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un élément faisant identité nationale ? Comment perçoit-on les cuisines du monde en France ? Comment la cuisine Française est-elle perçue à l’étranger ?

7 Massialot, Cuisinier roïal et bourgeois, 1691

8 Art Culinaire, novembre 1883

9 Dictionnaire de l’Académie, 1835

10 Jean Anthelme Brillat Savarin, Physiologie du goût, Paris, éditions Flammarion, collection Champs Classiques, 2009

L’idée que la France puisse se démarquer de ses voisins dans le domaine de la cuisine a fait son apparition dès le 17e siècle  « Ce n’est qu’une Europe où règne la propreté, le bon goût, et l’adresse dans l’assaisonnement des Viandes et des aliments, (…) et l’on peut se vanter principalement en France, de l’emporter en cela sur toutes les autres Nations comme on le fait par politesse, et en mille avantages assez connus. » 7 Continuellement entretenue par le plus grand cuisinier de ce siècle, Marie-Antoine Carême, la cuisine française s’est transformée petit-à-petit en véritable mythologie. Au fil des années, le « savoir-faire la cuisine » a même atteint les rangs de l’Art, jusqu’à être considéré comme « un art utile à la vie civile » dans une revue spécialisée de l’époque l’Art Culinaire. 8 Le terme de « gastronomie », quant à lui, a fait son entrée dans le Dictionnaire de l’Académie 9 en 1835 et y est défini comme suit « elle [la gastronomie] remplit une fonction sociale de réconciliation entre aristocratie et bourgeoisie. » Elle est aussi perçue comme « la connaissance raisonnée de tout ce qui se rapporte à l’Homme en tant qu’il se nourrit. Son but est de veiller à la conservation des hommes, au moyen de la meilleure nourriture possible. » par BrillatSavarin 10 qui sous-entend par-là qu’elle réconcilie le plaisir et la santé de l’individu. Souvent associée au plaisir et donc à la gourmandise, la gastronomie est en réalité le domaine du gourmet et non du gourmand. Faisons la différence entre le Gourmand, qui mange avec excès, menaçant ainsi lourdement son état de santé, et le Gourmet, qui se délecte raisonnablement avec attention des meilleurs plats dans le but d’en faire la critique. On parle aujourd’hui davantage de « critiques gastronomiques ».

22 — I. Cultures et pratiques de l’alimentation de 1900 à nos jours

L'image dévorante  

Mémoire DNSEP 5e année Design graphique Multimédia ÉSA des Pyrénées — site de Pau Zoë Husson — mars 2016 "Quand les gens ne savent plus...

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