ÉTÉ
© Gaëtan Salamin de St-Luc
NUMERO 47 | JUIN ’22 | TRIMESTRIEL
L’invité Michel Savioz
T
ous les fidèles de ce magazine connaissent, sinon l’homme, au moins le nom de Michel Savioz, de Vissoie, puisqu’il est associé à une rubrique régulière, apparue dès les premiers numéros, celle de notreHistoire.ch. Ce passionné a des intérêts divers qui ont façonné l’homme qu’il est devenu. Lorsque le jeune Michel a dû choisir un métier, il s’est trouvé grandement limité dans les possibilités qui s’offraient à lui. En effet, le vaccin contre la tuberculose a entraîné chez lui de fortes allergies, lui imposant toutes sortes de restrictions. Après discussion avec son cousin Henri-François Crettaz, il s’est lancé dans le même métier que celui-ci, laborantin. Cela fait aujourd’hui trente-quatre ans que Michel travaille pour le laboratoire Salamin, à Sierre. Le métier n’a plus rien à voir avec ce qu’il était au début. Il est maintenant bien plus technique et consiste surtout à interpréter des résultats. Le coronavirus Les deux années qu’a duré la pandémie furent une période hors du commun. Tout a été chamboulé, même le travail en laboratoire. La situation était inimaginable. Ce qui a été le plus dur, ce fut la quantité d’heures supplémentaires à aligner. Il fallait travailler dix heures, onze heures, douze heures par jour, avec une seule légère baisse durant l’été 2020. Des engagements temporaires ont été nécessaires pour arriver à suivre. Tout le monde, ou presque, a eu le covid à tour de rôle. L’équipe, une cinquantaine de personnes avec des fonctions différentes, a pourtant tenu le coup, parce qu’il le fallait. Les contacts avec les gens n’ont pas toujours été agréables. Après
quelques mois d’un soutien marqué au personnel de la santé, la bienveillance est assez vite retombée. La lassitude se ressentait, l’égoïsme se manifestait. Certaines personnes supportaient mal de devoir attendre les résultats, alors que le laboratoire était submergé par des centaines de dossiers venant de partout, cliniques, cabinets, pharmacies. Le retour à un rythme d’activité plus normal a été particulièrement apprécié. Le virus de l’histoire Il y a quelques années Michel a découvert un article dans l’Illustré annonçant le projet de créer un site internet interactif destiné à raconter l’histoire de la Suisse romande. Comme travailler sur un ordinateur lui plaît et que l’histoire le passionne, il a été parmi les premiers à s’inscrire comme contributeur à notreHistoire.ch. Il a alors entrepris de fouiller les cartons recelant les photos familiales et les a triées. Parmi elles, il en a trouvé de nombreuses qui méritaient d’être partagées. En effet, toutes les photos, même privées, peuvent intéresser le grand public, car elles sont les témoins de leur époque. Rapidement Michel s’est pris au jeu et a créé maintes galeries en relation avec la région. Les galeries et sous-galeries servent à classer les documents en fonction des lieux et des thèmes qu’ils évoquent. Malgré le fait qu’il y ait peu de contributeurs anniviards, la galerie du val d’Anniviers est l’une de celles qui comptent le plus grand nombre de documents (photos, vidéos, audios et récits). Elle est aussi la plus consultée. Il faut dire que Michel
-2-
Savioz et deux autres contributeurs originaires de la vallée sont parmi les sept membres les plus productifs de la communauté de notreHistoire.ch. Beaucoup de gens manifestent un fort intérêt pour ce qui est mis sur la plateforme. Malheureusement, ils sont encore peu nombreux à collaborer à son enrichissement. Par pudeur ? Par négligence? À cause de la complexité de la tâche ? Difficile de le savoir. Cependant Michel rappelle avec insistance qu’il faut sensibiliser les gens au fait qu’ils ont chez eux des trésors qui risquent de disparaître en finissant à la poubelle. La plateforme permet de faire connaissance, d’échanger entre personnes que la vie n’aurait pas forcément mises en présence les unes des autres. Elle est aussi une vitrine qui présente et préserve un riche patrimoine audio-visuel. Michel Savioz a créé un compte sur Facebook pour donner plus de visibilité au site qui lui tient tant à cœur et susciter l’intérêt d’un autre public. Et ça marche !
Allez donc jeter un coup d’œil à la plateforme notreHistoire.ch et vous serez impressionné par la diversité de ce qui s’y trouve. Il y en a pour tous les goûts. Mais prévoyez du temps. Il est difficile de repartir de cet extraordinaire musée à portée d’un simple clic. (Pour plus d’informations, cf. Les 4 Saisons d’Anniviers, n°2, avril 2011, p. 7-8.)
n’y connaissait d’ailleurs pas grand-chose au départ. Mais, petit à petit, il s’est fait un joli carnet d’adresses. Le bouche à oreille a bien fonctionné. Les artistes se sont plu à Vissoie et, en dix ans, septante-sept spectacles et quinze expositions ont fait vivre la Tour.
Le virus du spectacle En 2011, l’Association Culturelle de la Tour d’Anniviers, ACTA, a été créée. C’était le projet de Marco Genoud, conseiller en charge de la culture, pour animer et mettre en valeur la Tour restaurée. Michel Savioz a été le premier président de l’association, il est resté en place jusqu’en 2021. Parallèlement, en cette même année 2011, Michel, Simone Salamin et Patricia Chardon ont entrepris de relancer le groupe théâtral, Les Compagnons de la Navizence, qui s’était un peu endormi après l’immense succès remporté par le spectacle Des souris et des hommes, qui avait enflammé l’été anniviard en 1994. Michel avait participé à la pièce cette année-là, en jouant le personnage de Candy. Cependant, rien ne le prédestinait à devenir organisateur de spectacles. Il
Et après ? Pour sa retraite, Michel Savioz a déjà plusieurs projets, dont un qu’il aimerait pouvoir mettre en place avec le concours de la commune. Afin de sauvegarder quantité de documents anniviards dignes d’intérêt, il conviendrait qu’un scanner soit mis à disposition dans un lieu ouvert au public, peut-être à la bibliothèque, où les gens pourraient venir faire scanner leurs trésors personnels avant de les reprendre. Chaque document serait agrémenté d’un commentaire donnant toutes les informations utiles le concernant. Il serait ensuite ajouté sur notreHistoire.ch et deviendrait une source historique à portée de tous.
Dans le rôle de Candy, avec ses enfants
Gageons que Michel saura entretenir ses différentes passions et les passer à d’autres. Question transmission de virus, il s’y connaît ! Janine Barmaz
Grimentz | Zinal
3961 Grimentz 027 475 18 55
ess-grimentz.ch 027 475 50 60
-3-
ess-zinal.ch 027 475 13 73
JONATHAN EPINEY +41 79 322 27 78 EIMMOBILIER.CH
3961 St-Luc Tél. 027 475 13 48
sport4000@netplus.ch www.sport4000.ch
-4-
Sommaire
Concours
à la découverte d’Anniviers
L’invité
5
Sommaire / Concours
6
Paysans de montagne
10
Anniviers Tourisme
12
Cent ans de vertige
14
Nuits blanches
16
Les producteurs de lait et la fromagerie
20
Danse des notes, ronde des mots, histoire d’amour
23
Anniv’info
27
HC Anniviers
28
ALTER- des Andes aux Alpes
32
Le FC Anniviers refait surface
En quelle année a été construit l’Oratoire des Pontis?
35
Montagne Club Anniviers
A)
1946
37
Un nouveau rendez-vous pour les 60+
B)
1947
38
Eternel vin du Glacier
C)
1948 41
Ski Team Anniviers
42
Diana d’Anniviers
44
enviedebouger.com
46
notreHistoire.ch
© Paolo
2
Envoyez votre réponse par mail à impa@impa.ch ou votre carte postale (n’oubliez pas de mentionner votre adresse postale complète) avec la mention «Concours-photo de juin» à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers, 4 Saisons d’Anniviers, rue de la Machigeaz 2, 3961 Vissoie Délai de réponse: 17 août 2022 à gagner un bon de 50.- Au Marché Villageois à Grimentz Le gagnant de l’édition no 46 est: M. Michel Nançoz d’Arnex-sur-Nyon La réponse était: C / 22 m.
-5-
société
Paysans de montagne Comment offrir et demander du soutien ?
Ê
tre paysan de montagne ? Un rêve pour certains, un cauchemar pour d’autres… Ceux qui en rêvent imaginent une ferme de taille humaine, familiale, avec son petit lot de vaches rustiques, d’ânes à l’épaisse fourrure, de chevaux agiles, d’antiques chèvres, d’abeilles butinant les fleurs sauvages, de moutons d’anciennes variétés presque disparues, de poules endurcies au froid ou même de curieux alpagas, dans un décor de carte postale, de sommets scintillants et d’air pur, avec en prime la liberté des grands espaces et la convivialité des fêtes de village. Ceux qui en cauchemardent voient les durs terrains en pente à faucher, la neige qui surprend au milieu des récoltes, le bétail qui s’abime dans les escarpements du terrain, le gel qui décime les pousses, le renard qui gobe les poules et le loup qui croque les moutons. Quel que soit notre imaginaire, la difficulté d’être cultivateur ou éleveur en altitude est bien une réalité. Le programme d’entraide de CaritasMontagnards est né de cette prise de conscience : il faut soutenir ces agriculteurs en leur apportant des bras supplémentaires, ceux de bénévoles solidaires curieux de découvrir ce qui se cache derrière la viande qu’ils achètent au supermarché. Ce programme existe en Suisse depuis plus de quarante ans. Il a été créé suite à de violentes intempéries qui ont eu lieu en Suisse allemande. L’ampleur des dégâts avait alors déclenché un véritable élan de solidarité envers les populations paysannes de montagne. Cette météo destructrice avait mis
Durs travaux sur les chemins - photo Caritas Suisse
en évidence le fait que les agriculteurs montagnards ont souvent besoin d’aide et qu’ils doivent composer avec les sécheresses, les coups de froid, tous les aléas climatiques qui engendrent d’importants dégâts, des coûts additionnels difficiles à supporter et un surplus de besogne pour des exploitants déjà saturés. Le travail agricole est plus difficile en montagne, car on peut moins utiliser de machines sur les terrains en pente, et on a donc plus besoin de main d’œuvre. Comme l’explique Jessica Pillet, chargée de projets Caritas-Montagnards, la population paysanne de montagne est vieillissante, souvent isolée, et elle a moins de revenu que celle des plaines. Caritas, qui a comme mission de lutter contre la pauvreté et de favoriser le lien social, a mis en évidence les besoins de cette population-là et a réalisé des actions très concrètes pour l’aider. L’idée simple et efficace du programme Caritas-Montagnards est de mettre en contact des fermiers dé-
-6-
bordés avec des bénévoles désireux de les soulager. Pour pouvoir s’inscrire, les fermiers doivent travailler en montagne et avoir leur revenu principal dans l’agriculture, même s’ils ont une activité annexe. Certains s’occupent de vaches sur l’alpage, d’autres cultivent des fruits et légumes bio, d’autres encore élèvent des moutons. Seules les familles qui n’ont pas les moyens d’engager un ouvrier agricole sont aidées, car les finances de Caritas, qui ne fonctionne qu’avec des dons privés ou institutionnels, sont limitées. Le soutien est aussi accordé pour des périodes ponctuelles de surcharge de travail, comme par exemple en été lorsque se cumulent la montée à l’alpage, les foins et le travail à la ferme, ou lorsque des travaux de rénovation ou de construction doivent être réalisés. Mais l’aide peut aussi être nécessaire lorsque la famille paysanne vit une situation de crise, comme une maladie, un accident ou même une grossesse, qui peuvent apporter des difficultés supplémentaires même
Qui sont les bénévoles ? Chaque année, des centaines de personnes se mettent au vert pour aider gratuitement au travail de la ferme. La plupart d’entre eux sont des citadins qui viennent de grandes villes comme Genève, Lausanne ou Neuchâtel : ils veulent découvrir une autre réalité ou se libérer l’esprit par le travail de la terre et l’effort physique. Certains souhaitent comprendre ce qu’il y a derrière un litre de lait ou un kilo de farine, savoir d’où viennent les produits qu’ils consomment, connaitre l’histoire de ce qu’ils mangent. Leur motivation peut aussi être de s’immerger complètement dans
À l’alpage - photo Caritas Suisse
un milieu très différent du leur en vivant avec une famille paysanne, de se dépayser au milieu de la beauté des cimes et des collines, ou encore de rendre service en donnant de leur temps, de créer quelque chose de leurs mains lassées d’effleurer toute la journée les touches des claviers d’ordinateur. Les raisons qui poussent à offrir des heures et de la sueur sont ainsi variées et multiples. Un tiers des personnes sont des actifs qui prennent une semaine de vacances pour s’engager : ce sont souvent des employés de bureau dont le but, outre le dépaysement, est de faire acte de solidarité. C’est généreux, car le travail à la ferme n’est pas de tout repos ! Un autre tiers sont des étudiants de 18 à 30 ans, parfois en fin d’étude ou en reconversion professionnelle. Le dernier tiers, enfin, est composé de préretraités, ou de retraités encore en forme, qui ont envie de se rendre utiles et de rester actifs. Il arrive que des agriculteurs à la retraite s’engagent, pour la plus grande joie des familles qui les accueillent, car leurs compétences sont précieuses ! Les bénévoles doivent en principe être âgés de 18 à 70 ans, mais quel que soit leur âge, il faut qu’ils disposent d’une bonne condition physique car les tâches sont ardues, exigeantes, et les terrains sont pentus et difficiles. Il arrive que l’engagé volontaire réalise, un peu tard, qu’il avait sous-estimé la difficulté du travail et que
-7-
son physique ne suit malheureusement pas. Mais pas d’inquiétude ! Le dialogue sur place est constant pour ajuster les besoins de la famille aux compétences de l’invité, et pour établir quelles tâches et combien d’heures de travail par jour sont possibles. L’échange est permanent sur les capacités réelles de celui qui est venu aider. En principe, il travaille avec l’exploitant toute la journée, pour une période minimale d’une semaine. Il n’y a pas de maximum, et certaines collaborations durent plusieurs mois… Il y a eu énormément d’engagements de bénévoles auprès des montagnards pendant la période covid, car cette démarche répondait au besoin de retour aux sources que beaucoup de gens ont ressenti lorsqu’ils ont été stoppés net dans leurs activités habituelles à cause de l’épidémie. L’entraide avec les paysans de montagne est dans l’air du temps, car l’envie se développe de consommer local, de connaitre la provenance de ce qu’on achète, de partager, de créer des ponts et d’établir des liens, ou de rassembler ce qui était séparé. 90% de satisfaction des deux côtés Un questionnaire est envoyé à chaque participant à la fin de sa période de travail, et à chaque famille bénéficiaire à la fin de l’année : ce qui en ressort des deux côtés,
▼
lorsqu’il s’agit d’événements heureux. Les journées de labeur sont déjà si longues en temps normal ! Les heures ne sont pas extensibles et les corvées paraissent quelquefois sans fin ; la situation est souvent déjà saturée, sans aucune marge de manœuvre. Il suffit parfois qu’une seule tâche se rajoute pour que cela devienne trop lourd à gérer sans aide extérieure et que la famille se retrouve en difficulté, épuisée, avec les risques d’accidents et de burn-out que cela comporte. Avoir des bras supplémentaires, ça aide vraiment ! De plus en plus d’exploitants font appel à ce système d’échange : travail contre gîte et couvert. Le Valais est le canton qui compte le plus de demandes pour la Suisse romande. En 2021, le maximum de 123 familles bénéficiaires a été atteint pour toute la Suisse : un grand succès, qui prouve que l’idée répond à un réel besoin. Alors si vous êtes paysan de montagne, que vous vous sentez surchargé et que vous avez envie de partager une belle rencontre, n’hésitez pas à vous inscrire sur le site de Caritas www. montagnards.ch ou à téléphoner au 021 311 11 25, pour vous inscrire comme lieu pouvant accueillir des bénévoles.
c’est le plaisir d’avoir découvert et partagé la réalité de l’autre. Certains paysans, seuls sur l’alpage depuis quatre mois, ont été heureux de sortir un peu de leur isolement grâce à ces rencontres. Des agriculteurs accablés ont vu leur fardeau s’alléger: ils ont pu libérer un peu de temps pour d’autres projets ou simplement pour se détendre un peu plus le soir. Les bénévoles se sont sentis utiles et ont beaucoup appris. Souvent, de belles amitiés se sont créées, car tous ont vécu ensemble quelque chose d’intense sur un temps assez court, en partageant les joies comme les obstacles, de l’aurore au crépuscule, et en participant à un effort commun dont les fruits sont visibles. Les liens ainsi tissés par le travail en commun et la vie du foyer partagée sont parfois durables et profonds. Il n’est pas rare que quelqu’un revienne dans la même ferme l’année suivante pour aider aux foins ou aux clôtures, même en dehors de tout engagement auprès de Caritas. Comment devenir bénévole ? Le site de Caritas-Montagnards est facile à utiliser. En quelques clics, vous trouverez une ferme qui proposera des tâches adaptées à vos souhaits et à vos capacités, dans la région qui vous convient. Actuellement, 57 offres sont disponibles pour cet été. Pour trouver l’exploitation agricole de vos rêves, commencez par sélectionner les dates et le canton souhaités, ainsi que la langue parlée par vos hôtes, puis choisissez parmi la liste des travaux proposés : travaux en forêt, garde d’enfants, construction, jardinage, entretien des pâturages ou des clôtures, soin aux animaux, défrichage, ménage… ou encore faire les foins. Le travail dépend bien sûr de la saison et de la météo. Certains SOS sont mis en avant sur le site, lorsqu’il s’agit d’une demande urgente. Une carte très pratique vous permet de visualiser d’un seul coup d’œil les besoins des agriculteurs inscrits dans toute la Suisse. En sélectionnant le Valais, on découvre huit fermes qui demandent de l’aide, dont un SOS. Il suffit de cliquer sur le lieu choisi pour trouver le descriptif de l’engagement montagnard de la ferme, des photos, une présentation de la famille et une explication des tâches pour lesquelles l’aide est demandée. Par exemple, à Mollens près de Sierre, un jeune couple de trentenaires s’occupe d’une petite exploitation biologique de montagne : ils élèvent
des moutons, des chèvres et des alpagas, fabriquent du miel, proposent de la viande d’agneau, du poulet et des œufs, font de la vente directe de leurs produits fermiers et pratiquent avec passion la fabrication de couteaux à la forge. Surchargés par un fâcheux concours Des bras supplémentaires pour les foins - photo Caritas Suisse de circonstances, ces jeunes agriculteurs demandent du sou- ça qu’on a fait appel aux premiers bénétien cet été pour défricher, faire les foins, voles. […] L’année passée, on n’a pas pris couper du bois, aider aux écuries et à l’agri- de bénévole, mais cette année c’était imculture, entretenir les parcs des animaux … possible que je fasse tout seul. Il y avait Ils offriront au bénévole une chambre in- Thomas qui était disponible cinq mois: un dividuelle, et les repas seront pris en com- cadeau ! Il sait tout faire, il m’a déjà réparé mun. Alors n’attendez pas, de nombreuses une remorque… » Un deuxième aide est familles ont besoin de vous ! Si vous êtes venu s’ajouter, comme Sophie s’en réjouit: curieux de découvrir de l’intérieur la vie « Andréas était censé venir pour deux sed’un paysan de montagne, que vous avez maines. La première chose qu’il a dit en un peu de temps à offrir et que vous n’avez arrivant c’est : « Dommage, je serais bien pas peur du labeur, venez participer au resté, mais on ne pouvait pas s’inscrire plus programme de Caritas-Montagnards ! La longtemps. » Alors on lui a dit : « Mais si prise de contact est simple grâce au site, et tu veux, tu peux rester plus longtemps ! » chacun pourra définir plus précisément ses Il a prolongé son séjour jusqu’à la fin du attentes avant l’engagement. Vous pouvez mois de juin. Il est resté six semaines en vous inscrire dans plusieurs lieux différents tout. C’était vraiment deux cadeaux du si vous disposez de plusieurs semaines, et il ciel. Ils sont arrivés au moment opportun.» est même possible de s’inscrire à plusieurs De son côté, Andréas, qui est consultant dans un même lieu, pour autant que cela en immobilier à Zürich, décrit ce qui l’a motivé à participer comme bénévole au réponde aux besoins sur place. programme : « Je suis revenu d’un voyage Et en Anniviers ? et j’étais dans un appartement en Argovie Pour le moment, aucune ferme n’a deman- près de l’autoroute. J’étais en confinement dé de soutien en Anniviers. Mais il n’en a depuis quatorze jours. J’ai alors entendu pas toujours été ainsi : Sophie et Stéphane que des fermiers avaient besoin de perJaccard, qui produisent du fromage de bre- sonnes et j’ai pensé que c’était une bonne bis en biodynamie ainsi que des légumes idée de voir comment fonctionnaient les et des œufs aux Barmes, ont fait appel à fermiers en Suisse. » Caritas-Montagnards par le passé. Dans l’émission de la RTS Passe-moi les jumelles Pauline Archambault du 6 novembre 2020, Stéphane explique ce qui les a poussés à demander du soutien : « On avait pris un alpage. On avait Agriculteurs et bénévoles à l’époque 23 brebis. Je venais d’arrêter de d’Anniviers, osez l’aventure ! travailler, je n’avais pas encore un rythme d’indépendant. J’avais peur de manquer www.montagnards.ch d’argent, alors je me disais : il faut du lait, 021 311 11 25 il faut de la viande pour avoir des rentrées d’argent. J’avais vu trop grand et je suis arrivé à l’épuisement. C’est comme
-8-
078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers
Alain Zuber chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 3976 Noës Alain Zuber
José Teixeira
079 220 78 00
078 743 75 99
alain.zuber@bluewin.ch
ze3961@gmail.com
Vente et réparation véhicules toutes marques Vente et location machines STIHL Réparation machines d’entretien extérieur Vente et réparation fraise à neige
-9-
Hé!
EN aNNIVIERS Y A VRAIMeNT De QUOI FAIRe.
Sortez vos chaussures de randonnées, les VTT/ E-bike, profitez des descentes en mountain cart, des mini-golfs, des tennis ou des piscines et préparez-vous à passer un bel été en Anniviers. Voici ci-dessous quelques idées d'activités.
intérieure en cas de mauvais temps. Cet été encore, l’énergie battra son plein à Bendolla ! VALDANNIVIERS.CH/BENDOLL A-BOUGE
complexes, et seront uniquement résolues en faisant preuve d'intelligence et d'esprit d'équipe ! Cette aventure hors du commun se vit en équipe, entre amis, en famille avec des enfants. VALDANNIVIERS.CH/ FOX TR AIL
LES PROMENaDES BOTANIQUeS De CHANDOLIN MOUNTaIN CaRT À SOReBOIS Cet été, les Remontées Mécaniques proposent de rejoindre Sorebois depuis l’Espace Weisshorn en mountain cart ! Engin à mi-chemin entre le kart et le vélo, le moutain cart s’adapte pratiquement à tous les terrains et permet de descendre les pentes de manière sûre et confortable. Un savant mélange entre sensations fortes et plaisir.
Petit lifting pour le parcours didactiques « Promenades Botaniques » de Chandolin. L’occasion de redécouvrir ce produit incontournable, avec des explications fouillées sur la flore locale. Parcours en boucle adaptés à toute la famille. VALDANNIVIERS.CH/PROMENADES-BOTANIQUES
La TSIGÈRE DeS PLANèTeS Nouveau à Tignousa ! Située au départ du Chemin des Planètes, la Tsigère des Planètes propose une exposition sur la conquête de l'espace ainsi qu'un planétarium de 20 places. L'endroit idéal pour découvrir les bases de l'astronomie, peu importe la météo du jour. VALDANNIVIERS.CH/ TSIGERE-PL ANETES
VALDANNIVIERS.CH/CARTS-TROTTINETTES-ZINAL
VALDANNIVIERS.CH/ APÉRO-SAUVAGE
FOXTRaIL ZINaL
BENDOLLa BOUGe Sauts et figures dans le Big Air Bag, parcours accrobranche, château gonflable, jeux d’équilibre à vélo ou encore place de jeux
Depuis que le Foxtrail a pris ses quartiers à Zinal, le village s’est mué en véritable terrain de jeux. Le concept est pour le moins inédit : afin de ne pas perdre la trace du renard, les équipes (2-7 personnes) doivent déchiffrer des codes en chemin, et trouver des messages cachés. Mais attention, le chemin est parsemé d'énigmes. Les indications sont
- 10 -
KaYaK à MOIRY Envie de naviguer en kayak de randonnée sur une eau bleu turquoise ? Inscrivez-vous à l’activité kayak à Moiry, vous en aurez le souffle coupé ! VALDANNIVIERS.CH/K AYAK-MOIRY
UN PeTIT TOUR D'HORIZON DES aNIMaTIONS. BALADe De LA FORÊT MéCONNUE
En Anniviers, nous organisons durant toute l’année des manifestations de différente envergure, du sport, des concerts, de la culture… durant tout l’été le programme des événements s’étoffe, s’enrichit pour vous offrir un été encore plus magique.
À travers cette balade guidée, partez à la rencontre de lieux cachés et de la forêt de Saint-Luc. Votre guide Adrien vous présentera ces lieux méconnus et vous racontera leur histoire et légende.
TOUR eN CaR SaURER
VALDANNIVIERS.CH/FORET-MECONNUE
Embarquez dans le vieux car Saurer de 1941 pour un tour panoramique d'Anniviers et faites un saut dans le passé ! VALDANNIVIERS.CH/ TOURPANOR AMIQUE
LES CINÉMaS OPENaIR FONT LeUR TOURNée Cet été, 4 soirées uniques dans les différentes stations de la vallée vous seront proposées. Amateurs de cinéma, réservez les dates du 22-24-26-27 juillet prochain dans votre agenda.
L'ALPAGe De COTTIeR
APéRO SaUVaGE
VALDANNIVIERS.CH/CINEMA-OPENAIR
Partagez une balade à la rencontre de toutes ces fleurs et petites herbes qui peuplent nos chemins et préparez des tartines végétales, pour un apéritif maison.
Un lieu fort et magique sur les hauts de Zinal. Sarah, l'herboriste, vous y fera découvrir son jardin et les produits cosmétiques et médicinaux créés grâce aux plantes de Cottier. VALDANNIVIERS.CH/ALPAGE-COT TIER
VALDANNIVIERS.CH/K AYAK-MOIRY
GaLa DES VINS
UNe JOURNée à L'aLPaGE
Venez découvrir des crus de la région sierroise généreusement offerts par les Coteaux de Sierre dans le cadre pittoresque des villages anniviards. Sur place, possibilité de commander et d'acheter du vin.
Accompagné par un jeune de la région, partez à la rencontre des vaches de la race d’Hérens et découvrez le quotidien d’un fromager.
VALDANNIVIERS.CH//GAL A-DES-VINS
VALDANNIVIERS.CH/JOURNEE-ALPAGE
- 11 -
patrimoine
Cent ans de vertige
P
Malsain en bas, pur un peu plus haut C’est ainsi qu’a germé le projet du pont suspendu de Niouc. Puisqu’en bas, on constatait des maladies sur les gens, le bétail et les cultures, il fallait trouver une astuce pour s’en sortir. Les habitants de Chippis possédaient des biens sur le plateau de Briey (prononcer « brie »). Ils ont cherché à améliorer leur qualité de vie sur ces jolis replats situés un peu plus haut que le village. Mais l’eau ? Voilà le nœud du problème, l’eau ne venait pas naturellement jusqu’à Briey, puisque le bisse dit des Sarrasins n’avait plus été mis en service. Il a fallu mettre en œuvre des réflexions approfondies pour pouvoir arroser les cultures et obtenir une
Gaëtan Salamin de St-Luc
lus de cent ans que le pont suspendu de Niouc fait l’objet de discussions, de réunions, de débats, de visions locales, de projets, d’abandon et de résurrection ! Au plat de Niouc, au bord des falaises, certains ont imaginé construire un pont suspendu, au début du XXème siècle. De la folie pourrait-on penser… mais non, juste une exigence pour pouvoir enfin arroser correctement le plateau de Briey sur l’autre rive de la Navizence. Briey, si joliment situé mais si sec. Et comme l’usine Alusuisse a engendré des nuisances dans le sol, l’air et l’eau dès le début de sa mise en service à Chippis en 1908, les habitants ont cherché des solutions pour pouvoir cultiver, élever du bétail et arroser hors de la pollution industrielle. Les nombreux chamois présents dans la région du pont suspendu ont eu de quoi se distraire au cours du temps !
récolte suffisante. Effectivement, la population de Chippis a eu raison : grâce à l’eau amenée par le pont suspendu, les jardins ont été généreux, les prés fertiles, l’air bien meilleur à respirer là-haut à Briey. De l’eau du bisse des Sarrasins Il semble que vers 1415, les habitants d’alors (les Sarrasins ?) ont construit le bisse du même nom, qui prenait l’eau
- 12 -
au torrent de Pinsec et l’amenait jusqu’à Briey. Or, vers l’an 1720, (ou était-ce en 1832 ? selon d’autres documents), lors de la journée printanière de corvée pour remettre le bisse en état après les intempéries de l’hiver, plusieurs travailleurs, dans un épouvantable fracas, ont été précipités dans le vide aux falaises de Croujà. Ce jour est resté marqué dans les mémoires comme celui du « grand malheur » car l’accident a
causé plusieurs victimes. Dès lors, ce bisse a été abandonné, le plateau de Briey s’est asséché et en a souffert. Au pont suspendu de Niouc Puis l’industrialisation s’est installée à Chippis, en 1908. La centrale hydroélectrique du lieu a utilisé les eaux de la Navizence pour le bon fonctionnement de l’usine Alusuisse. Malheureusement, des dommages collatéraux importants sont apparus, les émanations de l’usine ont causé maladies et mauvaises récoltes. L’idée de la construction d’un pont suspendu entre les deux falaises du plat de Niouc a pris naissance. On pouvait ainsi capter une partie de l’eau utilisée par l’usine et provenant des canalisations de la Navizence passant un peu plus haut, au « château d’eau », à la fenêtre dix-huit. L’eau traverserait l’à-pic par le pont suspendu et coulerait ensuite sur l’autre versant jusqu’à Briey. Cet important projet, rendu difficile par les contraintes techniques, a pu être mené à terme. Il est entré en activité en 1922, après quelques années de tergiversations, puisque la première mouture proposée par le Consortage du Bisse-siphon de Briey date de 1913. En plus de l’eau, le pont permettait le passage des chèvres et de leurs gardiens, à l’affût d’une herbe plus verte de l’autre côté. Cent ans que le pont suspendu tient en l’air et résiste aux vicissitudes de toutes sortes. Il donne la mesure de l’importance capitale de cet élément qui nous est vital à tous : l’eau. Entrée en scène des Compagnons de la Navizence Il fallait bien marquer le centenaire de cette entreprise extraordinaire ! La troupe théâtrale va nous faire vivre cette aventure, à sa façon. Surprise et inattendu tiendront
le public en haleine, sur les lieux même de cette histoire, au couvert de Niouc. Passer une soirée en plein air, se laisser bercer par le bruissement du vent et le spectacle des Compagnons écrit et mis en scène par Cédric Jossen, entrer dans une ambiance hors du temps, boire et manger sur place, qui dit mieux ? «Faut-il parler kalmuk au pont de Niouc»? C’est le message qui nous sera transmis par les acteurs lors des douze représentations prévues du 21.07 au 13.08 les jeudis, vendredis et samedis en soirée. L’Association des amis du pont suspendu Des documents d’époque très intéressants peuvent être consultés sur le site de l’Association des amis du pont suspendu. L’historique de la construction, du projet à sa réalisation, donne une véritable idée de l’importance de ce site et de l’ampleur du projet pour l’époque. Le Consortage du bisse de Briey, gérant de l’installation, a passé le relais à Claude Forclaz en 1981, pour le prix symbolique d’un franc et l’Association des amis du pont suspendu l’a racheté en 1988 pour le montant tout aussi symbolique de deux francs ! Cette Association très dynamique se donne beaucoup de peine pour rendre la zone accueillante et chaleureuse. Le fun d’aujourd’hui Le temps a passé, les cultures de Briey sont bien irriguées. Alors que faire de ce pont? Il a presque été abandonné, est demeuré visible, à distance, car plus du tout sécurisé. Pendant cette longue traversée du désert, des vieilles planches du pont rongées par le temps ont subi leur premier saut sans élastique… Dans ces années-là, on a même aperçu des personnes bravant l’interdit et
- 13 -
jetant des pierres depuis le milieu du pont, pour le seul plaisir d’entendre leur violent atterrissage quelques secondes plus tard dans la Navizence tout en bas. Des risques interdits pris sans élastique de rattrapage… Et puis l’ère des jeux de plein air a sonné, la mode a pris son envol, un passionné, Manfred Wenger, l’a retapé et a mis en place la première installation de saut à l’élastique. Les gérants d’aujourd’hui, deux membres de la société Eurobungy, continuent à l’animer avec plusieurs propositions aussi fun les unes que les autres. Les panneaux didactiques sont bien faits, le site demeure très attractif avec une place de jeux pour enfants et une buvette entre autres. Les plus sportifs trouveront leur compte en grimpant la via ferrata. Le pont rencontre un beau succès, il est connu loin à la ronde et pas seulement par les amoureux de sensations fortes, mais aussi par les admirateurs de ce site exceptionnel. Cent ans de vertige n’ont découragé ni les téméraires, qui ont fait œuvre utile pour amener l’eau là où la survie en dépendait, ni leurs successeurs, qui leur rendent hommage en se faisant peur et en s’amusant. Allons fêter tout ça cet été au pont suspendu de Niouc, parfois appelé aussi pont de l’Araignée. Le spectacle est attrayant et le vertige pourra se vivre en vrai ou à distance. Heureusement ! Et les chamois en ont vu d’autres… Simone Salamin
www.pontsuspendu.ch Association des Amis du pont suspendu de Niouc, Rue des Longs Prés 40, 3960 Sierre www.bungyniouc.com
portrait
Nuits blanches
P
asser de la deuxième place à la première a un prix qui se paie cash, en une monnaie universelle, les nuits blanches. Patricia l’a expérimenté à quelques reprises dans sa vie, et plus spécialement depuis octobre dernier, lorsqu’elle a accepté le poste de présidente des Remontées Mécaniques St-Luc/ Chandolin. Ces nuits blanches qui permettent aussi de trouver des solutions, d’ouvrir d’autres chemins, d’entrevoir la réalité sous divers aspects. Les nuits blanches attisent parfois un autre regard et ne sont pas uniquement négatives, elles permettent de réfléchir sans bruits perturbateurs. A chacun de se situer ou non du bon côté de ces Et le covid n’a pas eu que du mauvais, il Elle a également co-présidé la société théânuits, parfois un peu trop longues. a permis de développer d’autres moyens trale des Compagnons de la Navizence,
Un parcours tout en lacets Patricia Chardon Kaufmann est née en 1965 à Sierre, d’une maman lucquérande et d’un papa de Venthône. Quant elle a atteint ses deux ans, la famille a déménagé à Orbe durant huit ans, avant de s’installer à St-Luc pour reprendre le café – restaurant familial du Prilet. Patricia a entrepris ensuite des études qui l’ont amenée au notariat, pratiqué d’abord en indépendante, avant de s’engager au Registre Foncier. Dès 2003, elle a débuté une carrière dans l’enseignement en fréquentant la HEP (Haute Ecole Pédagogique) en emploi. Cette profession l’occupe toujours actuellement puisque Patricia enseigne le français, les sciences, l’histoire et la géographie aux élèves des 9 – 10 et 11 H, classe dont elle est titulaire, au Centre Scolaire d’Anniviers à Vissoie à 80 %. L’horaire continu en cours au centre scolaire facilite beaucoup l’organisation d’une vie plutôt trépidante.
d’actions, même si leur mise en œuvre a exigé beaucoup d’énergie et de temps. Bien installée à son poste, Patricia pourrait s’en contenter, penserait-on… que nenni! Sensibilisée aux questions de harcèlement chez les enfants, Patricia a entrepris une nouvelle formation qui s’intitule « Thérapie brève systémique et stratégique selon le modèle de Palo Alto ». Après avoir suivi un cursus de 4 ans, elle a pu ouvrir un cabinet à Sierre et espère faire connaître cette autre manière de leur venir en aide, car tout est relations et ce modèle apporte une autre manière de les appréhender. Engagements pour la collectivité Conjointement au côté professionnel de son parcours, Patricia a toujours eu à cœur de s’engager pour la vie sociale et politique de notre coin de terre, occupant la fonction de vice-présidente de l’ancienne commune de St-Luc durant huit ans, dès 1992.
- 14 -
puis a été membre d’Anniviers Tourisme, fonction transmise aujourd’hui à un jeune Anniviard. Quant à l’Association des Amis du Cervin, elle a remis son mandat à une jeune maman de chez nous qui prend donc le relais. D’ailleurs, le projet de rénovation du Grand Hôtel du Cervin arrive à bout touchant et son ouverture est prévue pour le 16 juillet prochain, après trois ans d’un travail phénoménal. Ces occupations ont été encouragées et rendues possible par son entourage grâce à qui Patricia a pu réaliser ces étapes sereinement. Aujourd’hui, l’organisation familiale quotidienne est plus facile, ce qui permet un certain confort dans la gestion du temps. Car prendre du temps pour soi se réalise aussi en s’engageant pour la collectivité de laquelle on fait partie.
Première et seule présidente d’un conseil d’administration de remontées mécaniques en Valais Et pionnière en Suisse avec peut-être une autre femme qui occupe un poste similaire dans le canton de Fribourg, cela reste à vérifier. Après quinze ans de vice-présidence, Patricia s’est sentie prête à endosser LE costume de présidente, connaissant bien la maison et n’ayant donc pas tout à apprendre. Elle a l’impression d’avoir réussi à prendre sa place, c’est la première fois qu’elle est « devant ». Elle ressent parfois un changement étrange dans le regard des gens, comme s’ils craignaient que la fonction transforme la personne. Crainte sans fondement, puisque Patricia poursuit ses engagements comme d’habitude, avec son caractère et sa manière d’agir. Au cours
du temps, elle a appris à relativiser les critiques, ayant à cœur d’œuvrer au mieux au profit de la Société. Cette fonction nécessite d’être atteignable promptement, de prendre des décisions rapides, de réagir vite. Beaucoup de choses se règlent par téléphone, mais les séances sont régulières, elles répondent aux besoins variables et multiples. Patricia sait déléguer, faire confiance, ce processus lui paraît naturel. Lorsqu’elle doit représenter la Société des remontées mécaniques auprès de diverses instances, elle le fait volontiers, consciente que cette obligation amène aussi du positif. C’est dans une bien belle et importante aventure que s’est lancée Patricia. Les remontées mécaniques représentent un poumon économique fort de notre petite vallée, avec une centaine d’employés durant
3961 Vissoie www.kevinepiney.ch
Joël Bonnard
conseiller en assurances 079 690 51 34
- 15 -
la saison d’hiver et une trentaine l’année durant à St-Luc/Chandolin seulement. Le personnel saisonnier remplit un rôle essentiel chez nous et les problèmes les concernant directement, comme le logement, occupent les instances dirigeantes à la recherche de solutions. Sans la collaboration des habitants et des R2, il sera difficile d’atteindre cet objectif. Les nuits blanches de Patricia continueront à remplir leur rôle de pauses – réflexions. Mais point trop n’en faut, pour que l’intérêt de cette fonction demeure passionnant sans être trop éprouvant. Bravo à elle et bon vent ! Simone Salamin
société
Les producteurs de lait et la fromagerie d’Anniviers
S
ur les bords des routes d’Anniviers, habitants et touristes peuvent admirer les muscles saillants des vaches d’Hérens qui se battent au printemps. Aux premiers frimas de l’hiver, dans chaque village, on sort ici ou là les meules de raclette des caves et on commence à racler, en famille ou entre amis. Mais finalement, que sait-on exactement de ce qui se passe entre la vache et le fromage ? Une petite enquête s’impose, qui va nous mener tout droit à la coopérative laitière de Vissoie, où la fromagère Martina Cervenka va nous ouvrir les portes de cet univers plein de surprises et nous dévoiler les secrets de la fabrication du fromage à raclette.
Chaque matin vers 5h30, Philippe Carron, employé par la fromagerie, part pour sa tournée, dans la nuit noire, sous la lumière argentée de la lune ou dans les premières lueurs de l’aube. Il va collecter le lait du matin même et de la veille auprès des douze producteurs de notre vallée. La tournée des étables commence une année par la rive droite et l’année suivante par la rive gauche, pour ne léser personne. Car la traite doit être achevée quand le laitier arrive ! Ceux qui ont beaucoup de vaches à traire doivent donc se lever très tôt, sans faillir… Le camion de collecte du lait a une capacité limitée : lors du pic de lactation de décembre à février, Philippe est obligé d’effectuer deux tournées successives en vidant le lait à la fromagerie entre les deux. Il calcule chaque jour le nombre de litres de lait donné par chaque propriétaire ; ce dernier sera ensuite payé en fonction. St-Luc, Ayer, Mission, Vissoie, Grimentz, St-Jean, … au minimum deux fois par semaine, un
La fromagerie est moderne
des trois fromagers de Vissoie passe dans chaque étable pour garder un lien avec les producteurs de lait, discuter d’éventuels problèmes ou juste partager un café. La centrale de Vissoie traite chaque jour le lait de tous les fermiers, que leur étable soit privée ou qu’elle soit communautaire. Certains propriétaires n’ont que trois ou quatre vaches, qui produisent une quarantaine de litres de lait : ils sont considérés comme des producteurs à part entière. La coopérative compte vingt-sept sociétaires, des adhérents qui ont du bétail, et les décisions sont prises en assemblée générale ; le comité est bénévole. Lorsqu’elle a été créée en 1955 pour remplacer les petites laiteries autonomes de chaque village, la centrale laitière était très novatrice et pionnière de la modernisation de l’industrie laitière. Depuis, l’idée d’une telle structure a essaimé dans de nombreuses vallées latérales. La fromagerie a été rénovée il y a cinq ans grâce à d’importants investissements. Elle transforme aujourd’hui environ 450 000
- 16 -
kg de lait par année, qui donnent environ 9000 fromages à raclette et 8700 tommes, plus le yaourt. Il faut environ 45 litres de lait pour fabriquer une meule de fromage à raclette. En été, les vaches sont à l’alpage et la tournée des étables fait une pause. La fromagerie rachète alors une partie du lait produit à l’alpage du Marais. Le lait a un terroir Le lait est différent dans chaque vallée, voire même dans chaque étable, en fonction de ce que mangent les vaches. Le goût du fromage varie donc lui aussi selon l’alpage et en fonction des paramètres de fabrication. Les vaches qui produisent moins, comme les vaches d’Hérens, fournissent un lait plus riche, onctueux et crémeux. Comme on dit, le gras c’est le goût! Le fromage de la coopérative anniviarde est produit à partir d’un mélange de lait de vaches d’Hérens et de Blanches. Cette année, il y a eu de grosses carences en lait en Anniviers. En temps normal, durant le pic de lactation, la
coopérative reçoit quotidiennement environ 2300 litres de lait. Mais cet hiver, seuls 1600 à 1700 litres sont arrivés chaque jour. Quelle est la cause de cette chute drastique de la production ? L’été dernier, il a plu juste avant les foins et ils n’ont pas pu être récoltés tout de suite. Les nutriments ont été lessivés par l’averse et la qualité des foins en a pâti : moins bien nourries, les vaches ont produit moins de lait.
Le fromage est vivant Le fromage est lui aussi fabriqué grâce à la fermentation. Il est vivant. Observé au microscope, un morceau de fromage est peuplé d’animaux aux formes d’aliens gélatineux qui rampent, grimpent les uns sur les autres, se battent, bafrent ou font la sieste. Si vous voulez passer pour un barbare en Asie, apportez donc votre savoureux fromage artisanal : bien des peuples sont dégoûtés par notre propension à déguster des fromages au lait cru fermenté. Manger des bactéries, quelle horreur ! Mais c’est oublier bien vite que notre intestin fonctionne grâce au labeur ininterrompu de milliards de bactéries. Sans cette masse d’environ deux kilos de bactéries, qui logent sur les deux cents m2 de parois de notre système digestif, nous ne pourrions pas assimiler ce que nous mangeons. Le microbiote intestinal est également
Des échantillons de lait de chaque étable sont analysés chaque jour
essentiel à notre équilibre physiologique et psychologique. « Les bactéries nourrissent nos cellules intestinales, nous protègent des invasions étrangères ou produisent des hormones, sortes de messagers chimiques qui régulent les fonctions de notre corps. Certaines pourraient même influer sur le bien-être car elles fabriquent de la sérotonine, un neurotransmetteur qui intervient dans le contrôle de l’humeur. »1 Une alimentation stérile est mauvaise pour notre santé, car nous avons besoin de ces micro-organismes. Notre ventre est notre deuxième cerveau, et nous devenons ce que nous ingérons. Alors, mangeons du fromage ! Mais attention, comme l’explique Martina, la fromagère de Vissoie, le processus de fabrication du fromage est strictement contrôlé à chaque étape, car certains micro-organismes sont néfastes s’ils se développent. La qualité du lait est minutieusement surveillée. En Anniviers, le lait de chaque producteur est analysé tous les jours par les employés de la fromagerie. De plus, un contrôle surprise a lieu deux fois par mois. Le fromage est lui aussi régulièrement vérifié pour établir la présence de différents pathogènes et pour déterminer si les limites légales très strictes sont respectées. En raclette AOP, il est interdit de pasteuriser, c’est-à-dire de chauffer à 80 degrés, car cela tue les bactéries. C’est un fromage au lait cru. On choisit les bactéries à inoculer en fonction du fromage, car c’est elles qui produisent le goût:
- 17 -
une tomme ne sera pas fabriquée avec les mêmes bactéries qu’un fromage à raclette. Les fromages au lait cuit sont plus industriels et souvent plus fades. Mais comment le fromage est-il fabriqué ? Le processus de fabrication du fromage est délicat et son chemin est parsemé de subtiles embûches. Martina détaille avec enthousiasme et précision le parcours long et complexe qui mène du pis de la vache à la meule de raclette : « On chauffe le lait à environ 30 degrés, pour que le milieu soit agréable pour des bactéries. On insère ensuite les bactéries dans le lait et on les laisse se réveiller, car elles sont lyophilisées. Elles prennent leurs aises et se multiplient rapidement durant environ trente minutes. Ensuite, on emprésure. La présure est un liquide jaunâtre qui est fabriqué avec de la caillette de veau, c’est-à-dire avec l’estomac d’un veau qui n’a pas encore mangé d’herbe et qui a uniquement têté. Cet estomac est prélevé, puis séché avant d’être réhydraté dans du sérum, du petit-lait : cela donne la présure. C’est déjà une flore très acide car les bactéries, quand elles se développent, produisent de l’acidité. La présure fait figer le lait qui coagule avec l’acidité. On laisse coaguler une demi-heure, puis on décaille, c’est-à-dire qu’on découpe le lait caillé en petits grains. On brasse le caillé, on chauffe lentement, puis on le brasse une nouvelle fois pour sortir le petit-lait et sécher le grain. La pompe extrait alors la
▼
Un délicieux yaourt artisanal Depuis un an et demi, la centrale laitière s’est lancé un nouveau défi : produire des yaourts avec le lait d’Anniviers. Ceux-ci sont vendus directement à la fromagerie. Si la production est relativement simple, la fabrication des saveurs et des arômes, ainsi que la mise en pot, exigent un travail considérable. Pour obtenir la dénomination de yaourt, le produit ne doit contenir que deux bactéries. Il faut donc pasteuriser le lait, qui, lorsqu’il n’est pas chauffé, héberge naturellement de nombreuses bactéries différentes. Le lait est cuit dix minutes à 80 degrés, puis refroidi à 45 degrés. On réintroduit ensuite les deux bactéries nécessaires, on les laisse travailler durant quatre ou cinq heures, puis on stoppe leur prolifération en mettant le yaourt au frigidaire, pour que les bactéries s’endorment. Le processus de fermentation est totalement contrôlé, contrairement au kéfir dans lequel on laisse toutes les bactéries se développer.
Le lait en cours de transformation dans la cuve de la fromagerie
mixture, qui voyage de la cuve en cuivre vers la table de pressage et le tout est filtré. Le petit-lait est récupéré pour fabriquer des cosmétiques ou des biscuits ; il est interdit de le mettre à l’égout. On découpe le caillé en carrés et on le presse dans des moules pour qu’il prenne sa forme ronde définitive. Eh oui, les fromages à raclette sont d’abord carrés ! On retourne la meule chaque demi-heure, cinq ou six fois. Lors du dernier retournement, on inscrit la date, ainsi que le nom du fromage et de la fromagerie, en pressant une plaque, puis on grave Anniviers en relief sur la tranche de la meule. Les fromages sont ensuite démoulés et plongés dans un bain de sel pendant 24 heures pour que la croûte puisse se former. Enfin, les meules sont encavées et le processus d’affinage peut commencer. Plus le fromage est affiné, plus le processus de fabrication doit être minutieusement maitrisé. » Marguerite le robot C’est alors au tour de Marguerite, le robot d’affinage, d’intervenir. Son antre est une longue salle étroite bordée d’étagères où s’empilent les meules de raclette, remplissant tout l’espace du sol au plafond. Ces meules sont minutieusement disposées, mathématiquement rangées, et leur nombre semble infini, comme dans un jeu de miroirs. Alerte, le robot
Les meules de raclette sont prêtes
Marguerite saisit les planches d’épicéa sur les étagères, attrape prestement les fromages, les frotte avec soin, les replace adroitement sur leur rayon, puis se déplace un peu plus loin dans une valse mécanique. On dirait un juke-box futuriste où les vinyles sont des meules de raclette. Mais pourquoi tant d’agitation? Quel est le but de la danse mécanique de Marguerite? Elle frotte chaque fromage, tous les jours pendant dix jours, puis un jour sur deux, puis tous les trois jours. A-t-elle un accès de folie ménagère pour frotter compulsivement ce champ sans fin de piles de fromage ? L’explication est aussi simple que surprenante : Marguerite ne frotte pas pour nettoyer les fromages, mais pour que des animaux se multiplient dessus. Sur la croûte se forme la morge, une sorte de pâte constituée d’un tas de minuscules bêtes. Les bactéries se multiplient ainsi sur la surface extérieure du fromage, de même qu’à l’intérieur de celui-ci où elles consomment le lactose. Plus les fromages sont affinés, et plus ils développent des arômes intéressants, puissants en bouche. Les meules sont stockées par âge dans différentes caves et l’affinage est terminé au bout de trois mois : la raclette peut dès lors être dégustée. C’est à ce moment-là que des experts de l’Interprofession de la raclette viennent analyser les fromages produits en les sondant pour évaluer la pâte, la tex-
- 18 -
ture, le goût, la croûte. Et surtout, ils déterminent comment le fromage racle. Les experts délivrent une note au fromage : s’il obtient entre 18 et 20, il pourra bénéficier de l’appellation AOP raclette. Mais si par malheur la note est insuffisante, il termine sa vie en fromage râpé ! Venez donc déguster les produits de la coopérative laitière d’Anniviers pour soutenir les paysans locaux et goûter à des produits fabriqués avec professionnalisme et amour. La fromagerie est ouverte les mardis et jeudis de 17h30 à 18h30 et le samedi de 10h à 12h, au numéro 6, route des Sampelets à Vissoie, sur la route de Grimentz. Elle propose de la raclette AOP, des tommes natures, aux herbes ou à l’ail des ours (en fonction de la saison), des mélanges pour fondue nature ou aux herbes des Alpes (50% raclette du Valais, 25% gruyère et 25% vacherin). Les fromages peuvent aussi être livrés sur commande dans les commerces en plaine, de Sierre à Martigny.
Pauline Archambault
Sciences et vie junior No 153, p. 73, mai 2022
1
ne manquez pas de visiter notre vinothèque
st-luc@13etoilespamvalais.ch www.achelli.ch
Rte. de Grimentz 3 - 3961 Vissoie - 027 475 12 01
tél. 027 475 26 22 bouchvallee@bluewin.ch boucherie-delavallee.ch 3961 Vissoie
- 19 -
société
Danse des notes ronde des mots, histoire d’amour
V
oilà dix ans déjà que le Festival du Toûno a pris son envol, dans un esprit de partage, grâce aux notes, grâce aux mots. Claude, baryton-basse professionnel de son état, souhaitait mieux faire connaître ce milieu aux habitants d’ici en organisant des concerts de musique classique. De plus, des lectures d’ouvrages par des comédiens professionnels et en présence des auteurs sont venus enrichir ces moments de plaisir. La danse des notes, la ronde des mots, épicées de beaucoup d’amour pour ce pays pouvaient commencer. Claude Darbellay est né à Orsières, il séjourne à St-Luc depuis 1978 grâce à sa compagne, Michèle Courvoisier qui passe ses étés là-haut depuis son enfance. C’est dire si les deux âmes du Festival du Toûno ont développé un amour passionné pour notre coin de terre ! D’ailleurs, pour Claude, se détacher un peu de Ferret où il a si souvent séjourné petit, lui a posé un problème de loyauté envers ses racines. Puis il a compris que le repère de son enfance a contribué à la construction de celui d’ici. Les deux se complètent, se valorisent. La musique, pour Claude, est une nourriture qui peut rassasier chacun. Elle s’apparente à une langue qu’on peut approcher de diverses manières. Au début du festival, Claude souhaitait partager son amour pour la musique avec les Anniviards, leur montrer que ni l’opéra, ni la littérature ne sont élitistes, quand ils sont expliqués. Mais très vite, ce sont en majorité des vacanciers qui ont accouru aux spectacles proposés. La folie d’organiser un tel festival s’est dé-
Michèle Courvoisier et Claude Darbellay
voilée au fil des années. Au départ, Claude avait seulement envie de foncer, l’ébullition des idées ne demandait qu’à éclore. Heureusement, son entourage a aidé à tenir le projet debout. Car mettre sur pied un tel événement à St-Luc, c’était un peu fou, non ? Logique plutôt pense Claude, car c’est bien là qu’il vit en été. L’office du tourisme organisait déjà des concerts de musique classique à l’église depuis longtemps, avec une fréquentation souvent restreinte. Et puis, la sérénité et le bien-être dont Claude affirme bénéficier dans cet environnement, l’ont encouragé à partager son art en retour, à combler un manque peut-être. Quand cette aventure a commencé, Claude ne s’est pas projeté dans le futur. L’ampleur prise par l’organisation du festival n’était pas prévisible. Aujourd’hui, il est prêt à placer le bébé dans d’autres bonnes mains, à faire confiance, si l’occasion se présente. Il ne ressent plus le besoin d’être au cœur de la manifestation pour que l’histoire continue, mais il y contribuera, c’est
- 20 -
sûr. Le festival est entré dans l’âge adulte, il a beaucoup grandi. Pour bien fêter cette dixième édition, Claude souhaite que plus de gens d’ici viennent partager ces beaux moments, que les Anniviards s’y sentent bien accueillis, car aucun désir d’élitisme n’a cours au Festival du Toûno. Les difficultés qui ont tenu Claude en haleine au cours des années sont liées à l’angoisse du financement : il faut que celui-ci soit bouclé à temps. Quant aux joies, elles sont considérables : l’apport des bénévoles d’ici et d’ailleurs, si précieux, le grand bonheur de s’immerger une semaine durant entre musique et littérature et de prêter l’oreille aux retours des artistes et des spectateurs. Michèle Courvoisier connaît donc St-Luc depuis son enfance. Petit déjà, son père passait l’été à Zinal, où il se mêlait à la vie paysanne locale. La famille a fait beaucoup de montagne, René Epiney de Pralong est devenu le guide référant. Michèle a
aussi parcouru les sommets avec JeanChristophe Genoud, Michel Zufferey. Puis la construction du chalet à St-Luc en 1978 y a ancré la famille. Michèle ressent Anniviers dans ses gènes : en arrivant à Niouc avec ce panorama de fond de vallée qui aspire le regard, son cœur s’emballe à chaque fois. Et les champignons ! Tous ces coins de forêt emplis de promesses de découvertes délicieuses ! Dès la deuxième année du Festival du Toûno, Michèle s’est attelée à la difficile tâche de recherche de sponsors, puis elle s’est prise au jeu. Elle a monté un comité de lecture, reste toujours à l’affût des nouveautés d’auteurs ou de maisons d’édition, suisses si possible. Elle lit énormément, elle aime fouiller, tant dans les forêts d’Anniviers que dans la littérature. Elle participe à de nombreuses rencontres littéraires, guette les sorties et sollicite des idées tout autour d’elle. Michèle s’occupe aussi de la logistique, de l’hébergement des artistes à leur nourriture. Pendant le festival, aidée de deux jeunes, chaque jour elle cuisine pour trente à cinquante personnes à la salle communale. Trouver des logements, faire les courses et s’inquiéter que le budget prévu ne soit pas dépassé, tout cela demande une énergie et un enthousiasme hors norme. Dans les moments chauds, Michèle se dit «
si fatiguée, irrécupérable ». Mais, en même temps, sa flamme rayonne si fort qu’elle est prête à recommencer, toujours, sans faille. D’ailleurs Michèle souhaite que le festival poursuive son chemin, qu’il ne s’arrête pas de sitôt, qu’il se structure suffisamment pour perdurer. Elle est reconnaissante de pouvoir vivre ces occasions extraordinaires, d’entendre les retours ébahis des artistes qui viennent en Anniviers pour la première fois et découvrent cet environnement exceptionnel. Un vrai choc pour certains ! Le premier opéra auquel a assisté Michèle enfant, a été La Bohême de Puccini, sa passion pour la musique classique est née là. Alors son vœu le plus cher serait que cet été, tous les spectateurs se prennent d’amour, comme elle, pour La Bohême qui sera jouée à l’église de Vissoie ! Claude et Michèle remercient le comité, les travailleurs de l’ombre, les artistes et tous les bénévoles qui oeuvrent sans relâche pour que, pendant une semaine chaque été, la danse des notes et la ronde des mots poursuivent leur histoire d’amour avec Anniviers, ses habitants et ses vacanciers. Simone Salamin
www.festival-du-touno.ch
- 21 -
www.sivacolor.ch www.salaisons-anniviers.ch
L
en es M
e uisi
rs -
nis Ebé
Ch tes -
ar pe
ntie
r s d’Ann iv
ier s
vo u
s so
uha
iten
Boisval SA - Mayoux 027 475 12 37 - boisval@bluewin.ch
Melly Sarl - Ayer 079 434 79 73 - mellyc-n@netplus.ch
Construction SA - Vissoie 027 475 11 33 - construction.sa@bluewin.ch
Monnet SA - Mayoux 027 475 18 33 - info@monnet-sa.ch
Créabois SA - Grimentz 027 475 21 54 - creabois@netplus.ch
Revey Jacky Sàrl - Mayoux 027 475 23 74 - jackyrevey@netplus.ch
Massy SA - Grimentz 027 475 15 78 - info@menuiserie-massy.ch
Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70 menuiserie-theytaz@bluewin.ch
Salamin François SA - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55 francoissalamin@bluewin.ch
Multibois-Anniviers Sàrl - Mission 079 277 07 68 - info@multibois.ch
Le BOIS met de la chaleur dans votre foyer
- 22 -
t ple
in s
uccè
s
Intégration
Un accueil personnalisé pour les nouveaux arrivants Sur l’initiative de deux habitantes, la Commune d’Anniviers met en place un projet de parrainage culturel et prépare un kit d’accueil à l’attention des personnes qui s’établissent sur son territoire.
Laurette Etienne et Adriana Tenda Claude souhaitent faciliter l’intégration des nouveaux domiciliés en leur offrant la possibilité d’être accompagnés par des habitants de la vallée.
L’une travaille à la Fromagerie d’Anniviers, l’autre à l’Office du tourisme de Zinal. Amies de longue date, Laurette Etienne et Adriana Tenda Claude partagent souvent leurs réflexions sur la qualité de l’accueil et de l’intégration. « La plupart des personnes qui décident de s’établir ici viennent d’autres régions de Suisse. Au début, c’est difficile de comprendre le fonctionnement de nos institutions, d’être au courant des possibilités de loisirs et de se créer un réseau sur place. Nous nous sommes demandé : comment les aider à mieux s’intégrer dans la société anniviarde ? », explique Adriana Tenda Claude. Inspirées par le concept « marraine-parrain culturel », qui existe depuis plusieurs années dans d’autres localités valaisannes, les deux citoyennes ont approché la Commune d’Anniviers pour proposer une réflexion sur l’accueil des nouveaux arrivants. Bon pour la cohésion et le tourisme Leur démarche a immédiatement trouvé écho auprès du Conseil municipal,
qui a créé une commission d’intégration. Le principe du parrainage culturel est simple : des habitants volontaires se proposent d’aider les nouveaux lors de leur installation. « Ce n’est pas une assistance, mais un véritable échange humain. Il s’agit de répondre aux questions pratiques, mais surtout de partager son vécu et ce que l’on connaît de la vallée », précise Laurette Etienne. Selon elle, ces rencontres sont non seulement bénéfiques pour la cohésion sociale, mais aussi pour le tourisme. « Pour bien accueillir et renseigner les touristes, il faut soi-même se sentir appartenir à la vallée et comprendre l’identité locale. » La commission d’intégration va également analyser les besoins des nouveaux arrivants, afin de créer des supports d’information à leur attention. Histoire locale, structures pour la petite enfance, fonctionnement des écoles, associations sportives et culturelles, tri des déchets… Un kit d’accueil est en cours d’élaboration et sera prêt d’ici la fin de l’année.
Envie d’être marraine ou parrain ? Annoncez-vous !
Commune d’Anniviers
La Commune recherche des personnes motivées de tous âges, disposées à accompagner les nouveaux arrivants lors de leurs premiers pas dans la société anniviarde. Que ce soit pour des détails pratiques, des sorties culturelles, des connaissances sur l’histoire de la vallée ou le patrimoine local, le but est d’offrir un peu de son temps afin de faciliter l’intégration de ces nouveaux domiciliés.
En cas d’intérêt, contactez
Pages communales: Geneviève Hagmann (textes) et krla.ch (graphisme)
23
Adriana Tenda Claude 077 404 10 89 adriana.tenda@netplus.ch
- 23 -
Laurette Etienne 079 948 13 94 lauretteetienne@gmail.com
Sport et culture
Le terrain de foot est bientôt prêt Le foot retrouvera sa place en Anniviers dès le mois de juillet. Le nouveau terrain a nécessité d’importants travaux. Il offre un bel espace de jeu au cœur de la vallée, dans la zone sportive de Vissoie. Le nouveau terrain de foot sera accessible aux joueurs dès le mois de juillet, après une année de travaux. Situé sur l’ancienne décharge de matériaux inertes en contrebas du village de Vissoie, il a fait l’objet d’un chantier conséquent et coûté 4,5 millions de francs. Il a notamment fallu dévier le ruisseau de Prapane et déplacer la route des Landoux afin d’assurer 7000 mètres carrés de surface plane tout en préservant la zone forestière en aval. Recouvert d’un gazon synthétique de dernière génération, le nouveau terrain de foot sera moins tributaire des conditions météorologiques et praticable plus tôt dans la saison, dès avril jusqu’aux premières neiges. Deux vestiaires polyvalents ont également été construits contre le local technique de la patinoire. La fête d’inauguration aura lieu à la mi-septembre.
Un ensemble cohérent La vallée était privée de terrain de foot depuis les crues de 2018. La Navizence déchaînée avait notamment emporté le stade de Mission. Le site choisi pour sa reconstruction est idéal, au centre d’Anniviers et en prolongement des autres infrastructures sportives et scolaires. Dédiée aux loisirs et à la jeunesse, cette zone de constructions et d’installations publiques présente une belle cohérence : à l’école, la piscine, le skatepark, la patinoire et le nouveau terrain de foot s’ajoutera la nouvelle crèche-UAPE dès 2024.
Le nouveau terrain est recouvert d’un gazon synthétique, qui permettra de prolonger la saison de foot et de diminuer les frais d’entretien.
Distinctions et mérites 2020/2021 : envoyez vos candidatures ! La Commune d’Anniviers attribue chaque année plusieurs prix aux personnes et groupements qui se sont démarqués dans leur domaine. Elle a dû renoncer à cette tradition l’an passé, en raison de la crise sanitaire. C’est pourquoi elle invite les sportifs et artistes à déposer leur candidature pour les années 2020 et 2021 d’ici la fin juillet. Les « distinctions » reviennent aux sportifs et artistes, aussi bien les individus que les sociétés, qui ont réalisé des performances lors de compétitions sur le plan cantonal, national ou international. Quant au « mérite sportif » et au « mérite culturel », ils sont attribués à une personnalité pour son engagement exemplaire ou pour l’ensemble de sa carrière.
Commune d’Anniviers
Règlement et informations Règlement et formulaire d’inscription disponibles sur le site internet anniviers.org Délai pour le dépôt des candidatures : 31 juillet 2022. Les noms des méritants seront communiqués en septembre.
24
- 24 -
Infos saison d’été
Emplacements officiels pour camping-cars Suite aux contraintes liées à la crise sanitaire, le voyage en camping-car connaît un succès phénoménal. La vente de ces véhicules a explosé ces deux dernières années en Europe et le val d’Anniviers accueille de plus en plus de camping-caristes, été comme hiver. L’offre d’emplacements officiels s’est étoffée en conséquence. Trois stations (Chandolin, Grimentz et Zinal) proposent des parkings spéciaux équipés de bornes, avec des places pour 36 véhicules. D’autres zones non équipées ainsi que 4 campings offrent de nombreuses places en été. Le paiement de l’emplacement et de la taxe de séjour peut se faire via le site internet valdanniviers.ch ou auprès de l’Office du tourisme.
La Commune a investi dans des bornes afin de permettre aux camping-caristes d’accéder à l’eau et à l’électricité, et de vidanger leur véhicule.
Zones officielles avec bornes
Zones officielles sans bornes, été
Campings, été
Chandolin Parking au bord de la route des Echertesses
Saint-Luc Parking Tsanlong
Vissoie Camping d’Anniviers
Zinal Parking route cantonale avant les Plats de la Lée
Mission Pont d’Anniviers
Grimentz Parking Les Bouesses Zinal Parking en amont du téléphérique
Grimentz Camping îlot Bosquet
Grimentz Parking du glacier à Moiry
Zinal Tzoucdana
Paiement : reservation.valdanniviers.ch
Parkings payants : tarifs estivaux Depuis le 1er mai jusqu’au 31 octobre, les tarifs des parkings payants sont deux fois moins élevés qu’en hiver. Les deux premières heures restent gratuites. Il est possible d’utiliser le même ticket dans tous les parkings publics d’Anniviers, pendant sa durée de validité.
Tondre et débroussailler : attention aux horaires
TARIFS
Pendant la saison touristique entre le 8 juillet et le 21 août, le règlement communal de police prévoit des restrictions pour l’exécution de travaux bruyants. Ainsi, l’entretien des extérieurs (débroussailleuse, tondeuse, tronçonneuse) est autorisé uniquement pendant certaines heures : de 8h à 12h et de 13h à 18h dans les centres des villages et les zones à bâtir des stations. Hors des zones d’habitation, les horaires s’étendent de 7h30 à 12h et de 13h à 19h en semaine, de 8h à 12h et de 13h à 19h le samedi.
Jusqu’à 2h
Gratuit
De 2h à 3h De 3h à 4h
25,00
2,00
8 jours
30,00
3,00
9 jours
35,00
4,00
10 jours
40,00
2 jours
10,00
11 jours
45,00
3 jours
15,00
12-14 jours
50,00
4 jours
20,00
Abo. annuel
365,00
De 4h à 5h
- 25 -
5-7 jours
Localisation des différents parkings sur anniviers.org (Pratique Zones de parking en Anniviers)
Grand Hôtel et Bains du Cervin
Lever de rideau pour la saison estivale Après trois ans de travaux, la bâtisse historique de Saint-Luc accueillera ses premiers clients le 16 juillet 2022 : des groupes et familles de touristes, mais également les habitants de la région, qui pourront s’y baigner et s’y restaurer. Pendant que le chantier entre dans sa phase de finitions, les préparatifs liés à l’ouverture pour la saison d’été vont bon train. Engagée depuis janvier, la directrice Aude Héritier planifie l’organisation du Grand Hôtel et des Bains du Cervin. L’établissement propose 21 chambres de plusieurs tailles, entre 2 et 6 lits, ainsi qu’un dortoir. « Il est affilié aux Auberges de Jeunesse Suisses, mais avec son cachet historique, sa rénovation soignée et son mobilier artisanal, il offre un cadre plus luxueux qu’une auberge ordinaire », commente la directrice. Au niveau du personnel, il s’agit de trouver les ressources humaines pour une quinzaine de postes à l’année. Les tarifs s’échelonnent entre 50 et 90 francs par nuit et par lit, petit-déjeuner et entrée à la piscine inclus. Un local équipé pour skis et vélos permettra à l’établissement de prétendre aux labels « Bike Hotels » et « Snow Sport Hotels » d’Hotelleriesuisse. Les Bains ont été construits sous l’hôtel, avec des baies vitrées qui percent le mur de soutènement existant.
Infos pratiques Ouverture : dès le 16 juillet 2022 Horaires : tous les jours de 14h à 19h. Entrée piscine : adulte CHF 12,50 / enfant CHF 7,50. Entrée spa dès 16 ans : CHF 28.–
Piscine, spa et restaurant ouverts à tous Non seulement le Grand Hôtel étoffe l’offre touristique de Saint-Luc et de la vallée, mais il apporte aussi une nouvelle infrastructure de loisirs aux habitants, grâce à son financement mixte privé-public. La Commune d’Anniviers a investi 5,8 millions de francs dans les Bains du Cervin (lire encadré). Ce centre de bien-être comprend une piscine de 20 mètres de long, chauffée à 32 degrés, avec « transats à bulles », ainsi qu’un spa avec sauna panoramique, hammam, parcours de douches sensorielles et zone de repos. Les visiteurs pourront en profiter dès le 16 juillet. Le restaurant, une brasserie qui fera honneur aux produits maison et de saison, sera également ouvert au public.
Bien-être et panorama au sous-sol Commune d’Anniviers
Comment intégrer une piscine et un spa dans cet hôtel historique, sans construction additionnelle qui pourrait défigurer le site ? C’est la question à laquelle l’architecte Jean-Marc Genoud a dû s’atteler pour ce projet. Sa réponse, il l’a trouvée dans le vaste sous-sol du bâtiment jusqu’au mur qui soutient la route. « L’idée était de déstructurer cet imposant mur de soutènement, en perçant des baies vitrées de différentes tailles, qui offrent de magnifiques points de vue sur les montagnes. En intervenant sous le bâtiment, on ne touche pas à son volume ni à son image. De plus, on apporte de la légèreté à ce remblai qui a été construit par après. » Entre le reflet des vitres en journée et les lumières de nuit, cette intervention donne du mouvement et un nouvel équilibre entre le site de l’hôtel et le village en contrebas. A l’intérieur, on a cette double sensation de cocon et d’ouverture sur l’extérieur. Une solution discrète, qui fait son effet !
26
- 26 -
sport
HC Anniviers saison 2021-2022
HC Anniviers, 3ème ligue
HC Anniviers, U15
HC Anniviers, U13
HC Anniviers, U11
HC Anniviers, U9
HC Anniviers, école de hockey
- 27 -
société
ALTERdes Andes aux Alpes
H
orace et Julie ont les yeux qui pétillent. Leurs phrases portent des espaces vastes comme des steppes. Je les rencontre au café. A peine arrivée, j’ai déjà oublié que j’étais venue là pour les interviewer tant j’ai l’impression de les connaitre depuis toujours. Elles m’embarquent fissa dans leur univers comme on part en voyage vers une contrée lointaine. Elles savent trouver les mots justes, ceux qui font rêver, ceux qui permettent l’envol des idées, ceux qui ouvrent des portes et jettent des ponts entre des inconnus.
Julie Beauvais est une metteuse en scène et chorégraphe novatrice. Valaisanne, elle vit à Chandolin depuis une dizaine d’années, mais ses nombreux projets l’entrainent souvent au loin. Son domaine de création est vaste : opéra, théâtre, chorégraphie, vidéo, performances et interventions architecturales. Horace Lundd est une artiste plasticienne et vidéaste d’envergure internationale. Elle a grandi jusqu’à ses quinze ans en Polynésie dans les îles du Pacifique et elle vit aujourd’hui à Marseille, même si sa vie est plutôt nomade et qu’elle est souvent à Chandolin. « Avec plus de 20 ans d’expérience, Julie et Horace ont collaboré avec des communautés locales, des artistes et des chercheur·euse·s sur presque
Adrián Rodríguez
Eloisa Paz Prada
tous les continents, travaillant à l’intersection des arts, des spiritualités, des connaissances indigènes et des visions du monde. Aujourd’hui, en tant que résidentes à plein temps de Chandolin, elles rentrent chez elles et tournent leur regard global sur une planète en mouvement, vers les paysages, les humains et les non-humains chercheur·euse·s qui se trouvent juste devant leur porte. »2 ALTER-, ça vous fait penser à quoi ? alternative, alter ego, alternance ? Ensemble, Julie et Horace ont lancé un projet ambitieux et orchestré comme une horloge : ALTER-, pour Laboratoire d’Altitude de Recherche et d’Expérimentations sur la Transition (Altitude Laboratory Transition Experiments Research). Mais qu’est-ce que c’est ? D’abord, quelque chose en hauteur, plus précisément à 2000 mètres d’altitude, à Chandolin. Ensuite, un laboratoire. Quoi ! des laborantins bardés d’éprouvettes et de produits chimiques à Chandolin ? Mais non ! c’est un laboratoire d’idées, d’expérimentations et de recherche. Une équipe de chercheurs va venir s’installer trois mois en résidence dans une belle maison de Chandolin, de début juin à fin août : des artistes venus des Andes, de Bolivie. Comme le précise Julie, « on est à une étape de l’évolution de l’humanité et des non-humains où on ne
Gilmar Gonzalez
- 28 -
peut plus juste faire des spectacles dans des théâtres fermés, retranchés derrière d’épais murs dans les grandes villes, en recréant un monde imaginaire qu’on a l’illusion de contrôler. Il faut que les artistes travaillent dehors, ensemble avec les habitants et les visiteurs de la vallée, avec des scientifiques et des chercheurs aussi, et qu’ils essaient activement d’améliorer le dialogue entre l’humain et le non-humain, de comprendre comment tout ça va évoluer dans cette période de transition : il faut oser des hypothèses, essayer des propositions, sur le terrain. » Mais que vont faire ces invités des Andes dans notre vallée ? Ils vont venir écouter, observer et essayer de comprendre la transition, c’est-à-dire la métamorphose de notre monde face aux changements très rapides du climat et de l’environnement. D’où le choix d’expérimenter en altitude, car les changements sont beaucoup plus visibles en montagne. Notre société a commencé sa mue, elle transite à marche forcée vers de nouveaux modèles économiques et culturels, avec de grosses répercussions directes, touristiques, écologiques, sociales… Le laboratoire d’ALTER- va étudier les frémissements et l’impact de ce bouleversement sur les populations de montagne, c’est-à-dire sur NOUS. L’équipe andine va donc s’élargir semaine après semaine de tous les habitants d’Anniviers qui vont participer, explorer, aider, s’émouvoir et renseigner. Le groupe de chercheurs veut
Guely Morato Loredo
Victor Mazon Gardoqui
tisser des liens et travailler en commun avec les Anniviards, pour ne pas rester en surface des choses. Ils veulent rester sur place douze semaines pour ne pas tomber dans le piège de la consommation rapide et du superficiel. C’est un échange, une étude sur la disparition et la renaissance de notre monde d’altitude, un dialogue entre les Andes et les Alpes qui va créer une autre montagne, un nouveau paradigme pour notre futur.
L’Orlando de Chandolin
nus à un autre moment de la journée. Le service de la culture du canton du Valais montait chaque matin à l’aurore depuis Sion. Un jour, ils ont suggéré à Horace et Julie de mettre en place un projet durable dans le val d’Anniviers. Elles auraient carte blanche pour tout inventer ! Ce fut la graine du projet ALTER-. Un réseau, des soutiens, une équipe ALTER- est déjà un réseau patiemment créé depuis un an par Horace et Julie : elles sont allées toquer aux bonnes portes pour convaincre et ont ainsi construit un socle solide pour le projet. Elles ont déjà rencontré une cinquantaine de personnes dans la vallée, des gens source de savoir ou de savoir-faire, des guides, des agriculteurs, des gardiens de cabane d’altitude, des sourciers … Elles vous approcheront peut-être cet été pour étendre encore la toile locale que pourront parcourir l’équipe de chercheurs boliviens. Ces derniers travailleront en étroite collaboration avec le CIRM, le Centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne de l’Université de Lausanne, qui compte 90 scientifiques et effectue des recherches interdisciplinaires sur la montagne en collaboration avec les collectivités locales des Alpes vaudoises et valaisannes, sur des thématiques qui les concernent, qu’elles touchent à des aspects socio-démographiques, économiques, culturels, environnementaux ou climatiques. Le projet d’ALTER- a reçu de nombreux soutiens, dont un apport financier du canton du Valais (Art en Partage, qui soutient des artistes créant des projets avec les communautés locales) et une aide du Conseil communal d’Anniviers et d’Anniviers Tourisme pour une période de quatre
- 29 -
ans : une année de préparation, en 2021, et trois années-pilote, de 2022 à 2024, au cours desquelles auront lieu trois sessions distinctes du projet, avec chaque fois une équipe différente qui s’installera en résidence en Anniviers durant les trois mois d’été. D’autres partenaires se sont ensuite ajoutés pour soutenir financièrement le projet, dont Pro-Helvetia, Artlink, la Loterie romande, OIKEN, Les Forces Motrices de la Gougra. L’équipe d’ALTER- s’agrandit chaque jour davantage : le duo s’est tout d’abord transformé en trio avec l’arrivée de Sarah Huber, de l’alpage de Cottier au-dessus de Zinal, qui joue le rôle de facilitatrice et de médiatrice pour mettre en contact ALTER- avec les habitants de la vallée. Julien Petit, directeur de Sierre Anniviers Marketing, s’occupe de la communication digitale et de la presse ; Michael Moret, directeur d’Anniviers Tourisme, a, quant à lui, défendu et aimé le projet depuis le début. Fabrice Ganioz, conseiller communal d’Anniviers en charge de la culture, a soutenu le projet lors de sa présentation au Conseil communal. Les amis et soutiens d’ALTER-, sans qui le projet ne pourrait exister, se multiplient, gagnés par l’enthousiasme de Julie et Horace, et galvanisés par la promesse d’une belle aventure et d’un beau moment de partage entre les différentes montagnes du monde. Les Alpes, les Andes, et qui sait, une autre année, l’Himalaya ? Sonandes, le groupe d’artistes des Andes, est arrivé en Anniviers début juin Pour trouver une équipe à la hauteur du projet, Julie et Horace ont lancé un appel
▼
Les débuts à Chandolin : ORLANDO, graine d’ALTERMais comment cette aventure a-t-elle débuté ? Certains se souviennent peut-être d’une belle et étrange expérience présentée durant l’été 2020 durant trois semaines à Chandolin, au pied du télésiège du Tsapé: une installation vidéo montrant sept ‘Orlandos’ en train de réaliser des mouvements d’expansion amples, essentiels et d’une extrême lenteur. La projection simultanée des sept vidéos permettait de connecter en un seul horizon les personnes filmées aux quatre coins du monde: Berlin, Kinshasa, Londres, Varanasi, Patagonie, Lisbonne, Mer du Nord, Marfa et… Chandolin. Sur chaque image, un Orlando, c’est-à-dire un humain au-delà des oppositions homme-femme, natureculture, urbain-rural, Nord-Sud ; un être humain post-binaire, incarnant la complexité et la diversité, précurseur du nouveau paradigme, ambassadeur de la métamorphose du vieux monde, archétype de la transition. L’installation vidéo était un opéra hybride, car elle était doublée d’une performance musicale live. Elle était aussi immersive, chacun étant invité à se balader autour des écrans. Allumées à l’aube, vers 5h du matin, les vidéos disparaissaient lentement, avalées par la lumière du jour. Le soir au contraire, au crépuscule, les images apparaissaient progressivement, de plus en plus visibles au fur et à mesure que le noir de la nuit s’installait. Le travail de l’équipe d’Anniviers Tourisme et l’aide des Chandolinards ont impressionné Julie: « On a bossé avec des équipes techniques dans tous les festivals et les biennales du monde, mais l’équipe de Chandolin, c’était la meilleure ! On arrivait à trois heures du matin et ils étaient déjà là, au taquet, avec expertise, café et bonne humeur »1. L’expérience était magnétique : beaucoup de gens sont venus, puis reve-
photo ALTER
photo ALTER Julie Beauvais et Horace Lundd, directrices et curatrices d’ALTER
qui a fait trois fois le tour du monde. L’idée n’était pas de former un groupe, mais de trouver une équipe de trois à cinq personnes déjà constituée, habituée à travailler ensemble depuis au moins trois ans. Et surtout, un collectif qui mélange artistes et scientifiques, pour que l’approche soit plurielle, comme l’est le sujet étudié. Et surprise ! 63 groupes ont répondu à l’appel, du Pakistan au Rwanda, en passant par le Tibet, le Canada, l’Afrique du Nord, la Mongolie, les Etats-Unis, la Biélorussie ou encore l’Australie. Chaque compagnie a dû proposer un projet original, mêlant l’art et la science, et lié concrètement au val d’Anniviers. « Un travail énorme ! C’était émouvant de voir autant de groupes du monde entier se pencher sur le val d’Anniviers et l’étudier pour construire leur projet. »1 Pendant plusieurs jours, Horace et Julie ont épluché ces 63 projets pour finalement sélectionner les sept meilleurs en fonction de leur fondement scientifique, de leur qualité artistique, de leur originalité ou de leur innovation. Cette sélection a ensuite été soumise à un jury composé de diverses personnalités d’Anniviers et de Suisse qui a choisi l’équipe bolivienne qui séjourne cet été, Sonandes. Il s’agit de cinq boliviens et boliviennes, artistes et sociologues, qui explorent principalement le son et l’écriture en réalisant des expériences et des installations. Ils ont l’habitude de créer avec une dimension politique, en lien avec les communautés locales, dans le cadre de projets engagés. Par exemple, ils ont travaillé sur les mines de lithium qui défigurent les sauvages étendues du
Sarah Huber, facilitatrice d’ALTER
plus vaste désert de sel du monde, le Salar d’Uyuni des hauts plateaux de Bolivie, perché à 3800 mètres d’altitude. Ce désert recèle de gigantesques ressources en lithium, indispensables pour alimenter les batteries de nos ordinateurs, de nos téléphones et des voitures électriques. La beauté magique du Salar d’Uyuni pèse bien peu face à l’enjeu économique de son exploitation. L’équipe de Sonandes, les artistes-chercheurs qui sont en Anniviers, sont descendus dans les profondeurs des mines du désert de sel bolivien pour enregistrer les sons du labeur de l’extraction du lithium. Les mineurs partent tôt le matin au fond de la mine et rentrent le soir épuisés. Leurs enfants n’entendent jamais les bruits qui résonnent toute la journée à leurs oreilles. L’idée de Sonandes était d’enregistrer cette réalité sonore souterraine et cachée pour la faire écouter aux enfants des mineurs. Dans le cadre de leur orchestre philarmonique, ces enfants de dix ans ont ensuite créé la mélodie des journées de sueur de leurs parents, en répondant avec leurs instruments aux sons enregistrés par Sonandes : ils ont inventé une musique unique, celle de l’extraction du lithium dans le désert de sel, et ont ainsi sorti de terre ce qui y était enfoui, exposant aux oreilles de tous, la réalité cachée de la dévastation de l’espace blanc et miraculeux du Salar d’Uyuni. Dans le cadre d’un autre projet, le groupe d’artistes a construit des machines pour écouter et a installé dans le désert d’altitude bolivien un dispositif qui enregistre les bruits du vaste plateau salin
- 30 -
et diffuse en parallèle les sons enregistrés simultanément sur une autre montagne. Dialogue entre des montagnes, conversation Andes-Alpes, recherche de l’Un à travers la différence, Sonandes est très relié à la Pacha Mama, à la Terre-mère, et son travail est empreint de spiritualité. L’équipe travaille avec l’appui des scientifiques de notre région et en collaboration avec le CIRM, pour que l’approche soit la plus diversifiée possible. Mais surtout, Sonandes est à l’écoute et collabore avec les habitants du val d’Anniviers, s’appuie sur eux pour étudier, comprendre et trouver des pistes de réponse aux interrogations liées à la transition que nous allons traverser ou plutôt celle qu’en fait nous traversons déjà. Une collaboration avec les habitants de la vallée L’équipe bolivienne est arrivée début juin pour travailler sur la transition selon des axes de recherche très variés. Chaque thème inclut des questionnements précis et s’appuie sur la collaboration avec des personnes ciblées en lien. L’équipe souhaite par exemple étudier les rituels et le sacré en Anniviers, pour répondre à la question « Quelles sont les relations entre les habitants de la vallée et la montagne des Alpes ? » Dans un autre registre, mais toujours en lien avec le thème de la transition, Sonandes veut faire un travail sur les bruits, les musiques et le silence en Anniviers comme éléments du langage et du paysage sonore des Alpes. Un autre axe de recherche porte sur le rapport au cosmos à travers l’étude des traditions orales,
photo Oliver Ríos
photo Romain Daniel Sierre-Anniviers Marketing
Andes
Alpes
des calendriers paysans ou des sites archéologiques. Ou encore sur les mines, ou sur l’approvisionnement énergétique de la région et son indépendance par rapport aux énergies fossiles, le lien entre les glaciers et l’hydroélectricité, le développement des énergies renouvelables … Les activités des chercheurs boliviens sont de trois types : des laboratoires sur le terrain, des partages de connaissance et des événements hebdomadaires. Le but du projet est d’intégrer les gens de notre vallée et d’établir avec eux un partage très régulier. ALTER- veut sortir la recherche sur la transition des lieux institutionnels clos et coupés du monde : pour être vraie, cette quête de solutions doit se faire sur le terrain, au plus près des gens qui sont directement impactés. ALTER- écoute la voix de ceux qui vivent la transition en altitude, pour que les informations récoltées soient concrètes et vivantes : «Il n’est pas rare que les personnes les plus touchées par le changement climatique soient exclues de l’élaboration des politiques, de la recherche, des solutions sur le terrain et d’autres approches visant à faire face aux changements environnementaux, sociaux et économiques. Cependant, les habitant·e·s du Val d’Anniviers vivent avec ces changements et sont prêt·e·s à être des acteur·rice·s d’ALTER-. Un engagement actif, inclusif et durable avec eux·elles, est
essentiel pour développer le projet. »2 Les chercheurs élaborent leur travail, chaque jour de la semaine, avec des habitants d’Anniviers. A travers des transmissions de savoirs et de savoirfaire, ils cherchent à collaborer avec des musiciens, des astronomes amateurs, des alpinistes, des archéologues, des fermiers, des glaciologues, des personnes ayant travaillé dans les mines, des anthropologues, des guides touristiques, des historiens, ou simplement… des habitants de la vallée. Par exemple, si son thème du jour est l’eau, l’équipe de Sonandes partira à la recherche d’un habitant prêt à lui consacrer une heure ou un jour pour lui montrer l’impact des changements liés à l’eau sur sa vie quotidienne, sur ses vaches, sur son potager, sur le paysage, … Chaque semaine, en juillet et août, le groupe bolivien présentera aux Anniviards sa recherche, en incluant les habitants qui ont participé : ce pourra être sous la forme d’une projection, d’une installation, d’une discussion, d’une performance improvisée, d’un diaporama de photos, d’un atelier ... accompagnés de plats régionaux. L’événement hebdomadaire qui invitera aussi des intervenants du CIRM et des artistes suisses aura lieu chaque fois dans un village différent. Voici comment ALTERimagine le rôle des Anniviards dans ces présentations hebdomadaires : « Nous ne considérons pas les partages hebdomadaires comme une conversation à sens unique dans laquelle les chercheur·euse·s font état de leurs dernières découvertes. Au contraire, nous envisageons des connexions significatives et des dialogues stimulants dans lesquels il·elle·s bénéfi-
- 31 -
cient des perspectives et des expériences vécues des habitant·e·s de la vallée autant qu’il·elle·s bénéficient des explorations. Ensemble, nous pouvons donner une voix à ceux·elles qui ne sont pas entendus. » 2 Le but est de rassembler, de retrouver des liens, de relier des lieux, de créer des dynamiques entre les villages, de faire converger des savoirs. « L’idée est de faire rayonner chaque étape du projet, que ce soit la recherche ou les événements, pour créer un laboratoire ouvert et partager tout ce qu’on vit et découvre. L’équipe va inclure les habitants d’Anniviers et s’élargir ainsi de plus en plus chaque semaine, se tisser, sans hiérarchie. Le projet final sera la somme de tout ce qui s’est passé pendant l’été, la collection de toutes les recherches, les rencontres et les gens. »1 Un événement final aura lieu le dernier weekend du mois d’août à Chandolin. En septembre, le projet sera aussi présenté dans le cadre d’une biennale en Bolivie, à La Paz, une ville située à 3500 mètres, pour consolider la corde jetée entre les Alpes et les Andes. Cet été, venez participer à l’aventure ! ALTER compte sur votre accueil et votre participation. Vous pouvez suivre le projet sur le site d’ALTER https://www.alter-anniviers. com/, sur Instagram ou sur Facebook Pauline Archambault
Propos de Julie Beauvais, recueillis par Pauline Archambault 2 Extrait de la brochure de présentation d’ALTER1
sport
Le FC Anniviers refait surface
O
n ne va rien lâcher ! Cette phrase était sortie de la bouche de Christian Caloz, Président du FC Anniviers il y a 4 ans, juste après les intempéries qui avaient dévasté le terrain de football…
Eh bien il n’avait pas menti ! Aujourd’hui nous y sommes, le nouveau terrain de football d’Anniviers sera officiellement inauguré le 18 septembre prochain à l’occasion d’une fête organisée sur 3 jours. La tâche n’a cependant pas été simple ! Lorsqu’une catastrophe naturelle intervient à l’aube d’une nouvelle saison pour démonter tous les plans d’un club composé d’une centaine de membres actifs, il faut d’abord réaliser… Puis accepter ! ... Mais surtout se relever et trouver des solutions, afin que les équipes puissent maintenir le championnat et poursuivre leur passion commune pour le ballon rond. C’est donc dans l’urgence que le comité a dû prendre des décisions, trouver des solutions… 4 ans se sont écoulés depuis, et grâce à la solidarité de toute une vallée et à l’engouement de nombreuses personnes pour le football, nous y sommes arrivés. Le FC Anniviers tout entier tient ici à remercier encore chaleureusement les clubs alentour qui nous ont de suite soutenus en nous proposant le partage de leurs infrastructures. Merci Au FC Sierre et FC Chalais pour les terrains d’entrainements et de matchs prê-
tés aux équipes masculine, féminine et juniors. A la commune pour le terrain de Vissoie qui a permis à nos juniors E et D, ainsi qu’à l’école de foot, de poursuivre leur passion. Au HC Anniviers pour l’utilisation de ses vestiaires ainsi que de la cantine. Aux parents et enfants qui ont su s’adapter aux horaires et déplacements. Nous tenons également à remercier les nombreux soutiens de clubs et associations, nous ne pouvons malheureusement pas tous les citer, mais avons été très touchés par leurs gestes et leurs encouragements. Programme inauguration du terrain Vendredi Repas de soutien concocté par Didier de Courten Soirée sous la tente avec DJ et bar Samedi Matchs de toutes les équipes juniors ainsi que la 1ère équipe féminine Match de gala des anciennes gloires Spectacle d’un artiste suisse Concert , DJ et bar Dimanche Partie officielle – inauguration Participation de la fanfare d’Anniviers Remise des mérites sportifs de la commune Repas officiel Match de la 1ère équipe masculine Des invités-surprises connus seront présents durant ces 3 jours. Un comité d’organisation a été fondé pour cette manifestation. Un carnet de fête sera édité à cette occasion, nous vous remercions d’ores et déjà pour votre soutien. Leslie Melly
- 32 -
Rendez-vous les 16, 17 et 18 septembre pour un week-end de fête et de partage !
Nos juniors E dans la cour des grands C’est une belle histoire qu’ont vécue nos juniors de l’équipe E1 ! Tout a débuté en septembre dernier lorsqu’en 16ème de finale de la coupe valaisanne, cette jeune équipe composée d’enfants de 10 à 13 ans remporte la victoire face au FC Vouvry et se qualifie en 8ème de finale. En octobre, à domicile face au FC Fully la belle histoire continue, encouragée par de nombreux supporters dans une ambiance incroyable l’équipe l’emporte. S’ensuit le quart de finale où la magie et le talent opèrent et grâce à une envie de gagner laissant le FC Vétroz impuissant, nos juniors remportent leur ticket pour la demi-finale ! Le 13 avril dernier, un bus rempli se rend au stade d’Octodure pour une place en finale à gagner contre Martigny. Malgré des enfants gonflés à bloc et motivés par plus de 150 supporters présents, c’est sans regret que nous avons dû accepter une défaite. Difficile lorsqu’on est enfant d’essuyer un tel échec mais ce sont des étoiles plein les yeux et des souvenirs inoubliables en tête que cette équipe entre dans l’histoire pour une toute première qualification en demifinale pour des juniors du FC Anniviers. Nous félicitons tous les joueurs de cette équipe ainsi que leurs entraîneurs Steve Schmidt et Sébastien Chaudron.
02.07.2018 - Les intempéries anéantissent le terrain de Mission
Nouvel emplacement pour le futur terrain, sur l’ancienne décharge de Vissoie
Avril 2021 démarrage du chantier
Un terrain synthétique dernière génération prendra sa place proche de l’actuelle patinoire
Fin du chantier prévue pour cet été 2022
- 33 -
Grimentz 9 & 10 juillet 2022
16 & 17 juillet 2022 JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE 10 & 11.09.2022 THEME : TEMPS LIBRE – 3 VISITES EN ANNIVIERS à ST-LUC : Hôtel Bella-Tola, hôtel du Cervin et hôtel Weisshorn à AYER : veillée avec Bernard Crettaz à ZINAL : naissance du tourisme estival et évolution
évènement
GRIMeNTZ-ZINAL - FÊTE DE L'ÉTÉ À BENDOLLA Le 17 juillet, Grimentz-Zinal lance la saison estivale avec la grande fête de l'été au Restaurant de Bendolla. Gratuité de toutes les activités de Bendolla Bouge, clown, grimages, distribution de ballons, spectacle pour enfants, une journée festive à ne manquer sous aucun prétexte !
Hey!
+ d’info : www.valdanniviers.ch
ST-LUC/CHANDOLIN - NOUVEAU PLANÉTARIUM À 2200 M ! La Tsigère des Planètes sera la nouveauté à découvrir cet été au départ du Chemin des Planètes à Tignousa ! Un planétarium numérique et un espace de découverte sur le thème de la conquête de l’espace vous attendent. + d’info et réservation : www.valdanniviers.ch
VeRCORIN - Été 2022 • Ouverture estivale 7/7 jours du 1er juillet au 30 octobre 2022 • Forêt Aventures, tyrolienne de plus de 100m, 6 parcours, mur de grimpe, quick jump et bien plus encore • Trottinettes, du Crêt-du-Midi à Sigeroulaz, préparez-vous pour une chevauchée qui décoiffe • Nouveauté : Patinoire au Crêt-du-Midi ! Chaussez vos patins pour une expérience exclusive à 2336 mètres d’altitude
www.rma.ch
- 34 -
sport
Montagne Club Anniviers Les Geckos
C
’est un groupe de tout jeunes Anniviards (2H à 5H) qui s’initie aux joies de la montagne été comme hiver. Le Montagne Club Anniviers leur propose durant toute l’année de l’escalade en salle à Grimentz et dehors à l’Ilot Bosquet. Grâce à la grimpe, les enfants travaillent leur souplesse, leur coordination, leur force mais aussi leur concentration, leur patience, leur capacité d’analyse pour arriver en haut du mur en n’utilisant qu’une seule couleur, ou avec les yeux bandés ou encore les pieds attachés … Il faut aussi apprendre à assurer et ainsi à faire des nœuds tels que le double nœud en huit ou encore le demi-cabestan. Cette activité permet à chacun de sortir de sa zone de confort et de se surpasser dans un climat de sécurité. Dès que la neige est là, nous partons en vadrouille raquettes aux pieds à la découverte des traces d’animaux et de rochers à sauter! On apprend à comprendre la nature et à la respecter.
De retour de la Cabane du Petit Mountet Sous le lac de l’Arpitettaz
À la fin de l’été, un camp de 2 jours est organisé dans notre belle vallée ! On vous dit à bientôt car on doit encore s’entraîner et apprendre de nouvelles techniques pour progresser et qui sait un jour peut-être gravir les plus hauts sommets d’Anniviers !!! Nathalie Courvoisier
- 35 -
L’escalade est un sport super fun adapté aux enfants
D N A R G S V C B D I RA E ITIO 32 ÉD
CE RV IN O
SWISS
N
E IN BIKN O MOUNTA ARATH 90
RACE M
SINCE 19
MATTERHORN
ULTRA RACE 15-17 juillet 2022 LA PREMIÈRE COURSE DE TRAIL AUTOUR DU CERVIN 168km, 13’130m de dénivelé, de Cervinia à Cervinia, de passage dans le val d’Anniviers cervinomatterhornultrarace.it
19-20 AOÛT 2022
imentz e raclette à Gr Grande soirédu oupe Scotch gr t er nc Co ût 2022 Samedi 20 ao s des ge lonté les froma s du Dégustez à vo s par le parcour alpages traversé id BCVS Ra d Gran
Infos : www.grand-raid-bcvs.ch
samedi 13 août 2022
TRAIL
DU BESSO zinal/val d’anniviers/switzerland
Au coeur des Cinq 4000
Rte de Grimentz 1, Vissoie
03.09.2022
KM LES
DE
in memoriam David Salamin
kmdc.ch
CHANDO VERTICAL RACE ANNIVIERS
17.09.2022 - 36 -
société
Un nouveau rendez-vous pour les 60+ en Anniviers
S
uite au constat qu’il existait peu d’activités favorisant la rencontre entre les retraités de la vallée, une idée a germé dans l’esprit de Madame Paloma Alonso. Cette animatrice socioculturelle de formation a souhaité mettre son énergie et du temps au service des aînés, en organisant bénévolement des rencontres dans la salle du centre « Yoga Meditation Therapy » où elle enseigne le yoga. Elle s’associe rapidement à Madame Catherine Genoud, monitrice de gymnastique pour les 60+ d’Anniviers. Ensemble, elles décident de contacter la fondation Pro Senectute ValaisWallis qui s’engage pour les seniors du canton et soutient ce type d’initiative.
La date du 6 mai 2022 a été arrêtée pour une première rencontre, dont l’objectif était de déterminer ensemble les besoins du groupe et donner une couleur particulière à ces moments de convivialité. La bonne humeur, la discussion et l’échange d’expériences, de passions ou de connaissances sont au centre de ces après-midis qui se terminent par le partage d’une collation. Le déroulement des rencontres évoluera en fonction des propositions des personnes présentes, au gré des saisons et des envies des uns et des autres. Un papillon tout-ménage a été envoyé à la population avec le soutien de la commune pour annoncer la mise en route de cette nouvelle activité au centre de Vissoie. Paloma, Catherine et leur équipe se réjouissent de vous accueillir les premiers vendredis du mois de 14h30 à 17h à la salle du centre «Yoga Meditation Therapy»,
route d’Ayer 8 (où se situait anciennement le magasin d’électricité). Entrée libre, crousille à la sortie, à votre bon cœur. Contact et informations : P a l o m a Alonso, tél. 079 839 24 10 Gym 60+ Anniviers Vous pouvez également rejoindre le cours de gymastique les mardis de 16h15 à 17h15 à la salle de gymnastique de l’école de Vissoie. Pratiquer régulièrement une activité physique est bénéfique pour la santé et pour le moral. Bouger permet de rester en forme et de maintenir son autonomie le plus longtemps possible. Les cours sont proposés durant la saison hivernale, de novembre à fin avril. Ils se paient deux fois par année, sur une base de CHF 5.- le cours. Possibilité de débuter en tout temps. Contact et informations : Catherine Genoud, tél. 078 790 32 75 Pro Senectute Valais-Wallis au service des aînés En complément du cours dispensé par Madame Genoud, retrouvez l’émission « Ça bouge à la maison», réalisée par Pro Senectute et diffusée sur Canal 9 tous les jours à 10h ! Elle offre la possibilité aux
- 37 -
seniors de disposer d’un cours de gymnastique adapté, directement depuis leur salon. Une brochure d’activités culturelles, sportives ou récréatives destinées aux seniors du canton est publiée chaque année. Vous pouvez l’obtenir gratuitement ou la consulter sur le site Internet à l’adresse suivante : https://vs.prosenectute.ch/fr.html. La fondation Pro Senectute Valais-Wallis, c’est également un service de consultation sociale confidentiel et gratuit destiné aux personnes en âge AVS. Les personnes âgées et leurs proches peuvent y obtenir aide, informations et conseils. Ces prestations sont assurées par des assistants sociaux formés et expérimentés. Pour toute information complémentaire, le secrétariat cantonal est à votre disposition du lundi au vendredi au numéro de téléphone 027 322 07 41 Pro Senectute Valais-Wallis
patrimoine
Eternel vin du Glacier U
ne légende raconte qu’à une époque très lointaine, deux vieilles filles sœurs de sang, avaient jalousement caché un fût plein de vin blanc dans une cave abandonnée de leur village du val d’Anniviers, de peur d’en manquer dans l’année. Le tonneau fut retrouvé par hasard quelque 20 ans après leur décès. Le résidu du breuvage qui stagnait au fond du vieux tonneau a été goûté et apprécié. On dit que c’est ainsi que naquit la recette magique du vin du Glacier.
Le vin du Glacier est rare et mythique. Il est né de la rèze, un cépage ancien et merveilleux, de la senteur résinée du mélèze, d’un mélange de millésimes et grâce aux remuages des Anniviards entre vallée et plaine. Le vin du Glacier c’est comme une passerelle des sens, il relie le passé, le présent et le futur. Afin d’être authentifié comme vin du Glacier, ce dernier doit avoir au minimum 15 ans d’âge. Comme il imprègne le palais plus fortement qu’un vin classique, son vieillissement est essentiel. Il doit aussi mûrir et vieillir à une altitude de plus de 1200 mètres. La rèze est le cépage alpin par excellence. Le vin du Glacier ne laisse pas indifférent, soit on l’adore soit on le déteste. Il évoque d’autres vins comme le retsina, inventé par les Grecs il y a près de 4000 ans, dans lequel est rajouté au cours de la fermentation de la résine de pin. Le Glacier fait aussi penser à du tokay de Hongrie, à du vin jaune du Jura ou à du xérès d’Andalousie. Il est oxydatif avec des notes naturelles de résine ou de fleurs de sureau.
En 1313, le nom Régy (Rèze) est inscrit dans le Registre d’Anniviers avec les cépages de l’humagne et du neyrun. C’est le document initial qui fait état des premiers cépages cultivés en Valais. C’est aussi l’époque pendant laquelle les montagnards d’Anniviers ont acquis des vignobles et des terres dans la région de Sierre pour compléter leur agriculture de montagne. Suite à la propagation du phylloxéra au début du XXe siècle, le cépage avait pratiquement disparu des vignobles valaisans. Par bonheur, il a pu être replanté grâce à José Vouillamoz et à Michel Grisard qui découvrent en 2008 quelques vieilles treilles de rèze en Savoie. A la même époque, Gaël Delorme déniche quelques plants dans le Jura français. Depuis, les Bourgeoisies et certains vignerons cultivent à nouveau la rèze pour assurer l’immortalité du cépage et faire perdurer ce vin traditionnel. Dernier témoin de la viticulture valaisanne ancestrale, l’appellation anniviarde de vin du Glacier est protégée depuis 2005. La rèze est un cépage au goût prononcé et âpre si bien que certains vignerons mélangent parfois leur vin du Glacier avec de l’Ermitage, de la Malvoisie ou un autre cépage afin de l’adoucir. Il est aussi possible d’alléger son acidité en compensant le liquide évaporé ou bu, au fur et à mesure que le niveau du tonneau baisse. Pour cela il faut ajouter du vin nouveau, issu du même cépage. Pour éviter un rajeunissement important du vin, il est essentiel de ne pas tirer trop de vin du tonneau dans l’année.
Maurice Viaccoz de Grimentz 1995
Les raisins de la rèze mûrissent sur les coteaux ensoleillés de Sierre. Lors des vendanges, les fruits sont vinifiés par cuvage
de grains entiers. Dès que le contenu des bassines de raisins a fermenté, le liquide est entonné dans des fûts en mélèze pour
- 38 -
Sculpture de Bacchus
reposer tout l’hiver dans les caves de Sierre. Le printemps suivant la vendange, le vin récent s’ajoute à l’ancien pour combler l’évaporation, imbiber le vin nouveau de saveur ancienne et maintenir le tonneau plein. Grâce au processus de vieillissement en altitude, au transvasage et au mélange de millésimes, la tradition se perpétue. Après la fin des travaux agricoles en plaine et avant de remonter s’installer pendant de longs mois dans les villages d’Anniviers, les familles constituent des réserves de nourriture et de vin. Les chemins entre la plaine du Rhône et les villages sont souvent bloqués par des chutes de neige ou par des éboulements. Les villageois-vignerons circulent à pied avec leurs chars chargés de marchandises tirés par des mulets. Parmi tout leur barda, ils transportent aussi des barrâ en bois de mélèze débordant de vin doré. A peine arrivé dans les villages, le précieux liquide est mis à vieillir dans les caves d’altitude, tout là-haut au pied des glaciers, d’où son joli nom, le vin du Glacier. Le mode de vie du remuage prend fin dans les années 1950 après la construction de la route carrossable. Les Anniviards et leur vin continuent à circuler entre plaine et montagne grâce à l’apparition des premiers véhicules à moteur. Conservé avec fierté et grand soin dans les cave familiales et bourgeoisiales, le vin du Glacier est consommé avec parcimonie et respect, directement dans la fraîcheur d’une cave traditionnelle. La recette de nos ancêtres montre que ce vin ambré devient excellent s’il est mûri et conservé dans des tonneaux en bois de mélèze, parfumés qu’ils sont par la résine de cet arbre. Ce vin est destiné à la consommation familiale, il ne se vend pas. On l’offre à titre amical à des visiteurs, à ses amis. Il est aussi servi de manière rituelle lors d’événements festifs comme les baptêmes, les mariages ou les enterrements. Depuis 1799, les Bourgeoisies le distribuent à ceux qui participent aux assemblées annuelles lors des Rogations. Ce vin d’honneur est alors transvasé depuis les tonneaux de la cave bourgeoisiale dans des channes en étain avant d’être versé dans des coupes en bois pour être servi aux bourgeois. Le 12 avril 1970, du vin du Glacier est gracieusement offert à la population lorsque
Vigne familiale à La Combettaz - Petit Lac de Géronde à Sierre
plus de 70 % du Valais accepte le suffrage féminin, un an exactement avant la votation fédérale de février 1971. Avec cette votation historique, le vieux pays devient avant-gardiste et un futur progressiste se profile au cœur d’un territoire à l’origine conservateur et catholique.
De nos jours il est rare de trouver des tonneliers en Valais. J’ai commandé mes fûts en mélèze à la Tonnellerie Hüsler à Saint-Légier dans le canton de Vaud. Leur qualité est excellente et leurs douelles sont épaisses. images & texte : Dominique©Epiney Regolatti
Ce vin est heureusement toujours à l’honneur dans la vallée. Bu en apéritif, il s’accorde très bien avec du vieux fromage. De nos jours, des familles anniviardes perpétuent avec attachement une ancienne tradition, celle d’offrir des rebibes de vieux fromage avec un verre de vin du Glacier lors de la cérémonie de son propre enterrement. Le goûter et l’apprécier, c’est honorer la vie courageuse de nos ancêtres qui le transportaient sur de longues distances par des chemins pentus, caillouteux et dangereux. Fortement lié à l’identité et à l’histoire du val d’Anniviers depuis la nuit des temps, son caractère est unique et authentique. Un tel nectar mérite d’être cultivé, protégé et mis en valeur car il est la fierté et le témoin exceptionnel du patrimoine anniviard. Sa durée de vie est légendaire. Au fond des caves des villages et de certains mayens d’Anniviers, des tonneaux sommeillent et veillent depuis des centaines d’années sur ce breuvage divin. Le vin du Glacier est mentionné dans un livre qui traite de vins rares ou disparus. D’autre part, entre 2019 et 2021, un relevé des caves avec un contrôle de qualité est effectué par des spécialistes. 148 tonneaux de vin du Glacier sont recensés dans les villages du val d’Anniviers. Un petit livre, fruit de ce travail est édité : Vin du Glacier de D. Fornage, A. Zuber & C. Zufferey Editions Monographic, Sierre 2021.
- 39 -
SOURCES • https://bib.rero.ch/vs & https:// www.e-newspaperarchives.ch/ 2022 • Vignes et vins du Valais - La Route du Vignoble - brochure éditée par l’OPAV non datée • Valais du Vin - brochure éditée par l’OPAV non datée • Cépages suisses - José Vouillamoz Lausanne - Editions Favre 2017 • Vin du Glacier - Fornage & Zuber & Zufferey - Editions Monographic - Sierre 2021 • Guide du Valais - Morand MarieClaude - Musées Cantonaux du Valais 2009 • Histoire de la Vigne et du Vin en Valais - Zufferey Anne-Dominique • Musée Valaisan Vigne & Vin - Infolio Vaud 2010
Cave bourgeoisiale d’Ayer le 6 juin 2013
Route de la Drague 14 - 1950 Sion
héritier & associés terrassement sa Terrassement Transport Anniviers Rte de Grimentz 70 / CH-3961 VISSOIE
Luc Genoud + 41 79 773 51 61
Installations sanitaires, chauffage, réparations
Rue du Cougnon 28 3961 St-Jean Anniviers
- 40 -
Tél. 027 475 21 70 Fax 027 475 21 79 Mobile 079 738 24 67 hssanitaires@netplus.ch
sport
Ski Team Anniviers Romain Bovon
Ski-Valais Rookie of the year La nouvelle collaboration entre Ski-Valais et la compagnie Air Zermatt a profité à un athlète anniviard ainsi qu’à son ski-club.
Vous pourrez reconnaître facilement Romain Bovon du ski-club Bella Tola St-Luc sur les pistes, puisqu’il porte un casque aux couleurs d’Air Zermatt. En effet chaque athlète se voit remettre un casque de slalom et un autre de slalom géant ainsi qu’une invitation à une journée d’immersion au cœur de la compagnie aérienne. En supplément, Air Zermatt leur remet également un bon d’une valeur de CHF 500.-. Afin de soutenir le club formateur de Romain, le ski-club Bella-Tola St-Luc s’est vu offrir un jeu de piquets de slalom neuf.
© Ski-Valais / E. Bornet
Chaque année, dans le cadre du partenariat Ski-Valais et Air Zermatt, la fille et le garçon valaisan (hors-cadres Ski-Valais) des catégories U16 et U14 avec le plus grand nombre de points à la fin de la saison, reçoit, en plus de sa sélection dans les structures de Ski-Valais, le titre de Rookie of the year.
Meier sont le fruit de ce travail, puisque ce dernier a également intégré les structures de Ski-Valais à la fin de la saison passée. En parallèle de ce palmarès, la structure permet aux jeunes de pratiquer leur sport favori jusqu’à l’âge de 16 ans sans subir de pression trop importante pour les sélections. Maël Bürgi
© Ski-Valais / E. Bornet
Cette récompense met en avant le travail fourni par la structure du Ski-Team Anniviers et des différents ski-clubs. L’encadrement donné par le Ski-Team Anniviers, qui a pour objectif de former les plus jeunes athlètes (dès 9 ans), permet également aux plus grands non-sélectionnés directement à Ski-Valais de se développer à leur rythme et de pouvoir intégrer le CRP plus tard. Ce fonctionnement mis en place depuis quelques années est maintenant suivi de près par Aline Schmid. Romain et Jin
- 41 -
société
Diana d’Anniviers La faune en héritage
L
a chasse est une activité de l’homme aussi ancienne que lui, qui a contribué à sa survie. Elle fait dès lors partie de notre culture, de notre identité, de notre patrimoine et de notre histoire. Elle est la base alimentaire de première nécessité jusqu’au moment où l’agriculture et l’élevage ont pris le relais. Puis au Moyen Âge, elle sert surtout de divertissement à la noblesse qui aménage de grandes réserves destinées à assouvir sa passion. Enfin la Révolution française démocratise la chasse dont la dérive par le braconnage conduit à une diminution drastique des effectifs.
Un retour à l’authentique En découvrant la chasse, l’homme retrouve ses racines et s’immerge dans le passé. Il réapprend à lire dans la nature la flore et la faune. Il expérimente dans la simplicité et l’humilité un autre mode de vie à l’écoute du gibier et communie avec le vrai. Quel plaisir de quitter l’espace de quelques jours les tracas d’une vie trépidante et le confort, pour plonger dans la solitude, la liberté et le plein air. Quel privilège de pouvoir partager des moments inoubliables de convivialité et d’abolition des classes sociales si tant est qu’elles existent en montagne, pour vivre en intimité avec un gibier qu’on aime et qu’on veut voir perdurer. Par ailleurs, accuse-t-on un éleveur de ne pas aimer ses bêtes alors qu’il fait pourtant boucherie le moment venu ? La passion ne réside pas tant dans celle de tuer du gibier que dans celle: - de parcourir un paysage sans cesse renouvelé
- de ressentir le frisson à l’approche d’un chamois aux aguets - de retenir son souffle au bruit causé par les sabots d’un cerf martelant le sol - de vibrer à l’émotion que génèrent la détection d’une bête aux jumelles, la découverte d’une empreinte ou la fuite et la ruse d’un animal. La chasse n’est en réalité pas faite pour développer des instincts sanguinaires ou pour assouvir des pulsions originelles de brutes. Elle ne se résume pas au plaisir de prélever des animaux sauvages. Elle implique non seulement le devoir de surveiller et de réguler le gibier, d’assurer la santé, l’équilibre et la diversité des espèces mais encore de préserver le cadre de vie et de se comporter en protecteur de la nature. Pour connaître la chasse et donc pour la juger, il faut l’expérimenter sur le terrain, en apprendre les enjeux. Comme le rappelle Joseph Kessel dans Le lion : « Pour bien tuer les bêtes, il faut les bien connaître. » C’est dans la nature que le nemrod puise ses classiques, pas dans les écrits, les médias ou les expositions. La chasse est belle par le contexte qui l’entoure; le naturel qu’elle ressuscite, l’amitié qu’elle entretient, l’effort qu’elle comporte, les connaissances qu’elle implique ainsi que la justification qu’elle peut mettre en avant. Un maillon de la chaîne Le chasseur est un maillon essentiel de la gestion rationnelle d’un capital mis à sa disposition pour qu’il en fasse un usage modéré et respectueux. Contrairement aux grands prédateurs, le chasseur a conscience de ce qu’il fait, de ce qui est bon ou pas pour la nature, laquelle
- 42 -
répond à des règles de fonctionnement que les prédateurs ignorent et ne sauraient dès lors respecter. Il ne se résout à tuer que parce qu’il sait pourquoi il le fait, quel équilibre il assure. Finalement, il associe la mort à la reprise d’une autre vie, à celle d’un animal plus jeune, plus sain, d’un autre sexe ou d’un autre troupeau. Il sait que sans son intervention dans la nature : - certaines espèces proliféreraient au détriment d’autres espèces - un déséquilibre généralisé serait programmé - des maladies infectieuses décimeraient certaines espèces - la consanguinité finirait par réduire voire anéantir certains effectifs - la forêt verrait ses jeunes pousses être broutées par des hardes de cerfs, de chevreuils ou de sangliers en pleine expansion - les friches progresseraient à un rythme encore plus soutenu qu’actuellement à cause de la déprise agricole menaçant la biodiversité dans l’Arc alpin où l’agriculture est déjà à l’agonie à cause de l’aridité des sols, de la topographie des lieux, du morcellement des terres, des coûts d’exploitation, du peu de rendement ou des manques d’accès - les rares prés fauchables disparaîtraient faute d’entretien par les agriculteurs découragés par les attaques incessantes des prédateurs. D’autre part, le chasseur a non seulement maintenu une faune sauvage attractive et équilibrée, mais encore réintroduit des espèces qui avaient quasiment disparu en Valais : le cerf réintroduit en 1926 au Val Ferret de provenance de Ulm en
Allemagne, le chevreuil en 1902 à la Fouly de provenance d’Autriche et vers 1920 en Anniviers ou le bouquetin au début du siècle, avec des lâchers sur le canton dès 1961-1962. La nature est un tout. En assurant un équilibre des espèces, le chasseur permet aux fins gourmets de satisfaire leur palais grâce à un gibier sain, à l’agriculteur de préserver une vie pastorale supportable et au randonneur de contempler et de s’émerveiller d’une faune variée et paisible. Des fonctionnaires devraient être engagés pour accomplir la même activité que le chasseur, mais aux frais du contribuable. Au service de la nature Après une période de prospérité, de gaspillage et d’urbanisation, la nature a besoin de tout le monde et en particulier des chasseurs pour restaurer certains habitats et pérenniser certaines espèces. En Anniviers, la Diana a réhabilité des biotopes, créé des champs pour le lièvre et les oiseaux, construit quatre observatoires de la nature et aménagé un musée. Au service de l’agriculture et de la sylviculture Chasseurs et agriculteurs ont appris à collaborer dans leurs intérêts réciproques afin de maintenir le gibier dans des proportions acceptables pour tous. Mais le constat reste inquiétant : des espaces boisés et des pâturages sont remplacés par des friches et des ronces. Des remembrements parcellaires ont supprimé des couverts. Des produits phytosanitaires empoisonnent le sol. Des insectes, à la base de ressources alimentaires pour les oiseaux et le petit gibier, disparaissent. L’extension de la forêt due à l’abandon de pâtures par les animaux domestiques ainsi qu’à l’absence de fauchage, constitue le plus grand danger pour certaines espèces. Dans l’Arc alpin, les pâturages et les prés abritent, en effet, une biodiversité beaucoup plus riche que les forêts et surtout les friches. La méconnaissance des enjeux Trop de nos contemporains urbains ont tendance à voir toute la question animale à travers le prisme de leurs animaux de compagnie.
La société rurale a perdu pied en ville, perdant progressivement ses racines paysannes. Une nouvelle génération tend à sacraliser la nature qu’elle a souvent abimée chez elle, à humaniser l’animal à l’instar de Disney, à idéaliser la bête qui ne lui a jamais m a n q u é quand elle était absente de son univers
Programme du 100 ème anniversaire
01 PARUTION D’UN LIVRE ÉVOLUTION DE LA CHASSE La rédaction d’une brochure d’une centaine de pages permettant aux lecteurs de comprendre l’évolution de la chasse dans notre région. Nous pouvons compter sur l’appui de la majorité des membres de la Diana d’Anniviers.
02 EXPOSITION L A FAU N E E N H É R ITAGE La mise sur pied d’une nouvelle exposition revisitée puisque le thème tourne autour de la faune et de la flore. Cette exposition sera visible à la salle communale à Vissoie du 15 juillet au 30 octobre 2022, soit durant près de quatre mois.
03 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
04 FIRONG GR IME N T Z Le choeur des chasseurs se produira notamment le 29 juillet à Grimentz lors du Firong
ÉVOLUTION DE LA CHASSE L’organisation à Zinal de l’Assemblée générale annuelle de la Fédération valaisanne des sociétés de chasse composée des délégués des 20 Diana et des invités, à savoir plus 200 personnes qui seront accueillies pour un moment de partage et de convivialité qui s’annonce mémorable.
05 MESSE ST-HUBERT
06
INVIT É D’ H ON N E U R L’invitation, comme invité d’honneur, à la messe de Saint-Hubert qui se déroule le 3 novembre 2022 au cœur de Finges.
CONCERT & SOIRÉES SPECTACLES 26 N OVE MBR E & 3 D ÉC E MBR E 202 2 À 1 9 H Commémoration du 100ème de la Diana et du 50ème du choeur Mixte «La Caecilia» à Vissoie/Anniviers.
08 MUSÉE DE LA FAUNE C H AN D OLIN L’amélioration du musée de la faune situé à Chandolin.
L’incompréhension vient souvent de la méconnaissance de l’autre et des règles de fonctionnement de la nature. La chasse ôte certes la vie à un animal, mais que dire des comportements violents du prédateur qui saigne sa proie, crève ses yeux avant de la dévorer, plante ses serres, l’étouffe par strangulation, lui arrache des lambeaux de chair, la dépèce à coups de bec, abandonne en cours de partie un nouveau-né à l’agonie pour s’en prendre à un autre. Le prédateur ne saurait être jugé capable de se substituer au chasseur et être jugé digne d’être super protégé par la loi. Ce n’est assurément pas être un défenseur de l’animal que de vouloir privilégier une fin aussi violente marquée notamment par la souffrance, l’agonie, la maladie, le poison ou le piège qui scelleront le sort du gibier. Qu’on le veuille ou non, la fin la moins cruelle qu’un gibier puisse connaître reste celle de succomber sous un coup de fusil dans le cadre de règles strictes que tout chasseur digne de ce nom doit respecter
- 43 -
07 POSTES D’OBSERVATION R E MIS E E N É TAT La remise en état et la sécurisation des quatre postes d’observation situés en Anniviers.
après une solide formation. L’adversaire est ailleurs Trop longtemps chasseurs et protecteurs de la nature se sont regardés en chiens de faïence, victimes de leurs préjugés. Or l’adversaire est ailleurs. Il détruit la nature sans coups de fusil, par petites touches, par son indiscipline et ses excès. Pour que chacun trouve finalement son compte, qu’on soit disciple de SaintHubert ou écologiste, il faut trouver le meilleur dénominateur commun et favoriser l’alchimie entre des intérêts apparemment contradictoires. La victoire des uns ne se bâtit pas sur la défaite des autres. Puissent l’exposition du 100e anniversaire de la Diana d’Anniviers et le livret qui est consacré à ce jubilé y contribuer pour l’amélioration d’un cadre de vie que nous voulons toutes et tous préserver. Simon Epiney
évasion
enviedebouger.com de Dinant à Namur, balade sur les bords de Meuse
Q
uand j’ai quitté les montagnes valaisannes pour la Belgique, j’ai eu droit à la même réflexion. Invariablement. Une réflexion que, je l’avoue sans peine, je partageais aussi. Après les montagnes, je remontais vers les grandes plaines du Nord. Dis comme ça, on se croirait presque dans Games of Thrones ! Toujours est-il que, comme la majorité de ceux qui liront cet article je pense, j’ai toujours cru que la Belgique était plate. Ne parle-t-on pas de « plat pays » ? Eh bien, en fait, réduire la Belgique à cette expression largement répandue c’est occulter complètement la partie sud du pays, la Wallonie. Une région de vallées, de collines et de forêts qui abrite le massif des Ardennes.
Le seul endroit plat de la région, ce sont les bords de la Meuse, ce fleuve qui prend sa source dans l’est de la France et qui traverse la Belgique et les Pays-Bas avant de finir sa course dans la mer du Nord. Ce sont justement ses rives qui vont retenir notre attention dans cet article. Le fleuve traverse la région d’ouest en est et, dans le sud de la Wallonie, il a creusé son chemin à travers le massif des Ardennes, donnant naissance à d’impressionnantes falaises. C’est le long de ces falaises et au bord du fleuve que se trouvent les villes de Dinant et de Namur. Distantes d’une trentaine de kilomètres, ces deux villes ont un point commun et non des moindres. De par leur position stratégique, elles sont dominées par d’impressionnantes citadelles. Dinant au sud est célèbre pour sa production de laiton et de cuivre: on utilise
La Meuse
au Moyen Âge le terme de dinanderie pour qualifier l’art de travailler les objets en cuivre et en laiton. Plus récemment, la ville a vu naitre Adolphe Sax, inventeur du saxophone. Sa statue vous accueille devant sa maison natale aujourd’hui transformée en musée. La ville accueille d’ailleurs régulièrement des festivals de musique. En remontant vers le nord, tout au long du fleuve, vous rencontrerez des maisons à l’architecture atypique. Leurs pointes, leurs clochers, le style architectural décalé pourraient vous faire croire que vous êtes au bord du Lac Majeur ou plus proche de la Côte d’Azur. Vous n’êtes pas loin, les célèbres villas Mosanes ont été construites au XIXème siècle par de riches Bruxellois mais aussi par des aristocrates anglais qui venaient en villégiature dans la région. En passant Profondeville, charmante station touristique au bord du fleuve, ces villas se
- 44 -
font plus discrètes, peut-être impressionnées par la taille colossale des falaises qui les surplombent. C’est à Wépion qu’elles refont leur apparition. Wépion qui est célèbre pour la culture de la fraise. Véritable pendant de Plougastel, au début du siècle dernier, la production quotidienne, plusieurs tonnes, inondait les marchés de Liège à Bruxelles et la renommée des fraises de Wépion dépassait les frontières belges. Aujourd’hui, faute de producteurs et à cause de la concurrence internationale, la production est anecdotique, quelques tonnes par saison. Mais à Wépion, les habitants sont fiers de leurs fraises. Ils y ont consacré un musée, au demeurant passionnant. On y apprend notamment que, dans l’album Tintin au Tibet, Hergé, grand amateur de cette variété a nommé le village tibétain Wei Pyiong en son honneur.
Notre périple est sur le point de se terminer. Au loin, nous distinguons la structure impressionnante de la citadelle de Namur. Du haut de sa position stratégique, elle domine la ville et son pendant de l’autre côté du fleuve, Jambes. A ses pieds trône fièrement une gigantesque tortue dorée. Son flegme nonchalant est un clin d’œil à celui des Namurois, réputés pour leur tranquillité. Dès les beaux jours, les bords de Meuse s’animent. Promeneurs, cyclistes, familles et sportifs, tous apprécient de s’y retrouver. Des croisières s’organisent, des festivals se tiennent. Un bon moyen de s’en rendre compte est de remonter le fleuve à vélo. Profitez-en, c’est le seul endroit plat de la région ! Yanis Chauvel DR Enviedebouger.com
Une succession de vallées
- 45 -
patrimoine
notreHistoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
Les Grands-Revers juin, 1947 Les Pontis Anniviers © Photo Albert Emonet, Sembrancher Michel Savioz Après le virage des Grands-Revers, direction Vissoie-Sierre, la route nous conduit aux Plats de Niouc. Dans le fond, on devine le plateau de Vercorin.
Impressum
Bienvenue aux non-résidents
Les 4 Saisons d’Anniviers
Abonnez-vous !
Comité de rédaction : Fabrice Ganioz (Conseiller communal) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne Club Anniviers) Nicolas Droux (Président Ski Team Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers) Rédaction: Pauline Archambault , Janine Barmaz, Simone Salamin et intervenants Correctrice : Pauline Archambault Impression : Imprimerie d’Anniviers, Vissoie-Anniviers Mise en page: Imprimerie d’Anniviers (sauf les pages communales, Anniviers tourisme et Vercorin tourisme) Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2100 exemplaires
Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
- 46 -
Pour soutenir la jeunesse sportive du val d’Anniviers Tarif : CHF 50.-/an (4 éditions) en Suisse et CHF 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers 4 Saisons d’Anniviers, rue de la Machigeaz 2 3961 Vissoie.
Rte des Plampras 10 - 3961 Chandolin info@chandolinboutiquehotel.ch - +41 27 564 44 44 www.chandolinboutiquehotel.ch Hôtel 4* - Restaurant 14/20 - Terrasse - Spa
Tél. 027 475 28 06 079 628 63 09
jfepiney@gmail.com
CARROSSERIE D’ANNIVIERS Travaux forestiers Constructions en bois Plantations - Bois de feu
Route de la Fusion 31 - 3961 VISSOIE Tél. 027 475 20 10 - 078 645 41 76 carrosseriedanniviers@bluewin.ch
3961 St-Luc tél & fax 027 475 21 34 / 079 659 21 57
jfepiney@gmail.com
LEHNER
SA
Association des Agences immobilières du val d’Anniviers
SIERRE - ST-LÉONARD Installations sanitaires
Immobilia-Grimentz
+41 27 476 17 60 www.i-g.ch I info@i-g.ch
Grimentz-Location
+41 27 475 31 31 www.grimentz-location.ch I info@grimentz-location.ch
Afim Immobilier Vacances
+41 27 45 45 00 www.immobilier-vacances.ch I st-luc@immobilier-vacances.ch
Etoile de St-Luc
+41 27 475 57 57 www.etoile-immo.ch I info@etoile-immo.ch
Bureau d’Affaires Touristiques
+41 27 45582 82 www.batimmobilier.ch I info@batimmobilier.ch
Zinal-Chalets
+41 27 475 14 82 www.zinalchalets.ch I info@zinalchalets.ch
Zinal Vercorin
+41 (0)27 475 18 22 info@anniviers-immobilier.ch www.anniviers-immobilier.ch
Chandolin
Route de Moiry CH-3961 Grimentz
+41 27 480 18 19 www.immobilier-vacances.ch I chandolin@immobilier-vacances.ch
Grimentz
Avenue du Rothorn 26 CH-3960 Sierre Fax 027 456 53 15
Tél. 027 456 53 14
Afim Immobilier Vacances
St-Luc
Ferblanterie - Couverture
St-Luc
jfepiney@gmail.com
w w w. a n n i v i e r s - l o c a t i o n . c h
- 47 -
E P I N E Y
A R M A N D
M E L L Y
C O N S T R U C T I O N
M
Y
E
L
L
S A V I O Z S A L A M I N
R
A
& P
H
F I L S Y
A N D R É
S
S A
A R M A N D
M E L L Y
C O N S T R U C T I O N
M
Y
L
L
S A V I O Z S A L A M I N
R
A
P
F I L S
H
Y
A N D R É
S A
M E L L Y
C O N S T R U C T I O N
M
Y
L
S A V I O Z S A L A M I N
R
A
P
H
F I L S Y
A N D R É
C O N S T R U C T I O N
M
Y
S A V I O Z S A L A M I N
R
A
P
H
F I L S Y
A N D R É
C O N S T R U C T I O N
M
Y
S A V I O Z S A L A M I N
R
A
P
H
A N D R É
A
F I L S Y
C O N S T R U C T I O N
Z I N A L A
Y
E
R
V I S S O I E
S A A
Z I N A L A
Y
E
R
G R I M E N T Z
S A S
S A
R
G R I M E N T Z
S A
M E L L Y L
E
V I S S O I E
A R M A N D
L
S A
S A
E P I N E Y E
&
Y
V I S S O I E
S A S
C O N S T R U C T I O N
A
G R I M E N T Z
S A
M E L L Y L
A
Z I N A L
V I S S O I E
A R M A N D
L
S A
S A
E P I N E Y E
&
R
V I S S O I E
S A S
C O N S T R U C T I O N
E
G R I M E N T Z
S A
A R M A N D
L
Y
V I S S O I E
E P I N E Y E
A
S A S
C O N S T R U C T I O N &
A
Z I N A L
V I S S O I E
E P I N E Y E
V I S S O I E
S A
S A
C O N S T R U C T I O N &
S A
V I S S O I E
S A A
Z I N A L A
Y
E
R
V I S S O I E S A
G R I M E N T Z
L ES E N T R E P R E N E U R S D ’ A N N I V I E R S