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Mayotte Hebdo n°869

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Fiers de nos nouveaux avions

100% Mahorais !

• PLUS DE PERFORMANCE • PLUS DE CONFORT • PLUS DE TECHNOLOGIE ewa-air.com


C'était dans Mayotte Hebdo…

Il y a 10 ans Il y a 5 ans Délégation de service public : 11 000 enfants à transporter "Il ne faut pas tout attendre des élus" "La décision du Conseil général prise le 22 décembre et partageant le marché du transport scolaire en 10 lots au minimum a mis le monde des transports en émoi. À tel point que deux organisations syndicales ont menacé de bloquer les routes mercredi avant de se rétracter et que d'autres professionnels demandent une clarification de la situation aux élus de l'assemblée exécutive", entame-t-on dans ce numéro de Mayotte Hebdo. Cause de cette inquiétude : le Syndicat des transporteurs interurbains de Mayotte et le Syndicat des taxis craignent que ce découpage ne puisse leur être accessible.

Mayotte Hebdo invite Nassufdine Mohamed et Nazlli Joma, deux acteurs de la vie associative mahoraise pour parler du développement de l'île. Parmi les problèmes soulevés : "Il faut qu’on arrête de privilégier le côté villageois en disant cette année c’est nous, la prochaine fois ce sera vous. Ou bien cette personne représente une grande famille. Non, on prend les gens compétents, qu’on estime capables de mener nos collectivités pour dire "voilà, on vous confie les clés de cette commune pendant six ans et on va voir ce que vous allez faire." Mayotte Hebdo n°642, vendredi 16 janvier 2014.

Mayotte Hebdo n°411, vendredi 16 janvier 2009.

Meilleurs vœux 2019 Ensemble nous agissons pour le développement de Mayotte

TOUTE LA GAMME SOFTLOVE EST DE RETOUR POUR LE BIEN ÊTRE DE BÉBÉ !

COUCHES-CULOTTES

LINGETTES

COUCHES CLASSIQUES

www.mayottehebdo.com • 18/01/2019 • Mayotte Hebdo N° 869 • 3


les tchak de la semaine Mayotte exclue du grand Réaction débat ?

Le tweet de la semaine

En réaction à l'organisation d'un grand débat national annoncé par le président de la République Emmanuel Macron, le Collectif des citoyens de Mayotte a rédigé un communiqué, estimant que le 101ème département et sa population était mal pris en compte dans l'évènement. "Le Collectif des Citoyens de Mayotte déplore la désorganisation et le flottement qui règnent sur le Grand Débat National débutant officiellement aujourd'hui. La population est bien en peine de trouver les cahiers de doléances promis et de savoir vers quelle mairie se tourner. Le mystère le plus complet entoure l'organisation des débats publics en salle annoncés et le site internet mis en ligne n'offre pas de perspectives très concrètes pour une population peu connectée et souvent en difficulté pour écrire. Les Mahoraises et les Mahorais faisant partie de la communauté nationale, il est indispensable que notre île soit inclue dans ce Grand débat national: le mouvement social du Printemps 2018 à Mayotte a précédé celui qui a secoué la métropole et nous sommes solidaires des luttes populaires et du mécontentement exprimé. Alors que nous avons beaucoup à dire, que la liste de nos revendications est insatisfaite, nous constatons que nous sommes en pratique tenus à l'écart de ce moment historique important. Le Collectif des Citoyens de Mayotte remettra une contribution écrite au Grand Débat National pour faire entendre la voix des Mahoraises et des Mahorais mais nous sommes sceptiques sur la méthode choisie par le Gouvernement laissant aux autorités la relecture et le filtrage des contributions. Les fausses promesses et les consultations populaires dont l'issue sont déjà décidées ne peuvent qu'abimer plus encore la confiance déjà détruite entre les gouvernants, l'Etat et le Peuple français. Plus que jamais, nous sommes fidèles à la devise le Mayotte en restant vigilants: Ra Hachiri!"

4 Mayotte Hebdo N° 869 • 18/01/2019 • www.mayottehebdo.com

ge

sonda

lu sur Facebook À propos de notre sondage (voir ci-dessus). "Une honte de laisser ce département français sans rien. Ils n'ont même pas de livres pour les élèves, pour étudier les auteurs ou pour lecture perso, et en 2019!!!! Personne n'est au courant en métropole, département inexistant, abominable, les conditions en tout genre". Alison Collier


Le proverbe mahorais

TO L E R IE - PR E PA R AT IO N - PE IN T UR E

Bwa laheya madzijuu kaliji upulw a.

SANS Z RENDE S U VO

1 rue sppm vers Batimax, Kaweni contact@carosserie-austral.com 0639 69 19 76 / 0269 61 90 14

[Une salade qui a poussé sur de la merde ne peut pas être cueillie.]

MAYOTTE

PARE-BRISE

DZOU oudzou MAMéO97U60 0 mam 10 rue mamaw 7 3 0269 6 0 00 I KAWÉNKa wéni Route nationale, 16 4 1 0269 61

photo d'archive

specialiste@mayotte-parebrise.com

GRAND CHOIX DE LEURRES

Frédéric Mitterrand à Mayotte Avril 2011 : pour la première fois, un ministre de la Culture se rend en visite à Mayotte. Lors de son passage, attendu par les défenseurs du patrimoine et les artistes locaux, il inscrit la mosquée de Tsingoni aux Monuments historiques de France. Un vrai symbole puisqu'il s'agit alors de la première mosquée de France à obtenir ce statut. "Le patrimoine de Mayotte doit être recensé, inventorié et inscrit afin d'être maintenu et rénové, et j'ajoute à cela le patrimoine immatériel, les traditions orales, composantes essentielles de la culture sur lequel les archives départementales font un remarquable travail", déclare-t-il tout en rappelant la responsabilité des élus dans le manque d'infrastructures culturelles : "J'ai rencontré de jeunes groupes de musique et j'en appelle aujourd'hui aux élus : allez-vous laisser la jeunesse chanter et danser dans les rues ? Tout comme cette Résidence [du Gouverneur], allez-vous laisser mourir ce lieu ? Mayotte, en intégrant la société française, vit des bouleversements sociétaux, la culture est d'autant plus importante et essentielle qu'elle permet un enracinement. L'appartenance de Mayotte dans la France passe par la reconnaissance des artistes mahorais au niveau national, et je m'y emploierais en collaboration avec M. le préfet et la direction des Affaires culturelles."

PALMES AQUAGYM

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paroles /

d'anciens de jeunes Par H.M & I.M

Arrivée de Madagascar en 2013, Rovena est actuellement scolarisée au collège K2 en classe de 3ème. Si pour l'heure la jeune étudiante ne sait pas encore ce qu'elle veut faire "plus tard", l'avenir des jeunes de l'île l'intéresse particulièrement.

Mariama, 57 ans Les affaires de salouva ne sont plus ce qu’elles étaient pour Mariama. "Avant, les femmes se contentaient d’un simple salouva, beau et pas cher. Aujourd’hui, ces mêmes salouvas te rabaissent aux yeux des autres femmes", estime-t-elle. Il y a quelques années en arrière, le salouva ne coûtait pas très cher : pour 30 euros, tu avais un joli ensemble. Aujourd’hui, il faut limite se couper un bras pour pouvoir s’acheter un salouva. J’exagère un peu mais c’est vrai. Si tu veux un joli salouva pour aller à un mariage par exemple, il te faut dépenser minimum 100 euros. Sans compter le body à 30 euros et la jupe à 15 euros. Vous imaginez ?! Pourquoi ? Moi je pense qu’on s’est tellement éloigné de notre culture mahoraise que le peu qu’il nous reste, c’est devenu un peu comme une richesse à conserver. Mais on s’y prend mal, très mal. Le salouva est devenu une sorte de business, quelque chose d’exceptionnel si on peut dire : qu’on porte pour telle ou telle occasion. Et les fois où on le porte forcément on a envie de se démarquer. Mais moi je trouve que cela va trop loin. On ne prend pas en considération ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir ce luxe. Parce que oui, aujourd’hui porter un salouva à 100 euros c’est devenu un luxe. Lorsque tu portes un salouva basique (nabawane), tu es considéré comme quelqu’un de modeste qui vit misérablement. Et je trouve cela dommage de créer cette différence de classe sociale à travers le salouva. Parce que le salouva, c’est avant tout une tenue traditionnelle qui est censée représenter la beauté de la femme mahoraise. Alors c’est comme ça que nous devons voir cet habit : une marque identitaire qui fait partie intégrante de notre culture mahoraise.

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"J'aimerais dénoncer le fait que les jeunes soient délaissés dans la rue. Je ne sais pas si c'est dû au manque d'établissements scolaires ou de domiciles. Souvent, ils finissent par voler, fouiller dans les poubelles, traîner dans les rues etc. La police détruit leurs maisons. C'est pas bien même si avant les destructions, les jeunes traînaient déjà dans les rues. Je pense que les destructions de maisons ne font qu'amplifier la délinquance. Ce qu'il faudrait c'est construire des maisons d'accueil, des établissements, des centres d'accueil pour les éduquer et leur donner des cours. Sinon, j'ai l'impression qu'avant il y avait beaucoup plus de cambriolage. Maintenant je ressens moins l'insécurité quand je suis dans la rue ou bien même à la maison. Peut-être qu'il y a plus de surveillance et plus de policiers".

Rovena, 14 ans


évènement Environnement

Mystérieuses émanations au fond de l'océan Lundi 14 janvier, la coopérative de pêcheurs de Petite-Terre a signalé aux services de l’État que des poissons de grande profondeur avaient été retrouvés morts à la surface de l'eau et qu'une étrange odeur de gaz se faisait ressentir à une cinquantaine de kilomètres à l'Est de Mayotte. Les autorités compétentes demandent aux pêcheurs de ramener des échantillons pour pouvoir procéder à des analyses et ainsi déterminer l’origine de ce phénomène inédit. Au large de la barrière de corail dans une zone est/sud-est, plusieurs pêcheurs tombent depuis plusieurs semaines nez à nez avec des poissons morts vivants normalement en profondeur, mais aussi des raies mantas des dauphins, et respirent une odeur désagréable. Interpellés lundi 14 janvier par Moussa Issoufi, un représentant de pêcheurs, les services de l’État prennent ce phénomène à bras-le-corps pour élucider ce mystère qui pourrait être lié à l'essaim sismique, toujours en cours. Tous les acteurs sont unanimes sur la question : il est indispensable que les pêcheurs remontent un maximum d’informations détaillées à la direction de la Mer Sud Océan Indien. "Nous devons recueillir leurs témoignages pour connaître les dates d’observation, mais aussi les coordonnées GPS", explique Étienne Guillet, sous-préfet. Mais, surtout, il est nécessaire que ces professionnels de la mer ramènent des carcasses, dont le nombre reste à ce jour toujours inconnu, pour pouvoir les analyser, comme l’explique Cécile Perron, directrice du Parc naturel marin : "Sans échantillons en notre possession, il sera compliqué de découvrir les causes de cette mortalité, mais aussi d’identifier les spécimens en question." Des situations similaires déjà observées Des situations similaires déjà observées à La Réunion et à Hawaï Variations de température ? Si des situations similaires ont pu être observées par le passé lors de coulées de lave en mer à La Réunion et à Hawaï, c’est un évènement inédit pour l’île aux parfums. Depuis le 10

Le chiffre

150 C'est le nombre de jours durant lesquels s'applique la mesure administrative de mise sous surveillance de la commercialisation des tomates produites à Mayotte. Prise par arrêté préfectoral, elle fait suite à des prélèvements réalisés par la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt sur des tomates vendues en bord de route. Constat éloquent : "Un nombre significatif de ces résultats d’analyses démontre que certains producteurs (…) ont recours à un insecticide, le dimethoate, dont l’usage est interdit en France pour des raisons de santé publique."

mai 2018, une activité sismique se manifeste au nord-est de Mayotte, à environ quarante kilomètres de Pamandzi. Pour Frédéric Tronel, directeur du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) de Mayotte, "il existe un certain flou mais en cas d’éruption volcanique au fond de l’océan, les variations de température pourraient expliquer ce phénomène". Avant d’ajouter : "Cela pourrait toucher des écosystèmes très fragiles du fond marin, notamment la faune." De son côté, le géologue Saïd Saïd Hachim pousse cette réflexion encore plus loin : "Une échappée de magma pourrait s’être créée un chemin jusqu’à la surface et en être l’origine. Des remontées gazeuses s’échapperaient peut-être des foyers, situés à plus de dix kilomètres de profondeur." Quant à l’odeur, elle reste de facto encore inexplicable."Le facteur psychologique est à prendre en compte", tient à rappeler Saïd Saïd Hachim. Sur ce point-là, "II est demandé aux professionnels de la mer ne pas pêcher sur les zones dégageant une forte odeur tantôt assimilée à des odeurs de gaz, de caoutchouc ou de plastique brûlé voire soufrée [et] en raison notamment des motorisations essence des navires de pêche, ils se doivent de rester à l’écart de ces zones", prévient la Préfecture. Enfin, les consommateurs n’ont pas de souci à se faire. "Les poissons morts ne sont évidemment pas entreposés sur les étals", explique Étienne Guillet qui assure "Nous allons procéder à des contrôles et intensifier la surveillance." Il est par ailleurs demandé à la population "de faire preuve de la plus grande vigilance et de ne pas acheter et consommer des poissons qui ne sont pas habituellement sur les étals." n [[R.G

La phrase "La situation de monopole d’Air Austral sur la liaison MayotteRéunion et de quasi-monopole sur la liaison Mayotte-Métropole est préjudiciable au développement économique du département et pèse lourdement sur la capacité de libre circulation des personnes " À l'occasion de la venue à Mayotte d'une mission de l'Autorité de la concurrence les 14 et 15 janvier, le député Mansour Kamardine souhaite, dans un communiqué que l'institution "se penche sur la situation du transport aérien et examine les raisons et manœuvres qui permettent à une compagnie aérienne d’exercer un monopole de fait à Mayotte."

l'action Licoli Ya Wa Mama L'association Mlezi Maore a lancé, mardi 15 janvier et pour une durée de six semaines, l'opération Licoli Ya Wa Mama. Elle permet à 10 femmes âgées de 18 à 50 ans, originaires des quartiers de Cavani et de Kawéni, de participer à une formation d'initiation en informatique. Ladite formation est dispensée en shimaoré par un informaticien de l'association, sur un matériel fourni, lui, par la Fondation Orange.

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l’actu en brousse Petites infos des quatre coins de l’île

Mtsamboro Les inscriptions scolaires sont ouvertes

Acoua

Convention signée pour l'aménagement du front de mer

Harouna Colo, maire de la commune de Mtsamboro, a officiellement ouvert les inscriptions scolaires pour la rentrée 2019/2020. Elles sont ouvertes jusqu'au vendredi 31 mai 2019 à 11h. "Tous ceux qui veulent inscrire leurs enfants dans les écoles primaires de la commune de M'tsamboro doivent se présenter au service des inscriptions scolaires de la mairie, aux heures normales d’ouverture des bureaux", indique la mairie de M'tsamboro. Le service d'inscription est donc ouvert du lundi au jeudi, de 07h à 12h et de 13h à 15h30 et le vendredi de 07h à 11h.

Convention pré-opérationnelle signée mercredi 16 janvier entre la commune et l'Établissement public foncier et d'aménagement de Mayotte(EPFAM), concernant les fronts de mer des villages d'Acoua et de Mtsangadoua. "L’étude doit permettre de définir les modalités de mise en oeuvre de ces aménagements adossés à une véritable stratégie de mise en valeur du littoral communal dans une démarche d’adaptation et d’atténuation des effets de changement climatique", détaillent la municipalité et l'EPFAM dans leur communiqué

Combani Pamandzi

Un futur centre commercial

Bientôt un éclairage écolo à Pamandzi

La commune s'apprête à lancer la première phase de construction du "plus grand centre commercial de l'île", selon les mots de son maire, Mohamed Bacar, à nos confrères de Flash Infos. Cette infrastructure se trouvera au cœur d'un complexe immobilier porté par un groupe privé, comprenant des bureaux, des entreprises, des commerces, des cabinets de professions libérales et une Maison de santé.

Débutés au mois de novembre et menés par la société Mami, les travaux d’installation de panneaux solaires sur la route nationale viennent de reprendre après une trêve pendant les vacances de fin d’année. À terme, tout le tronçon entre l’aéroport et le rond-point du Four à Chaux bénéficiera d’un éclairage solaire économique et écologique.

Sada Des vœux et des projets La cérémonie des vœux d'Anchya Bamana, maire de la commune, a été l'occasion de faire le point sur les différents projets de la municipalité, soutenus par l'Agence française de développement à hauteur de 4,3 millions d'euros. En tête : le futur hôtel de ville, d'un montant de 5,6 millions d'euros. "Cet équipement tant attendu par les agents et la population sera construit sur trois niveaux afin de prendre en compte l'ensemble des services administratifs", a déclaré la première magistrate. C'est le cabinet d'architecture Co-Architectes qui a été retenu. Par ailleurs, sont également prévus une crèche de 40 places, d'un montant de 2,2 millions d'euros, est en cours d'instruction ; des travaux sur plusieurs établissements scolaires ; ou encore la construction d'un marché couvert place Ndovou.

8 Mayotte Hebdo N° 869 • 18/01/2019 • www.mayottehebdo.com

Chirongui Place à un lotissement Le dispositif de participation citoyenne arrive bientôt un lotissement de 110 logements dans la commune, plus précisément dans le quartier de la rue de l'Ancien chemin. L'annonce a été faite suite à une opération de lutte contre l'habitat illégal menée sur ces terrains le jeudi 10 janvier par les forces de l'ordre et les services de la municipalité.


Imprimah

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à l'af fiche

Nutrition

Mayotte : entre déséquilibre alimentaire et absence d'activité physique

à l'affiche Hugo Coëff

À Mayotte, les problématiques de santé associées à une mauvaise alimentation et à l'absence de pratique d'activité physique régulière sont importantes. Une campagne de communication sur la nutrition vient donc d'être lancée par l'Agence régionale de santé Océan Indien (ARS OI) en collaboration avec le réseau Rediab Ylang et le Comité régional olympique et sportif (CROS). "Nous visons des changements comportementaux", explique Julien Thiria, responsable du service Prévention et actions de santé de l'Agence régionale de santé (ARS) à Mayotte. Pour impulser une nouvelle dynamique en matière de nutrition à Mayotte, l’ARS Océan Indien a initié une campagne de communication et de prévention Maescha Mema* – déclinaison locale du concept "Mangez bougez" du Programme national nutrition santé (PNNS) – afin de promouvoir les comportements alimentaires sains et l'activité physique régulière. "C'est un projet inscrit dans la durée pour les dix prochaines années. Il faut une génération pour changer les mentalités", assure le sous-préfet secrétaire général adjoint, Dominique Fossat. En effet, Mayotte est confrontée depuis des années à des problématiques de santé et enregistre notamment des chiffres élevés en matière d'obésité chez les femmes adultes (47% en 2008), de malnutrition chez les enfants (7,5% des enfants de moins de 4 ans), et affiche une forte prévalence du diabète (plus de 10% de la population mahoraise). "Une situation qui est grandement due à un déséquilibre des apports alimentaires et à une absence d'activité physique. L'alimentation est la première médecine pour favoriser une bonne santé", assure Xavier Montserrat, directeur général adjoint de l'ARS OI. Un manque de données récentes Peu d'habitants de l'île aux parfums s'adonnent à une activité physique : 56,3% des femmes et 32% des hommes de plus de 15 ans ne pratiquaient pas ou peu de sport en 2008. Le Comité régional olympique et sportif (CROS) a donc mis en

place un encadrement "qualifié" et compétent pour favoriser le développement de l'activité physique, selon son directeur Philippe Lemoine. Par le lancement de cette campagne, l'ARS OI a, elle, principalement ciblé les jeunes mères de famille et les personnes sédentaires par des affiches génériques, des spots publicitaires radio et TV (mis en ligne à partir de lundi) et des publications sur les réseaux sociaux. Un "mois de la nutrition" sera également à l'honneur en mars prochain. Un problème persiste tout de même : le manque de données récentes. "Le département n’a jamais été intégré dans les études épidémiologiques nationales et ne dispose pas d’indicateurs de santé suffisants sur l’état de santé de la population", révèle Abdon Goudjo, conseiller médical de l'ARS OI. Pour y remédier, une enquête de santé "inédite" sur le territoire vient d'être lancée afin de "développer une stratégie de politique de santé cohérente et applicable" aux enjeux du territoire. Elle constitue, à ce jour, la plus grande étude de santé sur la population jamais menée à Mayotte. Une étude de cinq mois qui portera sur un échantillon de 4 000 personnes âgées de 15 à 69 ans résidant à Mayotte, ainsi que de 2 000 à 2 500 enfants de moins de 15 ans. Cette enquête permettra également d’estimer la couverture vaccinale des enfants de 0 à 2 ans et la participation de ces derniers à la campagne de rattrapage vaccinal. n * "Maescha Mema" signifie "Pour une vie pleine de santé" et son slogan est : "Mangez sain – Bougez malin"

Ils font l'actu Myriam Cassim

Samedi 12 janvier, Myriam Cassim, alias Miss Prestige National a remporté l'écharpe de première dauphine de Miss Excellence France (anciennement Miss Prestige National). Une cérémonie durant laquelle les supporters mahorais étaient en liesse. La Miss a effectué sa première sortie officielle à Paris, à l'occasion du Salon International de la Plongée où l'île était représentée sur le stand du Comité départemental du tourisme de Mayotte.

Ramlati Ali

La députée est nommée rapporteure de la proposition de loi relative au délai d'intervention du juge des libertés et de la détention lors d'une rétention administrative à Mayotte. Il s'agit de corriger une erreur lors de l'adoption de la Loi pour une immigration maîtrisée, le 10 mars dernier, qui portait sur la suppression du délai dérogatoire de cinq jours applicable à Mayotte – contre 48 heures ailleurs – pour une saisine du juge des libertés par les étrangers placés en rétention administrative. "Il en résulte que [ce] délai a été réduit à 48 heures à Mayotte, alors que ce n’était la volonté ni du Sénat (...) ni de l’Assemblée qui n’entendait pas revenir sur le droit en vigueur à Mayotte", mentionne la proposition de loi qui précise : "Il convient donc de corriger cette erreur avant que les dispositions en cause (...) n’entrent en vigueur le 1er mars 2019."

10 Mayotte Hebdo N° 869 • 18/01/2019 • www.mayottehebdo.com

Olivier Serva

Le rapporteur spécial du budget Outre-mer de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, également député LREM de Guadeloupe, en visite à Mayotte du mardi 15 au samedi 19 janvier. "Durant sa mission, il ira à la rencontre des élus et d'un certain nombre d'acteurs socioéconomiques afin de se rendre compte des problématiques propres liées au développement du territoire de Mayotte", a indiqué la Préfecture, en poursuivant : "Spécialiste des questions budgétaires, il sera très attentif à la mise en œuvre du plan d'action pour le développement de Mayotte."


édu ca tion éducation

Parcoursup En route pour les inscriptions Les élèves de terminale devront, du 22 janvier au 14 mars, s'inscrire et saisir des vœux de formation, puis au plus tard le 3 avril confirmer chaque vœux et finaliser leur dossier "candidat" par le biais de la plateforme nationale Parcoursup. Pour l'heure, les concernés s'imprègnent d'un large choix de formations. Présentation.

H. M

Classes préparatoires aux grandes écoles, BTS, DUT, Instituts de formation en soins infirmiers et bien d'autres sont à découvrir sur le site www.parcoursup.fr . Les élèves peuvent formuler jusqu'à dix voeux sur la plateforme nationale de préinscription qui a vu le jour l'année dernière. Dès le 22 janvier, ces derniers pourront procéder à "la première étape", qui n'est autre que celle des inscriptions en ligne et de saisie des voeux de formation dans l'enseignement supérieur. Les élèves auront certes jusqu'au 3 avril pour finaliser le tout, mais au 14 mars toutes les informations qu'ils souhaitent doivent être sélectionnées sur le site dédié. Par la suite, ils auront jusqu'au 3 avril pour modifier leurs informations si nécessaire et confirmer leurs voeux. "Une période essentielle", souligne Lucie Magnien chargée de missions post-bac et Parcoursup au Service Académique d’Information et d’Orientation (SAIO) au sein du vice-rectorat. En effet, Parcoursup propose aux élèves plus de 845 places à Mayotte garantissant "une offre de formation enrichie et personnalisée" ainsi qu'une réponse à chaque vœu. Un travail d'orientation a été effectué en amont lors des Semaines de l'orientation qui ont démarré fin 2018 dans l'ensemble des établissements de l'île où réflexion, et informations étaient au programme. Les élèves sont aiguillés par les professeurs principaux (au nombre de deux dans chaque classe), et les psychologues de l'éducation nationale pour remplir leurs voeux. Pour ce faire, une adresse mail valide, l'identifiant-élève et la date de naissance sont requis. Lucie Magnien rappelle l'intérêt de se connecter régulièrement à sa messagerie et à son espace Parcoursup afin de rester à l'affût des différentes notes les concernant.

"Les élèves seront sollicités pour les réponses", ajoute-t-elle en prônant l'utilisation de l'application Parcoursup dédiée aux smartphones. Les élèves n'ayant pas un accès régulier à internet pourront notamment se tourner vers la Cité des métiers où l'accès est libre. Depuis le 20 décembre dernier, les élèves ont pu découvrir près de 14 000 formations sur le site. Si la plateforme numérique qui remplace Admission Post-Bac (APB) n'a vu le jour que l'année dernière, il est encore trop tôt pour dresser un premier bilan concernant le taux de réussite en L1 suite aux choix émis via Parcoursup. Il est à rappeler un des objectifs de cette dernière : lutter contre l'échec scolaire. "Des dispositifs de réussite sont proposés dans les universités en fonction du profil du jeune ", souligne la chargée de missions."Parcoursup a été un accélérateur", explique à son tour Inzoudine M'kadara, chargé de mission Parcoursup. "Le dispositif permet un meilleur conseil et un projet de formation cohérent". Enseignement supérieur et mobilité Qui dit enseignement supérieur, dit très souvent départ vers la métropole. En effet, "Parcoursup est très liée à une forte mobilité", rappelle Dominique Berleux responsable du service SAIO. Un dialogue avec les familles est également de rigueur afin de faciliter les futurs départs des élèves. Si la plateforme Parcoursup est rattachée au vice-rectorat, Dominique Berleux tient à rappeler les rôles tout aussi importants que jouent le Conseil départemental via la Direction des politiques scolaires et universitaires (DPSU) avec la bourse aux étudiants et le service de l'État avec L’Agence De l’Outre-Mer (LADOM) qui prend en charge les billets d'avion de ces derniers. n

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may otte et moi

mayotte et moi Houdah Madjid

Nadine Hafidou

Pour un meilleur aménagement urbain de Mayotte Tantôt dans son bureau sis en plein cœur de Mamoudzou à penser un nouvel aménagement urbain, tantôt au sein de l'Association des Chambres de commerce et d'industrie des Outre-mer (ACCIOM) pour défendre les intérêts du territoire, Nadine Hafidou a plus d'une corde à son arc. Mayotte ? Elle aimerait mieux la construire. "Je suis confiante quant à l'avenir de Mayotte", déclare d'emblée la Sadoise à la tête du cabinet d'ingénierie en bâtiment et aménagement urbain Deltah, situé à Mamoudzou. Élue à la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Mayotte, en tant que secrétaire du bureau et suppléante du président Mohamed Ali Hamid auprès de la CCI France, Nadine Hafidou préside également l'association des CCI d'Outre-mer (ACCIOM) depuis 2017. C'est après des "études relativement courtes", un baccalauréat scientifique, deux années de classe préparatoire en mathématiques et deux années à l'École spéciale des travaux publics de Paris, qu'un projet se met en place : faire évoluer Mayotte. Un 12 Mayotte Hebdo N° 869 • 18/01/2019 • www.mayottehebdo.com

parcours qui lui a permis en 1999 de devenir ingénieur en bâtiment. Pendant sept années, Nadine Hafidou travaille en métropole entre bureaux d'études, bureaux de contrôle et cabinets d'audit sans oublier son objectif : revenir développer le territoire. "J'ai toujours eu cette idée en tête", confie-t-elle en poursuivant : "Pendant mes années d'études, je revenais toujours en vacances à Mayotte. Je voyais l'île évoluer. J'ai choisi ces études-là, car je voulais être actrice du développement de mon île, de manière visible et concrète". Après une expérience accrue dans l'Hexagone, le retour à Mayotte s'effectue en 2006 pour l'ingénieur. Nadine Hafidou officie à la direction de la maîtrise d'ouvrage au Conseil départemental où elle gère l'ensemble des opérations d'investissement. "À l'époque, il y avait le marché couvert, le comité du tourisme, plusieurs gymnases projetés, etc.", se rappelle-t-elle. "Ce qui va nous sauver, c'est le réveil des communes" Qu'en est-il de ce développement aujourd'hui ? "Mayotte s'est transformée, très rapidement, mais le développement n'est pas structurée". Déjà au Conseil départemental, Nadine Hafidou s'attelait à "prioriser certains chantiers,


Photo : Marc Allaria

Mon endroit favori "La cascade de Soulou, même si elle est s'est beaucoup dégradée. Je trouve que c'est un très bel endroit. J'y allais souvent plus jeune. C'est un site remarquable entre la cascade, la mer et tout ce sentier, lui aussi dégradé, à parcourir pour y arriver. Ce site reste tout de même authentique".

mon meilleur souvenir à Mayotte

"Quand j'étais toute jeune, on habitait à l'époque en métropole avec mes parents, on venait en vacances en été, dans notre village à Sada. On passait toutes nos vacances à jouer dehors, à faire les jeux les plus simples du monde, sans télé. Il n'y avait même pas encore d'électricité courante. On s'amusait entre cousins et cousines au clair de lune. Je ne retrouve plus ces moments-là, nous n'avons plus la même sérénité".

ma photo marquante "Ma cousine a retrouvé cette photo dans les archives. Mon tout premier article dans le journal Kwezi au sujet de mon premier chantier au lycée de Sada. C'était il y a 20 ans. À l'époque je savais déjà ce que je voulais. Le titre de l'article c'était "J'ai envie de faire évoluer Mayotte". C'est encore le cas aujourd'hui".

ma bonne idée pour Mayotte

certaines opérations" afin de réfléchir "à un schéma global d'aménagement de l'île" en incluant aussi bien le tourisme que la sphère culturelle. Mais cette impression d'avancer "au fil de l'eau" ou "au coup par coup" persiste. La spécialiste en aménagement urbain déplore "un manque de stratégie global", et pourtant le Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) de Mayotte est toujours d'actualité "malgré l'élaboration future du schéma d'aménagement régional". Les conséquences ? Un grand nombre d'urgences et des mises en conformité. "Le cas de l'assainissement en est un exemple", souligne Nadine Hafidou. Un point qui n'a pas été planifié et traité en amont et qui suscite aujourd'hui des travaux d'envergure. "Ce qui va nous sauver, c'est le réveil des communes", encourage cette dernière. À travers ses multiples casquettes, elle constate l'intérêt de plus en plus prégnant des communes quant aux enjeux d'aménagement de leur territoire. Une mobilisation financière notamment qui permet de faire éclore de "beaux projets d'investissements" et qui donnera demain, un nouveau visage au territoire. n

"Tout simplement, que la population prenne conscience des atouts de notre île pour pouvoir les développer. Se saisir de tout ce qu'on a ici à Mayotte. Je considère que nous à Mayotte, on n'aime pas suffisamment notre île. Si c'était le cas, on ferait quelque chose pour la préserver, la protéger, la rendre plus attractive. Beaucoup de choses évolueraient. C'est ma conviction. Ne pas toujours compter sur les pouvoirs publics, la politique pour faire des choses, mais se saisir des opportunités et développer notre économie et faire venir des investisseurs".

Ne pas délaisser la jeunesse "On parle souvent du fait qu'à Mayotte plus de 50% de la population a moins de 19 ans", souligne Nadine Hafidou avant d'ajouter "que les politiques de développement ne prennent pas suffisamment en compte ce facteur-là. Nous avons un vivier de jeunes Mahorais qui attend qu'on leur propose des projets, qu'on leur fasse confiance, tout simplement. C'est notre avenir". Un manque de transmission de savoirs et de tradition que la chef d'entreprise déplore et qui fait également défaut dans le développement de l'île. www.mayottehebdo.com • 18/01/2019 • Mayotte Hebdo N° 869 • 13


Dos sier dossier

Photo : D.L.

Geoffroy Vauthier Solène Peillard

Mahorais de La Réunion

La mauvaise réputation ?

Ils représentent une toute petite part de la population réunionnaise, mais sont souvent mis à l'index. Les Mahorais de La Réunion souffrent d'un manque d'intégration sur l'île intense. Différences culturelles bien présentes et méconnaissance réciproque : le cocktail idéal pour renforcer le communautarisme des uns et la stigmatisation des autres.

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ls sont quelque 6 000 habitants natifs de Mayotte à avoir migré à La Réunion, soit à peine 0,7 %* de la population de l'île intense. Une faible proportion concentrée dans quelques communes comme Saint-André, Saint-Denis ou Le Port, qui doit toutefois être complétée par les enfants nés sur l'île Bourbon de parents originaires de Mayotte. Au final "j'établirais une fourchette entre 60 000 et 65 000 personnes se revendiquant comme Mahoraises et étant présentes à La Réunion", développe Mélanie Mezzapesa, dans sa thèse sur le sujet** soutenue en 2018, également ancienne présidente de l'association de La Chaumière 974, du nom du quartier de SaintDenis où vit une importante communauté mahoraise. Un chiffre qui demeure contenu – la population totale de l'île s'élevant à 850 000 habitants –, mais sur lequel se focalisent les regards des Réunionnais. "La migration des Mahorais vers La Réunion est souvent perçue comme une immigration illégale", nous explique la chercheuse en développant : "Leur venue à La Réunion tient à plusieurs enjeux, mais c'est celui de l'accès aux droits sociaux que retiennent les habitants de l'île." En d'autres mots : la communauté mahoraise est perçue comme venant à La Réunion pour profiter des aides dont elle ne bénéficie pas encore, ou tout au moins pas dans les mêmes conditions, à Mayotte. Des "a priori", car bien que l'argument des prestations sociales soit valable, il n'est pas la seule motivation au départ. Systèmes scolaire ou de santé plus performants et meilleur accès à la formation professionnelle pèsent largement dans la décision de migrer à La Réunion. "Ils vont chercher une vie meilleure ailleurs", résume Mélanie Mezzapesa. D'ailleurs, certains d'entre eux s'en vont ensuite vers la métropole, où le marché de l'emploi est plus porteur et où le coût de la vie est moins cher.

Des Mahorais assimilés à des Comoriens Mais alors, être Mahorais à La Réunion, c'est quoi ? Comment sont perçus, dans les faits, ces voisins et compatriotes par les Réunionnais ? Un premier élément de réponse : les compatriotes mahorais sont régulièrement assimilés à des Comoriens, alors même qu'ils revendiquent leur francité là-bas, tout autant qu'ici. Un manque de connaissance des Réunionnais envers les Mahorais ? Pas forcément : "Ils ne sont pas mal connus des Réunionnais, qui savent bien que Mayotte estelle aussi département français", rectifie la chercheuse. Alors, quelle explication ? Ce point est abordé dans sa thèse : "Les différentes vagues d’immigration dans l’histoire de La Réunion, de gré ou de force, ont montré une certaine intégration et acceptation des différents migrants, à certaines échelles, dans la société globale réunionnaise. Néanmoins, de nombreuses frictions culturelles bouleversent cette cohabitation tendue, notamment envers les Mahorais et les Comoriens, regroupés par les expressions péjoratives créoles "Ban Komor" ou, plus récemment "Ban Mahorais", déni-

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DOSSIER grant ainsi sans distinction un groupe envers l’autre groupe". Extrait de Elle poursuit : "La présence Andinani Said Ali, éd. Jets d'encre mahoraise la questionne [la Le Mahorais est d'abord attiré par les avancréolité] car les tages sociaux, bien plus intéressants ailleurs : migrants mahole montant du Smic à Mayotte est de 900 rais, outre apeuros (en 2008) et les allocations familiales prendre au plus sont insignifiantes quand on connait le nombre vite le créole d'enfants moyen par famille (pour sept enfants, comme langue une famille sans emploi touche environ 130 de socialisation, euros par mois).Il cherche aussi à bénéficier de conservent un conditions de vie meilleures : l'éducation, la forcertain nombre mation et la santé sont les principales raisons de pratiques et de cette mobilité massive. Il veut donner à ses de traits cultuenfants la possibilité de poursuivre des études, rels heurtant qui s'arrêtent pour beaucoup avant la 6ème ou ainsi ce qui à la 3ème en raison du manque de collèges et se fait à La de lycées." Réunion. Une créolisation subie, dans une logique de domination où les précédentes vagues d’immigrants ont progressivement été intégrées à la société en question dans une acceptation plus ou moins générale des différences ethniques et cultuelles, mais où les zones de "frictions" se cristallisent sur certains plans culturels et notamment envers les Mahorais."

C'est qui mon voisin ?

d'autres habitants de l'île, les remarques abondent souvent en ce sens :"C'est vrai que c'est surprenant de voir des gens dormir sur le trottoir en attendant que le temps passe", confie Mickaël, métropolitain installé à Saint-Paul, à La réunion, depuis 10 ans. Même type de remarque pour Farah, native de l'île, qui trouve "irrespectueux d'installer des grilles de barbecue sur les trottoirs, au pied des immeubles, alors qu'existent à La Réunion de nombreuses aires destinées à cuisiner en extérieur." Fabrice, créole d'une quarantaine d'années, s'agace pour sa part toujours autant de voir des enfants livrés à eux-mêmes, tout au moins en apparence : "C'est déjà dangereux pour eux car certains sont vraiment en bas âge, et puis laisser des enfants seuls ainsi, c'est typiquement ce qui peut créer de la délinquance." Bref : les Mahorais vivent parfois à La Réunion comme ils le feraient à Mayotte, sans se rendre compte que les pratiques quotidiennes y sont bien différentes.

Ces habitudes de vie assimilées à un "manque de volonté pour s'intégrer", comme on l'entend souvent à La Réunion, n'auraient pourtant aucune vocation à se couper du reste de la population. Pour Mélanie Mezzapesa, il s'agit avant tout en effet de se rassurer. "La communauté mahoraise ne cherche pas à rester renfermée sur elle-même, assure-t-elle. Elle n'est pas coupée du reste de la société et fonctionne avec elle, dans les transports, dans les démarches du quotidien. Il s'agit surtout de préserver et de transmettre sa culture, de parvenir à assumer sa migration. C'est une manière de se protéger, de se rassurer. Cela aide à passer d'un mode de vie encore rural à Mayotte, à un mode de vie plus urbain à La Réunion." Et d'illustrer : "Être hébergé chez des amis en arrivant dans un lieu que l'on ne connait pas et retrouver les La madeleine de Proust odeurs de la cuisine traditionnelle, cela rend le changement Des Mahorais et Comoriens aux pratiques culturelles plus rassurant." Des façons de vivre semblables à la marelativement semblables – en tout cas pour l'observadeleine de Proust. teur extérieur peu averti que pourrait être un habitant Pour autant, les regards et remarques reçus créent de lambda de l'île de La Réunion –, et qui seraient trop la souffrance. "Comment être indifférent aux stigmatisadifférentes de celles ayant cours sur l'île intense. Pour tions dont on est victime ?", interroge la chercheuse, qui Ibrahim Ahmed, référant de l'Union des jeunes actifs souligne toutefois que "Les Mahorais sont de toute façon mahorais (Udjama) à La Réunion, le problème remonte préparés à cette stigmatisation. Ils le savent avant de venir, aux premières arrivées des Mahorais, dans les années alors certains passent au-dessus." 1980. "Le développement à Mayotte n'en était alors qu'à ses Préparés, ils le sont, mais au-delà des simples paroles balbutiements, développe celui qui vit sur l'île Bourbon depuis qui heurtent, l'accès à l'emploi peut lui aussi être com2011. Alors que La Réunion avait déjà une culture occidenpliqué, sur une île où le marché de l'emploi n'est déjà talisée, Mayotte était encore très traditionnelle." Un écart pas reluisant. "Il est difficile, et s'y ajoute la préférence particulièrement marqué qui a laissé locale et le fait que de nombreux Mahorais des traces, et une image qui existe touici soient sous-qualifiés, reprend-elle. Dans jours aujourd'hui, selon lui. ce contexte-là, ils représentent une mainExtrait de Une différence de culture soulignée d’œuvre difficilement employable." Ce également par Mélanie Mezzapesa. "Il plafond de verre qu'est la préférence y a une africanité qui créée un fantasme, Andinani Said Ali, éd. Jets d'encre locale, Ibrahim Ahmed la relève aussi, explique-t-elle ainsi. Elle renvoie à la fiassurant que même avec des compé"Les Réunionnais comprennent mal que ces gure du descendant d'esclave, du cafre. La tences et un savoir-faire réel, "cela bloque "gens-là" aient le même accès qu'eux aux Réunion se targue de sa diversité et de sa encore en matière d'emploi", même si "des services sociaux, aux logements, à l'emploi, et multi-culturalité, elle les prône, les met en jeunes sont bien intégrés et travaillent, par considèrent même qu'ils sont favorisés, ce qui avant, mais l'unité culturelle peut s'effiler exemple, dans la fonction publique." est loin d'être le cas. (…) Le fait de se sentir dans certaines occasions et les clivages Et puis, demeure le problème – semdifférents des autres les pousse à une passivité ethniques et culturels exister." blable sur leur île d'origine – du manque qui consiste à attendre que l'ensemble du sysUne culture encore bien marquée, de connaissance quant à l'accès aux tème s'adapte à eux plutôt que l'inverse." et qui tranche donc avec les us et droits. "On ne leur dit pas toujours qu'ils coutumes habituels. Et à interroger

C'est qui mon voisin ?


Extrait de

C'est qui mon voisin ? Andinani Said Ali, éd. Jets d'encre

Des associations porteuses d'espoir ? Parmi elles, La Chaumière 974, créée en 2012 et actuellement présidée par Thaoumine Abdou. Objectif de celle-ci : apporter un soutien à une communauté mahoraise souvent brocardée et "victime de discrimination" selon les mots de la présidente. Comment ? En aidant aux démarches administratives, mais aussi en soutenant les parents dans l'éducation de leurs enfants, notamment en les accompagnant aux réunions scolaires lorsque ceux-ci ne parlent pas français. Tout autant qu'à Mayotte, la question de la barrière de la langue est primordiale : "Les Mahorais qui parlent le français ou le créole se sentent moins mis de côté que les autres", commente en effet Thaoumine Abdou. La structure agit également en faveur des enfants, afin de leur assurer la meilleure intégration possible : aide aux devoirs, sorties ou encore voyages. Des projets pour lesquels La Chaumière 974 se sent soutenue par les pouvoirs publics : Caisse d'allocations familiales, municipalité de Saint-Denis, ou encore préfecture. Dans sa thèse, Mélanie Mezzapesa se penche sur l'importance de ces associations : "En avril 2015, j'ai recensé plus d'une soixantaine d'associations mahoraises officiellement déclarées sur le

"Malgré une proximité géographique et une nationalité commune, la population de [La Réunion] semble très mal connaître celle de [Mayotte]. Cette méconnaissance se confirme très souvent dans la vie de tous les jours, et particulièrement dans la relation avec l'administration. Les Réunionnais pensent avoir affaire à des gens comme eux et n'imaginent pas que ces Mahorais qu'ils côtoient font souvent partie de la couche la plus démunie qui vit en marge de l'évolution des lois et des droits, y compris dans leur île d'origine, même si certains ont un mode de vie plus proche du leur. Ils expliquent leur ignorance de cette population par une absence de contacts, d'échanges, de part et d'autre. Or, cette évolution dépend de la position de chacun. On peut donc en déduire que les relations sont souvent très limitées quand elles existent, ou se font par intérêt."

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ont accès à telle aide", affirme le référant Udjama. "Le désavantage de beaucoup de Mahorais, y compris à Mayotte, est qu'ils ne connaissent ni leurs droits ni les lois." En ce sens, de nombreuses associations ont vu le jour pour favoriser la bonne intégration de la communauté Mahoraise.


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DOSSIER

territoire réunionnais. (…)Dans la plupart des cas, il s’agit de promouvoir la culture mahoraise de façon communautaire – pour éviter la rupture des migrants et des jeunes générations avec la culture d’origine – ou de façon extracommunautaire afin de la valoriser dans la société réunionnaise par des échanges socioculturels. Beaucoup complètent leurs statuts en incluant l’assistance à apporter aux compatriotes : soutien dans les démarches administratives et dans l’accès au logement, aide aux devoirs, encadrement des enfants et des jeunes, visites aux malades, accueil des familles, préparation des festivités mahoraises." Parmi les objectifs récurrents : "favoriser l'intégration", "assister, aider [les] personnes en difficultés, sinistrées, démunies", "améliorer les conditions et le cadre de vie,

favoriser les relations, la communication avec les Réunionnais", etc.

Extrait de

C'est qui mon voisin ? Andinani Said Ali, éd. Jets d'encre "Leur seule nationalité française ne leur suffit pas à être intégrés, car l'image que certains Réunionnais ont des ces migrants est encore très négative, voire dégradante, pour la réputation de leur île. C'est d'ailleurs ce qui pousse ces Mahorais-là à rester entre eux, laissant ainsi peu de place à l'échange et à l'interaction qui pourraient faciliter leur intégration et leur permettre d'apprécier les valeurs de leur terre d'accueil."

Des initiatives disparates "Faire de la pédagogie", c'est ce que préconise le référent d'Udjama : "Aller à la rencontre des ces familles, les accompagner, leur expliquer." Problème : "Il y.a des choses qui se font dans ce domaine, mais elles sont peu organisées, trop disparates pour être totalement efficaces. D'une certaine manière, on fait comme à Mayotte, et au lieu de créer une association globale, on crée une association de quartier, comme dans nos villages, selon nos affinités. Cela ne peut plus être le cas quand on vit ici, ce n'est pas assez efficace." Un constat nuancé, partagé par Dalila Soibahadine (lire notre interview en page 20), une élue mahoraise de La Réunion, qui


Entretien avec

Elanrif Bamcolo Mohamed délégué du Département de Mayotte à La Réunion

"Il faut mieux faire connaître Mayotte" La délégation de Mayotte à La Réunion a un double rôle essentiel : promouvoir Mayotte sur ce territoire, mais aussi accompagner une communauté mahoraise parfois brocardée. Entretien avec le délégué de l'institution, Elanrif Bamcolo Mohamed.

Mayotte Hebdo : Quelles sont les difficultés qui vous sont remontées concernant la communauté mahoraise de La Réunion ? Elanrif Bamcolo Mohamed : De manière générale, nous avons plusieurs types de publics. Les étudiants et la jeunesse, pour qui nous faisons le lien avec les établissements scolaires et les services sociaux du département de La Réunion. Il y a là un travail important d'accompagnement des familles dans l'intérêt des enfants, en étroite collaboration avec les institutions. Il y aussi les malades evasanés depuis Mayotte, qui sont ici complètement déconnectés de leur territoire et parfois seuls. Nous faisons là aussi le lien avec l'administration hospitalière et leur apportons un soutien. Et puis il y a les adultes, les familles mahoraises.

EBM : Cela dépend sous quel angle les choses sont prises. Il y a des stigmatisations et un sentiment de rejet, c'est vrai. Des études l'ont montré. Mais ce sentiment de racisme se retrouve aussi dans d'autres communautés : malgache, mauricienne, comorienne, etc. Toutefois il est vrai que la proportion est plus importante chez nous. Pour lutter contre ce phénomène, il faut mieux faire connaître Mayotte en développant des actions de sensibilisation : animations culturelles ou d'ordre pédagogique dans les établissements scolaires, par exemple. Les efforts doivent être faits des deux côtés pour améliorer le regard de la population réunionnaise sur les Mahorais. C'est un travail qui est en train de se faire.

MH : Justement, on sait que cette dernière catégorie, installée à La Réunion, connait des difficultés d'intégration là-bas. Quels sont ses besoins ? EBM : Notre communauté est une communauté complexe. Le Mahorais est un français à part entière, mais souvent handicapé par la maîtrise de la langue. Il a besoin d'un accompagnement. C'est une réalité, en tout cas pour certains car les gens de moins d'une quarantaine d'années, qui ont été scolarisés, n'ont pas ce problème. Il est alors important d'avoir un acteur comme notre délégation en qui la personne peut avoir confiance, pour pouvoir dialoguer avec les institutions, la plupart du temps au sujet d'un enfant qui rencontre des difficultés dans le cadre scolaire, avec souvent d'autres raisons qui se greffent : des ressources très limitées, par exemple. Nous disposons de professionnels du social dans ces cas-là, qui sont d'une grande aide pour les familles.

MH : Les pouvoirs publics de La Réunion sont-ils sensibles à cette cause ? EBM : Tout à fait. Preuve en est une collaboration qui se renforce. En octobre dernier, une déclaration de partenariat institutionnel et d'insertion a été signée entre le Département de Mayotte et le Conseil régional de La Réunion, démontrant bien que les choses avancent. Une autre convention-cadre est en cours d'étude. Il y a une réelle volonté dans le cadre de notre plan de mandature 2015-2021, de construire un partenariat durable avec La Réunion. Le rôle de notre délégation est d'animer ces conventions et de les faire vivre. Chaque action qui sera réalisée le sera dans l'intérêt des Mahorais, non seulement dans le domaine du soutien et de l'insertion, mais aussi dans ceux de l'économie, de la promotion de Mayotte et du développement humain. Cela se fera avec tous les partenaires. La mandature a investi beaucoup, avec des moyens humains et matériels pour faciliter le travail de chacun des acteurs et réussir nos projets dans l'intérêt du développement de nos deux territoires. n

MH : Vous souligniez que les Mahorais sont des Français à part entière. Malgré tout, ils sont victimes de stigmatisation. Qu’est-ce qui peut être fait pour améliorer leur situation ?

www.mayottehebdo.com • 18/01/2019 • Mayotte Hebdo N° 869 • 19


Entretien avec

Dalila Soibahadine conseillère municipale à Saint-André

"Les regards changent, mais il reste beaucoup à faire" Mahoraise, Dalila Soibahadine est conseillère municipale de la commune de Saint-André, au sein de la délégation Développement fraternel, et également représentante associative. Elle répond à quelques-unes de nos questions.

Mayotte Hebdo : Peut-on dire que le regard porté sur la communauté mahoraise à La Réunion est en train de changer ? Dalila Soibahadine : Oui, il y a une évolution. Il y a encore à faire, mais les regards changent, c'est un fait, même si beaucoup d'efforts sont encore nécessaires. Depuis 2014, je le ressens, notamment grâce à mon investissement politique, qui permet de faire comprendre à la communauté qu'il faut mettre en place des associations pour faire valoir notre culture. Nous faire connaître est la première nécessité. MH : Est-ce le problème initial, une sorte de renfermement ? DS : Il y a un développement – la jeunesse évolue comme les Réunionnais d'ici, elle y est liée –, mais parfois de manière séparée. La communauté mahoraise est bien là, au sein de la société réunionnaise, mais elle vit à part. Il faut donc débloquer quelque chose afin qu'elle puisse être mise en avant. C'est un travail à mener, pour valoriser le positif, et non le négatif. MH : Du côté des politiques publiques menées sur place pour favoriser l'intégration des Mahorais, que peut-on dire ? DS : D'un point de vue purement personnel, c'est à dire au-delà de mon rôle politique, je dirai que l'investissement n'est pas réel. Aujourd'hui, il y a quelques actions pour justifier que quelque chose est fait en faveur des Mahorais, mais sans plus. Certes, nous sommes les derniers arrivés sur le territoire, mais des initiatives doivent être prises localement pour que la communauté mahoraise sache que les Réunionnais ont envie de la découvrir, de la connaître. Jusque-là, il n'y a pas d'actions menées juste dans ce senslà, ce ne sont que des actions déjà existantes. On demande peut-être beaucoup, mais c'est nécessaire de le faire.

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Il y a beaucoup à effectuer, notamment en termes d'emplois où il y a de nombreuses difficultés. Moi-même, en tant que conseillère municipale, si je n'étais pas "grande gueule", on me traiterait comme une moins que rien, juste parce que je suis mahoraise. Quand il faut combattre côte à côte, on est tous là, mais quand on fait comprendre que nous avons les mêmes acquis et les mêmes connaissances, et que l'on peut donc occuper les mêmes fonctions, on peut parfois déranger. MH : Vous êtes élues à Saint-André. La communauté mahoraise a-t-elle un poids politique à La Réunion ? DS : Oui, et ce poids est réel. Mais nous n'avons pas encore trouvé comment parler d'une seule et même voix. En revanche, le jour où il y aura un déclic, la communauté pèsera politiquement. Beaucoup l'ont d'ailleurs compris. MH : C'est un problème de manque d'unité ? DS : Nous ne sommes en effet pas du tout unis et souvent dans la division. On a des associations qui se créent, et depuis 2014 j'en ai vu beaucoup, mais le but réel n'y est pas, le projet non plus. L'intégration par le monde associatif n'est que superficielle pour le moment. MH : Que diriez-vous à la communauté mahoraise ? DS : Je l'appelle à se réveiller de manière positive. Aujourd'hui, nos actions ont des conséquences sur demain, sur nos enfants. Il serait temps également que nos élus mahorais se joignent à nous pour que l'on mène un combat commun. C'est extrêmement important. Quand ils viennent ici, nous autres élus de La Réunion, ne sommes par exemple pas informés. C'est dommage. Il faut mener un travail en ce sens, s'unir sous un même combat. Pour le développement des Mahorais, où qu’ils vivent. n


Photo : D.L.

DOSSIER

Extrait de

C'est qui mon voisin ? Andinani Said Ali, éd. Jets d'encre

estime que "l'intégration par le monde associatif n'est que superficielle pour le moment."

Mobiliser les élus de Mayotte Alors, comment faire et par quels leviers agir pour que l'intégration des Mahorais, français eux-aussi, se passe mieux chez nos compatriotes de La Réunion. De l'avis de tous, il est indispensable que des réflexions soient menées depuis Mayotte, avant même le départ, pour faciliter l'adaptation dans le département voisin. Une synergie politique entre les deux départements qui permettraient de préparer au mieux les candidats au départ sur le mode de vie réunionnais, mais aussi de mettre en place de vrais dispositifs d'accueil sur place. Sur le front de mer de la commune de Saint-Paul, des stèles en hommage aux esclaves et au métissage de l'île Bourbon ont été installées en 2005. L'une d'entre elles est déExtrait de diée aux Mahorais, preuve Andinani Said Ali, éd. Jets d'encre qu'une [À propos de "ces gamins dans les rues, tard le place et une soir, sans aucune surveillance" et du modèle reconnaiséducatif traditionnel mahorais, au sein sance peut duquel "le groupe a une importance capitale"] leur être "Ce comportement ne correspond pas aux accordée à normes de la société réunionnaise qui accueille, La Réunion et qui voit plutôt une négligence des parents si les condienvers les enfants" tions le per-

C'est qui mon voisin ?

"La plupart des Mahorais résidant à La Réunion n'ont pas encore compris que le vote n'est pas seulement un droit, mais aussi un devoir pour tout citoyen français. Il serait peut-être temps qu'ils deviennent acteurs dans la vie politique réunionnaise, au lieu d'avoir le corps à La Réunion et la tête à Mayotte. Leur souci est plus de savoir qui va gouverner leur île que de s'intéresser à celui qui sera élu là où ils résident. Beaucoup de Mahorais ne sont même pas inscrits sur les listes électorales et ce n'est sûrement pas la faute des Réunionnais."

mettent et si la compréhension entre ces deux modes de vie s'améliore. Mais reste toutefois la problématique de base : la situation dans laquelle se trouve Mayotte et qui pousse sa population à migrer. Finalement le cœur du problème, comme le souligne pour conclure Ibrahim Ahmed, d'Udjama : "Les choses sont tout de même en voie d'amélioration. Les Réunionnais sont chez eux, c'est aussi à nous de sortir de notre cocon. Cela commence par changer les politiques publiques menées à Mayotte. Les Mahorais, normalement, ne devraient même pas avoir à partir de chez eux. Finalement, ce que les Anjouanais viennent chercher à Mayotte, les Mahorais, eux, viennent le chercher à La Réunion." n

* Donnée au 1er janvier 2017, basée sur le dernier recensement de la population à La Réunion. **Mahorais à La Réunion : entre dynamiques migratoires, stratégies d'adaptation et recompositions identitaires dans le quartier de La Chaumière.

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DOSSIER Témoignages

Ils vivent (ou ont vécu) à La Réunion Si la condition d'une partie de la communauté mahoraise de La Réunion n'est pas facile, certains nuancent le propos et prouve que l'intégration est possible sur l'île Bourbon. Mayotte, ils l'ont quittée il y a un an ou dix, pour sa voisine réunionnaise. Le coût de la vie, le niveau d'éducation, l'accès aux soins, etc. : les raisons sont nombreuses. Souvent, les avantages aussi. Sur bien des aspects, le quotidien demeure plus simple à La Réunion qu'à Mayotte. Sur ce bout de terre qui est la leur, certains finissent par rentrer, d'autres ne s'y installeront plus. Rencontre avec ces Mahorais qui ont mis les voiles vers La Réunion. Une île qu'ils savent souvent apprécier, malgré les difficultés parfois rencontrées.

Zaïdou Saïd, 29 ans, chef cuisinier Je voulais découvrir la cuisine réunionnaise en pensant que ça serait une bonne expérience professionnelle. J'y ai rejoint mon petitfrère en 2017 et j'y suis resté presque deux ans, à SaintDenis. Finalement, je me suis intéressé à la culture, à la langue et je me suis très bien entendu avec les Réunionnais. Il y a du racisme envers les Mahorais, mais il n'est pas généralisé. Beaucoup de jeunes d'ici arrivent à La Réunion pour les études. Ils se retrouvent sans leur famille dans un endroit "métropolisé", donc certains ont de mauvaises fréquentations et mettent un peu le bordel. Alors on nous met parfois tous dans le même sac, mais moi on ne m'a jamais pointé du doigt parce que j'étais sérieux. Là-bas, toutes les communautés et tous les cultes vivent ensemble. Ce melting pot m'a rappelé Marseille, où je suis né. Mes parents sont Mahorais, ils viennent de M'tsangamboua. En 2007, pour ma rentrée en 5ème, mon père a décidé de me scolariser sur l'île en pensant qu'avoir une vie moins facile, ça m'aiderait à m'investir dans mes études. À cette époque, les choses commençaient à peine à bouger à Mayotte. Depuis La Réunion, je ne voyais pas ce qu'il se passait et ça me manquait. Mayotte change tellement vite que j'ai l'impression de n'avoir jamais vraiment connu cette île. Mais je veux voir son évolution et y participer. C'est pour ça que je suis rentré, et pour la famille aussi. Mais La Réunion est très attachante. J'ai toujours en tête cette idée d'y retourner. Dans quelques années peut-être.

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Daouda Amboudi, 30 ans, éducateur sportif J'ai quitté M'tsamboro, où je suis né, avec mes parents, frères et sœurs en 1990, j'avais quatre ans. Ma mère voulait changer de vie et elle préférait voir ses enfants faire leur scolarité ici, à La Réunion. Mais le reste de ma famille vit toujours à Mayotte, et avec les compétitions sportives de décathlon et triple saut, j'y suis déjà retourné quelques fois. Venir m'installer à Mayotte ? Je l'envisage oui, mais pas tout de suite. Je préfère attendre que tout se mette en place. À La Réunion, la vie reste un peu plus simple : les infrastructures, les transports, les administrations sont déjà là. À Mayotte, tout est à (re)construire, les routes, des immeubles, etc. Mais à chaque fois que j'y reviens, je retrouve cette convivialité, cette joie de vivre et ce partage. Si tu toques chez ton voisin, il t'invitera toujours à manger même si tu ne le connais pas. Ici, il te demandera ce que tu veux, même si dans l'ensemble, les Réunionnais sont assez accueillants. Je vis à Saint-André depuis plus de 20 ans, alors évidemment, j'ai rencontré certains extrêmistes. Il y a en ici comme dans toutes les communautés. On m'a déjà dit "Comoriens, rentre dans ton pays !". Pour certains, Comorien, Mahorais, c'est la même chose, alors parfois, on se moque un peu de nous, comme des Indiens. Mais on arrive à vivre ensemble. Pour moi, il n'y a pas de tensions même si souvent, les Mahorais ici restent entre eux, ils sont tous concentrés à des endroits bien précis. Mais là aussi c'est partout pareil : chaque ville à son quartier chinois.


Sapna Mohamed, 20 ans, étudiante

Je me suis installée seule à La Réunion il y a un an, après avoir obtenu mon bac. Ici, le niveau scolaire est beaucoup plus élevé, même trop pour moi. J'ai entamé une licence de psychologie, mais finalement, je me suis réorientée en anglais. La seule université de Mayotte ne proposait pas ces cursus-là. Rapidement, mes parents et ma sœur m'ont rejoint à Saint-Denis depuis Pamandzi, où nous vivions. Mon père venait d'avoir un accident, et puisqu'il est plus difficile de se faire soigner à Mayotte, ils se sont installés ici, sans savoir pour combien de temps. Moi, je ne me vois revenir que pour les vacances. Les plages me manquent, le lagon, les cousins, les fêtes traditionnelles où j'avais l'habitude d'aller, les taxis à 1,20 euros, etc. Mais la vie à Mayotte est un peu plus compliquée : d'abord, tout est très cher et l'administration et les services sont moins efficaces. Quand je suis arrivée à La Réunion, je me rappelle avoir été choquée par la rapidité avec laquelle j'ai pu faire les démarches pour mon installation ! Aussi, à Mayotte, la mentalité est restée très fermée, on se sent facilement montré du doigt notamment par rapport à la religion. Ici, je la vis très bien. Je suis moi-même musulmane, mais à La Réunion comme personne ne le voit, je peux m'habiller comme je veux, sans être jugée là-dessus ni avoir à rendre de compte. En fait, j'ai été vraiment bien accueillie et je me suis très vite intégrée. Je m'entends avec les locaux comme avec les Mahorais qui vivent ici. Une remarque raciste, un regard de travers : je n'en ai jamais eu.

Au bout de deux ans à La Réunion, j'ai vraiment eu envie de rentrer. Tout de Mayotte me manquait, en même temps, c'est là où j'ai grandi, à Cavani précisemment. En 2009 quand j'ai eu mon bac, il n'y avait pas encore de faculté ici, alors j'ai du partir pour suivre des études d'Histoire. Finalement, quand le centre universitaire a ouvert, je suis revenue à Mayotte, faire du droit cette fois. Le retour m'a fait un choc sur le coup : la qualité de vie n'est clairement pas la même, surtout le coût des courses, le manque de choix et de produits locaux. Avant de partir, je ne m'en étais jamais vraiment rendu compte, c'était normal pour moi. Ce qui m'a insupportée à La Réunion, c'est le fort racisme des locaux envers les Mahorais. J'entendais souvent beaucoup d'insultes : "Les Mahorais puent" ; "Ils ne viennent que pour les allocations" ; ou encore "Ils piquent notre travail". Du coup, je ne me suis jamais vraiment sentie intégrée. Les Mahorais nés à La Réunion sont bien acceptés, mais ceux qui viennent d'arriver restent souvent entre eux, et moi, avec ma peau claire et mes cheveux bouclés, ils me prenaient pour une Réunionnaise ! Si j'en ai vraiment ras-le-bol de Mayotte, je pourrais peut-être me réinstaller là-bas. Ce qui peut jouer aujourd'hui, ce sont les écoles pour mes deux filles. La première a huit ans, et si le niveau scolaire ici est très mauvais lors de son entrée au collège, on pourrait peut-être partir.

Eugène Félix, 63 ans, agent de la Direction régionale des finances publiques

Annabelle Mohamadi, 28 ans, secrétaire

Mayotte c'est tout pour moi, c'est chez moi, c'est mon identité. Mais j'ai été déçu des locaux qui ne savent pas ce qu'ils veulent. Et les élus ont échoué, ils ont brillé par leur absence. Alors, en 2014, j'ai sollicité une mutation en dehors des DOM-TOM. Mais j'ai fini en Nouvelle-Calédonie pour finalement m'installer à La Réunion, à Saint-Pierre, en 2016. J'aurais pu revenir à Mayotte, mais j'ai choisi la stabilité pour ma famille, mes enfants, ma mère dont je suis le tuteur, et aussi pour moi-même. J'ai œuvré dans plusieurs domaines, notamment à la paierie départementale, et comme je n'ai pas ma langue dans ma poche, lorsque j'exprimais quelque chose ce n'était pas toujours bien vu. La Réunion n'est pas le paradis, mais nous y trouvons une stabilité qu'il n'y a pas à Mayotte. Le Mahorais qui s'exile ici cherche une vie meilleure, alors qu'il refuse le clandestin qui vient pour les mêmes raisons ! Lorsqu'on n'est pas chez soi, il faut faire un effort d'intégration, s'adapter à une culture qui n'est pas la sienne et respecter l'autre. À La Réunion, c'est quelque chose que les Mahorais ne comprennent pas toujours, alors la discrimination qui peut exister est légitime. Il faudrait créer une vraie structure, comme une maison de Mayotte à Saint-Pierre qui pourrait regrouper Mahorais, Réunionnais et Malgaches, pour créer un vivre ensemble, une vision globale des choses et un partage autour de leurs différences.Est-ce que Mayotte me manque ? C'est comme si je vous demandais si vos parents vous manquent. Vous avez la réponse. Mais je reviendrai quand mes enfants pourront prendre leur envol sans leur papa. La Réunion leur promet un meilleur épanouissement, car pour l'instant, Mayotte n'offre rien.

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Madora ouvre son nouveau vaisseau amiral Le groupe Mado a ouvert mercredi 16 janvier son nouveau vaisseau-amiral : une enseigne Madora de 290 m² dans la galerie de Jumbo Score. Avec une grande partie des meubles fabriqués à Mayotte, un plafond lumineux constitué de 460 ampoules, un écran tactile à l'entrée, un grand écran de 6 m² au fond du magasin, le nouveau Madora impressionne.

Le groupe Mado, créé en 1978 par Mado Ingar un Réunionnais Mauricien, rejoint par ses deux frères médecins rapidement, s'est installé à Mayotte en 2001 avec l'ouverture du Jumbo Score. Depuis, dirigé ici par Marcel Rinaldy, Mado a fortement développé ses enseignes mahoraises : Madora, Clémenty, Adopt, Ebena en partenariat avec le coiffeur Franck Servel, la bijouterie et Celio prochainement… En 4 ans, le groupe a investi près de 4,5 M€ à Mayotte et créé des dizaines d'emplois. A Maurice le groupe compte une dizaine de parfumeries. Il y en a quatorze à la Réunion et depuis 2015 quatre parfumeries ont été ouvertes au Kenya, avec le lancement des enseignes Celio et Jennyfer à Nairobi dans les prochaines semaines.

Des dizaines d'artisans locaux, d'entreprises se sont succédés pour permettre cette ouverture. Et une quarantaine de personnes étaient encore mobilisées en début de semaine pour la mise en rayons, les derniers calages, afin de tenir les délais de l'ouverture, mercredi 16 janvier. De nouvelles marques pourront être présentées et de nouvelles références dans les marques historiques. "Pour Chanel par exemple, on passe de deux descentes à trois descentes", explique le directeur Marcel Rinaldy. Pour certaines marques, les collections complètes seront proposées. Un shop Black up à l'entrée sera aussi proposé, avec là aussi la volonté de "s'aligner sur les prix Métropole". Une douzaine de personnes seront prêtes pour accueillir la clientèle, avec un espace onglerie, des espaces conviviaux et trois caisses. Ce magasin a nécessité près d'un an de travaux. Démarré avant les barrages de mars et avril 2018, il a repris ensuite, avant un nouvel arrêt suite aux séismes à partir de mai. Le directeur a alors décidé de s'appuyer sur un bureau

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d'études pour valider la solidité du local. Ce qui fut fait. Au total, il y en a eu pour près de 500.000 € d'aménagements et autant en stock. Le magasin ouvre ce mercredi, mais déjà les autres projets sont en ligne de mire. Un magasin de plus de 200 m² à l'enseigne Celio se prépare, pour une ouverture dans un mois, toujours dans la galerie de Jumbo Score. "Les meubles sont là", et avec la marchandise et les travaux qui vont s'engager, il y en a pour plus de 650.000 € d'investissements. Et aux environs du 15 mars, le groupe Mado ouvre trois magasins dans le centre commercial du Baobab à Mamoudzou sous les enseignes Madora, Adopt et… une nouvelle enseigne créée à Mayotte dans la bijouterie. Il y a aussi deux boutiques en préparation en Petite Terre avec Madora et la bijouterie, et une ouverture prévue en mars ou avril, avant de proposer ses commerces en brousse ensuite. Les projets ne manquent pas pour Marcel Rinaldy et ses équipes. n [[L.C


Transport aérien Go Comores dans le ciel

"Go Comores" : c’est le nom de la toute nouvelle compagnie aérienne "de droit comorien" qui veut exploiter le marché régional, avec au départ des vols à la carte proposés à la clientèle d’affaires. Trois investisseurs comoriens lancent un défi sur un marché aérien monopolistique, en mal de concurrence. Go Comores, c'est une nouvelle société de transport aérien dirigée par Ahmed Mountaka, aux côtés du commandant Mouhamad Inzoudine et d'Ahmed Inzoudine. Ces passionnés d’aviation et professionnels du secteur sont animés par la volonté de "contribuer au désenclavement des îles", indique le communiqué de presse. "Depuis plus de 10 ans, à la tête de la compagnie régionale Inter Iles Air, nous avons travaillé pour les Comoriens dans leur ensemble. Tout en restant actionnaires de cette compagnie, nous avons fait le choix d’aller plus loin aujourd’hui en offrant à la clientèle un nouveau produit de vols à la demande", explique le gérant Ahmed Mountaka. L’entreprise vise tous ceux qui veulent aller à la vitesse

d’internet. Elle propose un service d’aviation d’affaires qui se veut "réactif, modulable et efficace" pour les voyages dans l’archipel des Comores. Pour cela : un Cessna 404 de 11 places, capable de parcourir 3 000 kilomètres en non-stop et d’une autonomie de sept heures de vol. La nouvelle société souhaite offrir la possibilité de voyager "quand vous voulez et où vous voulez" dans la région. Elle se veut également en capacité de transporter dans l’urgence le fret, libérant ainsi ses clients de la contrainte des vols réguliers. "Un simple coup de fil et un e-mail et nous serons en mesure de répondre à votre demande pour une mission d’affaires, ou une évacuation sanitaire", précise le gérant. Sa priorité est de répondre aux besoins urgents de voyage des Comoriens dans l’archipel. Dans le courant de l’année 2019, l’entreprise ambitionne de monter en puissance en proposant, avec d’autres appareils, des vols réguliers entre les îles de l'océan Indien, et particulièrement Madagascar où le partenaire privilégié serait la compagnie Madagascar Airways. Le catalogue de vols réguliers sera présenté à la fin du premier trimestre. n www.mayottehebdo.com • 18/01/2019 • Mayotte Hebdo N° 869 • 25


AU CŒUR DE LA CULTURE Littérature, art, musique, cinéma, expositions et bien d'autres rendez-vous sont au programme cette semaine. La rubrique Tounda vous les fait découvrir et vous propose plein d'idées de sorties !

Littérature

JEAN-LUC PIRET SE REMÉMORE L'OCÉAN INDIEN Médecin généraliste à la retraite Jean-Luc Piret nous propose un deuxième ouvrage sur Mayotte : La Réunion-Mayotte de l'enchantement à la désillusion, paru le 8 janvier dernier. Un hymne aux deux îles mais qui laisse toutefois paraître les dures réalités du quotidien : le "beau" et le "laid", le "positif" et "le négatif". Par HM

C

ertains s'adonnent à la peinture ou à la sculpture d'autres écrivent. C'est le cas du médecin généraliste retraité JeanLuc Piret qui utilise l'écriture en guise de "divertissement". Un moyen de "prendre du recul pour comprendre, analyser, mémoriser et parfois évacuer". Ainsi sa plume s'essaye à plusieurs genres : poèmes, nouvelles, récits d'événements... Jean-Luc Piret tient un journal intime quotidien depuis la classe de 6ème mais qu'il détruit toujours au bout d'un certain temps. Des notes, il en prend souvent comme lors de son séjour à Mayotte de 2002 à 2008 en tant que médecin généraliste en dispensaire. Le natif de La Réunion en a fait des voyages aussi. En tant que médecin à bord du navire français Marion Dufresne en partance pour les îles Kerguelen, pour des missions humanitaires ou des voyages d'agrément au Gabon, Congo, Côte d'Ivoire, Haïti, Sénégal, Madagascar et en Outre-mer. Depuis, le médecin à la retraite poursuit ses missions humanitaires sur le continent africain et à Madagascar. Dans un premier temps, les écrits sont restés confidentiels. Puis, Jean-Luc Piret se décide à divulguer ses ouvrages dont Sous le voilepublié en 2009- qui traite de son expérience à Mayotte et plus récemment La Réunion-Mayotte de l'enchantement à la désillusion. Pourquoi ce titre ? "Il concerne les deux îles de La Réunion et Mayotte où j’ai trouvé des points communs. En premier, l’enchantement en raison du "beau" voire du sublime : merveilleuse nature, des relations amicales très denses, découverte de coutumes riches et variées, des chants et des danses. Puis au fil des jours , découverte du "mauvais" , un réalisme dur : l’esprit de rivalité, les jalousies, les vengeances, l’hypocrisie, la cruauté , le matérialisme excessif..." Un autre point commun relevé par l'auteur demeure l'insularité qui accentue "le beau" et "le laid", "le positif" et "le négatif" dans les deux îles explique l'auteur du livre.

UN PERSONNAGE FICTIF TIRÉ DE L'AUTOBIOGRAPHIE Jean-Luc Piret, se remémore les deux îles de l'océan Indien à travers Maryvonne. Personnage fictif qui incarne néanmoins les anecdotes vécues de l'auteur : son ressenti sur certains événements, ses ré-

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flexions, ses joies et ses déceptions. "Ces îles m’ont offert une vie riche, intense, dont je garde de superbes souvenirs", déclare Jean-Luc Piret avant d'ajouter : "Avec au final un point de vue pessimiste sur l’avenir de l’humanité. Un sentiment qu'elle va en se dégradant malgré les énormes progrès des conditions matérielles de vie." <


Théâtre

SEXUALITÉ : PRÉVENIR LES GROSSESSES PRÉCOCES Quatre élèves en classe de terminale Sciences et technologies de la santé et du social (ST2S) du lycée de Dembeni se prêtent aux rôles d’apprentis comédiens pour sensibiliser la jeunesse aux grossesses précoces mais pas que. La pièce s’intitule L’influence de la jeunesse, elle se décline en six scènes et sera jouée courant février prochain au collège de Passamaïnty. Présentation. Par HM

E

lle a été coécrite avec le planning familial. L’influence de la jeunesse se veut préventive et c’est les jeunes euxmêmes qui s’impliquent en partenariat avec le Réseau périnatal de Mayotte. Plusieurs thèmes y sont notamment abordés comme les grossesses précoces, la contraception, les maladies sexuellement transmissibles et le détournement de mineur. La pièce sera jouée courant février au collège de Passamaïnty. L'influence de la jeunesse c'est l'histoire de Francina, jeune adolescente de 14 ans qui se voit courtiser par Fredo, père de famille "fortuné" d'une vingtaine d'années. Belle voiture, bijoux et audace, il aborde la jeune femme en lui promettant monts et merveilles. Cette dernière est réticente mais son amie Charina, tente de la persuader de céder aux avances de Fredo afin de profiter des avantages que ce dernier lui propose en goûtant à une "vie plus luxueuse". La pièce de théâtre se décline en six scènes durant lesquelles les comédiens novices : Francia Houmadi dans le rôle principal Francina, Nasserdine Ali Ahmed dans les rôles de Bacar et Fredo, Flaurida Ahamadi dans le rôle de Charina, Sitti Attibou Mariane dans le rôle de Mariame se découvrent un nouveau talent. Tous sont issus de la même classe, terminale Sciences et technologies de la santé et du social (ST2S) du lycée de Dembeni et ont travaillé d'arrache-pied durant les vacances de Noël à raison de trois fois par semaine pour présenter une pièce digne de ce nom.

UNE HISTOIRE INSPIRÉE DE FAITS RÉELS Travailler sur cette première pièce de théâtre était un "devoir" pour les jeunes comédiens. "C'est nous qui devons mener ce projet", déclare Nasserdine Ali Ahmed, seul garçon du groupe. "Cette pièce n'est pas un choix mais une obligation", insiste-t-il. Si la pièce de théâtre traite de sujets délicats voire tabous à Mayotte, elle est le récit du quotidien de la protagoniste Francia Houmadi. Excédée, la jeune femme de 17 ans est souvent confrontée à des situations incongrues avec des hommes plus âgés. À travers, L'influence de la jeunesse, elle a particulièrement souhaité dénoncer ces comportements déplacés qui font usage de "chantage". Un chantage récurrent afin d'attirer les jeunes femmes vers des relations sexuelles. Francia Houmadi appelle à la lucidité : "J'ai proposé ce sujet dès le départ pour dénoncer le comportement de certains hommes". Nasserdine Ali Ahmed quant à lui a tenu à participer à la pièce : "Je joue le jeu car c'est important. Nous devons passer des messages. Mayotte a une population majoritairement très jeune". Des messages multiples qui encouragent la jeunesse à se diriger vers les points d'informations santé tels que les infirmiers dans les lycées, le planning familial, les Protections maternelles et infantiles et bien d'autres. La pièce a été en partie initiée par les jeunes, mais elle a également suscité le soutien de la mère de Francia Houmadi, Taenlimi Attibou qui apparaît au début de la première scène. <

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Vendredi 18 janvier

Samedi 26 janvier

Soirée Atomix sound system

Ateliers culinaires pour enfants

Soirée Atomix au Barakili, sur la RN1 Kawéni, Mamoudzou. Entrée libre. Plus d'infos sur Facebook : @atomixsoundsystem

Les nuits de la lecture

Deux ateliers de pâtisserie pour enfants sont proposés par La féérie des pâtisseries d'Émilie à Tsararano de 14h à 17h. Au menu : la galette des rois. Tarif : 40€. Un acompte est à verser au moment de l'inscription. Inscription obligatoire au 06 22 32 02 86 ou sur Facebook : La féérie des pâtisseries d'Émilie.

Vendredi 18 janvier

Jusqu'au 26 janvier

Spectacle de contes par Anny Grondin à la Bouquinerie de Passamaïnty à 18h30.

Concours de dessin : "Dessine ton personnage lego"

Samedi 19 janvier

Le magasin de jouets, Sajou situé aux Hauts Vallons, espace Canopia, propose un concours de dessin : "Apporte ton dessin ou viens le réaliser dans ton magasin. Si ton dessin est tiré au sort, tu remportes une boite de LEGO Ninjago". Tirage au sort le 26 janvier. Jeu gratuit sans obligation d'achat. Jeu ouvert aux enfants de moins de 12 ans.

Vendredi 18 janvier et Samedi 19 janvier

- Spectacle de contes à la Maison des livres de Mamoudzou à 10h avec la conteuse Anny Grondin. - Animation lectures pour petits et grands de 11h à 21h. - Danses, lectures et performances au lycée polyvalent de Chirongui à 17h. - Veillée de contes et lectures insolites à la bibliothèque de Dzoumogné à 18h. - Spectacle de contes par Anny Grondin à la bibliothèque de Chiconi à 18h. Samedi 19 janvier Atelier "Parents" thématique Un atelier "prévention des risques domestiques et initiation aux gestes qui sauvent" est proposé par l'association Karibu Wadjemaza à la MJC de M'gombani à Mamoudzou de 9h à 11h. Atelier animé par un formateur secouriste / limité à 12 participant-e-s / gratuit pour les adhérents - 2 € pour les non-adhérents. Inscription obligatoire par mail : karibu.wadjemaza@gmail.com . Plus d'infos sur Facebook : @KawaMayotte Concert Mayana Future Concert du groupe Mayana Future au M'biwi café aux Hauts Vallons, à Majicavo Lamir à 19h. Entrée libre. Plus d'infos au 02 69 64 77 77, sur Facebook : @ mbiwicafe et @mayanafuture

Samedi 2 février Exposition-vente et défilé de mode Assul appelle tous les artisans des métiers de la mode et accessoires, associations, artisans d’art, spécialistes de produits de beauté, de bien-être, traiteurs ou fleuristes, transformateurs de produits agro-alimentaire et autres à profiter de cette journée à la MJC de M'gombani de 9h à 15h pour promouvoir leurs produits et leur savoir-faire. Un défilé de mode par Assul aura lieu à 20h. Inscription et infoline au 06 39 69 73 25 avant le 25 janvier ou par mail : contact@assul.fr . Tarifs : artisan / association : 50€ , autres : 60€. Concert de Droit de retrait (D2R) Le restaurant le Bonito à Hamjago reçoit en concert D2R Droit de retrait, à partir de 20h. Entrée 5€. Réservation au 06 39 21 59 58. Tous les samedis Atelier "beauté mahoraise"

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VEND. 18 JANVIER 2018 j 01:43 k 08:14 j 14:16 k 20:17 3.24m 1.20m 2.86m 1.17m

Un atelier "beauté mahoraise" est proposé par AROmaoré à Ouangani, quartier Manga-be, plantation de l'ylang-ylang. Plus d'infos sur Facebook : @Aromaore

SAM. 19 JANVIER 2018 j 02:37 k 09:06 j 15:10 k 21:08 3.50m 0.91m 3.10m 0.92m

"Le temps d'une histoire"

DIM. 20 JANVIER 2018

La bouquinerie de Passamainty propose à nouveau son activité de lecture, Le temps d'une histoire, tous les samedis à partir de 11h. Un moment d'échange et de convivialité destiné aux enfants à partir de 3 ans. Les personnes souhaitant rejoindre les lecteurs peuvent l'indiquer à la bouquinerie à l'adresse mail suivante : bouquinerie@masiwadis. com Programme Ciné Musafiri Samedi 19 janvier Moi, Daniel Blake sera diffusé au restaurant café Moinatrindri à Bouéni à 20h. Entrée 7€, adhérents 4€. Vendredi 25 janvier BlacKkKlansman, sera diffusé à 19h30 au gîte le Toit de May'hôte à Passamaïnty. Entrée 7€, adhérents 4€. Tous les dimanches « BRUNCH » au Gîte du Mont Combani de 9h00 à 12h00. Plus d’infos : 06.39.69.37.04/ www.gitemontcombani.com ou montcombani@gmail.com. Lieu : gite du mont Combani.

j 03:25 k 09:51 j 15:56 k 21:53 3.76m 0.65m 3.34m 0.68m

LUN. 21 JANVIER 2018 j 04:10 k 10:34 j 16:38 k 22:37 0.51m 3.97m 0.45m 3.54m

MAR. 22 JANVIER 2018 j 04:53 k 11:15 j 17:19 k 23:19 4.09m 0.32m 3.69m 0.42m © SHOM n° 125/2018.

AGENDA

MARÉES

MER. 23 JANVIER 2018 j 05:36 k 11:55 j 18:00 4.12m 0.28m 3.76m

JEU. 24 JANVIER 2018 k 00:02 j 06:17 k 12:35 j 18:41 0.43m 4.03m 0.33m 3.74m

PARTAGEZ VOS ÉVÈNEMENTS ! Partagez vos évènements dans l'agenda TOUNDA : tounda@mayottehebdo.com


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Trail in the City 2019

"Les coureurs sont ravis d'entamer cette nouvelle année par cette course"

J-7 avant le Trail in the City 2019, au départ et à l’arrivée de Jumbo Score. L’occasion pour Jérome Lièvre, organisateur, de faire un point sur la préparation de l’épreuve. Mayotte Hebdo Sport : Jérome Lièvre, le Trail in the City 2019 c’est dans une semaine. Comparé à l’édition précédente, y a-t-il des évolutions dans l’événement dans sa globalité ou sur l’épreuve en elle-même ? Jérôme Lièvre : Nous sommes sensiblement sur les mêmes bases que l'an passé. Parcours quasi-identique. Nous allons attacher autant d'importance au balisage que pour l'édition 2018. Notre marraine sera également là cette année pour défendre sa victoire après sa superbe victoire sur la Mascareignes en octobre.... MHS : A quelques heures de la fermeture des inscriptions, combien compte-t-on de participants ? Est-ce au-delà de vos espérances ? JL : Les inscriptions sont toujours en cours et à la demande des retardataires – comme pour chaque évènement – nous allons repousser les inscriptions jusqu'au mercredi 23 janvier. Nous sommes au jour d'aujourd'hui sur les mêmes bases que l'an passé et nous nous en réjouissons. Les coureurs sont demandeurs et sont ravis d'entamer cette nouvelle année par cette course qui avait reçu un véritable succès l'an passé. MHS : Hortense Bègue, traileuse réunionnaise de renom sera une fois encore la marraine de l’événement : qu’est-ce que cela représente pour l’organisation ? JL : Nous sommes très heureux qu'Hortense soit la marraine de

l'épreuve depuis l'édition 2018 et surtout qu'elle réponde présente à nouveau. Cela démontre bien son intérêt de faire découvrir l'île entre autres aux Réunionnais qui la suive. Rappelons qu'elle a bien sur gagné l'épreuve l'an passé mais aussi le Mahoraid en 2017. Elle représente les valeurs essentielles du trail et nous l'avons bien vu cette année sur sa victoire sur la Mascareignes et l'excellente saison qu'elle fait. Cela met de la crédibilité sur cette épreuve. MHS : Qu’en est-il du Mahorun Challenge ? JL : Le Mahorun Challenge Casal Sport 2018 s'est terminé par la victoire au scratch de Tekno et Marine Givernaud. Ils ont gagné tous les deux leur voyage pour aller participer au Trail du Colorado en juin prochain. Nous allons bientôt remettre les prix aux vainqueurs. Nous allons réitérer ce challenge pour l'année 2019 et le Trail in the City sera la première épreuve. MHS : D’une manière générale, quel est votre regard sur l’athlétisme mahorais ? JL : Tout est à mettre en place et cela de manière structurée. Je ne sais pas quand cela arrivera... Je pense que les jeunes doivent être pris en main si on veut des résultats. Il faut un entrainement spécifique. Moi je me penche plus sur le trail que sur la piste. Et concernant le trail, il n'y a aucune épreuve pour les jeunes et c'est bien dommage. Il y a tellement d'évènements possibles à mettre en place, mais pour cela il faut une volonté commune. C'est pour cela que nous essayons de développer le trail à Mayotte et cela passe bien sur par les jeunes. C'est dans ce but qu'a été créé également le Mahorun Challenge Casal Sport. Nous avons plein d'idées pour l'avenir, mais ce n'est pas si simple à concrétiser...Mais je retiendrais ces quelques mots de notre marraine : "Il n’y a pas de plus grande victoire que celle de tout donner, de ne rien lâcher et de pouvoir se dire avec fierté : "Oui, je l’ai fait !". www.mayottehebdo.com • 18/01/2019 • Mayotte Hebdo N° 869 • 29


Spécial Jeux des îles de l’océan Indien 2019 Mayotte Hebdo Sport au cœur de la préparation

J-182 avant la dixième édition des Jeux des îles de l’océan Indien, 40 ans après la première édition organisée en 1979 à la Réunion. Pour la quatrième fois consécutive, Mayotte sera de la fête en tant qu’île à part entière. La préparation des sélections mahoraises, l’appréciation des institutions sportives et politiques de l’île, le regard de la population sur ces Jeux… pour plonger chaque semaine un peu plus dans ce grand événement, Mayotte Hebdo Sport dédiera une de ses pages aux JIOI 2019, jusqu’au coup d’envoi le 18 juillet prochain à Maurice. Quelles disciplines pour la délégation de Mayotte ? Basket-Ball (photo) Athlétisme (photo) Cyclisme (photo) Tennis de table (photo) Judo (photo) Mais aussi… Football Boxe Rugby à 7 Beach Volley Les autres disciplines des Jeux des îles de l’océan Indien 2019 Badminton Haltérophilie Natation et Handisport Voile

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L’actu en bref Athlétisme

Les athlètes au rendez-vous L’athlétisme mahorais fait petit à petit son retour. Dimanche dernier, les licenciés de l’île avaient rendez-vous à Labattoir pour les championnats départementaux 2019. Des minimes aux seniors, les athlètes ont concouru dans les disciplines du sprint (50 mètres, 50m haies, 60m, 60m haies, 100m, 200m, 400m), de demi fond (800m, 1 000m, 1 500m, 3 000m) et de lancers (javelot, poids). C’est une année 2019 qui s’annonce chargée pour le Comité départemental d’athlétisme de Mayotte, dont les meilleurs adhérents enchaîneront les compétitions et les déplacements dans le cadre des Jeux des îles de l’océan Indien, en juillet prochain à Maurice.

Rugby

C’est la reprise au Senior à VII Les huit équipes engagées dans le championnat de Senior à VII disputent ce dimanche la première journée du championnat. Ces équipes sont séparées en deux poules avec d’un côté le RCPT, Chiconi, Combani et Bouéni, et de l’autre, Sada, Tchanga, le RCM et le Despé. Après avoir cédé le bouclier du champion à XV à l’Entente Despé/RCSSM, les Petits Terriens du RCPT, champions de Mayotte 2018 à VII va cette fois-ci tenter de conserver son titre.

Kick-Boxing

10 nouveaux champions de Mayotte Après ses championnats de Mayotte Kick Light en décembre dernier, la Ligue mahoraise de kick-boxing, muaythaï et disciplines associées (LMKMDA) a organisé samedi dernier le championnat de Mayotte Plein Contact en Low Kick, et accueilli 10 nouveaux champions de Mayotte. À Sada, de nombreux spectateurs avaient fait le déplacement pour assister à l’événement et celui-ci a tenu ses promesses. Les kick-boxeurs mahorais ont pu s’affronter sur le tout nouveau ring de la ligue, pour conquérir le titre de champion de Mayotte leur ouvrant les portes des championnats de France amateur, en mars en métropole. Victor Rakotoarimalala (catégorie -75 kg) du Fight Club de Sada, Frédérick Amboudy (-63,5 kg) du Mayotte Boxing de M’gombani et Adam Guendouz (-57 kg) du Maoré Boxing de Majicavo ont tous les trois remporté leur combat. Les accompagneront aux championnats de France les kick-boxeuses du Maoré Boxing, Fatoumata Ba et Tatiana Forestier, mais également Maxime Rochefeuille, Ishane Soumar, Youssef Bouayed (Maoré Boxing) et Amdjad M’dahoma (C2 M’roalé), qui eux se qualifient d’office de part leur statut d’athlètes uniques. Idem pour Erwan Bourhis Humbert (C2M) et Oumari Hassani (MVA Petite Terre), champions de Mayotte de kick-boxing K-1 rules.

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r é s u lt a t s , C LASS E M E N TS , p r o g r a mme Football Classements

Régional 1

Pts Mj 1 FC M’tsapéré 47 24 2 TSC M’tsangamouji 39 24 3 Dzoumogné 39 24 4 M’zouasia 36 24 5 Passamaïnty 35 24 6 UCS Sada 35 24 7 Combani 33 24 8 ASC Kawéni 30 24 9 ASCA M’tzamboro 29 24 10 FC Majicavo 27 24 11 AS Sada 26 24 12 Sohoa 23 24 13 E. Hamjago 17 24

Régional 2

Pts Mj 1 USCJ Koungou 42 20 2 USC Poroani 42 20 3 O. Miréréni 34 20 4 Malamani 34 20 5 Dembéni 25 20 6 Vahibé CO 24 20 7 EDM Bandraboua 23 20 8 Handréma 21 20 9 FC Labattoir 18 20 10 RDN Acoua 16 20 11 Ouangani 13 20

Régional 3 poule Nord

Pts Mj 1 AS Bandraboua 51 22 2 ASDE Kawéni 51 22 3 Kangani 36 22 4 AJ M’tsahara 34 22 5 TC Majicavo 32 22 6 EP Longoni 30 22 7 Kavani 29 22 8 Mahabou 24 22 9 M’roalé 18 22 10 Barakani 17 22 11 FC M’tsapéré 17 22 12 Chembényumba 12 22

Régional 3 poule Sud

Pts Mj 1 Moinatrindri 47 22 2 USC Labattoir 44 22 3 Kani-Kéli 43 22 4 FC Chiconi 38 22 5 Choungui 32 22 6 Bandrélé Foot 26 22 7 Chirongui 23 22 8 Asoe Chiconi 22 22 9 FCS Hagnoundrou 21 22 10 Bouéni 18 22 11 M’ronabéja 17 22 12 Tsimkoura 13 22

Régional 4 poule A

Pts Mj 1 FCY Koungou 56 24 2 EC Longoni 50 24 3 FC Majicavo 49 24 4 Ndrema Club 38 24 5 Trévani 31 24 6 FCM Tsoundzou 30 24 7 Pamandzi SC 29 24 8 O. Tsoundzou 27 24 9 Mamoudzou 26 24 10 ASC Kawéni 23 24 11 Passamaïnty 22 24 12 Bouyouni 20 24 13 Dzaoudzi 9 24

Régional 4 poule B

Pts Mj 1 FCS Hamjago 64 24 2 ASCW M’tsangamouji 57 24 3 M’tsangadoua 56 24 4 M’tsangaboua 47 24 5 VS M’tsahara 36 24 6 ASJ Handréma 31 24 7 E. Hamjago 31 24 8 M’tzamboro FC 23 24 9 AJ M’tsahara 21 24 10 EDM Bandraboua 20 24 11 MR Acoua 17 24 12 ASCA M’tzamboro 10 24 13 M’liha 8 24 14 Dzoumogné 0 0

Régional 4 poule C

Pts Mj 1 Kahani 59 24 2 E. M’tsapéré 58 24 3 Iloni 54 24 4 FMJ Vahibé 44 24 5 Nyambadao 40 23 6 Tsingoni 37 24 7 O. Miréréni 36 24

8 UCS Sada 9 TSC M’tsangamouji 10 Bandrélé Foot 11 Tsararano 12 AS Sada 13 ASPH Mangajou

27 26 18 17 12 10

23 24 24 24 24 24

Régional 4 poule D

1 AJ M’tsahara 2 ASC Kawéni 3 RDN Acoua 4 FCM Koropa 5 Kavani 6 Dzoumogné 7 ASCA M’tzamboro

32 27 24 8 9 -1 0

5 5 5 5 5 5 0

Pts Mj 1 Bambo Ouest 58 22 2 Kani-Bé 55 22 3 USTN Bandrélé 44 22 4 M’ramadoudou 42 22 5 VSS Hagnoundrou 33 21 6 MFC Poroani 28 22 7 Dapani 25 22 8 Miréréni SC 21 22 9 Chirongui 15 22 10 Passi-Kéli 12 21 11 Kani-Kéli 12 22 12 Moinatrindri 5 22 13 M’tsamoudou 0 0 14 Tsimkoura 0 0

Régional 1 Entreprise

Régional 1 U18

Pts Mj 1 Mairie Dzaoudzi Labattoir 37 14 2 BDM Sports 35 14 3 Toto Maho 22 14 4 Deal 16 14 5 Mairie M’tzamboro 15 14 6 Maison d’Arrêt 13 14 7 EDM 12 14 8 Mami 11 14

Pts Mj 1 EF Kawéni 52 20 2 FC Labattoir 45 20 3 ASC Kawéni 39 20 4 FCM Koropa 31 20 5 Kavani 29 20 6 RDN Acoua 27 20 7 Dzoumogné 25 20 8 EDM Bandraboua 24 20 9 FC M’tsapéré 21 20 10 Barakani 11 20 11 TSC M’tsangamouji 3 20 12 Mangajou 0 20

Régional 1 U15

Pts Mj 1 TC Majicavo 50 22 2 FC M’tsapéré 48 22 3 Passamaïnty 42 22 4 EF Kawéni 31 22 5 EFWS Mamoudzou 31 22 6 M’zouasia 30 22 7 FC Labattoir 26 22 8 ASC Kawéni 25 22 9 Dzoumogné 23 22 10 Tsararano 22 22 11 Barakani 21 22 12 Longoni 11 22

Régional 1 Féminin

Pts Mj 1 USC Labattoir 44 20 2 M’zouasia 38 20 3 D. Pamandzi 35 20 4 O. Sada 32 20 5 EFF Hamjago 29 20 6 RDN Acoua 27 20 7 O. Miréréni 25 20 8 Kani-Kéli 24 20 9 Dzoumogné 22 20 10 Asoe Chiconi 20 20 11 FC Labattoir 6 20 12 Malamani 0 0

Régional 2 Féminin

Pts Mj 1 Bandrélé FC 51 18 2 FC M’tsapéré 51 18 3 FCM Tsoundzou 33 18 4 ASCA M’tzamboro 28 18 5 ASJ Handréma 27 18 6 Bouéni 20 18 7 Combani 19 18 7 TSC M’tsangamouji 17 18 8 Dapani 10 18 9 Kavani 2 18 10 Tsingoni 0 18

U16 Féminin

Pts Mj 1 M’zouasia 15 5 2 Kavani 9 5 3 FCM Koropa 8 5 4 Asoe Chiconi 6 5 5 USTN Bandrélé 6 5 6 Dzoumogné -1 5 7 ASCA M’tzamboro 0 0

U16 Féminin Régional A

Pts Mj 1 Bandrélé FC 28 10 2 Devils Pamandzi 17 10 3 M’zouasia 15 10 4 Espoir M’tsapéré 14 10 5 USTN Bandrélé 8 10 6 Asoe Chiconi 1 10 7 EFN Kani-Kéli 0 0

U16 Féminin Régional B

Pts Mj

32 Mayotte Hebdo N° 869 • 18/01/2019 • www.mayottehebdo.com

Pts Mj 1 Colas 62 22 2 EMCA 41 22 3 Tilt 37 22 4 CPS 32 22 5 Département 28 22 6 Mairie Mamoudzou 27 22 7 Car Centre 26 22 8 Tama 26 22 9 Préfeduc 25 22 10 Sodifram 25 22 11 Bama Service 24 22 12 Sim 20 22

Régional 2 Entreprise

Basket-Ball Résultats

Nationale Masculine 3

13ème journée ; Etoile Bleue Kawéni-Rapides Eclairs Pamandzi : non parvenu, Vautour Club Labattoir-Fuz’ellipse Kavani : non joué, BC M’tsapéré-Scolo Dunks Boboka : non joué, Wenka City Kawéni- Golden Force Chiconi : 56-88, Magic Basket Passamaïnty-TCO Mamoudzou : 75-146.

Nationale Féminine 3

8ème journée ; Chicago Club Mamoudzou-BC Iloni : non parvenu, Fuz’ellipse Kavani-Golden Force Chiconi : non fini, Magic Basket Passamaïnty-Scolo Dunks Boboka : non fini, BC M’tsapéré-Vautour Club Labattoir : 26-47. Classements

Nationale Masculine 3

Pts Mj 1 Labattoir 20 11 2 Pamandzi 20 11 3 M’tsapéré 16 8 4 Mamoudzou 15 9 5 Chiconi 15 9 6 EB Kawéni 12 8 7 Passamaïnty 12 11 8 Boboka 11 9 9 Kavani 10 9 10 WC Kawéni 10 9

Nationale Féminine 3

Pts Mj 1 M’tsapéré 16 8 2 Passamaïnty 11 7 3 Labattoir 10 6 4 Kavani 9 5 5 Chiconi 8 6 6 Boboka 8 6 7 Mamoudzou 7 7 8 Iloni 6 5 Programme

Prénationale Masculine

14ème journée, samedi 19 janvier à 19h ; Golden Force Chiconi-Magic Basket Passamaïnty, Scolo Dunks Boboka-Wenka City Kawéni, Fuz’ellipse Kavani-BC M’tsapéré, Rapides Éclairs Pamandzi-Vautour Club Labattoir, TCO Mamoudzou-Étoile Bleue Kawéni.

Prénationale Féminine

9ème journée, samedi 19 janvier à 17h ; BC Iloni-Golden Force Chiconi, Chicago Club Mamoudzou-Scolo Dunks Boboka, Fuz’ellipse Kavani-BC M’tsapéré à 18h. Dimanche 20 janvier à 17h ; Magic Basket Passamaïnty-Vautour Club Labattoir.

Handball Résultats

Prénationale Masculine

11ème journée ; HC Bandrélé-PC Bouéni : 26-27, ASC Tsingoni-HC Kani : 36-27, Tchanga HB-AC Chiconi : 39-33, HC Acoua-Combani HC : 25-43, Haïma Sada-AJH Tsimkoura : 2543, Tsingoni HB-AJH Koungou : 25-24.

Prénationale Féminine

11ème journée ; US M’bouanatsa-HC Acoua : non parvenu, ASC Tsingoni-AJH Tsimkoura : 14-22, HC Passamaïnty-PC Bouéni : 17-28, HC Bandrélé-HC Kani : 14-13, Haïma Sada-TCO Mamoudzou : 21-18. Classements

Prénationale Masculine

Pts Mj 1 ASC Tsingoni 32 11 2 Combani 30 11 3 Bandrélé 26 11 4 Kani-Kéli 23 11 5 Tsimkoura 22 11 6 Chiconi 20 11 7 Bouéni 20 10 8 Tsingoni HB 19 11 9 Acoua 19 11 10 Koungou 19 11 11 M’tsangamouji 17 10 12 Sada 12 11

Prénationale Féminine

Pts Mj 1 Bouéni 30 10 2 Combani 27 10 3 Tsimkoura 27 10 4 Sada 20 10 5 Tsingoni 18 9 6 Bandrélé 18 10 7 Kani-Kéli 18 10 8 Mamoudzou 17 10 9 Passamaïnty 17 10 10 M’bouanatsa 10 8 11 Acoua 10 9 12 Chembényumba 0 0 Programme

Prénationale Masculine

12ème journée, vendredi 18 janvier à 19h30 ; AJH Koungou-AJH Tsimkoura, HC Bandrélé-AC Chiconi, HC Acoua-PC Bouéni à 19h, Tsingoni HB-ASC Tsingoni à 20h. Samedi 19 janvier ; Haïma Sada-Combani HC à 19h, Tchanga HB-HC Kani à 19h45.

Prénationale Féminine

12ème journée, vendredi 18 janvier à 19h30 ; US M’bouanatsa-Combani HC. Samedi 19 janvier à 18h ; HC Passamaïnty-AJH Tsimkoura, HC Bandrélé-TCO Mamoudzou à 18h, ASC Tsingoni-HC Kani à 17h30. Dimanche 20 janvier à 18h ; HC Acoua-PC Bouéni.

Volley-Ball Classements

Régionale 1 Masculine

Pts Mj 1 Vahibé 16 6 2 M’tsangadoua 9 6 3 M’bouini 7 6 4 Lareec M’tzamboro 6 6 5 Zamfi M’tzamboro 3 6 6 M’tsapéré 3 6 7 Tsingoni 0 6 8 Moinatrindri 0 0

Régionale 1 Féminine

Pts Mj 1 M’bouini 13 7 2 Petite Terre 12 7 3 Kani-Bé 10 7 4 M’tsapéré 10 6 5 M’tsangamouji 8 6 6 Sada 7 7 7 Ouangani -30 10 Programme

Régionale 1 Masculine

9ème journée, samedi 19 janvier à 17h ; Zamfi Club M’tzamboro-M’bouini VC, VC M’tsapéré-VC Tsingoni. Dimanche 20 janvier à 17h30 ; VC Vahibé-Lareec M’tzamboro.

Régionale 1 Féminine

9ème journée, samedi 19 janvier à 16h ; M’bouini VC-VB M’tsangamouji, VC M’tsapéré-VO Sada.

Rugby Classement

Senior à XV

Pts Mj 1 M’tsapéré/Bouéni 16 6 2 Petite Terre/Combani 14 6 3 Mamoudzou 12 6 4 Chiconi/M’tsangamouji 5 6 Programme

Senior à VII

1ère journée, dimanche 20 janvier de 13h30 à 18h ; RC Petite Terre, Asa Chiconi, RC Combani, RCSSM Bouéni à Bouéni, DN Sada, Eclair du Nord M’tsangamouji, RC Mamoudzou, Despérados M’tsapéré à Tsoundzou.


Selon l'arrêté préfectoral N°2018 - CAB - du 31 décembre 2018 établissant la liste des journaux susceptibles de recevoir les annonces judiciaires et légales, sur la base de ligne de référence comportant 40 signes espaces compris composés en corps 8 informatique, le tarif est fixé à 4,73 euros pour l'année 2019. Hebdomadaire d’information Générale Edité par la SARL Somapresse au capital de 20 000 euros 7, rue Salamani - Cavani M’tsapéré BP 60 - 97600 Mamoudzou Tél. : 0269 61 20 04 contact@mayotte.hebdo.com directeur de la publication Laurent Canavate canavate.laurent@mayottehebdo.com directeur de la rédaction Mohamed El Mounir dit “Soldat” soldat@mayottehebdo.com 0269 61 20 04 - 69 13 38 rédacteur en cHef Geoffroy Vauthier rédactrice en cHef adjointe Houdah Madjid journalistes Ichirac Mahafidhou Lyse Le Runigo Hugo Coeff Romain Guille Solène Peillard Ornella Lamberti correspondants HZK - (Moroni) GrapHistes/maquettistes Olivier Baron, Franco di Sangro, commerciaux Cédric Denaud, Murielle Turlan comptabilité Nathalie Gauthier comptabilite@mayottehebdo.com secretariat Annabelle Mouhamadi première parution Vendredi 31 mars 2000 ISSN : 1288 - 1716 RCS : n° 9757/2000 N° de Siret : 024 061 970 000 18 N°CPPAP : 0121 I 92960 impression Imprimah - 0269 61 22 18 distribution CEM - Tél. : 0269 61 32 52 site internet www.mayottehebdo.com renseiGnements contact@mayottehebdo.com Tél. : 0269 61 20 04

points de vente - mamoudZou et sa péripHérie Maison des Livres Shopi (Mariage) Pâtisserie Tropicale Shopi (Passamainty) Hodi (Passamaïnty) Aux Gourmandises (Caribou) Shopi (rue du Commerce) Total Passamainty Habari Presse Kawéni Jumbo Score - Sodifram Sodifram (3 Vallées) - Maison des Livres Diamant Noir - Station Total - petite terre Pécher Gourmand - Boutik’Air - Score Labattoir Shopi Pamandzi - en brousse bandrélé Sodifram sada Boulangerie au Croustillant chirongui Librairie papeterie au Fil du Kalame Sodicash (Malamani) dembéni Marziki - Hodi

Annonces judiciAires

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE MAMOUDZOU JUGEMENT EN MATIÈRE DE PROCÉDURES COLLECTIVES Ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire NUMERO RG : N° RG 18/00114 - N° Portalis 4XXR-W-B7C-BFPI DATE DU JUGEMENT : 14 décembre 2018 DÉNOMINATION : CORAIL EVASION Forme : SAS RCS : Mamoudzou 821 139 391 Adresse : Ancienne place du marché 97600 MAMOUDZOU (MAYOTTE) Activité : Directement ou indirectement tant en France qu’à l’étranger l’activité d’agence de voyage, l’organisation de circuits touristiques, l’exploitation d’hôtels et de sites touristiques. Cessation des paiements : au 09 novembre 2018 ; LIQUIDATEUR JUDICIAIRE : SELARL SMJ en qualité de mandataire liquidateur. Me Olivier CHAVANE DE DALMASSY étant chargé d’exécuter la mission 24, immeuble Coralium Kawéni 97600 Mamoudzou Représentée le jour de l’audience par Mme Safina RACHADI Par jugement rendu le 14 décembre 2018, le tribunal de grande instance de MAMOUDZOU en sa chambre Commerciale statuant par jugement contradictoire et en premier ressort ; CONSTATE la cessation des paiements de CORAIL EVASION SARL et en fixe la date au 09 novembre 2018 ; PRONONCE la liquidation judiciaire simplifiée de la société CORAIL EVASION SARL ; DÉSIGNE Madame Clara FAURE, juge au tribunal de grande instance de Mamoudzou, en qualité déjugé commissaire ; DÉSIGNE la SELARL SMJ en qualité de mandataire judiciaire, Me Olivier CHAVANNE DE DALMASSY étant chargé d’exécuter la mission ; CONFIE au liquidateur, en application de l’article L. 641-2 du Code de commerce, pris en son alinéa 2, la mission de réaliser inventaire dans cette procédure ; IMPARTIT aux créanciers un délai de trois mois pour la déclaration de leurs créances à compter de la publication du présent jugement au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC), et rappelle que ce délai est augmenté de deux mois pour les créanciers qui ne demeurent pas à Mayotte ; FIXE à six mois le délai imparti au mandataire judiciaire pour dresser la liste des créances déclarées avec ses propositions, établi dans les conditions des articles L. 644-3 et L. 644-4 du Code de commerce ; RAPPELLE que, en application des articles R 643-18 et R 621 -8 du Code de commerce, la présente décision devra faire l’objet, dans les quinze jours de la date du jugement, d’une publication : • dans un journal d’annonces légales du lieu où le débiteur a son siège ou son adresse professionnelle et, le cas échéant,

ses établissements secondaires Fédération française de football • Au Bulletin officielle des annonces civiles ADMINISTRATEUR JUDICIAIRE : et commerciales (BODACC). Me CHAVAUX et Me PICARD - SELARL AJ PARTENAIRES m Résidence Ravel - Appt 82 18 Rue Jean TRIBUNAL DE GRANDE Cocteau 97490 Saint Clotilde INSTANCE DE MAMOUDZOU Par ordonnance rendue le 10 décembre JUGEMENT EN MATIÈRE DE 2018, le tribunal de grande instance PROCÉDURES COLLECTIVES de MAMOUDZOU en sa chambre Commerciale : Rectification d’erreur matérielle CLOTURE la procédure et met fin à la NUMERO RG : N° RG 18/00056 mission des commissaires à l’exécution du plan. DATE DU JUGEMENT : 14 Décembre 2018 m TRIBUNAL DE GRANDE DÉNOMINATION : HORS MEDIA INSTANCE DE MAMOUDZOU MAYOTTE JUGEMENT EN MATIÈRE DE Sigle : H2M PROCÉDURES COLLECTIVES Forme : SARL RCS : 066 307 281 Rectification d’erreur matérielle Adresse : Espace Coralium - ZI Kawéni NUMERO RG: 18/00055 97600 Mamoudzou Activité : Toutes les activités de communi- DATE DU JUGEMENT : 14 décembre cation hors média et marketing opérationnel 2018 Organisation d’évènements commerciaux, DÉNOMINATION : ARCHIPEL institutionnels, sportifs ou culturels, de E D I T I O N C O M M U N I C AT I O N foires, soirées cocktails. DISTRIBUTION La conception et la fabrication d’objets Sigle : AECD publicitaires, de cadeaux d’entreprises, Forme : SARL l’organisation d’opérations de stimulation RCS : 024 047 078 de ventes. Toutes activités de marketing Adresse : Immeuble Méga - ZI Kawéni direct, agence de casting. 97600 Mamoudzou Cessation des paiements : 31 Mai 2018 Activité : L’élaboration, la production, la MANDATAIRE JUDICIAIRE : vente de tous produits d’édition sur tout Me Chavane de Dalmassy 24. Immeuble support. La création graphique sur tous Coralium – Kawéni - 97600 Mamoudzou supports, matériels ou virtuels, se rapportant Par jugement rendu le 14 décembre directement ou indirectement à la commu2018, le tribunal de grande instance nication. La vente de tous livres et tout made MAMOUDZOU en sa chambre tériel notamment destiné à l’enseignement. Commerciale statuant par jugement contra- Cessation des paiements : 31 Mai 2018 dictoire et en premier ressort, mis à dispo- MANDATAIRE JUDICIAIRE : sition au greffe, Me Chavane de Dalmassy 24, Immeuble CONSTATE que le jugement prononcé Coralium - Kawéni 97600 Mamoudzou le 27 juillet 2018, sous n° de registre gé- Représentée le jour de l’audience par Mme néral 18/00056 et n° de minute 18/00066 Safina RACHADI est entaché d’erreur matérielle en ce qu’il Par jugement rendu le 14 décembre est mentionné au cinquième paragraphe 2018, le tribunal de grande instance de MAMOUDZOU en sa chambre du dispositif : «Me CHAVANE de DALMASSY 24, Commerciale statuant par jugement contraimmeuble Coralium - Kawéni 97600 dictoire et en premier ressort, mis à dispoMamoudzou en qualité de mandataire li- sition au greffe, quidateur”, alors qu’il convenait d’écrire CONSTATE que le jugement prononcé «la SELARL SMJ, 24, immeuble Coralium le 27 juillet 2018, sous n° de registre gé- Kawéni 97600 Mamoudzou en qualité néral 16/0055 et n° de minute 18/00065, de mandataire liquidateur, Maître Olivier est entaché d’erreur matérielle en ce qu’il CHAVANE DE DALMASSY étant chargé est mentionné au cinquième paragraphe d’exécuter la mission», le reste sans chan- du dispositif : gement ; «Me CHAVANE de DALMASSY 24, ORDONNE qu’il soit procédé à la recti- immeuble Coralium - Kawéni 97600 fication de ladite erreur à la diligence du Mamoudzou en qualité de mandataire ligreffe sur la minute du jugement entrepris et quidateur», alors qu’il convenait d’écrire : qu’une copie en soit délivrée aux parties en «la SELARL SMJ, 24, immeuble Coralium même temps que la notification du présent - Kawéni 97600 Mamoudzou en qualité jugement ; de mandataire liquidateur, Maître Olivier CHAVANE DE DALMASSY étant charm gé d’exécuter la mission «, le reste sans changement ; TRIBUNAL DE GRANDE ORDONNE qu’il soit procédé à la rectiINSTANCE DE MAMOUDZOU fication de ladite erreur à la diligence du JUGEMENT EN MATIÈRE DE greffe sur la minute du jugement entrepris et PROCÉDURES COLLECTIVES qu’une copie en soit délivrée aux parties en même temps que la notification du présent Clôture de plan jugement ; NUMERO RG : N° RG 12/00001 m TRIBUNAL DE GRANDE DATE DE L’ORDONNANCE : 10 déINSTANCE DE MAMOUDZOU cembre 2018 JUGEMENT EN MATIÈRE DE DÉNOMINATION : Ligue Mahoraise PROCÉDURES COLLECTIVES de football Sigle : LMF Rectification en erreur matérielle Forme : Association NUMERO RG : N° RG 18/00054 SIREN : Adresse : Maison des Associations BP 259 DATE DU JUGEMENT : 14 décembre 97600 Mamoudzou 2018 Activité : Promotion de la pratique DÉNOMINATION : LUVI MAYOTTE du football amateur sous la tutelle de la Forme : SARL www.mayottehebdo.com • 18/01/2019 • Mayotte Hebdo N° 869 • 33


Selon l'arrêté préfectoral N°2018 - CAB - du 31 décembre 2018 établissant la liste des journaux susceptibles de recevoir les annonces judiciaires et légales, sur la base de ligne de référence comportant 40 signes espaces compris composés en corps 8 informatique, le tarif est fixé à 4,73 euros pour l'année 2019. RCS : de Mamoudzou 024 069 197 Adresse : 16 Espace Coralium - Kaweni 97600 Mamoudzou Activité : La société a pour objet dans le département de Mayotte, dans toute la France et tous les autres pays, toutes opérations de conseil en publicité, atelier d’art graphique, et plus généralement toutes opérations industrielles, commerciales et financières, mobilières et immobilières pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet social à toutes objets similaires ou connexes. Cessation des paiements : 31 mai 2018 Liquidateur judiciaire : Etude de Me Chavane de Dalmassy Prise en la personne de Me Chavane de Dalmassy 24. Immeuble Coralium – Kawéni 97600 Mamoudzou Par jugement rendu le 14 décembre 2018, le tribunal de grande instance de MAMOUDZOU en sa chambre Commerciale statuant par jugement contradictoire et en premier ressort, mis à disposition au greffe, CONSTATE que le jugement prononcé le 27 juillet 2018, sous n° de registre général 16/0054 et n° de minute 18/00064, est entaché d’erreur matérielle en ce qu’il est mentionné au cinquième paragraphe du dispositif : «Me CHA VANE de DALMASSY 24, immeuble Coralium - Kawéni 97600 Mamoudzou en qualité de mandataire liquidateur», alors qu’il convenait d’écrire : «la SELARL SMJ, 24, immeuble Coralium - Kawéni 97600 Mamoudzou

en qualité de mandataire liquidateur, ment ou indirectement à la réalisation Me Olivier CHAVANE DE DALMASSY de l’objet social ainsi défini. étant chargé d’exécuter la mission», le Cessation des paiements : 25 septembre reste sans changement ; 2019 ORDONNE qu’il soit procédé à la rectification de ladite erreur à la diligence du MANDAT AIRE JUDICIAIRE : greffe sur la minute du jugement entre- Me CHAVAUX et Me PICARD pris et qu’une copie en soit délivrée aux SELARL AJ PARTENAIRES parties en même temps que la notification Résidence Ravel - Appt 82 - 18 Rue Jean Cocteau - 97490 Saint Clo tilde du présent jugement. Suite au jugement en date du 02 ocm tobre 2018, la Société Mahoraise d’AcTRIBUNAL DE GRANDE conage de Représentation et de Transit INSTANCE DE MAMOUDZOU (SMART) a été placée en MISE EN DÉCLARATION D’ÉTATS DES REDRESSEMENT JUDICIAIRE. La liste de l’état des créances admises CRÉANCES SALARIALES NUMERO RG : N° RG 18/00101 - déposé le 21 décembre 2018 concernant N° Portalis 4XXR-W-B7C-BEQ7 la Société Mahoraise d’Acconage de Représentation et de Transit (SMART) DATE DU JUGEMENT : 02 octobre est disponible au greffe commercial du tribunal de grande instance de 2018 DÉNOMINATION : Société Mahoraise Mamoudzou. Toute personne peut en d’Acconage de Représentation et de prendre connaissance. Transit Tout intéressé peut présenter une réSigle : SMART clamation devant le juge commissaire Forme : SARL dans un délai d’un mois à compter de la RCS : Mamoudzou 094 134 962 Adresse : Longoni Zone portuaire Vallée date de la présente publication. Ce délai est augmenté de DEUX MOIS pour les 1 97600 Koungou créanciers domiciliés hors de Mayotte. m Activité: La manutention l’acconage, Avis de constitution le transit, le transport, la représentation et toutes opérations se rapprochant du trafic maritime et toute activité annexe, Il a été constitué une SARL ayant les caconnexe, ou complémentaires s’y rat- ractéristiques suivantes : Dénomination: tachant directement ou indirectement Domaine des Gardiens de Mayotte ainsi que toutes opérations civiles ou Capital : 1000 euros. Siège : 1 rue commerciales, industrielles, mobilières, Moussa Oili 97660 Tsararano. Objet: immobilières de crédits, utiles directe- Prestation de service capture de chien

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errant, pension chien/chat, élevage chien/ chat. Durée : 99 ans. Gérant : Mlle JAOMANORO Qeren 1 rue Moussa Oili 97660 Tsararano. RCS: Mamoudzou. Pour avis m AVIS DE NOMINATION MAY HALAL SARL au capital de 30.000euros Siège social : Quartier bandrani, 97640 SADA 800 788 101 RCS de MAMOUDZOU Le 01/12/2018, l’AGO a décidé de nommer co-gérant, M.Youssouf AHMEDCOMBO 106 RN2 MTSAPERE, 97600 MAMOUDZOU. Mention au RCS de MAMOUDZOU Pour avis m PANIMA SAS au capital de 500.000 € Siège social : Ironi Bé BP 442 97666 DEMBENI 066 310 178 R.C.S. Saint-Denis de la Réunion Aux termes des décisions de l’associé unique en date du 5 février 2018, il a été décidé de nommer, à compter du 15 juin 2017, M. Gilles ROUINVY demeurant Ironi Bé 97660 DEMBENI en remplacement de M. Yvan MERCIER en qualité de réprésentant permanent de la société présidente: SIA OCEAN INDIEN SAS. Mention sera faite au RCS de MAMOUDZOU. Pour Avis

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