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Interview

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Par Olivier F

CASSANDRA PURDY : « CHANVRE ET

COMPAGNIE A ÉTÉ COMME UNE GRAINE QUI A FAIT POUSSER MA VIE » SSFR : Tu es américaine mais tu connais bien la France et tu parles parfaitement le français. Comment as-tu appris notre langue ? Cassandra Purdy : Ma marraine, qui était la meilleure amie de ma mère, habitait en France et dès mon plus jeune âge, j’y venais régulièrement. Et c’est comme ça que j’ai appris le français. Je n’ai jamais eu de carte de séjour mais je restais souvent plus longtemps que prévu. Beaucoup plus tard, en 2000, je suis revenu à Paris et j’ai participé au lancement de Mama Éditions, la maison d’édition de Michka Seeliger-Chatelain et Tigrane Hadengue. Je me suis rendu pendant plusieurs années dans les salons du cannabis en Europe comme la CannaTrade ou la Spannabis.

Quand a eu lieu ta rencontre avec le le cannabis ? Je connais Michka et son ancien partenaire de vie, Hugo Verlomme, ainsi que Tigrane, depuis que j’ai 14 ans. C’était l’époque où je passais mes étés à Paris. Ma « sœur de cœur », la fille de ma marraine, les connaissait bien. C’est avec ce groupe de connaissances que j’ai commencé à comprendre. C’est dans ce milieu littéraire un peu excentrique que j’ai découvert le cannabis.

Quels sont les livres que tu as traduit ?

Cassandra Purdy est une Américaine spécialiste du cannabis qui a souvent séjourné en France et parle parfaitement notre langue. Elle a été la traductrice de plusieurs livres sur le cannabis publiés par Mama Éditions. Elle a également traduit en anglais le livre de Jean-Pierre Galland « J’attends une récolte ». Cassandra a travaillé dans le légendaire magasin « Chanvre & Cie » à Montreuil ». Elle a beaucoup voyagé en Inde où elle s’est intéressé aux plantes thérapeutiques. Spécialiste des edibles, elle a également donné des cours et des conférences sur l’herboristerie. Elle a participé à plusieurs cannabis cups en tant que juge. Cassandra Purdy a ouvert récemment son magasin de cannabis dans l’État du Massachusetts.

J’ai traduit en anglais « J’attends une récolte » de Jean-Pierre Galland avec le dessinateur Phix, publié aux Editions Trouble-Fête. J’ai traduit plusieurs éditions de « Cannabis médical » de Michka. Pour Mama Éditions, j’ai aussi corrigé des livres comme celui de Mila Jansen, « How I became the hash queen », sur lequel j’ai beaucoup travaillé ou Mr Nice de Howard Marks. Mama Éditions a été racheté par Hachette. J’ai travaillé avec eux jusqu’à la vente, pendant 20 ans à peu près.

Tu as travaillé pour le magasin Chanvre et Compagnie à Montreuil dans les années 90….

Cette expérience a changé ma vie. J’ai travaillé dans ce shop pendant longtemps. Chanvre et Compagnie et son propriétaire Eric Chapel ont été comme une graine qui a fait pousser ma vie. J’ai appris l’amour des plantes. J’ai découvert aussi les livres sur les plantes. Eric Chapel était un pionnier et un militant. Il a notamment inventé le concept des « Grainaoizo ». C’est à Chanvre et Compagnie que j’ai rencontré Jean-Pierre et Ludo de Highlight Tribe.

Tu es une spécialiste des edibles… Oui, j’ai commencé à expérimenter avec les comestibles durant mon adolescence. J’ai longtemps travaillé dans la restauration. Ma mère, Susan Purdy, écrit des livres de recettes. Elle est assez connue aux Etats-Unis. Dans les années 2000, quand les lois sur le cannabis médical ont commencé à s’assouplir aux EtatsUnis, j’ai travaillé avec des entreprises pour créer des produits. Le marché du cannabis légal aux USA est très compliqué. Chaque État a ses propres règles, notamment pour les dosages. On vous donne le droit de le faire mais on le rend tellement difficile qu’on a presque plus envie de le faire. J’ai aussi créé une gamme de produits topiques comme des pommades ou des baumes pour la douleur…

Tu as beaucoup voyagé en Inde… J’ai souvent voyagé en Inde, surtout avec Ludo du groupe Highlight Tribe. Ça a participé à mon éducation cannabique. J’ai rencontré des sadhus. Je suis allé dans les endroits où l’on produisait du haschisch.

Tu as aussi participé à des cannabis cups ? Ma première High Times cannabis cup, c’était en 1994 à Amsterdam avec Michka. Jack Herer lui-même était présent. J’ai participé à des cannabis cups à Los Angeles et un peu partout aux Etats-Unis. Je travaillais pour des marques d’extracteurs, de vaporisateurs… J’ai récemment organisé moi-même une coupe Dabadoo (Ndr : coupe


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