C'était dans Mayotte Hebdo… Il y a 5 ans
Il y a 10 ans Les défis de la départementalisation : Eaux de baignade : les plages à éviter le fouillis du foncier L'heure de la départementalisation approche et les grands défis doivent être relevés. Parmi eux, celui du foncier. Problème : "Depuis la publication du décret d'application au JO du 25 octobre 2008, le nouveau régime d'immatriculation des terrains et biens immobiliers rend obligatoire le passage devant le notaire pour tous les actes concernant les mutations foncières, comme les actes de vente, de donation ou de succession. Même s'ils saluent la plus grande sécurité juridique apportée par cette réforme, avec la fin des actes rédigés par les cadis ou sous seing privé, les géomètres de Mayotte estiment que la disparition progressive du bornage obligatoire des parcelles risque de créer de nouveaux conflits de voisinage. Ils regrettent de ne pas avoir été consultés par les administrations et dénoncent l'application trop brusque de ce nouveau système, alors même que les problèmes de l'ancien n'ont pas été réglés", détaillions-nous alors.
Bilan de la qualité des eaux de baignade, publié par l'Agence régionale de santé (ARS), pour la saison 2013. "Celui-ci est plutôt bon, mais comme désormais Mayotte doit s’aligner sur la législation européenne, la classification prend en compte les quatre dernières années. Et là, le bilan est plutôt médiocre", écrit-on alors. Toutefois, "Par rapport à la campagne 2012, les résultats ne sont pas mauvais. Il y a 3,5 % de résultats moyens, 3,5 % de mauvais résultats et 93 % de bons résultats", détaille l'ARS. Quatre plages, elles, jouissent d'eau d'une excellente qualité : celle du Faré et de Moya, en Petite-Terre, ainsi que Sakouli et Dzona, à Bandrélé. Mayotte Hebdo n°643, vendredi 24 janvier 2014.
Mayotte Hebdo n°412, vendredi 23 janvier 2009.
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les tchak de la semaine tribune
Et si le lagon de Mayotte accueillait la première ferme solaire maritime française ? Par Mathieu Fauvette, directeur technique paysagiste et chef de projet.
Un article paru sur le site de L’École Nationale Supérieure du Paysage (chaire Paysage et énergie) m'a rappelé une idée saugrenue que j'ai eu voilà à peu près un an lors de mon séjour à Mayotte. Rappel : l'île est un territoire français, un peu isolé entre Madagascar et les Comores. Mal reliée à l'Europe et à la France et bien que dotée d'un territoire magnifique, elle ne réussit pas à s'affranchir de la métropole pour subvenir à nombre de ses besoins (alimentation, bien d'équipement, énergie... eau). En cause? Un territoire escarpé, rongé par la mer et en surpopulation croissante. Parmi les problèmes à régler, la transition énergétique. Comme département français, Mayotte doit obéir aux directives que l'Etat lui a imposé : ll'objectif en terme d'énergie : disposer de 30% d'énergie verte à l'horizon 2030. Las, malgré ses efforts, la compagnie locale d'électricité (EDM) n'arrive pas à progresser dans cette voie. La majeure partie de sa production est issue de deux gros générateurs diesel, l'un en petite Terre, l'autre à Koungou, près du port. Pourtant depuis près de 10 ans, EDM accompagne les porteurs de projets pour développer une production alternative... Hélas, entre une côte abrupte et surpeuplée, une mer trop calme, des vents irréguliers, une géothermie peu active (malgré les récents tremblements de terre), les installations progressent trop lentement au regard de l'accroissement de la population (+9% d'augmentation entre 2012 et 2017). Les objectifs de l'État ne semblent vraiment pas accessibles. À moins que... À moins qu'on ne regarde à nouveau vers la mer. L'île est ceinturée par une barrière corallienne dont plus de 100km sont émergés. La côte
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la plus peuplée (vers l'Est donc) est la mieux protégée, la barrière y est large (1000m) et quasi continue. De plus, elle y est la moins éloignée des côtes de l'île (4 à 6 km). Enfin, sur ce côté de l'île, le lagon est assez peu profond (5 à 25m). Les activités maritimes sur la mer intérieure y sont assez peu développées : transport de personnes, pêche artisanale, transit de cargos au Nord. En d'autres termes, les contraintes techniques et humaines y sont réduites. On pourrait alors aisément imaginer de mobiliser quelques dizaines de kilomètres au bord du récif corallien pour accueillir une ferme solaire XXL... Les fermes solaires en mer sont encore très rares à ce jour. À dire vrai, un projet existe aujourd'hui au large de la Belgique, mais il en est toujours au stade des études et des tests (https://girerd-enr.fr/panneaux-solairesoffshore-en-mer-du-nord/). Les autres projets sont asiatiques et ... lacustres... Rien à voir donc avec ce qui pourrait être développé ici. De quoi parle-t-on? D'un ou de plusieurs trains de barges, ancrés au fond du lagon et reliés par câble à la Petite Terre ou à la Grande Terre. Ils permettraient d'espérer développer une surface de panneaux photovoltaïques résistants et autonettoyants d'environ 5 km (pour commencer) par 5m soit 25000 m2 utiles, soit si on retient les mêmes ratios que les projets de la Mer du Nord, une capacité de 300 GW... Oui, mais... Et la nature là-dedans ? Une étude d'impact sérieuse devra à l'évidence juger de l'opportunité d'un tel projet. Cependant, plusieurs aspects favorables à l'installation pourront émerger : les barges permettront le développement de regroupement de poissons et de zones de frayère, de même les supports d'ancrage seront colonisés par les protozoaires et les algues, comme un écho du récif voisin. L'ombre même du train de barge permettra de participer à la réduction du réchauffement des eaux du lagon... J'oublie évidemment les contraintes liées aux oiseaux qui sans nul doute utiliseront les barges comme des pied-à-terre pratiques. L'idée est énoncée, alors chiche, développons là, pour Mayotte et pour la Planète.
Le tweet de la semaine
Le proverbe mahorais
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GRAND CHOIX DE LEURRES
GRAND CHOIX DE LEURRES
Dix tortues malgaches de contrebande saisies Décembre 2006 : 10 tortues angonoka vivantes, espèce en voie de disparition et ardemment protégée par la Convention de Washington – il n'en restait alors que 400 dans le monde –, sont saisies après la mise à jour d'un trafic par la Brigade nature de Mayotte, secondée par les douanes et les services vétérinaires. "Les enquêteurs ont mis en évidence une transaction de plus de 10.000 euros au niveau local, mais ce trafic au dire des spécialistes peut rapporter à leur auteur plus de 100.000 euros", explique Mayotte Hebdo en poursuivant : "La personne mise en cause dans cette affaire devrait en répondre devant la juridiction correctionnelle pour plusieurs délits au Code de l'environnement et plusieurs infractions au Code des douanes. Les tortues saisies doivent être intégrées à un programme de sauvegarde de l'espèce et de réintroduction dans leur habitat naturel à Madagascar."
PALMES AQUAGYM
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évènement Énergie
Mayotte, futur Eldorado des exploitations gazières ?
Lors de ses vœux de nouvelle année, le président du Conseil départemental, Soibahadine Ibrahim Ramadani a divulgué avoir été sollicité par le gouvernement mozambicain pour que Mayotte devienne la base arrière de l'extraction de gaz du pays. Une opportunité pour le territoire qui "ne se refuse pas". Au Mozambique, les géants du pétrole ENI (Italie) et Anadarko (États-Unis) ont découvert, depuis 2010, un volume de gaz similaire à celui du Nigeria, jusqu’alors premier pays africain en termes de réserves de gaz. D'ici une dizaine d'années, le Mozambique pourrait donc se voir propulsé au premier plan des plus importants producteurs de gaz liquéfié. L'île aux parfums, située à proximité de ces gigantesques réserves de gaz – plus de 5 000 milliards de m3 de gaz – pourrait donc en bénéficier. En effet, le gouvernement mozambicain, via l'ambassade de France, a demandé à Mayotte d'être "la base arrière" des personnels européens qui se rendront au Mozambique dans le but de travailler sur l'extraction de gaz à partir de 2022. "Nous serions une sorte de [base de] repli en cas de catastrophe naturelle ou de tout autre incident qui pourrait survenir sur les sites. Mayotte n'est qu'à une heure environ des côtes mozambicaines", explique Ousséni Ahamada, directeur du cabinet du président du Département. Selon lui, le Mozambique ne possèderait pas, actuellement, de ressources hospitalières à la hauteur de certaines structures mahoraises. Les infrastructures sanitaires de Mayotte seraient donc susceptibles de les intéresser. Des structures médicales donc, mais aussi logistiques. "Avec l'ambassade de France au Mozambique, nous avons imaginé un centre d'affaires où des conférences en lien avec l'extraction de gaz seraient organisées", a-t-il annoncé. "Nous sommes à 100%" La société américaine Exxon Mobil, qui participera à l'extraction du gaz au Mozambique, a également sollicité le Département pour qu'il laisse à disposition, moyennant finances, ses
infrastructures portuaires et notamment le port de Longoni en matière d’entrepôts. "Mayotte veut jouer pleinement son rôle dans le canal du Mozambique et cela passe par le développement du port de Longoni donc nous sommes à 100% dans ce projet", affirme Ousséni Ahamada. Une volonté du Département d'obtenir une reconnaissance au niveau de la région, mais également de l'Europe. "Nous ne pouvons pas passer à côté de cette opportunité. Nous voulons nous affirmer en tant que territoire à part entière. Tout le monde s'accorde à dire que l'économie mondiale future va se jouer dans notre région", assure-t-il. Le Mozambique a signé, l’année dernière, des accords d’exploitation pétrolière et gazière avec notamment Exxon Mobil. Le président du conseil départemental souhaite que la société investisse dans des cliniques privées à Mayotte. "C’est un marché à 100 milliards de dollars sur 20 ans, saisissons l’opportunité !", a-t-il déclaré à nos confrères de Mayotte la 1ère. De plus, il sera "impératif" pour Mayotte de se doter de nouvelles structures. "Il faut tout d'abord réaliser une piste longue à l'aéroport. À Longoni, il faut un deuxième quai aux normes internationales pour jouer ce rôle de base arrière. Actuellement, le quai 1 n'est pas aux normes. Le quai 2 est le seul à respecter les normes, ce qui est fortement insuffisant". Enfin, l'île au lagon pourrait servir d'hébergement pour une partie du personnel : "Ce projet comprendrait des milliers de personnes, mais ce ne sont que des prévisionnels. Un travail est en train d'être fait entre le Département, l'Office du tourisme et la préfecture notamment sur les investissements fonciers". Pour autant, selon le directeur de cabinet, ce développement ne se réalisera pas avant "près d'une décennie". n [[H.C
Le chiffre
La phrase
l'action
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"C'est la première étape avant la réalisation des travaux de restructuration en profondeur de l'établissement"
Une Journée départementale des familles
À l'occasion des vœux du CHM, sa directrice, Catherine Barbezieux se réjouit de l'enveloppe de 20 millions d'euros accordée par l'État pour effectuer des travaux d'urgence sur la période 20192023. Autre nouveautés à venir : deux nouveaux blocs gynécologiques, 15 nouveaux lits pour le service de médecine, et l'hôpital de Petite-Terre, qui ouvrira ses portes en septembre prochain avec quelques mois de retard.
L'Union départementale des familles (UDAF) organise samedi 26 janvier une Journée départementale des familles à Combani, au Régiment du service militaire adapté (RSMA). Ouverte à tous, elle abordera les thèmes de la santé et de la prévention au sens large. Animations et activités récréatives destinées aux enfants seront au programme de 7h à 16h, un Fitness géant sera également de la partie pour faire bouger toute la famille.
C'est le nombre de naissances enregistrées en 2018 par le Centre hospitalier de Mayotte. Un chiffre encore conséquent, mais néanmoins en baisse d'environ 200 par rapport à l'année précédente. C'est d'ailleurs la première fois au cours des cinq dernières années que la tendance s'infléchit.
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l’actu en brousse Petites infos des quatre coins de l’île
Dzaoudzi-Labattoir Le MuMa devient Musée de France Le musée de Mayotte, MuMa, devient Musée de France. Un label qui lui permet désormais de bénéficier d'une aide prioritaire de l'État. De quoi, peut-être, faire avancer le projet de déménagement du musée, actuellement implanté dans l'ancienne caserne de la Légion étrangère, vers la résidence du Gouverneur, voisine. Celle-ci est toutefois en attente de réhabilitation depuis de longues années.
Des impôts en baisse
Koungou Évaluation au brevet de natation
"Le taux de la taxe d'habitation va passer de 20 % à 15 %, et [celui] de la taxe foncière de7 % à 5 %" : c'est la promesse faite par le maire de la commune, Saïd Omar Oili, lors de son bilan de gestion, mercredi 16 janvier. La décision a été prise en décembre dernier, à l'occasion du vote du budget de la commune : 23 millions d'euros incluant le prêt de cinq-millions accordé par l'Agence française de développement pour effectuer des travaux de canalisation, et l'aide de sept-millions apportée par l'Agence nationale de la rénovation urbaine pour la réfection des voiries primaires.
À l'initiative de l'association Les gardiens du littoral, des évaluations au brevet de natation sur 50 mètres se tiendront dimanche 3 février, sur la plage de Mgombani, à Koungou, de 10h à 12h. Le brevet en question, s'il est obtenu, est obligatoire pour certaines professions, par exemple les professeurs des écoles, ou pour la pratique et l'enseignement de certaines pratiques sportives nautiques. C'est Hervé Ducongé, maître-nageur et professeur de sport, qui sera en charge en leur délivrance. Tarif : 15 euros, avec une option petit-déjeuner, voulé "zéro déchet".
Chiconi Nouvel adressage Un nouvel adressage pour la commune. Aussi, la municipalité invite les administrés des villages de Chiconi et Sohoa à se rendre au service foncier de la mairie pour retirer leur attestation d'adressage postal, qui fixe les adresses officielles des domiciles et locaux commerciaux. "Cette adresse devra être communiquée à EDM, à la Smae, à vos opérateurs téléphoniques, aux banques et à tous vos correspondants habituels afin que votre courrier puisse vous parvenir correctement", complète la mairie de Chiconi qui alerte : "Sans cette attestation d'adressage postal, votre courrier ne sera plus distribué par La Poste à compter du 1er mars 2019". La matérialisation de ces adresses postales (pose des numéros des maisons et des plaques des noms des rues) interviendra au cours du premier semestre.
Dzaoudzi-Labattoir, Pamandzi La vigie bientôt reboisée Première étape d'une opération de reboisement des parcelles sur lesquelles ont été démolis des bangas en décembre dernier. Objectif : prévenir de nouvelles installations et restituer le site au public. Ce samedi 26 janvier, des représentants de la Communauté de communes de Petite-Terre, du Conseil départemental, du Conservatoire du littoral, de la Fédération mahoraise des associations environnementales, et de l'association Les gardiens du littoral, se rendront donc en visite sur les lieux. "Pour la réalisation du projet de reboisement, plusieurs opérations doivent préalablement être réalisées. Ainsi, un marché de production des plants a déjà été attribué ; l’analyse des offres pour la prestation de mise en défens des parcelles est en cours. S’en suivra le marché de plantation qui va être lancé très prochainement. Enfin, il subsiste des débris sur les parcelles et qui nécessitent d’être minutieusement nettoyées avant les plantations", mentionne le communiqué des Gardiens du littoral, qui lance aussi un appel "à nos partenaires, aux autorités territoriales et aux citoyens pour rejoindre le mouvement. Mobilisez vous aussi vos bénévoles et rejoignez la liste des participants ! Que ce soit un soutien financier, matériel, logistique ou humain, de nombreuses autres formes de collaboration sont toujours possibles."
8 Mayotte Hebdo N° 870 • 25/01/2019 • www.mayottehebdo.com
Imprimah
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Chab'
à l'af fiche
un nouveau magazine gratuit, pour les jeunes et par les jeunes
à l'affiche
Un nouveau magazine gratuit, tiré à 10 000 exemplaires et distribué dans les établissements scolaires et autres points jeunesse à travers Mayotte : c'est Chab', le magazine pour les jeunes et écrit par eux. Présentation de cette nouveauté en faveur de la jeunesse. À l'origine du projet, l'entreprise Somapresse, éditrice notamment des journaux Mayotte Hebdo et Flash Infos, accompagnée par divers partenaires institutionnels*. Ce projet, c'est Chab' – diminutif de Chababi, "jeunesse" : un magazine mensuel de 20 pages conçu pour les jeunes, et surtout écrit par eux. Tiré à 10 000 exemplaires et distribué gratuitement dans les établissements scolaires, les MJC, le centre régional information jeunesse et ses antennes, mais aussi d'autres points jeunesse à travers Mayotte, "Chab' a l'ambition de donner la parole aux jeunes de l'île, et de leur laisser exprimer leurs préoccupations et centres d'intérêt tout au long des rubriques qui constituent le journal", se réjouit Laurent Canavate, directeur de la Somapresse. Quelques exemples de sujets traités dans ce premier numéro : le harcèlement scolaire, un débat pour ou contre la musique "vulgaire", un dossier sur les comités villageois de sécurité, mais aussi des thèmes plus légers comme "Sacré surnoms" ou encore "Apprentis psychologue" dans laquelle les adolescents se conseillent entre eux sur des problématiques rencontrées, et "Mayotte il y a 20 ans" qui leur permet d'interroger des anciens sur le mode de vie d'avant et ainsi contribuer au maintien du lien intergénérationnel. En somme : Chab' est aussi un vecteur de valeurs et de sociabilité.
Un mag' fait par les jeunes eux-mêmes Si la démarche permet de sensibiliser la jeunesse à des sujets d'importance, Chab' est avant tout un vrai magazine, écrit… pas les jeunes eux-mêmes. Plusieurs classes de divers établissements scolaires ont ainsi participé à ce numéro, les enseignants trouvant là, par ailleurs, un exercice pédagogique original et intéressant pour initier ou perfectionner leurs élèves à l'écriture et à la construction d'un journal. Tous les établissements scolaires sont d'ailleurs invités à participer et à apporter leur pierre à l'édifice en envoyant un mail à chab@ somapresse.com. Le journal Chab' s'inscrit par ailleurs dans le cadre du Plan d'éducation aux médias et à l'information, impulsé par le Gouvernement. *Vice-rectorat, Préfecture et Ministère de la Culture et de la Communication, Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, Commissariat général à l'égalité des territoires, Agence régionale de Santé, Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, Délégation régionale aux droits des femmes et à l'égalité. n
Ils font l'actu Joëlle Mélin
L a d é p u t é e e u ro péenne, membre du Rassemblement national (ex-Front national), est en visite à Mayotte. Arrivée mardi 22 janvier avec une délégation du groupe Europe des nations et des libertés – groupe politique du Parlement européen –, elle a indiqué sur Twitter : "Deux ans et demi après notre première visite, nous allons faire le bilan de l’évolution de la situation en matière d’emploi, environnement et d’utilisation des fonds européens !" Elle s'est notamment rendue au lycée de Sada, et prévoyait également de rencontrer "les différentes autorités locales en matière sanitaire, scolaire et portuaire."
Soibahadine Ibrahim Ramadani
Le président du Conseil départemental présente ses vœux à la population. Une allocution de nouvelle année placée sous le signe des grands chantiers à venir pour l'institution, notamment grâce au contrat de convergence entre l'État et Mayotte pour la période 2019-2022. Parmi eux : "La poursuite du chantier de réhabilitation et de requalification de la voirie départementale d'ici 2022 est une priorité." La réfection des gares maritimes devrait également être réalisée, tout comme la création de gares secondaires à Iloni et Longoni. Ont aussi été abordés : un centre de formation de sportifs "de haut niveau", une salle polyvalente "de renom", un gymnase à Chirongui, une piscine départementale à Kawéni, un bâtiment des Archives départementales, ou encore un centre de recherche et de documentation scientifique.
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Denis Robin
L'ancien préfet de Mayotte et ancien secrétaire général du ministère de l'Intérieur, Denis Robin, a été nommé secrétaire général de la mer. Il prendra ses fonctions le 28 janvier prochain. Il aura pour missions de coordonner les travaux d'élaboration de la politique du gouvernement en matière maritime, de proposer les décisions qui en découlent et de s'assurer de leur mise en œuvre. Denis Robin avait été préfet de Mayotte de 2008 à 2009, avant d'être nommé directeur de cabinet de la ministre de l'Outremer.
édu ca tion éducation
Décrochage scolaire : et si les parents étaient la clé ? Le collège de Chiconi s'engage une nouvelle fois dans l'accompagnement de ses jeunes élèves. À travers ses actions sur la parentalité, l'établissement entend impliquer davantage les familles dans la scolarité des enfants.
En 2015, plus de 5 000 mineurs étaient déscolarisés à Mayotte, selon l'association Le village d'Eva.
La situation, l'éducation et l'avenir des jeunes mahorais est un sujet souvent remis sur le devant de la table. Et quand il est question d'enfants, la réponse passe souvent par les parents. Alors, afin de favoriser le dialogue intergénérationnel, le collège Ali Halidi implanté à Chiconi reconduit son action sur la parentalité. Ce temps d'échange et d'information se tient un samedi sur deux dans les locaux de l'établissement, de 9h à 11h. Spécialisée dans l'éducation populaire, l'association des Ceméa de Mayotte est chargée de l'animation et permet ainsi une traduction en chimaoré ainsi qu'en chibouki. Durant le mois de janvier, les familles des classes de cinquième étaient conviées à ce rendez-vous bi-mensuel. Concernant la session de février, viendra le tour des parents des élèves de sixième et cinquième. Si les séances sont fragmentées pour favoriser le dialogue par petits groupes, toutes sont portées par le même objectif : impliquer les familles et les accoutumer aux notions de réussite scolaire, d'absentéisme, d'incivilité à l'intérieur et en dehors de l'établissement et d'autorité parentale, dont les droits et devoirs sont fixés par la loi. Ces explications sont accompagnées d'une présentation des différentes ins-
tances qui encadrent les élèves au sein de l'établissement, comme le service social et le service de santé scolaire.
Ouvrir le dialogue Ces rencontres intimistes visent donc à permettre un meilleur accompagnement des enfants dans leur scolarité et ainsi prévenir l'errance des jeunes. Par souci pédagogique, chaque session s'appuie sur un support vidéo mais aussi sur la technique du photolangage. Cette méthode basée sur la simple observation d'images, dessins ou photographies facilite la prise de parole face à un groupe. Qui plus est, elle se montre particulièrement efficace auprès des orateurs timides, mal à l'aise ou peu bavards. Parallèlement aux actions sur la parentalité – dispotif également déployé en métropole –, le collège de Chiconi rappelle que d'autres structures locales interviennent en faveur de l'encadrement et l'accompagnement des jeunes quels qu'ils soient. Parmi elles, l'association Mlezi Maore à travers son pôle jeunesse, l'aide sociale à l'enfance (ASE), la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi que la gendarmerie et la police municipale. n
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à la ren contre de…
à la rencontre de… Houdah Madjid
Jailyn Anli
Ancienne juriste au service des mahopolitains
Originaire de M'Tsangamouji, Jailyn Anli est revenue à Mayotte en janvier 2018.
De formation juri-
dique, la jeune femme est arrivée sur le territoire en tant que juriste et a entre-temps changé son fusil d'épaule pour être au service des plus jeunes, tout en motivant les "mahopolitains" à rentrer, via les réseaux sociaux. Jailyn Anli est arrivée à Mayotte il y a de cela un an, "par coup de chance". Née à M'tsangamouji, elle a quitté son île à l'âge de trois ans pour le sud de la France. La jeune femme de 30 ans obtient un baccalauréat économique et social à Marseille (13) avant d'entamer une classe préparatoire littéraire au lycée de Thiers, dans la même ville. S'en suivra un double cursus avec un Diplôme d'études universitaires générales (DEUG) en Langues littératures et civilisations étrangères (LLCE) en anglais, combiné à des études de droit. Elle obtient à la suite sa licence de droit à Aix-en-Provence (13) et un Master 1 en droit des affaires. Cette dernière cible Paris, pour un Master 2 en droit social. C'est à la Sorbonne, en 2013 qu'elle clôture son cursus universitaire. Après des stages dans des cabinets d'avocats, la jeune femme travaille à la cour d'appel de Paris en tant qu'assistante de justice pendant deux ans. Elle prépare en parallèle une thèse intitulée Droit social à Mayotte : entre droit dérogatoire et droit commun. "Il s'agissait d'une thèse en droit comparé. Je me suis intéressée à la spécificité du droit social à Mayotte, dont son ancien code du travail. À l'époque, j'avais déjà pour projet de rentrer", explique-t-elle. Par manque de moyens, ce dernier ne peut alors aboutir. Un projet en suspens pour celle qui est contactée plus tard par un cabinet de recrutement mahorais qui, via 12 Mayotte Hebdo N° 870 • 25/01/2019 • www.mayottehebdo.com
un site de recrutement dédié aux cadres, était à la recherche de juriste pour le cabinet d'expertise comptable, 3A. À peine arrivée sur le territoire, Jailyn Anli est accueillie par la grande grève sociale. "L'adaptation a été compliquée", confie la jeune femme avant de poursuivre : "Au travail aussi c'était compliqué, il y a eu un impact financier lourd sur l'entreprise". Au fur et mesure l'activité reprend, mais en accusant toujours des retards conséquents. "Une expérience déstabilisante" mais qui a forgé la juriste. Au bout de sept mois, Jailyn Anli décide alors de mettre ses compétences au service des plus jeunes, en tant que professeur de français au collège.
Communication, réseaux sociaux et culture "Je ne me ferme pas de portes", déclare l'ancienne juriste qui est aussi adepte des nouveaux canaux de communication*, notamment Instagram et Youtube où elle exhorte les "mahopolitains" à revenir sur le territoire afin de le développer. Par le biais de séries de vidéos, Jailyn Anli explique le quotidien d'une "mahopolitaine" sur l'île aux parfums. "En rentrant à Mayotte, j'ai trouvé intéressant de partager cette expérience comme cela se fait partout aujourd'hui, notamment en Afrique où la diaspora revient chez elle", explique-t-elle en faisant référence aux Nigérians et aux Ghanéens. Un retour que n'osent peut-être pas les Mahorais de l'Hexagone, d'où l'intérêt de ses vidéos qui visent à leur décrire les réalités du territoire par le biais d'analyses avec avantages et inconvénients. Ainsi, des thèmes comme l'entreprenariat y sont évoqués. D'autres vidéos socioculturelles, "plus ironiques", dénonçant certains faits de sociétés et qui en prônent d'autres, suivront. La férue des réseaux sociaux rappelle que "sa première passion reste la littérature". Une passion qui se retranscrit également dans son blog "The twenty niners"* relatif à l'actualité et aux cultures panafricaines où cinématographie, sujets de société et "lifestyle" figurent. n *Retrouvez Jailyn Anli, sur Instagram : Iamfunkedup et Youtube : I am funked up, ainsi que sur le blog : www.thetwentyniners.com
Photo : Houdah Madjid
www.mayottehebdo.com • 25/01/2019 • Mayotte Hebdo N° 870 • 13
may otte ac et tus moi
mayotte actualitéet moi Houdah Madjid R.G
Environnement
Le mystère sur les poissons morts demeure
Depuis plus de deux mois, un phénomène de mortalité de poissons des hauts-fonds sévit au large de Mayotte. Si les autorités compétentes se sont saisies du dossier il y a quelques jours, les questions restent pour le moment sans réponses. Toutefois, plusieurs hypothèses commencent à émerger. Le bateau Marion Dufresne doit notamment venir dans les eaux territoriales mahoraises au cours du premier semestre pour procéder à des études scientifiques. Sur le papier, les faits sont plutôt alarmants ! La coopérative des pêcheurs de Petite-Terre a signalé la semaine dernière aux services de l’État qu’une mortalité de poissons des hauts-fonds a été découverte en divers sites au large de la barrière de corail, dans une zone est-sud-est. Cette observation visuelle serait accompagnée d’une odeur importante qui pourrait s’assimiler à une odeur de brulé. Alertée il y a quelques jours, alors que les premières constatations remontent au mois de novembre, la préfecture s’emploie pour démêler le vrai du faux. Selon les coordonnées GPS, ce phénomène se situerait au niveau de la faille sismique, sur une largeur d’environ deux ki14 Mayotte Hebdo N° 870 • 25/01/2019 • www.mayottehebdo.com
lomètres. Une situation inédite qui inquiète tout naturellement les professionnels de la mer, obligés de franchir cette "barrière de gaz" pour se rendre sur leur lieu de travail. C’est par exemple le cas de Keldi : "lorsque l’on reste immobile trop longtemps, on n’est pas à l’abri d’attraper des maux de tête." Si les pêcheurs ont tenté de relativiser, ils ont vite été rattrapés par la réalité. "Au début, on aurait pu penser que cela venait du moteur, mais l’odeur de goudron et de plastique brulé nous ont rapidement donné tort", confiait Mahmoud. Sur place après un tremblement de terre ? Les autorités compétentes ne lésinent pas sur les moyens pour tirer ce mystère au clair. Il y a dix jours, elles se sont même rendues sur les lieux, mais sont malheureusement rentrées bredouilles (ni odeur ressentie, ni carcasses ramassées). "Nous allons continuer à nous déplacer sur les zones signalées, mais il faut choisir le meilleur timing possible, par exemple après un tremblement de terre", signalait ce mercredi Étienne Guillet, le directeur de cabinet du préfet, Dominique Sorain. Les conditions météorologiques de ces derniers temps ne facilitant pas les investigations, cette affaire se résume à dénicher une aiguille dans une botte de foin.
Sur recommandations de la direction de la Mer Sud Océan Indien (DMSOI), les pêcheurs sont revenus de leur expédition de vendredi dernier avec une belle prise entre leurs mains. Mais week-end oblige, les premières analyses ne se sont déroulées que le lundi suivant. L’autopsie du vétérinaire a révélé qu’il s’agissait d’un grenadier. "Nous pouvons aujourd’hui confirmer que ce sont bien des espèces de hauts-fonds, qui vivent entre 500 et 6 000 mètres de profondeur." Toutefois, leur mort s’avère toujours énigmatique : "nous avons malgré tout conservé les viscères pour approfondir nos recherches." L’objectif principal consiste toujours à récupérer des poissons morts, ou dans une moindre mesure des photographies et des témoignages détaillés : "En fonction des retours des uns et des autres, nous pourrons alors confirmer ou infirmer nos hypothèses." Une "éruption imminente" ? D’ailleurs, les éventualités sont multiples. Le géologue Saïd Hachim Saïd a interpellé son directeur de thèse Frédéric Léone, enseignant à l’université de Montpellier 3 et spécialiste des risques naturels, pour connaître son avis sur l’observation du phénomène de mortalité de poissons des hauts-fonds, sur la zone d’essaim sismique qui touche Mayotte depuis le 10 mai 2018. "Cet évènement me fait penser à la libération de poches de gaz, soit du méthane piégé dans les sédiments marins (issu de la décomposition organique), soit du monoxyde de carbone juvénile (origine magmatique) accumulé à la base de la colonne d’eau", dévoilait la semaine dernière l’expert, qui connaît bien le territoire pour avoir travaillé sur les projets Tsunarisque et sur "l'Atlas vulnérabilités". Avant d’ajouter : "les séismes ont dû perturber les
La naissance d’une île pendant une éruption volcanique En août 2006, Fredrik Fransson et son équipage ont assisté à la naissance d’une île. Ils se trouvaient à bord de leur bateau, le Maiken, et naviguaient sur l’océan Pacifique, à quelques kilomètres au large des îles Tonga, lorsqu’ils sont tombés sur une vaste étendue de sable flottant à la surface de l’eau. Composée de milliards de grains de roche volcanique, cette couverture sableuse est le résultat du refroidissement rapide de la lave. Un volcan sous-marin venait d’entrer en éruption à proximité et une colonne de fumée noire s’élevait dans les airs. L’île mesurait près d’1,5 kilomètre de long et 500 mètres de large. Toutefois, l’érosion a largement entamé sa surface depuis l’évènement. Si ce phénomène est relativement rare, il n’est pas non plus inédit. En 2013, des faits similaires se sont produits au large du Japon et au Pakistan.
Un cas similaire à La Réunion en 2007 "Du 2 avril au 1er mai, le volcan le Piton de la Fournaise a connu l’une de ses éruptions majeures. Le cratère Dolomnieu s’est effondré de plus de 300 mètres. Les coulées de lave ont traversé la route du Grande-brûlé (RN2) et ont rejoint la mer. Une plateforme de 30 hectares a été gagnée sur la mer et de nouvelles "plages" sont nées », peut-on lire sur le site du Guide de l’île de La Réunion. Si l'éruption du Piton de la Fournaise n'a rien à voir avec le phénomène que connaît Mayotte, cet évènement a toutefois permis d’identifier de nouvelles espèces de poissons, flottants à la surface. Leur mort aurait vraisemblablement été entrainée par le réchauffement des eaux profondes de la côte. Ces découvertes ont mené l’Agence pour la recherche et la valorisation marine à lancer à partir de 2011 le programme Biolave, destiné à étudier l’effet du volcanisme marin sur la vie aquatique.
profondeurs marines et libérer ces poches qui remontent en surface. Il faudrait voir précisément la profondeur à laquelle vivent ces espèces de poissons tuées." Pour le Mahorais, cette réponse semble la plus proche de la réalité, même si cela reste de l’ordre des hypothèses. En revanche, certains non-connaisseurs du territoire, même s’ils sont membres du prestigieux Institut d’études géologiques des États-Unis, paraissent un peu alarmistes. Ils supposent ainsi une éruption imminente si les informations sur la mort des poissons sont validées. On leur laisse le bénéfice de l’éloignement. Des propos partagés par Frédéric Tronel, directeur du bureau des recherches géologiques et minières. "Il existe un certain flou, mais en cas d’éruption volcanique au fond de l’océan, les variations de température pourraient expliquer ce phénomène." Avant d’ajouter : "Cela pourrait toucher des écosystèmes très fragiles du fond marin, notamment la faune." Alors que l’on aurait pu espérer un dénouement rapide, ce mystère s’enlise. Pour tenter de le percer, la préfecture a confirmé la venue du bateau Marion Dufresne, "dans le courant du premier semestre pour mener des études scientifiques dans les eaux territoriales". Basé à La Réunion, le navire français assure le ravitaillement des Terres australes et antarctiques françaises du Sud de l’océan Indien. Il effectue notamment des recherches océanographiques pour l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) que les services de l’État ont sollicité dès le départ. Réponses d’ici quelques semaines. n www.mayottehebdo.com • 25/01/2019 • Mayotte Hebdo N° 870 • 15
en tre tien ENtretien Geoffroy Vauthier Solène Peillard
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Marc Rochet, président de la compagnie aérienne French Bee
"Les clients veulent des vols directs"
Non, aucun avion de French Bee ne se posera à l'aéroport de Dzaoudzi, malgré les appels du pied du Conseil départemental. Si Mayotte est un marché porteur et en pleine croissance, deux problématiques se posent aux compagnies aériennes : le prix du carburant et la taille de la piste. Entretien avec Marc Rochet, président de French Bee.
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entretien Mayotte Hebdo : Les appels du pied pour que votre compagnie vienne s'installer à Mayotte sont nombreux ces derniers temps. En décembre dernier, le président du Conseil départemental, Soibahadine Ibrahim Ramadani, vous écrivait en ce sens, vous assurant de son soutien si vous souhaitiez lancer une desserte à Mayotte. Il y a quelques jours, c'était au tour du Collectif des citoyens d'en faire autant via un communiqué. Que répondez-vous à ces sollicitations ? Votre compagnie a-t-elle un projet en ce sens ? Marc Rochet : Aujourd'hui, pour répondre franchement, French Bee – qui est une compagnie conçue sur un nouveau modèle, celui du low cost long-courrier – ne dessert dans l'océan Indien que la destination Réunion. Elle enregistre un succès que nous saluons, puisque sur l'année 2018, nous avons transporté 280 000 passagers. C'est bien et cela est dû, je crois, à la qualité du produit que nous offrons à la clientèle réunionnaise : la combinaison entre les avions les plus modernes de la technologie Airbus et les prix que nous pratiquons à travers cette jeune compagnie. Mais nous n'avons pas de projet de desserte de l'île de Mayotte à ce stade. Cela ne veut pas dire que nous n'irons jamais, bien entendu, mais nous n'avons pas de projet en ce sens, et n'y travaillons pas. Il y a aujourd'hui deux éléments techniques qui nous empêchent de réfléchir à un éventuel projet sur Mayotte.
jourd'hui par l'avitailleur qui fournit le pétrole à Mayotte ne nous permet pas d'être certains de pouvoir opérer dans des conditions qui rendent l'opération "succesfull" pour les clients. Ces deux facteurs peuvent évoluer dans le temps, et nous suivons bien entendu la situation de près, mais aujourd'hui nous n'avons pas de projet pour Mayotte en raison de ces points bloquants particuliers. MH : Il s'agit donc une initiative unilatérale du Département…
"De par son statut et sa population, Mayotte a des besoins de transport évidents."
MH : Quels sont-ils ? MR : Le premier est que French Bee base son succès, son futur, sa croissance et son développement sur l'utilisation de l'A350-900. Or, actuellement, la piste de l'aéroport de Mayotte n'est pas capable d'accueillir dans des conditions satisfaisantes un appareil de cette taille et de ces performances. Et puis il y a un second facteur, économique. Il n'est certes pas inscrit dans le temps, mais aujourd'hui un des postes principaux pour une compagnie aérienne long-courrier, est celui du carburant. Même si l'A350 est sans doute un des avions qui consomment le moins par passager, cela reste un poste très important, qui représente un quart de nos coûts. Le prix pratiqué au-
MR : Il y a une initiative du Conseil départemental de Mayotte que je comprends. J'ai suivi l'actualité, et j'ai compris que sur cette desserte où il y avait encore récemment deux opérateurs, il n'y en a désormais plus qu'un. Dans les situations de monopole, on voit bien que les prix sont un peu différents. Je pense d'ailleurs que ce n'est pas pour autant qu'il faille jeter tout le projet d'Air Austral et son organisation : ils ont des avions de très bonnes performances également, avec un appareil différent du nôtre, le 787, un peu plus petit. Ils doivent donc être à même d'opérer dans des conditions qui leur sont plus favorables. Je comprends que les politiques, l'État, l'organisation qui gère l'aéroport, interrogent les compagnies pour savoir si elles peuvent être intéressées. Peut-être que cette lettre n'a d'ailleurs pas été envoyée qu'à French Bee. Ils ont pu l'envoyer à d'autres opérateurs régionaux. Cela ne me choquerait pas. MH : L'absence de piste longue et le prix du carburant sont donc en cause. Toutefois, il reste possible d'effectuer des vols avec escale. C'était le cas de Corsair jusqu'à la suspension de ses droits de trafic entre La Réunion et Madagascar, qui l'empêche désormais de se poser à Tananarive. En tant que président d'une compagnie aérienne, n'est-il pas envisageable d'assurer un vol avec escale pour pallier en partie le prix du carburant et la question de la taille de la piste ? MR : Chaque compagnie est organisée avec son propre modèle, sa flotte et ses caractéristiques. French Bee est
"Peut-être que cette lettre du Département n'a pas été envoyée qu'à French Bee."
entretien une entreprise nouvelle et qui, pour réussir à offrir à ses clients des prix très compétitifs, est obligée d'être organisée de manière très rationnelle, très moderne et très simple. Toute complexification amène des coûts supplémentaires. Donc, nous, nous avons fait le choix de n'avoir que des A350. Nous avons encore par exemple un A330-300 qui est très récent, mais dont nous allons nous séparer parce que nous ne voulons justement avoir qu'un seul modèle d'avion. Pourquoi ? Parce que plus nous avons des avions totalement identiques, plus nos
"Mordre de 300 ou 400 mètres sur le lagon, ce n'est quand même pas le chantier du siècle ou le canal de Panama."
coûts sont bas, plus nos opérations sont simples avec les pilotes, la maintenance, les équipages de cabine, etc. Or, cet avion, l'A350, est fait pour faire du direct, pas pour faire des escales. Cela coûte de l'argent d'en faire, et si cela nous coûte de l'argent, et bien cela coûte de l'argent aux clients. Donc ce point de vue-là, il y a des modèles de flotte qui amènent à ne faire que du direct. C'est notre cas, car nous ne sommes là que pour satisfaire les clients. Et ces clients, aujourd'hui, veulent des vols directs. Les vols avec escale, ils les prennent quand ils n'ont pas le choix. Il peut y avoir d'autres entreprises, qui font d'autres choix, avec des avions aux caractéristiques différentes. Un avion qui fait escale donc, d'une autre taille par exemple, c'est envisageable. Mais il faut attirer l'attention sur un point : dès que l'on se pose ailleurs – et il y a plusieurs points d'appui possibles avec Nairobi, Djibouti, Le Caire, etc. –, apparaissent deux problèmes. Tout atterrissage/redécollage coûte de l'argent parce qu'il faut payer le traitement de l'appareil au sol et le ravitailler en pétrole. Même si on en a pris moins au départ, cela génère un coût, car poser et faire décoller un avion, cela consomme. Et puis il y a le problème des droits de trafic. Chaque État est titulaire de ces droits et peut accepter que l'on se pose pour ravitailler en pétrole, mais sans pour autant nous autoriser à déposer et récupèrer des passagers, et à charger du fret. Dans ce cas-là, cela complexifie encore plus les opérations et cela intéresse peu de monde. Donc les vols avec escale, pourquoi pas, mais il faut les avions adaptés pour cela, pouvoir supporter les coûts supplémentaires, et avoir des droits de trafic favorables, qui ne sont pas simples dans cette région du monde qui n'est pas ce qu'on appelle un "ciel ouvert".
MH : M a l g ré t o u t , Mayotte est un territoire en plein développement qui est souvent qualifiée de marché porteur. La population est de plus en plus demandeuse de voyages et les besoins en fret sont eux aussi croissants. Le jour où les contraintes techniques, celle de la piste trop courte par exemple, disparaissent, les compagnies aériennes seront-elles plus intéressées ?
"Les problèmes dont on parle ne sont pas des problèmes absolument insurmontables."
MR : C'est un marché qui est porteur, oui, et je pense que tout le monde peut dire qu'il va aller encore croissant. Je le dis parce que, d'abord, le transport aérien se développe dans le monde entier de façon continue : les besoins en échange et en transport sont croissants partout. Mayotte a souvent été une destination un peu lointaine, régionalisée, mais aujourd'hui, de par son statut et sa population, il y a des besoins de transport évidents. Soyons clairs : les problèmes dont on parle - et que tout le monde connaît - ne sont pas des problèmes absolument insurmontables. Pour la piste, il y a d'un côté un problème de site religieux qui devrait pouvoir aboutir à une solution ; et de l'autre côté il faut mordre un peu sur lagon. Je sais qu'il y a des oppositions d'ordre écologiques, mais mordre de 300 ou 400 mètres sur le lagon, ce n'est quand même pas le chantier du siècle ou le canal de Panama. Ce sont des choses envisageables et qui, à mon sens, auront lieu un jour. Quant au prix du carburant, il y a un opérateur qui a le droit de pratiquer
la politique qu'il veut pratiquer, mais à un moment cela changera aussi. La croissance à Mayotte, oui, elle est là et elle poussera les gens à faire des choses. Je dirais d'ailleurs que pour l'intérêt de la population il vaudrait mieux que ces choses interviennent rapidement, car il est clair que cela ouvrirait à la concurrence et à une croissance du trafic encore plus rapide. Je suis profondément convaincu qu'Air Austral fera le boulot. S'il y a de la concurrence, [cela bénéficie à tout le monde]. On le voit à La Réunion avec le succès de French Bee : ce ne sont pas seulement 280 000 passagers que nous avons transportés, c'est aussi une croissance globale du trafic de presque 19 %, dont toutes les compagnies ont profité. Globalement, il y a de plus en plus de gens à faire voyager. MH : Donc, selon vous, on accuse souvent Air Austral de brider l'installation de nouvelles compagnies, mais l'absence de concurrence à Mayotte ne tiendrait pas qu'à ça… MR : Vous savez, nous appartenons au groupe Dubreuil. Nous avons une autre compagnie dans le groupe – Air Caraïbes – et nous avons ouvert, il y a plus de 10 ans en concurrence avec l'opérateur national, la destination de Cayenne, en Guyane, à la concurrence. Aujourd'hui, le bilan est une augmentation de 25 % du trafic. On voit bien que c'est une stimulation.n
French Bee en chiffres Créée en 2016 sous le nom de French Blue, la compagnie renommée par la suite French Bee appartient au groupe Dubreuil, également propriétaire d'Air Caraïbes, dont elle est la compagnie sœur. Sa flotte? Trois avions : deux A350 et un A330, qui sera affecté au mois de juin à Air Caraïbes, pour être remplacé par un nouvel A350. Elle dessert trois destinations depuis Paris-Orly : La Réunion dans l'océan Indien, San Francisco aux États-Unis, et Papeete, en Polynésie française. French Bee est la première compagnie aérienne française low cost et long courrier.
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ma ga zine magazine Geoffroy Vauthier
Maitai & Kaena
En route !
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Retrouvez régulièrement dans Mayotte Hebdo l'aventure de Maitai et Kaena, et de leurs équipages. Le projet de Pascal Jardin et Cyrille Civetta, respectivement gérants des entreprises mahoraises NBC Travel et Planète bleue ? Ramener les deux bateaux depuis les Sables-d'Olonne jusqu'à Mayotte, afin d'y développer le tourisme du lagon. Un périple de quatre mois, sur deux océans.
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r ique Am é u d u d s La route de Maitai et Kaena se poursuit. Ici, l'une des deux embarcations dans la marina de Cascais, au Portugal.
Ils sont partis ! Après avoir préparé leurs deux catamarans, Maitai et Kaena, les équipages ont pris la mer à la fin du mois de décembre depuis les Sables-d'Olonne, afin de rallier Mayotte. À l'heure où nous bouclions cette édition, c'est au Cap-Vert que nos aventuriers faisaient escale, avant de traverser l'océan Atlantique. Nous les avions laissés avant les fêtes de fin d'année (Mayotte Hebdo n°865), alors qu'ils étaient en pleine préparation de leurs deux catamarans, Maita & Kaena, afin de prendre le large pour leur long périple vers Mayotte, le jour même de Noël. Un départ bien équipé : équipements électroniques, dessalinisateurs, GPS, 1 000 litres de gasoil, cales pleines de nourritures et même caves à vin ! De quoi se lancer dans le départ, en traversant le "chenal mythique des Sables-d'Olonne, par où passent, entre autres, les bateaux de la course du Vendée Globe et de la Route du rhum. Sur la grande jetée des Sables, nous jetons un dernier regard vers la petite famille et nous concentrons sur la navigation et le réglage des voiles. La terre disparait peu à peu à l’horizon, la nuit tombe, à nous l’aventure !", se rappelle Pascale Jardin, femme de Pascal - un des deux capitaines -, à bord lors de ce départ. Une aventure qui débute par la traversée du golfe de Gascogne. Traversée qui s'achève par un passage au large de La Corogne, en Espagne. Un moment demandant une vigilance particulière : "C'est un moment toujours stressant pour les skippers et les équipages. Les cargos avancent à 15 ou 20 nœuds et ne se déroutent pas pour des
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magazine
Pascal Jardin, en pleine préparation.
si tout allait bien, à de l'intendance et du ravitaillement de frais, et enfin à des balades à la découverte de Lisbonne."
Cyrille Civetta, sur un des catamarans, lors de sa mise à l'eau.
petits catamarans comme nous. Il faut viser l’arrière de celui qui arrive pour passer devant celui qui suit. Nous en avons croisé certains de si près que nous pouvions voir la couleur des yeux du capitaine !" C'est toutefois sans déconvenue que les deux embarcations passent la zone et arrivent à Lisbonne, cinq jours après leur départ, avec une heure seulement de décalage sur le timing : "Les catamarans sont rapides et se sont super bien comportés." C'est dans la "magnifique" marina de Cascais que les équipages font escale quelques jours. Au programme : "nettoyage à fond et rinçage à l’eau douce des bateaux, qui ont été bien salés avec l’arrivée plutôt rock and roll sur Lisbonne, le vent et les vagues de face ; une bonne douche enfin au calme, car nous n'avions plus besoin de nous tenir pour ne pas gigoter ; la découverte de la charmante station balnéaire et touristique suivie d’un pot autour d’une bière bien méritée et d’un bon petit resto. Les jours suivants ont été consacrés au bricolage, à la révision des moteurs, à de la grimpette en haut du mat pour voir
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Aux îles Canaries Étape suivante : les îles Canaries, cinq jours de navigation accompagnés d'une bonne météo. Seule déception : "Malgré les deux cannes à pêche installées du lever du jour à la nuit tombée, nous n'avons rien pêché". Dommage, mais pour compenser, "des bans de dauphins venaient jouer avec les étraves, de jour et de nuit. Avec le plancton fluorescent, la nuit, cela fait des gerbes de lumière. Un spectacle magique et magnifique !" Et puis, c'est l'arrivée : "Nous sommes enfin arrivés enfin aux Canaries, sur l’ile de Gran Canaria. Il nous a fallu slalomer entre les cargos au mouillage et les plateformes pétrolières : un gros changement de décor par rapport à Cascais. De premiers abords, Gran Canaria est franchement moche : l’ile est déplumée, sèche, sans végétation, avec que des constructions hétéroclites, des routes de quatre voies, des odeurs, du bruit ! On déconnecte vite en mer et le retour à la réalité terrienne n’est pas toujours facile", se rappelle Pascale en poursuivant : "Alors, pourquoi s’arrêter là? Parce que la marina est super équipée : tous les voiliers y passent avant la transatlantique." Et puis, après la maintenance obligatoire des bateaux, "Nous avons loué une voiture pour découvrir l’intérieur de l’ile : cela n'avait plus rien à voir dès que l'on a pris de l'altitude : il y a de la végétation, des petits villages charmants, des bons petits restaurants pas chers et délicieux, des gens adorables. En somme, que du plaisir !" Une étape qui a aussi été l'occasion d'un petit remodelage de l'équipage : "Monique est partie parce qu’elle avait le mal de mer et que la navigation et la vie sur le catamaran n’est plus un plaisir dans ces conditions ; et moi-même car je reprends le travail à Mayotte.
Mouillage de Maitai à Gran Canaria.
Vérification d'usage, tout en haut du mat !
C’est difficile de quitter l’équipage et la suite des aventures, mais rendez-vous est donné dans le lagon de Mayotte ! En échange, deux nouveaux moussaillons rejoignent l'équipage Maitai au Cap-Vert : Lisa et Max, amis d’Alizé et César." Le Cap-Vert, justement, était la dernière escale de nos aventuriers au moment où nous bouclions cette édition. Après quelques jours sur place, ils se lanceront dans la traversée de l'océan Atlantique pour rallier les côtes brésiliennes, puis suivre les courants et passer le cap de Bonne-Espérance avant de remonter le canal du Mozambique et gagner Mayotte. n
Préparation des cannes à pêche. Même si le succès ne fût pas au rendez-vous, le plaisir si.
Un couché de soleil sur l'océan Atlantique
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Un grand débat sur l'artisanat S'estimant oublié par la grande consultation lancée par le gouvernement pour répondre à la crise des gilets jaunes, le réseau des Chambres des métiers et de l'artisanat lance son propre grand débat pour répondre aux problématiques du secteur. Celle de Mayotte y participe également.
"Le président de la République a assuré qu'il n'y aura pas de tabous dans cette consultation. Nous, nous disons qu'il ne faut pas non plus qu'il y ait d'oubliés" : Jean-Denis Larroze, secrétaire général et directeur des services de la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) de Mayotte, se satisfait de l'initiative prise par le réseau national des CMA. Ce dernier, estimant qu'aucun des thèmes proposés lors de cette consultation n'aborde la question de l'entreprise, organise en effet son propre débat : le "Grand débat des artisans". Jusqu'au 1er mars, ces chefs d'entreprises sont donc invités à se prononcer autour de quatre grands thèmes : la rémunération de leur travail ; la fiscalité de l'entreprise ; l'emploi d'un premier salarié ou d'un salarié supplémentaire ; et l'équité entre les grandes et petites entreprises face aux normes imposées. Mayotte, avec ses 4 500 structures artisanales, est évidemment particulièrement concernée et participe, elle aussi, à l'initiative. L'artisanat dans le 101ème département est en effet un acteur essentiel de l'économie locale. "Non seulement il correspond bien à la culture mahoraise, puisqu'il s'agit de savoir-faire, de travail manuel, etc., mais il a aussi une fonction de régulation et d'aménagement du territoire", argumente le responsable en illustrant : "Les grandes entreprises sont toutes à Kawéni, alors que les artisans, eux, sont partout dans l'île." Des petites entreprises essentielles, mais qui sont ici encore plus qu'ailleurs, soumises à des difficultés et à nombre de défis. Parmi eux : "À partir de 2021, il n'y aura
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plus de centre de formalités pour les entreprises, tout sera dématérialisé. Or, comment fait un artisan d'ici qui n'a même pas internet ?", s'interroge le directeur de la Chambre. Autre exemple, concernant la formation cette fois : "Cette même année, ce sont les entreprises elles-mêmes qui devront remplir leurs contrats de formation en ligne. On imagine mal un foundi devant remplir des tas de formulaires, c'est une usine à gaz." Idem pour les appels d'offres, qui sont désormais eux aussi dématérialisés. En somme, et malgré des formations mises en place en place en ce sens par la CMA de Mayotte, les problématiques sont vastes. D'où l'importance d'organiser ici aussi cette consultation sur l'artisanat.
Doléances et propositions Défi, donc : "Mobiliser les chefs d'entreprises locaux de manière importante ", explique Jean-Denis Larroze. Si "Faute de temps et de moyens humains, nous ne pourrons pas organiser de réunions publiques", la CMA met à disposition des recueils au sein de son siège et des différentes antennes de la Chambre à travers l'île, en plus du portail national internet dédié*. Les artisans pourront y inscrire leurs doléances et proposer des solutions aux difficultés rencontrées. À l'issue de cette enquête, "un débat local sera organisé pour rendre compte des besoins", et le compte-rendu envoyé au réseau des CMA pour être remis, avec ceux du reste du territoire français, au gouvernement. n [[G.V
*www.granddebat.artisanat.fr
portrait d'entreprise Le bon bilan de Mayotte Consulting et Formation
en pratique
Le directeur Fahardine Mohamed (au milieu) et son équipe.
Centre de formation situé en plein cœur de Kawéni à Mamoudzou, Mayotte Consulting et Formation (MCF) a vu le jour en 2010. À l’initiative de deux associés mahorais, l’entreprise a depuis déployé son activité et compte aujourd’hui des partenaires à La Réunion. "Dirigeants et employés suivent des formations validées par Opcalia", explique le directeur de Mayotte Consulting et Formation (MCF) Fahardine Mohamed. En formation continue, l'entreprise propose des formations en comptabilité, gestion, fiscalité, finances et secrétariat, dédiées aux professionnels avec notamment l'utilisation de divers logiciels de gestion d’entreprise tel que EBP. Ainsi, une cinquantaine de formations est proposée aux professionnels par le biais d'Opcalia. En outre, MCF procède à de la pré-qualification pour les demandeurs d'emploi avec des découvertes de métiers dans les secteurs de la vente, du commerce et des achats. Parallèlement, quatre titres professionnels sont certifiés pour les métiers suivants : employé commercial en magasin, responsable de rayon, agent de propreté et d'hygiène et assistant de vie aux familles. L'activité s'est bien développée depuis ses débuts. Aussi agréée dans le domaine des transports, MCF est le seul formateur sur le territoire à préparer les candidats aux examens d'attestation de capacité de transport.
Mayotte Consulting et Formation Tél : 02 69 63 23 18 mayotteconsultingformation@gmail.com www.mayotte-consulting-formation.com
Formations en ligne
"Toutes les formations sont également éligibles aux particuliers", souligne le gérant qui met l’accent sur les formations en ligne, elles aussi sollicitées. Il suffit de se rendre sur le site de l'entreprise www.mayotte-consulting-formation.com et de sélectionner la formation souhaitée dans la rubrique "Inscription en ligne". Les formations y figurent avec les prochaines dates. Une étroite collaboration avec un de leur partenaire Comptalia qui est en charge de toutes les formations en comptabilité de niveau bac à bac+5. Un réel atout pour MCF. "Les gens s'inscrivent en ligne, au lieu d'être isolés chez eux où ils n'ont pas forcément toutes les conditions pour travailler", explique le directeur qui ajoute : "On leur propose des modules en présentiel préparés avec un formateur". Parmi les formés, l’entreprise compte également des étudiants en préparation d'un BTS Comptabilité et gestion. Aujourd'hui, quatre associés dont deux basés à La Réunion sont à la tête du centre de formation. MCF soufflera sa dixième bougie l’année prochaine, le centre de formation vise à déployer davantage sa présence sur internet en communiquant sur son site internet et son compte Facebook "pour occuper le terrain", a déclaré Fahardine Mohamed.n
Première semaine de l'entrepreneuriat pour tous ! Pour la première fois du 28 au 31 janvier, l'Agence pour le droit à l'initiative économique (Adie), organise avec ses partenaires la Semaine de l'entrepreneuriat pour tous, "afin que toute personne qui en a le projet, l'envie, la conviction, puisse devenir entrepreneur." Au programme de l'évènement : la présentation d'une étude inédite pour épingler les idées reçues qui empêchent les Français d'entreprendre ; une campagne d'information pour faire mieux connaître la création d'entreprises , des évènements d'information tout autour de Mayotte et des web-conférences pour faciliter la création de son entreprise ; et des Facebook lives avec Ryad Boulanour, fondateur du compte Nickel, pour aider les entrepreneurs à dépasser les obstacles au développement de leur activité. Forum lundi 28 janvier à la MJC de Kawéni, et portes ouvertes le mardi 29 janvier à l'agence Adie de Dzoumogné, le mercredi 30 janvier à celle de Chiconi, et le jeudi 31 janvier à celle de Chirongui. Renseignements au 02 61 61 00 00 ou par mail à mayotte@adie.org. www.mayottehebdo.com • 25/01/2019 • Mayotte Hebdo N° 870 • 27
Consommation
Mini baisse des prix en décembre dernier Une tout petite baisse des prix des biens et services à la consommation en décembre dernier à Mayotte : c'est ce qu'annonce l'Insee dans son dernier rapport. Détails.
En décembre 2018, l’indice des prix à la consommation des ménages recule de 0,1 % à Mayotte (figure 1). Cela s’explique par le repli des prix de l’énergie et dans une moindre mesure, par celui des produits manufacturés. Il est atténué par la hausse des prix du transport aérien et de l’alimentation. Sur un an, les prix augmentent de 0,4 % à Mayotte et de 1,6 % en France (hors Mayotte, figure 2). Les prix de l’énergie reculent nettement de 3,5 % en décembre, dans le sillage des cours du pétrole. L’essence, le gazole et le pétrole lampant perdent respectivement 8, 7 et 5 centimes. Le prix de la bouteille de gaz baisse de 50 centimes. Sur un an, les prix de l’énergie augmentent de 2,3 % et de 8 % en France (figure 3). Les prix des produits manufacturés continuent de baisser, de 0,4 % en décembre, du fait notamment du recul des prix des véhicules et de l’habillement et chaussures (- 0,4 %). 1 En décembre, les prix baissent de 0,1 % Indices des prix par secteur Source : Insee, Indices des prix à la consommation.
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Sur un an, les prix des produits manufacturés diminuent de 4,9 % à Mayotte et de 0,5 % en France. En décembre, les prix de l’alimentation progressent de 0,2 %, en raison des hausses du prix des produits frais (+ 0,7 %) et des viandes et volailles (+ 0,5 %). Ces hausses sont en partie compensées par la baisse des prix des boissons non alcoolisées (- 0,7 %) et des produits céréaliers (- 0,3 %). Sur un an, les prix de l’alimentation augmentent de 2,9 % à Mayotte et de 2,5 % en France. Les prix des services se redressent en décembre (+ 0,6 %), du fait de la hausse des prix dans les transports et communications (+ 1,9 %), consécutive à la hausse des tarifs aériens. Sur un an, les prix des services augmentent de 2,2 % à Mayotte et de 0,9 % en France. Le prix du tabac est stable en décembre. Il augmente de 10,5 % sur un an. n [[G.V
En décembre, les prix baissent de 0,1 % (Indices des prix par secteur)
Sur un an, les prix progressent de 0,4 % à Mayotte (Évolution en glissement annuel de l'indice des prix)
En décembre 2018 : baisse des prix de l'énergie et des produits manufacturés (Indices des prix à la consommation des ménages et leurs évolutions)
Quelle méthodologie ?
L'indice des prix permet de suivre mois par mois l’évolution des prix et donc d’apprécier les tendances inflationnistes. Il est mesuré à Mayotte en base 100 par rapport à décembre 2006. Une valeur de 118 signifie ainsi que les prix ont augmenté de 18 % pour la catégorie concernée, entre décembre 2006 et la date de référence. L’évolution des indices des prix à la consommation est présentée en variation mensuelle (pourcentage d’évolution des indices du mois par rapport au mois précédent) et en glissement annuel. Ce dernier correspond à la variation au cours des douze derniers mois, qui est calculée en rapportant l’indice du mois à celui du même mois l’année précédente. Ainsi par exemple, l’indice du mois de décembre 2018 est rapporté à celui de décembre 2017. Qu’est-ce-que l’indice des prix à la consommation ? L’indice des prix à la consommation est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation du niveau général des prix des biens et des services proposés aux consommateurs sur le territoire. C’est une mesure synthétique des évolutions de prix à qualité constante. La quasi-totalité des biens et des services marchands, proposés aux consommateurs, font partie du champ de l’indice. L’indice des prix à Mayotte En 2018 à Mayotte, près de 1 150 relevés de prix sont effectués chaque mois par des enquêteurs de l’Insee. Ces relevés sont effectués auprès de 130 points de vente et fournisseurs de biens et services.
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AU CŒUR DE LA CULTURE Littérature, art, musique, cinéma, expositions et bien d'autres rendez-vous sont au programme cette semaine. La rubrique Tounda vous les fait découvrir et vous propose plein d'idées de sorties !
Danse
LE DEBAA BIENTÔT EXPOSÉ AU MAROC La danse traditionnelle mahoraise, le debaa, reconnue pour sa douceur, son langage gestuel et ses louanges à Dieu séduit le monde. La réalisatrice Elena Bertuzzi travaille depuis longtemps sur cette danse authentique. Dans quelques mois, un extrait de son installation vidéo Au cœur du debaa sera exposé au Maroc. Par HM
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es projets relatifs au debaa, la réalisatrice Elena Bertuzzi en a mené. Dernièrement, Nous dansons tous sous les mêmes étoiles, proposait "un voyage dans l'univers du debaa", au Conservatoire à Rayonnement Régional de Saint-Benoît de La Réunion. Une proposition d'Elena Bertuzzi en complicité avec la madrassati Madanya de Bras Fusil de La Réunion qui a consacré une journée à la communauté mahoraise : témoignages photographiques d'une série de concerts dansés et improvisés ont été déployés à Saint-Benoît. Elena Bertuzzi travaille sur la danse traditionnelle mahoraise, debaa, depuis 2013. En complicité avec Laure Chatrefou, réalisatrice de film documentaire et Rasim Biyikli musicien et informaticien, le trio avait déjà proposé une installation audiovisuelle, Au coeur du debaa, en 2015 à l'occasion des Journées du patrimoine à
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Au cœur du debaa, installation vidéo.
Mayotte. Une installation qui a reçu le premier prix au concours international de Artelguna Prize à Venise. Cette même installation a été présentée aux Journées du patrimoine 2018 à Saint-Denis de La Réunion. De là est née, une autre installation, La haie des danseuses, un projet participatif avec les groupes de debaa de Saint-Denis. Un des aspects du debaa qui a notamment séduit reste ses louanges à Dieu et son chant religieux, qui rappellent les chants soufis. Forte de son succès, une partie de la vidéo se retrouve cette fois à Paris, à l'exposition Trésors de l'islam en Afrique réalisée à l'Institut du monde arabe en 2017, à l'occasion de ses trente ans. Pour ne pas s'arrêter là, cette exposition sera reconstruite au Musée Mohamed VI d'art moderne et contemporain de Rabat, de septembre 2019 à janvier 2020.<
École Nomade
LES INSCRIPTIONS BIENTÔT OUVERTES C'est une des bonnes nouvelles de ce début d'année. Après avoir sillonné le monde, la célèbre École Nomade de la compagnie mondialement connue, Théatre du Soleil d'Ariane Mnouchkine posera ses bagages à Mayotte à partir du 28 juin prochain. Trois semaines de stage intensif s'en suivront avec les comédiens de la compagnie. Préparez-vous les inscriptions débutent le 29 janvier. Par HM
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e stage est ouvert à tous sans exception*. Mayotte a le privilège d'accueillir l'École Nomade de la célèbre compagnie Théâtre du Soleil à partir du 28 juin et ce pour trois semaines de stage intensif. Un partenariat fort né de l'alliance du Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR), le vice-rectorat, la Direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DJSCS), la Direction des affaires culturelles (DAC) et l'association Hip-Hop Évolution. Après sélection des 80 stagiaires qui seront auditionnés autour d'une pièce collective sous le thème de l'improvisation, L'École Nomade proposera à partir du mardi 2 juillet, du lundi au vendredi (voire samedi) de 7h à 14h au lycée du Nord à Mamoudzou, des travaux portant sur trois thèmes d'improvisation choisis par la compagnie. "Un travail collectif d'improvisation où les costumes, les décors, parfois les masques, revêtent une grande importance", a indiqué le comité organisateur. Une nouvelle qui a suscité l'engouement parmi les futurs candidats. C'est le cas de Hadhari Maoulida, metteur en scène de la troupe de théâtre du CUFR, Nyora za théâtre ("Les assoiffés du théâtre") qui espère être reçu au stage. "Le théâtre permet de chasser une certaine timidité. J'ai appris à prendre plaisir et à communiquer avec les gens au quotidien. J'aimerais inscrire l'École Nomade du Théâtre Soleil sur mon CV, et espère que cette expérience m'ouvrira des portes aussi", déclare le metteur en scène. Fondée en octobre 2018, par Anne Violaine
Taconet, enseignante de théâtre qui a initié les spécialités de théâtre dans les lycées à Mayotte, les 17 "assoiffés" qui constituent la troupe candidateront tous au stage de l'École Nomade à Mayotte. Le stage est entièrement gratuit, il prendra à sa charge le transport et les déjeûners quotidiens des douze comédiens et 80 stagiaires, proposés par Panima. Un travail organisationnel qui était en cours "depuis deux ans", a confié Jean-Louis Rose, responsable du projet École Nomade.
ARIANE MNOUCHKINE À MAYOTTE En avril 2019, Ariane Mnouchkine en personne et Hélène Cinque comédienne phare au sein de la compagnie, viendront à Mayotte rencontrer les comédiens amateurs ou professionnels se présentant au stage. Un échange qui permettra "d'expliciter la méthode du Théatre du Soleil et de parfaire les conditions, pédagogiques, logistiques et matérielles du stage lui-même", a souligné le comité. Le stage permettra également d'apporter un bol d'air frais à la jeunesse de ce département souvent en quête d'art et de créativité. Mayotte n'estelle pas chanceuse ? < *À partir de 18 ans. Les formulaires d'inscription seront disponibles sur la page Facebook : École nomade-Mayotte 2019.
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Vendredi 25 janvier
Jusqu'au 26 janvier
Soirée espagnole
Concours de dessin : "Dessine ton personnage lego"
Une soirée espagnole aura lieu au Mistiqbar à partir de 20h. Au programme tapas, paella, sangria et un duo de Los lagumbros. Des lots sont à gagner. Entrée : 10€ avec assiette de tapas et verre de sangria. Lieu : Mistiqbar, 4 bd général de Gaulle à Pamandzi. Réservation au : 06 39 69 66 56 Samedi 26 janvier Soirée Jamaica Jamaica Une soirée sound system, Jamaica Jamaica, est proposée à partir 19h par Doujah Sound à Cavani, Mamoudzou. Bar et restauration sur place. Entrée : 5€. Lieu : Restaurant Saveurs tropicales, 24 rue du Stade à Cavani. Réservation au 02 69 61 46 08. Plus d'infos sur Facebook : @doujahsound Soirée SBK Une soirée salsa, bachata, et kizomba (SBK) aura lieu, à partir de 19h au restaurant L'orient express à Kawéni, Mamoudzou. Le repas se tiendra à 19h, 21h début de la soirée, 22h show de salsa avec Amaury & Gaby, 22h15 show de kizomba avec Romain et Zara, 22h30 show de samba avec Arthur et Laura. Tarifs : Repas, boissons et soirée dansante : 30€ en prévente, sinon 35€. Soirée uniquement : 10€ en prévente, sinon 15€. Lieu : Restaurant L'orient express, route nationale 1, Kawéni, à Mamoudzou. Réservation au 06 39 29 82 78. Ateliers culinaires pour enfants Deux ateliers de pâtisserie pour enfants sont proposés par La féérie des pâtisseries d'Émilie à Tsararano de 14h à 17h. Au menu : la galette des rois. Tarif : 40€. Un acompte est à verser au moment de l'inscription. Inscription obligatoire au 06 22 32 02 86 ou sur Facebook : La féérie des pâtisseries d'Émilie. Komo en concert Le chanteur Komo se produira au Black & White à Dzoumogné, à partir de 21h. Entrée : 10€.
Le magasin de jouets, Sajou situé aux Hauts Vallons, espace Canopia, propose un concours de dessin : "Apporte ton dessin ou viens le réaliser dans ton magasin. Si ton dessin est tiré au sort*, tu remportes une boite de LEGO Ninjago". Tirage au sort le 26 janvier. jeu gratuit dans obligation d'achat. Jeu ouvert aux enfants de moins de 12 ans. Vendredi 1er février Exposition-vente et défilé de mode Assul appelle tous les artisans des métiers de la mode et accessoires, associations, artisans d’art, spécialistes de produits de beauté, de bien-être, traiteurs ou fleuristes, transformateurs de produits agro-alimentaire et autres à profiter de cette journée Koropa piscine. Inscription et infoline au 06 39 69 73 25 avant le 25 janvier ou par mail : contact@assul.fr . Tarifs : artisan / association : 50€ , autres : 60€. Concert des Empaffés Les Empaffés se produiront sur le toit de May'hôte, à 21h route de Vahibé à Passamaïnty. Concert de Komo Komo et le groupe Tanimaroza se produiront à Chirongui de 11h à 14h, lors d'un "concert live". Entrée : 10€. Plus d'infos sur la page Facebook : Concert live Samedi 9 février Komo et Siou en concert Les chanteurs Komo et Siou seront en concert à l'hôtel Trévani, à partir de 19h30. Entrée 15€ en prévente / 20€ sur place. Entrée VIP, repas + parking à 50€. Plus d'infos sur la page Facebook : Concert de Komo et Siou. Concert de Droit de retrait (D2R) Le restaurant le Bonito à Hamjago reçoit
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VEND. 25 JANVIER 2018 00:45 0.55m
en concert D2R Droit de retrait, à partir de 20h. Entrée 5€. Réservation au 06 39 21 59 58.
01:30 0.75m
Atelier "beauté mahoraise"
02:20 1.01m
« BRUNCH » au Gîte du Mont Combani de 9h00 à 12h00. Plus d’infos : 06.39.69.37.04/ www.gitemontcombani. com ou montcombani@gmail.com. Lieu : gite du mont Combani. Programme Ciné Musafiri Vendredi 25 janvier BlacKkKlansman, sera diffusé à 19h30 au gîte le Toit de May'hôte à Passamaïnty. Entrée 7€, adhérents 4€.
19:24 3.65m
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13:55 0.68m
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08:29 3.25m
14:39 0.94m
21:00 3.27m
LUN. 28 JANVIER 2018 03:18 1.29m
"Le temps d'une histoire"
Tous les dimanches
13:14 0.47m
DIM. 27 JANVIER 2018
Un atelier "beauté mahoraise" est proposé par AROmaoré à Ouangani, quartier Manga-be, plantation de l'ylang-ylang. Plus d'infos sur Facebook : @Aromaore La bouquinerie de Passamainty propose à nouveau son activité de lecture, Le temps d'une histoire, tous les samedis à partir de 11h. Un moment d'échange et de convivialité destiné aux enfants à partir de 3 ans. Les personnes souhaitant rejoindre les lecteurs peuvent l'indiquer à la bouquinerie à l'adresse mail suivante : bouquinerie@masiwadis.com
07:00 3.84m
SAM. 26 JANVIER 2018
Tous les samedis
09:23 2.92m
15:30 1.22m
22:05 3.06m
MAR. 29 JANVIER 2018 04:33 1.51m © SHOM n° 125/2018.
AGENDA
MARÉES
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16:41 1.45m
23:31 2.93m
MER. 30 JANVIER 2018 06:14 1.57m
12:17 2.53m
18:20 1.54m
JEU. 31 JANVIER 2018 01:02 2.96m
07:46 1.44m
13:50 2.61m
19:47 1.43m
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Selon l'arrêté préfectoral N°2018 - CAB - du 31 décembre 2018 établissant la liste des journaux susceptibles de recevoir les annonces judiciaires et légales, sur la base de ligne de référence comportant 40 signes espaces compris composés en corps 8 informatique, le tarif est fixé à 4,73 euros pour l'année 2019. Hebdomadaire d’information Générale Edité par la SARL Somapresse au capital de 20 000 euros 7, rue Salamani - Cavani M’tsapéré BP 60 - 97600 Mamoudzou Tél. : 0269 61 20 04 contact@mayotte.hebdo.com directeur de la publication Laurent Canavate canavate.laurent@mayottehebdo.com directeur de la rédaction Mohamed El Mounir dit “Soldat” soldat@mayottehebdo.com 0269 61 20 04 - 69 13 38 rédacteur en cHef Geoffroy Vauthier rédactrice en cHef adjointe Houdah Madjid journalistes Ichirac Mahafidhou Lyse Le Runigo Hugo Coeff Romain Guille Solène Peillard Ornella Lamberti correspondants HZK - (Moroni) GrapHistes/maquettistes Olivier Baron, Franco di Sangro, commerciaux Cédric Denaud, Murielle Turlan comptabilité Nathalie Gauthier comptabilite@mayottehebdo.com secretariat Annabelle Mouhamadi première parution Vendredi 31 mars 2000 ISSN : 1288 - 1716 RCS : n° 9757/2000 N° de Siret : 024 061 970 000 18 N°CPPAP : 0121 I 92960 impression Imprimah - 0269 61 22 18 distribution CEM - Tél. : 0269 61 32 52 site internet www.mayottehebdo.com renseiGnements contact@mayottehebdo.com Tél. : 0269 61 20 04
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE MAMOUDZOU DÉCLARATION D’ÉTATS DES CRÉANCES
suivante : Maître Fatih RAHMANI, Avocat, Résidence Coraz (1er étage gauche) - Les trois vallées, 97600 KOUNGOU. Pour Avis m Avis de constitution
Tout intéressé peut présenter une réclamation devant le juge commissaire dans un délai d’un mois à compter de la date de la présente publication. Ce délai est augmenté de DEUX MOIS pour les créanciers domiDATE DU JUGEMENT : 15 juin 2018 ciliés hors de Mayotte. Numéro RG : 14/00027 DÉNOMINATION : m Majwayi Forme : Société civile d’exploitation Avis de cession agricole RCS : 538 068 362 Suivant acte SSP en date du 29/12/2018 Adresse : Route de la SCAM enregistré le 17/01/2019 au SIE de BP 442 Ironi Bé - 97660 Dembéni MAMOUDZOU, dossier N° 13, référence Activité : Elevage de volailles N°07, M’BIWI CAFE SARL au capital MANDATAIRE JUDICIAIRE : 10.000euros, immeuble Mega- Z.I Kaweni, M e C h a v a u x e t S E L A R L 97600 MAMOUDZOU, 538 600 297 au AJPARTENAIRES RCS de MAMOUDZOU, a cédé à LA Résidence Ravel - Appt n°82 MANGROVE SAS au capital 1.000eu18 rue Jean Cocteau ros,Immeuble la grenobloise lot 30 - Z.I 97490 Sainte-Clotilde Nel - Kaweni, 97600 MAMOUDZOU, Suite au jugement en date du 15 juin 814 777 348 au RCS de MAMOUDZOU, 2018, la société MAJWAYI a été placée un fonds de commerce de Débit de boisen LIQUIDATION JUDICIAIRE. sons et restauration rapide sis et exploité La liste de l’état des créances admises Espace Canopia - Les Hauts Vallons, 97600 déposé le 28 septembre 2018 concernant MAMOUDZOU Comprenant ses éléments la société MAJWAYI est disponible au corporels et incorporels moyennant le prix greffe commercial du tribunal de grande de 450.000euros. La date d’entrée en jouisinstance de Mamoudzou. sance est fixée au 01/01/2019. Les opposiToute personne peut en prendre tions sont reçues dans les 10 jours de la derconnaissance. nière date des publicités légales à l’adresse
sportif
Par acte SSP du 22/12/2018, il a été constitué une SAS Dénommée : TECHNIQUES SPECIALES MAYOTTE Siège social : Centre Maharajah - BP 790, Z.I Kawéni, 97600 MAMOUDZOU Capital : 5.000euros Objet : la société a pour objet en France et à l’étranger L’activité de désenfumage, sécurité incendie, négoce, installation, maintenance, vérification, désenfumage naturel et éclairage zénithaux. Extincteurs, porte coupe-feu, poteaux incendie, colonnes sèches création et ventes de signalisations réglementaires Président : M.Adrien HUBE, 99 B Chemin des Rameaux, 97435 SAINT-GILLES LES HAUTS. Directeur Général : Mme Anne HUBE, 8 rue des Salanganes, plateau caillou, 97460 SAINT-PAUL. Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de MAMOUDZOU Pour Avis
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Diffusé du lundi au vendredi, Flash Infos a été créé en 1999 et s’est depuis hissé au rang de 1er quotidien de l’île. Lu par près de 20.000 personnes chaque semaine (enquête Ipsos juillet 2009), ce quotidien vous permet de suivre l’actualité mahoraise (politique, société, culture, sport, économie, etc.) et vous offre également un aperçu de l’actualité de l’Océan Indien et des Outremers.
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Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - Édition Somapresse - n° CPPAP : 0921 y 93207 - Dir. publication : Laurent Canavate - red. chef : Gauthier Dupraz - http://flash-infos.somapresse.com
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