Skip to main content

Construction juillet-août 2021

Page 54

Construction

Le mensuel de l’entrepreneur • Une publication de la Confédération Construction • Rue du Lombard 34 - 42 • 1000 Bruxelles

BELIRIS

Focus sur les projets avec la ministre Karine Lalieux

ÉLECTROMOBILITÉ

Comment concevoir les bâtiments pour anticiper la mobilité de demain ?

FISCALITÉ

Les voitures de société vont devenir moins attractives fiscalement

DOSSIER

Digital Construction Brussels /confederationconstruction www .confederation­construction.be @ConfedConstruct

Confederatie Bouw - Confédération Construction

JUILLET-AOÛT 2021 BUREAU DE DÉPÔT GENT X – €6


ÉDITO

Urgent : une réglementation simple et équitable pour l'indemnisation des frais liés au Covid-19 dans les marchés publics !

L

es mesures liées au Covid-19 ont eu un impact significatif pour les entreprises de construction sur les chantiers. Le résultat ? Plus d'obligations administratives et les coûts à la hausse pour le personnel et les transports, par exemple. La réglementation sur les marchés publics prévoit bien le droit à une indemnisation pour les conséquences des circonstances imprévues pour les entrepreneurs. Mais ce processus nécessite que vous introduisiez une demande. Ensuite, chaque demande est scrupuleusement traitée et évaluée. Mais en cette période de pandémie, les demandes s'accumulent et viennent engorger les administrations des pouvoirs adjudicateurs.

« Nous nous engageons résolument à protéger nos membres et à demander expressément l'adoption de la loi au plus vite pour prévoir une indemnisation équilibrée et réaliste pour nos entrepreneurs. »

Début juillet 2020, une proposition de loi a été introduite pour créer une réglementation générale qui, en raison de la pandémie de Covid-19, répartirait les charges équitablement entre les parties. En soi, cette proposition est une très bonne initiative. Mais nous nous devons de mieux protéger les droits existants des entrepreneurs. Ainsi, la Confédération Construction a défendu les intérêts des entrepreneurs dans ce dossier en luttant pour une indemnité équilibrée et réaliste, le tout dans un cadre juridique sécurisé, qui ne pourra par la suite être contesté par la Cour Constitutionnelle. Un an plus tard, malheureusement, aucune loi n'a encore été promulguée pour qu'un entrepreneur puisse demander une indemnisation forfaitaire s'il signale les faits et circonstances dans les 30 jours qui suivent leur survenance. C'est incompréhensible, étant donné les avantages en jeu : un traitement efficace des demandes, la continuité du marché, et une réglementation uniforme dans tout le pays. Comme nous l'avons rappelé de nombreuses fois dans notre Flash Construction, tant que la loi n'a pas été publiée, nous devons nous tenir aux formalités prévues par la réglementation des marchés publics. Pour les chantiers dont la réception provisoire est imminente ou a été récemment accordée, une demande d'indemnisation chiffrée doit être soumise sur la base des coûts réels à prouver. Concrètement, l'entrepreneur doit introduire sa demande dans les 90 jours après la signature du PV de réception provisoire. Enfin, que la proposition de loi aboutisse ou non, l'entrepreneur pourra toujours parvenir à un accord avec le pouvoir adjudicateur sur la base du préjudice réel qu'il a subi. Un tel arrangement ne sera pas remis en cause par la loi.

Robert de Mûelenaere Administrateur délégué juillet-août 2021 • Construction 3


SOMMAIRE

12 Dossier : Digital Construction Brussels

La quatrième édition du salon Digital Construction Brussels aura lieu le 19 novembre 2021. Dans ce dossier, nous présentons les outils et services numériques de quelques-uns des participants ainsi que des témoignages de membres qui utilisent ces applications. Nous avons également résumé une enquête d’Orange Belgique sur les avantages de la digitalisation dans le secteur de la construction.

9 Les voitures de société vont devenir moins attractives fiscalement

30 Comment concevoir les bâtiments pour anticiper la mobilité de demain ?

46 De l’eau de chantier pour la brasserie AB Inbev à Louvain

Le gouvernement fédéral a conclu un accord sur le verdissement du parc automobile. D’ici quelques années, seules les voitures de société sans émission carbone seront déductibles fiscalement. À partir de septembre de cette année, les particuliers comme les entreprises pourront bénéficier d’avantages fiscaux pour l’installation de bornes de recharge pour voitures électriques.

En Wallonie, depuis le 11 mars, les bâtiments à construire ou faisant l’objet de travaux de rénovation importante, comprenant plus de dix emplacements de stationnement, doivent respecter des exigences d’électromobilité. Question : l’application de ces exigences est-elle aisée pour nos membres ? La réponse dépend des métiers concernés. Elle est accueillie globalement positivement par la filière électrotechnique, mais génère d’autres difficultés auprès d’autres filières. Analyse.

À Louvain, AB Inbev travaille, de manière innovante, non seulement avec de la bière mais aussi avec de l’eau. Les entreprises de construction Democo et MBG pompent l’eau des projets résidentiels Vivid & Lucid du développeur immobilier AG Real Estate, via des tuyaux souterrains jusqu’à la brasserie voisine, où le plus grand groupe brassicole du monde produit sa Stella Artois.

4 Construction • juillet-août 2021


Construction

Le mensuel de l’entrepreneur • Une publication de la Confédération Construction • Rue du Lombard 34 - 42 • 1000 Bruxelles

DOSSIER

JUILLET-AOÛT 2021 BUREAU DE DÉPÔT GENT X – €6

BELIRIS

Focus sur les projets avec la ministre Karine Lalieux

ÉLECTROMOBILITÉ

Comment concevoir les bâtiments pour anticiper la mobilité de demain ?

FISCALITÉ

Les voitures de société deviennent moins attractives fiscalement

DOSSIER

Digital Construction Brussels /confederationconstruction www .confederationconstruction.be @ConfedConstruct

Confederatie Bouw - Confédération Construction

3 Édito Urgent : une réglementation simple et équitable pour l’indemnisation des frais liés au Covid-19 dans les marchés publics ! 7 Point de vue régional 10 milliards d'€ pour relancer la Wallonie : la construction appelée à jouer un rôle clé.

VOS INTÉRÊTS

8 TVA à 6 % sur la démolition/ reconstruction

Nouvelle FAQ.

9 Voitures de société Elles vont devenir moins attractives fiscalement. 10 Engager un étudiant FAQ sur les règles à respecter.

VOS CONTACTS Construction est le mensuel de l’asbl Confédération Construction Rue du Lombard 34-42, 1000 Bruxelles Editeur responsable : Filip Coveliers, Rue du Lombard, 34-42, 1000 Bruxelles. Bureau de dépôt : Gent X Rédaction : Edition francophone : Construction Marc Guéret - tél. 02 545 57 31 marc.gueret@ confederation­construction.be Edition néerlandophone : Bouwbedrijf peter.graller@confederatiebouw.be Mise en page : Abder-Razzaaq Boujdaini abder-razzaaq.boujdaini@cnc.be Nikka Cuypers nikka.cuypers@cnc.be Secrétariat de rédaction : secretariatredaction@confederation­ construction.be

12 Introduction Digital Construction Brussels. 13 Enquête Orange Belgique De la collaboration à distance aux capteurs intelligents. 16 RVC Moins de papier et une meilleure gestion de la consommation. 19 Exact bouw7 Une digitalisation en phases. 20 Wolters Kluwer Un développement à partir de la demande du marché. 22 Astena « Les objectifs commerciaux sont les plus importants ». 24 ABAX L’informatique va de pair avec les télécommunications. 26 Batilogic Pour une administration simplifiée.

SECTEURS & MÉTIERS

29 Projet Build4Wal Le hub mobile commence sa tournée dans les hautes écoles. 30 Électromobilité Comment concevoir les bâtiments pour anticiper la mobilité de demain ? 34 Construfutur Une formation sécurité pour les nouveaux entrants.

Impression : Graphius Réactions-questions : communication@ confederationconstruction.be Avec la collaboration des services d’études de : • Confédération Construction Morgane Halleux tél.02 545 56 33- fax 02 545 59 09 morgane.halleux@confederationconstruction.be • Confédération Construction Wallonne Katia Bogaard tél. 02 545 56 75- fax 02 545 59 05 katia.bogaard@ccw.be • Conféderation flamande de la Construction Johan Walewijns, tél. 02 545 57 49 - fax 02 545 59 07 johan.walewijns@confederatiebouw.be • Confédération Construction Bruxelles-Capitale Morgane Cendoya,

36 Patrimoine Socatra rachète les activités de Colen. 37 Environnement Label « Entreprise Ecodynamique » pour CIT Blaton. 38 Beliris Les projets du 14e avenant. 40 Piscines 5.000 constructions prévues en 2021. 42 CSTC • Tout sur la réalisation d’une terrasse ou entrée de garage. • Un mortier EPS peut faire une bonne couche de nivellement.

PROJETS & ENTREPRISES

46 AB Inbev De l’eau de chantier pour la brasserie louvaniste. 50 Avantages membres Votre affiliation se rentabilise. 53 Marché de la construction. • Bobcat • Husqvarna • Wienerberger 54 Marquant • Deuxième édition du « Virtual Speed dating Construction ». • Chiffre du mois.

tél. 02 545 58 29 - fax 02 545 59 06 morgane.cendoya@confederationconstruction.be Abonnements : Claude Bernaerts, tél. 02 545 56 88 - fax 02 545 59 00 claude.bernaerts@confederationconstruction.be Publicité : Kristel Dekempeneer, tél. 02 545 56 99 - fax 02 545 59 08, kristel.dekempeneer@confederation­ construction.be Prix abonnement annuel Membres de la Confédération Construction, compris dans la cotisation Non-membres : 137,80 euros (TVA et frais de port compris) / Etranger : 300 euros (TVA et frais de port compris)

Membre de WE MEDIA.

Par la présente publication, la Confédération Construction asbl s’assigne comme but de vous communiquer des informations adaptées, fiables, complètes et exactes. Toutefois, elle ne peut pas être tenue responsable en cas d’un manquement quelconque à cet objectif. Tous les éléments de cette publication sont protégés par le droit d’auteur de la Confédération Construction asbl. Toute reprise d’articles, en tout ou en partie, n’est permise qu’après autorisation expresse et avec la mention explicite de leur provenance.

Vot re mensuel Construction est dorénavant imprimé sur du papier issu de la gestion durable des forêts. Le label Forest Stewardship Council veille à la préservation de l’écosystème forestier ainsi qu’au respect des droits sociaux des populations indigènes et des travailleurs forestiers.

juillet-août 2021 • Construction 5


E C R O F A L DE SE R E T N E I R RÉO

ns tous en nous. vo a l’ us no e, rc fo te et C y arriverons. Alors ensemble, nous

RÉUNISSONS NOS FORCES SUR PLUSFORTQUELECORONA.BE


POINT DE VUE RÉGIONAL

10 milliards d'€ pour relancer la Wallonie : la construction appelée à jouer un rôle clé

L

e gouvernement wallon a présenté, ce 21 mai, son plan de relance post-Covid. Celui-ci intègre notamment le processus Get Up Wallonia et le volet wallon du plan de résilience européen (FRR). Le nouveau plan de relance contient 20 mesures structurantes, réparties en cinq axes directeurs, et mobilisera au total 7,6 milliards d’ici 2024.

« Si l’ensemble du plan de relance se confirme, ce sont plusieurs milliers d’emplois directs supplémentaires qui seront nécessaires dans le secteur de la construction. »

De nombreuses mesures y concernent directement la construction. Citons, par exemple, le soutien à l’engagement de travailleurs au sortir de la crise, la réorganisation de l’alternance pour en faire une filière d’excellence, le renforcement de l’attractivité des filières scientifiques et techniques (STEM), la rénovation énergétique du bâti (via notamment une Alliance Climat-Emploi-Rénovation), la promotion des énergies renouvelables, le développement des infrastructures de mobilité alternative, la réhabilitation de friches industrielles, ainsi que l’accélération des procédures de permis et autorisations via la digitalisation des pouvoirs locaux. En outre, ce schéma sera complété à hauteur de 2 milliards d'€ par les fonds européens FEDER et FSE, ce qui amènera le plan de relance wallon global à quasi 10 milliards d’ici 2024. Vu la place importante qu’y occupe la construction, la CCW salue évidemment ce plan, d’autant plus que le gouvernement wallon vient d’en confirmer déjà une mesure-phare, à savoir l’Alliance Climat-Emploi-Rénovation, dans laquelle la CCW et ses partenaires s’impliquent déjà concrètement. Si l’ensemble du plan de relance se confirme, ce sont plusieurs milliers d’emplois directs supplémentaires qui seront nécessaires dans le secteur de la construction, d’où l’appel de la CCW pour renforcer plus encore la mobilisation (actuellement insuffisante) des demandeurs d’emploi. La CCW prépare un dialogue étroit, on l’a vu, avec le gouvernement pour plusieurs mesures du plan de relance. Parmi celles-ci, relevons ici celles visant à développer les circuits courts, l’économie circulaire, les clauses sociales et environnementales. La CCW en comprend évidemment l’objectif, mais veut en concerter étroitement les modalités pour éviter tout surcoût. Plus généralement, la CCW insiste sur l’importance de préserver l’accessibilité financière au logement en assurant un phasage plus progressif dans la mise en œuvre de certaines politiques contraignantes (neutralité carbone, gestion des déchets…). Préserver l’accessibilité au logement implique aussi de maîtriser la flambée du marché immobilier, d’où le plaidoyer de la CCW pour mieux stimuler l’offre de logements neufs.

Francis Carnoy Directeur général de la CCW juillet-août 2021 • Construction 7


FISCALITÉ

Nouvelle FAQ sur le taux de TVA réduit à 6 % pour la démolition-reconstruction Cette année et l’année prochaine, le taux de TVA réduit à 6 % pour la démolition de bâtiments, suivie de la construction de nouveaux logements, s’appliquera dans tout le pays. Nous en avons déjà parlé dans des numéros précédents de Construction. Malgré diverses publications de l’administration fiscale, de nombreuses questions demeurent. Cette administration a récemment publié des informations complémentaires, avec des réponses à des questions basées sur des situations pratiques sous la forme d’une FAQ.

A

ussi bien les projets de donneurs d’ordre-personnes physiques que ceux des promoteurs de construction sont éligibles au taux de TVA réduit. Il doit s’agir de logements qui restent le domicile unique et propre du donneur d’ordre/acheteur pendant une période de cinq ans et qui ont une surface habitable n’excédant pas 200 m². La nouvelle réglementation vient s’ajouter à celle existante pour les 32 centres urbains. Dans ces centres, les deux régimes peuvent donc être utilisés pendant la durée de la nouvelle mesure. La nouvelle FAQ contient plus de 50 réponses à des questions spécifiques. Toutes les aborder dans cet article est impossible. Et traiter quelques questions concrètes serait trop sélectif. C’est pourquoi nous donnons un aperçu des différents points de discussion qui sont abordés dans cette liste avec des exemples et des cas d’application pratiques.

Démolition incomplète

Il est ainsi précisé quelle condition un bâtiment doit remplir pour être complètement démoli et quelles parties du bâtiment peuvent exceptionnellement être préservées. La FAQ donne des exemples de la condition selon laquelle l’ancien et le nouveau bâtiment doivent être sur la même parcelle et quelles situations peuvent survenir lorsque différentes parcelles sont fusionnées. Elle explique si les logements individuels ou les immeubles à appartements, mais par exemple avec un parking souter8 Construction • juillet-août 2021

La nouvelle FAQ sur la démolitionreconstruction contient plus de 50 réponses à des questions spécifiques.

rain commun, doivent être considérés comme un seul bâtiment ou comme plusieurs nouveaux bâtiments. Elle traite également des structures dans lesquelles des droits réels (généralement un droit de superficie) sont établis par le propriétaire foncier en faveur d’une autre personne, l’ancien bâtiment étant soit démoli par le propriétaire foncier soit par le superficiaire.

Bâtiments annexes

Il y a aussi plusieurs questions sur les bâtiments annexes. Quand, par exemple, un garage ou un parking pour véhicules ou vélos peut-il être vendu à 6 % ? Qu’en est-il d’un petit bâtiment séparé de la maison dans un jardin, comme par exemple un bureau ou une résidence pour un membre de la famille

à charge ? Il est également clarifié jusqu’à quand un logement peut-il être fini avec une TVA de 6 %, après la première occupation. Une distinction est faite ici entre les situations dans lesquelles le logement a été acheté ou a été démoli et reconstruit par le propriétaire lui-même. La FAQ explique également la condition selon laquelle il doit s’agir du propre et unique logement pendant un certain temps. Elle aborde également les conséquences si, par exemple, une partie du logement est vendue ou donnée après deux ans, ou comment le critère du logement unique devrait être appliqué aux couples (non)mariés, (non) légalement cohabitants où les deux partenaires ou un seul d’entre eux démolit un logement et reconstruit ou achète un logement démoli/reconstruit.

•


FISCALITÉ

Les voitures de société vont devenir moins attractives fiscalement Le gouvernement fédéral a conclu un accord sur le verdissement du parc automobile. D’ici quelques années, seules les voitures de société sans émission carbone seront déductibles fiscalement. À partir de septembre de cette année, les particuliers comme les entreprises pourront bénéficier d’avantages fiscaux pour l’installation de bornes de recharge pour voitures électriques.

L

a déduction fiscale pour frais de voitures sera fortement limitée dans les prochaines années. Pour les voitures à carburant fossile acquises avant le 1er juillet 2023, la déduction fiscale actuelle, basée sur les émissions de CO2, continuera de s’appliquer. La déduction sera progressivement supprimée pour les voitures à carburant fossile acquises entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2025 : 75 % en 2025, 50 % en 2026, 25 % en 2027 et 0 % à partir de 2028. La déduction fiscale pour les voitures particulières sans émission carbone (y compris les voitures à usage mixte et les minibus) acquises sera également supprimée à partir de 2027. Selon l’année d’achat, le pourcentage de déduction s’appliquera pendant toute la durée. Il s’agit de 95 % pour les acquisitions en 2027, 90 % pour les acquisitions en 2028, 82,5 % pour les acquisitions en 2029, 75 % pour les acquisitions en 2030 et 67,5 % pour les acquisitions en 2031. Pour les voitures de société hybrides, acquises à partir du 1er janvier 2023, la déductibilité fiscale des frais d’essence ou de diesel sera limitée à 50 % à compter de cette date. Il est important de noter que les nouvelles règles s’appliquent aux voitures particulières, aux véhicules à usage mixte et aux minibus, mais pas aux camionnettes. L’avantage en nature – et donc la taxe que les utilisateurs d’une voiture de société paient pour leur usage privé – ne changerait pas.

Par ailleurs, la contribution CO2 que l’employeur doit à l’ONSS pour l’usage privé du véhicule qu’il met à disposition de son travailleur sera également majorée pour les voitures non zéro émission. À partir du 1er janvier 2026, une contribution patronale spéciale de 38,07 % sera due sur le bénéfice d’une voiture de société à émission de CO2 supérieure à zéro, achetée après le 31 décembre 2025. Le montant minimum de la contribution de solidarité, qui s’applique actuellement aux voitures sans émissions, sera également augmenté (actuellement 27,57 € /mois).

Bornes de recharge

Les entreprises qui investissent dans une borne de recharge accessible au public entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2024 peuvent compter sur une déduction accrue des coûts. Un pourcentage de déduction de 200 % s’appliquera pour les investissements entre le 1er septembre 2021 et le 31 décembre 2022. Pour les investissements entre le 1er janvier 2023 et le 31 août 2024, le pourcentage de déduction sera de 150 %. Cette infrastructure de recharge doit être librement accessible aux tiers, soit pendant les heures normales d’ouverture, soit en dehors des heures normales d’ouverture. Pour bénéficier de l’incitant fiscal, la borne de recharge installée doit être une borne de recharge « intelligente ». Cela signifie que le temps de charge et la capacité de charge peuvent

être contrôlés par un système de gestion de l’énergie. Une déduction pour investissement accrue s’appliquera aux entreprises qui achètent un nouveau camion zéro carbone et installent une infrastructure de ravitaillement en hydrogène ou une station de recharge électrique. Ce taux est de 35 % en 2023, 29,5 % en 2024, 24 % en 2025, 18,5 % en 2026 et 13,5 % à partir de 2027. Toute personne qui ; en tant que particulier, propriétaire ou locataire ; opte pour l’achat et l’installation d’une borne de recharge à domicile entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2024, aura droit à une réduction d’impôt sur investissement. Toute personne qui réalise cet investissement entre le 1er septembre 2021 et le 31 décembre 2022 peut compter sur une réduction d’impôt de 45 %. Ce taux tomberait à 30 % en 2023 et à 15 % en 2024. Le montant sur lequel est calculée la réduction d’impôt sera limité à 1.500 € par borne et par contribuable. Ici aussi, il doit s’agir d’une borne de recharge « intelligente » qui utilise également de l’énergie verte.

Changements encore possibles

Actuellement, les textes de loi n’ont pas encore été définitivement approuvés. Des éventuelles modifications sont donc encore possibles. Les informations qui précèdent sont basées sur des projets de textes et des informations publiées par le ministre fédéral des Finances.

•

juillet-août 2021 • Construction 9


EMPLOI

Engager un étudiant ? Respectez bien les règles ! La période estivale est souvent propice à l’engagement d’étudiants pour effectuer différents travaux au sein d’une entreprise. Mais attention, des règles existent. Dans cette FAQ, nous avons compilé les réponses aux questions que vous pouvez vous poser à ce sujet. QUI PEUT ÊTRE ENGAGÉ AVEC UN CONTRAT D’ÉTUDIANT?

Tous les étudiants ne peuvent pas être occupés dans les liens d'un contrat d'occupation d'étudiant. Seuls peuvent être occupés dans les liens d'un contrat d'occupation d'étudiant: a) les étudiants qui ont terminé leur obligation scolaire à temps plein (15 ou 16 ans) et qui continuent à suivre un enseignement de plein exercice; b) les étudiants qui ne sont plus soumis à l'obligation scolaire (parce qu'ils ont 18 ans ou ont terminé leurs études secondaires) et qui continuent à suivre un enseignement de jour à horaire normal et; c) uniquement pendant la période des vacances scolaires, les étudiants mineurs de 15 ans et plus qui suivent un enseignement ou une formation à temps partiel et qui ne bénéficient pas d'une allocation de transition, d) uniquement lorsqu'ils ne doivent pas suivre un enseignement ou une formation théorique ou être présents en milieu professionnel et, exclusivement, pour des prestations auprès d'un employeur autre que celui auprès duquel ils suivent leur formation pratique en milieu professionnel, les étudiants qui suivent un système d'alternance qui consiste, d'une part, en une formation théorique soit dans un établissement d'enseignement soit dans un organisme de formation créé, subventionné ou agréé par les autorités compétentes et, d'autre part, en une formation pratique en milieu professionnel et qui ne bénéficient ni d'allocation de chômage, ni d'allocation d'insertion. Suite aux adaptations des instructions ONSS, une distinction doit être faite entre une occupation avec un contrat d’étudiant pendant l’année scolaire (qui ne peut avoir lieu qu’auprès d’un autre employeur que celui qui assure la formation pratique) et pendant les vacances d’été (qui peut aussi avoir lieu auprès de l’employeur qui assure la formation pratique pendant l’année scolaire). 10 Construction • juillet-août 2021

QUELLES FORMALITÉS FAUT-IL ACCOMPLIR?

Sur la base du contrat conclu, l’employeur fait une Dimona pour les étudiants en mentionnant la date de début et de fin du contrat, ainsi que le nombre de jours où l’étudiant sera occupé. L’employeur doit aussi faire une Dimona distincte pour chaque trimestre, afin de permettre le contrôle croisé avec la DmfA et de mettre à jour le contingent. Si l’étudiant est occupé comme ouvrier, il y a également lieu de lui délivrer 2 formulaires C 3.2 A numérotés et non nominatifs (pour le mois de l'engagement et pour le mois qui suit). Le contrat d'occupation d'étudiant doit être constaté par un écrit, pour chaque étudiant individuellement, au plus tard au moment de l'entrée en service. Un modèle type de contrat est disponible sur le site web de la Confédération. LE CONTRAT D’ÉTUDIANT EST-IL SOUMIS À DES RÈGLES PARTICULIÈRES?

Oui. C’est un contrat de travail à durée déterminée auquel des dispositions particulières s'appliquent. Les trois premiers jours de travail sont considérés comme période d'essai (sans qu’il y ait lieu de le prévoir expressément dans l’écrit). Jusqu'à l'expiration de cette période, chacune des parties peut mettre fin au contrat, sans préavis ni indemnité. De même, il est possible de mettre fin au contrat avant son échéance moyennant un préavis. Les délais de préavis sont fonction de la durée de l'engagement: a) elle ne dépasse pas un mois, le préavis est de 3 jours pour l'employeur et d'un jour pour l'étudiant; b) elle dépasse un mois, le préavis est de 7 jours pour l'employeur et de 3 jours pour l'étudiant. QUAND PUIS-JE OCCUPER UN ÉTUDIANT?

Un étudiant peut être engagé pendant les périodes où la présence à l’école n’est pas obligatoire (c.à.d. samedi, dimanche, jours fériés, vacances scolaires de carnaval, de pâques, d’été, de toussaint et de noël). Les règles relatives à la durée du travail, au


travail de nuit, aux jours fériés, aux petits chômages, etc. sont applicables aux étudiants. Dans la construction, une occupation en dehors des vacances scolaires n’est pas toujours possible puisque l’on ne peut travailler le samedi, le dimanche, pendant les jours fériés ou pendant les jours de repos de fin d’année (qui correspondent aux vacances de noël) qu’à la condition d’avoir un motif valable. Ainsi, on peut embaucher un étudiant pour nettoyer l’atelier le samedi (travaux de nettoyage nécessaire à la continuation de l’exploitation) ou encore pour venir aider lors d’une journée portes ouvertes (participation à des manifestations de tout genre, notamment aux salons, aux expositions, aux musées, aux foires commerciales, …). Depuis le 1er septembre 2014, les étudiants qui suivent un enseignement construction peuvent également être occupés le samedi dans les entreprises de construction pour autant qu’il n’y ait pas de chômage temporaire effectif pour cause économique durant la semaine et celle qui suit ce samedi. L’entreprise de construction qui souhaite occuper ces étudiants le samedi est tenue d’en informer par courrier le Président de la Commission paritaire de la construction. QUELS TRAVAUX PUIS-JE LUI CONFIER?

Tous les travaux ne peuvent pas être confiés à un étudiant. Il faut, en effet, procéder à une analyse des risques existants pour les jeunes afin d'évaluer tout risque éventuel pour la sécurité, la santé physique et mentale ou le développement, résultant d'un manque d'expérience, de l'absence de la conscience de l'existence de risques, ou du développement non encore achevé des jeunes. En outre, il est interdit d'occuper des jeunes à des travaux considérés comme dangereux. Seuls les étudiants de 18 ans et plus qui suivent une formation correspondant aux travaux pour lesquels l'interdiction a été établie échappent à cette interdiction à la condition qu'ils soient accompagnés par un travailleur expérimenté. QUEL SALAIRE DOIS-JE LUI PAYER?

En CP 124, un barème spécifique de rémunération est applicable aux étudiants occupés dans les liens d'un contrat d'occupation d'étudiant. Ce barème est applicable aux étudiants, quelle que soit leur période d'occupation. Le salaire horaire s’élève à 9,664 € (étudiant qui ne suit pas une formation construction) ou 10,534 € (étudiant qui suit une formation construction) de l’heure au 1er juillet 2021. Ce montant est adapté chaque année au 1er juillet. Y A-T-IL DES COTISATIONS SOCIALES À PAYER?

À concurrence de 475 heures par année civile (contingent), un étudiant peut travailler moyennant une cotisation de solidarité de 8,13 % dont 5,42 % à charge de l’employeur et 2,71 % à charge de l’étudiant. En outre, on n’oubliera pas que, dans cette situation, la cotisation pour le fonds amiante est également due. Cette cotisation s'élève à 0,01 % de la

rémunération brute (à 100 %). Chaque heure prestée est imputée sur le contingent. En cas de dépassement du contingent étudiant, l'employeur est redevable des cotisations de sécurité sociale à partir de la 476ème heure. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie due au Covid-19, des mesures exceptionnelles ont été prises. Ainsi, toutes les heures prestées au 2e trimestre 2021 comme étudiant dans le secteur des soins et de l'enseigne­ment ne sont pas prises en compte dans le contingent de 475 heures par an. Toutes les heures prestées dans le 2e  trimestre 2021 sont donc soumises à la cotisation de solidarité (peu importe le nombre d’heures). COMMENT PUIS-JE SAVOIR SI L’ÉTUDIANT N’A PAS ÉTÉ OCCUPÉ PLUS DE 475 HEURES ?

Grâce à la déclaration du nombre d’heures dans la Dimona, l'étudiant et l'employeur peuvent consulter l'état du contingent via l’application www.studentatwork.be. Pour pouvoir consulter le contingent en ligne, l'employeur doit passer par le site portail de la sécurité sociale (www.social­ security.be). FAUT-IL RETENIR UN PRÉCOMPTE PROFESSIONNEL SUR LA RÉMUNÉRATION DE L’ÉTUDIANT ?

Aucun précompte professionnel n'est dû lorsque: a) l'occupation ne dépasse pas 475 heures de travail sur l’année civile; b) le contrat de travail a été rédigé par écrit; c) aucune cotisation de sécurité sociale n'est due. Dans les autres situations, il faut retenir le précompte professionnel L’ÉTUDIANT RESTE-T-IL À CHARGE DE SES PARENTS ?

Pour pouvoir rester à charge de ses parents, l'étudiant doit satisfaire à trois conditions: a) faire partie du ménage au 1er janvier de l'année 2022 pour être à charge de ses parents pour l'année de revenus 2021; b) ne pas recevoir de rémunérations qui constituent des frais professionnels pour les parents. c) ses ressources personnelles nettes ne peuvent pas dépasser un certain montant. Les revenus professionnels des étudiants ne sont jamais ajoutés aux revenus imposables de leurs parents. L'étudiant reste fiscalement à charge de ses parents lorsqu'il gagne moins de 3.410,00 € nets (ou, avant la déduction du forfait pour charges professionnelles, 4.262,50 € bruts). Lorsque le père ou la mère de l'étudiant est considéré(e) comme "isolé" pour le droit fiscal, l'étudiant reste fiscalement à charge s'il gagne moins de 4.920,00 € nets (ou, avant déduction du forfait pour charges professionnelles, 6.150,00 € bruts).

•

juillet-août 2021 • Construction 11


DOSSIER

Digital Construction Brussels La quatrième édition du salon Digital Construction Brussels aura lieu le 19 novembre 2021. Il s’agit d’une initiative de la Confédération Construction et du CSTC. Cet événement est un incontournable pour les entreprises de construction qui ne veulent pas rater le train de la digitalisation. De nombreux fournisseurs d’outils et de services numériques y auront un stand. Dans ce dossier, nous donnons la parole à certains d’entre eux ainsi qu’à des membres de la Confédération qui utilisent déjà ces applications. Vous lirez pourquoi. Nous vous présentons également une enquête d’Orange Belgique sur les avantages de la digitalisation dans le secteur de la construction. 12 Construction • juillet-août 2021


ENQUÊTE ORANGE

De la collaboration à distance aux capteurs intelligents Au mois d’avril dernier, la Confédération a organisé un webinaire, en collaboration avec le spécialiste des télécommunications Orange Belgique, sur le sens et les avantages de la digitalisation dans le secteur de la construction. Orange Belgique a également publié une étude à ce sujet. Dans différents domaines d’application, l’accent a été mis sur la présence d’applications digitales et la communication sur les chantiers.

S

elon Orange Belgique, le secteur belge de la construction se lance pleinement dans le train de la transformation digitale. Non pas parce que la digitalisation serait à la mode, mais parce que c’est la transition vers le futur. Il ne s’agit pas d’un ordinateur pour l’administration, mais d’applications plus larges, de préférence interconnectées. Afin de vraiment profiter des avantages de la digitalisation, il ne suffit pas d’installer une application ou un outil à divers endroits. En effet, les spécialistes des télécommunications soulignent que les solutions innovantes telles que la 5G, le BIM et l’Internet of Things (IoT) réduisent les coûts et augmentent l’efficacité. Avec la digitalisation, nous pouvons espérer offrir aux entreprises un avantage stratégique et une longueur d’avance. C’est sans doute le point de

vue d’un fournisseur commercial, néanmoins, il est clair que ne pas digitaliser sera un inconvénient stratégique à court terme. Niko Demeester, le directeur général de la Confédération Construction, souligne que le secteur belge de la construction est à la traîne, en matière de digitalisation, par rapport aux pays voisins. « Les solutions digitales de la Confédération fonctionnent facilement et le CSTC a déjà développé de nombreuses solutions adaptées au secteur de la construction. » Le secteur belge de la construction étant resté longtemps conservateur, la transformation digitale s’accélère désormais et cela signifie que la construction évolue rapidement vers un secteur high-tech. Sur le plan technique et organisationnel, la digitalisation dans la construction est plus difficile que dans

d’autres secteurs : l’augmentation du nombre de chantiers, les nombreux sous-traitants et la législation complexe ne facilitent pas une solution tout-enun. Par conséquent, de nombreuses entreprises de construction poursuivent leurs processus opérationnels de base avec un stylo et du papier. Les collaborateurs des entreprises de construction sont souvent à la traîne par rapport à ceux des autres secteurs : ils sont répartis à différents endroits et, dans de nombreux cas, n’ont qu’un accès limité aux moyens de communication. La situation doit évoluer. De nouveaux outils et innovations techniques aident les entreprises à travailler de manière plus sûre, plus efficace et plus intelligente et à relever des défis majeurs. Ces défis comprennent une concurrence féroce, des retards fréquents et des dépassements de bud- ››› juillet-août 2021 • Construction 13


ENQUÊTE ORANGE ››› get. Ces problèmes ne facilitent pas la

maîtrise des coûts et la mise en œuvre d’une planification de projet intelligente. « La digitalisation est essentielle pour les entrepreneurs qui veulent se professionnaliser et nous devons les préparer à cela », indique Véronique Vanderbruggen, directrice des relations publiques à la Confédération Construction. « Outre le BIM, le changement le plus important que je constate est la « pensée lean » : s’organiser davantage à l’avance et moins improviser sur le chantier. Beaucoup plus de simulations de ce qui peut se passer sur le chantier grâce aux analyses et à la mise en relation des données disponibles. En exécutant le processus de construction de cette manière, les entreprises offrent non seulement un travail de meilleure qualité et plus sûr, mais elles augmentent également leur productivité. » La digitalisation entraîne une baisse des coûts opérationnels et un avantage concurrentiel structurel. Cela aide à gagner des appels d’offres, car les grands projets de construction exigent de plus en plus que tous les sous-traitants, y compris les plus petits, travaillent de manière digitale. Les entreprises digitalisées attirent également plus facilement des collaborateurs dynamiques, car ils préfèrent travailler dans un environnement ouvert à l’innovation.

Réticence

La construction est un secteur conservateur, non seulement en Belgique, mais aussi dans le monde entier. Moins de 1 % du chiffre d’affaires va aux investissements dans les technologies de l’information. Les raisons de cette réticence aux applications digitales sont diverses. Souvent, différentes parties sont impliquées dans un projet de construction. Il n’est donc pas évident de mettre tout le monde sur la même longueur d’onde dans la direction digitale. Les chantiers situés à différents endroits rendent également difficile l’intégration de nouveaux processus. En outre, le secteur ne dispose généra14 Construction • juillet-août 2021

lement que de budgets limités pour les investissements IT.

BIM

La caractéristique de cette évolution est la percée du BIM (Building Information Modeling). Avec le BIM, toutes les parties d’une bouwteam sont connectées via un modèle 3D digital, dans lequel l’architecte, les entrepreneurs, les soustraitants, les installateurs, les bureaux d’études et les finisseurs apportent leur contribution et travaillent ensemble. Le BIM a démarré grâce à de grands projets tels que le nouvel hôpital SintMaarten à Malines. Sur ce chantier, tous les sous-traitants étaient obligés de travailler avec le BIM. Pour certains d’entre eux, c’était une première. Entretemps, les plus grands entrepreneurs travaillent désormais avec le BIM (et d’autres applications numériques) depuis des années. Cependant, un jour, chaque entreprise de construction devra y faire face. Par exemple, l’enregistrement des présences se fait déjà via Checkinatwork et quiconque souhaite travailler pour le gouvernement doit s’approprier le e-guichet, le e-procurement et les facturations électroniques.

Cloud

Pour pouvoir travailler de manière efficace sur un chantier de construction, les collaborateurs ont besoin non seulement d’un accès réseau performant sécurisé, mais également d’un appareil mobile bien géré. Avec les outils basés sur le cloud, les collaborateurs peuvent facilement se connecter aux applications de l’entreprise n’importe où, selon Orange Belgique. Une solution consiste à connecter les travailleurs mobiles à leur fournisseur de cloud via le VPN sécurisé (réseau privé virtuel) de leur entreprise. Avec un VPN, ils peuvent se connecter au réseau de l’entreprise de manière sécurisée et transférer des données. De plus, ils peuvent introduire immédiatement les données dans la bonne application (CRM, ERP, …). Ces don-

nées sont transmises en temps réel. Les travailleurs peuvent donc immédiatement passer aux étapes suivantes. Ils n’ont également besoin d’introduire leurs données qu’une seule fois dans une seule application. Il n’y a donc pas de contrainte administrative en fin de journée. De plus, le risque de mal introduire est considérablement réduit. Avec une carte SIM de données uniquement, les tablettes peuvent accéder facilement aux applications basées sur le cloud.

Mobile Device Management

Les collaborateurs utilisent leur téléphone portable non seulement pour les conversations, mais aussi pour consulter les conceptions de projets de


Selon Orange Belgique, le secteur belge de la construction se lance pleinement dans le train de la transformation digitale.

Router

En plus d’une bonne solution pour le travail mobile, une connexion internet fixe est toujours recommandée sur les grands chantiers de construction. Les appareils mobiles ne sont pas les mieux adaptés pour consulter des plans élaborés ou gérer des tâches administratives plus complexes. Malheureusement, équiper une cabane de chantier d’une connexion internet performante n’est pas de tout repos. Il faut souvent des semaines pour obtenir une ligne internet fixe sur le chantier, un temps qui coûte cher pour une entreprise de construction. Un routeur qui se connecte au réseau mobile peut dès lors être une bonne alternative. Les responsables du site connectent leur ordinateur portable au routeur et peuvent travailler dans les mêmes conditions qu’à leur siège social. Orange Belgique voit de nombreuses nouvelles applications pour les entreprises de construction avec le déploiement du réseau 5G, comme l’utilisation de lunettes « intelligentes » et la consultation de modèles 3D BIM sur les chantiers.

Internet of Things

construction, les tâches qui leur sont assignées et télécharger des rapports de chantier, y compris des photos de haute résolution. La sécurité et la gestion des téléphones portables doivent être totalement à jour. Une bonne politique sur les appareils mobiles est donc indispensable. Même si votre entreprise ne compte que quelques travailleurs, vous pouvez améliorer leur collaboration et le flux d’informations de nombreuses manières pragmatiques. Avec une solution de « Mobile Device Management » (MDM) sur tous les appareils connectés, vous pouvez gérer de manière centralisée l’accès des travailleurs (individuels) à vos applications. Il existe de nombreuses applications spécialisées sur le marché

qui améliorent votre fonctionnement quotidien et peuvent également être utilisées par les petites entreprises. De nombreuses applications de ce type sont basées sur le cloud et ne nécessitent qu’une simple connexion Internet. À titre d’exemple, il y a Coyote, une application qui aide les travailleurs sur leurs trajets, et Aproplan pour suivre les projets de construction. Avec un hotspot WiFi sur chantier, les travailleurs peuvent facilement accéder à internet lorsqu’ils souhaitent consulter une application spécifique ou surfer pendant une pause. Ils utilisent également leur téléphone portable à des fins privées. Une solution de « Mobile Device Management » permet de limiter cela à un niveau souhaité.

L’Internet of Things (IoT) a un long historique lié au secteur de la construction. De nombreuses entreprises de construction travaillent avec des solutions de track & trace pour surveiller l’emplacement de leur flotte ou utilisent des cartes SIM de données uniquement pour la surveillance par caméra. Ces applications ont intégré une carte SIM qui permet aux appareils de transmettre leur localisation ou des données vidéo. La même application permet aux entrepreneurs de savoir à tout moment où se trouvent les machines et à quelle fréquence elles sont inactives. Des capteurs intelligents installés dans des matériaux de construction permettent, par exemple, de mesurer à distance si le béton coulé est déjà suffisamment sûr et de vérifier si les éléments préfabriqués ont été livrés au bon endroit.

•

juillet-août 2021 • Construction 15


RVC

Des solutions pour moins de papier et une meilleure gestion de la consommation Avec RVC, exit les contraintes administratives, la gestion papier pour les professionnels des métiers techniques du bâtiment. Bienvenue les consommations maîtrisées. L’entreprise propose deux solutions : une pour la gestion technique des équipements de A à Z, Powerges et l’autre pour la gestion des consommations, Powersave. Présentation avec Christian Van Parys, l’administrateur délégué de RVC.

D

ans la construction, depuis des années, les contraintes légales et administratives ne font que croître. Tous les professionnels de notre secteur sont unanimes sur le sujet. Dans ce contexte, des outils existent pour les aider à simplifier leur travail, perdre moins de temps sur chantier ou lors d’une intervention et avoir un meilleur regard sur la consommation d’un bâtiment.

Powerges

Powerges est un outil de gestion technique des équipements dans les bâtiments. « C’est une solution intégrée, de l’appel du client à l’enregistrement des factures en comptabilité - ZERO PAPIER. Powerges s’applique à tout équipement dans les bâtiments, notamment ceux soumis à règlementation pour raison de sécurité ou d’environnement : chauffage, chaudière à gaz ou à mazout, climatisation, solaire, traitement de l’eau, alarme, incendie…L’outil est particulièrement efficace pour tout équipement qui est soumis à une réglementation exigeant des attestations particulières qui diffèrent souvent d’une région à l’autre », explique Christian Van Parys. « Concrètement, lors d’une installation, d’une maintenance ou d’un dépannage, l’installateur 16 Construction • juillet-août 2021

ou le technicien encode des données sur sa tablette. Dès réception de celles-ci, nous sommes capables d’éditer, en 30 secondes, un rapport d’intervention chiffré, une attestation et une facture pour le client. Zéro papier, plus de copies et un travail administratif réduit ! » Les données sont également envoyées, au format digital, vers les différentes administrations et inverse-

ment. Le technicien peut donc mettre toute son énergie dans la partie technique de son métier et ainsi éviter des énervements inutiles : perte de documents, passage au bureau avant de se rendre chez le client… « Nous faisons gagner du temps et donc de l’argent à nos clients. Ces gains augmentent leur capacité d’intervention sans embaucher. » L’administrateur délégué de RVC Powersave doit permettre une meilleure gestion des consommations.


Powerges est la solution zéro papier.

insiste encore sur deux points. « Nos solutions garantissent la conformité avec les documents réglementaires, la compatibilité permanente avec le monde hardware et avec les systèmes d’exploitation. »

Powersave

« L’OUTIL FAIT GAGNER DU TEMPS ET EST EN CONSTANTE ÉVOLUTION » Henri Dupont est le gérant de Comfort Home Dupont & Co SRL, une société bruxelloise spécialisée dans la branche chauffage et sanitaire depuis 1986. Il a acquis Powerges dans les années 90. « À l’époque, j’avais un peu servi de cobaye. Je m’intéresse à tout ce qui fait gagner du temps et je m’étais lancé car je trouvais cet outil intéressant. Depuis cette époque, il évolue constamment », précise-t-il. Avec Powerges, le gérant dispose d’une base de données complète de ses clients. « J’ai toutes les infos dont j’ai besoin : nom, adresse, numéros de série des chaudières…Dans le cas d’une chaufferie avec plusieurs chaudières, je sais dire où elles se situent dans le bâtiment. Soit dans la même cave, soit à des étages différents…J’ai une véritable cartographie. » Autre avantage, l’outil permet d’avoir les contrats d’entretien. « On sait gérer les dates des entretiens avec une alarme qui s’active quand on doit les réaliser. On sait imprimer le planning pour le mois, c’est très pratique pour l’organisation. » Il compare l’outil à une grande armoire. « Et dans cette armoire, nous classons les dossiers par tiroir. » Powerges peut également collaborer avec d’autres programmes sur l’ordinateur. « Il envoie toutes mes données vers WinBooks, un logiciel de comptabilité que j’utilise. C’est un gain de temps énorme ! » Lors d’une intervention, le technicien est équipé d’une tablette avec le module de Powerges. « Il coche tout ce qu’il à cocher et peut effectuer des modifications en cas d’erreurs : des mauvais chiffres, un numéro de série incorrect…Nous recevons tout au bureau et nous pouvons accepter ou refuser. Nous recevons également l’attestation pour le taux de TVA réduit à 6 % , signée par le client, et ensuite nous envoyons l’attestation légale d’entretien ou encore une facture via mail au client et ce dans les trois régions. Encore concernant le technicien, il a la possibilité d’encoder les articles, c’est-à-dire les tarifs, pour tel type d’entretien sur telle chaudière... » Henri Dupont est plus que convaincu de l’apport de cet outil. Il aimerait qu’il soit davantage utilisé dans le secteur. « Quand je me rends à des formations, je constate que les jeunes et moins jeunes ne le connaissent pas. C’est une erreur ! C’est très facile à utiliser et je le répète, ça fait gagner du temps et l’outil est en constante évolution », conclut-il.

Powersave permet aux gestionnaires de parcs immobiliers de maîtriser la consommation des bâtiments à usage partagé public ou privé. « À l’aide de capteurs non intrusifs ; facilement adaptables et aisément déplaçables dans les circuits ou déplaçables sur des compteurs d’électricité, gaz, mazout et eau ; vous pouvez observer sur l’appli web ce que vous consommez, où et quand. Powersave fait prendre conscience aux gestionnaires de leur véritable consommation et les aide à la maîtriser. C’est intéressant quand on sait qu’il existe de plus en plus d’obligations réglementaires à ce sujet, notamment le plan PLAGE pour les occupants et propriétaires de parcs immobiliers, à Bruxelles. PLAGE impose tout d’abord un cadastre technique des équipements HVAC. Ce décret de la Région bruxelloise impose également la mesure régulière des consommations afin de valider la réalisation d’un objectif de 10 % de réduction des consommations. » L’objectif de Powersave est de permettre une réduction de 10 à 25 % des consommations. « Nous travaillons par usage : éclairage, chauffage, ventilation… pour établir un cycle de la consommation. Le client accède, via une appli web, à ses consommations et peut intervenir là où il constate un problème. Exemple très concret : pourquoi une consommation entre 1h et 7h du matin dans une salle de sport alors qu’elle est fermée ? Cela peut être tout équipement ou installations d’éclairage ou de climatisation… Les raisons sont à chercher à plusieurs endroits. » Avec les solutions Powerges et Powersave, les gestionnaires gagnent deux fois : un parc immobilier conforme sur le plan environnemental et sécurité et des consommations maîtrisées. Leur parc coûte moins cher en exploitation et augmente de valeur.

•

juillet-août 2021 • Construction 17


Construction • juillet-août 2021


EXACT BOUW7

Une digitalisation en phases Exact bouw7 est une plateforme tout-en-un qui couvre tous les processus traditionnels du secteur de la construction, aussi bien au bureau que sur chantier. Il soulage les collaborateurs en termes d’administration, de planning et de gestion.

«L

e logiciel de construction Exact bouw7 affiche immédiatement les résultats », explique le fondateur Sander Jongsma. « Des données du projet aux plans d’exécution en passant par le nombre d’heures travaillées et les matériaux utilisés. On trouve tout en un rien de temps. Le bureau et le chantier utilisent un seul système central. De plus, la comptabilité est entièrement intégrée. » L’application mobile est la pièce maîtresse d’Exact bouw7. « Cela nous distingue des autres. Avec l’application mobile, vous digitalisez et automatisez tous les processus sur le chantier. Vous pouvez enregistrer facilement et rapidement toutes les données à la source. Il s’agit de données telles que les heures, les bons de livraisons, les matériaux, les déchets et les contrats de sous-traitance. » « Toutes les données sont stockées dans le cloud, elles sont donc immédiatement visibles au bureau et vice versa. Si, par exemple, on apporte une modification au planning, les personnes présentes sur le chantier peuvent directement la voir sur l’application mobile et vice versa. Par conséquent, vous limitez les problèmes de communication, les erreurs, les actions manuelles, le flux de papier et vous faites des économies de temps et d’argent. » « Début 2020, les prévisions étaient encore positives », se souvient Sander Jongsma. « La construction devait croître quatre fois plus vite que le reste de l’économie, jusqu’à ce que la pandémie frappe durement le secteur. La croissance semblait ralentir. Mais cette crise a également permis aux entreprises de construction de prendre le temps et d’envisager la façon de voir leur avenir. Une entreprise sur trois s’est véritablement lancée dans le digital depuis le confinement. Mais la digitalisa-

tion dans le secteur de la construction est toujours difficile. »

Les fondements du digital

De nombreuses entreprises gèrent encore leur administration et le planning du personnel sous forme papier. « Ils sautent une phase et manquent donc une base digitale importante. C’est frappant car, selon le rapport Canon, la préparation plus efficace du travail est l’un des plus grands défis », explique le fondateur. « Cette enquête a également révélé que 83 % des entreprises de construction sont insatisfaites de la vitesse à laquelle les processus de conception et de construction sont digitalisés. La transformation digitale est souvent un processus de longue haleine. »

les entreprises qui ont entièrement digitalisé les processus non seulement au bureau, mais aussi à l’extérieur. « Ces entreprises utilisent l’IoT (Internet of Things) pour traiter automatiquement les données. Des applications spéciales sont utilisées pour partager rapidement des informations et enregistrer les données à la source. Les collaborateurs ont immédiatement accès à toutes les données, à la maison, au bureau, en déplacement ou sur chantier. »

Quatre phases

Sander Jongsma distingue quatre phases dans la digitalisation d’une entreprise de construction. « Dans la première phase, la plupart des processus se déroulent toujours de manière analogue. On utilise principalement du papier au bureau et sur chantier et Excel pour l’administration. De nombreuses PME de construction sont dans cette phase et ne profitent pas encore pleinement du potentiel de la digitalisation. Dans la phase 2, les entreprises utilisent un système ERP dans lequel toutes les données sont collectées. Mais ces informations sont encore échangées sur papier entre le chantier et le bureau. C’est dommage car de cette façon, on travaille avec différents systèmes qui ne se parlent pas. Il y a souvent plusieurs personnes différentes impliquées dans un projet. Sans une bonne vision en temps réel, les erreurs se multiplient et le risque de coûts de défaillance augmente. » Dans la troisième phase, on retrouve

Selon Exact bouw7, il existe quatre phases dans la digitalisation d'une entreprise de construction.

Enfin, il n’y actuellement que quelques entreprises de construction dans la quatrième phase. « Ces entreprises ont non seulement digitalisé leur administration, mais utilisent également l’intelligence artificielle pour mettre en place des processus plus précisément et plus rapidement. Elles utilisent également les données pour faire des prévisions. »

•

juillet-août 2021 • Construction 19


WOLTERS KLUWER

Un développement à partir de la demande du marché « Avec la digitalisation, nous nous retrouvons souvent face aux mêmes histoires et aux mêmes défis », souligne Ronny De Goedt, managing director de Wolters Kluwer & Accounting Belgium. Sur base de cette expérience, son entreprise peut aider efficacement les PME à mener à bien ce processus. « À l’aide de trois piliers : la recherche de plus d’efficacité, un meilleur contrôle de vos chiffres et de votre business et une meilleure qualité au sens le plus large possible. »

W

olters Kluwer est un leader mondial des informations professionnelles, des solutions logicielles et des services pour les secteurs de la santé, de la fiscalité et de la comptabilité, de la gestion d’entreprise, de la gestion des risques et de la conformité et de la réglementation. « En tant que développeur de logiciels, nous comptons des milliers de clients PME qui utilisent nos programmes de comptabilité ou notre plateforme ERP et CRM », explique Ronny De Goedt. « On y retrouve de nombreux grossistes et détaillants, des entreprises de services et de fabrication, mais aussi des petites entreprises de construction et d’installation ». Wolters Kluwer compte plus de 200 collaborateurs répartis sur différents sites en Belgique. « Parce que nous pensons que les PME engagées dans un processus de digitalisation ont également besoin de conseils locaux prodigués par des personnes qui comprennent leur business et éliminent la complexité IT. ».

Répondre à la demande du marché

Le groupe a notamment développé la suite Adsolut en Belgique. « Elle vise à numériser les processus administratifs, souvent liés à la comptabilité, mais aussi à soutenir les processus opérationnels. En termes de modules, nous prenons à brasle-corps les processus généraux des PME 20 Construction • juillet-août 2021

Ronny De Goedt (Wolters Kluwer) est convaincu que la construction pourra également récolter les fruits de nouveaux progrès technologiques.

tels que la gestion clients et fournisseurs (CRM), la gestion des ventes, la gestion des achats (contrats-cadres, demandes de prix), la gestion des stocks, la gestion des contrats, la gestion des installations et des services (planning, agenda, enregistrement des heures), la gestion des articles, la gestion des projets (coûts avant et après, formule de révision, états d’avancement). En outre, nous proposons un certain nombre d’applications mobiles qui aident les services externes (ventes, techniciens) et les magasiniers à alléger les tâches administratives et à réduire le double travail administratif, comme par exemple notre Tech App au sein d’Adsolut pour les entre-

prises de construction et d’installation. » Le développement d’Adsolut vient de la demande du marché. La plus grande question et le défi de ces dernières années concernent les possibilités d’intégration et la connectivité entre différentes applications. « C’est pourquoi nous proposons de soutenir des processus spécifiques dans des secteurs de niche en établissant des liens avec des fournisseurs qui répondent à ces niches, pour des clients qui souhaitent aller encore plus loin dans l’automatisation. Cela inclut entre autres les boutiques en ligne et les applications mobiles pour les installateurs, les techniciens et des représentants ayant des besoins


En termes de modules, Wolters Kluwer prend à bras-le-corps les processus généraux des PME tels que, entre autres, la gestion clients et fournisseurs (CRM), la gestion des ventes, la gestion des achats (contrats-cadres, demandes de prix) et la gestion des stocks.

spécifiques. Le temps où un progiciel pouvait répondre à tous les besoins d’une niche par lui-même, sans se lier à d’autres systèmes, est révolu. » Aujourd’hui, Wolters Kluwer s’engage à renforcer et à améliorer les solutions existantes. « Et sur une mise à jour de notre logiciel pour que tout soit encore plus intuitif. Chaque mois, nous développons une nouvelle version d’Adsolut. Bien sûr, l’évolution de la législation détermine fortement ce qui doit de toute façon changer, mais il y a aussi des améliorations subtiles continues dans le fond du programme. Au lieu d’une mise à jour de version lourde et coûteuse tous les x ans, nous optons pour des améliorations incrémentielles plus petites afin que notre client ne soit pas confronté à une véritable implémentation d’une nouvelle version, bien que cela puisse être un choix. » « Tout comme d’autres secteurs, la construction pourra également récolter les fruits de nouveaux progrès technologiques », ajoute encore Ronny De Goedt. « Il y a, par exemple, RPA (Robotic Process Automation). Une application simple, qui est souvent négligée, mais qui peut être utilisée très efficacement pour simplifier le travail administratif, sans avoir à basculer vers des systèmes ERP lourds et coûteux. Il s’agit principalement d’automatiser les tâches répétitives. »

Zabra

Zabra est un promoteur immobilier soucieux de la durabilité et doté d’une

vision à long terme. Il se concentre sur l’architecture contemporaine pour se loger, travailler et faire du shopping. Il s’aventure également dans la reconversion de friches industrielles et même des édifices religieux. Ces dernières années et encore à l’heure actuelle, Zabra connaît une forte croissance. « Cette croissance est l’une des principales raisons pour lesquelles nous sommes pleinement engagés dans la digitalisation », indique Mario De Meester qui dirige l’administration de Zabra. « En raison de notre croissance, le volume de travail administratif a fortement augmenté, de sorte que la charge de travail est toujours plus importante. Grâce à la digitalisation, nous avons pu réduire cela. Et cela ne s’est pas fait au détriment du nombre de travailleurs. Nos résultats étaient tellement bons que nous avons dû attirer des collègues supplémentaires durant notre digitalisation. » Le choix d’Adsolut de Wolters Kluwer s’est vite fait. « Avant mon arrivée, Zabra travaillait déjà avec d’autres logiciels de Wolters Kluwer », explique Mario De Meester. « Mais le bouche-à-oreille a été le facteur décisif. Une bonne amie, qui dirige un autre bureau de comptabilité, avait déjà beaucoup d’expérience avec Adsolut et en a fait l’éloge. Wolters Kluwer a ensuite organisé deux démonstrations, d’abord pour le personnel administratif de Zabra et ensuite pour la direction. » « Pour nous, l’optical character recognition (OCR) était essentielle », explique-t-

il. « Après le scanning, les factures devaient également être lisibles par le système. L’application devait également être compatible avec notre programme de facturation existant Sales Force et sa forte saveur américaine. »

Implémentation

« Lors de l’implémentation, notre plus gros problème résidait dans notre méthode de comptabilité. Nous réalisons tous les calculs par projet et tous les calculs au sein des projets par unité de logement. Cela facilite les calculs ultérieurs. N’oubliez pas que certains projets comptent plus d’une centaine de logements. Mais à chaque fois que nous avons rencontré un problème d’implémentation, l’account manager de Wolters Kluwer était disponible pour le résoudre en un rien de temps ». Zabra travaille actuellement au déploiement d’un programme de reporting. « Tous les dossiers préparatoires existants doivent être regroupés en un tout homogène. Comme pour de nombreuses entreprises de construction, nous utilisons jusqu’à présent divers programmes traditionnels et généralistes comme Excel. » Zabra n’a pas besoin de solutions de track-and-trace et d’autres applications pour la gestion du matériel et du personnel. « Nous n’avons pas nos propres ouvriers et le travail est effectué par de grands sous-traitants ou entrepreneurs. Ils décident bien sûr de manière indépendante d’utiliser ou non de telles applications. »

•

juillet-août 2021 • Construction 21


ASTENA

« Les objectifs commerciaux sont les plus importants » « Dans le secteur de la construction, les entreprises à vocation professionnelle réussissent toujours bien », déclare John Van de Velde, responsable marketing chez Astena, un fournisseur de solutions logicielles adaptées au secteur de la construction. « Ceux qui travaillent activement à des clients satisfaits, l’innovation technique, des investissements prudents et la motivation de leurs propres collaborateurs, peuvent plus facilement faire face aux fluctuations de la conjoncture économique. Nous voulons donner ce coup de pouce à nos clients. »

P

our tenir cette promesse, Astena travaille en étroite collaboration avec ses clients dans trois domaines pour tirer un rendement maximal de leur IT. « Ce qui compte vraiment, c’est une équipe. Lorsque vous démarrez un projet IT, vous vous concentrez parfois trop sur le logiciel requis. Nous aimons prendre du recul et regarder les personnes qui doivent travailler avec les outils. Notre priorité numéro un est de fournir des logiciels avec lesquels les gens aiment travailler de manière efficace et agréable. »

Objectifs commerciaux

« En fin de compte, les objectifs commerciaux sont les plus importants. Notre IT doit aider à les rendre plus faciles à atteindre. C’est pourquoi nous examinons les processus de votre entreprise et la façon dont vous atteignez vos objectifs. Peu importe à quel point le logiciel est avancé, s’il ne prend pas en charge vos processus de la bonne manière, il ne vous mènera pas assez loin », prévient John Van de Velde.

Applications standard

« Seuls les outils qui fonctionnent correctement font la réussite des projets IT. C’est pourquoi nous constatons que travailler avec autant d’applications que possible offre les meilleures performances. Pourquoi devrions-nous réinventer l’eau 22 Construction • juillet-août 2021

chaude ? Chez Astena, nous nous concentrons sur la plateforme Microsoft, avec des connecteurs vers d’autres applications standard telles que les propres programmes de dessin des entreprises de construction. »

Connecteurs

Il existe déjà de nombreux logiciels puissants qui peuvent aider les entre-

prises de construction à aller de l’avant. « C’est pourquoi nous les intégrons dans l’ERP (Enterprise Resource Planning). Cela fait du logiciel ERP le pilier central d’une entreprise de construction. Nous fournissons ensuite des outils supplémentaires que nous ajoutons aux packages de base en langage de programmation. Nous nous concentrons sur les connecteurs avec

ASTENA MÈNE SES PROPRES RECHERCHES Les graines d’Astena ont été semées à la fin des années 90. Un partenaire de Navision, à l’époque, crée un département spécialisé dans le secteur de la construction. Au fil du temps, la direction actuelle a transformé ce département en sa propre entreprise au sein du groupe Cronos. En 2006, Astena a démarré avec une équipe de dix spécialistes du secteur de la construction. Depuis lors, elle s’est agrandie jusqu’à une équipe de plus de 50 collaborateurs, avec ses propres applications pour les entreprises du secteur de la construction. « En fait, nous pouvons ajouter quelques centaines de travailleurs supplémentaires, car nous sommes toujours soutenus par les collègues au sein du groupe Cronos. » Astena mène ses proches recherches sur les meilleures pratiques, toujours en utilisant la feuille de route de Microsoft. « Nous développons également notre propre logiciel pour les besoins de la construction belge. Chaque année, nous investissons environ 500.000 € en ressources et en personnel dans la recherche et le développement pour continuer à soutenir le marché », indique Wim Vandesompele, managing director chez Astena. « Cela fait de nous, pour le dire en termes de construction, à la fois une entreprise de construction et d’installation. Nous nous concentrons sur le développement de ce qui n’existe pas encore. »


Une croissance explosive en 2014 a conduit notre membre « Zolderse Dakprojecten (ZDP) » à structurer ses processus d’entreprise à l’aide de l’ERP. L’entreprise de construction a choisi Microsoft Dynamics 365 Business Central, l’ancien Microsoft Navision, implémenté par Astena. Pour renforcer ce principe de bout en bout, ZDP et Astena se sont également associés pour développer des applications en plus de la plateforme à l’aide de Microsoft Power Apps. Le résultat de la collaboration ? « Plus d’efficacité, un meilleur service, une meilleure satisfaction client et des marges plus importantes grâce aux contrôles effectués sur notre propre fonctionnement », indique Bart Verjans, responsable des processus d’entreprise et de l’administration chez ZDP. « En raison de la possibilité d’extension, de la nature performante et simple, de notre propre analyse et des conversations avec Astena, Microsoft Business Central s’est avéré être le package idéal pour notre entreprise. Grâce à son expérience dans le secteur, Astena était déjà en mesure de proposer des modules prêts à l’emploi. Cela a permis un processus plus fluide et des coûts considérablement réduits. » Avec un certain nombre de prévisions, ZDP a commencé la mise en œuvre avec Astena. Le projet a démarré mi-2015 et s’est achevé une dizaine de mois plus tard. « Nous avions deux objectifs clairs en tête : la digitalisation afin de pouvoir appliquer le principe de

les meilleurs outils, les plus utiles et les plus utilisés. Et bien que nous nous basions sur Microsoft, notre logiciel est également compatible avec les systèmes d’exploitation autres que Windows. »

Spécifique pour la construction

Microsoft Dynamics 365 Business

bout en bout et une transparence et une efficacité accrues », explique Bart Verjans.

EXTRA BOOST AVEC DES APPLICATIONS « Avec Microsoft PowerPlatform - que nous relions simplement à Business Central - nous créons des applications pour simplifier le travail. Astena a déjà créé trois applications pour nous. La première est l’enregistrement du temps pour les ouvriers. De cette façon, les chefs de chantiers ne doivent plus remplir de documents. Les ouvriers enregistrent désormais facilement leurs heures de travail via l’application et indiquent également ce qu’ils ont fait. Ces données supplémentaires nous donnent un meilleur aperçu de nos chantiers. Une deuxième application est celle du bon de service pour l’entretien ou les réparations. Vous pouvez le créer via l’application avec des commentaires, des heures, des photos et du matériel. Les clients peuvent le signer immédiatement. Dès que le technicien est parti et a fini son travail, la facture est déjà dans votre boîte mail. » « Enfin, nous avons une application pour les devis sur le marché privé. Un vendeur vient mesurer sur place et fait immédiatement une proposition qui peut être signée. Le client reçoit un lien avec toutes les informations et suit plus tard l’état du projet avec des photos. » « Nous avons davantage de contrôle sur ce qui se passe au niveau projet et de l’entreprise. Un chantier tourne-t-il comme il faut ? Comment rationnaliser notre orga-

Central est un outil puissant. « Astena ajoute des fonctionnalités supplémentaires qui prennent en compte les exigences et la terminologie de la construction. Cela vous donne un outil largement applicable pour les entreprises de construction dans lequel toutes les données sont stockées de manière centralisée. »

Bart Verjans est responsable des processus d’entreprise et de l’administration chez ZDP. nisation ? Nous avons désormais une réponse à ces questions. Nos marges absolues ont également augmenté. Le logiciel ERP garantit plus d’informations sur nos ventes ou nos combinaisons produit-marché. Nous sommes plus concentrés et savons dans quelles missions nous excellons. Au lieu de simplement tout accepter, nous regardons à l’avance quel chantier sera rentable. »

BONNE PRÉPARATION Enfin, Bart Verjans insiste sur l’importance du travail réalisé en amont. « Une bonne préparation est importante dans de nombreux cas, en particulier avec un projet ERP. Assurez-vous que toutes vos données de base sont en ordre et posez activement des questions sur la façon dont vous souhaitez vous organiser. Réfléchissez à vos processus. Vous pouvez ajuster par la suite, mais ce n’est pas idéal », conclut-il.

Intelligence artificielle (IA)

« Grâce aux données centralisées, l’ERP est parfaitement adapté à l’IA. Nous sommes convaincus que votre système ERP deviendra plus intelligent et vous prendra de plus en plus de travail. »

•

juillet-août 2021 • Construction 23


ABAX Grâce à ABAX, les données du véhicule et des machines permettent de mieux comprendre, entre autres, la consommation et les émissions de CO2 au sein de votre entreprise.

L’informatique va de pair avec les télécommunications ABAX, anciennement connu sous le nom de RAM track-and-trace, travaille depuis plus de 20 ans comme spécialiste de la télématique pour le secteur belge de la construction. La télématique est la combinaison de l’informatique et des télécommunications.

A

BAX est l’entreprise de télématique à la croissance la plus rapide au niveau européen, avec des logiciels et du matériel développés en interne. ABAX propose une garantie à vie sur les services télématiques, un service 24h/24 et 7j/7, une simplicité d’utilisation et une disponibilité permanente absolument partout. « Nos services aident les clients à rester à jour, à économiser de l’argent, à atténuer les risques et à devenir plus efficaces grâce au Software as a Service (SaaS) », explique Steve Tambuyser, manager business development & integrations. « Nous les aidons à automatiser les processus pour les véhicules, les machines, les outils et les res24 Construction • juillet-août 2021

sources humaines tels que l’enregistrement du temps, l’allocation de mobilité et CheckinatWork. Nous résolvons leurs problèmes quotidiens avec des solutions intelligentes qui vous donnent accès à l’ensemble du lieu de travail, que vous soyez dans la voiture, au bureau ou à l’extérieur sur le chantier. »

CO2 et politique du personnel

« Les données du véhicule et des machines vous permettent de mieux comprendre, entre autres, la consommation et les émissions de CO2 au sein de votre entreprise. Dans le cadre de l’attention croissante portée à la réduction du CO2, cela devient un facteur de plus en plus important. Étant donné que les véhicules sont

responsables d’une grande partie des émissions dans la construction, leur contrôle peut avoir un impact positif direct, tant sur le plan financier qu’environnemental. »

Véhicules

« En plus de l’enregistrement kilométrique traditionnel sur les véhicules, les données enregistrées, combinées à la disponibilité et à l ’occupation des sièges, nous permettent d’avoir un aperçu clair de l’efficacité de l’utilisation quotidienne des véhicules. Sur la base de ces données, les entreprises peuvent décider, par exemple, d’opter pour plus de véhicules mais de plus petits, ou alors pour moins de véhicules mais de plus gros. Vous n’analysez alors


plus les émissions de CO2 par véhicule mais par collaborateur. »

Fonctionnement des machines

La télématique est de plus en plus utilisée dans la construction. De plus en plus, les fabricants équipent les véhicules et les machines de leur propre télématique en usine. Ils le font pour pouvoir suivre directement lorsque, par exemple, une maintenance est nécessaire ou que certaines pièces doivent être remplacées. Les données disponibles peuvent également être utiles aux entreprises de construction elles-mêmes. Mais il y a un problème. « Comme la plupart des entreprises de construction utilisent des machines de différentes marques, différents systèmes sont utilisés, ce qui rend l’ensemble confus et inutilement complexe », explique Steve Tambuyser. « Pour résoudre ce problème, nous ajoutons parfois plusieurs systèmes supplémentaires par objet pour transmettre les données à leur application spécifique. Cela a, ou peut avoir, un impact sur le fonctionnement des machines et des véhicules impliqués et engendre un double coût. Nos solutions de flotte mixte affichent les données de différents fabricants dans une seule application opérationnelle qui est indépendante de la marque. Ainsi,

vous ne devez pas placer de boîte noire supplémentaire dans les machines ou véhicules. Cela a également un impact positif sur l’environnement et réduit les coûts. »

Moins de travail, de nouvelles perspectives

« Dans la construction, de plus en plus de processus sont digitalisés, et complétés par la télématique. C’est une bonne évolution », conclut Steve Tambuyser. « Malheureusement, dans de nombreux cas, ces processus sont traités séparément. Il y a donc encore beaucoup de doublons et les mêmes données doivent être saisies dans différents systèmes. En connectant intelligemment non seulement ces données, mais en les intégrant les unes aux autres, nous pouvons rationnaliser davantage l’ensemble du processus, ne pas tout encoder deux fois et donc minimiser les risques d’erreurs, les résultats étant disponibles plus rapidement. »

Jan De Nul

Jan De Nul est actuellement pleinement engagé dans la transition du RAM MOBILE d’une partie de sa flotte vers ABAX. « Cette flotte compte un total de 1.050 véhicules », explique le gestionnaire de flotte, Christof De Waele. « Mais nous n’utilisons le tracking que pour les voitures des ouvriers, les 20 camions et

les 35 voitures du pool. Ce n’est pas nécessaire pour les voitures de société et de leasing dans notre approche RH. » Avec les modules, Jan De Nul peut localiser ses personnes, suivre avec précision leur utilisation du temps – les arrêts intermédiaires sont également enregistrés – et, si nécessaire, présenter soigneusement à des tiers, par exemple pour contester une amende de circulation. Actuellement, 150 des 195 voitures des ouvriers ont déjà été converties. « La conversion même est un jeu d’enfant. Avant, nous utilisions des modules de track-and-trace RAM. Il fallait déjà connaître certaines technologies pour les implémenter derrière le tableau de bord. Vous collez les modules ABAX sur le parebrise et les connectez à la batterie via un câble. Tout le monde peut le faire en moins d’un quart d’heure. » La seule raison pour laquelle le changement n’est pas encore terminé est que de nombreux véhicules sont rarement présents sur le site de l’entreprise. « L’été dernier, ABAX a repris le trackand-trace RAM et a, depuis, remplacé les modules track-and-trace existants par ses propres systèmes ABAX. Cela représente également un progrès, car les nouveaux modules communiquent sans problèmes avec l’iPad ; le PC et l’iPhone. De plus, les options de recherche sont conviviales. Nous pouvons désormais rechercher par plaque d’immatriculation, type de voiture et nom du conducteur. De plus, nous pouvons ajuster les itinéraires des camions pendant qu’ils sont déjà en route. »

Avenir

Jan De Nul utilise le tracking pour les voitures des ouvriers, les 20 camions et les 35 voitures du pool.

« À l’avenir, nous allons probablement également passer à l’enregistrement du temps avec des badges ou des jetons. Cela permet à notre service RH de surveiller parfaitement les indemnités à payer pour les heures de travail normales et pour les déplacements professionnels en tant que conducteur ou passager », indique encore Christof De Waele. « Peut-être que nous allons également introduire le tracking pour les petits équipements. Mais il n’y a aucun plan pour notre flotte maritime. »

•

juillet-août 2021 • Construction 25


BATILOGIC

Pour une administration simplifiée De nombreuses entreprises préparent leurs devis et factures dans des programmes généraux tels qu’Excel, Word ou avec d’autres logiciels, qui ne sont pas spécifiquement adaptés au secteur de la construction. Batilogic propose comme alternative un progiciel d’administration développé sur mesure pour le secteur de la construction et de l’installation.

«B

atilogic a été développé spécifiquement pour le secteur et répond à tous ses besoins administratifs. Par exemple, il vous permet d’effectuer des calculs ciblés préliminaires et ultérieurs pour vérifier la rentabilité réelle de vos projets. Cela peut se faire en enregistrant les machines utilisées, les matériaux utilisés et les heures travaillées dans l’application mobile Time. Il est également parfaitement possible de facturer à partir des rapports d’avancement ou des travaux de contrôle exécutés », explique la spécialiste marketing, Iris Demaecker. « De plus, nous sommes débarrassés de la duplication des données. Avec Batilogic, vous ne devez introduire les données qu’une seule fois. Ensuite, ces données reviennent dans tous les aspects du package. Tous les devis et factures établis, lettres ou e-mails envoyés, photos, plans…sont automatiquement liés au niveau du client et du projet. »

Applications mobiles

En plus du logiciel au bureau, vous emportez toujours votre administration avec vous, grâce aux applications mobiles. Vous

gérez ainsi vos relations et vos projets et vous ajustez les devis et les bons de travail du client ou sur chantier. Un accord avec le client ? Faites-le signer de manière digitale et, si vous le souhaitez, générez également un QR code pour pouvoir être payé immédiatement. Avec l’application Time, vous enregistrez les machines utilisées, les matériaux utilisés et les heures travaillées directement sur le chantier.

Tout en un

« Batilogic contient de nombreux modules qui sont d’une grande valeur pour de nombreux utilisateurs. Pensons, par exemple, au suivi de projets, aux rapports d’avancement et au module ‘facturation directe’, où toutes les heures travaillées et les matériaux utilisés sont automatiquement facturés… »

Mauvais payeurs ?

Les paiements sont automatiquement mis en correspondance dans le package via le module ‘importer des fichiers coda’. Vous êtes confronté à des mauvais payeurs ? Le système envoie automatiquement des rappels de paiement pour informer les clients du solde

26 Construction • juillet-août 2021

impayé. Le scanning et la transmission des factures au comptable appartiennent également au passé. Batilogic se connecte à presque tous les logiciels de comptabilité, aussi bien pour les factures d’achat que de vente.

Changer

Qu’en est-il de vos fichiers existants ? « Ne vous inquiétez pas », rassure Iris Demaecker. « Notre équipe est prête à préparer le progiciel pour vous. Avec le module d’import, il est possible d’importer toutes sortes de fichiers Excel ou csv dans notre package. Pensez aux listes d’adresses et de prix ou à d’autres listes personnalisées. »

Grandir avec

« Votre entreprise grandit ? Alors Batilogic grandit avec vous. Vous pouvez ajouter rapidement et efficacement des utilisateurs et des modules supplémentaires à tout moment. Les formateurs de Batilogic dispensent des formations et des conseils adaptés à vos besoins. »

FDK

Notre membre FDK (finitions intérieures et extérieurs) est ravi d’utiliser l’outil Batilogic. « Au sein

de FDK, nous estimons qu’il est important de travailler de manière aussi optimale et claire que possible. Un bon logiciel d’administration en constitue la base », explique Tamara Tamsin, du département administration du projet. « Batilogic est le programme le plus important pour notre entreprise. Il relie tous les processus administratifs, du devis à la facturation. Ce processus est semi-automatique et nous fait gagner beaucoup de temps. » Grâce à Batilogic, FDK dispose de fiches clients complètes, avec toutes les données de contact et financières pour chaque projet. « Les fiches contiennent tous les devis, factures, calculs préliminaires et ultérieurs, e-mails, contrats, attestations TVA 6 % et courriers pour chaque projet. Les coûts et marges estimés sont déjà saisis lors du calcul préliminaire. Il existe également un lien avec l’enregistrement horaire de nos ouvriers sur les chantiers et avec les factures d’achats dans le logiciel comptable. Ces données sont intégrées dans le calcul ultérieur. De plus, la préparation et l’envoi des rapports d’avancement et des factures aux clients se fait via Batilogic. »

•


DIGITALISATION

Le hub mobile du projet Build4Wal commence sa tournée dans les écoles Le 25 mai dernier, la CCW et le CSTC étaient à la Haute Ecole Louvain en Hainaut (HELHa) à Mons. L’objectif était d’effectuer une démonstration sur le terrain du « hub mobile » du projet Build4Wal (Démonstrateur Construction 4.0). Un projet financé par la Wallonie et soutenu par l’Agence du Numérique (AdN), en collaboration avec le CETIC et CENAERO.

L

e « hub mobile », une camionnette remplie de technologies, a pour objectif de venir à la rencontre des acteurs de terrain (entreprises et écoles) avec une série de démonstrations pratiques et didactiques. À Mons, cela s’est déroulé en petits stands auprès des enseignants de la section des bacheliers en construction et des chercheurs du centre de recherche Ceref Technique de la HELHa. Ils ont pu observer le potentiel de certaines technologies pour relever les défis à venir dans le secteur de la construction, en adéquation avec l’évolution des compétences. Le CSTC a présenté quelques démonstrations concrètes pour les technologies suivantes : appareil de photogrammétrie, facilitation de l’estimation des métrés, track and trace, prévention du port du casque, inspection par drone et réduction de la pénibilité à l’aide d’exosquelette. Grâce au hub mobile, le CSTC peut montrer comment une

technologie répond à une problématique concrète sur chantier en adéquation avec la réalité du terrain.

Technologies impressionnantes

Olivier Debauche, directeur du département Sciences & Technologies de la HELHa, a trouvé cette démonstration enrichissante. « Je suis très heureux des échanges qui ont pu être établis avec le secteur. Celui-ci a fortement évolué ces dernières années et les technologies mises en place sont impressionnantes. C’est une belle première étape dans la mise en relation de l’enseignement supérieur et des nouvelles technologie Cette phase de sensibilisation et de découverte mènera très certainement à des réflexions ultérieures », a -t-il indiqué.

Démonstrateur Construction 4.0

Cette démonstration du « hub mobile » entre dans le cadre du projet de Démonstrateur Construction 4.0. Il est porté par trois partenaires technologies

Le « hub mobile », une camionnette remplie de technologies, a pour objectif de venir à la rencontre des acteurs de terrain (entreprises et écoles) avec une série de démonstrations pratiques et didactiques.

mettant leurs compétences en synergie : le CSTC (coordinateur du projet), le CENAERO (Centre de recherche en aéronautique) et le CETIC (Centre d’Excellence en Technologies de l’Information et de la Communication). La CCW appuie ce projet pour le présenter aux organismes de formation et d’enseignement afin qu’ils puissent sensibiliser leurs apprenants aux technologies concernées, soit par le biais d’informations complémentaires, soit en modifiant les cursus (évolutions des compétences). Grâce à la complémentarité de tous ces partenaires, le projet a une portée d’actions allant du chantier (exécution) jusqu’à l’usage des bâtiments (conception, utilisation et smart building). Ce projet se matérialise par la réalisation de « hubs » de démonstration (actuellement mobiles et bientôt fixes également), en vue de sensibiliser au départ les entreprises de construction, en fracture numérique pour la plupart, au potentiel de la digitalisation. « Le projet Build4Wal met en exergue le potentiel des technologies numériques pour améliorer la productivité du secteur et la qualité des produits et des ouvrages, tout cela en relation avec les besoins en formation. Le projet contribue ainsi à réduire l’écart entre, d’une part, le monde scolaire et académique et, d’autre part, la réalité du terrain aujourd’hui en pleine évolution », a conclu Francis Carnoy, le directeur général de la CCW. Dès la prochaine rentrée scolaire, le « hub mobile » poursuivra sa tournée dans d’autres hautes écoles et à l’avenir, au sein de différents organismes de formation et lors d’événements.

•

juillet-août 2021 • Construction 29


ÉLECTROMOBILITÉ

Comment concevoir les bâtiments pour anticiper la mobilité de demain ? En Wallonie, depuis le 11 mars, les bâtiments à construire ou faisant l’objet de travaux de rénovation importante, comprenant plus de dix emplacements de stationnement, doivent respecter des exigences d’électromobilité. Question : l’application de ces exigences estelle aisée pour nos membres ? La réponse dépend des métiers concernés. Elle est accueillie globalement positivement par la filière électrotechnique, mais génère d’autres difficultés auprès d’autres filières. Analyse.

D

’ici quelques années, le parc de véhicules belges sera en grande partie électrique. Le gouvernement fédéral a d’ailleurs récemment fait savoir qu’en 2026, seules les voitures de société électriques seront encore déductibles fiscalement. Pour répondre à cette évolution de la mobilité, nos autorités veulent accélérer le nombre de bornes de recharge. La Wallonie, qui en compte actuellement 1.000, a l’objectif d’en implanter 7.000 sur son territoire, à l’horizon 20242025. La Région de Bruxelles-Capitale ambitionne les 11.000 bornes d’ici 2035, et la Flandre veut en installer 30.000 d’ici 2025. Nos bâtiments devront donc aussi être équipés pour l’installation de ces bornes. Et depuis le mois de mars, la Wallonie impose aux maîtres d’ouvrage

Le décret du 17 décembre 2020 vise tant les bâtiments résidentiels que non résidentiels et introduit, entre autres nouveautés, l’obligation d’installer certains équipements destinés aux véhicules électriques lorsque le parc de stationnement est situé à l’intérieur du bâtiment ou qu’il jouxte le bâtiment. (Photo: Enersol)

30 Construction • juillet-août 2021


de respecter des exigences d’électromobilité (voir encadré p.32). Nos membres en prennent tout doucement connaissance. Ils nous ont fait part de leur analyse de ces exigences en lien avec la réalité du terrain.

Cobelba

Etienne Lambilliotte est le directeur général de Cobelba, une entreprise spécialisée dans les bâtiments tertiaires et multi-résidentiels. Il vient de découvrir cette nouvelle réglementation sur un projet en cours. Il pointe plusieurs difficultés pour appliquer ces exigences. « Même s’il n’existe pas encore de législation spécifique en matière de sécurité incendie, les pompiers imposent généralement de pouvoir sortir les véhicules élec-

triques qui rencontreraient d’éventuels problèmes. Cela signifie qu’il doit y avoir des points d’ancrage permettant l’évacuation d’un véhicule en feu et que les emplacements réservés aux véhicules électriques doivent se trouver près des portes de sortie. Suivant les exigences des pompiers, le maître d’ouvrage ne pourrait pas positionner les bornes où il veut », indique-t-il. Pour Etienne Lambilliotte, il sera peut-être nécessaire de repenser la fonctionnalité des sous-sols. « Sortir les véhicules n’est pas insurmontable pour les pompiers. Il faudrait installer davantage de points d’ancrage, remonter la hauteur de certains plafonds, renforcer certains planchers... Mais cela complexifie tout de même beaucoup les choses. Actuellement, les exigences sécurité incendie ne sont pas

propices aux parkings intérieurs mais plutôt aux extérieurs. » Autres questions que se pose notre membre. « Quelle sera notre responsabilité de constructeur en cas d’incendie, causé par un véhicule électrique, si la structure du bâtiment ne résiste pas ? Les exigences de sécurité incendie sont-elles compatibles avec les conditions fixées par les assureurs ? Et une fois installées, qui gèrera ces bornes ? L’acquéreur ? Le locataire ? Le syndic ? La copropriété ? C’est important de le préciser, or ça ne l’est pas ». (NDLR : la gestion d’un bâtiment et de ses infrastructures est de la responsabilité du propriétaire ou du co-propriétaire.) Etienne Lambilliotte avance une technologie spécifique comme solution : « Les exigences sécurité incendie ne devraient-elles pas imposer un volet coupe-feu ? Il s’agirait d’un box fermé dans lequel on pourrait isoler un véhicule en feu. Avec ce système, on pourrait donc placer des bornes un peu partout sans places bien définies. À voir cependant si le surcoût qu’occasionnerait ce type de solution serait supportable. » Le directeur de Cobelba résume. « Ces exigences d’électromobilité ne sont pas encore bien claires et doivent être étudiées projet par projet, sans cadre précis et uniformisé. Une certitude néanmoins, elles occasionnent des surcoûts actuellement impossibles à estimer précisément. »

Enersol

Membre de la Confédération Construction, Enersol est rattaché à la fédération Techlink. Celle-ci regroupe notamment les activités d’électrotechniques, d’équipements de sécurité et d’énergies renouvelables. Elle constate que les initiatives fédérales et régionales se multiplient autour de la mobilité électrique et du déploiement de bornes de recharge. Malgré les nombreux défis qui en découlent inévitablement, et sans minimiser certaines inquiétudes relatives aux mesures de soutien annoncées, Techlink s’enthousiasme de l’opportunité que juillet-août 2021 • Construction 31


ÉLECTROMOBILITÉ

cela représente pour les membres in­stallateurs électrotechniques. Comme il s’agit de batteries et de très nombreux systèmes de production, de pilotage et de stockages décentralisés, les aspects sécurité et incendie doivent bien sûr être soigneusement pris en compte, comme c’est notamment le cas dans le projet

« Quelle sera notre responsabilité de constructeur en cas d’incendie, causé par un véhicule électrique, si la structure du bâtiment ne résiste pas ? »

d’intégrer au Règlement général sur les installations électriques (RGIE) de nouveaux textes réglementaires concernant les bornes de recharge (section 7.22). Vincent Bellin est responsable de la mobilité chez Enersol, entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables. Notre membre propose des solutions de chargement intelligent basées sur la modulation dynamique de la charge. « Même si le cadre réglementaire est encore assez flou, pour moi, les nouvelles exigences PEB d’électromobilité sont une bonne chose. De nombreux constructeurs automobiles ont annoncé une électrification complète de leurs véhicules pour 2025. D’ici 4 à 5 ans, on produira peut-être une majorité de véhicules électriques et quasi plus de thermiques. D’autre part, la fiscalité évolue également en avantageant les véhicules électriques, faibles émetteurs de CO2. Autant donc se préparer dès aujourd’hui »,

précise-t-il. « Mais je comprends le point de vue des maitres d’ouvrage, promoteurs et entrepreneurs pour qui il s’agit souvent d’une nouvelle contrainte et de surcoûts supplémentaires. » Pour lui, la solution est d’anticiper ces coûts inévitables à l’avenir. Il donne un exemple. « La part « gros-œuvre » est un poste important dans les installations de rechargement. Et nous constatons que beaucoup de maîtres d’ouvrage n’ont pas anticipé les coûts. Récemment, un client nous a demandé d’installer 80 points de recharge sur un parking construit il y a deux ans. Cela a nécessité de gros travaux sur les murs et dalles de sol pour procéder à ces installations. De plus, avec les travaux, la moitié du parking a été indisponible pendant deux mois. Il aurait fallu prévoir tout cela avant la construction du parking ou du moins déjà prévoir les gaines pour pouvoir tirer les câbles. »

DES EXIGENCES DIFFÉRENTES SELON LA DESTINATION DU BÂTIMENT Les exigences d’électromobilité, explicitées dans le décret du 17 décembre 2020, font partie de la transposition d’une directive européenne de 2018. Des exigences similaires ont été introduites au même moment dans les deux autres régions. Le décret du 17 décembre 2020 modifie le décret PEB du 28 novembre 2013. Il vise tant les bâtiments résidentiels que non résidentiels et introduit, entre autres nouveautés, l’obligation d’installer certains équipements destinés aux véhicules électriques lorsque le parc de stationnement est situé à l’intérieur du bâtiment ou qu’il jouxte le bâtiment. Il jouxte le bâtiment lorsque, simultanément : • il existe une connexion physique ou technique entre le parking et le bâtiment ; • le parking est utilisé exclusivement ou principalement par les occupants du bâtiment ; • le parking et le bâtiment sont détenus par le même titulaire de droit réel.

Quelles sont ces exigences ? Elles diffèrent selon la destination du bâtiment. S’il s’agit d’un bâtiment destiné au logement individuel, il devra être équipé de l’infrastructure de raccordement pour chaque emplacement de stationnement. L’infrastructure de raccordement est définie comme étant les conduits pour le passage des câbles électriques permettant de procéder à l’installation ultérieure d’un point de recharge pour les véhicules. Dans le cas d’un bâtiment non résidentiel (en ce compris le logement collectif tel que hôtels, résidences pour personnes âgées, prisons, …), il devra être équipé d’une borne de recharge ainsi que l’infrastructure de raccordement pour au minimum un emplacement de stationnement sur cinq. Pour un bâtiment mixte (parties résidentielles et non résidentielles), la destination principale du bâtiment l’emportera pour définir les exigences.

INFO : energie.wallonie.be et nicolas.spies@ccw.be

32 Construction • juillet-août 2021


(Photo: Enersol)

« En l’état actuel des choses, outre l’opportunité que ces exigences peuvent représenter pour la filière électro, elles compliquent néanmoins la gestion des projets, de leur conception à l’obtention des permis. »

S’il propose à l’entrepreneur d’anticiper, il reconnaît que la législation en la matière est assez floue. Il demande plus de clarté et d’uniformité sur deux critères importants. « Un, la sécurité incendie en rapport avec les pompiers. Il s’agit souvent d’impositions locales différentes d’une commune à l’autre. Pour les parkings souterrains, chez Enersol, on impose la visite des pompiers au préalable. Ils conseillent d’installer les emplacements équipés pour les véhicules électriques près des portes de sortie et de prévoir des portes coupe-feu. L’installation des infrastructures est privilégiée en extérieur car, en cas de problème avec la batterie d’un véhicule, il faut immerger le véhicule en entier dans un bassin d’eau pendant 24 à 48h. » En deux, il pointe les assurances. « C’est aussi au cas par cas et ça varie d’une assurance à l’autre. Une, par exemple, impose ce type d’installation uniquement au -1, au rez-de-chaussée et au +1. Il

faudrait également de l’uniformité sur les conditions requises par les assureurs. » Vincent Bellin rejoint donc Etienne Lambilliotte sur le manque de clarté. « Les exigences d’électromobilité ne sont pas encore bien claires et doivent être étudiées projet par projet sans cadre précis et uniformisé. »

Conclusion

Que retenir de ces témoignages ? En l’état actuel des choses, outre l’opportunité que ces exigences peuvent représenter pour la filière électro, elles compliquent néanmoins la gestion des projets, de leur conception à l’obtention des permis. Des questions subsistent : que faut-il respecter et installer ? L’intégration de l’électromobilité aux bâtiments impacte également la commercialisation. Quid des surcoûts et de l’utilisation des bornes (assurance et gestion des places de parking) ?

Vous avez pu le lire, il existe un manque de clarté au niveau de la sécurité incendie. Les avis de pompiers diffèrent d’une zone à l’autre et ne sont pas uniformes. Ils entrainent actuellement d’importantes contraintes au niveau de la localisation des bornes. Un travail est effectué par le « Fireforum » (fédéral et zones d’incendies) pour établir des exigences sécurité incendie communes à toutes les zones de secours pour ce qui concerne le placement des équipements d’électromobilité. Ce travail aboutira dans le courant de 2021 et lèvera les incertitudes actuelles. Un courrier ; rédigé par la CCW, l’UWA, l’UWE et l’UPSI ; a été adressé aux autorités publiques pour leur demander de pouvoir prendre connaissance dans les plus brefs délais des recommandations du « Fireforum » et d’organiser un groupe de travail avec tous les acteurs concernés pour clarifier les modalités pratiques et réglementaires relatives au déploiement des infrastructures pour la mobilité électrique. Demande a été également faite pour que la Région wallonne se munisse sans tarder d’une circulaire visant à maintenir une tolérance automatique qui couvre les acteurs de terrain, jusqu’à la définition précise des exigences à respecter (incluant les conclusions du Fireforum). Depuis le 11 mars, les acteurs doivent respecter une exigence technique encore inconnue à ce stade.

•

juillet-août 2021 • Construction 33


CONSTRUFUTUR

Une formation sécurité pour les nouveaux entrants Initié par les partenaires sociaux wallons et mis en œuvre par Constructiv pour la CP124 et par la CCW Academy pour le pilier employés et cadres, Construfutur a rapidement acquis le statut de partenaire incontournable pour la formation des travailleurs. En avril, nous présentions un aperçu de quelques formations disponibles. Dans cette édition, nous mettons le focus sur les formations liées à la sécurité pour nouveaux entrants et sur les formations intra-entreprises.

V

éritable alternative à la formation VCA, dans le cadre du dispositif Emploi Tremplin Construction, les formations pour nouveaux entrants consistent en une exploration la plus exhaustive possible des règles de base de la sécurité sur chantier. Riches en contenus, en exemples, en analyses de cas, en manipulations de matériel didactique, ces formations préparent chaque participant à agir et réagir de façon à garantir sa propre sécurité et celle de ses collègues sur chantier. Tout comme la formation VCA, qui atteste qu’un travailleur est en mesure de respecter des normes de sécurité très strictes en entreprise ou sur chantier, la formation pour nouveaux entrants favorise le processus d’intégration du jeune ouvrier dans l’entreprise. Elle répond aux exigences du dispositif Emploi Tremplin Construction et constitue une des étapes vers l’octroi d’une prime à l’entreprise allant jusqu’à 1.000€.

Emploi Tremplin Construction

5 étapes constituent le dispositif Emploi Tremplin Construction : l’engagement d’un ouvrier, la désignation d’un accompagnateur au sein de l’entreprise, l’établissement d’un plan de formation personnel, l’organisation d’un entretien de fonctionnement et, in fine, le paiement de la prime (si 34 Construction • juillet-août 2021

toutes les étapes précédentes ont été entièrement exécutées). En développant une formation pour nouveaux entrants, Construfutur permet à l’entreprise de satisfaire aux

attentes en lien avec la troisième étape, à savoir que le jeune suive au minimum 8 heures de formation de base à la sécurité. Ces heures de formation peuvent être complétées par des formations

LES FORMATIONS INTRA-ENTREPRISES : QUAND LES FORMATEURS SE DÉPLACENT EN ENTREPRISE Lorsqu’une entreprise envisage de former ­plusieurs travailleurs, il est parfois plus intéressant de programmer une formation in company (en entreprise) plutôt que d’inscrire ses ouvriers en sessions inter-entreprises en centre de formation. À partir de 8 participants, il est en effet utile d’envisager cette alternative. Les formations intraentreprises sont souvent plus intéressantes f inancièrement. Ce dispositif évite également des déplacements inutiles aux ouvriers. C’est parfois aussi l’oc­casion pour l’entreprise d’avoir ses ouvriers sous la main. À ne pas confondre avec les formations internes, les formations intra-entreprises sont pilotées par Construfutur, organisées pour les seuls travailleurs d’une entreprise

et conf iées à un opérateur de formation partenaire. Ce partenaire utilise, dès lors, les infrastructures, les engins ou le matériel de l’entreprise. Les formations intra- entreprises les plus demandées sont la conduite des engins mécanisés, le travail en hauteur ou encore le secourisme de base et le recyclage. Néanmoins, si l’entreprise envisage de former un nombre suffisant de travailleurs et qu’elle garantit de mettre à disposition de l’opérateur de formation les inf rastructures adéquates et conformes aux normes en vigueur, toute demande de formation peut être étudiée. Ces formations semblent de plus en plus répondre à un besoin des entreprises. D’autant plus dans le contexte sanitaire actuel.


À partir de 8 participants, il est utile d'envisager les formations intraentreprises.

charges, la prévention en matière d’alcool et de drogues (CCT 100). internes à l’entreprise, des formations pratiques ou encore des formations obligatoires telles que les travaux en hauteur ou les premiers secours.

Nombreuses thématiques

Il est évident que la formation ne remplace pas les formations certifiantes et/ou obligatoires dans l’un ou l’autre

domaine. Néanmoins, les thématiques abordées sont nombreuses : la réaction à avoir en cas d’accident, l’ordre et propreté sur chantier, la signalisation et le balisage, les produits dangereux, la prévention et la lutte contre l’incendie, les travaux en hauteur, les risques électriques, les protections collectives et individuelles, le levage et le port de

La sécurité : une priorité

La sécurité est primordiale pour le secteur de la construction. La campagne Safety my priority, lancée par la Confédération, en est la preuve. Construfutur espère pouvoir contribuer à l’améliorer en dispensant les formations aux nouveaux entrants.

•

INFO : www.construfutur.be

juillet-août 2021 • Construction 35


PATRIMOINE

Socatra rachète les activités de Colen Bonne nouvelle pour le secteur de la rénovation du patrimoine en Wallonie ! L’entreprise bruxelloise Socatra vient de racheter les activités de Colen, une entreprise située à Jodoigne. Colen devient une entité autonome de Socatra et garde son nom et son siège d’exploitation.

S

uite à la crise sanitaire, l’entreprise Colen, bien connue pour son savoir-faire dans la restauration du patrimoine wallon, connaissait des difficultés financières. Elle souhaitait néanmoins assurer la pérennité de ses activités. Elle a donc sollicité Socatra, une entreprise familiale et indépendante de classe 8, pour lui céder ses activités. « Ils sont venus frapper à notre porte, au

début de l’année 2021, et cette reprise nous a immédiatement intéressés. Nous avons rapidement décidé de reprendre leur actif », explique Alexandre De ­Cesco, l’administrateur délégué de Socatra. « Nous disposions déjà d’une activité rénovation, notamment sur du patrimoine privé, mais il nous manquait un savoir-faire pointu sur la rénovation du patrimoine classé. Cette reprise nous a permis d’obtenir l’agréation D24 pour les bâtiments classés et D23 pour l’artisanat pointu. »

Une vingtaine de collaborateurs

Concrètement, une vingtaine de collaborateurs de Colen rejoignent les équipes de Socatra. « Il s’agit de menuisiers, charpentiers, toituriers, couvreurs, maçons ou encore de tailleurs de pierre formés aux Compagnons de France, ce qui démontre leur savoir-faire. Chez Colen, toutes ces personnes étaient habituées à travailler, de manière artisanale, sur des églises, des châteaux, des vieilles fermes fortifiées dont certaines sont classées. Nous Colen devient une entité autonome de Socatra et garde son nom et son siège d’exploitation, à Jodoigne.

36 Construction • juillet-août 2021

renforçons donc notre offre et nous disposons désormais d’une gamme complète qui nous permet d’aller plus loin dans notre travail et de proposer un savoir-faire élargi à plusieurs métiers », souligne encore l’administrateur délégué.

Ancrage wallon

Le passage de flambeau a été acté à la fin du mois d’avril. Le nom Colen reste. « Nous y tenions beaucoup, j’insiste, car il est très connu en Wallonie. C’est une véritable institution ! », souligne Alexandre De Cesco. Cette reprise va également permettre à Socatra de renforcer sa présence dans le sud du pays. « Une grosse partie du personnel de Colen habite en Wallonie et nous renforçons donc notre ancrage wallon. Les acteurs spécialisés dans ce type de rénovation artisanale très pointilleuse ne sont pas nombreux. Il était important qu’un tel fleuron poursuive ses activités et nous sommes heureux d’être associés à ce beau projet qui permet à Colen d’encore exister et de montrer son savoir-faire. »

•


BRUXELLES/ENVIRONNEMENT

CIT Blaton obtient la plus haute distinction du label « Entreprise Ecodynamique » Pour la deuxième année consécutive, CIT Blaton a obtenu la plus haute distinction du Label « Entreprise Ecodynamique ». La direction de notre membre bruxellois a reçu cette distinction des mains d’Alain Maron, ministre bruxellois de l’Environnement et Barbara Trachte, secrétaire d’Etat à la Région bruxelloise, au sein de son siège social situé à Schaerbeek.

L

e Label « Entreprise Ecodynamique » est une reconnaissance officielle et gratuite de la Région de Bruxelles-Capitale. Il récompense et encourage les entreprises, associations et institutions bruxelloises qui agissent pour réduire l’impact de leur activité sur l’environnement. Il a été créé en 1999, revu en profondeur en 2018, et est coordonné par Bruxelles Environnement. Le label valorise les démarches en éco-gestion, notamment en matière de gestion et prévention des déchets, d’utilisation rationnelle de l’énergie, de gestion de la mobilité des travailleurs… Les efforts réalisés sont symbolisés selon une échelle à trois niveaux : une, deux ou trois étoile(s). Pour la deuxième année consécutive, CIT Blaton obtient donc le plus haut niveau du label : 3 étoiles. « Nous avons franchi le pas pour l’obtenir en 2019 et avons obtenu la première certification en 2020. Nous sommes heureux de pouvoir la reconduire cette

année. C’est une chouette dynamique », a souligné Eric Doff-Sotta, administrateur-directeur de CIT Blaton.

Depuis plus de 10 ans

Une dynamique qui, en réalité, remonte à plus de 10 ans. En effet, les engagements de notre membre en matière de responsabilité sociétale et environnementale remontent à la rénovation de son siège social, en 2006. En 2012, l’entreprise obtient la certification ISO 14001 (réduction de l’empreinte environnementale, de la pollution air/ eau et adaptation des process pour réduire les nuisances envers les riverains) ; la certification « CO2 Neutral » du siège social en 2018 et le label en 2020/2021. « C’est grâce aux mesures prises en matière environnementale et l’implication de tous nos collaborateurs que nous obtenons cette certification pour la deuxième année consécutive », s’est réjoui Frédéric Loriaux, administrateur-direc-

UN LABEL QUI RENCONTRE UN FRANC SUCCÈS EN RÉGION BRUXELLOISE Depuis 2000, pas moins de 410 entreprises, tous secteurs confondus, ont été labellisées en Région bruxelloise. C’est dire l’engouement de cette reconnaissance. « Le succès que connait cette politique régionale de labellisation mise en œuvre par Bruxelles Environnement nous prouve aujourd’hui que le clivage entre économie et environnement n’est plus. Aujourd’hui, le label aide à structurer, planifier et mesurer les efforts entrepris. Il récompense le dynamisme environnemental et les progrès en la matière, notamment de gestion des déchets, de consommation d’énergie, de gestion des déplacements ou encore d’utilisation rationnelle de matières premières », a indiqué le ministre Alain Maron. « Il est enthousiasmant de voir des entreprises bruxelloises aussi importantes que CIT Blaton sur le chemin de la transition écologique dans le cadre de leurs activités. C’est le signe que nous allons ensemble dans la bonne direction », a souligné Barbara Trachte, secrétaire d’Etat à la Transition économique à la Région bruxelloise.

De g. à dr. ; Barbara Trachte, secrétaire d’Etat à la Transition économique à la Région bruxelloise ; Alain Maron, ministre bruxellois de l’Environnement ; Frédéric Loriaux et Eric Doff-Sotta (direction de CIT Blaton) et Rémy Robijns, responsable du service QSE (Qualité-Sécurité-Environnement) chez CIT Blaton.

teur de CIT Blaton. L’entreprise de construction ne va pas s’arrêter là et poursuit ses efforts en matière de gestion environnementale. « La prochaine étape est d’obtenir la certification environnementale « échelle de performances CO2 ». Il est de notre responsabilité, en tant qu’entreprise, de diminuer notre empreinte environnementale. Depuis quelques années, l’impact de notre activité sur l’environnement est devenu un axe de préoccupation et une valeur qui nous tient à cœur. Nous sommes persuadés que mener une bonne gestion environnementale, c’est aussi assurer un développement durable de nos activités au sein de la société », a indiqué Eric Doff-Sotta. CIT Blaton est également impliquée dans le projet Build Circular.Brussels. « Nous allons former à la circularité, non seulement nos ouvriers sur chantier, mais également nos employés qui ont une vue beaucoup plus hélicoptère de la thématique », a expliqué l’administrateurdirecteur.

•

juillet-août 2021 • Construction 37


BRUXELLES /INFRASTRUCTURES

« Pour concrétiser ses projets, Beliris a besoin de la construction ! » Beliris, l’accord de coopération entre l’Etat fédéral et la Région bruxelloise, vient de présenter les projets du 14e avenant (2020-2022). Dotés d’un budget de 845 millions d’euros, ces projets concernent la construction, la rénovation et la restauration dans des domaines variés : mobilité, logements sociaux, patrimoine, aménagement urbain, sport, culture…Karine Lalieux (PS), la ministre fédérale en charge de Beliris, nous présente ce 14e avenant et ses projets phares.

D

epuis 28 ans, la mission première de Beliris est de faire rayonner Bruxelles à l’international. Et ce nouvel avenant devrait fortement y contribuer. « Ces projets forment un tout cohérent. Ils doivent permettre aux Bruxellois de se sentir bien chez eux et aux touristes et visiteurs de continuer à aimer Bruxelles. Nous devons être fiers de notre Ville », souligne Karine Lalieux. « Ce plan, qui est un plan de relance à lui tout seul, doit avoir du sens et nous y avons mis des projets qui vont se concrétiser. Ils sont à différents stades d’avancement et nous faisons appel à tous vos membres et leurs différents métiers pour les mener à bien. Nous avons besoin de la construction ! » Ce plan se concentre sur 5 domaines majeurs : mobilité ; développement et revitalisation urbains ; culture, sport et patrimoine ; espaces verts et publics et infrastructures à finalité économique et de formation. Dans les lignes qui suivent, nous vous présentons les projets les plus importants (ndlr : la liste est nonexhaustive).

Mobilité

La mobilité est l’axe majeur de ce plan. Plus d’un tiers du budget y est consacré : 292 millions d’euros. « Le

38 Construction • juillet-août 2021

qua. La passerelle piétonne Beekant sera, quant à elle, rénovée. Enfin, le rond-point Schuman sera complètement réaménagé (21 millions d’euros du plan de relance européen). « En plein milieu du quartier européen, c’est un fameux défi que nous allons relever », souligne Karine Lalieux.

Développement et revitalisation urbains

Karine Lalieux (PS), la ministre fédérale en charge de Beliris.

Métro 3 reste le projet phare. Le permis est à l’instruction et nous espérons l’obtenir en 2023 ». Beliris dispose d’une enveloppe annuelle de 50 millions d’euros pour l’extension du réseau de métro. La mobilité douce est également mise en avant avec le développement du Réseau vélo + et cinq nouvelles études pour un budget de 13 millions d’euros. Trois avenues importantes seront redessinées pour favoriser les modes actifs : le Boulevard Lambermont, l’avenue de la Toison d’Or et l’avenue Emile Bock­s tael. Deux passerelles seront construites : la Thielemans et la Viva-

Depuis plusieurs années, Beliris s’efforce de revitaliser les quartiers les plus vulnérables de Bruxelles en créant des espaces de proximité et de détente, en sécurisant la circulation et en améliorant le cadre de vie. Quelque 224 millions d’euros sont prévus à cet effet. « Une grosse partie de ce budget, à savoir 68 millions d’euros, sera consacrée à la rénovation de logements sociaux. On parle ici de 900 logements sociaux qui seront rénovés », souligne la ministre. Beliris lancera les travaux pour le bâtiment Esseghem et le complexe Querelle. Des études pour 5 autres projets seront également réalisées : 2 bâtiments du complexe Les Brigitinnes à Bruxelles, un ensemble de maisons du Logis-Floréal à Watermael-Boitsfort, le bâtiment Apollo II à Schaerbeek, le complexe Dubrucq à Molenbeek-Saint-Jean et des


logements de la Cité Peterbos. Tous ces projets s’ajoutent aux 1.663 logements que Beliris a déjà à son actif.

Culture, sport et patrimoine

Au niveau culturel, le Conservatoire royal de musique sera rénové et bénéficiera d’un montant de 17 millions d’euros. Après la rénovation des Ateliers de La Monnaie, la construction d’une réserve de costumes et d’un tunnel entre les Ateliers et le théâtre, Beliris annonce la rénovation des façades du théâtre et du Grand Foyer. Un total de 3,8 millions d’euros a été prévu pour La Monnaie. Et le bâtiment « Vander­borght » sera rénové en centre culturel (1 millions d’euros). Côté sportif, mentionnons la future construction d’un stade national de hockey. « Vu les résultats des équipes nationales masculines et féminines, notre pays se doit d’être équipé d’infrastructures qui sont à la hauteur de la place du hockey belge sur la scène sportive internationale. Nous en sommes au stade des études de faisabilité mais une chose est sûre, il sera implanté à Uccle. Imaginez la fierté d’un entrepreneur d’être associé à ce beau projet avec son nom dans le stade », indique Karine Lalieux. Beliris prévoit 7,5 millions d’euros. La Région bruxelloise va investir 6,5 millions d’euros et la fédération de hockey va également contribuer financièrement au projet. Coût total : entre 15 et 20 millions d’euros. À Evere, Beliris prévoit la rénovation partielle du complexe sportif et la construction d’une nouvelle salle multisports de 1.000 m² comprenant une tribune, une salle polyvalente, des vestiaires, une cafétéria et une terrasse. Budget : 6,5 millions d’euros. Pour le chapitre patrimoine, 16 millions d’euros seront alloués à la rénovation de l’Abbaye de Forest et les Serres de Laeken vont profiter d’une restauration bien méritée. Situé sur le site exceptionnel du Domaine Royal, l’édifice sera complètement restauré : architecture, stabilité, ventilation, chauffage, électricité, climatisation, sanitaires…Beliris

financera les travaux suite aux études menées par la Régie des Bâtiments pour un montant de 13,6 millions d’euros.

Espaces verts et publics

La crise sanitaire a montré l’importance des parcs et espaces publics de qualité pour les Bruxellois. Beliris prévoit 76 millions d’euros pour continuer à améliorer le cadre de vie de la Région bruxelloise. Citons la restauration du Parc de Forest, l’aménagement d’un parc sur le Quai des Matériaux, la verdurisation du quai des Péniches et du quai des Armateurs, le développement d’un domaine récréatif à Neerpede, la création d’un écoduc dans la forêt de Soignes et la construction des chemins du parc de Tournay-Solvay à Boitsfort.

Infrastructures à finalité économique et de formation

Pour mener tous ces projets à bien, la construction sera l’acteur central. « On connaît les problèmes que rencontrent vos membres pour trouver de la main-d’œuvre. Nous avons bien compris le message. Nous voulons donc les aider en développant des centres de formation à Bruxelles. » Le Pôle Formation Emploi construction est dans les cartons depuis des

années. Une première enveloppe de 16 millions d’euros lui est accordée. « Il faut absolument que tous les acteurs et partenaires concernés se mettent autour de la table pour trouver une solution sur l’emplacement de ce centre », insiste encore Karine Lalieux. Beliris va également investir 1,5 millions d’euros pour l’extension de Technicity, à Anderlecht. On y donnera notamment des formations d’électricité, de soudure… Enfin, un centre de formation en alternance sera aménagé à Schaerbeek. « Nous savons que la solution à cette pénurie de main-d’œuvre passe par ce type d’apprentissage. On veut revaloriser tous ces métiers. Beliris prévoit 1 million d’euros pour les études de faisabilité de ce centre. » Chers membres, vous voilà prévenus ! Beliris a plus que jamais besoin de vous. Il y a des marchés à prendre. « Chaque euro consacré à Bruxelles via Beliris est un investissement pour l’ensemble de la Belgique. En 2021, à l’heure où la relance économique est l’un des grands défis postcrise, Beliris jouera un rôle incontournable de levier dans la redynamisation de l’investissement public. Nous sommes fiers de ce nouvel avenant. La Belqique est riche de sa capitale. »

•

juillet-août 2021 • Construction 39


FEGC/BSPA

Dans 58 % des cas, le prix d’une piscine s’élève entre 50.000 et 65.000 €.

Le rush sur les piscines :

5.000 constructions prévues en 2021 Bien aidé par le premier confinement de 2020, le secteur des constructeurs de piscines a le vent en poupe. Si en 2015, 2050 piscines ont été construites ; ce chiffre devrait s’élever à 5.000 en 2021, selon les chiffres et prévisions de notre Groupement des entreprises générales de construction de piscines et de la Belgian Swimming Pool Association (BSPA). Etat des lieux, tendances et prix.

B

onne nouvelle pour le secteur des piscinistes ! La demande pour posséder un petit coin de paradis d’or bleu dans son jardin est bien là. Elle s’est même accentuée ces dernières années, boostée par la crise sanitaire qui imposait aux Belges de rester chez eux. Maintenant, il va falloir savoir répondre à ce rush. « Car tout le monde veut sa piscine en même temps », souligne Patrice Dresse, le directeur du Groupement des entreprises générales de construction de piscines. Or, les carnets de commande des membres, qui représentent environ la moitié des piscinistes, sont déjà remplis pour 2021. Les nouvelles demandes seront donc exaucées en 2022.

58 % à coques

Dans quel genre de piscines peut-on effectuer un plongeon, en Belgique ? Selon les chiffres du groupement et de la BSPA, les piscines à coques sont lar40 Construction • juillet-août 2021

gement en tête avec près de 60 % des ventes (58 %). Avantage : elles peuvent être installées à n’importe quelle saison. Les piscines en béton arrivent en deuxième position (28 %) et demandent une température minimale et un temps, si possible sec, pour être coulées. Les piscines en inox, en bois et en PPC clôturent le classement (14 %). Quelle est la taille moyenne de ces piscines ? Dans 64 % des cas, elles mesurent 10 mètres sur 4 ; 9 mètres sur 4 dans 21 % des cas ; 8 mètres sur 4 dans 5 % des cas ; 12 et 11 mètres sur 4 dans 4 % des cas et enfin 10 mètres sur 3,5 dans 2 % des cas. Autre statistique intéressante : le prix. Dans 58 % des cas, il s’élève entre 50.000 et 65.000 € ; entre 65.000 et 80.000 dans 21 % des cas ; entre 35.000 et 50.000 € dans 14 % des cas et entre 80.000 et 100.000 € dans 4 % des cas. Un budget inférieur à 35.000 ne représente que 2 % des constructions de pis-

cines et seulement 1 % pour un budget compris entre 100.000 et 150.000 €. Vous êtes également de plus en plus nombreux à répondre à une demande de rénovation de piscines existantes. Le chiffre est en effet passé de 600, en 2019, à 637, en 2020, soit une augmentation de 6,2 %.

Groupement créé en 2017

Pour rappel, le Groupement des entreprises générales de construction de piscines a été créé en 2017. Cette annéelà, 2.150 piscines avaient été construites. Le directeur rappelle ses principales fonctions. « Nous regroupons les professionnels du métier et nous nous assurons de la stabilité financière de nos membres. Nous défendons les intérêts du secteur et formons nos membres via des webinaires, des vidéos, des réunions ou encore des brochures. En cas de problèmes sur un dossier, nous assurons la médiation entre le client et l’entrepreneur. »

•


CSTC

Tout sur la réalisation d’une terrasse ou entrée de garage La Note d’information technique (NIT) n° 276 que le CSTC a publiée le mois dernier consacre 96 pages à ce sujet et sort ainsi un véritable guide de bonne pratique pour l'exécution des terrasses et entrées de garage sur terre-plein. Cette NIT permet à l’exécutant et à l’auteur d’un projet d’être aidés et orientés quant au choix des matériaux et des techniques de pose les plus appropriés pour réaliser une terrasse extérieure sur terre-plein.

L

a NIT 276 a été élaborée au sein d’un groupe de travail créé à l’initiative du Comité technique “Revêtements durs de murs et de sols” présidé par P. Goegebeur et par le regretté M. De Bes, ancien président de Fecamo.

Un ouvrage particulièrement sollicité

Les terrasses extérieures sur terreplein forment le trait d’union entre un bâtiment et son environnement extérieur. Simple agrément ou accès essentiel, elles sont soumises à un niveau de sollicitation sévère : variations thermiques, pluie et vent qui mouillent puis assèchent, gel, tachages divers, passage de véhicules plus ou moins lourds, etc. La NIT 276 explique comment la nature et l’épaisseur des différentes couches doivent être adaptées au type de support et à la classe de sollicitation prévue. Des dispositions sont à prendre pour limiter les conséquences des mouvements thermiques auxquels les terrasses sont soumises et pour évacuer au mieux les eaux de surface ainsi que les eaux percolant à travers le revêtement de sol. Les matériaux doivent être judicieusement choisis à tous niveaux pour 42 Construction • juillet-août 2021


pouvoir répondre aux sollicitations auxquelles ils seront soumis. Les experts du CSTC rappellent notamment que les microfissures observées dans les joints de terrasses sont normales, vu les sollicitations auxquelles elles sont exposées. Il en va de même pour la rétention fréquente d’eau au droit de ces microfissures après une humidification de la terrasse. Ils insistent aussi sur l’indispensable entretien d’une terrasse, pour éviter les dépôts calcaires et éliminer les mousses.

La NIT 276 répond à vos questions

Les conditions avant, pendant et après l’exécution sont passées en revue.

L’implantation d’une terrasse et la reconnaissance de son support sont primordiales. La NIT examine les diverses couches constitutives d’une terrasse : le fond de coffre (fond de rouille), la sousfondation, la fondation… Y a-t-il déjà une dalle de béton à l’endroit de la terrasse ? Quelle sécurité pour quel type de sollicitation ? Quelle finition, avec quels types de matériaux et quel mode de pose ? Toutes ces questions sont abordées et commentées dans le guide de bonne pratique, qui vous parlera aussi de déclaration de performance, fiches techniques, ATG, BENOR… Les carreaux céramiques sont une option, mais pas la seule. Il y a aussi les dalles et bordures en pierre naturelle et celles en béton. Le document décrit par ailleurs les produits de pose et de jointoiement ainsi que les accessoires.

sans oublier les diverses pathologies fréquentes, les réparations possibles, etc. La NIT propose enfin un texte type pour cahier des charges. Mais le CSTC reste modeste en admettant que, vu l’absence de document belge officiel sur le sujet, les habitudes en matière de terrasses peuvent parfois diverger des recommandations énoncées dans la NIT 276, qui ne sont donc pas l’unique façon de réaliser correctement une terrasse sur terre-plein : c’est au cas par cas qu’il faut voir quelle méthode de travail semble la plus pertinente.

•

COMMENT SE PROCURER LA NIT 276 ?

Techniques de mise en œuvre

Pose collée sur chape durcie ou au mortier sur sable stabilisé ? Il y a aussi la pose en chape fraîche, la pose à sec sur sable (éventuellement stabilisé) ou sur gravillon. Une terrasse peut par ailleurs être posée sur plots… La technique de réalisation des joints est également étudiée dans la NIT.

Évacuation des eaux

Des caniveaux ou des filets d’eau peuvent permettre à l’eau de s’évacuer, de même que les avaloirs ou le débordement dans une tranchée drainante ainsi qu’une percolation à travers les joints ouverts du revêtement. Le document traite aussi du dimensionnement et de la pose des canalisations…

Autres aspects

La terrasse peut être reliée à un escalier, servir au passage d’une voiture, devant un garage… Et comment faire la jonction avec la façade verticale qu’elle jouxte ? Le CSTC aborde toutes ces questions, de même que la réception des matériaux et celle des travaux,

• La Note d’information technique n° 276 peut être téléchargée sur le site www.cstc.be avec vos codes d’accès.

• Un exemplaire imprimé peut aussi être commandé auprès du service “Publications” du CSTC (e-mail : publ@bbri.be, tél. : 02/716.42.11 et fax : 02/725.32.12). Les entrepreneurs et enseignants bénéficient d’un tarif préférentiel de 15,9 euros pour la version imprimée de cette NIT.

juillet-août 2021 • Construction 43


CSTC

Un mortier EPS peut faire une bonne couche de nivellement La couche de nivellement est un must pour les complexes planchers actuels. Il y a plusieurs méthodes pour réaliser une telle couche. L’une d’entre elles a retenu l’attention du Centre scientifique et technique de la construction dans son avant-dernier “CSTC-Contact” : la couche de nivellement réalisée à l’aide d’un mortier à base de billes de polystyrène.

À quoi sert la couche de nivellement ?

Dans les complexes planchers actuels, la couche de nivellement, qu’on appelle aussi quelquefois la “souscouche”, s’applique directement sur le plancher porteur et se situe sous la chape et sa membrane PE sous-jacente (voir figures 2A et 2B). La sous-couche sert notamment à corriger les irrégularités du sol dues, par exemple, à la présence de tuyaux. La face supérieure de la couche de nivellement doit être suffisamment plane pour offrir le meilleur support possible aux panneaux d’isolation qui viennent habituellement la recouvrir, comme on le voit sur la figure 2A. Et lorsque la chape est mise en œuvre par-dessus la couche de nivellement, sans isolation intermédiaire (voir figure 2B), la planéité du support est également requise pour donner à la chape une épaisseur uniforme. N’ayant pas la même performance mécanique que la chape, la couche de nivellement n’a pas vocation à servir de support direct au revêtement de sol. Sa cohésion de surface est insuffisante. Mais elle doit quand même, au sein du complexe plancher, présenter une résistance à la compres44 Construction • juillet-août 2021

sion suffisante pour éviter ou limiter sa déformation.

Utiliser un mortier EPS pour la couche de nivellement

Une couche de nivellement peut

être réalisée à l’aide de béton cellulaire, de béton maigre ou de mortier. Bien souvent, on y ajoute aussi des granulats traditionnels… ou légers comme les granulats EPS (ou PSE). Ces granulats, recyclés ou non (non recyclés, ils sont Fig. 1 Mise en œuvre d’une couche de nivellement à l’aide de mortier EPS.


Fig. 2 : Localisation de la couche de nivellement dans un complexe plancher.

aussi appelés ‘perles’), sont mélangés à de l’eau, du ciment, des adjuvants et éventuellement du sable. Ces dernières années, les fabricants sont parvenus à améliorer la valeur d’isolation thermique des mortiers enrichis de granulats EPS, tout en leur gardant une résistance à la compres­sion et une masse volumique suffisantes, grâce notamment à l’optimisation des perles (forme, surface…) et à l’ajout de graphite (comme enrobage des granulats EPS ou comme adjuvant). Sur le marché belge, on trouve actuellement des mortiers EPS présentant des résistances à la compression allant de 0,1 à plus de 3,0 N/mm².

Normes et garanties

Les normes NBN EN 160251 (exigences relatives aux mortiers EPS secs prémélangés en usine) et NBN EN 16025-2 (fabrication et vérifications par l’entrepreneur lui-même) traitent des mortiers EPS. Le marquage CE de ces produits n’est pas encore obligatoire. En Belgique, il existe aussi des mortiers EPS certifiés par un agrément technique (ATG) spécifiant la composition du mortier, ses caractéristiques principales, les instructions

pour sa mise en œuvre, les applications prévues, la certification et les contrôles, etc. La base de données des produits PEB établie par les Régions donne par ailleurs des informations relatives aux matériaux d’isolation, nécessaires dans le cadre d’une déclaration PEB. L’accent y est mis sur les performances thermiques des isolants (valeur λ). Attention : si la teneur en ciment utilisée sur le chantier est différente de celle utilisée pour les essais réalisés dans le cadre de la déclaration PEB, les propriétés des matériaux seront différentes également.

Soyez vigilants lors de la mise en œuvre !

La valeur λ des mortiers EPS varie entre 0,04 et 0,12 W/mK selon l’application prévue dans le sol ou les toitures plates. Elle peut donc être nettement supérieure à la valeur λ des panneaux d’isolation et des isolants projetés, ce qui demanderait d’appliquer une couche trois fois plus épaisse, voire plus, par rapport au PUR projeté. Et cela n’est pas toujours possible, notamment en rénovation. Les mortiers EPS s’appliquent sur un

support sec, porteur et – si nécessaire – recouvert d’un primaire. En l’absence d’accord spécifique, les tolérances sur le niveau et la planéité de la couche de nivellement réalisée à l’aide d’un mortier EPS sont celles décrites dans la NIT 189, sans irrégularités locales. Si la couche de nivellement est plus épaisse, on la laissera sécher plus longtemps. Et pour éviter que l’humidité de la couche de nivellement ne remonte vers les panneaux d’isolation, on fera bien de placer une membrane en polyéthylène entre les deux. Idem entre la couche de nivellement et la chape, s’il n’y a pas d’isolation intégrée (cf. figures 2A et 2B).

•

RÉFÉRENCE CSTC-Contact 2021/2, pp. 18-19 : seul cet article original de Tinne Vangheel, ingénieur et conseillère principale senior à la division “Communication et formation” du CSTC, peut être cité en référence.

juillet-août 2021 • Construction 45


PROJET

De l’eau de chantier pour la brasserie AB Inbev à Louvain À Louvain, AB Inbev travaille, de manière innovante, non seulement avec de la bière mais aussi avec de l’eau. Les entreprises de construction Democo et MBG pompent l’eau des projets résidentiels Vivid & Lucid du développeur immobilier AG Real Estate, via des tuyaux souterrains jusqu’à la brasserie voisine, où le plus grand groupe brassicole du monde produit sa Stella Artois.

«N

ormalement, l’eau devait être évacuée dans la Dyle. Elle sera en fin de compte utilisée pour les processus de traitement technique de la brasserie », explique Thomas Bijnens, directeur stratégie et marketing chez Democo. « C’est une solution bien plus durable ». Les tuyaux vont du réservoir de stockage d’eau sur le chantier directement à la brasserie. Arrivée à destination, l’eau est purifiée et réutilisée comme eau de production avant d’être purifiée une seconde fois et renvoyée, en partie, dans la Dyle. Le conteneur est équipé d’un trop-

46 Construction • juillet-août 2021

plein de sécurité qui garantit que l’eau, non utilisée par AB Inbev, est drainée vers la Dyle, de manière contrôlée. « L’eau de chantier pompée reçoit ainsi une seconde vie », déclare A ­ lexander Soenen, directeur de la brasserie.

Eau purifiée

Pas de bière sans eau. Pour AB Inbev, l’utilisation rationnelle de l’eau est une question cruciale et intrinsèque. Pendant le processus de brassage, la consommation d’eau est constamment maintenue aussi basse que possible et permet une seconde vie aux eaux usées. Ce procédé offre, par


Le conteneur est équipé d’un trop-plein de sécurité qui garantit que l’eau, non utilisée par AB Inbev, est drainée vers la Dyle, de manière contrôlée. (Photo Democo)

AG Real Estate et les entreprises de construction MBG et Democo traitent les eaux de chantier pour Stella Artois. (Photo: AB Inbev)

exemple, ces eaux purifiées à la ville de Louvain pour l’entretien de ses plantations. En coopérant avec la ville et d’autres partenaires tels que le Boerenbond et les entreprises de construction locales, la brasserie tente de stimuler l’utilisation circulaire de l’eau de manière créative. « Le chantier de construction, situé à côté de notre siège, nous a offert la possibilité de collecter l’eau dans un conteneur à proximité du chantier vers nos processus de traitement, de l’autre côté de la route », explique Alexander Soenen.

Pomper

« Sur presque tous les chantiers de construction, les eaux souterraines doivent être temporairement pompées avant que les travaux puissent commencer. Ceci est nécessaire pour garantir la stabilité des fondations pendant les travaux. Chaque fois que nous devons extraire des eaux souterraines, nous cherchons une solution durable et créative pour l’utilisation de l’eau. La majorité de nos chantiers offrent l’eau aux riverains de proximité pour un usage privé. Pour ce chantier, nous avons souhaité un

partenaire qui puisse faire un meilleur usage de l’eau. AB Inbev partage notre vision sur la gestion efficace des ressources naturelles. Cette collaboration est donc un choix logique », expliquet-on, du côté de Democo et MBG. Pour cette initiative commune, AG Real Estate souscrit elle aussi pleinement à son engagement en faveur du développement durable. « En tant que développeur et investisseur immobilier diversifié, nous portons une attention constante aux objectifs de développement durable (SDG) des Nations Unies, tant pendant la phase de conception et de construction que dans la gestion de notre portefeuille. Dans une démarche de préservation de l’environnement, AG Real Estate développe des actions locales et ciblées sur des thématiques précises, notamment, en donnant une deuxième vie à autant de matériaux que possible et en réduisant des déchets résiduels au minimum », déclare Philippe Monserez, chief design & build officer d’AG Real Estate. « Bien que cette application soit exceptionnelle, l’utilisation de l’eau de drainage n’est pas unique. Habituellement, nous juillet-août 2021 • Construction 47


PROJET

(Schema: AB Inbev)

offrons aux riverains l’eau pompée et collectée. Les voisins intéressés viennent alors se servir à notre conteneur avec leurs propres récipients », explique encore Thomas Bijnens. « Nous testons toujours l’eau. Si elle contient des impuretés ou de la pollution, nous ne l’offrons pas. » Le projet résidentiel Biebuyck, à Bruxelles, est un autre bon exemple. Democo et Van Laere y travaillent avec Belfius et l’organisation Opensource.Brussels, une initiative de l’asbl NoWayBack. Il a été spécifiquement lancé pour économiser l’eau du robinet pure en rendant les eaux souterraines pompées, mais autrement inutilisées, disponibles pour toutes sortes d’applications. Opensource.Brussels collabore également avec, entre autres, Besix (Martelareplein à Louvain), Vanhout (Vanderlindenstraat à Schaerbeek) et Aertssen et De Meuter sur l’ancien site de General Motors, à Anvers. « Habituellement, l’initiative vient de l’autorité délivrant les permis », souligne Thomas Bijnens. « C’était également le as avec Vivid & Lucid. La ville de Louvain n’a rien exigé mais nous a simplement demandé de trouver les meilleures pratiques respectueuses de l’environnement. Aussi bien le maître d’ouvrage que nous, entrepreneurs, et la brasserie allions tous dans la même direction. Nous sommes donc parvenus très rapidement à un accord pratique. » David Dessers (Groen), échevin du Climat et de la Durabilité à Louvain, confirme. « Nous espérons que cette initiative incitera de nombreux propriétaires de projets de construction à faire de même. Nous nous efforçons de réaliser des projets neutres en utilisation de l’eau et favorisons sa réutilisation autant que possible. Lorsque cela ne peut se mettre en place, nous encourageons les propriétaires de bâtiments à mettre les eaux souterraines 48 Construction • juillet-août 2021

Des tuyaux souterrains vont jusqu’à la brasserie voisine. (Photo: Democo)

à la disposition des entreprises du quartier ou des riverains. De cette manière, nous évitons que de l’eau filtrée soit utilisée pour des applications pour lesquelles les eaux souterraines conviennent également, car chaque goutte compte. »

•


RÉDUCTIONS AUX MEMBRES JUILLET-AOÛT

Ticket Sport & Culture, LE chèque de l’été

La vie reprend en ce début juillet : c’est le retour des activités culturelles, des spectacles, des concerts, des stages des enfants, la réouverture des salles, des parcs d’attractions... C'est le moment idéal pour offrir un moment de détente à vos collaborateurs avec Ticket Sport & Culture. Ce sésame leur offre l'accès à des centaines d'activités pour déconnecter seul, en famille ou entre amis ! En plus, vous soutenez également ces 2 secteurs qui viennent de rouvrir et ont terriblement besoin d'encouragements.

Un avantage extralégal particulièrement intéressant La loi prévoit un cadre légal et fiscal avantageux, tant pour l’employeur que pour le travailleur : • Jusqu’à 100€/personne par an (vous choisissez le montant) • Entièrement exonéré de charges sociales et fiscales • 0 taxation pour le travailleur • Valide 15 mois, du 1er juillet de l’année en cours au 30 septembre de l’année suivante

NOUVEAUTÉ 2021 : le Ticket Sport & Culture s’est digitalisé et se charge désormais tout simplement sur la carte Edenred de vos travailleurs. Plus d’infos et commande sur www.edenred.be/fr/employeur/ticket-sport-culture

Des centaines d’activités pour se détendre et se ressourcer Une sortie en famille au parc animalier ou au parc d’attractions, des tickets de concert ou pour le musée, un abonnement au club de sport ou votre cours de yoga, une soirée au théâtre ou à l’opéra, le stage de vos enfants cet été… Le Ticket Sport & Culture vous offre l’accès à des centaines d’activités pour se bouger, se divertir et recharger ses batteries.

EXCLUSIVITÉ EDENRED : Edenred Fit, vous connaissez ? Sur Edenred Fit, vous réservez une séance de sport à la carte, un cours de yoga, une session de crossfit, de spinning, de zumba et bien plus encore, tout près de chez vous et sans abonnement ! Bien sûr, vous pouvez directement la payer en ligne avec vos Ticket Sport & Culture électroniques. Trouvez une séance près de chez vous sur fit.edenred.be and let’s get fit!

50 Construction • juillet-août 2021


La TVA et les taux réduits dans le secteur de la construction Deuxième édition de l'ouvrage de référence La TVA est un impôt qui peut être à la fois simple pour certains et confus pour d'autres. Les taux de TVA applicables au secteur de la construction constituent en effet une branche particulièrement vaste, complexe et évolutive de cette matière fiscale. Le nombre croissant des règles législatives et administratives en matière de TVA ainsi que la jurisprudence excessivement dense aux niveaux belge et européen ne simplifient pas la tâche des entrepreneurs de construction, loin s'en faut. Cet ouvrage unique vous permettra de retrouver toutes les informations actualisées concernant les taux de TVA liés aux travaux de rénovation, à la démolition-reconstruction, à la construction de logements sociaux, et ainsi de suite. De quoi épargner une fastidieuse recherche dans des sources d'informations multiples. L'index des mots clés détaillé et précis qu'il contient facilite en outre la recherche lorsqu’on est amené à déterminer le taux de TVA à appliquer à un travail immobilier particulier. L’ouvrage est édité par Kluwer et compte 250 pages. La Confédération Construction peut le proposer à ses membres au prix avantageux de 50 € pour la version papier ou électronique, et 65 € pour les deux versions. Les non-membres et autres personnes intéressées peuvent l'obtenir au prix de 85 € ou 110 € respectivement (soit le prix auquel l'éditeur Kluwer le vend). Ce livre est également disponible en néerlandais sous le titre : « De verlaagde btw-tarieven in de bouwsector ».

Formulaire de commande

Envoyer un mail à commandes@confederationconstruction.be ou commander dans le e-shop. Le/la soussigné(e) (Nom et prénom) : …………………………………………………………………………………….………………………………………………………….… Entreprise : ………………………………………………………………………………………………………………………………………….…………………………………………….…………………… Adresse de facturation : ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… Code postal : ……………………….. Commune : ………………………………………………………………………………………….…………………………….……………………….. Tél. : ………………………………………………………….……………. Fax : ……………………………………………………………………………….…………………………….……………………….. Email : ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….…………………………….……………………….. Numéro de tva ou d’entreprise : …………………………………………………………………………………………………………….…………………………….…………………. Numéro d’affilié à la Confédération Construction : …….………………………………………………………………………………………………………………. Commande La TVA et les taux réduits dans le secteur de la construction au prix de (prix htva) : •

Membres : 50 € x …. ex. (papier ou électronique) ou 65 € x …. ex. (papier et électron.)

•

Non-membres : 85 € x ... ex. (papier ou électron.) ou 110 € x …. ex. (papier et électron.)

Je m’engage à verser ce montant dès réception de la facture. Date et signature :

juillet-août 2021 • Construction 51


MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION

Wienerberger : des briques de parement démontables sans mortier ni colle

Dans le cadre de la construction circulaire, Wienerberger a développé un système pour placer des briques de parement démontables sans mortier ni colle. Le système ClickBrick utilise des briques calibrées sur mesure dotées d’une rainure et affichant une tolérance dimensionnelle extrêmement faible. D’où l’absence de dégradés visibles dans les façades. Ce système de superposition à sec repose sur un ancrage mécanique extrêmement solide utilisant des clips et des crochets d’ancrage en acier inoxydable, flexible et rapide, la pose n'est pas affectée par les conditions météorologiques, facilitant ainsi la planification de la phase d’exécution des travaux. Cette méthode ne requérant aucune compétence spécifique en maçonnerie, elle permet de remédier à la pénurie d’hommes de métier qualifiés sur chantier. Cette méthode de travail vous permet de démonter plus tard et de réutiliser les briques. ClickBrick est également certifié Cradle To Cradle. L'assortissement est disponible en différentes couleurs et textures. Vu l'absence de joints, une façade ClickBrick sera constituée d'un pourcentage

Bobcat lance une

nouvelle génération de télescopiques

de briques plus élevé que les façades en briques traditionnelles. La couleur, la forme et la structure des briques seront ainsi mises en valeur de façon optimale. Une étude de la VUB a montré qu'après 30 ans, une façade ClickBrick conserve pas moins de 70 % de sa valeur une fois démontée et pourra parfaitement être utilisée pour un projet de construction suivant. Lors d’un démontage après 50 ans, la valeur résiduelle atteint encore et toujours 56 %. En Belgique, ce système est utilisé pour adapter et agrandir au moyen d’une nouvelle construction le centre d’accueil pour jeunes Ten Dries à Sint-Denijs (Zwevegem), un concept signé BAST architects & engineers.

www.wienerberger.be

La découpeuse K970 SmartGuard d’Husqvarna : efficacité et sécurité optimale Connu pour la puissance et l’efficacité de ses machines, Husqvarna mise aussi beaucoup sur la sécurité. La K970 SmartGuard est l’exemple même de l’efficacité et de la sécurité. En plus d’être légère, puissante et fiable, cette découpeuse, avec un disque diamanté amélioré, vous permet de travailler en toute confiance. La technologie SmartGuard, un carter de disque étendu, réduit le risque d’accident par rebond et favorise un travail d’une extrême précision.

Bobcat lance sa nouvelle génération de télescopiques de série R. Elle contient douze modèles qui offrent des hauteurs de levage de 6 à 18 m avec des capacités de levage maximales comprises entre 2,6 et 4,1 tonnes. Le nouveau système de transmission permet des travaux difficiles en hauteur avec une précision chirurgicale. Les travaux sont facilités par la combinaison du système de positionnement de la flèche associé au tout nouveau manipulateur ultraprécis, à la fonction d’approche lente, et à l’amélioration de la visibilité depuis la cabine. La pédale d’approche lente a été améliorée afin d’offrir une plus grande facilité d’utilisation et une réduction de la fatigue. Le frein moteur plus élevé réduit la distance d’arrêt et améliore la sécurité sur les chantiers. Les vitesses tortue / lièvre sont de séries sur tous les modèles et commandées par le manipulateur. Pour les applications qui exigent une réponse rapide de la transmission, le nouveau mode dynamique est disponible. La nouvelle commande d’accélérateur manuelle en option permet de contrôler la vitesse de déplacement indépendamment du régime moteur. La cabine est conçue autour de l'opérateur. Un nouvel écran LCD de 5 pouces affiche des informations interactives et rationalisées, y compris la vue de la caméra arrière, pour un fonctionnement plus facile et plus précis de la machine.

www.bobcat.com

www.husqvarna.com juillet-août 2021 • Construction 53


MARQUANT

Deuxième édition du « Virtual Speed dating Construction » La deuxième édition du « Virtual Speed dating Construction » se déroulera les 28 et 29 septembre 2021 avec un double objectif : permettre à de futures recrues hautement qualifiées de décrocher un stage auprès d’entreprises du secteur de la construction et aux entreprises participantes de dénicher les talents de demain. Cette année encore, la CCW, l’Union wallonne des entreprises (UWE), Stages-up et quatre hautes écoles (Haute Ecole Louvain en Hainaut, Haute Ecole en Hainaut, Haute Ecole de la Province de Liège et Haute Ecole Robert Schuman), en collaboration avec le Forem qui apportera un soutien technique, s’unissent afin d’organiser la deuxième édition virtuelle du « Virtual Speed dating Construction ». « Aujourd’hui, le secteur de la construction est à la recherche de tout type de profil, tant ouvrier qu’issu de l’enseignement supérieur. Les entreprises du secteur de la construction ont toujours été particulièrement investies dans le processus de formation des jeunes. C’est donc naturellement que la CCW s’implique dans la recherche de stages des étudiants », indique Francis Carnoy, le directeur général de la CCW. « Je suis convaincu qu’il s’agit pour ces jeunes d’une belle opportunité d’apprendre au contact de professionnels, ainsi que de préparer leur sortie d’école. Bien souvent, un stage réussi débouche sur une offre d’emploi pour le jeune. » À noter également que plusieurs séances d’informations autour du secteur auront lieu durant l’événement qui se tiendra à la fin du mois de septembre.

•

54 Construction • juillet-août 2021


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Construction juillet-août 2021 by Embuild - Issuu