été
NUMERO 43 | juillet ’21 | trimestriel
© Gilberte Savioz
M. Charmillot Sylvain Savioz Narcisse Caloz Marc Theytaz
Les invités
Le couple Muriel et Stéphane Augier-Beaud Muriel est née à Sierre. Elle a d’abord habité à Noës, où elle a effectué toute son école primaire, jusqu’à ce que ses parents décident de construire une maison à la sortie de Sierre. Après des études au collège de Sion, elle part pour Lausanne étudier le sport et l’espagnol à l’UNIL. Ayant déjà effectué une année d’échange aux EtatsUnis à 17 ans, elle décide de profiter des accords Erasmus pour étudier un semestre à l’INEF de Barcelone. Sa grand-mère étant d’Ayer, son grandpère maçon décide de construire un chalet sur le terrain familial sur les hauts de Mission en 1969. Muriel y passera une grande partie de ses vacances autant d’été que d’hiver. Passionnée de ski et cherchant à gagner un peu d’argent, elle décide de donner des cours à l’école de ski de Grimentz comme auxiliaire. C’est le début d’une nouvelle aventure. Dès qu’elle en a l’occasion, elle monte chez ses grands-parents installés à Mission, depuis leur retraite. Elle effectue plusieurs saisons à l’école de ski et, lassée de devoir se partager entre la plaine l’été et la montagne l’hiver, elle franchit le cap. Ses études universitaires terminées, elle décide de louer son premier appartement à St-Jean. Elle continue son travail comme professeur de ski, se lance dans l’entraînement des jeunes skieurs de la vallée, remplace dans plusieurs établissements scolaires et effectue également des extras dans différents restaurants de la vallée. Les années passent et confirment son choix de s’établir dans le val d’Anniviers. Depuis une dizaine d’années, elle enseigne au centre scolaire de Vissoie. Muriel a toujours été engagée dans les sociétés locales. A Sierre, elle a fait partie du chœur « Générations - Arc-en-ciel » depuis
l’âge de 6 ans, elle a fait de la danse, de la musique, du ski, du basket, etc. Depuis qu’elle est installée dans la vallée, elle a fait partie du Gugg’Annivband, de l’équipe féminine de foot, du ski-club, du club de badminton, de la société du village de Mission, dont elle est maintenant l’une des trois cheffes. Je suis né à Corcelles, dans le canton de Neuchâtel, où j’ai vécu jusqu’à la fin de mon école obligatoire, puis j’ai habité dans les hauts de la ville de Neuchâtel jusqu’à la fin de mon apprentissage. J’ai connu le val d’Anniviers très jeune. Mon papa étant un grand fan de ski, il nous emmenait skier presque chaque week-end d’hiver et nous avons eu la chance de venir souvent dans la vallée, en famille à Grimentz ou en camp de ski à Zinal. La ville de Neuchâtel était à cette
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époque propriétaire de plusieurs chalets de groupes en Valais, et comme la plupart des écoliers neuchâtelois, j’ai pu profiter des camps à Zinal. Après l’obtention de mon CFC, j’ai commencé une maturité professionnelle, mais ça n’était pas ma voie. J’ai arrêté et j’en ai profité pour faire le cours Jeunesse et Sport de moniteur de snowboard. Je suis venu comme prof de ski auxiliaire l’hiver 20002001, puis quatre saisons complètes. L’été, je retournais à Neuchâtel où je trouvais du travail jusqu’à l’hiver suivant. En 2005 j’ai trouvé du travail à l’année dans le canton de Neuchâtel et je revenais en vacances skier à Grimentz. C’est là que j’ai eu la chance de passer une semaine en même temps que Muriel et que l’apéro nous a aidés à mieux nous connaître. Elle travaillait alors dans une école privée à Rolle et quand c’est devenu
sérieux entre nous, elle a commencé à chercher du travail sur Neuchâtel. En 2006, à Grimentz, dans une conversation lors d’un souper avec des amis, Ludo m’a dit que les remontées mécaniques de Grimentz avaient mis en postulation une place d’électricien. Étant automaticien cette opportunité m’a tout de suite fait réagir et j’ai envoyé ma candidature. J’ai été engagé en novembre 2006. Passionné de technique, je suis tombé amoureux de ce métier, j’ai pu évoluer dans l’entreprise et j’ai passé mon brevet fédéral de spécialiste des installations de transport à câbles. Avec Muriel nous nous sommes mariés en 2007 et ne trouvant pas de logement à louer qui nous convenait, nous avons eu la chance de pouvoir acquérir un raccard dans le village de Mission, que nous avons rénové durant l’été 2008. Nous avons depuis participé à la vie sociale de ce beau village et nous y partageons de merveilleux moments. En 2009 nous avons eu la naissance de Malik et, en 2013, Adeline est venue
compléter notre petite famille. Le raccard devenant un peu petit pour une vie de famille à quatre, nous avons repris le chalet du grand-papa de Muriel que nous avons entièrement rénové. Passionnés de sports d’hiver, c’est très jeunes que Malik et Adeline ont été mis sur les skis, profitant de chaque journée de libre pour monter sur les pistes. Un jour de ski, à 16h10, Malik, qui devait avoir 4 ans, pleurait à chaudes larmes. Quelqu’un nous a fait le reproche que ce n’était pas très sympa de forcer un petit à skier jusqu’à cette heure-là. En réalité il pleurait de désespoir, car les téléskis étaient déjà arrêtés… Malik et Adeline sont partis dans la voie du groupe compétition du ski-club et Malik fait maintenant ses expériences au sein du ski-team Anniviers. Très actifs, les enfants ont la chance d’avoir des possibilités de faire plein d’activités différentes dans la vallée. Leurs agendas sont bien chargés, entre le ski, la danse, le chant, le piano, la grimpe et les loisirs, on n’a pas le temps de s’ennuyer…
Nous voyant si heureux dans ce coin de paradis, mon père et ma sœur sont également venus s’installer dans la vallée. Mon père profite de sa retraite en passant plus de jours que moi sur les pistes… Ma maman a, elle, suivi la voie de ma grand-mère et de ma tante : elle a également quitté le canton de Neuchâtel, mais a préféré le climat méditerranéen à celui de la montagne et s’est établie en Espagne. Vivre dans le val d’Anniviers est quelque chose d’exceptionnel qu’aucun membre de la famille ne voudrait pour l’instant changer. L’organisation de l’école, de la crèche, des activités, l’utilisation très jeunes du car postal, l’entraide entre les familles, les différentes sociétés et, bien entendu, le contact direct avec la nature offrent une qualité de vie incroyable. Stéphane Augier
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Concours
Sommaire
© Paolo Marandola
à la découverte d’Anniviers
Où se trouve la Chapelle Ste Anne ?
A)
Niouc
B)
St-Luc
C)
Ayer
Envoyez votre réponse par mail à impa@impa.ch ou votre carte postale (n’oubliez pas de mentionner votre adresse postale complète) avec la mention «Concours-photo de juillet» à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers, 4 Saisons d’Anniviers, rue de la Machigeaz 2, 3961 Vissoie Délai de réponse: 31 août 2021 à gagner un bon de 50.- à la Cabane Illhorn à Chandolin
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Les invités
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Sommaire / Concours
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Hermann Geiger
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La plus haute des épiceries !
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Anniviers Tourisme
13
Métiers anciens d’Anniviers
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HC Anniviers
18
Championnat international de jeux math
20
Centre scolaire d’Anniviers
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Un artiste et ses outils, Roger Theytaz
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Anniv’info
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Montagne-Club Anniviers
28
Quand l’histoire fait l’auteur
30
Ski-Team Anniviers
33
De Buenos Aires à Vissoie
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Les écoles à ciel ouvert
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L’horlogerie
42 Digitabuphilie 44
enviedebouger.com
46 notrehistoire.ch
La gagnante de l’édition no 42 est Barbara Beaud de Bienne
La réponse était: C / Le Président de Viouc
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portrait
Hermann Geiger
le pilote des glaciers qui imite les choucas
L
e 9 août 1965, la compagnie AirGlaciers effectue un transport de blessé avec son nouvel hélicoptère. L’Alouette III remplace le Bell 47J. Le blessé à bord est mon oncle, Laurent Revey, âgé de 21 ans et originaire de Mayoux dans le val d’Anniviers. Quelques jours auparavant, il a été victime d’un terrible accident sur la route Vissoie-Saint-Luc. Son état est grave. Après avoir reçu les premiers soins à Sierre, il doit être transporté de toute urgence à l’hôpital cantonal de Lausanne. C’est le pilote Hermann Geiger qui assure ce transport. Malheureusement, mon oncle Laurent ne survivra pas. Il est marié depuis quelques semaines et son épouse, rescapée de l’accident, attend un enfant. A l’époque, Geiger est déjà célèbre. La radio vante ses mérites de pilote-sauveteur. La presse régionale et même le National Geographic Magazine de Washington relatent sa vie et ses exploits. Il est né le 27 octobre 1914 dans la maison de ses parents Maria-Theresa et JeanAuguste Geiger près de Savièse. Il est le septième bambin d’une fratrie de seize. Il adore ses parents. Chaque fois qu’il retourne chez lui, il offre à sa maman des fleurs qu’il cueille lui-même. Son papa fonde sa vie familiale modestement. Avec l’aide de sa femme, ils éduquent leurs enfants au mieux et dans l’amour. JeanAuguste martèle sans cesse à ses enfants: tout est dans la nature, il faut écouter les oiseaux et tirer des enseignements du vol des choucas. Passion montagne Durant son enfance, Hermann consacre
ses loisirs à jouer de la clarinette et confectionne de petits avions en papier ou en bois. Son rêve est de créer un modèle capable de voler aussi bien que les choucas. Il aime courir la montagne où il se réfugie souvent en solitaire. A seize ans, il s’engage à la Grande Dixence comme conducteur du petit train Decauville qui évacue les déblais hors des tunnels. Plus tard, lorsqu’il est apprenti mécanicien au Garage Valaisan à Sion, Hermann se lie d’amitié avec Max Kaspar. Ce dernier est étudiant en ingénierie de l’aviation. Ensemble, ils décident de construire un planeur made in Sion. Max est un ingénieur avisé et Hermann débrouillard et inventif. A eux deux, ils
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forment une équipe de choc. A force de patience et d’ingéniosité, ils iront jusqu’au bout de leur rêve. Après avoir construit un planeur puis un avion à moteur, ils fondent l’Aéro-Club de Sion et apprennent à voler. Hermann et Hilda son épouse sont inséparables et indissociables. Elle l’aide jour et nuit dans la gestion de l’administration et planifie les vols. Malgré leur emploi du temps chargé, ils s’occupent avec attention et amour de l’éducation de leur fils Pierre qui lui aussi deviendra pilote. Hermann est considéré comme le prince des neiges éternelles, c’est un pilote sans égal. Il sait humer les vents et son regard perçant
scrute l’horizon comme celui des aigles. Son charme un peu rude de montagnard, sa gaîté légendaire, son assurance tranquille, sa gentillesse, toutes ses qualités le guident vers son but, jusqu’au déclic. Apprivoiser la montagne Hermann rêve de glaciers et de haute montagne. Excellent alpiniste, il veut devenir l’ambulancier du ciel. Il commence sa carrière en effectuant des largages dans les Alpes. Peu à peu, il met au point des mécanismes ingénieux et révolutionnaires pour améliorer ses engins volants. Avec l’aide de ses amis, il invente un train d’atterrissage qui facilite la pose des hélicos sur les glaciers. Puis, tous se cotisent pour acquérir un système de largage sophistiqué. Il est alors possible de charger du gros matériel destiné aux centrales hydro-électriques. Il invente et finance de sa poche, un mécanisme-levier pour monter ou descendre des skis ou les roues de train d’atterrissage afin de pouvoir évoluer dans toutes les configurations de terrains. Le 10 mai 1952, il se pose sur le glacier de la Kander avec un Piper équipé de skis rétractables. Son rêve se réalise. Comme les choucas, il atterrit en remontant la pente. Pour décoller, il fonce droit dans le vide, pire qu’un casse-cou. Pour s’envoler sûrement il faut de la puissance et une pente raide. Des oiseaux qu’il observe toujours avec attention, il apprend qu’il doit toujours décoller et atterrir contre le vent.
Depuis 1913, de petits avions atterrissent déjà sur des glaciers mais sans sécurité car les roues s’enfoncent dans la neige ou patinent. A force d’essais et d’ingéniosité, Hermann réussit à perfectionner les atterrissages sur glace et neige. Il apprend à maîtriser tous les dangers, par tous les temps. Il affine sa technique avec une volonté et une passion obstinées. Son talent est prodigieux. Il sait mesurer comme personne l’angle d’approche pour se poser à l’endroit adéquat avant de virer et d’immobiliser son appareil sur un glacier. Sa technique est exceptionnelle, indispensable pour décoller plein gaz et éviter le crash. Doué, il pose son joujou sur de minuscules portions de glace. On vante alors sa technique de l’aglacissage. Ses inventions et ses multiples expériences permettent à Hermann d’approvisionner les cabanes de haute montagne, de porter secours aux villages isolés, de transporter des passagers. Il pratique des sauvetages en tous genres. Il largue des médicaments, du bois de chauffage et même du foin pour nourrir des animaux en détresse dans les Alpes. Il a même trouvé le moyen de remorquer un avion en panne sur un glacier des Grisons. Sans dégât, il le ramène sur terre ferme. Un exploit et un vrai miracle pour son propriétaire. Malgré tout, Geiger est un homme très prudent qui évite les risques inutiles. Il meurt le 26 août 1966 à 17h05. Ebloui par
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les rayons du soleil lors d’un décollage à Sion, Hermann n’aurait pas vu un planeur qui atterrissait. La collision lui est fatale. Un paradoxe incompréhensible pour le pilote exceptionnel qu’il est. Le destin, ce Dieu incognito ? Le nom d’Hermann Geiger fait partie de l’histoire suisse de l’aviation. Il est l’un des premiers sauveteur en montagne à se poser sur un glacier. Le 1er août 1965, il fonde Air-Glaciers avec ses amis, Bruno Bagnoud et Fernand Martignoli. Grâce à eux, Sion devient le berceau du sauvetage aérien en montagne. Le bilan des exploits de Geiger est impressionnant : des milliers de vies sauvées, quelque 34 250 atterrissages tout-terrains, 12 500 en haute montagne, 2500 en hélicoptères, 9000 heures de vol à moteur et 350 de vol à voile avec une flopée d’élèves formés au pilotage et au sauvetage en montagne. texte : Dominique©Epiney Regolatti photos : collection©PierreGeiger
Sources • 1958 - Geiger, pilote des glaciers. Œuvre suisse des lectures pour la Jeunesse, Zurich. • 1967 - Dans les Alpes avec Geiger. Texte : Gygax Georges. Photos : Debraine Yves. • 1967 - Hermann Geiger 1914-1966 Editions Marguerat. Lausanne.
société
La plus haute des épiceries ! L’épicerie de Chandolin Un projet participatif et rassembleur
L
es rues de Chandolin sont parfois bien silencieuses. En dehors de la saison touristique, les lieux sont clos et l’atmosphère un peu fantomatique. Le village est pourtant très habité, avec de nombreux enfants. Mais les habitants ne savent plus où se réunir, où se retrouver. Chacun vit dans sa bulle. Les sociétés locales s’essoufflent par manque de relève et peinent à déclencher l’enthousiasme. Bien sûr, la Covid et son cortège de restrictions ont rétréci nos vies. Mais certains habitants s’inquiètent, car la vie du village avait déjà beaucoup perdu bien avant la pandémie : l’esprit de Chandolin est-il en train de mourir à petit feu ? N’est-ce pas un problème plus large, aux racines plus profondes et qui risque de perdurer même quand la crise liée à la Covid sera surmontée ? Des habitants se sont réunis il y a déjà de nombreuses années pour partager cette impression et échanger sur des solutions pour faire renaître la vie de village. Ils ont décidé de créer « une épicerie qui ressemblerait à ses habitants, un lieu convivial et participatif, offrant un assortiment le plus complet possible, avec de l’essentiel et du local, de l’accessible et du bio, permettant un accès diversifié, en direct ou par commande en ligne et livraison. Avec aussi l’idée d’une partie café, pour se rencontrer, discuter, déguster et pourquoi pas écouter une causerie ou un concert ou s’informer de l’actualité du village, avec un Point Relais La Poste ». Le mercredi 24 mars 2021, la coopérative de Chandolin était née. Une épicerie financée et gérée par des coopérateurs, habitants ou non ? Mais comment cela est-il possible ? A quoi cela va-t-il ressembler ?
séance constitutive de la coopérative en 2021
Stéphanie Guex et Alexander Dorr, tous deux habitants de Chandolin et dévoués à la concrétisation de leur rêve, vont nous décortiquer ce projet pour qu’on y voie plus clair. Comment est née cette idée de coopérative et à quel besoin veut-elle répondre ? Stéphanie : Il y a trois ans, le magasin a failli arrêter son activité. Pour éviter cela, les habitants se sont renseignés sur ce qu’il était possible de faire et ils ont compris que la meilleure solution était de racheter les locaux. Ils ont créé une coopérative dans ce but, mais ils n’ont pas réussi à réunir assez de coopérateurs et d’argent pour que le projet aboutisse. Par chance, 13*PAM a alors repris la gestion du magasin en louant les locaux. Par contre, ces derniers sont restés en vente et Alex les a rachetés pour rendre possible le nouveau projet de coopérative. Alex : Je faisais partie des coopérateurs du premier projet et j’ai été très ému et déçu
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quand tout s’est arrêté. Les gens étaient très motivés, ils avaient vraiment envie de faire quelque chose ensemble. Ce qui a fait échouer la première coopérative, c’était les murs, représentant un investissement financier important. J’ai alors décidé de prendre les choses en main de mon côté. Je me suis dit que la seule possibilité pour débloquer la situation était de racheter les locaux, c’est ce que j’ai fait à titre individuel. Après quelques mois de négociations, 13*PAM s’est retiré comme acheteur potentiel et j’ai finalisé l’achat. J’ai fait cela pour avancer, mais à un moment donné je vais me retirer lorsque le projet tournera. Suite à l’assemblée générale constitutive, les coopérateurs ont commencé à acheter des parts sociales d’une valeur de 1000 frs. N’importe qui peut devenir coopérateur, même quelqu’un qui n’est pas domicilié à Chandolin, car le but est de créer quelque chose en commun. Notre modèle est aussi celui d’une coopérative pour tous et pas seulement d’un magasin réservé aux coopérateurs, car cela ne fonctionnerait pas dans notre environ-
lieu de descendre chaque fois en plaine. Nous voulons proposer des produits de proximité, locaux et de qualité, et prêter une attention particulière à la gestion des déchets et au développement durable. Stéphanie : Le tea-room et les produits frais seraient dans l’espace du dessus, avec le supermarché. Au début, on pensait faire du vrac, mais on ne sait pas encore si ça va être possible. Au sous-sol se trouveront les stocks et une cuisine aménagée, qui permettra peut-être de confectionner des plats à l’emporter.
Vieux village de Chandolin en 1959. Photo archive familiale Gustave Zufferey
nement touristique. Mais il y aura aussi des avantages pour les coopérateurs. Stéphanie : Nous voulons que la coopérative soit ouverte à tous ceux qui aiment Chandolin, que les gens puissent se sentir des acteurs de ce projet et qu’ils n’en soient pas exclus sous prétexte qu’ils ne résident pas suffisamment de temps sur place ou qu’ils n’ont pas déposé leurs papiers en Anniviers. En quoi cette épicerie coopérative est-elle différente d’un supermarché classique ? Alex : Comme c’est une coopérative, l’idée est de vraiment marcher ensemble, de créer un nouveau magasin et un tea-room, car ce qui nous manque c’est un endroit social d’interactions, un lieu de vie qui soit ouvert toute l’année. Stéphanie : Hors saison, c’est plus compliqué pour ceux qui travaillent de faire leurs courses à Chandolin, les horaires sont parfois restreints. Nous comprenons bien sûr qu’il est difficile de maintenir des ouvertures durant cette période-là, et c’est pour cela que l’idée d’une coopérative nous paraît intéressante et complémentaire. On voudrait un magasin exploité à l’année, qui puisse concilier les besoins des habitants avec ceux des vacanciers, un endroit où se rassembler et où on pourrait profiter de services même quand il y a un petit peu moins de monde au village. L’idée est d’utiliser les forces et les compétences locales, et aussi de profiter de l’endroit d’une autre manière que seulement de janvier à avril
et en juillet-août. Hors saison, je suis fatiguée d’arriver après le travail et qu’il n’y ait que peu de lumières dans les commerces. Il manque quelque chose, une vie de village. Pourtant, cela n’a pas toujours été ainsi. Il y a une vingtaine d’années, les gens de la vallée montaient à Chandolin pour manger au restaurant, et pourtant, il n’y avait pas plus d’habitants qu’aujourd’hui. La population de Chandolin est stable depuis les années soixante. Il y a même beaucoup d’enfants : ils étaient quinze à prendre le car postal chaque matin il y a deux ans ! Mais les habitants n’ont plus de lieu où se réunir. Il y a beaucoup moins d’engouement pour beaucoup de choses, et cela va certainement avec le fait qu’on se voit moins, on se croise moins, on s’investit moins. Pouvoir se retrouver est primordial, parce que si on perd le bénévolat, on devra changer toutes les structures et les fonctionnements du village. Les animations ne vont pas se faire toutes seules. C’est par exemple difficile pour le ski club ou la société de développement de renouveler leurs membres. Alex : On veut arrêter le chacun pour soi et faire quelque chose ensemble. Réunir les habitants à l’année et les résidents occasionnels de Chandolin pour créer un lieu convivial et participatif, un magasin, un café, un espace culturel où on pourrait faire une exposition ou un petit concert. Nous aimerions faire des travaux pour transformer complétement l’espace. Nous voulons garder un aspect de supermarché et proposer une gamme à bon prix pour que les habitants puissent faire leurs courses ici au
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Alex : Nous voulons adapter les horaires aux arrivées, surtout pour les résidences secondaires le vendredi soir, et proposer des plats cuisinés simples et de qualité, des livraisons, des achats en ligne et même un service au chalet. Comment fonctionne la coopérative ? Alex : Le projet de coopérative suit une évolution organique. Nous sommes 16 membres fondateurs à l’heure actuelle, donc c’est un bon début. Stéphanie : Les membres sont répartis entre le comité et différentes commissions: le magasin, le tea-room, la communication, les travaux, … C’est une structure horizontale et non centralisée. Les responsabilités sont déléguées aux commissions qui sont autonomes. Ce sont les coopérateurs qui prennent les décisions et choisissent, cela les motive à s’investir. Ils ont chacun une voix à l’assemblée générale. Ils donnent leur avis pour moduler la structure en fonction de leurs désirs. Alex : Par exemple, la commission du magasin sera responsable du choix des produits. Nous avons aussi mis en place une boîte à idée. Stéphanie : Nous sommes encore loin du but, nous aimerions que ce projet se réalise. Il nous faut passer par de nombreuses étapes administratives, avant de pouvoir mettre en route concrètement le projet ! L’été sera décisif ! Vous pouvez prendre des informations et nous rejoindre en visitant notre site internet : www.epiceriedechandolin.com Pauline Archambault
Hé!
SaNTOUR
UN OUTIL POUR LeS RANDONNeURS. « Oui, j’ai l’impression d’être entraîné, mais qu’entend-on exactement par « entraîné » ? » « Je suis capable de marcher des heures à plat, mais quand ça monte, c’est difficile pour moi. » « J’ai le vertige, qu’est-ce que vous pouvez me proposer comme itinéraire ? » C’est souvent avec ce type de question que les randonneurs franchissent la porte de l’Office du Tourisme, avec l’envie d’obtenir de vrais conseils pour partir randonner l’esprit léger. Et souvent, devant ce type de question, l’employé d’accueil peut se retrouver emprunté, faute d’outil pour renseigner correctement. Malgré l’existence d’un nombre important de solutions telles que SuisseMobile, SwissTopo, OutdoorActive, Snukr, WeGaw, qui donnent des informations sur des itinéraires, il n’existe pas de plateforme qui englobe toutes les difficultés des itinéraires existants. Rien qui permette réellement de sensibiliser et recommander des parcours aux visiteurs en tenant compte de leur profil particulier.
C’est en partant de ce constat et pour combler ce manque qu’est né le projet SanTour, développé à la HES-SO ValaisWallis à Sierre par le professeur Alexandre Cotting. L’objectif : détailler précisément chaque randonnée, grâce à un inventaire ultra complet des points de difficulté sur le terrain. En parallèle, définir le profil du randonneur via un questionnaire (formulaire de Baecke). Puis faire en sorte, en utilisant un système de filtre, que le randonneur se voie proposer spontanément les itinéraires adaptés à ses capacités.
L’association des Résidences secondaires du Val d’Anniviers a accepté de participer en tant que bénévole dans ces tâches d’acquisition des Points de Difficulté (POD) sur le terrain. Un étudiant a également été engagé pour parcourir une trentaine d’itinéraires durant un mois. Ainsi, chaque passage technique ou vertigineux, chaque particularité a pu être photographiée, évaluée, et soigneusement répertoriée.
UNe RéCOLTe FRUCTUeUSe De DONNéeS GRâCE aU SOUTIEN DES BÉNÉVOLES
Les solutions technologiques proposées par SanTour ont ensuite été adaptées à une utilisation au Val d’Anniviers dans le cadre d’un prototype utilisable sur le terrain. Ce prototype accessible sur www. santour.ch est basé sur une modélisation des caractéristiques du terrain qui peuvent être considérées comme une difficulté́ ou obstacle pour certaines personnes.
Mais pour créer cette boîte à outil, il fallait partir du début, à savoir : parcourir chacune des 79 randonnées mises en avant par Anniviers Tourisme, et récolter les infos nécessaires.
Cette difficulté́ est évaluée en fonction de trois types de critères : • Technique • Effort physique • Risque
En ce sens ce projet devient complémentaire aux solutions existantes.
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sur une carte. Ainsi, même si l’employé UNe UTILISATION CONCRèTe UN aTOUT POUR LeS INSTANCeS TOURISTIQUeS/ d’accueil a l’impression de connaître un DaNS LES SUPPORTS D’INFORMaTION sur une carte. Ainsi, même si l’employé UN aTOUT chemin, il peut difficilement se glisser UNe UTILISATION CONCRèTe COMMUNALeS a l’impression de connaître POUR LeS INSTANCeS TOURISTIQUeS/ d’accueil LES SUPPORTS dans la peau d’une personne sujetteun au DaNS Cet été, les pictos D’INFORMaTION de difficulté de chemin, il peut difficilement se glisser COMMUNALeS Santour ont pu intégrer le plan de Les employés d’accueil, même s’ils vertige.
dans la peau d’une personne sujette au Cet été, les GO. pictos de visibles difficultéà côté de randonnée Ils sont vertige. Santour ont pu intégrer le plan de Cet outil fait donc le lien entre le vécu/ du nom de la randonnée, et montrent GO.difficultés Ils sont visibles ressenti du randonneur, et le parcours randonnée l’échelle de de 1 à à5 côté pour Cet outil fait donc le lien entre le vécu/ du nom de la randonnée, et montrent qui lui sera proposé. Il apporte donc chacun des 3 critères. ressenti duplus-value randonneur, etlalemanière parcoursde l’échelle de difficultés de 1 à 5 pour une vraie dans qui lui sera proposé. Il apporte donc chacun 3 critères. renseigner le client. Et pourdes consulter les détails des points une vraie plus-value dans la manière de de difficulté en ligne, un lien vers le site renseigner le client. pour consulter les détails des points Du côté de la commune d’Anniviers, Etwww.santour.ch de difficulté en ligne, un lien vers le site en se rendant à l’OT, c’est à recevoir un l’intérêt pour le projet est réel, les POD Du côté de la commune d’Anniviers, www.santour.ch De même, ce que le randonneur attend conseil personnalisé en fonction de son pouvant simplifier certaines tâches de pour lede projet est réel, POD en se rendant l’OT,une c’est à recevoir un l’intérêt maintenance la qualité des les chemins. profil ; et pas àjuste liste de parcours conseil personnalisé en fonction de son pouvant simplifier certaines tâches de profil ; et pas juste une liste de parcours maintenance de la qualité des chemins. sont en principe incollables sur les Les employés d’accueil, s’ils parcours de leur région, nemême connaissent sont principetous incollables sur les pas en forcément les parcours des parcours de leur région, ne connaissent autres secteurs. Dans ce sens, cette pas forcément tous les parcours desle base de données permet d’optimiser autres secteurs. Dans ce sens, cette processus de conseil à la clientèle. base de données permet d’optimiser le processus dececonseil la clientèle. attend De même, que leàrandonneur
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patrimoine
La disparition des anciens métiers d’Anniviers Le dernier cordonnier
ucien Epiney, le dernier cordonnier d’Anniviers, avait une tannerie dans la rue principale de Grimentz; son fils Simon se souvient à quel point ça sentait mauvais dans le quartier. Les paysans apportaient au cordonnier les dépouilles de leurs bêtes pour qu’il puisse élaborer le cuir indispensable à la fabrication des souliers.
d’Hérens en 1948, il passa un jour le col de Torrent à pied pour rejoindre le val d’Anniviers. C’était en plein hiver, à Nouvel An, mais il ne voulut pas faire tout le tour par Sion. Et il n’y avait pas un millimètre de neige en haut du col, à 2916 mètres !
Depuis 1949, son atelier était situé au cœur du vieux village. Lucien inventait des modèles uniques pour des gens uniques : spécialisé en chaussure orthopédique, il était capable de réaliser avec minutie un soulier inhabituel en ne s’aidant que d’un schéma dessiné par un médecin. Il travaillait avec deux docteurs à Sierre. Simon se rappelle d’une jeune et jolie fille qui entra un jour dans l’atelier de son père : l’un de ses pieds était normal, et l’autre était tristement tourné à l’envers. Sa jambe toute tordue avait été déformée par la polio. Lucien lui fabriqua une paire de chaussures sur mesure : ce travail l’occupa durant toute une semaine et coûta 800 frs, une fortune à l’époque.
Simon Epiney a religieusement conservé l’atelier de son père : les vieux outils sont disposés sur la petite table en bois patinée, à côté du tabouret en cuir usé par des années de labeur, comme si Lucien venait de les quitter. Simon me montre une incroyable chaussure jaune et brune en peau de veau. On croirait la dernière création d’un grand couturier italien. Cet objet improbable est en fait le travail d’examen de fin d’apprentissage de Lucien en 1949 ! Sur une étagère, d’antiques patins à glace à visser inventés par Lucien côtoient une série de cloches de vaches. Le cordonnier a réalisé des centaines de courroies en cuir pour sonnettes: les motifs complexes, variés et originaux, sont un mélange de broderies en lanières de cuir de cochon, de dessins à la peinture, d’étoiles clouées et de cuir gaufré. A côté, une paire d’inusables souliers en cuir rigide attirent le regard : ils furent fabriqués à la main par Lucien et conçus sur mesure en 1955 pour Madame Brunner. Il y a quelques années, cette dame, nonagénaire, surgit un jour dans le magasin de Simon. Elle venait lui rapporter la paire de chaussures… 60 ans plus tard ! Elle en avait usé les semelles sur les chemins du monde et même traversé l’Himalaya avec. Les souliers, toujours vaillants, revenaient enfin sur leur lieu de naissance à Grimentz.
Le cordonnier disposait aussi d’une rentrée d’argent stable grâce à un contrat avec l’armée : il devait fabriquer 300 paires de souliers par année pour les soldats et recevait un salaire. C’était pour lui extraordinaire. A partir de 1951, cette besogne l’accapara tous les hivers durant près de vingt ans. En plus d’inventer des pièces originales orthopédiques et de fabriquer ou réparer les chaussures militaires, Lucien ressemelait, clouait, cousait, rafistolait, et reformait le cuir pour les habitants de la vallée. Il avait appris le métier aux Haudères avant d’installer son atelier à Grimentz. Alors qu’il était encore en formation dans le val
Personne ne rapportera plus d’imputrescibles souliers 60 ans plus tard
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Lucien Epiney, cordonnier de Grimentz
Lucien a continué à exercer son art jusqu’à la fin, il y a deux ans. Personne n’a pris sa suite, bien qu’il ait formé deux apprentis durant sa carrière. Aujourd’hui, les chaussures sont fabriquées par l’industrie et ne sont plus destinées à durer toute une vie. Il devient difficile de les réparer, car elles sont conçues pour être rapidement jetées: ainsi, on en achètera de nouvelles. On ne peut plus ressemeler. Personne ne rapportera plus d’imputrescibles souliers 60 ans plus tard, après les avoir chaussés à travers la planète. Toute l’année sur la route Dans la cave de Christian Vouardoux à Grimentz, une paire de souliers d’enfant est accrochée aux murs, entre des tonneaux de vin et une meule de fromage datant de 1984. Ces minuscules chaussures appartenaient à Denise Epiney, sa mère, née en
▼
L
Rte de Grimentz 1, Vissoie
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1932. Le cuir est dur comme le roc, cruel. La semelle est en bois, usée, avec des clous pour ne pas glisser. Denise parcourait les chemins de la vallée avec ces petits souliers. Un jour, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, elle partit quêter depuis Ayer, traversa le pont suspendu, arriva à Vercorin, descendit en plaine, puis remonta à CransMontana, pour enfin revenir à Ayer et rejoindre encore le soir-même leur mayen à Mottec. Tout cela avec ces souliers si rigides et ces semelles en bois. Les Anniviards marchaient vite et ils allaient loin, toute l’année sur la route. On dit même que le
nom d’Anniviers pourrait venir de là, du terme latin anni via. Le remuage usait les semelles, de la plaine au village, du village au mayen et du mayen à l’alpage, pour produire le fromage, le pain, la viande, les légumes et le vin. Le soulier était précieux et l’argent était rare. La chaussure devait durer plutôt qu’être confortable. On l’usait jusqu’au bout. Les Anniviards produisaient presque tout ce dont ils avaient besoin. Mais qui fabriquait les souliers ? Les premiers cordonniers étaient ambulants, comme les rémouleurs ou les magnins. Ils passaient de village en village pour proposer leurs services. Des villageois apprirent ensuite le métier et l’exercèrent, au début comme activité accessoire seulement, comme Daniel Melly à Ayer en 1936. A cette époque-là, toutes les étapes de la confection de la chaussure, de la semelle aux lacets, étaient réalisées à la main, sans machine. Puis les usines remplacèrent petit à petit les artisans. La création à la main devint trop onéreuse. La chaussure prête à jeter était née. Il coûte aujourd’hui moins cher de mettre ses souliers à la poubelle et
Le travail de fin d’apprentissage de Lucien
60 ans plus tard, les chaussures de retour au pays
L’atelier du cordonnier
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d’en racheter une paire plutôt que de les réparer. Le métier de cordonnier disparaît au profit des industries et des cargos. On ne peut plus acheter des chaussures qui dureront toute notre vie à un artisan juste de l’autre côté de la rue. Le métier de cordonnier est pourtant l’un des plus vieux du monde. Le terme cordonnier est issu d’un mot de l’ancien français du XIIème siècle, cordoan, désignant l’artisan qui travaillait le cuir de Cordoue, une ville espagnole dont le cuir était autrefois très réputé. Les saints patrons des cordonniers, les frères Crépin et Crépinien, venus de Rome, fabriquaient des chaussures pour les riches comme pour les pauvres, mais ne faisaient pas payer ces derniers. Ils furent martyrisés sur ordre de l’empereur Maximien vers 285. Le savoir-faire des cordonniers est très ancien, comme en témoigne la momie glacière d’Oetzi, recrachée par un glacier entre l’Autriche et l’Italie. Oetzi, le chasseur congelé de l’an 3500 avant Jésus-Christ, portait déjà des chaussures, constituées d’une base en cuir rattachée par des coutures à une sorte de chausson. On pense même qu’il y a 15 000 ans, des chasseurs portaient déjà des bottes en peaux et fourrures d’animaux. La chaussure en cuir cousue ou clouée nous a donc accompagnés durant toutes nos migrations pendant 15 000 ans, et aujourd’hui nous risquons de perdre ce précieux savoir, celui de fabriquer nos souliers à la main. Pauline Archambault
Les chaussures de Denise enfant, à la semelle en bois
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HC Anniviers
sport
un club, une vallée et une saison blanche
M
algré la situation épidémiologique, la saison de hockey pour notre mouvement junior a pu avoir lieu, mais malheureusement sans tournoi ni match. La cerise sur le gâteau n’y était pas, faute de cette pandémie, qui a même touché notre petit club de vallée. Notre jeune relève a dû se contenter des entraînements sur glace avec un plan de protection en vigueur. Celui-ci a très bien fonctionné, malgré les restrictions imposées. Une saison particulière et extraordinaire dont on n’aurait jamais pu imaginer l’ampleur des conséquences tant pour le monde économique que social et sportif. Toutefois, les entraîneurs n’ont pas perdu espoir et ont concentré tous leurs efforts et leur dynamisme sur les entraînements, afin que les jeunes ne se découragent pas et ne se démotivent pas. En effet, nous avions espoir toute la saison de reprendre le championnat au milieu de celle-ci. Mais, malheureusement, celui-ci fut annulé. Nous avons dû nous rendre à l’évidence et accepter cette saison vierge au niveau de la compétition.
Sierre de 2ème ligue, sur la glace de Graben, deux matchs amicaux et un match de coupe suisse. Début octobre, le championnat avait pu également débuter normalement avec deux matchs, deux victoires. Malheureusement, celui-ci fut stoppé immédiatement, lors de la deuxième vague de la crise sanitaire. L’équipe ne s’est toutefois pas démotivée et a continué à s’entraîner durant quelques semaines, avant que les restrictions fédérales ne se durcissent encore plus sévèrement. L’alternative de s’entraîner à cinq pour une équipe de vingt joueurs n’était pas envisageable ni encourageante. L’espoir de reprendre le championnat courant janvier était de mise, mais, une fois de plus, l’équipe eut l’herbe coupée sous le pied avec l’annonce de l’arrêt des compétitions pour le sport amateur.
Début mars, le comité et son responsable du mouvement junior ont décidé de convier les jeunes et leurs entraîneurs à la traditionnelle photo souvenir. Un souvenir marqué par une saison blanche et dont on espère qu’elle ne se réitèrera pas à l’avenir. Cette saison 2020-2021 fut pauvre en manifestations et rencontres sportives. Pourtant, le HC Anniviers avait la fierté de pouvoir jouer et recevoir des équipes sur sa nouvelle surface de glace. Aussi, nous espérons vivement que le championnat de chaque équipe pourra reprendre son cours la saison prochaine. D’ici là, le HC Anniviers vous souhaite un bel été et prenez soin de vous ! Pour le secrétariat du HC Anniviers Ludivine Savioz
Photo de tout le mouvement junior du HC Anniviers - saison 2020/2021
Quant à la première équipe, la saison avait pourtant bien commencé, avec des entraînements simultanés avec l’équipe du HC
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société
Championnat international de jeux mathématiques
L
a Fédération Française des Jeux Mathématiques et Logiques organise chaque année depuis 35 ans un vaste championnat de jeux mathématiques et logiques qui réunit des milliers de participants provenant d’une dizaine de pays. Les concurrents ayant réussi les trois premières étapes de ce concours peuvent participer à une finale internationale qui a lieu généralement à Paris. La Fédération Suisse des Jeux Mathématiques représente notre pays pour cette étonnante compétition. Des participants viennent aussi de Suisse allemande, les énoncés étant traduits en allemand. Le Groupe Valaisan des Jeux Mathématiques (GVJM) est constitué d’enseignants bénévoles qui s’occupent de tout ce qui concerne ce concours pour les Valaisans. La principale tâche du GVJM est l’organisation des deux premières étapes du concours, soit la qualification régionale qui réunit chaque année près de 2500 jeunes (de 6H à la maturité) et la finale valaisanne qui concerne environ 500 personnes. Ce concours, mise à part la finale internationale, a lieu en dehors des heures de classe. En Valais, il est approuvé et encouragé par le Département valaisan de l’économie et de la formation. L’édition actuelle a subi de nombreux changements dus à la pandémie. La première étape a pu se dérouler normalement le 18 novembre dernier. Au centre scolaire d’Anniviers, seize jeunes en catégorie 6H – 7H se sont mesurés dans ces joutes ludiques
et instructives en essayant de résoudre les énigmes concoctées par Augustin Genoud pour la trentième fois d’affilée, trois écoliers se sont qualifiés pour la finale régionale, sept élèves ont participé en catégorie 8H – 9CO dont un s’est qualifié et trois en catégorie 10CO – 11 CO dont un s’est également qualifié. Les problèmes proposés lors des autres étapes proviennent directement de l’organisation française. La finale suisse a eu lieu fin mai à Zurich, malheureusement sans Anniviard cette fois-ci et la finale internationale se déroulera fin août à l’EPFL pour la première fois. Il peut paraître étonnant de voir que chaque année près de 2500 jeunes valaisans tentent de résoudre des énigmes mathématiques, un mercredi après-midi de congé, alors que cette branche est souvent redoutée pas les élèves. Diverses raisons peuvent expliquer ce paradoxe : les énigmes proposées sont amusantes et leur résolution emprunte souvent des chemins différents des mathématiques traditionnelles, elles attisent la curiosité, moteur essentiel pour donner envie de trouver les solutions, elles font appel à l’intuition, à la logique, à l’ingéniosité et à la persévérance.
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Voici trois témoignages de filles du centre scolaire qui ont participé à l’édition actuelle de la finale régionale du 20 mars dernier qui s’est déroulée malheureusement en ligne, à cause de la pandémie. Léna Amacker (7H) : j’ai toujours adoré les maths, j’aime ce défi et la logique qui n’est pas évidente à comprendre, Je me suis beaucoup entraînée avec les problèmes des années précédentes et je souhaite participer à chaque édition. Fanny Ballestraz (7H) : j’aime bien les maths et suis assez forte. C’était plutôt difficile de participer au concours en ligne, j’étais toute seule et c’était inhabituel, mais je me réjouis de participer encore. Elodie Barambio (11CO) : c’était intéressant de voir jusqu’où je pouvais aller, j’aime les énigmes et la logique. J’ai trouvé les exercices assez difficiles, mais j’ai bien aimé le style de problèmes. Je n’ai pas l’intention de participer à nouveau. Deux garçons, Timur Glavan et Titouan Ménard ont également participé à la finale régionale.
Voici deux énigmes proposées lors du concours du 18 novembre dernier. Les cerises Ramon et Charlotte se partagent un tas de cerises de la manière suivante : Ramon en prend 1, puis Charlotte en attrape 3, puis Ramon en prend 4, puis Charlotte en attrape 6, et ainsi de suite, Ramon en prenant toujours une de plus que Charlotte qui attrape toujours deux de plus que Ramon. A un certain moment, Charlotte constate qu’elle a, en tout, 10 cerises de plus que Ramon. Combien a-t-elle alors de cerises ? La fenêtre Ce ruban contient un nombre par case et deux nombres y sont déjà inscrits. La somme des nombres notés par Lara dans les trois cases de gauche (à l’intérieur de la fenêtre) est égale à 10. Chaque fois que Lara fait glisser la fenêtre d’une case vers la droite, la somme des trois nombres inscrits dans la fenêtre augmente d’une unité. a
b
c
5
3
Quels nombres représentent a, b et c ? Solution de l’énigme des cerises Colonne a : Ramon prend 1 cerise et Charlotte en attrape 3. Colonne b : Ramon prend 4 cerises et Charlotte en attrape 6. Ramon a maintenant 5 cerises et Charlotte en a 9. Colonne c : Ramon prend 7 cerises et Charlotte en attrape 9. Ramon a maintenant 12 cerises et Charlotte en a 18. En continuant ainsi, on constate (colonne e) que lorsque Charlotte possède 45 cerises, elle en a bien 10 de plus que Ramon. Prise de Ramon Prise de Charlotte Prise totale de Ramon Prise totale de Julie
a 1 3 1 3
b 4 6 5 9
c 7 9 12 18
d 10 12 22 30
e 13 15 35 45
f 16 18 51 63
Solution de l’énigme de la fenêtre Complétons les cases par les lettres d, e, f et g a
b
c
d
5
e
f
g
3
D’après les données, on peut écrire les 7 égalités suivantes: a + b + c = 10 (1) d + 5 + e = 13 (4) f + g + 3 = 16 ==> f + g = 13 (7) b + c + d = 11 (2) 5 + e + f = 14 (5) c + d + 5 = 12 (3) e + f + g = 15 (6) En remplaçant f + g = 13 dans l’équation (6), on obtient e = 2. En remplaçant e = 2 dans l’équation (5), on obtient f = 7. En continuant ainsi, on obtient successivement d = 6, c = 1, b = 4 et a = 5 5
4
1
6
5
2
7
6
3
Tous ceux qui aiment ce genre de loisir peuvent aller sur le site d’Augustin Genoud : www.jeuxmath.ch. Ils y trouveront de nombreux divertissements mathématiques. Depuis qu’il a pris sa retraite, Augustin Genoud a écrit trois livres d’énigmes mathématiques s’adressant autant à des jeunes d’une dizaine d’années qu’aux habitués des concours de jeux mathématiques. Toutes les informations à ce sujet sont données sur son site. Propos recueillis auprès d’Augustin Genoud et du Centre Scolaire d’Anniviers par Simone Salamin
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éducation
Centre scolaire d’Anniviers
Journée Via Ferrata Le 20 octobre 2020, nous avons eu la chance de pouvoir aller à la Via Ferrata de Moiry. Nous avons pris le bus de 9h30 à Vissoie et quand nous sommes arrivés à Moiry nous avons rencontré les guides d’Anniviers qui allaient nous accompagner durant cette magnifique journée. Ensuite nous avons fait la Via Ferrata par petits groupes, chacun accompagné d’un guide. Quelques-uns ont pris le pont de singe et d’autres, le filet. Pour certains le début fut difficile mais finalement nous avons tous eu beaucoup de plaisir. A midi, nous avons pique-niqué au sommet de la Via Ferrata avec une magnifique vue sur le lac. Pour redescendre, nous avons fait un rappel d’environ 50 mètres. C’était une très belle expérience ! Ensuite, nous sommes rentrés à Vissoie en car. Merci aux organisateurs ainsi qu’à la commune pour son soutien. Article écrit par : Line, Eloane, Luca et Théo
Journée montagne Le cycle d’orientation d’Anniviers a organisé une journée découverte au glacier de Zinal. Voici quelques témoignages d’élèves J’ai vraiment trouvé cette journée amusante. Il y avait un beau paysage, on a pu passer sous la glace pour découvrir une sorte de mini grotte dans le glacier. J’ai trouvé très bien la journée il faisait beau mais un peu froid, mais cela ne nous a pas empêché de nous amuser. J’ai glissé sur la pierre pleine de glace et je suis tombée dans l’eau qui était gelée. J’étais trempée et j’avais froid mais c’était amusant. J’ai bien aimé cette journée car j’ai bien rigolé et c’était vraiment beau. J’ai adoré cette journée, ça m’a permis de découvrir un nouvel endroit et d’apprécier de nouveaux paysages. J’ai aussi bien rigolé avec mes ami(e)s et passé d’excellents moments. Réalisé par Johann, Mallory et Roxane
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portrait
Un artiste et ses outils Roger Theytaz
O
n ne peut pas comprendre l’œuvre de Roger Theytaz sans ses outils. Depuis enfant, Roger a toujours eu en mains un outil, privilégié, qui va l’accompagner probablement jusqu’à sa mort. Chacun de ces outils peut être repéré sur les œuvres picturales de Roger. 1. Comme tout enfant conduisant ses chèvres, il s’agit du couteau de poche, probablement d’un opinel comme nous en possédions tous. Avec cet outil très simple, le petit chevrier était toujours en occupation: il confectionnait toutes sortes de bâtons pour le bétail ; il inscrivait ses initiales sur les arbres en croissance, ce qui lui permettait ensuite de les repérer d’arbre en arbre et, s’il était habile, il savait agencer un instrument de musique: une sorte de flûte élémentaire appelée le pipeau. 2. Très jeune, Roger est initié aux outils de la vigne. Il s’agit là d’un outillage complexe de pioches, de triandines, de sécateurs, jusqu’aux multiples ustensiles des vendanges et des caves. 3. Les Theytaz constituaient une famille de vignerons avec quelques parcelles de prés pour le bétail. Un très beau tableau le montre en train d’aiguiser sa faux : Roger prétend même avoir fauché tout seul la prairie des Vernecs et ose se définir comme un très bon faucheur ! 4. Lors de la mort dramatique de sa maman, Roger, obéissant aux ordres que celle-ci lui avait donnés, dépose dans le cercueil ses grands « outils » de prière que sont le chapelet et les médailles. 5. Fils de chasseur, Roger rejoint son père lors des grandes randonnées de chasse et il devient à ce moment-là, avec son sac à dos, ravitailleur de bouteilles permettant aux chasseurs de retrouver force et énergie.
6. Ayant décidé par lui-même de s’initier au judo, Roger revêt peu à peu tous les vêtements et reçoit enfin le grand outil symbolique : le sabre du judoka. 7. Décelé très jeune comme habile pour le dessin, Roger manie avec habileté le crayon et les multiples outils de la palette du peintre l’accompagneront toute sa vie, ainsi que le montrent ses autoportraits. 8. Devenu professionnellement peintre en carrosserie, Roger sait manier avec dextérité le pistolet du carrossier qui lui permet toutes sortes de variations picturales qui auront également une influence sur ses œuvres. 9. A ses 20 ans, le voici soldat, Roger maintiendra avec un soin particulier ses outils militaires, et tout particulièrement son mousqueton, dans son rôle de fondateur du Corps de Dieu de Villa. 10. Aux Vernecs, avec l’aide de ses frères, Roger manie les outils du bois et commence à équiper sa cave d’une quantité invraisemblable d’outils provenant essentiellement de sa propre famille. 11. On ne peut visiter le chalet des Vernecs sans assister à la profusion du géranium que Roger fait fleurir grâce à ses outils de jardinier. Géraniums plantés dans des objets confectionnés parfois par lui-même ou des objets anciens transformés en porte-fleurs. 12. Les Anniviards de Sierre ne sauraient se passer de l’antique musique anniviarde, Roger participe aux Fifres et Tambours de Villa, son outil à lui est le fifre. 13. Vivant au pied des montagnes, il allait de soi que l’artiste se devait de les conquérir… et le voici avec les outils de l’alpiniste, sac, cordes, crampons et piolet.
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14. En Anniviers, nous sommes essentiellement dans la civilisation du bois. Comme accomplissement des possibilités du bois, Roger va devenir un grand joueur de cor des Alpes et c’est, selon son expression, « le bois qui devient musique » ! Nous pourrions encore y ajouter la confection du crucifix reproduisant l’un des thèmes les plus fréquents de sa peinture : les chapelles d’Anniviers avec leur grande croix. Et il est probable, que tout près du rocher où reposeront les cendres de l’artiste, s’élèvera une croix que l’artiste lui-même, dans un dernier acte de foi, aura lancée vers le ciel. Cette exposition est indispensable à tout visiteur qui veut comprendre plus que le paysage, l’outil du paysan, de l’ouvrier, de l’artisan et de l’artiste. Bernard Crettaz
Exposition à la Tour d’Anniviers à Vissoie du 10 juillet au 29 août, je et ve 17:00 à 20:00, sa et di 14:00 à 20:00. Vernissage de l’expo et du livre de JeanLouis Claude de Zinal, sa 10 juillet à 18:00
www.sivacolor.ch www.salaisons-anniviers.ch
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Boisval SA - Mayoux 027 475 12 37 - boisval@bluewin.ch
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Construction SA - Vissoie 027 475 11 33 - construction.sa@bluewin.ch
Monnet SA - Mayoux 027 475 18 33 - info@monnet-sa.ch
Créabois SA - Grimentz 027 475 21 54 - creabois@netplus.ch
Revey Jacky Sàrl - Mayoux 027 475 23 74 - jackyrevey@netplus.ch
Massy SA - Grimentz 027 475 15 78 - info@menuiserie-massy.ch
Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70 menuiserie-theytaz@bluewin.ch
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Crues de la Navizence des 2 et 3 juillet 2018, 3 ans après
Pour rappel, dans la nuit du 2 au 3 juillet 2018, la rivière « Navizence » débordait à la suite d’un violent orage, stationnaire et centré sur le haut du village de Zinal, d’une intensité plus grande qu’une pluie centennale. La pluie se transforma en débit de crue, qui s’étendit dans toute la vallée, provoquant de grandes érosions et un transport de matériaux jusqu’à Chippis.
Des infrastructures publiques et privées ont été endommagées et les érosions latérales des berges furent importantes et influencèrent directement les instabilités des versants. Des mesures de sécurisation immédiate, telles que curages, enrochements, rétablissement des profils hydrauliques, remise en état partielle des services, ou encore évacuation des bois flottants, sont entreprises sitôt après la crue, entre juillet et novembre 2018, sur l’ensemble du linéaire (coûts des travaux : CHF 6.94 Mios). En fonction de ces dégâts constatés en 2018 et des infrastructures menacées, un concept de mesures de protection a été développé pour éviter une dégradation sup-
plémentaire. Ces travaux vont s’étendre sur une dizaine d’années. Compte tenu de la durée d’intervention, des mesures anticipées de première priorité (consolidations) ont été exécutées en 2019 et 2020 sur les secteurs les plus vulnérables (coûts des travaux : CHF 4.13 Mios), à savoir : − Zinal − Mijonettes – Mottec − Vissoie – Verrou de Pinsec Des mesures de protection anticipées des ouvrages des Forces Motrices de la Gougra sont aussi effectuées et seront finalisées dans le courant de l’année 2021 (coût des travaux : CHF 4.65 Mios). Dans le cadre du concept de mesures de protection, des études divisées en trois lots:
ser et optimiser au mieux les alentours de la rivière. Les avantprojets, qui font l’objet de discussions avec les tiers concernés, sont à bout touchant et l’établissement des projets d’ouvrages sont prévus pour la fin 2021/début 2022, avec une mise à l’enquête publique des projets prioritaires : - Homologation des plans - Décisions de financement - Mise en oeuvre des travaux
Les travaux devraient s’effectuer entre les années 2022 et Secteur Zinal avant Secteur Zinal après 2027. 1. Mission Un solde de CHF 30-35 Mios est estimé 2. Pisciculture-Verrou de Pinsec-STEP pour étudier et réaliser les mesures du 3. Zinal-Ayer & Prise St-Jean-UE Vissoie concept global de Secteur de Mission protection. sont en cours d’élaboration afin de sécuri-
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Exercice du droit de vote par correspondance: étiquette autocollante personnelle à coller sur la feuille de réexpédition
Dans le but d’augmenter la sécurité du vote par correspondance et ainsi de tenter d’éviter les fraudes, le Conseil d’Etat a souhaité prendre une mesure supplémentaire et a donc décidé d’introduire le système de l’étiquette autocollante personnelle. Les citoyens valaisans ont donc reçu à la fin du mois d’avril 2021, de la part de la Commune, un jeu de 30 étiquettes autocollantes comportant leur nom et leur prénom ainsi que le nom de la commune dans laquelle ils résident. Ils ont pu s’essayer à cette nouvelle pratique à l’occasion de la votation fédérale du 13 juin dernier. Nous profitons donc de vous rappeler la marche à suivre dorénavant applicable lors de chaque votation/élection en cas de vote par correspondance, à savoir : L’étiquette doit être impérativement collée sur la feuille de réexpédition. + La signature est également exigée sur la feuille de réexpédition. A défaut d’étiquette et/ou de signature = le vote est déclaré NUL Perte des étiquettes En cas de perte de votre jeu d’étiquettes, vous pouvez en demander un nouveau à la Commune, par écrit (CP 46 - 3961 Vissoie ou info@anniviers.org). CHF 15.- de frais administratifs vous seront encaissés à cette occasion.
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COVID 19
soutien aux aînés, aux jeunes et à l’économie locale Depuis des mois, autant nos aînés que nos jeunes ont dû accepter d’avoir une vie sociale et familiale très limitée, impactant le moral de bon nombre d’entre eux. C’est pourquoi, votre exécutif a souhaité leur redonner le sourire ne serait-ce qu’un instant, en offrant pour les fêtes de Pâques, aux personnes de plus de 70 ans, une fleur livrée par la jeunesse d’Anniviers et pour les 16-25 ans, des bons cadeaux d’une valeur totale de CHF 50.- à chacun, à faire valoir dans les bars-cafés-restaurants de la Commune, afin de renouer avec les moments conviviaux.
Mais il ne s’agissait pas pour l’exécutif d’en rester là. Il a en effet décidé d’allouer un montant afin de soutenir son économie locale. Cela passe par une réduction de 50 % sur la taxe variable des taxes communales aux entreprises impactées, domiciliées sur la Commune. Dans un concept similaire à 2020, il a également décidé d’offrir des bons cadeaux d’une valeur de CHF 25.- aux résidents principaux et secondaires s’acquittant des taxes communales. Ces bons sont à faire valoir jusqu’à la fin du mois d’octobre 2021 auprès des bars-cafés-restaurants de la Commune qui sont restés fermés tout l’hiver. Cette mesure a pour but de générer une utilisation accrue des logements, engendrant ainsi un bénéfice pour l’ensemble des commerces et activités touristiques de la vallée.
Le Conseil municipal vous souhaite à tous de profiter au mieux de ces avantages et de passer un bel été !
@communeanniviers Dans un souci de proximité, d’ouverture et de transparence, le Conseil municipal a souhaité trouver un moyen de communication efficace avec la population, toutes tranches d’âge confondues, de la résidence principale à la secondaire. Le réseau social « Facebook » répondant ainsi à ses attentes, il a décidé d’ouvrir une page pour la Commune d’Anniviers. De l’information courante (rappel d’horaires de nos diverses infrastructures, actions communales…) à urgente (dangers naturels….), en passant par la concrétisation de projets, nous partageons avec vous nos activités communales. Notre Centre de Secours incendie d’Anniviers partage également sur cette page les activités de son corps de sapeurs pompiers. Notre service SMS Alerte reste, quant à lui, toujours d’actualité pour veiller sur votre sécurité. Au plaisir de vous compter parmi nos abonnés !
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sport
Montagne-Club Anniviers Les geckos, mais au MCA on prononce « Guéckos » !!!
C
e nom provient du malais Gekoq, qui est une onomatopée correspondant au cri d’un gecko. Et effectivement vous entendrez distinctement son cri en scannant le QR code suivant. Pour ceux qui ont eu l’occasion d’en entendre lors d’un voyage, peutêtre rêvasserez-vous aux ambiances indonésiennes, par exemple, en l’écoutant….
Taille : environ 25 cm Poids : entre 50 et 100 g Particularités : lamelles adhésives sous les doigts, qui leur permettent de grimper sur toutes les surfaces, y compris les plus lisses. Ils peuvent ainsi marcher sur un plafond sans problème.
Mais pour nous, grimpeurs du MCA, un gecko c’est plutôt ceci : Age : entre 5 et 9 ans Taille: environ 1m30 Poids : environ 32 kg Cri : variable en intensité 😉 Particularités : un baudrier, un mousqueton, une corde, des chaussons d’escalade qui leur permettent de grimper sur presque toutes les surfaces. Cette année, les moniteurs du Montagne Club Anniviers, formés par Jeunesse et Sport, encadrent 20 enfants de 5 à 9 ans. Nathalie Courvoisier et Etienne Emery assurent l’encadrement lors des entraînements du lundi dans la salle de grimpe de Grimentz. Les objectifs d’entraînement se concentrent autour des thèmes de l’équilibre, du mouvement à la verticale, de l’apprentissage de la sensation de hauteur, de l’apprentissage de la sécurité et de la confiance en soi et en autrui. Pour finir,
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le MCA remercie les parents qui donnent un coup de main pour assurer nos p’tits geckos. Stéphanie Gautier Zufferey
lectures
Quand l’histoire fait l’auteur
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hilippe Favre vit à Chippis, est enseignant à Sierre et a des origines anniviardes. Il a publié au cours des dernières années trois romans : 1352 Un médecin contre la tyrannie en 2014, Cortex en 2016, 381 Mauricius et le mystère de la légion thébaine, en 2019. Ses œuvres ont, en grande partie, pour cadre le Valais. Incitée à lire son premier livre par plusieurs lecteurs enthousiastes, j’ai découvert avec intérêt un roman historique qui m’a permis de remonter les siècles et d’arpenter le Valais de l’époque médiévale. Par la suite, j’ai lu ses autres romans. Ils m’ont aussi plu. Intriguée par le travail d’auteur et l’importante somme de recherches qu’il impliquait, j’ai sollicité une entrevue, que Philippe Favre a bien voulu m’accorder. Cet article rend compte de ce qu’il m’a expliqué à propos de son activité d’écriture et est destiné à assouvir la curiosité que, comme moi, ses nombreux lecteurs anniviards éprouvent certainement. Les commencements Ses débuts en écriture sont presque dus au hasard. Vers la fin des travaux de restauration du château de Beauregard, le conseil de Fondation du château voulait éditer une publication à son sujet. Quelques pages devaient y décrire le contexte du Valais au XIVe siècle : Philippe Favre s’est mis en tête de le présenter au travers des yeux d’un marchand qui parcourt la région pour vendre ses produits. Entreprenant des recherches pour étoffer sa connaissance du sujet, il a rencontré plusieurs fois le nom de Guillaume Perronet. Dans les sources, ce personnage apparaissait sous diverses étiquettes, en tant que médecin, révolu-
toire, simplement dans le cas de Cortex, il s’agit de l’Histoire contemporaine avec cette tentative de créer un cerveau humain numérique. Les sources L’accès aux sources écrites lui a été grandement facilité par sa familiarité avec les moyens informatiques. Grâce à internet, il a pu consulter régulièrement une bibliographie tenue à jour comportant des mémoires d’étudiants, des actes de colloque, des articles spécialisés. C’est la garantie d’être à la pointe de l’actualité des données. Après s’être abondamment informé sur les sujets qu’il souhaitait traiter, il a interrogé des archéologues, des historiens ou le directeur du Human Brain Project, des autorités dans leur domaine. tionnaire, négociateur, prisonnier. Cela l’a intrigué, il a poussé plus loin son exploration. Au point d’accumuler un matériel suffisant pour donner corps à un héros de roman. Ce qui fut fait. Les sujets Philippe Favre se dit plus auteur qu’écrivain, car il n’écrit pas de manière régulière. Il écrit quand il a une histoire à raconter. Cela nécessite qu’il soit captivé par un sujet. Alors il s’immerge peu à peu dans cet autre monde et finit par s’isoler même de ses proches. Il faut donc que l’histoire vaille la peine de lui consacrer beaucoup de temps : deux ans pour les deux premiers romans, trois pour le dernier. Aux yeux des lecteurs, et même de son éditeur, le deuxième ouvrage sortait Philippe Favre de la case « roman historique » où l’avait placé 1352 Un médecin contre la tyrannie. Pourtant lui ne voit pas une différence si grande entre ses livres : chaque fois, il s’intéresse à un moment crucial de l’His-
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Construction du roman Philippe Favre place les faits au centre, car il est très attaché à leur véracité. Les éléments à sa disposition sont comme des piquets de slalom. Il s’agit de les respecter, de ne pas les déplacer. Autour d’eux, il reste de la place pour la création, mais cela ne nécessite pas forcément, selon lui, une grande imagination. Ainsi, dans son dernier roman, si le personnage de Melvin est entièrement imaginaire, les archéologues, eux, sont inspirés de personnes réelles, l’effet recherché étant que le lecteur ait le sentiment de prendre part à l’enquête. Du point de vue technique, pour préparer ce livre, l’auteur a utilisé un immense tableau Excel pour stocker les innombrables informations concernant les trois récits superposés qui le composent et finissent par se rejoindre. Il les a classées selon la chronologie, les personnages, les éléments de la vie quotidienne. Sans les outils informatiques il lui aurait été impossible d’écrire
Fouilles au Mur (dit) d’Hannibal (un des lieux du troisième roman)
un tel roman, dont les sources représentent vingt-quatre mille pages pour finalement déboucher sur un livre qui en compte quatre cent cinquante ! Manière d’écrire Philippe déclare avoir changé sa manière d’écrire entre son premier et son troisième roman. Ce qu’il a appris sur le fonctionnement du cerveau en préparant le deuxième l’a fait évoluer vers une nouvelle manière d’écrire. Pour le premier, il écrivait un paragraphe après l’autre. Parfois il séchait et cela pouvait durer. En interviewant le neuroscientifique, il a compris que le cerveau est une machine qui ne vous obéit pas forcément. « Votre cerveau répondra toujours à vos questions, mais au moment que lui choisit, et seulement à condition de ne pas cesser de lui redemander ». Appliquant
ce principe, il note en vrac les idées quand elles viennent, car souvent elles le font de manière inattendue ou à des moments inopportuns. L’ensemble du travail nécessaire à l’écriture d’un roman est jouissif, mais il existe un risque de se perdre.
381 Mauricius et le mystère de la légion thébaine n’était sorti que depuis quelques mois quand le coronavirus a mis notre société à l’arrêt. Sa promotion n’a pas pu être assurée normalement. Ce sera difficile de la reprendre là où elle s’est arrêtée, car tant de livres sortent chaque mois.
Le retour des lecteurs Il y a bien sûr d’abord les félicitations des proches, familiers et autres connaissances, ainsi que les rencontres lors de séances de dédicaces. Parfois des surprises surviennent : l’Association des Tchèques de Genève a demandé que 1352 Un médecin contre la tyrannie soit traduit dans leur langue, parce que l’empereur Charles IV, un des personnages qui soutient le héros, est très cher au cœur du peuple tchèque. L’idée a été menée à bien.
Aujourd’hui Actuellement, Philippe Favre n’a pas de projet en cours. Il n’a pas trouvé de sujet suffisamment passionnant pour repartir dans un autre univers. Gageons que le Valais qui est, selon ses mots mêmes, un livre d’archéologie à ciel ouvert, l’inspirera à nouveau. Pour le grand bonheur de ceux qui le lisent ! Janine Barmaz
W W W. M E L LY M E U B L E S . C O M
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sport
Ski-Team Anniviers
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n ce mois de mars 2021, le val d’Anniviers a été l’hôte des Championnats suisses de ski alpin. Nous saisissons l’occasion de tirer un premier bilan avec le président du comité d’organisation, Benoît Epiney. Quel est ton premier sentiment en revenant sur cette semaine de compétition ? Tout d’abord, l’amitié et la générosité de toutes les personnes ayant œuvré avant, pendant et après les courses. Ensuite, on peut reprendre cette réplique célèbre : « on a vraiment de la chance avec le temps au val d’Anniviers ». Enfin, avec plus de 1000 départs sur l’ensemble des courses, il n’y a pas eu de lourdes chutes ou d’accidents. Tu parles de générosité, c’est une spécificité anniviarde ? Je crois que oui. Avec le soutien des bénévoles, des ski-clubs, des remontées mécaniques, de la commune et de tous les donateurs, nous avons pu organiser de belles compétitions. Il faut bien imaginer que nous avons organisé plus de 10 compétitions, sur différents sites, avec toutes les contraintes que l’on peut imaginer en hiver et en montagne. Malgré une météo clémente, le programme n’a pas pu se faire comme prévu ? Non et s’il y a un regret, c’est sur ce point. Les températures printanières, puis la neige fraiche tombée en février avaient fortement ramolli la neige sur la piste de Bendolla à Grimentz. Le manque d’eau ne nous a pas permis de durcir la piste et si nous avions poussé la neige jusqu’à la couche de fond, il y avait un gros risque que la piste ne soit plus praticable pour Pâques.
Swiss-Ski a-t-il également tiré un bilan de ces compétitions ? Swiss-Ski a été très satisfait et remercie chaleureusement l’organisation dans son ensemble. Malgré les restrictions Covid, les courses se sont déroulées dans les meilleures conditions et sans les quarantaines des athlètes féminines de Coupe du monde, le plateau aurait été le plus relevé de ces dernières années. L’organisation de courses et d’entrainements depuis plusieurs saisons fait que les athlètes viennent avec plaisir en Anniviers. Nous offrons une garantie de qualité et de service. Les courses ont été retransmises en direct sur internet, notamment sur le site internet du Blick, a-t-on un retour chiffré ? Oui et là aussi, la surprise a été grande. Les audiences ont été records et les spectateurs ont été fidèles, avec des temps de suivi bien plus long que dans d’autres sports. Peutêtre l’effet télétravail (ou TV-travail…).
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Ramon Zenhausern
La descente et les slaloms ont réalisé des chiffres comparables à une manche de Coupe du monde de ski sur la RTS. Bien que nous aurions souhaité une diffusion nationale avec la SSR, la forte visibilité en Suisse allemande est très réjouissante pour notre destination touristique.
David Melly, président de la Commune, Bernhard Aregger, directeur de Swiss Ski, Benoît Epiney, président du comité d’organisation
Le ski de compétition est très présent dans nos stations, surtout à GrimentzZinal. Le rapport coût-bénéfice est-il intéressant ? Je pense que si on s’arrête uniquement aux retombées directes (nuitées, abonnements, locations de piste), le bilan est intéressant, surtout la période novembredécembre. Si on regarde de manière plus large et notamment d’un point de vue médiatique, la question ne se pose plus. Les innombrables mentions dans les journaux, lors des directs de Coupe du monde ou les publications sur les réseaux sociaux touchent un public très important, comme le montrent les chiffres en exemple. Cette publicité presque gratuite est la récompense de l’engagement important des re-
montées mécaniques et des organisateurs de courses. L’organisation des Championnats suisses amènera-t-elle d’autres courses ? Il est trop tôt pour le savoir, mais nous avons profité de cette manifestation pour montrer à Swiss-Ski nos capacités d’organisation et nous avons également présenté au directoire de Swiss-Ski les différentes possibilités techniques afin d’accueillir la Coupe du monde en Anniviers. L’avenir (et la météo) nous le diront. Nicolas Droux, Président Ski-Team Anniviers © photos Virginie Epiney - Cédric Colin
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Exemples de publications Instagram Ted Ligety 2016: 63 000 vues, 292 000 abonnés Nina Loeseth 2018: 54 000 vues, 83 000 abonnés Wendy Holdener 2018: 12 000 j’aime, 185 000 abonnés Ramon Zenhäusern 2021: 53 000 vues, 60 000 abonnés Mélanie Meillard 2020: 25 000 vues, 35 000 abonnés
héritier & associés terrassement sa Terrassement Transport Anniviers Rte de Grimentz 70 / CH-3961 VISSOIE
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événements
De Buenos Aires à Vissoie « La vitesse de la lumière »
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ans son édition d’avril 2020, ce magazine consacrait un article au projet « La vitesse de la lumière » qui devait se tenir en août 2020 en Anniviers, dans le cadre du far°. Entretemps, le bal des annulations liées aux restrictions sanitaires est passé par là. Heureusement, avec les beaux jours, la machine à rêves s’est remise en route et la pièce de théâtre se jouera du 12 au 21 août 2021 entre Vissoie et St-Jean. Un projet de portée universelle « La vitesse de la lumière » est mise en scène par Marco Canale, artiste argentin, qui a déjà élaboré plusieurs versions de ce même projet en Argentine (2017), en Allemagne (2019) et plus récemment au Japon (mai 2021). Le travail qu’il mène consiste en la création d’une pièce de théâtre avec des anciens et les membres d’associations de la région. Leurs souvenirs, leurs parcours de vie et leur vision de l’avenir ont servi à l’écriture de l’œuvre. Pour Marco Canale, il est essentiel de se pencher sur le passé pour comprendre le monde dans lequel on vit aujourd’hui ; il y a en cela quelque chose d’universel. Les témoignages sur la vie dans le Valais d’antan l’ont intéressé par les similarités qu’ils ont avec le mode de vies des familles d’Amérique latine d’il y a huitante ans. Troisième séjour en Anniviers En novembre 2019, puis en janvier 2020, Marco Canale a passé du temps dans la vallée pour rencontrer de nombreuses personnes susceptibles de l’accompagner dans cette magnifique expérience collective.
Avec elles, il a créé une histoire dans laquelle les vaches, le patois et, surtout, les Anniviards et leur vie quotidienne occupent une place essentielle. Depuis le mois de juin, l’auteur et metteur en scène est de retour pour la dernière phase de ce projet participatif. Acteurs, figurants, bénévoles et musiciens vivent actuellement une expérience théâtrale passionnante et vous attendent le 12 août pour la première représentation. La RTS suit l’évolution du projet. Une vidéo a été mise en ligne sous le titre La mémoire des Anciens (Nouvo news), consultable sur le site du far°. Les organisateurs far° Nyon. Reconnu depuis trente-sept ans pour son festival ayant lieu chaque été à Nyon, le far° se définit aujourd’hui comme un projet explorant les arts vivants (danse, théâtre, performance) tout au long de l’année. Le travail du far° s’articule autour de trois axes : la création, l’accompagnement artistique et la médiation. Il porte une attention particulière à des artistes suisses et internationaux proposant une approche novatrice tant sur les sujets abordés que sur les formats de présentation, et s’inscrivant dans le contexte territorial et social de la région de Nyon ou d’ailleurs. SMArt est un programme de la Fondation pour le développement durable des régions
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de montagne (FDDM). Grâce à l’art, le programme cherche à créer des émotions, à toucher les cœurs, pour faire prendre conscience des défis auxquels font face les régions de montagne. Plus de vingt artistes photographes ont déjà été accueillis en résidence en Valais et en Suisse. Ils ont chacun développé une série photographique sur des thèmes comme le changement climatique, la gestion de l’eau, la migration, l’agriculture ou, plus globalement sur notre relation à la nature. Avec Marco Canale et le far°, SMArt fait une incursion innovante dans le monde du théâtre. Janine Barmaz et Carine Antonio
Information et billetterie en ligne dès le 23 juillet 2021 : www.far-nyon.ch Pour des renseignements complémentaires, contactez Carine Antonio : projet@far-nyon.ch Lien vidéo :
éducation
Les écoles à ciel ouvert et la génération hors-sol
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xiste-t-il en Valais des salles de classe qui ont pour seul plafond le ciel ? Et des enfants qui étudient dans les bois, les champs ou les bords des rivières ? Dans les années 50, l’idée qu’il est possible de faire sortir l’école de ses murs se développe en Scandinavie. En Suisse, il faut attendre 1998 pour que les premières écoles enfantines en forêt ouvrent à Brütten et à St Gall. Il y a actuellement dans notre pays de plus en plus de structures éducatives en extérieur: 400 jardins d’enfants, 8 écoles enfantines publiques, 12 écoles enfantines privées et 2 écoles primaires. Plusieurs écoles privées valaisannes expérimentent un enseignement en partie dans la nature: à l’école Mandala, les élèves passent près de 60% de leur temps à l’extérieur du bâtiment scolaire. Depuis 2017, une autre école innovante, Graines d’avenir, se déroule en semi-plein air et encourage les valeurs d’autonomie, de nature, de coopération et de projet, car « les défis sont de taille et c’est notre rôle de préparer nos enfants à les relever en remplissant leurs petites poches de connaissances, de compétences, de valeurs et d’outils indispensables à la vie. »1 Il peut arriver que l’un d’eux ait huit limaces dans les mains au moment de commencer
Une autre école primaire pionnière, fondée en 2013, est basée à Uvrier: EducaTerre. Les élèves y passent « un minimum de périodes entre quatre murs pour jouir d’un maximum de moments entre quatre mûres. »2 A ses débuts, l’école était nomade, dans une roulotte. Aujourd’hui, elle compte une douzaine d’élèves par niveau,
Nathalie Barras lit une histoire aux enfants à la fin d’une après-midi d’école en forêt, enfants de 1-5H, automne 2020
de la première à la cinquième primaire. Les enfants sont dehors, sauf par grand froid, forte pluie ou grand vent. L’éducation y est conçue comme un voyage qui « commence par une découverte, une éducation par la nature»2 et qui privilégie «l’alternance entre des moments d’inspiration, d’émerveillement, de découvertes personnelles, et des instants d’émulation, de partage, de collaboration autour de la construction d’un projet commun, avec comme moteur d’apprentissage la motivation et l’enthousiasme des enfants. »2 EducaTerre veut «apprendre dans, par et avec la nature»2, car «les études montrent que les enfants qui passent du temps dans la nature développent d’importantes compétences de concentration, de confiance en eux, de communication et de recherche de solutions.» 2 Les cours sont donnés «sur un magnifique terrain au cœur des vergers, [les] voisines [des élèves] sont des poules et des chèvres, et le
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ciel est [leur] toit.»2 L’enseignant utilise ce qu’il trouve sur place. Comme l’explique Isaline Pilet, institutrice de première et deuxième primaire à EducaTerre, « en plein air, le bruit incessant des enfants est moins dérangeant. Cela amène tellement de ne pas avoir besoin de leur dire tout le temps de s’asseoir et de se taire. On leur demande de se calmer, mais cela n’a rien à voir avec la vie dans une classe fermée. Là où, souvent, tout le monde finit cassé nerveusement au terme de la journée. […] Comme certains arrivent plus tôt, il peut arriver que l’un d’eux ait huit limaces dans les mains au moment de commencer. […] Il est important que la génération qui vient puisse se reconnecter à la nature. Mieux la connaitre, ne pas en avoir peur. Voir combien elle dépend d’elle. [Les enfants] y gagnent une capacité d’attention accrue. […] Ils sont beaucoup plus sereins. »3 De plus en plus de pédagogues alertent sur les
auteure du livre L’école à ciel ouvert (le premier manuel scolaire pour enseigner dehors), membre de la direction de l’école EducaTerre et cueilleuse de mère en fille.
de la Nature qu’ils trouvent; ça fait une œuvre collaborative et évolutive au fil des saisons 2020
dangers d’un enseignement emprisonné entre quatre murs, car «l’école a besoin d’oxygène.»4 Raymonde Caffari explique ainsi les bienfaits de l’école en extérieur : «Les petits enfants apprennent surtout en bougeant. […] Un enfant qui bouge bien est aussi souvent bien dans sa tête. Il peut s’ouvrir au monde et pratiquer son métier d’enfant, c’est-à-dire découvrir. L’enfance est une longue adaptation au monde. C’est faciliter cet apprentissage que d’évoluer dans la forêt. […] Vivre avec le froid, le chaud, la pluie, le vent. Les activités d’intérieur immobilisent souvent. Elles sont peut-être moins profitables pour les développements physiques et intellectuels. »5 Nous protégeons ce que nous connaissons et aimons Début 1985, un groupe d’éducateurs à l’environnement du WWF appelle à l’action pour lutter contre la mort des forêts. Plutôt que de sombrer dans le catastrophisme et la solastalgie, pourquoi ne pas essayer de renforcer dès l’enfance le lien de l’humain à la nature, pour qu’il ait envie de la protéger ? « Motivées pour cette cause, des écoles et des associations pour la jeunesse organisent des semaines en faveur de la forêt. Leur devise : nous protégeons ce que nous connaissons et aimons »6. L’idée est que si les enfants connaissent et aiment la forêt, ils se battront pour sa survie une fois devenus adultes. Un des rôles de l’école pourrait donc être de faire vivre aux jeunes
des expériences positives, intéressantes et intenses dans la forêt, pour qu’ils l’aiment et apprennent qui elle est. Mais l’école est organisée dans des bâtiments. Le seul moyen est de la faire sortir et de l’amener dans la forêt. Pour cela, il faut aussi motiver les enseignants et leur donner des outils pédagogiques pour le faire. Ainsi naît Silviva, une structure qui « s’engage pour faire de la forêt un lieu d’apprentissage »6 et qui « élabore des activités pédagogiques en rapport avec l’éducation en vue d’un développement durable.»6 Silviva veut développer l’école en forêt : elle donne des cours, forme des enseignants, élabore du matériel et tente de réunir le monde des professionnels de la forêt avec celui des enseignants. En développant « l’apprentissage dans et par la nature »6, Silviva encourage une gestion durable des ressources.
L’enseignement entre quatre murs Nathalie Barras nous a fait l’immense plaisir de prendre le temps de répondre à nos mille questions. Elle s’occupe, entre autres, de former des enseignants à l’éducation en plein air, en leur offrant des outils pratiques pour qu’ils donnent leurs leçons à l’air libre par tous les temps, que ce soit dans un pré, une forêt, un bord d’un ruisseau ou même dans la cour d’école. Car enseigner dehors, ça s’apprend ! Nathalie Barras est pédagogue par la nature, co-
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Qu’est-ce que Silviva ? Silviva est une fondation financée par l’Office fédéral de l’environnement. Elle a pour but de favoriser l’apprentissage dans la nature. Depuis une quinzaine d’années, Silviva forme beaucoup d’enseignants à pourquoi et comment amener leurs classes en forêt.
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Tissage entre les arbres: on installe ce «métier à tisser» entre les arbres, et les enfants viennent y mettre les petits trésors
Il me semble que vous êtes originaire du val d’Anniviers. Si c’est exact, avez-vous passé une partie de votre enfance dans la vallée ? Cela a-t-il influencé votre rapport à la nature et joué un rôle dans votre engagement pour l’école dans la forêt ? Ma mère est originaire du val d’Anniviers et elle a grandi dans le hameau de Fang. J’ai passé toutes mes vacances scolaires à Fang dans la maison de mes grands-parents, là où ils ont élevé ma mère et ses sœurs. Avec mon frère, on jouissait d’une très grande liberté : être dehors dans les prés, jouer au bord de la Navizence, dans le bûcher de notre grand-papa, dans les jardins ou les vergers de Fang. C’était un morceau très précieux de mon enfance, parce que le reste de l’année on était dans un quartier urbain de la ville de Fribourg. J’ai pu nouer un lien très fort à la nature. J’ai expérimenté moi-même la richesse des impressions, la joie de vivre, le sentiment d’autonomie et la confiance en soi que cela donne. Quand j’ai vu mes propres enfants aller dans des écoles tout à fait traditionnelles, j’ai ressenti le manque que l’enseignement entre quatre murs procure chez les enfants, et a contrario la plus-value que cela donne de pouvoir offrir aux enfants des moments de plein air. La forêt est un milieu très adapté à notre physiologie d’être humain. Des études scientifiques médicales montrent que le plein air stimule nos sens sans les surstimuler. C’est très intéressant, car aujourd’hui, la plupart d’entre nous sommes devant des écrans, adultes comme enfants. Et là, on a des stimulations qui sont trop élevées pour notre système nerveux central. La forêt est stimulante au niveau de l’odorat, du toucher, de l’ouïe, de la vue, mais sans être surstimulante, avec un effet calmant sur le système nerveux central.
Activité langagière qui mobilise les 5 sens: trouver des objets qui ont des caractéristiques données, les ranger par paires de contraires; ici la paire «anguleux» - «arrondi», 2020
Quel est le lien entre l’école en forêt et le développement durable ? Les écoles en forêt les plus anciennes datent des années 50 au Danemark. On voit que les enfants qui ont eu la chance d’avoir un contact régulier avec la nature deviennent ensuite des adultes qui ont une propension beaucoup plus forte et évidente à protéger leur environnement, qui ont une autre manière d’être au monde et sont beaucoup plus conscients du fait qu’on fait partie intégrante de cet environnement. C’est hyper important actuellement, parce qu’on est dans la sixième extinction de masse. Sortir du bâtiment scolaire avec les enfants jeunes a donc un lien très concret avec le développement durable. On ne va protéger que ce qu’on aime, et on aime que ce qu’on connait. Il faut que la nature ne soit plus quelque chose d’inconnu mais quelque chose de précieux pour les enfants. Est-ce qu’on peut enseigner dehors toutes les matières, même les langues ou les mathématiques ? Tous les apprentissages peuvent être faits en plein air, à part la géométrie (avec la règle, le compas et l’équerre, qui nécessitent une table) et la natation. Chez EducaTerre, les enseignants suivent le plan d’études romand, de la même manière que les écoles publiques. Au cycle 1, tout est faisable dehors, et même avec beaucoup de profit par rapport à dedans, car les enfants jeunes apprennent énormément par le
mouvement. C’est contre-nature de forcer un enfant à être assis immobile et à se taire toute la journée. Je caricature, ce n’est pas comme ça dans l’école publique. L’enfant, quand il vient au monde, est naturellement curieux d’apprendre : il bouge, il tend les mains pour saisir des objets, il articule des sons. Dans les deux ou trois premières années de vie de l’enfant, les adultes font tout pour leur apprendre à parler et à marcher. A la suite de quoi on enferme les enfants dans des salles et on les oblige à s’asseoir et à se taire. Existe-t-il des écoles en plein air en Valais ? Je suis dans le team de direction d’EducaTerre, donc je la connais bien. C’est les deux tiers du temps en plein air et un tiers à l’intérieur. Cela veut dire qu’il y a quand même des bâtiments dans lesquels les enfants ont des salles de classe, avec des tables, des chaises, du papier, des crayons. Nous avons actuellement des élèves jusqu’à la 5H et nous allons ouvrir une classe de 6H dès la rentrée. Ensuite nous demanderons l’autorisation pour la 7H et la 8H. Pensez-vous que les enfants sont aujourd’hui coupés de la nature ? Et si oui, quels en sont les symptômes et les effets ? Oui, car on est face à une génération horssol. Dans leur vie privée, hors école, les enfants n’ont souvent pas l’occasion de créer un lien personnel avec des bouts de nature.
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Ils ont poussé hors-sol, sans contact avec l’humus, comme les tomates. Cela devient une urgence sociétale et de santé publique de reconnecter la jeune génération avec la nature. En France, ils utilisent le terme d’amnésie environnementale générationnelle. Il y a beaucoup de dégâts liés à ce manque de nature. Le premier qui a théorisé ce syndrome de manque de nature est Richard Louv, un journaliste américain qui a écrit Last child in the wood (Une enfance en liberté), et qui a décrit différents dysfonctionnements, comme l’obésité toujours plus grande des enfants, la myopie, et énormément de symptômes psychiques comme la dépression ou l’hyperactivité. Richard Louv, qui avait lui-même des troubles de la concentration, affirme ainsi « ma ritaline, c’était la forêt ». Protégeons nos enfants du syndrome de manque de nature ! Est-ce que le comportement des élèves change lorsqu’ils étudient à l’extérieur ? Sont-ils plus concentrés, ou au contraire plus dispersés? Les enseignants qui pratiquent beaucoup l’enseignement à ciel ouvert disent que, très rapidement, tout ce qui est une compétence transversale (comme la communication, la collaboration, la pensée créatrice, la démarche réflexive ou les stratégies d’apprentissage) est beaucoup plus stimulé chez l’enfant parce que les situations d’apprentissage sont beaucoup plus naturelles, pas artificielles. Des élèves qui ne disent pas un mot quand ils sont en classe communiquent, échangent et partagent leurs observations dès qu’ils sont dehors. En 2019, des chercheurs allemands, sous la direction du professeur Kuo, ont sorti une étude qui a montré que les résultats en français, mathématiques et sciences étaient meilleurs chez les élèves qui allaient régulièrement apprendre en plein air. Les apprentissages les plus efficaces se font en contexte. Par exemple, pour les mesures en mathématiques, au lieu d’apprendre sur des feuilles quadrillées avec des problèmes artificiellement donnés sur une fiche, on va dehors et on estime la longueur du chemin entre la cour d’école et le bâtiment de l’autre côté de la rue, puis on le vérifie avec des instruments de mesure.
l’activité d’avant la pause et la poursuivent à leur manière. Les neurosciences nous montrent que c’est dans les moments de jeu libre que les enfants affinent le savoir et intègrent les connaissances. Le dernier moment, c’est clore tous ensemble, de la même manière qu’on a commencé tous ensemble. Cela peut prendre la forme d’une histoire sur le thème qu’on a introduit en début de séquence, ou d’un tour de parole des élèves sur comment ils ont vécu cette matinée en forêt. Pauline Archambault
1
citation extraite du site ecolegrainesdavenir.ch
2
citations extraites du site educaterre.ch
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interview d’Isaline Pilet par Marc David, Illustré, août 2020
4
citation de Philippe Theytaz, docteur en sciences de l’éducation
5
interview de Raymonde Caffari, pédagogue, par Marc David, Illustré, août 2020
6
citations extraites du site silviva-fr.ch
Une enseignante fait un jeu de mouvement avec les enfants, sauter à pieds joints
Pouvez-vous donner un exemple concret de comment se passe un cours dans la forêt ? Je vous donne un exemple où il y a cinq moments dans un cours d’une demi-journée en plein air. Le premier moment se passe tous ensemble. L’enseignant va commencer par stimuler l’enthousiasme des élèves, puis focaliser leur attention sur un thème en particulier, comme par exemple écouter des chants d’oiseaux ou repérer des formes de la nature qui ressemblent à des
lettres. Ensuite, il y a une activité dirigée, c’est-à-dire que l’enseignant donne une tâche à réaliser aux élèves, tous ensemble, en petits groupes ou en solo. Puis il est important de faire une pause avec un petit goûter ou une collation. Le quatrième moment est un moment de jeu libre, d’activités autodirigées, car les enfants sont des grands maîtres en matière de reproduire des attitudes, des comportements ou des tâches qu’ils ont vu faire, donc généralement beaucoup d’enfants reprennent
Joël Bonnard
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patrimoine
L’horlogerie
et autres tentatives de diversification de l’emploi
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rente ans d’aventure et d’espoir! Jusqu’au début des années soixante, un travail dans les cantines des chantiers de construction du barrage de Moiry ou dans les hôtels en été représentait une vraie chance d’obtenir un salaire pour les femmes en Anniviers. Les hommes s’activaient pour le barrage ou officiaient comme porteurs, accompagnateurs ou guides pour la clientèle aisée des hôtels. Ces occupations permettaient d’améliorer leurs difficiles conditions de vie de paysans de montagne. L’installation de l’usine Alusuisse à Chippis, au début du XXème siècle, avait déjà largement contribué à l’évolution du style de vie d’une partie des familles de notre région. La sécurité de l’emploi leur permettait de garder un train de vie paysan à côté, pour le plaisir, mais aussi pour leur assurer une nourriture locale et de qualité, dirait-on aujourd’hui… Dès la mise en service du barrage, beaucoup d’ouvriers n’ont pas retrouvé d’occupation de cette importance sur place. Des familles ont alors « remué » définitivement vers la plaine, la vallée a vu sa population sérieusement diminuer. Perspectives d’avenir Les autorités locales, dont Philibert Crettaz, président de la commune de Vissoie, soucieuses de ce constat, ont cherché des solutions pour retenir les jeunes familles. En 1960 déjà, l’opportunité s’était présentée d’ouvrir un atelier de couture dans la vallée. Philibert Crettaz a cherché des jeunes femmes prêtes à suivre une for-
Une partie de l’équipe de l’horlogerie
mation à Vouvry. Une dizaine se sont annoncées, elles logeaient à l’auberge, le dîner était frugal, elles ne rentraient pas à la maison le week-end. Parfois, le soir, quelque joueur de guitare tentait d’attirer l’attention sous les fenêtres de ces dames… en vain… Elles apprenaient, entre autres, à fabriquer des manteaux de pluie militaires, des vestes matelassées (les premières doudounes) sur des machines à coudre électriques. Ce projet n’ayant pas pu aboutir, la frustration a été grande pour ces femmes qui s’étaient projetées fortement dans cette idée ! A ce moment-là, l’essor de l’industrie horlogère suisse a permis les espoirs les plus fous. Des contacts avec M. Mondini, concepteur et propriétaire de la marque de montre Giroxa, produite dans son entreprise Belvil Watch & CO SA à Soleure, ont
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permis la mise en fonction du premier atelier d’horlogerie à Vissoie, dans les locaux de l’ancienne salle communale. Jean-Louis Kittel, natif de Vissoie, travaillait comme horloger à la Chaux-de-Fonds et avait suivi les cours du soir de technicien. Proposition lui a été faite de revenir au village pour mettre en route cet atelier, ce qu’il a accepté. Cinq personnes ont ainsi pu se former durant six mois à Soleure : Liliane Genoud, Sylvain Savioz, Marc Theytaz, Jean-Marc Theytaz, Narcisse Caloz. Ce petit monde quittait la vallée le dimanche soir, dans la voiture conduite par Jean-Louis, apprenait ce nouveau métier dans l’entreprise de M. Mondini et revenait au pays le vendredi soir. En juin 1961, l’équipe de base était prête à instruire une dizaine de travailleurs sur l’établi à Vissoie, tous équipés de blouses blanches et de cravates ! Très vite, l’entreprise a pu engager du monde, si bien
La déception s’annonce Malheureusement, ce bel épisode a commencé à se détériorer dès 1975. L’année suivante, la faillite de M. Mondini a eu des répercussions jusque chez nous : l’horlogerie de Vissoie a été la première succursale à perdre pied. Sylvain a été chargé d’annoncer la fin de l’aventure à toute l’équipe et de procéder à la fermeture ; il lui a fallu débarrasser les locaux, aidé de deux autres employés.
que l’ancienne salle communale n’était plus adaptée à la progression en cours. La construction de l’horlogerie, comme on appelle encore aujourd’hui ce bâtiment situé sur les hauts du village, a débuté en 1962 et, dès l’année suivante, les ouvriers– ères se sont installés dans ce nouvel édifice, confortable, lumineux. Au premier étage se situait l’atelier, au rez-de-chaussée l’appartement pour M. Charmillot et sa famille venu renforcer l’équipe ; on y trouvait également le vestiaire et le réfectoire. De bonnes conditions, un travail à l’année De trente à quarante personnes ont ainsi trouvé un emploi dans la vallée, les gens venaient des villages environnants, Pinsec, Mayoux, St-Jean, Ayer, Mission, St-Luc et Vissoie. Les transports, rapidement organisés par l’entreprise avec l’acquisition de deux bus, ont été assurés par Marc Theytaz pour les employés de la rive droite et par Narcisse Caloz, puis André Zufferey, pour ceux de la rive gauche. Les autres se déplaçaient en Vespa, en car ou à pied. Je revois encore ces travailleurs qui défilaient devant notre maison, matin et soir. On pensait que tout ce monde avait bien de la chance de pouvoir travailler à l’année à l’horlogerie.
Au début, les employés bénéficiaient de deux semaines de vacances payées par année, puis d’une troisième un peu plus tard. Les hommes qui le désiraient pouvaient suivre une formation de « remonteur complet », ce qui en a intéressé plusieurs, dont mon frère Jean-Claude. A la demande de M. Casimir Rey, responsable alors du Centre Professionnel à Sion, c’est sous la houlette de Jean-Louis Kittel que les cours ont été organisés le samedi. Et très rapidement, le travail à domicile a été possible. Beaucoup de femmes ont profité de cette opportunité représentant un gain non négligeable pour les ménages. « Cela nous permettait de payer les amortissements et intérêts pour la maison ». Les femmes étaient défrayées à la pièce, à Nouvel-An, elles recevaient un cadeau de 60.- francs. Les hommes étaient payés à l’heure, en hiver, une sortie à skis s’organisait pour eux et en été, on réservait une journée pour les familles. Ainsi, la cohésion du groupe était renforcée, pas seulement par le travail. Un atelier a même fonctionné à Ayer, pendant deux ans, dans l’ancienne salle d’école de la maison bourgeoisiale.
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S’adapter en toutes circonstances, les montagnards connaissent cette manière de vivre depuis la nuit des temps, remuages et multi-tâches ont fait partie de leur route, toujours. Une lueur d’espoir Burri SA, une entreprise de mécanique de précision et décolletage pour injecteurs de voitures et serrures de coffres-forts, dont la maison-mère se trouvait à Moutier, a pu ouvrir un atelier à l’emplacement de l’ancienne menuiserie Genoud, sur la place de la Tour à Vissoie. Sous la responsabilité de Jean-Michel Zuber, dès 1972 – 1973, une dizaine d’ouvriers s’activaient dans cette branche. En 1977, le déménagement a pu se faire dans les locaux déserts de l’ancienne horlogerie. Cette mécanique de précision ressemblait à celle de l’horlogerie. C’est ainsi que certains ont trouvé là une parenté
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Au boulot avec le sourire
Remettre l’ouvrage sur un autre métier, trouver du travail ailleurs, c’est devenu leur fardeau. Quelques-uns sont partis à l’Alusuisse, puis sont remontés ensuite, soit à l’usine électrique de Mottec, soit à celle de Vissoie. « Ce n’était pas simple de passer de la blouse blanche à la chaleur des fours ! » D’autres sont restés dans le secteur horloger à Sion, Savièse ou Leytron. Mais ces succursales ont aussi fermé, à tour de rôle, l’horlogerie suisse a traversé une de ses grandes crises dans ces années-là. L’un a réparé des montres en privé, un autre s’est occupé du service après-vente pour des commerces. On ne rompt pas si facilement le lien quand il s’agit d’une passion. Quant aux femmes, elles se sont réorientées dans la vente, les nettoyages, les entretiens, le tourisme. Et des familles ont malheureusement quitté la vallée.
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© Gaëtan Salamin de St-Luc
d’occupation. Malheureusement, en 1991 déjà, nouvelle fermeture et fin de l’aventure. Sylvain, seul rescapé, a pu continuer à travailler pour cette maison. Mais il fallait avoir le goût du voyage, au cours des années, il s’est rendu en Chine une dizaine de fois pour la mise en route d’ateliers làbas. Si le milieu économique suisse avait soupçonné, à ce moment-là, vers quelle écrasante prépondérance se dirigeait la Chine pour impacter nos vies, aurait-il agi différemment ? Qui sait ? A cette époque, le Nouvelliste titrait
« Heurts et malheurs de l’industrie valaisanne »
L’horlogerie aujourd’hui !
Cela résumait bien la situation difficile vécue par de nombreuses familles ici en Anniviers. Les tentatives d’une diversification de l’industrie dans notre zone dite périphérique auront tout de même duré une trentaine d’années. Des belles expériences ont pu se vivre, certains ont particulièrement apprécié cette période, d’autres moins, comme dans toute aventure humaine. Je tiens à remercier ceux que j’ai sollicités et qui m’ont fait confiance pour me raconter les joies et déboires de leur parcours. Les histoires sont riches, il y aurait beaucoup à relater encore, mais j’espère qu’un jour, l’un ou l’autre ayant expérimenté cette tranche de vie de l’intérieur, laissera une trace détaillée pour les générations futures. C’est mon souhait.
Serge, Claude, Narcisse
Merci à Gilberte et Sylvain Savioz, JeanLouis Kittel, Gertrude et Claude Antille, Bernadette et Marc Theytaz, Narcisse et Danièle Caloz. Simone Salamin © photos: albums privés
Concentration totale
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passion
Digitabuphilie S
i ce mot ne vous dit rien, venez avec moi découvrir de quoi il s’agit, en l’apprenant de la bouche d’une de ses adeptes, Rosita Bruttin. Cette Anniviarde est collectionneuse de … dés à coudre. Une passion originale, dont j’ignorais non seulement le nom mais jusqu’à l’existence même. En posant mon regard sur le mur du salon de la maison familiale, j’ai aussitôt compris l’intérêt de collectionner un objet petit, courant, fabriqué dans divers matériaux et presque partout dans le monde. Ce sont là des qualités favorisant la tâche du collectionneur qui a envie d’exposer ses trésors sans que son intérieur en soit envahi et son porte-monnaie vidé. Histoire et but d’une collection Cette collection débuta il y a une quinzaine d’années, quand une amie offrit à Rosita un simple dé : il fut le premier d’une longue série. Aujourd’hui, mille deux cents pièces ont rallié La Combaz, ramenées des quatre coins de la terre par des proches connaissant la passion de Rosita. Le plaisir qu’elle retire de cette collection - elle insiste sur ce point essentiel - réside avant tout dans le fait de voir dans chaque pièce le témoignage qu’on pense à elle. Cette marque d’amitié donne tout son sens à l’accumulation de ces objets, à la valeur marchande peu importante. Il est d‘ailleurs rare que Rosita achète elle-même un dé. Sa collection s’est ainsi agrandie au fil des voyages de ses enfants, neveux, nièces ou amis, qui lui ont rapporté des dés de tous les continents. Descriptif Adossés au mur de la pièce, les dés nichent
Seule la moitié de la collection est exposée ici
dans les nombreux casiers de trois anciens tiroirs d’imprimeur. Ils sont généralement rangés par continent, pays et région. Chaque cadre raconte en quelque sorte une ou plusieurs histoires. Les déchiffrer vous fait voyager par la pensée et c’est bien agréable en ces temps agités. Certains dés, formant une unité thématique, remplissent de petites étagères, comme ceux ornés des signes du zodiaque ou des mois de l’année. Une place particulière est réservée à la série originale représentant les armoiries des six anciennes communes d’Anniviers et de la nouvelle, née de leur fusion. Ayant découvert deux de ces pièces au marché artisanal de Vissoie, Rosita a passé commande des autres à l’artisane, qui les a réalisées en peignant sur de la porcelaine. Les dés sont faits de différents matériaux : en métal, sable, bois, liège, porcelaine ou
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lave par exemple. La plupart n’ont qu’une valeur décorative, ils représentent une ville, une région, symbolisent un pays. Ainsi des dés de la région de l’Etna sont fabriqués en lave, ceux de la ville de Limoges en porcelaine finement décorée. Certains ont la forme de poupées russes, d’autres sont surmontés d’un animal totem comme l’ours blanc pour l’Alaska. Quelques dés ne sont pas particulièrement jolis, mais intégrés dans l’ensemble ils perdent complètement leur médiocrité et gagnent en intérêt. Parties d’un tout, ils contribuent à la diversité de la collection, qui impressionne par sa taille, par la variété des thèmes et les nombreuses origines des pièces. Avenir Rosita ne voit pas de fin à sa collection et relève que sur le grand nombre d’objets
Armoiries des communes
Allons faire un tour outre-Atlantique
reçus il n’y en a que quelques-uns qui sont à double. Pour la suite, elle émet des souhaits et espère que des dés représentant les chefs-lieux des cantons suisses apparaissent ou qu’on lui ramène un dé d’Inde. Jusqu’ici aucun de ses « fournisseurs » n’y en a trouvé. À bon entendeur… Janine Barmaz
Petite histoire du dé à coudre (d’après Wikipedia) Un dé à coudre est un outil de couture de forme cylindrique, qui protège le doigt lors de la poussée de l’aiguille dans un tissu. Si les premières aiguilles en os découvertes datent d’environ 30 000 ans avant JésusChrist, les premiers dés à coudre, en forme d’anneaux, semblent être apparus dans le bassin méditerranéen, en Egypte, Grèce et Rome antiques. Auparavant l’aiguille était poussée à l’aide d’objets naturels, cailloux ou morceaux de bois. C’est vers le Xème siècle que le dé s’est imposé comme un outil indispensable à la couturière. Généralement en bronze, sa forme est proche de celle des dés actuels. Le cuivre, plus malléable et moins cher que le bronze, sera de plus en plus utilisé au Moyen-Âge et pendant la Renaissance. Au XVIIème siècle, le dé devient un objet noble et ostentatoire. C’est à cette époque
qu’apparaissent les dés en argent ou en or, dont certains modèles sont de véritables œuvres d’art, très recherchées aujourd’hui. Au XVIIIème siècle, la porcelaine fait son apparition au détriment des dés métalliques. L’âge d’or du dé à coudre se poursuivra jusqu’à la fin des années 1800, avec le développement de l’industrie textile et la démocratisation de la couture. Au début du XXème siècle apparaissent les premiers dés à coudre publicitaires, vantant généralement les mérites de produits de couture. Le dé à coudre reste fabriqué aujourd’hui encore un peu partout dans le monde, même s’il est devenu avant tout un objet de collection et moins un outil de couture. On distingue deux types de collectionneurs de dés à coudre : les amateurs de dés anciens (en or, argent ou bronze) et les collectionneurs de dés à coudre contemporains, souvenirs pour touristes.
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évasion
enviedebouger.com Shahinaz, une Néo-zélandaise d’adoption à Auckland
L
es possibilités de voyage étant encore relativement restreintes à l’heure où j’écris ces lignes, je reprends un format que j’ai déjà utilisé il y a à peu près une année de cela. Vous vous souvenez d’Oussama, le jeune étudiant marocain venu vous parler de sa ville d’origine ? Cette fois c’est au tour de Shahinaz, une jeune femme d’origine égyptienne qui vit depuis plus de 10 ans à Auckland en Nouvelle-Zélande, de nous parler de la ville qui l’a adoptée et dont elle est tombée sous le charme. Pour Shahinaz, l’arrivée en NouvelleZélande, depuis sa terre natale d’Egypte, a été une véritable aventure. Mais très vite, elle s’est sentie chez elle dans « son deuxième pays ». Lorsque je lui ai demandé de parler d’Auckland, je n’ai pas eu à insister très longtemps. Elle a accepté avec enthousiasme. Il faut dire que son pays d’adoption, elle l’aime d’Amour ! Elle lui consacre même une page Facebook sur laquelle elle partage avec ses abonnés (plus de 25 000) ses découvertes et des anecdotes souvent drôles et toujours pertinentes sur sa vie d’expatriée en Nouvelle-Zélande. Je vais maintenant lui laisser la parole. Comment as-tu connu Auckland ? Shahinaz : Auckland a été la première ville où l’on a habité avec mon mari à notre arrivée en Nouvelle-Zélande. Mon mari a trouvé du travail dans une ville qui s’appelle Hamilton et on a dû quitter mon deuxième chez moi : Auckland, mais on rêvait toujours d’y retourner. Un rêve qui s’est réalisé cinq ans plus tard. Auckland est la ville parfaite pour moi et pour tous ceux qui arrivent en Nouvelle Zélande, c’est la
Une Egyptienne à Auckland
plus grande ville du pays en superficie et par sa population. Elle est aussi le premier endroit où on met le pied lorsqu’on arrive en Nouvelle-Zélande.
du monde entier dans les restaurants et sur les terrasses qui représentent une multitude de pays et de cultures. Ton endroit préféré ?
Vivre à Auckland, c’est comment ? Shahinaz : Pour ceux qui aiment la vie animée d’une grande ville ou ceux qui préfèrent la tranquillité, Auckland offre les deux choix. D’un autre côté, pour les personnes qui aiment voyager et explorer, Auckland regorge d’activités merveilleuses et d’aventures passionnantes. Bien sûr, la vie de famille est aussi très agréable dans cette ville accueillante. Vous pouvez très facilement changer de paysage à Auckland où les montagnes, les plages et la nature sauvage sont d’une beauté à couper le souffle. Vous pouvez aussi voyager partout depuis Auckland en dégustant les cuisines
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Shahinaz : Parmi les endroits que je préfère, Muriwai Gannet Colony, célèbre pour ses spots de surf et ses plages de sable noir abrite aussi une colonie de fous australs. C’est aussi l’endroit idéal pour faire des randonnées entre les arbres au cœur de la nature pittoresque. Si vous voulez passer une journée en famille notamment si vous avez des enfants, ne cherchez pas ailleurs ! Le parc dispose d’un joli café familial avec une place des jeux et je vous laisse juger avec les photos !
Il parait que la Nouvelle-Zélande est une ile volcanique ? Shahinaz : Oui ! Je voulais aussi vous parler de Rangitoto Summit Track, si vous rêvez de vivre une aventure incroyable, vous ne devez pas rater cette balade dans la montagne volcanique. Elle commence au centre-ville, et monte jusqu’au sommet du volcan, afin de profiter non seulement de la beauté du cratère, mais aussi de la vue panoramique sur toute la ville d’Auckland. Et voilà encore une photo qui fait rêver ! Un dernier endroit à partager ?
Muriwai Gannet Colony
Shahinaz : J’aimerais terminer avec un endroit qui occupe une grande place dans mon cœur, c’est la Sky Tower, l’une des principales attractions touristiques de la ville d’Auckland. C’est la plus haute tour de la ville, de là-haut, vous pouvez vraiment la voir en entier. Ne manquez pas le bon café du matin ou le repas du soir dans le restaurant au sommet de la tour. Vous pouvez aussi en faire le tour tout en haut, au dernier étage. Et ceux qui cherchent l’adrénaline peuvent même sauter du sommet ! Merci beaucoup d’avoir partagé ce moment avec nous ! Shahinaz : Il y a encore bien sûr plein d’endroits magnifiques qui mériteraient un article et une visite, aussi ailleurs en Nouvelle-Zélande. J’espère que ce que je vous ai dit vous incite à visiter ce pays. Alors à bientôt en Nouvelle-Zélande !
Vue depuis le cratère
De mon côté en tout cas j’ai hâte que les frontières réouvrent ! ©Enviedebouger.com Propos recueillis par Yanis Chauvel Traduction de l’Arabe par Yousra Morsi
La Sky Tower
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patrimoine
Notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
Restaurant Bel-Air à Pinsec photographe M. Garnier, Fleurier album d’Isabelle Monney-Rion Ida et Gérard Savioz devant le restaurant. Les autres ? Et la date ? La terrasse n’était pas construite. Carte postale non datée avec le numéro de téléphone de l’époque: 027 / 6 82 35
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Comité de rédaction : Fabrice Ganioz (Conseiller communal) Nicolas Droux (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Pauline Archambault Correctrice : Pauline Archambault Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2100 exemplaires
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