14 Behind the scenes
SERVICE RESTORATION, STORAGE, SET-UP SERVICE DES 2 MUSÉES DE LA VILLE DE LUXEMBOURG THE ART OF CARING FOR COLLECTIONS KEEPS CITY OF LUXEMBOURG MUSEUM STAFF BUSY. LE PErSoNNEL dES MUSÉES DE LA VILLE DE LUXEMBOURG CONSACRE BEAUCoUP dE tEMPS À LA CoNSErvAtIoN ET LA RESTAURATION DES COLLECTIONS. N WENDY WINN O OLIVIER MINAIRE
A
rt restoration work is part detective work, part archaeology, part art history... with lots of skill, patience and passion for the job thrown in the mix. Gisele Reuter is the only art restorer for the city’s two museums, the MHVL (Musée d’Histoire de la Ville de Luxembourg) and the Villa Vauban Musée d’Art, and as she carefully goes over an old painting with a cotton swab – wet with her own saliva (the least abrasive and most effective means to begin the cleaning process) – she explains what her job entails. “We only have about 10% of our collection on exhibition, and the rest is in storage here in Limpertsberg. When a new exhibition is planned, it can take up to two years to prepare for it,” Reuter says. Visitors to the museums – and there were 57,660 in 2010 – don’t see what goes into setting up an exhibition. “Moulds are made to restore missing bits of old frames, canvases have to be carefully cleaned and restored.” There is a full-time staff of 11 technicians, mainly carpenters and electricians, to help with all the technical details. This same crew not only cares for works in storage and prepares for upcoming exhibitions, they also maintain the city’s numerous outdoor sculptures. “These are works at high risk, exposed to the elements and to possible vandalism”, Reuter says. The museum service has three storage areas, for large objects, for paintings and documents and for ceramics and clothing. “Altogether, there are 15,276 pieces stored and registered in the database by the VDL museums”, says Reuter. And even more have not yet been registered. Asked if it bothers him that his work goes unnoticed by the public, head of the technicians Jean-Marie Michels smiles. “As long as no one says anything, it’s a good thing”, he says. The more they are invisible, the more the art can be seen at its best. Q
There are approximately 116 hats stored in the collection, 1,069 objects in ceramic or porcelain, two jukeboxes, 22 radios from the 50s and 60s and 106 old toys. Il y a environ 116 chapeaux en conservation dans la collection, 1 069 objets en céramique ou en porcelaine, deux juke-boxes, 22 radios des années 50 et 60, et 106 jouets anciens.
20°C
50%
The thermostats at the warehouses are set at about 20 degrees and the relative humidity of the air has to be about 50% year round to keep the collections in optimal condition. Les thermostats dans les entrepôts sont réglés autour de 20°C et l’humidité relative de l’air doit être à environ 50 % toute l’année pour conserver les collections dans les meilleures conditions possibles.
506 kg
20°C
50%
506 kg
The heaviest piece is Lorenzo Nencini’s 1830 sculpture of Bacchus from the Jean-Pierre Pescatore collection, weighing in at 506 kilos. La pièce la plus lourde est la sculpture de Bacchus de Lorenzo Nencini, datant de 1830 et appartenant à la collection de Jean-Pierre Pescatore : elle pèse 506 kilos.
L
e travail de restauration des œuvres d’art demande à la fois des qualités de détective, d’archéologue et d’historien de l’art... avec une grande capacité d’expertise, de patience et de passion pour son travail. Gisèle Reuter est la seule restauratrice d’œuvres d’art pour les deux musées de la ville, le Musée d’Histoire de la Ville de Luxembourg et la Villa Vauban, et tandis qu’elle se penche avec précaution sur une vieille toile avec un coton-tige humecté avec sa propre salive (le moyen le moins abrasif et le plus efficace pour commencer le travail de nettoyage), elle nous parle de son travail. « Seuls 10 % de nos collections sont exposés, le reste se trouve conservé ici à Limpertsberg. Lorsqu’une nouvelle exposition est prévue, il peut nous falloir jusqu’à deux années de préparation », explique Gisèle Reuter. Les visiteurs du musée – au nombre de 57 660 en 2010 – ne savent pas en quoi consiste la préparation d’une exposition. « On fabrique des moules pour remplacer les petits morceaux manquants sur les vieux cadres, les toiles doivent être soigneusement nettoyées et remises en état. » Un groupe de 11 techniciens à temps complet, principalement des menuisiers et des électriciens, interviennent sur tous les problèmes techniques. C’est cette même équipe qui, en plus de son travail sur les pièces en conservation et la préparation des expositions futures, maintient en état les nombreuses sculptures extérieures que compte la ville. « Ces œuvres présentent un risque élevé en raison de leur exposition aux conditions climatiques et au vandalisme », indique Gisèle Reuter. Le service du musée dispose de trois centres de conservation pour les objets de grandes dimensions, les tableaux, les documents, les céramiques et les vêtements. « Il existe au total 15 276 pièces conservées et enregistrées dans la base de données des musées de la Ville de Luxembourg », précise Gisèle Reuter. Et beaucoup d’autres n’ont pas encore été enregistrées. Lorsqu’on lui demande si cela l’ennuie que son travail ne soit pas perçu par le grand public, le responsable des techniciens, Jean-Marie Michels, sourit. « Tant que nous n’avons aucune remarque, c’est que tout va bien », dit-il. Moins les techniciens sont visibles, plus l’art est mis en valeur. Q
The longest time Gisele Reuter spent restoring a painting was six months. It was actually two paintings of rich merchants done by Pieter Jacobs Codde in 1637, which had to be restored for the Golden Age Reloaded exhibition at the Villa Vauban in 2010. La plus longue restauration de tableau que gisèle reuter a effectuée a duré six mois. Il s’agissait de deux tableaux de riches marchands réalisés par Pieter jacobs Codde en 1637 : ils ont été restaurés pour l’exposition Golden Age Reloaded de la Villa Vauban en 2010.
YASMINE'S CITY MAGAZINE LUXEMBOURG
WWW.CITYMAG.LU