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Cet engouement pour les blogs culinaires a fait naître la nécessité du partage. Un partage via Internet, à travers le monde et donc à travers les cultures et les habitudes alimentaires. Si un blog existe, ce n’est souvent pas pour soi-même, mais bien entendu pour les autres. Avoir un blog c’est la possibilité de donner à voir à des gens (souvent inconnus) quelque chose de soi. Il apparaît alors une interactivité entre les internautes, qui réagissent sous forme de commentaires laissés sur un article précis, voire même de mouvement en faveur d’une recette. Par exemple, sur Instagram, il n’est pas rare de voir que certains groupes d’individus se lancent le défi de réaliser la recette d’une personne en particulier. Véhiculée par des hashtags, 46 ces recettes deviennent alors un moyen de montrer que l’on se joint à un groupe, à un mouvement, en faisant telle ou telle recette. 46 Le hashtag ou mot-dièse est un marqueur de métadonnées utilisé sur Internet où il permet de marquer un contenu avec un motclef. Composé du signe typographique « # » suivi d’un ou plusieurs mots accolés (le tag, ou étiquette) il est particulièrement utilisé sur les réseaux sociaux

47 Entretien mené avec une jeune femme de 27 ans

La cuisine, comme à son origine en France, est donc le moyen de se rencontrer, se découvrir, se connaître mieux, puis de partager, d’échanger et de débattre autour d’un sujet commun. Cette attitude n’est que la manifestation évidente qu’il est aujourd’hui important pour les individus du monde entier de pratiquer la cuisine avec et pour les autres. Parmi ceux qui pratiquent la cuisine via Internet, de plus en plus rares sont les jeunes qui aujourd’hui se vantent de manger tout seul un repas quelconque. Bien au contraire. Certains revendiquent clairement leurs bonnes attitudes alimentaires et ne se privent pas d’en faire un véritable culte. Ainsi, manger sain, que l’on retrouve très fréquemment sous les hashtags #healthy (« sain » en français) et #healthyfood (« nourriture saine » en français) devient presque une priorité. Ceux qui pratiquent cette alimentation le disent. Une utilisatrice 47 d’Instagram, Facebook, Twitter, auteure d’un blog culinaire en parle : « Pourquoi prendre le risque de recevoir des propos négatifs sur ce que je mange

49 — II. Communication autour des produits alimentaires

L'image dévorante  

Mémoire DNSEP 5e année Design graphique Multimédia ÉSA des Pyrénées — site de Pau Zoë Husson — mars 2016 "Quand les gens ne savent plus...

L'image dévorante  

Mémoire DNSEP 5e année Design graphique Multimédia ÉSA des Pyrénées — site de Pau Zoë Husson — mars 2016 "Quand les gens ne savent plus...

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