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4 saisons 29

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hi v er

NUMERO 29 | janvier ’18 | trimestriel

Rencontre avec ... Le bois tombĂŠ du ciel Cascades de glace

8 10 18


3961 Grimentz 027 475 18 55

Fabrice Ganioz, cons. en Assurance et Prévoyance Anniviers - 078 602 42 32 - 027 458 14 39 Christian Vouardoux Anniviers Immobilier SA tout simplement, contactez-nous Helvetia Assurances Agence générale du Valais Romand rue de la Dent-Blanche 20 - 1951 Sion fabrice.ganioz@helvetia.ch www.helvetia.ch

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L’invité

Didier de Courten

Comment dire ? Artiste ? Artisan ? Magicien ? L’interprétation de ces quelques mots ajoutés à la passion, au sport, à la délicatesse, à l’amour des produits et de leur transformation composent la liste des ingrédients du quotidien de Didier de Courten. Il fallait s’accrocher quand, dès l’adolescence, il fait connaître sa volonté de devenir cuisinier, semant le doute chez ses parents inquiets des retours de son premier maître de stage qui leur affirmera que Didier n’est pas fait pour ce métier, car trop fluet et petit. « Tu as vu comme tu es ? » lancera-t-il alors à l’ado. Et pourtant, envers et contre tout, Didier mène à bien l’apprentissage dès lors encouragé par son patron. Après des séjours auprès de chefs reconnus loin à la ronde, Didier revient en Valais pour se lancer dans le beau parcours qu’on lui connaît, avec 19 points au Gault&Millau, 2 étoiles Michelin et la superbe reconnaissance du prix Rünzi 2017. Ce qui fait avancer Didier, c’est la valorisation des artisans, des produits locaux, être un acteur du terroir, le maillon d’une chaîne de qualité. Très jeune, il a constaté combien les gens peuvent être heureux à table, à partager un repas qui titille les sens, à échanger sur les merveilles composées dans leur assiette. Donner du bonheur, c’est le moteur de Didier pour sublimer ses créations en transformant les produits, voilà le sens de son activité. Une passion qui fait partie de sa vie, pas possible de tourner le bouton. Mais la cuisine n’est pas tout, la course à pied fait figure d’échappatoire, de soupape après 16h à 18h de labeur quotidien. Arrivé au-dessus de Niouc, le dépaysement est total, la proximité avec la nature

immense. Un coup de cœur lui a fait acquérir un chalet en Anniviers et c’est là qu’il apprécie de se ressourcer, c’est là qu’il pense s’installer durablement. Enfant, il passait ses vacances d’hiver à St-Luc chez ses grands-parents. Didier a couru vingtcinq fois « Sierre-Zinal » et l’an dernier, il a souhaité connaître enfin les cinq 4000 de la couronne impériale. Dès lors, il a escaladé le Rothorn en 2016 et la Dent Blanche cette année, toujours avec un guide bien sûr. L’an prochain, c’est l’idée d’atteindre le Weisshorn qui le fait rêver. La retraite ? Il y pense, le contrat qui le lie au Terminus arrive à son terme d’ici sept ans, le chef imagine qu’il gardera un pied dans le monde de la créativité gastronomique d’une manière ou d’une autre. Pour le moment, il apprécie particulièrement de valoriser les produits locaux de qualité tels que les fromages de nos alpages qu’il affine dans une de nos belles caves anniviardes si propices à leur conservation. Didier possède quelques vaches de la race d’Hérens dont il aime s’occuper le plus souvent possible. Il se réjouit déjà de pouvoir enfin participer aux inalpes et désalpes une fois la retraite venue. A ses amis venus d’ailleurs, il fait aussi connaître la raclette ou la « tourte à bèt » réalisée avec le colostrum bovin, tourte qu’il a lui-même dégustée en primeur chez un voisin ici en Anniviers. Nos bons restaurants ne sont pas oubliés non plus, les échanges ouvrent les perspectives. La vie de famille souffre parfois de cette intense activité et pourtant ça n’a pas réussi à décourager son fils qui, lui aussi, s’est lancé comme apprenti cuisinier. Didier regrette un peu de n’avoir pas le loisir de participer à une société locale comme la fanfare par

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exemple, c’est le revers de la médaille, les horaires de la gastronomie sont en parfait décalage avec ceux d’un travail plus classique. Mais il attache une grande importance à transmettre cette passion culinaire aux jeunes et, en 2016, a été récompensé le meilleur apprenti de Suisse formé chez lui. Ce monde lui a également fait côtoyer des personnages incroyables qui ont enrichi son quotidien. Le voyage culinaire qui l’intéresserait ? Le Japon. Et un voyage sportif ? Un trek dans la région himalayenne le tenterait bien. Quant à une découverte environnementale, Didier affirme qu’Anniviers est «la plus belle vallée du monde ». En insistant, il se verrait bien approcher le Grand Nord : celui du Groenland ou de la Norvège avec une expédition scientifique. Et les vacances alors ? L’île Maurice les accueille, lui et sa famille. Sa douceur de vivre, sa gastronomie, la gentillesse de sa population leur concoctent un bel écrin de ressourcement. C’est par son désir d’amener du bonheur à travers son travail de haute qualité que Didier soigne le lien social, sans jeu de rôle et en toute sincérité. Merci à lui pour sa simplicité, son amour pour nos produits du terroir qu’il transforme avec tant de bonheur! Simone Salamin


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Sommaire 3 L’invité

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HC Anniviers

5 Sommaire-Concours

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Anniv’info

6

Gare aux Tripodes

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Centre scolaire d’Anniviers

8

Rencontre avec ...

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Anniviers qu’a vu l’ours

10

Le bois tombé du ciel

35

Connaissez-vous LE Wiki Anniviard?

13

FC Anniviers

36

Ski-Team Anniviers

14

Les motards d’Anniviers

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La Chapelle St Georges à St-Luc

17

Où se cachent les jeunes anniviards?

40

Anniviers Tourisme

18

Cascades de glace en Anniviers

44 Enviedebouger.com

20

Montagne Club Anniviers

46 Notrehistoire.ch

Concours

A la découverte du Valais

Hermann Geiger, Fernand Martignoni et Bruno Bagnoud larguaient du bois pour nos cabanes, avec quelle marque d’avion le faisaient-ils ?

A. Piper B. Cessna C. Pilatus Un bon de 50.chez BROUTE.CH à Vissoie Le/la gagnant/e sera tiré/e au sort et son nom publié dans l’édition d’avril du journal «Les 4 Saisons d’Anniviers». Envoyez votre réponse par e-mail à l’adresse impa@impa.ch.ch ou votre carte postale avec la mention « Concours-photo de janvier » à l’adresse:

© Photo Air Glaciers Sion

Imprimerie d’Anniviers sàrl, 4 Saisons d’Anniviers, CP 102, 3961 Vissoie. Délai de réponse: 6 mars 2018

Le gagnant de l’édition n° 28 est Lukas Güntert à Wohlen La réponse était: Baboy

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Gare aux Tripodes L

’image est, à vrai dire, assez irréelle. On y voit un tripode gigantesque sur le plat de Saint-Jean. Qu’est-ce qu’un tripode me demanderez-vous? Bien, vous vous rappelez le film « La guerre des mondes » avec Tom Cruise? On y voit des tripodes. Vous savez, ces machines géantes et immondes, contrôlées par des extraterrestres et servant à annihiler l’espèce humaine. D’ailleurs, permettons-nous une petite digression, il est intéressant de constater que rares sont les scénarios ou romans dans lesquels les extraterrestres ont un autre objectif… Ceci étant dit, ces fameux tripodes ne sont pas une invention récente. Ils apparaissent dans une trilogie romanesque écrite par John Christopher et adaptée pour la télévision britannique au début des années 80. Quel rapport avec Anniviers ? Patience, nous allons y venir. Une série pour la BBC The Tripods, adaptation donc de la trilogie éponyme de John Christopher, écrite en 1967, est une série télévisée en deux saisons, 25 épisodes. Elle a été diffusée initialement sur la BBC puis exportée dans plusieurs pays. Les droits ont ensuite été acquis par Disney au milieu des années 2000 pour en faire un film mais pour l’instant aucune suite n’a été donnée, ils sont sans doute trop occupés à sortir le 125ème Star Wars… ! La série en elle-même présente relativement peu d’intérêt, si ce n’est pour les nostalgiques et adeptes des coupes de cheveux vintage et des effets qui n’ont de spéciaux que l’appellation… Alors pourquoi, me direz-vous ? Pourquoi rédiger un article sur

Un Tripode en Anniviers

une série de science-fiction des années 80 que tout le monde, ou presque (elle totalise tout de même plus de 5000 vues sur le site de la BBC !) a oubliée ? La première raison est que cette série a en partie été tournée en Anniviers, notamment entre Grimentz et Saint-Jean. La seconde raison? Un peu de patience, il faut bien laisser planer le suspense, non ? Un scénario simpliste mais efficace Du point de vue du scénario, on retrouve les ficelles classiques des films qui traitent d’une invasion extraterrestre : de méchantes machines aliens (les Tripodes) qui envahissent la Terre et réduisent les humains en esclavage, un héros (deux en l’occurrence) jeune et dynamique qui refuse

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cet état de fait et part en croisade contre les envahisseurs. Difficile de trouver plus classique. Pourtant, on se prend au jeu et franchement, le tout fonctionne assez bien. Le côté kitsch ajoute un charme suranné qui est loin d’être déplaisant. Bon, ce n’est pas Blade Runner non plus, il ne faut pas exagérer ! La saison 1 est consacrée au voyage initiatique de ces deux jeunes qui partent depuis l’Angleterre pour rejoindre le dernier lieu sur la Terre qui n’ait pas été colonisé et où une résistance s’organise. Ce lieu s’appelle les Montagnes Blanches. Ils auraient pu se fouler un peu plus pour le nom mais l’histoire se passe en 2089 et visiblement le langage s’est appauvri… en cela les scénaristes ont été assez visionnaires (peut être


Ils sont partout !

avaient-ils vu venir les sms et les messageries instantanées…) ! La deuxième et dernière saison suit nos héros infiltrés chez les Tripodes (via un mécanisme qui n’est pas sans rappeler Hunger Games… mais je n’en dirai pas plus…) cherchant un moyen de se débarrasser de ces machines infernales. Sans dévoiler la fin de la saison, le fait que la saison 3, initialement prévue, ne

St-Jean aussi !

soit jamais sortie laisse comme un arrièregoût de frustration… Mais bon, avec les séries, on a l’habitude… Cela montre juste que ce n’est pas un phénomène nouveau… Le meilleur pour la fin Le suspense a assez duré, je vais maintenant vous révéler la véritable raison d’être de cet article ! Non seulement, comme je vous le

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disais plus haut, une partie de la série a été tournée en Anniviers mais c’est la partie la plus importante. Vous l’aurez compris, les Montagnes Blanches ce sont les sommets anniviards, et c’est le village de Grimentz qui sert de décor au dernier lieu sur la Terre non colonisé par les Tripodes. Allez savoir pourquoi… Yanis Chauvel


portrait

Rencontre

avec les nouveaux enseignants du Centre Scolaire

B

onjour, Samuel et Lucien, merci de me recevoir. Aujourd’hui, je vous questionne, car vous êtes deux jeunes adultes devenus enseignants à l’école primaire du Centre Scolaire d’Anniviers à Vissoie. Vous n’avez pas le même parcours de vie, pourtant vous voici tous les deux enseignants. Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Lucien : Je m’appelle Lucien Marandola, j’ai 26 ans et j’habite à Zinal. J’ai terminé ma formation d’enseignant en août 2017. Au préalable, je me suis formé dans le graphisme en devenant designer. Je souhaitais continuer à me former, j’ai donc suivi la passerelle DUBS afin d’intégrer la HEP et devenir enseignant. Concernant mes activités annexes, je suis le président du comité d’organisation du 2ème plus petit festival du monde. Samuel : Mon nom est Samuel Rion. Je viens de St-Luc et j’ai 23 ans. Après l’école obligatoire, j’ai réalisé la maturité gymnasiale au Collège de la Planta. Ensuite, j’ai commencé l’université en mathématiques à Fribourg. Après une année, j’ai décidé d’arrêter, car cela ne me plaisait

plus. Enfin, j’ai intégré la HEP et me voilà aujourd’hui enseignant au Centre Scolaire de Vissoie.

en primaire, le fait d’enseigner plusieurs branches apporte une plus grande variété dans le travail.

Qu’est-ce qui vous a fait entreprendre cette formation à la HEP dans le but de devenir enseignant ?

On dit généralement que les enseignants sont très cadrés par le système de formation fixé par l’état. Après 3 mois d’enseignement, qu’en pensez-vous ?

Lucien : Pendant deux ans, en parallèle de ma formation de designer, j’ai donné des cours au MCA (Mountain Club Anniviers) avec des enfants. J’ai aimé le contact avec ces jeunes. C’est en partie pour cette raison que je me suis inscrit à la HEP. En primaire, la possibilité d’enseigner plusieurs branches, de toucher à tout, m’a conforté dans mon choix. Samuel : Durant mes années au collège, j’ai commencé par donner des cours d’appui à des étudiants plus jeunes. J’ai aussi dispensé des cours de fifre pour les Fifres et Tambours de St-Luc. En première réflexion, je souhaitais partir pour l’enseignement secondaire. Après avoir fait quelques remplacements au collège et au cycle, j’ai trouvé que le contact avec les étudiants était trop distant. Cela ne m’a pas trop plu. Du coup, je suis parti pour enseigner en primaire. Comme l’a souligné Lucien,

3961 Chandolin

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Samuel et Lucien : Nous ne sommes pas d’accord. Certes, Il nous donne un cadre avec un plan d’étude à respecter. Par exemple, on a un planning pour les branches. C’est-à-dire qu’on doit donner tant d’heures de français, maths, sciences… par semaine. La méthode avec laquelle nous travaillons laisse des libertés. Même si les branches principales (français, maths…) sont assez restrictives, les branches secondaires nous permettent d’être plus créatifs. Sachant que nous avons tous les deux des compétences soit en arts visuels soit en musique, il est possible d’apporter aux élèves des sensibilités qui nous sont propres. Lorsque l’on regarde les statistiques des enseignants en primaire, on remarque que la majorité des places


apprécié de construire cette «œuvre», d’ailleurs je l’ai toujours à la maison. Cette année, j’ai réutilisé ce projet et les élèves ont été ravis de fabriquer leur propre raccard.

Samuel et Lucien

est occupée par la gente féminine, en Valais. Que pensez-vous de cela ? Lucien : J’estime que c’est déjà bien qu’il y ait la représentation des deux sexes. Contrairement à d’autres centres scolaires où la proportion des deux sexes est très inégale, ici, au Val d’Anniviers, elle est presque égale. Lorsque l’on commence le cursus de formation, on remarque très vite que seulement 20% des étudiants sont des hommes à la HEP. Samuel : Je ne pense pas que cela soit déterminant dans le développement de l’enfant. Pourtant j’estime qu’il est important de changer régulièrement de professeurs de classe afin d’apporter de nouveaux horizons aux élèves. Je pense notamment aux différentes sensibilités culturelles que peuvent avoir les enseignants entre eux. Qu’est ce qui a le plus changé dans ce Centre Scolaire entre votre passage en tant qu’élève et maintenant que vous êtes enseignants ? Lucien : L’enfant. L’enfant du début des années 2000 et celui d’aujourd’hui n’est pas le même. Le monde dans lequel on vit

aujourd’hui n’est plus le monde que l’on a connu jadis. De nos jours, l’école est une zone d’expérimentation a contrario de l’école dans laquelle nous avons grandi où les erreurs étaient plus sanctionnées. Aujourd’hui l’erreur fait partie intégrante du processus de formation. Samuel : La génération des enseignants n’est pas la même non plus. Nous n’avons pas été formés de la même manière. On laisse plus de place aux élèves pour qu’ils puissent s’exprimer. Par exemple, on a participé à un concours de fabrication de robots avec les 6H. Les élèves ont dû créer leur robot et le programmer selon leur besoin. Durant ce processus, mes collègues et moi étions là uniquement pour les cadrer ainsi que pour répondre à leurs interrogations. Vous avez tous les deux suivi votre formation obligatoire dans ce Centre Scolaire, si vous aviez une anecdote de votre scolarité à raconter quelle serait-elle ? Lucien : En Arts visuels, je me rappelle qu’un des projets était la fabrication d’un petit raccard en bois. J’avais beaucoup

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Samuel : Ce n’est pas une anecdote mais plutôt l’ensemble de notre passage dans cette école que je souhaite raconter. Faire toute sa scolarité avec les mêmes camarades crée une cohésion incroyable ! A la fin, tout le monde se perd de vue, pourtant aujourd’hui quand je croise un ancien camarade de classe, on a forcément un souvenir commun à se remémorer. On a tous connaissance de l’importance des classes d’« années civiles » dans notre vallée avec comme point culminant l’organisation de l’Anniclasscup. A notre 20ème anniversaire, un petit groupe de ma classe scolaire (1993/1994) a organisé une journée de rencontre pour tous ses anciens membres. C’était super, se retrouver après tant d’années avec cette impression de ne jamais avoir perdu le contact. L’impressionnant tissu social que cette école crée nous est envié partout ailleurs. Venir enseigner au Val d’Anniviers, votre terre natale, de suite après votre formation signifie un très grand attachement à cette vallée, non ? Où vous voyezvous dans dix ans ? Lucien : Oui, c’est sûr. Il est difficile de se projeter dans le temps, je viens de commencer ce nouveau départ. Pour le moment, je dirais ici, tout en continuant à me perfectionner. Samuel : Oui ! Je suis bien ici pour le moment et espère l’être encore pour quelques temps. On verra bien ensuite ce qu’il adviendra dans quelques années. Propos recueillis par Benoît Barmaz


histoire

Le bois tombé du ciel

O

là se dit le mulet, « qu’est-ce que c’est que ce sourd vrombissement qui trouble le silence profond et vivant de ma montagne ? » Il lève les yeux, ce bruit inconnu de lui se rapproche tellement vite et, stupéfait, il aperçoit quelque chose qui ressemble à un gros aigle bruyant avec des ailes immenses qui glisse dans l’air au-dessus de lui. « Quel changement me tombe encore sur la tête » craint le mulet qui, déjà, se retrouve de plus en plus souvent seul. Ses congénères en fin de vie sont remplacés par des véhicules, bruyants eux aussi, mais pratiques et rapides, ils répondent mieux aux changements de style de vie des années 1960. L’aventure Pilatus Porter Le regard toujours porté vers le haut, notre mulet voit que ce drôle d’objet volant appelé Pilatus Porter lâche du bois tout proche de la Cabane du Grand Mountet. Si proche d’ailleurs que quelques morceaux ont atterri sur le toit et l’un d’eux est même entré directement par la cheminée, aboutissant dans la cuisine au moment où le gardien et son équipe mangent tranquillement. La peur qu’ils ont eue ! Larguer du bois grâce à un système de trappe ouvrable par le pilote exigeait une habileté et une précision sans faille. Ce système, utilisé par les pionniers d’Air Glaciers que sont Hermann Geiger, Fernand Martignoni et Bruno Bagnoud a permis de soulager hommes et mulets des pesants chargements de bois indispensables au fonctionnement des cabanes de l’époque. Air Glaciers possédait sept avions de ce type, capables de transporter sept per-

le long de la moraine jusqu’au pied de la dernière dérupe conduisant au Grand Mountet a compris que ce travail harassant touchait à sa fin. A cet endroit, la lourde charge passait du dos du mulet au câblage installé depuis la moraine jusqu’au sommet de la pente. Si le mulet pouvait marcher si haut, c’est que le glacier était bien plus épais, l’approche plus aisée, la moraine plus accessible. Puis les hélicos ont pris le relais et permis le grand progrès de la vie en haute montagne. Le mulet ne serait plus sollicité très longtemps, ni pour cette tâche spécifique ni pour toutes les autres accomplies sans relâche pendant des générations. sonnes ou un stère de bois. L’assistant de vol devait rapidement larguer le bois dès que le pilote avait actionné l’ouverture de la trappe ; il considérait ce dur travail un peu comme une punition… le gardien du Grand Mountet était rarement content, trouvant que le bois était largué trop loin, d’où peut-être l’arrivée d’un morceau directement dans la cuisine lors du dernier largage par avion… message direct de l’assistant au mécontentement du gardien, allez savoir… Au cœur des 4000, le Grand Mountet Ainsi, notre mulet monté péniblement

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Mireille, employée de la cabane durant les étés 1967 à 1969 se souvient que le gardien demandait à son équipe de préparer la piste d’atterrissage dès qu’un moment de libre se présentait. Le grand espoir du gardien d’alors était que l’avion amène tout le ravitaillement pour la saison d’été sur place. Que de soulagement aurait représenté cette avancée formidable ! Mais au Grand Mountet, il semble que le Pilatus ait pu une fois seulement se poser devant le cabane, la piste était trop courte et le risque trop grand, même si l’esprit aventurier des trois pilotes apparaissait sans limite. Hermann Geiger larguait le bois vers le Blanc de Moming où il fallait le


récupérer. Après quoi, des mesures plus précises marquées par des cairns pour plus de proximité avec la cabane ont été prises, mais cela ne suffisait malheureusement jamais pour l’exactitude du largage. Là-haut, la piste patiemment entretenue a voulu forcer le destin, en vain. Tracuit, si haut A la cabane de Tracuit, c’était un peu plus facile. Le glacier à l’arrière proposait à côté de la croix un emplacement qui permettait un largage mieux ciblé. Un creux naturel dans la pente, renforcé par des pierres, pouvait recueillir les morceaux de bois glissant trop vite sur la neige. Et quand l’avion pouvait atterrir, assez régulièrement semble-t-il, deux fils des gardiens attachaient une corde à une aile pendant que le pilote faisait tourner son appareil sur place en direction de la descente pour repartir un peu plus tard. Ainsi, il était positionné correctement pour quitter les lieux, après avoir partagé un petit moment convivial à la cabane. La météo comptait beaucoup pour ces déplacements du Pilatus. Gaby se souvient qu’une fois, embarqués avec Evelyne sa maman à Sion pour rejoindre Tracuit, le pilote Fernand Martignoni a fait demitour aux alentours de la montagne des Diablons tellement ça secouait, si près du but pourtant ! Ce jour-là, le vent soufflait en ennemi. Ils se sont alors retrouvés à la case départ… Il fallait soit attendre de meilleures conditions météo, soit remonter à Zinal et s’engager à pied sur la longue montée vers Tracuit. Un kilomètre à pied… Combien de fois par semaine un membre de l’équipe des gardiens descendait à pied à Zinal pour chercher du pain par exemple et remontait le dos lourdement chargé. Des jeunes Anniviards, futurs guides souvent, officiaient comme porteurs ; ils recevaient un franc par kg, jolie somme pour l’époque comme le raconte Guy. Les alpinistes d’alors prenaient chacun leur propre ravitaillement, les transports par avion concernaient essentiellement le bois, les conserves de nourriture et boissons pour les gardiens, leur famille et leurs employés.

Un peu de vin, de bière ou de café était prévu aussi pour les hôtes. D’une aventure à l’autre Puis, le premier hélicoptère acquis le 1er août 1965 par Air Glaciers a, petit à petit, grandement facilité les transports et les secours en montagne. On peut lire des articles de presse et admirer des photos de l’aventure d’Air Glaciers au Bar-E-Vox à Zinal sur trois tables consacrées chacune à l’un des trois pionniers. De plus, un petit coin restitue exactement la disposition de l’ancienne cabane de Tracuit grâce à son mobilier d’origine récupéré là-haut. Un tout grand merci à Bruno Bagnoud qui nous a ouvert sa porte et son cœur et mis à disposition les photos illustrant cet article.

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Merci à Guy Genoud, Mireille et Gaby Melly, Benoist Germann pour avoir partagé leurs souvenirs. Aujourd’hui, le mulet refait quelques apparitions de ci, de là, pour des randonnées et des loisirs. Sa vie est plus tranquille, moins ardue, c’est bien mérité après tant de décennies passées au chevet de nos anciens. Les cabanes modernes fonctionnent avec différents types d’énergie, le bois ne tombe plus du ciel, il est posé tout proche, tout en douceur. Pourtant on peut encore deviner un petit bout de la piste d’atterrissage au Grand Mountet, il témoigne de cette époque. Simone Salamin Photos Air Glaciers Sion


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FC Anniviers saison 2017-2018

FC Anniviers - saison 2017/2018

Juniors B

Equipe féminine

Photo : Remo Pagliarani 1ère équipe Derrière : Bernard Trombert (entraîneur), Robert Solioz (coach), René Crettaz (entraîneur-assistant), Steve Theytaz, Guillaume Revey, Vincent Salamin, Basile Bourqui, Samuel Melly, Daniel Caloz, Michaël Melly Devant : Gabriel Aase, Xavier Salamin, Fabien Antille, Samuel Rion, Tanguy Zufferey, Jérémie Zufferey, Diego Emery, Mathieu Burgun

Juniors E

Ecole de foot

Juniors D (de dos)

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sport


virée

Les motards d’Anniviers Les nomades des temps modernes

L

a Grande Route Des Alpes est considérée comme la plus belle d’Europe. Les 28 motos et les 39 motards «identifiés» dans le Val d’Anniviers ont participé les 2 et 3 septembre 2017 à la 5ème sortie organisée cette année par le Comité des Motards de Vissoie, au cours de laquelle dix cols alpins situés entre la Suisse, l’Italie et la France ont été traversés. L’an prochain, l’échappée automnale sera coordonnée par l’équipe de Saint-Luc. Le partage des corvées est toujours de mise dans notre vallée. Le rendez-vous pour le départ était fixé à la station-service Coop-Pronto à Sierre. Après les salutations, le café et les croissants, le convoi se met en route, direction la frontière italienne. Du soleil, un peu de pluie et le froid étaient au rendez-vous mais grâce au tunnel du Grand St-Bernard (col à 2469 m), la neige a pu être évitée. La descente sur Aoste et le passage du col du Petit Saint-Bernard (2188 m) se sont bien déroulés. Après le repas de midi pris à Bourg-Saint-Maurice, continuation en direction du Val d’Isère. Les cols se suivent, l’Iseran (2764 m), un des plus hauts d’Europe, le Mont-Cenis (2083 m) et le Montgenèvre (1854 m). Après une magnifique chevauchée d’environ sept heures, arrêt à Briançon pour y passer la nuit. Le lendemain, c’est le col du Galibier (2642 m) situé entre la Savoie au nord et les Hautes-Alpes au sud qui sera traversé. Après Valloire grimpées sur le col du Télégraphe (1566 m) et sur celui de la Madeleine (1993 m). Le repas de midi sera pris à Albertville, puis l’itinéraire se faufilera vers Megève, Saint-Gervais et Chamonix. Les cols des Montets (1461 m) et de la Forclaz (1527 m) ramè-

neront finalement l’équipe des motards au Val d’Anniviers.

ger en moto, malgré le renforcement de la réglementation.

Par chance, il n’y a eu aucune panne et aucun accident, tout s’est très bien passé dans la bonne humeur.

Dès 1940, l’apparition du rock’n’roll, des films comme l’Équipée Sauvage avec Marlon Brando ou Easy Rider ainsi que les beatniks, les hippies, la construction de véhicules grosses cylindrées, ont éveillé un sentiment de liberté et de rébellion visà-vis de l’ordre établi, accentuant un rejet sous-jacent des valeurs traditionnelles. Rouler permet de découvrir le monde avec un autre regard, de s’évader et d’assouvir une envie d’indépendance. Etre motard est une réelle alternative pour égayer la vie souvent stressante du monde dans lequel nous vivons.

Anciennement, le terme motard faisait souvent référence aux forces de l’ordre (douaniers, gendarmes ou policiers) qui se déplaçaient en moto. Ce nom est banal en Europe alors qu’il revêt un caractère péjoratif au Québec où un motard est considéré comme un biker délinquant. Les motards d’Anniviers sont plutôt épris de nature, amoureux de liberté et de belles machines. S’évader le temps d’un road trip est souvent synonyme de rêve, et des personnes de tous sexes et de tous âges sont de plus en plus nombreuses à le réaliser durant la belle saison. L’attitude du motard a évolué par rapport aux folles randonnées des années 1970. Le sentiment de liberté qu’offre ce sport ainsi que l’évolution de la mécanique, la beauté des carrosseries, l’équipement de plus en plus sophistiqué et des sièges hyper confortables accentuent le plaisir de voya-

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Peu importe le type de moto que l’on préfère ou le style que l’on arbore, l’amitié et la courtoisie entre motards sont des valeurs essentielles. Lorsqu’un biker en croise un autre, des gestes d’amitié et d’assistance précis s’échangent, surtout lors de difficultés ou de pannes. Cette solidarité se transmet de différentes manières, en particulier par le fameux salut adressé aux autres motards sur la route, tels un signe de la main en forme de V, un mouvement de tête


ou, parfois, un appel de phares. Laisser le passage à un motard plus rapide sera remercié par une flexion de la jambe droite ou en faisant un geste de la main gauche. Lors d’entrevues spontanées entre motards, les discussions se font sous la forme du tutoiement. J’ai remarqué que qu’elle que soit la personne rencontrée, le statut professionnel n’est jamais abordé. On échange plutôt de bons plans d’itinéraires, des remarques techniques, des souvenirs de route ou divers conseils. Texte et photos Dominique Epiney Regolatti

Au sommet du Col du Galibier à 2642 m.

GRIMENTZ-ZINAL - ON SE RETROUVE CHEZ «BOB» La buvette d’Orzival fait peau neuve et devient ... Buvette Orzival Burger ! Venez déguster de savoureux hamburgers de qualité avec une boisson rafraîchissante au pied du snowpark de Grimentz. ST-LUC / CHANDOLIN - ÇA BOUGE À LA COHÀ Un vent nouveau souffle sur la buvette La Cohà à St-Luc. Venez rendre visite à Pierre-Yves Stoeri notre nouveau gérant, à ski, à pieds ou en raquettes cet hiver pour un moment convivial ! Tsigère La Cohà, au départ du Col des Ombrintzes, votre terrasse idéale ! VERCORIN - SKI AU CLAIR DE LUNE ET DÉFI DES 300 Cet hiver, nouveau téléski aux Chardons, une installation rapide et confortable. Ne manquez pas nos soirées Ski au clair de lune, les 2 février et 2 mars 2018, ainsi que la 3ème édition du Défi des 300, le 31 mars 2018. facebook.com/valdanniviers

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Le Grand Hôtel Chandolin MAISON DE GROUPES

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Où se cachent

jeunesse

les jeunes anniviards ?

I

Plein/vide Durant la froide saison d’hiver, les chaleureux bars sont remplis d’un mélange de touristes, saisonniers et autochtones. Il faut parfois jouer des coudes pour atteindre le bar où la serveuse souriante n’attend que peu de choses : la commande et un peu de politesse. Cette surcharge de clients contraste bien avec le reste de l’année quand le bar est soit fermé soit ouvert, mais qu’on peut le traverser en courant, les bras écartés à leur amplitude maximale. Certes, nous sommes une région touristique qui vit et dort au rythme des saisons, mais où sortent les jeunes anniviards ? Passé/Présent Le monde évolue, les générations aussi. L’accès à la musique, simplifié par internet, a apporté de nouveaux horizons musicaux. Les goûts et les couleurs de chacun en sont donc plus variés qu’à l’époque. Il est donc plus difficile de satisfaire les oreilles de chacun. C’est pourquoi on voit de plus en plus de clubs se spécialiser dans un style de musique, en proposant des DJs toujours plus connus. Ces clubs se situent dans des agglomérations où le bassin de population est élevé. Pour le jeune anniviard, il est aussi plus facile et moins onéreux de se rendre dans ces grandes villes qu’autrefois. Aujourd’hui, grâce au Lötschberg en 1h25 on peut relier Sierre à Berne, par exemple. Les jeunes anniviards continuent certainement à faire la fête, moins par ici, plus ail-

photo Manu Zufferey

l n’y a pas si longtemps de cela, la vie nocturne anniviarde battait son plein au rythme de la musique et des verres qui s’entrechoquaient. Pourtant aujourd’hui, les dernières boîtes de nuit ont fermé. Quant aux bars, ils ouvrent et ferment selon les périodes.

leurs. Quand ils sont à la maison, profitentils à l’instar de leurs aînés du calme et de la quiétude de la vallée, pour se ressourcer ? Un éventail de choix Pas vraiment, les jeunes se sont groupés pour organiser événements et animations. Les noctambules anniviards peuvent continuer à souffler. Du côté de St-Luc, on retrouve le groupe des Zolouc qui ont fêté leurs 10 ans cette année en organisant leur anniversaire sur plusieurs jours. Entre autre, ils organisent la soirée du nouvelan à St-Luc. Au village des corbeaux, on retrouve l’association d’Ayer pour demain qui organise chaque année le camp des Moyes. Cette année, les Moyes ont aussi accueilli l’ElectroMoyes, l’espace d’une soirée. Au menu, contes et légendes, grillades et raclettes, bière et vin blanc, musique et bonne ambiance sur fond de ciel étoilé. À Grimentz, c’est le Team-Avalanches qui met la main à la pâte : tantôt, en tenant un bar pendant les Fééries, tantôt en organisant un firong. Il lui arrive d’organiser soirées et autres animations occasionnelles. Les 4000’s de Zinal, pendant plusieurs hivers, ont œuvré à l’animation nocturne de la vallée, tournant de station en station.

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Cet hiver, ils reviennent avec un nouveau concept : ouverture pendant cinq soirées du mythique Alambic à Zinal. Enfin, le plus jeune de ces groupes, le 2PPFM (Deuxième Plus Petit Festival du Monde) organise depuis 2016 un festival au mois de septembre le week-end avant la reprise universitaire. Il lui arrive aussi d’élaborer d’autres soirées. Enfin, la SDJA (Société pour le Développement de la Jeunesse en Anniviers) vient en aide à ses différents groupes, en les conseillant, en leur mettant à disposition un bar ou encore en faisant l’intermédiaire pour l’organisation de lunabus. Les jeunes sont donc bien présents dans la vie de cette vallée, qu’ils contribuent à rendre plus attractive. Comme l’a dit l’écrivain Oscar Wilde : « La jeunesse est un art ». Alors laissons-la s’exprimer, profitons de ses réussites et pardonnons-lui ses erreurs afin d’avancer ensemble, pour une vallée soudée, dont le reflet corresponde au mieux à chacun de ses habitants. Benoît Barmaz


sport

Cascades de glace 43 voies pour les amateurs de froid

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otre vallée est célèbre pour ses 4000: c’est un des hauts lieux de l’alpinisme en Suisse et en Europe. En saison estivale particulièrement les alpinistes viennent du monde entier, depuis plus d’un siècle, gravir les sommets du fond de la vallée. Avec l’apparition du ski alpinisme, la saison printanière est également propice aux grandes randonnées dans notre vallée. Il est une activité un peu moins connue parce que pratiquée également par moins de public dans laquelle notre vallée excelle: la cascade de glace! Savez-vous combien de cascades de glace sont répertoriées dans la vallée? connaissez-vous les cotations (degrés de difficulté) de nos cascades? Sont-elles fréquentées par un grand nombre d’amateurs? «Zinala Jones», «Mixtus totalis», «N’oublie pas que tu es un Schtroumpf», «Frigidus» ou encore «In vero et Sans douleur»… La plupart des cascades de glace se concentrent au fond du vallon de Zinal. Du téléphérique de Mottec à la cabane d’Ar Pitetta, 41 voies sur plus de 345 cascades en Suisse romande sont répertoriées dans le Guide des cascades de glace en Suisse romande (Robert Rodzinski, 2003). Deux autres cascades complètent ces voies en Anniviers, sur la route du barrage de Moiry et au-dessus du village de Mayoux - cette dernière est bien connue de tous par son installation d’éclairage artificiel. Ces cascades sont-elles accessibles au commun des grimpeurs? Les cotations vont de AD+ (assez difficile +) pour la cascade des Chamois, située au fond à l’ouest des Plats de la Lé à ED- (Extrêmement Difficile -)

pour la cascade des Gringalets, située au Chiesso après les Plats de la Lé en direction de la cabane du Mountet. Ces cascades présentent une grande variété de longueur, de 50 à 300 mètres. Quelle belle variété pour les grimpeurs! Le Montagne Club Anniviers initie les jeunes grimpeurs à la cascade de glace: dès le niveau «Climb 1», les enfants ont la chance de pouvoir découvrir cette activité grisante, encadrés par notre équipe de professionnels. Nous vous souhaitons un bel hiver, au froid et sous la neige, à la découverte pourquoi pas des magnifiques sites de cascade de glace de la vallée, avec un professionnel de la montagne ! Quelques questions à Pascal Zufferey, guide

grimper sur des cascades inclinées comme au Belvédère ou au torrent de Lona…

MCA : Qu’est-ce qui rend la cascade de glace particulière? Pascal: ce n’est pas si particulier, on utilise quasiment le même équipement qu’en escalade, on évolue sur une paroi plus ou moins verticale, mais ce qui change c’est qu’il fait froid et que l’environnement est clairement particulier. Donc c’est l’endroit, l’environnement qui est si particulier. On y grimpe dans des endroits dont nous n’avons pas accès en été car il y a de l’eau qui y coule…

MCA : Quel conseil donnerais-tu à celui ou celle qui désire débuter dans ce sport? Pascal: c’est une discipline de la montagne qui ne s’improvise pas (un peu comme toutes les autres d’ailleurs). Mieux vaut commencer avec un encadrement et des conseils d’un guide de montagne.

MCA : Faut-il des aptitudes spécifiques en grimpe pour pratiquer la cascade de glace? Pascal: pas forcément, il faut avoir envie de sortir un peu de sa zone de confort et de son canapé, avoir des bras un peu musclés mais pas forcément car on peut

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MCA : Le froid est-il un facteur important à prendre en compte quand on pratique ce sport, ou bien est-ce un mythe? Pascal: absolument, le froid est un facteur très important mais pas uniquement, pour notre confort mais surtout pour la qualité de la glace car de très gros froids ne sont pas favorables et des températures positives durant plusieurs jours non plus ! MCA : Les hivers sont tous bien différents et cela a certainement une grande


influence sur la formation ou non de ces cascades. Est-ce si différent d’une année à l’autre? As-tu des souvenirs d’hivers plus impressionnants que d’autres, avec des cascades plus grandes et intéressantes à gravir? Pascal: non seulement les cascades et lignes sont différentes d’une année à l’autre mais aussi d’une semaine à l’autre et c’est pour cela que l’on apprécie beaucoup cette discipline. Ma mémoire est assez courte comme mon expérience encore, mais oui il y a eu et il y aura de tout temps des variations d’épaisseurs, de lignes et de qualité en fonction de l’eau qu’il y a eu durant l’automne dans les torrents, de la force de la lune au moment des grands froids. Mais la nature est bien faite, régulièrement quand les débuts d’hiver sont plutôt secs il y a souvent de bonnes conditions de glace.

MCA : Pour toi, quelle est la «cascade idéale»? Et enfin, ton site préféré? Pascal: la cascade idéale pour pratiquer mon activité de guide et encadrer des clients lors d’une initiation est le Belvédère à Zinal car elle est accessible et éclairée (merci René B.) mais quand je vais avec les collègues et amis j’aime aller à la «Goulotte cachée» au fond des plats et mon site préféré est le fond de vallée de Zinal, les cascades sont à deux pas de chez nous, plusieurs lignes de différents niveaux sont accessibles la même journée.

La folle Histoire du Val d’Anniviers dans l’aventure Alpine en vente à l’Imprimerie d’Anniviers à Vissoie

Martin Hannart Président du Montagne Club Anniviers

2-3 février 2018 Zinal-Anniviers

FESTIVAL DU GLAÇON

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sport

Montagne Club Anniviers Camp Finale Ligure

Premier jour : Entre bâillements et mastications de croissants de ses occupants, le bus mythique emprunté à David Wicki s’ébranle pour quitter la place des cars de Vissoie. Raphy ronchonne : « Qui a pris ce sac qui pèse 20 kilos ? » Le trajet se passe dans le calme (sauf pour les trois filles de derrière). Après environ 5 heures de trajet et une pause pipi, tout le monde débarque sur la plage et se trempe les pieds. A 50 cm dans la mer, les cris d’Elisa en particulier font sourire : « Là ! Un poisson ! Au secours ! » Enfin, tout le groupe part grimper sur un joli site, où Aurore se troue le pantalon (au niveau de la fesse droite, précisément). L’arrivée au camping de Finale Ligure se passe joyeusement : montage des tentes dans le noir… et une bonne pizza bien chaude ! Les jeunes du MCA - Aurore, Elisa, Emilie, Lucie, Bastien et Dylan ainsi que les deux…heu… adultes ? Raphy et Pasco le guide commencent en beauté ce camp ! Deuxième jour : Des grognements résonnent : l’équipe du MCA se réveille ! Mais personne n’a vraiment bien dormi, alors Pasco décide de commencer light. Rien de tel le matin qu’un bon petit déjeuner sur la plage ! Sans compter les heures de marche à chercher un magasin de sport pour Pasco... Vient la question fatale : que va-t-on manger à midi ? Heureusement, tout est organisé : focaccia pour tout le monde ! Pour digérer, le mieux, c’est une petite grimpe… sauf pour Raphy, qui dort aux pieds des voies.

Le soir, c’est pasta party… enfin, avec du pain, beaucoup de pain (merci le réchaud à Pasco). Alors que les jeunes jouent au ping-pong avec des raquettes pourries (sauf pour Emilie, qui a trouvé un marteau en plastique), Raphy et Pasco mangent une pizza, faute de pain. Quant à Aurore, elle a troué, au même endroit, son deuxième pantalon. Troisième jour : Après le déjeuner avec un panorama un peu moins beau que le jour d’avant, les grimpeurs montent dans le bus avec motivation. Au programme : grimpe et relai. Bastien, lui, a réussi héroïquement… une 5c en second ! Vu que le retour s’est fait un peu plus tôt que prévu, toute l’équipe profite d’aller en ville, pour un moment libre. Les jeunes mangent une glace, alors qu’une petite aventure leur arrive. Trois jolis garçons (hein, Emilie), mais potentiellement terroristes (selon Elisa), les suivent dans la rue (à 10 mètres de distance). Retour au camping pour finir le reste des pâtes. Tout le monde se met au lit, et Dylan se rappelle sa chute dans la soirée. Ce dont Pasco a relevé : « Tu grimpes des

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voies difficiles, et tu glisses sur un petit muret » Quatrième jour : Dimanche, c’est le jour où il y a le plus de touristes… ce qu’il faut faire, du coup, c’est une via ferrata au milieu d’un endroit où personne ne va ! L’effort est poussé : marche, grimpe… mais récompensé : au sommet, une belle mer de brouillard accueille le groupe ! Quant au pique-nique, Raphy annonce à Pasco : « Tu t’améliores de jour en jour, pour la nourriture ! » Pour terminer la journée, le MCA paie une glace à tout le groupe. Cette dernière est suivie d’un plongeon dans une mer déchaînée, les grimpeurs étaient les seuls à avoir eu cette idée, où Lucie, après une belle …….. dans la mer, perd ses lunettes. Par chance, elle les retrouve en mettant au hasard sa main dans l’eau. Pasco commente : « Tu pourrais jouer au loto !! » Au menu du souper : risotto. Ensuite, Aurore rebat Lucie aux échecs (aucune gentillesse avec les débutants) et Emilie se tord la cheville au ping-pong. Voilà la scène: Emilie : « Aïeu ! Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer ! » Bastien : « T’inquiète, on a bien rigolé ! »


Cinquième jour : « Aujourd’hui, journée de grimpe intense ! » précise Pasco le matin, peut-être pour motiver les jeunes. Intensive, oui, mais chaude ! Effectivement, le site choisi par l’équipe l’est. Alors, pour se rafraîchir, le pique-nique se passe sur la plage et se suit d’une baignade dans la mer (sans lunettes). Enfin, une petite glace pour dessert avant d’aller sur un autre site, où le groupe souffre moins de la chaleur. Grimpe intense, a dit le guide ! C’est-àdire jusqu’à six heures, quitte à devoir allumer les lampes des natels pour redescendre au bus ! Pour le souper, c’est fish and chips! Même si le poisson n’est pas apprécié par tous les jeunes…

Dernier jour : Tout les grimpeurs se dépêchent : ranger les dernières affaires, plier les tentes (même si le résultat n’est pas toujours convaincant)… Un petit passage au magasin pour le piquenique et le déjeuner s’impose avant le trajet! Au revoir la mer, les montagnes de Finale Ligure ! Direction le Val d’Anniviers, mais avec un détour par Brigerbad ! Aurore, Elisa, Emilie, Lucie, Bastien et Dylan profitent de cet article pour remercier Pasco et Raphy, qui les ont supportés pendant ce camp !

La soirée se passe tranquillement, entre rangement des valises et parties d’échecs.

Lucie et Elisa

tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch

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sport

HC Anniviers Retour à l’original

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ouvelle saison, nouvelle glace (la patinoire pour bientôt, on l’espère), nouveau groupe de 3ème ligue, puisque le groupe 4 actuel remplace le groupe 11 de l’année dernière, et avec une nouvelle équipe de plus à savoir le HC Château d’Oex. Nous devions donc créer une nouveauté au sein du club, et ce changement est le nouveau maillot. La saison 2017-2018 marquera le retour à la couleur d’origine du HC Anniviers, à savoir la couleur lie de vin. Ce nouveau maillot a la particularité d’être réversible (un seul maillot imprimé des deux côtés). Le HC Anniviers a été créé en 1995. Le président de l’époque, Jean-Marie Viaccoz, a eu l’idée géniale de donner cette couleur au maillot de notre club. Pourquoi géniale, parce qu’aucun club, à ma connaissance, ne portait cette couleur et aujourd’hui encore. Je profite de l’occasion pour remercier notre entraîneur-joueur, David Viret, qui a trouvé les sponsors nécessaires à la création de ce nouveau maillot. Nous vous attendons nombreuses et nombreux autour de la patinoire pour les prochains matchs du HC Anniviers afin de découvrir, par vous-mêmes, ce magnifique chandail. Frédéric Pellat, Président du HC Anniviers

Programme (vous pouvez le consulter également sur notre site internet : www.hcanniviers.ch) HC Anniviers 05.01.2018 HC Anniviers 19.01.2018 HC Anniviers 02.02.2018 HC Anniviers 16.02.2018 HC Anniviers

HC Crans-Montana HC Portes du Soleil HC Red Ice HC Rarogne

Moskitos B 06.01.2018 21.01.2018 28.01.2018 11.02.2018 25.02.2018

HC Anniviers HC Anniviers HC Anniviers HC Anniviers HC Anniviers

HC Sierre HC Crans-Montana HC Lausanne 4 clubs HC Rarogne HC Sion-Nendaz 4 Vallées

Piccolos 14.01.2018

Tournoi ( HC Sierre 1, HC Sierre 2, EHC Viège 1)

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SION 2026: Raviver la flamme Impact sur notre économie touristique

Le Val d’Anniviers offre de magnifiques activités sportives ou de loisirs. Les fantastiques images de l’été indien prises l’automne dernier sur nos chemins témoignent des émotions que peuvent vivre nos hôtes tout au long de l’année. L’exploitation touristique « 4 saisons » du Val d’Anniviers doit encore s’améliorer, mais le changement est en marche, à l’image de la piscine communale ouverte 10 mois sur 12, tout comme les remontées mécaniques qui donnent l’accès à la pratique du ski de novembre à avril et à des randonnées et loisirs en altitude de mai à octobre. Toutefois, l’hiver constitue la saison phare en matière de fréquentation et donc de revenus pour le fonctionnement de l’ensemble de notre économie. Sans nier les changements climatiques, nos stations implantées à plus de 1600m avec des pistes culminant à près de 3000m, continueront d’être enneigées régulièrement par dame nature. A ces altitudes, le tourisme hivernal sera encore longtemps d’actualité. Dans ce contexte, une candidature aux Jeux Olympiques est l’occasion de renforcer le tourisme valaisan sur la scène internationale. Un projet sérieux et raisonnable Le dossier de candidature Sion 2026 est un projet réaliste, économiquement supportable, durable, se basant principalement sur l’existant et avec une vision à long terme. Contrairement aux derniers JO à Sotchi 2014 et Rio 2016, où les dépassements de budgets ont été produits par la construc-

tion d’infrastructures démesurées, le projet Sion 2026 se base essentiellement sur des installations existantes ou qui seront de toute façon construites ces prochaines années à l’image des patinoires de Lausanne ou Fribourg. D’autre part, même si une course de ski de fond dans la vallée de Conches n’exigera jamais le même nombre de policiers qu’un match de foot France/Angleterre, le budget prévu pour la sécurité est 4 fois plus important que celui de l’Euro 2008. Accordons notre confiance aux autorités et au savoir-faire rigoureux de la Suisse pour l’organisation de grands événements et la maîtrise des budgets. Utile pour le tourisme de demain Les Jeux Olympiques doivent permettre de raviver l’intérêt pour les métiers du tourisme, l’envie d’entreprendre, de se former et de s’engager pour assurer un accueil de qualité. Les acteurs touristiques seront amenés à se réinventer, à créer des

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synergies et à accélérer la mue du tourisme valaisan. Le projet Sion 2026 doit apporter un élan nouveau et fédérateur. La dynamique positive créée devra persister aux termes des Jeux et doper notre économie touristique. Ainsi, le Val d’Anniviers, le Valais et la Suisse bénéficieront d’une notoriété indispensable à la pérennisation de notre destination. Le moment est opportun pour rêver à des Jeux à taille humaine dont les retombées peuvent profiter à tous et à plusieurs générations. Sur la base des éléments qui précèdent, le Conseil municipal d’Anniviers est favorable au projet et vous encourage à prendre connaissance du dossier pour, ensemble, démontrer que notre région est une destination touristique incontournable et raviver la flamme.


Gouvernance touristique Evolution de la structure Anniviers Tourisme

Gouvernance touristique Evolution de la structure

FORME DE LA STRUCTURE Anniviers TOURISTIQUE Tourisme La loi sur le tourisme adoptée en 2014 donne deux possibilités pour les entités touristiques officielles :

FORME DE LA STRUCTURE TOURISTIQUE 1.

2.

de Développement (SD) deux possibilités Société Anonyme (SA) La loi sur le tourismeSociété adoptée en 2014 donne pour les entités touristiques officielles : 1.

2.

Pour Anniviers Tourisme, évolution en(SD) Société Anonyme permet une(SA) meilleure participation des Société une de Développement Société Anonyme partenaires dans le pilotage du tourisme Pour Anniviers Tourisme, une Wiget évolution en Société Anonyme permet une meilleure participation des Vincent Theytaz et Simon Simon profité de évolution légale pour mettre en placeTouun Vincent Theytaz et Wiget,ont soutenus parcette la commission touristique et Anniviers partenaires dansde lelapilotage tourisme d’optimisation structure existante d’optimisation risme ont profitéprocessus de cette évolution légale pour mettredu entouristique place un processus de la structure touristique existante Vincent Actuellement Theytaz et Simon Wiget ont profité de cette évolution pour mettre en place un Aprèslégale modification processus d’optimisation de la structure touristique existante Conseil Municipal

Conseil Municipal

Comité Commission Anniviers Tourisme Actuellement Tourisme (partenaires)

Comité Anniviers Tourisme

Conseil Après modification Municipal

Commission Tourisme (partenaires)

Pilotage du tourisme

Conseil Municipal

Pilotage du tourisme

Anniviers Tourisme SA Comité Anniviers Tourisme Comité Anniviers Tourisme

CAPITAL-ACTIONS

Anniviers Tourisme SA

Commission Tourisme (Partenaires)

Commission Tourisme (Partenaires)

Actionnaires = Assemblée Générale

Capital-actions de CHF 100'000.- totalement libéré CAPITAL-ACTIONS Actionnaires = Assemblée Générale Commune d’Anniviers (49%) Capital-actions de CHF 100'000.totalement libéré 33% 49% 33% 18%

18%

49%

Association des SD d’Anniviers (18%) Commune d’Anniviers (49%) Autres actionnaires éligibles (33%) Association des SD d’Anniviers (18%) Autres actionnaires éligibles (33%)

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ORGANIGRAMME DE LA SOCIETE ANONYME Assemblée Générale Conseil d'administration Comité de direction Direction Responsable R&D

Responsable Animations

(Département possible, à analyser par le Conseil d'Administration)

Office du Tourisme de

Chandolin

Office du Tourisme de

Grimentz

Responsable Informations

Office du Tourisme de

St-Luc

Responsable Administration

Office du Tourisme de

Zinal

Office du Tourisme de

Vissoie

CONSEIL D’ADMINISTRATION Président(e) Siège dans le Conseil d’Administration un(e) représentant(e) pour chaque entité suivante : Commune

SD

RM Grimentz Zinal

RM St-Luc Chandolin

Hôtels Restaurants

Agences

Commerçants artisans et services

Activités extérieures et ludiques

PARTICULARITES - Ce fonctionnement sera évalué durant l'année 2018 avec une possibilité de modification pour 2019. - Nous profiterons du prochain 4 saisons d'Anniviers pour apporter des précisions quant à cette structure.

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R2


Police municipale d’Anniviers

POLICE MUNICIPALE D’ANNIVIERS Le Service de la Police Municipale d’Anniviers est composé Le Service de la Police Municipale d’Anniviers est composé comme suit : comme suit : • M. Olivier Francfort de poste  M. Olivier Francfort : Chef: Chef de poste

• M. Marc Gosselin : remplaçant du Chef de poste  M. Marc Gosselin : remplaçant du Chef de poste • MM. Devènes RaphaëlSavioz Savioz:: assistants assistants de  MM. EricEric Devènes et etRaphael desécurité sécurité • M. Jean Zuber: auxiliaire de police  M. Jean Zuber: auxiliaire de police La Police Municipale est rattachée au Département de la sécurité La Police Municipale est rattachée au Département de la de ladecommune et collabore étroitement avec le Service sécurité la commune et collabore étroitement avec le du feu et Service feu etd’Anniviers. les secours d’Anniviers. les du secours Placée sous l’autorité de la Gendarmerie, elle est rattachée à l’Arrondissement II et dépend la BTA de Sierre Placée sous l’autorité de ladeGendarmerie, elle est(Base rattachée à l’ArTerritoriale A) avec laquelle elle coopère régulièrement. Les rondissement II et dépend de la BTA de Sierre (Base Territoriale A) bureaux se trouvent dans les locaux de la Police Cantonale, à avec laquelle elle coopère régulièrement. Les bureaux se trouvent Vissoie.

de g. à d. Raphaël Savioz, Jean Zuber, Marc Gosselin, Eric Devènes, Olivier Francfort

De g. à d. : Raphaël Savioz, Jean Zuber, Marc Gosselin, Eric Devènes, Olivierest Francfort Le rôle premier d’assumer des tâches de proximité dans un climat de confiance avec population. Les objectifs d’améliodans les locaux de la Police Cantonale, à Vissoie. Le rôle premier est d’assumer deslatâches de proximité dans sont un climat de rer et de renforcer la sécurité, d’assurer la tranquillité des citoyens, confiance avec la population. Les objectifs sont d’améliorer et de renforcer la sécurité, la tranquillité citoyens, ainsi que la sécurité routière mobiet de Depuis le 1.1.2017, un service de piquet a été mis en place et lesd’assurer ainsi que la sécuritédes routière et de permettre une meilleure permettre unelité meilleure mobilité aux usagers. aux usagers. appels sont pris en charge 24h/24h, 365 jours par an.MUNICIPALE POLICE D’ANNIVIERS

Outre les interventions, la Police municipale d’Anniviers effectue Fin novembre 2017 nous comptabilisons pour l’année : Le Service de la Police Municipale d’Anniviers est composé les missions suivantes : 170 interventions comme suit : • Appuis à la voirie communale et aux cantonniers 46appels en service de piquets sans intervention M. Olivier Francfort : Chef de poste • Appuis au CSI Anniviers 46sorties d’interventions lors du service de piquet M. Marc Gosselin : remplaçant du Chef de poste • Auditions des candidats à la naturalisation facilitée  MM. Eric Devènes et Raphael Savioz : assistants de sécurité • Contrôles du travail illégal Les interventions les plus fréquentes sont : M. Jeande Zuber: auxiliaire de police • Alarmes effractions • Contrôles de circulation •  Accidents circulation • Animaux domestiques en liberté • Disparitions • Contrôles du stationnement La lePolice Municipale estde rattachée Depuis 1.1.2017, un service piquet a au été Département mis en place de la de pris la commune et collabore avec le Demandes d’assistance • étroitement Individus suspects • Coopération lors des opérations de la Police Cantonale et les•sécurité appels sont en chargediverses 24h/24h, 365 jours par an. Service du feu et les secours d’Anniviers. • Incendies •Vols • Entretien et gestion de la signalisation routière Fin novembre 2017 nous comptabilisons pour l’année : • Gestion de la circulation lors des ensevelissements •Placée Tapages nocturnes • Violences domestiques sous l’autorité de la Gendarmerie, elle est rattachée à II et dépend la BTA de Sierre (Base 170 interventions • Gestion des 3000 places de parc et des 31 horodateurs •l’Arrondissement Intempéries et dangers pour ladecirculation Outre les De interventions, la Police municipale d’Anniviers effectue les Territoriale A) avec laquelle elleintervention coopère régulièrement. Les 46 appels en service de piquets sans à d.des : Raphaël Savioz, Jean Zuber, Marc Gosselin, Eric • Mise àg.jour piliers publics • Dommages à la propriété missions suivantes : bureaux se trouvent lors dansdules locauxde depiquet la Police Cantonale, à 46 sorties d’interventions service Devènes, Francfortlors des manifestations annuelles • Mise en placeOlivier des déviations Vissoie. Les interventions les plus fréquentes sont :  Appuis à la voirie communale et aux cantonniers Notification des commandements de Le rôle • premier est d’assumer des tâches depayer proximité dans un climat de  Accidents de circulation Appuis au confiance avec la population. objectifs sontcommunales d’améliorer et de renforcer la •  Patrouilles surCSI les Anniviers 350Les kms de routes  Alarmes effractions sécurité,•  d’assurer la pédestres tranquillité des citoyens, ainsi que facilitée la sécurité routière et de Auditions des candidats à lavillages naturalisation Patrouilles dans les  Animaux domestiques en liberté permettre une meilleure mobilité aux usagers.  Contrôles du travail illégal • Présence dans les cars postaux lors des trajets scolaires  Demandes d’assistance diverses Contrôles •  Présence lors de descirculation grandes manifestations  Disparitions (Marché artisanal, Grand-Raid, Sierre-Zinal)  Contrôles du stationnement  Incendies •  Prévention routière dansopérations les écoles de la Police Cantonale Coopération lors des  Individus suspects •  Réquisitions des différents communaux Entretien et gestion de labureaux signalisation routière et cantonaux  Tapages nocturnes • Sécurisation de périmètres lors de minages et déclenchements  Gestion de la circulation lors des ensevelissements  Violences domestiques d’avalanches  Gestion des 3000 places de parc et des 31 horodateurs  Intempéries et dangers pour la circulation •  Supervision de des la mise en place des chantiers et leurs signalisations Mise à jour piliers publics  Vols



Dommages à la propriété

Depuis le 1.1.2017, un service de piquet a été mis en place et les appels sont pris en charge 24h/24h, 365 jours par an. Fin novembre 2017 nous comptabilisons pour l’année :



Mise en place des déviations lors des manifestations annuelles

 

Notification des commandements de payer

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Patrouilles sur les 350 kms de routes communales


Service Sécurité Commune d’Anniviers

Chargé de sécurité : M. Claude Peter Employé à plein temps au sein de la Commune d’Anniviers, M. Claude Peter est en charge des organismes suivants :

First- Secours médicaux 18 personnes pour plus de 80 interventions par année. Intervention rapide des répondants pour les soins de 1er secours. Maintien des fonctions vitales. Guidage et portage.

Colonne de secours 25 secouristes pour environ 10 interventions par année. Recherche de personnes lors de disparitions, sauvetage en haute montagne, sauvetage en cas d’avalanches.

Corps des sapeurs-pompiers 129 sapeurs pour environ 70 interventions par année. Sauvetage de personnes et d’animaux, sauvetage lors d’accidents de la route, lutte contre le feu et les incendies de forêts.

Cellule dangers naturels C-DANA 4 spécialistes pour environ 10 interventions par année. Contrôle et suivi journalier des conditions météo. Assurer la sécurité en cas d’avalanches, de laves torrentielles et de chutes de pierres. Procéder aux minages de blocs si nécessaire.

De plus, M. Claude Peter effectue au quotidien les tâches suivantes liées à la sécurité incendie : - Contrôle annuel de 103 bâtiments. - Contrôle tous les 5 ans de 19 bâtiments. A ce jour environ 25 installations défectueuses ont été traitées en coordination avec le Service de ramonage. Le Responsable du dicastère de la sécurité, David Zufferey ainsi que le Chargé de sécurité, remercient tous les miliciens qui s’engagent et effectuent un travail remarquable pour assurer la sécurité de notre vallée.

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Mérites et distinctions 2017

Le moment est venu d’annoncer les artistes, les sportifs ou toute autre personne que vous souhaitez proposer comme lauréats pour les mérites et distinctions 2017. Vous trouvez le règlement modifié, ainsi que la fiche d’annonce concernant l’attribution de ces mérites et distinctions sur le site www. anniviers.org, sous sport et culture. Ce document est à retourner jusqu’au 31.01.2018 à : Commune d’Anniviers – CP 46 – 3961 Vissoie

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éducation

Camp de montagne des 10 CO

Lundi Nous sommes arrivés à Zinal, là nous avons fait la connaissance de notre accompagnateur pour les deux premiers jours. Ensuite nous sommes partis en direction de la Tzoucdana pour la création des groupes qui devaient ramasser les herbes, pêcher et préparer le poisson, faire la soupe et finalement s’occuper du feu. Après la dégustation de ce bon dîner nous sommes partis en direction du Petit Mountet, mais tout d’abord petite escale vers les roches pour apprendre à jongler. Une équipe de chasseurs a proposé de venir voir les bêtes qu’ils avaient chassées le jour-même. Nous sommes finalement montés en direction de la cabane, la marche n’était pas compliquée même si nous avons eu la compagnie de la pluie et de la neige. Arrivés à la cabane nous avons été chaleureusement accueillis par les gérants. Après nous être installés et douchés nous avons pu manger. Après le souper et une activité du soir nous sommes allés nous coucher. Voilà comment s’est terminée notre très belle journée du lundi. Manon Delaite

Mardi -Mercredi Ce jour-là nous n’avons pas pu aller au Grand Mountet car il neigeait beaucoup trop. Alors, nous sommes allés faire une petite promenade à côté du Petit Mountet. L’après-midi nous avons marché jusqu’à la moraine et identifié différents types de pierres. Ensuite nous sommes remontés à la cabane nous reposer.

Jeudi-Vendredi Après avoir passé trois formidables jours sur les hauteurs anniviardes, le petit déjeuner avalé, nous nous sommes mis en marche en direction de l’arête du Blanc de Moming. Une heure plus tard, les crampons aux pieds, nous étions répartis en groupes de cinq pour nous encorder. L’amorce était longue et il fallait éviter les crevasses. Parvenus au sommet, nous avons pu admirer le val d’Anniviers dans toute sa splendeur ainsi que les montagnes qui s’étendent jusqu’en Suisse allemande. Puis est venu le moment de descendre : nous avons dévalé la pente sans nous arrêter… en tombant cependant à plusieurs reprises mais toute la troupe est arrivée entière. Le jeudi soir nous nous sommes amusés avec des jeux de société dans une ambiance bien sympathique. à midi dans un endroit appelé le Plan des Lettres. Ensuite nous avons continué vers le Grand Mountet en passant par le glacier. Une fois arrivés à la cabane, nous nous sommes reposés. Nous y avons été accueillis par de chaleureuses personnes. Bruno Carvalho

Le lendemain matin, les sacs étaient prêts… tout comme le petit déjeuner. Le moment venu, nous avons pris le chemin du retour en station. Parmi les pierriers et les sentiers les chamois immobiles nous guettaient. Deux heures plus tard, la faim se faisant sentir nous avons pique-niqué puis continué la marche jusqu’à Zinal où le bus nous attendait pour regagner les villages. Vanina Ançay

Mercredi a été un jour très difficile pour certains car nous sommes montés à la cabane du Grand Mountet. C’était une marche pénible, mais tout le monde y est finalement arrivé. Nous avons mangé

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histoire

Anniviers qu’a vu l’ours

Au début du 19ème siècle, la présence d’ours et de loups est encore fréquemment mentionnée dans diverses régions des Alpes et notamment dans le Val d’Anniviers. Le dernier ours tué en Anniviers a été abattu en automne 1856 par Joseph Favre de Chandolin. Mais une tradition populaire affirme sans trop de détails que la patte clouée sur une poutre de la façade ouest de la maison bourgeoisiale d’Ayer, serait du dernier ours tué dans la vallée ; on situe l’abattage du plantigrade par un seul chasseur près du mayen des Moyes vers 1870. Dans tous les cas, les sources officielles assurent qu’aucun ours n’a été signalé en Valais après 1865. L’ours abattu par Joseph Favre est vraisemblablement le dernier ours tiré en Valais et un des derniers spécimens vus dans le canton.

Un ours dévora plusieurs veaux à Pinsec

Dans les vallées alpestres, la faible implantation humaine a historiquement influencé les effectifs de la grande faune. Celleci comprenait encore au 16ème siècle un large éventail d’espèces : ours, loup, lynx, bouquetin, chamois, cerf, chevreuil, marmotte, lièvres commun et variable, tétraslyre, gélinotte des bois, lagopède alpin, aigle royal et gypaète barbu, pour ne citer que les plus présentes dans les sources. À partir du 19ème siècle, cette situation va changer et débouchera sur la disparition complète de plusieurs espèces : le cerf d’abord dans la première moitié de ce siècle, puis du bouquetin vers 1850-1860 au plus tard, l’ours en 1865, le loup et le lynx vers 1880 et enfin le gypaète en 1900. Entre la fin du Moyen-Âge et le milieu du 19ème siècle, le refroidissement du climat lié au Petit Âge Glaciaire, sans s’avérer prépondérant, a contribué à décimer un gibier déjà affaibli ; mais une des causes de ce recul généralisé est principalement dans la « surchasse », résultat des besoins alimen-

taires de la population, de la lutte contre les dégâts causés par les prédateurs et les diverses peurs inspirées par des espèces pourtant parfois inoffensives, comme le gypaète, un charognard qui a également pâti des campagnes visant à supprimer ces animaux nuisibles. Les dégâts de ces derniers étaient nombreux et obligeaient à maintes reprises les paysans à organiser de véritables battues pour mettre les animaux domestiques à l’abri de ces bêtes sauvages. Le gouvernement du Valais délivrait une récompense aux chasseurs qui abattaient un de ces animaux nuisibles. Ainsi le Code pénal pour le Bas-Valais, époque où les habitants de cette partie du pays étaient sujets du Haut-Valais, indiquait au chapitre 71, art. 1 : « Il sera permis à chacun de chasser et de prendre en toute saison toutes les bêtes dommageables, comme ours, loups, loups-cerviers (lynx) et les oiseaux de proie. Mais celui qui aura tué un ours, un loup, un loup-cervier, sera tenu de présenter la tête et la patte de devant à Notre Représentant et

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recevra de celui-ci trente batz pour un ours et autant pour un loup-cervier ». Les trophées décoraient parfois les façades des bâtiments communaux et le vainqueur de ces chasses périlleuses s’entourait d’un prestige durable. L’ours, un danger potentiel Parmi la faune indigène suisse du MoyenÂge, l’ours occupait une place prépondérante. Cet animal habitait de préférence les régions solitaires ou accidentées, des lieux sauvages, difficilement accessibles, à respectable distance de toute agglomération humaine. Une des raisons de la disparition de l’ours n’est pas la chasse, mais le défrichement des forêts, qui privait l’animal de son habitat privilégié. Dans les Alpes, la réputation de l’ours avait bien moins mauvaise presse que le loup que l’on associait au Mal, car le christianisme en avait fait un suppôt du Diable. En effet, jusqu’en 1875, au Val d’Anniviers, certains conjuraient la crainte du


loup par des prières et l’on raconte que seul les hommes s’occupaient du bétail dans les mayens, les femmes et les enfants n’osant pas s’aventurer loin du village pour cette raison. Pourtant aucun document concernant cette période ne mentionne un loup agressif en Valais. Le loup n’a guère attaqué les Valaisans mais les a beaucoup effrayés. Dépourvu de l’aura maléfique du loup, l’ours s’avère un danger potentiel qui toutefois inspirait moins la peur chez nos populations montagnardes. La perception de ce plantigrade s’avère donc plus ambiguë que celle du canidé et ceci malgré sa dangerosité supérieure en cas de blessure ou de présence d’oursons. À part quelques rares attaques envers le bétail des alpages ou quelques pillages de mayens en raison des provisions de viande séchée, l’ours n’occasionne que peu de troubles. On relate seulement l’attaque mortelle d’un chasseur par un ours blessé dans le Val d’Hérens. Le dernier ours de cette vallée a été tué en 1830 à Hérémence par deux villageois ; un des chasseurs, voulant vérifier si l’ours était bien mort, eut le visage emporté d’un coup de griffes et est mort peu de temps après. L’animal meurtrier fut empaillé et offert au Musée d’Histoire naturelle de Sion. Cependant, il est probable que d’autres accidents doivent avoir été causés par l’ours. Notamment parce que jusqu’au 16ème siècle, le plantigrade se chassait souvent à l’épieu, ce qui constituait une chasse périlleuse. En outre, contrairement au loup ou au lynx, l’ours était comestible, dont la chair était appréciée et entrait également dans la composition de divers remèdes. En automne, les ours visitaient les vergers proches des villages, sans préjudice physique pour les habitants. Vers 1830, il n’était pas rare de voir les ours descendre des montagnes d’Anniviers et d’Hérens vers les vignobles de la plaine pour se régaler de raisins. En 1834, un ours descendit dans une vigne des coteaux de Sierre. Un jeune homme qui chassait les oiseaux fut assez fou pour lui lâcher à bout portant sa charge de grenaille et assez heureux pour le tuer raide. Les poires de Fribougze Vers 1755, Simon Zufferey de St Luc possédait à Fribougze, entre les deux Pontis,

en amont du chemin, un assez grand pré au milieu duquel était planté un poirier à haute tige du genre précoce. Un jour de septembre, sa femme Madelon lui demanda si les poires de Fribougze sont bien mûres. Simon lui répondit qu’un voisin, en rentrant de la plaine, avait remarqué que les fruits du poirier étaient bien jaunes. C’est ainsi que le lendemain matin, Simon accompagné de son fiston Jean, descendit de St Luc avec le mulet bâté ; Jean pour ramasser les poires et le papa pour différents travaux à Muraz. En remontant le soir, Simon qui était allé inspecter ses vignes et contrôler son jardin, aperçoit son fils figé sur une branche de poirier, immobile. Il s’approche, et voit par terre les deux sacs vides, déchirés, complètement en lambeaux. Quant aux poires ? Bernique, rien, pas le moindre fruit. Que s’était-il passé ? Il cria à son fils de descendre de l’arbre pour expliquer tout ce désordre. Le fils, encore tout tremblant, lui raconta que quand il eut terminé de cueillir et de mettre les poires dans les sacs, trois affreuses bêtes sont sorties de la forêt en courant. Pris de peur en les voyant s’approcher, prestement il se réfugia au sommet de l’arbre pour leur échapper pendant que ces hideuses bêtes s’empressaient de dévorer toute sa récolte de poires. Finalement, elles se sont amusées à déchirer les deux sacs, puis lentement se sont éloignées vers la forêt. Jean resta donc perché en haut de l’arbre, dans ce refuge inconfortable jusqu’à la venue du père. Ce dernier lui dit alors : - Mon pauvre garçon, les trois bêtes qui ont dévoré nos poires, d’après ce que tu m’expliques, étaient bien des dangereux ours. Tu as donc bien agi de te réfugier là-haut sur l’arbre, sinon ils t’auraient certainement égorgé. N’ayant pas d’armes, dépêchons-nous de quitter ces lieux afin que nous ayons dépassé les Pontis avant la nuit. À partir de là, nous serons hors danger. Un mélèze salvateur Le fils de Simon avait eu le bon réflexe de se réfugier en haut du poirier pour se protéger des ours, mais il ignorait que ces plantigrades peuvent également grimper aux arbres. Ils ne devaient pas être bien méchants, seul les fruits les intéressaient

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et non la chair humaine. Par contre l’histoire de Joseph Zufferey de Chandolin vers le milieu du 19ème siècle aurait pu mal se terminer. Joseph quitta Chandolin un jour de mai pour descendre en plaine pour les ébourgeonnements. Il prit son fusil, si des fois il rencontrait de la viande fraîche. C’était un vieux fusil qu’on bourrait par la gueule de poudre, de grenailles, de pointes de fer et quand on tirait ça partait comme autant de flèches. Arrivé à Couquelle, à la limite de Loèche et Chandolin, il rencontre un ours. La belle affaire ! Il vise l’animal, tire et malheureusement blesse l’ours qui aussitôt le charge. Joseph se lance alors sur un mélèze perpendiculaire au roc, geste qui certainement le sauva. Il resta ainsi dans cette posture fâcheuse, alors que l’arbre par moment penchait dangereusement dans le vide. Quant à l’ours, il se coucha sous un sapin, se frappant la poitrine avec la patte où il avait mal : mea culpa ! Puis au bout d’un laps de temps, il repartit dans la direction des coteaux de Sierre. Quelques jours plus tard, à la ferme de Finges, on s’est aperçu que les chiens de garde arrivaient toujours repus. Un jour les métayers les suivirent et trouvèrent les restes de l’ours que Joseph avait blessé, presque entièrement dévorés. L’ours de Pinsec Si aujourd’hui dans le Val d’Anniviers les histoires d’ours se sont pratiquement effacées de la mémoire collective, elles demeurent inscrites en quelques lieux, comme la patte de l’ours sur la maison bourgeoisiale d’Ayer, mais aussi il n’y a pas si longtemps on pouvait admirer une superbe paire de pattes avant d’ours qui surmontait la porte de la maison de la famille Caloz du hameau de St-Jean-d’en-Haut. Tuer un ours relevait de l’exploit et conférait au chasseur une réputation d’homme vaillant et courageux. Les pattes du plantigrade abattu constituaient un trophée envié et elles étaient souvent clouées audessus de la porte du domicile du héros. Une histoire a longtemps effrayé les petits et les grands lors des veillées qui racontait comment six courageux Anniviards avaient participé à une expédition punitive


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afin de tuer un dangereux ours qui avait dévoré quelques beaux veaux gras dans le hameau de Pinsec. On connaît l’histoire grâce au procès-verbal authentique dressé par l’abbé Gillet, curé de la paroisse de Vissoie, qui a fait passer à la postérité les six hommes de Pinsec lors de cette fameuse battu du 11 avril 1811 : « L’an 1811, dit le procès-verbal, entre le 7 et le 8 avril, comme l’on a pu conjoncturer par les pas marqués dans la neige, un ours d’un poids prodigieux, qui avait reposé pendant l’hiver dans les environs du village de Pinsec, rière la commune de Vissoie, s’est réveillé et est sorti de son gîte de meilleure heure qu’à l’ordinaire. La nuit du 9 au 10 dudit mois, il enfonça des écuries et dévora chaque fois un beau veau gras ; celle du 11, il voulut continuer ses désastreuses opérations, mais le propriétaire de l’écurie à laquelle il heurta, ayant attaché à sa porte des tranchants, il s’y blessa les deux pattes en les y appliquant pour l’enfoncer, ce qui l’obligea à renoncer à son dessein et à se retirer dans la forêt voisine. Aussitôt, six particuliers dudit village, nommément Jean Massy, Antoine Bourguinet, Georges Abbé, Jospeh Savioz, André Bonnard, Augustin Solioz, comme autrefois les trois Suisses, se liguèrent et jurèrent la perte du tyran. Nouveaux, mais dignes Français, ils prirent pour devise : « Vaincre ou mourir » et, armés d’un seul fusil très simple, avec des triques, lances, haches etc., ils suivirent ses sanglantes traces, le découvrirent et attaquèrent cette furieuse bête. Si leur valeur n’eut suppléé à la faiblesse de leurs armes, ils en eussent été tous dévorés; car le premier d’iceux lui ayant vainement appliqué un coup de balle, ce monstre, en étant devenu que plus farouche et s’étant retourné vers lui, gueule ouverte, il lui brisa la crosse de son fusil sur le nez, et les autres aussi braves que fidèles, achevèrent de le tirer de l’imminent danger où il était de périr, en faisant pleuvoir sur l’ennemi commun une grêle de coups de triques, de lances, etc. Voyant cependant qu’on ne pouvait l’arrêter avec de si chétifs instruments, on fit apporter un fusil rayé et appeler quelque renfort. Mais, avant que celui-ci pût être mis en usage, il présenta encore ses dents voraces à Augustin Solioz qui, non moins courageux que le premier, lui enfonça sa lance au front qui, dans un instant, fut mise en pièces. Enfin, un second coup de balle sortit du fusil rayé et une

nouvelle grêle, principalement de cailloux, l’achevèrent ». Ayant appris cette heureuse issue de la lutte, le maire de Vissoie se hâta d’en aviser le préfet. Son Excellence lui répondit qu’il fallait en toutes circonstances semblables dresser un procès-verbal et lui expédier la tête de la bête tuée qui serait rendue aux porteurs, dûment marquée, afin qu’on ne pût la présenter une seconde fois. Aussitôt après réception de l’un et de l’autre, elle ferait payer à celui ou à ceux qui ont opéré cette destruction les 18 francs accordés par le gouvernement… En post-scriptum, elle demandait à acheter la peau de l’animal qui appartenait à ses héroïques chasseurs de Pinsec. L’ourson de Il n’était pas rare de rencontrer un ours en Anniviers au 19ème siècle Plan-Palet À la fin du 18ème siècle, par un beau jour déchaînée saisit un pilier du raccard, faide printemps, une famille de paysans de sant dangereusement osciller le bâtiment. Niouc s’en alla dans la forêt de Plan-Palet, La situation devenait périlleuse, impennon loin du village, pour y ramasser de la sable d’ouvrir la porte car l’ourse pouvait litière pour le bétail. Alors qu’ils prenaient pénétrer dans le raccard et égorger toute leur repas de midi ils aperçurent soudain la famille. Cette dernière se réfugia alors à un ourson sortant de la forêt, apparem- l’étage supérieur, laissant voler en éclat la ment désorienté. Insouciant, le petit ours porte par l’animal devenu furieux. Parmi s’approcha de la famille qui pour la plus les débris de bois jonchant le sol la mère grande joie des enfants se laissa cajoler. saisit son petit et l’emporta rapidement On lui donna du pain de seigle, de la hors de l’habitation. tomme. Il se régala gloutonnement, sans Par la lucarne, la famille vit déguerpir en souci. L’heure de rentrée sonna et l’on se direction de la forêt toute proche, la mère mit en route, suivi de l’ourson devenu en tête, accompagnée de ses trois petits qui docile. Voyant que la petite bête avait du la suivaient. Toute la famille passa la nuit mal à suivre, la fille aînée le prit dans ses blottie inconfortablement sur le galetas. bras jusqu’à la ferme. De peur qu’il s’en Le lendemain matin, après avoir réparé la échappe on l’enferma dans le dortoir du porte, tout rentra dans l’ordre, laissant à raccard. Le petit animal se retrouvant seul, tous le souvenir douloureux de l’hébergese mit à pleurer et à gémir fortement. ment de l’ourson de Plan-Palet. Vers huit heures du soir, toute la famille étant réunie autour de la table s’apprêtant L’ours de Niouc, légende ou à aller se coucher, entendit tout à coup au réalité ? dehors un cri terrible. L’ourson à ce mo- De la plaine, la vaste forêt de Finges ment redoubla ses plaintes jusqu’à devenir grimpe le long des parois abruptes du un véritable vacarme. Le père de famille Corbetschgrat, atteint l’Ochsenboden comprit de suite que la mère de l’our- puis Beauregard ; de là, le bois décrit un son venait chercher son enfant. La colère demi-cercle immense au midi de Niouc, aidant, de ses pattes antérieures, l’ourse descend au fond de la vallée près de Fang

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pour remonter sur la rive opposée dans la direction de Vercorin. Autrefois, dans cette forêt ancestrale, le gibier abondait et se trouvait très à l’aise. C’était surtout le cas des ours qui se sentaient dans leur domaine. Rien ne manquait pour satisfaire l’appétit de ces plantigrades : fourmis, lièvres imprudents, baies sauvages, miel appétissant, bref tout ce qu’il faut pour rendre heureux les ours. Les soirs d’été, les ours s’enhardissaient dans les propriétés de Niouc, Crouja, Fang où ils dévalisaient les arbres fruitiers. Ils en voulaient surtout à ces petites cerises de montagne, douces, parfumées et savoureuses. Furieux de voir ses cerisiers pillés par ces animaux sauvages, un paysan de Niouc résolut un jour de surprendre les voleurs. Tout près d’un cerisier, il creusa un profond fossé qu’il recouvrit de branchages puis d’une couche de terre. Satisfait de son piège, l’homme rentra chez lui, content de son travail. Alors que la nuit venait à peine de tomber, sur la route conduisant au Pontis, un chaudronnier remontait la vallée pour aller vendre ses casseroles et chaudrons qui dansaient dans son dos faisant entendre un bruit monotone de vieille ferraille. Epuisé par son chargement l’artisan s’arrêta près du cerisier pour s’y reposer un moment. «Voilà un endroit agréable pour bivouaquer» se dit-il. À sa stupéfaction, il sent tout à coup le sol se dérober et le voilà qui tombe lourde-

ment au fond du trou dans un grand vacarme d’ustensiles entrechoqués. Revenu de sa surprise, l’infortuné chaudronnier inspecte les lieux et constate qu’il est bel et bien prisonnier de cet endroit. Constatant qu’il est à l’abri du vent, il s’installe dans un coin, se disant qu’il verra bien demain matin comment se sortir de ce pétrin. Il s’endort profondément. Soudain, l’artisan est réveillé brusquement par une masse lourde et soyeuse qui vient de tomber sur lui, tandis qu’un sourd grognement lui fait reconnaître que son compagnon d’infortune est un ours. Dans l’obscurité deux yeux phosphorescents brillent et l’observent. Tout à coup l’animal pousse un cri peu rassurant et s’approche de lui. Instinctivement l’homme se saisit de sa ferraille et le cliquetis insolite tient l’animal en respect. Pendant toute la nuit les deux prisonniers se regardent dans les yeux et chaque fois que l’énorme plantigrade fait mine de se jeter sur le pauvre chaudronnier, casseroles et chaudrons font un vacarme d’enfer et l’ours apeuré se terre dans le coin du fossé. Enfin après une longue nuit, le jour fait son apparition. Attirés par le tapage du chaudronnier, les gens de Niouc accoururent sur les lieux et le tirèrent de sa fâcheuse situation. Quant à l’ours, il passa de vie à trépas ; deux hommes s’acharnèrent plus particulièrement contre le pauvre plantigrade : le propriétaire du cerisier et le chaudronnier.

Le dernier ours tué en Anniviers Le dernier ours tué dans le Val d’Anniviers a été abattu en automne 1856 par Joseph Favre de Chandolin. Le journal illustré La Patrie Suisse revient sur les faits en 1900 et raconte : « Chasseur de race, Joseph Favre s’était rendu un jour de grand matin à l’alpe de Ponchettes, terre privilégiée des chasseurs de chamois: il se plaçait à l’affût, lorsqu’il vit quelque chose remuer tout près de lui. Un blaireau! se ditil. Mais un sourd grognement lui fit comprendre qu’il s’était trompé. Epauler son fusil et faire feu fut l’affaire d’un clin d’oeil. L’ours était blessé à mort, mais il avait eu le temps d’étendre sa patte d’un velours douteux sur la tête du chasseur et de lui enlever avec son chapeau une partie du cuir chevelu. Il roula ensuite dans l’abîme. Plus tard, on en trouva le cadavre, à peu près décomposé, au pied d’un rocher ». L’ours abattu par Joseph Favre est présenté comme le dernier plantigrade tiré en Valais, après il semble qu’on n’en signala plus dans tout le canton. Jean-Louis Claude de Zinal

Le comité de rédaction vous souhaite une belle année 2018 et remercie les annonceurs de leur soutien.

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Connaissez-vous

tourisme

LE Wiki Anniviard ?

I

l y a un an, naissait Annibook. Vous en avez certainement déjà entendu parler. Il s’agit du réseau social du Val d’Anniviers, un Facebook mais local… Et bien, pour sa première année d’existence, le site s’est refait une beauté et s’est offert la première encyclopédie collaborative dédiée au Val d’Anniviers ! Wiki Anniviard ? Kesako ? Vous connaissez tous Wikipedia. Cette encyclopédie gratuite tellement pratique pour trouver une info sur n’importe quel sujet. Et bien, il s’agit d’une encyclopédie dite collaborative. Tout un chacun peut y contribuer, ajouter ses connaissances et agrandir la base de données. Avec le Wiki Anniviard, c’est le même principe. Le but est de créer la base de données informative la plus complète possible sur le Val d’Anniviers et sur tout sujet qui le concerne. A terme, c’est une véritable encyclopédie du Val d’Anniviers qui devrait voir le jour. A ce jour, Anniviers Tourisme, notamment grâce aux talents de coordinatrice d’Adriana Claude, a créé une base de départ. Les

informations sont pour la majorité issues des parcours historiques et des articles de votre journal préféré ! Comment participer au projet ? Le but d’une encyclopédie collaborative, c’est évidemment de faire participer le plus grand nombre de personnes. Sinon, ce n’est plus collaboratif. Par conséquent, si vous êtes passionnés par un sujet touchant de près ou de loin le Val d’Anniviers, que vous avez un peu de temps et une volonté féroce de noircir des pages (virtuelles ou non !), alors il ne vous reste plus qu’à contacter Yanis Chauvel (y.chauvel@anniviers.ch) ou Adriana Claude (a.claude@ anniviers.ch) pour faire partie de l’équipe. Si vous trouvez le concept intéressant mais que vous n’avez pas forcément le temps de participer activement à sa réalisation, par-

St-Luc

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tagez-le sur vos réseaux, parlez-en autour de vous, vous connaissez certainement des personnes qui peuvent être motivées ! Yanis Chauvel


sport

Ski-Team Anniviers

D

ans notre dernier article, nous présentions plusieurs évolutions dans le domaine du ski, notamment concernant la préparation physique. Cette dernière joue un rôle déterminant dans le ski de compétition. En effet, être suffisamment entraîné permet aux athlètes non seulement de tenir une descente entière et de réagir aux forces exercées à chaque virage, mais également d’être en forme jusqu’à la fin de saison. Si l’on parle de fatigue, on a tendance à penser qu’il suffit de travailler l’endurance. Cependant, lorsque l’on sait que les plus longues descentes de Coupe du Monde ne dépassent pas les 2 minutes, nous sommes en droit de nous demander si le ski est vraiment un sport d’endurance. Si l’on devait comparer une descente de ski à une discipline de l’athlétisme, il pourrait s’agir d’une course de 800m. Nous sommes donc très loin d’un marathon. Alors pourquoi travailler l’endurance pour les alpins ? La réponse est simple, le skieur ne fait pas qu’une descente par jour, et ne skie pas qu’un seul jour durant la saison. Il doit gérer son énergie tous les jours, à des altitudes élevées et souvent dans le froid. Cette énergie diminue au fur et à mesure de la journée et surtout semaine après semaine. L’objectif pour un skieur est donc d’être suffisamment endurant afin d’avoir encore de l’énergie en fin de saison lors des dernières courses. L’endurance n’est pas la seule composante à entraîner pour un skieur. Comme évoqué précédemment, lors de chaque virage, le skieur doit activer différentes forces de son corps. De quelles forces parle-t-on? Nous sommes tous d’accord pour dire que la

force des jambes est l’élément le plus essentiel. Cependant, qu’arrive-t-il à un skieur si ses jambes le tiennent debout dans le virage, mais que le haut de son corps s’agite comme un pantin ? La chute est quasi assurée. Les athlètes doivent donc travailler leur ceinture abdominale afin de gainer et de stabiliser leur buste. Il en va de même pour les bras qui permettront au skieur de se propulser hors du portillon de départ. Rien ne peut être laissé de côté. Un skieur doit donc en premier lieu entraîner son endurance et sa force. Ce n’est toutefois pas tout, il doit également peaufiner son équilibre, sa réaction, son orientation, son rythme ainsi que la différenciation entre ses jambes et son haut du corps. Tout ceci constitue ce que l’on appelle la coordination. L’athlète va également devoir travailler sa vitesse Maël allie force et équilibre durant son entrainement car si la technique est importante, l’exécution rapide des mouvements réussir à travailler tous ces éléments enlui permettra d’atteindre plus rapidement semble, afin que chaque faculté puisse se l’arrivée. développer autant que les autres. Un vrai casse-tête, surtout lorsqu’il faut le faire avec des enfants qui n’ont qu’une idée en La préparation tête : s’amuser.

physique n’est de loin pas simple

et la subtilité supplémentaire est qu’il faut

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Pour que la condition physique ne soit pas une corvée pour vos enfants, le Ski-Team Anniviers organise tous les jeudis soir de 18h15 à 19h40 un entraînement basé sur le jeu et le polysport. L’objectif est de


Sans neige, rien de mieux que des rollers pour faire un slalom

faire progresser les enfants dans un esprit de camaraderie et avec des exercices adaptés à leur âge. Cet entraînement gratuit est ouvert à tous les enfants de 2010 à 2001 des ski-clubs du Val d’Anniviers.

Les courses Coupe d’Europe à Grimentz-Zinal 22 et 23 janvier 2018, GS Dames Courses FIS à St-Luc-Chandolin 17 et 18 janvier 2018, GS Dames

Alors si vos enfants rêvent de devenir la pro- Courses FIS à Grimentz-Zinal chaine Mikaela Shiffrin ou le futur Marcel 29 et 30 janvier 2018, SG et AC Hommes 10 et 11 avril 2018, SL Hommes Hirscher, n’hésitez pas à les inscrire ! Valentin Crettaz Président du Ski-Team Anniviers

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Coupe Anniviers 27 janvier 2018, GS à Zinal 24 février 2018, CR à St-Luc 18 mars 2018, SL à Grimentz 8 avril 2018, Finale à Vercorin


culture

La Chapelle St-Georges à St-Luc Hommage à Joachim Henri Camille dit Candide Pont 1873-1956

J

e tiens la bride du mulet et la soif m’envahit. Le sentier grimpe fortement et le soleil est sans pitié en ce jour d’été, plus exactement ce 10 août 1913. Je n’ai pas mon quarteron car je bois au torrent. Seulement le torrent se trouve maintenant au bas de la falaise de moraine creusée par le ruisseau de Tsarrire et je suis sur le chemin de crête. En août, la rèze perd de sa fraîcheur ; elle devient de plus en plus madérée dans le grand tonneau de mélèze, mais on la boit quand même coupée avec un peu d’eau dans le quarteron, et puis on est habitué à ce goût. Mais voilà, je suis parti sans ma boisson.

Candide Pont, devant la chapelle St - Georges, au bas de St - Luc sur le chemin de Vissoie

Je devais engranger quelques foins d’une pâture située entre Louc et Vissoye, on n’est jamais trop prudent pour garantir le fourrage de ses trois vaches, en hiver. Heureusement, ce matin-là, le mulet était libre et je pus profiter de son service en tant que propriétaire du tiers de la bête. La charge de foin n’était pas pesante et elle retombait des deux côtés sur les flancs de l’animal. J’aperçois maintenant la chapelle. Je n’ai plus qu’une demi-heure de marche jusqu’à la grange, celle du village située juste un peu au-dessus de la maison de pierre reconstruite après l’incendie de 1858 où j’habite.

Arrivé en vue de la chapelle St-Georges je ne pensais pas au Bon Dieu, mais à ces sales gamins, qui ne croyaient à rien et que j’avais surpris mangeant le morceau de pain qu’ils devaient garder dans leur poche pour se prémunir des morsures de serpents et particulièrement des vipères. Ils rigolaient en cachette et parmi eux il y avait mes enfants; Arthur - l’aîné, Armin Edouard et René Xavier, tandis que, Hermine Catherine et Lydie Emma, 2 ans, trop petites, étaient restées à la maison, au village. La bénédiction du pain avait lieu à la chapelle le 23 avril de chaque année. Monsieur le curé Luc-Pierre Pont procédait à cet office et les fidèles étaient invités à en garder un morceau dans leur poche pour les protéger des morsures de serpent,

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qu’il disait. Et bien sûr, il n’y avait que les grandes personnes pour croire tout ce que disait le curé. Les enfants, qui souvent avaient faim, mangeaient ce pain de seigle le plus vite possible. Une rencontre insolite Tête penchée en avant, les yeux rivés au sol, pour mieux appréhender le sentier et éviter de buter contre des pierres, je n’avais pas aperçu un homme posté un peu à l’écart, dans l’herbe, tenant un trépied, lorsque celui-ci m’interpelle : « Hello! Hello ! » Je me suis dit, voilà un Anglais qui est sûrement installé dans l’hôtel de Pierre Pont. Je répondis : «Hello! What! Good morning!» bien qu’il était environ quatre heures de l’après-midi. C’était les seuls mots anglais que je connaissais car il m’arrivait de par-


tir en montagne, à la demande de mon cousin Gabriel-Joseph, fils de Pierre Pont l’hôtelier, et souvent même jusqu’au sommet de la Bella-Tola avec des touristes anglais; ça me faisait un peu d’argent pour acheter à la foire de Sainte Catherine à Sierre : du sel, du sucre, du café que je mélangeais à la chicorée et qui donnait dans la cuisine cette odeur que j’aimais tant, et puis aussi quelques tissus pour les robes et tabliers chatoyants du dimanche de ma femme et des gamines. « Photo? » reprit l’Anglais. Interloqué, je n’avais pas remarqué que sur le tré- Photo trouvée par Jean Brice de Turckheim, St-Luc, chapelle St - Georges pied trônait une boîte carrée. Pour lui faire plaisir, je pris la pose plus, on distinguait l’hôtel Weisshorn sur et mon mulet en fit autant, tout heureux son promontoire et plus loin la Pointe de Nava. de souffler un peu. Le clocheton de la vieille chapelle penchait déjà dangereusement vers l’aval et des planches de la toiture s’étaient détachées. Je donnais mon adresse à l’inconnu dont l’accoutrement me faisait pâlir d’envie : veste cintrée en tissu de laine et pantalon golf de vrai gentleman. Quelques jours plus tard, je reçus une copie de la photo par la poste. J’étais bien cadré sauf pour le mulet qui avait les pattes raccourcies avec en arrière-plan la chapelle St–Georges. De

Plus haut sur le chemin, d’autres souvenirs me viennent à l’esprit, car le bruit de mes chaussures avec leurs clous et les fers du mulet qui martèlent le sol sont propices à la réflexion et finissent toujours par me «taquiner» l’esprit. Enfin me voilà en vue de la cave de la Cöha. La récompense s’approche ! La porte est ouverte et j’entends des voix fortes. Ils ne savent pas parler sans élever la voix plus que nécessaire, ces Moquérands !

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Pourtant nous ne sommes pas en période électorale !... L’humagne faisait déjà son effet alors qu’un vieux fromage de la dernière saison était entamé sur le brenno. Je décidais de m’attarder un peu, beaucoup, car je n’étais pas le dernier à critiquer les décisions du président de la commune et de la bourgeoisie. Comme ils furent durs les derniers mètres jusqu’à la grange ! Conté par le petit-fils de Candide : François-Antoine Pont extrait recueilli par Simone Salamin


SION A V E & N O I T AC

NOUVEAUTÉ

UN NOUVEAU DIRECTEUR

A titre personnel, je suis très heureux de venir travailler et vivre dans cette magnifique vallée que je fréquente à de très nombreuses reprises depuis le début de mes études à Sierre en 2009. Ski, randonnée, et VTT sont autant d’activités que j’ai pu régulièrement pratiquer et faire découvrir à ma famille et mes amis depuis Chères Anniviardes, cette période. Chers Anniviards,

À LA TÊTE D’ANNIVIERS TOURISME

Le val d’Anniviers est un superbe Je profite de ces quelques lignes qui terrain de jeux à ciel ouvert et tous me sont offertes pour me présenter. les atouts y sont réunis pour relever les challenges d’aujourd’hui et de Originaire de Lausanne, j’ai trademain. vaillé quelques années du côté de Nyon, Proactivité, d’abord au Paléo Festival, puis dynamisme comme responsableetmarketing de Nyon Région Tourisme. Ces innovation... dernières années j’ai été directeur d’Evolène Région et que ressont des termes et Tourisme des valeurs jeponsable partageopérationnel avec ce quidea Val étéd’Héfait rens Tourisme. jusqu’à maintenant, et c’est dans cet état d’esprit que je souhaite parJe me au suisdéveloppement formé aux métiers du ticiper du toutourisme HES-SO de Sierre où risme dansàlalarégion anniviarde. j’ai obtenu un bachelor.

Par ailleurs je suis actuellement un EMBA en innovation touristique car j’estime qu’il est important de continuellement se former et de garder un pied dans le monde académique, surtout dans un domaine comme le tourisme qui est en constante évolution.

Il est inutile de tous vous les citer, toutefois la transformation digitale et les nouvelles habitudes de voyages et besoins de nos hôtes sont des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur. Il s’agit d’éléments centraux pour le développement économique et touristique de la vallée auquel je souhaite évidemment contribuer. Au plaisir de vous rencontrer tout prochainement!

C’est toutefois sur le terrain et dans Je conclurai ces quelques lignes en le feu de l’action que je me sens le vous disant que je me réjouis de mieux, et c’est donc un immense faire votre connaissance et mener plaisir pour moi de prendre la sucà bien de nouveaux projets touris- Michael Moret cession de Simon Wiget et d’avoir tiques avec vous et toute l’équipe ainsi l’opportunité de relever les d’Anniviers Tourisme et Sierre Anninombreux défis inhérents au touviers Marketing. risme à l’heure actuelle.

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A titre personnel, je suis très heureux de venir travailler et vivre dans cette magnifique vallée que je fréquente à de très nombreuses reprises depuis le début de mes études à Sierre en 2009. Ski, randonnée, et VTT sont autant d’activités que j’ai pu régulièrement pratiquer et faire découvrir à ma famille et mes amis depuis cette période. Le val d’Anniviers est un superbe terrain de jeux à ciel ouvert et tous les atouts y sont réunis pour relever les challenges d’aujourd’hui et de demain.

Proactivité, dynamisme et innovation... sont des termes et des valeurs que je partage avec ce qui a été fait jusqu’à maintenant, et c’est dans cet état d’esprit que je souhaite participer au développement du tourisme dans la région anniviarde.

Je conclurai ces quelques lignes en Au plaisir de vous rencontrer tout vous disant que je me réjouis de prochainement! faire votre connaissance et mener à bien de nouveaux projets touris- Michael Moret tiques avec vous et toute l’équipe d’Anniviers Tourisme et Sierre Anniviers Marketing.

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enviedebouger.com Voyage à la Belle Epoque en Egypte ...

L

’Egypte a toujours été une destination touristique de premier lieu, et ceci dès le milieu du 19ème siècle.

Depuis l’expédition napoléonienne et le déchiffrage de la tablette de Rosette par Champollion, l’égyptologie est devenue la coqueluche de nombreux aventuriers. Se sont joints à eux plusieurs aristocrates anglais, notamment, désœuvrés et à la recherche de notoriété. De la fin du 19ème siècle à la première guerre mondiale, l’archéologie en Egypte a connu ses heures de gloire. Des pyramides à la Vallée des Rois, les découvertes se sont succédé à un rythme effréné, sur fond de malédictions et de superstitions populaires. Cela faisait frémir dans les salons et il était de bon ton de se soigner avec de la poudre de momie tout en contemplant telle ou telle statuette provenant de la tombe d’un illustre pharaon ou d’une reine égyptienne. L’égyptologie était à la mode et l’Egypte fit vite partie du « Grand Tour », ce voyage initiatique que tout jeune aristocrate anglais qui se respecte se devait d’avoir effectué avant son entrée dans le monde.

Au bout du couloir, la chambre d’Howard Carter!

digne d’un grand hôtel de l’arc lémanique, le prix des chambres reste très abordable. Et il est tellement plus agréable de visiter

Puis l’Egypte devint une colonie anglaise et les voyages furent facilités. On prenait l’habitude, entre une cure à Vichy et un séjour sur la Côte d’Azur, de venir passer une partie de l’hiver au chaud dans un des nombreux palaces égyptiens de l’époque. On y séjournait plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour certains. L’Egypte a conservé, et a remarquablement mis en valeur cet héritage. Plusieurs de ces anciens hôtels de légende sont encore ouverts aujourd’hui. Bien sûr, le tarif y est relativement élevé si l’on se réfère au coût de la vie du pays en général. Pourtant, pour des hôtels 5 étoiles, véritables palaces au service

ce pays merveilleux et ses monuments plusieurs fois millénaires en séjournant dans l’ambiance chargée d’histoire de ces hôtels

Le Winter Palace vu du Nil

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Il s’agit du village des artisans (la Place de vérité pour ceux qui ont lu Christian Jacq) qui travaillèrent dans les tombes de la Vallée des Rois et des Reines. Le village est encore très bien conservé et entouré par des tombes, celles des artisans, avec des peintures absolument remarquables. Louxor possède aussi un des hôtels les plus mythiques d’Egypte, le Winter Palace. Exploité par Sofitel actuellement, cet hôtel est un véritable bijou d’archéologie touristique. Dès les marches de l’escalier d’entrée, nous changeons d’époque. Construit en 1886 sur les berges du Nil, à 100 mètres du temple de Louxor, le Winter Palace a conservé l’ambiance Belle Epoque. Du portier en livrée aux fumoirs estampillés « Tenue correcte exigée », en passant par un luxuriant jardin tropical, tout est réuni pour vous dépayser complètement. Le service y est luxueux, c’est tout de même un 5 étoiles… Quant au prix, il correspond aux standards locaux. Pour dormir dans la chambre du roi Farouk ou dans celle d’Howard Carter, ce n’est vraiment pas cher ! Petit déjeuner au pied des pyramides

historiques que dans des hôtels de luxe du genre Hilton plus impersonnels les uns que les autres. Commençons notre périple, logiquement, au Caire. Situé au pied des pyramides, le Mena House est une légende vivante. Construit en 1869, il s’agissait au départ d’un palais dans lequel le Khedive Ismail venait se reposer. Après la construction de la route des pyramides, réalisée spécialement pour la venue de l’impératrice Eugénie, ce palais prit de l’importance. Il trouve sa vocation actuelle en 1883 en devenant le Mena House Hotel. Depuis, il n’a cessé d’accueillir des hôtes plus ou moins illustres. Le bâtiment en lui-même est un chef d’œuvre. Entouré par un parc de plus de 16 hectares, au pied des pyramides, il constitue un havre de paix et de verdure au milieu de l’une des villes les plus peuplées du monde. Idéal pour se reposer d’une journée fatigante à arpenter les rues animées du vieux Caire. Le Caire est une ville tentaculaire, qui a tellement à offrir que j’y consacrerai d’autres articles.

Impossible de résumer en si peu de lignes une ville dans laquelle l’histoire côtoie le présent dans chaque pierre de chaque bâtiment, dans laquelle le luxe côtoie une pauvreté et une détresse extrêmes, une ville qui ne dort jamais mais qui permet à celui qui s’y laisse emporter de vivre un rêve éveillé. Le Mena House est donc le premier palace à expérimenter. L’ambiance y est calme, et permet une transition en douceur entre l’Europe et le Moyen Orient dont l’Egypte est la porte d’entrée. Après quelques jours au Caire, suivons les traces des premiers touristes et descendons vers le sud. Première étape, Louxor. Cette ville de la Haute Egypte est mondialement connue car elle abrite les tombes de la Vallée des Rois notamment, et le temple de Karnak. Peu de noms sont aussi évocateurs de rêves que ceux-ci… C’est aussi à Louxor que se trouve Deir el Bahari, le temple de la reine Hatchepsout. Pour ce qui est des lieux incontournables, ne ratez pas Deir el Medina. Peu connu, ce lieu est pourtant parmi les plus intéressants de la région.

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Ces deux hôtels ne sont pas les seuls. Alexandrie et Assouan possèdent aussi de magnifiques hôtels historiques. Séjourner dans ces hôtels historiques permet de découvrir l’Egypte d’une autre manière, permet même de visiter une autre Egypte. On est bien en Egypte, pas l’Egypte populaire telle qu’on peut la voir au quotidien, mais une Egypte qui n’existe plus que dans ces rares lieux, une Egypte qui vit dans le pasUne capitale culturelle sé, dans la nostalgie d’une époque qui pour Athènesétait ne manque non plus de musées. Parm la plupart des Egyptiens pluspas raffinée, bien sûr le plus connu et le plus visité, mais d’au Musée Benaki qui, dans une belle villa Néoclassiq moins dure que l’époque actuelle. de 10'000 objets sont remarquablement mis en l’Acropole et de ses vestiges. Passionnant!

Retrouvez-les ainsi que d’autres informaRetrouvez les sur www.enviedebouger.com tions et activités sur www.enviedebouger.com Textes et Photos-Ya Texte et photos Yanis Chauvel enviedebouger.com


culture

notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie

Le Chasse-neige À droite, Pierrot Genoud chauffeur de camion et patron du café «La Bergère» à Ayer. À gauche, Maurice Crettaz (Mauricette). © Collection Anne-Dominique Genoud

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Les 4 Saisons d’Anniviers

Abonnez-vous !

Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Yanis Chauvel Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers et de Vercorin, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

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Pour soutenir la jeunesse sportive du Val d’Anniviers Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.


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