autom n e
© Coll : MCHN - Sion // Taille du cristal : 8 mm
NUMERO 40 | octobre ’20 | trimestriel
Cristal de pyrite Mine de Plantorin
L’invitée Sophie Jaccard
Je suis née à Sion, d’une maman valaisanne et d’un papa glaronnais, d’origine italienne. Je suis arrivée en Anniviers un peu par hasard. Avec une amie nous avions envie d’acheter un mayen pour les vacances. Nous avons répondu à une annonce, qui nous a conduites aux Barmes. Le confort rudimentaire du logement convenait pour y passer quelques jours de temps en temps. Par la suite mon amie, désireuse d’acheter un autre bien, me vendit sa part. C’est alors que je décidais de m’établir aux Barmes à l’année. Des entreprises de la vallée ont apporté au bâtiment un minimum de modernité et, en 2012, je me suis installée en Anniviers avec mes douze brebis, mes deux ânes et une dizaine de poules. Le premier hiver fut difficile. J’avais gardé mon poste d’enseignante de musique à l’Ecole de Commerce et de Culture Générale de Martigny et je pensais poursuivre ainsi ma vie tranquille de célibataire. À cette époque, j’ai appris à mieux connaître Stéphane qui, depuis, est devenu mon mari. Il a commencé par passer de plus en plus de temps aux Barmes, pour finalement quitter son emploi en plaine et se consacrer au développement du domaine afin de le rendre viable. Nous y élevons des brebis et fabriquons des fromages, que nous livrons dans divers magasins de la vallée, avec des œufs et quelques légumes. Nous avons à cœur de nous inscrire dans le tissu économique anniviard en soutenant les commerces locaux au lieu de faire de la vente directe à la ferme. Avec deux petits garçons, la vie que nous menons aujourd’hui est rude et plutôt compliquée, mais nous ne pourrions pas envisager de vivre différemment. D’un autre côté, je n’aimerais pas arrêter l’enseignement, car j’apprécie vraiment le contact avec les jeunes. J’y consacre un jour par
semaine. De temps en temps, j’anime aussi des modules de didactique de la musique destinés aux futurs enseignants du secondaire. Paysanne et musicienne La musique a toujours été très présente dans ma famille. Après quelques incursions dans divers domaines (j’ai par exemple obtenu un CFC en viticulture), je me suis formée aux Conservatoires de Sion et de Genève pour pouvoir l’enseigner. J’ai longtemps joué du violon. Mais à cause d’une épaule récalcitrante, je me suis tournée vers la mandoline : celle-ci a l’indéniable mérite de me permettre de chanter en jouant. L’association entre terre et musique prend, dans mon cas, ses racines chez le poète Virgile. Au cours de mes études, le professeur de chant grégorien nous a fait chanter des hexamètres. J’ai trouvé cela très beau et je me suis intéressée alors aux vers latins et à la prosodie. Cela m’a amenée à lire, puis à apprendre des œuvres de Virgile, en particulier les Bucoliques, recueil de poèmes pastoraux faisant dialoguer des bergers, et les Géorgiques, poèmes de la terre.
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D’ailleurs, en forme de clin d’œil, j’ai fait graver sur notre mayen les deux vers suivants: Stant et oves circum nostri, nec paenitet illas Nec te paeniteat pecoris, divine poeta Immobiles, tout autour, se tiennent les brebis, elles ne nous dédaignent pas Ne les méprise pas non plus, divin poète (Buc. X, 16-17)
Belle leçon d’humilité et de respect à l’égard des animaux… bien loin des clichés sur la brutalité des Romains et qui n’a pas attendu le XXIème siècle pour affirmer que les humains ne sont pas les seuls à posséder une âme empathique. Le confinement Pour notre famille, le confinement n’a finalement pas changé grand-chose, car nous sommes habitués à vivre isolés et avons pu être dehors tout le temps. Il nous a cependant fallu faire face à l’absence de l’aide extérieure que nous recevons chaque année au moment où il y a le plus de travail. Cela n’a pas été simple de tout mener de front. En plus d’aider au mieux mon mari, j’ai dû assurer l’enseignement à distance et faire travailler mes enfants pour l’école. Mais tout s’est bien terminé. Aujourd’hui et demain J’ai envie de davantage m’intégrer socialement dans la vallée. J’ai donc accepté de m’investir pour la paroisse de Vissoie et d’animer musicalement certaines messes. Quant à notre avenir, je le vois ici. Avec mon mari, nous voulons continuer à défricher et développer le domaine. Nous dési-
rons redonner vie à un endroit que nous aimons, même s’il est rude. Nous souhaitons développer la culture biodynamique, faire pousser des arbres fruitiers. Nous aimerions que les Barmes redeviennent un vaste verger, comme au temps où la famille Gillioz y vivait. Nous espérons avoir la santé et l’énergie pour poursuivre nos projets. Evidemment nous serions heureux que plus tard un de nos enfants ait envie de continuer ce que nous entreprenons,
même si nous respecterons leurs choix, aussi éloignés des nôtres soient-ils. Propos recueillis par Janine Barmaz
Le numéro 26, d’avril 2017, des 4 Saisons d’Anniviers, p. 27-29, raconte comment le hameau des Barmes a repris vie, grâce à Sophie et Stéphane Jaccard-Largo.
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Concours
Sommaire
à la découverte d’Anniviers
© Paolo Marandola
2 L’invitée
Où se trouve cet édifice ?
A) B) C)
Fang St-Jean Zinal
Envoyez votre réponse par mail à impa@impa.ch ou votre carte postale avec la mention «Concours-photo d’octobre» à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers, 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie Délai de réponse: 10 décembre 2020 à gagner un bon de 50.- à la Claire Fontaine, Grimentz
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Sommaire / Concours
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Chronique du développement durable
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La Société du Village en Anniviers
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OFXB St-Luc
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FC Anniviers
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Décorer dehors
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Le Bunias d’Orient
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Des mines d’or aux fours à chaux
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Montagne Club Anniviers
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Anniv’info
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Petit guide du savoir-vivre en forêt
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Ski-Team Anniviers
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Enfer et merveilles des mines
en Anniviers
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Anniviers Tourisme
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Route du Coeur
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Le temps d’avant comme si vous y étiez
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Centre scolaire Anniviers
La gagnante de l’édition no 39 parmi les 21 bonnes réponses est Flavie Savioz de Vissoie
44 enviedebouger.com
La réponse était: Vissoie
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Notre histoire.ch
environnement
Chronique du développement durable Réfléchir à sa mobilité
A
vec ses 220’000 véhicules de tourisme, soit 640 véhicules pour 1’000 habitants, le Valais n’est peut-être plus le canton le plus motorisé de Suisse, mais il demeure dans le classement de tête, et reste surtout le premier de Suisse romande. La voiture constitue un tel ancrage en Valais que fatalement, lorsqu’on parle de mobilité alternative, arrive l’argument nécessairement péremptoire de l’exception topologique valaisanne ; le fameux « tu sais, en Valais, sans voiture, tu vas nulle part. » Il est amusant pourtant de penser que cet objet si utile à notre vie demeure à 95% de son temps inutilisé, pour un taux d’occupation, malgré une capacité de cinq places en principe, de seulement 1,56 personne par trajet. Inversement, le véhicule de tourisme, en matière de gaz à effet de serre, s’avère nettement plus efficace, en étant notamment responsable de 24% de l’ensemble des émissions suisses. Et pour sombrer définitivement dans le cynisme, ces gaz d’une mobilité libre qui mettent en péril notre futur ne sont que le produit de combustibles originaires de pays qui ne se révèlent clairement pas des exemples quant aux droits de l’homme. De là à dire qu’à chaque plein, c’est du sang des martyrs de la liberté dont on remplit son réservoir, c’est un pas que l’on ne franchira pas ! L’idée, bien entendu, n’est pas de vous démoraliser, mais plutôt, à partir de ce constat certes peu réjouissant, d’entreprendre un petit bout de chemin ensemble afin d’entrevoir quelques alternatives à notre mobilité actuelle, d’observer les opportunités qu’elles offrent ainsi que leurs limites.
Le premier réflexe si l’on devait changer son véhicule polluant pour une mobilité plus propre serait d’investir dans un véhicule électrique. Après tout, même l’Etat du Valais s’est engagé à créer une prime de Fr. 3’000 pour tout achat de véhicule électrique dès 2021 au plus tard. Une mesure qui ravira sûrement ceux qui ont déjà les moyens de s’acheter une voiture électrique, un peu moins les autres. Alors oui, les mauvaises langues vous diront qu’une voiture électrique n’est pas propre et elles auront raison, en partie du moins. C’est lors de sa production que le véhicule va engendrer le plus de nuisance, notamment à cause de la batterie et des éléments qui la composent comme le lithium et le cobalt dont l’extraction et la transformation s’avèrent particulièrement polluantes; de fait, comme l’ensemble de l’industrie minière. Mais dès lors qu’on l’utilise, son impact devient quasi nul dans la mesure où l’énergie utilisée pour la recharge de la batterie s’avère également
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Source : ADEME // 2
propre. Ainsi, plus on l’utilise, plus son impact diminue, simplement parce qu’on dilue sur des kilomètres celui inhérent à sa production. Inversement, l’impact d’une voiture à combustion demeurera constant, incontestablement lié à sa consommation de carburant. 1 Bien entendu, il serait également possible de se passer de véhicule en optant
pour la marche ou le vélo, du moins pour les courtes distances. Il semble en effet évident qu’en vivant dans le Val d’Anniviers, n’avoir qu’un vélo ou ses pieds pour descendre et remonter de la plaine tient bel et bien de l’illusion, excepté pour les sportifs accomplis. Mais au sein même de la vallée, des villages, il s’agit d’une solution déjà plus envisageable. Le Val d’Anniviers possède d’ailleurs déjà un réseau de borne de charge pour le E-bike qui pourrait parfaitement être élargi et utilisé pour la mobilité interne à la vallée. Et pour les trajets un peu plus longs, il reste le bus et les transports en commun. Une aubaine, car le Valais vient d’augmenter pour l’année 2020 de trois millions son budget pour les transports en commun, impliquant une augmentation des cadences pour le Val d’Anniviers. Cependant, même si le bus demeure plus durable qu’un véhicule individuel, il faudra compter entre un tiers, voire le double de temps de trajet, sans compter les horaires pas toujours adéquats. Et malheureusement, la situation géographique du Val d’Anniviers rend difficile l’intégration d’autres modes de transports en commun plus efficients en termes de durée. De fait, il s’agit avant tout de la manière dont on considère le trajet, entre temps à disposition ou temps perdu, entre avoir les mains plaquées sur un volant et les yeux sur une ligne interminable de bitume, ou s’asseoir confortablement sur un siège-passager pour finir un travail, lire les nouvelles ou simplement rêvasser. Mais au-delà de ces précédentes alternatives qui découlent avant tout d’une dé-
marche individuelle, il s’avère également possible de penser la mobilité de manière collective, simplement avec ce que l’on possède déjà. A tout hasard, le covoiturage. On pourrait parfaitement imaginer, simplement à l’aide des réseaux sociaux existants, de se constituer des communautés de covoitureurs, où lorsque l’un des membres doit descendre en plaine, il propose à sa communauté de partager son trajet en échange d’une modeste compensation, dont la plus belle sera de réduire son impact carbone. Et d’une pensée collective peuvent naître des projets politiques tels qu’investir dans des bus électriques qui pourraient profiter de la topographie des lieux pour recharger leur batterie à chaque descente comme un dynamo sur vélo qui alimente le phare3 . Ensemble, notre seule limite s’avère notre imagination ; et les finances de la commune, accessoirement. Finalement, quelle que soit l’alternative proposée, aucune ne risque véritablement de constituer à elle seule la solution. Il s’agira plutôt d’un mix plus ou moins équilibré dans lequel s’entrechoqueront des éléments liés à l’aménagement du territoire, à la consommation de ressource, aux impacts environnementaux et sanitaires ainsi qu’au droit à une certaine mobilité. Or, la mobilité va devenir un enjeu de plus en plus important pour les villes et bien plus encore pour les communes de montagne qui risquent l’isolement. Alors si le changement doit se faire, autant tirer son épingle du jeu aujourd’hui. Repenser la mobilité du Val d’Anniviers revient à créer de nouvelles opportunités pour un meilleur vivre ensemble ainsi que pour le tourisme, à devenir un lieu d’innovation
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en matière de transport durable, à faire du Val d’Anniviers une commune résolument tournée vers l’avenir. Et quitte à retenir une chose sur le transport de demain, à défaut de le prendre en commun, commençons par le penser en commun. Par Dylan Beaupied, Jonathan Favre, Joel Favre Amin, Bastien Pedroni, Pierre Théoduloz, Michaël Zuber et le Prof Dr Stéphane Genoud de la HES-SO Valais-Wallis
Voir http://www.energyscope.ch/100questions/efficacite-energetique/la-voiture-electrique-est-elle-une-option-pertinente
1
Voir https://www.ademe.fr/sites/default/ files/assets/documents/avisademe-vehicule-electrique.pdf
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En 2016, 2 très bons travaux de bachelor ont été faits sur ce sujet, par Blerta Bega (économiste) et Stéphane Masserey (ingénieur), travaux qui ont été faits pour les cars postaux d’Anniviers (TSAR). La conclusion de Blerta était « L’analyse comparative des moyens envisagés a révélé qu’une motorisation 100% électrique combinée d’une batterie au lithium pourrait être la meilleure alternative dans le cas d’une transition énergétique de la société TSAR, à court terme. »
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traditions
La Société du Village en Anniviers
À
l’exception de deux ou trois petits hameaux, chaque localité du Val d’Anniviers connaît ce que l’on appelle la Société du Village ou, plus simplement, le Village. Cette institution, qui remonte dans certains cas à des temps immémoriaux, a longtemps été un élément essentiel du fonctionnement de la collectivité locale. Au fil des décennies, parallèlement au changement de mode de vie des Anniviards, elle a perdu de son importance, mais s’est retrouvée sur le devant de la scène au moment de la fusion des communes. En effet, certains grands villages de la vallée, qui n’avaient jamais eu de Société du Village auparavant, ont décidé d’en créer une afin de contrebalancer, d’une certaine manière, le pouvoir de la nouvelle grande commune. Les lignes qui suivent esquissent le portrait de la Société du Village des origines, en en dégageant les traits essentiels. La référence pour ce faire est la présentation détaillée que Bernard Crettaz en donne dans son ouvrage intitulé Un village suisse. Grimentz, p. 38-97. Les autres renseignements proviennent du témoignage de Michel-André Salamin, grand connaisseur de l’historique de celle de Mission, et de documents anciens concernant cette même Société. Des siècles durant, Anniviers a été peuplée par une société paysanne dont les besoins étaient simples : se nourrir, s’habiller, se loger, trouver du sens à la vie. Pour parvenir à satisfaire ces besoins, les gens ont vite compris que c’est ensemble qu’il fallait agir. Ils ont donc mis sur pied un certain nombre d’institutions, qui recouvraient les différents aspects de la vie quotidienne : communauté villageoise, paroisse, consor-
Archives de l’Etat du Valais, Société du Village de Mission: extrait du protocole de la séance annuelle de 1927
tages d’alpage, de bisse… À cette époque, deux institutions sortent du lot par leur importance : la Bourgeoisie et la Société du Village. La Bourgeoisie, issue du monde féodal, est devenue la détentrice du pouvoir politique, en plus d’un certain pouvoir économique. La Société du Village naît à ses côtés pour que les habitants nonbourgeois d’un lieu accèdent à des droits eux aussi. Modèle d’antan Le type ancien de Société du Village s’est généralement constitué au cours du XIXème siècle, mais il n’est pas datable avec précision, sans doute parce que longtemps ces sociétés ont fonctionné sans statuts écrits. Les règles se transmettaient oralement entre gens qui se connaissaient tous. Ce n’est qu’au début du XXème siècle que le
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Village de Grimentz décida d’écrire des statuts basés sur les usages. De son côté, la Société de Mission se dote en 1925 de statuts écrits, qu’elle désire faire homologuer par le Conseil d’Etat valaisan, ce qu’il ne fait pas, se déclarant incompétent en la matière. Dans l’article premier, il est bien stipulé que la Société est reconstituée en 1925. Les statuts de cette première version conservée sont au nombre de quatorze. Ils exposent l’organisation générale de la société, les attributions du comité, les obligations des membres, les amendes en cas de non-respect des règles. Tout ce qui n’est pas prévu dans le règlement, sera décidé par l’assemblée générale. C’est en parcourant le livre des protocoles des séances et des comptes que l’on a une vision plus précise des fonctions très diverses de la Société. Parmi ces fonc-
tions, retenons les plus importantes, celles concernant la gestion du four banal et de la boucherie, la garde commune des bêtes pendant la saison estivale, l’élevage du bouc reproducteur, la gestion de certains aspects de la vie religieuse et l’école. Le Village est propriétaire de différents bâtiments. Il possède aussi des fonds destinés à l’école, d’autres destinés à la chapelle, ainsi que de l’argent qu’il peut prêter, servant parfois de banque à des Villageois. Organisation, attributions, obligations La Société du Village est dirigée par un comité de deux personnes qui prennent le nom de « chefs ». À Mission, un secrétaire complète le comité. Les décisions importantes se prennent dans le cadre de l’assemblée du Village. Cette assemblée est composée d’un membre par foyer, un homme majeur, le père de famille, aussi longtemps qu’il est en vie. Une autre condition requise est la qualité d’être bourgeois d’une des bourgeoisies de la paroisse de Vissoie, pour Grimentz, d’une des bourgeoisies de la vallée, pour Mission, et de posséder un bien dans le village. Il est nécessaire de faire reconnaître son droit, car cela ne se fait pas de manière automatique. Il faut se présenter à l’assemblée et être agréé par la majorité des membres présents. Cette démarche s’appelle l’entrage. À Mission, il faut payer la cotisation annuelle fixée, qui, en 1926, est de Fr. 7.- et offrir un quarteron de vin, l’équivalent de trois litres. En plus du comité, l’assemblée générale désigne aussi des procureurs pour s’occuper de tâches déterminées. À Grimentz, il y a quatre types de procure, la plus importante étant la procure du Village, qui est assumée par les nouveaux Villageois. À relever qu’à Pinsec ce principe est encore d’actualité. Il est impossible de refuser une procure sous peine d’amende. De même, des amendes sont données aux membres qui sont absents de l’assemblée annuelle ou qui n’accomplissent pas les journées de corvée prévues. Fonctions principales Deux lieux indispensables à la nourriture d’une communauté qui doit s’autosuffire sont gérés par la Société du village, à qui ils
Partchère de Mission, dessins de P.-A. Bertola, textes de B. Crettaz
appartiennent : le four banal, pour cuire le pain, et l’abattoir ou boucherie, comme on dit ici, pour la viande. Pendant l’été, les vaches sont à l’alpage. Les paysans doivent faire les foins et ont une dure besogne. Mais la plupart des familles garde une vache au village pour avoir du lait. Il y a aussi les chèvres dont il faut s’occuper. Ces dernières sont mises en commun et, habituellement, un chevrier les emmène paître chaque matin et les ramène le soir. Pour les vaches, elles sont généralement gardées à tour de rôle par les différents propriétaires. À Grimentz, les mulets sont aussi gardés de cette manière. La nécessité d’avoir des reproducteurs pour avoir des animaux fait que la Société du Village prévoit qu’un bouc soit mis à disposition par un procureur. Religieux et profane entremêlés La société du début du XXème siècle est très chrétienne. Chaque protocole d’assemblée du Village montre la forte imbrication de la religion dans la vie courante. À Grimentz, le Village doit fournir le bois pour chauffer le prêtre-recteur et assurer le remuage de ce
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dernier quand l’ensemble de la population descend à Sierre. Les comptes de Mission indiquent des dépenses annuelles pour défrayer le marguiller, pour des messes fondées, pour l’entretien du linge de la chapelle, etc. De plus, le premier grand projet de la Société reconstituée est la construction de la chapelle, qui sera terminée en 1930. Mort du Village À Grimentz, la Société du village a cessé d’exister en 1960. Le monde avait suffisamment changé pour que nombre des fonctions qu’elle remplissait n’existât plus. À Mission, elle a continué à exister, en se modifiant progressivement pour mieux correspondre à l’évolution. Voilà à quoi ressemblait une Société du Village au début du siècle dernier. Dans le prochain numéro des 4 Saisons, un article poursuivra l’étude de ce thème en se penchant sur les Sociétés du village à l’époque contemporaine. Janine Barmaz
culture
OFXB St-Luc
Un immense nano-festival Pour cause de COVID-19, le Mini-festival sur les Grands Espaces du 27 juillet au 1er août a été réduit à sa portion congrue… Mais quel immense festival de rencontres, d’ouvertures et de surprises !
Au village, les Zolouks ont donné une âme à la place de la Marmotte et offert une belle surprise aux Lucquérands et à leurs nombreux hôtes en orchestrant un magnifique spectacle pyrotechnique dont ils ont su garder le secret jusqu’au bout ! Que tous ces acteurs de l’immense réussite de ce nano-festival soient ici chaleureusement remerciés ! L’OFXB a également activement participé à l’animation estivale du village par ses séances de planétarium (jusqu’à quatre séances par jour pendant le festival) et l’ouverture de la Galerie du Raccard où étaient exposées des photos réalisées par l’équipe de l’Observatoire, pour l’occasion étoffée par José Rodrigues, étudiant en astrophysique. La Montagne : lieu de Vie, lieu de Nuit Imaginée dès le départ comme un espace de rencontres et d’échanges sur le thème de la Montagne et de la Nuit, l’ouverture de
© José Rodrigues
à Tignousa, trois jours de portes ouvertes avec la collaboration du Swiss Space Center emmené par Eva Buchs, ont permis aux familles venues en nombre d’observer le Soleil et de construire des fusées pneumatiques… en papier. Leurs performances n’en sont pas moins étonnantes : plus de 160km/h de vitesse au décollage et une portée de 100m ! Une des photos présentées à la Galerie du Raccard durant l’été 2020 : la comète Neowise depuis l’observatoire FXB. Tout un symbole ou plutôt tous les symboles que chacun voudra bien y mettre : plan sur la comète, renouveau de la coupole, pollution lumineuse, beauté céleste et du paysage nocturne….
la Galerie dès la mi-juillet a tenu ses promesses et avec quelle immense largesse ! Merci à tous nos nombreux visiteurs, dont beaucoup résident dans la Vallée, qui furent tous à leur manière source d’inspiration et de motivation ! Quel réconfort en effet de constater que « la part sauvage du Monde » vibre et résonne avec force encore chez la plupart d’entre nous ! Un remède souverain à la solastalgie qui nous guette. Une lumière vivante et enchantée dans l’obscurité d’un néo-libéralisme aveugle et désincarné. Objectif Festival 2021 : Les 25 + 1 an de l’OFXB « L’avenir n’est pas ce qui va devenir mais ce que nous allons en faire ». Prenons donc rendez-vous dès à présent avec l’avenir. Du
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moins avec l’été 2021, où l’OFXB fêtera ses 25 + 1 an d’existence et l’humanité les 25 + 1 an de la découverte de la première exoplanète. La conférence de Michel Mayor, le Spectacle à Tignousa, le Minifestival astronomique pour les familles éclaireront notre prochain été de leur lumière réconfortante. Ces activités formeront le noyau ou plutôt le germe (mais quelle graine !) du prochain festival sur le thème de « La Montagne et la Nuit » qui ne demande qu’à s’enrichir et à s’épanouir. Marquons d’une pierre blanche l’année 2020 qui aura finalement été l’édition 0 du festival. Comme l’an 0 d’une ère nouvelle pleine de découvertes fascinantes et de rencontres enrichissantes. Expositions (photo, peinture, sculpture…), performances artistiques, spectacles de rue, numéros de cirque, impro-
visations musicales, lectures sauvages… à la Galerie du Raccard, dans les rues de Saint-Luc, sur le Chemin des planètes, au sommet de la Bella Tola, au chevet de la Comète… Ouvrons tous les possibles et exprimons toutes les facettes du génie humain, qui réside dans sa sensibilité multiple ! Que toutes les personnes intéressées,
portées vers cet avenir rayonnant se fassent connaître ! « …et, peu à peu nous nous sommes élevés jusqu’à écrire des cantates et peser des voies lactées » Terre des hommes, Saint-Exupéry Eric Bouchet, eric@ofxb.ch
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événement
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ST-LUC/CHANDOLIN - DéCOUVReZ Le TIGNOUSA PLANeT PARK Venez découvrir le nouveau parc aventure de Tignousa ! Du fun pour les enfants à côté du Restaurant de Tignousa… Toboggans, tyrolienne, balançoires, parcours en hauteur, un petit paradis pour les enfants, le tout sur le thème des planètes ! Entrée libre. + d’info : https://stationdesetoiles.ch/
VeRCORIN - NOUVeAUTéS 2020 Le Restaurant de l’Étable à Sigeroulaz se réjouit de vous accueillir avec ses spécialités valaisannes. Sur 135m le tapis du Crêt facilitera votre déplacement du sommet des Chardons jusqu’au restaurant du Crêt-du-Midi. + d’info : www.rma.ch
www.rma.ch
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FC Anniviers
sport
Comment es-tu arrivé entraîdécidé de stopper nos actineur de l’équipe masculine / vités. Le championnat étant féminine du FC Anniviers ? interrompu, je sais que plu(MG) A la fin de la saison 2018sieurs membres de l’équipe se voyaient régulièrement pour 2019, mon ancien club n’a pas maintenir leur condition souhaité poursuivre notre colphysique. laboration. L’envie d’entraîner étant toujours présente, j’ai Pour ce championnat 2020vu une annonce concernant la 2021, peux-tu compter sur recherche d’un entraîneur pour la 1ère équipe du FC Anniviers. Moreno Galdo, Entr. équipe masculine Jean-Daniel, Entr. équipe féminine un contingent de joueurs(ses) suffisant ? J’ai pris contact avec le pré(MG) Les juniors A n’ayant pas un continsident et cela s’est fait tout naturellement. assistant en la personne de Cyril Zufferey. gent suffisant ont été intégrés dans la 1ère (JDV) Lors de l’Inalpe de Nava en N’ayant plus de terrain dans la vallée, où équipe. Ainsi, j’ai à disposition un nombre 2016, l’entraîneur de l’époque (Vincent et quand joue ton équipe pour les matchs suffisant de joueurs pour faire un bon Fauchère) cherchait un entraîneur pour la à domicile ? championnat. gardienne de l’équipe. Ancien gardien de (MG) L’équipe masculine joue en prin- (JDV) A la veille de cette saison, nous formation, j’ai accepté le défi. Il faut dire cipe ces matchs à « domicile » le ven- avons enregistré 5 arrêts de compétition aussi que ma fille Aline faisait partie éga- dredi à 20h30 à Sierre sur le terrain des pour diverses raisons et une seule arrivée. lement du contingent. Puis suite au départ Condémines. Nous avions quelques soucis en début de de Vincent, j’ai repris cette tâche d’entraîchampionnat, mais heureusement 2 nouneur pour toute l’équipe. (JDV) Les matchs à « domicile » se dé- velles arrivées sont annoncées. roulent le dimanche à 16h00 au nouveau Avais-tu déjà entraîné une équipe ? centre sportif d’Ecossia à Pont-Chalais. Quelles sont tes ambitions et celles de ton (MG) J’ai entraîné toutes les catégories : équipe pour la saison 2020-2021 ? école de foot, juniors, les filles et les actifs. (MG & JDV) A ce propos, il est à noter que (MG) Notre objectif est l’intégration des le FC Sierre met gratuitement les installa- juniors dans le monde actif et de continuer (JDV) Je dois remonter vers la fin des an- tions à notre disposition, que ce soit aussi à avoir du plaisir à jouer. Une place dans la nées 80 pour me rappeler d’avoir entraîné bien pour les entraînements que pour les première moitié du groupe est tout à fait une équipe masculine de 5ème ligue. matchs MERCI. réalisable. Combien de jours par semaine consacrestu au FC Anniviers et peux-tu compter sur l’aide d’un assistant ? (MG) On s’entraîne 2 fois par semaine et le match le week-end. Je bénéficie de l’aide de Lénael Duval qui entraînait les juniors A du FC Anniviers la saison passée. (JDV) Je suis à disposition de l’équipe 3 jours par semaine (2 entraînements et le match le week-end). J’ai également un
Comment s’est passée la période de confinement ? Est-ce que des joueurs(ses) ont abandonné le football pour une autre activité ? (MG) Après une bonne préparation hivernale, cela n’a pas été évident de ne pas reprendre le championnat. Finalement, tout s’est bien passé et aucun joueur n’a changé de sport. (JDV) Lors du confinement, nous avons
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(JDV) Au niveau des ambitions, il faut savoir rester modeste. Ne pas vendre la peau de l’ours… Mais après notre match de coupe valaisanne gagné 4-1, j’ai de bons sentiments et l’équipe aussi. L’essentiel est que nous pouvons pratiquer notre sport sans trop de contraintes dues au COVID-19. Interview effectué avant le début du championnat 2020-2021
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Décorer dehors
art & culture
I
l serait artiste, avec cette certitude qui lui a servi de feuille de route, Philippe Baudelocque, né en région parisienne a pu tracer son chemin. Au fil du temps, après des formations en arts décoratifs et arts appliqués, une analyse du monde artistique l’a décidé à se diversifier pour ne pas mettre tous les œufs dans le même panier.
Instinct de survie Evoquer plutôt que reproduire, suivre son instinct, avancer parfois comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, interpréter le ressenti, pouvoir expliquer mais laisser libre cours à chacun avec son imaginaire. Voilà le moteur à propulsion durable qui fait avancer Philippe. Là-haut C’est au-dessus de l’agitation humaine que l’artiste s’est exprimé, tout à côté de l’Observatoire à Tignousa. Un chardon, un chamois, un fou, un objet volant peut-être nous appellent à tourner autour du cube noir, ils sont peints à la craie grasse résistant aux intempéries et au soleil. Chaque face nous renvoie à de belles émotions, l’environnement nous invite à nous asseoir cinq minutes et laisser couler le temps entre l’œuvre et soi-même, entre l’espace et la douceur de la flore alpine. Bientôt, les cou-
© Geëtan Salamin de St-Luc
Des bulles Philippe a choisi de s’ouvrir à plusieurs possibilités, des bulles comme il les appelle: celles des festivals, de l’architecture d’intérieur, des décorations, des agencements, des marques de vêtements, de parfums, du monde de l’art en général, les galeries, les expos, les collections. Ce florilège lui évite de n’être qu’un feu de paille dans ce climat si particulier et ainsi, il peut en vivre. leurs flamboyantes de l’automne donneront encore plus de profondeur au tableau. Rétablir l’équilibre Entre la tête et le cœur, il nous faut une vie entière pour atteindre l’équilibre, l’enfance parle plutôt par le cœur, plus tard la tête prend le dessus et puis, l’âge venant, le cœur se manifeste à nouveau, enrichi du vécu triste et joyeux, lourd et léger, il fait corps avec la tête. Philippe souhaite transmettre cet équilibre qu’il décrit si bien avec ses peintures. Grâce à Anniviers Tourisme et au commissaire d’exposition du festival « Spray Positive » Issam Rezgui, l’œuvre créée sur place du 17 au 19 juillet dernier est à admirer jusqu’à fin octobre. Merci à eux et bravo à l’artiste ! Simone Salamin
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environnement
Le Bunias d’Orient
En juin dernier, une nouvelle plante invasive a été observée en Anniviers
C
omme son nom l’indique, la plante est originaire du Caucase et du sud de la Russie. Elle peut atteindre 30 à 120 cm de haut et ressemble à la moutarde ou au colza, de la même famille. La Commune d’Anniviers, consciente de cette problématique, a rapidement mis en œuvre des mesures de lutte mécanique et/ ou chimique localisées selon le contexte, sur les surfaces publiques où elle a été observée (ex : talus de route). Le secteur de Mission et d’Ayer est concerné, mais il n’est pas exclu que d’autres foyers existent à l’heure actuelle. Pour les quelques parcelles privées sur lesquelles la plante a été observée, les propriétaires ont été informés personnellement mais cette façon d’agir reste très limitée car elle n’offre aucune garantie sur l’efficacité et la qualité des mesures entreprises. La Commune d’Anniviers compte toutefois vraiment sur la collaboration des propriétaires privés, des agriculteurs et des professionnels concernés (paysagistes, forestiers, etc.) pour signaler les nouveaux foyers au Canton ou via le portail en ligne d’Infoflora sur le web ou l’application (cf. encadré).
Le Bunias d’Orient peut atteindre des degrés de propagation localement très importants et de grandes nuisances sur l’exploitation agricole sont observées (ex : Crans-Montana ou Ayent) : • Avec son fort recouvrement, il réduit considérablement la production fourragère d’une parcelle. • La plante fauchée ne sèche que très lentement et provoque facilement la pourriture du fourrage en grange même lors d’un séchage au pré en conditions idéales.
Bunias d’Orient recouvrant d’importantes surfaces dans la région de Mollens (photo SFCEP)
• Certaines surfaces de fauches ont été abandonnées face à l’ampleur de la lutte nécessaire. Focus sur la situation des autres néophytes dans la vallée Dans les jardins des chalets Le fameux Lupin bleu ou rose est très présent dans la plupart des jardins de la vallée. Il est toxique, en particulier pour les herbivores. Ainsi, alors qu’il contamine le fourrage et peut causer des troubles digestifs plus ou moins marqués au gros bétail, il est en revanche mortel pour les plus petites espèces et des baisses de populations de lièvres ou de tétras lyre ont été mises en lumière lors d’études universitaires menées dans certains pays voisins (Autriche, Allemagne). La plante peut sans problème se maintenir à plus de 2’100 m comme par exemple à Tignousa. Il est fortement
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conseillé de l’enlever des jardins et de le remplacer par des espèces si possible indigènes d’intérêt visuel similaire et adaptées à l’altitude (disponibles dans les jardineries ou en ligne), tels que le Panicaut des Alpes, le Lis Martagon, la Campanule en thyrse ou la Campanule en épi. La plante s’est propagée dans l’environnement naturel lors de dépôts de compost sauvages ou par dispersion des graines à proximité des chalets. à St-Luc/ Chandolin, des projets de lutte ont été initiés lors de compensations « nature » par les remontées mécaniques, mais ils ne suffisent pas si les sources de propagation sont conservées chez les privés. Dans la partie inférieure de la vallée (Niouc - Soussillon - Fang - Vissoie) L’entrée et le bas de la vallée offrent des conditions plus chaudes et sèches qui sont favorables à certains néophytes (cf. ci-des-
bonne voie d’extermination (lutte depuis plusieurs années) mais la crue a provoqué sa dispersion dans la Navisence. L’origine de la contamination semble provenir de la mise en compost de tiges coupées par des privés de la région de Vissoie et de la Combaz. Cette plante est probablement la plus complexe à éradiquer, car quelques centimètres de racine suffisent à faire repartir une plante. De plus, elle dégage des substances qui empêchent les plantes voisines de croître pour occuper ensuite la place par propagation. Sur les berges, elle sèche totalement en hiver et laisse le champ libre aux phénomènes de glissements et d’érosion.
sous). De plus, la proximité avec la plaine offre aussi un corridor de remontée pour la colonisation que les chaînes montagneuses limitent en amont. Parmi les plantes problématiques, on retrouve le Buddléja de David ou Arbre à papillons. Les berges de la Navisence en sont couvertes de Chippis au pont suspendu à Niouc et d’importants foyers existent le long de la route de la STEP en aval de Fang. Plusieurs chalets de Niouc, de Soussillon et de Vissoie en conservent dans les jardins. Malgré son fort pouvoir attractif pour les papillons, son nectar est à contrario très peu nourrissant et provoque leur surexcitation et les détourne de leur vraie recherche de nourriture ou de partenaire, un peu comme la confusion sexuelle utilisée dans le vignoble contre le vers de la grappe. Est également présent le Robinier fauxacacia qui a déjà fortement colonisé les lisières forestières de Niouc et qui atteint maintenant Fang. Il présente de très grandes épines qui rendent problématique la pose de clôtures et qui peuvent causer de profondes blessures aux hommes et au bétail. Sa situation en Valais est telle que la lutte n’est actuellement opérée que dans les zones naturelles protégées. Enfin, à Niouc toujours, plusieurs jardins sont occupés par le Sumac (ou Vinaigrier), facilement reconnaissable à ses sortes de
grappes rouges dressées et ses feuilles à l’élégance de palmier. Il peut former des peuplements denses qui concurrencent la végétation en place et toutes ses parties sont toxiques voire irritantes (latex). En bordure des cours d’eau proches des villages (Zinal - Grimentz - St-Luc - Vissoie) La Berce du Caucase est une grande ombellifère qui peut atteindre près de 5 m de haut ! Le gigantisme de toutes les parties (feuilles, fleurs, tiges) limite fortement les risques de confusion avec une autre espèce. La plante est en revanche dangereuse pour la santé ! Le contact avec les diverses parties suivi d’une exposition au soleil peut provoquer de graves brûlures jusqu’au 3e degré ! Il faut impérativement porter un équipement de protection adapté pour tous les travaux à proximité ou s’adresser à des professionnels pour l’élimination. Elle aime les secteurs humides et pousse alors volontiers le long des cours d’eau ou dans les prairies humides. La Renouée du Japon est également recensée en bordure de la Navisence. Depuis la crue centennale de juillet 2018, la Commune d’Anniviers opère annuellement un contrôle de toute la Navisence pour lutter contre la propagation de la Renouée du Japon. En effet, le foyer existant à l’ancienne décharge d’Ayer était en
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En synthèse • L’Ordonnance fédérale sur la dissémination dans l’environnement précise les espèces qu’il est interdit d’acheter, de planter, de répandre ou de vendre. • à l’heure actuelle, la politique est plutôt à la prévention qu’à la répression, mais la situation peut changer. Il est donc fortement conseillé de ne plus détenir de telles plantes dans son jardin et de les faire éliminer avec toutes les précautions nécessaires à chaque espèce par des professionnels. • Le signalement des foyers est important car il permet d’organiser efficacement les mesures de lutte et de suivi. Ne pas
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Lupins échappés tapissant le sous-bois à St-Luc
Le long des routes et dans les pâturages au sol perturbé (Niouc - Vissoie - Grimentz) Le Solidage du Canada appelé aussi verge d’or envahit volontiers les milieux ouverts tels que les friches, les tas de terre, les espaces délaissés ou faiblement entretenus et les prairies humides. En plaine, des pairies, anciens vergers ou vignes en friches en sont parfois totalement recouverts. Dans la vallée, elle est relativement peu présente et sa détection a surtout été possible suite à l’entretien des routes cantonales. Quelques foyers ont été repérés en bordure de route à Niouc et à Grimentz, mais c’est dans la région de Vissoie qu’elle présente la plus grande concentration. Elle génère principalement des nuisances à la flore locale en occupant fortement certaines surfaces sans laisser de place à autre chose. Secondairement, elle peut générer des pertes de rendements en fourrage.
W W W. M E L LY M E U B L E S . C O M
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Informations complémentaires Signaler au Canton : M. François Biollaz 027 607 10 32 / 079 540 29 59 francois.biollaz@admin.vs.ch Visualiser la situation et signaler : https://obs.infoflora.ch/app/neophytes/fr/ index.html Application smartphone gratuite de détermination des plantes : https://apps.apple.com/ch/app/plantnet/ id600547573?l=fr https://play.google.com/store/apps/ details?id=org.plantnet&hl=fr_CH
Renouée du Japon en cours de traitement par la voirie d’Anniviers en bordure de la Navisence à Vissoie
hésiter à demander conseil aux professionnels en cas de doute. • Ne surtout pas composter ou jeter sauvagement des plantes coupées, des racines ou des graines mais les évacuer avec les ordures ménagères. Si des foyers sont importants, se renseigner auprès du Canton avant toute opération afin de voir si des collaborations sont envisageables. • Certaines espèces portent atteinte à la santé des hommes et des animaux (allergies, brûlures, piqûres). • La lutte contre les néophytes coûte à la collectivité. A titre d’exemple, le Canton de Zürich débourse jusqu’à 2,2 mio de francs par an pour la lutte contre 6 espèces.
Application smartphone gratuite pour signaler les foyers : https://apps.apple.com/us/app/ invasivapp/id1101328839?l=fr&ls=1 https://play.google.com/store/apps/ details?id=ch.perron2.invasivapp Manuel de gestion des néophytes envahissantes : https://www.vs.ch/documents/40859 0/415579/2302_26+Manuel+de+gest ion+des+n%C3%A9ophytes+envahiss antes.pdf/f54db957-1e1e-c702-5b31506e84a13417?t=1593070006918 Ouvrage sur les plantes invasives de Suisse: Plantes invasives de Suisse - Les reconnaître, lutter contre. Ewald Weber, éditions Rossolis 2013 ISBN 978-2-940365-56-2
Lambert Zufferey
Grimentz | Zinal
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histoire
Des mines d’or aux fours à chaux
P
our voyager d’Anniviers en Afrique du Sud et retour, il suffit de passer une journée avec ce crapahuteur de Jean, dit Jean de la Lune. Habitué à travailler les vignes avec son père très tôt, curieux de la diversité des composants du terrain, il se destinait au plein air. Après une licence en sciences de la terre, il s’est lancé dans un diplôme d’ingénieur géologue. Des études complexes mais avec de bonnes périodes passées en solitaire sur le terrain, par exemple dans le Jura entre St Cergue et les Rousses (travail de diplôme principal) où il se souvient qu’il pleuvait beaucoup… et aussi au col du Mt Genèvre au-dessus de Briançon (F). Attiré par l’aventure, Jean Zufferey s’est épanoui dans ce monde mystérieux, à l’ombre des mille-feuilles géologiques qui forment notre pied-à-terre. Mais que fait un géologue ? Ce domaine, vaste et compliqué, comprend la connaissance de la nature de la roche : la pétrographie, de l’empilement des couches : la stratigraphie, de la déformation des roches : la tectonique et des minéraux : la minéralogie, de la direction de ces couches et de leur inclinaison (le pendage). La boussole du géologue permet de mesurer tout cela, les prélèvements sur le terrain puis l’observation au microscope polarisant de lames minces établies par un préparateur donnent de bonnes indications sur la matière étudiée, deux centièmes de millimètres suffisent pour cet examen ! La loupe du géologue est utilisée pour observer des fossiles microscopiques quand ils existent, tout un monde pas si mort qu’il n’y paraît et qui nous transmet de
Jean (à gauche) et son collègue évaluant un filon d’or
bien précieuses informations sur notre histoire. Voilà la mission du géologue. L’or, par 2000 mètres de fond En 1973, Jean a envoyé deux cents offres d’emploi et a reçu deux réponses positives dont une d’Afrique du Sud d’un grand groupe occupé à l’exploitation de mines d’or. Pas d’hésitation, la décision a été rapide, départ immédiat pour la pointe sud de l’Afrique. Là-bas, la compagnie connue à l’époque pour sa bonne réputation quant au respect des mineurs et au refus d’engagement d’enfants pour travailler dans ces lieux étouffants et moites, a offert à Jean un intéressant contrat d’engagement. Basé à Carletonville, à 80 Km à l’ouest de Johannesbourg, Jean a trouvé dans cette cité des similitudes avec Sierre. Alors, pas besoin de partir si loin pour frayer avec ce qu’on connaît ? Détrompez-vous. Le lieu de séjour comportait un réfectoire commun, Jean occupait une chambre mo-
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derne avec douche et payait, repas compris, 1/15ème de son salaire. La nourriture anglaise était correcte, il a pu s’acheter une VW Coccinelle neuve pour se rendre à la mine high-tech pour l’époque appelée East Driefontein,. Située pas très loin de celle considérée la plus riche du monde, West Driefontein, le seul endroit où l’or était visible à l’œil nu ! Et qui renfermait aussi de l’uranium exploité comme sous-produit. Pour accéder à «sa» mine, un puits d’un diamètre de 9 m. y conduisait d’un seul tenant à 2000 m. sous la surface. Jean surveillait l’avancement des travaux, et quand les mineurs perdaient le filon, grâce à sa connaissance de la stratigraphie fine aux abords du conglomérat aurifère ou par carottages, le géologue indiquait la nouvelle direction à suivre. Les Noirs seuls travaillaient à creuser, installer les rails pour la locomotive électrique à batterie tirant les wagonnets au niveau de l’exploitation, étayer les galeries avec des carrelets de bois entrecroisés, mesurant 1 m. de hauteur en
Jean à visiter l’Afrique du Sud, à côtoyer les ouvriers du Malawi, du Mozambique, à ressentir les pressions de l’apartheid. Nelson Mandela se trouvait en prison à ce moment-là. Jean n’a pas osé traverser Soweto, des pneus brûlaient pendant les émeutes, il a préféré éviter des rencontres improbables. C’était l’époque de la crise pétrolière, ce milieu des géologues miniers restait très international et Jean bénéficiait de deux mois de congé en hiver ce qui lui convenait bien pour revenir skier en Anniviers… .... et 50 ans plus tard, devant le four à chaux
moyenne et extraire le précieux métal. La position courbée en continu des ouvriers a sûrement laissé des traces indélébiles sur leur santé. Un gros tuyau permettait de ventiler le puits et quand plusieurs galeries s’ouvraient, la ventilation s’organisait naturellement. Cela n’empêchait pas une chaleur qualifiée de monstrueuse. Jean descendait dans ces sous-sols humides environ trois à quatre fois par semaine vers neuf heures du matin avec le monte-charge puis marchait une demi-heure environ pour atteindre le lieu d’exploitation. Chacun s’éclairait avec une lampe fixée sur le casque, la batterie de recharge solidement arrimée à la ceinture. Dans cette mine, le résultat de l’extraction donnait environ quinze grammes d’or à la tonne, ce qui est remarquable. Dans une mine plus ancienne appelée Venterspost, dans laquelle Jean a aussi travaillé, on trouvait 5 à 6 gr d’or par tonne. On y accédait par un puits rectangulaire descendant jusqu’à 900 m. suivi d’un funiculaire jusqu’à 1500 m. et enfin du dernier puits vertical atteignant 2190 m. de profondeur … amis claustrophobes, passez votre chemin ! Ce parcours permettait d’examiner la grande faille qui délimitait la fin du gisement. Des picotements ressentis dans les bras mettaient en garde contre le manque de ventilation. En deux ans passés dans cette mine, Jean a pu produire des relevés détaillés de la couche aurifère cachée là sous la couche de lave depuis près d’un milliard d’années. Le minerai était ensuite conduit à l’usine de traitement. Les quatre années passées là-bas ont amené
La chaux, à 2000 m. d’altitude Anniviers compte de nombreux fours à chaux. à Chandolin, près des fours situés à l’arrière du Grand Hôtel, un panneau explicatif très bien fait en trois langues transmet d’intéressantes informations sur leur utilisation. Là-haut, les fours ont servi lors de la construction de l’église et du Grand Hôtel entre autres à la fin du 19è siècle. Audessus de St-Luc, dans la forêt du Rochet, deux fours à chaux ont été dégagés grâce à la motivation d’habitants bénévoles et cinq autres sont encore bien visibles. On creusait un trou dans la terre, étonnamment au milieu de la forêt, dans une clairière, on y construisait un mur en quartzite ou en para-gneiss. Puis on allait chercher des pierres calcaires qu’on cassait, on les débitait en morceaux, les mélangeait ensuite avec le bois ou le charbon de bois qu’on allumait par le fond du four. Il fallait atteindre des températures de 900° à 1000° pour réduire le calcaire en oxyde de calcium plus communément appelé chaux vive... Cette dernière devait ensuite être additionnée d’eau, ce qui donnait de l’hydroxyde de calcium ou chaux éteinte. Il fallait encore préserver tout cela de l’air, y ajouter de l’eau et du sable pour obtenir le mortier de chaux et l’utiliser pour recouvrir les murs et lier les pierres. Le mortier bâtard aurait mieux convenu, mais le ciment était cher à l’époque. Cette réaction exigeait beaucoup d’eau, pour enfin obtenir le lait de chaux servant au blanchiment des murs. Alors bon marché peut-être mais quelle dépense d’énergie pour arriver à ces fins ! Le village de St-Luc ayant brûlé deux fois en 1845 et 1858, les habitants ont eu
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besoin de beaucoup de chaux pour recouvrir les nouvelles maisons reconstruites en pierres. C’est probablement pour cette raison que de si nombreux fours ont carburé au-dessus du village. Les chalets blancs de Rouaz et du Toùnot ont aussi profité de cet enduit local. Le calcaire étant rare dans ce coin de vallée, Jean pense que les valeureux habitants d’alors ont exploité la seule filière existant dans la région de Chandolin. Ont-ils transporté la matière première avec les mulets ? Les indications sont rares, les écrits d’alors restent flous sur ces épisodes malheureusement. Willy Gyr dans « Le Val d’Anniviers, Vie traditionnelle et culture matérielle axées sur le patois de St-Luc » indique : « on entretenait le feu jour et nuit jusqu’à cuisson terminée. Ensuite, on faisait fuser la chaux dans des fosses creusées au préalable à proximité immédiate de la construction et on s’en servait au fur et à mesure ». Willy Théler auteur du livre « Un Village en feu » a pu trouver un texte d’archive qui dit que «les fours produisant la chaux nécessaire à la reconstruction du centre du village en pierre se situeront dans la forêt au-dessus du village» c’est tout. Le regard du géologue Il se sent à l’aise à déambuler d’une époque à l’autre, d’un mille-feuilles géologique à une gigantesque faille. Les renseignements qu’il nous transmet représentent une infinie richesse : sur quoi reposent nos pieds et ce que voit notre regard lorsqu’il se porte aussi haut que le plus haut sommet de notre bonne vieille terre : un monde immense, riche encore de découvertes à venir et de mystères qui, peut-être, garderont leur secret. Facile pour Jean, toujours accompagné de son marteau de géologue et de ses cartes au 25’000, de nous en mettre plein la vue, même si, ouf, il n’a pas réponse à tout. Petits, tout petits que nous sommes, déconcertés devant tant d’immensité. Merci Jean de la Lune pour ton art de rendre les balades sur le terrain si vivantes et animées. Simone Salamin
sport
Montagne Club Anniviers http://montagneclubanniviers.blogspot.com/
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Les consultations parents-enfants
Un bébé, une nouvelle vie à organiser et à apprivoiser. En ces temps incertains en lien avec la situation sanitaire, les infirmières de la consultation parents-enfants du CMS de la région de Sierre se mettent plus que jamais au service des familles dans le respect des normes sanitaires en vigueur.
- Suivi du poids, de la taille et du développement… Selon vos besoins, les consultations se font par téléphone ou sur rendez-vous. Nous venons, une fois par mois, au nouveau centre médical de Vissoie. Nous vous recevons aussi volontiers, tout au long de la semaine, à l’Espace prévention à la rue du Bourg 15 à Sierre.
Elles proposent gratuitement, pour les enfants de 0 à 4 ans et leurs parents : - Ecoute, soutien, orientation… - Conseils en soins, allaitement, biberon, diversification alimentaire, sommeil, éducation…
La date à venir pour 2020 pour les consultations parents-enfants à Vissoie : 26 novembre 2020
Services:
Collections: Bibliothèque d’Anniviers
Poste internet gratuit Animations
Romans, documentaires, DVD, livres audio,
Heures d’ouverture : mardi et vendredi : 15h -‐19h mercredi : 13h – 17h
Collections :
Vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer mais désirez néanmoins lire et profiter des offres de votre bibliothèque communale ? Ce nouveau service vous est destiné !
www.bibliovalais.ch www.biblio.ecoleanniviers.ch/netbiblio
Centre Vissoie BD, albums jeunesse livresscolaire, en grands3961 caractères, Tél. : 078 659 31 81 bibliotheque@anniviers.org BIBLIOTHEQUE d’ ANNIVIERS www.bibliovalais.ch/valais/bibliotheque-‐ communale-‐scolaire-‐anniviers
Romans, documentaires, DVD, livres audio, BD, albums jeunesse
Vous pouvez commander par téléphone : 078 659 31 81, par mail ou par courrier postal (voir adresses au verso) Nous vous livrons vos ouvrages directement à votre domicile, et nous chargerons également de venir les récupérer. Emprunts et livraisons GRATUITS pour l’ensemble des villages de la commune.
Plusieurs possibilités pour effectuer votre choix de livres : parcourir le catalogue en ligne (adresses au verso) ou utiliser les listes de titres à cocher que nous vous transmettrons volontiers sur demande. Si vous appréciez les surprises et les découvertes, laisser la bibliothécaire choisir pour vous !
Services :
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A votre disposition : actualité littéraire d’ici et d’ailleurs, nouveautés chaque mois, livres imprimés en grands caractères, livres enregistrés (livres audio à écouter), romans, documentaires, bandes dessinées, films DVD.
Bibliothèque membre de :
Mélisa Varone, responsable des CPE du CMS de Sierre
LIVRES à DOMICILE
Centre scolaire - 3961 Vissoie 027 476 15 16 ou 078 659 31 81 bibliotheque@anniviers.org
Mar. - Mer. - Ven. de 15h00 à 19h00
Pour un rendez-vous et/ou pour de plus amples informations vous pouvez contacter la réception du CMS de Sierre au 027 455 51 51 ou consulter le site internet www.cms-sierre.ch/cpe
Un nouveau service de la bibliothèque d’Anniviers
Bibliothèque communale et scolaire d’Anniviers
Heures d’ouverture:
Quant à celles de 2021, elles seront disponibles au plus tard début décembre sur le site de la commune d’Anniviers et sur le site du CMS de la région de Sierre.
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LES COMMISSIONS COMMISSION DE TAXATIONS
COMMISSION PARITAIRE
COMMISSION DES IMPÔTS
APEA
CITOY
ASSEMBLÉE P COMMISSION D’APPRENTISSAGE
COMMISSION DES RESPONSABLES COMMUNAUX EN CAS DE MOBILISATION ET APPROVISIONNEMENT ÉCONOMIQUE
COMMISSION DE LA SÉCURITÉ ET DES DANGERS NATURELS
ANNIVIERS TOURISME SA
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CONSEIL COM
TRIBUNAL DE POLICE
COMMISSION DES CONSTRUCTIONS ET DE L’ÉDILITÉ
COMMISSION DE NATURALISATION
COMMISSION SCOLAIRE
YEN
PRIMAIRE
MMUNAL
COMMISSION SPORTS, CULTURE, LOISIRS ET JEUNESSE
COMMISSION ÉNERGIE
COMMISSION DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
COMMISSION DES FINANCES
COMMISSION HÔTELLERIE
plus d’infos sur www.anniviers.org - 25 -
Information parkings publics
PAPIERS COUCHÉS PANTONE
jaune bleu noir
PANT 123C PANT 299C 100%
LES ZONES DE PARKING EN ANNIVIERS Tarification, système de paiement et situation
jaune PANT 115U bleu PANT 2995U Afin de répondre aux différents besoins de stationnement et faciliter noir l’accueil 100% des hôtes, que ce soit pour une durée
PAPIERS NON COUCHÉS PANTONE
limitée ou un séjour de longue durée, la Commune d’Anniviers propose des solutions adaptées aux différents usagers. Il existe, sur le territoire communal, plus de 2'800 places de stationnements.
Projets de développement à l’étude a) b) c) d) e) f)
Amélioration du parking des Echertès sous l’auberge des Choucas à Chandolin Amélioration du parking de Tsanlons 2 à St-‐Luc Amélioration de la planie et places pour camping-‐cars La Pra à St-‐Luc Amélioration et agrandissement du parking Clos des Frès à Grimentz Amélioration de la planie du parking au-‐dessus du départ des remontées mécaniques à Zinal Amélioration du parking entre le torrent du Pétérey et les Plats de La Lée à Zinal
a) b) c) d) e)
Aire de parcage limité à 2 heures et libre la nuit (de 19h à 8h) : parcage avec disque de stationnement Aire de parcage limité à 2 heures et interdit la nuit (de 24h à 7h) : parcage avec disque de stationnement Aire de parcage payant – interdit la nuit (de 24h à 7h) Aire de parcage payant sans restriction d’horaire Aire de parcage libre, sans restriction ni paiement
Catégories de stationnement
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La tarification et le système de paiement Parkings publics payants Périodes
Durée de stationnement
les 2 premières heures
à partir du 01.11.2020 à partir du 01.05.2021 Hiver Eté du 01.11 au 30.04 du 01.05 au 31.10 Gratuites
Gratuites
de 2h à 3h
CHF 4.00
CHF 2.00
de 3h à 4h
CHF 6.00
CHF 3.00
de 4h à 5h
CHF 8.00
CHF 4.00
de 5h à 24h
CHF 10.00
CHF 5.00
1 jour
CHF 10.00
CHF 5.00
2 jours
CHF 20.00
CHF 10.00
3 jours
CHF 30.00
CHF 15.00
4 jours
CHF 40.00
CHF 20.00
5 jours
CHF 50.00
CHF 25.00
6 jours
Gratuit
Gratuit
7 jours
Gratuit
Gratuit
8 jours
CHF 60.00
CHF 30.00
9 jours
CHF 70.00
CHF 35.00
10 jours
CHF 80.00
CHF 40.00
11 jours
CHF 90.00
CHF 45.00
12 jours
CHF 100.00
CHF 50.00
13 jours
Gratuit
Gratuit
14 jours
Gratuit
Gratuit
plus de 14 jours
CHF 10.00 par jour sup.
Exemple de tarification
4 heures
3 jours
10 jours 11 jours 12 ou 13 ou 14 jours
15 jours 16 jours
CHF 5.00 par jour sup.
à partir du 01.11.2020 à partir du 01.05.2021 tarif hiver tarif été
CHF 6.00 CHF 30.00 CHF 80.00 CHF 90.00 CHF 100.00 CHF 110.00 CHF 120.00
CHF 3.00 CHF 15.00 CHF 40.00 CHF 45.00 CHF 50.00 CHF 55.00 CHF 60.00
Information pratique et utile Utilisation de plusieurs parkings avec un même ticket Il est possible d’utiliser le même ticket, pendant la durée du paiement, sur l’ensemble des parkings publics. Exemple : 1. Le porteur d’un ticket d’une durée 5h à 24h représentant CHF 10.00 en hiver et CHF 5.00 en été, peut se parquer la journée près des remontées mécaniques à Chandolin, l’après-‐midi proche des magasins à Grimentz et le soir à proximité de l’hôtel à St-‐Luc avec le même ticket. 2. Le porteur d’un ticket, par exemple pour une durée de 2 jours représentant CHF 20.00 en hiver et CHF 10.00 en été, peut se rendre 1 journée sur un parking payant et se déplacer le 2ème jour, ou le même jour, sur un autre parking payant de la commune avec le même ticket. Attention ! Les restrictions d’horaires, mentionnées sur chaque aire de stationnement, doivent être respectées : le ticket valable 24h ne permet pas de stationner son véhicule sur un parking interdit durant la nuit de 24 à 7h. Il existe, dans chaque station, des places de parc autorisées 24h/24.
Vignette annuelle Tarif annuel pour un abonnement de parcage nominatif.
Pour tous les parkings payants
CHF 365.00 par année
La vignette annuelle ne donne pas un droit à un stationnement personnalisé à un endroit précis.
Stationnement camping-car
Stationnement pour camping-‐car à un emplacement équipé d’une borne Euro-‐relais
CHF 30.00 par jour comprenant : Stationnement Taxe de séjour Approvisionnement en eau et électricité Vidanges
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Système de paiement SEPP – l’app parcmètre. Stationnement facile à payer. Payer les frais de stationnement n’a jamais été aussi facile! Payer l’application les frais de stationnement n’a jamais été aussi facile! Avec Avec de parking SEPP le smartphone devient un l’application de parking SEPP le smartphone devient un parcmètre. parcmètre. Avec SEPP, fastidieuse vers vers le parcmètre est facilement Avec SEPP,la lamarche marche fastidieuse le parcmètre est facileépargnée. Pas d’estimation de la durée du stationnement et pas de et ment épargnée. Pas d’estimation de la durée du stationnement contrainte avec la monnaie, pas de saisie de la place de parc et pas de pas de contrainte avec la monnaie, pas de saisie de la place de ticket dans la voiture. parc et pas de ticket dans la voiture.
Le stationnement est également payable par monnaie ou par carte de crédit aux parcmètres installés à proximité des parkings.
Affichage informatif sur les Horodateurs
Tous les jours / Täglich / Everyday Attention ! Zone interdite de 24h à 7h
Tarifs Périodes
à partir du 01.11.2020 à partir du 01.05.2021 Hiver Eté E xemple de ticket du 01.11 au 30.04 du 01.05 au 31.10
Gratuit les deux premières heures 1 -‐ 2 h = CHF 0.-‐
Gratuit
De 7 j ours à 12 j ours/ par j our Jours 13 et 14
CHF 10.00 par j our s up. Gratuit
CHF 5.00 par j our s up. Gratuit CHF 5.00 par j our s up. Gratuit
Application
Ne rend p as la monnaie -‐ Kein Geld z urück -‐ No cash Back
Attention à respecter la signalisation ! Zone de 24h à 7h
Le ticket peut être utilisé s ur un a utre parking public de l a c ommune pendant s a durée de validité
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HEURE
09/06
10:18
PRIX
NUMERO
CHF 10.00 par j our s up.
DATE
De 24h à 5 j ours / par j our
CHF 5.00
TICKET
TEST
CHF 10.00
AUTORISE
BAT : 6.95V
de 5h à 24h
CHF 4.00
C-03
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PILE : 10.38V 024138
V0912
CHF 8.00
FIN DE STATIONNEMENT
de 4h à 5h
CHF 3.00
03KLS46B 152907
CHF 6.00
de 3h à 4h
Jours 6 et 7
CHF 2.00
Dégressif
CHF 4.00
Dégressif
de 2h à 3h
�
A RESPECTER LA SIGNALISATION MISE EN PLACE
A PLACER DERRIERE LE PARE-BRISE LISIBLE DE L'EXTERIEUR
Assemblée primaire du 01.09.2020 ce qui s’est dit !
L’Assemblée primaire s’est tenue à la salle polyvalente de St-Luc. Le Président a précisé qu’il s’agissait là d’une assemblée ordinaire dans un contexte bien spécifique. En effet, la situation actuelle liée à la pandémie « COVID-19 » a permis la mise sur pied de cette assemblée, sous réserve du respect des règles édictées par la Confédération. Par conséquent, des mesures ont été prises pour recevoir les personnes présentes dans les meilleures conditions possibles (port du masque obligatoire, désinfectant à l’entrée, tenue d’une liste des présences). Le Président, en introduction, est revenu sur l’évolution de la situation du COVID-19 et sur les actions communales entreprises :
• baisse des taxes des services communaux eau-égouts
• budget complémentaire pour garantir un marketing de qualité et des produits touristiques durant la saison estivale 2020
• bon cadeau de CHF 25.- aux domiciliés et aux résidents secondaires, à faire valoir auprès des entreprises, commerces et prestataires de services locaux.
D’autres actions se sont faites en collaboration avec la SDJA : • soutien aux aînés • vidéo de sensibilisation • distribution de fleurs à Pâques L’occasion de remercier tous les jeunes de cette société qui se sont investis auprès des moins jeunes. Les collaboratrices et collaborateurs de la Commune ont également été remerciés pour leur engagement durant cette période difficile, ils n’ont eu cesse d’assurer les services communaux. Malgré ces derniers évènements, le Président a informé l’assemblée des divers dossiers importants que l’exécutif a eu à cœur de faire avancer, notamment dans le domaine des itinéraires de mobilité de loisirs, de l’inventaire du patrimoine bâti dans les vieux villages, de l’Hydroélectricité, des investissements futurs. Les comptes 2019 ont ensuite été présentés. Des précisions ont été apportées sur les dépenses faites dans les différents dicastères. Il a été notamment relevé les travaux parasismiques réalisés en 2017/2018 au Centre scolaire, ainsi que l’agrandissement du réfectoire et la transformation de la cuisine débutés cette année et qui se termineront en 2021. Pour mettre à profit cette nouvelle cuisine, le Conseil municipal a décidé de créer un poste de Chef de cuisine. A l’issue de cette présentation, l’assemblée à approuvé les comptes 2019 à l’unanimité. Ce sont ensuite des informations relatives à l’avant-projet de Révision du plan d’affectation des zones (PAZ) et du règlement communal des Constructions et des Zones (RCCZ), qui ont été transmises à l’assemblée. L’intégralité du procès-verbal de l’Assemblée primaire du 1er septembre 2020 est consultable sur notre site internet www.anniviers.org. Au plaisir de vous rencontrer à la prochaine assemblée primaire du 30 novembre 2020, dédiée au budget 2021 !
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nature
Petit guide du savoir-vivre en forêt
L
a forêt suisse recouvre presque le tiers du pays. Il y a 64 arbres (ou 1800 m2) pour chaque habitant. L’âge moyen des arbres suisses est de 100 ans et les plus vieux, des ifs, ont 1’500 ans environ. L’aire boisée augmente chaque année d’une surface équivalente au lac de Thoune. Cette forêt est vitale pour nous : environ 40% de l’eau potable provient d’elle et l’ensemble de la filière forêt-bois offre plus de 100’000 places de travail. L’effet filtrant de la forêt équivaut à une économie de coûts de traitements de l’eau de l’ordre de 80 millions de francs par an. Plus de 25’000 espèces d’êtres vivants dépendent d’elle. Elle stocke environ 550 millions de tonnes de CO2.
En Anniviers, notre forêt n’est pas vierge. Elle est utilisée pour nous protéger des dangers naturels (comme les avalanches ou les chutes de pierre), pour nous fournir du bois et pour nous amuser. Les loisirs y sont de plus en plus nombreux : promenade, cueillette, équitation, cyclisme, photogra-
phie, course à pied… Conformément au code civil, chacun a libre accès aux forêts et aux pâturages. On en oublie parfois que nous partageons ce terrain de jeu avec beaucoup d’autres êtres vivants. L’oubli est d’autant plus facile que les arbres sont silencieux et immobiles, les animaux souvent invisibles. Notre présence est intrusive et la forêt doit être protégée pour pouvoir survivre, même si elle a déjà été transformée par l’homme. Pour rappeler aux usagers des forêts suisses que le respect s’impose, vingt organisations ont élaboré ensemble le « Petit guide du savoir-vivre en forêt » en dix commandements. Chaque thème est illustré par Max Spring, célèbre illustrateur et caricaturiste bernois. Ce petit manuel aborde la question des déchets, fait halte devant les chantiers de bûcheronnage, prévient des dangers guettant les promeneurs, appelle à la modération les adeptes des cueillettes. S’il aborde des thèmes aussi courants que celui des chiens en laisse, il s’aventure aussi vers des thèmes moins visibles, comme le respect du repos nocturne.
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Branchages, fruits et champignons, point nous n’amasserons. L’automne est là : pour beaucoup d’entre nous commence la merveilleuse chasse au trésor qui remplit nos sacs de champignons. Voilà une amanite tue-mouche, il y a sûrement des cèpes par ici ! En voici un, puis deux, puis trois, une ligne de cèpes serpente dans la forêt, se perd, puis, au moment où on désespérait, resurgit. Le panier déborde à présent, mais prenons encore celui-là qui est si gros et joli ! On continue à cueillir, emporté par le plaisir de trouver et de posséder. Qui n’a jamais trop rempli son panier ? Mais la forêt n’est pas un supermarché. Chaque champignon, chaque mousse, chaque arbre, chaque animal est relié au reste de la forêt et tout déséquilibre entraîne d’incalculables conséquences. Sachons résister à la tentation de tout prendre. Nous faisons nous aussi partie de la nature, donc la forêt peut nous nourrir, mais à condition de ne prélever que le nécessaire, pour ne pas détruire cette nourriture délicieuse et facile. Lorsque nous étions des chasseurs-cueilleurs, nous savions consommer sans dé-
truire, mais ce savoir s’est perdu ; devenus agriculteurs, nous avons pris l’habitude de tout récolter. Personne n’a envie de finir par pleurer devant une forêt vide. Alors ne ramassons pas toutes les baies, les pives ou les noix, car les végétaux ont besoin de leurs graines pour survivre. Laissons toujours quelques champignons, coupons-les plutôt que de les arracher et épargnons les plus petits pour qu’ils puissent grandir…
Nous laissons beaucoup de traces lors de notre passage en forêt, même si nous ramenons canettes et mégots avec nous. Par exemple, les amoureux gravent des cœurs dans le tronc des arbres, avec leurs initiales, et c’est si bucolique. Mais l’écorce protège l’arbre comme notre peau nous protège. Serait-il romantique d’entailler un animal pour y inscrire ses initiales ? L’arbre blessé peut tomber malade et mourir.
Ni traces ni déchets, nous ne laisserons. Pour la plupart d’entre nous, il serait inimaginable de laisser notre sac en plastique du pique-nique ou l’emballage aluminium du sandwich traîner dans la forêt. Mais d’autres déchets sont dangereux alors qu’ils ont l’air inoffensif : par exemple, les déchets de jardin sont une plaie. Comme l’indique l’association des propriétaires forestiers, « les plantes ornementales exotiques enrichissent nos jardins. Mais les conséquences peuvent être dramatiques si elles parviennent en forêt. Elles s’y comportent comme des éléphants dans un magasin de porcelaines ». Ces magnifiques plantes exotiques n’ont pas de concurrent naturel chez nous et vont souvent se répandre trop rapidement, envahissant tout l’espace, menaçant les espèces indigènes et faisant de l’ombre aux arbrisseaux. Une fois installées, elles sont très difficiles à éradiquer. Elles sont souvent porteuses de maladies ou de parasites contre lesquels nos plantes locales ne sont pas armées pour lutter. Les déchets verts, même les restes de tonte ou de géraniums, n’ont donc jamais leur place en forêt !
La plupart des incendies de forêt sont causés par la négligence d’êtres humains, et c’est un danger difficile à maîtriser. Il ne faut jamais laisser un feu sans surveillance et toujours s’assurer avant de partir que le foyer est complétement éteint. En cas de vents forts, il vaut mieux renoncer à faire du feu, car il peut se propager rapidement, surtout si on a oublié de débarrasser les alentours des herbes et aiguilles sèches. Des objets anodins peuvent même déclencher un incendie : un mégot mal éteint jeté depuis la fenêtre d’une voiture, ou un éclat de verre qui reflète la lumière du soleil. Des risques encourus, nous serons conscients. Les zones de travaux, nous éviterons. La forêt nous protège, mais elle peut aussi nous menacer. En cas d’orage, mieux vaut renoncer à y aller. Des branches ou des arbres peuvent chuter et nous blesser. Nous risquons d’être foudroyés. S’il est impossible de sortir rapidement de la forêt, quelques gestes peuvent nous sauver de l’éclair : s’éloigner des troncs, éviter surtout les arbres isolés, éteindre le téléphone, se tenir à distance de l’eau et de tout objet
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métallique (comme un vélo ou une clôture), et rester au moins à trois mètres les uns des autres. Le bûcheronnage peut aussi être un danger pour ne pas risquer d’accident, respectons rigoureusement la signalisation et les interdictions de passer, y compris le week-end. Le silence et la lenteur, nous aimerons. La quiétude de la nuit, nous respecterons. Sur les chemins et sentiers, nous resterons. Nos chiens, nous maîtriserons. La forêt n’est pas seulement là pour nos loisirs, elle est vivante et peuplée. Est-il vraiment nécessaire d’y apporter notre bruit et notre vitesse ? On essayera de ne pas trop déranger, en restant sur les sentiers pour ne pas piétiner les plantes, les petits animaux et leur habitat. Les chiens qui nous accompagnent sont perçus comme un danger par les animaux sauvages, et leur présence peut beaucoup les stresser, surtout pendant les périodes de couvaison et de mise bas. Le respect du silence est très important la nuit: si nous nous promenons après le crépuscule, il faut éviter les cris, la musique forte ou les bruits de moteur. On limitera la lumière : une petite lampe dirigée au sol sur le chemin fera bien l’affaire ! L’humain est l’invité de la forêt et non son maître. Il est important de savoir regarder, écouter, se taire, pour entrer dans son mystère. Pauline Archambault
héritier & associés terrassement sa Terrassement Transport Anniviers Case Postale 73 / CH-3961 VISSOIE
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sport
Ski-Team Anniviers Changement de décor
P
our clore cette période de préparation estivale, nous avons testé une nouvelle manière d’améliorer notre technique de ski, mais sans neige. En effet nous sommes allés en France voisine, à Cluses chez «TDVC», pour skier sur un tapis qui ressemble fortement à un tapis de course.Une première expérience pour beaucoup de jeunes qui, d’après leurs retours, s’est avérée très intéressante. TDVC: Quelles sont les premières sensations sur cet appareil? Athlètes: Il nous a fallu 1 à 2 minutes d’adaptation. Lorsqu’on freine, on ne ralentit pas mais on recule sur le tapis. TDVC: A votre avis, pourquoi est-il si difficile de garder les skis parallèles? Athlètes: La vitesse du tapis! Nous allions seulement entre 8 et 10 Km/h et à cette vitesse là, la moindre erreur nous est fatale. TDVC: Quel effet cela fait-il de skier non-stop durant 10 minutes? Athlètes: La plus longue piste du monde! Cela demande énormément de concentration mais, une fois le mouvement ou l’objectif compris, nous pouvons le répéter encore et encore durant ces 10 minutes et sur une piste sans aucune difficulté. TDVC: En quoi le miroir en face de vous vous a été bénéfique? Athlètes: Nous avons l’habitude de skier le matin et de se voir uniquement le soir à la vidéo sur une ou deux pistes. Là, on peut se voir skier sur absolument tous les virages et en live. En plus du miroir, les coachs sont à côté de nous et peuvent également nous conseiller ou corriger sur le moment et pas seulement au fond de la piste. Nous
avons donc pu faire un très grand travail technique et avons senti une progression plus rapide que sur la neige. TDVC: Seulement 2 heures de ski par jour, ce n’est pas beaucoup non? Athlètes: NON ! Lorsque nous sommes sur la neige nous skions entre 10 et 12 manches de 50 secondes et quelques virages en ski libre, cela fait environ 20 minutes de ski effectives par jour. Le reste du temps nous sommes sur les téléskis. Or là, 2 heures de ski séparés en 2 groupes (10 minutes chacun) nous skions donc le triple de temps qu’une journée normale. Coachs: Chaque jeune a pu faire environ 2’000 virages par jour. Ce n’est donc pas moins de 70’000 virages qui ont été réalisés par le Ski-Team Anniviers sur le tapis de «TDVC» en une semaine.
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Sur la neige et avec de la vitesse, beaucoup de forces entrent en jeu et elles permettent certaines erreurs. Sur ce tapis, il est quasiment impossible de rester debout avec ces erreurs là. Nous sommes à 2 mètres des jeunes et pouvons donner des consignes en direct pendant qu’ils skient. De cette manière là nous sommes efficaces et les résultats se voient rapidement. Superbe expérience pour un travail technique mais attention à ne pas faire que du ski tapis. Notre sport reste un sport d’extérieur sur de la vraie neige, beaucoup plus dynamique et varié. Maël Burgi
histoire
Enfer et merveilles des mines en Anniviers
L
e Val d’Anniviers attire l’œil du visiteur par les merveilles qui sont à la surface du sol : fleurs, torrents, forêts, cimes et animaux rivalisent de beauté. Mais l’exploration du monde souterrain de la vallée révèle d’autres trésors : une incroyable variété de minéraux aux couleurs et aux formes fantastiques. Le district minier du Val d’Anniviers et de la vallée de Tourtemagne a une histoire géologique complexe et recèle plus de 333 espèces minérales : c’est la moitié des minéraux présents en Suisse ! Lorsqu’on quitte les sentiers, il n’est pas rare de tomber par hasard sur une entrée souterraine, sombre, humide et mystérieuse, attirante et effrayante à la fois. Celui qui se laissera tenter y trouvera souvent d’incroyables minéraux. Beaucoup d’anciennes mines se cachent ainsi entre sommets et vallons, mais elles sont souvent effondrées ou dangereuses d’accès. Les poutres de soutènement sont vermoulues ou brisées, des gaz empoisonnés flottent dans les profondeurs des mines et les galeries sont parfois boueuses, glissantes et inondées. Plus de vingt mines se trouvent dans le val d’Anniviers, de la plaine du Rhône jusqu’au sommet de l’Omen Rosso au-dessus d’Ayer. A 3031 mètres d’altitude, après une rude ascension au milieu d’un chaos de rocs, on y découvre la plus haute mine de Suisse, celle de Plantorin. L’entrée d’une galerie effondrée se cache dans les replis de la crête, flanquée d’un reste d’abri, un minuscule refuge construit en pierres sèches et adossé au rocher. Une mystérieuse pierre à cupules s’incline non loin. Côté Anniviers, une ter-
Reste du bâtiment, Mine de Plantorin à l’Omen Rosso
rasse subsiste, qui accueillait l’exploitation à ciel ouvert, tandis qu’à 250 mètres de là, un replat herbeux abrite encore les ruines d’une baraque qui devait servir de logement aux mineurs. «Omen Rosso» signifie «Homme rouge». Le nom de ce sommet désigne probablement à l’origine un bloc de roche rougeâtre qui a aujourd’hui disparu : c’était le gisement qui affleurait à cet endroit-là. Cette particularité d’un filon émergeant du sous-sol à l’air libre est rare dans les Alpes, car l’érosion glaciaire fait généralement tout disparaître. Longtemps, seuls des chasseurs de chamois ou quelques bergers avec leurs chèvres fréquentaient cette longue crête dénudée qui sépare le val d’Anniviers de la vallée de Tourtemagne. Comment le filon de cobalt a-t-il été découvert dans cet endroit inaccessible et désolé ? Dans son ouvrage « mines et minéraux du Valais », Stefan Ansermet indique qu’il « est probable que des prospecteurs ont été très tôt attirés par la couleur brunâtre de l’affleurement, ou que des bergers
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ont ramassé quelques cailloux qui laissaient voir sur leur cassure un éclat métallique doré ». L’Homme rouge, c’est-à-dire la couleur de la roche à l’endroit où le filon affleurait à la surface, attire ainsi les prospecteurs : en 1810, les Valaisans M. Tabin et J. Wuarnier annoncent qu’ils ont découvert une mine de cobalt à cet endroit. En 1841, cinq tonnes de minerai sont extraites, avec les difficultés qu’on peut imaginer dans un endroit si haut et si loin de toute piste, puis la concession de la mine change quatre fois de propriétaire. La mine de Plantorin est un touchant témoignage de l’incroyable acharnement des mineurs à braver le froid et la pente pour extraire un peu des richesses de la terre. Il est difficile de trouver des informations précises sur les conditions de vie des mineurs de Plantorin, mais on peut imaginer la dureté de leur existence en comparant avec la mine de Kaltenberg, située à deux kilomètres de là sur la même crête, le Minugrat ou Crête des Mines. Dans le rapport de Lecomte-
Denis datant de 1901, le Dr Schacht raconte qu’à la mine de Kaltenberg « il faut construire des baraquements pour les ouvriers, et les munir de tout ce qu’il faut pour passer l’hiver, notamment de vivres pour six mois, car les communications avec le reste du monde sont extrêmement difficiles et dangereuses. En tous les cas, il ne faut songer à aucun transport, et le ravitaillement est matériellement impossible. » Les mineurs travaillent donc toute l’année, bloqués en altitude durant les mois d’hiver par les avalanches et l’absence de route, confinés à quelques-uns dans le froid et l’isolement monotone, sans possibilité de communiquer avec le monde d’en-bas. La Révolution industrielle a bien eu lieu ici aussi, au beau milieu des Alpes, loin des cités et des usines. Derrière la féerie des minéraux se cachent une grande souffrance et une réalité sociale qu’on peine aujourd’hui à imaginer. Les mines commencent à être exploitées dès le XVIIIème siècle. Ce sont d’abord des étrangers qui s’intéressent à la recherche et à l’exploitation des gisements en Anniviers: en 1730, deux Anglais obtiennent de l’Etat une concession leur permettant de «creuser et découvrir toutes sortes de mines», mais les communes concernées s’opposent rapidement à cet accord, ce qui pousse les prospecteurs à abandonner et à quitter le Valais. Les demandes de concessions sont de plus en plus nombreuses, le plus souvent par des investisseurs français ou anglais. En 1831 commence une sorte de ruée vers l’or qui va durer onze ans: la Révolution industrielle réclame son lot de matières premières et les nombreux minerais du Val d’Anniviers gorgent d’espoir le cœur des prospecteurs : cuivre, argent, bismuth, cobalt, nickel, zinc, plomb, amiante, talc, pierre ollaire… En 1849, la Société d’Anniviers est fondée ; elle achète des concessions et construit une fonderie à Chippis. Les débuts sont un succès et la mine de cobalt de Grand Praz génère un bénéfice de douze millions de francs actuels en moins de dix ans. L’exploitation minière en Anniviers ressemble ensuite à des montagnes russes: les échecs succèdent aux espoirs et les faillites aux investisse-
ments enthousiastes. Beaucoup de gisements sont pauvres, le rendement est souvent décevant et les prospecteurs finissent par se concentrer sur la mine de cuivre de la Lée à Zinal et celle de Baicolliou à Grimentz. Certaines sociétés minières cherchent même davantage à vendre des actions à des investisseurs crédules, aveuglés par leur fièvre spéculative, plutôt qu’à exploiter Crystal d’albite de forme inhabituelle dans une géode d’albite massive, Mine de Plantorin de manière rentable les filons. Les mines sont ensuite abandon- respiratoires. Selon la Suva, «la silicose fut nées durant la première guerre mondiale. la pire maladie professionnelle du siècle Puis le travail reprend pendant la deuxième passé. En l’espace de cinq décennies, près guerre mondiale, car la pénurie de matières de 11’000 travailleurs développèrent des premières est telle qu’on s’intéresse à nou- séquelles tardives de la poussière de quartz veau aux gisements d’Anniviers. qu’ils avaient inhalée dans les fonderies, dans l’industrie sidérurgique, dans les Le travail des mineurs était mines ou lors de la construction de tunnels dur et dangereux. et de barrages. Plus de 3’000 moururent, Avalés par les entrailles de la terre, ils tra- des milliers d’autres furent atteints de vaillaient été comme hiver 10 heures par graves lésions pulmonaires. » jour, habitant des baraquements accrochés au flanc de la montagne, quelquefois sans La mine de La Lée est la eau courante, dormant dans des dortoirs seule mine de cuivre de où l’équipe de jour et l’équipe de nuit Suisse ouverte au public. devaient partager à tour de rôle le même En la découvrant, le visiteur oscille entre lit, ne redescendant que le samedi soir émerveillement et effroi. Sur les parois des pour remonter tôt le lundi matin. Dans galeries, la chalcopyrite brille et fascine les galeries étroites et mal éclairées, parfois par ses différentes couleurs. Un tunnel pas plus larges qu’un mètre, les mineurs débouche sur une ouverture dans la falaise, devaient travailler couchés ou accroupis, de laquelle on peut voir le fond de vallée dans un air irrespirable chargé de poussière comme vu d’avion, avec la cascade qui déde roche, sans ventilation. Le travail de vale la roche juste à côté. Mais la plongée forage à sec ne permettait pas à la poussière dans les galeries sombres et humides ainsi de retomber. Travaillant sans protection ni que le récit des souffrances endurées par masques, beaucoup attrapèrent la silicose. les mineurs nous entraînent dans un autre Cette maladie pulmonaire incurable, sur- monde, celui de la dureté épouvantable nommée le « mal des mineurs », est provo- de l’industrie minière du début du XXème quée par l’inhalation de petites particules siècle. de poussière de silice. Sournoise, elle ne se Pauline Archambault manifeste souvent qu’après dix à trente ans d’exposition et provoque une dégradation progressive et irréversible des capacités
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Hé!
UN éTé 4 NOUVEaUTÉS Cet été, 4 nouveautés sont venues étoffer le calendrier estival, mis à mal par les mesures de lutte contre le Covid-19. Chaque station du Val d’Anniviers a accueilli un événement/une activité, qui s’est inscrit dans un programme pensé pour toucher un public aussi large que possible. Retour sur cet été pas comme les autres… ZINaL UN PARC De JeUX Un parc de jeux et de châteaux gonflables a pris ses quartiers à Zinal, de mi-juillet à mi-août. Une attraction intéressante, qui a permis aux petits vacanciers de côtoyer les enfants du village, le tout dans une ambiance décontractée. Et même lorsque la météo des fins de journée se montrait capricieuse et donnait du fil à retordre au niveau logistique, c’est avec une impatience certaine qu’ils attendaient que les dernières gouttes soient séchées pour pouvoir à nouveau y retourner!
ST-LUC De L’ART À TIGNOUSA
MOIRY CINeMA DRIVE-IN
A St-Luc, à côté de l’OFXB, un artiste venu tout droit de Paris s’est attelé à la réalisation en live d’une fresque sur un cube tridimensionnel. Une fois le thème défini (l’astronomie), l’artiste s’est lancé dans la réalisation d’une œuvre sobre et spatiale, qui collait parfaitement à l’ambiance des lieux. Cette fresque, unique, vivante et éphémère, est visible jusqu’au 25 octobre.
Moiry a pris des allures d’Hollywood à la fin juillet, à l’occasion des 5 diffusions de films en drive-in. Le concept assister à un film projeté sur grand écran directement depuis le siège de sa voiture - a séduit le public. On a même vu certains véhicules, dont les plaques étaient majoritairement nonvalaisannes, revenir le lendemain, parfois même le surlendemain. Grâce à une météo clémente et un concept adapté aux exigences sanitaires du moment, cet événement a pu comptabiliser près de 500 visiteurs sur les 4 soirs.
Copyright : Projet : spray Positive | Image : aleiko
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CHaNDOLIN OPéRA ORLANDO Du côté de Chandolin, c’est un événement culturel inédit qui a pris ses quartiers. Opéra d’un genre nouveau, ORLANDO est une installation vidéo immersive et itinérante, une expérience associant mouvement conscient, photographie, architecture et performance musicale live. Les représentations, qui avaient lieu au lever du jour et au coucher du soleil, ont accueilli une 30aine de personnes en moyenne, pour friser les
300 entrées au total. Une fréquentation plutôt réjouissante, au vu du sujet peu habituel dont traitait la pièce (l’identité, le genre et les évolutions sociétales), via une figure transgenre, Orlando, dont on suit l’épopée à travers quatre siècles. Une prise de risque qui a toutefois payé, puisque le conseiller culturel du Canton du Valais s’est déplacé à plusieurs reprises, et que des discussions ont pu être amorcées pour le développement futur de ce type d’événements en Anniviers. Copyright : Horace Lundd
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HeP! NOUVEAU RESPONSABLE ÉVÉNEMENTIEL Lionel Jordan, jeune sédunois de 25 ans, rejoint l’équipe d’Anniviers Tourisme en tant que responsable événementiel. « Je suis titulaire d’un Bachelor en Tourisme de la HES-SO Valais-Wallis et j’ai fait mes premières armes en tant que directeur de l’office du tourisme de Thyon. Dans mon temps libre, je suis passionné de sports de montagne. Je me réjouis de contribuer à la mise en valeur de cette magnifique vallée. »
évasion
Route du Coeur
Perle du réseau suisse mobile, selon Suisse Tourisme
V
a et découvre ton pays, nous enjoignait Rousseau : le cyclotourisme est dans l’air du temps et ce phénomène a encore pris de l’ampleur en ces temps incertains de pandémie. Nous avons pour un temps renoncé à la force de nos mollets et enfourché des vélos électriques pour suivre la route 99. Le réseau suisse de routes cyclables est très dense, plus de 10’000 km. Nous avons suivi la route du coeur qui traverse le pays d’est en ouest. Tout a commencé par une vision Paul Hasler est un penseur inventif qui a toujours des idées originales. Un précurseur, puisqu’il y a une trentaine d’années déjà, en 1989, inspiré par un voyage à vélo aux États-Unis, il façonne un projet ambitieux au sein de son «bureau des utopies». Son intuition : un itinéraire cyclable qui n’emprunte pas les liaisons directes de A à B, mais un itinéraire attractif pour les vélos électriques qui met en lumière les beautés cachées de nos paysages. Comme la route 99 s’inspire de la mythique route 66, il met les chiffres à l’envers: ainsi naît la route 99, parce qu’elle touche le cœur, il la baptise la Route du cœur. Sa vision: un itinéraire cyclable qui dévoile la richesse culturelle et les nombreux visages de la Suisse. Le papa de la Route du cœur s’est entouré de collaborateurs audacieux pour mener à bien son projet, mais il faudra attendre 2003 pour que l’initiateur ait le droit de baliser un premier tronçon entre Willisau et Lützelflüh. Tracer un parcours attrayant et attractif au niveau touristique n’est pas facile. L’art de la négociation, avec les différentes autorités cantonales, communales et les différents propriétaires fonciers est
Nos montures
un exercice périlleux. Une motivation à toute épreuve est un ingrédient nécessaire pour vaincre les différents obstacles qui permettent d’éviter au maximum le trafic routier et emprunter des routes agricoles. En 2012, le trajet entre Lausanne et Zoug est réalisé en 7 étapes et l’entier de la route transhelvétique Lausanne - Rorschach est inauguré officiellement le 1er avril 2015. La mise à jour du balisage demande aussi de l’énergie et l’Association des amis de la route du coeur compte de nombreux bénévoles qui contrôlent avec minutie la signalisation. Notre voyage Il se passe en deux temps, le 25 mai nous prenons le train pour rejoindre Lausanne où nous récupérons nos vélos à la gare. C’est décidé, nous allons parcourir cette route d’ouest en est. La phase deux du déconfinement nous permettra de nous
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sustenter au restaurant, nous avons opté pour une tente, mais le camping sauvage sera de mise puisque les campings n’ont pas encore réouverts. Nous avons loué nos vélos pour 7 jours, deux amis nous rejoignent à Romont, ils poursuivront jusqu’à Einsiedeln. Nous nous arrêterons dans la ville de Zoug. Fin juin, enchantés par notre première expérience nous reprenons notre périple où nous l’avons arrêté et rallierons Romanshorn en 6 jours. Cette fois nous dormirons dans des hôtels, un guide papier bilingue nous facilite l’organisation de notre périple. Il est très bien fait et est à commander gratuitement sur le site https://herzroute.ch/de/. On terminera ce trajet en famille avec mon papa octogénaire, grand cycliste devant l’éternel. Son expérience du vélo est bienvenue car dans chaque étape entre 0 et 15 km de chemins caillouteux nous attendent. La Route du cœur est le moyen idéal pour
Une suisse bucolique
découvrir la Suisse de plus près. C’est un voyage qui a modifié l’image mentale que j’avais de notre pays. Image mentale qui s’était forgée lorsque j’avais traversé le plateau et les Préalpes en voiture. J’imaginais un territoire mité par les routes, villes, constructions et industries. J’ai découvert que l’on pouvait prendre son temps, jouir d’une nature encore bien présente. Une Suisse de carte postale encore bien riche et vivante s’est dévoilée. Tout y est « pico bello », impeccable, peu ou pas de terrain en friche ou en jachère. Moi qui habite à 1600 m, j’ai compris que les paysans de montagne peuvent aussi vivre à 800 m tant leurs terrains sont raides et peu accessibles. à la fin mai, j’ai découvert l’odeur du foin qui émane des terrains fraîchement fauchés, fin juin par contre c’est l’odeur des champs purinés qui nous a accompagnés quelques fois. J’imagine que chaque saison apporte son lot de surprises et que ce voyage peut être multiple. Trajet Lausanne - Rorschach dans les deux sens, en 13 étapes. Si comme moi vous ne possédez pas encore de e-bike, des boutiques de location (rent a bike) et stations de rechargement de batteries sont réparties tout au long du parcours. à chaque étape, il y a la possibilité de louer et/ou de rendre un vélo électrique Flyer qui est le compagnon
L’octogénaire en plein effort
rêvé pour ce genre de balade. Ces vélos ont une assistance jusqu’à 25km/h et peuvent être loués à partir de 16 ans, 14 si vous êtes en possession d’un permis de vélomoteur. Vous pouvez donc partir pour plusieurs jours, ou un week-end à votre convenance. Il est évident que les plus sportifs pourront faire le trajet à la force du jarret, entre 50 et 60 km par jour avec un dénivelé positif moyen de 1’000 mètres, pour un total de 14’800 mètres pour ceux qui la parcourront en entier. En plus de ce trajet de 720 km, les auteurs de la Route du cœur ont mis en place 3 boucles supplémentaires, dans les régions de charme comme l’Emmental, la Singine et le Seetal. Témoignages de mes compagnons de route Pour avoir fait cette magnifique route du cœur de Romont à Einsiedeln, il m’est difficile de nommer les plus belles étapes. Elles sont toutes différentes et toutes sont très bien balisées, à travers des paysages certes façonnés par l’homme mais doux au regard. Je citerais quand même l’étape de Zoug à Einsiedeln, la montée au lac d’Aegeri, en passant par Morgarten, la plaine marécageuse protégée de Rothenthurm et l’arrivée devant l’abbaye, avec en arrière plan l’entrée du canton de Glaris. Pierre-Marie
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Parfois, le long de la route, une agréable surprise nous attend. On trouve au détour du chemin une ferme avec des bancs et des tables qui nous invitent à faire une pause. Les paysans ont installé un frigo avec des boissons, des gâteaux, une tresse, de l’artisanat… Les prix sont simplement affichés et une tirelire se trouve à proximité. Cette confiance nous touche énormément et nous remplit de joie. Luc C’est la deuxième fois que je monte sur un vélo électrique. Il me faudra quelques kilomètres pour l’apprivoiser. D’habitude mon vélo est plus léger et je me déplace à la force de mes mollets. Le plus difficile pour moi, c’est la concentration, être attentif lorsque le chemin n’est plus asphalté, lorsque l’on croise d’autres cyclistes ou des promeneurs. J’ai été impressionné par le travail des paysans, travail rendu difficile par la configuration du terrain, très raide. Inlassablement, ils entretiennent prairies et forêts. Je ne me lasse pas d’admirer ce paysage bucolique qui apparaît comme une dentelle. Gaby Christine Torche
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Le temps d’avant
traditions
comme si vous y étiez
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Ils n’ont malheureusement pas pu avoir lieu au printemps dernier, comme tous les cours organisés par les Universités populaires et tant d’autres choses qui agrémentaient notre quotidien. La vie a comme suspendu son cours pour une longue période. Cela n’est pas tout à fait fini. Mais, afin d’accéder aux profonds désirs des habitués, nous avons repris l’idée de ces rencontres autour d’un verre, pour cet automne. Comme la situation est en équilibre précaire, nous avons fixé la date d’une première rencontre seulement. Pour la suite, nous aviserons en temps et lieu, sachant que notre but est de nous voir, si possible, une fois par mois avant Noël. Patois et civilisation font bon ménage Ces rencontres sont des moments d’une grande convivialité, où les aînés racontent la vie d’autrefois, en patois le plus souvent possible, mais aussi en français par moment, parce que ça va plus vite ! Certains participants n’osent pas franchir le pas et chè lansyè èm patouè, mais ils viennent à chaque Café pour le plaisir d’écouter et d’évoquer avec tendresse un passé, certes difficile, mais qui ne laisse que peu de mauvais souvenirs à ceux qui l’ont vécu. Pour moi, ces retrouvailles sont l’occasion d’apprendre des tas de choses sur des domaines divers et variés, comme la construction des routes et du barrage, les activités saisonnières, telles la boucherie ou les coupes de bois, le remuage et les soirées au mayen. Si vous êtes intéressés par la
© Dominique Epiney Regolatti
es Cafés patois se font en Anniviers depuis près de dix ans, encouragés par la Fondation cantonale du patois. Au fil des ans, ils ont donné naissance à un groupe de fidèles.
échanges et convivialité
civilisation paysanne de ce pays, vous serez enchantés de pouvoir échanger avec des témoins qui se souviennent et ont tant de plaisir à raconter.
Alors si vous êtes intéressés à découvrir la vie d’avant, racontée dans la langue d’avant, par des acteurs qui savent de quoi ils parlent,
Etat d’urgence déclaré Le temps passe vite et les principaux locuteurs patois sont aujourd’hui bien avancés en âge. Il est donc grand temps de les écouter. Notre groupe a d’ailleurs été douloureusement frappé par le décès de JeanBaptiste Massy, fidèle parmi les fidèles, qui a consacré une énergie incroyable au soutien du patois et du patrimoine. Anaïs Bonnard, qui nous accompagnait aussi à chaque fois et nous contait, avec autant d’humour que d’aisance, des scènes de braconnage et d’autres aventures, est maintenant fortement atteinte dans sa santé.
NE TARDEZ PLUS ET VENEZ nous rejoindre. Vous pourrez aussi découvrir de belles voix chantant des refrains anciens, des traductions de fables ou d’autres poèmes. Surtout vous aurez la chance de voir des gens souriants et détendus, qui trouvent que la vie est belle, et qui ont envie de le partager, vraiment. Pour obtenir des informations sur les prochaines rencontres, prenez contact avec moi au 027 475 27 07 Janine Barmaz
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éducation
Centre scolaire Anniviers Faisons classe, en forêt !
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ars 2020, les écoles sont fermées ; les gens en partie confinés recherchent un retour à la nature. C’est dans ce contexte que se concrétise, après plusieurs mois de réflexion, le projet d’un canapé forestier afin de pratiquer périodiquement de l’« école en forêt ». Cinq mois plus tard, le concept prend vie sur les hauts de StLuc. Mais qu’est-ce qu’un canapé forestier et à quoi sert-il ? Le principe de « classe en forêt » n’est pas un mouvement pédagogique nouveau. Le but n’est pas de remplacer la classe ordinaire, mais de sensibiliser les enfants à la nature proche, en apprenant par et dans la nature, tout en la respectant. Le canapé permet d’avoir un espace de travail fixe dans la forêt, autour duquel auront lieu des activités pédagogiques. Après réflexion et plusieurs recherches, l’implantation a eu lieu à St-Luc. Un endroit plat, sans hautes herbes ou feuillus afin d’éviter la présence de tiques et facilement accessible pour les plus jeunes élèves, voici les critères à satisfaire.
priétaire du terrain, la Bourgeoisie de StLuc, ainsi que le Triage forestier d’Anniviers. Sans eux, cette idée qui apportera sans doute beaucoup aux enfants de la
Des enseignants du centre scolaire d’Anniviers se sont réunis durant l’été pour le construire en utilisant principalement le bois mort présent sur place et des piquets en bois fournis par le Triage forestier d’Anniviers. Bien sûr, tout le monde peut s’y rendre en dehors des heures scolaires. Pour cette raison, les élèves du centre scolaire vous demandent de respecter le lieu en le laissant dans l’état dans lequel vous l’avez trouvé. Le centre scolaire tient à remercier le pro-
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vallée ne serait restée qu’à l’état de projet. Et maintenant ? Il ne reste plus qu’à l’utiliser !
évasion
enviedebouger.com Yes we will travel again ! But ...
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e fais une petite disgression dans cette chronique. Rassurez-vous, je compte bien, dès la prochaine édition des 4 Saisons, revenir à la découverte d’une destination. C’est le but et la raison d’être d’EnviedeBouger.com. Mais, après ces quelques mois que le monde vient de vivre, et avant ceux qui se préparent, j’aimerais faire une sorte de pause, d’arrêt sur image dans un monde où l’instantanéité prime sur le recul. Ces quelques réflexions sont le fruit d’une pause forcée, un stop brutal, subi et non choisi auquel nous, amoureux du voyage, tous les oiseaux sans cages, amoureux de la liberté de circuler et de se déplacer, avons dû nous accoutumer. Au début de l’été, le monde se réveillait lentement, un peu titubant après plus de 2 mois de léthargie quasi comatique. Et, comme après un long sommeil, le réveil a été brutal. Au bout de quelques semaines, et, alors que le risque de reprise de l’épidémie - du moins au moment où j’écris ces lignes - est à son paroxysme, on a tenté d’oublier ces semaines étranges. Pourtant, si en apparence la vie a semblé reprendre son cours normalement avec l’arrivée des beaux jours et l’insouciance qui va avec, de nombreuses choses ont changé dans nos vies. Et, parmi les choses qui ont le plus changé, il y a le tourisme. Le tourisme, oui, mais plus largement notre rapport aux déplacements. Il est assez surprenant de voir à quel point les restrictions de mouvements mises en place dans la plupart des régions du monde ont eu un impact immédiat non seulement sur nos déplacements physiques mais aussi, et j’aurai tendance à dire surtout, sur notre
conception même de la mobilité. Se rendre à quelques centaines de kilomètres de chez soi dans un contexte de confinement et de fermeture des frontières était plus compliqué que de partir à l’autre bout du monde quelques semaines auparavant. Les ressortissants de nombreux pays, notamment occidentaux, qui ont toujours eu la chance de pouvoir se déplacer librement d’un pays à l’autre – ce qui n’a jamais été le cas pour la majorité de la population mondiale, rappelons-le, ont subitement découvert la valeur de ce privilège. Ces dernières semaines, se déplacer était un luxe réservé à ceux qui ne pouvaient pas faire autrement. Si les déplacements de loisirs sont progressivement redevenus possibles, ces restrictions de circulation, ces frontières fermées, ces quarantaines obligatoires ou volontaires vont radicalement, et sur le long terme à n’en point douter, changer notre vision du voyage. Rappelons qu’au moment où j’écris ces lignes, nous sommes le 10 août, de nouvelles mesures de restrictions apparaissent un peu partout. Avec l’effondrement du marché du transport aérien, il y a de fortes chances que, plutôt que les passagers, ce soient les prix qui s’envolent. Les compagnies low cost risquent fort de disparaître à plus ou moins court terme. Fini les weekends à l’autre
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Manger local
bout du monde ! Ce tourisme de masse, destructeur plutôt que créateur, était déjà décrié avant la crise sanitaire. En apparence à son apogée, il agonisait déjà. Il y a de fortes probabilités donc pour que cette crise sonne le glas d’un certain mode de consommation touristique. Même si les milliards que lâchent les gouvernements pour remettre leurs compagnies nationales à flot montrent que, même agonisant, le tourisme de masse n’aura pas dit son dernier mot. Mais ces milliards ne sont que le chant du cygne, n’en doutez pas ! L’économie touristique vit l’une des plus grosses crises de son histoire. Et c’est une bonne nouvelle ! Bien sûr, cette phrase, un tant soit peu provocatrice, ne prend absolument pas en compte les drames humains qui se jouent en arrière-plan de cet effondrement. Que ce soient les hôtels de ville, avec une forte clientèle internationale ou les agences de voyages, personne, et a fortiori votre serviteur, n’est à l’abri des conséquences économiques que provoquera ce
Les visites virtuelles, une alternative parfois impressionnante. La tombe de Ramses comme si vous y étiez, la foule en moins !
Sinon il reste la solution du voyage par procuration !
tsunami. Et pourtant, je persiste et signe. Cette crise est peut-être la plus belle opportunité qu’ait connu le secteur du tourisme. Une opportunité de se réinventer. Se réinventer pour devenir plus durable, plus responsable et moins gourmand en ressources naturelles. Un virage que le secteur a commencé à prendre il y a déjà très longtemps. Ce virus, plus efficace que bien des mouvements politiques ou militants, aura eu pour effet de mettre la lumière sur les dysfonctionnements de l’industrie du tourisme de masse et de recadrer le projecteur sur les initiatives positives, locales et durables. Plusieurs tendances émergent ou se confirment pour tenter de visualiser ce que sera le tourisme de demain. Car oui, nous voyagerons à nouveau ! Yes, We will travel again ! pour faire écho à une campagne d’un géant de l’hôtellerie au plus fort du confinement. Oui nous voyagerons à nouveau. Mais sans doute différemment. Il y a fort à parier que les destinations de proximité seront les grands gagnants de ce changement. Je ne suis pas devin, il suffit de constater la hausse significative de fréquentation qu’ont connu certaines destinations
Slow tourism, real experience !
en ce début d’été. Prenons l’exemple des alpes suisses. Le Valais et ses destinations de montagne ont constaté une explosion de réservations de Suisses qui, auparavant partaient ailleurs en Europe vers des destinations moins chères. Car on commence à se rendre compte qu’on ne connaît que très mal les endroits les plus proches de là où on vit. Et ces destinations de proximité offrent un potentiel de découvertes et d’expériences non négligeable. Les habitudes prises avec les restrictions de mouvements risquent donc d’avoir la peau dure et notre conception de la mobilité ayant considérablement évolué ces dernières semaines, gageons que nombreux sont ceux qui privilégieront à l’avenir un tourisme plus local. Le numérique et le digital seront aussi les grands gagnants de cette crise. On n’a jamais autant parlé de voyager tout en restant dans son salon que ces derniers mois. S’il y a 6 mois on nous avait dit qu’il serait possible de diriger à distance des locaux portant une caméra sur la tête pour explorer un endroit depuis son canapé, nombreux sont ceux qui ne l’auraient pas cru. Et pourtant l’expérience a vu le jour lors de ce confinement. Aux Iles Feroé. Les tours guidés ne sont
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plus organisés actuellement mais le concept est né… Les visites virtuelles se multiplient. Les destinations touristiques ont vu l’opportunité d’accélérer la digitalisation de leur activité. C’est le cas de l’Egypte qui, coupée du monde jusqu’à récemment avec la fermeture de ses aéroports, propose de visiter plusieurs tombes, notamment celle de Ramsès VI, et monuments depuis son canapé. D’après un porte-parole du ministère du tourisme égyptien, les visites virtuelles «desservent la double mission de promouvoir le tourisme égyptien sur tout le territoire et d’améliorer la connaissance des Égyptiens de leur propre civilisation». Ce ne sont que des exemples parmi d’autres mais cela montre à quel point les expériences de voyage virtuel sont amenées à prendre de l’importance ces prochaines années. Ce phénomène n’est pas apparu avec le confinement et la crise sanitaire, mais le coronavirus a été un révélateur de l’importance de ces expériences. Pour finir ces quelques réflexions, j’ajouterai simplement que finalement, le vieil adage est juste. Peu importe la destination, seul compte le voyage ! Yanis Chauvel, DR Enviedebouger.com
patrimoine
Notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
Cave d’Erasme Antille (1895-1963) à la route de Riondaz à Muraz/Sierre. Il est à droite, la main sur le ventre. Collection Etienne Gard © Dominique Balmer
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Les 4 Saisons d’Anniviers
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Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Pauline Archambault Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires
Pour soutenir la jeunesse sportive du Val d’Anniviers
Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
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Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.
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