L’information en provenance d’Israël Edition du 28 Octobre au 2 Novembre
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Les failles révélées par le En Israël, 40% des ménages dépensent plus qu’ils ne gagnent parapentiste rejoignant Daesh
Un parapentiste arabe israélien passe en Syrie pour rejoindre Daesh sans être intercepté. Signalant une brèche sécuritaire majeure, un Arabe israélien de 23 ans a été capable de voler grâce à un parapente pour traverser jusqu’en Syrie, à partir du village du sud-ouest de Mevo Hama, samedi 24 octobre, au sud-ouest du Golan sans être intercepté – bien qu’un observateur de Tsahal l’ait repéré. Le pilote est originaire de la ville arabe israélienne de Jaljuliya, à l’Est de Kfar Saba, près de la Judée-Samarie. Sa défection, apparemment dans le but de rejoindre l’Etat Islamique (Daesh), a de toute évidence été organisée par avance. Son atterrissage en Syrie a été sécurisé par un commando du groupe islamique qui est venu pour le chercher. L’opération massive aérienne et terrestre qu’a lancée précipitamment l’armée israélienne est survenue trop tard. GlyderParchute« Nous pensons qu’il a planifié cette escapade vers l’autre côté et rejoint le groupe islamique qui s’y trouve », a déclaré le Général de Brigade Moti Almoz, au cours d’une conférence de presse dimanche matin, après la levée des consignes visant à garder l’affaire secrète. Un autre communiqué de Tsahal a affirmé que les forces israéliennes continuent d’essayer de confirmer les intentions de cet individu. Les sources militaires de Debkafile assimile cet événement comme une faille particulièrement grave pour les raisons suivantes : 1. Le Shin bet a clairement été pris au dépourvu, sans avoir vent de la conspiration pour rendre le vol de cet arabe israélien possible. 2. Personne n’a découvert ni révélé qu’un parapente était en train d’être assemblé en secret à Mevo Hama ou qu’il avait pu être amené là sans se faire remarquer. Et qui l’a aidé à le lancer? 3. De quelle façon a t-il établi la communication avec Daesh en Syrie sans être détecté par la sécurité
israélienne? 4. De quelle façon les préparatifs du côté syrien afin de recevoir le pilote ont pu échapper à l’attention des renseignements militaires de Tsahal? 5. Pourquoi personne sur place n’a été autorisé à abattre le parapente avant qu’il ne vole par-dessus la frontière? Le temps que le rapport ne parvienne à travers les différents canaux de décision, l’oiseau s’était envolé.De son côté, Daesh a revendiqué s’être emparé d’un « pilote israélien » et l’avoir pris en otage [Il y aurait, malheureusement pour sa famille, fort à parier qu’il connaisse bientôt -ce, malgré ses exploits aériens – le même sort qu’un précédent arabe israélien décapité pour « espionnage au profit du Mossad », alors qu’il n’avait que l’ardent désir de mourir en martyr : il aura au moins servi la propagande paranoïaque et complotiste de ses nouveaux maîtres]. Nos sources militaires ajoutent que l’opération du parapentiste a été organisée par des éléments hostiles afin de tester les défenses israéliennes, dans trois domaines : L’efficacité des postes de repérages de Tsahal à travers le Golan. Le parapentiste a effectivement été repéré et le rapport a remonté la chaîne de décision. Les opérations des forces aériennes israéliennes sur le Golan – qui ont effectivement révélé des failles qui peuvent être utilisées en vue d’infiltrations. Les défenses anti-aériennes de Tsahal surle Golan. Cet épisode a exposé au grand jour l’absence d’un commandant ayant l’autorité suffisante pour agir avec diligence afin de déjouer un événement imprévu. Autrement dit, les défenses d’Israël étaient grandes ouvertes samedi pour permettre une attaque. DEBKAfile Adaptation : Marc Brzustowski.
Les écarts de revenus se creusent encore en Israël: 10% des Israéliens les plus riches gagnent 8 fois plus que 10% des Israéliens les plus pauvres. En 2014, les dépenses des 2,4 millions de ménages israéliens ont augmenté légèrement plus vite que leur revenu, selon les données que vient de publier l’Institut de la Statistique à Jérusalem. La même année, la dépense mensuelle moyenne de consommation d’un ménage israélien s’est montée à 15.053 shekels, soit une hausse de 3,3% en un an. En revanche, les revenus des ménages israéliens se sont élevés à 18.329 shekels bruts par mois en 2014, soit une augmentation de 3% comparée à l’année précédente. Déduction faite des impôts et autres prélèvements obligatoires, le revenu net s’est monté à 15.149 shekels pour un ménage moyen : 77% des revenus des ménages proviennent du travail, 11% d’allocations sociale et 12% du capital.
INÉGALITÉS DE REVENUS Ces données récentes confirment la répartition très inégale des revenus parmi les ménages israéliens. En 2014, le revenu des 10% d’Israéliens les plus riches se montait à 35.801 shekels, soit 8,1 fois plus que le revenu des 10% d’Israéliens les plus pauvres qui se sont contentés d’un revenu moyen de 4.387 shekels par mois. Autre indicateur inquiétant sur le partage du revenu national : les 20% d’Israéliens les plus riches se sont accaparé 39% du revenu national. En bas de l’échelle des revenus, les 20% d’Israéliens les plus pauvres se sont partagé 6% seulement du revenu national. INÉGALITÉS DE DÉPENSES Le poste du logement continue de caracole en tête des dépenses des ménages israéliens. En 2014, un ménage moyen a consacré 24,5% de ses dépenses pour se loger, soit 3.692 shekels par mois ; c’est 0,8% de plus qu’en 2013. Le second poste de dépenses des
ménages est dorénavant les transports et télécommunications : ce poste a absorbé 2.984 shekels par mois en 2014, soit 19,8% des dépenses d’un ménage. Les dépenses d’alimentation n’arrivent qu’à la troisième place des dépenses : en 2014, un ménage a consacré 2.435 shekels à son alimentation, soit 16,2% de son budget mensuel. Les inégalités de revenus entraînent aussi des différences dans la répartition des dépenses. Um ménage riche, du décile le plus élevé, dépensera davantage pour le poste des télécoms (25%) que pour celui du logement (23%) ou de l’alimentation (14%). En revanche, un ménage qui appartient au décile le plus bas, dépensera davantage pour le logement (25%) ; viennent ensuite les dépenses d’alimentation (22%), alors les dépenses de télécoms ne représentent que 14% du budget d’une famille à bas revenu. Jacques Bendelac (Jérusalem)