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Pierre-Yves Zwahlen

Prières

pour les jours d’hiver


Prières

pour les jours d’hiver

Textes et photos Pierre-Yves Zwahlen


La Ligue pour la lecture de la Bible est une œuvre missionnaire internationale, au service de toutes les Eglises et communautés chrétiennes. Son but est de faire connaître la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et d’encourager les personnes de tous âges à rencontrer Dieu au moyen de la Bible et de la prière. Elle publie des ouvrages et des guides de lecture biblique pour tous les âges. La Ligue suisse romande tient gratuitement à votre disposition son catalogue général, disponible aussi sur www.ligue.ch

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Editions Ligue pour la lecture de la Bible Chemin de Bérée 70 – 1010 Lausanne – Suisse info@ligue.ch – www.ligue.ch © Ligue pour la lecture de la Bible, Lausanne, Suisse Tous droits réservés 1ère édition : 2010 ISBN 978-2-9700538-8-0 Graphisme: Pierre-Yves Zwahlen Impression : Delta Color, Nîmes, France


A tous ceux qui m’ont accompagnÊ dans les hivers de ma vie.


« Touche ma vie, calme la tempête qui fait rage en moi ! » Charles Brown

Il arrive parfois que nos vies s’installent en hiver. Que le rythme des saisons, qui devait être immuable, s’enraie brutalement et nous laisse pantelant, comme perdu et glacé, dans l’attente d’un printemps qui se refuse. Il arrive parfois que nos émotions se figent dans la glace de la souffrance, que les ruisseaux de joie qui cascadaient en été se transforment en langues minérales froides et silencieuses. Il arrive parfois que le silence s’installe tout autour de nous. Un silence froid et coupant, qui gerce nos âmes et nous laisse au cœur une terrible solitude. Il arrive parfois que dans le silence et dans le froid de cet hiver qui ne semble pas vouloir finir, une voix s’élève : simple murmure, prière à peine audible, souffle léger et chaleureux qui vient du cœur du Père. Il arrive parfois que Dieu choisisse de venir naître dans les hivers de nos vies !


Père,

L’esprit du Seigneur reposera sur lui. Il lui donnera la sagesse et le pouvoir de bien juger. Il l’aidera à prendre des décisions et le rendra courageux. Il lui fera connaître le Seigneur et lui apprendra à le respecter. Alors cet homme prendra plaisir à respecter le Seigneur. Il ne jugera pas selon ce qu’il voit, il ne décidera pas d’après ce qu’il entend dire. Il jugera les pauvres avec justice, il sera juste pour ceux qui, dans le pays, sont sans défense. Ses paroles frapperont ses habitants comme un bâton. Les mots qu’il prononcera feront mourir les gens mauvais. La justice et la fidélité seront pour lui comme la ceinture qu’on porte sans cesse autour de la taille. Ésaïe 11. 2-5

Notre monde a tellement besoin de justice. J’ai tellement besoin de justice ! Tout ce que je vois autour de moi est frappé par l’obligation du paraître. Je n’ose plus être vrai, libre. Je suis condamné à ne pas avouer mes fautes, à porter le poids de ma culpabilité avec le sourire qui sied aux jours heureux. Père, J’ai besoin de ta justice. J’ai besoin de ton regard qui me voit tel que je suis, sans hypocrisie, sans faux-semblants. Et pourtant ta justice me fait peur car je me sais coupable. Je suis écartelé entre le besoin de vérité et la peur de ce que la vérité révélera. Père, Aie pitié de moi ! Regarde-moi, non comme un juge, mais comme un Père qui aime et comprend ton enfant et peut lui pardonner.


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Avant Avant qu’il ne vienne, chacun vivait comme il pouvait, avec le poids de sa culpabilité au fond du cœur, avec l’angoisse lovée au creux des reins. Avant qu’il vienne, chacun essayait, à sa façon, de l’inventer, de le remplacer, de l’imaginer. Adorant une image de Dieu donnant une illusion de réconfort, mais impuissante à effacer du fond du cœur, du creux des reins, l’angoisse et la peur. Avant qu’il vienne, l’obscurité s’était faite si dense que l’espoir s’y était perdu; les cris si stridents qu’ils avaient effacé jusqu’au souvenir de la sérénité. Mais les cris et la violence ne pouvaient pas masquer bien longtemps l’angoisse au creux des reins, la mort au fond des cœurs. Avant qu’il vienne, notre monde s’en allait, comme un bateau ivre, vers sa propre déchéance, s’étonnant parfois de n’être pas plus loin, de n’être pas plus mort; mais avec toujours au fond du cœur, au creux des reins, le fantôme inexorable de sa décrépitude. Alors, il est venu, souffle de vie, de renouveau, apportant avec lui l’espérance de l’avenir. II insuffla en nous, jusqu’au fond de notre cœur,

jusqu’au creux de nos reins, un souffle de pardon et d’amour. II nous releva, nous redonna le goût de la vie, l’ivresse de l’infini. II nous révéla des horizons lointains, des goûts et des odeurs que nous ne soupçonnions pas. II nous montra le chemin qui mène à cet univers qui est Son Royaume, le Royaume de Dieu. II s’en est retourné comme il était venu, vers celui qui l’a envoyé, nous laissant la promesse de son retour prochain. Depuis, nous vivons avec au fond du cœur, avec au creux des reins, la parfaite joie issue de son pardon, issue de son amour. Depuis, nous l’attendons, guettant son retour dans les yeux des affamés, préparant sa venue en redisant partout qu’il est celui qui vient pour mettre sa lumière dans notre obscurité, son amour dans notre haine coutumière. Pour nous, depuis plus de deux mille ans se consument les bougies de l’Avent, nourrissant notre attente de la certitude profonde qu’il est celui qui EST de toute éternité, celui qui vient pour nous prendre avec Lui, afin que, pour toujours, vive au fond de nos cœurs la flamme de son amour, au creux de nos reins le souffle d’éternité.


Histoire pour le temps de NoĂŤl

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Père, Il est une prière que j’aimerais prononcer, une ardente prière qui changerait ma vie, qui me rendrait mon unité et ma paix intérieure.

Alors le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du cabri. Le veau et le jeune lion mangeront ensemble. Un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse mangeront dans le même champ, leurs petits auront le même abri. Le lion mangera de l’herbe sèche comme le bœuf. Le bébé jouera sur le nid du serpent, et le petit garçon pourra mettre la main dans la cachette de la vipère. Il n’y aura plus ni mal ni violence sur toute la montagne sainte du Seigneur. En effet, la connaissance du Seigneur remplira le pays, comme l’eau remplit les mers. Ésaïe 11. 6-9

Père, Je suis si souvent écartelé entre des désirs contraires, des passions violentes qui s’affrontent en moi. Mon être intérieur est loin d’être un endroit paisible où il fait bon se reposer. Il ressemble trop souvent à un champ de bataille, à un lieu de combat et de souffrance. Père, Des fauves affamés rôdent en moi et me dévorent patiemment. Je les nourris parfois de mes erreurs, de mes pulsions malsaines. Mon humanité est une jungle où ils se sentent à l’aise. Père, Viens pacifier mon cœur, lui donner enfin ce goût de paradis que tu aimes tant. Viens habiter en moi, et par ta présence, apporter à mon cœur paix et sérénité.


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Père, J’ai eu si peur ! J’ai vu ta colère, j’ai entendu le grondement de ta voix, j’ai senti le martèlement de tes pas et le souffle de ta fureur. Père,

Peuple libéré, tu diras ce jour-là : « Seigneur, je te remercie. Tu étais en colère contre moi, mais ta colère s’est calmée, et tu me consoles. Voici le Dieu qui m’a sauvé, j’ai confiance, je n’ai plus peur. Oui, ma force et mon chant, c’est le Seigneur. Il est mon sauveur ! » Ésaïe 12. 1-2

J’ai eu si peur ! J’ai cru que tu ne m’aimais plus ! J’ai cru que le poids de mon péché était si lourd qu’il avait emporté ta patience et que l’heure du jugement était venue. Père, J’ai eu si peur ! Ce n’est pas la mort qui me faisait peur, ni le châtiment éternel, mais l’absolue certitude de ne plus jamais te revoir. Père, J’ai eu si peur ! J’ai cru que j’avais épuisé ta grâce, lassé ton amour. Et voilà que tu me consoles, que tu me serres dans tes bras et me dis les mots qui font du bien. Père, J’aimerais tellement que tu n’aies plus jamais de raison d’être en colère !


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Père, J’aime ces moments où tout va bien ! Ces oasis de bonheur au cœur des déserts de ma vie. Aujourd’hui, je ne veux pas penser à la souffrance, ni à la mienne, ni à celle des autres. Je veux être un peu égoïste, m’offrir ce plaisir trop rare de la joie sereine. Avec joie, vous puiserez de l’eau aux sources du salut. Ce jour-là, vous direz : « Chantez la louange du Seigneur, dites à haute voix qui est votre Dieu. Faites connaître à tous les peuples ce qu’il a fait. Ésaïe 12. 3-4

Père, Aujourd’hui, je veux passer ma journée avec toi, entendre ton rire, m’asseoir un instant à la margelle du puits, goûter la fraicheur de l’instant, la beauté du temps qui passe. Père, Aujourd’hui, je veux puiser dans tes Paroles les mots qui chantent, les verbes qui font danser, les adjectifs qui nous rendent beaux. Père, Aujourd’hui, je veux être heureux avec toi !


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Père, J’aime me souvenir des moments heureux passés ensemble. De ces temps, hors du temps, où tu parles librement à mon âme attentive. J’aime me souvenir des heures d’intimité, douces et précieuses. Ces heures qui n’appartiennent qu’à nous, qui sont notre secret, notre trésor inviolable. Père, Chantez pour le Seigneur, car il a accompli de grandes choses. Annoncez-les au monde entier ! » Toi qui habites Sion, pousse des cris de joie, crie avec passion ! Oui, il est grand, le Dieu saint d’Israël qui est au milieu de toi ! Ésaïe 12. 5-6

J’aime me souvenir de ta puissance d’amour dans les orages de ma vie, de ta voix qui résonne paisiblement à mon âme enfiévrée. J’aime me souvenir de la sécurité de ta main qui me guide dans les chemins de doute. Père, J’aime me souvenir de tout ce que je n’ai pas vu, pas senti, pas entendu. Tous ces moments de grâce vécus en ta présence où je n’étais pas attentif ou trop préoccupé par la force de l’épreuve. Père, J’aime me souvenir que tu es toujours là pour moi, même quand je ne le sais pas !


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Père, Tu l’as promis ! Tu as dis que tu le ferais. Alors ne tarde pas ! Père,

Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages. Dans tout le pays, il enlèvera la honte de son peuple. Voilà ce que le Seigneur a promis. Ésaïe 25. 8

Ce temps de l’attente devrait être le temps de la joie, le temps de l’espérance impatiente et heureuse. Mais trop souvent il est le temps du souvenir. Souvenirs des jours heureux à jamais disparus, souvenirs de tous ceux qui ne sont plus et qui nous manquent tellement. Père, Tu l’as promis ! Tu as dit que tu essuierais toute larme de nos yeux. Je crois à cette promesse, mais je veux y croire pour aujourd’hui, pour maintenant. Je veux sentir, sur ma joue et sur mon cœur, la caresse bienfaisante de ta grâce apaisante. Père, Je souhaite que ce temps de l’attente soit pour moi un temps de consolation et de guérison. Que les douleurs du passé ne masquent plus la joie de ta résurrection, et que se lève enfin dans ma vie le soleil du Messie qui vient.


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Père, Tu es mon espérance, mon espoir dans la vie. Quand je regarde en arrière, quand je fais le compte de mes jours, je mesure à quel point tu es important pour moi. Tu as toujours été là, dans les moments difficiles comme dans les moments de joie. Père, Quand je fais le compte de mes jours, je réalise aussi à quel point je suis tenté de chercher ailleurs qu’en toi la source de mon espoir. Il est si tentant de se fier dans les projets de ce monde, dans les rêves de réussite, dans l’affection de mes proches. Et ce jour-là, on dira : C’est lui, notre Dieu. Nous comptions sur lui, et il nous a sauvés. Oui, c’est dans le Seigneur que nous avons mis notre espoir. Dansons de joie, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! Ésaïe 25. 9

Père, Je sais que dans l’avenir, je traverserai encore de nombreuses épreuves. Je te supplie alors d’être le Seigneur en qui j’espère. Même si je suis tenté de lâcher ta main, je t’en prie, ne lâche pas la mienne.


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Père, La routine de la vie, les soucis quotidiens, les mille et une petites tâches à accomplir m’ont peu à peu voilé ta face. Je sais que tu es là, que tu veilles sur moi. J’aime ta présence, j’aime lire ta Parole et la laisser m’instruire. Mais Père, il y a comme un manque en moi. Père,

Seigneur, le chemin de celui qui t’obéit est un chemin droit. Tu lui prépares une route bien droite. Oui, Seigneur, sur le chemin que tu nous commandes de suivre, nous mettons notre espoir en toi. Notre seul désir, c’est de faire appel à toi, de penser à toi. Pendant la nuit, moi aussi, je te cherche du fond du cœur. Quand tu appliques tes jugements sur la terre, les habitants du monde apprennent à faire ce qui te plaît. Ésaïe 26.7-9

Tu me manques ! J’ai besoin de la brûlure sauvage de ton amour. J’ai besoin de retrouver la folie de la croix, la déraison de la grâce. J’ai besoin de vivre à nouveau des moments d’exception avec toi. Père, Je ne veux plus être trop sage et tellement raisonnable. Je ne veux plus accorder ma foi à mes besoins quotidiens. Je veux être balayé par le grand vent de l’éternité pour retrouver le souffle de ton amour.


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La nuit du berger

L’après-midi achève de s’écouler, lente et paisible en cette journée de Noël. Assis sur le parquet, je regarde le grand livre illustré que je viens de recevoir. Mes sœurs jouent un peu plus loin, papa dort et maman tricote, comme toujours, assise dans son fauteuil près de la fenêtre. Je suis bien, je déguste l’instant présent, ces heures tout imprégnées de la douce mélancolie de l’après-fête. II y a peu, c’était encore la grande agitation, le sapin, les poésies qu’il faut réciter, la lecture du récit de la nativité, le goûter, la bûche de Noël, les paquets. Maintenant, tout cela appartient déjà au passé. II reste à jouir de ces moments précieux, parce que rares, où l’on est tous ensemble réunis dans la grande chambre, sans autre but que de profiter de la présence des autres. Mon livre sur les genoux, le cœur bien au chaud, je m’ouvre totalement à cette douce affection qui s’épanche avec pudeur et fait de notre famille un îlot de bonheur. Soudain, rompant le silence, maman s’écrie : – Venez vite, venez voir, là, à l’orée de la forêt... Nous nous précipitons vers elle, plaquant notre nez contre la vitre qui déjà s’embue. A l’angle de la forêt, nous distinguons une silhouette, un homme vêtu de noir. A ses côtés, un âne et tout autour, masse mouvante, presque invisible sur la

blancheur de la neige, un troupeau, un immense troupeau de moutons. Déjà nous sommes dans le corridor, attrapant une veste, un bonnet, dévalant l’escalier, traversant la cour... nous courons. La neige crisse sous nos pas. Le froid mord nos joues, nos yeux sont éblouis par l’éclat du soleil. Les moutons sont là, à quelques mètres. Nous ralentissons, gênés soudain, ne sachant que dire ni que faire. Les moutons sont partout, il me semble qu’il y en a des centaines. Les chiens vont de l’un à l’autre, s’efforçant de maintenir la cohésion du groupe, freinant les trop rapides, houspillant les retardataires. Au centre de toute cette agitation, le berger est calme et solitaire. Grand, barbu, il est enveloppé dans une ample pèlerine noire comme en portaient les bergers de la pièce de Noël. Papa, qui nous a rattrapés, propose à l’homme un endroit pour faire dormir son troupeau: la vieille carrière à la lisière de la forêt. L’endroit est calme et facile à garder. Nous pourrons facilement y parquer les bêtes puis en barrer l’entrée. Le berger pourra alors dormir à la maison, après avoir pris un bon repas pour se réchauffer. Tous ensemble, nous guidons le berger et ses bêtes vers la carrière. L’homme est


Histoire pour le temps de Noël

content, ses moutons seront bien à l’abri du vent et ne risqueront pas de se disperser et de s’égailler dans la nuit. – Venez, c’est l’heure de souper, venez au chaud, dit mon père. Mais l’homme, sans répondre, détache une botte de paille du chargement de son âne, la répand sur la neige, y étale une couverture ; puis se tournant vers nous, il nous dit : – Merci, vous êtes très gentils, mais ma place est ici ; avec mon troupeau. Je suis son berger, il a besoin de ma présence. Dans mon lit, bien au chaud sous les couvertures, j’écoute le vent siffler dans les grands arbres tout proches. Je pense au berger, j’ai froid pour lui ! Depuis combien de temps dort-il dehors ? Où va-t-il ? Je l’imagine, enroulé dans son grand manteau, veillant, ses chiens endormis à ses pieds.

Je vois les brebis dormant confiantes, se sachant protégées par la présence du maître. Je vois son regard attentif et doux. Je m’endors alors et je rêve que je suis un agneau et que, quelque part dans la nuit, un berger veille sur moi.

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Père,

Seigneur, tu nous donnes la paix, c’est toi qui réalises pour nous tout ce que nous entreprenons. Ésaïe 26.12

Je pense parfois que je suis chargé d’accomplir des tâches importantes. Il m’arrive d’imaginer que de mon efficacité dépendent le bonheur des autres et le mien. Et c’est vrai parfois ! Alors je me stresse, je m’inquiète, je me place au centre du monde et je m’oblige à la perfection. Père, Tu me rappelles que tout ce qui est important, tout ce dont ma vie dépend, tout ce qui a une portée d’éternité… tout vient de toi ! Tout est miracle de ta grâce ! Père, Me rappeler cela me détend énormément !


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Père, Dans la nuit de mes jours, au cœur des hivers de ma vie, donne-moi de voir le miracle du jour qui vient. Le Seigneur t’enverra une rosée de lumière, et grâce à elle, la terre fera revivre les morts. Ésaïe 26.19

Rends-moi sensible aux mille et un petits signes de ta tendresse dans ma vie. Ces détails qui peuvent paraître insignifiants, mais qui sont ta manière à toi de me montrer ton amour, avec discrétion et pudeur, sans jamais t’imposer. Fais-moi découvrir cette rosée de lumière qui brille doucement au sein de mon obscurité, et qui me rappelle que rien n’est jamais perdu quand ta grâce a trouvé sa place dans une vie.


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Père, Tu es le Dieu des petites gens, le Dieu des laissés-pour-compte. Tu t’intéresses aux délaissés de nos sociétés qui ne pensent qu’en termes de succès et de profits. Père, Mes faiblesses, mes infirmités, mes impossibilités sont tes chances et tes richesses. C’est souvent grâce à elles que tu trouves une place dans ma vie surchargée. Tu viens à moi comme un père aimant qui offre la guérison, l’espérance et la consolation. Ce jour-là, les sourds entendront ce qui est dit dans le livre. Les aveugles sortiront de la nuit noire et ils verront clair. Les gens sans importance trouveront une joie de plus en plus grande dans le Seigneur, les plus pauvres danseront de joie à cause du Dieu saint d’Israël. Ésaïe 29. 18-19

Père, Rends-moi aveugle à tout ce qui m’éloigne de toi, sourd aux voix qui cherchent à couvrir ta voix, pauvre de toutes ces richesses mensongères qui font briller mes yeux mais dessèchent mon âme.


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Père, Trop souvent j’ai cherché dans mes forces le salut de ma vie. Je me suis épuisé à chercher des solutions à mes problèmes. J’ai tenté d’oublier, dans le tourbillon de l’existence, l’âcre amertume de mes échecs. J’ai voulu éloigner de moi, la banalité de mes jours. Père, Redonnez de la force aux bras fatigués, rendez plus solides les genoux tremblants. Dites à ceux qui perdent courage : « Soyez forts ! N’ayez pas peur ! Voici votre Dieu. Il vient vous venger et rendre à vos ennemis le mal qu’ils vous ont fait, il vient lui-même vous sauver. » Ésaïe 35.3-4

C’est en toi que je veux espérer ! C’est toi qui seras ma force et mon espoir. C’est toi qui donnes à ma vie un sens et une pertinence. C’est toi qui ouvres devant moi les chemins d’éternité.


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Père, Comment redonnerais-je espoir à mon peuple ? Où pourrais-je trouver les paroles qui consolent ? Comment redonner confiance aux privés d’espérance ? Comment rassasier ceux qui meurent de faim ? Redonnez de l’espoir à mon peuple. Oui, redonnez-lui de l’espoir, dit votre Dieu. Rendez courage à Jérusalem. Annoncez-lui à haute voix : « Les travaux forcés sont terminés pour toi, tu as fini de réparer ta faute, le Seigneur t’a fait payer le prix total de tous tes péchés. » Ésaïe 40.1-2

Comment donner la paix aux affamés de justice ? Par quel lambeau du cœur les saisir pour ne pas ajouter encore à leur souffrance ? Avec quel élixir, guérir autant le cœur que le corps ? Comment briser la barrière de colère et de peur qui les sépare de ta grâce ? Père, Sois notre espoir ! Viens toi-même guérir nos vies.


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Prières

pour les jours d’hiver Père, Il arrive parfois que nos vies s’installent en hiver. Que le rythme des saisons qui devait être immuable s’enraie brutalement et nous laisse Tout en toi est tendresse, calme et respect. pantelant, comme perdu et glacé, dans l’attente d’un printemps qui J’aime te contempler, oublier pour un instant se refuse. la vision contrastée de mes incertitudes.

Il arrive parfois que dans le silence et le froid de l’hiver, une voix s’élève : simple murmure, prière à peine audible, J’aime observer la douceur de ta main qui soutient l’opprimé. souffle léger et chaleureux qui vient du cœur du Père. Il arrive parfois que Dieu choisisse de venir naître dans les hivers de nos vies ! Prières pour les jours d’hiver : la recette d’un hiver le cœur bien au chaud ! Et en cadeau, 4 histoires pour le temps de Noël. Le Seigneur dit : « Voici mon serviteur. Je le tiens par la main, c’est lui que j’ai choisi avec joie. Zwahlen, marié et père de deux enfants J’ai misPierre-Yves mon esprit sur lui, adultes, est actuellement responsable du ministère pour qu’il fasse connaître le droit aux peuples. biblique à la Ligue pour la lecture de la Bible de Il ne crie pas, il ne parle pas fort, on n’entend pas sa voix dans la rue.

Suisse romande.

Il ne casse pas le roseau courbé. Il n’éteint pas la flamme qui devient faible. Mais il fait réellement connaître le droit. www.ligue.ch

Ésaïe 42.1-3

J’aime entendre tes paroles d’affection qui raniment la foi. Père, C’est le Christ que je vois dans la beauté de ton regard, C’est lui qui transparaît dans chacun de tes gestes. C’est son amour qui jaillit de ta présence. Ce sont ses mains blessées qui soutiennent mon âme courbée. Père, Merci d’avoir envoyé ton Fils au cœur de ma faiblesse !

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