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Fraise au Maroc
Une technicité en évolution constante L’évolution des techniques de production au Maroc a commencé par la culture du fraisier qui a connu un développement remarquable pendant les 30 dernières années. D’une culture de plein champ, elle est passée à une culture sous tunnels nantais, puis sous grands tunnels ou abris multi-chapelles avec de nombreuses améliorations au niveau de tout l’itinéraire technique de la plantation à la récolte en passant par la fertilisation, l’irrigation, la protection phytosanitaire, etc. Les systèmes de cultures appliqués à la fraise sont passés ainsi d’un modèle extensif peu productif à un modèle intensif très productif, à en juger par les rendements moyens à l’hectare, la qualité du produit, le respect de normes des plus en plus exigeantes. Les producteurs marocains sont par conséquent arrivés au même niveau que les entreprises européennes installées dans les régions de production et ont adopté les techniques les plus innovantes en matière d’irrigation, de fertigation, de lutte intégrée pour la protection des cultures, ...
Le fraisier, locomotive du secteur Au Maroc, le fraisier joue un rôle primordial dans le développement socio-économique des régions de production (Gharb et Larache). Ce secteur pilote assure même le transfert des technologies vers d’autres cultures, notamment l’irrigation
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goutte à goutte qui est actuellement largement adoptée par les producteurs de cultures maraichères, pastèque, tomate industrielle, melon… Par ailleurs, la fraise a été un véritable vecteur de promotion du travail des femmes. Très rares au début, elles représentent actuellement 100% de la main d’œuvre employée dans la récolte et
Agriculture du Maghreb N° 75 Avril 2014
dans les stations (chômage pratiquement éliminé dans la zone). Dans la pratique, le fraisier, culture de sols légers sensible à la salinité de l’eau et du sol, est mis en place en octobre-novembre à une densité de 50-60.000 plants/ha pour une entrée en production 3 mois après plantation. La période de
production s’étend entre janvier et juin avec un pic entre février et mars. La culture est pratiquée à 80% sous petit tunnel et à 20% sous grands abris serres ou multichapelles. Le rendement moyen est autour de 40 t/ha dont 75-80% sont exportés (80% en surgelé, 25-30% en frais).