi, une passion, plus qu’une profession. A mon pédiatre qui, comme me l’a raconté ma maman, a su créer une salle d’attente à «taille d’enfant» rassurante et accueillante, je disais que plus tard je voulais faire le même métier que lui. Mon but a toujours été clair : travailler au contact des enfants car avec eux «on ne peut pas tricher». Il faut savoir leur faire confiance, se
-6-
mettre à leur niveau et leur permettre de nous donner accès à leur peine pour qu’ils se livrent à nous. Il n’y a pas à mon sens de relation plus belle que celle que l’on peut avoir avec un enfant, et soulager leur peine était ma priorité. Je souhaitais trouver une branche où malgré l’urgence, on a le droit de «prendre le temps», d’échanger au rythme des patients. La pédopsychiatrie, spécialisation psychiatrique pour les enfants et adolescents de 0 à 18 ans, est un domaine de la médecine très humain. Avoir accès aux conflits internes de nos patients, à leurs peines et à leurs craintes les plus profondes, pour ensuite les aider à dénouer ce qui les tourmente et surtout les amener à mettre en œuvre leurs propres ressources pour trouver la voie de la gué-
rison est un travail d’une telle intensité émotionnelle qu’il n’équivaut à mon sens à aucune autre spécialité. De plus, avec les enfants, de nombreux médias peuvent être utilisés comme le jeu, le dessin, les contes, les jeux de rôles, ce qui rend la pratique vivante, spontanée et unique. On s’étonne souvent lorsque j’explique pouvoir «jouer avec un enfant» durant mes séances, cela donne un aperçu plus humain et moins effrayant de ma profession. Il faut savoir se laisser surprendre et guider par l’enfant qui nous amènera toujours au plus proche de son vécu, lorsqu’il aura confiance en nous. C’est, je pense, la plus belle richesse de ma profession. Prendre un enfant par la main et lui chanter des refrains (Y. Duteil) Je me sens pleinement épanouie dans ce choix. Il s’agit d’un métier où l’on ne s’ennuie jamais, où chaque relation, chaque suivi est unique. Cette branche me permet de travailler avec des enfants dont chaque âge est différent et j’aime que la prise en charge me donne la liberté d’être créatrice et spontanée dans mes suivis. Il est clair que le travail multidisciplinaire en équipe est indispensable, ce que j’apprécie énormément, que ce soit la collaboration avec les équipes éducatives des foyers, l’enseignement spécialisé, les milieux scolaires, les autres thérapeutes. Aucune journée ne ressemble à une autre et c’est ce qui me plaît le plus. De plus, nous devons nous aussi suivre un cursus de psychothérapie en tant qu’expérience personnelle et nous faire superviser tout au long de notre parcours. On apprend ainsi à mieux comprendre ce qui nous appartient, nos forces et nos faiblesses mises ensuite au service de nos patients, puisque notre outil de travail principal, c’est nous-mêmes et notre appareil à penser. Prendre un enfant comme il vient et consoler ses chagrins (Y. Duteil) Dans ce métier nous traitons des thématiques lourdes comme les tentatives de suicide, les traumatismes, les deuils, nous
agissons également de manière importante et indispensable dans la prévention, en accompagnant des enfants en difficulté dans leur période de vie normale, telle la crise d’adolescence, une séparation parentale, des difficultés scolaires. Cela ne veut pas dire que l’enfant est «malade, fou» comme le craignent souvent les gens en entendant le terme «pédopsychiatre». Cela signifie que chacun peut, dans une période plus difficile de sa vie, bénéficier d’un espace de parole neutre et bienveillant, d’un lieu rien qu’à lui où il peut s’exprimer sans craindre l’impact émotionnel possible sur ses proches et sur un système familial sous tension. Une prise en charge précoce et adaptée permettra à l’enfant de résoudre ses conflits internes et évitera que cela ne ressorte de manière plus intense et plus difficile plus tard. Pour qu’il s’endorme à la tombée du jour, prendre un enfant par l’amour (Y. Duteil) Mon travail ne m’a jamais fait douter quant à mon désir d’avoir un jour des enfants, une famille et de m’investir dans ma sphère privée. Je pense que dans tous les cas, on n’est «jamais complètement prêt» à être parent. L’aventure sera belle et surprenante quoi qu’il arrive et si l’amour est là, l’envie de bien faire et de chérir un enfant représente la base de sécurité dont il aura besoin. J’ai enfin rencontré l’amour, le vrai, et je suis, à ma plus grande joie, devenue maman pour la première fois, d’une petite fille prénommée Lucie. Je peux donc le confirmer, c’est que du bonheur !!! De nos jours, nos repères sont en constant changement et les milieux familiaux souvent en crise vu les exigences de la société, la perte de certaines valeurs fortes priorisées par nos ancêtres, l’attrait de la fuite plutôt que la lutte pour
-7-
reconstruire, la difficulté à conjuguer vie privée et vie professionnelle. Le milieu scolaire est également souvent mis à mal et les nouvelles technologies fort envahissantes ne nous aident pas toujours. Toute cette instabilité peut susciter des peurs, un sentiment d’être perdu et une constante recherche de limites pour se rassurer. Un espace de thérapie neutre est une chance et une opportunité à saisir lorsqu’un enfant nous montre qu’il ne va pas bien. Cela permet d’entendre sa douleur, lui donne de la valeur et la légitimité de s’exprimer. Un enfant est en constant développement et plein de ressources. C’est pourquoi une crise accompagnée et écoutée, peut présenter une réelle opportunité de changement positif par la suite. » Prendre un enfant par la main, pour l’emmener vers demain (Y. Duteil) Christelle considère avoir eu énormément de chance de trouver un poste de cheffe de clinique, équivalent à celui qu’elle pratiquait au CHUV à Lausanne au moment de son départ en novembre 2018. Et de par les liens qu’elle a rapidement pu créer dans le réseau de soins jurassien, de son implication et de la belle collaboration multidisciplinaire sur place, elle s’est vu proposer le poste de médecin cheffe adjointe après un an au Jura, en novembre 2019. Une telle promotion est une aubaine et lui a permis de se projeter réellement pour le long terme dans cette voie, dans SA voie en conjuguant vie de maman et passion professionnelle. Merci beaucoup Christelle ! Propos recueillis par Simone Salamin
culture
Guerre des Etoiles ou guère d’étoiles ?
Michaël Cottier/OFXB
Episode 1
En regardant ces magnifiques photos de paysages nocturnes de la montagne assoupie dans la nuit, je me suis surpris à penser que l’éclairage artificiel (c’est drôle d’ailleurs cette présence incongrue ici du mot ciel) faisait partie de l’ambiance et même de la beauté de la photo. Ces petites lumières qu’on imagine volontiers tremblotantes dans le lointain évoquent en effet la civilisation, le progrès, la chaleur du foyer, la victoire lumineuse sur les ténèbres sources d’effroi. Petites constellations terrestres rassurantes et finalement bien inoffensives... Enfin ça, c’était vrai avant… Dorénavant, l’éclairage même ici en montagne est devenu omniprésent et parfois éblouissant. Peuton craindre qu’un jour prochain il n’y ait plus guère d’étoiles dans le ciel anniviard? La guerre des étoiles aurait-elle commencé dans cette paisible vallée? Je suis allé poser la question à un des animateurs de l’OFXB, Maître Jedi en dialectique ombre-lumière! J’ai besoin de ton éclairage, Oh mon Maître… Par quel prodige une lumière prévue pour éclairer le sol peut nous empêcher d’admirer le ciel étoilé ? La lumière montre l’ombre et la vérité le mystère, cher disciple. Sur cette photo prise depuis
l’Observatoire tu vois d’innombrables points lumineux situés en-dessous de toi. Par exemple, ceux de Grimentz situés 500m en aval, tellement puissants qu’ils forment une tache blanche indistincte. Evidente conclusion : une grande partie de la lumière fuit vers le haut, en pure perte dilapidée. Cet éclairage direct n’est pourtant que la partie émergée du problème, celle que tu peux clairement voir... Par la trop lumineuse simplicité, ne te laisse pas éblouir… Je vois ! La lumière pourtant prodigieuse d’un Soleil ou même de mille soleils situés à des parsecs peut être écrasée par une poignée de ridicules lampadaires tout proches! C’est l’obscure clarté qui descend des étoiles, vaincue par l’éclatante noirceur de la démesure humaine… Il faut donc maîtriser la force lumineuse, éviter son odieux gaspillage et la concentrer vers le sol, mais comment? Je te vois sourire maître… Un sourire coûte moins cher que l’électricité mais donne autant de lumière, jeune padawan. Rien de plus simple en apparence pour cela : bannir l’éclairage vers le haut, il faut. Parfois la lumière, comme ton esprit, prend des chemins détournés… Regarde cette photo d’un candélabre qui date des âges obscurs. Penses-tu qu’il maîtrise totalement la force ?
-8-
(Il ferme les yeux, intensément concentré) Non ! L’ampoule est clairement apparente car située loin du chapeau du luminaire. Donc je peux tracer d’innombrables rayons lumineux rectilignes qui vont de l’ampoule vers le ciel (il en trace plusieurs avec application). Elémentaire : cette lumière rebelle prend le chemin de l’espace. La force est dilapidée. Pourtant ces lampadaires des âges sombres vont bientôt disparaître, remplacés par ceux-ci (il montre la photo du candélabre de dernière génération) incroyablement économes et directifs car équipés de LED. On n’a pas fait mieux depuis l’invention du sabre laser ! Ou pire …! Tout ce que tu vois n’est qu’une ombre projetée par les choses que tu ne vois pas, mon jeune ami. Ces lampadaires conception irréprochable, ils ont. Leur lumière le plus efficacement possible projetée vers le bas, elle est... pour être malheureusement renvoyée vers le haut : 40 à 90% de la lumière rebondit sur la neige… 10% sur l’asphalte. Oui mais impossible d’y échapper ! car si le sol était parfaitement absorbant, comme un trou noir, il ne renverrait aucune lumière et alors on ne verrait plus… le sol! Brillant raisonnement, disciple ! Mais n’oublie pas : sans maîtrise la puissance
Alors rien de plus simple ! Divisons par deux, par quatre… par mille la puissance lumineuse ! (Marquant une courte pause) Et alors… Pourquoi ne pas éteindre simplement les lampadaires… c’est la fin du problème par son auto-annihilation. Tenté par le côté obscur et sa simplicité, toujours tu es… Rappelle-toi, l’obscurité a besoin de lumière pour exister. La maîtrise est la clé. L’œil humain - je ne parle pas ici de celui surentraîné d’un Jedi - est sensible à une poignée de photons par seconde : c’est pour l’instant mieux que n’importe quel capteur électronique sophistiqué. Avec un temps d’adaptation, ton œil et ton cerveau (même si tu n’es pas une lumière…) d’un millier de photons par seconde, il se contente. Vision monochrome. Mais tu pourras éviter les obstacles, les chausse-trappes et distinguer tes amis des ennemis… As-tu besoin de plus en-dehors des routes circulantes? De 10’000 photons par seconde, le moindre lampadaire t’inonde ! Jusqu’au souvenir des étoiles oublier, ils te font ! Maîtriser avec sagacité la puissance lumineuse des lampadaires, il suffit. Pourtant maître, je ne suis pas assez fou pour observer les étoiles sous un lampadaire ! Et tous ces rayons lumineux égarés dans le ciel sont sans aucune incidence sur sa qualité : il suffit de regarder le ciel sans regarder les lampadaires. Facile depuis une hauteur comme Tignousa : les étoiles sont en haut, les lampadaires en bas ! La lumière monte – certes gaspillée – mais elle disparaît vers l’infini sans m’atteindre! L’expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n’éclaire que le chemin parcouru… Je t’ai parlé du photon, ce petit grain de lumière… Et bien, il ne disparaît pas englouti par la noirceur de la nuit… pas toujours… Interagir avec l’air, il va. Regarde attentivement la photo du paysage : au-dessus des villages et des villes invisibles même par-delà les montagnes,
le ciel est délavé, pâle, dépeuplé d’étoiles… en vérité mon jeune disciple, même si tu ne le vois pas, le ciel est contaminé jusqu’au zénith par la force lumineuse qui en émane. Sur cette photo, je vois quelques maigres nuages filamenteux : les photons partis des villes vont se réfléchir sur eux et venir vers moi…. Mais sans aucun nuage, dans un air parfaitement transparent avec «Ce candélabre des «temps obscurs» nécessite une adaptation pour que la source lumineuse quoi un photon soit encastrée dans le chapeau et ne constitue plus une source de gaspillage et de pollution peut-il bien inte- lumineuse (de 10 à 20% des rayons lumineux - en rouges et en oranges - ne sont pas dirigés ragir ? Qu’elle est vers le sol). Le remplacement récent des anciennes ampoules «fluo compactes» par des LEDs l’origine de cette surpuissantes et bleues amplifie considérablement le problème de pollution» obscure contamination de l’air par la lumière? N’oublie réciproquement : sans le contraste de la pas, jeune padawan que l’essentiel est lumière qui traverse l’obscurité, difficile de invisible à nos yeux ! L’air ce n’est pas voir les particules en suspension dans l’air, le vide… Ecoute attentivement : à la bien trop petites… Prodigieuses consésurface de la Terre, 1 litre d’air pèse un quences de l’interaction révélatrice entre peu plus d’1,2g à température et pres- la lumière et la matière… Mais un instant! sion « normales » parce qu’il contient Star Wars, c’est donc… une imposture 26’883’928’571’428’571’428’571 molé- sidérale ! Dans le vide il n’y a pas d’obscules, sans compter les aérosols (parti- tacle pour les photons, pas d’air, pas de cules fines, pollens, gouttelettes d’eau poussière, pas la moindre particule … pas etc…). Une multitude d’obstacles et d’interaction possible …. Et alors comd’embûches pour nos photons. Que ferai- ment expliquer les tirs lasers parfaitement visibles dans le vide intersidéral, de l’Etoile tu à leur place ? Noire par exemple ? … certainement pas Laisse-moi réfléchir… Les photons, ces par réflexion ! Illumination désastreuse innombrables soldats de l’Empire de la (déStarWareuse ?), tu as eu. Désormais, Lumière rebondissent sur cette matière jusqu’à la lie, boire la coupe il te faut. « invisible » du ciel un peu comme il le Le bruit caractéristique qui souligne le font sur le sol ou un nuage pour finir dans tir ? Car dans le vide, seul le silence tu mon œil alors que je regarde le ciel… Ils entends… trébuchent du mauvais côté, c’est bien ça? Comme un rayon de lumière dans une Maître, je t’en prie, pour éviter qu’à mon pièce sombre que je peux uniquement voir tour je bascule du côté lumineusement car une partie de sa lumière se réfléchit sur sombre… initie moi à une de ces lois phyles poussières contenues dans l’air… Et siques dont tu as le secret pour garder in-
-9-
▼
n’est rien… A cause de cette réflexion qui nous manque parfois, nous oublions que doubler la puissance lumineuse d’un candélabre, c’est inévitablement doubler la quantité de lumière qui se retrouve dans le ciel.
Grimentz | Zinal
ess-grimentz.ch 027 475 50 60
3961 St-Luc TĂŠl. 027 475 13 48
sport4000@netplus.ch www.sport4000.ch
- 10 -
ess-zinal.ch 027 475 13 73
tact le mythe ! Non, accepter, il te faut… Mais tu n’as encore qu’une vue imparfaite du problème du détournement de la Force. Te dévoiler son origine, je vais. Te raconter sa chute du côté obscur, parmi la faction polluante... Mais je le sais déjà ! Comme je te l’ai déjà dit, c’est lumineusement simple : les 27 millions de milliards de milliards de molécules, sans compter les autres particules vont renvoyer les photons dans mon œil même si je regarde très haut dans le ciel. C’est du rétro-éclairage, de la rétro-réflexion par le ciel… le retour de la force quoi… (pris d’une colère résignée) Mais réveille-toi enfin, on est déjà vendredi ! Tu mélanges tout et tu te laisses aveugler par la simplicité, malgré mes mises en garde! Les 26’883’928’571’428’571’428’571 molécules par litre d’air sont bien trop minuscules pour que les photons rebondissent simplement dessus. Du photon je te parle, pour que tu comprennes qu’à un niveau bien plus subtil, les choses se déroulent ! (Très vexé) Nul besoin de ton obscure et fantomatique armée de molécules d’air pour expliquer le halo de lumière qui s’étend à des dizaines de kilomètres audessus des : les photons, les rayons de lumière… appelle-les comme tu veux… rebondissent sur le smog, ce mélange d’humidité, de poussières et de polluants qui les recouvrent, comme ils le font sur les nuages ! (Il se radoucit un peu) Ton raisonnement, en effet ne manque pas totalement de justesse. Cette pollution qui vient des villes nous prive de la beauté du ciel à l’horizon. Les montagnes heureusement font un peu écran … Mais Anniviers ou même Sierre ce n’est pas Londres et son smog ! Ni Tatooine et son ciel poussiéreux! Respire à pleins poumons cet air pur ! Trop peu de particules fines ici pour expliquer le retour des photons par réflexion ! Maître Sir Rayleigh invoquer, il faut désormais. Dans sa grande sagacité, il découvrit il y bien longtemps l’origine de cette « déviance » des photons en présence de molécules.
«Candélabre de dernière génération, redoutable d’efficacité par sa bonne conception et l’émission de lumière par 2x16 LEDs directives: près de 100% du flux lumineux est dirigé vers le sol. Sur ce type de matériel, des mesures effectuées par l’OFXB ont cependant mis en évidence une mauvaise maîtrise de la quantité de lumière émise (sur-illumination) et de sa qualité (lumière bleue excessive) avec un impact négatif significatif sur la qualité d’observation des étoiles.»
(Continuant à être vexé et se gonflant de colère) Vieux fou… Tu me fais perdre mon temps avec tes discours diffus, tes concepts irréfléchis et tes Maîtres d’un autre âge dont je n’ai que faire ! Initie-moi au côté obscur de la lumière, qu’on en finisse ! Pour qu’enfin je puisse rejoindre les rangs des rebelles et contrattaquer l’Empire de la Lumière ! Le renvoyer à tout jamais dans les ténèbres d’où il n’aurait jamais dû sortir ! Erreur ! Tu te précipites vers la lumière non pas pour mieux voir mais pour mieux briller! Comprendre la diffusion de Rayleigh, il te faudra. Elle seule te permettra de saisir l’origine de la beauté d’une journée ensoleillée magnifiquement bleue sur Terre. D’un Soleil couchant qui se noie dans son sang qui se fige... mais aussi – terrible paradoxe - pourquoi les lampadaires les plus modernes à LED peuvent devenir, sans maîtrise de la Force, les plus polluants… ! La menace pour la beauté de notre ciel n’a rien d’un fantôme…
- 11 -
Remerciements : aux conseillers communaux pour avoir reçu l’OFXB qui a ainsi pu présenter un état des lieux de la « pollution lumineuse » en Anniviers et dont les échanges m’ont inspiré la forme de ce texte. Toute ressemblance avec des personnes existantes est cependant fortuite… Dans le rôle du Jeune Disciple et du Vieux Maître Jedi : Eric Bouchet, OFXB eric@ofxb.ch
Vente - échange
A
printemps-été Vêtements de saison (0-16 ans ) - Jouets - Livres - vélos DVD - Matériel de puériculture - Equipement de sports...
samedi 25 avril 2020
Vendredi 1er mai 2020 De 18h
à Vissoie de 16h à 18h30
dimanche 26 avril 2020
Samedi 2 mai 2020
à Vissoie de 9h30 à 11h (au réfectoire du centre scolaire)
00 à
20h00
De 9h00 à 13h00
Au réfectoire du centre scolaire de Vissoie
Soldes: dimanche 50% sur tous les articles qui ont un point rouge
Vente de gâteaux et de boissons
Nous vendons vos articles pour vous : Vêtements adultes, hommes/femmes Vêtements de grossesse Chaussures, sacs à main
Réception du matériel vendredi 24 avril de 17h à 18h30 Restitution des invendus dimanche 26 avril à 14h
Inscription jusqu’au 22 avril 2020 Pour tous renseignements, achat d’étiquettes ou inscription veuillez contacter: 079 264 24 25 aline.theytaz@netplus.ch 079 293 84 70 ludivine@millesimebleu.ch
Faites du vide dans vos armoires où remplissez-les… C’est selon…
vide ta chambre
Infos et inscriptions : lucienne.favre@netplus.ch 078 718 63 88 lesliemelly@hotmail.com 079 193 59 34
- 12 -
sport
HC Anniviers saison 2019-2020
Entraîneurs: Elvis Clavien et David Viret, première équipe
Entraîneurs Emery Antoine et Savioz Noah, école de hockey
Entraîneurs Hug Anthony et Melly Thomas, U9
Entraîneurs Savioz Valentin et Salamin Mathieu & Epiney Kevin, U11
Entraîneurs Massy Guillaume et Viret David, U13
- 13 -
portrait
Astrid Epiney
rectrice de l’Université de Fribourg Notice biographique Astrid Epiney (-Wander) est née en 1965, à Mayence en Allemagne, ville dans laquelle elle a grandi puis entrepris des études de droit. Au cours de celles-ci, elle a passé une année à Lausanne dans le cadre d’un échange. Outre un doctorat en droit international, elle a aussi obtenu une licence en droit suisse et fait un post-doctorat à Florence. À l’automne 1994, elle débute sa carrière de professeur à l’Université de Fribourg et occupe au fil des ans différents postes de gestion au sein de l’institution jusqu’à en devenir la rectrice. Sa spécialisation en droit international et européen est venue de la fascination que la construction européenne a toujours exercée sur elle : comment faire pour maintenir la paix en Europe occidentale ? Astrid Epiney est convaincue que les solutions aux grands problèmes de notre monde passent par les coopérations internationales. Femme engagée, elle a été membre durant cinq ans de la Commission qui conseillait le gouvernement d’Angela Merkel sur les changements environnementaux globaux. En 2011, elle a reçu la distinction de Chevalier de la Légion d’honneur pour ses mérites dans le domaine du droit européen et pour l’exceptionnel bilinguisme dont elle fait preuve aussi bien dans son enseignement que dans ses recherches et qui favorise les relations de la France avec le monde germanophone. Astrid est mariée à René-Pierre Epiney et mère d’un garçon et d’une fille, jeunes adultes. La rectrice de l’Université de Fribourg porte un nom bien anniviard. Astrid Epiney a eu la gentillesse de répondre à quelques questions concernant la fonction qui est la sienne, le parcours qui l’y
a conduite et les liens qu’elle entretient avec notre vallée. Après vingt ans d’enseignement dans l’institution, elle a accédé à ce poste important en 2015, devenant la première femme à la tête de l’Université de Fribourg. Elle accomplit actuellement son second mandat.
En tenue d’apparat
Comment devient-on rectrice de l’Université de Fribourg ? La question de l’élection d’un nouveau recteur se pose régulièrement au sein de l’Université, puisque les personnes à sa tête accomplissent généralement deux mandats, lesquels étaient de quatre ans jusqu’en 2019 et de cinq désormais. La procédure de sélection est préparée par le président de l’assemblée plénière (composée du corps professoral ainsi que des représentants des étudiants et des collaborateurs administratifs et techniques). Il prend contact avec des personnes susceptibles d’être intéressées par le poste. C’est ce qui s’est passé pour moi. Cette proposition a entraîné une longue réflexion de ma part, car la tâche est exigeante autant qu’intéressante. Si j’ai pu répondre positivement à sa sollicitation, c’est aussi parce que mes enfants étaient déjà grands. L’idée de rendre à l’université ce qu’elle m’a don-
- 14 -
né a été source de motivation. L’élection se fait par le Sénat, qui est l’organe législatif de l’Université, sur proposition de l’assemblée plénière. Elle doit ensuite être confirmée par le Conseil d’Etat. En 2014 nous étions trois candidats à nous présenter. En quoi consiste la fonction de rectrice ? Cette fonction a beaucoup changé au cours des dernières années respectivement décennies. Il y a trente ans c’était une fonction essentiellement protocolaire et de représentation. Aujourd’hui le contexte est différent. Il existe une certaine concurrence entre les universités. L’autonomie par rapport à l’Etat est aussi plus grande. Ce qu’il faut savoir préalablement, c’est qu’à la tête de l’Université, il n’y a pas qu’une seule personne, mais un rectorat, composé de la rectrice (ou du recteur) et de quatre vice-recteurs ou vice-rectrices. S’y ajoutent quatre personnes qui dirigent
différents services centraux de l’Université et qui ont une voix consultative. Le rôle du rectorat est de permettre aux facultés, aux chercheurs et aux étudiants d’avoir de bonnes conditions de travail. Aux côtés des facultés et des instituts, il initie et soutient des projets porteurs de sens. Ainsi le rectorat détient des compétences aussi étendues que diverses. Il élabore les documents définissant la politique générale de l’Université, engage les professeurs, approuve les règlements, assure les conditions-cadres, est responsable de l’assurance qualité et a des compétences financières. Il gère aussi les infrastructures et les bâtiments. En son sein toutes les décisions sont prises de manière collégiale, car il est essentiel de les porter ensemble. Il faut donc trouver des solutions qui permettent à chacun d’y adhérer. C’est une nécessité que de s’entendre. Pour cela, il est évident qu’être souple et diplomate est une qualité fort utile. Un rôle important en tant que rectrice, et au sein du rectorat, est d’avoir toujours à l’œil le positionnement de l’Université dans le paysage suisse et international. C’est aussi moi qui suis en relation avec le Conseil d’Etat, lequel assure une grande partie du financement de l’institution. J’ai à cœur d’y défendre au mieux ses intérêts. Qu’est-ce qui vous a amenée à remplir cette fonction ? La tâche qu’elle représente m’a paru particulièrement belle bien que prenante. Il convient de ne pas se surestimer face à l’engagement que cela exige. Mais, après vingt ans d’enseignement, je me suis sentie prête à relever ce nouveau défi, qui fait sens pour moi. C’était le bon moment, tant au niveau personnel que familial. Votre nom de famille, typiquement anniviard, est celui de votre mari ? Oui, j’ai rencontré René-Pierre quand j’étudiais à Lausanne. Nous nous sommes mariés lorsque j’eus fini mes études en Allemagne. Vous connaissez donc bien la vallée ? J’y viens régulièrement depuis des années,
même si les occasions sont plus rares maintenant du fait de la charge qui m’occupe. J’ai fait les foins avec mes beaux-parents et les vendanges aussi. J’ai aussi bien souvent accompagné à l’orgue le chœur paroissial de Vissoie lors des messes de Pâques ou de Noël. Chaque fois que je suis en Anniviers, je profite de m’adonner à la marche, à la course ou au ski de randonnée. Du reste j’ai dû participer une dizaine de fois à la course Sierre-Zinal. Trouvez-vous encore du temps pour vos loisirs ? C’est nécessaire de pouvoir faire du sport régulièrement pour garder mon équilibre. Je pratique surtout la course à pied, la marche en montagne et un peu de vélo tout terrain. Et puis, comme organiste, j’anime la messe de notre paroisse à Fribourg tous les quinze jours. Vous avez été nommée professeur de droit à l’Université de Fribourg en 1994. N’avez-vous jamais eu envie de changer d’endroit ? J’ai eu la chance d’obtenir ce poste alors que j’étais assez jeune. J’aime enseigner. J’ai d’ailleurs gardé un tout petit peu d’enseignement à côté de mon travail de rectrice. Fribourg, avec son bilinguisme et son ouverture, m’a tout de suite plu. Cela convenait aussi à mon mari, puis à mes enfants. Je m’y sens suffisamment bien pour que je n’aie jamais sérieusement envisagé d’en partir. Parlez-nous d’un projet qui vous tient spécialement à cœur dans le cadre de votre mandat. L’Université prépare régulièrement une planification stratégique sur une période de dix ans. Actuellement nous élaborons donc la stratégie 2030. Il m’apparaît primordial que l’Université développe encore davantage son statut d’université bilingue, qui crée des liens entre les différentes parties de la Suisse. Chaque langue correspond à une culture et à une manière de penser. Il faut former des jeunes pour qu’ils soient conscients de l’intérêt d’aller vers
- 15 -
Au Col de la Lé
l’autre culture. L’Université de Fribourg permet des études bilingues : c’est une merveilleuse possibilité qui est offerte aux étudiants. Si tout le monde se met à parler l’anglais, cela fera problème ! Parmi les 10’500 étudiants, un peu plus de la moitié sont francophones. Les deux tiers d’entre eux proviennent des autres cantons. Un autre point crucial pour l’avenir de l’Université, c’est de renforcer l’interdisciplinarité. Maîtriser une discipline ne suffit pas. Certaines questions brûlantes d’actualité témoignent bien de l’imbrication des différents champs d’étude. C’est le cas pour les problèmes liés à la migration, aux changements climatiques, au vieillissement de la population, à la digitalisation. L’Université de Fribourg a une culture de proximité qui la positionne avantageusement dans ce type d’évolution. Propos recueillis par Janine Barmaz
Pour faire plus ample connaissance avec Astrid Epiney, dont le parcours, riche et singulier, ne peut être conté en quelques lignes, voici un lien qui permet de visionner une interview très complète que la Télé lui a consacrée : https://latele.ch/emissions/rendez-vous-avec/ rendez-vous-avec-s-2018-e-11
environnement
Anniviers
une commune 100% solaire
E
n l’espace de 10 heures, la terre reçoit suffisamment de soleil pour couvrir la consommation énergétique mondiale annuelle. Pourtant, le photovoltaïque ne représente que 2.8% de la production énergétique mondiale.1 L’ensemble des énergies renouvelables équivaut à 26% et le solde sera produit à partir d’énergies fossiles non renouvelables. Pourquoi ne rentabilisons-nous pas cette source énergétique inépuisable qu’est le soleil ? Le photovoltaïque qu’est-ce que c’est ? Cela désigne la transformation d’énergie contenue dans la lumière en courant électrique. Une conversion de l’énergie lumineuse en énergie électrique. Un panneau solaire photovoltaïque (PV) est composé de feuillets de silicium, qui est un semiconducteur*. Lorsque le PV est éclairé, les électrons présents dans le silicium sont excités et mis en mouvement. Ce phénomène créé de l’électricité. *Semi-Conducteur: Matériau qui n’est ni parfaitement conducteur d’électricité (à l’instar du cuivre), ni parfaitement isolant. Situation actuelle en Anniviers Lors des dernières élections, les Anniviards ont démontré une certaine prise de conscience, ou du moins une certaine volonté d’évolution en ce qui concerne l’écologie. En effet, les verts ont progressé de 6%. C’est là un premier pas vers une transition énergétique nécessaire. En effet, la stratégie énergétique 2050 de la Confédération prévoit purement et simplement l’arrêt du nucléaire. Une source
d’énergie qui ne représente aujourd’hui pas moins de 36% de la production nationale. On peut se demander si l’écologie est une question politique. Des évolutions d’envergure devront passer par des décisions politiques, cependant, peu importe son orientation. L’écologie devrait être une idéologie apolitique que tout un chacun considère. Pour comprendre ces propos, il faut se détacher de l’image associée aux « écolos » parfois réduite à un groupe de personnes bloquant des projets pour des raisons environnementales, de dégradation du paysage ou autre. L’écologie est un sujet plus vaste qui a, entre autres, pour but le maintien des conditions de vie de notre habitat et d’offrir aux générations futures des conditions de vie similaires à celles dont nous avons eu la chance de bénéficier. Dans ce sens, une diminution de nos consommations d’énergies fossiles est une priorité. La Suisse, et tout particulièrement le Valais, dispose d’une forte puissance hydro-électrique. Celle-ci représente le 55% de la production nationale. Associée au
- 16 -
nucléaire, il reste un petit 10% relié aux énergies renouvelables. Dès lors, comment compenser le manque de production à la suite de l’arrêt des centrales nucléaires ? Il sera compliqué et très coûteux d’augmenter les capacités hydro-électriques. Une expansion massive de l’éolien est peu probable en raison de la forte résistance légale et individuelle. La biomasse n’est pas disponible en suffisance. La géothermie électrique, quant à elle, pourrait un jour apporter un appui décisif en hiver, mais ce n’est pas encore le cas. La solution la mieux acceptée par la population reste le photovoltaïque qui plus est, dans un des cantons les plus ensoleillés de Suisse. Comme mentionné précédemment, l’irradiation solaire permettrait de largement couvrir la consommation électrique nationale. Cependant, selon une étude de l’OFEN (Office fédérale de l’énergie) menée en 2018, rares sont les communes romandes qui utilisent plus d’un quart de leur potentiel solaire, et la moyenne nationale stagne aux alentours des 3%. La commune
Anniviers la 1ere station de ski 100% solaire ! Imaginez-vous l’impact d’une telle annonce ? Que ce soit sur le tourisme, qui reste le secteur économique le plus important de la vallée. Que ce soit en termes d’exemple pour les communes et stations voisines et même à l’international. Il s’agit d’ouvrir la porte à un tout nouveau modèle énergétique avec des retombées positives dans plusieurs secteurs. Un argument marketing unique Plusieurs stations de ski sont déjà tournées vers un approvisionnement en énergies renouvelables, par exemple Thredbo en Australie, ou encore Lake Tahoe aux ÉtatsUnis. Ici, il n’est pas question d’un simple approvisionnement en énergie propre. Ni même de marquage énergétique. Nous parlons d’une énergie locale pour une utilisation locale qui s’insère dans une stratégie de préservation globale et de développement local. D’un bilan écologique positif qui correspond aux intentions nationales via une augmentation de la consommation d’énergie renouvelable et une diminution de l’impact carbone de la commune. D’une source énergétique pouvant être associée aux centrales hydro-électriques sur le territoire communal ce qui permettrait d’optimiser la rentabilité de ces installations. Enfin, faire du Val d’Anniviers un lieu unique ce qui pourrait augmenter sa visibilité à l’international. Question d’image ?
© photo: 3S Solar Plus AG
d’Anniviers ne fait pas exception à la règle. Elle affiche une utilisation de 2.5% à 5% de son potentiel solaire. Toujours selon l’OFEN, la commune dispose d’un potentiel de production solaire de 53 millions de kWh/an. Cela représente 115% de la consommation électrique communale annuelle qui s’élève à 45 millions de kWh/ an. En d’autres termes, en considérant les toitures existantes sur la commune et leurs caractéristiques techniques, équiper une partie des toitures de PV permettrait de produire suffisamment d’énergie pour couvrir la consommation électrique communale annuelle.
Couvrir tous les toits de la commune avec des PV, mais quelle idée… A quoi ressemblera notre commune ? Les concepteurs de PV sont conscients du frein que peut représenter l’image. C’est pourquoi les PV s’intègrent de mieux en mieux aux habitations avec un impact visuel moindre. Il existe même des tuiles solaires normées qui assurent la fonction de tuile et qui, en plus, produisent de l’électricité tout en s’intégrant parfaitement au bâtiment. Il n’est pas question de dénaturer le patrimoine en recouvrant de magnifiques toitures en bardeaux de PV. Il est question de le préserver pour les générations futures. Nous avons attendu la quasi-disparition des tavillonneurs pour reconnaître leur art. Il serait judicieux de prendre conscience de la fragilité de notre habitat plus rapidement. Ce n’est pas le toit solaire qui devrait souffrir de son image mais bel et bien ce toit en tuile/Eternit qui n’a aucune plus-value. Projet innovant ou utopie ? Les compétences techniques pour réaliser un tel projet existent. La rentabilité des PV est avérée. Le soleil n’est pas près de disparaître. Ce qui n’est pas le cas du pétrole, du charbon ou toute autre énergie fossile.
- 17 -
Alors, quelle est la réelle utopie ? Forer notre sol pour en extraire pétrole, charbon et autres énergies fossiles? Ou, simplement se pencher pour cueillir cette énergie solaire présente gratuitement et en abondance? Il est temps de donner vie aux surfaces inertes que sont nos toitures, pour assurer nos générations futures. Management de l’énergie HES-SO HES-SO Valais : Sierre - Économie d’entreprise / Sion - Énergie et technique environnementale Berset Loïc ; Bitz Jeffray ; Fumeaux Maxime ; Pittolaz Anthony ; Rizzo Fabio; Ruppen Samantha; Schnidrig Florian; Steiger Ruben; Walter Jessica; Mickaël Besse; Méline Corbat; Valentin Debons ; Guillaume Dubuis ; Steeve Fragnière ; Florent Perruchoud ; Tristan Pfefferlé ; François Tavernier et Prof Dr Stéphane Genoud Renewable 2019 global report – Duncan Gibb 26 Juin 2019, ises.org 1
- 18 -
société
La génération Millénium face à la désinformation
l’heure du déjeuner, Julien reçoit un message sur son natel : c’est son pote Nicolas qui lui envoie la photo d’un navire de croisière en pleine mer. L’eau à côté du bateau est tachée de grosses effluves brunâtres. Sous l’image, Nicolas a écrit : « ce bateau jette ses ordures au milieu de l’océan ! ». Choqué, Julien s’empresse de partager l’image avec tous ses contacts pour dénoncer le scandale. Il est content de lui. Quelques minutes plus tard, Marie reçoit le message de Julien. Cette photo du paquebot de croisière l’écoeure et confirme ce qu’elle pense depuis toujours : les riches sont si égoïstes ! Elle décide de transférer le message à sa sœur. Cela tombe bien, elles se disputaient justement hier pour savoir si les navires polluaient plus que les voitures. Un doute retient pourtant son doigt juste avant l’envoi : c’est quand-même un peu gros… et si c’était une fausse info ? Mais Marie ne peut résister à l’envie d’avoir raison contre sa sœur. « Après tout, se dit-elle, Julien est un garçon digne de confiance, il ne m’aurait pas envoyé cette photo si ce n’était pas du sérieux ». La nouvelle se répand comme une épidémie. En janvier 2020, cette photo a provoqué l’indignation sur les réseaux sociaux et a été partagée 40’000 fois avant que Facebook ne la retire. Or, il ne s’agissait pas de pollution. En fait, l’image n’avait pas été prise en pleine mer, mais au moment où le navire arrivait au port. Les taches brunes étaient du sable et de la boue, soulevés par les turbulences dues aux hélices dans une zone d’eau peu profonde. L’interprétation
fake news de l’image était une manipulation, ce qui n’enlève évidemment rien au fait que les navires de croisière sont polluants, même s’ils ne déversent pas leurs ordures par-dessus bord. Les fausses informations sont comme les rumeurs d’avant l’ère numérique, sauf qu’elles se diffusent beaucoup plus rapidement et à bien plus grande échelle à cause des réseaux sociaux. Leur nombre et leur vitesse de propagation en font de véritables raz-de-marée. Rien ne peut les arrêter. Elles enflent sans mesure, comme une boule de neige qui part de trois fois rien, roule, amasse toujours plus de neige, grossit encore et encore. Une fois que la nouvelle mensongère est lancée, tout semble la renforcer et apporter des preuves de sa véracité. La rumeur se nourrit de tout et tout a l’air de la confirmer.
Mais au tout début, d’où surgit la fake news ? Elle commence parfois juste par un petit commentaire ou un sous-entendu, énoncé quelquefois par maladresse mais la plupart du temps par volonté de tromper. Le premier qui lance la nouvelle mensongère peut avoir différentes intentions : ce peut être par jeu, pour faire une blague, un canular, ou pour se donner de l’importance, car l’extraordinaire de la nouvelle rejaillit sur son porteur. Ce peut être aussi pour des raisons commerciales : soit pour créer le buzz, engranger des clics et gagner de l’argent à chaque vue, soit pour influencer les consommateurs, vendre un produit et conquérir de nouveaux marchés. Ce peut être encore pour manipuler politiquement et influencer l’opinion : ainsi en 2016, Twitter a identifié plus de 50’000 bots rattachés au gouvernement russe, qui essayaient d’influencer les élections américaines.
▼
A
- 19 -
ne manquez pas de visiter notre vinothèque
FABRICE GANIOZ, cons. en Assurance et Prévoyance Anniviers - 078 602 42 32 - 027 458 14 39 Christian Vouardoux Anniviers Immobilier SA
st-luc@13etoilespamvalais.ch www.achelli.ch
tout simplement, contactez-nous HELVETIA ASSURANCES Agence générale du Valais Romand rue de la Dent-Blanche 20 - 1951 Sion fabrice.ganioz@helvetia.ch www.helvetia.ch
- 20 -
L’information mensongère n’est pas une erreur accidentelle qui va être rectifiée. Elle est truquée et falsifiée dans l’intention de travestir les faits, de contrôler les esprits, de manipuler les gens, d’orienter et d’influencer leur opinion ou encore de divertir. Elle se déguise en vraie information, en reproduit le ton et les codes visuels pour mieux tromper. On la trouve principalement sur internet, surtout sur les réseaux sociaux. Elle est dangereuse, car elle nous donne une fausse vision du monde et déforme nos idées. Elle est une menace pour la démocratie, surtout la démocratie directe, parce que nous devons savoir la vérité et disposer d’informations justes pour pouvoir décider librement, sans être manipulés. Pendant l’élection présidentielle française de 2017, l’intox était tellement énorme que les géants du Web ont dû intervenir pour sauver leur peu de crédibilité et Facebook a fermé 30’000 comptes. La désinformation est une bombe à retardement car elle sape notre confiance en la communication. Or, si l’humain s’est tant développé alors qu’il est faible et nu comme un ver, sans carapace ni fourrure ni corne ni croc ni poison, c’est en grande partie parce qu’il a si bien su communiquer pour s’organiser de façon complexe. Mais si la suspicion s’installe, on ne pourra plus transmettre et se coordonner. Le doute est contagieux et prolifère facilement : si votre ami vous ment trois fois, vous ne le croirez plus. Les réseaux sociaux se vantent d’élargir la communication entre humains, mais ils peuvent aussi la détruire en véhiculant trop de fake news. Une information douteuse perd toute sa valeur et il ne sert à rien de communiquer si on ne peut plus croire ce qui est communiqué.
Les jeunes sont particulièrement vulnérables face à l’intox, car ils passent souvent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux et n’ont pas toujours les moyens ou l’envie de trier le vrai du faux. Pour lutter contre ce problème de société, un projet d’envergure a été lancé par des journalistes et des enseignants pour intervenir dans les écoles valaisannes auprès des élèves de 10ème du cycle d’orientation, âgés de 13 à 14 ans. Après être passés dans les écoles de Sierre et de Sion, les journalistes sont venus animer l’atelier fake news au centre scolaire d’Anniviers. Dans chaque école, les enseignants de français ont tout d’abord travaillé avec leurs élèves sur une brochure pour comprendre ce que sont les médias et pour apprendre à repérer les fake news. Ensuite, les journalistes sont venus dans chaque classe durant deux cours animer une réflexion sur l’information et expliquer en quoi consiste leur travail quotidien de vérification des faits. Les élèves ont travaillé par petits groupes pour définir ce que sont les médias ou l’information. Ils ont aussi participé à un quiz lors duquel ils devaient deviner si une information était vraie ou fausse en utilisant les outils de vérification qu’ils venaient d’apprendre. Beaucoup se sont trompés en suivant leur intuition ou leur première impression ! Il est bien délicat de démêler le vrai du faux, car l’improbable peut être véridique et le crédible peut être mensonger.
Alors… comment reconnaître une information douteuse ? -
-
-
-
-
Pauline Archambault
-
-
- 21 -
Ne pas se fier à sa première impression : quelque chose d’improbable ou de bizarre peut être vrai et quelque chose qui a l’air réel peut être inventé de toute pièce. Examiner la source de l’information et son origine : qui est l’auteur ? Cite-t-il ses sources ? Quelle est son intention ? Se renseigner sur l’auteur, en apprendre plus sur lui pour évaluer s’il est crédible, par exemple en googlant son nom. Repérer quel est le média qui diffuse l’information : un média connu et fiable, un réseau social, un particulier? Observer l’aspect général du site web: les titres sont-ils raccoleurs ? Consulter la rubrique « à propos » du site pour voir s’il a l’air sérieux. Si on est sur le site d’un média connu, contrôler l’adresse de la page internet (nom de domaine) pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un détournement. Sur les réseaux sociaux, un √ (vu) bleu certifie qu’une personne ou un média est bien celui qu’il dit être. Chercher si d’autres personnes ont traité la même information, recouper et multiplier les sources. Lire l’article jusqu’au bout avant de le partager. Chercher à savoir de quand date l’information. Si c’est une vidéo, où est-ce qu’elle a été tournée ? Si c’est une image, la vérifier : l’enregistrer sur le disque dur, aller sur https://images.google.com/ , l’importer et comparer les résultats. Vérifier l’information en se servant de https://www.lemonde.fr/verification/ ou https://www.liberation.fr/ checknews ou http://www.hoaxbuster.com/
3961 Grimentz 027 475 18 55
tĂŠl. 027 475 26 22 bouchvallee@bluewin.ch 3961 Vissoie
- 22 -
- 23 -
LA COMMISSION COMMUNALE DES CONSTRUCTIONS ET LES AUTORISATIONS DE CONSTRUIRE
ASSUJETTISSEMENT À L’ AUTORISATION DE CONSTRUIRE
L
’obligation d’obtenir une autorisation de construire est une restriction de droit public de la propriété au sens de l’art. 36 al. 1 de la Constitution fédérale (Cst.). Elle doit donc reposer sur une base légale, être d’intérêt public et répondre au principe de proportionnalité. La base légale a été créée pour l’ensemble de la Suisse par l’art. 22 al. 1 LAT. L’intérêt public consiste dans le contrôle de la conformité du projet de construction avec le droit applicable. La proportionnalité résulte du fait que l’on considère un contrôle préalable plus adéquat que la démolition de constructions dont l’illégalité est constatée après coup. En effet, des contrôles d’états de fait illégaux compliquent la tâche des autorités et on ne saurait attendre de la collectivité qu’elle accepte que les constructions illégales ne soient pas démolies. Mais il est aussi dans l’intérêt du maître d’ouvrage lui-même que l’autorité confirme la légalité de son projet.
Loi sur l’aménagement du territoire (LAT)
ART. 22 AUTORISATION DE CONSTRUIRE 1) Aucune construction ou installation ne peut être créée ou transformée sans autorisation de l’autorité compétente. 2) L’autorisation est délivrée si: a. la construction ou l’installation est conforme à l’affectation de la zone; b. le terrain est équipé. 3) Le droit fédéral et le droit cantonal peuvent poser d’autres conditions.
L
e Tribunal fédéral établit comme suit la limite entre exemption et obligation d’obtenir une autorisation: «Un projet est considéré comme suffisamment significatif pour être soumis à une procédure d’autorisation de construire si la réalisation ou la modification de la construction ou de l’installation entraîne, selon le cours ordinaire des choses, des conséquences telles qu’il est dans l’intérêt public ou de voisins qu’un contrôle préalable soit effectué.»
L
’art. 22 al. 1 LAT s’applique indépendamment du fait que le maître d’ouvrage soit un particulier ou une collectivité (Confédération, canton, commune), et sans égard non plus au fait que la construction soit régie par le droit cantonal ou fédéral - sous réserve de dispositions contraires de droit fédéral. Lorsque l’autorité compétente soumet un projet de construction à autorisation, ou au contraire l’en exempt, il s’agit d’une décision qui lie également les tiers. L’art. 22 LAT précise quels sont les ouvrages soumis au permis de construire (constructions et installations) d’une part, et les travaux visés (leur création et leur transformation) d’autre part. Les points qui suivent présentent les contenus visés par l’art. 22 al. 1 LAT. Les cantons ne peuvent dispenser d’autorisation ce qui relève de cet alinéa; dans leur législation, ils peuvent toutefois assujettir à autorisation des projets qui en sont exempts selon l’art. 22 al. 1 LAT.
D
ans l’arrêt Unterageri ZG souvent cité, le Tribunal fédéral a défini quelles sont les installations ou constructions soumises au minimum à autorisation de construire. Il s’agit de «tous les aménagements durables, créés de la main de l’homme, qui présentent une relation fixe au sol et qui ont une incidence sur son affectation, soit qu’elles modifient sensiblement
- 24 -
l’espace extérieur, qu’elles aient un effet sur l’équipement ou qu’elles soient susceptibles de porter atteinte à l’environnement». LES ÉLÉMENTS ESSENTIELS SONT DONC : •
Aménagements créés de la main de l’homme, présentant une relation fixe au sol et installés de manière durable au même endroit;
•
Facultés de ces aménagements d’avoir une influence sur l’affectation du sol par (alternatif): Une modification sensible de l’espace extérieur, Un effet sur l’équipement, Une atteinte à l’environnement.
S
ont assimilés à des constructions tous les bâtiments ou objets analogues en surface ou souterrains, de même que les constructions mobilières, y compris les abris mobiles installés pour un temps non négligeable en un lieu fixe. Certains projets peuvent nécessiter une autorisation de construire en raison de leur mode d’exploitation plutôt que de leur mode de construction. L’exigence de la relation fixe avec le sol n’exclut pas la prise en compte de constructions mobilières non ancrées de manière durable au sol. Les critères essentiels pour savoir si une petite construction est soumise ou non à l’obligation d’obtenir une autorisation sont, en particulier, le type et la sensibilité de l’environnement au sein duquel le projet doit être réalisé.
COMMISSION COMMUNALE DES CONSTRUCTIONS
Hors des zones à bâtir, c’est la commission cantonale des constructions qui est compétente après avoir entendu la commune.
L
Les tâches qui incombent à la Ccoc sont notamment les suivantes :
a commission communale des constructions, appelée familièrement Ccoc, est composée de 5 membres, à savoir : M. David Zufferey, conseiller municipal en charge de l’édilité qui préside la commission M. Patrick Genoud, membre
Examiner et déterminer si les demandes sont conformes avec la zone d’affectation sur laquelle le projet est situé ;
•
Contrôler que les dossiers de demande soient complets.
•
S’assurer que les demandes respectent les exigences relatives à la santé publique, à la sécurité publique, à la protection de l’environnement et garantissent la qualité du milieu bâti et de son environnement.
•
Vérifier que les projets respectent les règles de construction en vigueur.
M. Frédéric Monnet, membre
L
a loi cantonale sur les constructions, dans son art. 34, définit les interventions nécessitant une autorisation de construire de la manière suivante : Sont assujettis à une autorisation de construire la création, la transformation, l’agrandissement, la rénovation, le changement d’affectation ainsi que la démolition de tout aménagement durable créé par l’homme et ayant une incidence du point de vue de l’aménagement du territoire, de la protection de l’environnement ou de la police des constructions. L’assujettissement à autorisation de construire des installations solaires est régi par l’OC, sous réserve du droit fédéral.
•
M. Alain Zufferey, membre M. Olivier Zufferey, responsable technique et police des constructions Les membres sont nommés par le Conseil municipal pour une période administrative (4 ans) ; leur mandat est renouvelable.
L
a Ccoc siège en principe chaque 3 semaines selon le volume de dossiers à traiter. Elle a pour fonction d’analyser et préaviser toute demande de préavis ou demande d’autorisation de construire. Les préavis de la commission sont ensuite soumis à l’autorité compétente, conformément aux articles 2 de la loi et l’ordonnance cantonales sur les constructions, au Conseil municipal pour décision en matière de droit public pour les projets situés à l’intérieur des zones à bâtir.
NOMBRE DE DOSSIERS TRAITÉS :
2009: 2010: 2011: 2012: 2013: 2014: 2015: 2016: 2017: 2018: 2019:
191 205 181 323 125 122 91 101 99 77 76
plus d’infos sur www.anniviers.org
- 25 -
Description cœur wallis cœur wallis est une association d’utilité publique à but non lucratif créée le 8 mars 2018 et qui propose des mesures permettant d’améliorer les chances de survie pour les personnes victimes d’un arrêt cardio-respiratoire (ACR) dans le canton du Valais. Dans 70 % des cas, il est d’origine cardiaque ce qui représente environ 350 cas par an en Valais. Les chances de survie dans les minutes qui suivent un ACR s’amenuisent chaque minute de 10% pour être à moins de 10 % après 10 minutes. cœur wallis a deux missions : • •
Créer un vaste réseau de secouristes (Public Responders) qui grâce à l’application cœur wallis pourront se rendre au plus vite auprès d’une personne victime d’un arrêt cardio-respiratoire. Lever des fonds pour acquérir des défibrillateurs et les mettre à disposition des communes qui les rendront accessibles 24/24.
Leur but : Sauver 30 à 40 vies par an en Valais
Défibrillateurs sur le territoire de la commune La commune d’Anniviers s’est dotée de 11 défibrillateurs (AED), installés aux emplacements suivants : Ayer : Route de Zinal 45 – Local de voirie Grimentz : Route des Amis de la Nature 3 – Départ des remontées mécaniques Grimentz-Zinal SA Zinal : Rue des Cinq 4000 11 – Entrée de l’école suisse de ski Mission : Route de Mission 16 – Rez inférieur du café Le Cholaïc St-Jean : Route de Mayoux 34 – façade Sud du café La Gougra Chandolin : Route des Plampras 11 - Entrée du local des pompiers St-Luc : Place de l’Eglise 24 – Entrée local du feu Vissoie : Route de la Fusion 5 – Entrée du poste de police municipale (à l’intérieur) Mayoux : Montée de la Puchotta 1 – façade arrière de la chambre du pain Hôtel Weisshorn : Entrée principale de l’hôtel Les emplacements détaillés avec photos sont disponibles sur le site internet de la commune. Conditions pour devenir « public responder » : -
Être âgé de 18 ans minimum Avoir un certificat BLS AED valide min. 3 mois ou certificat équivalent Résider en Suisse Disposer d’un smartphone pour télécharger l’application cœur wallis
Danstous tousleslescas, cas,appelez appelez immédiatement et sans Dans immédiatement et sans tarder tarder, le 144 le 144 !! !! - 26 -
Dès 2021
Anniviers bénéficiera de l’Internet ultrarapide Les premiers travaux devraient commencer au printemps 2021 et, en été de cette même année, les premiers résidents de la commune seront raccordés à l’Internet ultrarapide. Cependant, avant cela, de nombreux travaux préliminaires sont nécessaires. Swisscom a fait la promesse de déployer les technologies de fibre optique dans chaque commune suisse d’ici à la fin 2021. C’est au tour des habitantes et habitants d’Anniviers d’en profiter. Les premiers travaux visibles débuteront au printemps 2021 et dureront quelques mois. Les travaux préliminaires débutent dès maintenant Avant la pose des câbles à fibre optique, des travaux préliminaires sont toutefois nécessaires. Il s’agit entre autres d’obtenir l’autorisation pour les travaux de déploiement sur les biens-fonds publics comme privés. Swisscom contactera à cette fin les propriétaires et discutera avec eux des détails. Dans un deuxième temps, l’infrastructure existante doit être en partie mise à niveau afin de pouvoir transmettre les largeurs de bande supérieures. De plus, le déploiement sera coordonné avec d’autres services au cas où des travaux d’infrastructure supplémentaires (p. ex. remise en état
de la chaussée) devraient être réalisés en même temps. Des technologies de fibre optique performantes et durables En Anniviers, le réseau déployé permettra de bénéficier de l’Internet ultrarapide avec un débit max. de 500 Mbit/s permettant d’utiliser de multiples applications simultanément. En plus, les technologies de fibre optique sont modulaires et évolutives. La fibre optique déjà en place pourra être rapidement optimisée pour accroître la puissance si jamais la demande devait augmenter à l’avenir.
Rester informé sur l’état d’avancement Sur www.swisscom.ch/checker, les habitants peuvent saisir leur numéro de téléphone ou leur adresse pour vérifier les produits et prestations disponibles à leur domicile, ceci dès le début des travaux. Ils peuvent également choisir de recevoir une notification automatique concernant leur domicile. Swisscom tient ainsi les personnes intéressées au courant dès que de nouvelles informations sur l’extension sont disponibles. Pour de plus amples informations sur le réseau Swisscom: www. swisscom.ch/reseau Berne/Anniviers janvier 2020
Bibliothèque d’Anniviers: changement d’horaire Dès le 20 avril, la bibliothèque sera ouverte de 15h00 à 19h00 les mardis, mercredis et vendredis. Nous nous réjouissons de votre visite ! - 27 -
événement
Sierre-Zinal en concert fête ses 20 ans !
Revivez 20 ans de concert Sierre-Zinal à travers un concert-spectacle inédit ! Au programme: la présentation des meilleurs coureurs, un film sur la course à pied et un spectacle retraçant les chansons les plus emblématiques des artistes qui se sont produits sur la scène de Sierre-Zinal. La mise en scène du spectacle sera réalisée par Wally, guitariste et compositeur du groupe suisse TAFTA. Le show sera assuré par un band composé de 5 musiciens, d’un chanteur, et ponctué par la présence de guests surprises qui interpréteront à leur tour une chanson. Cette année, nous vous offrons la possibilité de participer au souper de gala avec un repas réfléchi par Didier De Courten et réalisé par la Boucherie de la Vallée. Les cantines seront, comme à l’accoutumée, ouvertes à tous pour vous permettre de vous restaurer avant le spectacle. Rendez-vous le 7 août pour vivre une soirée pleine d’émotion qui vous plongera au cœur même de 20 ans de musique ! Programme: 18h00 : Ouverture de la soirée Gala SierreZinal par un apéro de bienvenue 19h00: Présentation des coureurs invités 19h30: Repas réfléchi par le chef Didier De Courten (19 au Gault&Millau et 2 étoiles Michelin) 21h00: Spectacle commémoratif des 20 ans de « Sierre-Zinal en Concert » Tarifs: Repas et spectacle: CHF 80.Spectacle uniquement: CHF 40.-
Informations et billetterie sur notre site internet: www.sierre-zinal.ch/concert
- 28 -
Toute joie dehors
portrait
L
a joie comme un étendard qui indique le chemin à suivre sans relâche, la joie comme un GPS qui nous guiderait vers un équilibre pour contrecarrer l’actualité si souvent morose, la joie comme une voile de bateau qui avance aussi par vents contraires. La joie, moteur d’Isabelle Alexandrine Bourgeois, journaliste reporter et experte en communication. De Washington à Pinsec Née là-bas, de l’autre côté de l’Atlantique où son père ambassadeur travaillait en 1966, Isabelle Alexandrine a depuis roulé sa bosse dans une quarantaine de pays. Et puis un jour, coup de foudre pour Pinsec, cet environnement bosselé et pentu où nos anciens se sont résolus à ferrer les poules pour les empêcher de glisser jusqu’à la Navizence… légende peut-être, mais qui dit bien la difficulté d’autrefois pour tirer pitance d’un terrain si abrupt. Pinsec, le regard porté vers la montagne avec ce recul nécessaire à l’inspiration, ressource pour chercher des moyens de tisser des liens sociaux forts dans la furie comme dans la paix, voilà la tâche qu’elle s’est assignée avec son outil préféré, le partage. Le monde en furie, Isabelle Alexandrine le connaît par le CICR (Comité International de la Croix Rouge) pour lequel elle a œuvré comme journaliste et déléguée de missions dans des pays en guerre. Pérégrinations européennes L’année 2018 la voit vagabonder en camping-car par les routes d’Europe, comme journaliste bénévole à la rencontre de personnes «ordinaires extraordinaires»,
sources d’inspiration pour leur entourage par leur courage ou leur joie de vivre. A travers 40’000 km et 23 pays traversés, plus de 500 publications et 100 films ont été récompensés par deux prix, grâce à sa volonté de promouvoir un journalisme positif pour nous réconcilier avec notre humanité, projet intitulé «Joy for the Planet». Après le sud en hiver, Italie – Sardaigne Corse, direction l’Europe du Nord via la France et la Suisse, la Finlande où poussent de délicieuses baies et où d’innombrables lacs invitent à la baignade, les pays baltes, la Pologne, la Roumanie avec ses contrées inhospitalières, fantasmagoriques, féériques, les Balkans et enfin l’Italie encore, l’Espagne, le Portugal et le retour au bercail. Apprécier de renouer avec un peu de confort, s’atteler à l’écriture du livre, présenter conférences et films retraçant cette aventure, préparer un long métrage, toutes ces occupations remplissent le temps du retour. Que de rencontres, d’anecdotes, de difficultés aussi, de rires, d’émotions, d’amitiés à raconter.
- 29 -
Et maintenant ? Isabelle Alexandrine se définit comme une journaliste nomade qui travaille sur mandat, aussi pour le Corps Suisse d’Aide Humanitaire, une entité du DFAE. Des projets mijotent, comme celui d’une nouvelle aventure suisse avec son camping-car. Elle constate que sa prédisposition à la joie encourage et appelle celle de l’autre en écho. Pour elle Anniviers demeure un cas à part, typique et être le sujet d’un article dans le 4 Saisons représente une belle reconnaissance car elle avait mis en route les premières moutures du magazine avec Marco Genoud. Simone Salamin
La route de la Joie, éd. Ambre, auteure Isabelle Alexandrine Bourgeois www.joyfortheplanet.org
Boulangerie Alcide Epiney SA Rue du Manège 26 - Zone industrielle des Iles Falcon - 3960 Sierre Tél 027 475 17 20 - Fax 027 475 32 20 - www.lepain-dalcide.ch
Tél. 027 475 28 06 079 628 63 09
jfepiney@gmail.com
jfepiney@gmail.com
Alain Zuber
BUREAU D’INGÉNIEURS
chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 3976 Noës Alain Zuber
José Teixeira
079 220 78 00
078 743 75 99
alain.zuber@bluewin.ch
ze3961@gmail.com
S I M O N C R E T TA Z S A
027 455 22 32 • 079 628 85 22
jfepiney@gmail.com
078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers
- 30 -
nature
Forêt d’Amazonie et forêt d’Anniviers
vec ses 390 milliards d’arbres, ses 40’000 espèces différentes de plantes et ses 5,5 millions de kilomètres carrés, l’Amazonie est la plus grande forêt tropicale humide du monde. C’est une muraille verte qui ne laisse pas pénétrer la lumière. Son sol est inondé et boueux. Une pluie entêtante lessive l’humus et les nutriments ruissellent de toutes parts. Lorsqu’elle atteint le fleuve, l’eau est si riche et saturée qu’elle en devient toxique. Elle est couleur d’ambre à la surface, puis opaque, aveugle, si ténébreuse qu’on ne distingue plus ses propres mains. On se baigne avec inquiétude dans l’eau noire pleine de torpeur. Un paresseux digère, immobile, le menton posé sur la poitrine. Il a l’air d’une termitière. Un caïman épie caché près de la berge. Quand la nuit tombe brutalement, ses yeux orange brillent dans le noir comme deux points de laser électronique. Un fourmilier dort sur les hautes branches. Les piranhas pullulent. Trois dauphins roses jouent dans l’eau empoisonnée. Un jeune boa paresse. Une horde de singes écureuils se jettent dans le vide, frénétiques et joyeux, pattes écartées comme des base jumpers. Une tarentule velue traine un opossum dans sa tanière pour le dévorer. Les jaguars se cachent. Un petit serpent mortel glisse ses couleurs vives sous le ponton. La forêt est belle et lourde de menaces. Elle est le terrain d’une guerre sans merci pour la croissance : pour survivre, il faut avoir des épines, du poison et un bon camouflage. Les végétaux et les animaux qui n’ont pas la chance d’être empoisonnés doivent ruser. Ainsi, une grenouille cache ses oeufs
dans une fleur rouge vif pour les protéger. Dans le langage de la forêt, les couleurs vives sont signe de poison, donc nul n’osera venir les manger là. Plantes et bêtes ont les mêmes obsessions : ne pas se faire dévorer, se répandre, proliférer, se reproduire à n’importe quel prix. Ainsi le cordyceps, un champignon tueur, parvient à prendre le contrôle d’insectes en les transformant en zombies. Il s’attaque principalement à des fourmis, pénètre dans leur organisme grâce à ses spores invisibles puis prend possession de leur corps tout en laissant leur cerveau intact. Il peut ainsi contrôler les faits et gestes de sa victime. La fourmi devenue zombie, impuissante, a les yeux qui deviennent tout blancs. Elle reste consciente de tout mais ne peut pas refuser d’obéir au champignon. Elle ne peut rien faire pour se défendre. Le champignon la force à grimper en haut d’une plante, l’immobilise et attend qu’elle décède, puis émerge de son cadavre par le sommet du crâne. Ainsi haut perché, le cordyceps peut répandre ses spores beaucoup plus loin et mieux se propager. S’il tue, c’est pour se déplacer, pour proliférer, pour survivre. Il décime quelquefois des colonies entières de fourmis pour se multiplier. Si un autre insecte mange la fourmi infectée, il se transforme à son tour en zombie: le champignon veut s’assurer que nul ne puisse lui voler son tremplin à semence.
La grande guerre pour la survie fait rage dans la forêt. Cette lutte sans répit ne se nourrit pas que de ruses et de pièges, mais aussi d’alliances et de coopérations. Par exemple, les fourmis atta coupe-feuilles cultivent au sein de leur fourmilière un champignon et vivent en symbiose avec lui. Elles le nourrissent de fragments de feuilles et se nourrissent en retour de son mycélium. Ces fourmis font une sorte d’élevage, ou plutôt d’agriculture, et sont entièrement dévouées au bien-être de leur champignon. Elles sélectionnent avec soin les plantes à découper pour le nourrir. La forêt est alors le théâtre d’un étrange spectacle : les fourmis aveugles circulent sans relâche sur des chemins de phéromones, sortes d’«autoroutes à fourmi» parfaitement nettoyées de tout obstacle. Elles avancent en file indienne en portant chacune un morceau identique de feuille, et forment ainsi un réseau sans fin de lignes vert vif en mouvement. Acharnées, elles ne lâchent leur précieux fardeau sous aucun prétexte, même quand on les soulève par la feuille en les secouant dans le vide. Elles ne
Le champignon (la tige avec la boule rouge) a transformé le scarabée en zombie
- 31 -
▼
A
Les fourmis atta coupe-feuilles
mangent jamais ce qu’elles apportent au champignon et peuvent découper toutes les feuilles d’un grand arbre en 24h avec leurs puissantes mandibules, tranchantes comme des cisailles. Lorsqu’une reine va fonder une nouvelle colonie, elle emporte dans son jabot une minuscule portion du champignon original, pour recommencer la culture. Et si la reine meurt, toutes les fourmis arrêtent de travailler et se laissent mourir à leur tour : les plus grosses colonies comptent 8 millions de fourmis, autant de cadavres d’un seul coup ! La jungle est un monde de symbiose où tous dépendent de tous : les exemples d’alliances entre animaux, plantes et champignons sont innombrables. Ainsi, certains arbres hébergent des fourmilières dans leur tronc pour que les fourmis nettoient leur écorce des parasites et des mousses… et les fourmis ne détruisent pas l’arbre. Les fourmis apportent nettoyage et protection, et l’arbre, en échange, offre le gîte, chacun faisant attention à ne pas nuire à l’autre pour que l’alliance profite à tous. En Anniviers aussi, nous vivons au milieu de puissantes forêts. Mais ces forêts ne sont plus primaires et vierges. L’humain les a touchées, utilisées, transformées. Cela signifie-t-il qu’il n’y a pas de symbiose dans nos forêts ? Les arbres sont intelligents : ils communiquent, prennent soin les uns des autres, apprennent, se souviennent, prennent des décisions, se déplacent par choix et agissent sur leur environnement. Les scientifiques commencent tout juste à
découvrir que le monde végétal n’est pas une forme inférieure du vivant composée d’automates sans conscience ni volonté. Pendant des siècles en Occident, la nature a été divisée en quatre groupes clos et distincts : les humains, les animaux, les plantes et la matière inerte. Le XXème siècle a vu s’effondrer la barrière entre humains et animaux, et le XXIème siècle commence à voir se désagréger la frontière entre végétaux et animaux. Les plantes ne sont pas des formes de vie moins développées ou moins respectables que les animaux, elles ont juste un fonctionnement différent que nous ne comprenons pas encore. Sous nos pieds s’étend le monde souterrain, caché à nos yeux. Des réseaux gigantesques de racines s’entremêlent ; le mycélium étend partout ses fils cotonneux, faisant juste émerger de la terre, ça et là, quelques champignons. Les racines des arbres travaillent en symbiose avec un champignon qui leur permet d’absorber plus facilement les éléments nutritifs contenus dans le sol. Il n’y a pas que dans la jungle vierge que les plantes et les champignons s’associent: cela se passe partout sous nos pieds, juste à côté de nous. Suzanne Simard, chercheuse en écologie forestière à l’université de Colombie-Britannique (Canada), a découvert que les mycorhizes (cette symbiose entre racine et champignon) relient sous terre les arbres entre eux. Un unique champignon peut connecter plusieurs kilomètres carrés de forêt grâce à ses nombreux filaments. Une seule cuillère à café de terre forestière peut contenir plusieurs
- 32 -
kilomètres de ces filaments! Les arbres ainsi connectés forment une communauté avec en leur centre des « arbres-mères ». A leur tour, ces communautés sont reliées entre elles et échangent de l’eau et des nutriments grâce à cet extraordinaire réseau. Mais les arbres n’échangent pas que des biens : leurs racines émettent des signaux chimiques qui sont des informations transmises aux autres arbres. Ils ne communiquent donc pas par des sons, mais par ces échanges chimiques, à la vitesse d’un centimètre par seconde, très lentement. Un arbre peut ainsi donner ou recevoir des informations sur la sécheresse, une attaque d’insecte ou tout autre danger. Comme cette communication est très lente, en cas d’urgence, les arbres peuvent aussi s’avertir les uns les autres par des messages olfactifs transportés par l’air. Dans son ouvrage « la vie secrète des arbres », le forestier Peter Wohlleben explique ainsi qu’une espèce d’acacias de la savane africaine augmente en quelques minutes la teneur en substances toxiques de ses feuilles lorsqu’une girafe les broute : « dès qu’elles s’en rendent compte, les girafes se déplacent vers les acacias voisins. Voisins ? Non, pas tout à fait, elles ignorent tous ceux qui se trouvent dans le périmètre immédiat du premier arbre et ne recommencent à brouter qu’une centaine de mètres plus loin. La raison en est surprenante : les acacias agressés émettent un gaz avertisseur (dans ce cas de l’éthylène) qui informe leurs congénères de l’imminence d’un danger. Aussitôt, les individus concernés réagissent en augmentant à leur tour la teneur en substances
L’arbre qui marche
toxiques de leurs feuilles. Les girafes, qui n’ignorent rien du manège, se déplacent jusqu’aux arbres non avertis. »1 Un arbre peut apprendre et se souvenir. Il peut reconnaître quel est l’insecte qui l’attaque, car « chaque espèce d’insecte possède une salive spécifique qui permet de l’identifier avec certitude »1. Pour se défendre, l’arbre émet des substances odorantes ciblées qui repoussent l’insecte agresseur. Il peut même fabriquer des odeurs qui attirent les prédateurs de cet insecte. Par exemple, quand ils sont envahis de chenilles, certains pins attirent des guêpes qui pondent leurs œufs dans le corps de ces chenilles et les dévorent de l’intérieur. Chaque automne, regardons les feuillus autour de nos maisons. Ils doivent prendre de difficiles décisions. Pendant l’été, ils accumulent le plus possible de réserves pour l’hiver sous forme de substances nutritives. Ils doivent finir d’engranger leurs provisions avant le premier gel sous peine de mourir. Mais ils doivent aussi avoir un stock suffisant pour arriver jusqu’au printemps sans famine, or chez nous, l’hiver est long et l’été court. L’arbre doit donc bien calculer pour savoir à quel mo-
ment rapatrier la nourriture depuis ses feuilles jusqu’à son tronc et ses racines. Dès qu’il aura commencé à décomposer la chlorophylle, à pomper le pigment vert et à se couvrir de jaune et de rouge, l’arbre ne pourra plus emmagasiner de nourriture par la photosynthèse. S’il le fait trop tôt, et que l’automne reste chaud, il perdra de précieux nutriments et mourra peut-être de faim durant l’hiver. Mais s’il le fait trop tard et que le gel lui tombe dessus alors qu’il est encore plein de sève, il risque d’éclater. L’arbre doit prévoir bien à l’avance, car passer en mode repos prend beaucoup de temps. Il doit avoir la notion du temps, peutêtre même pouvoir compter. Pour savoir que le printemps ou l’hiver arrivent, il doit pouvoir percevoir la température et la durée du jour. Décider quand cesser d’engranger des provisions à l’automne et changer la couleur du feuillage, c’est aussi une question de caractère individuel. Peter Wohlleben nous raconte ainsi qu’il connaît trois chênes plantés si proches les uns des autres qu’ils vivent exactement dans les mêmes conditions au niveau du sol, des ressources en eau et du microclimat. Or, ils ne rapatrient pas leurs nutriments au même moment ! Le chêne de droite commence à changer de couleur toujours une à deux semaines plus tôt que les deux autres : il est plus anxieux, plus raisonnable, plus téméraire ? Les arbres se déplacent, mais si lentement que nous ne le remarquons pas. A cette vitesse-là, on ne se déplace pas pour rien: l’arbre va là où les conditions d’ensoleillement et de nutrition sont les meilleures. En Amazonie, l’arbre qui marche, le palmier Socratea exorrhiza, se déplace d’environ un mètre tous les dix ans grâce à ses racines-échasses hors sol hautes de deux mètres. Il fait pousser ses racines du côté où il veut aller et abandonne celles qui sont du côté opposé. Il ne marche pas n’importe où au hasard : il choisit une direction, soit pour éviter des obstacles, soit pour trouver
- 33 -
plus de lumière ou de nourriture. Dans les forêts d’Anniviers, les arbres n’ont pas de jambes, mais branches et troncs se dirigent vers la lumière. Les racines vont là où l’eau et la nourriture abondent. Ces arbres aussi choisissent dans quelle direction se déplacer… Si les végétaux sont si sensibles et intelligents, comment pouvons-nous nous comporter avec eux ? Notre manière de les utiliser, de les exploiter, est-elle respectueuse ? En Anniviers, nous utilisons la forêt principalement pour nous protéger des ravinements, de l’érosion, des chutes de pierre ou des avalanches. Dans ce but, la forêt est domestiquée et transformée. Les bûcherons en contrôlent le renouvellement en coupant certains arbres pour permettre à d’autres de mieux pousser, car les vieux arbres ont plus de risques de s’effondrer lors d’une tempête, ce qui n’est pas confortable pour l’humain. Ainsi, l’ancienne forêt de Zau Zoura, au-dessus d’Ayer, avait été dévastée par l’ouragan Viviane en 1990, laissant le village sans protection. Les forêts primaires sont naturellement parfaitement équilibrées sans aucune intervention de l’homme, mais elles le sont à l’échelle de la nature et non à l’échelle d’une vie humaine ; une forêt travaillée est ainsi plus utile à l’humain qu’une forêt vierge. Les forêts de montagne sont aussi utilisées pour produire du bois et pour nos loisirs, mais moins que les forêts de plaine. La sylviculture pratiquée en Anniviers essaie de rester le plus proche possible de la nature, par exemple en respectant le besoin de la forêt d’être composée de plusieurs espèces à plusieurs stades de développement. Les coupes rases sont interdites. Les plantations sont limitées, parce que les forêts plantées sont plus sensibles. Ainsi, on ne cultive pas des hectares entiers d’arbres pour produire du bois ; on se contente de replanter après des incendies ou des ouragans, en évitant les espèces qui ne sont pas indigènes, adaptées au sol et au climat d’ici. Pauline Archambault Peter Wohlleben , La vie secrète des arbres
1
société
Nouvel EMS Résidence Plantzette à Sierre Un home avant-gardiste pour la région
L
’EMS «Résidence Plantzette», à Sierre, accueille ses premiers pensionnaires à partir du 23 mars. Offrant 68 chambres / 71 lits, ce nouveau home pour personnes âgées prend ses quartiers dans l’ancienne Clinique Sainte-Claire totalement rénovée. Cet EMS est le fruit d’une coopération exemplaire entre les communes et sa gestion a été confiée au CMS. Une solution pilote en Valais. Petit retour sur l’histoire d’une transformation menée tambour battant, grâce à la volonté des communes. En 2016, ProjetSanté, association intercommunale de valorisation du patrimoine hospitalier de Sierre-Loèche, achète à l’Etat du Valais l’ancienne Clinique Sainte-Claire. L’objectif: transformer le bâtiment en EMS pour répondre aux besoins de la région. «Quatre ans plus tard, notre projet est devenu réalité, avec des délais et des budgets tenus», se félicite Alain Perruchoud, président de ProjetSanté. L’investissement total (achat et rénovation/extension) se monte à 21 millions de francs, dont 16 millions pour la transformation proprement dite, la participation cantonale s’élevant à 5,8 millions. Une transformation dans le respect du patrimoine L’ancienne Clinique Sainte-Claire faisant partie du patrimoine sierrois, cela n’a pas été une mince affaire de rénover la vénérable nonagénaire et de l’adapter à sa nouvelle affectation et à toutes les normes de 2020, tout en préservant l’identité du site. Ludovic Schober, lauréat du concours d’architecture, a su relever le défi. Concrètement, une extension a été fusionnée avec la façade nord, ce qui a permis à
l’immeuble de gagner un quart de volume. Grâce à cet ajout ainsi qu’à la réorganisation des espaces intérieurs, le bâtiment peut offrir 68 chambres (71 lits) au lieu de 30 du temps de la Clinique. Presque comme à la maison Le rez-de-chaussée accueille une cafétéria et un restaurant ouverts aux visiteurs ainsi que quatre chambres à 1 lit prévues pour de courts séjours. Ces chambres permettent d’accueillir des personnes âgées pendant quelques semaines, après une hospitalisation ou pendant l’absence des proches aidants. Les étages 1, 2 et 3 comprennent chacun 20 chambres à 1 lit et une chambre à 2 lits ainsi qu’une zone de jour avec poste des soignants, salle à manger et séjour. Chaque zone de jour est entourée d’un parcours de déambulation. «Tout a été pensé pour que les pensionnaires se sentent autant que possible à la maison, explique Ludovic Schober. Les fenêtres sont plus généreuses, pour laisser entrer la lumière. Le bois a été
- 34 -
privilégié dans les aménagements intérieurs car c’est un matériau chaleureux, et un grand jardin thérapeutique est prévu dans le parc.» Coopération intercommunale exemplaire La Résidence Plantzette est gérée par le CMS régional. «Le CMS de Sierre a toujours été avant-gardiste, a déclaré la conseillère d’Etat Esther Waeber-Kalbermatten, lors de l’inauguration. Je pense notamment aux appartements Domino ou à l’aide apportée aux proches aidants.» Ce modèle de gestion est novateur car il offre à la population un guichet unique pour tous types de prestations de soins de longue durée, des soins à domicile à l’EMS. A la clé, des démarches facilitées, moins de transits par l’hôpital et des économies. De l’achat à l’exploitation en passant par la transformation, «les communes ont ainsi œuvré ensemble pour relever rapidement le défi du vieillissement de leur population».
L’approche Montessori pour les aînés La Résidence Plantzette se caractérise également par sa philosophie de prise en charge basée sur l’approche Montessori pour les aînés. Il s’agit de valoriser les capacités subsistantes des pensionnaires. Laetitia Massy, présidente du CMS: «Le personnel encourage ces derniers à maintenir le plus possible leur autonomie et à participer à la vie de tous les jours. Vous ne serez donc pas surpris lors de l’une de vos
prochaines visites si vous voyez une résidente qui s’affaire au restaurant aux côtés du personnel». Autre point fort: grâce au service de gériatrie du Centre hospitalier du Valais romand, les pensionnaires qui le souhaitent auront accès à une permanence médicale ouverte deux fois par semaine, ainsi qu’aux urgences 24/24, 7/7. Il reste des places Le nouvel EMS Résidence Plantzette
- 35 -
représente la création d’une centaine de postes de travail. Les tarifs retenus sont dans la moyenne de ceux pratiqués dans les autres établissements en Valais, soit Fr. 130.-/jour pour les personnes domiciliées dans les 13 communes membres du CMS et Fr. 138.- pour les autres. En ce qui concerne la dotation en lits, la région de Sierre répond maintenant aux recommandations cantonales en matière de lits long séjour. Bon à savoir: il reste encore des places.
Hé!
Hé!
éTAT De LA SITUATION
CONCERNaNT CERTaINES aCTIONS TOURISTIQUES UN NOUVeAU VISAGe MENÉES DaNS NOS STaTIONS POUR L’OT De ST-LUC Petit tour d’horizon de certaines actions concrètes travaillées par Anniviers Tourisme en fin d’année 2018.
LES ACTIVITéS OUTDOOR
L’ACCUeIL eT SeRVICeS
• Rando Parc Anniviers
• Panneaux d’entrées des
stations Plusieurs parcours, de différents niveaux, créés pour pratiquer le ski de Des panneaux mettant en valeur le vilLeS ACTIONS UN OFFICe Début 2019, Anniviers Tourisme randonnée en sécurité et en hors piste, lage à l’entrée de chaque station. IllusDIGITIaL AVeC Le SOUTIeN avec possibilité de descendre sur pistes trés par les atouts du lieu en compléDE La HES-SO VaLaIS-WaLLIS ePURé s’est attaqué à l’amélioration des mentarité avec les autres stations. • Site internet damées. conditions d’accueil des visiteurs Un nouveau site, plus interactif et foncLieu et date de lancement : Lieu et date de lancement : tionnel, favorisant la communication. Les réflexions se sont déroulées sous l’œil hiver Aux18/19 oubliettes les Zinal, vitrines par un réaménagement complet Grimentz, St-Lucsurchargées et Chandolin secteur St-Luc/Chandolin Lieu et date de lancement : secteur Grimentz/Zinal Printemps 2019 expert des Instituts Entrepreneuriat & hiver et 19/20 les brochures à perte de vue, des bureaux. site d’Anniviers Tourisme 29 avril 2019
DES BUREAUX PLUS MODERNES
Management et Tourisme de la HES-SO
l’environnement est désormais épuré.
fourni toute une série d’outils pour
place à des îlots équipés de tablettes,
• Ouverture des hôtels et • Trail Hot Spot Anniviers • « Info Live » sur l’état des ceux-ci structures ayant Valais-Wallis, notamment robuste mobilier d’avant a laissé restaurants Plusieurs parcours pour laLe pratique du touristiques hivernales Trail avec des tronçons de difficultés Amélioration du fonctionnement du
Patinoires, pistes de luge et de ski de variées. tournus permettant de maintenir ouréussir la transition permettantvert aux collaborateurs fond, piscine, rando-parc et sentiers ra- entre les idées et au minimum un hôtel et und’être restauquettes. Enleur plus concrétisation. de savoir si l’infrastruc- Lieu et date de lancement : plus mobiles, rant durant saisons creuses. de les mieux recevoir le ture est ouverte ou fermée, ce tableau et date de et lancement : La conception traditionnelle permet des de connaître le jour et l’heure Région St-Luc/Chandolin Printemps client,2018 de leLieuguider, d’anticiper ses Région Zinal Printemps 2019 Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin DéBUT DeS TRAVAUX locaux actuels - salle d’attentedu dernier et entretien. besoins. Région Grimentz Printemps 2020 Printemps 2019 et datePOUR de lancement : L’OFFICe De ST-LUC guichets classiques - a renduLieuce Site de la Commune et d’Anniviers Toutravail nécessaire, malgré les quelques risme armés de précieux Hiver 2018Fin pour lenovembre, tableau adaptations intervenues au fil des ans. Automne 2019 pour la carte interactive conseils et boostés par l’hiver L’objectif était de créer des bureaux approchant, les collaborateurs d’AT plus modernes, munis de moyens de ont débuté par l’Office du Tourisme communication en phase avec notre de St-Luc. Une 10aine de jours se temps, répondant aux nouveaux sont révélés nécessaires pour réaliser besoins des visiteurs qui se contentent les travaux et offrir à ce bureau une souvent des contenus numériques, et nouvelle jeunesse (cf. encadré).
dont les passages à l’OT se font plus rares.
Hé! BIeNVeNUe.
eXPLOReZ DeS SOMMeTS D’éMOTIONS.
Exemples de projets et de dossiers en cours de réalisation sur la table d’Anniviers Tourisme : • Centre culturel Anniviers • Musée de l’alpinisme dans les différentes cabanes d’Anniviers • Expériences gustatives adaptées selon la période de l’année • Indoor Parc Anniviers à Grimentz • Spécificités et complémen tarités des villages d’Anniviers
Vincent Theytaz, Conseiller communal en charge du tourisme
VALDANNIVIERS.CH
- 36 -
Hé! HeP! Opération « 1 semaine pour tout changer ! » par Charlotte (OT Grimentz)
éTAT De LA SITUATION
Emmanuel Fragnière, professeur de service design à la HES-SO ValaisWallis, filière tourisme, qui a suivi et accompagné le relooking, ne tarit pas d’éloges sur le résultat final :
Ils ont développé un accueil visiteur très innovant, tout en étant en phase avec les besoins de la société actuelle. Je ne souhaite qu’une chose: reprendre avec eux ce travail de co-création pour offrir encore plus de qualité aux visiteurs du Val d’Anniviers ! .»
CONCERNaNT CERTaINES aCTIONS TOURISTIQUES MENÉES DaNS NOS STaTIONS
« Nous avons travaillé dur avec une Après plusieurs séances concernant équipe de de professionnels du tourisme L’ACCUeIL Petit tour d’horizon certaines LES ACTIVITéS SeRVICeS actions extrêmement concrètes travaillées par OUTDOOR le choix du mobilier et du multimédia, ne va pas rester vain, enthousiastes et engagés. Un souhaiteTqui Anniviers Tourisme en fin d’année ainsi que des demandes d’offres auprès métamorphose des autres Au final, c’est leur création Nous les puisque la• Panneaux • Rando!Parc Anniviers d’entrées des 2018. Plusieurs parcours,de de différents des artisans locaux pour réaliser le gros OT est nidéjà stations au cœur des réflexions du avons simplement aidés à passer veaux, créés pour pratiquer le ski de Des panneaux mettant en valeur le vilLeS ACTIONS œuvre, nous entrons à pieds joints leur idée originale à sa réalisation. C’est groupe de travail. randonnée en sécurité et en hors piste, lage à l’entrée de chaque station. IllusDIGITIaL dans la phase concrète. L’équipe « le rôle du service design. avec possibilité de descendre sur pistes trés par les atouts du lieu en complémentarité avec les autres stations. • Site internet damées. spécial rénovation » d’AT s’est armée Un nouveau site, plus interactif et foncLieu et date de lancement : Lieu et date de lancement : de ses visseuses pour monter 12 mètres tionnel, favorisant la communication. Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin secteur St-Luc/Chandolin hiver 18/19 linéaires de meubles de rangementLieu et et date de lancement : secteur Grimentz/Zinal hiver 19/20 Printemps 2019 site d’Anniviers Tourisme 29 avril 2019 installer les télévisions fraîchement • Ouverture des hôtels et • Trail Hot Spot Anniviers commandées. Natacha (OT de St-Luc), • « Info Live » sur l’état des structures Plusieurs parcours pour la pratique du restaurants touristiques hivernales en cheffe de chantier, nous a guidés Trail avec des tronçons de difficultés Amélioration du fonctionnement du Patinoires, pistes de luge et de ski de variées. tournus permettant de maintenir oupièce par pièce pour éviter qu’une fond, piscine, rando-parc et sentiers ravert au minimum un hôtel et un restaud’entre elles ne restent sur le carreau. quettes. En plus de savoir si l’infrastruc- Lieu et date de lancement : rant durant les saisons creuses. Nathalie (OT de Zinal), Alan (OT ture de est ouverte ou fermée, ce tableau Région St-Luc/Chandolin Printemps 2018 Lieu et date de lancement : permet de connaître le jour et l’heure Région Zinal Printemps 2019 Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin Chandolin) et moi-même (OT du dedernier entretien. Région Grimentz Printemps 2020 Printemps 2019 Grimentz) nous sommes attelés avec Lieu et date de lancement : Site de la Commune et d’Anniviers Toubeaucoup de motivation au montage risme des étagères et autres rangements. Hiver 2018 pour le tableau Automne 2019 pour la carte interactive Leslie (OT de St-Luc), quant à elle Exemples de projets et de dossiers responsable des travaux finis, a géré en cours de réalisation sur la table toutes les communications avec les d’Anniviers Tourisme : corps de métier et a su faire respecter • Centre culturel Anniviers • Musée de l’alpinisme dans les difféle planning ; chose pas évidente quand rentes cabanes d’Anniviers on sait que tous les travaux ont été • Expériences gustatives adaptées effectués en moins de 10 jours. Valérie selon la période de l’année • Indoor Parc Anniviers à Grimentz Damidot a du souci à se faire !
Hé! BIeNVeNUe.
eXPLOReZ DeS SOMMeTS D’éMOTIONS.
• Spécificités et complémen tarités des villages d’Anniviers
Vincent Theytaz, Conseiller communal en charge du tourisme
VALDANNIVIERS.CH
- 37 -
passion
Ma petite entreprise ne connaît pas la crise comme le dit si bien la chanson d’Alain Bashung !
S
i les deux entreprises que je vous présente « ne connaissent pas la crise !? » c’est grâce au dynamisme et à la créativité de leurs chefs qui ne baissent pas les bras et mettent tout en oeuvre pour qu’eux-mêmes et leurs employés puissent continuer à vivre et travailler en Anniviers.
L’imprimerie d’Anniviers Historique Paolo et Geneviève Marandola créent l’imprimerie d’Anniviers en 1989. Paolo est imprimeur de formation, après son apprentissage à Sierre, il travaille quelque temps dans le métier comme employé. Ensuite, il regagne Vissoie et travaille chez Burri, une succursale d’une maison jurassienne qui fait du décolletage. Lors du lancement de l’entreprise en octobre 1989, Paolo et Geneviève assurent leurs arrières, Paolo travaille encore à mitemps chez Burri. Mais très vite, il peut travailler à plein temps, embaucher et former un apprenti : Steve. Ils ont recours à un procédé d’imprimerie nommé offset1. Procédé que l’on utilise toujours actuellement. Après quelques années, au début des années 2000, Steve décide de partir à l’étranger. Cela tombe mal. C’est à ce moment que l’imprimerie commence à bien tourner, il y a du travail pour trois mais ils ne sont plus que deux ! Ils cherchent en vain un nouvel employé ou un apprenti mais sans succès. Ils ont investi beaucoup d’argent dans l’achat d’une machine 4 couleurs. C’était un challenge, les autres imprimeurs romands les trouvaient «fous». Comment continuer sans leur employé? Que faire ? A l’époque, Paolo collabore déjà avec une grande imprimerie de Sion
pour des travaux plus conséquents. Ils lui avaient déjà proposé un poste de chef d’atelier qu’il avait refusé. Avec sa formation d’imprimeur typooffset, son profil les intéresse. Et suite au départ de Steve, la question se repose. Ils décident de revendre une partie des machines, de réduire leurs locaux et Paolo accepte le poste. Pendant sept ans, il part à Sion, puis il est licencié (l’imprimerie est vendue). Il revient à Vissoie et se remet à seconder son épouse qui, elle, a continué. Mais le travail se fait de plus en plus rare. Tout le monde a des ordinateurs, des imprimantes, et il y a la concurrence d’internet qui fait que beaucoup d’imprimeries ferment, aujourd’hui encore. A un moment, la question se pose : faut-il déménager, partir en plaine pour trouver plus de travail ? Mais ils s’accrochent car ils n’ont pas du tout envie de quitter le val d’Anniviers. Le coup de génie En 2009, ils créent Coup d’Valais, le tshirt des Valaisans (un clin d’oeil à coup de balais qui balaie les étoiles valaisannes).
- 38 -
Ensuite, le logo se transforme en tête de vache et par conséquent, Coup d’Valais devient broute.ch et s’ouvre sur les autres cantons romands. C’est une idée qui a surgi comme ça, autour de la table, avec les enfants, Jeanne-Marie et Lucien. Et cela a marché, au-delà de toutes les espérances. C’était un test, il a fallu chercher, acheter des machines, trouver des slogans (5 phrases au départ, une centaine aujourd’hui) « Avec auto-dérision et surtout avec beaucoup de respect, nous vous faisons découvrir notre identité, notre langage local, notre patrimoine et parfois même nos petits
Surfer sur la tendance produits recyclés, une nouvelle marque: «50bar» Actuellement, la question qui se pose est comment continuer à se diversifier. Ils ne baissent pas les bras, comme la mode est au recyclé et au bio et que cela correspond à leur vision du monde, depuis un an, ils sont à la recherche de produits recyclés. C’est un long chemin, trouver des entreprises qui le font, faire faire des échantillons, calculer les prix, la rentabilité. Leur nouvelle marque s’appellera 50bar2 . Peutêtre parce que c’est le moment de sortir la tête de l’eau, au niveau professionnel, au niveau écologique. La fabrication se fait au Portugal, ils ne veulent pas aller en Chine pour des raisons éthiques et écologiques, même si l’on y trouve des produits à moindres coûts. Ils ont contacté une vingtaine d’entreprises et reçu trois réponses. Ils travaillent avec un atelier portugais. A ce jour, ils en sont aux premiers échantillons imprimés. C’est Lucien qui a dessiné les motifs de la première série. Il y en a cinq: • un poisson emprisonné dans une bouteille en PET pour montrer que ces t-shirts sont faits en coton recyclé et en bouteilles de PET recyclées et le
• • •
•
danger pour les poissons des océans. une baleine. une baleine-palmier. un poisson des profondeurs qui se retrouve avec une bouteille en PET devant lui. un t-shirt pour les plongeurs.
Sur le marché actuel, il y a de nombreux t-shirts en coton bio, mais en matière recyclée, beaucoup moins. Le slogan sera «100% recyclé», et en Suisse ils seront dans les premiers à le faire. Pour l’instant, il n’y aura que deux couleurs de t-shirts, les noirs et les blancs. La première commande sera de 500 pièces. Il y aura un nouveau site web car il est préférable de ne pas mélanger le concept de broute.ch et celui de 50bar.ch. La première idée était de faire des t-shirts en déchets de la mer parce que Paolo avait découvert que du fil se fabrique avec ces déchets en Espagne. Mais il s’est avéré trop cher et ce n’est pas facile de faire des t-shirts avec ce fil-là. Ils décident alors de faire des t-shirts 100% PET recyclé, ils font faire un échantillon et renoncent très vite. C’est vraiment du plastique très désagréable à porter. Alors ils se lancent dans la fabrication de t-shirts 52% COTON recyclé + 48% PET recyclé, qu’ils portent, lavent et …. adoptent. Le fil, le tissage, la couture et l’impression sont « made in Portugal ». Ce n’est pas évident à trouver, c’est long mais si tout se passe bien cela sera prêt pour le printemps. Il y aura également dans la collection 50bar, des casquettes en 100% PET recyclé, des porte-clés en néoprène recyclé ainsi que d’autres articles qui viendront s’ajouter. Maintenant, il reste à imaginer une stratégie marketing, une idée est en gestation … mais pour l’instant, chut … c’est encore confidentiel !
La menuiserie Theytaz Un cerveau qui bouillonne Déjà lorsqu’il était en apprentissage, Maxime fourmillait de bonnes idées. Il participe alors à un concours de tuning3 PC, dans le cadre des championnats de France. Il construit un boîtier en bois
- 39 -
dans lequel on met du matériel informatique (disque dur, carte mère, alimentation etc..). Qualifié pour aller présenter son œuvre à Paris, il a l’opportunité de l’exposer dans le plus grand magasin d’informatique d’Europe de l’époque et termine troisième. Très fier, à 16 ans, le petit Anniviard était reparti de la capitale avec un bon de 500 euros. Une sacrée belle expérience, se souvient-il. Maxime aime créer, inventer des trucs. Il a tellement d’idées qu’il se réveille la nuit et prend des notes. Il a des phases où il n’arrive plus à dormir car son esprit s’emballe, il a des visions, des rêves. Le problème, c’est le temps qu’il faudrait pour la réalisation de toutes ses idées alors qu’il doit travailler pour gagner sa vie. La menuiserie Jean Noël Theytaz crée sa menuiserie à Grimentz en 1988. Il commence à travailler seul dans son atelier, puis son entreprise se développe. Celle-ci compte aujourd’hui en moyenne 7 à 8 ouvriers, pour la majorité qualifiés, ainsi que des apprentis. Afin de se démarquer et se diversifier par rapport à la menuiserie standard, son fils Maxime Theytaz, alors âgé de 27 ans, lance en 2015 la fabrication de bains nordiques qui seront rapidement suivis par les saunas pour rester dans un esprit scandinave. Une idée de génie Au départ, Maxime fait des recherches sur le net, il découvre que l’on peut trouver des bains nordiques et des saunas à l’achat en Suisse mais tout est importé des pays de l’Est. Il a l’idée d’en fabriquer. Son père n’est pas vraiment convaincu…. Malgré tout Maxime ne lâche pas. La menuiserie est à sa disposition et il se met à fabriquer en dehors de ses heures de travail. Il fait un prototype, puis un site internet, la pub, le marketing digital. En juin 2015, le site est opérationnel et très vite, deux, trois mois plus tard, il reçoit des commandes pour deux, trois bains. A ce stade, il travaille encore en dehors des heures, puis rapidement de nombreuses commandes arrivent et cela prend de l’ampleur. Maxime ne pensait pas que cela marcherait si bien. Au départ, il fait des bains uniquement avec du chauffage à bois. Puis, plusieurs clients lui demandent un système de
▼
travers qui font aussi le charme de chaque petit coin de terre… En bref des fringues qui causent comme… de par chez nous ! » Lucien qui est graphiste s’occupe des designs, Jeanne-Marie de la logistique, etc. Ils font les marchés, d’abord à Sion, puis un peu partout. Rhône FM les invite dans leur stand à la Foire du Valais. La courbe du travail de l’imprimerie est toujours descendante, mais l’impression textile leur permet de survivre. Avec leur système d’impression, ils font tout à la demande, il n’y a pas de stocks. Plus tard, il y a la création du shop en ligne. Actuellement, il y a la possibilité de faire des phrases personnalisées. Au début, broute.ch a super bien marché et puis gentiment cela passe de mode, cela s’estompe. Mais ils continuent avec un nouveau shop en ligne en 2019. Depuis trois ans, ils ont investi dans deux machines à broder. Pour cela, ils font de la pub dans des entreprises pour broder des vêtements de travail, des logos sur les vêtements des clubs sportifs, etc… C’est un peu un marché de niche qui dépasse l’unique demande de la vallée.
chauffage plus rapide. Il étudie un nouveau concept et adapte donc, pour ceux qui le désirent, un système électrique. Il a aujourd’hui élargi la gamme, au début il n’y avait que le bain avec le poêle à l’intérieur, maintenant il y a aussi le poêle à l’extérieur. A ce jour, la tendance est aux bains hybrides, c’est-à-dire électriques et à bois. On chauffe un minimum à l’électrique, on maintient l’eau hors gel et ensuite avec le bois, en 1h30 l’eau est chauffée. Ainsi, on fait des économies d’énergie et c’est plus en accord avec son éthique. Ensuite il crée les saunas en forme de tonneaux. Cela existait déjà, il s’est inspiré de ce qu’il a vu sur le net et là aussi personne ne les fabrique en Suisse. Le label Swiss Maxime reconnaît qu’il n’est pas du tout concurrentiel au niveau des prix. C’est une des raisons qui l’a poussé à labelliser4 ses produits. Pour satisfaire aux exigences du label, 60 % des coûts de fabrication et l’étape essentielle de celle-ci doivent être réalisés en Suisse. Son bois vient du Canada. Maxime a dû justifier à Swiss made la raison pour laquelle il ne prend pas du bois indigène. Il pourrait prendre du mélèze mais ce bois comporte trop de nœuds, poches de résine. Il est trop nerveux. Il y aurait 80 % de déchets sur une bille. Le cèdre du Canada convient parfaitement, c’est un bois imputrescible et il n’a quasiment pas de noeuds. Ce certificat est important, les clients sont d’accord de payer plus pour avoir un produit suisse de qualité. Le service après-vente est aussi assuré. Une affaire qui « bout » A ce jour, il fabrique environ 25 à 30 bains nordiques par année, les saunas tonneaux ont été mis sur le marché il y a deux ans et il en a déjà fait plusieurs. Il réalise également des saunas intérieurs. bain-nordique.ch livre dans toute la Suisse. Il y a quelques demandes en France et Belgique mais il ne veut pas prendre ce marché, cela deviendrait trop compliqué au niveau des livraisons et du service après-vente. Un bain se monte sur place en pièces détachées, ce qui requiert une douzaine d’heures de travail.
Le contexte historique Franz Weber lance une initiative en 2006 pour limiter le taux de résidences secondaires à 20 %. Cette initiative aboutit à la récolte de 100’000 signatures. Le Conseil fédéral et le Parlement recommandent de rejeter l’initiative qui « équivaudrait de fait à un blocage des constructions dans ces régions et entraînerait des pertes pour le secteur de la construction et, tout au moins à court terme, pour l’économie touristique ». Malgré cela, l’initiative est acceptée en votation populaire le 11 mars 2012. L’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2013. Même si actuellement les effets de cette loi ne se font pas encore trop sentir, le volume de travail de la menuiserie subit une légère tendance à la baisse. Maxime n’a pas engagé d’ouvrier mais grâce aux bains et saunas, l’entreprise n’a pas été tenue de licencier. Les projets futurs Maxime a d’autres projets en tête d’ici à la fin de l’année, un sauna cube avec une face complètement vitrée sortira de son entreprise. Pour l’instant, le cube est prêt dans sa tête. Ce dernier sera modulable et pourra être transformé en bureau, en lit…. où autre. Ce cube totalement conçu par lui-même, pourra être posé au fond d’un jardin. Pour le printemps, il va fabriquer également des jardinières de balcon en cèdre, destinées à recevoir des herbes aromatiques ou des géraniums.
- 40 -
Nombreux sont ses clients qui possèdent une résidence secondaire mise en location. Ils relèvent la plus-value que la mise à disposition de bain nordique et/ou de sauna représente pour leurs clients et affirment rentabiliser rapidement leur investissement. L’avenir se montre donc sous des auspices favorables, grâce à son courage et son inventivité. Christine Torche
Si vous aussi vous avez tout mis en oeuvre, trouvé des solutions innovantes qui vous permettent de continuer à vivre ici, faites moi signe, je viendrai vous rencontrer et parlerai de votre parcours dans un prochain numéro. L’offset est un procédé d’impression qui est en fait une amélioration de son ancêtre, la lithographie, par le remplacement de la pierre lithographique par une plaque cintrable, adaptée à un cylindre, et l’ajout d’un blanchet autour d’un cylindre porteblanchet, entre le cylindre porte-plaque et le papier. 2 Pour un plongeur, c’est le moment où il doit sortir de l’eau, lorsqu’il reste 50 bar dans la bouteille. Paolo est un passionné, il est d’ailleurs Instructeur de plongée. 3 Le Tuning PC désigne l’ensemble des ajouts et décorations, tant internes au boîtier qu’externes, visant à changer l’apparence et l’habillage d’un ordinateur personnel. 4 Le signe distinctif de SWISS LABEL est l’arbalète. 1
sport
Montagne Club Anniviers Rétrospective des sorties en raquettes
L
’hiver est derrière nous, les sorties en raquettes qui se terminent !
Mais avant de tourner la page jusqu’à l’année prochaine, revenons sur les petites sorties des Geckos durant l’hiver… 2019. Janvier : pour la plupart des enfants c’est leur 1ère balade en raquettes à neige. Ça nous fait des grands pieds, on marche comme des éléphants et on se fait des croche-pattes… Non, décidément, ce n’est vraiment pas facile de marcher avec ces trucs là ! Mais après quelques exercices d’agilité, quelques sauts, quelques chutes et quelques rires, on prend vite ses marques. Direction la petite forêt de l’îlot bosquet de Grimentz, pour y découvrir les traces des animaux qui peuplent cet endroit. La nuit arrive rapidement et nous devons allumer nos lampes frontales, pour nous frayer un chemin à travers les sapins et les buissons. Encore une petite histoire à raconter avant de rendre ces joyeux bambins à leurs parents… Février : c’est de St-Jean que nous partirons, pour longer le chemin de Prarion, en traversant les prés dans tous les sens. En haut, en bas, en avant, en arrière, en boucle, on a de la poudreuse jusqu’aux oreilles. Et puis, pendant quelques minutes on se prend pour le guide, quand chacun à son tour peut venir en tête, faire la trace à nos camarades. Une petite histoire de lune et de chat et c’est l’heure de rentrer à la maison pour le souper ! Mars : changeons de versant et allons du côté de St-Luc. On démarre du Prilet pour suivre la route forestière, un peu trop plate pour les petits randonneurs… On décide donc de monter le plus de talus possibles,
pour glisser sur les fesses, le plus rapidement possible. Ça au moins, ça va bien les fatiguer et les parents seront tranquilles pour la soirée. Eh bien pas du tout, ils sont increvables ! Va falloir trouver d’autres combines l’année prochaine pour calmer ces petits loulous… En attendant, vive l’été, ses sorties de grimpe, de marche, ses nuits en cabane, le camp de montagne, les fleurs à découvrir, les animaux à observer, la nature toute entière à redécouvrir comme chaque année! Sylvie
- 41 -
www.sivacolor.ch www.salaisons-anniviers.ch
L
es M
e nu
isie
rs -
nis Ebé
te
ha s-C
r pen
tier
s d’An niv
ier s
vo u
s so
uha
iten
Boisval SA - Mayoux tél 027 475 12 37 - fax 027 475 12 81
Melly Sarl - Ayer tél 079 434 79 73
Construction SA - Vissoie tél 027 475 11 33 - fax 027 475 20 72
Monnet SA - Mayoux tél 027 475 18 33 - fax 027 475 44 57
Créabois SA - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54
Salamin François SA - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55
Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94
Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70
Revey Jacky Sàrl - Mayoux tél 027 475 23 74 - fax 027 565 53 43
Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54
Le BOIS met de la chaleur dans votre foyer
- 42 -
t ple
in s
uccè
s
La vitesse
culture
de la lumière
T
el est le nom du projet artistique qui se prépare actuellement en Anniviers et y sera présenté en août dans le cadre du festival far° 2020. Son auteur, le metteur en scène argentin, Marco Canale, a déjà élaboré plusieurs versions de ce même projet en Argentine (2017), en Allemagne (2019) et au Japon (2020). Le travail qu’il mène tend à la création avec des personnes âgées d’une pièce de théâtre étroitement liée à leurs souvenirs, à leurs parcours de vie et à leurs visions de l’avenir. Pour lui, il est essentiel de se pencher sur le passé pour comprendre le monde dans lequel on vit aujourd’hui. Les témoignages sur la vie dans le Valais d’antan l’ont intéressé par les similarités qu’ils ont avec le mode des vies des familles pauvres d’Amérique latine d’il y a huitante ans. Les commencements En novembre, puis en janvier, Marco Canale a passé du temps dans la vallée pour rencontrer de nombreuses personnes susceptibles de l’accompagner dans cette magnifique expérience collective. Il a travaillé avec elles et commencé à créer une histoire dans laquelle la vache, le patois et, surtout, les Anniviards et leur vie quotidienne occupent une place essentielle. Bambino, vache de Claude-Alain Savioz, a déjà décroché l’un des premiers rôles. Mais il reste des places pour des acteurs, figurants, bénévoles, musiciens. N’hésitez pas à rejoindre le groupe. L’ambiance est excellente et le défi passionnant. Assister, tout en y participant, à la création d’une œuvre est une expérience unique et fascinante ! La RTS suit l’évolution du projet. Une vidéo a été mise en ligne sous le titre La mémoire des Anciens (Nouvo news). Elle raconte le projet et ses premiers pas.
Marco Canale
En pleine répétition
Un été bien rempli À partir de la mi-juin et jusqu’à la fin août, Marco résidera dans la vallée. Il est à la recherche d’un petit appartement, d’un studio ou d’une chambre chez l’habitant, situés idéalement à St-Jean. Ce sera la période intensive pour la mise sur pied du projet. Deux répétitions hebdomadaires sont prévues. Désireux de s’impliquer dans la vie locale, il a aussi l’intention d’apprendre à faire du fromage et de donner un coup de main à la chèvrerie. Il recherche aussi plusieurs personnes qui seraient d’accord d’ouvrir leur cave pour accueillir la première partie du spectacle. Le spectacle se jouera très probablement entre le 14 et le 23 août. Les dates définitives seront données dans le prochain numéro du Journal des 4 saisons.
axes : la création, l’accompagnement artistique et la médiation. Il porte une attention particulière à des artistes suisses et internationaux proposant des démarches novatrices tant sur les sujets abordés que sur les formats de présentation. SMArt est un programme de la Fondation pour le développement durable des régions de montagne (FDDM). Grâce à l’art, le programme cherche à créer des émotions, à toucher les cœurs, pour faire prendre conscience des défis auxquels font face les régions de montagne. Plus de vingt artistes photographes ont déjà été accueillis en résidence en Valais et en Suisse. Ils ont chacun développé une série photographique sur des thèmes comme le changement climatique, la gestion de l’eau, la migration, l’agriculture ou, plus globalement sur notre relation à la nature. Avec Marco Canale et le far°, SMArt fait une incursion innovante dans le monde du théâtre.
Organisateurs far° Nyon. Reconnu depuis trente-cinq ans pour son festival ayant lieu chaque été à Nyon, le far° se définit aujourd’hui comme un projet explorant les arts vivants (danse, théâtre, performance) tout au long de l’année. Le travail du far° s’articule autour de trois
- 43 -
Texte de Janine Barmaz, photos de Marco Canale
Pour des renseignements complémentaires, contactez Pauline Pannatier: ppannatier@far-nyon.ch ou au 079 564 70 28
évasion
enviedebouger.com à Fès avec Oussama
V
ille de plus d’un million d’habitants, Fès est fondée au 8ème siècle. Elle fut à de nombreuses époques la capitale du Maroc. Si elle en a perdu le statut administratif, la ville impériale est aujourd’hui considérée comme la capitale spirituelle et culturelle du pays. Sa vieille ville, la fameuse Medina, est classée au patrimoine mondial de l’humanité et elle a amplement mérité cette distinction. C’est au cœur de cette ville dont la simple évocation du nom nous extrait de notre quotidien pour nous faire entrer dans l’univers du rêve que j’ai décidé de vous emmener aujourd’hui. Un format un peu différent de celui habituel puisque la découverte de Fès se fera non pas à travers mes yeux mais par ceux d’Oussama, originaire de Fès et qui a quitté cette ville qu’il adore pour poursuivre ses études en France. Lorsque je parle de Fès à Oussama, ses yeux s’éclairent et l’émotion est palpable. Bien sûr tout n’y est pas rose, les problèmes y sont les mêmes qu’ailleurs au Maroc et y vivre, s’y projeter dans l’avenir et assurer le quotidien relève souvent du parcours du combattant. Comme me l’a dit Oussama lorsque je lui ai demandé de me parler de sa ville, il ne l’a pas quittée sans raison ! Et pourtant… Il y tient, à sa ville, « ville antique, aux couleurs chaudes et aux odeurs épicées ». Il en parle avec passion et sincérité. Fès est une ville à explorer, à découvrir calmement. Je vous propose donc de voir Fès à travers lui. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Bonjour, je m’appelle Oussama, j’ai 27 ans, je suis né et j’ai grandi à Fès. Je vis actuellement à Strasbourg où je pour-
suis mes études en traduction professionnelle. Qu’est ce qui fait de Fès une ville spéciale ? J’aime beaucoup cette ville, parce qu’elle a tout pour plaire à mes yeux. Mis à part ses endroits emblématiques aux paysages absolument époustouflants, qu’on ne voit nulle part ailleurs, elle porte en elle quelque chose de mystérieux, une histoire, une âme éternelle, et une authenticité qu’elle a su conserver et garder au fil du temps. Que dire de la Medina ? J’y allais souvent avec ma mère quand j’étais petit, et rien que d’en parler, j’ai de très beaux souvenirs qui me reviennent à l’esprit. C’est l’ancienne partie et le cœur historique de la ville, où tout le patrimoine culturel, artisanal, architectural et culinaire se trouve. On y fabrique toutes sortes de choses : les sacoches en cuir, les théières, les tapis, les bijoux, les tables basses traditionnelles…
- 44 -
Oussama
Et la nourriture ? On y mange très bien et à des prix très abordables ! Si vous êtes un amateur de bonne cuisine comme moi, et comme tout Marocain qui se respecte, vous êtes servi ! Couscous, Tajine, Harira, Galette de semoule, tout y est pour vous faire plaisir et ravir vos papilles. Avez-vous de bonnes adresses à recommander ? J’en ai plusieurs, mais je connais un excellent endroit pour se restaurer que j’aime
tout particulièrement et où j’avais l’habitude de partager de bons moments entre amis. Ça s’appelle Café Clock. C’est un café/ restau qui propose des merveilles au menu. Le personnel est très sympathique, l’endroit est plein de charme avec une vue de la terrasse à couper le souffle. Une bonne chose à savoir aussi, ce café organise des concerts de musique, tous les dimanches à 18 h. En plus de bien manger, la bonne ambiance est de circonstance ! En attendant de profiter de l’atmosphère particulière de la ville au Café Clock ou dans les ruelles de la Medina, Oussama termine ses études en France. Fès, il y retourne dès qu’il le peut. Lorsque vous déambulerez à votre tour dans les ruelles de la Medina, au détour d’une rue, vous le croiserez peut-être, assis à une terrasse avec des amis, un sourire aux lèvres, vous savez, ce sourire comblé de celui qui, après une longue absence, s’aperçoit avec nostalgie à quel point tout cela lui avait manqué ! C’est aussi cela une ville, le souvenir qu’en ont ceux qui l’ont quittée depuis longtemps et l’image qui s’est formée dans leur esprit. Yanis Chauvel DR Enviedebouger.com
Le café Clock, à découvrir absolument
Im p r i
m e r i e d ’A n n i v i e rs VISSOIE
Depuis 1989
héritier & associés terrassement sa Terrassement Transport Anniviers Case Postale 73 / CH-3961 VISSOIE
- 45 -
patrimoine
Notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
Salutations sur l’ancienne route Ayer-Zinal 1948 Vers 1948, Adolphe Epiney accompagné de son fils Ernest, salue une autre personne. photographe inconnu album de Laurent Epiney © Pierre-Marie Epiney
Impressum
Bienvenue aux non-résidents
Les 4 Saisons d’Anniviers
Abonnez-vous !
Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction: Janine Barmaz, Simone Salamin, Pauline Archambault Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires
Pour soutenir la jeunesse sportive du Val d’Anniviers
Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
- 46 -
Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.
LEHNER
SA
Association des Agences immobilières du val d’Anniviers
SIERRE - ST-LÉONARD Installations sanitaires
Immobilia-Grimentz
+41 27 476 17 60 www.i-g.ch I info@i-g.ch
Grimentz-Location
+41 27 475 31 31 www.grimentz-location.ch I info@grimentz-location.ch
Afim Immobilier Vacances
+41 27 45 45 00 www.immobilier-vacances.ch I st-luc@immobilier-vacances.ch
Etoile de St-Luc
+41 27 475 57 57 www.etoile-immo.ch I info@etoile-immo.ch
Bureau d’Affaires Touristiques
+41 27 45582 82 www.batimmobilier.ch I info@batimmobilier.ch
Zinal-Chalets
+41 27 475 14 82 www.zinalchalets.ch I info@zinalchalets.ch
Zinal Vercorin
+41 (0)27 475 18 22 info@anniviers-immobilier.ch www.anniviers-immobilier.ch
Chandolin
Route de Moiry CH-3961 Grimentz
+41 27 480 18 19 www.immobilier-vacances.ch I chandolin@immobilier-vacances.ch
Grimentz
Avenue du Rothorn 26 CH-3960 Sierre Fax 027 456 53 15
Tél. 027 456 53 14
Afim Immobilier Vacances
St-Luc
Ferblanterie - Couverture
St-Luc
w w w. a n n i v i e r s - l o c a t i o n . c h
- 47 -
E P I N E Y
A R M A N D
M E L L Y
C O N S T R U C T I O N
M
E
L
L Y
S A V I O Z
R
A
P
& H
F I L S Y
A N D R É
S A S
S A
S A A
V I S S O I E Z I N A L A Y
E
R
V I S S O I E
SALAMIN CONSTRUC TION SA GRIMENTZ E P I N E Y
A R M A N D
M E L L Y
C O N S T R U C T I O N
M
E
L
L Y
S A V I O Z
R
A
P
& H
F I L S Y
A N D R É
S A S
S A
S A A
V I S S O I E Z I N A L A Y
E
R
V I S S O I E
SALAMIN CONSTRUC TION SA GRIMENTZ E P I N E Y
A R M A N D
M E L L Y
C O N S T R U C T I O N
M
E
L
L Y
S A V I O Z
R
A
P
& H
F I L S Y
A N D R É
S A S
S A
S A A
V I S S O I E Z I N A L A Y
E
R
V I S S O I E
SALAMIN CONSTRUC TION SA GRIMENTZ E P I N E Y
A R M A N D
M E L L Y
C O N S T R U C T I O N
M
E
L
L Y
S A V I O Z
R
A
P
& H
F I L S Y
A N D R É
S A S
S A
S A A
V I S S O I E Z I N A L A Y
E
R
V I S S O I E
SALAMIN CONSTRUC TION SA GRIMENTZ E P I N E Y
A R M A N D
M E L L Y
C O N S T R U C T I O N
M
E
L
L Y
S A V I O Z
R
A
P
& H
A N D R É
F I L S Y
S A S
S A
S A A
V I S S O I E Z I N A L A Y
E
R
V I S S O I E
SALAMIN CONSTRUC TION SA GRIMENTZ