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6 | OPINIONS

Mercredi 18 - jeudi 19 mars 2026

Le malaise de la semaine

L’invité

L’ombre d’un(e) faussaire

Olivier Feller Conseiller national PLR Vaud

AFFAIRE MANON SCHICK • Une fausse lettre usurpant l’identité de la directrice de la DGEJ (Direction générale de l’enfance et de la jeunesse) a provoqué une onde de choc au sein du barreau vaudois. Si une plainte pénale a été déposée pour cet acte de déstabilisation, l’affaire s’inscrit dans un climat de crise profonde et de critiques récurrentes contre la gestion de ce service. La DGEJ cristallise plus de critiques que tout autre service de l’État. La récente affaire du faux courrier attribué à sa directrice, Manon Schick, en est un épisode supplémentaire. Ce document attaquait frontalement l’indépendance et l’objectivité des avocats vaudois, jugeant leur pratique préjudiciable au bien-être des enfants. Face à ce «travail de faussaire», qualifié de «tentative de déstabilisation institutionnelle», l’État de Vaud a immédiatement publié un démenti et déposé une plainte pénale pour usurpation d’identité et faux dans les titres.

Inédit dans le canton Ce qui frappe dans cette affaire, c’est le passage d’une simple contestation à une véritable opération de déstabilisation technique. Jusqu’ici, les critiques contre la DGEJ s’exprimaient par des courriers anonymes isolés ou des sorties

Un congé pour soigner bobo...

médiatiques virulentes. Ici, le changement d’échelle est radical: l’auteur(e) a ciblé l’intégralité des avocats vaudois, en utilisant le format physique du courrier postal, conférant à sa démarche une solennité trompeuse. Ensuite, la qualité du document était exceptionnelle: un travail de faussaire «professionnel» utilisant parfaitement l’en-tête officiel de l’État pour tromper les experts du droit.

Une démarche inacceptable L’envoi de ce faux courrier n’a toutefois rien d’un hasard: il s’inscrit dans un climat de crise profonde et de défiance persistante envers la DGEJ. Bien avant l’arrivée de Manon Schick, en 2025, ce service souffrait déjà d’une image de «machine à placer» déconnectée des familles, une dérive souvent dénoncée par des médias comme Lausanne Cités. Malgré le profil humanitaire de l’ancienne directrice

Lausanne Cités

La fausse lettre signée Manon Schick. DR

d’Amnesty International et la volonté du Canton de renforcer ce service, l’institution est restée sous le feu des critiques. Associations de parents et syndicats continuent de dénoncer des placements abusifs et une surcharge chronique des assistants sociaux. En ciblant les avocats via cette usurpation

d’identité, l’auteur(e) de cette lettre a donc délibérément cherché à briser le dialogue entre l’État et les familles. Une manipulation inacceptable dans un État de droit, quelles que soient les défaillances réelles, ou supposées, de ce service. Philippe Kottelat

On n’arrête décidément pas le progrès. Voici que le congé pour chagrin d’amour fait son apparition dans de sérieux entretiens entre spécialistes sur le bien-être humain. Car c’est vrai, le chagrin d’amour est une souffrance réelle et parfois longue – qui ne l’a pas expérimenté? – mais personne jusqu’à présent n’avait pensé à l’inscrire au chapitre des congés maladie. Il est donc temps de remédier à cet oubli, à tout le moins d’ouvrir le débat sur la question. Je trouve d’ailleurs que l’on ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin pour conjurer le malheur. D’autres types de congés devraient être envisagés pour que nous puissions traiter dans des conditions optimales nos bobos du quotidien. En voici une liste non limitative, chacun pouvant réfléchir aux congés dont il aurait besoin quand survient un événement contrariant. Au moins un jour de congé, donc, pour se remettre du retour de vacances, toujours épuisant, et de pouvoir reprendre ainsi le travail dans de bonnes conditions physiques et mentales. Un jour de congé pour remplir sa déclaration d’impôts afin qu’elle puisse vraiment répondre aux exigences du fisc. Deux jours de congé pour pouvoir organiser dignement une demande en mariage qui nécessite une mise en scène dévoreuse de temps sur les réseaux sociaux, alors qu’on se trouve en plein stress émotionnel. Un jour de congé pour remplir son bulletin de vote à la veille de certaines élections-votations particulièrement chargées, comme celles du 8 mars 2026, afin de pouvoir soigner les maux de tête provoqués par des questions complexes et embrouillées. Ce ne serait que le juste prix à payer pour le bon fonctionnement de notre système démocratique et de notre vie en société.

Le cri d de la mouette Le regard satirique d’Alan Monoc sur l’actualité

Les Verts, ces bleus qui voient la vie en rose À gauche, la plupart des militants des Verts ne sont pas assez vieux pour avoir connu les vertus de l’autocritique de la belle époque, telle qu’elle était pratiquée du bon vieux temps des communistes orthodoxes, ces purs et durs qui savaient reconnaître leurs torts et leurs erreurs. Ils auraient pourtant bien besoin d’une authentique séance publique de repentance et de sincère contrition maoïste, tant leur aptitude au déni est bluffante. Parce que voyez-vous, si lors des élections communales du 8 mars dernier, ils ont perdu plus de soixante sièges dans les grandes villes vaudoises - dont 9 rien qu’à Lausanne!-, c’est parce que les électeurs n’ont rien compris, ni à leur stratégie, ni à leur génie, ni à leurs convictions en faveur d’une planète verte dans laquelle on s’aimerait tous les uns les autres et les uns sur les autres. Mieux encore, s’ils sont mauvais aujourd’hui, c’est simplement parce qu’ils ont été trop bons… hier, les précédentes élections de 2021 ayant, se gargarisent-ils, été exceptionnelles. Ou alors parce que, les électeurs sans doute limités intellectuellement, «avaient trop à faire dans leur PUB

Jean-François THUILLARD

L’IMMOBILIER VU PAR Laurent Pannatier À Lausanne, le neuf devient une valeur d’avenir

au Conseil d’Etat le 29 mars

Expérimenté Fédérateur Travailleur Energique Convivial Suivez ma campagne sur www.udc-vaud.ch

enveloppe» comme l’a joliment avancé leur présidente Rebecca Joly, dans les colonnes de notre confrère Blick, toujours estimé malgré son empressement à publier, sans la moindre vérification, l’incroyable fausse lettre de la pas très chic Manon Schick. À moins que ce ne soit aussi à cause... du bébé de Xavier Company, devenu mauvais candidat parce que trop bon récent papa. Ou enfin, parce qu’ils ont tellement bien travaillé que leurs idées ont trop bien diffusé dans les autres partis… Bref, il y a mille explications possibles à leur déculottée, sauf évidemment leur incapacité à sentir l’exaspération d’un électorat lassé de leur immaturité, de leur catastrophisme, de leur propension à la culpabilisation moralisante digne d’un curé de campagne d’avant Vatican II, et bien sûr de leur délire wokisto-sociétal. GEMINI En dignes adeptes de l’engagement arc-en-ciel, les Verts réagissent comme des bleus pour continuer à voir la vie en rose.

Pour un avenir sûr et libre !

Sur le marché lausannois, les objets neufs proposés à la vente sont rares, et cette rareté n’a rien d’un hasard. Entre procédures administratives longues, exigences réglementaires élevées et contraintes techniques croissantes, le rythme de construction et l’offre restent limités en ville. Au point qu’il faut en moyenne cinq à six ans entre les premières démarches et la livraison. À cela s’ajoute une autre réalité: les terrains constructibles se font rares. Durant ce temps, la démographie continue d’augmenter et les besoins en logements aussi, sans que l’offre ne suive au même rythme. En parallèle, la demande demeure soutenue, particulièrement pour le neuf, portée par des acquéreurs attentifs à la qualité, à l’efficacité énergétique et aux coûts d’exploitation futurs. Un logement neuf répond précisément à ces attentes. Les standards actuels offrent des garanties que l’ancien ne peut atteindre qu’au prix de rénovations importantes et souvent contraignantes. Le neuf, quant à lui, répond déjà aux exigences de demain. Lorsque l’offre est limitée et que la demande progresse, la valeur se renforce naturellement. Les biens neufs disponibles aujourd’hui sont peu nombreux, et cela perdurera. Acquérir un logement neuf revient ainsi à se positionner sur un segment appelé à devenir encore plus rare. Ce n’est pas une spéculation, mais une conséquence logique des conditions du marché et des tendances à moyen terme. Investir dans le neuf aujourd’hui en ville, c’est anticiper le marché de demain. Cette stratégie s’avère ainsi porteuse pour les propriétaires et investisseurs qui verront leurs biens se valoriser durablement, dans un cadre à la fois rationnel et sécurisé. En partenariat avec Laurent Pannatier, directeur de Proximmo agence immobilière


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