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cover : lix Bacskay by lix

6 - edito by Patrick GUImez - photo ruben vigil

Le BMX sous toutes ses formes est un sport que l’on pratique dans le partage et depuis toutes ces années, l’unité reste le maître mot mais aussi le moteur de nôtre avancée. Aujourd’hui nous voyons défiler nos petits vélos dans tous types de médias et nous ne pouvons que nous en réjouir. Tout ceci n’existerait pas si chacun d’entre nous n’avais pas apporté sa pierre à l’édifice et ainsi le BMX grandit malgré une crise générale dans le monde. Au même titre, et c’est aussi ce qui nous pousse à faire ce magazine, le BMX est symbole de voyage et de liberté, que nous ressentons tous en pratiquant et en découvrant des endroits insolites. Ce magazine qui est le vôtre n’a et n’aura jamais de frontières ni de conflits générationnels puisque nôtre priorité et de vous faire voyager à travers les différents articles du monde entier qui, nous l’espérons, vous donneront à vôtre tour envie de voir du pays !! Toutes ces images qui donnent un goût spécial et une motivation grandissante sont le fruit du talent de tous nos collaborateurs et amis que nous ne remercierons jamais assez. Evadez-vous une nouvelle fois et conservez ce sens du voyage qui, comme nous, vous apprendra beaucoup dans la vie !!

Nil Soler, Barcelona

Any kind of BMX riding is a sport that we share between people and this since years; unity is the deal but also the way to grow together. Nowadays we have the chance to see our small bike in all type of media and this is simply great. All this ll not be possible if all of us (riders in general) didn’t bring their own efforts, and the bmx is growing even if we all pass a general crisis. This is also the reason why we keep doing this magazine, BMX is the symbol of travels and freedom that all of us feel while riding but also while discovering new incredible spots. This mag which is simply your, will never have any frontier neither generational conflicts because our main priority is to make you travel through worldwide articles that we wish, you will enjoy and which ll give you the envy to escape too!! All those pictures  bringing a great taste but also motivation are the result of our friends talent, photographers that we ll never thank enough. Escape one more time and keep this instinct which is the best lesson in life!!

8 - edito bis by josé delgado - photo jc pieri

Freecoaster ? Incontournable dans le flat depuis bien longtemps, ce moyeu qui permet de faire des fakies ou «rollback» sans avoir à gérer les pédales, devient de plus en plus populaire dans les autres formes de riding. Dans le street, en premier lieu, quelques pionniers comme Bruce Crisman ou Karl Poynter en avaient fait un atout pour un riding original et différent; des gaps de marches en 180° à pleine balle deviennent tout de suite moins stressants quand on n’a pas le retour de pédales à gérer, et mieux, on garde de la vitesse pour pouvoir enchainer et faire des lignes en street comme on peut en faire en park par exemple… Et ce n’est que le début. Alors que les avantages dans le street sont indéniables, il reste déjà peu de pro streeters sans «coaster». Dans les autres disciplines aussi le freecoaster fait des émules : des riders plus polyvalents comme Dennis Enarson sont déjà convertis, et on peut envisager les tricks

tyler fernangel, gap truck driver, simple session 2014. freecoaster rider...

jusqu’alors impossibles devenir réalisables avec le freecoaster : des drop d’outre tombe à la Drew Besançon en fakie par exemple, et pourquoi pas passer un spine en arrivant en fakie ? Même en dirt, on voit des riders comme « Hucker » s’y mettre, on peut s’imaginer une ligne de dirt avec des 180° et des half cab, et même des 540 ou des 900 en fin de set… Ça ouvre des possibilités de progression infinies, et surement un riding de plus en plus original. Alors, effet de mode ou réelle révolution de notre sport? L’avenir nous le dira. Quoi qu’il en soit, dans ce numéro, le riding y est représenté sous toutes ses formes avec ou sans freecoaster, et partout dans le monde: du street à Barcelone, du dirt au Gabon, du park en Estonie, du flat au Japon et de la race en France… Les beaux jours reviennent, alors comme le dit un slogan de motos tout terrain « let the good times roll » Pour ma part, j’y vais…

Daniel Dhers on a truck at the streets of Lima, Peru, December 2013.

13 - programme photo Enrique Castro Mendivil / Red Bull Content Pool

14 16 18 22 26 32 38 46 54 58 68 70 78 96

rendez-vous shopping patocherie Dawid Godziek bike BD / how to Bunny hop 2 daniels in Paris Libreville VĂŠlo Show York by SAIOH Perris Benegas Barcelona streets Hugo Czarnecki Damien Godet Shoot Viki Gomez Szymon Nieborak

105 110 114 120 124 134 140 144 148 156 164 174 180 182

Lix Bacskay Kurt Hohberger Simple session Dustyn Alt Ernesto Borges Panama to Costa Rica Ticos & war jam Vincent Ranchoux Masters of dirt A Wicked Ride Fernando Marmolejo ABC of flat Bus trips Bercy last round

14 - rendez-vous SFR FISE XPERIENCE Marseille / FRANCE / 15 march ponts jumeaux jam session / FRANCE / 15 march Chulapo Flatland Jam / Spain / 22 March BraaaB BMX Contest / Netherlands / March 22-23 Mini FATJAM / Netherlands / March 29 Ride in trets / France / march 30 Sweat Jam / Netherlands / April 5 The Factory Jam / Norway / April 11-13 Fystaile Flat Jam / Brazil / 12 April Red Bull Dirt Conquers / Mexico / April 13 Bike Hall Contest 10 / Czech Republic / 24-26 April Astrolabe 4 / France / 26-27 April BMX BASE CONTEST / Frejus / France / 26-27 April Monster Energy BMX Freestyle Exams / Trinidad / 26-27 April OLD SCHOOL BMX reunion / Woodward / USA / May 2-4 SFR FISE XPERIENCE Canet en Roussillon / FRANCE / 03-04 may C3 Jam in Toyama / Japan / 5 May Bike Days 2014 / Switzerland / 9-11 May Tangent Flatland Jam / USA / 10 May

Trans Jam Stop 3 Raleigh / USA / 16-18 May NL Contest / France / May 23-25 watsa festival / France / May 23-25 King of Ground Round 1 / Japan / 24-25 May 55DSL BMX FLATLAND CONTEST / Germany / 31 may FISE WORLD Montpellier / France / 29 May-1 June Summer X-Games Austin / USA / June 5-8 BMX Contest Butcher Jam / Germany / June 6-8 SFR FISE XPERIENCE Reims / FRANCE / 14-15 june red light jam / FRANCE / 13-15 june Viljandi BASH / Estonia / June 25-29 CityVoice / France / 27-29 June Barcelona Extreme / Spain / 28-29 June FISE WORLD vallnord / andorra / 27-29 June SFR FISE XPERIENCE Prairies de la mer / FRANCE / 09-11 july Nass / UK / July 11-13 BMX Cologne / Germany / 18-20 July Voodoo Jam / USA / 2 August FATJAM / Netherlands / August 16

16 - shopping selection by alain massabova

TREE Demolition Rig pro model Dennis Ennarson

mankind alive

volume VESSEL pro model de Broc Raiford

kink senec

Demolition x Markit tripod Hell ride OIL SLICK KHE FREECOASTER

Odyssey Aloha Twisted haro lineage

khe exhib

Fit Copper

GoPro Hero3 LCD Touch BacPac

mankind Justice

haro lineage

rock the street

Cult x Simpsons

haro lineage dartmoor candy pro

odyssey

jungle rider indamix street

dartmoor fizzer

jungle rider hermit oilslick

max rider mankind prometheus oilslick

united metro oilslick

18 - patocherie par patrick guimez - photo Szymon Nieborak

Salut à tous, A peine rentré du Gabon pour un show mémorable (que vous retrouverez dans ce numéro), j’ai du me confronter à la réalité et au temps capricieux nous empêchant pour la plupart de rider !! Pas facile lorsque l’envie est là et que tout est inondé. Une fois de plus j’ai pris la décision de m’exiler afin de pouvoir poser mes roues sur de la terre sèche. Quelques jours en compagnie des potos ou nous avons rejoint Matias Torres en Andorre, suivi d’un tour à Barcelone pour rider La Poma trail et enfin retour en France chez les frangins Vincent La machine et MPC stef pendant deux jours à bien rigoler !

flip no foot can at sherwy somewhere close to BCN

Il est tellement agréable d’avoir des potes partout et de partager de bons moments, chose essentielle dans le ride selon moi. Certains penseront que l’essentiel est de poncer un spot et de se gaver de training mais au final, si on fait ca dans son coin, on en oublie le partage. Je préfère sans hésiter rider en m’amusant et dans le partage, ce qui ne veut pas dire que l’on ne progresse pas, bien au contraire ; on le fait sans s’en rendre compte, c’est tout. A présent place à de nouvelles aventures et notamment avec ma participation aux Masters of dirt de Vienne qui, une fois de plus, vont retourner le monde du freestyle !! Have fun guys and keep enjoying riding with friends !!!

22 - my bike - Poland photo Bartek Wolinski / Red Bull Content Pool

Dawid Godziek

Dawid Godziek during the California trip in Aptos, CA, USA

Le rider polonais Dawid « Szamanek » Godziek débute avec le VTT freestyle, et suit ainsi les traces de son grand frère Szymon. Après avoir dominé pendant quatre ans la scène polonaise dans sa catégorie, Dawid décide de passer au BMX freestyle, et démontre un talent naturel pour cette discipline. En quelques mois, et à tout juste 16 ans, Dawid a tellement progressé qu’il se retrouve être l’un des meilleurs riders pro BMX Dirt et Park au niveau européen, avec de grands espoirs pour une carrière internationale. A ce jour, Dawid a terminé sur le podium dans plus de dix compétitions nationales et internationales. Voici son bike check...

Frame: DartBMX Nami v.3 red clear coated Fork: DartBMX Saito Park Cranks: DartBMX Thorn BMX Chain: DartBMX Cutter Sprocket: Dartmoor Star Pedals: Dartmoor Candy Pro Stem: DartBMX Reign Handlebar: DartBMX Flow 8.5 Seat: DartBMX Couch Rims: DartBMXTorch (rear) / Dartmoor Raider (front) Hubs: DartBMX Sector v.2 (rear) / DartBMX Razor Park (front)

DAWID WITH HIS NAMI AT VANS DIRT & ROLLS CONTEST TRICK: FRONTFLIP BARSPIN TO NO HAND

32 - photo - france by christian vanhanja - thanks to remy walter / paris skate culture & egp18

2 daniels in Paris

top side no foot can at EGP18, Daniel Wedemejier

daniel W, clicked turndown over the canyon

daniel D, 360 no hander

Daniel Dehrs at work

euro one foot on the hip

De passage à Paris pour la présentation presse du FISE, Daniel Dehrs et Daniel Wedemejier m’ont proposé d’aller shooter une ou deux photos de riding… A ma place vous auriez fais quoi ? Comme moi, vous auriez sauté sur l’oportunitée ! C’est une occasion révée de demander à deux rider de sortir de la logique des contests où je les shoote normalement, et de faire des images sans pression, ou ils roulent juste pour le plaisir de produire du beau riding…

Daniel W. nac nac, always one of the best move in bmx

38 - trip - africa by patrick guimez - photos dani D

Libreville VĂŠlo Show

viky gomez learning bar stand in five minutes 

local kids playing with the crew 

viky killing it during the show

Lorsque j’ai reçu un appel de Nico des Blackliner pour me proposer de monter une équipe de riders afin d’aller faire des show au Gabon, je n’ai pu que sauter au plafond. Notre sport est caractérisé par la découverte et les voyages et partir en Afrique avec les meilleurs riders du moment ne pouvait que me réjouir !! L’équipe de riders constituée par Mike, TJ, Simon, Markus, Lluis, Bienvenido, Vincent, JB, Viki, Alex, Raph et moi même et le tout chapoté par Julien et Nicolas des Blackliner, ne pouvait que présager de bons moments. Arrivés sur place quelques jours avant afin de mettre en place la structure nous n’avons pu que constaté l’accueil chaleureux de nos hôtes qui ont tout mis en œuvre afin de faire de nôtre voyage un souvenir impérissable. Hôtel de qualité, chauffeurs, soirées, le tout dans une ambiance détendue voir familiale. Nous voilà donc à Libreville et sur le point de réaliser un show inoubliable pour la présidence. Malgré quelques soucis techniques et logistiques au départ, nous avons su trouver les solutions et ce

traffic in libreville

mike having fun as usual !!

simon moratz flying like superman over the huge jump

big boat in the middle of nowhere

the way to unload wood in gabon 

grâce au soutien de toute l’équipe sur place mené par YOKA production. Sans tous ces hommes motivés, rien n aurait été possible et de ce fait nous tenons tous à remercier du fond du cœur Stead, Abad. Le reste de l’équipe arrivant le mercredi soir, nous avons été convié à partager un moment de bonheur sur une île paradisiaque au large de Libreville, une réserve naturelle où Abad y a créé un espace incroyable. À peine arrivé sur place, la réaction de tous fut de ne plus repartir et d’oublier tous nos impératifs !!!

flip tandem by simon and lluis

Au programme farniente, sable blanc, jet ski, quad et, bien entendu franche rigolade. Ce fut un déchirement de quitter ce coin de paradis, mais croyez moi nous y retournerons !!! Revenus sur terre nous décidons de noyer nôtre chagrin en sortants dans un bar en place sur Libreville. Quel choc lorsque après avoir commandé quelques bières, les patrons du bar reviennent avec une montagne de boissons!! Par sympathie, ils venaient tout simplement de nous inviter. Quand je vous dit que c’est le top là bas!!!

big time tower in process  local kid showing us how to shred a bike

family picture

libreville local hero

mike entertaining people at the hotel lobby

Place au riding quand même! Face à cet accueil, chacun d’entre nous est décidé à tout donner au public venu en masse. Une chose est certaine, le mix flatland et dirt est parfait lors d’un show et de plus l’entente entre nous est tout simplement géniale. Le flat débute et les gabonais n’en croient par leurs yeux ; Alex, Viki et Raph enchaîne non stop et jouent avec le public. Nôtre dirt set up est pour ainsi dire bien

Fat avec une tour d élan à plus de 12 mètres de haut !!! Nous démarrons le premier show et tout le monde est réceptif aux tricks que nous effectuons. Nous montons crescendo et toute l’équipe est généreuse. Nous décidons donc pour le dernier show de passer à la vitesse supérieure et là que ce soit en flat ou en dirt, le public se déchaîne littéralement laissant exploser sa joie.

mike, simon, vince, markus, julien our magician fo the trip, pat, macfly, alex, tj boost flip no hand, viky, lluis & raph

Un gros big up à tous les riders mais notamment à Simon Moratz qui a réalisé son tout premier double back flip devant des gabonais médusés, Simon que nous élieront rider de ce show sans difficulté !! Toutes les bonnes choses ont hélas une fin et à peine le show terminé, nous devons nous rendre à l’hôtel afin de préparer nos valises et repartir vers d’autres aventures.

Une chose est sûre, nous n’oublierons jamais cette expérience et sans hésitations, chacun d’entre nous sera présent en 2015 !!! Une grand merci une fois de plus à tous les gabonais et toute l’équipe de Yoka production sans oublier les Blackliner sans qui rien n’aurait eu lieu et qui nous ont offert le plus beau cadeau pour démarrer cette nouvelle saison !! Thanks guys !!

thanks steed rey for the best time ever !!!

46 - photo - japan

york by SAIOH

york uno in the storm !!!

Hello, everyone! My name is Saioh and I am professional photographer in Japan. Having a chance to be introduced in your magazine is a great honor for me, and I would like to thank all the people who are supporting me, I couldn’t do anything without them. When I got introduced to BMX for the first time was when I was a student in elementary school, and I watched the ET movie. There were some scenes with BMX there, and it looked very interesting so I have seen that movie lots of times! I really choose carefully the photography gear I’m using. Now my camera is Canon 1Dx - White, which is now only one model in the world, a friend of mine have customized the original model for me. And I also like using multiple lighting setups, several strobes for just one photo!

In order not to decrease the motivation of the drives I need to make sure that the lighting works perfectly and I don’t have any misfires, so I’m happy to use the Nissin flashes which really fit my style! The have great power and fast recharging time, so even if I use them in full power, they take just about 0.5 seconds recharging which makes me concentrate on the photoshoot ! I’m using the flashes not only as a lighting tool for the photoshoot, but also as a tool to change the white balance and mood of the photograph. I also choose carefully the lighting modifiers I’m using and I enjoy using the tools from maker called ROGUE, they really shape the light the way I want them!

If you are professional photographer you need to choose carefully all the tools you use, I believe it’s exactly like being a professional athlete! In the world where great moments only last sometimes 1/1000 sec, great lighting is a really important thing to have in your environment! That is my philosophy! My next goal is to be able to shoot for LOUIS VUITTON And for a shoot there I want to use BMX photos there! Still there is no other Japanese photographer shooting for them, so I dream becoming the first one in their family!

54 - girlz - usa By Luis Elías Benavides - Photos Ricardo Cruz

Perris Benegas

If you’re an Internet video addict, I think there’s no need to introduce Perris Benegas. This girl blew away everyone’s minds with her video a few weeks ago, and I’m sure people are looking forward to hearing more about this hardcore rider. Let’s do this !

Could you introduce yourself? My name is Perris Benegas. Im 18 years old from Reno, NV. How did you get into BMX? After watching my brother ride with the boys for years, I decided I wanted to give it a shot. I got a bike and never looked back. How long have you been riding for? On and off for about seven years now. What riders do you look up to? I’ve never really looked up to anyone specifically. I look up to the riders that go out, challenge themselves, and most of all, the ones that have fun with it. Where do you usually ride? Burgess Skatepark in Sparks, NV is my local riding spot, along with a street sesh in downtown Reno every now and then. What’s your favorite trick? I don’t have a favorite trick in particular, but there are a few tricks that I enjoy doing. Such as, 360’s, tire grabs, can-can’s, and grinds.

Your newest video literally made everyone’s jaw drop as you basically appeared from nowhere. What other projects can we expect in the future? As of now I’m just focusing on progressing. But I’m hoping to have another video out sometime within the next couple of months. What has been your worst crash? How long ago was it? Just recently, I experienced two of my worst crashes. A few weeks ago I ended up getting a concussion and wearing a neck brace for about a week. Two weeks after that my tooth went through my lip, I chipped my tooth, my knee was the size of a softball, and unfortunately I got another concussion. What kind of music do you listen to while riding? It usually depends on my mood. It varies anywhere from hip-hop to country and anything in between. Is there anything else you would like to add? Shout-outs? Most importantly, I’d like to give a shout out to all of my friends, family, and everyone that has shown their support. They’re constantly encouraging me to continue this journey and be the best I can be.

Ruben Vigil fait parti des photographes avec qui nous aimons travailler et qui nous surprend à chaque parution !! Vivant à proximité de Barcelone, il bénéficie d’une des meilleures scène bmx en Europe réunissant toutes les disciplines. Nous vous laissons apprécier ces moments capturés cette fois ci en street. Good job Ruben !!!

Julian Inorreta

59 - photo - spain photos ruben vigil

barcelona streets Marรงal Mora

Rasmus Paimre

Chase de Mataro, Vicente Candel, Courage Adams

Chase de Mataro

Nil Soler

Julian Inorreta

Rasmus Paimre, wallride to 360

Chase de Mataro, rail hop 180

Daian de Medeiros, gap to wallride

Rain Robert Randv채li

Bernat Via, Barspin in a train

Nil Soler, footjam

Roger Soler, wallride transfer wallride

68 - new pusher - france par JC pieri - photos stephane nadin

hugo czarnecki Nom, age, sponsors, années de riding, profession.. ? Je m’appelle Hugo Czarnecki, j’ai 15 ans, ça fait 2 ans que je roule et je suis collégiens en troisièmes. Mes sponsors sont Alk13, Riders distrib, Palais omnisport grand-est et OTR shop. Comment es-tu arrivé dans le bmx, quelle est ton histoire ? Alors moi à la base je fais du motocross et mes potes sont des skateurs et un jour, ils me montrent des runs du Fise de Montpelier, j’ai tout de suite accroché donc j’ai pris un vieux bmx qui trainé et j’ai commencé à rouler. Comment te décrirais tu ? Quel est ton style de riding ? J’aime bien faire mes tricks sec et vite comme les whip ou les bus, et je suis plutôt carré sur mon vélo. Es-tu bowl, park ou street ? Je suis plutôt bowl et park mais j’aime bien streeter un peu aussi et j’aime beaucoup le dirt aussi.

Parles-nous de marseille, la scène BMX ? Tes partenaires de riding ? A Marseille on a bien sur le bowl du Prado qui est vraiment cool à rouler et on a aussi le Palais de la glisse qui est une infrastructure très grande qui contient une patinoire et un grand park bien polyvalent avec une resi, une big bien fat, un bowl… et si on cherche bien, il y a de très bon spots à rouler. Mes principaux partenaires de riding sont Maxime Orsini, Cyril Lapoirie, Steve Magro, Tanguy Labertrande, Samuel de Salvadore et Axel Danneau. Comment te vois tu dans le futur ? J’espère continue à faire du bmx, progresser encore plus, et bien sur m’amuser comme un fou a chaque session avec mes collègues Tes projets pour 2014 ? Des remerciements ? Faire comme l’année dernière, progresser et m’amuser, et commencer les compétitions. Je remercie avant tout Steve Magro qui se dévoue pour nous, et JC Pieri pour tous ces petits coups de pousse, et tous mes collègues qui sont là à chaque session pour mourir de rire avec eux.

flair au Palais de la glisse de marseille

70 - racing - france Par Fabien Rolland - Photos Simon Duchene / www.sdshot.fr

Damien Godet La résurrection ! On se souvient des J.O de Pékin en 2008 et la superbe performance de Damien Godet qui réussit à atteindre l’ultime finale (8e après une chute). Depuis, Damien a connu quelques passages à vide et de multiples blessures. Il semble que la perturbation soit passée. Après sa

signature chez DK l’an dernier, la saison 2013 a signée la résurrection de Damien, qui lors du round 3 de la Coupe du Monde SX à Papendal, à la surprise générale, termine 3ème des Time-Trials et 3ème de la finale. Il était temps de faire le point avec un de nos plus grands champions français.

Bonjour Damien et permet moi de te féliciter pour ta perf de l’an dernier à Papendal lors de la troisième manche de la Coupe du monde SX, quelle belle surprise ! Ce fut une sorte de résurrection pour toi ? Salut et merci. C’était un peu une résurrection car ça faisait 3 ans que je n’étais pas rentré en finale en coupe du monde, et là j’y reviens avec un podium. C’est une perf qui sort un peu de nulle part et c’est vrai que ça sonne comme un retour ! Comment expliques-tu ce retour aux affaires, après une période assez compliquée marqué par des blessures ? J’ai eu un passage à vide après ma blessure au poignet en 2009, j’ai eu du mal à revenir. Après ça a été un peu galère aussi avec notamment une blessure au bassin en 2012. Donc dans cette période j’ai eu beaucoup de courses où j’étais un peu « en dedans ». J’avais aussi pas mal de pression pour essayer de me qualifier une seconde fois pour les jeux. Depuis il y a eu un nouveau départ, avec des nouveaux sponsors, DK et Box, et une nouvelle DN (Compiègne BMX). C’est reparti pour plusieurs saisons j’espère, et avec le plaisir avant tout ! Le retour au fun pour Damien Godet ? Oui c’est ça, moins de pression et plus de fun. Avant les J.O de 2008 j’étais concentré pour essayer de me qualifier, et pareil pour ceux de 2012. Au final inconsciemment ça engendre beaucoup de pression et ce n’est pas facile à gérer. Maintenant je repars plus cool, je cherche vraiment à me faire plaisir sur les courses comme à l’entraînement. Pour en revenir aux premiers J.O de Pékin en 2008 où tu accèdes à la finale, est-ce que ce résultat a changé des choses ? Oui ça a changé des choses dans la mesure où après ça j’ai eu des contrats sympas qui m’ont aidé à évoluer plus sereinement à haut niveau ! Au niveau des collectivités ça m’a permis de rentrer dans le «système» : la ville de Lyon et la région Rhône-Alpes m’ont soutenu à ce moment là. Si le bmx n’avait pas été aux jeux et si je n’avais pas eu cette sélection, je n’aurais pas eu tout ça. Donc avec du recul je peux dire que ça a changé des choses pour moi. Après au quotidien ou sur mon mode de vie il n’y a pas eu de changement particulier ! Après ces premiers jeux, tu repartais motivé pour une nouvelle sélection en 2012 ? Bien sûr j’espérais être dans le coup 4 ans plus tard, en prenant les saisons les unes après les autres. J’avais l’expérience et j’étais dans la force de l’âge, donc pour moi il n’y avait pas de raison que ça ne marche pas. Mais malheureusement ça ne l’a pas fait… Ce fût une grosse déception, cette non sélection aux J.O de Londres ? Plus ou moins… En 2012 je me suis blessé à la première coupe du monde et je n’ai pas réellement pu défendre mes chances tout le long de la saison. Ensuite je suis passé complètement à côté des championnats du monde donc je savais que c’était mort pour moi ! Quand la sélection est tombée il n’y a donc pas eu de grosse déception sur le moment ! Comment as-tu vécu ces J.O de Londres ? Juste après les worlds j’ai complètement relâché la pression et j’ai fait d’autres choses, en oubliant un peu le vélo. Mais au moment des jeux je me suis remis dedans à fond, je n’ai rien raté à la télé et sur le net, j’ai tout regardé avec beaucoup d’attention. J’étais à bloc ! Quand on a vécu des J.O, c’est du bonheur de voir ça de l’extérieur ? J’étais excité comme si je les faisais ! Par contre j’ai forcément été déçu par la perf des français…

Quel est ton avis sur cette contre-performance française lors de ces J.O de Londres ? C’est difficile à commenter de l’extérieur. Je n’étais pas avec l’équipe pendant la préparation olympique et je ne sais pas où ils en étaient. Chez les hommes, tous les trois (Joris, Quentin et Moana) avaient fait une bonne saison et pouvaient espérer faire quelque chose. Je pense qu’ils ont eu du mal à gérer tout ce qu’il y a autour de cet événement, l’enjeu, la pression, les médias… Après il y a eu des faits de courses et pas mal de chutes. Le bmx n’est pas une science exacte, je pense qu’ils sont arrivés en forme mais sur la piste il a manqué quelque chose. Aux J.O et à ce niveau, les pilotes ont techniquement le même niveau, pensestu que c’est mentalement qu’il faut plus travailler ? Le mental a une grande importance dans notre discipline. On a tous des méthodes différentes pour gérer la pression et aborder un grand événement ou une grande finale. Pour les J.O, c’est encore plus fort et plus important. Il faut réussir à se lâcher complètement et c’est difficile. Ça se travaille mais c’est un peu en nous, certains y arrivent mieux que d’autres et c’est ce qui fait la différence. Si Maris Strombergs a gagné une deuxième médaille d’or, ce n’est pas par hasard. En finale, des plus jeunes ont craqué, lui a réussit à trouver les ressources nécessaires pour claquer un énorme holeshot. En voyant ses tours précédents, je ne pensais pas qu’il gagnerait la finale. Pour la finale des J.O, on a vu des pilotes qui semblaient totalement «craquer» sur la grille, toi qui a vécu ça, est-ce qu’on a peur en haut de la butte dans ce moment là ? Je pense que ça dépend des pilotes et de leur statut. Pour moi à Pékin, j’avais tellement galéré pour aller chercher ma place en finale que je n’avais plus rien à perdre. A la limite ça a été la course où je me suis senti le plus détendu et j’ai pu me lâcher à fond. Il y a une énorme pression à gérer et il faut vraiment se détacher de l’enjeu et de ce contexte particulier. J’imagine que Van Gendt doit avoir quelques regrets sur la finale par rapport à ce qu’il avait montré en quart et en demie ! Pour en revenir à toi maintenant, le bmx c’est plus pour le fun mais au niveau professionnel, tu as commencé des nouvelles choses il paraît ? J’ai monté une entreprise fin 2011 dans la construction de piste. J’ai commencé en faisant des plans et du suivi de travaux dans plusieurs clubs. Ensuite, j’ai appris à conduire les engins et je réalise les travaux moi-même depuis 2012. Je n’ai pas encore réalisé de piste complète mais j’ai des projets en préparation ! Si un club ou autre a besoin de tes services, donne nous les infos de ta structure ? Ma boite se nomme « DIG », qui veut dire « creuser » en anglais. J’ai une page Facebook « DIG by Damien Godet » où on peut voir quelques photos, et un site internet support www.dig.damiengodet.com. Vous pouvez aussi me contacter par email : dig@damiengodet.com. Cette activité amorce ta reconversion ? Oui c’est un début de reconversion. Pour le moment le BMX me prend encore beaucoup de temps mais quand je lèverai le pied je me lancerai là-dedans plus sérieusement. Aujourd’hui c’est difficile de mener les deux de front. En tout cas c’est une activité qui me plaît donc je continuerai dans cette voie ! As-tu des remerciements ou un dernier truc à rajouter ? Je remercie tous les gens qui me permettent d’évoluer à ce niveau aujourd’hui : mes sponsors DK et BOX, le club de Compiègne, la Fédération Française de Cyclisme, mes entraîneurs et mes potes d’entraînement. Et merci pour l’interview !

78 - attitude - france

shoot viki

photo Anna Gorvits

photo Peka Devé avec le Xsories X-Project Pro

Realisation Alain Massabova & Peka Devé Photographes Alex Mahieu, Peka Devé, Eve Saint-Ramon, Teddy Morellec, Florian Rusterholtz & Anna Gorvits Stylisme Alexandra Gobran GG Management (www.vikigomez.com) - Studio Youri Lenquette (Paris) Pro rider Viki Gomez - Models Margot Marty & Justine Vasseur D’Anvin Un grand merci à nos partenaires X-Sories, Freegun, Rock the Street, Broncolor, MCS Extreme, La Cremerie BMX

Photos Alex Mahieu

Photos Peka DevĂŠ

Photos Eve Saint-Ramon

Photos Teddy Morellec

Photos Teddy Morellec

Photo Florian Rusterholtz

Photos Anna Gorvits

96 - photo - uk

Szymon Nieborak

Szymon is an action photographer specialized in extreme cycling. Being based in england, he works closely with some of the top pro-riders from the UK. He says : «the wheel size doesn’t matter to me, at all... 29, 26 or 20’’, we all roll on wheels... and if the rider is skilful there’s nothing more to needed to get some quality photos.» «At first, I used to shoot landscape and architecture, but as soon as I discovered the whole craziness around extreme bike riding, I loved it at the first instant and dived straight into the deepest water!» «I enjoy travelling and shooting with talented riders and some unique locations - that is the best feeling ever!» He has been taking photos for nearly 6years now and he’s happy with many successful photoshoots for various magazines from the UK and Europe.

105 - face - New Zealand By Luis ElĂ­as Benavides - Photos Nic Suzor

Lix Bacskay I was checking my Instagram the other day, when I suddenly stumbled across the profile of Lix Bacskay. I was quite impressed by all of her artwork, especially by the portrait of the father of BMX, Bob Haro. It was also eye candy for me to see all the oldschool set-ups she has worked on, paying attention to every single detail. As a true artist, she deserves a special place in this magazine called ART, doesn’t she?

Who is Lix Bacskay? Mad creative! Lover of detail, line, light and colour. Dreamer, tech head, grease monkey, aesthetic adventurer, bottle blonde, tomboy, rock’n’roller. Exponent of the style, mechanics, and spirit of BMX. I grew up at the bottom of the world, on a hill-country farm in rural New Zealand. That relative isolation shaped who I am, my world view and active imagination. Growing up in a creative family also meant that I had a lot of scope to explore that imagination. I was the kid you’d find up a tree, in the mud or covered in paint. I’d have Dad’s tools in hand, fixing things that were broken, inquisitively dismantling things that weren’t, and building things that I believed would change the world. How did your love for BMX begin? It was 1986, I was 8. I got a BMX for Christmas - a green and white Healing Freestyler (re-branded Hutch Wind Styler). That bike is one of my most vivid childhood memories - we were inseparable. I took the whole thing apart and put it back together more times than I can remember, just because I loved how it all worked. My best friend and I spent hours on the weekends and after school racing around, inventing weird and wild tricks and building mad jumps (often landing in prickle

bushes, ponds and various other hazards!). We didn’t know a lot about what was going on with BMX in the rest of the world but as long as we could ride we were happy and free! For the next 5 or 6 years, if I didn’t have a pencil or paintbrush in my hand, you’d find me riding or tinkering with my BMX. My parents had a rake permanently at the ready as I made a habit of repeatedly carving up their driveway in Guinness World Record breaking attempts at the longest coaster brake skid. How many bikes do you own? Are they all old school? At the moment, 5 completes and 2 frames. The completes: a 1987 Kuwahara Magician Pro, 1986 Healing Freestyler (re-branded Hutch Wind Styler), 1981/82 Pre-Serial Profile 24” Cruiser, 1980 Cobra Pro (re-branded Diamondback TK) and a 1979 Madison Taipan (re-branded Diamondback Large Pro). I don’t really see myself as a collector - I’m a rider and an artist who enjoys expressing herself through building BMX bikes. I ride each of the bikes I restore. If there are any that aren’t being ridden, it’s generally time to move them on and make way for a fresh ‘canvas’.

All my bikes are ‘old school’ to date, but one of the frames I’m most excited about this year is Colony’s limited edition 20th Anniversary re-issue of Clint Millar’s Prody frame from 1993. It’s essentially a tribute to the original frame design, with a few modern tweaks to the geometry and an integrated seat post clamp, bottom bracket and head tube. I was lucky enough to have a ride on a prototype of the re-issue recently, and it felt fantastic. I’m also seriously excited about the new Ikonix Freestyler. I’m equally inspired by contemporary innovation in parts, technology and geometry as I am by old school style. Bringing those two loves together in a way that’s unique and aesthetically satisfying is totally where it’s at for me. The glimpses I’ve seen of the Ikonix frame so far are blowing my mind! You seem to be very focused on old school bikes. Why is that? I’m not solely focused on old school, but the 80s is when I fell in love with BMX, so that’s where my heart lies. Anyone who can watch early footage of Bob Haro pulling rock walks, kick turns and rollback 540s, with tuff wheels spinning, and feel the magic in those moments will get it. It’s nostalgia, aesthetics and the lineage of that magic. For me it’s not about being stuck in the past, it’s an opportunity to bring the innately creative style of that era

together with the technology of the present. After 20 years away from BMX, my revival kick started with a vivid dream I had in 2011 about my childhood bike. The next morning I hit eBay looking for the first derelict bastion of ‘80s BMX I could find. I tore it down and built it back up. I found some old O.G.K. mags, dyed them bright red and got satisfyingly covered in grease and dirt refurbishing the hubs and coaster brake. I rode that bike everywhere. A year later I had found and restored a 1986 Healing Freestyler in the same green and white as my original BMX, with some custom touches. When I rode it the feel of the frame geometry felt like home and I couldn’t get the grin off my face for hours. From that point the build continued to evolve. With the addition of Peregrine bars, Flight cranks, Gyro II and Tech 77 locking levers, it’s now my flatland rider and I love it more than ever. Four more builds followed over the next two years, each starting with a scale drawing to plan my ideal build - parts, colours and details. Every minute of the design and build process is fun. Whether it’s those those initial sketches, sourcing and refinishing parts, or custom modifications to bring new tech to old frames. I also really enjoy creating decal artwork and special details like hand-tooled leather seats and head tube badges.

What is Lix BMX? Lix BMX began in 2011 as www.lixbmx.com, a simple blog where I could keep track of my builds as they progressed. It featured photos, drawings and descriptions of my restoration processes, as well as tips, tricks and background info on frames and parts. Shortly after setting up the blog I started sketching and messing around with graphics for the name, as if it were a brand. Those ideas have since turned into logos, illustrations and artwork that I’m now using on my bikes, custom parts and other cool stuff. The site now features BMX news and events. It’s home to a series of BMX rides I call ‘Radventures’ that encourage riders of all ages and genders to come together and ride around the beautiful bikeways of South East Queensland here in Australia. We get 30-40 riders, most on old school bikes, with a strong percentage of women and kids joining in. It’s a really great atmosphere of inclusiveness and camaraderie. Each Radventure ride feels like an outtake from ‘BMX Bandits’. I’m still not entirely sure how to classify Lix BMX, or what it might become. As a BMX art and design studio however, 2014 has been super exciting already. There are some incredible opportunities coming my way to work with industry greats and companies that I love. Stay tuned! Besides being involved in the world of BMX, what else do you do? I run a graphic art studio here in Australia called Wealth & Hellbeing Creative, predominantly working within the music industry designing albums covers and promotional graphics for bands and musicians. I also do a lot of artwork for commissions and exhibition - oil paintings, mixed media drawings, illustrations, portraits and conceptual works. I guess I’ve always been a bit of a creative chameleon. As a kid I had a knack for mimicking different artistic styles. This now makes it easier for me to work in almost any genre or medium across different types of projects. I like to challenge that adaptable part of my brain - to keep pushing it further just to see what it can come up with next. Music is the other love of my life. I currently front 3 bands (Medollic, The Premier Ship and Atlas of Oceans), with some other cool collaborations on the side. I also work as a session vocalist and songwriter, writing and recording chorus hooks for hip hop artists and other fun stuff.

You’re an amazing artist and I enjoy your drawings and paintings. What’s the piece of artwork you feel most proud of? That’s tough. Whatever I’m currently working on is usually my favourite piece - it’s new, exciting, and often the realisation of a lot of planning. The challenge of bringing that planning to fruition is a great feeling. One recent piece that I had a lot of fun developing was a cartoon self portrait - my alter-ego, flatland genius ‘Lightning Lix’, nonchalantly pulling a ‘cherry picker’. That was super cool to put together and I’m excited about creating more freestyle inspired illustrations with that character. I’m planning art prints and apparel featuring the cherry picker illustration, with more in the series to follow. My freshest work is a series of new BMX portraits. They’re charcoal drawings of legends and stars of the sport, not limited by era or gender. Each piece is a dual portrait featuring a head shot juxtaposed with a background scene that tells a little of their unique BMX story. I kicked off the series with portraits of Bob Haro, Dane Searls and Natalie Noble. The list of others I want to eventually add to the series is pretty epic. If someone wanted to get some artwork done by you, how can people get in touch with you? Head to www.lixbmx.com, or shoot an email to lix@lixbmx.com, or hit me up on social media: Facebook: www.facebook.com/lixbmx Instagram & Twitter: @lixy_b Do you have extra comments or shout-outs? I’m really grateful to the extraordinary friends I’ve made through BMX. I want to give a huge shout out to all the people who’ve shown me kindness and friendship throughout my BMX journey so far. Epic thanks to those whose encouragement has inspired me to keep developing the creative side of my love for these bikes, especially Bob Haro, Ross Lavender, John Buultjens, Lloyd Ramsay, and Brett Downs. Thanks also to Brad Fanshaw, James Cassimus, Natalie Noble, Tony Archibeque Jr and Simon Makker for generously allowing me to use their rad photos as inspiration for my artwork. Thanks to the riders who inspire me to keep challenging myself, particularly all the freestyle girls blazing trails around the globe and sites like Magnolia BMX and Yeah Zine for showcasing and supporting female riders. High-5 to all of my Radventure crew - thanks for the smiles and laughter!

110 - made - usa Par alaiin massabova

Kurt Hohberger Can you present you, where you from, years riding, why BMX... ? I’m from a city in southern Minnesota called Rochester. I’ve been riding for around… 15 years now? Woof. Time flies when you’re having fun. I started riding because my older brother and his friends did it, then a lot of my friends got into it. There’s not many people I originally started riding with, but it’s still just as fun as it was then now.

for ways to sustain The Union for as long as possible because we’re working with less than half of what we were last year. It sucks, but all we can do is keep working our asses off to keep things fresh and exciting so riders keep riding and supporting brands that are producing the products. Only time will tell where things will go, but I do know we will need to see some changes made or it won’t get better.

Can you tell us about The Union, why this website, how it’s going ? The Union is my own little project I’ve been running for about 7 years now. It originally started as just a side thing I liked doing for fun. I’ve always been into website design, shooting photos and making videos so this was kind of my excuse. It lead to me having a lot of opportunities and it has been the reason I’ve had the chance to travel a fair amount and meet a lot of interesting people from all over the world. The site has been my way of giving back to BMX and producing an outlet for promoting good people and good things going on in BMX. Everyone has a story and there’s always something new and exciting to see, so we just try our best to keep up with everything. The site is going well. Between The Union and our partner sites; Bikeguide.org, The Merged and Flat Matters, we’re able to represent a few different areas of BMX and people are stoked on it. I am fortunate enough to have a crew of good people all working towards showing how rad BMX is.

Your best memories in BMX ? Your best trip, best travel ? My best memories from BMX come from a different places. Watching old scene edits I produced always bring up good memories from all the friends that used to ride who I don’t get to see as much as I would like to now days. It would be hard to narrow down a favorite trip, but I’d say any trip I’ve gone on with Jon Wells and the Milwaukee / Sun Ringle team would have the top spots for best trips. We’ve been kicked out of Canada and crushed a lot of miles along the way. I’d kill for another trip like that.

About the BMX business, you know how is the market now? The BMX business is in a pretty tight spot right now. I’ve produced a few write ups about my perspective on the economics of the industry and it has had a lot of positive feedback and it has pissed off a lot of people. In my opinion, there are just too many brands and too many products being produced. BMX has more products than there are riders needing them and that is the problem. Shops and distributors can’t keep up with the brands and now we have a surplus and ultimately everybody in the industry is feeling it. The media side, from my perspective once again, is really catching the heat now. Brands are cutting their budgets to make sure they can keep their employees and team riders paid, their products being produced and more. That means your favorite websites and magazines don’t have the support they used to and it is making it tricky for everyone to keep doing what they’re doing. I won’t lie, I’ve been looking

Do you have a new project ? What’s the future of The Union ? I always have something going on as far as projects go. We try to drop an original feature on the site every single day of the year and that gets hard. But it keeps things fresh and exciting. The future of The Union is a hard one to say. I never planned for it to be where it is today when I started it, and I couldn’t tell you where we’ll go in the future. Hopefully the BMX industry can turn around so we can keep promoting all of the good things going on in this “sport” of ours because we love doing what we do. Oldschool, newschool ? Only BMX rider ? As much as I want to say I’m into everything, I do play favorites. I always get so stoked on videos from the past or riders doing tricks we just don’t see now days. I will ALWAYS be stoked to watch somebody doing something unique and creative over somebody who sticks to what the current trend is. Is there anything else you would like to add? Shout-outs? Thanks ? I’d just like to say thank you to everyone who has checked out The Union and supported what we have been able to do over the years. Without people checking out the site or brands supporting us, we wouldn’t be here today. Thank you.

114 - event - estonia par maureen - photos jc pieri

simple session Simple Session 2014 took place from 22nd to 25th of February in Tallinn, Estonia. 99 riders came together because this competition remains one of the best in Europe and when we asked about the atmosphere of Simple Session, all the opinions were the same: “it’s insane !”

le flair maxime charveron

La Simple Session 2014 a eu lieu le weekend du 22 au 25 février à Tallinn en Estonie. 99 riders du monde entier s’y sont rendus parce que ce contest reste l’un des meilleurs en Europe et tous les avis sont les mêmes quand il s’agit de parler de l’ambiance et du niveau incroyable de la Simple!

Kevin Peraza

les speakers catfish adam 22 et darryl nau

There’s nothing to be changed when it works so this competition began on saturday 22nd in the massive Saku Hall and this day ended up pretty well because last year’s winner Kevin Peraza came first in qualifications! After an epic night, some of the riders arrived with a headake on saturday but it didn’t affect at all the show. Triple winner who wasn’t here last year due to an injury, won a fourth time with an incredible riding with creativity and fluidity. The 24 years old Canadian did a massive 270 gap and he rode all the park with tricks everywhere by being so smooth! Logan Martin came second and Pat Casey USA third. Everybody was waiting for him, the young prodigy Kevin Peraza had a huge pressure. He tried a front flip as a first tricks for his final run but he failed and crashed on his head. He preferred reasonably to stop here before getting hurt seriously! Frenchies weren’t there this year because only three of them participated and Maxime Charveron was the only one that ended up in final. Anyway, he did an incredible run and congratulation for the huge flair transfer that he tried helplessly.

declan brooks flip triple bus

Les choses sérieuses ont commencé le samedi 22 dans l’immense Sakuu Hall! Alex Kennedy nous a épaté lors de ces qualifs mais c’est le vainqueur de l’édition précédente, le jeune Kevin Peraza qui termine en tête de cette journée. Après une soirée agitée, beaucoup sont arrivés le dimanche au finale avec un certain mal de tête mais comme toujours cela n’a pas empêché le spectacle d’être au rendez vous ! Le triple champion de la Simple qui avait laissé sa place à Kevin l’an passé à cause d’une blessure a remporté cette année un quatrième titre avec un riding de haut niveau tout en fluidité et en créativité ! Le jeune canadien de 24 ans a fait entre autres un énorme gap 270, il a ridé tout le park sans jamais passer un module sans tricks! Logan Martin termine second suivi de l’américain Pat Casey. Tout le monde l’attendait avec impatience, le jeune prodige Kevin Peraza qui a eu une pression incroyable, a tenté en guise de premier tricks dans le run final un énorme front qu’il a raté et s’est réceptionné sur la tête. Plus de peur que de mal, cette chute l’a completement déstabilisé et apres avoir retenté quelques tricks il préfère s’arrêter avant d’agraver les choses. Enfin un rider qui fait preuve de raison.

garreth reynolds bus over ice pic grind

tyler fernangel 360 super seat grab

Brock reford 50 50 to over truck driver

Regarding the Best Tricks contest, Dan Paley won first place with a 360 crooked grind to opposite 180! Alex Kennedy who destroyed everything in qualification ended up third with a perfect smith to nosebonk to nosewheelie down! Only one change this year : there is no more Sister Session. Too bad, because the girly atmosphere was really touchy and even if the level wasn’t as impressive as the men’s we really appreciated it ! Sunday evening is already here and there is a heavy atmosphere on Sakuu Hall, Simple Session is over and we will have to wait a long year to live another epic weekend.

Les Francais n’étaient pas au rendez-vous cette année puisque seulement trois ont participés et Maxime Charveron a été le seul à nous representer en finale. Il aura quand même fait un super run et encore félicitation pour l’énorme transfert flair qu’il aura tenté en vain. En ce qui concerne le contest best tricks c’est Dan Paley qui termine en pôle position non sans mal avec un 360 crooked grind to opposite 180! Alex Kennedy qui avait tout déchiré en qualification termine troisième dans cette catégorie avec un smith up to nosebonk to nosewheelie down parfait!

Un seul changement cette année : plus de Sister Session, dommage parce que l’ambiance de ce contest était vraiment super et les rideuses peu en nombres apparaissaient plus soudées que jamais! Le dimanche soir est déjà là et une ambiance lourde règne sur l’énorme Sakuu Hall, Simple Session c’est déjà fini et il va falloir attendre une année pour revivre un weekend de ce niveau.

simone baraco crank slide to crank slide

120 - face - Germany By Luis ElĂ­as Benavides - Photos Manuel Meinhardt

Dustyn AlT Dustyn is a rider who has been gaining recognition for being at the podium in many contests. With many victories under his belt, this dude continues to progress and to get good sponsors to achieve his personal goals. If you’re still not familiar with his name, you definitely have to check out his video portrait on youtube (www.youtube.com/watch?v=rz0V987XhKI) made by Manuel Meinhardt. Anyway, let’s hear more about the man himself.

Hi Dustyn, would you mind introducing yourself? Hi, my name is Dustyn Alt and I am 22 years old. I live in Chemnitz, Germany. This is near Dresden. Besides riding my bike, I work as a coachbuilder. How long have you been riding for? I think I’ve been riding for 7 years now. About 3 years ago I started training seriously for competitions. What got you into flatland riding? My beginning was actually relatively unspectacular. At the beginning, I rode a little bit dirt and street like any other child. One day, I saw someone who was doing a mc Circle. At that time I didn’t recognize the word «Mc Circle». Not even a clue about the various disciplines in BMX. Anyway... Together with one of my best friends, we researched on the internet exactly what he tried in the parking lot. The next day we started to ride and practiced immediately. So many tricks went wrong at that time! But everyone has to start off small, right?

What is flatland for you? I’ll make it short, because my answer to question three was so long. Flatland is my life! Who are your favorite riders? For me there is not really a favorite rider. Although many will think it’s Matthias, because my riding style is similar. But it is not so. For me, all the riders are paragons who do not lose the fun of it and work hard for their «dreams». But I really like the riding style of Dominik Nekolny, Alex Jumelin, Matthias Dandois, Yohei Uchino, Adam Kun and Jean William Prevost. But that’s not all. What was the first trick you learned? I think the first trick was a mc circle or something like that. But at the time I pulled all of my tricks with a brake. Now I’ve learned them all without brakes!

What tricks are you currently working on? I’m working on some bunnyhop barspins, tailwhips and some other «street» tricks. I really think about my own tricks as well. Do you have sponsors? If so, which ones? Rockstar Energy and Wethepeople are my newest sponsors. I also have Hyvest and Tacheles Clothing. Moreover, I get support from Ali Barjesteh, one of the best flatland riders of the first generation. He has launched the first and unique wooden pedal on the market. The company is known as Moto Bicycles. Viki Gomez also rides these pedals. Your bike check was posted on flatmattersonline.com a few weeks ago. What is your relationship with Wethepeople as of now? I am very pleased to be able to announce that I am in the Wethepeople team now! Especially because it’s really an awesome team with great riders and great products!

This opens up another goal for me and I have the chance now to participate in many more competitions. That makes me really happy! Do you like to participate in contests? What was the last contest you won? I love to participate in contests. I like the «pressure» and to demonstrate my ability in a run. It’s a great thing when you realize you still have the ability to surprise yourself in a run. Of course that’s not the only reason. The last contest I won was the 100 PSI Contest in Dresden in 2013. Would you like to add anything else? I would like to thank my girlfriend who always supports me and of course Rockstar Energy, Wethepeople, Tacheles Clothing, Moto Bicycles, Newscoolflatland, Rico Bonitz for some cool photos and Manuel Meinhardt the best filmmaker I know. And of course many thanks to you for the cool interview! Goodbye and ride on ;)

124 - photo - Venezuela

Ernesto Borges Since childhood I was very interested in nature and the high-risk sports from an early age my parents decided to put me in swimming and other physical activities to channel all that energy. At the age of 8 my father decided to teach the basic operation of a camera focal ranges explaining principles of color and light. At the same age I wanted to try different sports like surf, skate, bmx, breakedance, martial arts, capoeira, boogie boarding, rock climbing, and always this hand of aggressive skating ramps in which I competed in international circuits professionally. Then I started to make my own skate videos and little by little I started to work on videos of people and bands tv channels as cameraman and editor camcorders (without having any kind of study he had learned a self-taught).

Surfer luis rojas, balangan indonesia

Crystal barrel, choroni beach, venezuela

enderson gamez, caracas

rio el norte climbingvzla

Decided at age 24 to study at the Center for digital design to polish my graphic skills place which I was awarded a scholarship. after two years of studies decided that was part of faculty staff of the institution and i became a teacher for graphic design computer programs and design technics editing and creative speeches for students. t the end of my career I get an interesting job offer to be part of a theatrical circus show in singapore called ÂŤ Voyage de la vieÂť skating half pipe rotating two meters wide and said that if not then to be there after two years of rehearsals and working on the show I gradually having more free time to explore other art and return to my roots in the visual and media arts was designing graphics for various art exhibits and then started with DSLR for video switching and optical lenses that give that film look sensors and started to do several videos and I gradually falling into the world of composition and still shots, so I started to document the show all those things show interesting about these magical characters and the world he belonged in which there are many talented artists with many skills. After studying for a year and a half of self-taught photography I met several people who helped me improvise my techniques as light digital retouching as working correctly and cleanly my photographic work, and gradually my work was improving thanks to all those friends who believed in me have supported me.

Vagos la surf brand, campaign walk free

Daniel dhers, greenpark, venezuela

Anzoategui coast, venezuela

Acqua biquinis

I never noticed a photographic career that I am in right now I just wanted to take pictures and gradually became increasingly complex projects and improving, seeking perfection of images conveying what I live every day as an artist and as a photographer. My inspiration is the environment in which I live and where I develop relationship with physical activity, addressing places where I feel in touch with nature like the ocean. Good advice for all those artists, photographers and creative is that whatever you do remember that you have to do personal projects to maintain and create your own style and personality and remember that they have to continue to explore and develop your photographic world with work and personal projects that are not working and thus stay active to keep improving creating and discovering better techniques to improve the quality of the work they intend to do to create images that are alive have rhythm go to art museums know new cultures never say no experience, travel to unknown places. These are the things that keep us alive and keep us in the pursuit of perfection and beauty of the elements in this way we can connect with the people and the work we are doing at the moment and make the best of them. As a photographer capture the essence and spice and everything we captured what we draw with light and shadow and are alive.

Edgar gamez, caracas

Benelli empire keway motorcycles campaign

Use the tools that you have to create and let the tools be an extension of yourself and the most important thing be yourself, and with good energies share the knowledge to others spread the word and become a better person, help others with the work that you do be there and not be there keep the good vibes. http://www.ephcto.com

miguel pargas, caracas

Edgar gamez, laguaira venezuela

134 - travel - latin america Par Jean William PrĂŠvost

Panamerican Winter

pedal Junkyard at Bocas

Un hiver Panaméricain L’hiver québécois! Quoi en dire à part le fait qu’on se les gèle et qu’on se fait chier à penser à ces belles journées d’été passées à détruire le spot au Chinatown à Montréal. Le soleil sort une fois tous les quelques jours et puis ce n’est que pour agacer les plus avides des Flatteux de cette Nouvelle-France. Après quelques semaines très hivernales à déprimer à la recherche d’un local où l’on me laisserait bien pratiquer le FLAT, j’ai finalement trouvé!! À quelques minutes en voiture de chez nous, enfin un local qui me permettra de matérialiser les trucs dont je rêve depuis mon départ du Chili l’année passée. Le matin très tôt et tous les jours, après un muffin ou deux, de petits fruits et une surdose de caféine, je m’y mets. J’ai entre trois et quatre heures pour m’avancer dans des concepts qui me chicotent depuis déjà bien trop longtemps. À force de tourner en rond dans ma nouvelle cage, j’en ai la tête qui tourne. À l’extérieur, le temps se fait toujours aussi gris. J’ai cette théorie que les humains sont des plantes, et comme les plantes, sans le soleil, l’homme manque d’inspiration pour faire pousser ses fruits et mes fruits à moi, ce sont des trucs, et sans soleil pas de trucs, ou enfin pas de nouveaux trucs. J’ai passé 10 jours en Floride avec Tyler Gilliard à pratiquer au chaud, mais pour moi ce n’était pas suffisant. J’ai donc décidé de me diriger vers une destination qui m’était encore inconnue. Le Panama, et de là, prendre le bus jusqu’au Costa Rica pour prendre part à ce jam dont j’entends parler depuis mes premiers scuffs en Flat. Le Ticos Jam! En premier lieu, j’ai dû passer par Panama City où Jorge Vasquez m’attendait à l’aéroport pour m’aider à me rediriger vers la station de bus le jour d’après pour me rendre à Chitré. En BMX Flat, c’est à Chitré que ça se passe au Panama! Je me suis bien marré à rouler avec Jaime Perez et Tito Perico (perroquet), les deux déchirent. Ce fut une grande surprise pour moi de voir qu’il y avait un bon niveau au Panama, mais un peu moins une fois que j’ai su que Nathan Penonzek possède une maison en face du parc où les flartistes jamment à tous les jours. Ils m’ont dit que deux Canadiens m’avaient précédé à ce spot : Chase Gouin et Nathan. Super fiers de continuer la tradition! Jusqu’ici je voyageais seul, j’ai donc visité mon pote J.P., avec qui j’ai grandi en banlieue de Montréal qui, par chance, a obtenu une maison pour deux semaines sur Isla Colon (ou Île Colomb) dans le village de Bocas Del Toro au Nord-Est du Panama, à huit heures de bus de Chitré. Un endroit magnifique où l’on retrouve pas mal de Gringos qui s’y rendent pour les surfs spots de fou, l’eau cristalline et puis les Panaméniennes des Caraïbes... J’y ai trouvé le spot le plus sick pour une vacance Flat! Étant situé sur une péninsule, le spot donne une vue sur l’océan d’un côté et de l’autre côté, la plage d’un bord et des maisons sur pilons style swamp de l’autre. À part pour la paranoïa de se faire piquer par le moustique porteur du Dengue, on s’amuse bien dans ce bled! Je recommande à d’autres Flatteux une vacance Flat à Bocas Del Toro dans un hostel ou une chambre à proximité du secteur Saïgon où se trouve ce spot qui déchire!

Winter sucks, we all agree on that, Quebec winters are the worst. It’s quite the torture to look back on the beautiful summer days spent destroying the spot in Chinatown, Montreal. The sun comes out only once every few days just to tease the most avid of this New Frances Flatlanders. After a few weeks spent in depression looking around for a spot where the landlord would let me ride my BMX, I finally found one! Only a few minutes away from my place by car, finally a training facility that will enable me to materialize tricks I’ve been dreaming of since I left Chile last year. Every morning real early, after a couple muffins, some berries and way too much caffeine, I go at it. I have 3 to 4 hours to push some concepts I’ve been dreaming of for far too long. My head starts spinning from riding in circles in my new cage. It’s just as grey as it was outside and the winter doesn’t seem to dissipate. I have this theory that humans are plants, and just as plants, without the sun, man runs out of inspiration to grow his fruits, my fruits are tricks and without the sun no tricks, at least no new tricks. I spent ten days in the Floridian sun riding with Tyler Gilliard but it wasn’t enough for me. I then decided to head towards a destination which was still unknown to me. Panama, and from there take the bus to Costa Rica to take part in this event which I’ve heard of since my first scuffs on the bike. The Ticos Jam! Starting off the trip, I met up with Jorge Vasquez who was waiting for me at the airport to help redirect me to the bus station the next day so to be on my way to Chitré. In Panama, that’s where you’ll find the motivation to ride hard. I had a blast riding with Jaime Perez and Tito Perico (the perrot), they both kill it. It was a great surprise for me to discover this awesome level of riding in Panama, but a little less when I learnt that Nathan Penonzek owns a house right in front of the spot where they ride every day. He must have been a great source of inspiration for these kids. They told me two Canadians had preceded me: Chase Gouin and Nathan... no wonder the level. I’m super stoked to have continued the tradition! I had been travelling solo to this point; I then decided to pay a visit to my childhood friend J.P who had rented a house on Isla Colon (or Columbus Island) in the village of Bocas Del Toro to the North-East of Panama, 8 hours of bus, taxi and boat away from Chitré. An awe-inspiring place where you’ll find a whole bunch of gringos who make it there for the legendary surf spots, crystalline waters and cute Caribbean Panamanians…J.P. had told me there was a concrete spot there, but what I found is a flatland shrine, the perfect spot for a Flatlander on vacation though still in training. Located on a peninsula, the spot finds itself surrounded by the sea, on one side the beach and on the other side rudimentary houses on pylons in a swamp setting straight out of a movie. Except for the threat of getting bit by the Dengue carrying mosquito (it’s a serious threat in those areas, they spray on the daily), it’s a really nice little pueblo! I recommend getting a hostel or room in Bocas Del Toro close by to the area called Saïgon for any Flatlander who’s looking around for a sweet vacation with some riding in mind, the spot is off the hook!

ON the dock in Bocas with JP

Pino in Pinos house on pinos spot

Travellers apparel Spin le feu le Ticos Un garde a une station service

Un paysage typiquement Ticos

Bocas del Toro morning

Au spot El Bosque

Alors parlons maintenant de ce Ticos Jam, au Costa Rica, un pays dont juste le nom peut faire baver. Cet événement en est à sa 11e édition, la première avec une compétition PRO. L’organisateur Mike Meza m’a fait sous-entendre que c’était possiblement le dernier Ticos Jam. J’encourage donc les riders qui ont l’intention de se rendre un jour au Jam de lui envoyer un message sur Facebook pour l’encourager à poursuivre le Ticos Jam et le saluer. Même chose pour les sponsors : montrez un peu d’intérêt, le sport en a besoin! Cet événement est le voyage parfait pour ceux qui roulent et veulent prendre une petite vacance en compagnie de ces très charmants Ticos afin de découvrir leur hospitalité maintenant légendaire dans mes livres. Le Ticos Jam cette année a été précédé d’un autre événement nommé le “BMX War Jam’’ à Nicoya où il y fait deux fois plus chaud. On y est arrivé en fin de soirée où s’y déroulait une parade Western, c’était le festival et à ce festival, il y a le Rodéo!! L’arène est ouverte à ceux qui désirent se risquer à courir le taureau, on y a participé tous les trois et on aura tous ressenti un peu trop d’adrénaline!!! Vite fait, ce fût un bon appetizer pour la compétition de San José. Les riders, par contre, ont eu bien chaud et il y manquait des trucs de base comme de la nourriture et une salle de bain, mais bon, par chance il y avait une piscine pas loin et on s’y est réfugié après la compé. C’est un bon petit événement local à ne pas manqué si tu décides d’entamer cette mission l’année qui prochaine. San José, située dans une vallée qui débouche de la Cordillère Centrale Binationale Talamanca, est dotée d’un climat beaucoup plus frais que le reste du pays, on s’y sent bien en coton ouaté à partir du moment où le soleil se couche nonchalamment à la même heure chaque journée de l’année… L’on peu facilement s’y prendre de sérieux coups de soleil du fait que le vent rafraîchit constamment la peau et l’on ne s’en rend compte qu’une fois au lit, la peau sèche comme une vieille toast brûlée : impossible de s’endormir. Le soleil y est un véritable danger, mieux vaut se protéger que de carboniser comme je l’ai fait… À part les plantations de bananes, au Costa Rica, on y trouve des endroits comme la Péninsule d’Osa qui offre la même biodiversité au mètre carré que l’Amazone, des volcans à couper le souffle, des plages de sable noir côté Pacifique, les eaux transparents des Caraïbes, les Casados (repas typique Ticos) et puis, bien sûr, les toutes jolies ‘’Ticas’’ qui ne manquent pas une opportunité de montrer leur unique forme physique! Deux événements en une semaine auront attiré des riders provenant de tous les côtés des Amériques. Donovan et Miguel du Mexique, Jaime et Jorge du Panama, Miguel du Vénézuéla, Rulo du Chili, tous les Ticos et un Canadien- français ont commenté et réinventé ce monde du flat que l’on aime tant!!! Alors il fût très international ce petit Ticos Jam un peu venteux mais très chaleureux. Chapeau à Mike Meza qui a comme de fait bien assuré un événement qui aura ouvert les yeux à quelques centaines de passants sur notre univers du flat qui semble en pleine expansion. Un grand merci à Jorge Vasquez, Angel Sandoval, Jaime Perez, Tito Perico, Eric, Nathan Penonzek, Hardy,Capt’ Perry,George et sa femme, JP Veillet, Christophe Henault, Luccia Harris, Luis Benavides, Mike Meza, Joanopski, sa mère et sa famille, Adrian, Charlie aka Rambo, Pinoski et Miguel Parguas pour l’aide, l’hospitalité, la bouffe, les sourires, les bon moments : des souvenirs qui resteront gravés à vie dans ma cabesa!! Aussi shout-out à Far East Cycles, Konkrete, 514 BMX, Kick Denim et Expressions pour leur soutien au fil des années. PURA VIDA!!! TUANIS!!!

So this Ticos Jam, in Costa Rica, a country though just the name makes you think of Jurassic Park like rainforests and landscapes, is at its 11th edition this year, the first to hold a PRO Flatland contest. The man behind this event, Mike Meza, told me this might be the last of the Ticos Jams. I encourage riders who intend to go and enjoy this amazing event one day to send him a message on Facebook to let him know you might go one day or that you would love to go one day. Same thing to sponsors, show a bit of interest, the sport needs it. This event is the perfect occasion to spend time with the Ticos discovering their hospitality now legendary in my books. This year’s Ticos Jam was preceded by another event called the BMX War Jam in Nicoya where it’s twice as hot. We arrived in town the day before in the evening and came face to face with cowboys on horses riding in a parade for what seemed to be a Western festival. In this festival they have the Rodeo. The Rodeo arena is open to all who hold the desire to run with the bulls, JP, Chris and I did just that and we all felt a bit too much adrenaline that night hahaha! In a nutshell, this War Jam was a nice appetizer to the competition in San José, the riders though felt the heat which was in the 40’s and a few basic things like food and toilets were lacking, but by chance there was a pool next door and took refuge there after the contest. It was a dope local event, it`s not to be missed if you decide to go on this mission next winter. San José, situated in a valley opening out of the Talamanca Bi-national mountain range, finds itself gifted with a fresher climate than the rest of the country, you’ll want to rock a jacket from the moment the sun goes down at the same hour it always does all year round. One can easily burn up in the mid-day sun since the breeze constantly cools you skin down, you notice the burns only once you lay down and your skin feels like a overcooked toast. It`s real hard to get some sleep with such a burn. The sun there is a real danger, better protect that skin than carbonize like I did… Except for banana plantations, in Costa Rica, there is stuff like the Osa Peninsula which holds the same biodiversity per square meter as the Amazon, volcanoes that will take your breath away, black sand beaches on the pacific side, the Caribbean, the Casados (typical Ticos meal) and the gorgeous ‘’Ticas’’ whom never miss a chance to show off their unique curves! Two events in one week will have attracted riders from all Americas. Donovan and Miguel from Mexico, Jaime and Jorge from Panama, Miguel from Venezuela, Rulo from Chile, all the Ticos and one French-Canadian to enjoy, comment and reinvent this little world of ours we call Flatland. Real international it was this Ticos Jam, windy by times but so warm hearted. I say hats off to Mike Meza, who completed yet another edition of this wonderful event. It will have opened the eyes of hundreds of people to our BMX Universe which is in full expansion. A big thanks goes out to Jorge Vasquez, Angel Sandoval, Jaime Perez, Tito Perico, Eric, Nathan Penonzek, Hardy, Capt Perry, George and his wife, JP Veillet, Christophe Henault, Luccia Harris, Luis Benavides, Mike Meza, Joanopski, his mom and family, Adrian, Charlie, Pinosky and Miguel Parguas for their hospitality, their help, the food, great times and memories which are now engraved for life in my cabesa!! Also big shout out to Far East Cycles, Konkrete, 514 BMX, Kick Denim and Expressions for their support throughout the years. Salute!

Filming new rap video Captn Perry

Le tattoo plywoodhoods de Harry

Sideline au Ticos Jam

Un Indio de Bocas

140 - event - costa rica By Luis Elías Benavides - Photos Esteban Seniska & Luis Elías Benavides

Ticos & war jam I only have one word to describe this year’s BMX War Jam and Ticos Jam: EPIC! It’s so amazing to think that what started as simple flatland jams with only local riders have now become big international events. It looks like this country is becoming a major destination for those who want to escape the harsh winter and have a good time with the Costa Rican riders. Basically, our BMX week started with the WAR Jam in Nicoya. The weather was too hot for most riders, but all of them managed to do their runs with no problem. Unlike the Ticos Jam, the WAR Jam also includes street, which adds a little variety and adrenaline. Thanks to Etnies, Skullcandy, and Ranas Surf Shop we could hire the guys of Street Sk8park Movil to have proper street structures; thanks a lot! I can assure you that the competitors have stepped up their game with a bunch of new tricks, both in street and flatland. In street, Kenneth Tencio, the new Red Bull rider, placed first, followed by Oscar Núñez

DUB at work

and Francisco Ortiz. It’s worth to mention that this is the first time that one of the best flatland riders in the world enters the contest, and as expected, took the first place. However, it’s also important to point out that the tico Douglas Vásquez and the Chilean Raúl Figueroa rode like machines. There was also a fun “forkglide race” that was won by the Mexican Donovan Borja and a barspin contest, also won by Kenneth Tencio. Now let’s talk about the Ticos Jam, which took place one week later. The heat was not a problem here, but the strong wind made it difficult for some riders to do their runs. That, however, was not an excuse to have the most amazing flatland final I’ve ever witnessed in real life (you can actually watch the final on global-flat.com). Long story short, Dub won again, Rulo took second place, and the Panamanian Jorge Vásquez got third.

cesar quesada

jonathan venegas

melissa morales cheering up the crowd, mexican style

On behalf of Mike Meza and I, we would like to thank the sponsors that made our events possible: Ciclo Aro, Flatlandfuel, Cletas BMX Wear, Ranas Surf Shop, Wau Santa Cruz, The Byke Project, Etnies, Tuanix Magazine, Maxxx Energy, Skullcandy, Municipality of Nicoya, Ciclo Romar, Publi SMS, Hotel Jenny, Municipality of Heredia, Johnny’s, Global-Flat, and Diversion TV. Also, thanks a lot to our fellow riders who came from different countries to show support: Jean-William Prévost (Canada), Miguel Martínez and Donovan Borja (Mexico), Diego Tejada (USA), Raúl Figueroa (Chile), Miguel Pargas (Venezuela), Martin Schulz (Germany), Erick Camaño, Jaime Pérez, and Jorge Vásquez (Panamá). rulo, dub & jorge with the johnny’s girls

jonathan venegas

harry sanchez

miguel pargas

miguel pargas tattoo “la pura vida�

douglas vasquez

144 - oldschool - france PAR alain massabova & SEB RONJON - intro Armen Djerrahian - PHOTOS archives

Vincent ranchoux

Mais qui est donc Vincent Ranchoux ? Vincent Ranchoux, 46 ans, rédacteur en chef de VTT Mag. Au niveau de la présentation bicross : je pense que je fais partie de la génération qui a toujours fait du vélo. Ça a commencé non pas avec E.T mais avec la pub Hollywood qui est vraiment pour moi le début du début. J’ai vu ça, j’étais gamin, je rêvais de faire de la moto mais mes parents ne voulaient pas et cette espèce de petit vélo qui débarque, ça a été tout de suite passionnel. Après ça, tu achètes ton premier vélo, tu bricoles, les clubs commencent à naitre. J’étais au club de Ceyrat vers Clermont Ferrand et comme j’étais plus âgé que les autres, je gérais le club, puis j’ai passé un brevet d’éducateur fédéral, je roulais en compétition entre 1980-1982. Puis il y a eu la grosse explosion avec Bercy 84 ! Je me rappelle encore des premières images de Bercy : RL Osborn et Fiola qui grimpent des marches en bunny up avec une présentation la veille de l’épreuve, sur Auto Moto… En 87, j’ai eu un accident de moto important qui m’a affaibli une épaule donc je faisais moins de BMX.

J’ai rencontré Pierre Paret et Jean Philippe Béquet l’équipe de Bicross Mag, sur une course, qui m’ont proposé de devenir un correspondant local. Ils m’ont proposé de leur filer un coup de main pour Bercy : mettre un coup de pelle, récupérer les pilotes à l’aéroport, les occuper… Tout était impressionnant chez eux : leur niveau, leurs tenues, leurs vélos. Comme je ne pouvais plus rouler, j’ai fait des études de journalisme et à la fin de celles ci, Pierre Paret s’est retrouvé seul à la rédaction et m’a donc proposé une place que j’ai immédiatement accepté ce qui ma permis de vivre Bicross Mag passionnément de 89 à 91. Jusqu’au jour où les éditeurs ont décidés d’arrêter le magazine, en Avril 91. Comme nous étions obligés de faire autre chose, nous avons crées « Tracks » (Totally for Racer And ChromolyKrew Society) la maquette avait été faite dans mon appartement à la main puis on a tout déménagé dans le sud à Hyères. Puis début du fanzine « Mental » qui a duré 4 ou 5 numéros. Il y a eu Nada tour aussi… Que ce soit BMX Race ou Freestyle le but c’était que ça ne disparaisse pas. Comme ça ne rapportait pas assez, j’ai du aller chez VTT Mag. La plupart d’entre nous travaillait le jour et la nuit on bossait sur Mental et Tracks. C’est une époque pleines de souvenirs galères mais vraiment bien malgré tout.

© Boul

le Dernier numero de Bicross mag.

Bercy 1, le commencement....

1985, Pub Hollywood Chewing Gum

Alors que je me rendais un matin à la rédaction de Bicross mag, je me retrouve face au sosie de Richard Gotainer!!!!!! Là, Pedro le rédacteur en chef me sort: «Je te présente le chien» et croyais le ou pas, mais le mec c’est mis à aboyer ! Alors après tout ça qu’est-ce que vous voulez que je vous dise sur Vincent Ranchoux si ce n’est que comme ses confrères canins (dont je fais partit), il a toujours été fidèle au BMX.... Enfin, si l’on excuse son escapade dans le VTT, mais comme on dit chez moi: faut bien bouffer ! Je terminerai sur le célèbre adage repris par le non moins célèbre B2oba: «Plus je connais les hommes.... et plus j’aime Le Chien!».

le Backflip de Mat dans Go, Juillet 1990

Bercy 3 : Thomsen, Miranda, King. BXM #52 (Janv 87)

En plus, cela nous a énormément formé et puis il y a des liens qui sont restés (souvenirs avec José, avec Armen !). Des beaux voyages, par exemple l’Oklahoma pour le grand ABA. On m’a même annoncé, un jour, que Matt Hoffman voulait me voir, du coup je me retrouve chez son père, avec la grosse rampe, il était déjà chez Haro. Je me retrouve dans les bureaux avec lui et la il me présente sa copine qui est devenu sa femme et m’a montré les premiers dessins d’Hoffman bikes dans une ambiance surréaliste ! C’est un mec qui est extraordinaire, un vrai charisme et voilà le lancement d’Hoffman Bikes. Puis vers 1994, Tracks a été racheté par un parisien, il y a eu un problème avec la trésorerie donc ça a disparu et a été repris par Jwell et qui a fait X-up en gros c’était les archives de Tracks... C’est une période très compliquée mais riche : plus beaucoup de monde mais une vraie passion. Le flat au niveau Freestyle était incroyable au niveau des riders qui ont débarqués. Grosse période de mutation, peu de riders, de spot mais monstrueux ! C’était pas encore brakeless, c’était le rolling surtout mais il n’y avait pas trop de reconnaissances. Pour revenir sur le oldschool : J’ai eu de la chance parce que je ne suis pas né sur la scène parisienne ou tout se passait. On était des régionaux, on suivait l’info avec Bicross Mag et parfois des vidéos. En arrivant sur Paris j’étais impressionné par le niveau. Quand Mike Dominguez est arrivé on était surpris par son bike, ses abubacas à 2m, ses 540… Ces années là pour moi c’était Disneyland tous les jours, c’était le Trocadéro et Bercy et rien d’autres ! Petit à petit, ça s’installe il y a des mecs qui sortent, qui disparaissent... Des anecdotes avec des riders ? Par exemple au niveau des racers ce qui était rigolo c’est que les mecs étaient logés à l’hôtel Pyramidal et on se tapait 4000 francs de nettoyage de draps, de réparation de prises électriques, souvenirs de bataille d’eau dans les hôtels… Un grand moment a été l’année ou Matt Hoffman est venu, il a fait le premier backflip, on avait repeint Bercy en rouge Coca, nous avions fait venir les rampes de Longjumeau et il y’en a eu deux qui se sont décrochés sur l’autoroute et les rampes sont arrivées en morceaux. Dans la nuit des mecs tentent de les ressouder et arrivent à sortir 3 rampes mais pas une courbe n’était pareille. J’explique à Matt et no problem, il monte sur le canyon en face, il atterrit et l’on entend un gros crac, les rampes avaient reculés de 20 cm mais il n’y avait toujours aucun problème pour Matt donc on les a ré-avancé ! Et le surlendemain, il nous pose un premier backflip, un 900… On se retrouve tous au Moulin Rouge avec des filles et ça se fini à la Loco. Kevin Jones était pas bien, on le ramène en taxi à l’hôtel, il nous assure que ça va et 10min après je le retrouve en train de faire du vélo parce qu’en fait c’était pas son trip du tout et il osait pas nous dire que ça le gonflait. Un vrai gentil ce mec ! Ça c’est des supers bons souvenirs ! À l’époque on passait énormément de temps avec les racers. Duke était un peu un Mr Personne, il trainait dans la moto, avait eu un gros accident de voiture c’est pour cela qu’il boitait d’ailleurs. Il est devenu l’ambassadeur Oakley et ce gars on se demandait qu’elle connerie on allait pouvoir lui faire faire et on était quasiment certain qu’il allait dire oui. Il y a eu des grands moments avec des racers aussi. Des Mike King, des Stu Thomsen… Mike King à l’époque c’était le sale petit con, la petite star au USA, il gagnait beaucoup d’argent dans l’ombre de son frère et qui venait

Pub Hollywood Chewing Gum

Tracks magazine #0

de signer le plus gros contrat avec Haro. Ce qui était drôle c’est que l’année où il a gagné Bercy, il a mis énormément de temps à retourner dans l’hôtel parce qu’il y’avait toutes les filles sur son chemin..! C’était vraiment des gars avec une attitude et un comportement très gentil mais tu comprenais que t’étais pas sur la même planète qu’eux même si ils étaient subjugués par la ville de Paris, par l’enceinte de Bercy en raison de l’ambiance totalement différente. Matt Hoffman voulait voir le TGV, il n’y avait pas que le vélo dans sa vie. Il roulait pour sa mère décédée, il roulait pour le kiff mais il s’intéressait à plein de trucs. En voyant le TGV il a halluciné !! Voelker aussi était fou ! Concernant Mike Miranda t’avais juste envie qu’il se barre tellement il était gentil avec tout le monde, un mec génial ! Greg Hill par exemple a toujours été un peu inaccessible, il avait son business avec GHP c’était un autre niveau ! L’industrie du vélo au USA est complètement différente de celle en France et je dirais que Philippe Perreira c’est l’exemple type du talent perdu: il arrive sur la fin et en deux ans il est au niveau des meilleurs en roulant dans des bleds ! Ce mec là, il aurait eu ne serait ce qu’un peu de pognon pour partir au USA, il aurait eu un envol monstrueux ! A chaque fois que José Delgado rentrait des USA il était transformé, il avait progressé. Il y avait un respect monstrueux pour les ricains, ils arrivaient, on posait les vélos pour regarder. Les vélos des ricains ont toujours été plus beaux que ceux des français y a rien à y faire, mêmes pièces, tout pareil mais c’est inexplicable. Vraie période OldSchool, vraiment importante, ça a créé une mentalité, un état d’esprit et ça nous a fait grandir ! Toute une génération avec une certaine ouverture d’esprit, une volonté de voyager, de voir ce qu’il y avait ailleurs loin des problèmes politiques. Le vrai rêve américain, ce qui aujourd’hui je pense manque pour la crédibilité du truc. J’ai eu la chance d’aller juste avant qu’ils démontent El Mar, j’avais qu’une envie en rentrant c’était de récupérer des tuyaux pour faire un skate Park chez moi c’était énorme ! Aujourd’hui par rapport aux Woodward et compagnie on trouverait cela minable mais c’était des vrais spots mythiques où la terre entière voulait aller ! En même temps, il y avait un vrai business et ce n’était pas que le vélo mais tous les vêtements, chaussures, casques etc.. Qu’est ce que c’est que le OldSchool aujourd’hui ? Je trouve qu’il ne reste que quelques vrais passionnés : une bonne vingtaine. Des mecs que je respecte énormément qui se reconnaitront, ils n’ont vraiment rien lâchés pendant toutes ces années, ils y ont cru. En plus ce n’était pas forcement des mecs importants à l’époque. Je suis revenu il y a une année dedans, j’étais content que cela existe, j’ai rencontré des gens extraordinaires, qui ont la vraie passion, la foi, qui ont su donner de leur personne et qui n’ont rien lâché, on voit le résultat avec Béton Hurlant, Cavaillon, avec des sites comme 23mag ou osbmxfrance qui sont pour moi essentiels car l’on ne peut pas se permettre de perdre l’histoire comme ça ! Bicross Mag ça a bien fonctionné, il y a eu des centaines voire des milliers de pistes en France et aujourd’hui plus personne ne s’en souvient, tout le monde s’en fout un peu. La tranche de population du Oldschool est petite mais ce sont de belles personnes, je regrette juste qu’ils ne soient pas plus nombreux. Le OldSchool c’est aussi des cotés négatifs comme le business, la surenchère sur des pièces, et ce qui me déplait le plus : une espèce de jalousie, de méchanceté liée à l’argent qui pourrie tout ! Il y a peu de remise en cause et peu d’investissement.

Mental #0 Expo Beton hurlant 2012

148 - event - austria par patrick guimez - photos PACO images

masters of dirt “pushing the limits“

insane train to start the show !!

Masters OF Dirt Vienna 2014 On ne vous les présente plus, les Masters Of Dirt proposent chaque année le show le plus déjanté d’Europe réunissant les meilleurs riders de la planète !! Toute l’équipe Autrichienne a pris le risque de nommer le show «pushing the limits» et croyez nous, ils ne s’étaient pas trompé !!! Les tricks pleuvent dans tous les sens, des world first ont lieu et le tout dans une ambiance électrique où chacun veut se donner au maximum. 4 shows en trois jours avec plus de 60 athlètes et pas moins 30000 personnes complètement médusées par le spectacle. east europe killers !!!

this girl is on fire !

the intro of the show is crazy !

adolf silva from BCN killed it during all week end 

Les Masters of Dirt déjà leader depuis des années en terme d’action sport, ont littéralement passé un cap supérieur et laissent de ce fait derrière eux les autres shows européens voir mondiaux. Explosion, performers, danseuses dévêtues jouants avec le feu, DJ de renom et riders enragés, voici la recette parfaite. Si vous n’ avez jamais assisté à un show MOD, alors croyez moi, vous n’avez rien vu encore !!! A l’année prochaine car nous y serons !! camera view is unreal

TJ ellis flying over the crowd 

the show is finished but riders are still on fire 

huge super whip over the first set

156 - oldschool - USA PAR SEB RONJON – PHOTOS SCOTT MORONEY COLLECTION

A Wicked Ride «A Wicked Ride» est le dernier documentaire en date s’intéressant aux racines du freestyle, un docu vidéo signé Scott Moroney, un ancien ramprider pro des années 80, secondé pour le coup par Dennis Langlais et Jeff Winston! Et contrairement à son illustre prédécesseur «Joe Kid on a Sting-Ray», sorti il y a 9 ans, celui-ci met l’accent sur une région des Etats-Unis qui fut moins exposée médiatiquement que la Californie à l’époque du gros boum du BMX, la Nouvelle-Angleterre! Le choix peut sembler surprenant mais si je vous parle de Joe Johnson, Dennis Langlais ou encore Kevin Robinson, je suis sûr que vous aurez envie d’en savoir plus...

A Wicked Ride Banks

Scott Moroney

BMX Hall Of Fame 2013 Matt Bergman, Jeff Winston, Scott Moroney, Dennis Langlais

John Lawson

Les plus anciens d’entre vous ont normalement tous déjà dû voir et revoir l’excellent documentaire signé Mark Eaton et John Swarr, «Joe Kid On a Sting-Ray». Et les plus jeunes devraient se jeter dessus au plus vite pour mieux comprendre les origines de notre sport, race et free confondus... Ce docu s’intéressait surtout à la Californie, là-même où un certain Scott Breithaupt avait lancé la vague du Bicycle Moto-Cross à la fin des années 70, rapidement suivi par les industries du coin, et là-même où les magazines «Freestylin», «BMX Action» et autres «BMX Plus» propageaient la bonne parole all over the world! Sauf qu’à la même époque, le BMX démarrait également de manière plus confidentielle et moins médiatique dans d’autres coins du monde. En 1984, alors que nos yeux brillaient devant les aérials télévisés de Fiola et Osborn à Bercy, d’autres riders, moins médiatisés, enflammaient également les foules de l’autre côté des Etats-Unis, tout au Nord de la Côte Est, en Nouvelle-Angleterre pour être précis! Scott Moroney, ancien freestyler du Moutain Dew/GT Trick Team, a bien connu cette

époque et a réussi 30 ans après à fédérer des centaines d’anciens riders de cet état, notamment via les réseaux sociaux. Un système de crowdfunding a ensuite permis le financement et la réalisation de ce documentaire unique. Deux années de travail pour réaliser ce docu, des heures et des heures d’interviews, des centaines de VHS récupérées à droite à gauche, et voilà plus d’1h44 d’images inédites de la grande époque du free! Mesdames et Messieurs, je vous présente le très chouette documentaire oldschool «A Wicked Ride»! Le docu démarre logiquement avec un historique du bmx dans les 6 états de la Nouvelle-Angleterre. Il suffirait de changer les noms des riders et des lieux de riding pour que chacun d’entre nous (je parle pour les plus anciens) se reconnaisse dans ces moments forts, lorsque le bmx était entrain de naître sous nos yeux! Les images sont malgré tout inédites, certains tricks également, les riders inconnus s’enchainent avec un niveau équivalent à celui des très médiatisés freestylers pros de la Côte Ouest, ceux-là même qui à l’époque parcouraient le monde à grand coups de tour-

Dennis Langlais, Paris

Scott Moroney en lookdown

Joe Johnson ITW

Rob LeClair en kickturn

Tony Peloquin en aerial

nées promos! On découvre un Dennis Langlais encore méconnu qui tape des aérials à des hauteurs stratosphériques sur des banks bien bancals, très loin de l’image qu’il nous a laissé lors du Supertour ou du Megafree quelques années plus tard... Les nombreuses images de riding sont entrecoupées d’interviews récentes de riders plus ou moins connus, les anecdotes s’enchainent, genre Joe Johnson super fier d’avoir eu l’autographe d’Eddie Fiola lors d’une tournée GT sur la Côte Est... Puis le réalisateur s’intéresse au 1er «vrai» Contest AFA Masters organisé en Nouvelle-Angleterre, en Août 1985 à Fitchburg, la première vraie rencontre entre les mégastars californiennes du free et les riders locaux méconnus. Les Osborn, Fiola, Aparijo et autre Dominguez avaient fait le déplacement sans penser une seule seconde qu’ils seraient inquiétés par des freestylers dont quasi-personne n’avait entendu parler... Genre Paul Delaiarro qui se balance en cherrypicker-drop-in du haut du banks, son trick signature... Ou encore Robert Paul LeClair qui rentre le premier cancan-no-foot de l’histoire, trick «récupéré» un mois plus tard par un célèbre californien présent ce jour-là... Et Jeff «Rambo» Larson, le cascadeur du coin totally out of control et qui se jette comme un fou pour impressionner Mike Dominguez... «Rambo» tape les plus gros aérials de la vidéo, oubliant parfois qu’il faut se réceptionner vivant... Ses 3-6 sont énormes, il tente même d’innover avec un drop-in impossible, une sorte de nose-pick-fackie assis à l’envers sur le guidon! Le truc où t’es sûr de prendre cher... Bref, on sent à travers les nombreuses interviews récentes qui entrecoupent ces images de riding que même avec 30 ans de recul les stars de l’époque ne rigolaient pas trop en découvrant que le reste du monde avait aussi un pur niveau! Puis Scott Moroney fait ensuite quelques focus plus détaillés sur les figures emblématiques et incontournables de la Nouvelle-Angleterre. Chris Lashua ouvre le bal, un freestyler qui a fait ses premières armes sous les couleurs du Mountain Dew/GT Trick Team avant de collectionner les couvertures de magazines. Puis le très aérien Dennis Langlais est à son tour mis en avant. Fiola évoque les 6 jours de Bercy à Paris qu’ils ont vécu ensemble en 1986, avec les banks les plus pourris sur lesquels ils n’aient jamais ridé. Dennis s’en foutait royalement, il pouvait rouler sur n’importe quoi, et ça mettait une pression de fou à Eddie, habitué à ses rampes californiennes parfaites : «Merde, s’il ride cette daube, j’suis aussi obligé d’y aller, maintenant! Et surtout je dois aller plus haut que lui...» Et malgré cette faculté à pouvoir rider sur n’importe quoi, Langlais se souvient également très bien de son Supertour français en 1985, avec des rampes «unbelievably bad»! Même encore aujourd’hui il ne comprend pas ce mauvais délire... On enchaine avec un portrait du flatlander Hutch, Darren Pelio, incroyable machine de précision et de vitesse, avec déjà des rolling tricks bien violents pour l’époque... Puis c’est au tour de Joe Johnson, le ramprider de Nouvelle-Angleterre certainement le plus connu, un rider super discret, super smooth, qui explosait littéralement sur

Scott Moroney

son bike. On le voit à ses débuts dans son jardin, dans son «BMX Freestyle Paradise», avant de le voir atteindre des hauteurs de dingue! Et lui aussi a inventé un trick mémorable, le célèbre tailwhip-air, toujours à la mode quelques 26 ans après! On découvre avec émotion les images de la fameuse première fois au Contest AFA de Wayne en 1988, avant d’apprécier son premier double tailwhip-air quelques mois plus tard lors d’un KOV au Canada. Joe explique précisément comment il en est arrivé à faire ce trick, il se souvient que Dennis McCoy lui avait dit qu’essayer de faire un tailwhip dans les airs était une perte de temps! Un très chouette moment du documentaire.... Et tous ces riders ne seraient certainement pas devenus ce qu’ils sont, ou ont été, sans un certain Ron Stebenne, le créateur et manager du Mountain Dew/GT Trick Team, le premier vrai show de free itinérant de la Côte Est. Ce mec-là a tout fait pour la promotion du free en Nouvelle Angleterre et au-delà, dévoué corps et âme, tentant de se rapprocher du rêve californien... Puis le documentaire se termine sur un autre rider qui a beaucoup fait parler de lui également, plutôt dans les années 90 avec les premiers BS Comp, le rider le plus «successfull» de Nouvelle-Angleterre, Monsieur Kevin Robinson! Dennis McCoy se souvient très bien de la première fois où ce rider a débarqué sur un contest, sortant de nulle part, et déchirant tout sur son passage! Jusqu’à ce jour incroyable de 2006 où il a rentré son premier double-flair en big rampe en direct devant les caméras d’ESPN... C’était aux X-Games, et l’entendre raconter la manière dont il a vécu tout ça est juste énorme! Outre les images d’archives inédites et nombreuses, le documentaire est très riche en interviews et anecdotes. Des interventions très courtes, bien ciblées, qui enrichissent le propos, avec souvent une pointe d’humour de la part du réalisateur... Les visages connus s’enchainent : Bob Haro, Martin Aparijo, Dave Nourie, Brian Blyther, Eddie Fiola, Windy Osborn, Dennis McCoy, Ron Wilkerson et tant d’autres... Il n’existe qu’en version anglaise non-sous-titrée, avec Kevin Martin au micro, mais ce n’est pas très compliqué à comprendre, tant l’histoire nous semble familière... Les versions DVD et Blu-ray sont malheureusement devenues collector depuis leur sortie fin 2013, tout est sold out ! La seule solution reste le téléchargement légal en échange de 10$, au bout de ce lien : http://awickedride.vhx.tv/ Allez hop, vous n’avez plus qu’à l’achetez, ne serait-ce que pour soutenir l’initiative et le boulot réalisé!... Et j’dis pas ça parce que j’ai mon nom au générique de fin, hein... Et tout cas, pour conclure, dans tous les coins du monde, dans chaque pays, dans chaque ville, on a tous eu une histoire équivalente, on a tous des références similaires, ce qui fait qu’au final ce documentaire c’est Notre histoire, l’Histoire du BMX ! Tous les détails et extraits ici : http://awickedride.com/

Tony Peloquin - Les Bowles Contest 84

164 - photo - spain

Fernando Marmolejo Diego “Mono� - Sevilla

Carlos Beltran

Nil Soler - Sevilla

Hello, I´m Fernando Marmolejo. Born in Seville 25 years ago, where I currently live. I have spent 6 years in the BMX World and as a sports photographer I was the only one of my friends who got interested in photography. 5 years ago I bought my first camera which I knew absolutely nothing about and I was learning slowly. Due to the web I’ve been currently working on (954BMX) I began to travel with friends to different parts of the country and knowing new riders and photographers, which I learned from and I still doing it. It has influenced me much the French style as the great Thibaut Grevet, Hadrien Picard or the great Vince Perraud... A few years ago some distributors in Spain started to offer me little jobs and thanks to that I met new contacts outside Spain, what allowed me to start doing some work outside my country... Being the scene of BMX in Spain so badly economically, it’s hard to push forward a salary for sports photographers like me, that´s why I work  as

Nate Walker - Malaga

MAT in Monster Energy Spain, which also has helped me to move forward as a photographer. In addition to the photographic subject, a couple of years ago, I started making videos, amateur way... My last BMX project was to record a video for more than one year with friends from the whole country, no brands or crews, only friends. It´s name is motivation.  Another thing more that I do to promote the scene in my country is to make events, since 2011 I have taken it more seriously and with the support of many brands (such as Monster Energy) I have been making them bigger and bigger, last year I did the MoneyForTrick Street Series, with three stops across the country... I always use this events as excuse to continue doing photos with my friends and maybe someday devote only to this. Many thanks to ART Crew for give me this space in their magazine, and the opportunity to show my work to French readers! Cheers!!

Diego “Mono” - Madrid

Catfish - Tossa del Mar (BCN)

Alejandro “pitu� - Benalmadena

Kike Rico - San Jose (Sevilla)

Mathias Dandois - Tossa del Mar (BCN)

Diego “Mono” - Sevilla

174 - event - france PAR alain massabova – PHOTOS christian vanhanja

abc of flatland Ce petit contest a fait du bruit l’année dernière. Une très bonne image en était ressorti et vu le nombre de riders étrangers, on sentait bien qu’il devenait incontournable. Le travail du jeune Kevin Meyer a payé. C’est parti, tout le monde se retrouve à Alençon pour le désormais international contest, l’ACB of flatland ! Le spot est beau, le sol est top, de la place pour practice, des stand de bmx et plein de riders motivés : c’est si rare que ça devient exceptionnel. Les gros contests connus sont toujours sur un sol pourri dans une ambiance de merde, c’était donc un vrai bonheur de se retrouver sur un vrai event de flat. Ça me rappelle la bonne époque où l’on venait sur tous les contests pour rider et se retrouver entre potes du bmx. Et quand on voit la liste des riders, c’est encore plus impressionnant ! Le meilleur niveau mondial se retrouve là à Alençon, venant de tous les pays, juste pour ce “petit“ contest. Je vais pas vous raconter les runs et les tricks fou du weekend car la vidéo est faite pour ça mais croyez bien qu’on avait là le meilleur du flatland. À commencer par les anglais, James White, Keelan, Jason qui sont bien diffèrent mais très impressionnants et surtout très stylés. Les hollandais et les allemands sont venu en force aussi avec notamment Dez Maarsen et Kevin Nikulski qui ne sont pas venus poser la moquette ! Sans oublier Viki Gomez, en mode vacances car son niveau ne permet pas de doute sur la victoire. Les français restent timides devant ces noms impressionnants mais restent quand même dans la course. Tout le monde attendait de voir de riding cool de Thomas Noyer sur son nouveau cadre Deco, de voir les stabble duck de Joris et les backyard turbine whiplash du Alexis.

Kevin Nikulski

James White

SeongHoon Lie

Bien sur le jugement est toujours un peu contesté mais le niveau était très haut avec des styles très différents donc forcément subjectif. Même si je suis pas totalement d’accord avec le résultat (Keelan devait être sur le podium...), dans l’ensemble, on est pas trop loin de la réalité. Et puis ce n’était pas le but. Même si Dez venait tenter de prendre la 1ère place à Viki, il n’y avait pas de pression, de bataille, d’embrouille. Ce n’était ni le moment ni le lieu. Les mecs sont juste venus rider entre potes, à l’ancienne... C’est vrai que le run de Kevin Nikulski, ce fou, a mis une ambiance de killer dans ce grand hall avec un riding propre et proche de celui de Keelan qui butte par son style et ses turbines dans tous les tricks. Et c’est vrai aussi que Dez a mis la barre très haute avec les 360 pivot halfpacker devant un Viki imperturbable. Le premier link de Viki sur la roue arrière a réglé le compte, l’affaire était faite mais il a quand même rajouté quelques kick flip... Quel régal de voir un run de freestyle, Viki improvise et s’amuse à faire tous les tricks qu’il maitrise parfaitement dans l’ordre qu’il désire. Il y avait aussi plein de mecs forts comme Matthieu Bonnecuelle, Jean Bulhon, Romain Georges, Gaz Issabre, Sietse Van Berkel, Rayk Hahne, Jeremy Brosset, Josh Briars, Charles Paty, Maxandre Pilonel et mille autres qui ont fait la réussite de ce contest. Et oui, ce fut une réussite car il y avait du monde, du beau monde, sans embrouille, sans stress... Enfin un contest français ou l’on respire le flatland. Car c’est ça aussi le bmx, pas seulement faire des tricks sur le vélo mais aussi venir partager sa passion avec autres. Les events font vivre le sport et sont incontournables. Je vous encourage à venir sur tous les contests et jams, surtout comme celui de Kevin Meyer qui représente le futur du flat. Merci à tous ceux qui ont fait l’effort de venir se régaler et faire du bien au bmx français. Vous savez ce qu’il vous reste à faire en 2015...

Gaz issabre

alexis désolneux

Viki again !

dez Maarsen

Joris Bretagnolles

Thomas Noyer

Jason Forde

Rayk Hahne

Keelan Phillips

180 - event - france PAR remy walter / PSC

bus trips BUSTRIPS for RIDERS by RIDERS Paris Street Culture avec ses trois clubs : Paris Skate Culture, Paris BMX CLUB,et STK Street Trot Klub, organise des BUSTRIPS toute l’année depuis 2005, ouvert à tous (pas besoin d’être adhérent). Départ le matin de Gare de l’Est, pour une journée de ride, retour le soir, 50 €. Toutes les disciplines sont les bienvenues. Pour le dernier TRIP les skateurs sont allées à RAMPAFFAIRZ et les BMX, Trot et rollers à TRUESPIN un skatepark plus dédié à leurs jumps avec un bac à mousse pour essayer de nouveaux tricks. En février, ils sont allés à 80100, un park créé par des BMX à Abbeville.

Les destinations sont variées et l’ambiance est détendue. Une tombola est organisée au retour, avec une paire de shoes à gagner et de nombreux lots des partenaires, de quoi rentabiliser le voyage. Vous voilà prévenu, si ca vous démange de bouger avec des potes, envoyez un email à bustrip@paris-street-culture.org ou téléphonez au 01 73 79 12 44 ou encore mieux allez directement réserver et payer votre place pour être sûr d’en avoir une à Léchopppe, 24 rue au Maire, Paris 3e (tel 01 73 79 12 48). Bon voyage !

182 - event - france PAR remy walter / PSC - photos Xavier FORTENBACH

bercy last round BERCY BIEN ! BERCY BYE BYE « Ce fut un beau jour pour mourir » Dimanche 2 Mars nous avions rendez vous pour un bel enterrement en fanfare, celui du spot de Bercy. Les travaux enchainent dés le lendemain. BMXers, Skaters, Trotirider et rollers se sont rendez sur les lieux du crime et ont commémoré la vie de ce vieil ami qu’on appelait BERCY et qui va nous manquer salement. Ils ont ridé sur sa tombe tout l’après-midi. Comme dit le vieux sage indien dans le film «Little Big Man» de Arthur Penn avec Dustin Hoffman.: « C’est un beau jour pour mourir !» Les blocks devraient être conserver pour être réinstallés «quelque part»… Même si on ne croit plus au père Noël, l’équipe du POPB nous a assuré de sa volonté que BERCY conserve son statut de rendez-vous des riders et

un haut lieu de la glisse urbaine à Paname. On a envie d’y croire. L’histoire du ride à Paris nous reserve toujours des surprises (bonnes ou mauvaises) Restons positifs ! Ils ont l’air motivés. Je remercie tous les participants de s’être bien jetés, les photographes, les secours, les DJ’s Joel et Jean, la mairie du 12ème, le POBP à l’initiative de cet event, les sponsors, La Crèmerie, Léchoppe, ETNIES, EMERICA, ONE MOVE et Mr V7 pour tous les lots offerts, 43 paires de pompes, 20 Tshirts, 15 casquettes, 5 bonnets et 3 boards... Merci beaucoup à Edouardo Coiti Gameiro et Cristian Todasca d’ avoir organisé à l’arrache le contest BMX. PARIS STREET CULTURE et PARIS BMX CLUB seront à vos cotés pour continuer la lutte… Let’s ride or die !

184 - SHOP back issues are available on the ART BMX shop www.artbmxmag.com

Watch or download (HD) for free the webzines ART BMX on www.issuu.com/artbmx

Pour commander les anciens numéros, selectionnez votre produit (5 € par magazine) ART BMX Mag #2 #3 #5 #6 #9 #10

et adressez ce bon avec votre règlement (frais de port offert) par chèque à l’ordre de Paris BMX School à l’adresse suivante : ART BMX / Paris BMX School - 126 rue de Turenne 75003 Paris Nom……………………………………………………………………… Prénom……………………………………………………… Date de naissance…………………………………… Tél……………………………………………………………………… Adresse………………………………………………………………………………………......………………………………………………… Code postal………………………… Ville………………………………………………………… Pays……………………………………… Email:………………………………………………………………………………………………………

188 - team dessin nicolas curie

A.R.T. BMX WEBZINE #6 March 2014

publishing Paris BMX School 126 rue de Turenne 75003 Paris France www.artbmxmag.com info@artbmxmag.com PUBLISHER Alain Massabova alain@artbmxmag.com Tel +33 611 171 826 EDITOR Patrick Guimez pat@artbmxmag.com advertising José Delgado jose@artbmxmag.com

TEAM Christian VanHanja Luis Elías Benavides Manu Sanz JC Pieri Ruben Vigil Maureen Montuori Peka Devé Trevlon Hall Yasuyuki Takeo Seb Ronjon Franck Belliot Mark Gray Viki Gomez Nicolas Curie Fred Mairet Anna Gorvits Guillaume Ducreux Fabien Rolland Ksenia Kozlitina

Guests Stephane Nadin Enrique Castro Mendivil Szymon Nieborak Bartek Wolinski Remy Walter Dani D Ricardo Cruz Simon Duchene Alex Mahieu Eve Saint-Ramon Teddy Morellec Florian Rusterholtz Nic Suzor Manuel Meinhardt Jean William Prévost Esteban Seniska PACO images Scott Moroney Xavier Fortenbach


ART BMX webzine #6