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Mutualistes 352 MCA

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JANVIER 2022 - TRIMESTRIEL 1,88 € - ISSN : 0154-8530

MAGAZINE DE PRÉVENTION SANTÉ - N°352

La contraception aujourd’hui TÉLÉMÉDECINE Un essor récent

ACTUALITÉ DE LA MUTUELLE

MCA

Élections des délégués des adhérents de la MCA


ÉDITO

L

es choix sociétaux et les avancées de la médecine ont permis de gagner, au fil des générations, des dizaines d’années de vie. On estime qu’un cancer sur quatre pourrait être prévenu en modifiant ou en évitant des facteurs de risque liés à nos comportements ou à notre environnement. Mais encore faut-il savoir comment agir. Le point sur vos interrogations les plus fréquentes (p. 13). Le paysage contraceptif a lui aussi évolué au gré des découvertes scientifiques et des modifications sociétales. Et, si la charge de la contraception pèse encore majoritairement sur les femmes, les hommes commencent doucement à s’emparer de la question, comme le révèle notre dossier « La contraception aujourd’hui » (p. 14). Autre phénomène de notre temps, la télémédecine, qui a explosé avec la crise sanitaire. En 2020, la téléconsultation a été multipliée par trois pour les patients et par cinq pour les médecins. Pourtant, les premières expérimentations de téléassistance avaient été menées dès les années 1970 par la Nasa (p. 20). Depuis 2018, la télémédecine est enfin remboursée, inscrivant cette pratique comme une réalité quotidienne en France. Parmi les nouvelles habitudes des Français : seuls 40 % des appareils électriques et électroniques en panne sont réparés. L'objectif des pouvoirs publics est de porter, en cinq ans, cette proportion à 60 %. Notre rubrique environnement vous donne quelques pistes pour agir au quotidien pour le bien de la planète : mieux choisir et recycler ses équipements (p. 19) ou valoriser ses biodéchets grâce à des poulaillers urbains tout en créant du lien social (p. 18). Transmettre un savoir-faire, donner de son temps et échanger… Les initiatives se multiplient aussi bien en ville qu’à la campagne pour instaurer de nouvelles solidarités inter générationnelles (p. 23). La solidarité face à la crise sanitaire et les gestes barrières restent d’actualité en 2022. Bon à savoir également, le cuivre peut être un allié de choix pour nous préserver des maladies hivernales (p. 22) et aborder cette nouvelle année en pleine santé. La rédaction

Mutualistes, n° 352, janvier, février, mars 2022. Trimestriel d’informations mutualistes et sociales édité par Ciem, Coopérative d’information et d’édition mutualiste, pour Utema (organisme régi par le Code de la mutualité). 12, rue de l’Église, 75015 Paris. Tél. 01 44 49 61 00. Ciem.fr. • Directeur de la publication : Gérard Quittard, président de la Ciem.• Directeur délégué aux publications : Philippe Marchal, administrateur. • Directrice des rédactions : Laurence Hamon, directrice générale de la Ciem. • Rédactrice en chef : Anne-Sophie Prévost. • Secrétaire de rédaction : Samuel Neal • Rédacteurs : Raphaëlle Bartet, Violaine Chatal, Isabelle Coston, Benoît Saint-Sever et Léa Vandeputte. • Réalisation graphique : Delphine Colas. • Impression : Maury Imprimeur SAS, rue du Général-Patton, ZI, 45330 Malesherbes. • Couverture © Shutterstock. Ce numéro 352 de « Mutualistes, Objectif et Action » de 24 pages comprend : une couverture et cinq pages spéciales (3, 4, 5, 6 et 7) pour la Mutuelle Saint-Aubannaise ; une couverture et deux pages spéciales (3 et 4) pour Memf ; une couverture et dix pages spéciales (3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12) pour MCA ; une couverture et huit pages spéciales (3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10) pour MIP. Commission paritaire : 0723 M. 06546. Dépôt légal : janvier 2022. © Mutualistes, Objectif et Action, 2021. Reproduction interdite sans autorisation. Origine du papier : Leipzig (Allemagne) • Taux de fibres recyclées : 100 %. Ce magazine est imprimé avec des encres blanches sur un papier porteur de l’écolabel européen et de l’écolabel allemand Ange bleu (der Blaue Engel). « Eutrophisation » ou « Impact de l’eau » : PTot 0,002 kg/tonne de papier. Prix du numéro : 1,88 €. Abonnement annuel : 7,50 € (4 numéros par an) à souscrire auprès de la Ciem, 12, rue de l’Église, 75015 Paris.

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Sommaire 4-12 // ACTUALITÉ DE LA MUTUELLE 13 // PRÉVENTION Cinq questions autour de la prévention du cancer 14-17 // DOSSIER

La contraception aujourd'hui

18-19 // ENVIRONNEMENT ■ Les cocottes débarquent en ville ■ Qu'est-ce que l'indice de réparabilité ? 20-21 // HISTOIRE

Télémédecine :

22 // NUTRITION

Le cuivre,

un allié de l'hiver ? 23 // S'ENGAGER La solidarité intergénérationnelle : apprendre des seniors

un essor récent

Illustrations : ©Shutterstock

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ACTUALITÉ DE LA MUTUELLE

Résultats des jeux‑concours n° 3 et 4 L’année 2021 fut marquée par les 60 ans de la MCA. Et vous avez été nombreux à participer aux quatre jeux-concours organisés pour l'occasion.

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ertains d’entre vous ont tenté leur chance au premier jeu, en répondant au quiz composé de dix questions concernant notre mutuelle. Sept gagnants ont été récompensés avec des bons-cadeaux d’une valeur respective de 200 €. L’un d’entre eux, Sam Haliti, a préféré apporter son soutien à une personne nécessiteuse en situation de handicap en lui offrant son gain. Cet exemple de générosité a suscité beaucoup de reconnaissance de la part du donataire, très ému et honoré de rencontrer le généreux Sam Haliti, dont le seul prénom évoque une célèbre émission télévisée d’aventures à laquelle il a participé. Cet exemple s’inscrit parfaitement dans les valeurs mutualistes que nous défendons au quotidien et au travers de toutes les actions sociales menées par notre mutuelle.

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Notre deuxième jeu-concours a été lancé au mois de juillet et invitait les férus de cuisine à nous communiquer leurs meilleures recettes régionales. Dix d’entre elles ont été tirées au sort et ont permis aux dix gourmets participants de gagner un bon-cadeau d’une valeur de 200 €. Ces dernières ont été publiées dans notre magazine n° 351 et sur notre site internet. La MCA a ainsi permis de transmettre des savoir-faire et, nous l’espérons, de perpétuer des traditions culinaires que vous, adhérents, pourrez partager avec vos proches, familles et amis. En septembre, nous vous avons lancé deux challenges. L’un d’eux consistait à nous envoyer une photo originale faisant apparaître le nombre 60. Vous avez été nombreux à laisser libre cours à votre imagination


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et à votre humour en nous adressant vos réalisations. Félicitations aux dix gagnants tirés au sort, qui ont su illustrer ce bel anniversaire (conjointement au leur pour certains) et recevront des bons-cadeaux d’une valeur respective de 200 € : 1 Mme Émilie ANTOINE 2 M. Francis PIERREZ 3 M. Emmanuel KAUFFMANN 4 M. Dominique DORADO 5 Mme Marie-France SCHMITT 6 M. Gérard GOEDERT 7 M. André KOENIG 8 Mme Anne-Marie THUET 9 Mme Valérie ANDRÉ 10 M. Raymond PETER

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Comme le prévoit notre règlement, dix photos ont été tirées au sort et sont publiées dans le présent magazine ainsi que sur le site internet de notre mutuelle, www.mc-alsace.fr. Dans le dernier jeu-concours et challenge, nous faisions appel à vous pour nous adresser un slogan valorisant la MCA, nous réservant la possibilité d’en faire usage au sein de notre mutuelle. Trois slogans ont été tirés au sort et sont publiés ici et sur le site internet www.mc-alsace.fr. Félicitations aux trois gagnants qui ont su faire preuve d’imagination et emporteront des bons-cadeaux, d’une valeur de 300 € pour le 1er prix, 200 € pour le 2e prix et 100 € pour le 3e prix :

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• Mme Stéphanie RIGGI : « Mieux Concevoir l’Avenir – Vivez votre vie, MCA est là » • M. André CALDERARA : « La MCA, dans tous les cas, elle est toujours là ! » • M. Laurent ARNOULD : « Avec la MCA, notre santé gagnera ! » Le Conseil d’administration et l’ensemble des collaborateurs de la MCA remercient chaleureusement les personnes ayant participé aux jeux-concours et contribué à créer de l’échange et de la rencontre, renforçant ainsi notre engagement et notre lien de proximité.

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ACTUALITÉ DE LA MUTUELLE

Élections des délégués des adhérents de la MCA Les élections des délégués à l’Assemblée générale de la MCA se sont tenues en novembre dans le cadre d’un scrutin plurinominal majoritaire à un tour. Les candidats élus sont ceux ayant recueilli le plus grand nombre de voix au sein de leur section.

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es électeurs ont pu voter par voie électronique du 2 au 25 novembre 2021. Les personnes ayant été dans l’impossibilité d’utiliser ce recours ont pu adresser leur vote par correspondance directement à un huissier de justice mandaté à cet effet. Le dépouillement s’est déroulé le 25 novembre 2021. Les délégués élus en ont été informés personnellement et les listes ont été publiées sur notre site internet, www.mc-alsace.fr. Nous tenons à remercier chaleureusement pour leur engagement tous les candidats qui se sont présentés aux élections ainsi que tous nos adhérents qui se sont exprimés. Liste des délégués élus (par ordre alphabétique) :

Délégués élus Membres Honoraires (5 mandats – 5 candidats) AGUSTIN Christian, ALBISSER Jacky, DIEBOLD Julien, ENGLER Stefan, MULLER Véronique.

Délégués élus membres participants « Opérations Individuelles » (71 mandats – 93 candidats)

ANDRÉ Valérie, ANTOINE Martine, ARNOULD Laurent, BAUMANN Brigitte, BECKER Monique, BRUNNER Nicolas, DECKER Émile, DELACOURT Thierry, DEPARIS Jean, DOREE Frédéric, DURR Liliane, ERNY Roland, ESCHBACH Bernard, FISCHER Danielle, FIX PAGLIA Sylvie, FORNER Yvonne, FREY Andrée, FREY Jean-Jacques, FURSTENBERGER Bernard, GIRARD Bernard, GOETSCHY Catherine, GRANDJEAN Bernadette, GREDER Pierre, GROH Bernard, HAAS Robert, HASSENFRATZ Jacqueline, HEYER Édith, HEYMANN Jean-Claude, HINTERREITER Lucien, JACKY Thierry, KILLY Maurice, KIRTZ Francis, KITTLER Ginette, KNUCHEL Jacqueline, KUHN Monique, KUSTER Henri, LACOMBE René, LAMBERT Bernard, LANDWERLIN Martine, LARGET Camille, LASALLE Claude, LATSAGUE Jean-Marie, LEDERER Bernard, LEMAIRE

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Xavier, LEMARQUIS Jean-Pierre, LETZELTER Pierre, LÉVY Pol-Roger, MAGY Étienne, MARTINEZ Yvon, MEYER Georges, MOEGLIN Malou, MOSER Jean-Pierre, MOULIN Claudine, MULLER Jean David, MUNIER Bertrand, NASS Bernadette, PANNEQUIN Michel, PARMENTIER Maurice, PFLIEGER Jean-Marie, POINSOT Pierre, RÉMY Daniel, REYMANN André, RIEG Astride, RUBEL Xavier, SCHERR François, SCHMITT Évelyne, SCHNEIDER Jean-Luc, SCHOTT Philippe, SCHWEIZER Marc, THUET Anne-Marie, WEISS Danièle.

Délégués élus membres participants « Opérations Collectives » (71 mandats – 68 candidats)

AMANN Solange, ANSEL Éric, ARTUS Henry, BALESTRA Yves, BILLEREY Léon, BOGEN Maurice, BONICHOT Henri, BOSSWINGEL Jean-Luc, BURGER Pascal, CHARPENTIER Alain, COLLINET Francis, DELAITRE Pascal, DENIER Gaston, DIDIER Marc, DOLL Laurent, ERHART Thierry, ETRE Sandrine, FORNY Lucien, FUCHS Fabienne, GALLUCCI Julia, GANTNER Yves, GAUBERT Serge, GAYRAUD Serge, GERBER Lionel, GIRAUDON Michel, GODOT Jean-Marc, GOETZ Linda, HANSER Patrick, HELBERT Bernard, HERDA-SERRANO Thierry, HERVOUET Olivier, HIMBERT Daniel, JAEG Christian, JAMES Marcel, KASTNER Claudia, KAZMIERCZAK Jérôme, KROL André, LATUNER Patrick, LECOMTE Véronique, LEMMEL Roland, LIOTTIER Gérard, LOUIS Peggy, LOZA Fabien, MAGNIEN François, MALEZIEUXSUTTER Marie-Pierre, MALGARINI Phillipe, MANIGOLD Patrick, MORHAIN Raymond, MOTSCH Maurice, MULLER Jeanne-Marie, MUTH Christelle, NASS Florian, NISSLE Claude, NOBEL Jean-Paul, PERROLLAZ Lionel, PETIT Hervé, RAJFURA Cyril, REYMANN Élisabeth, RIEDMAYER Françoise, ROUGIER Clarisse, SCHAECHTELIN Martine, SCHMITT Catherine, SCHMITT Thierry, THIOU Rémi, WALCZAK Germain, WEBER Jacques, WIELAND Jean, ZIMMERER Pierre. Nous adressons toutes nos félicitations aux personnes élues et les invitons d’ores et déjà à réserver, dans leur agenda, le 9 juin 2022, date à laquelle se déroulera notre prochaine Assemblée générale.


Détente d’après fêtes à Châtel !

Après les fêtes, envie d’un bon bol d’air frais à la montagne ? Situé au cœur d’un des plus grands domaines skiables d’Europe, vous bénéficiez de l’emplacement d’exception d’un studio mis à la disposition de nos adhérents à des tarifs préférentiels. Pouvant accueillir jusqu’à quatre personnes, ce meublé est composé d’une kitchenette, d’un séjour, d’une chambre avec deux lits, d’une salle de bains, de WC, d’un balcon et d’une cave. Idéalement situé au pied des pistes, il offre tout le confort pour profiter d’un séjour sportif ou de détente. Pour plus d’informations sur les disponibilités et tarifs (réservations du samedi au samedi), contactez-nous au 03 89 20 80 06. Nos amis à quatre pattes sont admis avec un supplément de 20 €.

PÉRIODES

TARIF/SEMAINE

Semaine du 02/10 au 11/12/2021

325 €

Semaine du 11/12 au 18/12/2021

370 €

Semaine du 18/12 au 26/12/2021

600 €

Semaine du 26/12 au 02/01/2022

700 €

Semaine du 02/01 au 15/01/2022

370 €

Semaine du 15/01 au 29/01/2022

400 €

Semaine du 29/01 au 05/02/2022

420 €

Semaine du 05/02 au 12/02/2022

550 €

Semaine du 12/02 au 26/02/2022

690 €

Semaine du 26/02 au 05/03/2022

700 €

Semaine du 05/03 au 12/03/2022

420 €

Semaine du 12/03 au 19/03/2022

400 €

Semaine du 19/03 au 02/04/2022

370 €

Semaine du 02/04 au 09/04/2022

400 €

Semaine du 09/04 au 30/04/2022

370 €

Semaine du 30/04 au 28/05/2022

325 €

©Shutterstock

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ACTUALITÉ DE LA MUTUELLE

Belles perspectives pour la mutuelle en 2022 Dans le prolongement de notre dernier fil rouge, la fin d’année 2021 fut couronnée de succès pour notre mutuelle, et ce malgré le contexte d’une énième vague Covid-19 qui balayait toute l’Europe.

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u commencement de cette nouvelle année, que pouvons-nous vous souhaiter, chers adhérents, si ce n’est la santé, le bonheur, la sérénité et du succès dans l’accomplissement de vos projets ? Une nouvelle année à ajouter à notre longue relation, si précieuse. Au nom du Conseil d’administration et de tous les collaborateurs de la MCA, merci pour votre fidélité et votre engagement à nos côtés. Merci également à tous les nouveaux adhérents qui nous ont rejoints en 2021. Vous avez été nombreux et votre confiance nous est précieuse. Elle témoigne de votre attachement à des valeurs fortes, auxquelles nous sommes tous sensibles, telles que la solidarité, la démocratie, la liberté et la responsabilité. À la MCA, la majorité de nos activités a pu être maintenue en présentiel, privilégiant ainsi les relations humaines et cette culture d’entreprise qui nous anime tant. Que ce soit au niveau des salariés ou de nos administrateurs, quel bonheur de pouvoir échanger en direct, sans écrans interposés ! Si le monde virtuel fut une bonne alternative sécurisante durant un laps de temps, rien ne vaut le plaisir de pouvoir se côtoyer, partager directement ses réflexions et favoriser ainsi la cohésion sociale. Durant les derniers mois de 2021, toutes les équipes de la MCA se sont mobilisées et sont restées sur le pont : nos fidèles collaborateurs ont réussi à accroître la satisfaction de nos adhérents en optimisant les délais de traitement tant au niveau des remboursements qu’en ce qui concerne

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la mise à jour des dossiers de nos adhérents et des nouvelles souscriptions fort nombreuses, véritables témoins de notre attractivité et du dynamisme de notre service développement.

Recrutement et innovations Du côté de notre accueil téléphonique, première vitrine de notre mutuelle, nous avons réussi à franchir un nouveau cap. Après de longs mois de recherches et malgré un marché de l’emploi très tendu, le personnel de notre standard téléphonique a pu être étoffé, permettant ainsi à nos adhérents de nous joindre plus facilement dans des délais d’attente contenus. Parallèlement, pour venir dans nos agences de Colmar, Mulhouse et Strasbourg, la possibilité de prendre rendez-vous en ligne sur notre site internet remporte un franc succès, et nous recevons quotidiennement des retours positifs de nos fidèles assurés. Sur un autre registre, la MCA a poursuivi ses innovations. Après l’outil de simulation 24h/7j des devis dentaires (présenté dans notre dernier numéro du magazine), voilà que la MCA s’est dotée de la signature électronique, apportant ainsi une fluidité supplémentaire lors de la souscription d’un contrat et faisant un pas de plus vers la dématérialisation. De ce côté-là également, la MCA a à cœur de s’inscrire dans une démarche de respect de l’environnement, notamment avec une réduction progressive des documents émis sous format papier. D’autres actions seront également menées au cours des mois à venir, afin d’accentuer notre attitude écoresponsable. Pour 2022, la MCA a de belles perspectives, elle va poursuivre l’accompagnement de ses adhérents et l’enrichissement des services offerts. Avec son dynamisme, de nombreux projets sont déjà en cours et nous ne manquerons pas de vous en informer lors de nos prochaines communications. Bonne et heureuse année à tous, L’équipe de la MCA

MUTUALISTES 352 ©Shutterstock


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ACTUALITÉ DE LA MUTUELLE

Les nouveautés réglementaires à venir À compter du 1er janvier 2022, des changements interviennent dans les remboursements de soins grâce à la loi de financement de la Sécurité sociale. Explications. Le forfait patient urgences Prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 (LFSS), le forfait patient urgences (FPU) est entré en vigueur le 1er janvier 2022. Mais qu’est-ce que le FPU ? Les patients qui se rendent aux urgences sans être hospitalisés par la suite se voient appliquer le FPU, qui vient en remplacement du ticket modérateur et vise à simplifier la facturation des soins. Avant 2022, un patient qui se rendait aux urgences devait s’acquitter d’un forfait « accueil et traitement des urgences » (ATU), qui variait en fonction des soins effectués. Depuis 2022, seul subsiste le forfait patient urgences d’un montant unique de 18 €.

Généralisation du tiers payant 100 % Santé À compter du 1er janvier 2022, les personnes qui disposent d’une complémentaire santé responsable n’ont plus aucune somme à avancer lorsqu’elles choisissent un équipement optique, dentaire ou d’audiologie éligible au 100 % Santé. Cette généralisation favorisera l’accès aux soins de tous, notamment des plus fragiles. En effet, le tiers payant permet de ne pas avancer d’argent pour régler la dépense de soin. Votre carte tiers-payant 2022 comprend déjà ce service, à condition que le professionnel de santé en fasse la demande.

Remise des médailles du travail Le Président de la MCA a remis une médaille du travail à sept collaborateurs de la Mutuelle.

ARGENT : 20 ans de service Mme CAMBON Ingrid • En activité depuis 1995 • Est salariée à la MCA depuis le 10 mai 2000 • Gestionnaire de prestations Mme FRITSCH Perrine • En activité depuis 1996 • Est salariée à la MCA depuis le 18 septembre 2000 • Gestionnaire de prestations au service tiers payant M. GRAEHLING Alain • En activité depuis 1997 • Est salarié à la MCA depuis le 1er septembre 2000 • Contrôleur de gestion

VERMEIL : 30 ans de service M. FELLER Jean-Marc • En activité depuis 1990 • Est salarié à la MCA depuis le 29 avril 2013 • Responsable des systèmes d’information Mme WESSANG Isabelle • En activité depuis 1990 (stagiaire en 1989) • Est salariée à la MCA depuis le 10 septembre 1990 • Gestionnaire de prestations

OR : 35 ans de service Mme COPPIN Sylvie • En activité depuis le 1er août 1983 • Est salariée à la MCA depuis le 3 septembre 2012 • Gestionnaire des contrats Mme HEITZLER Yvonne • En activité depuis le 1er mars 1985 • Est salariée à la MCA depuis le 1er mars 1986 • Gestionnaire de prestations

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De gauche à droite : Valérie ROLLING (DRH) – Gaëlle JONCKHEERE (Directrice Technique) / Nicolas BOUVIER (Directeur Développement) Yvonne HEITZLER / Sabine STAEHLY (Directeur Général) / Sylvie COPPIN / Ingrid CAMBON / Peggy LOUIS (Directrice administrative & financière) / Alain GRAEHLING / Perrine FRITSCH / Jean-Marc FELLER / Isabelle WESSANG / Éric BILLIET (Président)

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PARRAINAGE Gamme INDIVIDUELLE Offre valable sur Contrats Individuels Santé PARRAINEZ UN ou PLUSIEURS Proches, et RECEVEZ UN CHEQUE cadeau multi-enseignes de 40 € par parrainage Pour chaque adhésion parrainée et validée, le Parrain recevra un chèque cadeau multi-enseignes d’un montant de quarante euros.

Chèque cadeau

40 €

Pour toute adhésion individuelle à l’une des gammes visées par l’opération (liste établie au sein du Règlement de parrainage).

Profitez-en, vous pouvez parrainer jusqu’à 10 filleuls et gagner ainsi jusqu’à 400 € !

L’envoi du chèque cadeau se fera dans le trimestre qui suit l’adhésion du Filleul, sous réserve qu’il ait versé un trimestre de cotisations et qu’il n’ait pas renoncé à son adhésion. Le règlement « Parrainage Gamme Individuelle » pourra être remis à tout participant sur simple demande. MCA - Mutuelle Complémentaire d’Alsace Mutuelle soumise aux dispositions du Livre II du Code de la Mutualité Immatriculée au répertoire SIRENE sous le numéro SIREN n°778 900 027

BULLETIN DE

Siège social : 6 route de Rouffach – CS 40062 – 68027 COLMAR Cedex Téléphone : 03.89.20.80.00 Mail : info@mc-alsace.fr / Site internet : www.mc-alsace.fr

PARRAINAGE

Offre valable jusqu’au 31 décembre 2022

Vous (Parrain)

Personne (s) Filleule (s) Nom et prénom du filleul …………………………………………………………

Nom du Parrain : ……….………………………..………….…… Prénom ..……………………….. N° Adhérent MCA ..……..………… Adresse : …………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………….. CP ..….….…. Ville ..……...…………………………………………………… Mail ……………..………………….…………...……………………............. N° Tél ..………………………………….……………..……….………………..

………………………………………………………………………………………………… Adresse ..…………………………………………............………………............. CP ….………. Ville ..……............………………………….……………………….. Mail ..……………………............…………………………………………………….. Tél ..…………………………............…………………..………………..…………… Nom et prénom du filleul ………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… Adresse ..…………………………………………............………………............. CP ….………. Ville ..……............………………………….……………………….. Mail ..……………………............…………………………………………………….. Tél ..…………………………............…………………..………………..………… Nom et prénom du filleul …………………………………………………………

Date ………………………………………….…………....…………..............

………………………………………………………………………………………………… Adresse ..…………………………………………............……………….............

Indiquez le(s) nom(s) de votre (vos) filleul(es) dans la colonne de droite.

CP ….………. Ville ..……............………………………….……………………….. Mail ..……………………............…………………………………………………….. Tél ..…………………………............…………………..………………..…………

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Comment participer à l’opération ? Mode d’emploi en

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5 étapes

Vous remplissez le formulaire web se trouvant sur www.mc-alsace.fr/parrainage Ou Vous remplissez le ou les coupon(s)-réponse figurant au verso de ce document. Vous le(s) remettez directement à votre chargé de clientèle

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Ou l’(les) adressez par mail à parrainage@mc-alsace.fr Ou vous l’(les) envoyez par voie postale à l’adresse suivante : Mutuelle Complémentaire d’Alsace Parrainage « Gamme Individuelle » 6 route de Rouffach CS 40062 68027 COLMAR CEDEX

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La Mutuelle Complémentaire d’Alsace valide votre(vos) désignation(s) et prend contact avec chaque Filleul afin d’étudier sa situation et lui proposer un contrat adapté à ses besoins.

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Votre(vos) Filleul(s) souscrit le contrat de complémentaire santé individuel visé par l’opération.

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L’envoi du chèque cadeau se fera au cours du second trimestre qui suit l’adhésion du Filleul, sous réserve qu’il ait versé un trimestre de cotisations et qu’il n’ait pas renoncé à son adhésion.

Clause informatique et libertés Les informations nominatives concernant les assurés qui sont recueillies par la Mutuelle, font l’objet d’un traitement dont la finalité est de gérer l’opération de parrainage ainsi que la gestion qui en découle des adhésions et affiliations des salariés, mais aussi d’interroger les candidats à l’opération sur leur niveau de satisfaction des services de la Mutuelle. Les données recueillies à ce titre sont conservés par la mutuelle pendant une durée de trois ans à compter de leur premier traitement. Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978, relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, modifiée par la loi n°2018-493 du 21 juin 2018, vous bénéficiez d’un droit d’opposition, d’accès, de portabilité, de limitation du traitement, de rectification et d’effacement des informations vous concernant. Si vous souhaitez exercer ce droit, vous pouvez en faire la demande par lettre simple à l’adresse suivante: « Mutuelle Complémentaire d’Alsace – Délégué à la Protection des Données Personnelles – 6 route de Rouffach – CS40062 – 68027 COLMAR Cedex ». Ou par mail à l’adresse suivante : dpo@mc-alsace.fr

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Cinq questions autour de la prévention du cancer S’il est possible de maîtriser ou d’éviter certains facteurs de risque de cancer, d’autres n’ont pas d’effets prouvés ou font encore l’objet d’une surveillance de la part des scientifiques. Le point sur les interrogations les plus fréquentes.

On estime qu’un cancer sur quatre pourrait être prévenu en modifiant ou en évitant des facteurs de risque liés à nos comportements ou à notre environnement. Mais encore faut-il savoir comment agir.

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Les sels d’aluminium dans les déodorants peuvent-ils provoquer un cancer du sein ?

La question reste débattue au sein de la communauté scientifique. Un rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) indiquait en 2011 : « Les données épidémiologiques ne permettent pas d’établir  un lien concluant entre l’exposition cutanée à l’aluminium et  l’apparition d’un cancer. » L’agence précisait toutefois que ses conclusions pouvaient être amenées à évoluer. Elle recommandait également, « afin de limiter le risque », de restreindre la concentration d’aluminium à 0,6 %, et de ne pas utiliser ces produits après le rasage ou sur une peau lésée. En septembre 2021, une nouvelle étude, publiée dans la revue International Journal  of Molecular Sciences, pointe le potentiel effet cancérigène des sels d’aluminium in vitro sur les cellules de hamster. Pour autant, il faudra attendre quelques années avant de savoir si ces résultats sont transposables à l’homme.

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Les ondes des téléphones portables sont-elles cancérigènes ?

Les mobiles émettent et reçoivent des ondes électromagnétiques et des radiofréquences que le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classées dans la catégorie des agents possiblement cancérigènes pour l’homme. Pour limiter le niveau d’exposition, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

©Shutterstock

PRÉVENTION

recommande de téléphoner à l’aide d’un kit mains libres, d’acheter un appareil affichant un débit d’absorption spécifique (DAS) faible et de réduire au maximum son usage par les enfants.

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Certains modes de cuisson augmentent-ils le risque de développer un cancer ?

Les fritures, les grillades ou les barbecues, qui exposent les aliments aux flammes ou à des températures élevées (plus de 200 °C), peuvent entraîner la formation d’acrylamide, une substance reconnue comme cancérigène avérée pour l’animal et possible pour l’homme. Mieux vaut donc ne pas surchauffer sa nourriture, limiter sa consommation de fritures et éviter de manger les zones brunies par la cuisson.

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Quels sont les effets des lignes à haute tension sur le corps ?

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Quels sont les effets des pesticides sur l’alimentation ?

Les lignes à haute tension transportent un courant électrique à extrêmement basse fréquence (50-60 Hz) dont les champs magnétiques sont considérés comme cancérigènes possibles pour l’homme par le Circ. Une association statistique entre l’exposition à ces champs magnétiques et la leucémie infantile a été observée, même si « les études qui ont été conduites pour  déterminer un mécanisme biologique de cet effet n’ont pas été  concluantes », indique l’Anses. L’agence préconise de ne pas installer ou aménager des établissements accueillant des enfants (écoles, crèches…) à proximité immédiate des lignes à très haute tension.

Pour l’heure, il n’existe pas de preuve définitive que la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation provoquerait une augmentation du risque de cancer. Mais l’effet simultané de plusieurs pesticides est encore à l’étude. Par ailleurs, des seuils réglementaires, ou limites maximales de résidus (LMR), sont fixés pour protéger la santé des consommateurs. Par mesure de précaution et pour limiter leur ingestion, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) conseille de laver ou de peler les fruits et légumes avant de les consommer. Benoît Saint-Sever

Photos : @Shutterstock

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DOSSIER

La contraception aujourd’hui Depuis 1967 et le vote de la loi Neuwirth sur la régulation des naissances, le paysage contraceptif n’a cessé de s'étendre. Les Français disposent actuellement de plusieurs méthodes, dont la meilleure est celle qu’ils jugent la plus adaptée à leur état de santé et à leur mode de vie. Et, si la charge de la contraception pèse encore majoritairement sur les femmes, les hommes commencent doucement à s’emparer de la question. Dossier réalisé par Léa Vandeputte

À chacune sa méthode La pilule reste le contraceptif le plus utilisé (36,5 % des femmes y ont recours). Il en existe deux types : les « combinées » œstroprogestatives et les microprogestatives. Ces hormones, qui ressemblent à celles que fabrique naturellement le corps, suppriment l’ovulation ou la bloquent et épaississent les sécrétions du col de l’utérus afin de barrer le passage des spermatozoïdes. Le dispositif intra-utérin (DIU), ou stérilet, est quant à lui choisi par un quart des femmes. En forme de T, il est inséré dans l’utérus par un professionnel de santé. Il peut être fait de cuivre, dont les ions rendent les spermatozoïdes inactifs, ou contenir une hormone progestative qui empêche la circulation de ces derniers. Même si ce moyen est le plus souvent employé par des femmes ayant déjà des enfants, il est possible d’en bénéficier

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MUTUALISTES 352

sans avoir jamais accouché (nulliparité). Parmi les méthodes hormonales, les femmes sont 4,3 % à préférer l’implant. Ce bâtonnet en plastique de la taille d’une allumette est inséré sous la peau du bras et délivre en continu de petites quantités d’un progestatif, l’étonogestrel, permettant de supprimer l’ovulation. Le patch, qui se colle sur la peau et contient un estrogène et un progestatif qui passent progressivement dans la circulation sanguine, et l’anneau vaginal, que l’on insère au fond du vagin et qui diffuse des œstrogènes et progestatifs dans le sang à travers la paroi vaginale, ne représentent que 1 % des utilisations. L’usage du préservatif est privilégié par 15,5 % des femmes. Ce sont les 15-19 ans qui s’en servent le plus (plus de 45 %). Il retient le sperme et empêche le contact entre les muqueuses, ce qui en fait aussi

un outil pour se protéger des infections sexuellement transmissibles (IST). Le préservatif masculin est externe et se déroule sur le pénis en érection. Le préservatif féminin, lui, est interne et se place dans le vagin. Il peut être installé plusieurs heures avant le rapport sexuel. D’autres femmes (4,6 %) font le choix des méthodes traditionnelles. Ce terme regroupe différentes pratiques, dont la symptothermie (observation de la glaire cervicale et mesure de la température au réveil), la méthode des températures (calcul de la fertilité en fonction d’une courbe de températures) et le retrait (l’homme se retire avant l’éjaculation). Enfin, elles sont 4,5 % à avoir recours à la contraception définitive (lire encadré p. 17) et 8 % à n’utiliser aucun moyen de contraception.


PILL’OOPS,

L’APPLI QUI VOUS RAPPELLE DE PRENDRE VOTRE PILULE

Avec ou sans hormones Les Françaises sont de plus en plus nombreuses à privilégier les méthodes sans hormones. En cause, entre autres, la « crise de la pilule » de 2012. Cette année-là, une femme, victime d’un accident veineux alors qu’elle utilisait une pilule de 3e génération, a déposé plainte contre un laboratoire pharmaceutique, suscitant des débats dans l’opinion publique. La situation a abouti à un déremboursement des pilules de 3e et 4e générations en mars 2013, lesquelles présentent un risque thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire) supérieur à celui des pilules des générations précédentes. Le risque de thrombose artérielle (accident vasculaire cérébral, infarctus) augmente aussi avec la prise de la pilule « combinée » ainsi qu’avec le tabagisme, l’obésité, un taux élevé de lipides dans le sang, l’hypertension artérielle, une maladie cardiaque ou vasculaire ou encore des antécédents familiaux. Ces éléments expliquent une baisse du recours à la pilule ou un report vers le DIU. Que l’on souhaite ou non utiliser une contraception hormonale, il convient de faire le point avec un professionnel de santé sur les possibles contre-indications, les risques et les éventuels effets secondaires avant de faire son choix.

LA CONTRACEPTION D’URGENCE COMME RATTRAPAGE Après un rapport sexuel mal ou non protégé, il existe deux méthodes de « rattrapage » pour éviter une grossesse. La première est la contraception d’urgence hormonale, appelée aussi pilule du lendemain. Elle se présente sous la forme d’un comprimé unique à prendre le plus rapidement possible et jusqu’à cinq

jours après le rapport. On peut se la procurer en pharmacie avec ordonnance (remboursée à 65 % par l’Assurance maladie) ou sans. Pour les mineures, elle est gratuite et accessible sans ordonnance en pharmacie, à l’infirmerie scolaire, dans les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) et les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd). La seconde méthode consiste à poser un dispositif intra-

Développée par le Planning familial, cette application permet de ne pas oublier de prendre sa pilule grâce à un rappel quotidien à l’heure fixée par l’utilisatrice. Pill’Oops délivre aussi des conseils en cas d’oubli. Téléchargeable gratuitement sur l’App Store et Google Play.

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36,5  % DES FEMMES ONT RECOURS À LA PILULE  CONTRACEPTIVE

utérin (DIU) au cuivre, ou stérilet, jusqu’à cinq jours après le rapport pour bloquer la fécondation. Pour en bénéficier, il faut consulter un médecin ou une sage-femme en urgence afin d’établir une ordonnance et être remboursée à hauteur de 60 %.

15 Illustrations : ©Shutterstock


DOSSIER

interview

©DR

DR ANTOINE FAIX

LA CONTRACEPTION GRATUITE POUR LES MOINS DE 25 ANS À partir du 1er janvier 2022, l’Assurance maladie prend en charge à 100 % et sans avance de frais le coût de la contraception des femmes jusqu’à l’âge de 25 ans, et non plus seulement des mineures. En pratique, elles peuvent désormais accéder gratuitement à différents types de contraception (pilules hormonales de 1re ou de 2e génération, implant contraceptif hormonal, stérilet, contraception d’urgence hormonale) ainsi qu’à une consultation par an (avec un médecin ou une sage-femme) et aux examens ou actes médicaux potentiellement nécessaires.

Urologue et andrologue, ancien responsable du Comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’Association française d’urologie (AFU).

Et la contraception masculine dans tout ça ? Aujourd’hui, où en est-on de la pilule masculine ?

Dans le monde, il n’y a actuellement aucun moyen de contraception masculine médicamenteuse hormonale ou non hormonale qui a l’autorisation de mise sur le marché. Des études existent sur la contraception hormonale à base de testostérone ou d’une association de testostérone et de progestérone, sur des immuno­ contraceptifs, sur des vaccins antispermatozoïdes. Mais, à ce jour, aucun n’a prouvé avoir suffisamment d’efficacité et des risques acceptables. En revanche, il existe deux moyens disponibles et validés : le préservatif, qui présente l’avantage d’être un garant contre les infections sexuellement transmissibles, et la vasectomie.

Les slips chauffants et anneaux thermiques sont-ils efficaces ?

Ce sont des moyens de contraception thermiques disponibles, mais qui ne sont pas validés scientifiquement. Le principe de ces méthodes est de chauffer les testicules, éventuellement en les remontant en positon inguinale [entre l'abdomen et le scrotum, NDLR]. Pour 60 à 80 % des hommes qui les utilisent, la qualité du sperme diminue au bout de trois à six mois. Mais ces méthodes sont contraignantes : il faut porter le slip ou l’anneau 15 heures par jour minimum (si possible en évitant la nuit) et attendre 3 à 6 mois pour avoir une baisse du taux de spermatozoïdes. Par ailleurs, le fait de chauffer les testicules peut générer une anomalie des spermato­ zoïdes, ce qui a pour conséquence, en cas de grossesse en raison de l’échec de la contraception, d’augmenter le risque de malformation fœtale. Et enfin, la réversibilité peut prendre 3 à 6 mois. Il demeure des interrogations et nous manquons encore de recul. Il s’agit donc de méthodes expérimentales.

Quelles sont les évolutions à venir ?

Des mouvements féministes et masculinistes prônent l’égalité de la charge de la contraception dans le couple. C’est une bonne chose, mais nous n’avons pas les mêmes outils chez l’homme et chez la femme. Le sociétal va plus vite que le scientifique. Il faut que des essais avec des volontaires soient menés sur la contraception médicamenteuse et thermique, ce qui prendra quelques années. La vasectomie réversible est aussi une voie de recherche intéressante. Au lieu de couper le canal déférent, on y injecterait un gel qui pourrait se résorber au bout de quelques années ou en instillant un antidote. Ce processus serait peut-être plus rapidement disponible.

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Efficacité théorique,  efficacité pratique Entre la théorie et la pratique, il y a parfois un monde. L’efficacité théorique du contraceptif, quand il est parfaitement utilisé et qu’il n’y a ni interaction avec d’autres médicaments ni problème d’utilisation, est le plus souvent supérieure à l’efficacité pratique. Cette dernière se mesure en tenant compte des erreurs du quotidien. C’est un paramètre à garder en tête avant de choisir sa méthode. Efficacité pratique

Efficacité théorique

93 %

99,7 %

• DIU au cuivre

99,2 %

99,4 %

• DIU hormonal

99,8 %

99,8 %

• Implant

99,9 %

99,9 %

• Patch

91 %

99,7 %

• Pilule

91 %

99,7 %

• Préservatif féminin

79 %

95 %

• Préservatif masculin

85 %

98 %

• Retrait

78 %

96 %

• Stérilisation féminine

99,5 %

99,5 %

• Stérilisation masculine

99,8 %

99,9 %

98 %

99,6 %

• Anneau vaginal

• Méthodes symptothermiques (après formation)

Où se renseigner ? Votre médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme peuvent répondre à vos questions sur la contraception. Les associations, comme le Planning familial (Planning-familial.org), les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) ou les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd) peuvent également vous renseigner et vous accompagner. En ligne, vous pouvez consulter le site Questionsexualite.fr et sa rubrique « Choisir sa contraception ». Dédié aux ados, Filsantejeunes.com traite de la santé physique et mentale dans son ensemble et dispose d’une partie consacrée à la sexualité et à la contraception.

La contraception définitive encore peu utilisée Les personnes ne désirant pas avoir d’enfants de manière définitive peuvent avoir recours à la stérilisation. Chez les hommes, la vasectomie, intervention chirurgicale lors de laquelle on coupe ou obture les canaux déférents afin d’empêcher le passage des spermatozoïdes vers la verge, peut être pratiquée. Pour les femmes, l’opération consiste à fermer les trompes de Fallope en les

ligaturant, en les coagulant ou en les pinçant à l’aide d’un anneau ou d’un clip, ce qui bloque le trajet des ovules. Aujourd’hui, on estime que seulement 0,8 % des hommes et environ 4,5 % des femmes y ont recours. Pourtant, depuis 2001, toute personne majeure peut demander une intervention chirurgicale à visée contraceptive. Il faut pour cela avoir reçu une information médicale

claire et complète sur les conséquences de cette opération lors d’une première consultation, respecter un délai de réflexion de quatre mois, exprimer sa volonté de manière libre, motivée et délibérée, et enfin donner son consentement par écrit. Un médecin peut refuser de pratiquer l’intervention, il doit alors en informer le patient et l’orienter vers un autre praticien.

17 Illustrations : ©Shutterstock


ENVIRONNEMENT

Les cocottes débarquent en ville

Aujourd’hui, une quinzaine de poulaillers sont implantés en Île-de-France et en Normandie. Le Parc des Princes, la mairie du ixe arrondissement de Paris, les communes de Courbevoie, d’Évry-Courcouronnes mais aussi des écoles primaires à Deauville et à Cabourg ont franchi le pas.

Start-up fondée en 2018, Cocott’arium déploie des poulaillers en milieu urbain afin de valoriser nos biodéchets, tout en créant du lien social. Une initiative ludique et écologique qui séduit écoles, collectivités et entreprises.

©Cocott'arium

Des lieux de rencontre et de partage

Bonne nouvelle pour les citadins : des œufs frais toute l’année en provenance directe du poulailler, c’est désormais possible avec Cocott’arium ! Derrière ce nom se cache une entreprise de l’économie sociale et solidaire au concept vertueux. « L’idée, c’est de sensibiliser les habitants

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8 TONNES DE DÉCHETS RECYCLÉS ET 10 000 ŒUFS PRODUITS PAR AN en les impliquant dans le processus de recyclage », explique la fondatrice, Aurélie Deroo, architecte d’intérieur.

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Devançant la loi sur la transition énergétique (qui prévoit la généralisation du tri à la source des biodéchets d’ici à 2025 pour les particuliers), Cocott’arium innove en installant des poulaillers au cœur même des villes, des entreprises, des campus et des Ehpad.

Clics et collecte

Le principe : vous déposez vos déchets ménagers (épluchures de légumes, restes de repas…) dans des collecteurs prévus à cet effet. Les détritus sont récupérés et triés par des personnes en insertion professionnelle, qui se chargent ensuite de nourrir les poules et de récolter les œufs. Grâce à une application mobile, vous réservez vos œufs frais du jour et venez les chercher dans un point relais. La boucle est bouclée !

Le saviez-vous ? À seulement 18 mois et après un an de ponte intensive, les poules d’élevage sont envoyées à l’abattoir. À ces gallinacés promis à une mort certaine appelés « poules de réforme », Cocott’arium offre une seconde vie. L’entreprise a ainsi permis de sauver une cinquantaine de cocottes, qui recyclent chaque année huit tonnes de déchets et produisent 10 000 œufs. « Les poules sont un modèle d’économie circulaire, elles permettent de mobiliser les habitants, les commerces de proximité et les associations locales », précise Aurélie Deroo, cheffe d’entreprise engagée pour un mode de vie écoresponsable. Cocott’arium propose trois modèles de poulaillers, du « studio » à la « villa », au design contemporain et fabriqués en matériaux recyclables et en bois issu de forêts françaises écogérées. S’inspirant des kiosques à musique d’antan, ils ont pour vocation d’être des lieux de rencontre et de partage afin de sensibiliser les habitants au tri des déchets, au développement durable, mais aussi au bien-être animal et à la citoyenneté. Des ateliers pédagogiques clés en main sont également proposés aux écoles et aux entreprises, histoire de devenir incollable sur les poules et le zéro déchet. Et l’entreprise ne compte pas s’arrêter là. Objectif pour 2022 : déployer le concept aux quatre coins du territoire puis, à terme, créer une licence de marque à l’étranger via un réseau d’ambassadeurs. Cocorico ! Céline Durr


Qu’est-ce que l’indice de réparabilité ? En France, seuls 40 % des appareils électriques et électroniques en panne sont réparés. L’objectif des pouvoirs publics est de porter, en cinq ans, cette proportion à 60 % grâce un indice de réparabilité affiché sur les produits concernés. Explications.

’ L

indice de réparabilité avait été notamment proposé par l’Ademe (Agence de la transition écologique) dans sa « Feuille de route économie circulaire » en 2018. « Cela a débouché sur la proposition de loi Agec [loi Anti-gaspillage pour une économie circulaire, NDLR] », indique Erwann Fangeat, expert au sein de la direction Économie circulaire et déchets de l’Ademe. Depuis le 1er janvier 2021, cinq familles de produits doivent afficher cet indice : lave-linge à hublot, smartphones, téléviseurs, ordinateurs portables, tondeuses à gazon électriques.

Comment est-il calculé ?

Cinq critères s’appliquent à l’ensemble des équipements pour déterminer une note sur 10, accompagnée d’un code couleur : documentation technique, disponibilité des pièces détachées, prix de ces dernières, démontabilité (facilité de démontage du produit) et un critère spécifique à chaque catégorie de produit (par exemple, pour les

Donnez une seconde jeunesse à vos appareils Si votre équipement tombe en panne dans les deux ans qui suivent l’achat, la garantie légale de conformité s’applique. Au-delà de cette période, il vous faut faire appel à un réparateur. Vous trouverez des coordonnées de réparateurs sur le site Reparacteurs.artisanat.fr ou sur Longuevieauxobjets.gouv.fr. Ce dernier propose également des conseils d’entretien et de réparation, lorsque cela est possible.

smartphones, l’assistance à distance sans frais et la possibilité de réinitialiser son logiciel). « Cette note donne au consommateur une information simple et lisible sur la réparabilité du produit au moment d’un achat », précise Erwann Fangeat. Plus la note indiquée sur le produit ou sur l’emballage est élevée, plus votre appareil sera facile à réparer. « L’autre objectif de cet indice est que les fabricants puissent améliorer la réparabilité de leurs produits et faire de l’écoconception », ajoute-t-il.

Bientôt un indice de durabilité

L’indice de réparabilité deviendra obligatoire pour de nouveaux équipements d’ici 2023 : lave-linge frontaux, tablettes, aspirateurs, nettoyeurs à haute pression, lave-vaisselle. « La suite de nos travaux, c’est l’indice de durabilité. L’idée est de compléter la partie réparabilité par un critère basé sur la fiabilité, la robustesse et l’évolutivité du produit, notamment sur la partie logicielle », poursuit l’expert de l’Ademe. Il deviendra obligatoire à partir du 1er janvier 2024. Ces deux indices cumulés permettront de faire le choix d’un équipement fiable lors de sa mise en vente, réparable et le plus durable possible. Erwann Fangeat rappelle que la phase de fabrication des équipements est aujourd’hui prépondérante dans leur cycle de vie, entraînant des conséquences écologiques importantes en termes d’utilisation des ressources naturelles et d’émission de gaz à effet de serre. « Plus longtemps nous utiliserons nos produits et moins nous fabriquerons d’équipements neufs, moins il y aura d’impact environnemental », fait-il remarquer. Anne-Sophie Glover-Bondeau

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HISTOIRE

Télémédecine : un essor récent Il y a à peine vingt ans, qui aurait imaginé pouvoir consulter son généraliste par écrans interposés ? Depuis la crise sanitaire, qui a notamment donné un coup d’accélérateur à la téléconsultation, la télémédecine est bel et bien entrée dans les mœurs. Petit retour en arrière…

siècle La téléconsultation… épistolaire

xviiie

Autres temps, autres mœurs… Il était courant, au xviiie siècle, d’échanger par lettres avec son médecin. Le patient décrivait ses symptômes, le praticien lui envoyait en retour un avis, un diagnostic, des indications et des remèdes. Seuls les patients sachant lire et écrire pouvaient alors avoir recours à ces consultations à distance. Ces dernières ne concernaient pas toutes les pathologies, car il fallait parfois compter plusieurs jours avant de recevoir la réponse du médecin. Les longues maladies, surtout, faisaient l’objet de ce type de demande. Cette pratique tombera petit à petit en désuétude et finira par disparaître vers 1820-1840.

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Années 1960-1970 Les États-Unis pionniers L’histoire de la télémédecine débute dans les années 1960 aux États-Unis, notamment avec la mise en réseau de programmes de téléconsultation et de télééducation autour du Nebraska Psychiatric Institute. En 1965 a lieu la première visioconférence en chirurgie cardiaque entre les États-Unis et la Suisse. En 1973, le premier congrès international sur la télémédecine, dans l’État du Michigan, est à l’origine du lancement de nombreux projets. Dans les années 1970, la Nasa développe des programmes de télémédecine pour ses astronautes, et l’armée américaine des systèmes de téléassistance pour apporter les premiers secours aux blessés sur les champs de bataille lors de la guerre du Vietnam.

1989 Création de l’Institut européen de télémédecine L’Institut européen de télémédecine voit le jour en 1989, à Toulouse, à l’initiative du professeur Louis Lareng, qui consacrera toute sa carrière à la télémédecine. Il fut également le fondateur du Samu, créé le 16 juillet 1968.

∏

EN 2020, TION ONSULTA LA TÉLÉC ULTIPLIÉE A ÉTÉ M OUR PAR 3 P TS N LES PATIE UR PO ET PAR 5 INS* EC LES MÉD


TÉLÉMÉDECINE : DE QUOI PARLE-T-ON ?

La télémédecine englobe toutes les pratiques médicales réalisables à distance par le biais des technologies de l’information et de la communication. Parmi les actes de télémédecine reconnus par la loi figurent :

· la téléconsultation ; · la téléexpertise (le médecin sollicite à distance l’avis d’un spécialiste) ; · la télésurveillance médicale (l’enregistrement et la transmission · ·

des données peuvent être automatisés ou réalisés par le patient lui-même ou un professionnel de santé) ; la téléassistance (un professionnel médical assiste à distance un confrère lors de la réalisation d’un acte) ; la réponse médicale urgente apportée dans le cadre des activités de régulation Samu-Centre 15.

La télémédecine facilite l’accès aux soins, notamment dans certaines régions rurales, où l’hôpital le plus proche se trouve parfois très éloigné. Dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les soignants assistent le patient, examiné à distance par le spécialiste d’un service hospitalier, leur épargnant l’hospitalisation et des trajets éprouvants.

1994 Naissance de l’Institut européen de téléchirurgie L’Institut européen de téléchirurgie est créé, toujours à Toulouse. Les projets nationaux concernent la formation aux techniques nouvelles en chirurgie, la médecine en milieu carcéral et, surtout, périnatale et d’urgence. Des réseaux interrégionaux multidisciplinaires commencent à se développer.

2009 Un cadre juridique Le 21 juillet 2009, la loi Hôpital, patient, santé et territoire (HPST) donne pour la première fois en France un cadre juridique et une définition à la télémédecine. Elle distingue cinq actes de télémédecine (voir encadré), qui sont aujourd’hui pris en charge par l’Assurance maladie.

2011 Cinq priorités nationales Le 8 juin 2011, le Conseil des ministres fait reposer le développement de la télémédecine en France sur une stratégie définie selon cinq priorités nationales. Elles devront être déclinées sur le plan local par les agences régionales de santé (ARS) dans un programme obligatoire régional de télémédecine. Ces cinq domaines d’intervention prioritaires sont la permanence des soins en imagerie médicale, la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC), la santé des personnes détenues, la prise en charge de maladies chroniques (insuffisance rénale chronique, insuffisance cardiaque, diabète, etc.) et, enfin, les soins en structure médico-sociale ou en hospitalisation à domicile. La stratégie nationale de déploiement de la télémédecine est pilotée par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS).

2018 La télémédecine enfin remboursée La dernière avancée date du 15 septembre 2018, avec l’entrée de la téléconsultation dans le droit commun. Désormais, celle-ci devient accessible, après 10 ans d’expérimentations, sur l’ensemble du territoire en France : tout médecin, quelle que soit sa spécialité, peut alors proposer à ses patients de réaliser une consultation à distance au lieu d’une consultation en présentiel pour toute situation médicale qu’il jugera adaptée. Les tarifs et modalités sont identiques à ceux des consultations en cabinet (de 25 à 30 euros dans la majorité des cas). Cet accord signe une avancée majeure, en inscrivant ces nouvelles pratiques comme une réalité quotidienne en France. Dans ce cadre, et dans un second temps, la téléexpertise est déployée à partir de février 2019, permettant à un médecin de solliciter l’avis d’un confrère face à une situation médicale donnée.

Isabelle Coston

* Source : Baromètre Odoxa/Agence du numérique en santé (ANS) ©Shutterstock

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NUTRITION

Le cuivre, un allié de l’hiver ? Cet oligoélément est indispensable au bon fonctionnement de l'organisme. Et lorsque les températures baissent, le cuivre aide à lutter contre les maladies hivernales.

L

des lipides », explique Mélissa Ankri, nutritionniste. Elle ajoute : « Le cuivre participe aussi au métabolisme des protéines, contribue à la perception du goût et est indispensable à la synthèse des phospholipides (les constituants des membranes cellulaires) ».

Où le trouver ?

e cuivre (comme le fer, le zinc ou le sélénium) Une alimentation ciblée permet de combler les besoins fait partie de la grande famille des oligoéléen cuivre. « On le trouve dans tous les aliments, à l’état de trace, mais principalement dans le foie de veau ments, ces molécules présentes en très faible (20 mg/100 g), le foie d’agneau (8,5 mg/100 g), la quantité dans l’organisme et cependant nélevure de bière (5,3 mg/100 g) et le cacao (2,7 mg/100 g) », cessaires à son bon fonctionnement. En hiver, explique la nutritionniste. Vous trouverez son rôle est capital. Il possède une action aussi du cuivre dans les oléagineux, comme virucide et renforce les défenses naturelles de « Consommé les noix de cajou (2 mg/100 g) et du Brésil l’organisme en stimulant la synthèse de moléen excès, (1,75 mg/100 g). Les fruits de mer et les cules antibactériennes et antivirales. Il inhibe le cuivre peut engendrer crustacés en contiennent aussi à raison de aussi certaines molécules pro-inflammatoires la production 1,5 mg pour 100 g. Enfin, cette substance responsables de la fièvre. Cet oligoélément est du radical se cache dans les légumineuses, telles que utile pour diminuer le nombre de maladies hydroxyle, les pois chiches, les haricots blancs et rouges, hivernales, comme la rhinopharyngite, la grippe l’un des les lentilles (0,25 mg/100 g en moyenne) ou les angines. Il est également antiallerradicaux libres les plus et les céréales complètes. Faut-il envisager gique. Mais il joue bien d’autres rôles. « Il agressifs », une supplémentation sous forme de coms’agit d’un antioxydant qui permet de lutter contre les radicaux libres, et donc contre le pléments alimentaires, en hiver notamment ? Mélissa Ankri, nutritionniste vieillissement prématuré des cellules de notre « La supplémentation n’est indiquée qu’en corps. Le cuivre est également nécessaire à la cas de signes de déficience. Le cuivre peut formation de l’hémoglobine ainsi qu’à la spermatogénèse. être indiqué pendant les infections, en présence d’une Il facilite l’assimilation du fer et est présent dans plusieurs fatigue ou d’une faiblesse générale, ou chez les personnes enzymes qui participent au métabolisme des glucides et qui souffrent d’ostéoporose, d’arthrose, d’alopécie ou de dermatose », explique Mélissa Ankri. « Une carence importante en cuivre entraîne aussi une augmentation du stress oxydatif. Mais avant de supplémenter, il est préférable d’effectuer un dosage sanguin pour s’assurer d’un réel déficit », complète la nutritionniste. En QUELLE DOSE DE CUIVRE PAR JOUR ? dehors de ces périodes de faiblesse, mieux vaut donc Les apports nutritionnels satisfaisants par jour sont de : faire le plein de cuivre grâce à l’alimentation ! • 1,9 mg/jour pour les hommes ; • 1,5 mg/jour pour les femmes ; • 1,7 mg/jour pour les femmes enceintes ou allaitantes. La dose maximale est de 5 mg/jour pour les adultes, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses).

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Violaine Chatal


S'ENGAGER

La solidarité intergénérationnelle : apprendre des seniors Les retraités peuvent parfois avoir peur de se sentir inutiles, alors qu’ils ont énormément à partager. Transmettre un savoir-faire, donner de son temps, échanger, ne pas rester seul… Les ponts jetés entre les générations enrichissent les relations et font tomber les préjugés.

P

our réduire la fracture entre les générations et dépasser les idées préconçues, des initiatives se multiplient un peu partout en France, aussi bien en ville qu’ à la campagne. Des associations œuvrent au quotidien pour instaurer de nouvelles solidarités intergénérationnelles. Elles permettent aux seniors de rester actifs et de se rendre utiles. Les jeunes, eux, s’épanouissent et s’enrichissent à leur contact. Les personnes âgées ont en effet beaucoup à apporter en termes de relations humaines et de transmission des savoirs.

Le partage d’expérience

Artisanat, bricolage, cuisine ou couture : rien de tel que des ateliers pratiques pour apprendre les bons gestes. Né en 1994, L’Outil en main, qui regroupe 180 associations, dispose de véritables ateliers, dans lesquels des enfants âgés de 9 à 14 ans s’initient aux métiers manuels, chapeautés par des artisans retraités. Ce type d’initiative solidaire, imaginé pour revaloriser tous les métiers manuels artisanaux (bâtiment, patrimoine, restauration…), permet en outre de créer du lien social grâce à la relation qui se noue entre les jeunes et les seniors : « Confiance en soi et meilleure intégration scolaire pour les premiers, valorisation et coup de jeune pour les seconds », constate Alain Lehébel, président de L’Outil en main. L’association ECTI s’est spécialisée, elle aussi, dans ce que l’on appelle le bénévolat senior de compétences. L’association dispose d’un réseau de 2 000 adhérents, anciens cadres du secteur public ou privé, chefs d’entreprises, techniciens, artisans, professions libérales… À travers différentes missions, ces retraités

peuvent faire bénéficier des entreprises, des étudiants ou encore des demandeurs d’emploi de leur expérience professionnelle passée.

Des moments de convivialité

Autre façon de cultiver le lien social : les jardins intergénérationnels. Ces espaces cultivés partagés fleurissent un peu partout dans l’Hexagone et ont pour vocation de rapprocher les générations. Ils permettent ainsi à des bénévoles seniors de contribuer au développement et à

l’entretien de parcelles, tout en transmettant aux plus jeunes, généralement des écoliers, leurs connaissances en jardinage. Et, pour rapprocher les générations, rien de tel que de les faire cohabiter. Avec son dispositif Un toit à partager, l’association Générations & cultures propose à des personnes de plus de 60 ans disposant d’une chambre meublée d’héberger un étudiant, un apprenti ou un jeune salarié, en échange d’un loyer modique, de menus services et de moments de convivialité. Ce concept de logement intergénérationnel est à la fois un excellent moyen de lutter contre la crise du logement dans les grandes villes, mais aussi de combattre la solitude. Les seniors ont besoin de se rendre utiles, de rester en phase avec la société (modes, nouvelles technologies, réseaux sociaux…) et de s’enrichir auprès des plus jeunes. Isabelle Coston

Illustrations : ©Shutterstock

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Qu’est ce qui a changé ? Vous ou bien votre vue ?

*Evaluation à but non médical. Demandez conseil à votre professionnel de santé. Visaudio SAS - RCS Paris 492 361 597 au capital social variable. Octobre 2021. Crédit Photo : Getty Images.

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