© Affiche originale utilisée lors des projections du film à Vissoie en juillet 2001
NUMERO 44 | septembre ’21 | trimestriel
autom n e
L’invitée
La Jeunesse d’Anniviers La jeunesse d’Anniviers, anciennement société pour le développement de la jeunesse d’Anniviers (SDJA), a vu le jour en 2004 au cours d’une soirée réunissant une poignée de jeunes souhaitant apporter quelque chose pour les 16-30 ans dans la vallée. Parmi ces personnes figuraient, entre autres, Jonathan Epiney, Christophe Zufferey, Isabel Emery, Samuel Viaccoz, Loïc Viret et Yann Antille. Leur leitmotiv: le développement d’activités et d’infrastructures permettant de satisfaire à la demande de cette tranche d’âge. D’abord soucieux des fêtard·e·s tenté·e·s de ne pas faire un choix face à ce fameux dilemme cornélien « boire ou conduire », ils ont décidé de mettre sur pied le taxi pour fêtards (ou Lunabus). De plus, ils étaient présents dans diverses manifestations de la vallée pour apporter davantage de bénévoles. De là, il leur a paru judicieux de fabriquer un bar doté de plusieurs éléments pour faciliter l’organisation des soirées. Il est d’ailleurs toujours possible de le réserver pour vos manifestations. Depuis quelques temps, voyant le nombre de membres actifs stagner, il se discutait déjà de solutions pour amener plus de visibilité à cette belle et fraîchement nommée Jeunesse qui manquait de rayonnement dans la vallée. Si plusieurs solutions avaient été avancées, personne ne se doutait de l’événement qui allait la propulser au-devant de la scène. En effet, en 2020, contre toute attente, s’insinua dans nos vies un certain virus (dont-on-neprononcera-plus-le-nom) qui nous fit rester tous chez nous. C’est alors que le nouveau comité décida de se mettre à disposition des Anniviards pour leur faire les commissions. Tout était centralisé chez une personne qui recevait les téléphones et prenait des nouvelles de l’état de santé de ces personnes à risque.
Le nouveau comité (de gauche à droite) : Sébastien Zufferey (président), Noémie Constantin (responsable animation), Mauranne Etienne (caissière), Guillaume Revey (vice-président) et Lucie Arend (secrétaire).
La Commune a également régulièrement participé à cette action téléphonique. Une fois la liste dressée, la «centrale téléphonique» de la Jeunesse passait le message aux petites mains bénévoles qui se portaient volontaires pour faire puis amener les courses à domicile. Une journée typique se déroulait ainsi : on recensait les différents appels reçus jusqu’à midi. À partir de cette heure-là, les listes des emplettes étaient transmises aux membres. Chacun d’entre eux couvrait un secteur afin de limiter le nombre de kilomètres. Les com-
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missions s’effectuaient ensuite à partir de 13 heures et ce, jusqu’à la fermeture des magasins. Au total, une trentaine de personnes issues de tous les villages de la vallée ont été servies par la jeunesse. Une dizaine de jeunes (ainsi qu’une poignée de non-membres de la Jeunesse que l’on remercie encore) ont ainsi rempli 141 fois les sacs de courses pour leurs propriétaires. Par ailleurs, sur toute la durée de l’opération, ce sont presque 1’700 km qui ont été parcourus par nos bénévoles. Toutefois, la Jeunesse se rendit compte que
les plus jeunes de la vallée ne bénéficiaient pas d’activités ou de loisirs. Mandatée par la commune, elle fit alors une vidéo de prévention pour le respect des règles sanitaires qu’elle diffusa sur les réseaux. De plus, elle partagea des recettes d’antan ainsi que des challenges réunissant les diverses associations de la vallée pour donner des idées d’occupation pour les jeunes. Il vous est d’ailleurs encore possible d’aller consulter ces vidéos et recettes sur Facebook ou Instagram si vous souhaitez vous inspirer ou épater vos papilles. Plus les semaines passaient, plus les températures devenaient douces, au contraire des mesures en vigueur. Par conséquent, la Jeunesse décida de livrer aux résidents de plus de 70 ans, une pensée pour Pâques afin de rompre cette solitude forcée. Cette initiative, soutenue par la commune, a tellement enchanté tous les seniors que la Jeunesse décida de réitérer la livraison cette année encore. Toutefois, la folle épopée de cette Jeunesse d’Anniviers (renommée ainsi pour que l’on puisse facilement l’identifier) ne s’arrêta pas là. En effet, quelques soirées au local permirent à de nouvelles personnes
de connaître la Jeunesse. Comme souhaité, elle gagnait donc petit à petit en rayonnement. Un fameux soir de juin, lors d’une réunion, le comité eut l’idée prodigieuse (ou démentielle, à vous de choisir) d’organiser et de monter en une semaine seulement une fan zone pour l’Euro 2020. C’était l’occasion rêvée pour faire ressortir les Anniviards de chez eux, de revoir du monde et de pouvoir partager cela autour d’un verre devant un écran plus grand que celui (déjà trop vu) du salon. L’idée plut à un certain nombre de jeunes qui décidèrent donc de devenir membres de la Jeunesse. Ainsi, on passa d’une dizaine de membres sur le groupe WhatsApp à désormais 69. Si, au tout début seules 300 personnes masquées étaient autorisées, cela ne découragea pas pour autant la Jeunesse qui redoubla d’efforts pour convaincre le plus grand nombre de se déplacer à la patinoire de Vissoie. Des mets différents, des châteaux gonflables, un tournoi de foot ainsi qu’un concert de Jo Mettraux pour clôturer ce mois footballistique, tout fut mis en place pour que la fête soit belle. Malgré quelques soirées orageuses, une quasivictoire de la Suisse face à l’Espagne, qui rassembla tout de même 485 personnes, le
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bilan est plus que positif. En effet, lorsque les bénévoles passaient entre les tables pour débarrasser, seuls des «merci» et des «santé» arrivaient à leurs oreilles. Et puis, c’est sans oublier le match épique de la Suisse face à la France. Depuis cette fan-zone, la Jeunesse a compris qu’elle jouait un rôle important dans cette vallée. Elle a effectivement pris conscience qu’elle a le pouvoir de fédérer et rassembler les Anniviards autour d’une Jeunesse qui porte fièrement ses couleurs. Soyez-en sûrs, elle a désormais plein de projets pour l’avenir. Et comme le dit si bien son t-shirt: Anniviards, Amoïches, tous amoureux d’une vallée : la nôtre ! Merci encore à tous les bénévoles, les sponsors, Anniviers Tourisme et à vous qui êtes venus si nombreux tout au long de ce mois de folie. La Jeunesse remercie tout spécialement la commune d’Anniviers qui nous accompagne et nous soutient dans nos divers projets. Pour la Jeunesse, Mauranne Etienne Pour toutes infos supplémentaires, vous pouvez nous contacter via Facebook, Instagram ou encore au 079 278 87 74
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Concours
Sommaire
à la découverte d’Anniviers
2 L’invitée 5
Sommaire / Concours
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Parler avec les bébés
8
Aime, cuisine, écris
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Anniviers Tourisme
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Métiers anciens d’Anniviers
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HC Anniviers
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Visages d’enfants
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Anniv’info
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Montagne-Club Anniviers
© Paolo Marandola
28 Chanter-Jouer-Résister
Où paissent ces vaches ?
A)
Alpage de Nava
B)
Alpage de Rouaz
C)
Alpage de la Lée
Envoyez votre réponse par mail à impa@impa.ch ou votre carte postale (n’oubliez pas de mentionner votre adresse postale complète) avec la mention «Concours-photo de septembre» à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers, 4 Saisons d’Anniviers, rue de la Machigeaz 2, 3961 Vissoie
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Stop suicide
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Une traversée de l’Afrique en vélo
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Le Valais à la une
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Vercorin Tourisme
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UNIPOP Anniviers
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Ski-Team Anniviers
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enviedebouger.com
46 notrehistoire.ch
Délai de réponse: 23 novembre 2021 à gagner un bon de 50.- chez Zinal sports à Zinal La gagnante de l’édition no 43 est Bernadette Gautier à St-Jean
La réponse était: A / Niouc
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éducation
Parler avec les bébés D
ans la Maisonnette (La Mijonèta) on utilise la communication signée avec des enfants qui ne sont pas sourds… quelle drôle d’idée ! Quel est ce surprenant moyen de communiquer avec les bébés ? La structure d’accueil d’Anniviers «La Mijonèta» Cette structure est en continuelle évolution, elle est le reflet de l’évolution de la famille. Lors de sa création, en janvier 2004, 5 enfants y passaient trois demi-journées chacun. Depuis 2008, elle est ouverte à l’année. En septembre 2009, elle accueille les enfants dès 3 mois. En 2012 s’y intègre l’UAPE, l’unité d’accueil pour les écoliers. Presque vingt ans après ses débuts, ce sont 150 familles qui ont recours à ses services !!! Elle propose : 16 places en Nursery et les Minis (3 à 18 mois) 26 places à la crèche, pour les Trotteurs et les Préscolaires (19 mois à 4 ans) 35 places en UAPE, accueil pour les écoliers (jusqu’en 8 H). Le personnel éducatif se compose d’éducateur-trice-s de l’enfance, d’assistant-e-s socio-éducatif-ve-s, nurses et auxiliaires, d’apprenti-e-s ASE. La structure accueille régulièrement des stagiaires de l’école d’éducateur-trice-s de l’enfance pour des stages allant de 4 à 6 mois.
La pédagogie de la Nursery se base essentiellement sur celles de Loczy1 et de Françoise Dolto2 . Dans le but d’appliquer ces pédagogies, les responsables ont mis en place deux concepts : «Signe avec moi» et «Youp’là Bouge».
On y utilise la méthode « Signe avec moi » depuis 2012. La responsable de l’époque, Catherine Cinter, fut à l’origine de cette impulsion. Des éducatrices ont été formées à la méthode. Des ateliers parents enfants ont été organisés, une quinzaine de famille y ont participé. Dans un deuxième temps, en 2016, les professionnels ont participé à de nouveaux ateliers incluant l’usage des signes dans la majorité des comptines chantées avec les enfants. Actuellement il y a encore six éducatrices formées à la méthode, qui travaillent à Vissoie, mais c’est l’ensemble du personnel qui utilise cette méthode. Origine de la méthode Cette méthode a vu le jour aux USA dans les années 80. Des chercheuses en psychologie3 ont remarqué que les enfants entendants nés de parents sourds avaient déjà des gestes intentionnels bien avant l’arrivée
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de la parole. Les autres enfants devaient attendre l’âge d’un an et demi, deux ans, pour être capables de verbaliser. La période est assez longue entre le moment où l’enfant comprend et celui où le larynx est formé pour permettre l’arrivée de la parole. Joseph Garcia, interprète en langues des signes américain, a eu l’idée de transmettre cet apprentissage de gestes spécifiques (issus de la LSF : Langue des Signes Française utilisée par les sourds) aux enfants entendants : la méthode «Signer avec bébé» était née. Ce sont Monica Companys, sourde de naissance, et Nathanaëlle BouhierCharles qui sont à l’origine de la méthode pour les pays francophones. Ce concept arrive en Suisse romande en 2007 et en 2012 l’association suisse « Signons Ensemble » est créée.
Changer couche
Changer couche 2
Encore
Dans les coulisses de la Mijonèta, la responsable Christelle Crettaz me parle du concept et des objectifs principaux liés à la méthode La structure de la petite enfance de Vissoie utilise une dizaine de signes pour communiquer avec ses petits pensionnaires. Des petits signes qui accompagnent les mots suivants : « encore, changer la couche, stop, jouer, papa, manger, boire, dormir, maman, … ». On fait toujours un geste et un mot en même temps. On fait attention à l’enfant, à se mettre à sa hauteur, le regarder dans les yeux est important. Christelle me confie que les signes c’est intéressant car un enfant qui pleure c’est difficile de le comprendre, il peut avoir mal, avoir faim, sa couche peut être mouillée,… Avec l’expérience, les professionnels de la petite enfance ont remarqué que les enfants pleurent moins, qu’ils gagnent en confiance, que le fait de pouvoir répondre à leurs sentiments et à leurs désirs engendre moins de stress. Ils remarquent que les enfants ont du plaisir à découvrir et utiliser ces signes.
Elle souligne également l’importance de la méthode pour accompagner des enfants non francophones. Dès les années 2012, plusieurs familles anglophones avec des bébés ainsi qu’une importante communauté portugaise leur confient des bébés n’ayant encore jamais été en contact avec la langue française. Le fait de prononcer un mot et de le signer facilite grandement la communication avec ces bébés non francophones. A la Mijonèta, le nouveau pensionnaire, dès 3 mois, est directement immergé dans cette manière de communiquer, qui est devenue naturelle. Et dès 12 mois, les bébés qui sont le plus à l’aise avec la motricité fine sont ceux qui signent le plus vite. Les bébés adorent imiter leur entourage. A leur façon, ils apprennent vite à dire « au revoir » avec leurs mains, envoyer un baiser, imiter les marionnettes, … si bien que, les signes viennent soutenir une communication non verbale qui se met en place spontanément.
nergie crèche - parents. Des ateliers seront proposés prochainement.
Ils sont parfois approximatifs certes, mais ils ont une signification bien précise. Des supports imagés des signes pratiqués sont affichés à la Nursery et dans le groupe des trotteurs (2-3ans). Les parents, les frères et sœurs, la famille élargie vont aussi pouvoir bénéficier de cet apprentissage pour mieux communiquer avec l’enfant, développer plus de complicité.
Le lien avec les parents Lors de l’inscription de tout nouveau bébé, un entretien a lieu entre ses parents et Christelle. Ceux-ci sont informés de l’utilisation de la méthode « Signe avec moi ». Ils sont souvent étonnés mais intéressés, curieux et fréquemment ils demandent des informations complémentaires par la suite pour pouvoir intégrer les signes dans l’échange avec leurs enfants. Une nouvelle collaboratrice de la petite enfance vient d’être engagée à Vissoie, elle est passionnée par le langage gestuel et a en tête un projet qui va redynamiser la sy-
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Les contre-indications Lors de l’introduction de cette méthode, il y a eu certaines réticences. Certains professionnels avaient peur que cette méthode retarde l’apparition de la parole, que l’on assiste à une stimulation excessive du bébé et à des attentes trop fortes à son égard, que l’apprentissage de la frustration soit diminué... Mais on s’est aperçu qu’il n’en était rien. Pour conclure Ces quelques signes utilisés dans les crèches - il serait plus juste de parler de langage gestuel - sont juste une invitation à entrer en relation. L’un des plus grands plaisirs de l’être humain étant l’échange, cet outil permet à l’équipe éducative de comprendre et de répondre aux besoins de l’enfant qui n’a pas encore acquis le langage verbal. Cette méthode est un réel atout afin de sécuriser celui-ci et d’enrichir la communication dès le plus jeune âge. Christine Torche
Institut hongrois s’occupant des orphelins de guerre dont l’approche se caractérise par une prise en charge particulièrement respectueuse des jeunes enfants 2 Pédiatre et psychanalyste française : Les enfants ont beaucoup de choses à dire avant même de savoir parler 3 Linda Acredolo et Susan Goodwyn 1
portrait
Aime, cuisine, écris
P
our avancer dans la vie, France Massy a toujours suivi le chemin que lui indiquait son cœur. Son périple n’a pas toujours été simple, mais il l’a renforcée dans l’idée qu’il faut oser et s’accrocher, car tout est possible. C’est ce message qu’elle désire transmettre aux jeunes d’aujourd’hui. Les débuts Adolescente passionnée de lecture mais sans vocation particulière, elle a effectué une formation commerciale à Sion. Mariée jeune à un Grimentzard, elle a ensuite travaillé à l’0ffice du tourisme de Grimentz, qui, à cette époque, tenait aussi lieu de guichet pour une banque et une agence immobilière. Elle a beaucoup apprécié la diversité des activités à assumer et la rencontre avec les gens. À cette période, le restaurant de la Claire Fontaine était à remettre ; on lui a proposé d’en prendre la gérance. Ce qu’elle a fait. Appartenant par sa mère à une famille engagée dans la restauration, elle n’allait pas au-devant de l’inconnu. Elle avait souvent travaillé chez sa tante Irma Revaz-Clivaz, qui tenait la Pension de la Gougra, à Mission. La sœur aînée de sa maman était une excellente cuisinière. Elle connaissait tout de ses clients et s’attachait à toujours leur faire plaisir, appliquant naturellement les idées de César Ritz. Elle choisissait les plats en fonction des clients qui s’étaient annoncés et indiquait quelle confiture était pour quel hôte. Sa sauce aux chanterelles fut, au côté de la tarte aux poireaux de Roland Pierroz, l’un des premiers émois gustatifs de France. Jeune cheffe bien cotée Quelque temps après, France quitta Grimentz et son mari pour suivre le nouvel
homme de sa vie. Avec lui, elle tint le restaurant de la Poste à Montana. C’est là qu’en 1988, le weekend de Pâques, elle se mit aux fourneaux, suite à la défection subite de leur cuisinier. Elle fut cheffe pendant plus de dix ans. Le succès fut vite au rendez-vous. Maman d’une petite fille née avant terme, elle était particulièrement sensible à une alimentation saine. Elle suivit donc des cours de nutrition. Dans sa carte, plutôt petite, elle choisit de mettre en avant les produits de saison. À la fin des années 1980, c’était une nouveauté. Le fait que France soit jeune, femme et autodidacte, l’a poussée sur le devant de la scène. Reconnue dans son travail, elle a obtenu 15 points au Gault&Millau. Malheureusement, la situation familiale se dégrada peu à peu, aboutissant à la séparation du couple fin 1996 et à la faillite de l’entreprise. Cette période, particulièrement éprouvante, a constitué une vraie leçon de vie. France travaillait beaucoup, connaissait le succès, sans pouvoir cependant empêcher la déconfiture financière. Elle mit dix ans à racheter sa faillite. Lors d’un repas pris dans son restaurant, un membre du conseil d’administration du
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Le papa et la fille de France Massy
Nouvelliste lui conseilla de composer une page cuisine pour le journal. Relevant le défi, France prépara une page intitulée Santé, nature et gourmandise qu’elle envoya au rédacteur en chef de l’époque, François Dayer. C’est ainsi que s’amorça sa reconversion professionnelle. Bio express France Massy est la troisième fille de Jean-Baptiste et Nelly Massy-Clivaz. Elle a grandi à Vissoie et vit aujourd’hui de l’autre côté du Rhône, à Venthône. Cheffe de cuisine, puis journaliste, elle est la maman de Malika Pellicioli, jeune réalisatrice dont le dernier court métrage a été nominé au Festival de Bruxelles.
Croqu’Valais
France est régulièrement membre du jury des grands concours internationaux de vins
Journaliste À 40 ans, France accomplit la formation de journaliste RP. Même si elle écrivait déjà pour le Nouvelliste, il était important d’obtenir un titre professionnel, qui lui donnerait davantage de crédit, surtout auprès de ses collègues. Libre dans ses choix, elle travailla longtemps pour les rubriques Politique locale, Société, Économie, du Valais central. Toucher à différentes thématiques lui apporta beaucoup de plaisir. Heureuse de pratiquer cette activité, France en fait la louange: «Ce métier permet de connaître des gens de tous les milieux et donne lieu à de merveilleuses rencontres.
Il nécessite aussi d’être ouvert à tout. Autrefois, le travail était plus simple, car les réseaux sociaux, trop souvent déversoirs de rage et de haine, n’existaient pas. Maintenant des gens, qui ne lisent souvent que très superficiellement un article, se permettent de critiquer brutalement son auteur. Alors que le journaliste obéit à une déontologie: il doit vérifier ses sources et en avoir plusieurs pour publier une information.»
Depuis début 2019, France travaille à mi-temps pour le Nouvelliste et consacre le reste de son temps à des mandats d’écriture et de communication. Cuisine et écriture Par ses connaissances de la gastronomie, du vin et du journalisme, France était la personne toute désignée pour être la première rédactrice en chef du Magazine consacré à la Semaine du Goût. Elle a occupé cette fonction pendant quatre ans. Elle fait encore partie du comité valaisan s’occupant de cette manifestation. C’est dans ce cadre-là qu’avec Patricia Lafarge, présidente de la section valaisanne, et Martine Jaques-Dufour, elle a lancé le concept des « Bons jeunes », permettant aux moins de vingt-cinq ans de découvrir une grande table pour un prix alléchant. L’idée a connu un tel succès que les autres cantons romands l’ont adoptée par la suite. Les valeurs de convivialité et de plaisir véhiculées par cette manifestation méritent d’être soulignées. La plume de France Massy s’est aussi mise au service des grands chefs valaisans que sont Roland Pierroz (2001) et Didier de Courten (2009), dans l’écriture de deux livres de recettes.
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L’envie de présenter les métiers de la terre et les produits locaux valaisans aux enfants a conduit France à concevoir un projet qu’elle a présenté au chef du Département de l’économie et de la formation. Sur les conseils du chef du service de l’enseignement, le concept a été adapté pour pouvoir être utilisé dans le cadre de cours déjà existants. Le livre Croqu’Valais a ainsi vu le jour, l’an dernier. S’adressant premièrement aux élèves du Cycle d’orientation, il présente des recettes concoctées par quatre grands chefs, un pour chaque saison, autour de produits locaux, comme l’abricot, le bœuf d’Hérens, la tomate, etc. Chaque produit phare est présenté au moyen d’un CV. En parallèle un professionnel parle de son métier : agriculteur, maraîcher, boucher, etc. Des conseils diététiques, des idées de gestes durables ainsi qu’un lexique complètent l’aspect éducatif. Des anecdotes, parfois étonnantes, agrémentent le tout. Dans un esprit de durabilité, le livre a été fabriqué entièrement en Valais avec du matériel suisse, sauf pour le papier, recyclé, qui n’a pas pu être trouvé dans notre pays. Bonheur Côté sentiment, France Massy est épanouie. Elle est heureuse auprès de son compagnon et relève l’importance que revêt à ses yeux l’amitié. La relation avec sa fille la comble de joie. Elle adore apprendre des choses d’elle. Si la mère a initié la fille aux grands vins, cette dernière lui ouvre la porte du monde des vins « nature ». France fait pleinement confiance à la jeunesse pour dessiner la nouvelle société. Elle insiste sur la nécessité pour chacun de provoquer la chance et de saisir les opportunités. Pour progresser, il faut oser, ne jamais rester à ne rien faire, assumer ses choix et rebondir après ses échecs. Joli programme, que France Massy peut promouvoir, puisqu’elle l’a suivi à la lettre. Janine Barmaz
Hé!
QUOI De NeUF CeT éTé?
UNE NOUVELLE VIA FERRATA A NIOUC Inaugurée en juin 2021, la via ferrata du pont suspendu de Niouc est située aux abords de la gorge de la Navizence, en-dessous du pont suspendu. Techniquement et physiquement, la Via Ferrata joue dans la cour des grands. Cotée D (difficile), elle s’adresse aux sportifs expérimentés. On y accède à pied par l’ancien bisse de Ricard (depuis Tzararogne, Chippis, le Foulon ou le lac de Géronde). Le cheminement étant situé dans un endroit passablement exposé, les voies d’accès et de sortie sont également câblées, par mesure de précaution. Le retour se fait en principe à pied ou en transports publics via Niouc. On peut également rejoindre le bisse de Ricard en traversant le pont (uniquement lorsqu’il est ouvert, CHF 5.la traversée). Pour l’aller comme pour le retour, il faut compter 60 minutes. Pour la Via Ferrata en elle-même, on compte en moyenne 45 minutes de grimpe.
Données techniques • Altitude de départ : 727m • Altitude d’arrivée : 915m • Distance : 450m • Cotations : o Physique : ¾ o Gaz : ¾ o Type : via de plaine 2 o Pas d’échappatoire • Port du casque recommandé également sur les chemins d’accès • Equipement obligatoire pour la via ferrata : harnais, casque d’alpinisme et longe double type en Y avec absorbeur • Pas de location de matériel sur place
Info été 2021 : suite aux intempéries, un éboulement s’est produit le long du bisse de Ricard. Les accès depuis Tzararogne, Chippis, le Foulon et le lac de Géronde ne sont temporairement plus possibles. Pour rejoindre le départ de la Via Ferrata, les accès possibles sont uniquement depuis le pont suspendu, Briey, ou Vercorin (via les chemins pédestres).
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Cette Via Ferrata hors du commun est praticable depuis mi-avril jusqu’au mois de novembre, selon les conditions météo. Le pont suspendu, lui, est ouvert du mardi au dimanche de mi-juillet à mi-août, et tous les weekends de mi-avril à fin-octobre.
TOUR DES CABANES ET GRANDES BOUCLES Le Val d’Anniviers est sans conteste le paradis des randonneurs : petites randos adaptées aux familles, idées de parcours avec poussettes, vaste réseau de sentiers de moyenne montagne, et randos alpines qui flirtent avec la haute montagne. Il manquait encore, pour étoffer l’offre « montagne », des propositions de parcours en étapes, sur plusieurs jours, avec nuits en cabanes. C’est désormais chose faite, avec la mise en place du « Tour des Cabanes d’Anniviers », en 7 étapes, entre Grimentz et Zinal. 1. Grimentz - Cabane des Becs-de-Bosson 2. Cabane des Becs-de-Bosson - Cabane de Moiry 3. Cabane de Moiry - Cabane du Petit Mountet
Dans le même ordre d’idée, 15 « grandes boucles » au départ des villages ont été tracées : des parcours de 4-5h de marche proposés au randonneur, pour sillonner le Val d’Anniviers autrement. > Présentation des grandes boucles sur: valdanniviers/grandes-boucles Ces deux alternatives ne sont pas des nouveautés : elles empruntent des chemins existants et aucun balisage spécifique n’a été mis en place. Elles permettent toutefois de jouer la clé de l’inspiration, et de proposer de nouvelles idées d’évasion à l’infatigable randonneur.
INGÉNIE, LA PLATEFORME DE RÉSERVATION EN LIGNE
faire sa réservation sur internet (depuis la page de l’activité), mais également par téléphone, ou au guichet des offices du tourisme. De son côté, l’organisateur peut gérer son activité, vérifier l’état des réservations, extraire les listes de participants, et modifier à tout moment ses contingents. Anniviers Tourisme est l’un des utilisateurs de cet outil, qui est mis à disposition de la destination par le bureau de promotion Sierre-Anniviers Marketing (SAM). Ainsi, chaque prestataire touristique, qu’il soit hébergeur, organisateur d’événement ou prestataire d’activité, peut s’annoncer auprès de SAM pour obtenir des accès et prendre en main cet outil.
4. Cabane du Petit Mountet - Cabane du Grand Mountet 5. Cabane du Grand Mountet - Cabane Arpitettaz 6. Cabane Arpitettaz - Cabane de Tracuit
Depuis cet été, toutes les animations se réservent en ligne, via la place de marché « Ingénie ».
7. Cabane de Tracuit – Zinal
> Détail des étapes sur : valdanniviers.ch/tour-cabanes
Du côté du client, rien de plus simple : il choisit la date, l’heure, remplit ses coordonnées et effectue le paiement en ligne (si l’animation est payante). Il peut
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> La billetterie, la boutique en ligne et la réservation d’hébergements sont accessibles depuis le site : reservation.valdanniviers.ch
Automne
GRIMeNTZ-ZINAL - MOUNTaIN CaRT eT RePAS CHaSSE Rires et sensations garantis! Profitez de dévaler les pentes de Sorebois en mountain cart avant de savourer un délicieux repas chasse dans un de nos restaurants d'altitude. Ouverture jusqu'au 24 octobre.
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ST-LUC/CHANDOLIN - Le FUNI ReSTe OUVeRT LeS WeeKeNDS De NOVeMBRe ! Le Funiculaire reste ouvert tous les jours jusqu’au 3 novembre et les week-ends jusqu’au 28 novembre. Venez profiter du bike park, du restaurant et du Tignousa Planet Park ! + d’info : valdanniviers.ch
VeRCORIN La télécabine Vercorin-Crêt du Midi est en fonction 7/7 jours, de 9h à 17h jusqu’au 24 octobre 2021. Les restaurants du Crêt-du-Midi, l’Étable et la buvette du Lavioz vous accueillent également jusqu’à cette date. Levers de soleil, brâme du cerf, forêt aventures, trottinettes tout terrain et animations diverses au programme. + d’info : valdanniviers.ch
valdanniviers.ch
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patrimoine
La disparition des anciens métiers d’Anniviers Le meunier
L
e matin, quand je me lève, je peux simplement entrer dans une boulangerie et acheter du pain frais si j’en ai envie. Ce qui semble si facile aujourd’hui était jusqu’au milieu du XXème siècle une opération complexe, délicate et harassante dans les communautés de montagne.
Damien Zufferey (1884-1959) devant le moulin de Chandolin photo Charles-Henri Zufferey, extraite de notrehistoire.ch
rait stocker le grain et l’apporter au moulin en fonction des besoins. Le rôle du meunier était difficile et parfois même dangereux La plupart des moulins de la vallée appartenaient aux bourgeoisies et c’est donc elles qui choisissaient le meunier, pour une période de cinq ans. Dans certains villages, le meunier ne recevait pas de salaire et cette fonction était peu convoitée, mais dans d’autres, il obtenait une rémunération annuelle et une quantité de farine proportionnelle à la quantité de grain moulue. Il devait faire fonctionner les moulins trois à quatre fois par an durant un mois, même en hiver, et au moins les quinze premiers jours du mois de juin, les quinze derniers jours du mois d’octobre et vingt jours au mois de janvier. Le meunier restait au moulin durant toute la période
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de mouture, aussi longtemps qu’il le fallait. Il venait une semaine avant l’ouverture du four banal pour contrôler et réparer les installations, ainsi que pour boucharder, c’est-à-dire pour entretenir les rugosités des meules en écaillant délicatement la surface rocheuse au moyen de burins. En hiver, il devait même casser l’épaisse glace qui enserrait les pales, en descendant dans le « paradis »1, un espace sombre et glacial sous le moulin. Le rôle du meunier était central dans la vie du village, donc il devait être choisi avec soin. Comme l’explique François Salamin dans son ouvrage Les Moulins de St-Luc, « il fallait une personne consciencieuse et compétente : un travail négligé aurait provoqué des désagréments au village tout entier, puisqu’il s’agissait de fabriquer du pain à conserver plusieurs mois ». Son savoir-faire était plus complexe qu’il n’y parait : on pourrait penser que le moulin travaillait pour lui et qu’il lui suffi-
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Le geste quotidien et banal d’acheter du pain est récent : auparavant, en Anniviers comme ailleurs, il fallait d’abord préparer la terre, semer les céréales, veiller sur elles, les arroser, les protéger des maladies et des ravageurs, les récolter, les faire sécher sur les balcons des raccards et battre le grain dans l’aire prévue à cet effet, puis l’entreposer dans des greniers à l’abri des souris et donc déjà construire ces greniers et façonner les grandes pierres plates rondes qui protègent le grain des rongeurs et de l’humidité. Mais le grain n’est pas encore le pain : il fallait ensuite le moudre pour le transformer en farine, puis fabriquer le pain et le cuire (et donc avoir construit un moulin, nommé un meunier, fabriqué un four, coupé des arbres, fendu des bûches, déplacé et rangé l’énorme quantité de bois nécessaire à la cuisson). Trois ou quatre fois par année, on allumait le four banal et chaque famille venait tour à tour cuire toute la quantité de pain dont elle avait besoin pour plusieurs mois. Autant dire qu’on coupait les derniers pains à la hache. Avant la cuisson, selon un ordre de passage précis établi à l’avance, les familles transportaient leur grain à dos de mulet du grenier jusqu’au moulin, pour le moudre avec l’aide du meunier. Le moulin et le four banal étaient ainsi indissociables. On ne fabriquait pas la farine trop longtemps à l’avance, car le grain se conservait mieux que la farine. On préfé-
La chambre du meunier avec à droite le pierre ollaire, la paillasse et l’orifice à chasse, à gauche les compartiments pour le salaire du meunier en grain - Moulins de St-Luc
Au coeur de l’hiver, le meunier devait descendre par une trappe au paradis, sous le moulin, pour aller casser la glace qui bloquait les pales - Moulins de St-Luc
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sait d’attendre que la farine s’entasse toute seule, mais en fait il devait réussir de subtils réglages. A l’aide d’écluses similaires à celles des bisses, il devait tout d’abord organiser le débit dans les troncs d’arbres creusés qui amenaient l’eau du torrent jusqu’au moulin, car le débit de l’eau déterminait la vitesse de rotation des meules, et chaque céréale exigeait une vitesse différente pour être moulue. Par exemple, le maïs qui est plus gros et dur demandait une rotation lente et donc un débit faible de l’eau, qu’on obtenait grâce à la déclivité modérée du canal en bois. Le meunier devait aussi ajuster l’espace entre les meules pour obtenir une farine plus ou moins fine. Il devait connaitre la qualité et le taux d’humidité du grain de chaque propriétaire. Pour savoir comment il devait régler son moulin, il cassait le grain au marteau ou examinait la consistance du son et de la farine dans l’arche. Les moulins d’Anniviers utilisaient en partie une technique ancienne et rudimentaire qui demandait peu d’entretien : la roue à palettes, qui tournait grâce à la force de l’eau, était disposée horizontalement au lieu d’être verticale, ce qui rendait l’utilisation du moulin plus difficile et exigeait beaucoup d’attention et de précision de la part du meunier. Ce n’était donc pas un métier si facile Le meunier devait être présent de manière permanente pour surveiller la mouture : il dormait dans une maison au milieu des moulins, comme on peut le voir à St- Luc, dans un confort rudimentaire, avec une paillasse pour lit et un âtre comme cuisine. La plupart du temps, ses repas étaient préparés au village et apportés par un membre de sa famille ou par un habitant qui venait utiliser le moulin. Au-dessus de son lit austère, un trou carré dans la paroi lui permettait de tirer le renard ou le chevreuil quand le garde-champêtre fabriquait son pain. La seule décoration sur les murs de sa chambre était constituée d’images pieuses. Dans un meuble en bois à plusieurs compartiments, on déposait du grain prélevé sur le stock de chaque famille qui venait au moulin : une partie pour le meunier en guise de salaire, une partie comme taxe pour la bourgeoisie propriétaire, et une partie pour des enchères qui permettaient de sauver de la famine ceux dont la récolte avait été trop mauvaise. Le métier de meunier n’était pas
exempt de danger : toute distraction pouvait avoir des conséquences désastreuses. Ainsi à Ayer, en 1941, le meunier perdit son bras car la manche de sa chemise fut happée par la meule. L’exploitation du moulin fut définitivement arrêtée et les habitants d’Ayer durent utiliser le moulin de Mission. Le moulin, comme la scierie, le four banal ou l’abattoir, était un élément vital de la vie communautaire de chaque village Les Anniviards ne pouvaient s’en passer, car ils vivaient en produisant ce dont ils avaient besoin : ils étaient quasiment autarciques, à part pour le sel. Les moulins furent utilisés dès le XVIème siècle, peut-être même à partir du XIVème : plusieurs furent détruits par des catastrophes naturelles et chaque fois reconstruits. Les villages disposaient de plusieurs installations : le moulin à maïs, le moulin à seigle et à froment,
le foulon pour l’orge ou le chanvre, et le moulin à broyer les noix qui fournissait l’huile pour la cuisine et l’éclairage. Grâce à la diversité de ces moulins, on pouvait donc produire plusieurs sortes de farines pour cuisiner, obtenir de l’huile pour les lampes, et même assouplir les tissus de chanvre pour fabriquer des chemises, des costumes, des draps de lit ou des nappes. On pouvait manger du pain riche et complet, car contenant plusieurs céréales : du seigle et du froment cultivés sur place, ainsi que du maïs provenant de Sierre ou de Chippis. Il n’était pas possible d’utiliser un seul et unique moulin pour ces différents usages, car chaque produit exigeait une mouture différente : par exemple, les noix n’étaient pas broyées aussi finement que le seigle. Les moulins de St-Luc représentent un témoignage exceptionnel de ce que les Anniviards pouvaient produire en toute autonomie : c’est un système hydraulique en cascade, où chaque moulin utilise l’eau rejetée par celui du dessus.
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Le métier de meunier a été central à travers toute l’Europe et pas seulement en Anniviers : dès le XIème siècle, les moulins se multiplient partout. Le moindre cours d’eau est exploité, à la campagne comme en ville. Les meules sont parfois actionnées à la force des bras, par des chevaux ou par le vent, mais lorsque l’eau est abondante, on préfère utiliser la force du courant. On peut considérer le moulin comme le premier élément de la révolution industrielle. Et c’est pourtant cette industrialisation qui, en se renforçant, va sonner le glas des moulins, faisant disparaitre en Europe le merveilleux métier de meunier. texte et photos Pauline Archambault
Nom donné à l’espace exigu sous le plancher du moulin, là où se trouvent les pales
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HC Anniviers
sport
saison 2021-2022
HC Anniviers 3ème ligue 10.10.21 16h00 HC Anniviers Lausanne 4 Clubs Patinoire de Graben Sierre 16.10.21 18h00 HC Martigny-Verbier HC Anniviers Patinoire du Forum Martigny 19.10.21 20h30 EHC Raron HC Anniviers Raiffeisen Arena Rarogne 23.10.21 17h30 HC Renens Vipers HC Anniviers Centre sportif de Malley 06.11.21 19h30 HC Anniviers HC Trois Chêne Patinoire d’Anniviers à Vissoie 10.11.21 20h30 HC Anniviers HC Villars Patinoire d’Anniviers à Vissoie 20.11.21 19h30 HC Portes du Soleil HC Anniviers Palladium de Champéry 24.11.21 20h15 Royal HC Lausanne HC Anniviers Patinoire de Montchoisi 03.12.21 20h00 HC Anniviers HCV Nendaz Patinoire d’Anniviers à Vissoie 09.12.21 20h00 HC Crans-Montana HC Anniviers Patinoire d’Ycoor 15.12.21 20h30 HC Anniviers HC Crans-Montana Patinoire d’Anniviers à Vissoie 18.12.21 19h30 HC Anniviers HC Nyon Patinoire d’Anniviers à Vissoie 29.12.21 20h30 HC Anniviers HC Martigny-Verbier Patinoire d’Anniviers à Vissoie 07.01.22 20h00 HC Anniviers EHC Raron Patinoire d’Anniviers à Vissoie 18.01.22 20h00 HC Villars HC Anniviers Patinoire de Villars 22.01.22 18h00 HC Vallorbe HC Anniviers Patinoire du Frézillon, Vallorbe 29.01.22 20h00 CP Meyrin HC Anniviers Patinoire des Vergers, Meyrin 04.02.22 20h30 HC Anniviers HC Portes du Soleil Patinoire d’Anniviers à Vissoie 12.02.22 19h30 HC Anniviers HC Académique Genève-Uni Patinoire d’Anniviers à Vissoie 18.02.22 20h30 HCV Nendaz HC Anniviers Centre sportif de Nendaz
U13 20.11.21 11.12.21 18.12.21 15.01.22 22.01.22 26.02.22
10h00 10h00 10h00 14h00 10h00 10h00
HC Anniviers HC Anniviers HC Anniviers HC Anniviers HC Anniviers HC Anniviers
Brig-Glis Young Eagles HC Crans-Montana HC Sierre HC Valais Chablais Futur Lausanne 4 Clubs MCHC-PDS Hockey Club Ass. MOJU
Patinoire d’Anniviers à Vissoie Patinoire d’Anniviers à Vissoie Patinoire d’Anniviers à Vissoie Patinoire d’Anniviers à Vissoie Patinoire d’Anniviers à Vissoie Patinoire d’Anniviers à Vissoie
U15 05.12.21 14h00 HC Anniviers CP Meyrin Patinoire d’Anniviers à Vissoie 24.10.21 13h30 HC Anniviers MCHC-PDS Hockey Club Ass. MOJU Graben 05.11.21 19h00 HC Anniviers HC Valais Chablais Futur Patinoire d’Anniviers à Vissoie 21.11.21 10h00 HC Anniviers Genève Servette HC Ass. Patinoire d’Anniviers à Vissoie 28.11.21 10h00 HC Anniviers EHC Raron Patinoire d’Anniviers à Vissoie 19.12.21 10h00 HC Anniviers HC Château-d’Oex Patinoire d’Anniviers à Vissoie 16.01.22 10h00 HC Anniviers HC Trois-Chêne Patinoire d’Anniviers à Vissoie 23.01.22 10h00 HC Anniviers Genève Servette HC Ass. Patinoire d’Anniviers à Vissoie 06.02.22 14h00 HC Anniviers CP Meyrin Patinoire d’Anniviers à Vissoie 13.02.22 10h00 HC Anniviers MCHC-PDS Hockey Club Ass. MOJU Patinoire d’Anniviers à Vissoie 27.02.22 10h00 HC Anniviers HC Valais Chablais Futur Patinoire d’Anniviers à Vissoie
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société
Visages d’enfants C
e beau film en noir et blanc, muet, de Jacques Feyder, tourné en 1923 à Grimentz pour les scènes extérieures sera montré le 18.09.2021 à 15h30 à la salle communale de StLuc, lors de la 9ème édition du Festival Jazz sous les Etoiles. Un chef d’œuvre à voir absolument, dans sa version restaurée de 2016, avec un accompagnement musical interprété en direct. Un presque centenaire valorisé par les techniques actuelles L’histoire se déroule à St-Luc dans le scénario, mais les scènes extérieures du film ont été tournées à Grimentz, semble-t-il parce que le réalisateur y possédait un chalet. Le côté pratique l’a peut-être emporté. Et sûrement que le village de Grimentz a été préféré pour son aspect plus authentique. En effet, St-Luc, reconstruit après les deux incendies qui ont ravagé son centre historique en 1845 et en 1858 présentait sans doute un aspect trop « moderne ». Le tournage en extérieurs s’est passé entre fin mai et début septembre 1923 dans les vallées d’Entremont et d’Anniviers (Grimentz et environs, St-Jean, Cuimey, Vissoie). Les premières séances publiques se sont déroulées en 1925. Il s’agit d’un drame, mais je n’en dis pas plus, il est préférable de s’en rendre compte par soi-même. L’acteur principal, Jean Forest, né en 1912 à Paris, a partagé ses souvenirs avec Liam O’Leary, un employé au National Film Archive à Londres dans les années 60. Il constate que « les paysans de ce petit village très retiré ne connaissaient pratiquement pas le cinéma». Alors le réalisateur Jacques Feyder a projeté des films chaque semaine, il s’agis-
sait le plus souvent d’œuvres de Charlie Chaplin. Une bonne partie des habitants ont figuré dans pas mal de scènes et aujourd’hui encore certains d’entre nous peuvent reconnaître des parents
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ou grands-parents. Plusieurs « paysans suisses », comme on appelait les indigènes qui participaient à la production en tant qu’accessoiristes, aides ou assistants, ont trouvé les astuces nécessaires aux besoins
du tournage des scènes du torrent de la Gougra par exemple. Ce film présente une valeur historique certaine, tant pour les décors que pour les techniques utilisées. L’esthétique de celuici a été considérée comme exemplaire, saluée comme un modèle. C’était la grande époque des films muets, la musique se jouait là, à côté du grand écran, pendant le déroulement de l’action.
Souvenirs, souvenirs Des souvenirs du tournage ont été recueillis auprès de Robert Rouvinez, habitant de Grimentz, organiste et conteur en décembre 1984. Sa mémoire, un peu chancelante, se mêle à l’émotion dans cet enregistrement effectué par Lenny Borger, qui en fait un compte-rendu le plus fidèle possible. M. Rouvinez se souvient des scènes difficiles jouées aux abords et dans la Gougra et de celle du cimetière. Il dit que le cimetière n’était qu’un décor planté « là où est la poste maintenant » car Grimentz n’en possédait pas encore, faisant partie de la paroisse de Vissoie. Dans ce décor, une bouteille contenant le manuscrit du film a été enterrée, « si on pouvait déterminer la place exacte, on pourrait la ressortir ». Pour la scène du remariage « …moi, je jouais un petit accordéon, j’étais sur un char, sur la place du village, je jouais l’accordéon et pis on dansait là autour ». Pour une autre scène, il relate : « Nous on arrivait par la rue juste au moment où il aurait pas fallu. On a pouffé de rire… on a fait griller quatre cents mètres de bande. » Encore une petite dernière anecdote racontée par Robert Rouvinez : « Ils cherchaient quelqu’un pour fossoyeur…. et ils ont vu passer un qui passait pour riche, entendons-nous : si on tient compte de la situation des populations de montagne d’alors, alors tout d’un coup je rencontre un de ces cinéastes qui dit : ah nom de… , celui-là il irait bien pour fossoyeur, il a une sale gueule ! ... heureusement qu’il n’y avait personne de sa parenté…. parce qu’alors tu peux mettre les pieds tranquillement dans le
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On se réjouit déjà de retrouver ce mode de faire à St-Luc aussi : Gabriel Zufferey musicien et compositeur originaire du village, ainsi que ses amis musiciens eux aussi vont nous enchanter en direct avec des mélodies improvisées.
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plat. La troupe du film logeait à l’hôtel Marenda, (à l’époque Hôtel des Becs-de-Bosson) … Avec l’argent du film, j’ai été m’acheter un complet ». Différents articles ont relaté ce merveilleux film dans des revues d’époque et des propos ont encore été recueillis par Roland Cosandey chez Lydie et Adèle Salamin à Grimentz en août 2000. Les deux célèbres tenancières de la « Claire Fontaine » ont pu transmettre beaucoup de précisions de lieux et de noms de gens, ces précieuses indications seront affichées à St-Luc à l’entrée de la salle communale pour la diffusion du film. Un voyage vers autrefois Autrefois, l’œuvre a connu une belle carrière en Suisse, en France, mais aussi ailleurs en Europe et au Japon. Sa copie a été perdue, puis retrouvée en 1980 et a commencé une nouvelle vie dès 1986, suite à une première restauration effectuée par la cinémathèque de Lausanne. Aujourd’hui, grâce à Christophe Rhodius, président et fondateur de l’Association Jazz sous les Etoiles, ce magnifique film peut être une fois encore admiré dans sa toute dernière version restaurée par la cinémathèque du Valais. Voilà un très bon moment à partager entre amis et amoureux d’Anniviers ! de la programmation du club de cinéma pour enfants la Lanterne Magique. Nous Merci à M. Pierre-Alain Jaussi, ex-ca- avons ainsi participé à l’une des premières meraman retraité de la RTS et à Mme restaurations avec Lobster Films à Paris et Karine Meichtry, tous deux membres de le EYE, les archives du cinéma hollandaises l’Association Jazz sous les Etoiles pour leur (qui possédaient les éléments originaux) disponibilité. et la Cinémathèque Suisse. Nous avons Simone Salamin tiré des copies qui ont pu, après, tourner dans toute la Suisse au sein du club. Cela Réf. : brochure Archives 88 - Institut Jean dit, dans le cadre de l’histoire du cinéma, Vigo Perpignan « Visages d’enfants » de Visages d’enfants est certainement l’un des Jacques Feyder (1923-1925) Documents plus importants autour de l’enfance, avec pour mémoire - Roland Cosandey - juillet les 400 Coups de François Truffaut, Zazie 2001- © photos idem dans le métro de Louis Malle et quelques autres. M. Frédéric Maire, directeur de la Cinémathèque suisse, a bien voulu ré- Qu’est-ce qui vous a particulièrement pondre à quelques questions au sujet de ce intéressé dans cette œuvre ? chef-d’œuvre ; MERCI à lui ! Basé sur un canevas de mélodrame, Visages d’enfants se concentre sur le double drame Comment avez-vous découvert ce film ? d’un enfant qui vient de perdre sa mère et J’ai découvert ce film dans les années 90 dont le père se remarie avec une femme alors que nous cherchions des films pour qui, en quelque sorte, usurpe le rôle de la enfants, si possible suisses, dans le cadre mère. Le film est entièrement construit à
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travers les yeux de l’enfant et se raconte à travers lui, sa compréhension des évènements, sa propre tragédie. Avec le rôle de la nature et de la montagne, ce point de vue de l’enfant est ce qui rend ce film extraordinaire. Qu’est-ce que le lieu de tournage choisi (Grimentz dans le Val d’Anniviers) a-t-il apporté à ce récit selon vous ? Visages d’enfants est sans doute l’un des premiers films de fiction suisse à choisir de tourner dans un décor réel, avec de vrais chalets, de vraies montagnes, de vraies rivières. Même si les intérieurs ont été reconstitués en studio à Paris, tout ce qui a été tourné en extérieur dans le Val d’Anniviers donne au film une puissance évocatrice rarement atteinte au cinéma. Le réalisateur Jacques Feyder utilise la nature comme contrepoints des drames humains et ce décor réel devient un véritable personnage en soi, chargé d’émotions tout comme l’enfant du récit.
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Homologation des itinéraires de mobilité de loisirs
Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi cantonale sur les itinéraires de mobilité de loisirs (LIML) et son règlement (RIML), les réseaux pédestres estivaux et hivernaux ainsi que toutes les voies cyclables (pistes de descente VTT, enduro, singletrail, etc.) nécessitent une homooffres proches de la randonnée logation par le Conseil d’Etat. pédestre (chemins de promenade, chemins de course à pied, Une homologation curiosités touristiques, …) ou de pour chaque type de la randonnée alpine dans la plamobilité nification générale, a également Le territoire de la Commune permis d’harmoniser le réseau d’Anniviers comporte un réseau et sa signalisation. Beaucoup de potentiel de chemins existants carrefours ont ainsi pu être simtrès dense. Cette opportunité a plifiés, ce qui facilitera la créapermis de mettre en place des ré- tion et la compréhension des seaux distincts pour les pratiques indicateurs. Les itinéraires fédéconflictuelles, sans nécessiter raux, régionaux ou locaux ont été d’importantes constructions, intégrés à la réflexion et ont été conformément à la législation en soit améliorés, soit prolongés. la matière. Une offre touristique Les pratiques par mobilité ont diversifiée et amélioété optimisées et uniformisées à rée l’échelle de la Commune. Plusieurs dizaines de kilomètres Au total ce sont 421 km de sende routes revêtues ont été suppri- tiers pédestres et 253 km d’itimés des réseaux pour le confort néraires VTT qui sont proposés et la sécurité des différents utili- en Anniviers, de même que plusateurs. La prise en compte des sieurs randonnées hivernales. - 23 -
© Anniviers tourisme
Après plusieurs années de démarches et grâce à un dossier extrêmement complet établi par le bureau Patrick Epiney ingénieurs Sàrl, la Commune d’Anniviers obtient l’homologation des différents réseaux de mobilité douce.
Par ailleurs deux pistes cyclables, également destinées aux rollers seront créées à Zinal et Moiry. L’ensemble de ces parcours bénéficieront d’une signalétique revue et adaptée. Les travaux et aménagements ont débuté cet été et se poursuivront l’année prochaine. A l’instar du tour du Val d’Anniviers existant depuis quelques années en format pédestre, un produit similaire sera proposé à nos hôtes en version e-bike dès 2022 afin de répondre à la demande croissante pour ce type d’activité. L’ensemble des itinéraires sont disponibles en ligne sur le site d’Anniviers Tourisme ou sur les différentes cartes éditées par l’office du tourisme.
Assainissement du Grand Bisse de St-Luc
L’irrigation des prés se poursuivit jusqu’à la fin des années 1970-80. Le bisse tomba ensuite à l’abandon, suivant la baisse progressive de l’agriculture de montagne au Val d’Anniviers. Des travaux d’entretien communaux ont bien été débutés en 2002 jusqu’à la Pierre des Sauvages. Malheureusement, les nombreuses infiltrations et le glissement de terrain sous les Girettes ont poussé les autorités de l’époque à l’abandon du projet. Face à l’irrégularité grandissante des précipitations, les besoins en irrigation agricole redonnent du sens aux bisses et la volonté d’en rénover a été entendue par la Confédération et le Canton du Valais. Pour ce faire, la Commune d’Anniviers a réalisé préalablement un inventaire de l’ensemble des bisses de la vallée. Ainsi, 110 bisses distincts (env. 330 en incluant les ramifications secondaires) ont été recensés pour une longueur totale de 188 km. En 2017, seuls 14 km étaient périodiquement en eau (~ 7%). Pour l’assainissement du Grand Bisse de St-Luc, la Commune d’Anniviers s’est associée à la Bourgeoisie de St-Luc, qui est également propriétaire du fonds sur près de la moitié du tracé.
© bureau Patrick Epiney
Le Grand Bisse de St-Luc est déjà mentionné dans les archives en 1593. Il servait à l’irrigation de tout le versant des Fénèss, de la Fortouna, de la Moungné et de la Barma, sur près de 3.5 km. Il alimentait également le torrent de Tsarrire, au milieu du village de St-Luc, lequel était utilisé pour la scierie et le lavoir public.
Le projet prévoit globalement la réfection ou la reconstruction de la cunette du bisse, l’aménagement de prises d’eau, en vue de l’irrigation des surfaces agricoles sises en aval, et enfin la réfection du chemin longeant l’ouvrage. Ces travaux s’étendent sur près de 2,4 km et seront terminés en septembre 2021. Le captage d’origine qui existait sur le Torrent de l’Arolec, a été déplacé env. 100 m en amont à Vuibiesse, en contrebas des cascades du Torrent des Moulins, de manière à le grouper avec le nouveau captage du Bisse Roux (ce dernier bisse sera assaini et remis en eau d’ici fin 2022). Cette modification permet de réduire les coûts de réalisation pour le captage et assure un débit plus important à disposition en cas de sécheresse. Le tracé du sentier sera adapté à l’aide de 2 ponts pour permettre le cheminement direct entre les 2 bisses.
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Différentes techniques sont utilisées (natte étanche, bazots en mélèze, cheneaux en planches) selon les particularités du terrain pour permettre l’irrigation de près de 13 ha de surfaces agricoles aux Fénèss, mais également pour éviter des débordements vers le village de St-Luc. Elles limitent aussi les problèmes d’infiltrations de l’époque dans le sol très pierreux. L’ensemble de ces travaux est devisé à CHF 640’000.-. 27 % des coûts sont couverts par des subventions fédérales et cantonales, 56 % par des dons de la Loterie Romande, de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, de l’Aide aux communes de montagne et du Fonds Suisse pour le Paysage et les 17% restants sont financés par les porteurs du projet.
Les 12 travaux du Plat de la Lée à Zinal
Alors que les travaux situés sur les abords directs de la Navisence ont été réalisés entre 2016 et 2020 (réfection de la route agricole en rive gauche, suppression du site d’extraction de graviers et réfection du pont de Gietti), d’autres mesures plus distantes de la rivière ont débuté à l’automne 2020 sur la rive gauche. Il s’agit de la mise en défends du basmarais des Teinsons et de la suppression du terrain de football. Le bas-marais des Teinsons a été placé sous protection fédérale en 2017 avec la zone alluviale de la Navisence en amont du parking de Singline. Afin d’éviter les perturbations qui compromettent la richesse floristique et faunistique, un andain pierreux de près de 600 m de longueur a été construit sur son pourtour. Cet ouvrage permet d’utiliser des techniques de séparation traditionnelles déjà présentes dans les environs tout en épierrant les pâtu-
© bureau Patrick Epiney
La Commune d’Anniviers a initié en 2010 un vaste concept de restauration des valeurs naturelles et paysagères au Plat de la Lée, à Zinal. Pour y parvenir, 12 mesures ont été définies. Leur financement provient principalement d’un fonds cantonal destiné aux compensations forestières et de subventions cantonales et fédérales pour des mesures de biodiversité en forêt ou de renaturation de cours d’eau. Le solde provient de compensations spécifiques imposées aux Forces Motrices de la Gougra SA et aux Remontées Mécaniques Grimentz-Zinal SA. La réalisation des mesures s’étalera jusqu’en 2025.
rages. Le bétail est ainsi contenu à l’extérieur du bas-marais et ne cause plus de souci d’enlisement à l’exploitant de l’alpage. De plus, il agit également comme un déflecteur en limitant les apports éventuels de boues schisteuses qui ravinent régulièrement du flanc de la Garda Bordon. Par ailleurs, sa forme pyramidale et sa masse lui permettent de résister aux avalanches en hiver contrairement à une barrière en bois par exemple. Finalement, il fait office de refuge pour les reptiles et les amphibiens présents dans les environs. A proximité, le terrain de football a été fortement atteint par les coulées de boues en 2016. L’augmentation de la fréquence de ce genre de phénomène a poussé les autorités et les autres organismes concernés à abandonner son usage, d’entente avec le consortage de l’alpage de la Lée. Des travaux ont - 25 -
donc été initiés pour remettre en état le site et offrir à nouveau des surfaces agricoles pour la pâture du bétail. Les anciens drainages souterrains ont pu être réutilisés pour alimenter le basmarais voisin en eau claire à l’aide d’un système de siphon. A partir de cet automne, d’autres travaux vont débuter à proximité du restaurant de la Tzoucdana, pour étendre les plans d’eau existants et ainsi favoriser la reproduction de la truite indigène. La source qui les alimente n’est pas froide et évite le gel des étangs en hiver. Il s’agit de l’unique site qui offre de telles conditions pour la truite dans le Vallon de Zinal. A terme, l’amélioration de la jonction avec la Navisence permettra peut-être l’installation d’une population naturelle dans la rivière et ses affluents.
La révision du Plan d’Affectation des Zones (PAZ) et du Règlement Communal des Constructions et des Zones (RCCZ): un travail de longue haleine ! Le PAZ et le RCCZ sont les outils centraux de l’aménagement du territoire en Suisse qui a pour objectif d’organiser de manière rationnelle et cohérente les différentes activités humaines au sein d’un territoire donné. Le PAZ détermine une affectation adéquate à chaque partie du territoire communal, distinguant les zones à bâtir (habitat, artisanat, tourisme, commerce, équipements publics, etc.) des secteurs hors zone à bâtir (agriculture, forêt, protection de la nature, etc.). Le RCCZ définit, quant à lui, les règles de construction générales et spécifiques à chacune de ces zones. La loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) définit les grands principes de ces outils et notamment leur durée de vie, fixée à 15 ans.
En 2015, le Canton a demandé que le projet d’harmonisation soumis par la Commune soit redimensionné conformément aux exigences de la LAT. Ce travail de redimensionnement a démarré en 2017 et a abouti, une année plus tard, à l’introduction de zones réservées sur les terrains les moins favorables à la construction ou répondant à des besoins touristiques.
harmonisée au canevas proposé par le Canton. Quant à son contenu, un soin tout particulier est porté aux questions d’intégration des constructions dans la pente, en limitant l’impact des aménagements extérieurs et mouvements de terre. Finalement, les éléments de gabarits et de matérialité sont également passés en revue, afin de préserver l’identité architecturale de la vallée.
Pour le PAZ, le contour des zones vieuxvillage est réajusté en fonction des notes de l’inventaire du patrimoine bâti. Les zones destinées au logement sont réparties en 3 catégories en fonction de la densité. Sont également introduites de nombreuses zones touristiques dans des secteurs stratégiques de la vallée, afin d’accueillir les futurs hébergements et équipements touristiques.
Dans le courant de l’automne 2021, les révisions du PAZ et du RCCZ seront transmises au Canton pour son avis de principe. Une fois cette vérification faite, la Commune informera la population sur le contenu des dits documents, à priori dans le courant du premier semestre 2022. Suivra la phase de mise à l’enquête publique qui permettra aux administrés et propriétaires de faire valoir leur droit d’opposition. La date d’entrée en force des plans (soit la phase d’homologation par le Conseil d’État) n’est pas arrêtée à ce jour. La durée dépendra notamment du nombre d’oppositions et de recours. La Commune espère toutefois disposer de plans et d’un règlement en force dans un horizon de 2 à 3 ans, limitant ainsi cette période transitoire juridiquement instable et peu confortable pour tout un chacun.
Concernant le RCCZ, sa forme a été
Procédure schématisée de la révision globale du PAZ et RCCZ, selon LcAT, art. 33 et suivants.
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société
Chanter-Jouer-Résister Q
u’on soit petit joueur de fifre, tambour de longue date, trompettiste imbattable ou chanteur-se ténor, il a bien fallu subir une pause forcée due à notre actualité à tous bousculée depuis un an et demi. Mais il a bien fallu résister aussi, peut-être par désir que notre vie quotidienne redevienne normale, ou par refus de relations sociales réduites à s’exprimer uniquement par écran. La vie d’avant Les six sociétés de fifres et tambours (Chandolin, St-Luc, Mission, Ayer, Grimentz et St-Jean), les six chorales (de Chandolin, de Ayer/St-Luc/Zinal, de Grimentz, de Vissoie, le chœur Clin d’œil, le chœur des chasseurs), ainsi que la fanfare l’Echo des Alpes de Vissoie incarnaient la vie sociale locale lors des fêtes, célébrations, cérémonies, animations touristiques, théâtres, festivals, anniversaires, mariages, prestations diverses. Les responsables étaient chargés de maintenir la motivation en proposant des sorties, des participations à des festivités hors vallée, des répétitions originales. Au cours du temps, les effectifs ont fluctué, parfois à la limite du hors-jeu, souvent de taille moyenne, parfois même en XXL. Dans certaines sociétés, les cheveux blancs dominent, dans d’autres c’est la jeunesse qui mène le bal. La relève chancelle de temps à autre, mais elle tient bon et traverse le temps : il suffit de voir que les quelques irréductibles jeunes de la fin du 19ème siècle qui ont créé la fanfare, ont réussi à déjouer les craintes des autorités religieuses d’alors, en promettant que non, la jeunesse ne serait pas pervertie par la musique… Les sociétés de fifres et tambours se sont constituées au cours du 20ème siècle, ainsi que les chorales.
Choeur de l’Etoile de Chandolin
Certains mayens se souviennent encore de quelques bals improvisés, avec un bon goût d’interdit… Dès le début du printemps, on entendait claironner les fifres et rythmer les tambours, des deux côtés de la Navisence : on s’entraînait à ajuster le pas aux méandres des partitions pour faire bonne figure dans les festivals. Les chorales, elles, répétaient plutôt à l’intérieur. En se promenant le soir à travers les villages, on pouvait les entendre près de l’église ou du local de répétition et se réjouir de bientôt en profiter en vrai, à la Fête-Dieu, au concert annuel ou pendant l’été. La musique, le chant, comme un écho de vie festive côtoyée en toute légèreté sans y penser, tellement ancrée dans notre quotidien d’avant. Il paraît que les after avaient leur impor-
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tance aussi pour entretenir le lien social, mais chut, ceci est une autre histoire. De longs mois différents, à part Et voici qu’a sonné le glas de mars 2020, tout partage social s’est vu stoppé net : plus de chant ni de musique en groupe ou en public. Alors les président-e-s de ces sociétés ont visé une priorité imposée d’emblée: garder le contact malgré tout. Chacun a trouvé les astuces nécessaires, l’envoi d’une carte de vœux à tous les membres pour préserver le lien, les retrouvailles par Zoom, par WhatsApp. Pas d’autre choix que de gérer l’incertitude ; chaque semaine annonçait un lot de nouveaux obstacles provoquant prises de têtes mêlées d’espoir. L’été 2020 est apparu presque libre, mais l’automne venu, il a fallu déchanter encore, devenir à nouveau plus prudent, apprendre à mieux com-
même type de fifres et à Mission, on a fait honneur à la Madeleine en se préparant à l’extérieur. Les chorales aussi ont trouvé des ruses, à Grimentz, on a chanté dehors à la messe à Bendolla, à Vissoie, on s’est réjoui lors d’une raclette au couvert de Niouc, malheureusement suivie par une quarantaine imposée à deux personnes, ça plombe la motivation ! Le chœur Clin d’œil a mobilisé les plus jeunes en préparant Un homme debout de Claudio Capéo et Beau-papa de Vianney. A Ayer/St-Luc/Zinal, on chante ensemble depuis avant la pandémie. A Chandolin, en saison touristique, des hôtes soucieux d’apporter leur pierre à l’édifice renforcent l’effectif, et les chorales de Grimentz et Vissoie ont animé ensemble le spectacle La vitesse de la lumière en août dernier, ainsi que des fifres et tambours.
Fifres et tambours de St-Luc
muniquer, imaginer des nouveaux stratagèmes: la fanfare, par exemple, a inventé les répétitions en quatuor, en formats différents, les générations séparées selon les risques, dans des locaux distincts. En toile de fond, la polémique sur le danger des instruments à vent pour la transmission du virus se poursuit, alors distance, distance…
A Ayer, les fifres et tambours ont été invités à jouer chacun sur son balcon, lors d’une « journée musicale ». A St-Luc, on les conviait à tester le nouveau fifre à domicile, à Grimentz, on a proposé un défi aux plus jeunes : une vidéo à rendre chaque semaine, à St-Jean on a répété à Prarion en espérant que le rythme de croisière reprenne rapidement. A Chandolin, on a été heureux de collaborer avec St-Luc grâce au
Et toujours, pour tous les responsables, le souci de maintenir une activité, surtout pour les jeunes. Personne n’était préparé à cet apprentissage, la gestion des situations a été chancelante parfois, tout dire par message peut prêter à confusion, il manque le ton de la voix, joyeux ou grave, douteux ou assuré, interrogatif ou affirmé. Il faut alors désamorcer une interprétation mal comprise et renseigner mieux pour ne pas laisser place aux déceptions. Zoom ça aide, mais en présentiel ça paraît nettement plus commode. Jouer du fifre ou chanter avec un masque? non merci, des essais se sont achevés sur des commentaires peu stimulants…
Oh ! là ! Avant de lâcher… Et l’hiver s’est invité, il s’est déroulé difficilement avec quelques petits échos musicaux par-ci, par-là, une poignée de notes
Chorale Ayer/St-Luc/Zinal
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Lors des relâchements accordés par les autorités, quelques prestations ont pu avoir lieu, en faisant preuve de bon sens, en animant des cérémonies à deux ou trois personnes, avec les autorisations nécessaires et la cohérence en point de mire. Les tensions entre volontés, souhaits et obligations ont été rudes. Et puis, il a fallu assurer la gestion administrative, malgré tout.
Fifres et tambours de St-Jean et la Fanfare Echo des Alpes Vissoie-Anniviers
s’entrecroisant, à peine audibles. Le printemps a laissé poindre l’espoir, quelques corvées bourgeoisiales ont eu lieu, avec ou sans fifres et tambours. Les répétitions chorales et musicales ont doucement repris, à distance et dans le respect des règles. La plupart ont apprécié les retrouvailles en direct, parfois l’impact de la covid a sévi : certains ont préféré des occupations familiales différentes plutôt que de consacrer plusieurs dimanches par an aux sociétés locales, d’autres ont privilégié la douce chaleur du foyer, surtout l’âge venant. Et les écrans ont joué leur rôle, des habitudes
ont choisi un autre aiguillage. Les responsables entreprennent le maximum pour tenir à flot ces sociétés qui se donnent tant de mal. La pandémie a mis un coup dans l’aile de certains effectifs, quand trois ou quatre membres ne participent plus, la survie du groupe cherche un nouvel équilibre. Heureusement, l’entraide entre sociétés permet de passer un cap compliqué, de se soutenir. A Grimentz, les fifres et tambours préparent le 51ème Festival de l’Association des
Tambours et Fifres du Valais Romand repoussé au premier week-end de juin 2022, après deux reports. Un comité externe y travaille. Sûr qu’on pourra entendre des morceaux d’ensemble de tout Anniviers ! En été, les fêtes patronales ont pu se dérouler avec les animations musicales traditionnelles, comme le 1er août, le Firong et autres rencontres. Mais le vacillement sanitaire est toujours bien présent, toutes nos activités en sont heurtées, mais oh ! là ! avant de lâcher... L’implication des jeunes Les fifres et tambours d’Anniviers ont mis en place des cours auxquels prennent part une vingtaine d’enfants. De plus, une formation de moniteurs organisée par l’Union Romande des Tambours et Fifres permettra aux jeunes participants de diriger ensuite des groupes et d’instruire à leur tour des moniteurs. La dynamique est réelle et d’excellente augure pour le futur musical de notre vallée. Ce voyage anniviard en compagnie des président-e-s des sociétés de fifres et tambours, des chorales et de la fanfare m’a impressionnée et j’admire l’engagement dont ils font preuve et la foi en l’implication de leur troupe pour continuer à nous émouvoir et à nous réjouir. J’ai eu la sensation de survoler une fourmilière où
Fifres et tambours de Grimentz
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chaque individu tient son rôle très à cœur, connaît son importance pour le fonctionnement du groupe et lui offrir son élan. Chanter, jouer, résister toujours. Merci, merci à toutes et tous, bonnes notes et bon vent ! Simone Salamin © photos albums privés des sociétés
Rive gauche Grimentz: présidente des fifres et tambours, Ludivine Savioz président de la chorale: Christian Vouardoux St-Jean: présidente des fifres et tambours: Fabienne Cordona - Zufferey Rive droite Vissoie: présidente du chœur d’enfants Clin d’œil: Nadine Theytaz président de la chorale: Charly Zufferey président de la fanfare: Etienne Savioz
président du chœur des chasseurs: Jean-Marc Caloz Ayer: président des fifres et tambours: Mathias Melly Mission: président des fifres et tambours: Fabien Viaccoz St-Luc: président des fifres et tambours: Samuel Rion Ayer/St-Luc/Zinal: président de la chorale: Samuel Rion Chandolin: présidente de la chorale: Danièle Zufferey-Gasparini
© Gaëtan Salamin de St-Lucd
président des fifres et tambours: Christian Kessler
Gérard Revey participant à «La vitesse de la lumière»
Choeur Clin d’oeil
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route de la Drague 14 - 1950 Sion
héritier & associés terrassement sa Terrassement Transport Anniviers Rte de Grimentz 70 / CH-3961 VISSOIE
Installations sanitaires, chauffage, réparations
Travaux forestiers Constructions en bois Plantations - Bois de feu 3961 St-Luc tél & fax 027 475 21 34 / 079 659 21 57
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STOP SUICIDE lance sa campagne de prévention
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epuis plus d’un an, la pandémie du Covid-19 affecte la santé mentale des jeunes : le stress, l‘anxiété et les troubles psychiques sont en forte augmentation. C’est dans ce contexte que STOP SUICIDE s’apprête à lancer sa campagne de prévention annuelle. Le suicide est une thématique taboue. Il s’agit pourtant de la première cause de mortalité chez les jeunes âgés entre 15 et 29 ans en Suisse (soit un décès tous les 2 à 3 jours) et un jeune sur cinq a déjà pensé au suicide. Pour lutter contre ce phénomène, il est primordial d’en parler pour déstigmatiser le suicide et sensibiliser chacun et chacune aux différentes façons d’agir à son niveau. Entre les confinements successifs et la distanciation sociale, la fermeture des bars et restaurants, des salles de spectacles et de sport, la pandémie a porté un sérieux coup à la vie sociale. Les liens sociaux se sont réinventés, notamment par l’entraide et l’engagement citoyen mais aussi par l’utilisation des réseaux sociaux. C’est pourquoi la campagne 2021 de STOP SUICIDE va se focaliser sur la diffusion de contenus en ligne et mettre en avant ses bénévoles, vecteurs essentiels dans la transmission des ressources et aides personnelles. Parmi ses projets annuels, STOP SUICIDE développe une série de podcasts sur les expériences et parcours de vie de personnes concernées ou endeuillées par le suicide. En parallèle, l’association conceptualise un outil de prévention spécifiquement dédié à la population LGBTIQ, dont le risque suicidaire est en moyenne deux à cinq fois plus élevé que chez les jeunes hétérosexuels et cisgenres.
La prévention du suicide passe également par le biais d’événements culturels ou sportifs, qui permettent de sensibiliser les jeunes et leur entourage, par une approche conviviale et bienveillante autour de la question du risque suicidaire. En septembre, nous proposerons pour la troisième année consécutive un événement stand-up, qui réunira les humoristes incontournables de la scène romande. Pour toucher le plus de jeunes possible, cet événement sera diffusé en live stream sur les plateformes en ligne. L’année dernière, l’association avait développé, en collaboration avec un groupe de jeunes genevois.e.s un projet théâtral autour de la thématique du suicide. Les signaux d’alerte, les ressources d’aides professionnelles et personnelles ainsi que des conseils pour aider un proche y étaient notamment abordés. Cette pièce a été
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remise au programme de la campagne 2021, et peut être programmée par des communes, écoles et maisons de quartier. Pour plus d’informations, écrivez-nous à 10septembre@stopsuicide.ch ! Retrouvez toute l’actualité de l’association sur www.stopsuicide.ch.
évasion
Une traversée de l’Afrique à vélo
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afia a été depuis longtemps propulsée sur les routes du monde entier par son addiction au voyage : elle a rêvé sa vie sans limite, et sa vie a rêvé d’elle. Ses voyages ont été de longues aventures tumultueuses et surprenantes. Elle a serpenté à vélo sur les chemins de tous les continents. Lors de son périple de plus d’une année à travers les Amériques, elle a pédalé avec ténacité depuis les confins polaires de l’Alaska jusqu’à l’extrême sud de la froide Patagonie, en traversant les déserts brûlants du Mexique et de la Bolivie, la jungle moite de l’Amazonie et même les hauts sommets des Andes. Depuis 2004, son point d’ancrage est le val d’Anniviers : elle y vient entre deux voyages, y habite, y travaille une ou deux saisons, y retrouve à chaque fois ses amis, en repart, puis y retourne, car elle est attachée à la vallée et à ses habitants, et elle s’y sent chez elle. En 2018, alors qu’elle préparait son voyage en Afrique, Safia a eu l’idée d’apporter des crayons de couleur et des stylos aux écoliers des villages reculés, afin de leur rendre service mais aussi pour créer un contact avec eux et entrer dans leur univers. Elle a sollicité l’aide des habitants d’Anniviers et beaucoup d’entre eux ont participé au projet en lui donnant de nombreux crayons. Elle a partagé ensuite avec les Anniviards des photos des enfants rencontrés durant son voyage à travers le continent africain. «Les enfants et moi-même vous remercions sincèrement pour votre générosité, votre soutien et votre participation à ce projet qui me tenait tant à coeur. Grâce à vous, les yeux de ces enfants ont
brillé de bonheur l’espace d’un instant et vos petits gestes ont permis de grandes choses». Safia
Pour les lecteurs des 4 saisons, Safia a accepté de raconter sa traversée difficile, courageuse et merveilleuse de l’Afrique en six mois, 7000 kilomètres uniquement à vélo, à travers l’Ethiopie, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Malawi, la Zambie et le Botswana, pour parvenir finalement en Namibie, une contrée mythique de dunes rouges, bordée par l’océan Atlantique et peuplée d’innombrables animaux sauvages. Safia : Mon vélo était à la fois ma maison et mon moyen de transport. Je portais une cuisine et une tente, et je fabriquais mon électricité grâce à une dynamo dans la roue. Je devais aussi transporter l’eau et la nourriture. Au Botswana, il n’y avait des points d’eau que tous les deux cents kilomètres, alors je roulais entre cent et cent cinquante kilomètres quotidiennement. Je buvais sept litres d’eau par jour, car les températures
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étaient extrêmement chaudes, supérieures à quarante degrés. Je transportais environ une trentaine de kilos de matériel en plus des dix-huit kilos du vélo. Le but du voyage, c’est la rencontre avec les gens. Mais ça fatigue énormément ! Déplacer ma maison tous les jours me demandait beaucoup d’énergie, alors au bout d’un moment ça pouvait devenir très éprouvant de passer en plus mes soirées à communiquer. Pour choisir mon lieu de campement, j’essayais donc d’alterner entre des villages et des endroits de nature isolés où je pouvais être seule et me reposer. Mais c’était parfois difficile de trouver des lieux sauvages pour camper, car certains pays d’Afrique sont surpeuplés. Dans les villages, je campais souvent dans les écoles, car j’étais presque sûre d’y trouver quelqu’un qui parlerait anglais: le professeur. Ces écoles au milieu de la brousse étaient juste des abris sans chaise. Les écoliers ne pouvaient pas s’asseoir. Il y avait à peine un tableau noir et même pas de craie pour écrire dessus. On ne m’a jamais refusé l’hospitalité en Afrique. Làbas, c’est un honneur d’accueillir celui
ou celle qui vient d’ailleurs. Et c’est aussi tout un protocole ! On ne pouvait pas venir s’installer comme ça. Il fallait d’abord demander l’autorisation au chef du village; il acceptait de toute façon, mais c’était important pour lui de pouvoir donner la bienvenue et de me placer sous sa protection. Comme les chefs de village ne parlaient pas l’anglais, les professeurs traduisaient. Les villageois étaient très curieux et enthousiastes : c’était vraiment intriguant pour eux de voir arriver une fille à vélo. Un jour, ma présence plongea les enfants dans un tel état de transe, ils criaient tellement de joie que j’étais presque mal à l’aise, mais le chef du village me dit : « regarde quel cadeau tu leur offres par ta venue» ! J’avais cent cinquante regards posés sur moi tous les soirs pendant que j’installais mon campement, c’était épuisant. Pour eux, c’était magique de me voir tout sortir de mes sacoches, telle Mary Poppins : je fabriquais ma maison, puis ils observaient comment je gonflais mon matelas et installais ma petite cuisine. Personne ne parlait. Il n’y avait plus un bruit, juste quelques chuchotements. Ensuite, les questions fusaient. Les hommes et les enfants s’intéressaient surtout à mon vélo : ils voulaient le comprendre et l’essayer. Les femmes s’intéressaient plutôt à ma cuisine, surtout
J’avais peu de conversations avec les hommes, sauf avec les professeurs qui me racontaient leurs conditions de vie. En Afrique, quand un enseignant obtient tous ses diplômes, on l’affilie à une région : il n’a pas le choix, il devra rester et travailler là jusqu’à la fin de sa vie. Il ne peut pas refuser, car il a vraiment besoin de ce travail. Certains professeurs venaient de la capitale et se retrouvaient au fin fond de la brousse, sans électricité. C’était très difficile pour eux. Ils essayaient de s’adapter et de faire évoluer les choses, mais en général les villageois s’opposaient à eux, car ils ne voulaient pas que des gens venus d’ailleurs viennent bousculer leurs coutumes avec des idées nouvelles. C’était un peu désespérant pour les enseignants : ils devaient finir par accepter que les choses ne changeraient jamais. L’Ethiopie est l’endroit le plus éprouvant que j’aie traversé. Les adultes y étaient respectueux, mais les enfants étaient sauvages et très nombreux. Ils me jetaient des cailloux dans tous les villages. Je n’ai jamais compris pourquoi. Quand ils voyaient les enfants faire ça, les adultes leur couraient après avec des cravaches pour les punir. J’avais peur d’être blessée et ne me sentais pas en sécurité.
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Là-bas, tous les voyageurs recevaient des pierres, qu’ils soient à vélo, à moto ou en voiture. Mais les jets de pierres cessèrent dès la frontière du Kenya traversée. L’Ethiopie est un pays très violent. Dans le sud, à la frontière avec la Somalie et le Kenya, il y a un conflit ancien et récurrent entre des ethnies. Je suis arrivée en pleine guerre civile. La dernière image que j’ai de l’Ethiopie, c’est celle d’un village en feu avec des gens morts par terre et tous les bâtiments criblés de balles. Les militaires débarrassaient des cadavres qui semblaient être là depuis longtemps. Les gens buvaient tranquillement leur café à côté des morts : je voyais bien qu’ils avaient l’habitude. Je n’ai pas du tout aimé l’Ethiopie. C’était le début de mon voyage et je m’imaginais que toute l’Afrique allait être comme ça. Je commençais à me demander si je voulais continuer, parce que c’était dangereux et que je ne voulais pas mettre ma vie en péril pour un voyage. L’Ethiopie est d’une pauvreté extrême. Je n’ai presque jamais vu personne porter des souliers, à part quelquefois des enfants de cinq ans avec des chaussures trop grandes trouvées dans la rivière. Les gens sont très sales, car il y a très peu d’accès à l’eau. Ils ont beaucoup de maladies de peau dues au manque d’hygiène. On voit même dans la rue des gens atteints de gangrène. L’eau courante n’existe pas dans les maisons. Aller chercher l’eau est une tâche très difficile car ils n’ont pas de véhicules. Tout se fait à pied dans les campagnes africaines. Le point d’eau le plus proche peut être très loin, à une heure de marche. Ce travail est toujours effectué par les femmes et les enfants. Ils portent des quantités d’eau inimaginables dans de grands bidons en plastique : un sur la tête et un autre dans chaque main, ce qui fait en tous cas trente litres d’eau à porter chacun, pour un trajet à pied d’une heure, sous une chaleur insupportable. Les Africains ont toujours le sourire et ne se plaignent jamais. Ils sont très solidaires et vivent tous ensemble tout le temps, ils ont l’air heureux. Il n’y a pas d’individualisme. Même les enfants s’entraident beaucoup, on voit souvent des filles de cinq ans porter des bébés et s’en occuper. L’Afrique transpire la joie de vivre, l’amour et le rire. Quand je voyais ça, je me disais,
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à mon réchaud à essence, car il était prêt en deux secondes, alors qu’elles devaient cuisiner au feu de bois, ce qui est très long. Elles étaient très curieuses de savoir où on pouvait trouver un tel réchaud : pour elles, c’était de la magie… Elles voulaient aussi savoir si j’étais mariée, si j’avais des enfants, et surtout, comment étaient les hommes dans mon pays. C’était la question qui revenait toujours. Il y a malheureusement beaucoup de souffrance pour les femmes en Afrique et elles pensent que la vie de la femme européenne est parfaite. Elles se sentent maltraitées par les hommes de leur pays. Elles doivent travailler très dur et supporter des maris parfois alcooliques. En Afrique, ce sont toujours les femmes qui gèrent l’argent, sinon ce serait une catastrophe pour les enfants. Souvent les femmes se retrouvent seules avec plein d’enfants parce que leurs maris sont partis en les abandonnant.
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pris de m’entendre arriver à vélo derrière eux: lorsqu’ils se retournaient, ils avaient à chaque fois les yeux qui brillaient et leurs sourires spontanés me redonnaient de l’énergie pour pédaler cent kilomètres de plus. C’était un sourire qui venait du cœur, jamais un sourire commercial.
finalement, c’est quoi le bonheur ? Ils possèdent les choses essentielles: la famille, les amis, le partage, et ils sont satisfaits de ce qu’ils ont. Pourtant là-bas le partage n’est pas simple, car il y a toujours beaucoup de monde. Un jour, j’ai donné une pomme à un enfant : il l’a partagée en dix, car dix enfants étaient présents, et il n’en a mangé que le dernier morceau. Chaque soir, je cuisinais et mangeais seule devant cent cinquante personnes, et c’était très difficile pour moi parce qu’ils étaient trop nombreux pour que je puisse partager mon repas avec eux. En Afrique, les rencontres étaient magiques et uniques à chaque fois. Il n’y avait aucun véhicule et les gens marchaient sur la route en portant plein de trucs sur la tête. Quand j’allais dans la même direction qu’eux, ils étaient sur-
A partir de la Zambie, l’Afrique est moins peuplée et on croise plus d’animaux que d’humains. Ce sont de vastes étendues désertiques. On entre sur le territoire des animaux sauvages : les lions, les guépards, les léopards, les hyènes et les éléphants. Là-bas, je devais chaque jour trouver un campement assez tôt, avoir fini de tout installer et de manger avant le crépuscule, et rentrer dans ma tente avant que la nuit tombe, vers 19h. Ensuite, j’attendais. Je ne pouvais pas sortir avant qu’il fasse jour, vers 5 ou 6h du matin. J’avais surtout peur des éléphants qui étaient si immenses et impressionnants. Ceux du Botswana sont les plus grands du monde et ils peuvent devenir très agressifs. Je me disais qu’ils pourraient écraser ma tente sans même la remarquer, alors j’essayais toujours de trouver au moins un arbre pour la planter à côté. Je ne passais pas des nuits très tranquilles, seule au milieu de la nature. J’étais tout le temps aux aguets. Un soir, j’entendis un rhinocéros qui broutait devant ma tente avec un bruit de vache. Je le voyais à travers la moustiquaire. J’arrêtai de respirer et j’attendis. Son repas terminé, il retourna dans sa rivière. Je m’étais sentie vraiment vulnérable. Une autre nuit, alors que la lune était pleine, j’étais dans ma tente au fin fond de la savane. Je vis un éléphant, puis deux, puis trois, puis plein d’éléphants élégants qui marchaient doucement à côté de ma tente en se dirigeant vers le point
d’eau, juste devant moi. On n’entend pas du tout arriver les éléphants, ce qui est incroyable vu leur taille et leur poids. C’était un moment fabuleux et invraisemblable que je n’oublierai jamais, comme un rêve merveilleux sous la lumière magique de la pleine lune. Merci à Safia pour ce magnifique récit et pour les photos Pauline Archambault
W W W. M E L LY M E U B L E S . C O M
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culture
Le Valais à la une
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i vous ne l’avez pas encore fait, courez à Martigny pour visiter l’exposition Le Valais à la Une, qui se tient au Vieil Arsenal de la Fondation Gianadda jusqu’au 21 novembre 2021. Expo anniversaire Cette exposition a été mise sur pied pour marquer les cent ans de l’Association de la presse valaisanne (APVs). Elle est le fruit de la collaboration étroite de deux sections d’impressum : photojournalistes suisses et l’APVs. Elle rassemble une quantité phénoménale de documents (extraits de presse, photos, archives radiophoniques et télévisuelles) qui racontent le Valais, durant un siècle, par l’intermédiaire de reportages en tous genres, réalisés par des journalistes et des photographes. Des thèmes ont été choisis au travers desquels se dévoilent les transformations de la société valaisanne, les changements économiques, sociaux, technologiques et climatiques. Plaisir de découvrir Cette exposition peut intéresser n’importe quel visiteur. Pleine de vie, attractive et bilingue, elle saura plaire à chacun. En effet, c’est partir en voyage que de déambuler dans les trois étages du Vieil Arsenal. Où que se posent vos yeux, ils sont accrochés soit par un grand titre, soit par une image. En quelques heures vous parcourez le canton dans l’ensemble de son territoire et (re) découvrez tant d’événements, heureux et malheureux, qui ont marqué les esprits de ses habitants. Pour sa plus grande joie, l’amateur se trouve face à un concentré d’histoire valaisanne, car, selon les mots mêmes d’une journaliste : « J’écris la grande Histoire avec plein de petites histoires. » Il est vrai que
ce périple est aussi un voyage dans le temps. Si on s’intéresse au val d’Anniviers, par exemple, il y a de quoi faire. À l’entrée, on peut lire un article d’Aloys Theytaz sur le transport du vin à Chandolin, paru en 1936. Un peu plus loin est proposé un reportage du Cinéjournal suisse de février 1941, présentant le déménagement des gens de St-Luc pour la plaine avec leur bétail. À divers endroits, l’occasion est aussi donnée d’admirer de magnifiques photos, comme celles, d’Olivier Maire, du barrage de Moiry (2018) et des ouvriers travaillant à l’installation des filets de protection à l’entrée du tunnel des Pontis (2010). Et ce n’est que le début de la liste. L’exposition est si riche, qu’il est presque impossible de tout voir en une seule visite. D’abord, il est agréable de se perdre dans le dédale de l’expo et se laisser attirer par les documents qui nous interpellent. Ensuite, il peut être judicieux d’avoir une approche plus systémique en choisissant des pôles d’intérêt principaux. Le travail des reporters Les gens des médias sont parmi les pre-
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Une exposition haute en couleur
miers arrivés sur les lieux, lorsqu’un événement se passe. Leur tâche est de rendre compte des faits au plus juste et au plus vite. Les commissaires de l’exposition ont demandé à plusieurs d’entre eux de partager leur ressenti lors de moments douloureux ou joyeux, qu’ils ont rapportés au public. Derrière le professionnel se tient un humain qui ne peut laisser ses sentiments personnels prendre le dessus. Sur les grands tirages reproduisant un article ou un dessin publiés dans la presse locale est ajouté un encart coloré, dont le titre n’est autre que Récit du témoin. L’auteur y situe d’abord le cadre dans lequel
Rire c’est bon pour la santé
L’extraordinaire invention d’Edouard Belin
il a récolté ses informations, puis témoigne des émotions qui l’habitaient alors. Ainsi la journaliste Claudine Gaillard Torrent évoque ses larmes lors du tragique décès d’Estelle Balet. Pour sa part, le cameraman Camille Cottagnoud proclame son immense admiration pour les guides décédés sous l’avalanche de Zinal, en 2001. Des vidéos font entendre la voix et les mots d’une trentaine de journalistes et photographes. Léonard Gianadda, par exemple, raconte un après-midi passé en compagnie de Georges Simenon.
face à l’évolution de notre monde. Un dernier conseil : prévoyez suffisamment de temps pour votre balade chez Gianadda. En effet, la Fondation présente une centaine d’œuvres de Gustave Caillebotte, dont l’originalité tient, entre autres, à une composition de style photographique. Ce serait dommage de ne pas y faire un tour. texte & photos Janine Barmaz
Treize Etoiles, d’abord journal illustré puis revue mensuelle (1951-1996)
Et puis encore… Un incroyable objet, le bélinographe, inventé en 1907 par M. Belin, qui permet de transmettre une photo par téléphone. La chronologie des médias valaisans et l’histoire mouvementée de l’APVs. Sur le parvis, une trentaine de photos, qualifiées d’emblématiques, mêlant œuvres récentes et anciennes dans une juxtaposition des plus insolites. Au dernier étage du Vieil Arsenal, présentation d’un projet d’éducation aux médias destiné aux élèves valaisans et images de la pandémie. Cette plongée dans le monde des médias valaisans est extrêmement enrichissante, à la fois par les connaissances qu’elle permet d’acquérir et par la réflexion qu’elle suscite
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Le TOUR Le LeTOUR TOUR Le TOUR DU MONT DU DUMONT MONT DU MONT
- AMÉLIORATION ET SÉCURISATION DU CHEMIN - A-MAÉM L IÉOL RI O AR T IAOT N I O ENT ESTÉ C SU É CR U I SRAI S T IAOT N I O DNU DCUH CE H MEI M N I -N O NE T E TS S U CHEM - A- MAÉMLÉI LOIROARTAITOI N É ÉC CUURRI ISSAATTI IOONN DD U M II N N --
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société
Apprentissages
et découvertes pour tous grâce à l’UNIPOP Anniviers et à la CDAVAL
L
’Unipop Anniviers (UNIversité POPulaire) et la CDAVAL (Association pour le Développement de l’Artisanat dans le Val d’Anniviers) nous convient à un périple attractif guidé par des animateurs professionnels ou amateurs passionnés. Le circuit va de la poterie à la couture, de la permaculture à l’initiation à la forge, du Qi-Gong à l’aquagym, des jeux de société au cor des Alpes, de la route de la joie à l’apéro aux plantes sauvages, du café patois à l’anglais : voilà un survol partiel des possibilités offertes. Après la rude traversée COVID, comme tant d’autres sociétés ou organisations, l’Unipop Anniviers et la CDAVAL n’ont pas dit leur dernier mot. Echoué pendant le confinement, le bateau a repris la mer, les cours et retrouvailles vont poursuivre leur trajet, sans trop d’accrocs nous l’espérons tous. Leurs responsables y croient dur comme fer, bravo à elles ! Continuer d’apprendre, de partager, en associant plaisir et culture, beau programme que nous avons tous reçu dans nos boîtes aux lettres, ne reste plus qu’à lui faire honneur.
Pièces émaillées, atelier de poterie au Baillos de Vissoie par la CDAVAL
L’Unipop Anniviers est née en 1995, son parcours continue, envers et contre tout, il ne va pas s’arrêter en si bon chemin, c’est certain. La collaboration avec la CDAVAL renforce encore l’opportunité de découvrir de nouveaux domaines. Simone Salamin
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sport
Ski-Team Anniviers
Présentation de notre équipe d’entraineurs pour la saison 2021-2022 Burgi Mael entraineur du Centre Régional de Performance (CRP) du Val d’Anniviers chez Ski-Valais et responsable du SkiTeam depuis 4 ans. « Je suis en train de réaliser une formation auprès de Swiss Olympic pour obtenir un brevet d’entraineur professionnel. Ceci me permettra de développer mes connaissances dans le domaine du sport en général qui est également ma passion. » Kaufmann Léa entraineur responsable du groupe 2B. « J’ai commencé le ski de compétition au CRP du Giron Jurassien puis je suis passée par le NLZ Ouest à Brigue. J’ai malheureusement dû arrêter la compétition en 2019 à la suite de blessures. Passionnée, je n’ai pas voulu quitter le monde du ski, j’ai donc commencé la formation d’entraineur et en parallèle j’ai aidé quelquefois le STA. Depuis cette année je suis officiellement entraineur et je continue toujours de me former. Je débute dans ce monde et comme tout entraineur je suis là pour partager ma passion, mon expérience et surtout pour aider et soutenir nos jeunes athlètes. » Barmaz Coralie entraineur responsable du groupe 3. « Etant une enfant de la vallée, j’ai pu avoir la chance d’évoluer dans le domaine du ski durant 18 années notamment grâce à la proximité et au soutien des Remontées Mécaniques. À la suite de blessures, j’ai arrêté la compétition et je me suis lancée dans l’enseignement du ski à l’ESS. En parallèle, je me suis formée pour obtenir un brevet fédéral puis un diplôme d’experte SSSA et J&S. Mon défi, avec les plus jeunes du STA (groupe 3), est de les amener à vivre leur
rêve : celui d’être un jour champion/ne du cirque blanc ! » Delting Andrea co-entraineur des groupes 2B et 3. « Après mon parcours d’athlète en coupe du monde je me suis reconvertie dans le coaching. J’ai pratiqué quelques années à Zermatt comme responsable du CRP avant de reprendre des études de psychologie à l’université de Berne. J’ai également suivi la formation de Swiss Olympic pour obtenir le brevet d’entraineur professionnel. » Schmid Aline entraineur responsable du groupe 2A. « Entraineur depuis 8 ans, j’ai eu l’opportunité de voyager au travers des différents échelons du monde du ski : skis-clubs, Ski-Valais, NLZ à Brigue et avec la coupe d’Europe dame à Swiss-Ski.
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Déterminée par cette envie de transmettre et de donner l’envie aux jeunes de skier, j’ai effectué différentes formations jusqu’à obtenir le brevet fédéral d’entraineur professionnel, ce qui m’a permis d’en faire mon métier. Grâce aux différents échanges et partages avec les coachs, les athlètes et les parents, j’ai ressenti le besoin de faire naître un encadrement propice pour la réathlétisation (retour de blessure). Ce projet est en train de se développer grâce au soutien que m’offre la structure du STA. »
Liste des athlètes saison 2021-2022: CRP Anniviers: Kunzi Mathis / Hannart Aymeric / Rossi Tim / Meier Jin / Bovon Romain / Epiney Eulalie / Pont Taissa / Paccios Mylène Groupe 2A: Rosset Lorenzo / MellyMorisod Lana / Perruchoud Lise / Hadjeres Vito / Hannart Maxime Groupe 2B: Forrer Tristan / Leicht Maxwell / Augier Malik / Roduit Evan / Moulin Méline / Zufferey Emma Groupe 3: Epiney Justin / Chappuis Luca / Raval Malik / Droux Marion / Amacker Joël / Papeil Louis / Zanin Manon / Freymond Liv / Schwander Vick / Salamin Naomie / Salamin Elia / Hadjeres Leon. Nicolas Droux, président du Ski-Team Anniviers
Rte de Grimentz 1, Vissoie
3961 Vissoie www.kevinepiney.ch
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évasion
enviedebouger.com Balade à Strasbourg
C
apitale du Bas-Rhin, plus grande métropole d’Alsace, siège du Parlement européen, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette ville située à la frontière franco-allemande. Ville symbole de la réconciliation franco-allemande, elle a été au centre du processus de création de l’Union européenne. Elle partage avec Bâle, Genève et New York la caractéristique d’être le siège d’institutions internationales sans être capitale d’un État. Mais Strasbourg est aussi, et peut être surtout, une ville au patrimoine architectural remarquable, une ville à cheval entre la France et l’Allemagne, où traditions, architecture et langues forment un mélange unique et créent une ambiance particulière dans les rues de la capitale alsacienne. Une ville au croisement des eaux La ville est construite autour de l’Ill, qui traverse la ville, et sur la rive gauche du Rhin. Plusieurs bras, transformés en canaux, relient le Rhin et l’Ill. Cette configuration fait toute la particularité du centre de Strasbourg, constitué de nombreuses petites iles reliées entre elles par des ponts. La Grande Ile, sur laquelle se trouve la cathédrale notamment, est bordée par les quais de l’Ill sur lesquels il est agréable de se promener. Se perdre dans la Grande Ile est d’ailleurs l’une des activités à ne pas rater lors de votre passage à Strasbourg ! Composée de multiples petites rues bordées de maisons à colombages, il est aisé d’y perdre le sens de l’orientation et du temps !
Les quais de l’Ill
De la Place Kleber à la Petite France La place Kleber, du nom d’un général de l’armée napoléonienne qui s’est distingué en Egypte (il y est d’ailleurs mort en 1800) est le cœur de la ville. C’est sur cette immense place qu’est dressé le fameux sapin pour le célèbre marché de Noël. C’est aussi le point de rencontre des habitants, qui, l’été, profitent des fontaines pour se rafraichir. Cet espace piétonnier, traversé par les trams, est une des portes d’entrée de la Grande Ile. L’occasion de se mêler aux touristes, une fois n’est pas coutume, pour admirer la splendeur de la cathédrale dont la construction remonte au XIIème siècle. Avec ses 142 mètres de hauteur, elle a été pendant 200 ans l’édifice le plus haut du monde. Bon, c’était entre 1647 et 1874, Dubai n’était pas encore dans la course, mais quand même ! La flèche de la cathédrale est la plus haute flèche construite au
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Moyen Âge qui ait été conservée jusqu’à aujourd’hui. Bref, un édifice qui vaut le détour ! De l’autre côté de l’ile se situe un autre quartier célèbre pour ses maisons à colombages et ses canaux. J’ai bien sûr nommé la Petite France, une petite ile entourée de canaux qui ne sont pas sans rappeler ceux de Bruges dans la Belgique voisine. Un quartier très touristique mais incontournable si vous faites un court séjour dans la capitale alsacienne. Place de la République et Robertsau, Strasbourg et la Belle époque Un autre quartier de Strasbourg qui mérite un arrêt est situé au nord de la ville. Là, plus de bâtiment moyenâgeux, les maisons à colombages ont été remplacées par des immeubles haussmanniens qui bordent de larges avenues. On y trouve les bâtiments
La Petite France et ses maisons à colombages
historiques de l’université, qui contrastent avec les annexes des années 70, mais aussi des consulats de pays étrangers. Le quartier est prisé et le prix au mètre carré est élevé. Les bâtiments imposants laissent La Bibliothèque Malraux
Les allées du parc de l’Orangerie
la place à des villas individuelles et à des immeubles un peu plus modernes dès que l’on s’approche du parc de l’Orangerie. Un parc immense, qui borde le Parlement européen. Comme le parc de la Tête d’Or à Lyon, ce parc de l’Orangerie a su garder le charme de la Belle Epoque. On s’attendrait presque, au détour d’une allée, à croiser des dames en crinolines, ombrelles à la main! Quelques animaux dans l’ancien zoo, un lac avec des barques en location, des livres en libreservice et des cigognes un peu partout, le cocktail est efficace et en fait un lieu de promenade incontournable pour les familles. Il y a bien sûr énormément d’autres endroits à découvrir, la Bibliothèque
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nationale et universitaire (BNU) est la seconde de France et possède dans ses fonds des ouvrages d’une rareté exceptionnelle. Plus accessible aux familles, la médiathèque Malraux, située près de l’université, sur un ilot, est un lieu très agréable, surtout en été. La Grande Mosquée de Strasbourg vaut aussi le détour. Inaugurée en 2012, seconde plus grande de France, elle possède une coupole de 24 mètres de hauteur. Strasbourg est une ville très agréable pour un court séjour. Le réseau de transport public est très efficace. Découvrir la ville à vélo est aussi une bonne idée. Les pistes cyclables sont omniprésentes et tout est pensé pour les cyclistes. Evitez les déplacements en voiture dans le centre, cela deviendrait vite un cauchemar. L’accent a été mis sur la mobilité douce et ça marche plutôt bien ! De grands parkings relais sont bien situés à l’extérieur de la ville, profitezen ! Yanis Chauvel DR Enviedebouger.com photos: Oussama Benali et Alya Zahra pour Enviedebouger.com
patrimoine
Notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
Alpage de Ponchet ~1930 1er janvier 1930 Anniviers, Suisse © Lambert Zufferey Henri Borloz, Cyril Caloz et Joseph Caloz avec les boucs de Chandolin, Fang et Soussillon devant l’entrée du mayen de Ponchet.
Impressum
Bienvenue aux non-résidents
Les 4 Saisons d’Anniviers
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Comité de rédaction : Fabrice Ganioz (Conseiller communal) Nicolas Droux (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Pauline Archambault Correctrice : Pauline Archambault Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2100 exemplaires
Pour soutenir la jeunesse sportive du val d’Anniviers
Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
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Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers 4 Saisons d’Anniviers, rue de la Machigeaz 2 3961 Vissoie.
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