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Des millions d’Algériens peinent à subvenir à leurs besoins

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En attendant le vote de confiance du Parlement

Le Hirak souffle sa première bougie

Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1787- Février 21/02/2020

Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1787- Février 21/02/2020

Le nouveau Chef du gouvernement tunisien : Elyes Fakhfakh... La tente de la concordance en pleine tempête de partis www.majalla.com

Pauvreté en Algérie

Des millions d’Algériens peinent à subvenir à leurs besoins

www.majalla.com


Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1787- Février 21/02/2020

Crise de l’eau en Tunisie : Le 30 creux de la vague…

Les chinois perturbent le secteur de l›arachide 34

Enfin, Miss Univers est de l’Afrique du Sud www.majalla.com/eng

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Éditeur en chef

HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd

Secrétaire de Rédaction

10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG

Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire

40 Massacres en Ituri

Mostafa El-Dessouki

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Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310


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ctualités

L’Afrique en bref Kenya

L’accès des médecins à un Chinois suspecté d’être contaminé refusé

Un ressortissant chinois arrivé au Kenya en provenance de la province de Hebei dont la capitale Wuhan est l‘épicentre de l‘épidémie de Coronavirus qui a déjà fait plus d’un millier de morts en Chine. Employé dans une compagnie chinoise, il a depuis été placé en quarantaine par ses employeurs, dans un camp de la com-pagnie. Cette dernière a par la suite saisi les autorités du comté de Kitui, où elle est basée, afin de les informer de la situation de son agent. Toutefois, rapporte la presse locale, dont le journal The Star, l’entreprise a refusé tout accès à des médecins kényans Le port maritime de Tripoli et al-Chaab, un port secondaire, ont été la cible de plus de 15 roquettes.

Libye

Le GNA suspend sa participation aux discussions à Genève

Le gouvernement libyen d’union nationale (GNA), basé dans la capitale et re-connu par l’ONU, a annoncé la suspension de sa participation aux travaux d’une commission conjointe militaire à Genève, sous l‘égide de l’ONU, à la suite de violations répétées de la trêve. Confirmée lors du sommet internatio-nal du 19 janvier à Berlin, cette commission militaire conjointe est

composée se-lon le format dit “5+5”, avec cinq membres représentant le GNA et cinq autres le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen dont les forces tentent de s’emparer de Tripoli depuis avril dernier. Mardi en début d’après-midi, le port maritime de Tripoli et al-Chaab, un port secondaire, ont été la cible de plus de 15 roquettes, malgré l’entrée en vigueur en janvier d’un cessez-le-feu peu res-pecté par les forces en conflit en Libye. Selon Amin al-Hachemi, porte-parole du ministère de la Santé, trois civils ont été tués et cinq autres blessés.

L’accrochage des Casques bleus a eu lieu avec un groupe armé tentaient de pénétrer dans une ville du nord-est de la Centrafrique.

qui souhaitaient examiner le patient. Même l’intervention de la police n’a pas réussi à convaincre les dirigeants de la compagnie du contraire. Centrafrique

12rebelles tués dans des combats avec des Casques bleus

Le ressortissant chinois est arrivé au Kenya en provenance de la province de Hebei dont la capitale Wuhan est l‘épicentre de l‘épidémie de Co-ronavirus.

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Douze combattants d’un groupe armé qui tentaient de pénétrer dans une ville du nord-est de la Centrafrique sont morts dans des combats dimanche avec les Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Mi-nusca), a annoncé mardi le gouvernement. “Suite à l’entrée des combattants lourdement armés du Front Populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) dans la ville de Birao les casques bleus de la MINUSCA, accompagnés


Le calme a gagné la deuxième ville du Togo, bastion d’une contestation politique qui a gagné tout le pays.

des Forces armées centrafricaines (FACA), ont repoussé ces éléments”, selon un communiqué de la Minusca. “Le bilan fait état de 12 morts côté FPRC”, a préci-sé le porte parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui dans un deuxième communiqué publié mardi. Togo

Le calme retrouvé à Sokodé

Quelque chose d’irréel flottait dans l’air à Sokodé, l’indomptable ville rebelle du centre-nord du Togo, lorsque le président Faure

Gnassingbé, en cam-pagne pour un quatrième mandat samedi prochain, y a été acclamé par une foule en transe. En effet, la deuxième ville du Togo a été, dès le mois d’août 2017, le bastion de la contestation politique qui a ensuite gagné tout le pays, après un demi-siècle de la même famille au pouvoir. Des jeunes avaient érigé des barricades le long de la route nationale qui traverse la ville, mis le feu aux postes de police et attaqué les forces de sécurité. Mais le nouveau maire de So-kodé, Ouro Gbele Tchanile, est catégorique : “La paix est revenue” et

“la crise fait partie du passé”. Nigeria

Dépollution du Delta du Niger

Pour les autorités nigérianes, 360 millions de dollars (sur les 900 millions con-formément à l’engagement des compagnies) ont été investis pour dépolluer le Delta du Niger. Mais pas suffisant pour rassurer les populations de cet État victime d’importants dégâts environnementaux liés à l’exploitation pétrolière. L’annonce a été faite lundi par Roland Ewubare, directeur des opérations de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), société publique de pé-trole. Dans l’Ogoniland, terre du peuple Ogoni dans le Delta du Niger, l’exploitation du pétrole crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. Pollution des points d’eau, destruction des forêts, maladies et malformation, … Depuis la découverte de premiers gisements en 1958, l’activité pétrolière est tout sauf une bénédiction. Angola

L’ex-président Dos Santos défend son fils

Pollution des points d’eau au Delta, destruction des forêts, maladies et malformation.

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L’ancien président angolais José Eduardo Dos Santos a défendu par écrit son fils José Filomeno ainsi que l’ex-gouverneur de la Banque centrale d’Angola, jugés à Luanda pour corruption. Dans une réponse écrite à des questions des juges datant du 6 février et présentée mardi au tribunal, l’ex-président – qui vit en Es-


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ctualités

Unis en Mauritanie. Les exercices, qui doivent s’achever le 28 février, se dérouleront également à Nouakchott et Kaédi (Mauritanie) et dans la ville sénégalaise de Thiès. Niger

Une distribution d’aide tourne au drame

Une vingtaine de personnes ont été tuées et plusieurs blessées lundi dans une bousculade provoquée par une distribution de vivres et d’argent à des réfugiés et des personnes déplacées à Diffa, dans le sud-est du Niger. La bousculade a également fait une dizaine de blessés dont de nombreux enfants, selon la

L’ex-président affirme que son fils et l’ex-gouverneur de la Banque centrale, Valter Filipe da Silva, ont agi “pour améliorer la vie du peuple” angolais.

pagne – affirme que son fils et l’ex-gouverneur de la Banque centrale, Val-ter Filipe da Silva, ont agi “pour améliorer la vie du peuple” angolais. Le fils de l’ex-chef de l’Etat, 42 ans, est accusé par la justice l’accuse d’avoir détourné 500 millions de dollars de fonds publics avec la complicité du gouverneur de la Banque centrale de l‘époque, transférés en Suisse. Mauritanie

Manœuvres militaires antijihadistes sous commandement américain

D’importantes manœuvres militaires an-

nuelles ont débuté lundi dans le centre-ouest de la Mauritanie sous commandement américain, en présence de quelque 1.600 soldats de pays africains et occidentaux, alors qu’une réduction des forces américaines en Afrique est actuellement à l’examen à Washington. L’exercice “Flintlock” est organisé depuis 2005 par le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom) pour “renforcer la capacité des principaux pays partenaires de la région à lutter contre les organisations extrémistes vio-lentes, à protéger leurs frontières et à assurer la sécurité de leurs populations”, selon le site de l’ambassade des Etats-

Une vingtaine de personnes ont été tuées et plusieurs bles-sées lundi dans une bousculade provoquée par une distribution de vivres et d’argent à des réfugiés.

télévision. Selon Issa Lémine, une première distribution “s’est bien ter-minée” dimanche à la Maison des jeunes et de la culture (MJC). Burundi

corps exhumés 6.000 Plus de

L’exercice “Flintlock” est organisé depuis 2005 par le Com-mandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom).

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La fouille du territoire national ordonné par la Commission Vérité et Réconci-liation continue de livrer ses secrets au Burundi. Plus de 6 000 corps ont été découverts dans six charniers dans une province du pays. Le plus lourd bilan enregistré depuis le début de l’opération en janvier. La province de Karusi, dans le centre-est du Burundi, a été le théâtre de cette découverte macabre. À en croire Pierre Claver Ndayicariye, président de la Commission Vérité et Réconciliation, ce sont exactement les restes


Les restes de 6 032 victimes ainsi que des milliers de balles qui ont été découverts dans ces charniers.

de 6 032 victimes ainsi que des milliers de balles qui ont été découverts dans ces charniers. Il s’agit des restes des victimes des

massacres de 1972 au cours desquels plusieurs dizaines de milliers personnes avaient alors été tués. Des indices comme des vête-

ments, des lunettes ou encore des chapelets ont notamment été utilisés pour identifier les victimes. RDC

Réduit drastique du budget

Un coup dur pour les grands projets anti-pauvreté du président Félix Tshisekedi.

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La République démocratique du Congo (RDC) doit revoir son budget 2020 à la baisse de près de moitié, a annoncé lundi le ministère des Finances, un coup dur pour les grands projets anti-pauvreté du président Félix Tshisekedi. “La loi de finances 2020” prévoyait un budget de 10,59 milliards de dollars (au taux actuel du franc congolais) pour quelque 80 millions d’habitants, dont les 2/3 vivent avec moins de deux dollars par jour, sans la moindre protection sociale. Ce “plan de trésorerie” prend en compte “des tendances défavorables de la con-joncture actuelle”, note le ministère. Et notamment “les effets décalés résul-tant de l’effondrement au dernier trimestre 2018 du cours du cobalt”, un mine-rai dont la RDC est le premier producteur mondial.


Encouverture Pauvreté en Algérie

Des millions d’Algériens peinent à subvenir à leurs besoins Par Yahia Maouchi L’Algérie n’est guère épargnée par la misère sociale et la précarité. La pauvreté en Algérie est une réalité que la richesse pétrolière n’a jamais éradiquée malheureusement. Il suffit de s’éloigner des grands centres urbains pour la voir s’étaler sous la forme d’habitat insalubre, de mendiants, d’enfants mal habillés. Ils sont gueux, ils sont sans-culottes, ils sont handicapés moteurs et mentaux, ils sont vieux et jeunes chômeurs poussés par les vicissitudes qui leur font la vie dure à s’immoler par le feu pour certains, à braver les vagues des hautes mers en harragas pour d’autres. Ils sont même des travailleurs payés avec de misérables salaires, à consistance d’aumônes. Le constat est le même depuis des lustres. Il est pareil, il suffit de quitter les grandes villes en général et Alger en particulier pour se trouver plongé dans le siècle passé avec le marasme et le mal de vivre des autochtones que nous étions. La pauvreté est encore plus manifeste à l’intérieur du pays. Qu’elle soit documentée par un certificat ouvrant droit à des aides

sociales, n’a rien de choquant. Le dernier rapport de la Banque mondiale sur la situation économique en Algérie évalue à %5,5 le taux de pauvreté dans le pays, dont %0,5 d’extrême pauvreté. Sur une population de plus de quarante millions d’habitants cela donne au moins deux millions de personnes touchées par le phénomène. Et selon le même rapport « %10 de la population est exposée au risque de retomber dans la pauvreté ». Mais les taux variaient considérablement d’une partie à l’autre du pays : la région du Sahara et celle des steppes affichaient un taux de pauvreté respectivement deux fois et trois fois supérieur à la moyenne nationale. En outre, selon la Banque mondiale, à moyen terme, « la croissance négative du PIB par habitant pourrait avoir une incidence négative sur le bien-être des ménages et la réduction de la pauvreté ». La croissance du PIB réel devrait être, selon le rapport de la BM, en moyenne, de %1,4 par an au cours de la période 2019-2017. « Dans la mesure où la croissance démographique algérienne est d’environ %2 par an, la croissance du PIB par habitant sera négative, à environ %0,6 »,

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affirme l’institution de Bretton Woods, estimant que « la pauvreté et la vulnérabilité pourraient légèrement progresser au cours de la période 2019-2017 ». Cependant, la Banque mondiale précise que « les projections concernant la pauvreté en Algérie ne sont pas disponibles en raison de l’absence de données». Toutefois, les chiffres délivrés en 2016 par un rapport rendu public par la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l›homme donnent vraiment froid au dos. Dans ce contexte, la LADDH a tiré la sonnette d›alarme sur la pauvreté en Algérie qui s›est confortablement installée dans les foyers algériens. Le pays compte au moins entre 1.7 million à 2 millions de familles démunies pour l›année 2016, une réalité longtemps dissimulée par les pouvoirs publics. Selon les déclarations de l›exministre de la Solidarité, Mounia Meslem : «Nous ne savons pas encore, ceux parmi les Algériens qui sont démunis et ceux qui ne le sont pas, le nombre des personnes en situation de précarité serait autrement plus important, si l›on en croit des associations de la Société civile, laquelle les chiffre à 10 millions ». Dans ce contexte, la LADDH est persuadée que le nombre de pauvres en Algérie serait «d’un Algérien sur trois qui vit en dessous

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il suffit de quitter les grandes villes en général et Alger en particulier pour se trouver plongé dans le siècle passé avec le marasme et le mal de vivre des autochtones que nous étions du seuil de pauvreté », d›après une étude réalisée par les bureaux des 48 wilayas du pays en 2015. Cette étude a concerné 4500 ménages choisis dans différentes régions ; cette enquête a utilisé l›indicateur du taux de pauvreté (proportion de la population disposant de moins de 1.25 dollar /jour + la parité de pouvoir d›achat (PPA) en Algérie par rapport à l›Europe et les USA. Le taux de change en PPA attribue le même pouvoir d›achat à une somme donnée dans différents pays. Cette étude a fait état que les pauvres représentaient plus de %35 de l›effectif global de 4500 ménages, qui sont sous le seuil de pauvreté et dans des conditions déplorables.


%60 Un pouvoir d›achat qui s›est effondré de

La même étude de la LADDH a fait savoir que le pouvoir d›achat des Algériens s›est effondré de %60 depuis la fin de l›année 2014, à cause de la dévaluation du dinar, la volatilité des cours pétroliers ( chute du prix du baril du pétrole) et l’envolée démesurée des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Des Algériens font face, soit à des difficultés pour maintenir un mode de vie modeste ou tout simplement pour survivre au jour le jour. Pour sa part, le représentant de l’Algérie à la session de haut niveau du Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations-Unis

le pouvoir d›achat des Algériens s›est effondré de %60 depuis la fin de l›année 2014, à cause de la dévaluation du dinar, la volatilité des cours pétroliers ( chute du prix du baril du pétrole) et l’envolée démesurée des prix des denrées alimentaires de première nécessité

M. Rachid Beladhane, a indiqué qu’en 2018, plus de 000 320 Algériens vivaient dans l’extrême pauvreté, ce qui représente %0,8 de la population totale que compte la démographie algérienne estimée à 40 millions d’habitants en 2016. Face à cette situation peu reluisante, l’Algérie projette de rejoindre le club des pays émergents à l’horizon 2035. « L’Algérie entend se tourner résolument vers l’émergence en 2035. Pour y parvenir, la gestion durable des ressources en eau est cruciale », a-t-il dit avant d’ajouter : « C’est pourquoi la Constitution du pays consacre le droit à l’eau comme un des droits humains fondamentaux pour les Algériens. L’État a également investi pour l’électrification quasi totale du territoire national, notamment grâce à des investissements dans le solaire et d’autres ressources renouvelables, sans oublier le gaz naturel dont le pays est pourvu ». Il convient de préciser que, sans ces données détaillées des ménages, aucune structure de l’état ne peut prétendre détenir des chiffres exacts sur le nombre de démunis en Algérie. Les chiffres donnés par le département de la Solidarité, ministère religieuse, le Croissant-Rouge ou les APC ne reflètent pas tout à fait la réalité du terrain. Par ailleurs, joint par nos soins au téléphone, le présent de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH), Nouredine Benissad, déplore l’absence d›enquête fiable sur l›évolution de la pauvreté en Algérie. « Les

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rapports du CNES et du PNUD parlent plutôt de la régression de la pauvreté mais pris sur une décennie. L›indice national sur la pauvreté ne peut être établi que sur des données fiables », insiste notre interlocuteur. Et d’ajouter que «l›enquête sur les ménages menée en 2010 par le centre national des statistiques n’a pas été rendue publique. Il y›a de quoi se poser des questions. Je pense que les résultats de cette enquête avaient de quoi contredire le discours officiel. Ce qui est une réalité, c›est une minorité d›algériens qui se sont accaparés la plus grosse part de la rente et la majorité du peuple vit avec le reste. L›écart entre les plus riches et les plus démunis est immense et ne cesse de se creuser. Ainsi, il faut plutôt se poser la bonne question. Combien consomment la majorité des algériens et qu›ils consomment après avoir défalque les factures d›eau, d›électricité, de loyer etc. Vous ferez le compte, il ne reste pas grand-chose à consommer » a tenu à préciser à la Majalla Me Nouredine Benissad. Abondant, dans le même ordre d’idée, Me Amine Sidhoum, avocat au barreau d’Alger et membre du réseau des avocats de défense des droits de l›Homme (RADDH), a tenu à nous préciser que la pauvreté est due, beaucoup plus, aux problèmes économiques. « L’Algérie ne produit rien, et si nous ne produisons rien le taux du chômage sera élevé, ce qui explique ce taux élevé de pauvreté en Algérie. Si les gens ne travaillent

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%10 de la population est exposée au risque de retomber dans la pauvreté pas automatiquement, ils deviennent pauvres, tout est relatif. Il faut alors booster la production nationale, et réduire les importations » plaide notre interlocuteur. En outre, Me Sidhoum estime que le taux de pauvreté a beaucoup augmenté en Algérie, « mais au moment où nous n’avons pas des chiffres, on ne peut pas plonger dans des trucs, dont nous ne sommes pas sûrs » précise-t-il. Toutefois, notre interlocuteur affirme que, le taux de pauvreté au Sud Algérien est terrible par rapport au nord. « Déjà au nord nous avons un aux de pauvreté qui est important, alors vous imaginez au sud ? C’est le cas de la ville de Ouargla ou de Hassi Messaoud, c’est le grand phare » déplore Me Sidhoum. Par ailleurs, pour parvenir à éliminer la pauvreté, notre interlocuteur plaide pour un partage équitable des richesses et des revenus, et d’avoir une stabilité politique et économique. « Tout est relatif, l’économie est liée à la stabilité politique, le dispatching des


richesses de manière équitable, et la stabilité politique et économique. Il faut pousser l’économie nationale à la production pour absorber le taux du chômage, mais également encourager les investissements notamment étrangers qui peuvent créer de la richesse, de l’emploi, ce qui permettra de diminuer les taux de pauvreté » prône-t-il.

Inculquer la notion du travail et de solidarité

Enfin, Me Sidhoum rappelle que la pauvreté est « une atteinte aux droits de l’Homme. Tout enfant, tout jeune, homme, femme détient un droit, en tant qu’humain, à un niveau de vie adéquat, pour sa santé et son bien-être. Son droit à l’alimentation, à l’habillement, au logement, aux soins médicaux et aux services sociaux. Ces droits fondamentaux sont définis dans la

Le pouvoir algérien devra désormais penser à ces millions d’Algériens qui peinent à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires

Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres traités et déclarations internationaux relatifs aux droits de l’homme », le réseau des avocats de défense des droits de l›Homme dénonce « une réalité longtemps dissimulée par les pouvoirs publics ». « Le pouvoir algérien devra désormais penser à ces millions d’Algériens qui peinent à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires », prévient-il. Pour sa part, Saida Benhabiles présidente du Croissant-Rouge-Algérien, rejette l’idée que l’Etat soit l’unique responsable de la pauvreté en Algérie, c’est une affaire qui concerne, dira-t-elle, tout le monde. « Pour situer les choses dans leur contexte réel, nous ne pouvons pas dire que la situation est catastrophique en Algérie, et que rien n’a été fait. Le taux de scolarisation des filles au Sud du pays en 1967, était de %0,2, maintenant il y a les lycées, les Universités…, donc, il y a une évolution » se félicite-t-elle. Par ailleurs, la stratégie du Croissant-Rouge-Algérien, selon sa présidente, est axée sur le développement et le désenclavement des régions isolées du pays. « Le développement ce n’est pas les grandes villes. Il fallait focaliser sur l’Algérie profonde, et il reste beaucoup à faire dans ce domaine. Nous avons accès depuis 2014 sur le développent de ces régions enclavées, et nous travaillons énormément avec les gens lointains, notamment les nomades » a tenu à nous rappeler Mme. Benhabiles.

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Et d’ajouter que, le chômage et la pauvreté ne sont pas dus uniquement à la crise économique, « nous avons perdu la notion du travail. La première des choses à faire pour lutter contre la pauvreté, il faudrait changer les mentalités et inculquer la notion du travail à tout le monde, chacun dans son domaine. Un autre problème, les gens font également dans l’assistanat » dénonce-t- elle. En outre, la pauvreté est due également, dira-t-elle, à la disparition de la culture de la solidarité. « Le problème est très profond. Il se pose actuellement en terme culturel, moral et religieux. Nous avons malheureusement perdus toutes ces valeurs ancestrales. Il faut ainsi, développer la culture de la solidarité, qui se complète avec la politique de la solidarité qui est à la charge de l’Etat, et l’une sans l’autre ne peut pas permettre d’atteindre notre objectif » rappelle Mme Benhabiles. Celle-ci, rejette par ailleurs le sentiment de la mauvaise répartition des richesses. « Il y a eu bonne répartition des richesses, mais avec une mauvaise gestion. Les responsables n’ont pas compris qu’il faut arrêter d’envoyer les gens au sud par mesure disciplinaire. Les meilleurs cadres doivent être au Sud, et sur les frontières, parce que c’est là où tout se joue. Alors je dirais, qu’il s’agit d’une mauvaise gestion des répartitions. Alors je pense que c’est une question de gouvernance, et de transformation des mentalités. Le problème ne se pose pas uniquement

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Des Algériens font face, soit à des difficultés pour maintenir un mode de vie modeste ou tout simplement pour survivre au jour le jour en terme politique, mais il se pose en terme moral et culturel. Le mal est extrêmement profond. Il faudrait une réflexion et crever l’abcès. En somme, il faut inculquer la notion du travail, celle de la solidarité, et du nationalisme, et là c’est le travail de tout le monde » conclut notre interlocutrice. Notons enfin que, les responsables algériens ont maintes fois, remis en cause les mécanismes de calcul de la pauvreté établis par les institutions des Nations-unis. Ces dernières classent toutes les personnes qui gagnent moins de 1,9 dollars par jour, dans la catégorie d’extrême pauvreté. Un barème contesté par l’Algérie qui estime que ses concepteurs n’ont pas pris en compte la politique algérienne des transferts sociaux notamment le soutien aux prix des produits de première nécessité et l’énergie. En clair, le gouvernement réclame un brème spécifique à l’Algérie qui prend en compte les transferts sociaux.


Encouverture février 2019 - 22 février 2020 22

Le Hirak souffle sa première bougie Par Yahia Maouchi La ville de Kherrata est une commune de Kabylie en Algérie, située à 60 kilomètres à l’Est de la wilaya de Béjaïa, d’où est parti le 16 février 2019, la première plus importante manifestation contre le 5ème mandat de l’ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika. Un an après des milliers d’Algériens venus de plusieurs régions du pays se sont retrouvés dimanche 16 février 2020 dans cette ville. Leurs revendications sont les mêmes. Des classes populaires qui se battent avec détermination pour venir à bout de la caste au pouvoir et pour bâtir un nouvel Etat. Un Etat au service de la majorité des citoyens, notamment des travailleurs, des petits et des sans-grades. Un Etat social qui va garantir les droits des citoyennes et des citoyens en matière d’emploi, d’éducation et de santé. Ainsi, ils sont des milliers à rallier cette localité, sous un soleil printanier, dont des personnalités nationales, comme le moudjahid Lakhadar Bouregaâ, d’Ali Laskri, de l’activiste Samir Belarbi, de l’ex-détenue du hirak Samira Messouci, du père du détenu Karim Tabbou, et des animateurs du Hirak sur les réseaux sociaux pour fêter cet anniversaire, prélude à la révolution du 22 février. Brandissant haut les portraits de Karim Tabbou, Fodhil Boumala et les détenus du Hirak, les

manifestants scandaient des slogans dédiés à la liberté et la fraternité des algériens. Par ailleurs, une stèle commémorative du Hirak a été également inaugurée à cette occasion au centre-ville de Kherrata, qui a marqué sa contribution à tous les rendez-vous historiques vécus par l’Algérie depuis la révolte de Cheikh El Haddad en 1870 à ce jour. Ainsi, la forte mobilisation citoyenne, qu’a connue ladite marche nationale, témoigne de la reconnaissance des Algériens à la population de Kherrata, considérée comme la pionnière de la révolution pacifique dite du sourire. En somme, de l’avis des nombreux intervenants, à travers cette manifestation, le peuple a tenu à consolider son unité dans sa diversité, unité qui a été démontrée lors de cette marche qui a drainé des dizaines de milliers d’Algériens venus de nombreuses wilayas du pays. Le système, qui vient de se doter d’un bras politique avec l’installation d’un président de la République, s’emploie à se régénérer, dit-on, d’où les appels des marcheurs à la fraternité et à l’unité des rangs pour faire durer le mouvement. Rappelons enfin, qu’en marge de la réunion gouvernement-walis, tenue à Alger, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que le Hirak populaire pacifique qui célèbre son premier anniversaire traduit la volonté du peuple qui a pris son élan, en décembre dernier, pour

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une élection transparente et intègre où il a réitéré son engagement pour un changement radical. « Il y a de cela une année, les citoyens et citoyennes sont sortis dans un Hirak béni pacifique, sous la protection de l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) pour revendiquer le changement et rejeter, pacifiquement, l’aventure qui a failli conduire à l’effondrement de l’Etat national et de ses piliers pour retomber dans la tragédie vécue lors des années 90 ». M. Tebboune a rappelé avoir réitéré, à l’issue de son élection à la magistrature suprême, son engagement à opérer un changement radical, pour satisfaire les revendications du Hirak béni. M. Tebboune avait appelé, au lendemain de son élection à la magistrature suprême, les participants au Hirak populaire à un dialogue “sérieux” pour l’intérêt de l’Algérie. « Je m’adresse directement au Hirak, que j’ai à maintes reprises qualifié de béni, pour lui tendre la main afin d’amorcer un dialogue sérieux au service de l’Algérie et seulement l’Algérie », a-t-il déclaré à ce propos. Le Hirak qui a permis l’émergence de plusieurs mécanismes, à l’instar de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) « a remis l’Algérie sur les rails de la légitimité, la préservant ainsi de l’aventurisme et des manœuvres qui ont failli torpiller le peuple algérien », a-t-il rappelé promettant d’œuvrer à rendre justice à

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Des classes populaires qui se battent avec détermination pour venir à bout de la caste au pouvoir et pour bâtir un nouvel Etat toutes les victimes de la “Issaba” (bande criminelle). Le 5e mandat… la goutte qui fait déborder le vase Rappelons par ailleurs que, le lancement des préparatifs des élections prévues pour le 18 avril 2019 a donné lieu à un spectacle hideux, animé par de piètres candidats exhibés par le pouvoir pour créer l’illusion d’une véritable élection. Ce triste carnaval a fini par ulcérer les Algériens qui n’en pouvaient plus. À côté de cette dérive inouïe, la crise économique exacerbée par une baisse drastique du prix des hydrocarbures a mis à nu le roi et ses bouffons. Il faut noter que le règne sans partage de Bouteflika et de sa bande a laminé les forces vives (partis politiques, syndicats, associations de la société civile…). Même les associations sportives n’ont pas échappé à la mainmise du pouvoir. L’argent est distribué en fonction des allégeances. Les médias ont également été mis


au pas. Aucune voix dissonante n’était tolérée. Les manifestations à Alger et dans plusieurs autres villes sont interdites et brutalement réprimées par la police. Cette ère bouteflikienne a prospéré, durant les trois premiers mandats, sur des prix du baril particulièrement élevés. Les milliards de dollars de la rente n’ont malheureusement servi ni à développer le pays, ni à favoriser une économie productive, et encore moins à sortir les services publics (santé, éducation, culture…) de l’agonie. Hormis la réalisation de quelques projets structurants (autoroute Est-Ouest, modernisation des chemins de fer…) devenus de véritables gouffres en raison d’une corruption généralisée, ces milliards ont servi à gaver une oligarchie arrogante exhibant ses fortunes mal acquises de façon obscène. La corruption est devenue un modèle de gestion du pays et de son économie. Elle a tout gangréné et les Algériens qui subissaient impuissants à toutes ces dérives voyaient jour après jour le pays se diriger tout droit vers l’abime. Ainsi, tout au long de ces années, il y eut sans cesse des résistances qu’il ne faut guère minimiser. Le mouvement insurrectionnel de 2001 en Kabylie a été réprimé dans le sang et dévoyé par des élites locales aveuglées par des intérêts partisans et une volonté de faire main basse sur toute la région.

Des grèves historiques ont eu lieu comme dans le secteur de l’éducation. Elles ont permis, entres autres, des augmentations de salaires consistantes. C’est dans ce contexte que le refus de l’autocratie de Bouteflika qui travaillait en profondeur la société et qui s’est manifesté de façon timide à l’occasion du quatrième mandat prend forme de façon massive en février 2019 d’abord à Kherrata, cette petite ville symbole, théâtre du crime contre l’humanité commis par la puissance coloniale en mai 1945, puis par l’arrachage d’un portrait géant de Bouteflika accroché à la façade du siège de l’APC de la ville de Khenchela. C’est le 22 février, suite à des appels sur les réseaux sociaux, que les manifestations qui sont à leur 52e acte ont commencé dans plusieurs villes du pays. Les révoltes éparpillées des années durant, mais non moins significatives, qui ont jalonné le règne de Bouteflika, ont convergé pour constituer un mouvement national en passe de transformer radicalement la société algérienne. En effet, on assiste à une irruption sans précédent des masses populaires et de la jeunesse sur le devant de la scène politique. La détermination est sans faille et la volonté de réaliser la rupture avec le pouvoir et ses pratiques est inébranlable. Toutes les manœuvres du pouvoir et de ses clientèles ont été déjouées par le mouvement

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populaire qui continue à mobiliser, chaque semaine, des millions de personnes.

Les grands acquis du Hirak

Une année de combat avec des acquis notables pour le hirak comme la mise en échec du 5e mandat de Bouteflika et la mise hors d’état de nuire d’une partie de son clan, mais surtout l’émergence, sur le devant de la scène politique, d’un peuple conscient de sa force et de l’importance de son unité. C’est avec ces acquis essentiels qu’il a résisté tout au long de ces mois passés dans la rue. Par ailleurs, malgré les stratagèmes du pouvoir en place, dont l’unique souci est de se recycler pour préserver ses intérêts et ses nombreux privilèges, les masses en lutte n’ont jamais abdiqué. Aucun doute n’est permis et seule une victoire significative est à même de convaincre le peuple d’envisager son avenir avec sérénité. La stratégie adoptée par ce pouvoir qui se résume à jouer la montre et le pourrissement a déjà échoué, mais il ne s’imagine pas céder le pouvoir à ce peuple qu’il a tout le temps méprisé et surtout manipulé avec une facilité déconcertante en misant sur le régionalisme, le tribalisme et l’utilisation de la religion. Ainsi, le pouvoir doit comprendre que rien ne peut arrêter un peuple uni

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Une année de combat avec des acquis notables pour le hirak comme la mise en échec du 5e mandat de Bouteflika et la mise hors d’état de nuire d’une partie de son clan qui a décidé de prendre son destin en main. Compter sur le soutien des puissances étrangères en leur accordant des largesses dans l’économie et les richesses du pays est une faute politique grave et le peuple a largement compris cela. Les multinationales et les puissances impérialistes font tout pour que le Hirak soit étouffé, car sa victoire risque de déclencher une dynamique au niveau régional et même international. Les médias majoritairement entre les mains de ces puissances organisent un black-out total sur les mobilisations massives des Algériens. Par ailleurs, la plus grande réussite du Hirak, c’est vraiment la prise de conscience des Algériens et leur désir de renouer avec le politique sans avoir peur du scénario de la guerre


anniversaire du hirak et le début des manifestations en France, le 17 février 2019. La marche organisée par plus de 20 collectifs, partis et organisations de la diaspora s’est déroulée dans une ambiance à la fois joyeuse et solennelle. Des prises de parole ont été organisées au pied de la statue de Marianne, sur la place de la République, avant le début du défilé. Des compatriotes ont insisté sur la poursuite de la mobilisation en France pour faire écho au Hirak et pression pour un changement radical du système. Munis du drapeau national et Amazigh, les manifestants ont scandé des slogans en faveur d’une Algérie libre et démocratique, pour « un Etat civil et non militaire » et un changement radical. Ils ont brandi des portraits des détenus d’opinion toujours en détention provisoire, à l’image de Karim Tabbou, Fodil Boumala, Abdelouahab Fersaoui… dont ils réclament la libération. Brandissant l’emblème national aux côtés de l’emblème amazigh, les manifestants ont repris les slogans chers La Diaspora algérienne en France est au hirak, tels que “Djazaïr hourra démocratia” (Pour toujours au rendez-vous une Algérie libre et démocratique), “Dawla madaPour sa part, la communauté algérienne établie en nia, machi âaskaria” (Pour un État civil et non miliFrance a marché, ce dimanche 16 février 2020, pour taire), “Klitou lebled ya sarrakine” (Vous avez pillé la 52e semaine consécutive depuis la Place de la Ré- les richesses du pays voleurs), “Sahafa hourra, âadala publique à Paris en France. En effet, de très nom- moustaqila” (Pour une presse libre et une justice inbreux Algériens ont défilé pour célébrer le premier dépendante), “Libérez les détenus”, “Libérez Karim civile entre l’armée et les maquis islamistes qui firent 200.000 morts dans les années 1990. Un traumatisme exploité à l’envi sous la présidence Bouteflika pour décourager toute contestation et qui rendait hautement improbable le scénario du 22 février. Désormais, la rue citoyenne apparaît comme force contestataire, ce qui n’existait pas avant dans un pays sans véritable parti ou syndicat d’opposition. En somme, le Hirak a mené depuis un an un double processus de réappropriation à la fois de l’histoire nationale et de l’espace public. En prenant le contrôle de la rue sur la durée et dans le pacifisme, la contestation a redéfini les règles du jeu politique en Algérie, jusque là marqué par l’opacité et la violence. Le Hirak a aussi montré la profonde transformation de la société algérienne, portée par sa jeunesse diplômée et hyperconnectée, et désormais déterminée à se faire entendre.

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Tabbou”….Pour les participants, cette marche commémorative du 1er anniversaire de l’événement qui a donné naissance au hirak du 22 février 2019 a prouvé que le peuple est déterminé à poursuivre sa révolution jusqu’à la satisfaction de ses revendications, à savoir le changement radical du système, un Etat de droit et de démocratie fidèle aux principes de la Soummam, c’est-à-dire un Etat où le civil doit primer sur le militaire. Outre les Algériens de Paris, des compatriotes résidant dans d’autres villes de France ont participé à la marche. Ils sont venus de Lille, de Lyon, de Marseille, de Toulouse, de Strasbourg…Free Algeria, qui représente des organisations de la diaspora dans d’autres pays d’Europe, était également présente. Dans un communiqué commun, les organisations qui ont initié la marche ont rappelé que les Algériens de l’étranger se sont toujours impliqués dans les batailles pour la liberté et la démocratie qui ont lieu à l’intérieur du pays. « Partie intégrante du peuple algérien et fidèle au combat historique pour la démocratie, la diaspora a renoué avec ses traditions et a accompagné dès le début du soulèvement le processus révolutionnaire de février 2019 », précise le communiqué. Ses rédacteurs s’élèvent contre la volonté du régime actuel de donner le coup de grâce à la révolution, en agitant à la fois la carotte et le bâton. « Les libérations

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Le Hirak montré la profonde transformation de la société algérienne, portée par sa jeunesse diplômée et hyperconnectée, et désormais déterminée à se faire entendre partielles des détenus politiques et d’opinion, le chantage au terrorisme, le discours haineux visant à diviser les Algériens, les intimidations et les arrestations…, toutes ces pratiques n’ont aucun impact sur la volonté populaire », soulignent les organisations de la diaspora. Dénonçant un pseudo-débat sur la révision de la Constitution, elles rappellent que le peuple milite pour une véritable transition politique qui implique le départ du système et de tous ses symboles. Enfin, un an après, les foules sont certes moins denses qu’au printemps 2019, mais la mobilisation reste forte. Le mouvement veut peser sur les changements promis par le nouveau président, mais peine à se structurer et à se mettre d’accord sur la marche à suivre.


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Le Chef du gouvernement tunisien désigné, annonce la composition de son cabinet

En attendant le vote de confiance du Parlement Tunis-La Majalla Est-ce le dénouement de la crise du gouvernement tunisien ? En apparence oui. Mais en vérité la naissance dans la douleur de ce gouvernement in extrémis, fait miroiter l’ombre d’une nouvelle crise qui sera dévoilée lors des prochains jours, à commencer par la vote de confiance qu’elle devra arracher à l’hémicycle du Bardo. Il est à rappeler que le président tunisien Kais Saied avait chargé, le 20 janvier dernier, Elyes Fakhfakh de former le gouvernement. Cette désignation était intervenue après le rejet, le 10 janvier 2020, par le parlement, du gouvernement Habib Jemli, la personnalité choisie par le parti Ennahdha vainqueur aux législatives avec 54 sièges. Elyes Fakhfakh devrait succéder à Youssef Chahed, désigné en août 2016. Après une première formation annoncée le samedi 15 février dernier et qui n’a pas obtenue une majorité parlementaire bien avant sa présentation au Parlement, suite à la déclaration du parti Ennahdha son intention de ne pas voter pour ce gouvernement, le président Kaîes Saïed avait invité les présidents des partis et les organisations nationales à œuvrer

en concert pour une sortie de crise menaçant en cas d’échec de dissoudre le Parlement selon l’article 89 de la Constitution. Cependant, Fakhfakh avait déclaré avoir convenu avec le président de la République « de consacrer ce qui reste des délais constitutionnels pour décider de la voie à emprunter au service de l’intérêt supérieur du pays ». Concertations En effet, cette voie a consisté en une nouvelle série de concertations qui avait été engagée. Après moult tractations et négociations, Elyes Fakhfakh, est parvenu à peaufiner une nouvelle liste gouvernementale qui donne une place de choix au mouvement islamiste tunisien Ennahdha (5’4 députés), avec 9 ministres et deux Secrétaires d’Etat. Laissant ainsi sur le banc de l’opposition le parti Qalb Tounes (38 députés).après l’avoir sciemment « éliminé » de sa formation gouvernementale. Mais en même temps il s’est assuré l’appui de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), qui ont joué un rôle important dans le rapprochement des points de vue des parties concernées afin de parvenir à une issue à

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Le président tunisien recevant le chef du gouvernement tunisien Elyes Fkhfakh qui lui a remis la liste des membres du gouvernement.

cette crise politique. De ce fait, à l’expiration du délai constitutionnel des 30 jours, comme le stipule la Constitution, le chef du gouvernement désigné, Elyes Fakhfakh, a annoncé un nouveau cabinet ministériel fait l’objet d’un consensus entre les partis et blocs parlementaires associés aux concertations. ,Selon Fakhfakh selon une source proche du nouveau chef du gouvernement désigné a révélé à Majalla que ce gouvernement composé de 30 ministres et 2 Secrétaires d’Etat, « a été choisi selon les critères de compétence, d’intégrité et de crédibilité ». Et d’ajouter que « la nouvelle formation représente un large spectre politique et se base sur le document contractuel qui a pour objectif de garantir la stabilité du pays et le rétablissement de la confiance et de l’espoir des citoyens ». Qalb Tounes, exclu Malgré l’insistance du mouvement Ennahdha en vue d’associer le parti Qalb Tounes à la formation gouvernementale, le chef du gouvernement

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Elyes Fakhfakh devrait succéder à Youssef Chahed, désigné en août 2016, après le vote de confiance. désigné, Elyes Fakhfakh, a campé sur sa position de ne pas l’inclure. Le mouvement Ennahdha, qui semble se rétracter après avoir tenu à cor et à cri en faveur de sa participation, a déclaré que « la participation du parti Qalb Tounes n’est pas une condition pour la participation du mouvement Ennahdha dans ce gouvernement », a indiqué, Abdelkrim Harouni, président du Conseil de la Choura d’Ennahdha. à Maajlla. Ce revirement intervient à la suite de la réunion du Conseil de la Choura, qui a mandaté le bureau exécutif du mouvement et son président de poursuivre les négociations avec Fakhfakh pour former le nouveau gouvernement et prendre la décision finale concernant la participation ou non dans le gouvernement.


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Lequel Conseil a décidé de poursuivre les négociations avec Elyes Fakhfakh jusqu’à la dernière minute avant de présenter la formation définitive à la présidence de la République. M.Abdelkrim Harouni a réaffirmé à cette occasion la position d’Ennahdha appelant à « la formation d’un gouvernement d’union nationale, estimant que les difficultés économiques et sociales du pays exigent une unité nationale à même de baliser le voie à une relance économique et à une amélioration des conditions sociales ». Il n’empêche, « Ennahdha veut éviter l’organisation de nouvelles élections » a-t-il indiqué à Majalla, soulignant que le recours à des législatives anticipées est « une solution démocratique et constitutionnelle qui ne nous fait pas peur”, faisant allusion aux propos du chef de l’Etat tunisien. Il a par ailleurs indiqué que son parti « respecte l’interprétation des dispositions de la Constitution par le président de la République, niant l’existence d’un différend entre l’institution de la présidence de la République et celle du parlement ». Pour un surcroit d’efficacité Toutefois, après les modifications apportées à la composition du gouvernement proposé par Elyes Fakhfakh dans le sens d’un surcroit d’efficacité et d’équilibre, « le bureau exécutif du mouvement Ennahdha a décidé de prendre part au gouvernement Fakhfakh et de lui accorder la confiance », lit-on dans un communiqué dont Majalla en a reçu une copie. Ennahdha qui a dit regretter le non aboutissement

Il laisse ainsi sur le banc de l’opposition le parti Qalb Tounes (38 députés).après l’avoir sciemment « éliminé » de sa formation gouvernementale et « Al Doustouri Al Horr » d’Abir Moussi.

des concertations avec Elyes Fakhfakh à la formation d’un gouvernement d’unité nationale garantissant une large participation, a fait état, toutefois d’une évolution « positive » dans le processus des concertations, a dit regretter le non aboutissement des concertations avec Elyes Fakhfakh à la formation d’un gouvernement d’unité nationale garantissant une large participation, faisant état, toutefois d’une évolution “ positive “ dans le processus des concertations et ce, en dépit de ses réserves sur la composition du gouvernement qui justifie sa décision par « la conjoncture régionale complexe et dangereuse découlant en particulier des menaces de la guerre en Libye et de la situation économique et sociale à l’intérieur du pays », explique que cette situation « exige de confier, dans les plus brefs délais les commandes à un nouveau gouvernement capable de mettre en œuvre les réformes urgentes,

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Le Chef de l’Etat tunisien recevant le président du Parlement et le nouveau chef du gouvernement désigné pour rechercher une issue à la crise du .gouvernement


d’améliorer les conditions de vie des citoyens et de répondre à leurs aspirations ». De l’autre part, le parti Qalb Tounes, a déploré le fait qu’il ne soit pas représenté de quelque façon que ce soit au sein du gouvernement proposé par Elyes Fakhfakh », a fait savoir Sadok Jabnoun, porte-parole du parti “Qalb Tounes”. « Il n’existe aucune décision finale vis-à-vis du gouvernement Fakhfakh. La position du parti sera déterminée par ses structures, juste après l’annonce officielle de la composition définitive du gouvernement Fakhfakh”, a-t-il ajouté. Mais après l’annonce de la formation gouvernementale où le parti n’a eu aucun portefeuille ministériel,le parti s’esr déclaré dans l’opposition rejoignant ainsi le parti « Al Doustouri Al Hor » de Abir Moussi. Dans le même sillage, le parti Al-Joumhouri qui a dénoncé le fait que les négociations sur les porte-

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feuilles ministériels ont passé avant les réformes et les orientations gouvernement, a appelé Elyes Fakhfakh, à surmonter les difficultés rencontrées lors du processus des concertations relatives à la formation du gouvernement et à s’employer à améliorer les conditions de vie des citoyens afin de regagner leur confiance. “Le consensus entre les partis politiques formant la coalition gouvernementale ne doit pas être établi aux dépens des priorités du pays et des citoyens”, a souligné, jeudi, le parti dans un communiqué publié dont Majlla en a reçu une copie. a estimé Mustapha Ben Ahmed, dirigeant , Pour sa part, Ben Ahmed, dirigeant au sein du parti Tahya Tounes, a souligné à Majalla que « le gouvernement proposé s’accorde sur les personnes et non sur les plans d’action et les programmes ». Il a


dit espérer que ce gouvernement se met d’accord, après son approbation au parlement, sur un plan d’action clair, affirmant que son parti votera la confiance au gouvernement, étant donné qu’il y participe., démarrera par la présentation du programme de l’action gouvernementale. La parole sera donnée ensuite à chaque élu pendant trois minute pour débattre dudit programme.

Il est à noter qu’une plénière consacrée au vote de confiance au gouvernement se présente est prévue mercredi 26 février 2020 au Parlement. Le gouvernement Fakhfakh devrait s’assurer le vote de la majorité absolue en sa faveur (c’est-à-dire 109 voix) pour obtenir la confiance de l’Assemblée des Représentants du Peuple.

Il est à noter qu’une plénière consacrée au vote de confiance au gouvernement se présente est prévue mercredi 26 février 2020 au Parlement. Le gouvernement Fakhfakh devrait s’assurer le vote de la majorité absolue en sa faveur (c’est-à-dire 109 voix) pour obtenir la confiance de l’Assemblée des Représentants du Peuple. Le vote de confiance se fera par un seul vote sur tous les membres du gouvernement ainsi que sur la responsabilité ministérielle accordée à chaque membre. Encadré 1 La composition du gouvernement en chiffres Nombre de ministres : 30 Nombre de Secrétaires d’Etat : 02 Nombre de partis faisant partie du gouvernement : 15 partis (6 ministres d’Ennahdha, 3 du Courant démocratique, 2 du Mouvement populaire, 2 de Tahya Tounes, 2 de la Coalition nationale pour la réforme) Nombre de ministres indépendants : 17 Taux de présence des femmes : 6 ministres, soit 38% des postes indépendants. Taux de participation des partis au gouvernement : 21.8% pour Ennahdha, 13.5% pour le Courant démocratique, 6.25% pour le mouvement populaire, 6.25% pour Tahya Tounes et 6.25 % pour la Coalition nationale pour la réforme Age moyen des membres du gouvernement : 53 ans

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Le Chef de l’Etat tunisien recevant le SG de l’UGTT et le président de .l’UTICA


Le vote de confiance aura lieu le mercredi 26 février 2020 au Parlement.

Encadré 2 Composition du nouveau gouvernement Ministre de la Justice : Thouraya Jribi Khemiri Ministre de l’Intérieur : Hichem Mechichi Ministre de la Défense nationale: Imed Hazgui Ministre des Affaires étrangères : Noureddine Erray Ministre des Finances : Mohamed Nizar Yaîch Ministre des Domaines de l’Etat et des affaires foncières: Ghazi Chaouachi Ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale: Mohamed Selim Azzabi Ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle : Fathi Belhaj Ministre des Affaires sociales: Habib Kchaou Ministre d’Etat chargé du Transport et des logistiques : Anouer Maarouf Ministre des Affaires locales : Lotfi Zitoun Ministre de l’agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques : Oussama Khriji Ministre de l’Industrie : Salah Ben Youssef Ministre de l’Energie, des mines et de la transition énergétique: Mongi Marzouk Ministre du Tourisme et de l’artisanat: Mohamed Ali Toumi Ministre de l’Environnement : Chokri Ben Hassen Ministre du Commerce : Mohamed Mselini Ministre des Technologies de la communication et de la transition numérique : Mohamed Fadhel

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Kraiem Ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’aménagement du territoire: Moncef Sliti Ministre des Affaires religieuses: Ahmed Adhoum Ministre des Affaires de la femme, de l’enfance et des seniors : Asma Shiri Ministre de la Santé : Abdellatif Mekki Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique: Slim Choura Ministre de l’Education : Mohamed Hamdi Ministre de la Jeunesse et des Sports : Ahmed Gaaloul Ministre des Affaires culturelles : Chiraz Laatiri Ministre d’Etat auprès du chef du gouvernement, chargé de la Fonction publique, de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption : Mohamed Abbou Ministre auprès du chef du gouvernement, chargée des grands projets nationaux: Lobna Jeribi Ministre auprès du chef du gouvernement, chargé des Droits de l’homme et de la relation avec les instances constitutionnelles et la société civile : Ayachi Hammami Ministre auprès du chef du gouvernement chargé de la relation avec le Parlement : Ali Hafsi Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères : Salma Ennaifer Secrétaire d’Etat, chargée des ressources hydrauliques : Akissa Bahri.


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Crise de l’eau en Tunisie : Le creux de la vague… Tunis-La Majalla Société nationale d›exploitation et de distribution des eaux (Sonede) vient de lancer un très fort cri d’alarme, concernant les réserves des eaux, à travers une lettre adressée aux 24 gouverneurs du pays, dans laquelle, cette entreprise exprime des craintes fondées sur le constat des réserves, de ne pouvoir honorer ses services d’une manière continue, à savoir, «l’eau pour tous». Déjà, l’été dernier certaines régions ont vécu des coupures d’eau, mais de quoi inquiéter en ces temps. Sauf, que cette année, la crainte est réelle, la pluviométrie enregistrée jusqu’à ces jours, n’a permis de remplir les barrages, première source d’eau, aussi bien pour l’irrigation que pour l’usage domestique. La lettre de la Sonede, selon certains médias, n’a pas été dans les détails et les chiffres, mais plutôt dans la mise en garde, et surtout la demande d’accorder les efforts pour traverser «cette crise avec les moins de dégâts possibles», en mettant l’accent sur la nécessité d’assurer la fourniture en eaux des hôpitaux…. Personne en Tunisie ne peut imaginer une crise d’eau, surtout avec un été qui se fait de plus en plus chaud, avec un baromètre qui a bat chaque été, le record de l’année dernière. Autres source de frustrations, consiste en l’absence de solution permettant de surmonter totalement ce manque, sauf si le ciel entendais les prières, et offrirait un mois de mars et mois d’avril, pluvieux. L’ogre qui peut tout basculer, et qui a déjà obligé le ministère de l’Agriculture, l’année dernière, à rationnaliser l’eau pour

l’irrigation agricole, est réellement le secteur du tourisme. Un secteur vorace en eau, aussi bien pour ‘usage des touristes, que pour assurer un remplissage continu et renouvelé, des centaines de piscines, selon un cahier de charges, précis. «L›eau est un bien précieux, une richesse inestimable dont les générations futures auront besoin tout autant que nous»… Cette phrase et bien d’autres, figurent, bien en vue, sur le site internet de la SONEDE, qui consacre, une grande partie de son site trilingue, à sensibiliser, à la fois les grands et le petits, quant à l’importance de très bien gérer la moindre goûte d’eau. Sous le titre de «Sécurisation des approvisionnements en eau », un page explique que «les projets de sécurisation de l›approvisionnement [concerne] la région du Grand Tunis, des centres urbains du Nord et du Centre, à savoir le «Grand Tunis », ou «le projet consiste en la réalisation d›une station de traitement des eaux d›une capacité de 3 m³/s à Ghédir El Golla (complexe de production d›eau), l›amélioration de la capacité de stockage d›eau et l›exécution des travaux de forage», mais aussi le «Sahel et Sfax», où «le projet consiste en la réalisation d›une retenue d›eaux brutes de capacité 26 millions de m³ et d›une station de traitement d›une capacité de 3 m³/s dans la région de Kalâa El Kébira», avant d’ajouter que «le but du projet est d›assurer l›approvisionnement du Sahel et de Sfax en cas d›interruption de l›alimentation à partir des adductions du Nord», pour conclure par la «rive Sud de Bizerte», où «le but du projet est de renforcer les adductions de la rive Sud de

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Station de traitement de l›eau

Bizerte et sécuriser son approvisionnement en eau». La page de l’unique entreprise étatique, chargé de l’exploitation et la distribution des eaux, limite son plan d’urgence à la Tunisie (dite) «utile», où se concentrent les grands centres urbains, mais aussi toutes les grandes zones touristiques. A la Tunisie dite «utile» s’oppose une autre (dite) secondaire ou «zone d’ombre», selon la formule consacrée en Tunisie, ou le taux raccordement aux réseaux de la SONEDE, est de loin inférieur au même taux concernant la Tunisie «utile». Seule information sur le site est que «la SONEDE et les services de la Direction Générale du génie rural relevant du ministère de l›Agriculture contiennent la réalisation du programme d›approvisionnement en eau potable en milieu rural ayant pour objectif d›atteindre un taux de desserte de %95»…. Le taux de desserte est de %100 en milieu urbain et 93.8 % en milieu rural», toujours selon le site de la SONEDE.

De la pluie en dents de scie

La nature climatique du pays, classée entre aride et semi-aride, fait que la quantité moyenne de pluie par an ne dépasse pas les 100 mm à l›extrême sud, contre 1500 mm à l›extrême nordouest. Surtout que la précipitation annuelle moyenne en Tunisie est de 230 mm. Le régime pluviométrique se caractérise par des changements selon les saisons et les régions. Le volume annuel total de l›eau exploitable en Tunisie est d›environ 4,670 milliards de mètres cubes, dont environ 57

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2,7( % milliards) sont des eaux de surface et le reste des eaux souterraines. En 86 ,1996 % des prélèvements d›eau ont été alloués au secteur agricole. Le secteur de l›eau est également tenu de répondre à l›accroissement de la demande en eau dans toutes les zones urbaines et rurales, dans le secteur de l›agriculture ainsi que pour les besoins industriels et touristiques. À travers la gestion et le développement des ressources en eau, la décennie 2000-1990 a été le témoin d›une augmentation des ressources en eau disponibles, passant de 2,76 milliards de mètres cubes en 1991 à 3,525 milliards en 2000. Il est prévu que l›approvisionnement atteint 4,6 milliards de mètres cubes en 2010, principalement grâce à des améliorations en matière d›économie d›eau, de rationalisation de son utilisation et de développement des ressources non conventionnelles, y compris l›utilisation d›eaux usées traitées. Selon les estimations des ministères de l›Agriculture et de l›Environnement pour l›année 2030, la demande en eau devrait être stabilisée à 2,7 milliards de mètres cubes par an, même si la population supposée de la Tunisie atteindrait environ 13 millions d›habitants ce qui, compte tenu de la demande actuelle, se traduirait par une demande de 3,1 milliards de mètres cubes par an. La politique tunisienne de l›eau, des années 1950 aux années 1970 repose sur le peu de ressources mobilisables, ce qui conduit à la construction de barrages et de réservoirs. Depuis


le début des années 1980, la politique en matière de barrages a été mise en place et le Plan directeur des eaux appliqué.

non conventionnelles, par le biais de l›expansion de l›usage des eaux usées traitées dans l›agriculture et des eaux saumâtres issues du dessalement dans tous les secteurs. La protection des ressources en eau contre la pollution et la surexploitation. Nature capricieuse En 1990, la stratégie décennale (2000-1990) pour la Afin de répondre à ces politiques, trois grandes stratégies ont mobilisation des ressources en eau et la mobilisation maximale été mises en place : des ressources disponibles a été mise sur pied. Cette stratégie La stratégie décennale de mobilisation des ressources a été élaborée et mise en œuvre afin de fournir un contrôle en eau (2000-1990) : La priorité majeure est intégré des sources d›eau potentielles. Le coût de cette l›augmentation de l›offre. La construction de plus de 200 petits et grands barrages et le forage de plus de stratégie a approché les deux milliards de dollars. Les perspectives concernant les ressources en eau en Tunisie 000 1 puits profonds ont conduit à des améliorations de l›usage des ressources d›eau à disposition de 60 peuvent se présenter de la façon suivante : % en 1990 à 87,5 % en 2004. Le budget total pour la Type de ressources Ressources potentielles (millions de m³) stratégie était de deux milliards de dinars. La stratégie complémentaire (2011-2001) : Elle tente de réaliser les Ressources mobilisables (millions de m³) Ressources objectifs à long terme, en particulier l›équilibre durable de la demande et des ressources en eau disponibles. Politiques, projets et points clés Elle se compose en partie de mesures similaires à celles La vulnérabilité relativement élevée des ressources en eau de de la stratégie de mobilisation, en vue de parvenir à un la Tunisie a conduit à de nombreux programmes et projets taux de mobilisation de 95 %. En outre, la stratégie met visant à améliorer l›efficacité de l›utilisation de l›eau. Le statut l›accent sur les mesures de régulation entre les années actuel, les principaux déficits et les stratégies de base sont sèches et humides, les mesures de conservation des sols bien décrites dans le rapport national sur le secteur de l›eau. et des eaux et la recharge des aquifères. La stratégie À partir de tous les programmes, les politiques nationales décennale est divisée en deux plans de cinq ans, le Xe plan de développement (2006-2002) et le XIe plan de suivantes peuvent être déduites : Le développement et la mobilisation des ressources en eau développement (2011-2007). disponibles afin d›atteindre un taux de mobilisation de 95 La stratégie à long terme (jusqu›en 2030) : Elle repose %. La gestion intégrée des ressources en eau, en particulier principalement sur les plans directeurs des eaux pour le nord, l›amélioration du transfert des volumes excédentaires des le centre et le sud du pays. La stratégie se compose d›un périodes pluvieuses pour les périodes de sécheresse. Les nombre élevé d›études et de programmes de recherche avec économies d›eau et la maîtrise de la demande dans tous les pour objectif de planifier et de gérer les ressources en eau de secteurs. La poursuite du développement des ressources en eau manière plus efficace sur le long terme.

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Conduite de distribution


R

apport

Sénégal

Les chinois perturbent le secteur de l›arachide

Par La Majalla Les premières livraisons de cacahuètes, spécialité sénégalaise, ont trouvé acquéreurs avec une rare rapidité cette année, absorbées par l›appétit des négociants chinois. Pour le bonheur des producteurs, et au grand dam des fabricants d›huile d›arachide, privés de matière première et durement éprouvés. Le retour des acheteurs chinois après quelques années d›absence, d›abord timidement il y a 12 mois puis massivement depuis le début de l›actuelle campagne arachidière (décembre-avril), perturbe ce secteur clé d›un pays essentiellement agricole, dont %27 des ménages cultivent l›arachide selon la Banque mondiale. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement sénégalais cherche une position d›équilibre entre les intérêts des très nombreux cultivateurs et ceux des usines de transformation. La Chine, quant à elle, affirme participer à la création de richesse, alors que la majorité de la population sénégalaise vit toujours en-dessous du seuil de pauvreté. Dans le village de Sanguil, au cœur du bassin arachidier du centre du pays, des camions chargés de conteneurs vont et viennent autour d›un

bâtiment dissimulé par de hauts murs qui abrite un site de décorticage des cacahuètes. Quand le portail s›ouvre apparaissent des Asiatiques entourés d›ouvriers sénégalais qui s›affairent parmi les machines à décortiquer et les sacs d›arachide, la plante dont la cacahuète est la graine, consommée décortiquée ou pressée pour en extraire de l›huile. Les Chinois ou leurs intermédiaires proposent 300 francs CFA (0,45 euro) par kilo de cacahuètes en coque, et 525 CFA (0,8 euro) si elles sont décortiquées. Les huileries proposent généralement 210 CFA (0,32 euro) pour les cacahuètes en coque.

Agitation sociale

«Cette année, on ne va pas brader nos arachides», se réjouit Sidy Bâ, un responsable des planteurs. La Chine est le premier importateur des cacahuètes sénégalaises, principale culture du pays, depuis un accord conclu avec Dakar en 2014 et renouvelé en 2019. Depuis le début de l›année, une forte demande de la Chine, un rendement affecté par une météo défavorable et des prévisions de production jugées trop optimistes ont créé des tensions sur le marché. Les exportateurs, notamment Chinois, ont raflé la

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marchandise les premières semaines. L›huilerie publique, la Sonacos, et ses trois concurrentes privées, se sont retrouvées à court de cacahuètes. Des mouvements sociaux ont agité les huileries. La Sonacos, qui emploie directement 4.000 personnes, s›est séparée de 500 saisonniers et a annulé le recrutement de 600 autres, selon un responsable syndical, Samuel Ndour. La Copeol, privée, a mis fin au contrat de plus de 120 saisonniers, selon un autre syndicaliste, Samba Wane. Ayant emprunté pour financer ses achats, la Sonacos voit ses «efforts de relance compromis», s›alarme son directeur général, Modou Fada Diagne.

Les Chinois

On a accusé les professionnels chinois de «concurrence déloyale», d›aller dans les champs pour acheter la cacahuète encore en terre et de compromettre ainsi la prochaine saison en rendant indisponibles les graines nécessaires pour les semences. Le gouvernement a également été accusé de faire

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profiter les travailleurs chinois des fruits d›une récolte qu›il subventionne. L›arachide est «a marchandise la plus précieuse du Sénégal exportée vers la Chine», selon son ambassade à Dakar. D›environ 100.000 tonnes en 2015, les exportations sont passées à 200.000 tonnes l›an dernier, préciset-elle, assurant que la demande chinoise «a favorisé le développement de l›agriculture locale». Les producteurs ont écoulé leurs graines «à un prix jamais imaginé», a de son côté affirmé à la presse le ministre sénégalais de l›Agriculture, Moussa Baldé. Certes, 1.500 emplois seraient menacés dans les huileries, mais «il y a un million de producteurs qui sont contents», selon lui. Pour autant, l›Etat vient de suspendre les exportations, le tonnage convenu en début de campagne ayant été vite atteint, sur un total de 1,million de tonnes attendues sur le marché. Le ministre espère que, d›ici à mai et la fin de la commercialisation, la Sonacos fera une collecte suffisante pour faire tourner ses usines..


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apport

RDC

Massacres en Ituri Par La Majalla

droits de l’homme Michelle Bachelet après une visite à Bunia fin janvier. D’après les Nations unies, les crimes commis à Pauline affirme avoir fui avec ses cinq petits enfants Ituri, relèvent de «crimes contre l’humanité». Des après la mort de son mari en décembre 2018 lors femmes de cette province, ont fait part de leur dés- d’une attaque dans le territoire de Djugu, épicentre espoir à la présidente de l’Assemblée nationale Jea- des violences. Ses voisines Bavazi et Célestine disnine Mabunda, en «visite de solidarité» auprès des ent avoir échappé à une autre vague de massacres déplacés dans l’est de la République démocratique en mai 2019. «Les autorités devraient tout faire pour du Congo, qui a déclaré sur place: «Faites confiance mettre fin à la crise. Nous avons aussi droit à une vie aux institutions», pour ajouter avec assurance que «le décente», affirme Célestine. gouvernement travaille assidûment au retour de la Mme Mabunda était au chevet des déplacés de Beni victimes de la violence du groupe armé ADF dans paix». la province voisine du Nord-Kivu. Elle doit se rendre ensuite à Bukavu (Sud-Kivu). Le conflit en Ituri Le sang coule toujours… Pauline, 53 ans, l’une des quelque 27.000 déplacés avait tué des dizaines de milliers de personnes entre qui survivent dans trois camps à Bunia, le chef-lieu 1999 et 2003. Il opposait deux communautés, les de l’Ituri (nord-est) a déclaré que «Comme femme, Lendu, majoritairement agriculteurs, et les Hema, «maman» Mabunda peut mieux comprendre notre éleveurs et commerçants, dans cette province audétresse. Notre souci est de retourner chez nous. rifère et pourvue de pétrole, frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Pour cela, l’État doit renforcer la sécurité ». Des centaines de milliers de civils ont fui le nord de Depuis fin 2017, «la grande majorité des victimes la province après des vagues de violences qui ont tué des attaques semblent avoir été visées en raison 701 personnes depuis fin 2017, d’après un rapport de leur appartenance à la communauté hema du bureau des droits de l’homme des Nations unies (au moins 402 membres de cette communauté tués entre décembre 2017 et septembre 2019)». publié en janvier. «Nous avons pu confirmer les crimes contre «L’un des enjeux majeurs du conflit est en effet l’humanité», a affirmé la Haut-commissaire aux le contrôle des terres par les Lendu», ajoute le

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rapport conjoint de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) et du bureau des droits de l’homme.

Le poids de l’histoire…

Tous les jours des congolais meurent, des femmes sont violées, éventrées et encore plus d’atrocités. Entre 6 et 8 millions de congolais (dont la moitié sont des enfants de moins de 5 ans) sont pillés, torturés, massacrés. Des centaines de milliers de femmes et de filles sont violées et mutilées par les armées d’occupation. En plein centre de l’Afrique, le Congo est un pays riche, rempli de matières premières (diamants, or, étain, gaz, pétrole, uranium, coltan…), de forêts, d’eau, de femmes et d’hommes, d’une multitude de tribus. Suite au génocide au Rwanda, les pays voisins ont de plus profité du flou politique et institutionnel au Congo (limitrophe du Rwanda)

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pour attaquer de toutes parts ce gigantesque pays rempli de trésors. Et les Occidentaux dans tout cela ? La culpabilité des dirigeants quant au génocide au Rwanda les a poussé à mener une politique proRwanda, laissant les rebelles rwandais passés du côté congolais libre de faire ce qu’ils voulaient, aidés par des alliés ougandais et du Burundi…Mais surtout, les nombreuses richesses naturelles en RDC sont vitales pour les économies occidentales, notamment pour les secteurs automobile, aéronautique, spatial, les hautes technologies et l’Électronique, la joaillerie… Le coltan surtout (dont le Congo détient au moins 60% des ressources mondiales) est essentiel dans la fabrication des composants électroniques que l’on retrouve dans les TV, les ordinateurs, les smartphones mais aussi certaines armes comme les missiles ! La RDC subit aussi des déforestations massives.


Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1787- FĂŠvrier 21/02/2020

Le nouveau Chef du gouvernement tunisien : Elyes Fakhfakh... La tente de la concordance en pleine tempĂŞte de partis www.majalla.com


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Enfin, Miss Univers est de l’Afrique du Sud Par La Majalla

en Afrique du Sud. «Je ne savais pas que je serai Miss Univers Ses cheveux crépus courts et son discours parce que je ne pensais féministe font mouche en Afrique du Sud. Jeudi, pas que ce soit possible des centaines de jeunes ont acclamé la nouvelle pour une personne Miss Univers, Zozibini Tunzi, qui a paradé de comme moi», a-tretour dans son pays, saluant en elle une source elle expliqué, en référence à sa d›inspiration pour les jeunes filles noires. Zozibini Tunzi, coupe naturelle, boucles d›oreilles couleur de peau bleu roi, robe aux imprimés africains flanquée et ses cheveux d›une écharpe «Miss Univers», a salué, tout sourire courts. depuis un bus à impériale, les badauds lors d›un «Je veux rassurer tour d›honneur dans la capitale économique les gens. Ces cheveux sont Johannesburg. «Elle accepte et vénère ses cheveux naturels et on aussi beaux que veut que nos enfants fassent de même», a expliqué n›importe quels cheveux une coiffeuse, Millicent Manyike, 28 ans, venue autres admirer la jeune femme couronnée en décembre (...). Je veux que cela cesse de ne pas aux Etats-Unis. «Il est important pour nous les filles noires d›avoir être normal». une représentation de notre identité», a salué une étudiante de 18 ans, Lebogang Petje. «Elle est une Le rêve devient réalité… inspiration. Je suis fière de voir une Miss Univers La Sud-Africaine de 26 ans se présente également aussi naturelle», a-t-elle ajouté. Après une tournée aux Etats-Unis et en Indonésie comme un défenseur de la cause notamment, Zozibini Tunzi est rentrée ce week-end des femmes. «Une des choses les plus

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importantes» est «l›émancipation» des femmes, a-telle déclaré ce week-end. Son statut de Miss Univers lui permet «d›éduquer les gens sur les violences faites aux femmes», s›est réjoui jeudi une de ses admiratrices, Lebogang Petje, vêtue elle-même d›un tee-shirt appelant à «Un monde sans viol, ni violence». Avec le couronnement de Zozibini Tunzi, «les filles noires peuvent rêver. Rien ne peut nous arrêter», a ajouté une Sud-Africaine de 35 ans, Athabile Nkatali. Le concours de Miss Univers «commercialise les femmes», mais la victoire de Zozibini Tunzi est «une prouesse pour une fille noire venue de la campagne», a-t-elle estimé. «Juste parce que vous êtes née à la campagne, que vous allez chercher l›eau, cela ne signifie pas que vous ne pourrez pas devenir un jour quelqu›un». Zozibini Tunzi, originaire de la province rurale du

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Cap-Oriental (sud-est), doit assister jeudi soir au Cap (sud-ouest) au discours annuel de la nation du président sud-africain, Cyril Ramaphosa. «Je veux voir s›il a un programme pour les femmes», a expliqué jeudi Miss Univers. Les féminicides sont un fléau en Afrique du Sud, pays gangréné par la violence. Une femme y est assassinée toutes les trois heures et, chaque jour, la police enregistre 110 plaintes pour viol, selon des statistiques officielles. Cyril Ramaphosa a récemment comparé le niveau des violences infligées aux femmes sud-africaines «à celui d›un pays en guerre» et lancé une campagne nationale de mobilisation contre ce fléau. Lors du concours de Miss Univers, Zozibini Tunzi avait défilé avec une robe sur laquelle étaient cousue des messages d›amour écrits par des hommes sud-africains destinés aux femmes.


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Peter Handke à l’honneur… Le prix Nobel de littérature Peter Handke sera à l’honneur cette semaine en Tunisie grâce à une rencontre littéraire organisée par la station d’art B7L9 de Bhar Lazreg en partenariat avec l’ambassade d’Autriche en Tunisie. L’écrivain autrichien et son œuvre seront présentés par Lotfi Essid puis des lectures à haute voix proposeront de découvrir quelques extraits des livres de Peter Handke. Ces lectures seront proposées en allemand, en arabe et en français par Marion Kasten, Martine Gafsi et d’autres lecteurs. Cette rencon-

ciel vient d’être publié par son directeur Mourad Mathari. Ce rendez-vous attendu, chaque année depuis son lancement, par les mélomanes et, en particulier, les férus de jazz, propose pour cette édition des concerts au Pavillon Gammarth, au Palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Saïd et pour la première fois à l’espace Habibi Gammarth.

tre conviviale permettra à ses lecteurs tunisiens de rendre hommage à Peter Handke en souhaitant qu’un jour, il puisse se rendre en Tunisie. Le Jazz est à Carthage… Une remarquable présence féminine, maghrébine et arabe est à souligner avec la promesse de succulents moments musicaux, notamment avec le concert du trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf pour la clôture. La 15e édition du Festival Jazz à Carthage se tiendra, du 2 au 11 avril 2020, dans divers espaces de la capitale. Le programme offi-

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Deux talents… Deux styles… Ces deux artistes, aux techniques et approches artistiques différentes, se plaisent à dévoiler leurs collections. Des collections aux traits justes et à la palette bigarrée avec chacun sa particularité et son inspiration du moment. L’artiste peintre Sid Ahmed Hamdad est connu dans l’univers artistique. Il a commencé à se frotter à la peinture début des années 1960. Tout petit, il se plaisait à griffonner des dessins furtifs sur tous les supports qu’il trouvait, mais ce n’est qu’au lycée en 1968, alors qu’il est en classe de terminale, que son professeur de dessin espagnol, Carlos Alberto, remarque cet élève doué. De son côté, l’artiste-peintre et portraitiste autodidacte Abdelkrim Hamri présente une série d’aquarelles rehaussées à la


roc), ainsi que du réalisateur et producteur Yassine Marco Marroccu (Maroc).

gouache, au style impressionniste. Cet artiste, qui a commencé à se faire connaître à l’orée des années 1990, a un penchant pour le mouvement orientaliste. Il peint avec l’art et la manière des thèmes qui lui sont chers : il met à l’honneur la femme algérienne et les paysages mirifiques avec une technique dont lui seul à le secret. Sétif sans salle de cinéma… Chef-lieu du deuxième gouvernorat [département] du pays en nombre d’habitants sur papier, la capitale des Hauts-Plateaux est une grande ville. La réalité du terrain est tout autre. Pour l’illustration, Sétif, la «grande ville» ne dispose pas d’une bibliothèque publique de lecture. Elle est en outre dépourvue d’un théâtre de verdure, d’un palais de la Culture et de la moindre salle de cinéma. Dire que dans les années 1970, elle comptait quatre salles (Star, Le Colisée, L’ABC et Le Variété), cadenassées dep-

uis des décennies. Rentables, les salles obscures que fréquentaient les familles sétifiennes étaient, faut-il le rappeler, des lieux de rencontres, d’échanges et de culture. Le CCM dévoile ses jurys… Le Centre cinématographique marocain (CCM) a dévoilé la composition des jurys de la 21ème édition du Festival national du film de Tanger, qui se déroulera du 28 février au 07 mars. En effet, le jury de la compétition long métrage de fiction de cette édition sera présidé par la productrice française Marie Balducchi, qui sera entourée de l’universitaire marocaine spécialisée en cinéma, Leila Charadi (Maroc), de la productrice Marie Gutmann (France), de la productrice Martine de ClermontTonnerre (France), du producteur et réalisateur Mouhamad Keblawi (Palestine / Suède), du réalisateur, scénariste et producteur Mohamed Zineddaine (Ma-

Abdallah Baida, un explorateur des mots… Romancier, nouvelliste, Abdallah Baida est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment «Les voix de Khair-Eddine» en 2007, «Nom d’un chien» en 2016, qui a remporté à Paris le prix de l’ADELF, «Testament d’un livre» sorti en 2018, et son dernier titre «Les djellabas vertes se suicident» paru aux éditions Marsam. Le sourire est la première chose qui peut être perçue chez Abdallah Baida, cet écrivain qui dégage une modestie noble, un peu orgueilleuse. Avec ses lunettes rondes, ses cheveux, poivre et sel

et ses yeux tombants, M. Baida dégage un air curieux et impliqué, mais aussi une certaine fragilité et sensibilité au monde. Salif Keïta soutient les albinos… C’est dans le hall de l’espace Mofou que le célèbre artiste malien, Salif Keïta, a reçu la presse pour parler de la soirée de gala de charité que sa fondation organise le 29 février au Diataland à l’occasion des 50 ans de sa carrière. Pour l’occasion, le cheval blanc de la musique mandingue était accompagné de la directrice de sa fondation, Nafissatou Bah. L’objectif était d’édifier l’opinion sur les activités de la fondation Salif Keïta. Selon la directrice, ces activités vont de la protection des albinos à la sensibilisation de la population

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et au plaidoyer auprès des autorités pour la prise charge des albinos. La fondation Salif Keïta intervient aussi dans la distribution gratuite de crème solaire aux albinos et la prise en charge de traitements pour ceux d’entre eux qui ont le cancer. A la question de connaître la source du financement de la fondation, Nafissatou Bah précise que toutes les activités de la fondation ont été financées par Salif Keïta en personne.

laboration de plusieurs artistes, dont le virtuose du violon, le flamand Wouter Vandenabeele, Malick Pathé Sow, Bao Sissokho, le jeune chanteur Peulh, Abdou Camara, et plusieurs autres instrumentistes traditionnels sénégalais.

Un nouvel album d’Issa Mbaye Diary Sow… Issa Mbaye Diary Sow, artiste, violoniste traditionnel, ancien membre fondateur de l’Orchestre national du Sénégal, lance son album «Aynaabé». A travers son instrument (Riti ou Nianiorou), il valorise et promeut le patrimoine musical traditionnel sénégalais et africain. L’album international, coproduit par Homerecords de la Belgique et Afrik’Consult de la France, est enregistré au Sénégal et en Belgique. Le label Afrik’Consult qui donne l’information, indique par ailleurs que ledit album rentre dans le concept des musiques «d’aller-retour». Cet opus a vu la col-

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Festival films femmes Afrique… Dakar abritera du 21 au 29 février la première partie de la 4ème édition du Festival films femmes Afrique, organisée par l’Association films femmes Afrique (Affaf), alors que la seconde partie se déroulera dans huit autres villes de l’intérieur du pays, du 2 au 7 mars, autour du thème «Femme en résistance». Ce festival, accompagné d’un riche programme, contribue à la cause des femmes au Sénégal et sur le continent africain. Pendant une semaine, les cinéphiles dakarois se régaleront avec la projection de productions cinématographiques diverses. Ces moments qui vont se dérouler du 21 au 29 février, seront des temps forts de la


4ème édition du Festival films femmes Afrique, organisée par l’Association films femmes Afrique (Affaf). A travers le thème «Femmes en résistance», il s’agira de faire front contre les actes à caractère discriminatoire. Dakar accueillera ce festival. Nouvel album de Wasis Diop… Le musicien Wasis Diop annonce l’arrivée en avril d’un nouvel album. «De la glace dans la gazelle», est composé de 10 titres entièrement en français. Une façon pour le chanteur de dialoguer avec le reste du monde dans un «élan de panafricanisme et d’ouverture vers les autres». Le public de l’Institut français a eu un avant-gout de cet album ce mercredi. Saint-Louis, Dakar puis Mboumba. Cette mini-tournée du musicien sénégalais Wasis Diop a cette année une saveur particulière puisqu’elle

annonce en effet l’arrivée sur le marché du nouvel album de l’artiste. Ce mercredi soir, l’étape de Dakar a mobilisé le public des grands jours. Les travées de l’Institut culturel français ont refusé du monde. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que le grand Wasis régale son public sénégalais ! Fanny J signe son grand retour sur la scène musicale… Beaucoup de mélomanes la croyaient en retraite musicale en raison de sa disparition subite de la scène après avoir annoncé la fin de sa tournée en 2015 «pour se consacrer à Dieu». Mais visiblement, ce n’était qu’une pause. La Guyanaise désormais maman a apparemment pris du recul pour se consacrer à elle et à sa famille. Environ cinq années ont suffi à la princesse du Zouk Love pour se remettre d’aplomb et pro-

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duire «Il était une fois…», une chanson zouk déclamée dans un style sensuel portée par la séduisante voix de Fanny que le temps n’a visiblement pas altéré. Petit Mayombo : la danse de l’humoriste qui a soulevé l’olympia Petit Mayombo est la sensation actuelle en Afrique et en Europe. L’humoriste gabonais a eu une prestation remarquée à l’olympia à l’occasion du concert de l’artiste Hiro. Invité spécialement en France par Hiro pour son premier concert à l’Olympia, le Petit Mayombo n’a pas déçu. L’humoriste d’1,10 mètres fait une apparition sur la mythique scène de l’Olympia de Paris en première partie du spectacle de l’artiste français d’origine congolaise. Chandry Nzengue Missengue alias Petit Mayombo a exécuté des pas de danses qui n’ont pas laissé indifférents, le nombreux et exigeant public français mobilisé pour cet événement.


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Le nouveau Chef du gouvernement tunisien : Elyes Fakhfakh... La tente de la concordance en pleine tempête de partis

Texte : Moncef Mezgheni Dessin : Ali Mendalaoui

1. Ingénierie et gestion des affaires - A Tunis, et dans une famille originaire de Sfax (deuxième ville industrielle - sud de la Tunisie), est né Elyes Fakhfakh en 1961. - A décroché le diplôme d’ingénieur de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Sfax en 1995. - Il s’est ensuite rendu en France pour poursuivre ses études, et obtenir une maîtrise approfondie en ingénierie, de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon, en France. - A également obtenu un master en gestion des affaires, de l’Université de l’Essonne à Paris. 2. Caoutchouc et rétrécissement… - A débuté comme chef de projet dans la recherche et le développement, à la société française Hutchinson, spécialisée dans le caoutchouc (filiale de Total). - A piloté un projet de réduction des coûts de production, dans 45 usines du groupe dans le monde. - Ensuite, Directeur de production de la filiale en Pologne. 3. Retour en Tunisie. - De France, Elyes est retourné en Tunisie en 2006, pour être Directeur général de la société «Cortel», spécialisée dans la fabrication de pièces détachées automobiles. Pour devenir à la fusion de «Cortel» avec la société espagnole «Fonfera»,

Directeur général du complexe «automobile Cavio», résultante de cette fusion, et il y est resté jusqu’en décembre 2011.

4. La recherche de soi en politique. - La scène politique en Tunisie a changé en 2011, avec elle la carte partisane. Chacun est libre désormais de s’affilier au parti politique de son choix. - L’ingénieur Elyes Fakhfakh s’est inscrit au «Forum tunisien» (social-démocrate), pour devenir l’un de ses dirigeants, et dans ce contexte, il a été désigné en décembre 2011 pour devenir ministère du Tourisme dans le gouvernement de Hamadi Jebali (Frère Musulman). - Après une année à ce poste, lui a été ajouté, le ministère des Finances en décembre 2012. - Il a été affecté en mars 2013 au ministère des Finances, dans le gouvernement d’Ali Al-Arayedh (Frère Musulman). 5. Le tourisme en période de terrorisme. - Fakhfakh n’a pas échappé aux critiques, lorsqu’il était ministre du Tourisme, suite aux opérations terroristes qui ont visé le Musée du Bardo et un hôtel, par des groupes salafistes. Chose qui a aggravé la crise du secteur touristique en Tunisie. 6- L’ambition qui vise le Palais présidentiel de Carthage. - Le jeu politique a séduit Elyes Fakhfakh, pour devenir ministre en premier, et décider ensuite de

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tenter la chance dans le jeu présidentiel. En cherchant son nom aux résultats, tant il s’est présenté au nom de son parti (Ettakatoul», il n’a trouvé que 11532 voix, pour être réduit à la frange «zéro virgule», avec uniquement 0,43% du total des voix des électeurs tunisiens. 7. Le Président menace de renverser l’ensemble des députes. Le choix du Président Kaïs Saïd, s’est porté sur Elyes Fakhfakh pour former le gouvernement, suite à l’évincement d’Habib Jemli et son gouvernent par le Parlement. En cas de refus encore une fois, le Président a menacé de dissoudre le Parlement. 8. La quête de l’information : ou le ministère de la discorde pour Ennahdha. - Le mouvement Ennahdha (Frères Musulmans) dispose du plus important groupe parlementaire. - Ennahdha a profité du refus annoncé de Fakhfakh du parti «Qalb Tounes», et son Président Nabil Karoui, pour refuser la partition de la tarte à certains partis sans les autres, à savoir «Qalb Tounes». - Ennahdha, a-t-elle voulu faire comprendre qu’elle constitue un mouvement démocratique, qui se positionne contre l’exclusion. - Ou le refus de Fakhfakh, par Ennahdha résulte d’une cause non déclarée, à savoir que ce mouvement tient éperdument au ministère des Technologies des données, le ministère des conflits,


des données personnelles, et des dossiers que Ennahdha veut soustraire et ne laisser personne les voir ? Ennahdha est convaincue de l’importance des données numériques, relevant d’une dimension sécuritaire, sans oublier le financement des partis par l’étranger, interdit par la loi tunisienne. - Certainement qu’Ennahdha sait ce qu’elle veut, comme elle ne peut ignorer l’adage de l’ère des données, qui stipule : Celui qui dispose du terrain et des données, dispose de toutes les ficelles et de la décision. 9. Fakhfakh est la solution, ou la dissolution du Parlement l’est ??? - La menace du Président Kaïs Saïd que le refus du gouvernent de Fakhfakh, constitue un avertissement de dissoudre le Parlement ? Ou une manière de pousser à trouver une solution, tant attendue par le peuple, dans un pays presque en panne ? Ou une menace adressée explicitement à Ennahdha ? - L’article 89 de la Constitution, est-il l’outil que le Président utilise le Président tunisien (spécialisé en droit constitutionnel) dans le but de résoudre la question parlementaire, en cas de refus du gouvernement Fakhfakh par le Parlement ? 10. Le bateau d’Elyes et l’oiseau de Rached. - La classe politique tunisienne, avec ses différentes composantes et appartenances, ressemble à un groupe dans un navire où : Le bateau (le gouvernement), la mer (le peuple tunisien, électeur), et le vent (les parties qui soufflent dans la voile) - La capitaine Elyes n’est guère capable de satisfaire tous les caprices. - Et le Cheikh Rached, en voyage, n’est guère capable de revenir vers les rives en recherche de voyageurs ayant raté l’embarquement. - Et la politique en Tunisie, apparait comme une pendule de sable, indiquant le refus des objections du Cheikh Rached Ghannouchi. - Les grains de sable de la pendule tunisienne, ne peuvent remonter, pour permettre de reprendre ceux qui ont rate l’embarquement dans un gouvernement appelé : Le Gouvernement Fakhfakh. - Le destin a voulu que les bruits des moteurs du bateau, remontent vers le haut. - Le bateau veut s’en aller en sifflant à l’image d’une canari bleue, qui gazouille en temps perdu, qui semble chanter ce que le poète Abou Kacem Chebbi a composé, et repris par la Libanaise Mejda Roumi : - Il faut se lever et batailler pour la vie, qui n’attend guère ceux qui dorment.


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Des millions d’Algériens peinent à subvenir à leurs besoins by المجلة - Issuu