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Le BCM : pour éviter les erreurs de médicaments Le bilan comparatif des médicaments (BCM) du patient est une pratique organisationnelle requise par Agrément Canada et dont l’application au CHUM a été vérifiée par cet organisme lors de sa visite en avril 2010. L’exercice du BCM permet de réduire les risques d’erreurs liés aux médicaments, par exemple manquer d’un médicament que le patient prenait avant son arrivée, lui donner un dosage inapproprié, lui donner un médicament devenu inutile. Il consiste à faire la comparaison des médicaments du patient aux moments critiques de son séjour au CHUM que sont l’admission, le transfert entre les unités de soins et le départ du CHUM. À son admission, une première liste des médicaments que le patient prenait à domicile avant d’arriver à l’hôpital est obtenue dès que possible. Cette liste est déposée au dossier du patient par un membre de l’équipe de soins. Dans le cadre d’un projet pilote débuté dans trois unités de soins, des assistants-techniques en pharmacie (ATP) rencontrent le patient nouvellement admis, font une collecte de données qui permet de connaître la pharmacie privée du patient, obtiennent la liste des médicaments pris à domicile, qu’on appelle aussi le profil externe, vérifient auprès du patient comment il prenait ses médicaments, et s’il prend des médicaments en vente libre et des produits de santé naturels. Ces données sont ensuite inscrites au dossier informatique de la pharmacie, ce qui permet alors à Oacis de présenter les mêmes renseignements que le profil externe comporte. C’est à partir de là que le médecin peut commencer à faire la comparaison entre le profil externe et le profil actif des médicaments, et si des divergences sont notées, le médecin du patient peut faire les corrections nécessaires en rédigeant une ordonnance de mise à jour. On aura compris que le but de cette pratique est de réaliser un portrait le plus exact possible de la pharmacothérapie du patient, de prévenir la survenue d’événements indésirables et donc, d’améliorer la sécurité des patients durant leur séjour. Cette pratique est devenue par ailleurs de plus en plus urgente à mettre en place de façon systématique et rigoureuse depuis que nos patients sont plus âgés, vivent de plus en plus longtemps avec des maladies chroniques, et prennent de plus en plus de médicaments qui peuvent interagir les uns avec les autres.
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L’assistante-technique en pharmacie Solvina Chhiv prend en note l’historique des médicaments
d’un patient. Les ATP peuvent contribuer significativement au processus que permet le BCM. Les ATP connaissent bien les médicaments, à la fois par la formation qu’ils ont reçue et dans le cadre de leurs fonctions au Département de pharmacie. Leur nouveau rôle permet aussi d’économiser le temps d’autres professionnels de la santé qui auraient à faire les démarches pour obtenir le profil externe. Les ATP sont aussi bien placés pour soutenir les activités professionnelles des pharmaciens au moment où les histoires médicamenteuses des patients sont rédigées. Leur rencontre avec les patients se fait habituellement en quelques minutes, puisque la démarche est systématisée et les quelques questions sont simples.