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4 saisons 33

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hi v er

NUMERO 33 | janvier ’19 | trimestriel

Š Christine Crittin

Le vitrail, tout un art !


3961 Grimentz 027 475 18 55

Fabrice Ganioz, cons. en Assurance et Prévoyance Anniviers - 078 602 42 32 - 027 458 14 39 Christian Vouardoux Anniviers Immobilier SA tout simplement, contactez-nous Helvetia Assurances Agence générale du Valais Romand rue de la Dent-Blanche 20 - 1951 Sion fabrice.ganioz@helvetia.ch www.helvetia.ch

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L’invitée

Anne-Françoise Evéquoz, pharmacienne à Vissoie 35 ans déjà ! En décembre 1983, Mali et Urs Wiget, médecins à Vissoie, font parvenir à la SVPh une demande d’ouverture d’une pharmacie dans le Val d’Anniviers. Vissoie était le village natal de mon grand-père maternel, Rémy Monnier, décédé brutalement à l’âge de 48 ans, alors qu’il était président de la commune. J’étais un peu en terre connue. Ainsi, avec mon ex-mari, Nicolas Schneider, nous ouvrions notre officine au milieu du village, à la place d’un vieux poulailler. En 35 ans, que de changements, que d’évolutions, que de nouveaux défis. Les dossiers électroniques ont remplacé ceux en carton. Un outil formidable pour le suivi thérapeutique des patients, la gestion des interactions médicamenteuses et l’observation de la compliance. D’autres paramètres influencent actuellement notre pratique comme l’explosion des coûts de la santé, le vieillissement de la population, la polymédication, et la sensibilité aux médecines complémentaires. Pour participer à la diminution des coûts de la santé, il nous incombe de conseiller à nos clients la substitution d’un médicament original par un générique. Le vieillissement de la population et la polymédication exigent un suivi thérapeutique important. Il est essentiel qu’avec nos partenaires de la santé, les médecins généralistes d’Anniviers, les spécialistes, les hôpitaux et le CMS, nous collaborions dans un climat de confiance, de respect des compétences de chacun, afin d’assurer la meilleure prise en charge de notre population anniviarde, de nos résidents et de nos touristes. La pharmacie reste un lieu d’écoute, d’échanges, de conseils, de suivi théra-

peutique et de prévention en matière de santé. Dans ce domaine, nous organisons des campagnes de vaccination, de prévention du cancer du côlon, de la BPCO par exemple. J’ai la chance de pouvoir compter sur les compétences de mes assistantes et de ma pharmacienne adjointe, Madame Massoudi, toutes soucieuses d’assurer une qualité relationnelle et un service professionnel à nos fidèles clients. De plus en plus, les pharmacies indépendantes sont rachetées par des grands groupes comme Sun Store, Amavita, Benu. Les caisses maladie encouragent

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leurs patients chroniques à commander leurs médicaments par correspondance chez MediService ou Zur Rose. Elles signent des contrats de partenariat avec ces grandes chaînes. Matière à réflexion: le libéralisme en matière de santé n’a-t-il pas des effets pervers ? Combien de temps une petite officine comme la nôtre pourrat-elle survivre de manière indépendante ? Je n’ai pas de réponses, mais quelques inquiétudes et ferai mon possible pour que la relève soit assurée avec l’esprit et l’éthique qui nous ont animés jusqu’à maintenant. Anne-Françoise Evéquoz


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Sommaire 3 L’invitée

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Anniv’info

5 Sommaire

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Anniviers Tourisme

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L’art du verre

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J’ai mis où les clés ?

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Synergeons

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Quand Virginie rencontre Sandor

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HC Anniviers

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Projet du centre scolaire

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Camp de montagne 10CO

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L’Oratoire Saint-Félix

17

Le Défi des 300 portes

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Ski-Team Anniviers

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à la découverte . . .

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Fantastiques Féeries

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Armée et Navizence

40

Visions du futur

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FC Anniviers

44 Enviedebouger.com 46

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Notre Histoire.ch


portrait

L’art du verre

A

u cours d’une escapade, en octobre dernier, j’ai suivi le chemin des vitraux du Jura. Cette région recèle une impressionnante concentration de vitraux d’art moderne. Le temps magnifique et une lumière parfaite m’ont permis de découvrir des splendeurs. Je fus séduite par ces verrières aux couleurs éclatantes, créatrices d’atmosphères fortes. Décidée à approfondir cette passion soudaine, j’ai pris contact avec Christine CrittinRion, maître verrier, qui a bien voulu partager avec moi les bases de son savoir. C’est dans son atelier de vitrail, niché au cœur du vieux village de Grimentz, que j’ai pu bénéficier d’une initiation au travail du verre. Christine a appris son métier de maître verrier à l’école supérieure de vitrail et de création ouverte à Sion, au début des années 80, par Pierre Louy. En 1988, fraîchement diplômée, elle reçoit sa première commande d’un privé qui lui laisse le champ libre pour exécuter une pièce de 50 x 50 cm. Ce sera Eve au jardin d’Eden. Puis la paroisse de Grimentz lui demande deux magnifiques vitraux pour le chœur de l’église paroissiale. Depuis, elle n’a jamais cessé de faire et de restaurer des vitraux. Les commandes se sont enchaînées, sans qu’elle n’ait jamais eu besoin d’avoir recours à de la publicité particulière. Le bouche-à-oreille est son meilleur ambassadeur. Contrairement à une idée répandue, le vitrail n’est pas destiné qu’aux églises, chapelles, oratoires et autres lieux de culte. Il trouve sa place dans des carnotzets, des caves, des appartements, des cafés, sur des monuments funéraires, des meubles, des portes, des cadres. Christine a constitué

L’artiste dans son atelier

des albums présentant la plupart de ses réalisations. L’échantillonnage est vaste, mêlant sujets profanes et religieux, abstraits et figuratifs, tailles, techniques et coloris divers. L’équipement Sur sa table de travail l’artisane me présente différents outils, parfois faits maison. Il y a là un diamant pour couper le verre, une pince, adoucie d’un sparadrap, pour détacher les deux parties, une pince spéciale pour gruger (rogner les bords de la pièce pour en rectifier la coupe), une marteline pour tapoter le verre par-dessous afin de le fendre, une clef anglaise servant à découper le plomb, des couteaux façonnés à partir de spatules de peintre, une tringlette pour écarter les bords des baguettes de plomb qui sertiront le verre. Ah, le verre, l’élément central. Parlons-en! La matière première du vitrail est le verre soufflé, fabriqué selon une technique qui n’a guère changé au fil des siècles. La fusion d’un mélange de sable siliceux avec de la

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soude et de la chaux donne une pâte qui est extraite du four au bout d’une canne creuse. Le travail de soufflage se fait dans un moule en fonte creusé au sol, il fait gonfler la masse en lui donnant une forme de bonbonne. Le long cylindre de verre sera ensuite percé aux deux extrémités, puis fendu dans sa longueur à l’aide d’un diamant. Il est alors remis dans un four pour qu’une fois ramolli, il puisse être étalé en une plaque de verre d’environ 1m2. La coloration du verre se fait dans la pâte en fusion en y introduisant différents oxydes métalliques. Actuellement, il n’y a plus guère que la verrerie Saint-Just (Loire) qui perpétue ce mode de fabrication. Il existe aussi des verres industriels qui ne présentent pas le même intérêt et sont rarement utilisés. Le travail du maître verrier, étape par étape La maquette du projet, un dessin, est proposée au client. Si celui-ci l’accepte,


L’assemblage des verres commence

Christine trace un modèle à taille réelle sur du papier fort et un sur du papier calque. Ces reproductions comprennent le détail des différentes pièces de verre, des baguettes de plomb, des couleurs. Le calque est conservé comme référence pour éviter de perdre ou oublier des pièces. L’autre modèle est découpé avec un ciseau spécial qui enlève l’espace rempli par le plomb. Equivalant au patron d’une couturière, il sert de guide tout au long de la réalisation du vitrail. Arrive le moment du choix des verres et de la découpe des différentes pièces. Chaque verre est choisi avec soin non seulement en fonction de sa couleur mais aussi de sa structure. En effet le verre n’est pas uniforme, il contient des bulles, des irrégularités, avec lesquelles il faut jouer. Il est ensuite découpé selon le gabarit. Attention, il existe un sens du verre, il s’agit de ne pas se tromper de côté. Pour peindre sur le verre, on utilise de la grisaille ou des émaux, qui sont des couleurs vitrifiables composées d’oxydes métalliques et de fondant. Le verre peint doit ensuite passer au four pour fixer les couleurs. C’est une étape particulièrement délicate, car une peinture mal cuite va s’écailler. Lorsque toutes les pièces de verre sont prêtes, il convient de les assembler. Christine travaille sur une planche de peuplier dont le bois tendre permet l’emploi de clous pour maintenir les pièces avec précision. Le verre est serti dans des baguettes de plomb qui ont une forme de H. Ces baguettes sont extrêmement malléables et s’adaptent aux contours du verre.

Dalle de verre en béton armé

Elles seront ensuite soudées avec de l’étain à leurs intersections, afin de renforcer l’ensemble et lui donner une certaine rigidité. Afin d’isoler le vitrail, Christine le tartine d’un mastic spécial, qu’elle fabrique ellemême, qu’elle fait entrer dans les interstices au moyen d’une brosse. Pour en enlever le surplus elle se sert de sciure. Une fois terminée, l’œuvre sèche pendant un mois environ. Elle est finalement montée dans un cadre en métal ou en bois. Œuvres et collaboration Parfois les maîtres verriers travaillent à partir d’un modèle créé par un autre artiste. C’est ainsi que, pour la chapelle de Zinal, Christine Crittin-Rion a fabriqué deux vitraux à partir de peintures de Roger Theytaz. Ces vitraux, réalisés en 2014, représentent Sainte Euphémie et Saint Jean-Baptiste. Certaines œuvres de l’artiste anniviarde ont pris la route et quitté la vallée. La plus éloignée se trouve au Danemark. En effet, des Danois, qui cherchaient un appartement dans la région, ont croisé sur leur route l’atelier de vitrail et, séduits, ont passé commande. L’activité de Christine consiste aussi à la restauration de vitraux anciens. Elle a rafraîchi ceux de l’église d’Ayer et des chapelles de Niouc, Mission et Randogne. Cette activité demande une grande délicatesse afin de consolider l’œuvre et de préserver au mieux ce qui a été fait à une autre époque et par d’autres mains. L’art du verre est un art exigeant de l’habileté, de la précision et beaucoup de minu-

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tie. L’artiste cherche à créer une harmonie particulière en jouant avec la lumière. Son œuvre est une atmosphère avant d’être un objet. Merci, Christine, d’avoir accepté de nous éclairer sur un art millénaire mais toujours renouvelé. texte Janine Barmaz photos Christine Crittin

Autres techniques La dalle de verre Inventée par le maître verrier parisien Jean Gaudin en 1925, cette technique utilise des dalles en pâte de verre. Les pavés, qui mesurent généralement à l’état brut 20 x 30 cm pour une épaisseur de 2 à 3 cm, sont taillés et sertis dans un réseau de ciment. La méthode Tiffany Ce procédé a été inventé par l’américain Louis C. Tiffany au 19ème siècle. Il consiste à sertir des morceaux de verre en les entourant d’un ruban de cuivre adhésif, puis en les soudant. Il est surtout utilisé pour réaliser des objets décoratifs, des luminaires, des boîtes ou un vitrail. Le fusing C’est une technique très ancienne qui est revenue à la mode vers 1980. Elle consiste à déposer des morceaux de verres colorés sur un verre qui sert de support, puis à mettre l’ensemble dans un four où, sous l’effet de la chaleur, les verres vont se coller les uns aux autres pour ne faire plus qu’un seul verre avec des morceaux en relief.


société

Synergeons ! es rêves anciens ont la peau dure. Ils sont émiettés, écrabouillés, dispersés, mais ne meurent jamais. Dans le Val d’Anniviers, un rêve est particulièrement tenace : celui d’un micromonde solidaire où on va aider à faucher le champ du copain, où on creuse le bisse ensemble, où on partage ses savoir-faire. Celui d’un lieu où on aime bien échanger un coup de main contre un morceau de bœuf, où l’économie est d’abord locale et ne passe pas forcément par l’argent. Où le salariat n’est pas le seul modèle du travail. Celui d’une vallée où chacun plonge ses racines dans l’humus de la forêt. Au réveil, l’enfant d’Anniviers regarde les montagnes qui s’élancent vers le ciel. Aucun mur ne bouche sa fenêtre. Comment pourraitil oublier sa place ? Il sait qu’il est petit, qu’il ne peut pas piétiner la nature s’il veut continuer à être entouré de beauté. Le collectif Synergeons est un avatar de ce rêve ancien. La naissance de Synergeons « C’est une plate-forme d’échange d’idées, de connaissances et de biens, qui réunit des rêves, des envies et des forces pour réaliser des projets concrets dans le Val d’Anniviers. »* L’impulsion fut donnée par Stéphanie Gautier Zufferey il y a un an et demi : «J’avais un sentiment d’impuissance par rapport à notre manière de consommer, quand je faisais mes courses, que tout était suremballé et qu’il était difficile de trouver de bons produits, sans pesticides. J’avais besoin de partager, de trouver des gens qui avaient les mêmes interrogations que moi. J’ai envoyé un message qui expliquait mon désarroi et une dizaine de personnes ont répondu.»

© Blaise Jaggi

L

La création des buttes

« Synergeons veut renforcer la solidarité entre les habitants, protéger l’environnement et favoriser une économie locale responsable. »* Lors de la première réunion, chacun explique ce qu’il fait de son côté vis-à-vis de la thématique de l’environnement et du développement durable. Les idées foisonnent, le projet d’une épicerie en vrac se dessine. « J’espérais vraiment pouvoir trouver un local où on puisse échanger des produits artisanaux, le surplus de nos jardins… un lieu pour rencontrer des gens qui partagent les mêmes réflexions et les mêmes intérêts, pour échanger des aliments mais aussi des envies, des compétences, et former ensemble des projets concrets. L’idée était aussi d’acheter des céréales en vrac et que chacun se serve selon ses besoins ; on partagerait le prix, il n’y aurait pas de plastique et chacun pourrait passer deux heures par semaine pour s’occuper du lieu. » Cette « épicerie » est le petit morceau d’un rêve, celui d’un commerce centré plus sur l’échange que sur l’argent, plus local. Plus durable aussi, car moins polluant. Plus équitable.

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«Synergeons veut contribuer à développer une économie de proximité répondant au mieux aux besoins humains essentiels, qui privilégie les échanges non monétaires et qui limite son impact sur l’environnement »* Pour le moment, l’ « épicerie » n’a pas encore vu le jour. « Mais ça m’a aidé de trouver des gens avec qui partager les mêmes questions. J’ai moins d’isolement, plus de sentiment d’appartenance. Etre ensemble donne de l’énergie.» Ce morceau de rêve ne ressemble-t-il pas à ce que vivaient les anciens ? Alors, les épiceries ne débordaient pas de plastique; elles étaient un lieu où rencontrer et partager, un lien social dans le réseau de la communauté. « Ce qui diffère des anciens, c’est qu’aujourd’hui on a le choix. Par exemple, si un jour je n’ai pas le temps, je peux aller acheter des légumes au magasin. Le labeur physique de la terre n’est pas toujours simple. Notre génération a la chance de pouvoir jouer sur les deux tableaux, celui du confort et celui de la consommation durable. Il faut faire ce qu’on peut pour


Le temps venu de la récolte

limiter notre impact. Je suis dans une zone grise où j’essaie d’évoluer dans ce que m’offre l’économie moderne et d’agir au plus proche de ma conscience. » Un jardin communautaire en permaculture « Synergeons privilégie des projets qui ont un impact positif sur l’environnement (eau, air, sol, biodiversité, paysage ) »* Blaise Jaggi et Manu Savioz ont initié un potager communautaire en permaculture à Vissoie: « Il y a beaucoup de terres à l’abandon, certaines même avec des arbres fruitiers. Elles pourraient être mises à disposition d’autres groupes de jardiniers pour cultiver. A côté de notre maison, un Vaudois possède un terrain qu’il n’utilise pas. Il nous le prête pour jardiner. En échange, on fauche et on entretient ses parcelles. C’est une charge en moins pour lui et un avantage pour nous. Ce genre d’échange, c’est aussi ça la permaculture. Une idée centrale de la permaculture, c’est que le problème est aussi la solution. Il suffit d’observer les ressources. Deux problèmes mis ensemble créent quelque chose de nouveau. Par exemple, notre voisine doit ramasser ses feuilles mortes et nous, nous avons besoin de déchets végétaux pour construire des buttes. On se met en contact, on ramasse ses feuilles, et les deux problèmes disparaissent. Il ne faut pas considérer un problème de manière isolée mais regarder ce qu’il y a autour, mettre en contact ce qui est séparé. En permaculture, on prend soin de la terre, des gens, et on

On essaie de cultiver en restant le plus près possible des conditions naturelles, comme dans une forêt où tout est lié, où l’humus garde une humidité constante. Dans l’agriculture traditionnelle, on retourne le sol en automne et si l’été indien se prolonge, on peut finir avec une terre croûtée sur cinq centimètres, une terre morte. En permaculture, on ne laisse jamais le sol à nu. Pour garder l’humidité et protéger le sol, on n’arrache pas à tout prix les mauvaises herbes, on n’enlève que ce qui fait trop d’ombre aux légumes et on paille les cultures. L’automne venu, on plante de l’engrais vert (comme par exemple de la moutarde, du seigle, de l’épeautre), on ajoute du fumier et des feuilles mortes afin d’enrichir la terre et d’en améliorer la structure. Dans un jardin conventionnel, le sol s’épuise et s’appauvrit au fil des ans. La permaculture permet d’obtenir un rendement deux à trois fois meilleur sur la durée. On fait attention à enrichir la terre, à lui apporter divers engrais et à ne pas planter toujours le même légume au même endroit. C’est le principe de la rotation des cultures. Par exemple, l’aubergine et la tomate extraient les mêmes éléments de la terre, alors on ne les plantera pas deux ans de suite sur la même parcelle. La permaculture essaie de reproduire ce qui se passe dans la nature en limitant l’intervention humaine. On garde en terre ce qui repousse tout seul de l’année dernière. Cette année, on a laissé du fenouil, des choux et des brocolis qui étaient montés en graines. On s’est aussi aperçu que les graines qui poussent spontanément grandissent mieux. On a de petites aubergines de montagne, grosses comme des olives : celles qui sont parties toutes seules par accident ont donné beaucoup plus de fruits que celles plantées par nos soins!

Evidemment, on ne veut pas utiliser de produits chimiques. Pour lutter contre les maladies, on profite des interactions naturelles entre les plantes. Par exemple, on plante des oignons à côté des carottes parce que l’oignon éloigne la mouche de la carotte. On plante aussi des fleurs qui protègent les légumes, comme la tanaisie qui éloigne les nuisibles, la capucine qui attire les pucerons ou le souci dont l’odeur sert de répulsif contre les parasites. On fabrique du purin d’ortie qu’on utilise comme fertilisant ou des décoctions de prêle en préventif contre des maladies comme l’oïdium ou le mildiou. On n’utilise pas de moyens mécaniques comme le motoculteur, mais une griffe et une grelinette qui retournent la terre de manière superficielle pour conserver l’équilibre du sol. Le problème des sols agricoles, c’est qu’ils sont plombés par le passage des machines. L’eau pénètre mal dans la terre tassée, cela provoque des inondations et les pluies lessivent le sol en emportant les nutriments. Et lorsqu’on retourne la terre en profondeur, tous les micro-organismes censés travailler pour nous sont perturbés. En permaculture, on essaie de se simplifier la vie. Quand nous avons commencé le jardin communautaire, le terrain était un pré. Alors, plutôt que de retourner la terre, on a construit des buttes en lasagne par-dessus, en les isolant du « mauvais sol » avec du carton récupéré. Ensuite, on a mis du fumier, du bois déchiqueté et de la terre végétale. Une butte, c’est un mélange de déchets verts azotés (comme de la tonte de gazon, des orties, des épluchures de légumes) et de déchets bruns (comme des feuilles mortes qui apportent du carbone). Les vers sont attirés vers le haut, ils traversent facilement toutes les couches de la butte, aèrent le sol et fabriquent de l’humus. On récolte aussi nos propres graines. On essaie d’adapter des tomates au climat de montagne, année après année. On fait des tests, on est curieux, on essaie des trucs nouveaux et on regarde les résultats… qu’est-ce qu’on risque après tout ? On passe de bons moments au jardin avec notre fils et avec toute l’équipe! De juillet à décembre, nous avons la chance de manger uniquement des légumes qui viennent de nos jardins. Une sacrée opportunité !»

© Lucrèce Minuty

partage de manière équitable.

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© Raphaël Antonier

R a p h a e l Antonier est parfois contacté pour vider des chalets, des greniers et des caves en Anniviers. Il doit souvent jeter des meubles et des objets en très bon état. Pourtant, il sait bien ce que la fabrication et l’élimination de ces objets coûtent à notre planète.

Transport des meubles

Maureen Gurtner est l’une des sept jardiniers et jardinières de ce potager : « Pour moi, c’est un jardin expérimental, pas un jardin de rendement. On recherche aussi la beauté. On a cultivé des plantes médicinales et des fleurs, on redécouvre des variétés, plus anciennes ou plus adaptées à l’altitude. On plante aussi des vivaces, ou des légumes assez drôles comme l’arroche, une sorte d’épinard sauvage recouvert d’une poudre violette qui se dépose dans les mains quand on le touche… Chacun peut faire ses projets librement et vient quand il le veut ou le peut. Chacun donne ce qu’il a envie, pour son propre plaisir, sans contrainte, et récolte selon ses besoins. On ne va pas compter et peser la récolte. C’est une structure libre et souple. Ce n’est pas toujours facile à mettre en place : ça arrive que personne n’ose récolter et que du coup les légumes montent en graines ! On fait quelques journées de travaux collectifs par an, par exemple pour semer ou faire les buttes, avec un repas en commun. On a mis en place un tournus pour l’arrosage. Ce jardin communautaire m’a permis de découvrir de nouvelles gens, d’expérimenter, de partager et d’échanger des connaissances de jardinage. » Ces si beaux meubles qui finissent à la décharge « Le collectif Synergeons est conscient des limites des ressources naturelles et cherche à réduire au minimum les impacts négatifs sur ces ressources dans l’ensemble de ses activités (énergie, déchets, mobilité). »*

Mais que faire ? « Il y a des gens qui ont besoin de ces objets. Si on demande à Emmaüs ou à Job Transit, ils ne viennent pas forcément rapidement et sélectionnent les objets afin de gérer leurs places de stockage. On doit agir déjà localement contre le gaspillage. Pour cela, je constate trois problèmes : le stockage, le transport et l’information. Il faut faire le lien entre ceux qui jettent et ceux qui veulent ces objets. En automne, beaucoup de meubles partent à la benne et en décembre les saisonniers pourraient en avoir besoin. Si on trouve le bon endroit, tout est possible. L’idéal serait de faire ça à la décharge d’Ayer puisque c’est de toutes façons là qu’arrivent les objets. On pourrait imaginer de construire un couvert quelque part dans la décharge, sous lequel les plus beaux meubles et objets seraient entreposés. Après six mois, ou au maximum une année, l’objet partirait définitivement à la benne. Mais pour que ça marche, il faudrait que les gens sachent ce qu’il y a sous le couvert. Pour cela, il faut faire des photos et les publier sur Annibook, la plateforme interactive anniviarde. » Raphaël recycle aussi les beaux objets traditionnels, avec l’accord écrit du dernier propriétaire, pour l’association du vieux village de Grimentz. Cela permet de financer une partie des projets touristiques de l’association locale.

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Un collectif parapluie « Le collectif Synergeons place l’humain au centre de ses actions, dans un esprit de nonjugement, de bienveillance et de solidarité, et dans le respect de la liberté individuelle.»* Davide Peruzzetto participe activement à Synergeons : « Le collectif veut donner une ouverture à des idées qui n’ont pas encore une voix dans la vallée, comme le système d’échange local (SEL), la monnaie locale (le Farinet) ou le rétablissement d’un marché à Vissoie. Ces projets resteront peut-être en sommeil jusqu’à ce que le moment juste arrive, et alors on pourra les réaliser. Synergeons veut mettre en contact des gens par rapport à des idées. C’est un forum, un parapluie. Sous un parapluie ouvert, on peut entrer et sortir librement : il n’y a pas de mur. C’est un collectif pour un développement durable, responsable et local, mais à l’intérieur de ce cadre, il n’émet pas de contrainte pour ses membres : nous pouvons participer ou non aux rencontres, nous n’avons pas un comité qui définit les activités à entreprendre, pas de hiérarchie. Le but est de créer des synergies entre les initiatives des participants. » Une projection d’un film documentaire tous les deux mois « Pour mener ses actions, le collectif donne la priorité à l’engagement bénévole, au troc et aux dons »* Tous les deux mois, des soirées de projection de films documentaires sont organisées à Vissoie par Lucrèce Minuty : « Je choisis des films qui proposent des pistes par rapport à d’autres façons de vivre, de consommer ou d’enseigner. Des documentaires qui montrent des projets à l’échelle individuelle, qui donnent des impulsions, pas des films qui font seulement le constat de ce qui va mal. Ces soirées nous permettent de nous rencontrer, de discuter, de partager des expériences et de faire écho à d’autres personnes de la vallée. Le premier film que nous avons projeté, « Demain », montre des projets concrets et positifs qui ont été réalisés un peu partout dans le monde, comme à Detroit, aux Etats-Unis, où les habitants d’un quartier en friche ont transformé des terrains vagues en potagers collectifs, ou en


Un des films projetés

Suisse avec le projet des incroyables comestibles… ce sont des bacs remplis de terre et posés sur les trottoirs de différentes villes: ils n’appartiennent à personne mais tous

s’en occupent… un passant sème des graines ou apporte un planton, un autre arrose la fleur ou le légume qui pousse, quelqu’un cueille un petit fruit au passage… Nous avons aussi projeté des documentaires sur la permaculture, sur l’école, sur les monnaies locales ou sur l’accélération de notre monde… Le prix d’entrée pour la projection n’est pas fixe, on cherche à promouvoir un financement participatif, volontaire et conscient. On dit aux gens qui sont là quel prix on doit payer à la maison de production pour avoir le droit de projeter le film, et chacun met ce qu’il veut dans une tirelire, le tarif est progressif en fonction du degré de soutien. »

zontale et participative qui garantit à toute personne impliquée le droit et la possibilité de s’exprimer, et qui privilégie le partage des tâches. »*

Bienvenue ! « Synergeons accepte la participation de chacun selon ses capacités, sans mesure ni comparaison, et fonctionne selon une structure hori-

Les textes munis d’un * sont extraits de la charte du collectif synergeons

Synergeons compte environ trente membres et est composé de plusieurs sousgroupes autonomes, chacun lié à un projet différent. Le collectif fonctionne comme un réseau de soutien et d’information. Si vous avez un nouveau projet ou si vous souhaitez participer à un projet déjà initié, vous pouvez écrire à synergeons@bluewin. ch. Votre proposition sera transmise à tous les membres du groupe et ceux qui sont intéressés par votre idée vous répondront directement. Vous pouvez aussi rencontrer les membres de Synergeons lors des projections de films annoncées par voie d’affichage. Les prochaines projections auront lieu le 31 janvier, le 13 mars et le 21 mai au Relais des Mélèzes à Vissoie.

tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch 3961 Vissoie

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Pauline Archambault


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HC Anniviers

sport

Calendriers des équipes 2018-19 Championnat de 3ème ligue groupe 4 région Ouest

Match de Gala

14.10.2018 26.10.2018 06.11.2018 16.11.2018 21.11.2018 24.11.2018 30.11.2018 04.12.2018 07.12.2018 12.12.2018 19.12.2018 04.01.2019 12.01.2019 16.01.2019 19.01.2019

28.12.2018 19h00 HC Anniviers HC Sierre

20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 20h30 19h00

HC Valais-Chablais V HC Anniviers HC PDS (Portes du Soleil) HC Anniviers EHC Raron HC Crans-Montana HC Anniviers HC Valais-Chablais IV HC Anniviers HC Anniviers HC Valais-Chablais IV HC Anniviers EHC Raron HC Anniviers HC PDS (Portes du Soleil)

Minis A (2004/2005) 25.11.18 14h00 HC Anniviers 16.12.18 11h00 HC Anniviers 05.01.19 11h00 HC Anniviers 16.01.19 17h30 HC Anniviers 17.02.19 10h00 HC Anniviers

HC Anniviers HC Crans-Montana HC Anniviers HC Valais-Chablais IV HC Anniviers HC Anniviers EHC Raron HC Anniviers HC PDS (Portes du Soleil) HC Valais-Chablais V HC Anniviers HC Crans- Montana HC Anniviers HC Valais-Chablais V HC Anniviers

Poste Finance Trophy Tournoi des écoles d’Anniviers Vendredi 14 décembre 2018 dès 09h00

Lausanne 4 clubs Genève Servette Ass. Griffons Trois-Chêne EHC Saastal

Moskitos B (2006/2007) Piccolos (2008/2009) Bambis (2010/2011/2012) 06.01.19 10h00 Tournoi 25.11.18 10h00 Tournoi 02.12.18 10h00 Tournoi 03.02.19 10h00 Tournoi 20.01.19 10h00 Tournoi 27.01.19 10h00 Tournoi Le Président du HC Anniviers, Frédéric Pellat

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éducation

Camp de montagne 10 CO

Lundi Lundi nous sommes partis depuis Vissoie en car postal jusqu’à Vercorin où nous sommes montés en télécabine. Dans celleci plein de moments ont été échangés mais jusque-là nous ne savions pas ce qui allait nous attendre. Arrivés en haut, dernier moment pour profiter du wifi :-) mais voilà que nous entamâmes une marche longue et pénible, mais avec notre cohésion de groupe la marche se passa dans la bonne humeur : nous sommes entrés dans le joli vallon de Réchy que nous avons monté dans la tradition… les marches toutes les unes plus belles que les autres. Arrivés au lac du Louché, nous avons mangé dans la convivialité et les plus courageux et téméraires s’avancèrent pas à pas dans l’eau gelée. Puis un jeu sympa a été proposé par notre ami Nicolas Antille, un accompagnateur de moyenne montagne, et nous sommes repartis en direction de la cabane des Becs de Bosson. Le soir après un souper délicieux proposé par nos gardes de cabane Amélie et Eloi nous avons marché cinq à dix minutes pour nous éloigner de toute lumière de la cabane pour admirer notre beau plafond, les étoiles. Nicolas nous expliqua les constellations, les planètes enfin bref tout ce joli paysage que nous avons au-dessus de notre petite tête, puis dodo sans attendre car le lendemain était devant nous. Mardi Après notre merveilleuse nuit passée dans la cabane nous avons entamé le chemin qui mène jusqu’au gîte de Moiry. Nous avons commencé ce début de marche par une course d’orientation à travers le Pas de Lona. Nous avions chacun une carte qui nous indiquait où se trouvait le prochain poste puis Nicolas nous rejoignait et nous

donnait la carte suivante puis pique-nique. Avant d’arriver au barrage, nous avons eu un « atelier chasse » avec des chasseurs d’Anniviers. Enfin nous avons continué jusqu’au gîte où nous avons pris une bonne douche et nous sommes ensuite descendus jusqu’ au restaurant pour un bon souper proposé par Fab’s et Clem’s. Après ce délicieux souper nous sommes montés au gîte pour faire un petit jeu de cache-cache Boo où le but était de se cacher et de faire peur aux gens qui te cherchaient et bien sûr on a joué à l’extérieur et les plus frileux ont fait une action vérité dans le salon du gîte puis extinction des feux à 22h30. Clément

Mercredi Le matin, les guides sont arrivés et nous avions déjà fait des groupes la veille, un groupe partait pour une excursion sur le glacier et l’autre faisait la via ferrata. J’étais

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alors dans le deuxième groupe, j’avais très peur mais mon guide Pascal Zufferey m’a gentiment rassuré et le midi j’avais déjà osé faire la moitié du parcours. Je n’ai pas pu faire tout le parcours mais j’ai fait du rappel. Le soir j’étais aux anges grâce au courage que mon guide m’a procuré, je le remercie. Après le souper, on a passé une soirée feu de camp et histoires qui font peur. Jeudi On a échangé les groupes je suis allée au glacier, à peine sur celui-ci j’étais morte de peur. Mais les crampons m’ont aidée pour grimper. Arrivés au milieu de cette montagne de glace nous ne pouvions aller plus loin alors nous avons pique-niqué. Pendant ce temps les 2 guides ont installé trois activités pour l’après-midi. Nous avons alors été plongés dans une crevasse et sommes descendus en rappel pour remonter avec des piolets. La descente a été le plus dur on a dû descendre en arrière ce


que je n’osais pas. Revenus au gîte on a eu la surprise de manger le soir une fondue à faire soi-même. La nuit a été courte car nous avions la boum du dernier soir. Vendredi Tous extenués par la semaine et la courte nuit de sommeil que nous avions eu, il a pourtant fallu ranger et nettoyer le gîte. Les profs nous ont encore « tués » en allant de Moiry à Bendoll. Nous avons mangé à midi à Bendolla et sommes descendus en cabine jusqu’à Grimentz. Nous avons pris le car jusqu’à Vissoie et sommes retournés dans nos villages. Pour résumer : pendant notre semaine de camp on a appris le courage, la confiance en soi mais aussi la confiance du matériel et des guides. J’étais fatiguée mais heureuse d’avoir fait ce camp. Fanny

Un bravo aux élèves pour leur abnégation et leur ténacité pendant l’effort ! Un grand merci aux hébergeurs qui nous ont accueillis à cette période de l’année. Merci pour leur disponibilité, leur gentillesse et la qualité des repas. Un merci supplémentaire aux remontées mécaniques de Grimentz-Zinal et Vercorin pour leur flexibilité et gratuité. Un dernier merci à la commune d’Anniviers qui rend possible l’ensemble des camps du CO par son soutien financier. L’organisateur du camp

Le texte a été rédigé par 2 élèves (lundi et mardi / mercredi-jeudi-vendredi) La conclusion a été rédigée par l’organisateur.

héritier & associés terrassement sa Route de Moiry CH-3961 Grimentz

Joël Bonnard

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Le Défi des 300 portes Vercorin

QUADRI (%) P A P IER N O N CO U CH É

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e 30 mars prochain, Vercorin s’apprête à accueillir la quatrième édition du plus long slalom populaire du monde, le Défi des 300 portes. Après le succès des trois éditions précédentes, la manifestation promet d’être chaleureuse, avec de nouveaux invités et de nouvelles animations. Le Défi des 300, qu’est-ce que c’est ? Le Défi des 300 portes by Texner est un slalom populaire lancé pour la première fois en 2016, menant du Crêt du Midi au Creux du Lavioz, à Vercorin, réalisable à ski, télémark ou snowboard. Le défi est ouvert à tous, petits et grands, amateurs et confirmés, et invite les participants à se mesurer aux invités qui font la particularité de chaque édition. La course est retransmise sur écran géant pour permettre aux visiteurs de profiter du spectacle. Au centre sportif du Lavioz, l’aire d’arrivée du slalom, des cantines sont mises en place et diverses animations sont organisées pour les participants et les visiteurs: démonstration de parapente, musique live, jeux de bar, jeux pour les enfants et plus encore. Le Défi des 300 est le résultat de la collaboration entre les différents partenaires de la station. Le comité d’organisation inclut Télévercorin, Vercorin Tourisme, le Ski-club Vercorin-Chalais et SierreAnniviers Marketing. D’autres clubs et de nombreux bénévoles s’ajoutent au comité pour permettre la mise en place et le bon déroulement de la manifestation. Les restaurateurs de Vercorin sont également impliqués puisqu’ils s’occupent de la gestion des cantines. C’est grâce à la participation

de toute la station qu’une manifestation d’une telle envergure est possible. Retour sur la dernière édition Le 31 mars 2018, Vercorin accueillait la troisième édition du Défi des 300 avec quelque 260 concurrents. Les participants avaient la chance de concourir aux côtés du champion olympique de ski alpin Didier Défago et de l’humoriste Yoann Provenzano, invités de cette dernière édition. La championne de télémark Amélie Reymond était également présente durant cette journée. Le meilleur chrono a été établi par le Valaisan Dylan Perruchoud, membre du Ski-club Vercorin-Chalais, avec un temps de 6’17’’, non loin devant Didier Défago qui affichait un temps de 6’29’’.

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L’édition précédente tournait autour du thème « après-ski autrichien », et le public a pu profiter de nombreuses animations : bar à shots, concours de déguisements, DJ set, piste de danse, ce qui a permis d’assurer l’ambiance festive et bon enfant visée par les organisateurs. Clin d’œil sur la prochaine édition La quatrième édition du Défi des 300 est prévue pour le 30 mars prochain et la manifestation tournera autour de la thématique « ambiance nordique ». Les participants pourront s’inscrire d’ici le début de l’année et profiter des nouveaux invités et des nouvelles animations. Vanessa Pannatier, Vercorin Tourisme


patrimoine

A la découverte

des noms de lieux disparus d’Anniviers Avec les changements profonds de l’utilisation du territoire ces 100 dernières années, bon nombre de lieux-dits se sont progressivement effacés de la mémoire collective. Dans un travail entrepris depuis près de 10 ans, Lambert Zufferey s’est lancé dans la reconstitution de ce puzzle passionnant et conséquent. A l’heure actuelle, c’est près de 4’300 noms qui composent sa base de donnée et qui construisent petit à petit une carte d’Anniviers au visage inédit. Malgré de nombreux entretiens menés avec des anciens de la vallée (qui sont encore chaleureusement remerciés au passage) et de nombreux ouvrages consultés, il demeure env. 450 noms dont la localisation est inconnue. En voici un extrait …

Les personnes qui possèdent des renseignements à ce sujet sont cordialement invitées à lui transmettre leur contribution pour la finalisation de ce puzzle géant. Une publication est envisagée par l’auteur mais ni la forme, ni la parution ne sont encore définies. Toutes autres indications et anecdotes sont aussi les bienvenues !

Contact : Lambert Zufferey +41 79 674 77 40 zuviouc3@netplus.ch

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Nom Territoire Précision Cottard Chandolin Région de Fang Bas en Déjovic Chandolin Région de Fang, en-dessous d’un chemin Hombille Chandolin Champ en rive gauche de la Navisence Tsan de la Trigendaz Chandolin Région de Soussillon Orbaltié / La Siellé St-Jean A fait l’objet d’une demande de concession pour l’exploitation minière Le Clobéging St-Jean Pâturages, éventuellement dans la région de Mayoux Confanon St-Jean Pâturages et forêts Le Coumouna St-Jean Champs dans la région de St-Jean Ij Odyé Grimentz Alpage de Bendolla Le Clôblann Grimentz Prés et mazots dans la région de Grimentz Le Crojouat Grimentz Prés et mazots dans la région de Grimentz Les Freigic Grimentz Prés au-dessous d’un bisse en rive gauche de la Gougra La Châche Ayer Forêt propriété du Consortage de Zinal Plânna-Jaux Ayer Région de Zinal Griselon Ayer Alpage d’Arpitetta Le Ché Ravoua Ayer En haut de la forêt de Mission Pramati St-Luc Région du Prilett-Fénèss, signifie «pré à Mathieu» Lo Colio dè la Daala St-Luc Région de Tignousa L’Ordoni St-Luc Région du chalet blanc de Roua Lé Rèssé St-Luc Région de Combavert Belaboz (Bela-Batyé) Vissoie Prés et champs dans la région de la Forêt Devant Despraï Vissoie Prés , champs et mazots Rocher de Midi Vissoie Région de la Grand Combe / Croisettes amont Grand Patié Vissoie Proche de la route de St-Luc

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nature

Armée et Navizence

O

ctobre 2018, les travaux de première urgence effectués le long du cours de la Navizence, il s’est agi ensuite d’entamer ceux permettant de rétablir l’accès entre Mission et StJean pour le début de la saison d’hiver. Le but poursuivi était de rendre la route concernée à nouveau carrossable et de permettre son déblaiement ainsi que d’y assurer la sécurité de la circulation par la pose de glissières aux endroits critiques. La commune a soumis une demande de participation à l’armée et c’est M. Kevin Zambaz, du bureau Patrick Epiney ingénieur Sàrl mandaté pour ce travail, qui a coordonné l’avancée du chantier entre les entreprises locales et l’armée. Complexité de la situation Après l’organisation des rudiments logistiques avec M. Jean-Claude Gagliardi, chef d’engagement et d’instruction à la Division territoriale 1 le mois précédant le début de l’aménagement prévu, chaque matin dès 7h30 une séance sur place a été organisée entre M. Zambaz et le sergent Favre, responsable de section, pour planifier les travaux quotidiens à accomplir. Régulièrement, en cours de journée, les protagonistes se contactaient à nouveau pour faire le point de la situation. Le capitaine de la section, M. Auberson, s’est rendu de temps à autre sur le terrain pour se rendre compte de l’état d’avancement du chantier. La commune a signé une charte de non concurrence avec l’Association Valaisanne des Entrepreneurs (AVE), condition préalable d’un appui militaire sur un projet de ce type. Le rétablissement provisoire de la liaison Mission - St-Jean est devenu ainsi concret

J-C Gagliardi, Kevin Zambaz, David Melly, David Zufferey

grâce au soutien et à la collaboration de l’Office cantonal de la Protection Civile et de l’armée, la commune cherchant à réduire le coût financier à sa charge pour l’accomplissement de ces travaux. Ainsi, sans ces aides efficaces, il aurait tout simplement été impossible d’assurer cette liaison dans les temps. En dégageant les gravats, une bonne surprise est néanmoins apparue : le premier pont en béton avait tenu bon, il fallait le renforcer pour qu’il continue à résister aux bouleversements infligés par les intempéries. A eux deux, le pont en bois et celui en béton rendent possible la communication d’une rive à l’autre. Organisation La commune a garanti l’accueil, le gîte à Mayoux et le couvert alternativement à StJean et à Mission, pour les dix militaires

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engagés sur le chantier durant dix jours. La coordination, déjà détaillée avant le début des travaux par le bureau d’ingénieurs, a permis de respecter les délais et la qualité de l’ouvrage. La collaboration entre l’armée, la commune, les entreprises et le bureau d’ingénieurs a été excellente, mais ne les a cependant pas mis à l’abri de toutes les surprises. Il est à relever que le travail effectué par les militaires a représenté un grand intérêt pour l’instruction des troupes, selon le lieutenant-colonel Gagliardi. Crues centennales Il semblait que la précédente crue de la Navizence en 2013, avec un débit de 40 m3/sec représentait l’événement centennal prévisible… mais celle de 2018, avec 62 m3/sec a battu tous les records !


les eaux tempétueuses de la rivière en cas de nouvelles intempéries. Terrain de foot, la suite Pour déterminer où sera situé le prochain terrain de foot, de nombreux paramètres entrent en ligne de compte : la nouvelle carte des dangers établie suite à la crue, les lignes électriques, le respect des distances de sécurité sous la ligne à haute tension, l’espace réservé aux eaux de la Navizence etc. Tous ces éléments influencent le choix des variantes pour la décision finale. La collaboration avec les Forces Motrices de la Gougra SA et les autres opérateurs de services reste, bien entendu, d’une importance capitale. Dieu sait que la décision est impatiemment attendue afin que ce terrain de jeu soit restitué à la jeunesse anniviarde. Les autorités en sont pleinement conscientes, rappelant au passage que, dans ce malheur, la chance nous a souri quand-même puisque ni mort, ni blessé n’ont entaché ces difficiles semaines et que personne n’a dû abandonner sa maison aux eaux de la rivière.

L’orage qui a occasionné ces dégâts s’est localisé au fond du vallon de Zinal, au niveau du glacier, lequel au cœur de l’été très chaud de 2018 produisait lui-même déjà énormément d’eau de fonte. Cumulée aux brèves mais abondantes précipitations, l’énorme quantité d’eau a charrié blocs, terres, gravats et arbres qui, par endroits, bloquaient la masse, puis lâchaient sous la pression, entraînant de plus en plus de matériaux s’accumulant encore plus loin qui, à leur tour laissaient échapper le tout en l’envoyant en aval de plus en plus fort. La quantité ainsi emportée explique les dé-

gâts considérables occasionnés au lit et aux berges de la Navizence jusqu’à Chippis, où quelques habitants ont d’ailleurs été obligés de quitter provisoirement leurs maisons. Il a fallu alors engager le maximum de machines à disposition pour sécuriser le périmètre de danger de la Navizence aussi rapidement que possible. Quarante-cinq machines de toute la région ont œuvré sans relâche pour protéger les biens soumis aux inondations et pour fortifier les berges au moyen d’enrochements afin de contenir

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La bonne collaboration entre tous les acteurs impliqués à gérer ces périodes sensibles est à relever et doit servir d’exemple pour le futur. Les hommes ayant contribué à ce labeur à tous les niveaux sont à remercier chaleureusement. En 1834, une poche du glacier de Zinal avait dévasté les fonds de la vallée déjà et les Anniviards d’alors avaient refusé l’aide pécuniaire prévue par la Confédération, demandant qu’elle soit octroyée « à des plus indigents que nous ». Deux cents ans plus tard, il n’est bien sûr pas raisonnable de comparer des situations tellement différentes, mais seulement de garder en mémoire la fierté d’un peuple luttant au quotidien pour sa survie. Simone Salamin, avec la collaboration de M. Kevin Zambaz photos Gaëtan Salamin St-Luc


sport

FC Anniviers 2018-19

FC Anniviers - saison 2018/2019

Juniors B

Equipe masculine

1ère équipe Derrière : Jean-Daniel Vernay (entraîneur), Andrea Martins, Claudia Bruttin, Manon Rey, Géraldine Pouget-Zufferey, Mailys Varone, Charlène Zuber, Aline Vernay, Cyril Zufferey (coach) Devant : Ludivine Melly, Cindy Sobrero, Leslie Melly, Dominique Pouget, Diana Reto Rosario, Edwige Tissières

Ecole de foot Juniors E

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Une commune propre en ordre

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errière un service communal qui fonctionne, il y a des hommes qui s’engagent sans compter. Dominique Barmaz, Yves Theytaz, Patrick Théoduloz et Hubert Crettaz forment l’équipe de choc en charge de la Step, tandis que Benoît Theytaz et Bruno Luis Inacio celle qui s’occupe de la déchetterie. Le début d’année est l’occasion parfaite de rendre hommage à leur travail. La Step (Station de traitement et d’épuration des eaux) d’Anniviers a vu le jour en 1998 et est alors gérée par l’Association

pour l’épuration des eaux usées d’Anniviers. Ce sont les 6 anciennes Communes (Ayer, Chandolin, Grimentz, St-Jean, St-Luc et Vissoie) qui ont créé cette association afin de rationaliser la récolte et l’épuration des eaux usées et construit un bâtiment industriel adéquat, aux aires de cathédrale, il fait 1640 m2. Une bâtisse qui impressionne par l’immensité de sa partie enterrée.

Sur ce schéma de principe, la complexité de l’installation est visible

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L’équipe initiale est toujours en place. Ils ont donc été les premiers employés communaux d’Anniviers, avant même la fusion. Aujourd’hui, Dominique Barmaz complète son activité à la Step en s’occupant également du réseau d’eau potable. Yves Theytaz règne en maître, si bien que la Step n’a plus de secret pour lui. Son quotidien est varié et parfois mouvementé, surtout depuis la nuit du 2 juillet 2018, durant laquelle les collecteurs principaux des égouts ont été emportés par la crue de


De g. à dr. : Dominique Barmaz, Patrick Théodoloz, Hubert Crettaz, Yves Theytaz, à la Step d’Anniviers

la Navizence. En exploitation normale, il jongle entre des travaux de serrurerie (sa formation de base), d’électricité, de prélèvements et analyses biochimiques, de traitements et autres manutentions, et ce, en plus de l’entretien de la route et de ses abords. Depuis les intempéries des mois de juillet et août, son quotidien s’est vu quelque peu bouleversé, à l’image des rives de la Navizence. En effet, depuis la nuit du 2 au 3 juillet 2018, il doit essayer de sauver la biologie existante, tout en jonglant avec des traitements supplémentaires et complémentaires pour le moins inhabituels. Un bureau spécialisé l’aide et participe activement à cette gestion. Un service garanti 7 jours sur 7 Yves est secondé par Patrick Théodoloz et Hubert Crettaz, tous deux travaillent en tant que chauffeurs de camions. Le transport des déchets ménagers compose leur principale activité. Pour Patrick et Hubert, ce n’est pas seule la crue de la Navizence qui a chamboulé leur quotidien, mais également l’introduction de la taxe au sac. Cette nouvelle règle du « pollueur-payeur » a exigé des changements de comportement et il a fallu un peu de temps pour que tout, ou presque, se mette en place. Dans cette fonction, ils affectionnent particulièrement le contact privilégié avec les citoyens et les hôtes, ainsi que l’autonomie qui encadre leur journée. Autonomie ne rime pas pour autant avec facilité. En hiver, faisant des transports jusqu’en plaine, il leur arrive parfois de mettre et enlever les chaînes plusieurs fois par jour. Dominique Barmaz, Yves Theytaz, Patrick Théodoloz et Hubert Crettaz assurent un service sept jours sur sept. Durant toute l’année, ils se partagent les piquets pour assurer le bien-être de la population d’Anniviers. La fine équipe de la déchetterie Benoît Theytaz et Bruno Luis Inacio sont en charge de la déchetterie. Bruno s’occupe également de la patinoire de Vissoie durant l’hiver.

Renseigner, diriger et aider les clients sont leurs principales missions. Souriants et serviables, la bonne humeur est leur créneau, ils doivent - trop souvent à leur goût - faire preuve de discipline car ils déplorent un véritable mépris dans le sérieux du tri du PET. À noter que certaines communes ont arrêté cette récolte à cause du mélange de matière autre que le PET introduit dans les points de récolte. Point positif, Benoît et Bruno notent une forte diminution du nombre de passages à la déchetterie depuis l’introduction de la taxe au sac, ainsi qu’une rationalisation de ces derniers. Taxe au sac, déneigement et utilisation de la déchetterie: rappel des règles élémentaires

respondant aux 30% en tonnage. Quant aux cartons et papiers, ils ont augmenté en moyenne de 50% du tonnage. La récolte du verre enregistre également une augmentation de 12%. Une adaptation des lieux de récolte (Ecopoints) a été réalisée courant 2018, selon les observations faites sur le terrain. Les sous-traitants ont également dû s’adapter à la différence de fréquence de récolte. Une marge d’amélioration persiste et la Commune, soit la police municipale, le service de voirie communale, les chauffeurs de camions poubelles, le service technique communal et le Conseiller municipal, planchent pour résoudre au mieux cette problématique.

Taxe au sac Afin de passer plus confortablement le virage de la taxe au sac, chaque citoyen a dû adapter, modifier ou changer son comportement et son regard sur ses déchets. Contrevenants, attention ! L’effort consenti est remarquable, bien Leur nature est variée. De la simple étourqu’il reste quelques irréductibles et que certains jouent à cache-cache avec le service de répression. Alors que la loi n’a pas changé mais seulement son application, des changements notables sont à relever, notamment une très forte diminution des ordures ménagères (sacs taxés) cor- De g. à dr. : Benoît Theytaz, Bruno Luis Inacio à la déchetterie d’Anniviers

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derie à une systématique bien orchestrée. Le Conseil municipal n’a pas voulu appliquer de manière drastique et pointilleuse la nouvelle manière de traiter ses déchets dans la première partie de l’année. Cependant, cette période est maintenant révolue et celle des contrôles accrus et de la répression l’a remplacée. Lors de contrôles ou de dénonciations, les procédures sont appliquées. Des avertissements sont adressés dans les cas les moins graves, sinon ce sont des amendes qui sont infligées. Modalités sur le déneigement Afin de faciliter le travail de la voirie, la Commune d’Anniviers rappelle aux usagers les principes relatifs au déblaiement des neiges ainsi qu’au stationnement des véhicules. • Les chantiers entrepris sur le domaine public seront terminés pour le 1er décembre et, à défaut, correctement signalés et aucune entrave ne doit perturber les opérations de déblaiement des neiges. Les contrevenants seront rendus responsables des éventuels dommages ou accidents consécutifs à la non observation du présent avis. • Tous les propriétaires bordiers d’une route communale ou cantonale sont rendus attentifs aux dispositions de la loi sur les routes, articles 166 et suivants, relatifs aux distances des murs de clôtures, des haies, etc… Les constructions et aménagements non conformes aux articles précités ne pourront en aucun cas faire l’objet d’une demande d’indemnité en cas de dommages causés par les véhicules de déneigement. • Il est rappelé aux automobilistes la teneur des articles 19 et 20 de l’ordonnance fédérale sur les règles de circulation routière qui précise que : « Lors de chutes de neige, il est interdit de laisser les véhicules devant l’accès des bâtiments, sur le terrain d’autrui et sur les routes à l’intérieur des localités ». La municipalité décline toute responsabilité pour les dégâts éventuels occasionnés aux véhicules mal stationnés.

• Nous rendons attentives toutes les personnes concernées que selon l’art 196, al. 3 de la loi cantonale sur les routes, la neige évacuée de la voie publique doit être également reçue par les fonds voisins. • Lors de chutes de neige, les propriétaires ou locataires d’immeubles bâtis en bordure de route sont tenus de dégager les trottoirs et les accès à leur propriété (immeubles, garages, etc…) même si la neige a été accumulée par les engins de déblaiement. Il est interdit de jeter la neige sur la voie publique après le passage du chasse-neige. • La neige tombée des toits ou pelletée sur la voie publique après les passages des engins de déblaiement pourra être débarrassée par les services communaux aux frais des propriétaires, sans que ceux-ci en soient avertis. • Le service de la voirie de la commune assurera, en priorité, l’ouverture des routes et des parkings du domaine public, sis dans le périmètre de la zone à bâtir. Le service de voirie ne déblaie pas les routes, les accès ou les places en dehors de la zone à bâtir, à l’exception des étables livrant le lait à la Centrale laitière d’Anniviers et se situant à proximité du réseau ouvert toute l’année dont l’accès ne présente aucun danger. • En ce qui concerne le déblaiement des accès et places de parc privés, ce service pourra être effectué, subsidiairement, par la commune. Toutefois, au vu de la surface et des distances à déneiger, la commune ne pourra garantir l’exécution d’une ouverture optimale à chaque occasion et invite dès lors les usagers à solliciter des entreprises de services locales pour effectuer ce travail. • Les accès privés faisant l’objet d’une demande de déneigement seront auparavant remis en état par les propriétaires et libérés de tous obstacles pouvant occasionner des dégâts aux véhicules de déblaiement. Un contrôle sera préalablement effectué par le service de voirie et conditionnera la décision relative au déneigement.

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• La commune n’assume aucune responsabilité pour un éventuel accident survenu sur du terrain privé, notamment en cas de glissade d’une personne ou d’un véhicule. • Il est rappelé aux propriétaires de bâtisses en bordure de la voie publique, l’obligation de protéger les emplacements (entrées de caves, de garages ou autres) où la neige pourrait s’accumuler et occasionner, lors de la fonte, des infiltrations d’eau. • Compte tenu de l’étendue des routes en Anniviers, qui avoisine les 300km, le Conseil municipal a défini comme principe de base, et par souci d’équité et d’égalité de traitement, de s’en tenir à déblayer uniquement les routes et places de parc situées en zone à bâtir. La Municipalité remercie la population et ses hôtes pour leur compréhension et leur collaboration. Changement d’horaires de la déchetterie Vu la baisse de fréquentation en hiver, le Conseil municipal a décidé d’alléger les horaires d’ouverture de la déchetterie.

Horaires de la déchetterie durant l’hiver 2018/2019 : Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche

Fermée De 14h00 à 17h00 De 14h00 à 17h00 Fermée De 14h00 à 17h00 De 14h00 à 17h00 Fermée

La déchetterie sera à nouveau accessible le matin dès le printemps 2019.


Mérites et distinctions 2018 Le moment est venu d’annoncer les artistes, sportifs ou toute autre personne que vous souhaitez proposer comme lauréats pour les mérites et distinctions 2018. Vous trouvez le règlement, ainsi que la fiche d’annonce, concernant l’attribution de ces mérites et distinctions sur le site www.anniviers.org, sous sport et culture. Ce document est à retourner jusqu’au 31.01.2019, à: Commune d’Anniviers – CP 46 – 3961 Vissoie ou sur info@anniviers.org MODIFICATIONS DES HORAIRES DU BUREAU  DE VOTE A L’URNE

   

L’entrée en vigueur de la modification de la loi sur les droits politiques, permet une  adaptation des horaires du bureau de vote à l’urne.   Dès lors, la Municipalité d’Anniviers vous remercie de prendre note du changement  des horaires du bureau de vote à l’urne,  comme suit :

• Suppression de l’ouverture du bureau  de vote à l’urne le samedi. • Nouvel horaire du bureau de vote à                 

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Hé! Hé! Hé!

Hé!

éTAT De LA SITUATION

CONCERNaNT CERTaINES aCTIONS TOURISTIQUES éTAT De éTAT De LA SITUATION éTAT De LA SITUATION MENÉES DaNS NOS STaTIONS CONCERNaNTCERTaINES CERTaINES aCTIONS aCTIONS CONCERNaNT TOURISTIQUES

CONCERNaNT CERTaINES aCTIONS TOURISTIQUES MENÉESDaNS DaNS NOS NOS STaTIONS MENÉES MENÉES DaNS NOS STaTIONS Petit tour d’horizon de certaines actions concrètes travaillées par Anniviers Tourisme en fin d’année 2018. LeS ACTIONS

LES ACTIVITéS OUTDOOR

L’ACCUeIL eT SeRVICeS

• Rando Parc Anniviers

• Panneaux d’entrées des

stations Plusieurs parcours, de différents niveaux, créés pour pratiquer le ski de Des panneaux mettant en valeur le vilrandonnée en sécurité et enL’ACCUeIL hors piste, lage à l’entrée de chaque station. IllusL’ACCUeIL avec possibilité de descendre sur pistes trés par les atouts du lieu en compléeT SeRVICeS L’ACCUeIL eT SeRVICeS mentarité avec les autres stations. damées.

LESACTIVITéS ACTIVITéS Petittour tourd’horizon d’horizonde decertaines certaines DIGITIaL LES Petit OUTDOOR actions concrètes travaillées par LES ACTIVITéS Petit tour d’horizon de certaines OUTDOOR actions concrètes travaillées • par Site internet Anniviers Tourisme en fin d’année eT SeRVICeS actions Tourisme concrètes en travaillées par OUTDOOR Un nouveau site, plus interactif et foncAnniviers fin d’année Lieu et date de lancement : Lieu et date de lancement : tionnel, favorisant la communication. •Rando Rando ParcAnniviers Anniviers • Panneaux Panneaux d’entrées des 2018. Anniviers Tourisme en fin d’année Grimentz, Zinal, St-Luc • Parc • d’entrées deset Chandolin secteur St-Luc/Chandolin hiver 18/19 2018. stations Lieu et date de lancement :Parc Plusieurs parcours, de différents nisecteur Grimentz/Zinal hiver 19/20 • Rando Anniviers • Panneaux d’entrées 2018. stationsPrintemps 2019 des Plusieurs parcours, de différents nisite d’Anniviers Tourisme 29 avril 2019 Des panneaux mettant en valeur le vilveaux, créés pour pratiquer le ski de stations Plusieurs de différents ni- Des LeS ACTIONS panneaux mettant en valeur le vilveaux, créésparcours, pour pratiquer skiAnniviers de LeS ACTIONS • Ouverture des hôtels et • Trail Hotle Spot lage à l’entrée de chaqueenstation. randonnée en sécurité et en hors piste, Des panneaux mettant valeur Illusle vilveaux, créés pour pratiquer le ski de DIGITIaL LeS ACTIONS • « Info Live » sur l’état des structures restaurants à l’entrée de chaque station. Illusparcours pour la lage pratique du randonnée en sécurité Plusieurs et en hors piste, DIGITIaL touristiques avec hivernales trés par les atouts du lieu en complépossibilité de descendre sur lage à l’entrée de chaque station. IllusAmélioration du fonctionnement du Trail des pistes tronçons difficultés randonnée en sécurité et avec en hors piste, detrés DIGITIaL par les atouts du lieu en compléPatinoires,avec pistespossibilité de luge et de de ski descendre de variées. sur pistes tournus de maintenir oumentarité avec lespermettant autres stations. • Site internet damées. trés par les atouts du lieu en compléavec possibilité de descendre sur pistes fond, piscine, rando-parc et sentiers ramentarité avec autres • Site internet damées. vert aules minimum un stations. hôtel et un restauUn nouveau site, plus interactif etquettes. fonc- En plus mentarité avec les autres • Site internet deet savoir damées. les saisons creuses. de durant lancement : stations. Lieu:et date de lancement : Lieu et daterant Lieu datesi l’infrastrucde lancement Un nouveau site, plus interactif et foncLieu et2018 date de lancement : est ouverte ou date fermée, tableau tionnel, favorisant la communication. Lieu et decelancement : Un nouveau site,la plus interactif etture foncRégion St-Luc/Chandolin Printemps Lieu date de lancement Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin tionnel, favorisant communication. Lieu et date deetlancement : : secteur St-Luc/Chandolin 18/19 Lieu et le date :hiver permet de connaître jourde et lancement l’heure Région Zinal18/19Printemps 2019 Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin tionnel, favorisant la communication. secteur St-Luc/Chandolin hiver Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin Lieu et date de lancement : du dernier entretien. secteur Grimentz/Zinal hiver 19/20 Grimentz, Zinal, St-Luc Régionhiver Grimentz PrintempsPrintemps 2020 2019 secteur St-Luc/Chandolin 18/19 Printemps 2019 et Chandolin Lieu et date de lancement : secteur Grimentz/Zinal hiver 19/20 Printemps 2019 site Tourisme :29 avril Lieu 2019 Lieud’Anniviers et date de lancement et date de lancement : secteur Grimentz/Zinal hiver 19/20 Printemps 2019 site d’Anniviers Tourisme 29 avril 2019 Site de la Commune et d’Anniviers Tousite d’Anniviers Tourisme 29 avrilrisme 2019 • Ouverture des hôtels et • Trail Hot Spot Anniviers

Trail Hot Spot Anniviers Hiver 2018 •pour le tableau • « Info Live » sur l’état des structures Plusieurs parcours pour la pratique du •pour Trail Hot Spot Anniviers • «touristiques Info Live »hivernales sur l’état des structures Automne 2019 la carteparcours interactive pour la pratique du Plusieurs • « Info Live » sur l’état des structures Trail avec parcours des tronçons depratique difficultés Plusieurs pour la du touristiques hivernales avec des tronçons de difficultés Patinoires, de luge et de ski de Trail touristiquespistes hivernales variées. Trail avec des tronçons de difficultés Patinoires, pistes de luge et de ski de fond, piscine, rando-parc et et sentiers Patinoires, pistes de luge de skirade fond, piscine, rando-parc sentiers raquettes. En plus de savoiretsi fond, piscine, rando-parc etl’infrastrucsentiers raquettes. Enouverte plus de ou savoir si l’infrastructure est fermée, ce tableau quettes. En plus de savoir si l’infrastructure est ouverte ou fermée, ceettableau permet de connaître le jour l’heure ture est ouverte ou fermée, ce tableau permet de connaître le jour et l’heure du dernier permet deentretien. connaître le jour et l’heure dudu dernier entretien. dernier entretien. Lieu et date de lancement : Lieu etde date lancement : : Site la de Commune et d’Anniviers TouLieu et date de lancement Site dede la la Commune et et d’Anniviers Tourisme Site Commune d’Anniviers Tourisme Hiver risme2018 pour le tableau Automne 2019 pour la carte interactive Hiver 2018 pour le le tableau Hiver 2018 pour tableau Automne 2019 pour la carte interactive Automne 2019 pour la carte interactive

• restaurants Ouverture des hôtels et • Ouverture des hôtels et restaurants Amélioration restaurants du fonctionnement du

Amélioration du de fonctionnement du Exemples projets et de dossiers tournus permettant de maintenir ouAmélioration du fonctionnement du en cours de réalisation sur la table tournus permettant de maintenir ouvariées. vert au minimum un hôtel et un restautournus permettant de maintenir ouvariées. d’Anniviers Tourisme : vert au minimum un hôtel et un restaurant les saisons creuses. vert durant au minimum un hôtel et un restauLieu et date de lancement : • Centre culturel Anniviers rant durant• Musée les saisons creuses. Lieu et date de lancement : de l’alpinisme dans les différantet durant leslancement saisons creuses. Région 2018 Lieu Lieu et St-Luc/Chandolin date de lancementPrintemps : daterentes de : cabanes d’Anniviers Région St-Luc/Chandolin Printemps 2017 Lieu et date de lancement : Région Zinal Printemps 2019 Région St-Luc/Chandolin Printemps 2018 Grimentz, • Expériences gustatives Zinal, St-Luc et Chandolin Lieu et date de lancement : adaptées Région Zinal Printemps 2019 Région Printemps selon la St-Luc période de l’année Grimentz, Zinal, et Chandolin RégionGrimentz Zinal Printemps 2020 2019 Printemps 2019 Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin Région • Indoor Parc Anniviers à Grimentz Printemps RégionGrimentz Grimentz Printemps Printemps2020 2020 Printemps2019 2019

Hé! BIeNVeNUe.

eXPLOReZ DeS SOMMeTS D’éMOTIONS.

• Spécificités et complémen tarités des villages d’Anniviers

Vincent Theytaz, Conseiller communal en charge du tourisme

VALDANNIVIERS.CH

Exemples de projets et de dossiers Exemples de projets de en cours de réalisation la table Exemples de projets et etsur de dossiers dossiers en cours de réalisation sur d’Anniviers : sur la en cours deTourisme réalisation la table table d’Anniviers Tourisme :: Tourisme •d’Anniviers Centre culturel Anniviers

Hé!

••Centre culturel Anniviers Musée l’alpinisme dans les difféCentrede culturel Anniviers •rentes de dans cabanes d’Anniviers •Musée Musée del’alpinisme l’alpinisme dans les diffé•rentes Expériences gustatives adaptées rentes cabanes d’Anniviers cabanes d’Anniviers la période de l’annéeadaptées •selon gustatives •Expériences Expériences gustatives •selon Indoor Parc Anniviers à Grimentz selon la de lapériode période de l’année l’année Spécificités complémen tarités des ••Indoor Anniviers àà Grimentz IndoorParc Parcet Anniviers d’Anniviers •Spécificités Spécificités et complémen complémen tarités des •villages et

BIeNVeNUe. eXPLOReZ DeS SOMMeTS BIeNVeNUe. BIeNVeNUe. D’éMOTIONS.

villagesd’Anniviers d’Anniviers villages

eXPLOReZ DeS SOMMeTS eXPLOReZ DeS SOMMeTS D’éMOTIONS. D’éMOTIONS.

Conseiller communal en charge du tourisme VincentTheytaz, Theytaz, Vincent

Conseillercommunal communal en en charge charge du du tourisme tourisme Conseiller

VA AN L DNAI V N INEIRVSI E VALD . CRHS . C H

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Vincent Theytaz, VALDANNIVIERS.CH


SITUATION

CHèReS eT CHeRS ANNIVIARD(e)S,

aCTIONS TOURISTIQUES OS STaTIONS

rs

L’ACCUeIL eT SeRVICeS • Panneaux d’entrées des

stations e différents nitiquer le ski de Des panneaux mettant en valeur le vilet en hors piste, lage à l’entrée de chaque station. Illustrés par atouts du lieu en complécendre sur pistes Suite à les plusieurs discussions mentarité avec les autres stations.

ces derniers mois, il nous est apparu Lieu et date de lancement : nt : important de clarifier le rôle et la Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin in hiver 18/19 des structures l hiver 19/20 complémentarité Printemps 2019 touristiques de notre vallée, Com• Ouverture des hôtels et viers mune, Sierre-Anniviers Marketing restaurants ur la pratique du (appelé ci-après SAM), Anniviers Amélioration du fonctionnement du ns de difficultés tournus permettant de maintenir ouTourisme (appelé ci-après AT).

nt :

vert au minimum un hôtel et un restaurant durant les saisons creuses.

n Printemps 2018 L’infographie de la page suivante vous Lieu et date de lancement : emps 2019 Grimentz,en Zinal, St-Luc et Chandolin présente un coup d’œil quelles sont temps 2020 Printemps 2019

les missions et liens entre chacun.

Les différentes structures présentées ci-après ont toutes pour objectif d’amenerExemples une plus-value à de nos hôtes lors des de projets et dossiers en cours deétapes réalisation la table différentes desurleurs séjours en d’Anniviers Tourisme : Anniviers. Avant, pendant ou après son • Centre culturel Anniviers voyage, touriste dans est les endiffécontact avec • Muséele de l’alpinisme rentes cabanes d’Anniviers nos entités respectives, et est au cœur • Expériences gustatives adaptées de selon nosla préoccupations, comme nous période de l’année • Indoor le Parc Anniviers pouvons voir dansà Grimentz l’exemple ci-après. • Spécificités et complémen tarités des villages d’Anniviers

aVaNT Le SéJOUR

Vincent Theytaz, Conseiller communal en charge du tourisme • Notre hôte découvre notre destination grâce au travail effectué par SAM et ses différentes actions marketing (Campagne web, salons et foires touristiques, envoi de documentation, travail sur les marchés en collaboration avec Suisse Tourisme et Valais Wallis Promotion, notamment).

• Notre hôte se renseigne sur les différentes activités et possibilités de logement proposées dans nos stations et villages, cela grâce au site internet et brochures touristiques réalisés et gérés conjointement par SAM et AT.

• Notre hôte prend le pouls de la destination à l’aide des réseaux sociaux (facebook, instagram, blog) gérés par SAM.

PENDaNT Le SéJOUR • Notre hôte se renseigne plus précisément sur les offres et infrastructures touristiques proposées dans la vallée, que ce soit sur notre site internet, sur nos brochures touristiques ou directement dans nos offices de tourisme (AT et SAM). • Il participe aux nombreuses animations et manifestations qui sont organisées tout au long de l’année par AT, les sociétés de développement ainsi que les partenaires touristiques d’Anniviers. • Il profite de découvrir de nouvelles activités mises en place par AT, les remontées mécaniques ou la commune. Citons l’exemple des « Aventures de Besso » cet été, ou le « Rando Parc Anniviers »

dès cet hiver ou encore d’ « Anniviers Liberté » depuis quelques années. • Finalement, notre hôte bénéficie d’une chaîne de services touristiques complète où chaque partenaire et chaque entité jouent un rôle important dans la perception de valeurs globales ressenties par l’hôte.

aPRÈS Le SéJOUR • Notre hôte reste en contact avec la destination grâce aux outils mis à sa disposition (réseaux sociaux, newsletter, mail) gérés entre SAM et AT. • Il fait régulièrement part aux offices de tourisme des éléments qu’il a appréciés durant son séjour et/ou de ce qu’il souhaite voir s’améliorer. HeP! Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais a pour objectif de donner quelques clés afin de mieux appréhender le rôle de chacune de ces entités.

woh! eN ROUTe.

UNE âME D'EXPLORaTEUR?

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ACTIONS & INTeRACTIONS

*

Sierre-Anniviers Marketing (SAM) est l’entité marketing des Offices du Tourisme (OT) de Sierre, d’Anniviers (AT) et de Vercorin ainsi que des Remontées mécaniques d’Anniviers (RMA).

CLIeNTS eT TOURISTeS

Les ReMONTéeS MéCANIQUeS D’ANNIVIeRS

LA COMMUNe D’ANNIVIeRS

Accueil et informations

Transport

Politique touristique

Animations hebdomadaires

Animations, événements et activités

Infrastructures

ANNIVIeRS TOURISMe

Développement de produits Stratégie touristique

Encaissement : TS

Les PARTeNAIReS RéGIONAUX

Prestations de qualité Image de notre destination

taxe de séjour

Manifestations

TSF

en soutien des sociétés de développement

taxe de séjour forfaitaire

et TPT

taxe de promotion touristique

SIeRRe-ANNIVIeRS MARKeTING

SIeRRe-ANNIVIeRS MARKeTING

SIeRRe-ANNIVIeRS MARKeTING

SIeRRe-ANNIVIeRS MARKeTING

Campagnes de publicité, réseaux sociaux, newsletter

Campagnes de publicité, réseaux sociaux, newsletter

Conseils en marketing

Relations médias suisses et internationaux

Relations médias suisses et internationaux

Relations médias suisses et internationaux

Site web et image de la destination

Site web et image de la destination

Conseils en marketing

Réservation directe et envoi de documentation

* Seules les interactions entre SAM et les entités touristiques de la vallée sont détaillées dans le schéma ci-dessus.

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Boulangerie Alcide Epiney SA Rue du Manège 26 - Zone industrielle des Iles Falcon - 3960 Sierre Tél 027 475 17 20 - Fax 027 475 32 20 - www.lepain-dalcide.ch

Alain Zuber

BUREAU D’INGÉNIEURS

chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 3976 Noës Alain Zuber

José Teixeira

079 220 78 00

078 743 75 99

alain.zuber@bluewin.ch

ze3961@gmail.com

S I M O N C R E T TA Z S A

027 455 22 32 • 079 628 85 22

078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers

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portrait

J’ai mis où les clés ? V

oilà ce que devait se dire M. Pontecorvo en arrivant devant son chalet à St-Luc à la fin des années cinquante. Il fouillait son sac à dos et ne les trouvait pas. Parti de Londres la veille, en voiture, quelle aventure à cette époque. Et là, fatigué et tout penaud tenant son sac à dos à bout de bras, il n’arrivait pas à mettre la main sur les clés de son chalet. Ce scénario, tant de fois vécu par M. Pontecorvo et beaucoup d’autres, a trouvé sa solution chez Clotilde. Ça se passait ainsi, avant l’arrivée des agences immobilières et offices du tourisme d’autrefois. Des habitants de nos villages trouvaient là un petit job d’appoint : entretenir les premiers logements de vacances, en conserver précieusement les clés pour les réparateurs, les appareilleurs, les électriciens, menuisiers, maçons et tous ceux qui travaillaient pour répondre aux besoins des propriétaires. Clotilde s’occupait des clés bénévolement, mais le blanchissage du linge et le nettoyage des chalets lui procuraient un petit revenu toujours bon à prendre. De forts liens d’amitié se sont forgés au cours des années entre les habitants et les vacanciers grâce à ces collaborations. Clotilde n’a que de bons souvenirs à ce sujet, elle affirme que le respect mutuel guidait leurs relations et que, ma foi, s’il fallait dépanner quelqu’un ayant oublié ses clés après un long voyage tard le soir, ça ne posait pas de problème particulier. Derrière sa cuisine, Clotilde avait une armoire pleine de clés bien ordonnées. A cette époque, les propriétaires se chargeaient eux-mêmes de l’occupation de leur logement en le prêtant aux membres de

leur parenté ou en le louant à des amis ou à des connaissances. Des anecdotes, Clotilde peut en raconter de nombreuses… comme celle de cet appareilleur qui devait mettre le chauffage dans un chalet avant l’arrivée des propriétaires. Mais passant devant le Cervin, il n’a pu résister à l’appel de la musique et de l’ambiance de ce haut lieu de retrouvailles de la jeunesse des années soixante et septante. Seulement voilà, notre ouvrier est rentré se coucher un peu tard en oubliant sa mission et le lendemain, plus de clé, disparue dans la neige… Clotilde n’a pas lâché le morceau, elle a retourné la poudreuse dans tous les sens et le miracle a eu lieu, la clé, une fois découverte, brillait de tous ses feux au soleil. Ouf ! L’épisode n’a pas été révélé et tout est rentré dans l’ordre. Une autre fois, les locataires avaient tout bien nettoyé mais laissé ouverte la fenêtre de la salle de bain, par grand froid, avec le chauffage fonctionnant à fond… on ne parlait pas encore du dérangement climatique… Ou la découverte, après le départ d’une famille, que le fourneau en pierre ollaire avait été allumé dans la cachette ! Sûr que la peur des flammes leur a fait abandonner l’idée de chauffer ces belles pierres. Le chauffage central avait probablement rempli son office car la famille n’a pas appelé à l’aide ni ne s’est vantée de cette malheureuse action qui aurait pu tourner au drame. Des échanges enrichissants et une ouverture au monde ont imprégné ces contacts, des amitiés se sont construites, certains hôtes séjournaient déjà au village quand Clotilde était toute jeune. Les « gens du dehors » comme on disait alors savaient

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M. Pontecorvo et Clotilde

qu’ils pouvaient compter sur ceux « du dedans » dont l’aide était précieuse. Chaque partie apprenait de l’autre, Clotilde considère tout cela comme une grande chance. Que de photos et de films doivent encore dormir dans les greniers ou les placards de Londres, Bruxelles, Amsterdam, Paris ou d’ailleurs. Il serait intéressant d’en voir ressurgir, pour mieux cerner l’évolution de notre région et l’attrait exercé sur les visiteurs au fil des ans. Merci à Clotilde Salamin pour les bons moments passés autour de ces histoires restées si vivantes à sa mémoire et à son cœur ! Partout dans notre vallée, des habitants se sont donnés de la peine pour faciliter le séjour des visiteurs. Puis les affaires se sont professionnalisées, l’organisation a évolué, les villages ont grandi, les agences, offices du tourisme, commerces et autres instances ont accompagné ces changements en procurant des places de travail qui ont permis de freiner le dépeuplement de la montagne . Simone Salamin


portrait

Quand Virginie rencontre Sandor

V

irginie a grandi à Vissoie jusqu’à ses 11 ans, s’éclatant sur la colline du Château, son terrain de jeu. La musique a toujours fait partie de sa vie, à la maison le piano vivait et Virginie a réclamé une guitare vers ses 8 ans. Elle a suivi des cours, n’a jamais vraiment arrêté de jouer, a toujours composé pour elle. Au moment du choix professionnel, c’est l’Ecole de Musique ETM à Genève qui a eu ses faveurs. Après de nombreux petits jobs de survie, Virginie a suivi la HEP à Lausanne, sans jamais abandonner la musique. Tenir bon Au hasard des discussions et des rencontres, des amis lui ont affirmé que ses compositions étaient géniales. Alors notre musicienne s’est décidée à montrer son travail à deux arrangeurs qui, tous deux, lui ont proposé de cheminer avec elle. Ce moment crucial remonte à quatre ou cinq ans et c’est Jérémie Duciel qui est devenu son arrangeur et coproducteur indéfectible. Il a fallu deux ans de travail intense avant de passer à l’étape scène et les deux concerts donnés au Port Franc à Sion et au Romandie à Lausanne l’ont confirmée dans cette voie artistique. Choisir un nom d’artiste La rencontre avec Sandor s’est faite grâce à l’auteure hongroise Sarolta Vay, comte de Sandor (1859-1918). Cette femme, élevée comme un garçon par son père qui attendait un bébé mâle, a décidé de garder ce rôle sa vie durant, travestie, afin de conserver les privilèges réservés aux garçons. Un épisode dans un internat de jeunes filles lui a fait comprendre combien la rigueur et le manque de liberté emprisonnaient

les femmes à cette époque. Sa rébellion lui a fait jouer ce rôle jusqu’à la fin tant son indépendance lui était précieuse. Le caractère et la résistance de Sandor (forme hongroise d’Alexander) servent de modèle à notre musicienne pour ne rien lâcher et garder le cap. Sur les chemins La reconnaissance des médias suisses romands a été quasi immédiate, Couleur 3, la Première, Option Musique, puis la Télévision ont apprécié son premier album de 4 chansons « Bar de Nuit ». Ce soutien l’a portée et encouragée à s’engager sérieusement dans cette voie. Les concerts se sont enchaînés en 2016 – 2017 en France, en Belgique, au Canada, pendant les vacances scolaires car entre-temps, Virginie a mené à terme la HEP et trouvé un job d’enseignante primaire à Lausanne. Ainsi, Virginie consacre ses débuts de semaine aux enfants, et Sandor les fins de semaine et vacances à tous les autres par sa

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musique. Cette double vie est trépidante et passionnante, fatigante aussi parfois, mais Sandor a décidé d’en profiter car elle considère avoir eu beaucoup de chance que ses créations artistiques soient bien acceptées dès le début. Une grosse tournée est prévue en 2019, après la sortie de son nouveau CD au début de l’année. La scène est son moteur, sa préférence ; une semaine avant la date fatidique, Sandor est malade de trac, difficile à gérer. Mais une fois le premier morceau joué, tout roule et c’est le bonheur. Elle se produit avec deux musiciens et une choriste, l’accompagnement instrumental est servi par une batterie électronique, un clavier, une guitare, ou un synthé. Un parcours tenace Un immense travail et de la persévérance aboutissent à cette chance formidable de la reconnaissance des professionnels et du chaleureux accueil du public. Que tout cela continue et ne s’arrête jamais souhaite


de réserver des salles pour les concerts ; il reçoit un pourcentage sur les gains. Le matériel engagé sur les tournées est important et réserve parfois son lot d’inattendus. Aujourd’hui enfin, les projets de Sandor s’autofinancent, des subventions des cantons de Vaud et du Valais, des organismes et fondations, son argent et celui de son coproducteur ont permis cela. Mais pour espérer vivre de cette passion, il faudra œuvrer encore et encore.

Sandor. L’important labeur en coulisses ne se voit pas : créer une association, s’occuper des labels, des contrats, des salaires des musiciens et de la technique. Un manager est maintenant engagé qui s’occupe de trouver et de négocier des contrats,

Et l’avenir ? Sandor espère que le public ne l’a pas oubliée, que les concerts s’enchaîneront et lui permettront de découvrir des lieux surprenants, que les émotions continueront à guider ses compositions, toute étonnée que « mes petites chansons composées simplement chez moi » l’aient amenée jusque-là déjà. Le texte et la musique se construisent en même temps, les paroles, en français pour rester le plus authentique possible, s’inspirent de son autobiographie et de celle de proches, ça lui permet de se glisser dans la peau de n’importe qui. La musique arrive par l’émotion, une alchimie miraculeuse au bout d’un long travail. Ses références reposent sur le patri-

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moine culturel des années quatre-vingt : Berger, Balavoine, Gainsbourg, Véronique Sanson, cette musique a bercé enfance et adolescence, elle reste gravée à jamais dans le cœur. Aux sources anniviardes L’enfance qui parle au cœur, la nature, l’extérieur, la recherche des morilles avec son papa, la sensation d’être un peu propriétaire de la colline du Château et de la grotte à Vissoie. Sandor a très envie de donner un concert en Anniviers, au-delà de la prestation elle sent que c’est le côté émouvant des lieux aimés qui la porteraient. Un vinyl et un CD se profilent pour le début de l’année, l’occasion est belle pour les partager avec nous, dans notre vallée. Avis aux responsables de festivités, d’animations et de festivals nombreux, Sandor est prête ! C’est ce que je lui souhaite, Virginie Florey dégage un charisme et une gaîté qui se partagent en profondeur et en toute simplicité. Elle a croisé Sandor et suivra longtemps une destinée sans compromis. Simone Salamin photos album privé / www.sandormusic.com


éducation

Projet du centre scolaire d’Anniviers Le climat scolaire et le Vivre ensemble

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écoulant d’une volonté commune de promouvoir le respect, de transmettre ce qu’est la vie sociale et d’assurer un cadre pour une atmosphère appropriée au travail et à la vie scolaire, un programme d’activités et de préventions a été mis en place pour cette année scolaire 2018-2019. Notre objectif s’avère de sensibiliser les élèves dès la 1H et jusqu’à la fin de leur scolarité obligatoire. Différents intervenants ont été invités à participer à notre projet que nous voulons basé sur le long terme et évolutif. Ainsi, des animatrices socio-culturelles, des psychologues, des éducateurs, des agents des polices cantonales et municipales sont intervenus ou interviendront dans nos différentes classes, en complément au travail réalisé par les enseignants auprès de vos enfants. Les thématiques choisies concernent la bientraitance, la communication non-violente, la gestion des conflits, l’estime de soi, le respect des gens et des choses, l’alphabétisation des émotions, le harcèlement ou encore les dérives des réseaux sociaux. Depuis cet automne, Evelyne Savioz Emery, animatrice socioculturelle pour la commune d’Anniviers collabore avec le centre scolaire d’Anniviers et la structure d’accueil Crèche-UAPE pour la mise en place d’activités de prévention. Le but de ces ateliers est de sensibiliser les jeunes à différentes thématiques par lesquelles ils peuvent se sentir concernés. Par des discussions, des jeux et une réflexion de groupe, l’objectif est de sensibiliser les enfants et les jeunes à la responsabilité individuelle et de contribuer au bien vivre-

ensemble tout en favorisant une dynamique d’entraide et de solidarité. Campagne « L’éducation donne de la force » Cette campagne de prévention «L’éducation donne de la force» a été relancée par Le Service cantonal de la jeunesse (SCJ), à la suite des recommandations du rapport 2015 de l’Observatoire cantonal de la jeunesse. Elle a pour but le soutien à la parentalité. Le contenu de cette campagne est matérialisé par huit points centraux, soit « Les huit piliers d’une éducation solide ». Ces piliers sont explicités dans une brochure traduite en plusieurs langues et disponible sur le site internet : https://www.vs.ch/web/scj/ edf . Nous profitons de cette campagne d’information destinée aux parents, familles, professionnels ou bénévoles en contact quotidien avec les enfants pour travailler sur ces

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différentes thématiques avec les enfants. Les thématiques qui seront abordées dans les classes et au sein de la structure d’accueil Crèche-UAPE sont les émotions et les sentiments, les conflits, les limites et l’encouragement. Dans le cadre de la thématique du conflit, nous avons accueilli l’exposition « Ni hérissons ni paillasson ». Cette dernière a été présentée aux classes de la 1H à la 8H et ouverte aux enfants et aux professionnels de la Crèche - UAPE. Cette exposition éditée par le Centre pour l’action non-violente (CENAC) a pour but d’illustrer, par des animaux, un certain nombre d’attitudes et de comportements très courants qui, dans la vie quotidienne, provoquent, facilitent ou aggravent la violence. Les enfants y ont trouvé des pistes pour mieux gérer les conflits. Les parents ou adultes ont pu venir la découvrir le mardi 4 décembre.


« Le respect et le Mépris » Cet atelier, destiné aux élèves de 7H, a été mis en place dès la fin de l’année 2018. Dans un lieu calme, avec un petit-déjeuner, les enfants de la 7H, ont eu la possibilité de s’essayer à la philosophie. Durant l’année scolaire, ils participeront à deux petits-déjeuners philosophiques sur le thème « du Respect et du Mépris ». L’idée, c’est de les amener à se questionner sur cette thématique plutôt que de leur livrer des idées toutes faites. Ils découvriront ainsi qu’ils ne sont pas obligés de penser comme les adultes et pourront ainsi se positionner et débattre sur le sujet. Pour nourrir la réflexion, différents supports pédagogiques seront utilisés afin que le dialogue soit participatif et constructif. « C’est quoi le respect ? » Le terme respect est très souvent utilisé. Mais ça veut dire quoi exactement se respecter, respecter une personne, respecter quelque chose, respecter une loi ?

A la fin novembre, les élèves de 9CO ont eu la possibilité de mener une réflexion sur les différentes formes de respect. A travers des petits jeux de rôles, les jeunes ont mis en scène plusieurs situations de la vie d’un adolescent où le respect est parfois bafoué. Puis, il y a eu des discussions et des petits débriefings sur les conséquences légales de ces actes irrespectueux donnés par la police municipale. Enfin, les jeunes ont réfléchi sur les alternatives constructives et positives pour favoriser le vivre-ensemble.

Un programme sur « la violence chez les jeunes » destiné aux élèves de 6H et un autre sur « les médias et les jeunes » pour les élèves de 9CO seront également développés durant le courant de l’année 2019. Evelyne Savioz-Emery et Frédéric Zuber

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patrimoine

L’Oratoire Saint-Felix de Saint-Jean et ses miracles

Quelle histoire… Le petit Oratoire Saint-Félix a été construit en 1711 au cœur du village de Saint-Jean d’en Bas et est propriété de la Confrérie Saint-Félix dont les membres sont des descendants des fondateurs. La relève se succédait de père en fils, en faveur de l’enfant aîné du ménage. Actuellement les femmes, les prêtres et les célibataires sont également admis. Cette société avait pour but initial «d’aider les pauvres et les orphelins». Il est impossible d’établir avec exactitude son année de création mais, selon certains écrits, il s’agirait de l’an 1360. On raconte qu’à la suite d’une épouvantable épidémie qui s’abattit sur le Val d’Anniviers tous les villages de la vallée furent touchés sauf le hameau de SaintJean. En apprenant cette triste nouvelle, les Saint-Zouantis s’empressèrent d’implorer un moine-ermite, Félix de Valois (1127-1212), doté de dons spirituels exceptionnels, afin de les protéger, et ils prirent l’habitude de se réunir tous les soirs devant l’oratoire pour réciter le chapelet durant toute la période que dura l’épidémie. Aucun malade ni aucun décès ne fut à déplorer à Saint-Jean et Saint-Félix gagna ainsi la confiance et la foi absolue des villageois. Un habitant de Grimentz qui passait régulièrement à travers le village de SaintJean constata ce miracle et du coup des habitants de Grimentz demandèrent à être admis au sein de la confrérie en échange d’une somme convenue. Anniviards et mercénariat sous la domination française La présence de mercenaires valaisans au service des rois de France est attestée dès le XIIIe siècle et prend une tournure toute

particulière à la fin du XVe siècle, durant les guerres de Bourgogne et d’Italie. Alors que la Suisse représentait aux yeux du monde l’esprit humanitaire, le mercenariat apporta une image négative de notre pays. Par la suite, la montée du nationalisme redora l’image de la Suisse car les mercenaires, ces soldats de l’Europe, représentaient le courage, la vaillance et la loyauté. Tous les villages valaisans furent obligés de fournir un contingent de soldats et des Anniviards furent également recrutés. Un soldat alpin s’engageait comme mercenaire car il n’avait souvent pas d’autre choix pour survivre.

Félix à Cerfroid en France, un havre de paix dans cette Europe agitée, et berceau de l’Ordre des Trinitaires. Ainsi fut fait et avant de rentrer au pays, ils se cotisèrent pour acheter une statue de Saint-Félix qu’ils expédièrent à Sierre par diligence et qu’ils transportèrent à bout de bras de Sierre à Saint-Jean. Là, un oratoire de style baroque fut édifié par les familles de ces jeunes hommes pour y installer dignement la statue de Saint-Félix. Cet édifice, entièrement rénové, a aujourd’hui fière allure avec son immense croix coupée et taillée dans le plus bel arbre de la forêt, le mélèze.

A la fin de leur première mission, tous les mercenaires de Saint-Jean rentrèrent au pays vivants, alors qu’un grand nombre de soldats furent faits prisonniers et que d’autres moururent sur les champs de batailles. Après avoir touché leur salaire à Paris, nos glorieux mercenaires décidèrent d’aller se recueillir sur le tombeau de Saint-

Peu de détails existent sur l’histoire de ce monument. En effet, le 5 mai 1955, un horrible incendie se déclara dans un dépôt de carburant destiné aux travaux de construction du Barrage de Moiry et l’Oratoire Saint-Félix ainsi que d’autres bâtiments de Saint-Jean furent brûlés, aucune archive-papier ne fut retrouvée.

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L’oratoire aujourd’hui Au cours des siècles passés plusieurs rénovations ont permis à l’Oratoire Saint-Félix de résister à l’assaut du temps. En 1996, une fouine s’est introduite à travers la grille qui ouvre la chapellette et la statue de Saint-Félix a été retrouvée complètement brisée. Depuis un grillage protège cet accès et les quatre-vingt-quatre morceaux de la statue ont été soigneusement recollés. Une rénovation complète de l’oratoire a été exécutée en 2014 et chaque année, le 14 août, les membres de la confrérie s’y rassemblent pour y célébrer une messe, parler des affaires courantes, partager un bon repas, y passer un moment convivial afin de raviver l’histoire et ne jamais oublier ce passé hors du commun. Pour mémoire, le Val d’Anniviers possède quelques trente églises, chapelles et oratoires, propriétés de paroisses, de sociétés ou de clans familiaux. La majorité de ces édifices datent de l’époque baroque (15501750) et constituent un précieux patrimoine pour notre vallée. photos & texte Dominique©EpineyRegolatti

Sources • Epiney Erasme (1905-1974) & Massy Euchariste (1916-1972). Ecrits non datés. • Florey Symphorien (1890-1979). Abrégé d’histoire de l’Oratoire de St-Félix à St-Jean. 1959. Le Miracle de St-Félix à St-Jean. Légendes et Réalités du Val d’Anniviers, p. 147. Monographic Sierre, 1974. • Daly Wiget Madeleine. Anniviers. Parcours Historiques. Saint-Jean, p. 476. 2014. • Bourban Emilie & Massy Jean-Louis. Saint-Jean, Oratoire Saint-Félix. Chemin des Chapelles Bendolla-Pinsec. 2015. • Oratoire St-Félix de St-Jean. Archives diverses. 1711-2018.

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sport

Ski-Team Anniviers

Le retour des Championnats Suisses Elite en Anniviers

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ommençons par une petite devinette. Que ces noms ont-ils en commun ? Rothen, Zingre-Graf, Tschirky, Berthod, Accola, Besse et Von Grünigen ? Ce sont tous des skieurs alpins effectivement, mais pas seulement. En mars 1997, ils étaient tous à Zinal pour essayer de décrocher le sacre de Champion Suisse Elite de Ski Alpin et ils l’ont fait ! A cette époque, les Championnats nationaux avaient une énorme valeur autant pour les athlètes que pour le public. Mais durant quelques années, faute d’organisateurs, les courses ont été réparties sur différents sites durant la saison. Le public n’était pas forcément au courant des manifestations et les athlètes ont pris ce championnat comme d’autres simples courses FIS. Mais depuis 5 ans, Swissski, conscient de cette erreur, a décidé de recréer un engouement populaire en recherchant des organisateurs capables d’organiser de grands événements, non seulement sportifs, mais aussi sachant attirer le public et lier les championnats nationaux à une grande fête du ski helvétique. Suite au repas de soutien du Ski-Team en novembre 2016 et à l’engouement populaire que celui-ci nous a apporté, l’idée est venue de poser une candidature pour le Val d’Anniviers afin d’organiser une nouvelle grande fête du ski dans notre vallée. Durant deux longues années, les discussions ont eu lieu avec les ski-clubs, les remontées mécaniques et la fédération nationale. Bien que les ski-clubs et les Remontées Mécaniques aient été rapidement convaincus par notre projet, ce fût nettement plus compliqué pour Swissski. Heureusement que nous pouvions compter dans nos

arguments principaux le nombre de courses organisées sur les domaines de GrimentzZinal et St-Luc/ Chandolin, que ce soient des courses animation pour nos jeunes skieurs jusqu’aux Coupes d’Europe ou encore la nouvelle piste de descente à Sorebois. Le mois dernier, nous avons reçu à notre grande satisfaction l’attribution des compétitions pour le printemps 2020. Conscient de ne pas avoir toutes les ressources nécessaires pour organiser un événement de cette taille tout seul, le comité du Ski-Team a approché le comité d’organisation des Coupes d’Europe GrimentzZinal Anniviers afin de savoir si une collaboration pouvait avoir lieu. Ce fût seulement après quelques heures de discussions quelque peu arrosées que le président Benoît Epiney nous donna son accord pour prendre la présidence de ce nouveau comité composé des membres de GrimentzZinal Ski Alpin, d’une partie du comité du Ski-Team, de quelques membres des ski-clubs et certainement encore d’autres personnes durant ces prochains mois selon les compétences requises. N’hésitez pas à contacter le comité à info@skigz.ch si vous êtes intéressés à faire partie de l’aventure. Un comité, c’est une chose, mais nous savons toutes et tous que pour pouvoir organiser une grande manifestation, ce sont les

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bénévoles qui sont au centre ! Nous avons besoin de vous, population anniviarde, vous qui vous mobilisez à chaque manifestation pour montrer la solidarité de notre vallée vers l’extérieur. Vous qui aimez travailler en commun pour aider les sociétés locales et surtout dans notre cas la jeunesse anniviarde. En effet, notre objectif est d’organiser un bel événement qui pourra nous faire une grosse entrée d’argent afin que les ski-clubs et le Ski-Team puissent diminuer les coûts que les parents doivent débourser chaque année, soit entre CHF 5’000.- et 10’000.- par enfant. Que ce soient les remontées mécaniques, les ski-clubs ou nos comités, nous sommes persuadés que cet événement sera fédérateur, et que grâce à cet engouement nous aurons certainement un jeune anniviard sur les podiums de Coupe du Monde dans les prochaines années. Nous comptons sur vous pour nous aider à emmener les prochains Berthod ou Besse vers le sommet du Cirque Blanc. Valentin Crettaz Président du Ski-Team Anniviers


événement

Fantastiques Féeries V

oici 15 ans déjà que les Féeries de Grimentz enchantent l’Avent anniviard. Pour marquer ce bel anniversaire, le programme d’animation du village a été doublé et une tente spacieuse dressée sur la patinoire afin d’abriter un grand concert de Noël. Depuis un certain temps, le comité d’organisation rêvait de rassembler tous les chœurs et la fanfare de la vallée pour offrir au public un délicieux avant-goût musical des Fêtes à venir. C’est ainsi que, durant la soirée du 8 décembre, le nombreux public put découvrir des prestations en différentes langues, correspondant à diverses traditions de Noël. Chaque groupe interpréta deux pièces. Se succédèrent sur scène l’Echo de Moiry de Grimentz, SI LA MI Chante d’Ayer, St-Luc et Zinal, le chœur Clin d’œil, celui des chasseurs et la Caecilia de Vissoie. La fanfare ferma la marche. Pour terminer, deux beaux morceaux d’ensemble, aux styles contrastés, rassemblèrent tous les chanteurs et musiciens. Ce fut le point culminant de la soirée. À relever aussi la prestation, particulièrement applaudie, des jeunes, voire très jeunes, membres du Clin d’œil. Ouverture et soutien La solidarité est aussi un élément constitutif de la manifestation. Chaque année une association caritative reçoit un soutien financier tiré du bénéfice réalisé. Pour cette édition, c’est l’Association Santé Abricots Haïti qui a été choisie. Elle est représentée par le docteur Jean-Marc Caloz de Vissoie, qui se rend une fois l’an dans le centre de santé de Roche Pierre (construit en 2012, puis restauré après le passage de l’ouragan Matthews en 2017, par son frère Raymond). Cette association finance le

salaire annuel d’une infirmière, le matériel et les médicaments dont elle a besoin, ainsi que l’ e n t re t i e n du bâtiment. L’ a r g e n t récolté est entièrement utilisé là-bas. Suite aux débordements destructeurs de la Navizence et à leurs conséquences funestes pour le FC Anniviers, les organisateurs ont souhaité apporter leur aide en faisant, avant le Une nouveauté de 2018: le lâcher de ballons en présence du père Noël concert, une vente aux enchères au profit du club. Ils lui de fêter encore de nombreux anniversaires ont aussi donné l’opportunité d’exploiter et féliciter tous ceux qui s’investissent sans compter pour en faire une manifestation le stand des desserts. de qualité. Cette nouvelle édition des Féeries a été Janine Barmaz très réussie, malgré le temps peu favorable. Les gens se sont déplacés en nombre pour prendre part à un weekend de fête, qui favorise la rencontre entre habitants de la vallée tout en mêlant les générations. Chacun y trouve son bonheur. En conclusion, on ne peut que souhaiter aux Féeries

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société

Visions du futur Cassandre scrute les pentes de la montagne. Sur la route en face, les voitures minuscules s’accrochent à la maquette verticale du paysage. Dans cinquante ans, dans cent ans, comment seront ces routes, ces maisons, ces petites voitures qui grimpent à toute vitesse ? Est-ce qu’il y aura encore des pics enneigés, des vaches noires, des mélèzes d’or, des torrents furieux ? Estce qu’on vivra dans un désert d’altitude, poussiéreux, vide et sans eau ? Dans une ville sophistiquée et en pente ? Dans des tunnels et des grottes confortablement aménagés ? Dans un chaos glacé rempli de silence ? Sous une énorme cloche transparente ? Ou dans la même montagne qu’aujourd’hui ? « Je vais sortir, croiser les gens de cette vallée et le leur demander. » Cassandre marche dans la rue du village. Un jeune homme saute du talus : « Il y aura partout des drones pour livrer des pizzas et surveiller la vallée. Ils aideront les ingénieurs à faire des relevés. On pourra développer la géothermie. On aura des chiens et des chats génétiquement modifiés. » Plus loin, un homme est occupé à fendre du mélèze: « Les gens voient souvent dans le futur la droite ligne du passé. Avec humilité, on pourrait se demander s’il ne pourrait pas y avoir une cassure dans la direction de la ligne, à cause par exemple d’un dérèglement économique ou climatique. Alors il y aurait d’autres embranchements à prendre. On serait peut-être obligés de quitter la vallée, si la montagne s’effondre ou s’il n’y a plus de travail, plus de bâtiments à construire. Quitter la vallée pour trouver des endroits plus sûrs. »

Cassandre poursuit son chemin. Elle pénètre dans une forêt de mousse et de bolets. L’odeur de résine lui rappelle ses doigts d’enfant collés. Le casse-noix fait la crécelle. Un cerf brame comme un lion. Elle songe: « Toute cette matière vivante, les fourmis, les sapins, les blaireaux, les lichens, tous sont là autour de moi. Sur la planète, la masse de tous les vers est trois fois plus importante que celle de tous les êtres humains… Même les champignons pèsent 200 fois plus que nous! Et les bactéries, 1200 fois plus ! Avec notre minuscule masse, 0,01% de celle de tous les êtres vivants, nous avons complétement transformé le peuplement de la terre. Nous sommes responsables de la disparition de 83% des mammifères et de 50% des plantes. Dans cent ans, quels animaux peupleront nos forêts ? » Sortie de la forêt, Cassandre rencontre une femme en train de cuire du pain: «Alors disons qu’on est en 2079… on fait du ski sur herbe… on a des voitures qui

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volent… la faune d’altitude a changé… il n’y a plus de bouquetins ni de chamois… on a de nouvelles espèces d’arbres, davantage de fruitiers… les glaciers ont presque disparu… il n’y a pas plus d’habitants qu’aujourd’hui. La vallée n’est pas plus développée, car la nature est trop dangereuse et ce danger nous protège d’un développement excessif. La nature ici sera toujours la reine. Dans notre vallée, les humains sont forts car la nature est le maître, elle est toute-puissante. Je crois que la prochaine guerre sera celle de l’eau. Peut-être même avant cent ans. On sera parmi les derniers à avoir de l’eau et je ne crois pas qu’on va partager. Quand il y a une catastrophe, il n’y a pas toujours de la solidarité, plutôt souvent de l’égoïsme, comme des pillages de magasins. La guerre de l’eau sera une guerre internationale. J’aimerais croire que le futur sera beau, mais malheureusement l’homme est un loup pour l’homme. On mettra des gens armés aux Pontis pour empêcher les migrants d’arriver. Mais moi, je ne serai plus là. Pourtant, c’est beau la


diversité. Mais la mixité doit nous enrichir, pas nous diviser.» Cassandre repart loin de la femme et du pain. Elle marche le long du chemin et croise un vieil homme assis sur un banc : « On mangera des insectes. Il n’y aura plus de vaches, les fermes seront transformées en élevage de grillons. Ils prennent peu de place et peuvent vivre dans le noir. Ils font peu de déchets. Il n’ont pas besoin de beaucoup d’eau. On en fera des gâteaux. Les grillons contiennent beaucoup de protéines. » Cassandre se dit: « Eh bien, ces gens ont tous des idées bien différentes. Il faudrait aller demander à chaque habitant ce qu’il en pense. On aurait une vision plus juste de notre futur. Mais je n’ai pas le temps. Et puis le futur, personne n’en sait rien. Ils parlent et c’est tout. Laissons chacun y réfléchir pour lui-même. »

Le prochain volet de cette récolte de paroles en Anniviers aura pour thème les croyances et les superstitions. Croyez-vous aux vampires, aux fantômes, aux lutins, aux fées ? Avez-vous des histoires à nous raconter ?

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Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70

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évasion

enviedebouger.com Hommage au Val d’Anniviers

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uand j’ai commencé Enviedebouger.com, je me suis fixé deux lignes directrices impératives : ne jamais écrire sur un lieu que je ne connais pas ni sur mon lieu de domicile. C’est pourquoi je n’ai encore (presque rien) écrit sur le Val d’Anniviers. Si le « presque » vous intrigue, rendez-vous sur le site, vous trouverez la raison de sa présence dans cette petite entrée en matière. Ne rien écrire sur une vallée qui me tient tant à cœur a été relativement compliqué mais je n’ai dérogé à ma règle qu’une seule (et petite!) fois. Si vous pouvez lire cet article, ce n’est pas parce que j’ai décidé de laisser tomber mes règles mais car, au moment où vous lirez ces lignes, je serai sous d’autres latitudes et j’aurai fait mes adieux au Val d’Anniviers. Vous le comprendrez en lisant les lignes qui suivent, ces adieux sont en fait des au revoir, car je compte bien revenir souvent, en simple vacancier cette fois, dans cet endroit magique. Une vallée préservée Ceci étant dit, il est maintenant temps de vous expliquer pourquoi le Val d’Anniviers est un lieu unique qui, une fois qu’il vous a séduit, ne vous laisse pas facilement vous échapper. Car effectivement, si monter en Anniviers peut paraître compliqué pour qui n’a pas l’habitude des routes de montagne, il s’avère qu’il sera toujours plus difficile d’en partir que d’y accéder! Anniviers, c’est une vallée latérale de la Vallée du Rhône, en Suisse, dans le canton du Valais. On s’y rend depuis la ville de Sierre, ville du vin et de la vigne qui se vante de recevoir autant de soleil qu’Alger la Blanche ! Anniviers, c’est une seule commune qui regroupe 4 stations de ski et une grosse

dizaine de villages et hameaux. Anniviers c’est aussi une des vallées les plus préservées de la région, tant sur le plan naturel qu’architectural. Au moment où les stations de ski sortaient de terre, je vous parle des années 60 et 70, du tourisme de masse et du bétonnage à tout va, les Anniviards, déjà visionnaires, prirent le contre-pied de ce courant mortifère et le parti de protéger le patrimoine bâti et la nature sauvage de la région. Le résultat est plutôt réussi et les villages du Val d’Anniviers, pour certains, n’ont que très peu changé au cours du siècle passé. Bien sûr il y a eu des constructions, de nouveaux chalets, des infrastructures touristiques, mais tout cela a été fait en respectant l’Ancien et s’intègre, dans

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l’ensemble, très bien. Côté Nature, il en va de même avec un paysage de montagne brut, des plus hauts sommets aux prés plus vallonnés de la moyenne montagne. Le Val d’Anniviers c’est la montagne à l’état pur, celle que l’on voit dans les livres de classe quand on parle des Alpes, celle des cartes postales et des affiches. Sans pour autant tomber dans le cliché, jamais. Une histoire d’eau Le Val d’Anniviers a connu un développement fulgurant dès la fin des années 50. Si jusque là le mode de vie des habitants n’avait que peu varié au fil du temps, la construction du barrage de Moiry a permis un développement économique et touris-


terminé dans les années 60, avec l’apparition du tourisme hivernal, la construction des remontées mécaniques et l’entrée du Val d’Anniviers dans la modernité. Un patrimoine riche et varié

tique exponentiel. La construction de la route asphaltée pour le transport du béton et des différents matériaux nécessaires à la réalisation de l’ouvrage a ouvert la porte au monde moderne. Les Anniviards, comme tous les peuples de montagne, vivaient jusqu’alors essentiellement de l’agriculture et notamment de l’élevage. Dès la fin du 19ème siècle, les premiers touristes, anglais pour l’essentiel, trouvèrent au Val d’Anniviers, et notamment à Zinal, un lieu idéal pour pratiquer l’alpinisme et profiter de l’air pur de la montagne. Cela eût pour conséquence la construction de plusieurs hôtels, dont certains sont encore en activité aujourd’hui. Ces hôtels historiques possèdent un charme indéniable et l’on y retrouve l’ambiance feutrée des palaces de la Côte d’Azur ou du Lac Majeur, la simplicité montagnarde en plus. Il y a une chose dans l’histoire du Val d’Anniviers et de ses habitants qu’il faut savoir. Les Anniviards étaient nomades. Au fil des saisons, ils pratiquaient ce qu’ils ont appelé le remuage. Suivant la période de l’année et le travail à accomplir, ils se déplaçaient, de l’Alpage à la vigne, de la vigne au Mayen en passant par le village. Ce mode de vie nomade est essentiel dans la formation de l’histoire commune de la vallée. Le nom Anniviers vient vraisemblablement, d’ailleurs, du latin Anni Via qui signifie : toute l’année sur la route. Ce mode de vie s’est rapidement

Il existe des paysages que l’on ne peut se lasser d’admirer. Des lieux, qui ne demandent qu’à vous revoir, des endroits dont on ne peut plus se passer. Le Val d’Anniviers en fait partie. Que vous soyez sportif ou plutôt contemplatif, voire les deux à la fois car ce n’est pas incompatible, ne passez pas à côté de cette vallée unique. Les amoureux du patrimoine et de la culture y trouveront aussi leur compte. Chaque village est unique et mérite une visite. N’hésitez pas à vous procurer les Parcours Historiques des villages. Remarquablement documentés, ils sont une mine d’informations pour comprendre, en explorant les ruelles sinueuses bordées de raccards, non seulement le contexte historique du lieu mais aussi sa spécificité. Chaque station possède son caractère propre. A Zinal, au fond de la vallée, entouré par les Cinq 4000 (5 sommets qui dépassent les 4000 mètres d’altitude), nous sommes au royaume de l’alpinisme. C’est d’ici, dès la fin du 19ème siècle, que sont partis de nombreuses expéditions ayant pour but d’ouvrir des voies sur ces sommets encore inviolés. Beaucoup de réussites, des échecs aussi dont on retrouve les traces sur les murs du vieux village ou de la Chapelle. A l’autre extrémité du Val d’Anniviers, Chandolin, longtemps le plus haut village habité d’Europe, situé à 2000 mètres d’altitude a toujours su séduire écrivains, peintres et autres artistes et voyageurs, parmi lesquels Ella Maillard ou

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Edmond Bille qui possédaient un chalet sur les hauteurs de Chandolin. A quelques kilomètres en-dessous de Chandolin se trouve Saint-Luc. Village très ensoleillé il fût un lieu de villégiature apprécié des touristes du début du 20ème siècle et en garde pour preuve ses 3 hôtels historiques. Parmi eux, l’hôtel Weisshorn, du nom de la célèbre montagne, construit à la fin du 19ème sur les hauteurs de Saint-Luc, en pleine montagne. Tous les matériaux furent montés à dos d’hommes et de mulets. Le lieu, unique en son genre, a servi de décor à une aventure de Lefranc. En effet, son créateur, le célèbre dessinateur belge Jacques Martin, avait effectué un séjour à Saint-Luc et cet hôtel lui avait inspiré une aventure. Saint-Luc est aussi la station des étoiles avec un observatoire d’où il est possible d’observer le ciel à la nuit tombée. Le peu de lumière artificielle combiné à l’altitude en font un poste d’observation du ciel hors normes. En face de Saint-Luc, vous apercevez Grimentz, le village des géraniums. Ce village, élu à plusieurs reprises plus beau village de Suisse, est le lieu de prédilection des visiteurs de passage. Son vieux village, typique et remarquablement mis en valeur, est un lieu incontournable pour découvrir l’architecture du Val d’Anniviers. Je pourrais continuer à parler du Val d’Anniviers pendant encore longtemps. Je n’ai fait qu‘en effleurer l’écorce sans même atteindre la résine du bois de Mélèze dont il est composé ! Le but n’est pas ici de lister les attraits, nombreux, de la destination mais de vous donner l’envie de vous y rendre et de le faire par vous-même. Le Val d’Anniviers est un joyau dont les plus hauts sommets des Alpes sont l’écrin. Les joyaux rendent riches dit-on. Celui-ci a en tout cas le pouvoir d’enrichir chacun de ses hôtes puisque vous en repartirez riches d’expériences inédites, de paysages grandioses et des étoiles plein les yeux. Ou peut-être ferez-vous partie de ceux qui décident de ne plus en partir… Ils sont nombreux à avoir succombé à l’irrésistible charme du Val d’Anniviers ! Texte Yanis Chauvel, DR Enviedebougercom © photos Adriana Claude


patrimoine

Notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie

Hiver 1981-82 HC Classe 1960 d’Anniviers Derrière: Michel Savioz - Michel Walter Marc Epiney - Stéphane Decoutère - Raphy Melly Alain Rion - Eloi Abbé. Devant: Nicolas Epiney - Marc Genoud Stéphane Savioz - Gérard Monnet - Christian Caloz. À signaler que la classe 1960 Anniviers portait ce jour là ..., l’équipement du HC Ayer ! Collection Michel Savioz

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Les 4 Saisons d’Anniviers

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Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Pauline Archambault Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires

Pour soutenir la jeunesse sportive du Val d’Anniviers

Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

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Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.


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4 saisons 33 by Les 4 Saisons d'Anniviers - Issuu