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4 saisons no 28

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AUTOM N E

© Geneviève Marandola, Siargao Island, Philippines 2017

NUMERO 28 | octobre ’17 | trimestriel

On a rencontré «Peter Pan» 10 Le golf en Anniviers

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Enviedebouger.com

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L’invitée

Stéphanie Roth Gaña

Ê

tre née dans le Val d’Anniviers, c’est une chance. Avoir une famille qui vous aime et vous soutient, c’est une chance. Pouvoir décider des études que l’on veut suivre, c’est une chance. Pouvoir voyager hors de son pays, c’est une chance. J’ai découvert les Philippines lors d’un premier voyage en Asie du sud-est en 2005. J’étudiais alors l’ethnologie à l’université de Neuchâtel. J’ai tout de suite apprécié ce pays pour sa culture issue d’un mélange unique et pour la nature avenante et souriante des locaux qui vivent une existence simple. Ce voyage m’a beaucoup touchée et j’ai décidé à la fin de mes études d’ethnologie d’y retourner. Une aspiration humanitaire est née dans mon esprit et je suis arrivée, presque par hasard, à Siargao, une île des Philippines. La famille chez laquelle j’ai vécu est très engagée dans la vie associative de la communauté et un lien très fort s’est créé entre elle et moi. J’ai commencé par apprendre la langue parlée à Siargao (le Surigaonun, un dialect du Visaya). Nous avons ensuite pu identifier les problèmes majeurs des familles de Siargao et décider de la direction qu’allait prendre l’association. Avec la collaboration de la famille mais également des habitants de l’île de Siargao deux types de projets ont été mis en place: un projet d’accès à l’éducation avec un système de parrainage et la création d’une école préscolaire gratuite ainsi qu’un projet d’aide au développement des communautés dont l’objectif est d’aider des familles à être autonomes avec un programme de microcrédits en partenariat avec l’association Idées’Elles (à Martigny). Siargao Masaya a son siège à Zinal et à Siargao. Ses programmes sont soutenus

par la municipalité et le maire de General Luna. Au Val d’Anniviers ma famille et mes amis m’ont aidé à concrétiser mon projet d’association. C’est grâce à ce soutien inconditionnel que Siargao Masaya est devenue, en 2010, une ONG de petite taille qui promet de concilier le développement et la pérennité de l’entraide grâce au versement intégral des dons reçus aux communautés dans le besoin.

Lors de la création de l’association, nous avions 12 élèves, actuellement nous soutenons 170 élèves de l’école primaire à l’université. Une vingtaine d’entre eux ont terminé leurs études et travaillent dans le domaine dont ils ont toujours rêvé. Au niveau des micro-crédits, nous soutenons plus de 21 groupes ce qui représente 76 bénéficiaires. Grâce à ce programme, des familles ont augmenté leur niveau de vie et sont devenues autonomes. Nous avons encore besoin de soutien car chaque année, nous avons de nouveaux projets en lien avec le développement des

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communautés mais également avec la sauvegarde de l’environnement. Cette année le projet de bibliothèque mobile a été mis en place grâce au soutien de la fondation Michel Zufferey. L’année prochaine nous allons développer un programme de soutien aux mères de famille grâce à la création d’un atelier d’artisanat local dont les produits seront en matière recyclée. J’ai suivi la voie de mon cœur pour réaliser mes rêves, car ce qui importe le plus c’est l’amour. Je souhaite à tout le monde de pouvoir être heureux et amoureux de soi, des autres, de la nature, de la vie tout simplement. Stéphanie Roth Gaña


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Sommaire 3 L’invitée

27

En altitude

6

FC Anniviers

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Montagne Club Anniviers

8

De l’Echo à la Gougra à St-Jean

30

Petites histoires

10

On a rencontré «Peter Pan»

34

Ski-Team Anniviers

14

Ouvrez ouvrez, la cage aux oiseaux

36

Anniviers Tourisme

17 Anniclasscup

38

Conte en patois

18

Bruxelles, un Anniviard t’appelle

40

Les «vieilleries» d’Hélène

20

Le golf en Anniviers

41 Vercorin Tourisme

22

Rescapés du passé

44 Enviedebouger.com

23 Anniv’info

46 Notrehistoire.ch

Concours

Comment s’appelle cet animal en dialecte de

A la découverte des Philippines

Siargao ? A. Babotte B. Baboy C. Babibou Un bon de 50.chez Virage Sports à Vercorin Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition de janvier du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse 4-saisons@bluewin.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo d’octobre » à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 6 janvier 2018

© Photo Geneviève Marandola

Le gagnant de l’édition n° 27 est Maryline Ritter, Villars-sous-Yens La réponse était: Grimentz

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sport

FC Anniviers l’éclairage du terrain

L

a dernière infrastructure qui manquait au FC Anniviers était l’éclairage de son terrain de football à Mission. Depuis cet été, c’est chose faite grâce à la pose de 4 mâts de 18 m de hauteur. Chaque mât est équipé de 3 lampes. C’est la Commune d’Anniviers qui a été le maître d’oeuvre et qui a mis en soumission les travaux de génie civil et l’équipement d’éclairage. Le coût s’élève à CHF 150’000.-, financé à 80% par la Commune. Le solde est pris en charge par le FC Anniviers qui espère recevoir une subvention cantonale pour les constructions d’installations sportives. Un grand merci à la Commune d’Anniviers ainsi qu’aux entreprises ayant réalisé les travaux avec soin ! Christian Caloz, Président du FCA

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«Ces éclairages sont surtout favorables aux 1ères équipes, cela nous permettra de jouer nos matchs de championnats en soir de semaine et de ne pas perdre de matchs à domicile (lorsque ces derniers étaient reportés en semaine, nous devions aller les jouer à l’extérieur)». Leslie Melly

«Durant les entre-saisons, la nuit tombe passablement vite d’octobre à mars. Ces luminaires nous permettront de réaliser de bons entraînements et nous n’aurons plus besoin de les écourter ou de louer un terrain en plaine». Manon Rey

«Cet investissement servira aux nombreux juniors, à notre belle relève. En outre, nous serons pris plus au sérieux, étant un des derniers clubs à ne pas posséder cet atout». Charlène Massy

«Je trouve génial d’avoir enfin des lampes pour s’entraîner l’automne lorsque la nuit arrive vite. De plus, on pourra jouer quelques matchs à domicile le soir. Cela donnera une motivation supplémentaire aux jeunes pour être plus assidus aux entraînements et aux matchs». Gabriel Aase

Pour les clubs de montagne, la pratique du football n’est pas toujours facile car on est tributaire des saisons et de la météo. De plus, avec un terrain sans éclairage, il était souvent difficile d’organiser des entraînements ou des matchs. Ces critères pénalisaient toutes les équipes tout au long de la saison. L’éclairage du terrain est un véritable cadeau pour les entraîneurs, joueurs et tout particulièrement pour la relève du FC Anniviers, car grâce à ces projecteurs ils pourront bénéficier plus longtemps des entraînements et des matchs en nocturne sur le terrain de Mission. Un grand merci au conseil communal et au comité du FC Anniviers pour ce précieux investissement». Bernard Trombert

«Pourquoi l’éclairage ? Tout simplement car la Champions League ne se joue que le soir et en semaine». Jonathan Epiney

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musique

De l’Echo à La Gougra à St-Jean

L

es 8, 9 et 10 juin 2018 se dérouleront à St-Jean la 55ème Amicale du Rawyl et le 49ème Festival de l’Association des Tambours et Fifres du Valais Romand (ATFVR). Les sociétés de fanfare l’Echo des Alpes et des fifres et tambours La Gougra ont uni leurs idées et leurs forces vives pour mener à bien l’organisation de cette fête. Pour vous présenter cet événement, voici les portraits de deux jeunes femmes impliquées dans leur société respective, Mmes Marlène Salamin-Genoud et Camille Zufferey. Voici ce qu’elles ont à nous dire de leur fonction de «Responsable technique musicale»: Camille : A la Gougra, ce titre peut recouvrir plusieurs fonctions allant de la direction de la société elle-même à la formation des jeunes. L’apprentissage du tambour et plus récemment du fifre en Anniviers dispose d’une structure commune gérée par les 6 sociétés de fifres et tambours que compte la vallée. L’Ecole de tambours et fifres d’Anniviers prend donc en charge la formation des jeunes musiciens sous ma responsabilité pour les fifres et celle de Samuel Métrailler, directeur des Fifres et Tambours sierrois pour les tambours au rang desquels on trouve des jeunes de la fanfare l’Echo des Alpes. L’école permet de proposer aux jeunes musiciens une formation complète qui leur permettra d’intégrer plus facilement les rangs de leurs sociétés respectives qui ont bien entendu le loisir de continuer à former elles-mêmes leurs jeunes selon les ressources à disposition. L’apprentissage du fifre et du tambour sont deux choses complètement différentes qui nécessitent une lecture musicale spécifique. La formation des jeunes comprend donc

une base de solfège adaptée à l’instrument. Au terme de la formation, chaque jeune doit être autonome dans l’apprentissage sur partition des morceaux de sa société. L’école de tambours et fifres d’Anniviers compte actuellement une trentaine de jeunes en formation et peut compter sur 8 moniteurs pour atteindre ses objectifs. Les jeunes de notre école ont eu l’occasion de briller aux concours de l’Association des Tambours et Fifres du Valais Romand en remportant 3 couronnes lors du concours de Conthey en juin dernier ! Au sein de la Gougra, le rôle de directrice consiste à établir avec Justin Monnet, moniteur des tambours, le programme musical et celui des répétitions, à faire jouer ensemble les fifres et les tambours, à veiller à ce que chacun trouve sa place et son intérêt dans une société qui compte maintenant

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une cinquantaine de membres dont l’âge varie entre 9 et 57 ans ! Je profite de ce billet pour vous annoncer le premier Tattoo d’Anniviers, le 2 décembre 2017. Marlène : La fanfare de l’Echo des Alpes compte actuellement 26 élèves en formation. Elle a pour objectif de permettre aux jeunes d’avoir une formation musicale solide et complète afin d’assurer sa relève. Pour cela elle a défini plusieurs critères comme par exemple le fait que les cours de solfège ou d’instrument soient donnés impérativement par des professionnels de la musique, que les jeunes une fois intégrés dans la fanfare continuent la formation, le solfège et participent à des concours… Ainsi le/la responsable de la formation fait en sorte de trouver des professeurs qualifiés. En 2016, nous avons contacté le conservatoire cantonal pour ouvrir une aile


sur Anniviers. Ce qui a pu être fait dans un esprit très dynamique avec des professeurs de grande qualité. Nous collaborons aussi avec des professeurs de musique privés comme Frédéric Bonvin et Gabrielle Terrettaz qui mettent beaucoup de passion dans ce qu’ils font. Les élèves reçoivent ainsi une formation complète (solfège et instrument) mais qui a un certain coût financier. Afin d’aider les familles, la fanfare a mis en place un système de subventionnement. Elle rembourse le 45% des cours d’instrument et elle prête à l’élève l’instrument qu’il a choisi, de permettre aux élèves de se produire dans un ensemble et de jouer devant un public, ce qui fait également partie de l’apprentissage de la mu-

facebook.com/valdanniviers

sique. Pour cela nous avons mis en place une fanfare des jeunes qui les intègre dès la première année d’instrument. Elle permet également aux plus expérimentés de coacher les plus jeunes et même de faire leurs premiers pas comme directeur. En effet, la fanfare des jeunes est dirigée par Cyril Zufferey, issu de notre école de musique et musicien accompli de notre société. Les jeunes participent également à un camp d’été, qui est très fédérateur et qui permet de rentrer en contact avec d’autres jeunes musiciens car il est organisé en collaboration avec la société de musique de Lens.

twitter.com/valdanniviers

instagram.com/valdanniviers

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La fanfare favorise également la participation des élèves à différents concours et de trouver chaque année de nouveaux musiciens. Pour cela, entre autres, la fanfare des jeunes se produit devant les élèves du centre scolaire afin qu’ils puissent écouter et même essayer des instruments. En résumé, responsable de la formation est un rôle d’organisation, de coordination et de développement de l’école de musique afin qu’elle reste dynamique, motivante et attractive. Sonia Savioz


voyage

On a rencontré «Peter Pan»

P

apa, maman, voulez-vous venir en voyage avec nous ?

Nous avons d’abord cru à une boutade ou tout au plus une idée un peu farfelue... Mais lorsque la proposition a été réitérée, nous nous sommes alors décidés à les accompagner dans cette aventure. Voilà Alizée et Lucien prêts au départ avec comme ils le disent ”nos ados” (Isabelle, François, Geneviève et Paolo, leurs parents respectifs). Aéroport de Zürich, le voyage commence par 4h30 d’attente installés dans l’avion qui, suite à trois faux départs pour problèmes techniques, décolle enfin direction les Philippines. 12h plus tard une première escale à Hong Kong où, retard oblige, il nous faut passer la nuit. L’hôtel Panda avec vue sur des immeubles sinistres nous accueille au mieux, vivement demain que l’on puisse espérer un plus bel environnement. Un vol de 3h via Cebu puis 1h dans un petit avion où l’accueil est aussi agréable que le charme et la beauté de ses hôtesses nous amène à bon port, Siargao ! Siargao est une île du sud-est des Philippines connue par bon nombre d’Anniviards par le biais de Stéphanie Roth de Zinal qui y vit et y a créé son association (Siargao Masaya). Du ciel nous découvrons une île verdoyante entourée d’une mer turquoise, paradisiaque ! Nous atterrissons sur une piste si courte qu’on prie que le pilote soit le plus aguerri du monde ! Sous une chaleur étouffante un taxi nous

attend pour notre transfert à notre maison d’hôtes à Général Luna. Ce trajet est révélateur … Oh! c’est donc comme ça ! Volontairement ou peut-être aussi par crainte, nous ne nous étions pas trop documentés avant de partir sur ce que nous allions découvrir (partir les yeux fermés et faire confiance à nos enfants). Nous traversons quelques villages, les maisons ressemblent à de petites cabanes faites de bric et de broc, nous croisons des moyens de locomotion surchargés de passagers, les habitants souriants nous saluent du bord de la route, nous remarquons également bon nombre d’animaux, des boeufs, des cochons (baboy) et surtout des coqs. Dans un premier temps la vision de ce qu’avec nos yeux de privilégiés nous pouvons appeler ”pauvreté” nous interpelle, nous émeut. Nous sommes accueillis par Dalvina et son équipe et prenons possession de notre

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charmante maison, le jardinier muni de sa machette nous ouvre quelques noix de coco en guise d’apéritif de bienvenue, que demander de plus ... Afin d’être autonomes nous louons des motos. Evidemment les casques et autres accessoires de sécurité ne font pas partie de la panoplie du parfait motard philippin. Aujourd’hui nous rencontrons Peter, le mari de Stéphanie, il nous emmène sur son bateau le ”Peter Pan”, nous conduit sur un banc de sable au milieu de nulle part puis sur la petite île de Daco, avec son équipage il s’occupe de tout, organisation, nourriture etc... la totale ! Nous découvrons des abris de pic-nic construits grâce aux micro-crédits octroyés par l’association qui permettent à ses habitants de recevoir les touristes, de leur concocter pour quelques sous un repas avec les ingrédients amenés par notre capitaine. Un vrai régal !


Après une baignade dans l’eau transparente nous allons à la découverte du village. Nous croisons le chemin de Stéphanie Rochat (Vaudoise installée à Siargao, voisine et amie de Stef de Zinal) et son petit Tomas qui y passe la journée dans la famille de son conjoint. Par le partage de ses connaissances, de son regard, la visite est des plus enrichissantes. C’est jour de fête (la fiesta), il se dit qu’il y a combat de coq (sport national) sur la place du village. Finalement il n’aura pas lieu, les éleveurs passionnés voulant en découdre sans autorisations ont eut droit à la fureur de la cheffe du village qui leur a passé une ”bordée” mémorable. En un rien de temps tout ce petit monde s’est volatilisé ! Encore une autre halte sur la troisième île, cette journée a été bien remplie. Salamat ! (Merci!) Nous aurons l’occasion de vivre une autre aventure avec Peter. Sa proposition c’est mer et montagne. Nous voilà embarqués, cap Corregidor beach sur Casulian Island. De loin cette île est si verdoyante qu’on pourrait se croire en Gruyère et presque y voir paître des vaches, nous sommes éblouis par tant de beauté et dans les yeux de François (notre Gruérien du groupe) nous pouvons presque y lire un soupçon de nostalgie. En un rien de temps notre capitaine et son équipe se mettent à l’ouvrage, quelques branches pour le feu, une feuille de palme en guise de nappe, on se réjouit on va manger sur le sable et on se prend à vivre en vrais ”Robinson Crusoé”. Une fillette timide s’approche doucement et nous observe, puis quelques villageois arrivent, nous saluent de leurs plus beaux sourires, nous apportent des chaises et une table nous est amenée par bateau, incroyable ! Quel accueil ! Nous souhaitons qu’ils mangent avec nous mais ils refusent, ils restent en retrait. Nous sommes gênés par cette situation et en même temps tellement émus par tant de gentillesse. Une petite sieste puis Peter nous dit ”montagne” ? OK pas de problème c’est parti ! On est Valaisans, nous... La montagne, même pas peur ! Equipés de nos tongs nous voilà crapahutant le long de la côte sur les rochers instables à marée basse, il fait chaud, très très

chaud. Des escaliers raides et sortis de nulle part apparaissent; nous comprenons très vite que la montée va être pénible mais... On est Valaisans, nous... La montagne, même pas peur ! Arrivés au sommet nous croyons bien notre dernière heure arrivée, plus c’est haut plus c’est ... chaud ! (plus de 40 degrés). Nous sommes épuisés mais il faut continuer, retraverser l’île et rejoindre notre plage idyllique. Nous suivons nos guides qui hésitent quelque peu sur l’itinéraire ... Aïe! Est-ce qu’ils connaissent vraiment le chemin ? Nous avons un sérieux doute mais, à part leur faire confiance, nous n’avons pas d’autres options, alors courage ! Du coup, vu d’ici, la Gruyère verdoyante nous paraît quelque peu hostile. En langage des signes

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(nos guides parlent uniquement la langue locale) nous demandons si dans cette «brousse» il y a des serpents, Peter nous répond que non, nous n’en sommes pas persuadés, mais bon… restons zen ! Enfin nous apercevons le clocher de l’église, merci mon Dieu! Encore quelques mètres voilà la plage et surtout la bonbonne d’eau sur laquelle on se jette goulument. Les habitants du village restés là à nous attendre sont littéralement morts de rire de voir arriver ”les petits Suisses” rouge écarlate et crevés ! La montagne, même pas peur ! Mon oeil ! (Peter, on t’attend sur nos terres pour la revanche!) Ce souvenir restera longtemps gravé dans


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nos mémoires, une leçon de vie sur la confiance et le lâcher prise. Jours après jours nous avons découvert des endroits magnifiques Magpupungko Rock Pools, Basilan Del Carmen, Cloud 9 spot de surf mondialement connu … rencontré des gens merveilleux qui vivent de peu de chose mais riches d’humanité et de joie de vivre. Nous avons eu aussi la chance de pouvoir visiter une petite crèche créée par l’association, les enfants et leurs mamans se retrouvent pour passer du temps ensemble, ils nous ont reçus en chansons, montré

leurs activités, leurs dessins. Adorable ! Samedi, le rendez-vous est pris avec Léa, collègue de l’association de Stéphanie Roth (celle-ci étant pour trois mois à Zinal en cette période) et Stéphanie Rochat (notre ange gardien) pour la rencontre avec les enfants que nous allons parrainer. Il est difficile d’y mettre des mots, ce sont juste des moments intimes que nous garderons chacun au fond de nos cœurs.

Stéphanie Roth à Siargao) ses collègues et amis de l’association. Le respect des besoins, de la culture, des traditions locales sans désir d’imposer notre vision de ce qui est bien ou bon, l’apport d’une délicate sensibilité de ce qui peut soutenir, soulager, aider, nous a profondément touchés. Bravo et Salamat à Siargao Masaya ! Texte et photos Geneviève Marandola

Si lors de ce voyage nous avons rencontré ”Peter” nous avons vu tout le travail qui est fait grâce à la fée ”Pan” (surnom de

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portrait

Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux ...

C

e n’est pas Luis qui ouvrira la cage de ses oiseaux car nés et vivant en captivité depuis de nombreuses générations ils ne seraient pas capables de survivre en liberté. En Anniviers, il y a ceux qui se passionnent pour les vaches, et puis il y a Luis, l’amoureux des canaris. Luis est particulièrement sensible à la beauté de leur chant et aime simplement passer des moments en leur compagnie, il en oublie tous ses tracas. Parle-moi de ton premier oiseau ? J’ai toujours eu des oiseaux depuis l’âge de dix, douze ans : des pigeons, des canaris, des chardonnerets. Au Portugal je faisais partie d’un groupe de jeunes qui avaient des pigeons voyageurs et des oiseaux. Avec un ami nous faisions des concours, nous avions deux cents oiseaux. Lorsque je suis arrivé à Grimentz, j’ai eu deux couples de canaris, deux couples d’inséparables et après j’ai arrêté. Ensuite mon fils Ruben a eu envie d’un couple de mandarins, j’ai recommencé et je suis rentré dans la société Ornival (Valais romand). Aujourd’hui j’ai 51 couples de canaris et une vingtaine de petits. Qu’est-ce qui nourrit ta passion ? C’est difficile à expliquer une passion, lorsque je suis avec mes oiseaux j’oublie tout, je suis dans mon monde. Il y a des oiseaux que je peux apprivoiser, ils me connaissent, je crée un lien avec eux, ils sont intelligents. Je vais les voir tous les matins, parfois je siffle pour leur dire bonjour, si je n’y vais pas un jour je sens la différence quand j’y retourne, c’est malaisé à expliquer c’est comme si tu vas visiter ton

papa tous les jours et qu’un jour tu n’y vas pas ! Je ne leur donne pas de nom, j’en ai trop mais il y en a que j’aime plus que d’autres. Parfois j’ai envie d’arrêter mais je n’arrive pas, le soir quand je trouve un petit mort ou lorsqu’ils sont malades c’est démoralisant. Mais le lendemain matin c’est reparti, je me dis que je ne peux pas vivre sans eux. J’ai passé le virus à mes fils. Ils ont même un numéro d’éleveur, l’an passé Sven a été quatrième au championnat romand. Il vient avec moi depuis tout petit, il nettoie les cages mais il est encore trop jeune pour donner à manger car on leur donne de la nourriture différente selon les périodes. Le matin je leur donne la pâté, le soir des graines et de l’eau. Je nettoie les cages tous les quinze jours. Je ne pars jamais en vacances quand j’ai des petits, c’est trop de travail pour celui qui me remplace. J’ai aussi un oiseau à la maison, un inséparable, je lui ai donné la becquée quand il était petit. C’est Titi, il a plus de dix ans. Si je le laisse il mange à la table, un jour, il a

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même pris une douche avec moi ! Comment vit un canari ? Mon plus vieux canari a sept ou huit ans. Je forme les couples en mars en essayant d’éviter la consanguinité, c’est pour cela que parfois j’achète de nouveaux oiseaux qui proviennent d’autres élevages. Fin juillet je sépare les couples, autrement ils nichent sans arrêt et les femelles s’épuisent et meurent. Pendant trois quatre jours, elles pondent un oeuf par jour. Chaque jour j’enlève l’oeuf du nid et je le remplace par un oeuf en plastique. Ensuite je remets tous les oeufs ainsi les petits naissent le même jour. Je garde les oeufs dans de petits tiroirs à l’abri de la lumière. Autrement celui qui est né quatre jours avant sera plus fort, s’accaparera de toute la nourriture et les derniers-nés risquent bien de crever. Les oeufs sont couvés pendant treize à quatorze jours. Après dix-huit jours la femelle prépare une nouvelle nichée et c’est le mâle qui prend le relais et s’occupe des petits. Lorsqu’ils ont trente-et-un jours


ils sont indépendants. Ce sont les mâles qui chantent le mieux, particulièrement lorsque je forme de nouveaux couples, ils chantent pour chercher la femelle. Comment se passe un concours ? Le Canari est la forme domestiquée du Serin des Canaries. Il est proche du verdier d’Europe que l’on trouve chez nous. La sélection de ces oiseaux au sein des élevages a permis de créer de nombreuses races et variétés en privilégiant trois aspects : le chant, la couleur ou la posture. La couleur, la forme, la position, le plumage, la propreté, sont pris en considération lors d’un concours, les critères diffèrent selon les races. Un oiseau peut concourir seul, par pair, ou encore en col-

lection (quatre oiseaux de la même race, de la même couleur) ils doivent se ressembler le plus possible. Un bon éleveur choisit qui va s’accoupler avec qui, plus le temps passe plus j’affine mes connaissances. Je fais trois concours par année, au niveau valaisan, au niveau romand et au niveau suisse. Je suis vice-président de la société Ornival. Grâce aux oiseaux je connais du monde, je découvre la Suisse. Souvent les week-ends d’octobre à janvier je vais voir des bourses, des expos dans tout le pays. Je vais aux concours avec les oiseaux de l’année, le plus d’oiseaux possible. J’ai déjà fait une trentaine de concours. « Papa a plein de médailles » me dit Sven. J’ai gagné deux, trois fois le championnat valaisan, une fois au niveau romand et été deuxième et troisième au niveau suisse.

Pour ceux qui ne te connaissent pas qui es-tu Luis ? Un vieux Grimentzard ! Vingt deux ans que je vis parmi vous. Je suis arrivé à l’âge de 18 ans. J’ai fait toutes sortes de métiers; dix ans à l’ hôtel Alpina, six saisons chez Valsport, six saisons aux remontées mécaniques et douze ans dans l’entreprise de maçonnerie Salamin. Je me sens bien en Anniviers, avec ma femme et mes deux enfants. Je suis intégré, je ne me sens pas étranger, je vis dans un beau village. J’aime la tranquillité, ne pas prendre ma voiture pour aller au travail, j’aime l’hiver et la neige. Propos recueillis par Christine Torche

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société

Anniclasscup P

our l’édition 2016, la classe 96 était de retour pour vous jouer un mauvais tour. Pendant qu’une nouvelle édition se prépare dans le plus grand secret, je vous emmène découvrir cet événement unique en son genre dans notre chère vallée.

Pendant que les plus anciens cherchent par monts et par vaux le cher t-shirt honoré de leur année de naissance, les plus jeunes les déballent de leur plastique. Au même moment, la classe dans sa 20ème année se trouve chargée de l’organisation. La recette pour une bonne édition n’est pas si compliquée : une bonne thématique, un jeu loufoque, un grand enthousiasme. Les 96 ont donc pris le pouvoir de la vallée le temps d’une nuit de novembre. Un pikachu suspendu au centre de la salle pour donner le ton. Un terrain construit de bottes de pailles attendait les « gladitors » des différentes années. Il fallut se distinguer dans un jeu mêlant handball et rugby le tout compliqué par un ballon ovale enduit de vaseline. Ce combo a permis quelques chutes mémorables dans une compétition où contacts à la limite de l’acceptable et bonne humeur se mêlaient. Au final, nous sommes tous de grands enfants.

Classe 96 : Mélany Vouardoux, Aricia Roux, Camille Kaufmann, Mélissa Bonnard, Félicie Melly, Xavier Rouvinet, Corentin Zuber, Martine Salamin, Mégane Massy, Océane Meyer, Thibaut Stoeri, Sébasrien Zufferey

La coupe fut décernée à la vaillante équipe de 93. Après tant d’effort, la récompense arriva: une fondue préparée avec amour avec l’aide de la classe 1979. Le champ de bataille fit place à la piste de danse. Les annonces des matchs furent remplacées par de la musique en tout genre.

Au-delà de son étiquette de « beuverie », l’Anniclasscup est surtout un moment de convivialité. Un prétexte qui permet à de vieux amis de se retrouver. Une occasion pour les générations de se mélanger et de faire perdurer cet esprit de vallée qui nous est cher. Il est bon de se rappeler d’où l’on vient.

L’Anniclasscup réserve d’autres surprises. Il est en effet de tradition de reverser une partie de la recette de l’événement à une association chère au cœur de la classe organisatrice. Cette année les 96 ont soutenu financièrement deux enfants dans leur thérapie, Alex Massy et Dorian Liand.

Alors n’oublie pas de garder l’œil ouvert car les 97 sont aux commandes de cette nouvelle édition. Elle se tiendra le 4 novembre à Zinal. Pshuut le thème reste secret mais les 96 comptent bien ravir le titre aux 93.

3961 Chandolin

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Mégane Massy


portrait

Bruxelles un Anniviard t’appelle

J

’ai des racines solides, je peux affronter la tempête , ainsi s’exprime Romain Cinter né en 1988. Il a grandi à St-Luc, suivi toute sa scolarité à Vissoie puis au collège des Creusets à Sion. Par la suite, sa famille a remué vers Chandolin, là où Romain a passé toutes ses vacances et ses week-ends. Sa grand-mère à Sierre l’hébergeait en semaine. Un exemple type du style de vie de nombreux jeunes de notre vallée qui peuvent compter sur de la parenté en plaine durant leur formation après l’école obligatoire. Pour d’autres, l’internat ou une famille d’accueil représente la solution à ce moment-là.

Raclette à la dernière du spectacle Ondine à Bruxelles

Des racines pour mieux s’envoler Vers la fin de l’adolescence, rêves et désirs se sont unis pour encourager Romain à quitter une « voie royale » qui ne lui donnerait pas satisfaction et l’empêcherait de s’épanouir en le coupant de ses émotions. Il le pressentait, il en était même certain. Les cours de théâtre suivis durant l’école primaire, continués à l’adolescence avec Laurence Revey, elle aussi artiste d’origine anniviarde, ont conduit Romain sur un «terrain de plénitude où le corps et l’émotion ne sont pas détachés des mots». Sa fibre artistique s’est développée en réaction à son refus de la finitude : « au théâtre, dit Romain, les mots n’enferment pas le sens, ils le provoquent et demandent à vibrer à travers notre humanité ». Les solides racines acquises durant la première partie de sa vie ont permis à Romain d’y prendre appui pour mieux s’élancer.

Pourquoi Bruxelles ? C’est moins Romain qui a choisi Bruxelles que Bruxelles qui l’a choisi : son frère y vivait avec sa femme belge. Avec leurs amis, ils l’ont encouragé à tenter sa chance là-bas car de bonnes écoles de théâtre existent. Et voilà que cinq ans ont déjà passé après sa formation de comédien dans cette ville et neuf ans qu’il y vit. De belles rencontres ont enrichi son parcours, ses plus proches amis et collègues sont là-bas. La pratique du théâtre dans une capitale européenne reste à taille humaine : comme dans une famille, rivalités, désaccords, partage et connivence renforcent les liens finalement. Le système belge permet d’obtenir un chômage adapté aux artistes, très difficile à toucher mais une fois l’étape franchie, c’est la garantie de recevoir un salaire minimum chaque mois. Une certaine précarité subsiste, mais « à avoir moins, on a besoin

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de moins » affirme Romain. En cinq ans d’activité de comédien, il pense avoir été sous contrat pendant environ deux ans. Une part de chance, indispensable, permet de rester confiant, mais de nombreux jeunes changent de métier après quatre ou cinq ans. Le caractère social et avenant de Romain l’a fait croiser la route de gens de théâtre qui l’ont encouragé. Pourtant il faut chercher sans cesse, se diversifier, ne pas se décourager, prendre son bâton de pèlerin et recommencer encore et encore. Certains moments sont difficiles, quand le travail ne vient pas et qu’il faut pourtant garder « l’énergie de la rencontre ». La mobilité, qualité essentielle Pour remplir son agenda, il faut bouger et Bruxelles le permet facilement. Romain a déjà travaillé à plusieurs reprises à Mon-


qui soit : l’humanité ». Textes et auteur permettent à Romain d’assouvir son désir de grandeur et d’absolu. Suivre ses rêves Pour Romain, il est vital de suivre son instinct, ses rêves. Son opinion est que la Suisse et l’Europe du futur auront besoin de théâtre, là où s’expriment le rêve, la révolution de la pensée, de l’humanité. Prêt à tout, « accepter peut-être une vie peu sécurisante, voire précaire, eh bien tant pis! J’ai des racines solides, je peux affronter la tempête. »

Spectacle «Le garçon de la piscine»

tréal, à Paris ; durant la saison 2017-2018 il jouera à Limoges, Paris, Bruxelles, Rouen et Tallin en Estonie. L’espoir est que la tournée pourra se poursuivre encore après ça. Romain se sent à l’aise avec ce fonctionnement car il a d’autres cordes à son arc. Ainsi, lors d’une saison moins occupée par son métier, il a profité pour suivre une formation pédagogique afin de pouvoir lui aussi enseigner le théâtre.

Lien social et humanité Dans ce métier, les relations tissées, les amitiés trouvées sur les planches sont fortes et intenses ; Romain exprime l’importance pour lui d’exercer un métier de lien social qui permet de partager « des instants qui échappent à tout consumérisme et où l’humain se reconnaît ». Les textes travaillés représentent une recherche permanente « sur le sujet le plus intéressant

St-Luc

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Souvenirs d’enfance en montagne, de neige et de ski, d’odeurs de sapin, d’étés sur les sommets gorgés de fleurs, jeux dans les ruelles de St-Luc, sentiment de liberté, poumons qui s’ouvrent avec le paysage. Ayant grandi dans une fratrie de quatre, l’organisation et le rythme ont représenté les fondements de son apprentissage : des racines solides pour affronter la vie. C’est le si beau message lancé par Romain, merci à lui, bon vent ! Simone Salamin


sport

Le golf en Anniviers

La compagnie des golfeurs d’Anniviers

L

e 7 novembre 1998, sous l’impulsion d’Etienne Salamin, Henri-François Crettaz et ClaudeAlain Kittel, les golfeuses et golfeurs du Val d’Anniviers se sont retrouvés sur les greens du parcours de Sierre afin de participer au premier Open d’Anniviers. La soirée qui suivit ce tournoi se déroula dans les locaux du Manoir d’Anniviers à Vissoie. La vingtaine de participants, ravis de la journée, décidèrent à l’unanimité de fonder une compagnie dans le but de promouvoir le golf dans le Val d’Anniviers, d’organiser une sortie annuelle mais surtout de passer ensemble de merveilleux moments golfiques. La compagnie des golfeurs d’Anniviers était née. Les instigateurs de la journée furent nommés au comité : Président Salamin Etienne ; Caissier Crettaz Henri-François; Secrétaire Kittel Claude-Alain. Marcel Berchtold, grand ami de tous et président du Golf club de Loèche, fut désigné capitaine du club, il veille au bon déroulement de la vie sportive de la Compagnie. Quelque temps plus tard, Laurent Mudry Pro Swiss PGA rejoint la bande pour nous faire partager son expérience et sa science du Swing.

A l’aube de son 20ème anniversaire, la compagnie compte désormais 54 compagnons éternellement liés par leur passion du golf et une franche camaraderie règne au sein du groupement. L’Open d’Anniviers, dont on peut admirer le nom des vainqueurs sur le panneau des résultats au Manoir d’Anniviers (stamm de la compagnie), se déroule chaque année dans une ambiance

Florent en action au golf de Zermatt

amicale. De nombreuses sorties sont aussi organisées, certaines au-delà de nos frontières, ce qui, pour notre plus grand plaisir, nous permet de découvrir de somptueux 18 trous. Les golfeurs d’Anniviers participent également à la Triangulaire, compétition annuelle de golf mettant aux prises 3 groupements de golfeurs (Anniviers, Sierre et St Léonard). Nombreuses fois lauréats, les Anniviards peuvent d’ailleurs se vanter

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d’être les actuels tenants en titre de ce prestigieux trophée. Débuter le golf Le golf a longtemps eu la réputation de sport snob, pratiqué par des hommes âgés et financièrement aisés, mais cette réputation n’a plus lieu d’être depuis longtemps. Ces dernières années, le golf s’est démocratisé, le nombre de golfeurs ainsi que la diversité des parcours ont considérablement


augmenté. De plus, on recense à ce jour autant de golfeurs que de golfeuses et on croise de plus en plus de jeunes adeptes sur les greens. Cela s’explique par le fait que frapper dans la petite balle est désormais bien moins coûteux et de ce fait accessible à toutes classes sociales. Fini les « papis snobs » aux cigares, le golf est devenu un sport qui se pratique à tout âge, en famille, entre amis et qui permet de passer de longues heures en pleine nature. Pour ceux d’entre vous qui voudraient s’essayer à ce magnifique sport bien plus complexe et physique qu’il n’en a l’air, il existe de nombreuses initiations proposées dans les clubs de la région. Les Pro affiliés aux clubs valaisans pourront également vous

apprendre les bases pour vous permettre de commencer votre périple golfique de la meilleure des manières. Pour les plus jeunes, il existe des mouvements juniors dans tous les clubs de la région.

Chermignon et un parcours Pitch and Putt (parcours de golf à dimension réduite) à Super-Crans.

Le golf en Anniviers Le Val d’Anniviers jouit d’un emplacement idéal pour les golfeurs avec quatre golfs à moins de quarante-cinq minutes : Sierre, Sion, Loèche ainsi que le golf de CransMontana qui figure parmi les plus beaux d’Europe et qui voit s’affronter, chaque année les meilleurs joueurs du monde, à l’occasion de l’Omega European Masters. De plus, il existe deux parcours accessibles à tout public, un 9 trous, le Golf de Noas à

Pour plus de renseignements : Le président : Henri-François Crettaz 079 220 27 44 La secrétaire : Céline Angsell 079 465 29 91

Et pourquoi pas à l’avenir, se mettre à rêver d’un golf dans le Val d’Anniviers !

Florent Salamin, membre de la Compagnie des Golfeurs d’Anniviers

tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch

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patrimoine

Rescapés du passé témoins pour le futur

U

n four à charbon et une marmite glaciaire, une construction humaine et un parcours géologique. Voilà ce qu’on peut découvrir sur les bords de la Navizence, en-dessous de Vissoie, peu après le bassin d’accumulation de l’usine électrique. Laisser une trace, un souhait pour beaucoup d’humains Les exigences d’une époque et la recherche d’énergie pour faciliter un peu la vie quotidienne ont poussé des hommes à créer un four à charbon à cet endroit, un parmi d’autres ayant fonctionné dans la vallée. A Vissoie, c’est le « grand-père Kittel », décédé à 103 ans qui a œuvré pour faire fonctionner ce four à charbon. Il vaut le détour, un panneau explicatif illustre cette période. Le vieux Kittel pouvait-il imaginer que cette trace lui survivrait ? Peut-être ne l’aurait-il même pas souhaité, mais la génération actuelle en a décidé autrement, tant elle est convaincue de la nécessité d’inscrire le passé dans la mémoire collective. La géologie, une force si grande Quant à la marmite glaciaire, elle ne nous a rien demandé à nous modestes humains. Sa forte présence se grave d’elle-même sur le terrain et dépasse notre logique. Pourquoi s’est-elle installée là, à deux pas de la rivière, abandonnée peut-être par les bouleversements de la dernière glaciation? Jean, le géologue de St-Luc en relate l’historique sur le panneau placé bien en vue, sur le bord de la route. S’accorder un moment de loisir, visiter à pied le bas de la vallée, observer et

découvrir les traces du temps, une belle aventure à ne pas manquer là, si proche de nos maisons. Bravo et merci à PaulAndré Florey qui a attiré l’attention sur ces rescapés du passé auprès des milieux communaux et touristiques en charge du patrimoine.

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Simone Salamin photos Gaëtan Salamin de St-Luc


Trier ? C’est pas sorcier Taxe au sac. Mode d’emploi & Informations pratiques

Pourquoi ?

Parce que la loi fédérale l’impose depuis… 1996 ! Avec la taxe au sac, chaque personne paie en fonction de la quantité de déchets qu’elle produit. Rendu obligatoire en 1996 par une révision de la loi fédérale sur la protection de l’environnement, le principe du pollueur-payeur a été progressivement introduit dans tous les cantons suisses. ace Objectif: atteindre un taux de recyclage de s sont également imprimés sur le sac taxé. Ils représentent 60% dans d’ici un 2020. si les Suisses sont Dans des nt pas se trouver sac Car à ordures ménagères. vez les jeter aux endroits indiqués, que vousles retrouvez sur champions, ils sont aussi… plus gros producteurs de déchets d’Europe. Déchets verts

> Déchetterie Pour qui ? Déchets verts Conteneurs privés >> Déchetterie Pour tout le monde > Places pour déchets verts Conteneurs privatifs Le Valais romand>>introduira la taxe au sac Compost privé le 1er janvier 2018. La plupart des autres Textiles cantons la pratiquent déjà. > Déchetterie

ues

nettes

Médicaments Qu’est-ce qui change ? Produits toxiques Un sac blanc et >rouge le sac Points remplacera de vente noir actuel. Piles A partir du 1er janvier prochain, des sacs > Ecopoints blancs arborant >leDéchetterie slogan «Trier ? C’est > Points de vente pas sorcier» seront vendus dans les magaAmpoules sins. Il s’agira du sac taxé réservé au Valais Sources lumineuses Romand. A partir> de cette date, seul ce sac Déchetterie sera autorisé à être> Points jeté dans les conteneurs de vente destinés aux ordures ménagères. Si une péAppareils électriques riode de transition est bien entendu néces> Déchetterie > Points derapidement vente saire, des contrôles seront mis en place, et les resquilleurs amendés. Chaque commune peut indiquer dans cette page Comment dans ça quels fonctionne ? emplacements Un financement surelle3 collecte piliers ce type dedoit déchets. Le coût des déchets être couvert,

au niveau communal, par trois piliers: la taxe r financer au sac, qui participe au financement de la collecte de l’élimination desleordures l’objet et arrivé en fin de vie, de ramener tous, lorsque ménagères incinérables, la taxe de garanbase, là où nous l’avions acheté et cela ppareils électit un dans les règles (démonpée de recycalculée parrecyclage commune et selon ses critères,

met, une fois

tage, tri des matières, recyclage, etc.).

www.trier-pas-sorcier.ch

qui finance les frais d’infrastructures (écopoints, déchetterie, etc.) et l’impôt, en lien avec le traitement des déchets dont l’auteur ne peut être identifié (ex. voirie, etc.). Combien ça coûte ? Chaque sac de 35L coûtera 1 franc 90. Le prix des autres sacs sera de : 0,95 franc - le modèle 17L 3 francs 40 - le modèle 60L 6 francs 20 - le modèle 110L.

Trier? C’est pas sorcier!

La taxe de base sera elle aussi adaptée. Sur notre commune, elle passera à Fr. 130.pour les studios et logements de 2 pièces Fr. 160.- pour les logements de 3 pièces Fr. 170.- pour les logements de 4 pièces Fr. 180.- pour les logements de 5 pièces Fr. 190.- pour les logements de 6 pièces et plus. Taxe au sac

tri vous permettra d’y arriver. Le site web www.trier-pas-sorcier.ch, dans sa section «Tri, mode d’emploi», prodigue de très nombreux conseils pour vous aider à trier mieux, et plus. Car… Trier ? C’est pas sorcier! Surveillance Pour le bien de notre environnement Des contrôles en application des règlements communaux sur la gestion des emplacement déchets et du règlement de police seront pour logo effectués par la police municipale en colde la commune laboration avec les employés techniques de la commune. Note: passages Les tricheurs doivent craindre la les sanction en jaune désignent et être amendés en cas d’infraction. les éléments

Mode d’emploi & Informations pratiques

Pourquoi trier ? Pour le bien de notre environnement Vous l’aurez compris, le jeu consiste donc, à partir du 1er janvier 2018, à tout mettre en oeuvre pour remplir le plus lentement possible votre sac d’ordures ménagères afin d’utiliser un minimum de sacs. Une série de nouvelles habitudes de

www.trier-pas-sorcier.ch - 23 -

personnalisable par chaque commune

>>>>>


C

Ecopoint de Niouc

Niouc

emplacement pour logo de la commune

. Proche jardin d’enfants Soussillon

Ecopoint de Chandolin

Ecopoint de Fang

Le le no le

. Proche parking^ P

. Fang d’en haut proche chapelle Chandolin Fang

Ecopoint de Vissoie

..

. Sortie Vissoie direction Sierre

Ecopoint de Pinsec

Pinsec

. Proche parking P

. Proche parking^ P

Ecopoints de St-Luc . Départ route du Prilett St-Luc

Vissoie

Possibilité d’intégrer ici, par exemple: Ecopoint de Mayoux . Sortie Mayoux direction Pinsec

Ecopoint de St-Jean . Proche abri bus

La Comba - Plan de la commune Les morands avec emplacement de la déchetterie, Cuimey des points de collecte avec usages en vigueur (horaires de dépose, propreté, etc.) Mission St-Jean Mayoux

Ecopoints de Grimentz . Proche grand parking P

Ecopoint de Mission . Proche chapelle

.

.

Ecopoint d’Ayer

Ayer

Déchetterie communale

. Centre, vers torrent Mottec

Légende:

. .

. Proche abri bus

- Horaires de la déchetterie Grimentz

. Entrée Grimentz

Ecopoint de La Comba

Ecopoints

. Proche piscine

Déchetterie communale

Ecopoints de Zinal

Places de dépôt déchets verts

. Sortie Zinal direction La Lé

Situations géographiques complètes des Ecopoints sur notre site internet

www.anniviers.org

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Pralong

. Proche abri bus

.

Ecopoint de Mottec . Proche du pont

B

La le A no tr cl

Zinal

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Chaque déchet à sa place Les 13 symboles ci-dessous sont également imprimés sur le sac taxé. Ils représentent les déchets qui ne devraient pas se trouver dans un sac à ordures ménagères. Dans notre commune, vous pouvez les jeter aux endroits indiqués, que vous retrouvez sur le plan ci-contre.

Carton / Papier

Déchets verts

> Ecopoints

> Déchetterie Déchets verts

> Déchetterie

Conteneurs privés >> Déchetterie > Places pour déchets verts >> Conteneurs privatifs Compost privé

Verre > Ecopoints

Textiles

> Déchetterie

> Déchetterie

Pet

Médicaments Produits toxiques

> Ecopoints > Déchetterie

Tax Mo

> Points de vente

> Points de vente

Matières plastiques

Piles

> Déchetterie > Points de vente

> Ecopoints > Déchetterie > Points de vente

Fer-blanc

Ampoules Sources lumineuses

> Ecopoints > Déchetterie

> Déchetterie > Points de vente

> Points de vente

Aluminium / Canettes

Appareils électriques

> Ecopoints > Déchetterie > Points de vente

> Déchetterie > Points de vente

Chaque commune peut indiquer dans cette page dans quels emplacements elle collecte ce type de déchets.

Huiles > Déchetterie

Bon à savoir La TAR, taxe anticipée pour financer le recyclage. Aujourd’hui nous payons tous, lorsque nous achetons certains appareils électroniques, une taxe anticipée de recyclage (TAR). Cela nous permet, une fois

> Davantage d’infos sur

T C so

l’objet arrivé en fin de vie, de le ramener là où nous l’avions acheté et cela garantit un recyclage dans les règles (démontage, tri des matières, recyclage, etc.).

www.trier-pas-sorcier.ch - 25 -

ww


Les brèves ... 1. Centre technique Multifonctionnel à Vissoie (CTM)

© Commune d’Anniviers

La construction du CTM, budgétisé à Fr. 11 Mios, arrive à terme à la fin de cette année. Les travaux de terrassement ont débuté en octobre 2014 et la réalisation de l’ouvrage s’est étalée sur 3 ans. Le projet a rencontré quelques difficultés de mise en œuvre et, surtout, deux ouvrages complémentaires se sont greffés en cours de chantier. Les ouvrages en question sont l’Abri PC II, entièrement financé par la Confédération, ainsi que la nouvelle fromagerie, financée quant à elle par la Société Coopérative de la Fromagerie d’Anniviers. Mis à part l’abri PC et la fromagerie, le complexe sera mis en service pour le début de l’année 2018. On y trouvera, dans la partie administrative, le bureau technique de la Commune d’Anniviers, le bureau du cadastre, les archives communales, ainsi que le Centre de tri de la Poste. Dans la partie garages/hall, seront installés le centre de secours et incendie, les services de voirie communale et cantonale, les camions communaux de ramassage des ordures, Sierre Energie et Car Postal.

2. Centre médical d’Anniviers

3. Déchetterie

La démolition du bâtiment qui abritait le Centre médical s’est réalisée ce printemps 2017. On remarque encore les vestiges du bâtiment comprenant une partie de mur qui permet de maintenir le terrain en place, avant de poursuivre les travaux de terrassement.

Afin de garantir une gestion rationnelle et respectueuse des normes environnementales, dès le 1er janvier 2018, seule la déchetterie d’Ayer restera ouverte selon les horaires suivants : Lundi Fermé Mardi ouvert de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 (17h00 durant l’hiver) Mercredi ouvert de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 (17h00 durant l’hiver) Jeudi Fermé Vendredi ouvert de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 (17h00 durant l’hiver) Samedi ouvert de 09h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00

Malheureusement, à ce jour, le chantier est bloqué en raison d’une procédure de recours, déposée auprès du Tribunal cantonal, concernant l’adjudication des travaux spéciaux. Cette procédure peine à trouver une issue permettant de poursuivre les travaux. Pour un ouvrage budgétisé à Fr. 5 Mios, la Commune est confiante quant à la poursuite des travaux et au fait de rattraper le retard engendré par les protagonistes de l’affaire en cours auprès du Tribunal cantonal. L’achèvement du bâtiment est prévu pour la fin d’année 2018, une date plus précise doit encore être confirmée, en fonction du retard dû à la procédure.

L’accès à la déchetterie sera payante (Fr. 20.-/passage) et interdite aux Entreprises, selon les directives mentionnées sur le site internet de la Commune (www.anniviers.org)

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culture

En altitude

avec les Compagnons de la Navizence

E

A un peu plus de deux mois du Nouvel-An, la troupe va nous mettre dans l’ambiance avec une comédie intitulée « Un réveillon à la montagne ». Il semble que deux familles aient loué le même chalet, suite à une double réservation de l’agence de location. Ainsi, deux mondes opposés vont devoir cohabiter, celui de l’aristocratie et celui plus… terrien. Plus de dix acteurs anniviards de toutes générations vont nous faire rire dans cette comédie en trois actes d’Yvan Taburet, mise en scène par Yoann Fort, jeune artiste habitant Sion. L’ambiance de travail a été harmonieuse et festive, on nous promet que la pièce se termine tout bien, sans trop de dommages… Mieux vaut s’en rendre compte sur place ! Comme il ne faut pas changer les bonnes habitudes, le spectacle sera précédé d’un repas les vendredis et samedis soir et le dimanche à midi. Une bonne tranche de rire et de bonne humeur, rien de mieux pour faire le plein d’énergie avant d’hiberner. Alors, les Compagnons, on compte sur vous !

UN RÉVEILLON À LA MONTAGNE MISE EN SCÈNE PAR

YOANN FORT

6-7-8, 13-14-15, 20-21-22

OCTOBRE '17

GRIMENTZ - BENDOLLA RESTAURANT D’ALTITUDE

VENDREDI & SAMEDI

18H00 REPAS-SPECTACLE 19H30 SPECTACLE

DIMANCHE

12H00 REPAS-SPECTACLE 13H30 SPECTACLE

www.theatreanniviers.ch

Simone Salamin

marquage & broderie textiles - vissoie

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DESIGN LUCIEN MARANDOLA - PRINT IMPRIMERIE D’ANNIVIERS

h oui, une fois de plus, les Compagnons de la Navizence ont la bougeotte… ils nous convient sur les hauteurs de Bendolla, en octobre, lorsque s’embrasent les mélèzes et s’endorment les marmottes.


sport

Montagne Club Anniviers

C

ette année, nous avons fait un camp de grimpe de 3 jours en Anniviers. Partis de Bendolla, nous sommes montés à pied jusqu’à la cabane à Richard Fellay par les Crêts. En arrivant en haut, nous sommes allés directement grimper sur les rochers, un peu plus haut que la cabane. Il y avait environ une dizaine de voix, certaines plus faciles que d’autres. Nous avons aussi fait une très belle descente en rappel. Après avoir grimpé tout l’après-midi, c’est enfin l’heure de souper ! Stéphanie nous a préparé une délicieuse polenta (avec ou sans champignons...) et la maman de Léa a préparé d’excellents muffins ! Après ce très bon repas, (en compagnie d’Emma et de Liam), nous les plus grands, avons monté notre tente pour laisser la place dans la cabane aux plus jeunes (y compris Pasco). Nous nous sommes brossé les dents au torrent et après quelques bons fous rires c’était l’heure de dormir. Le lendemain matin, après avoir bien déjeuné, nous sommes retournés grimper au même endroit que la veille. A midi, nous avons pique-niqué, tout comme le 1er jour. Nous avons dit au revoir à la cabane à Richard Fellay et sommes descendus manger une bonne glace à Bendolla, avant de partir à pied pour Moiry. Arrivés au pied du barrage nous avons pris le bus pour éviter une bonne demi-heure de marche. Nous avons ensuite monté le campement un peu plus haut que le restaurant. Pour pouvoir préparer le souper, nous avons dû allumer un feu et surveiller les pâtes (très bonnes d’ailleurs). Pendant qu’ils faisaient la vaisselle, les plus jeunes ont transformé la fontaine en bassin à mousse ! Avant de se

coucher nous avons aperçu des marmottes à 1 mètre de nous. Bonne nuit !

Merci à Pasco, Stéphanie et Léa pour ce super camp. Et merci à Richard Fellay pour la cabane. Elisa et Emilie

Le matin du dernier jour, nous avons déjeuné et sommes partis grimper aux voies installées par Jean-Luc. Nous avons ensuite été faire une descente en rappel d’environ 50 mètres. Vers midi, nous avons pique-niqué. Ensuite, Pasco nous a imposé un défi : grimper une voix d’environ 15 mètres sans s’asseoir dans son baudrier. 2 d’entre nous ont réussi. Pour cette réussite, Pasco leur a promis de leur offrir un nouveau t-shirt du MCA, qui sera fait prochainement. Pour redescendre de Moiry, nous avons pris le bus jusqu’à Grimentz où nos parents sont venus nous chercher.

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Camp des Geckos 2017 RDV est pris lundi 17 juillet à Vercorin avec les enfants du Montagne Club Anniviers, pour 2 jours de joie et de bonne humeur ! Il y a les super motivés, qui demandent si on va beaucoup marcher et qui après 30 minutes se demandent si on est bientôt arrivés à la cabane…

(notre stagiaire accompagnatrice en montagne), tout le monde est très motivé à trouver les indices cachés derrière les cailloux, les arbres, les buissons, et du coup la marche devient très rythmée. Après une dernière pose goûter «pignons d’arole», que nous a préparé Noah, nous arrivons enfin à Sigeroulaz et sa Cabane de l’Etable.

Les marins, qui passeraient bien toute la journée sur le bisse à faire des courses de bateaux ou des barrages…

Ouf ! On peut se rafraîchir avec des glaces en se prélassant sur les chaises longues. Trop dure la vie de Geckos !

Les affamés, qui doivent s’arrêter très régulièrement pour remplir des estomacs sans fond… Bref, va falloir contenter tout ce petit monde !

Mais c’était sans compter sur l’énergie débordante de ces chères petites têtes blondes. La journée se termine donc sur des acrobaties à la barre fixe, des descentes de toboggan et un cours de yoga animée par Gaëlle.

Grâce au jeu de piste «nature» de Gaëlle

Après un succulent repas, direction les dor-

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toirs, pour une lecture sur le dahu, animal intriguant qui mérite plein de questions et interrogations… Le lendemain, départ en cabine pour le Crêt-du-midi, direction l’alpage d’Orzival à la recherche des plantes comestibles, protégées, toxiques et de quelques animaux sauvages (dont le dahu bien sûr !). La pause déjeuner se fera à côté d’un ruisseau, qui sera parcouru pieds nus, en long en large et en travers… Il est temps de repartir après cette baignade, car les parents nous attendent bien sagement à St-Jean ! Merci à tous ces petits loups et aux parents qui me les ont confiés, et à l’année prochaine pour de nouvelles aventures !!! Sylvie Peter, accompagnatrice en moyenne montagne


histoire

Petites histoires sur la malice des Anniviards

Le tambour des glaciers De 1943 à 1976, Oscar Vianin fut gardien de la cabane du Grand Mountet ; cette dernière, surplombant le glacier de Durand est célèbre dans le monde des alpinistes qui effectuent les grandes ascensions du Rothorn, de l’Obergabelhorn et de l’arête des « quatre ânes » de la Dent Blanche. Oscar Vianin dans sa jeunesse était surnommé le « tambour des glaciers ». C’est un sobriquet qu’il a hérité en 1924, car il est l’auteur d’une performance unique dans les annales musicales du Val d’Anniviers. Oscar commença sa carrière en montagne comme porteur, pour aider son père « Jean des Neiges » gardien de la cabane du Grand Mountet. Il transportait vingt-cinq kilos de bois et de vivres ou une barrique de vin du Petit Mountet au Grand Mountet. Le parcours se faisait à travers deux glaciers ; celui d’en-bas plein de cailloux, celui d’enhaut plein de crevasses. En 1924, la Girondine de Sierre, fanfare fondée en 1869, participa à un concours international de musique au Havre dans le Nord de la France. Cette manifestation a laissé des traces dans les souvenirs de tous ces musiciens d’alors car la Girondine fut la première société de musique à se manifester à l’extérieur, elle trouvera dans cette ville portuaire un accueil étonnant. À cette époque, Oscar assurait la partition de tambourin, petit tambour de concert, et il fallait obligatoirement qu’il assiste une fois par semaine à la grande répétition générale. Or Oscar travaillait à la cabane, là-haut, à trois mille mètres d’altitude, et pour lui pas question de rater cette répétition car il tenait à faire partie de cette aventure musicale. Alors, chaque semaine, Oscar dégringolait de son pigeonnier, traversait les crevasses du glacier d’en-haut, enjambait les

de la Grande Combe, il serrait de près tous les lacets des Croisettes, il remontait de Vissoie à Mission, Ayer, Zinal, il retrouvait les cailloux du glacier d’en-bas, les crevasses du glacier d’en-haut et attaquait le dernier « reck » le plus pénible de la course, les trois cents derniers mètres avant la cabane qui montent raide dans les rochers. C’est ainsi que notre tambour des glaciers s’imposait une course de vingt-deux heures chaque semaine, tout un été, pour assister à la répétition générale avant le concours du Havre de 1924. Une telle performance face à ce dévouement incroyable, qui en aurait découragé plus d’un, Oscar Vianin qui voulait faire Oscar Vianin, le tambour des glaciers (détail photo Notrehistoire.ch) honneur à ses engagements de musicien actif, trouvait cela tout cailloux, les rochers, les moraines du gla- naturel : « Quand on fait partie d’une mucier d’en-bas, courait dans les Plats de la sique, il faut bien faire des sacrifices ! » Lée, s’arrêtait à Mottec au bout de cinq heures et demie de marche pour man- * * * * * ger un morceau de pain et de fromage Au feu le mulet ! et boire un coup puis, toujours à pied, Cette histoire se passe un jour du mois Oscar entamait la deuxième partie de sa de mai 1878. Un brave paysan du Val course, Ayer, Mission, Vissoie et les viro- d’Anniviers traversait d’un pas nonchalant lets des Pontis. Au bout de dix heures de les ruelles ensoleillées de Sierre, tenant sa marche, il se retrouvait, calme, attentif et bête par le licou, un superbe mulet chargé concentré devant son tambourin, au local d’une énorme botte de paille. Homme et de la Girondine à Sierre. Après avoir tapé bête cheminaient paisiblement, heureux sa partition consciencieusement quatre, d’arriver à destination. Mais voici que tout cinq, huit ou dix fois, il allait se coucher à coup, la charge de paille de l’animal se à Villa d’en-bas et le lendemain matin mit à flamber. Se sentant brûler, le mulet il remontait à Mountet de son pas tran- força son maître à lâcher la corde devenant quille et régulier de montagnard. Il prenait incontrôlable, détalant avec furie, prole petit sentier derrière la vieille église de vocant une panique générale dans la cité Chippis, il coupait les contours de Niouc sierroise. Dans cette débandade éperdue, la par les « Courtes », il repassait les tunnels botte de paille brûla de plus belle. L’animal

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se mit à ruer, faisant des détours brusques et imprévus, essayant par deux fois de se réfugier dans une boutique menaçant de tout incendier. La pauvre paysan anniviard est tétanisé par la peur, la foule inquiète pestant et criant, poursuit armée de seaux d’eau le malheureux quadrupède roussi, fumant, noir de suie et de feu. Quand enfin on réussit à l’arrêter, on s’aperçut que le feu avait carbonisé extérieurement la crosse et le fût d’un fusil Vetterli qui était caché sous la botte de paille. Un militaire, qui avait pas mal abusé de la divine bouteille, pour s’amuser, avait jeté dans la paille une allumette enflammée. La blague de ce troufion avait failli incendier une boutique et causer la mort du mulet. Le dos de celui-ci fut examiné par le vétérinaire qui jugea les blessures guérissables au grand soulagement du paysan. Quant au soldat responsable de cette bêtise, il fut emmené au poste de police et l’histoire se termina devant les tribunaux. Mais que faisait ce brave paysan anniviard avec un fusil Vetterli, le premier fusil militaire à répétition et à chargement par la culasse de l’armée suisse depuis 1869, fusil qui était considéré comme une arme redoutable? Notre brave Anniviard était tout simplement descendu de ses montagnes pour l’inspection des armes qui avait lieu chaque année à Sierre pour les hommes d’Anniviers et de la Noble Contrée. Cette aventure peu banale a fait à l’époque le tour des journaux suisses. ***** Monsieur le curé n’aime pas les libéraux Jean-Baptiste Rouaz de Grimentz exerça le ministère de curé de la paroisse de Vissoie à partir de 1833 jusqu’à sa mort en 1885. C’était un curé qui ne partageait pas l’indifférence de ses paroissiens pour le reste du monde. Il s’intéressait aux affaires générales du Valais et même celles de la Confédération. Au Val d’Anniviers, à défaut d’auberge, c’est à la cure que les étrangers logeaient pour passer une nuit et partager le repas avec le révérend curé de la paroisse pour qui ces visites étaient toujours agréables. Il se plaignait souvent à ses

hôtes que les mines de cobalt et de nickel de Kaltenberg près du Col de la Forclettaz attiraient les gens du pays qui abandonnaient leurs propriétés. Il était un des rares abonnés au Courrier du Valais, peut-être le seul lecteur de ce journal qui pénétrait dans la vallée. C’étaient plus particulièrement les intérêts de l’Eglise qui le préoccupaient. Il en était encore à la guerre du Sonderbund et n’avait pas oublié la suppression des couvents, dont il ne pouvait, disait-il, parler sans douleur ne comprenant pas que la Providence eût pu permettre une pareille ignominie. La politique était un sujet à aborder délicatement avec le curé Rouaz car il avait une obsession : il détestait les Libéraux et avait la hantise de voir s’implanter dans le Val d’Anniviers ces éléments perturbateurs. Il lui arrivait de prêcher en chaire, la défense de lire le Confédéré, l’organe du parti Libéral. Il alla même jusqu’à intercepter le facteur et lui confisquer tous les Confédéré afin que cette presse qui répandait des idées saugrenues n’aille pas dérouter du droit chemin ses administrés. Certains abonnés anniviards adressèrent des réclamations au journal qui publia une mise au point, menaçant le curé de Vissoie de prendre des mesures énergiques auprès des tribunaux s’il n’arrête pas ses agissements inqualifiables. Dans le Valais d’alors, le curé Rouaz n’était pas le seul à ne pas aimer les Libéraux. Dans la vallée de Bagnes un curé tenta durant six ans de ramener dans le giron conservateur la fraction égarée de sa paroisse. Un dimanche, il prêcha si bien en chaire qu’il déclencha en période d’élec-

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Jean-Baptiste Rouaz, curé de Vissoie

tion une émeute entre partisans de chaque camp qui se termina fort mal, car certains sortirent les couteaux et il y eut plusieurs blessés graves. Peu après son entrée en fonction, ce ministre d’une religion d’amour, de charité et d’apaisement annonçait du haut de sa chaire, le résultat de ses impressions personnelles dans la rencontre, sur la voie publique ou ailleurs, des nombreux citoyens de Bagnes qu’il avait été à même de juger de visu : « Quand je rencontre une figure ouverte, avenante, de bonne mine, je me dis : c’est un conservateur ; si au contraire, mes observations se portent sur un être débraillé, à figure ingrate et repoussante, c’est un radical. » Lors d’une élection cantonale, l’ancien conseiller d’Etat Bioley, prévoyant sans doute qu’il ne serait pas assuré d’être élu dans le district de Monthey, jugea prudent de tendre deux cordes à son arc ; mais pour cela, il s’agissait de se faire élire encore comme candidat dans une autre circonscription. Après avoir minutieusement étudié la


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© notrehistoire.ch

géographie électorale du canton, M. Bioley jeta son dévolu, non pas à St-Maurice ou pourtant l’abbaye est si charitable, ni à Conthey, encore moins à Sion, nenni, mais découvrit qu’au fond du Val d’Anniviers se trouvait le cercle Ayer-SaintJean ayant droit à un député. La bonne affaire ! M. Bioley n’ignorait pas qu’une partie des habitants des bords de la Navizence étaient tout dévoués à la cause conservatrice du Valais, alors il n’hésita pas à tenter, ou plutôt à faire tenter une démarche auprès d’un certain inspecteur scolaire à qui la reconnaissance faisait un devoir de mettre tout en œuvre pour assurer le succès de la candidature d’un ancien Directeur de l’Instruction publique. Justement, cet inspecteur scolaire remplissait aussi la fonction de curé, donc, le révérend JeanBaptiste Rouaz n’eut rien de plus empressé de convoquer les conseils d’Ayer et de Saint-Jean pour leur faire part de l’honneur auquel les conviait l’ancien conseiller d’Etat Bioley en daignant poser sa candidature dans leur cercle. En vrai directeur de campagne électorale, le curé fit ressortir la nécessité de renforcer l’élément catholique romain dans le pouvoir exécutif, insistant surtout sur l’urgence de purger ce corps de certain intrus qui n’a de conservateur que le nom. Ces arguments qui paraissaient imbattables n’eurent aucune prise sur les électeurs anniviards. Ceux-ci estimèrent non sans raison qu’un député choisi dans leur rang défendrait pour le moins aussi bien leurs intérêts qu’un représentant pêché à grands frais dans le torrent impétueux de la Vièze. Le résultat de l’élection fut sans appel. M. Henri Bioley ne récolta que 4 voix : celles du curé, du fermier de la cure, du marguillier et du fossoyeur. À ce dernier incomba, bien malgré lui, la pénible besogne d’enterrer la candidature Bioley.

« En carême » Entre 1950 et 1960, le Val d’Anniviers a assisté à un afflux de sa population vers la plaine. Les jeunes ménages surtout sont «descendus à la ville». L’usine de Chippis a attiré à elle seule une bonne partie de cette population. Lors des partages, ceux qui étaient venus habiter en plaine héritèrent pour la plupart les vignes et les vergers. Beaucoup d’Anniviards ont préféré vendre leurs parcelles de vignes qu’ils possédaient, se rendant compte qu’habitant les fonds de vallées, ils ne pouvaient plus les soigner convenablement. Autres temps, autres conditions de vie, c’est là qu’il faut voir une des causes de la régression du nomadisme anniviard. Et pourtant, le remuage des gens d’Anniviers dans les années cinquante n’avait pas tout à fait disparu. « En carême »…. Disaient les Annviards avec le sourire. « En carême » signifiait pour eux « quand nous descendrons à Sierre… ». Malgré les inconvénients que ces nombreux déplacements présentaient, ils y tenaient encore, et même, ils y tenaient ferme. En carême… s’ils ne descendaient plus, quelque chose manquait dans la vie. Les personnes âgées surtout y tenaient, elles ne voulaient pas facilement changer de coutumes. Avant on descendait en char, dans les années cinquante c’est en camion qu’on faisait le trajet de la vallée à

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la plaine. Mais les vieux ont toujours préféré la route longue…. et le mulet…. et le char…. Tout cela était bien fini. Quand on était habitué à ces choses-là, qu’on avait toujours fait les déplacements, rester au village dans la solitude, c’était en quelque sorte mourir à petit feu. À Saint-Jean, une brave femme âgée de 89 ans n’aurait pour tout l’or du monde consenti à rester au village « en carême » pendant que les autres étaient « en-bas ». Une année, elle était descendue avec le car postal et la pauvre avait perdu connaissance. L’année suivante, on l’emmena de Saint-Jean à Sierre en voiture, le même incident se reproduisit, elle retomba dans les pommes ! Si bien que la troisième elle affirma : - Je veux descendre en mulet ! Eh bien, elle l’a fait, elle est descendue à Sierre sur le dos d’un mulet. Pourtant dans le Val d’Anniviers il en restait quelques-uns qui n’ont jamais remué, c’est le cas d’Innocente de Chandolin, qui « en carême » ne l’a jamais connu. Cette brave vieille dame perchée là-haut derrière son téléphone communal, n’était descendue que « cinq fois » à Sierre en l’espace de soixante ans. Elle n’avait jamais mis les pieds dans un train « parce que, tout de même, c’est des drôles de machines » Jean-Louis Claude de Zinal


sport

Ski-Team Anniviers

A

près 25 ans d’activités, le SkiTeam Anniviers se sent plus jeune que jamais. L’automne dernier, vous avez été nombreux à participer à notre repas de soutien et nous aimerions vous remercier sincèrement pour ce fabuleux moment passé en notre compagnie. Grâce à vous, nous pouvons améliorer nos structures et faire profiter les jeunes skieurs des meilleures conditions d’entraînements. Durant les trois dernières décennies, le ski de compétition a beaucoup évolué. Avec l’arrivée des skis carving, la préparation des pistes s’est nettement améliorée et de plus en plus de stations se sont dotées de canons à neige (eh oui, ça n’a pas toujours existé). Afin de faire face à toutes ces évolutions, les skieurs ont dû adapter leur technique, leur matériel et surtout la manière de s’entraîner. L’athlète d’avant 1990 concentrait son entraînement sur les skis durant les week-ends d’hiver et profitait de faire un autre sport durant l’été pour affûter sa condition physique. Aujourd’hui, il passe déjà une partie de son été sur les glaciers et la condition physique spécifique fait partie intégrante de sa préparation. Bien que la pyramide d’évolution de l’athlète soit sen-

siblement la même (du ski-club vers l’équipe nationale), ce sont les structures qui la composent qui ont drastiquement changé. Afin d’être concurrentiel vis-à-vis des autres nations, le professionnalisme tant des athlètes que de leur encadrement a dû s’imposer lors des dernières années. Le ski suisse s’est fortement inspiré de la manière anniviarde de rapprocher des clubs pour recentrer les forces en une seule entité. Comme vous le savez certainement, Pirmin Zurbriggen avait décidé au début des années 2000 de créer dix centres de formation en Valais afin que les meilleurs athlètes de chaque région puissent s’entraîner ensemble et proche de leur domicile. Ce concept a été repris ensuite par SwissSki et Swiss Olympic afin de créer un label pour des centres régionaux de performance s’occupant des jeunes à partir de 12 ans. Ces structures sont maintenant gérées par des entraîneurs qualifiés qui sont engagés à l’année et très souvent à 100%. Ski-Valais est l’association cantonale qui sélectionne

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les meilleurs skieurs pour faire partie de ces différents centres. Le Ski-Team Anniviers agit donc comme un tremplin entre les ski-clubs et SkiValais. Son but est de préparer les athlètes dès 10 ans à remplir les sélections de l’association et entraîner les jeunes skieurs jusqu’à 16 ans. Pour ce faire, le Ski-Team Anniviers a décidé l’année dernière d’engager un entraîneur à l’année à 50%. Un programme de préparation physique polysportif a aussi été amélioré et adapté aux enfants dès 8 ans. Les entraînements de condition physique ont lieu tous les jeudis soir et sont ouverts gratuitement à tous les enfants membres d’un ski-club anniviard. Par contre, une sélection est nécessaire pour faire partie du groupe d’entraîne-


ment sur les skis. Ce sont les chefs OJ des 5 ski-clubs et l’entraineur responsable du STA qui sont membres de la commission de sélection. Afin de financer ses saisons, le Ski-Team Anniviers peut compter sur ses généreux sponsors que nous remercions chaleureusement, ainsi que sur les subventions Jeunesse et Sport. De plus, nous organisons chaque année quelques courses pour les moins de 16 ans afin de diminuer la charge financière des parents.

L’objectif principal du Ski-Team pour ces prochaines années est de créer un centre régional de performance dans le Val d’Anniviers. Nous voulons intensifier la collaboration avec l’école pour que les athlètes puissent gérer leurs deux carrières d’un même front, et avec les remontées mécaniques afin d’avoir des stades d’entraînements sécurisés pour des entraînements de qualité durant toute la saison. Nous sommes conscients que cet objectif a un certain coût et nous avons donc décidé de poser notre candidature pour l’organisation des Championnats Suisses Elite en 2019. Nous nous réjouissons de vous voir pro-

chainement sur les pistes enneigées à encourager nos futurs champions. Valentin Crettaz Président du STA

La Coupe d’Europe de ski alpin fait son cirque blanc en Anniviers Le Val d’Anniviers aura l’honneur d’organiser 2 étapes de la Coupe d’Europe féminine de ski alpin les 22-23 janvier 2018, sur le domaine skiable de Grimentz-Zinal. Bien que qualifiée de continentale, la Coupe d’Europe est l’antichambre de la Coupe du Monde. Elle accueille les meilleurs espoirs mondiaux et permet aux compétiteurs confirmés de compléter leur calendrier. Chaque année, nous accueillons ainsi dans notre vallée des coureuses qui sont régulièrement classées dans le top-10 de la Coupe du Monde et l’édition 2018 ne fera pas exception, avec les JO de Pyeongchang en ligne de mire. Une étape de la Coupe d’Europe, c’est d’abord une équipe d’organisation soudée et motivée, près de 80 bénévoles sur les 2 jours, un soutien sans faille des remontées mécaniques et de leur personnel. Merci à vous ! C’est aussi une chance pour nos stations. Une étape de la Coupe d’Europe, c’est une vitrine publicitaire, avec une présence dans les medias traditionnels, mais également sur les réseaux sociaux où les photos

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s’accumulent par l’intermédiaire des coureuses et de leur staff. C’est aussi des hôtels remplis avant et pendant les courses, mais également après les courses, car de nombreuses équipes prolongent leur séjour pour s’entrainer. Enfin, pour notre organisation, une Coupe d’Europe, c’est également l’antichambre et la répétition générale d’une Coupe du Monde. Affaire à suivre... Délaissez votre salon et vivez l’expérience d’une course de ski alpin au plus proche de l’événement, rendez-vous les 22 et 23 janvier prochain ! Benoît Epiney Président du CO Coupe d’Europe

Les courses Coupe d’Europe à Grimentz-Zinal 22 et 23 janvier 2018, GS Dames Courses FIS à St-Luc-Chandolin 17 et 18 janvier 2018 (GS Dames) Courses FIS à Grimentz-Zinal 20 au 22 nov. 2017 (GS et SG Dames) 29 et 30 novembre 2017 (SG Hommes) 29 et 30 janvier 2018 (SG et SC Hommes) 10 et 11 avril 2018 (SL Hommes) Courses IRW U16 à Grimentz-Zinal 16 et 17 décembre 2017 (SL)


tourisme

Anniviers Tourisme

V

ers de nouveaux horizons professionnels après 11 ans au service du tourisme anniviard Lorsque Stéphane Zufferey, ancien Président de la Société de Développement de Grimentz/St-Jean, m’a proposé de postuler à la direction de l’OT de Grimentz en 2006, je n’imaginais pas que cette aventure guiderait ma vie durant si longtemps. Lors de l’entretien d’embauche, il m’a demandé combien de temps je pensais rester à ce poste et j’avais répondu que le minimum serait de 3 ans, l’optimum de 5 ans et le maximum de 10 ans, sans vraiment croire que je pourrai réellement dépasser quelques années dans un poste où la durée moyenne de travail est d’environ 3 ans.

Cependant, trois éléments prépondérants étaient différents de ce que peuvent vivre la plupart de mes collègues : • Anniviers m’a vu naître et grandir, j’ai donc un attachement particulier pour cette vallée extraordinaire. Je me considère ainsi comme privilégié d’avoir pu contribuer au développement touristique du Val d’Anniviers à travers un travail pour lequel ma principale motivation venait du cœur. • Le Val d’Anniviers possède une dynamique particulière qui repose sur l’engagement exemplaire de sa population et de ses hôtes réguliers. Même si chacun souhaite valoriser au mieux son village, tous tirent à la même corde lorsque c’est nécessaire et la petite concurrence interne s’efface alors pour faire place à une force commune efficace et extrêmement motivante. • Enfin, le cadre offert par le Val d’Anniviers est juste exceptionnel, avec une nature d’une beauté à nulle autre pareil, des villages magnifiques, un patrimoine riche, des traditions vivantes et un savant équi-

libre entre aménagements touristiques et nature préservée. La création de la commune d’Anniviers, puis d’Anniviers Tourisme, ont rendu ma fonction encore plus attractive, l’opportunité de pouvoir mettre en place et développer une nouvelle structure touristique fut exceptionnelle. Bien sûr, ce développement ne s’est pas fait d’un claquement de doigts et ce ne fut de loin pas un long fleuve tranquille, mais ce challenge fut passionnant et l’énergie insufflée par les acteurs touristiques dans ce défi fut exemplaire. Ainsi, Anniviers a réussi à trouver un savant équilibre entre le développement collectif et le maintien des identités de chaque village, permettant une alchimie et la création de projets que nombre de destinations touristiques nous envient. Alors, pourquoi partir ? Plusieurs raisons m’ont progressivement orienté vers cette décision :

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• S’il est passionnant, ce travail est aussi extrêmement prenant et exposé, nécessitant un engagement de chaque instant qui laisse souvent trop peu de place à ma vie privée et familiale. Je profite de cette tribune pour remercier mon épouse de tout mon cœur ; ayant très souvent ramené mes soucis professionnels à la maison, sa compréhension et son soutien furent des éléments clés dans ma longévité à ce poste difficile. De fait, le souhait d’avoir plus de disponibilité pour ma famille est l’une des raisons qui m’ont orienté vers un changement professionnel. • Une situation avec la direction d’offices du tourisme qui change chaque 2 ans est négative pour le développement touristique, mais je pense aussi qu’il n’est pas positif non plus qu’un directeur reste trop longtemps à ce poste (avec cependant de grandes différences selon le lieu et le type d’engagement). Il sera constructif pour Anniviers Tourisme d’avoir à sa tête une personne qui pourra apporter de nouvelles idées en pouvant se reposer sur une base de travail bien établie et globalement efficace. Je pense également qu’un changement permettra de corriger et d’améliorer les éléments que mes lacunes et mes points faibles n’ont pas réussi à développer de manière optimale. • Tout n’est pas parfait au niveau d’Anniviers Tourisme, loin s’en faut, mais avec mon équipe, mon comité et tous les acteurs impliqués, nous avons donné une assise solide à cette entité encore jeune et qui va continuer à se développer. Avec la création de quelques produits réalisés à l’échelle de la vallée, tels Anniviers Liberté et les parcours historiques, nous avons démontré que la décision de créer Anniviers Tourisme était la bonne et que ce magnifique espace de loisirs permet de mettre en


ordinaires et votre engagement de chaque instant pour la cause touristique est exemplaire. Ensuite, mes remerciements vont aux membres de mon comité et des comités des Sociétés de Développement qui s’investissent bénévolement et qui donnent de leur temps sans compter pour piloter le développement touristique d’Anniviers. Enfin, une pensée particulière va à mes collègues des Remontées Mécaniques d’Anniviers, de Sierre-Anniviers Marketing, de Sierre Tourisme et de Vercorin Tourisme grâce auxquels une dynamique constructive et précieuse s’est mise en place dans la destination. Last but not least, merci aux acteurs politiques qui ont su être visionnaires, qui assument avec motivation une mission très difficile et dont l’engagement exemplaire pour la collectivité n’est souvent pas apprécié à sa juste valeur.

l’équipe de l’OT de Grimentz en été 2009

place des offres très attractives. La politique touristique créée en 2015 offre quant à elle un cadre stratégique nécessaire, cohérent et structuré pour le développement global du tourisme. Ainsi, même s’il y a toujours des choses à faire et à améliorer, j’ai atteint les objectifs que je m’étais fixé et à l’instar de tous les Wiget, j’aime les défis et je ressens le besoin de m’en fixés régulièrement de nouveaux pour avancer dans ma vie. Au moment d’écrire ces lignes, mon futur professionnel n’est pas encore défini, mais s’il est vraisemblable que mon prochain travail touchera au tourisme et qu’il sera dans la région, il est certain que ce ne sera pas à la direction d’un OT, mon aventure dans cette fonction se limitera à la vallée de mon cœur. Anniviers a la chance de pouvoir compter sur la mobilisation de chacune et de chacun pour faire avancer le tourisme, que ce soit comme professionnel, organisateur, bénévole ou citoyen. J’ai eu énormément

de chance de pouvoir travailler avec toutes celles et tous ceux qui s’impliquent de près ou de loin dans notre tourisme et j’ai souvent été ému de voir les beaux résultats issus de ces collaborations fructueuses. Je vous remercie toutes et tous pour ces années privilégiées et pour tout ce que nous avons pu réaliser ensemble, c’est une chance de pouvoir évoluer dans un environnement composé de personnes et d’entreprises aussi dynamiques et volontaires. Il y a bien sûr eu quelques frottements et quelques étincelles, mais ce fut toujours constructif et j’adore cet état d’esprit anniviard avec lequel les choses sont dites franchement et directement, c’est tellement précieux pour avancer. Je terminerai cette tribune en adressant des pensées et des remerciements tout particuliers aux équipes qui m’ont entouré durant toutes ces années. Tout d’abord, merci aux collaboratrices et aux collaborateurs d’Anniviers Tourisme, vous avez été extra-

E S PA C E D E LO I S I R S - 37 -

Au plaisir de vous revoir prochainement, à l’occasion d’une manifestation, d’une assemblée, d’un rendez-vous ou de l’une des nombreuses opportunités de rencontres qu’offre la vie dans notre magnifique vallée. Simon Wiget


culture

Conte en patois

Les patois parlés dans le Val d’Anniviers et dans le Val d’Hérens sont particulièrement proches. C’est pourquoi j’ose proposer à la curiosité des amoureux du patois d’ici une version courte d’un fameux conte des frères Grimm, en patois d’Evolène. Bonne lecture. Lè moujikîch dè Brême

Les musiciens de Brême

Oùnn âno, oùng tsïng, oùng tsàtt è oùng polètt irànn a zu dè chè féére touâ, po chènn k’irànn vyòss è ku raportâvonn pa mi tsója. Y’ànn fouík dè tchyè lóou è chè chònn tròâ chu la ròta dè Brême. Ànn dèssudâ d’alâ èn vùla po féére dè moujíka touíks ènsèïngblo. Kànn è vènoúk nètt, ànn vyoúk, pré dè la zóou, oùn batumènn âoue lèy avék dè fouà. Ànn dèssudâ d’alâ lèy pàchâ la nètt. Èn aouetsènn pè la fènîthra, l’âno a vyoúk na tâbla tsarjyèye dè bòng vîgvre è, óg tòr, oùna bènnda dè mâfajènns. Koumènn féére po lè-j-oblujyè à partî ? Lóou-j-è vènoúk l’igdé dè lóou féére pouîre. L’âno a pojâ dàoue pàte chu lo rèbòr dè la fènîthra, lu tsïng lu a choktâ chu lè rèïngch, lu tsàtt a grapék chu lo tsïn è lu polètt chè mètt chu la tétha dóou tsàtt. Kànn ànn igthâ touíks èm plàche, lu moujíka l’a koumèïngchyà. L’âno oujunâve, lu tsïn zapâve, lu tsàtt myònnâve è lu polètt tsànntâve tò chènn ku pouék fó. È tò d’oùn kò y’ànn choktâ yùnn pè la fènîthra. Lè brigànch, ènn aouigjènn ché trèïng zèrdók, chè chònn lèvâ tuíks a kò è ànn fouík èn la zóou.

Un âne, un chien, un chat et un coq allaient se faire abattre, parce qu’ils étaient vieux et qu’ils ne rapportaient plus rien. Ils s’enfuirent de chez eux et se rencontrèrent sur la route de Brême. Ils décidèrent d’aller à la ville pour faire de la musique tous ensemble. Quand la nuit fut tombée, ils virent, près de la forêt, un bâtiment où il y avait de la lumière. Ils décidèrent d’aller y passer la nuit. En regardant par la fenêtre l’âne aperçut une table chargée de victuailles et, tout autour, une bande de malfaiteurs. Comment s’y prendre pour les obliger à partir ? L’idée leur vint de leur faire peur. L’âne posa ses deux pattes avant sur le rebord de la fenêtre, le chien lui sauta sur le dos, le chat grimpa sur le chien et le coq se mit sur la tête du chat. Quand tout le monde fut en place, le concert commença. L’âne brayait, le chien aboyait, le chat miaulait et le coq chantait aussi faux qu’il le pouvait. Et d’un coup ils bondirent à travers la fenêtre. Les brigands, en entendant ce bruit affreux, se levèrent tous en même temps et s’enfuirent dans la forêt.

Lè kàtro brâvo ànn dèvorâ to chènn k’ànn pouchoúk è chònn alâ chè kougchyè, lo vènntre byèïng plèïng. L’âno ch’è mètt chu lo mountòng dè drùzu, lu tsïng dèrí la pòrta, lu tsàtt pré dóg fouà é lu polètt choúk chu la fréétha. Y’ànn fé koùr dè ch’adrumí. Pé myèïngnètt lè brigàns ànn vyoúk dè louèïng ku lèy avék pa mí dè fouà óg peùyo. Àdònn lu chyèf a konyâ l’oúng dè lóou po vère koum lèy îre. L’ómo a troâ ni fouà ni trèïng. Y a voloúk avyà na mòtsèta è po chènn yu l’a aprochyèye dég brâje, ma y’irànn lè-jouèss dóg tsàtt, ku lu a choktâ grigfâ la vujyòng ènn myongnènn. Dè pouîre, l’ómo a kourék pò chayí pè la pòrta dèrí, ma lu tsïng k’ìre kougchyà dèvànn, lu a charték lè dènns èn la tsàngba. Ènn traverchènn la plàcha lu sàle tìpe a rèchyoúk dè mêtro zàko dè l’âno ku lo pyàtèyève. Àdònn ènsonnâ pè to ché trèïng, lu polètt chè mètt à kriyâ « kokorikoooo ! »

Les quatre braves mangèrent tout ce qu’ils purent avaler, puis ils allèrent se coucher, le ventre bien plein. L’âne s’installa sur le tas de fumier, le chien derrière la porte, le chat près du feu et le coq sur la grosse poutre. Ils s’endormirent aussitôt. Vers minuit, les brigands virent de loin qu’il n’y avait plus de lumière chez eux. Alors le chef envoya l’un d’entre eux voir ce qui s’y passait. L’homme ne trouva ni lumière ni bruit. Il voulut allumer une allumette et pour cela s’approcha des braises, mais c’étaient les yeux du chat qui flamboyaient. Celui-ci lui sauta au visage et le griffa en criant. De peur, l’homme courut pour sortir par la porte de derrière, mais le chien, qui était couché devant, le mordit profondément à la jambe. En traversant la place, le sale type reçut de sacrés coups de l’âne qui le piétinait. À cet instant, le coq réveillé par tout ce bruit se mit à crier « cocorico ! »

Lu bandéss a kourék dréks é lo chyèf è lu a dutt : « Y’è tèrîgblo. Óg noùthre peùyo lèy a n’afrógja chorchyère, y’é chènntoúk lo chyo flâ kànn lu m’a grigfâ atò lè chyo long déks kórbo ; dèvànn la pòrta, lèy a oún ómo aoué oún koukté, yu mè l’a plànntâ óg botouè ; dèfoûra, oung mòngstro to néi m’a bayà dè kyàko atò oúng màl

Le bandit courut droit chez son chef et lui dit : « C’est terrible. Chez nous, il y a une affreuse sorcière, j’ai senti son souffle quand elle m’a griffé de ses longs doigts recourbés ; devant la porte, un homme m’a planté son couteau dans le mollet ; dehors, un monstre tout noir m’a frappé avec un maillet et au-dessus, sur le

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èn boueù è, damoúnn, chlo ték lu zùzo kriyàve : « Mènâ mè ché toit, le juge criait : « Amenez-moi, ce malfaiteur ! ». Alors, je me mâfajènn ! » Adònn y’é kourék vyà lo mi víkto pouchígblo. » suis enfui en courant le plus vite possible. » Di adònn lè brigànns chònn jyamí plu tornâ tchyè lóou è lè kàtro Depuis lors, les brigands ne sont jamais plus revenus chez eux mais moujikîch lèy chònn èféi ènnkò ! les quatre musiciens y sont peut-être encore ! Janine Barmaz

Statue en bronze de Gerhard Marcks (Brême, 1951)

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portrait

Les «Vieilleries» d’Hélène

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e matin j’ai rendez-vous avec Hélène Tscherry. En Anniviers, à Zinal surtout, tout le monde la connaît. Cette notoriété est sans doute due en grande partie à sa gentillesse et sa bonne humeur communicative, mais aussi, certainement, à sa passion. Une passion ancienne Car Hélène s’est prise de passion pour les objets de l’ancien temps. De la baratte à la mesure pour le blé en passant par les vieux habits, costumes et robes, elle possède une collection impressionnante de ces « vieilleries » comme elle les appelle avec un sourire malicieux. Cette passion, elle-même ne sait pas d’où elle vient. Elle est là, c’est tout. Et depuis longtemps. Toute jeune déjà, elle récupère, amasse les objets dont ses parents ne veulent plus. Un raccard hérité et la collection s’agrandit de plusieurs objets trouvés dans le bâtiment. Des objets « blessés » Ses objets, elle les aime, vraiment. Il suffit de voir l’étincelle dans ses yeux quand elle en parle, d’entendre la tendresse dans sa voix amusée lorsqu’elle décrit les diverses rafistolages que certains objets ont subi. Un morceau de cuir pour boucher un trou dans une mesure à blé, un couvercle de boîte de conserve pour réparer un vieux bahut… Avant on réparait, on ne jetait pas. L’entendre parler de ses objets me rappelle une exposition sur les objets «blessés» que j’avais eu l’occasion de voir à Québec. A l’époque j’avais beaucoup aimé cette expression, cette façon de personnifier l’objet. Un objet blessé à qui on offre une seconde vie. L’exposition concernait le continent africain mais, plus qu’une question de géographie, c’est bien une question d’époque… En Anniviers, comme

ailleurs, lorsqu’un objet était cassé, on le réparait… Et cela se voit bien dans la collection d’Hélène. Les objets portent la trace de leur utilisation, les marques de leur usure et les blessures de leur usage. Je me prends à imaginer cette discussion dans 50 ou 100 ans. Aura-t-on la même fascination pour un smartphone ? un ordinateur ? Difficile à concevoir… Peut-être… Mais revenons à Hélène. Ses objets, elle leur donne une troisième vie. Elle les prête. Pour des expositions notamment. Cela lui permet de les sortir de la grange. Entassés, ils ne servent plus. Elle est heureuse de les faire sortir et de pouvoir les partager avec d’autres. D’ailleurs, son rêve serait de trouver un local où elle pourrait les exposer de façon permanente, de façon à ce que le plus grand nombre puisse en profiter. Avis aux amateurs ! Avis de recherche A force de prêter, parfois, il arrive qu’elle oublie à qui elle a prêté un objet. C’est le cas pour un chaudron en cuivre, qui appartenait à ses parents. Prêté à une personne qui l’aura sûrement oublié elle aussi, elle ne le retrouve plus. Je profite donc de cet article pour lancer un avis de recherche: toute personne ayant des informations concernant ce chaudron en cuivre est priée de prendre contact avec Hélène au plus vite ! Yanis Chauvel

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Vercorin Tourisme

tourisme

Course de la Dérupe, 15ème édition

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a 15ème édition de la dérupe aura lieu le 5 novembre 2017. Cette célèbre course pédestre entre Chalais et Vercorin est l’événement clôturant la saison d’été. Cette course populaire est adaptée aux sportifs de haut niveau comme aux amateurs. En nordic walking ou en courant la dérupe se mérite! Serez-vous en mesure de battre le record de 33:43.8 de l’année passée ? Un défi magnifique à relever! Au départ de Chalais, vous ralliez Vercorin en empruntant de superbes chemins de traverse. Comme depuis 14 ans, chaussez vos baskets et découvrez le sentier de la Dérupe en participant à la coupe valaisanne de montagne le 5 novembre prochain. Tout le monde est le bienvenu: à la course, à pieds (Nordic Walking), même les plus petits (4 à 12 ans) ont leur place avec une course spéciale au départ de Vercorin (la dérupette). Les distances courtes de ces épreuves permettent à chacun de prendre part à la compétion, balisées et chronométrées en permanence. Attention tout de même, ça

grimpe! Au départ de Chalais, un parcours de 6 petits kilomètres, mais 800 mètres de dénivelé... Plus d’informations sur www.laderupe.ch ou de renseignements sur laderupevercorin@gmail.com Informations pratiques : Heures de départ : Marcheurs et Nordic Walking : 10h15 Autres catégories: 11h00 Catégories : Dames Juniors (98 et + jeunes), Dames (97-78), Dames 1 (77-68), Dames 2 (6758), Dames 3 (57 et + âgés) ,Juniors (98 et + jeunes), Elites (97-78), Vétérans 1 (7768), Vétérans 2 (67-58), Vétérans 3 (57 et + âgés) Marcheurs et Nordic Walking (toutes les années - Dames et Hommes séparés) -> Bâtons autorisés uniquement pour cette catégorie Lieu de départ : Pour toutes les catégories, devant l’Espace Bozon à Chalais Distribution des dossards : Au départ, dimanche, à partir de 08h15

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Inscriptions, renseignements : Sur le site Internet: www.laderupe.ch soit par email : laderupevercorin@gmail. com, ou par poste à l’adresse : Ski-Club La Brentaz-Vercorin - 3967 Vercorin - Cédric Porchet Finance d’inscription : Fr. 30.- y compris le transport du retour en téléphérique. Juniors Fr. 25.Le montant de la participation à la course devra être réglé au moment de la distribution des dossards. Les inscriptions sur place seront majorées de Fr. 5.-. Transport : Les sacs seront transportés à l’arrivée. Le dossard tient lieu de titre de transport pour le retour en téléphérique de Vercorin à Chalais. Douches : Possible à l’école de Vercorin Assurance : L’assurance est l’affaire de chaque participant. Distribution des prix : A 15h00 à Vercorin. Les trois premiers des catégories coureurs reçoivent un prix. Puis tirage au sort des dossards pour toutes les catégories


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aris… Lorsque l’on évoque Paris, certains s’émerveillent, d’autres en rêvent. Nombreuses aussi sont les réactions négatives, un rejet presque viscéral…. Mais rares sont ceux que cette ville laisse indifférents. Paris fascine, de par son histoire, sa richesse architecturale, son actualité… Pour connaître Paris, il faut d’abord la comprendre. Paris, c’est plusieurs millions d’habitants aujourd’hui, mais c’est aussi l’un des premiers lieux de sédentarité pendant la préhistoire. C’est une ville qui n’a jamais cessé d’exister, de s’agrandir. Ville royale, elle est, depuis que la France existe, le lieu du pouvoir, de la toute puissance centralisée. C’est un lieu de rayonnement vers la province, ce reste de la France que les Parisiens regardent toujours de haut, avec cette arrogance et ce sentiment de supériorité si caractéristique. Découvrir Paris demande des efforts. Bien sûr, les monuments prestigieux ne manquent pas et, des boutiques de luxe des Champs Elysées à la Tour Eiffel, les touristes internationaux s’en donnent à

coeur joie, autour des vendeurs de perches à selfie. Evidemment, si vous n’avez jamais vu ce monstre de fer en vrai, si vous n’êtes jamais descendu les Champs le soir venu, alors ne vous en privez pas… Un bon moyen de se faire une idée de la ville et de son étendue reste l’observatoire de la Tour Montparnasse. Le prix du billet reste

cher mais si vous avez la chance de passer entre deux cars de touristes, la vue est impressionnante et mérite la cinquantaine d’étages à gravir (en ascenseur bien sûr). Au coeur de Paris, profitez de la visite de Notre Dame, sur l’île de la Cité, pour vous échapper quelques heures autour de l’île Saint Louis. C’est ici que Paris est née et c’est ici qu’une partie de son âme vit. Non loin du quartier latin, de la Sorbonne, de la fontaine Saint Michel, ce quartier, qui abrite l’une des plus vieilles universités de France, est le quartier étudiant le plus emblématique du pays. Perdez-vous dans ses ruelles, de préférence le soir venu pour sentir l’ambiance particulière du lieu. Paris c’est aussi bien sûr une multitude de musées, d’expositions et de lieux culturels. Le Louvre, qui abrite entre autres une aile consacrée à l’Egypte antique justifiant largement à elle seule une journée complète

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tellement d’artistes au cours de son histoire qu’il est impossible de tous les retenir. Peintres, poètes, musiciens, tous ont été fascinés par cette ville hors normes. Elle porte encore en elle leurs traces, leurs souffrances et leur génie.

de visite, et le Musée d’Orsay, avec sa pinacothèque remarquable, sont les musées les plus visités. Mais d’autres valent aussi le détour. Parmi eux, le musée du Quai Branly, musée d’ethnographie ouvert sous l’impulsion de Chirac, alors chef de l’Etat. Immense livre ouvert sur tous les peuples des cinq continents, leurs coutumes, leurs traditions, leurs modes de vie… ce musée abrite aussi un conservatoire des langues qui recense toutes les langues, vivantes et mortes, parlées par l’humanité. Etonnant et passionnant. Paris c’est la ville merveilleusement décrite par Woody Allen dans «Minuit à Paris». La Belle Epoque est présente à tous les coins de

rue, on la sent sur les Grands Boulevards, à l’opéra… Il est facile d’imaginer, le soir venu, sur les quais de la Seine ou ailleurs, les silhouettes d’un couple, la femme avec son ombrelle et le mari avec son chapeau haut de forme, hélant un fiacre pour se rendre à l’Exposition Universelle y admirer les mises en scènes dont le Tout Paris parle dans les salons. En fermant les yeux, on s’y croirait presque, passant de l’Exposition Universelle aux salons de Gertrude Stein où Hemingway rencontra Picasso au début des années 20. Un dernier effort, un dernier coin de rue, nous voici à Montmartre, fermons les yeux encore et écoutons Boris Vian chanter sa haine du bruit des bottes en pleine guerre d’Algerie. Paris a inspiré

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Paris est aussi une ville au rayonnement international. Capitale de la francophonie, elle a parfois du mal a oublier son passé colonialiste et prend son rôle de capitale d’un pays au pouvoir centralisé très à coeur. Ne vous méprenez pas, le manque d’amabilité des serveurs ou des chauffeurs de taxi parisiens n’est pas une légende… Mais Paris serait-elle Paris sans ses travers? C’est dans ses capitale culturelle imperfectionsUneque l’on retrouve sa beauté et son charme. Malgré, ou en fait, Athènes ne manque pas non plus de musées. Parm grâce, à ses imperfections, Paris bien sûr le plus connu est et le une plus visité, mais d’au Musée Benaki qui, dans une belle villa Néoclassiq ville où la beauté estdepartout pour celui qui 10'000 objets sont remarquablement mis en l’Acropole et de ses vestiges. Passionnant! sait se laisser charmer.

Retrouvez-les ainsiRetrouvez que d’autres informales sur www.enviedebouger.com tions et activités sur Textes et Photos-Ya www.enviedebouger.com Textes et photos: Yanis Chauvel Enviedebouger.com


culture

notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie

Camionnage Sierre-Anniviers Travaux de construction du Barrage de Moiry. Le chauffeur est Basile Loye en mai 1956, le papa de Jacqueline et de Christian Loye à Saint-Jean du Milieu. Collection Dominique Epiney Regolatti

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Les 4 Saisons d’Anniviers

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Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

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Pour soutenir la jeunesse sportive du Val d’Anniviers Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à 4-saisons@bluewin.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers sàrl 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.


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