Issuu on Google+

CHAPITRE PREMIER

NATURE ET ORIGINE DE LA G�OMANCIE La. Géomancie est, parmi les seiences divinatoires, une des plus anciennes du monde, au point que son origine . exacte est difficile à préciser.

En remontant sa voie d'accès au Maroc et en Occident, on la retrouve en Perse où elle était de pratique courante à l'époque où les lumières de l'Université de Bagdad rayonnaient sur le monde civilisé. Nos « Contes des Mille et une Nuits» en peuvent témoigner. Mais ses origines sont, sans doute, plus hautes encore, et peut-être a-t-ella pris naissance dans oos régions mystérieuses de l'Asie centrale où naquirent, dit-on, toutes les civilisations, et qui sont les terres des dje'U'ttoun (1) qui obéissent à Salomon. ,Les deux mots grecs

gé (terre) et mantéia (divination),

qui forment son étymologie, révèlent son mode opéra­ toire : elle est une divination par les choses terrestres, par opposition aux mantiques qui se réfèrent aux signes célestes. Elle se pratiquait et se pratique toujours en Orient, en frappant le sol avec une baguette, ou en traçant avec le;; doigts des points sur le sable. Aujourd'hui, en Occident, on trace les points avec un crayon sur une feuille de papier, et cette pratique est devenue courante en terr� d'Islam. Ses moyens sont done. très simples, et la mettent à l� portée de tous ceux qui peuvent offrir un cœur pur à l'œil tout puissant d'Allah ; ils lui donnent un avantage

la

(1) Djennol/.n terre,

(arabe), pluriel de djin, génie ou esprit de bienfaisant ou malfaisant, qui peut iuspil'er ou tour­

menter les hommes.

2

LA

OÉOMANCIE

'l'RADITIONNELLE

considérable sur d'autres arts divinatoires qui exigent, soit un matériel compliqué, soit des documents nombreux ou dispendieux, et qui nécessitent des calculs plus ùu moins fastidieux. Si la nature abstraite dœ symboles qu'elle utilise a nui à sa diffusion dans le monde moderne, elle lui doit, .'11 revanche, le caractère d'universalité qui lui permet .ie répondre à toutes les questions, des plus simples a 'lX pl u s complexes, avec d'autant plus de détails et de prédsion que le géomancien a plus de connaissance de ses sym­ l.:oles et d'expérience de leur maniement. C'est-à-dire que la géomancie répondra au débutant comme au praticien averti, dans la mesure même de S011 degré d'initiation (1). Elle répondra, aussi bien aux pe­ tites quostions particulières que pose à chaque instant la. vie quotidienne, qu'aux questions plus importantes ct plus �néral(>s de l'existence. Elle informera sur le fait à venir, comme sur la chose ca('h� ou perdue, renseignera sur les actes et sentiments réels des gens qu'on aura intérêt à connaître, et indiquera la décision à prendre dans une alternative délicate. Nous nous proposons d'exposer dans ce manuel les prin­ cipes fondamentaux de l'art géomantique et de rassembler en quelques règles logiques et cohérentes les éléments souvent disparates et parfois obscurs d'une antique tradition fréquem­ ment déformée au cours de sa transmission d'âge en âge. Nous espérons ainsi mettre le lecteur en mesure d'obtenir de la géomancie des réponses judicieuses aux questions posées. Il ne devra toutefois pas oublier qu'un thème géo­ mantique, comme d'ailleurs tout autre support de voyance, est, en fin de compte, un « miroir magique » dans lequel il devra apprendre à découvrir et interpréter les images réfléchies par ce miroir. Pour ce faire, lui seront nécessaires, les connaissances de base faisant l 'objet de ce traité ,mais encore (et surtout, peut-être) de l 'intuition et de l'imagination. la pratique du raisonnement analogique et de l 'analyse des symboles.

(1) Ceei elt Je propre de tout langage et de toute kriture I)'IIlboliquea.

,CHAPITRE II

M�THODE DE CONSULTATION G�OMANTIOUE La. ré p ons e à une question posée s'obtient par l'inter­ prétation d'un thème g éomantique.

Celui-ci consiste en un tracé comportan t quinze cases que l'on nomme maisons géomantiques, da n s chacune de.:;·· quel les prend place, suivant des règles précises que nous étudierons, un idéog ramme appelé figure géoman tique. La forme du tracé du thème importe peu. La plus sim­ ple, et la plus fréquemment utilisée en Euro pe est la suivante

.

:• .,

"OIN 6AUC.H8 • • • If Il " If

Fig. 1. _.. 'l'YPE CLASSIQUE

l'

D

'l.lN 'l'HÈME DE GtOMANClE

Les douze premières maisons sont dites fondamentales, et chacune d'elle est désignée par son numéro d'ordre, la numérotation se faisant de droite à gauche dans chaque .Langée horizontale. La treizième

maison est dite maillOn du tém()in droit.

LA

4

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

La quatorzième est dite

maison du témoi!, gauche. La quinzième est dite maison du juge. Les quatre figures géomantiques occupant les quatre premières maisons fondamentales sont appelée� les mères, parce qu'elles d onnent naissance, par des procédés que nous allons indiquer, à toutes les autres figures du thème, parmi lesquelles on distingue :

filles, qui occupent les maisons V, VI, VII, VIII. - les quatre 'nièces, qui occupent les maisons IX, X, XI, XII. - les témoins, qui occupent les maisons 13 et 14. (1) - le juge qui occupe la ma,ison 15. - les quatre

FORMATION DU TH�ME Le thème est entièrement construit sur les quatre mères qui occupent, ainsi qu'on vient de le voir, les quatre pre­ mières maisons.

De la détermination de ces quatre figures, dépendra donc toute la V'aleur interprétative du thème. Il importe, par eonséquent, que ces quatre mères soient choisies, ou créées, dans des conditions et par un procédé qui leur permettent de refléter la réalité profonde de la question posée, et d'exprimer la connaissance subconsciente d11 �mancien, ou ses facultés métagnomiques (2). (1) Nous numérotons en chiffres romains les douze mai­ BOns fondamentales pour souligner leur analogie avec les 12 maisons astrologiques. Nous numérotons, par contre, en ehi1fres arabes les treizième, quatorzième et quinzième mai­ sons qui sont proprement géom(Jin.t�8.

(2) :Métagnomie : mot invcnté par le doctcur OS'l'Y, formé (le méta (nu delà) et 11(' gnomè (connaissance) et qui signifie': propriét6 paranormale ùe connaître, faculté de prévoir l'ave­ nir ou de détecter les choses cachées, sans le seeOUl'S senso­

riel habituel

KÉTHODE DE CONSULTATION GÉOMANTIQUE

5

Le iet des points La -méthode elassique pour former les quatre mères est la suivante:

- se munir d'une feuille de papier blanc et d'un crayon à mine tendre (crayon noir' ou de couleur) ; retirer dans un endroit aussi calme que possible, assis devant une table, face au Nord de préférence ; - inscrire la question à laquelle on désire une réponse, en haut de la feuille de papier, ain�i que le jour et la date; - se

- concentrer pendant quelques instants son esprit sur-la question, en l'associant à la représentation mentale de la personne ou de l'objet en cause, ainsi qu'aux maisons géomantiques intéressées à la question, ce qu'on apprendra dans les chapitres suivants ; - enfin, procéder au traoo de seize lignes de points, groupées par quatre, comme indiqué ci-contre. Ce::: points, dont le nombre peut varier de 7 à 21, doivent être tracés fermement, en fonne de virgules ou de pe­ tits traits verticaux, mais d'une manière inconsciente, sans être comptés, et sans que jamais l'esprit ne se détache de la question posée.

Création des mères et dénomination des figures tracé étant fait, on compte le nombre de points de chaque ligne et l'on porte à son extrémité un point, ou une étoile, si le nombre obtenu est impair, et deux points, ou deux étoiles, si ce nombre est pair. Pour éviter toute erreur de dénombrement des point�, le mieux est de les réunir dèux par deux, par un petit trait horizontal, ce <lui permet de voir, sans les compter, s'ils Sont en nombre palr ou impair. Le

6

LA

TRADITIONNELJ.E

CtOMANCIE

Modèle d'une feuille d e ponctuation

ÉBONCÉ

Mon employé est-il honnéte ?

DE LA QUESTION

...

1''',,, ,,,,

t'

•........... , ...

a.

40

"

.,

.... ..... , .. , .. ,...

11.

1 ...... . .

..

'1 1 1''''"'

.... , . , .

"

,

.&

.-

4

.J

...

'" » JI.

Il'''''' •.. \'' . . ..

li"

:1-

»

If

..

-

..

........

..

l'

" ... " .........

,.

JI.

to

.. .... . , ..

...

...

,,.

.. , ... " ...,. .

10

.. . . , . .. " "

10 a

. . . , ... ,

''''''Ult

, • ,t , ,

III

't.

...... " ....

,

"II ... ,.

• '4'

, , , 1 ••

" Jf

,.

JI.

-

SIS Fig. 2. TYPE D 'UN « JET '> DE POINTS POUR LA CRtATJON DES QUATRE MtRES -

ltÉTHODE DE CONSULTATION GÉ01IANTIQUE

7

Chaque groupe de quatre lignes de points donne ainsi naissance à un tétragramme nommé figure géomant·ique. Il existe seize figures différentes (2· = 16) dont chacnne a reçu un nom qui la personnalise et en résume les prin­ cipales propriétés. Ce nom, latinisé dans l'Europe médié­ vale, est aujourd'hui adopté dans tout rOecident. C'�t celui que nous emploierons toujours dans ce traité, bien que la tradition arabe nous en ait transmis d'autrC's dont. nous parlerons à la fin du présent chapitre. L'étude détaillée des figures goomantiques fera l'objet chapitre suivant (cha.p. IV), mais il est bon, néan­ moins, que l'étudiant se. familiarise déjà avec leur physionomie, leur forme et leur nom, qui doivent lui rp.s­ tel' en m{'1l1oire. Aussi donnons-nous ci-après un tableau de� seize figures géomantiques qui devront être apprises parfaitement. (Voir « Tableau des 16 figures géomanti­ ques », figures 4, page 8).

d'un

Il conviendra également de bien retenir les noms qu(' la tradition a donnés aux quatre rangs de points consti­ tuant la figure géomantique. Nou s y aurons recours dans les TtTE * * paragraphes suivants. CŒUR * Considérés de haut en bas, les quatre rangs de points de la VENTRE * * figure géomantique constituent PIEDS * sn tête, son cœu,., son ventre et. SéS pieds comme l'indique la fi­ gure 3 ci-contre. ANATOMIE Fig. 3. -

D'UNE FIGURE GtOllANT1QUE

Sous leur appa�ente naïveté, ('es désignations, qui peuvent sembler ridicules, révèlent des intentions dont l'intérêt et l a portée profonde n'écha.pperont certainement pas au lecteur averti.

LA

8

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

-

ACQUISITIO --

* *

AMISSIO

t --

* *

--2

* *

*

*

CAPUT DRACONIS --

*

*

* * *

*

*

* *

__

*

* *

*

1

*

,CONJ

__

* * *

*

* * *

*

* *

·

-

*

* * *

*

--

* *

* *

t2 * *

--

* *

C1RCER --

*

*

FORTUNA MINOR

* * CTIO

--

* * *

-- 8

--

* *

4

RUBEUS

* *

�=

* *

--

* * *

u--

--

* *

*

�14A

--

FORTUNA MAJOR

-- -- iO --

*

*

7

--

* *

PUER

* *

3

ALBUS

*

*

por�3L�I * * * *

*

* * *

* * *

9

*

* * *

*

6 --

--

-

PUELLA --

*

-- --

CAUDA DRACONIS

5 --

*

.

TRISTITIA

LAETITll

* *

t6-*

*

* *

4. '.TASLE.\U DES i6 FIGURES OtOKANTIQUES (classées dllns l'ordre indiqué par Robert FllIDD)

Fig.

-

Mb'THODE DE CONSUT.TATION GÉOMANTIQtrE

9

Natssanee des filles Les quatre mères ainsi créées seront placées dans les quatre premières maisons du thème. Elles donneront naissance aux filles de 'la façon suivante = Pour construire 'la première fille, qui sera placée en !l1àison V, on prend les uns après les autres les pre­ miers rangs de chacune des quatre mère.<; et on les db­ pose successivement les uns en dessous des autres. On cœnmence par le premier rang de la première mère, sous lequel on' place le. premier f'ang de la deux'ième mère, puis le premier rang de la troisième mère, et l'on termine par le premier rang de la quatrième mère. En d'autres termes} la première fille est constituée par les têtes des quatre mères, que l'on place les un�s

en-dessous des autres, en �ommençant par la première, l't l'n terminant par .la quatrième. Pour c.onstruire la deuxième fille qui sera placée l'n maison VI, orl opère de la même manière avec les deuxièmes rangs des q14atre mères. On les dispose les uns en..{lessous des autres, en prenant d'abord le de1txù1me rang de la première mère, puis le deuxième rang de la de1txième mère, ensuite le deuxième rang de la troisième mère, et enfin on termine par le deuxième rang- de la

quatrième mère.

La dewrième fille est <lone constituée pnr 1('s cœurs de� quatre mères, placés les uns en-desSO:IS .les nut.res, ('Il

commençant par celui de la première mère et en termi­ nant par celui de la quatrième.

Pour tonstruire lu troisième tille, qui sera plneée en maison VII, on opère de même avec les troisièmes ranfJ-' des quatre mères, c'est-à-dire qu'elle est constituée pal' les 'Ventres desqtiatr� mères, placés les UiIS (',I�-clessot1s des -But,ros, en commençant par celui do là première mère.

Il'a

S�'1'lI..i S�<I

NOI.LVlli1��O

-

'g '!ld *

!d

1w1t * �1!Jii.

*

1**11\ * l

,

� *

)1( *'

1*

*

,

.. ** ** **

'*

13"'"

"3l:f�W a'l'l3.NNQl.L.lQVH.L

:H:JN"'1'iO�::>

V'l

O{

H{.'TRODE DE CONSULTATION GÉOMANTIQUE

Il

Pour construire la quatrième fille qui sera placée en maison VIII, on prend les quatrièmes rangs des mères, c'est-à�dire qu'elle est const it uée par les pieds des quotre: mères, placés les uns en-dessous des autres, en commen­ ça'nt par ceux de la première mère. Donc la première fille, constituant la cinquième figure du thème, occupe la maÎ!';()n V ; la deuxième fill e, con.�­ tituant la sixième figure du thème, oecupe la maison VI; la troisième fille, constituant la sep t ième figure du thème, occupe la maison VII ; et la quatrième fille, cons­ tituant ln huitième figure d u thème, occupe la mai­ son VIII.

Naissance des nièces J.JeS nièces sont issues des mè"es et des filles par addi­ tion géomantique de deux figures. L'addition des deux premières mères donne naissance à la première nièce, ou neuvième figure du thème, qui occupera la maison IX.

Les troisième et quatrième mères engendrent par addi­ deuxième nièce, ou dixième figure du thème, qui occupera la maison X.

tion la

Les deux premières filles engendreront, de même, ln troisième nièce, ou onzième fignrc du thèn1f', qui ()('(>u­

pera ln maison XI.

U>S troisième et quatrième fille.., cngrndreront la qua­ trième nièce, ou douzième figure du t hème, qui occupera

ln maison XII.

L'(IId dition géamantiquè de deux figures consiste il faire la somme des points de même rang des deux figures. S�ivant, que cette somme sera paire ou impaire, le rang de la figure engendrée serR pair ou impair, c'est-à�irc comportera deux points ou un point. En d'autres terme�", on ajoute les points consti t uant les têtes des deux figures pour obtenir la tête de �� fi8W'e

e ngen drée qui comportera deux points si le nombre obtenu est 2 où 4, et un point si <'e nombre est 3.

12

LA

+

CARCER

*

(t)

+

(2)

+

-- - -*

*

*

*

-

TRADITIONNELLE PUER

RUBEUS

*

* *

--

(2) = t + 2 = 3: impair

*

(t) = 2+t = 3 : impair

*

.

-

(2)

+

*

*

(2) = 2+ 2 = 4: pair

Ct)

+

*

*

(2) = t + 2 = 3 : impair

- -*

GÉOMANCIE

* .

*

_1 *

Fig. 6� - ADDITION GÉOMANTIQUE DE DEUX FIGURES

Le cœur de la nouvelle figure s'obtient de même en faisant la somme des C:A;'urs des deux figures primitives; son ventre résultera de la somme des ventres, et ses pieds de la somme des pieds des deux figures primitives.

Naissance des témoins Le témoin droit, ou treizième figure du thème, est for­ mé par addition géomantique des deux premières nièce�. occupant les maisons IX et X. Il occupera la maison 13.

Le témoin gauche, ou quatorzième figure du thème, est formé par addition géomantique des troisième et qua­ trième nièces, occupant les maisons XI et XII. Il accu-· pera la maison 14.

Naissance du juge Le juge, ou quinzième figure du thème, est obtenu par

addition géomantique des deux témoitis. Il oceupera la maison 15.

IIhrHODE DE CONSULTATION GÉOllANTIQUE

13

Juge auxiliaire Certains auteurs anciens utilisaient une selZleme figure, nommée « subjudex » par Robert FLUDD, un des plus grands géomanciens d'Occident (1). Elle est obtenue par addition géomantique (appelée aussi copulation) du juge et de la pre­ mière mère. Elle est placée, généralement, en dehors du cadre du thème.

CALCUL DES POI NTS

Le thème ainsi éri gé, est e<>mplété par divers symboles, dont les trois plus importants sont - la - le - la

part de forhme œ , point de l'intention $, voie du point 'P.

Leurs positions dans le thème sont calculs s uivants :

déterminées par les

Part de fortune On cœnpte la totalité des points compris dans les seiLe lignes de points ayant donné naissance aux quatre mères, et l'on divise le nombre obtenu par douze. Le reste de !a division désigne la maison où tombe la part de fort'Une, et l'on" inscrit dans un angle de cette maison le symbole œ. (1) Robert FLUDD (1574-16.n" médecin anglais, savant d'une culture encyclopédique remarquable. ayant parcouru le monde occidental. auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels se trouve le célèbre « De Naturœ simia .'leu tee/mica macrocosmi historia " . Vérone. 1617, qui constitue une véritable « somme» des connais­ sances de son temps. La onzième partie de cet ouvrage. intitulée De Geomantia. est entièrement consacrée à cee art. Il lui a été aussi attribué. à tort selon nous. le très important ouvrage anonyme intitulé « Opus Geomantiae ).

14

LA

GÉOKANCIE

TRADITIONNELLE

Dans l'exemple ci-avant (fig. 1 et 2), les s eize lignes du tracé comportent 215 po int s. Le reste de la division de 215 par 12 est 11. La part de fortune tombe donc en maison XI. Pratiquement on ne fait pas l'opération. Les points ayant déjà été groupés par deux pour déterminer la parité dei li­ gnea, on les l'épare facilement p ar douzaines ( six groupel de deux). Au dernier groupe on aJoute les pointa isolés qui res­ tent à l 'extrémité des lignes impaires. Le totaJ de points ainsi obtenu, diminué de 12, s'il es t supérieur à. ce chiffre, indique la maison où doit t'trc plat'ée la patt de fortune.

Point de l'intention On considère les douze maisuns foudameutales, (>t l'on compte le nombre de points que contiennent les rangs impairs des figures occupant ces maisons. Le reste de la division d e ce nombre par 12, désigne la maison où tom­ be le point de l'intention, et l'on inscrit dans un angle de cette maison le s ymbole $. Dans l'exemple donné, les douze premières figures com­ 'Portent 20 poinl'i impairs. Le po/:nt de l'intellflÏon tom­ bera en maison VIII, puisque le reste de la division de 20 par 12 est de 8.

Voie du point

La voie du point est une lign e qui rel ie le juge à une mèr� ou A une tille dont la Mte a même parité que lui, en pl.SMJlt par un témoin et une nièce ayant également une tête de même parité.

Il est évident que la voie du point peut ne pas se for­ mer, si aucun des témoins n'a même parité que le juge, à la tate. EUe peut aussi s'arrêter au niveau des témoins.. si aucune nièce n'a même parité que l e ,iuge, ou 8'1 niveau des nièces si la nièc.e sur laquelle elle n,b outit est engendrée par deux figures uyant une parité différente de la sienne en tête. On dit alors que « lu voie du point ne passe pas

».

xi.'THODE DE

CONSULTATION OÉOHANTIQUE

15

La voie (lu point peut se ramifier au niveau des ltimoins ou des nièces et aboutir à deux ou, plus rare­ ment, quatre mèrel:1 ou filles. La voie du poinl est dite alors

bi�éphale, ou quadricêphale.

Le symbole de la voie do la maison ùe la

angle elle

aboutit.

Dans

l'exemple

la

du poillt \0 se place dans un mère ou de la fille sur laquelle

voie du point

abo utit

en maison 1.

Signalons, pour m6moire, deux autres <<l'aleuls de points;, peu usités dan!' la pratique. que rapporte Robert FLUDD, dans son « lJe GeomaT&tia ;,.

Le premier consiste à faire la somme des points que com· portent toutes les « têtes» et tous les «pieds:. des douze figures fondamentalt's, puis à la diviser par 12. Le reste de la division Msigne uJle maison dont le sens et le-s cor­ respondances révèlent l'objet en "ue duquel a été érigé le thème.

Le eeconli ('llnMiste à. faire la somme de tous lcs points que eornpo/'tl'ut Il's figures impaires (celles qui ont un nom­ bre de points impair) comprises dans les douze ma.isons fondamentales. Le rC'ste de la division par 12 de cette �me désigne une mai Fon, et la figure qui l'occupe con­ deDIe la réponee à la question posée. *

*

*

D�NOM'NATlOI�S POPU LAI RES ARABES ET FRANÇAISES DES FIGU RES DE G�OMANCIE n nClus a paru intéressant d e rappeler à nos lecteurs arabes et de fnire cODnaitre à. no!'! lecteurs français 1.. .1oms arabes c'Iassiqucs de!!! figures géomantiques.

D'autre part. nous l'CIH'ontrollS dans ]a tradition populaire française drs noU1� que !lOUS ne rejeterons pas, malgré leur apparElnte vulgarité. Nous trouvons au contraire ces quali­ fications fort pittoresques et très symboliquement repreaeJI­ tatives. Elles n(' 1Il�f1tellt pas d'être exclues du folk.lore géomantiqlle. E)]('!\ dat�Dt probablement du XVI- siècle. Voi('i l'énumération de ces dénominatioDi arabes et tran­ �ail!81 :

16

LA G�{))IANCIE

TRADl11l0NNELLE

NOMS AI'.AHi:S DES }t'lOURES GKOMANTIQUES

El abdh el dakhila • . . El abdh el kharidja • . . LœWia El lahya" . . . . . . . . . . . Tristitia El a"kis . . . . . . . . . . . . • Caput draconis . El 'atbat .1 dikhila Ccw.da dra conis El 'atbat .1 kharidja . Albtts • • . . . . • . El beyidh . . . . . . . . . . Bub eus • . . . . . . El homra . . . . . . . . . . • Puella . • . . . . • • Naqiyou '1 khadd • . . . Puer .. • . • . . • . . El gadil. . . . . . . . . . . . Fortuna major . El naçrat .1 dakhila . . z,'ortu·na milWr El naçrat .1 kharidia " Populus • • • • • • El di.mi' i . • . . . . . . • ViG • . • . . . . . • • El thariq • . • • . . . . . . . Conju'nctio • • • • El idjtimi' a . . . • . . . . Carcer • . • . • . • • El ' ogla • • . . . . . . . .. .Ar.qu�itioo

. • . .

.Amisrio

.

.

la poignée rentrante. la poignée sortante le barbu. le renvcrsé�

le seuil intérieur.

le seuil extérieur.

la blancheur.

la

rougeur.

la joue sallS poil. 10 solide.

la victoiro entrante.

la victoire sortante. la réunion.

la

voie.

la rencontre. 10 croc en jambe.

Df:NOMINA1.'IONS rOPUI,AIRES Jo'RANÇAISES DES FIOOltES GKUMANTIQUES Âcquiritio, 10 Fortuné. Âmis,rio, l'Effronté. Lœtitta, la Généreuse. Tristitia, la GronÙeuse. Caput draconis, la Pruùente. Cauda draconis, la Méchautt>. Albus, la Judicieuse. Bubeus, le Déterminé. Puella, la Pucelle.

Puer, l'Eccl"Velé. Fortuna major, sante.

la Bieufai-

minor, l'Impériu e. e s Populus, la Bavarde. Forhtna

Vta, la Voyageuse. Conjllnctio,

Carcer,

l'Inconstante.

laCraHSeuse.

Le sens concret de ces dénominations leur donne un carac­ tère plus limité que les désignations latines, qui, elles, sug­ gèrent des correspondances plus universelles; en cons6queu­ ce leur emp.loi exclusif limiterait le champ d'application de l'interprétation géomantique ; e 'est pourquoi nous n'en conseillons pas l'utilisation constante.

CHAPITRE III

CONDUITE DE L'INTERPRETATION I.e thème ayant été con�truit comme nous venons de l'indiquer, il convient de s'assurer qu'il ne cœnporte pas d'erreur de construction, et de vérifier qu'il répond biell à. la question posée. En effet, l'interprétation du thème serait tout à. fait fal1acieuse, s'il comportait une erreur dans la génération des diverses figures, ou si les conditions de son érection ne lui permettaient pas de refléter la réalité profonde de la question posée. Le thème devra satisfaire aux conditions suivantes : 1 0) Le juge doit être une figure à nombre de pointCJ pair, c'est-à-dire une des seules figures ci-dessous, au nombre de huit AtH

ACQUISITIO

FORT. MAJOR

* * * * *

*

1

*

1

*

* *

* *

FORT .• INOR CONJONCTIO

*

* *

*

*

*

*

*

*

* *

*

Tlm Il le;

EAU

A M ISS IO

POPULUS

* *

* *

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

CARCER

*

*

1

*

VIA

*

*

*

*

Fig. 7. LES HUIT l'IGURES A NOMBRE DE POINTS PAIIt QUI, SEur,ES, PEUVENT APPAlLAITBE AV JUGE -

18

LA

GÉOHANCIE

TRADITIONNELLE

En effet, le mode de génération des diverses figures du thème à partir des quatre mères montre que : - le nombre total de points des quatre filles est le même que celui des quatre mères ; - en raison de la nature même de l'addition géomantique un témoin a la même parité que l'ensemble des quatre mères ou filles dont il est issu ; - lès deux témoins ay� t même parité (ce qui ne veut pas dire même nombre de pOlDtS), le juge est nécessairement une :figure paire, c'est-à-dire ayant un Jlombre de points pair.

2°) Sont à rejeter les thèmes dans lesquels : - les fil l es sont identiques aux mères ; - Via et PopuZus sont constamment répétées ; - les quatre mères sont identiques, ou issues de lignes comportant à peu près le même nombre de points. Ces thèmes révéleraient, en effet, soit une concentration d'esprit insuffisante pendant le t racé des points, soit an rythme mac h inal de la main, sans relation avec la pensée o;ubconsciente du géomancien. ,

3°) Répondent à la question posée, les thèmes offrant l'unE' des configurations suivantes : a) Dans l'une des maisons l, IV, VII et X, qui sont dites angulai res (comme en astrologie) apparaît une figure correspondant au jour où le thème a été érigé. (Nous étudierons, au chapitre IV, les diverses correspon­ da'nees des figures géomantiques). b} ba p art de fortune tombe dans une maison de la questi on. (Au chapitre V, nous verrons comment on détermine cette maison). c) Le point de l'intention tombe dans une maison de la question, ou sur une figure en accord avec la natur e de la question d) La première mère (qui occupe la maison 1) se retrouve dans la maison de la question_ (On dit alors « qu'elle passe dans cette maison », ou « qu'il y a passu­ tion de la maison 1 à la maison de la question ») . .

CONDUITE DE L'INTERPRÉTATION

19

L'examen de ces différentes configurations doit suiVIr! immédiatement l'érection du thème, et précéder son inter­ pretation, ce qui justifie que l'attention soit attirée sur son importance, avant même d'aborder l'étude des figuras et des maisons géomantiques, éléments essentiels de l'interprétation du thème. L'étudinnt saisira mieux cette importance lorsqu'il aura assimilé les notions exposées dans les chapitres suivants. Il pourra, alors, relire ·avec fruit les lignes précédentes, ainsi que le paragraphe suivant qui, malgré sa concision, est peut-être le plus important de ce traité, car il ,.enfe,.­ me tous les gecrets d'u!le bonne inte"p,.étation.

Technique d'une bonne et complète interprétation Lorsqu'il apparaît que le thème, correctement construit, répond bien à la question posée, on peut en entreprendre l'interprétation. Elle comporte essentiellement les opéra­ tions suivantes :

r) Avoir bien présentes il. l'esprit, les attributions des quinze mnisons gréomantiques. 2°) Détenniner les maisons qui, par leurs attributions, ont un rapport avec la question posée. Ce sont les mai­ sons de la question, et les figures qui les occuperont don­ neront les éléments fondamentaux de la réponse cherchée. 3°) Examiner les figures qui apparaissent dans le th&­ me, spécialement celles qui occupent la première maison ct les maisons de la question, et rechercher leurs signifi­ cations. 4°) Panni toutes les significations des figures exami­ nées, choisir pour chncune d'elle :

a) ('elle Qui s'accorde avec le caractère de la maison où eUe apparaît ;

b) celle qui convient à la nature de la questior poséJ.

20

LA

GÉOJrUNCIE TRADITIONNELLE

5°) Examiner les rapports qu'ont, entre elles, les diver­ réactions mutuelles. ses figures d es maisons de la question, et leurs

6 ° ) Examiner les mouvements des figures, c'est-à-dir� rechereher la signification des répétitions de figures, qU1J l'on Domme passations. 1°) Rechercher la signification de la part de forlune, po int de l'intention et de la voie du point, suivant les

du

maisons où tombent ces symboles, et les figures qu'il.,

désignent. 8°) Rechercher la signification des témoins, du juge et du juge auxiliaire. gO) Faire la synthèse de toutes ces observations

.

Les chapitres suivants donneront les éléments néces­ saires à l'examen et à }'étude des diverses configurations que nous venons d'énumél'('r. Nous (.'Ommencerons par l'étude détaillée du sym�olisme des figures géomantiques qui fera l'objet du chapitre IV. Nous étudierons ensuito les significations des maisons géomantiques dans le chA pitre V.

CHAPITRE IV

LES FIGURES GI:OMANTIQUES Nous avons vu (page 5) qu' une figure géomantiql1e était un tétragramme composé de quatre rangs de point4J superposés, chaque rang pouvant comporter un ou deux points.

.

Le moae classique de creation des figures géomantiques par jet de points, tel que nous l'avons décrit, revient à déterminer quatre nombres successifs dont on ne retient que la parité, pour eonstruire une figure. On pourrait donc imaginer d'autres proeédés pour le choix de ces quatre nombres, et, de fait, les auteurs anciens en rap­ portent de nombreux. Cependant, celui que nous recom­ mandons, et que l'on retrouve dans toutes les traditions, facilite, plus qu 'aucun autre, la eoncentration d'esprit nécessaire à la création des qaatre :mères du thème.

On peut aussi concevoir diverses formes de l'idéo­ gramme géomantique, que l'on peut représenter par des chiffres ou des traits, mais la représentation classique qut' nous avons adoptée est la plus évocatrice, et d'un emploi courant dans tout l'Occident. * * * * * * Fig. 8.

o

2

- -

1

-

0

2

--

-

-

.

0 0

-

0

0

- DIFFÉRENTS MODE'" DE

REPmENTATIoN

D'UNE FIGURE GÉOMANTIQUE

(A.oqU4ritW

: Le

Ga.in)

(La dernière de ces cinq ftgu.rations est celle employ�e l� .fOfWen.t da;n.s lea traités arabes de « La Science du Sable :.. - C'est la. meilleure p01W COMt'tu.e1' une fatMe et rapide ,ténogra.ph� géom.Ml.tiq'Ue.) ,lus

22

LA

GÉOMANCIE

TRADITIOslNELLE

Nous n'envisageons. dans cet ouvrage, qui est seulement un mtJft.Uel pratique d'inttrprétation .Qé01(iantiq-ue, les figu­ res géomantiQues Que sous l'angle de l'art divinatoire. Mais nous devons signaler Que la constitution même de ces idéo­ grammes, et leur parenté avec les trigrammes chinois, connus BOUS le nom de pa-KotUJ., avec certaines écritures runiques scandinaves, ainsi qu'avec les tifinars de la langue tamachè­ que (1) permettent de penser qu'elles ont une très haute et très a.ntiQue origine. et condensent toute une m6taphysiquc du plus grand intérêt. J e développement de considérations de cet ordre ne pou­ Tait trouver place dans le cadre de ce traité. essl'ntiellemcnt prati�uE". mai� ('ette ouestion sera abordée dans le « Grand TratU Unt"ersel de G�omancie », actuellement en pr6para­ tion. ..

Symbolisme astrologique des figures géomantiques Les significations des figures géomantiques s'étendent aux domaines les plus divers, et c'est à cette possibilitti d'extension analogique presque indéfinie des propriétés essentielles de ses seize figures, que la géomancie doit son caractère d'univers.'l.lité, qui pp.rmet d'adapter l'interpré­ tation des figures d'un thème à tous les cas d'espèce qui peuvent se présenter.

Le symbolisme géomantique s'apparente étroitement au symbolisme astrologique, et la connaissance parfaite des multiples correspondnnces de� figures géomantiqt1e.� postule l'étude préalable des affinités entre ces figures et les divers éléments du symbolisme astrologique. Mais, issues d'une tradition primordiale qui exprimnit. l'unité du monde, l'astrologie et ln géomancie ont évolué d.<tns de� directions différentes. L'inévitable dégénéres­ cence qui accompagne une évolution de ce genre, rend extrêmement difficile la reconstitution de l'unité du sym­ bolisme des deux traditions.

(1) Voir R -M. GATTEFOSSÉ, « Les Sages Effl"Ït1/·rcs 1,945, Derain, édit.

>,

Lyon

LES FIGURES GÉOlIANTIQt'RS

23

Les auteurs du Moyen-Age et de la Renaissance, de qui proviennent tous les document� qui constitupnt la tradi­ tion occidentale,' ont commis fn;quemment des erreurs de copie dans la transcription des traités orientaux, et ils ont, d'autre part, développé le symbolisme dans toutes le3 branches de C'onnaissances de l'époque, l'Il perdant de vue, bien souvent, ]{'s racine.,;; communes dl' ces connais­ sances. Ceci expliqul' l'incohérence qui s'obSE'rve parfois dan� l'ensemble des eorrespondances �ymboliques qu'ils nOU3 ont transmises. Dans tout es�ni qui sera tenté pour rptrouver la tradi­ tion originelle, il nou� faudra accl'ptl'r l'inévitable imppr­ fection inhérente à notre ignornnce du « secret du mon­ de », et nous tenir pour satisfaits si nous parvenons à reconstituer un ensemble de cOrrl'spondane('s logique ct cohérent. Les correspondances que nous indiquerons ge sont trou­ vées vérifiées par une longue pratique de l'interprétation

�mantique. Nons réserverons pour un autre ouvrage l'exposé de considérations justifiant notre position dans ce problème, et qui ne pouvaient trouver place ici.

Les figures géomantiques sont le reflet sur terre des corps célestes, ce qu'exprime parfaitement Robert FLUDD q uand il définit la géomancie par le titre même de son traité célèbre : « De Geomantia seu terrestris Astr% gia )) (Vérone 1 6 1 7) , comme étant une astrologie terrestre. Chacune des sept planètes C'onnue.c-; d{'s anciens impri­ me son caractère e.<;sentiel à deux des figures géomanti­ ques, qui tirent de cette C'orrespondance leurs propriété:; principales. En outre, le Dragon, qui est l'expression symbolique du couple des nœuds lunaires, est reprPsenté par les deux figures nommél'S Capu,t draconis et Cauda df'aconÎ8,

24

J,A

GBOMANCIE

TRADITION�ELLE

Les figures géomantiques ont aussi une certaine affi­ nité avec les signes du zodiaque mais, avec notre maître AL ZENATI, nous pensons que les correspondances zodia­ cal<:s n'ont pas les mêmes possibilités d'extension analo­ giqUE' que l� correspondances planétaires, et ne doivent pas intervenir directement dans l'interprétation où ene� n'apparaissent que par ln. tonalité particulière que chaque planète rE'�oit de son domi(·ile zodiacal. Il est donc pIns sage de ne pas les utiliser.

D'ailleurs, on obs('rve une incohérence totale entre ton­ tes les correspondances zodincales proposées par les divers auteurs. La. doctrine la plus saine est celle de GÉRARD de Crémone, l'un des plus grands savants, t t l'une des plus larges intelligences du Moyen-Age, qui attribue à chaque figure géomantique, l'un des domiciles de la planète dont elle est le reflet (1). Toutefois, nOl1!� nous séparons de lui en ce qui concerne les deux figures draconiennes qui ne doivent pas avoir de correspondances zodiacales, puisque les nœuds de la Lune n'ont pas d<­ domiciles parmi les signes du zodiaque. Le diagramme ci-après qui résume 1eR correspondances astrologique" de.. figures géomantiques, appelle les remar­ ques suivantes :

(1) GtRAltDde Crémone (1114-1187), pendant l'lon séjour

à. l'Université de Tolède, traduisit plus de l'loixante-dis: trai­

tés arabes le fameux traduction manuscrit.

de sciences, de médecine et de philosophie, dont « Canon» d'AVJ("FNNF.. TI écrivit, vers 1160, une latine d'un traité de géomanci(' arabe, dont le intituM « Liber geomantiœ de arlibu.<: dWinaforiis tJ'IÙ tnm,U e.dmatlrrllnt l'11di », se trouve à Oxford. C'est

à

cet

ouvrage

que

se

réfèrent

Robert

FLUDD

et

l'auteur anonyme de l' « Opus geo mma.tiœ :.. et non à l'ou­ vrage 'llublié par le Siem de Salerne. en 1661, �OU9 le titre de « G�om(JfI,ci.e Mtrcmomiqut' de Glra.rd de Crémone " qui a été réédit6 de nos jours, et qu'on ne saurait attribuer à. l'illustre traducteur du « Ca,no,.. , et de l' C Âlmageste ,.

LES FIGURES G:h:OMANTIQUES

25

Fig. 9. ,

CORRESPONDANCES ASTROLOGIQUES DES FIGURES GÉOKANTIQUES

,

,

\

"'�',TI"I� , .

-

c.A.. ua • • • • •

.

,

Il

\

c.MI� MIi'C.O"'.

. , Il

Il

_

� .. • •

(Ce

dtagra'mlme {Gtt re3.,ort'r gi"érale, l'tif' rapport à l'axe Cosmo,.)

Sur le zodiaque existent, outre les points équinoxiaux et solsticiaux, deu x points rem arquables , à l'origi ne des <:.ignes du Lion et du Verseau, qui déterminent un axe -le polarisation du zodiaque, 1'éritable axe influentiel du

Cosmos. ·Cet axe Saturne-·Soleil ct J'axe perpendiculaire Tau­ l'eau-Scorpion détenninent sur le zodiaque une dou:ble symétrie �

LA

symétrie

GÉOHANCIE TRADITIONNELLE

des domiciles d'une même planète par rap­

port à l'axe influentiel Verseau�on,

Fig. 10.

CORRESPONDANCES ASTROLOGIQUES DES FIGURES GtO),[ANTIQUES

T'''�T,T'A •

• •

"

.

.

..

• •

�e" • ..

. ,'

,.'

.. •

.

• •

'" ,, AL.&US

.

• •

..

, •

.

..

..

• .

..

.

CONJU."C.TIO •

• • •

• •

'.""'''H'' "'410-'

,A� .D ""'.0'" 1 �

(Ce dt,agrOKTMne fatt Tessort"" un.e symetrie générale pOlI' rapf."Ort au oentre du oerele zodiaoal, et met en évidence Zes dwe'rs OO'Uples p lanétaires.)

symétrie des symbolismes planétaires, opposés ou complémentaires, de part et d'autre de l'axe Taureau­ Scorpion, qui fait apparaître des couples de planètes ayant des symbolismes opposés ou comvl&nentai� ct

LES FIGURES GÉOltANTIQUF.FI

pré�entant une affinité réciproque : Mars-Vénus, Jupi­ ter-Mercure, Saturne-I.uminaires. Ces deux �ymétries entraînent une troisième symétrie par rapport au centre du cercle zodiacal, où l'on retrouve deux fois, chacun des couples planétaires, mais avec unt' tonalité différente, suivant les signes zodiacaux où sont domiciliées les planètes du couple. Les deux couples Mars-Vénus correspondent, l'un au couple Rubcus-Albus reflétant la dualité Bélier-Balance, l'autre au couple Puer-PueZla reflètant la dualité Scor­ pion-Taureau. Tous deux représentent, mais sous des aspects différents, les deux polarités du monde manifes�, symbolisées pnr les deux sexes mâle et femelle, le Yin-Yang de la philosophie chinoise. Le premier, Rubeus-Alb us subit, par le Bélier et la Balance, .l 'influence de l'association des éléments Feu et Air, qui lui imprime un sens de spiritualité et d'idéalisrne. Au contraire, le c ou ple P uer-Puella subit, par le Scor­ pion et le Taureau, l'influen('e de la �ombinaison des élé­ ments Eau et Terre, qui le marque d'un sens de matéria­ lité et de sensualité. Le couple Rubeus-Alb us représentera donc les deux pôles de toute manifestation du Cosmos, sur le plan ab�­ trait et idéologique, ce que traduisent assez bien les noms mêmes des deux figures, le Rouge et le Blanc. ,Le couple Pue,.-Puella représentera le même dualisme universel S1lr Je plan �ncret et matériel, ce qui est bien exprimé par les noms des deux figures, le Garçon et la Fillli,. Les mêmes observations peuvent être faites sur les au­ tres couples planétaires et géomantiques : Le couple Lœtitia-Amissio. image du couple Jupiter­ Mercure subit l'influence de l'association Feu-Air symbo­ lisée par la dualité Sagittaire-Gém{'Rux, et aura de ce fait un sens plus intellectualisé que le couple Acquisitio­ Conjuuctio, image du couple Jupiter-.Mercure, subissant

28

LA

OfOKANCIE

TRADITIONNELlE

l'influence des éléments Eau-Terre, con-espondant à la. combinaison Poissons-Vierge, qui lui donuera un sens plus matériel. Le couple Tristitia-Fortuna major ou minor, image du couple Saturne-Soleil devra à l'influence Air-Feu (1) des signes du Verseau et du Lion, un sem; plus spiritualisé que le couple Carcer-Populus ou Via, image du couple Saturne�Lune subissant l'influence Terre-Eau (2) des si­ gnes du Capricorne et du 'Cancer, qui lui donne un scn� de matérialité et de sensualité. On remarque enfin que l'axe influentiel Saturne--Soleil partage les figures géomantiques en deux groupes totali­ sant chacun 48 points.

Propriétés des figures géomantiques Les diverses propriétés des figures géomantiques pe;l­ vent s'ordonner en trois groupes : - les propriétés fondamentales ; - les significations dérivées d� propriéws fondamen-

tales ;

- les correspondances diverses. Cette classification des propriétés des figures en facili­ tera l'étude et réduira. l'effOl't de 111 émoire nécessaire à leur parfaito assimilation. (1) La combinaison de!'! éléments ,A'r et Fe,,, a touj ourl fi' considérée comme le symbole de l'Esprit : « On entendit

tout d'un coup un grand bruit, comme d'un vent impétueux, qui venait du ciel, et qui remplit toute la maison où ils étaient assis. En même t�mps, ils virent paraître comme des langues de feu qui se partagèrent et s'arrêtèrent sur chacun d 'eux. :. (.Aotes des ,Apôtres, II, 2 �t 3.) (2) La combinaison des éléments Eau et Terre a de même toujours symbolisé le <.'orps matériel : « Le Seigneu" Dieu forma donc l 'homme du limon de la terre (e$u et ' terre) , et il souffla sur SOn visage uu sou file de vie (air) et l'homme fut fait ainsi vivant (feu) . l' (Genèse, II, 1.) •

LES

J'IGURES GÉOKANTIQUES

29

Propriétés fondamentales d'une figure. Elles comprennent dans l'ordre d'importance décroissante : 1) Le sens fondamental, réswné par le nom de lB figure. 2) La nature élémentair e, définie par celui des quatre éléments t raditionnels : Feu, Terre, Air, Eau, dont parti ­ ci pe la figure. 3) Le mode d'aetion de la figure, qui peut être fixe, mobile ou commune, entrante ou sortante. 4) La qualité de la figure qui peut être b onne ou mau­ vaise, favoraW,e ou défavorable. 5) Le symbolisme astrologique de la figure. La oonnaissanee 'parfaite de ces propriétés, qu'il est nécessaire de retenir par cœur, est in disp ensa.ble à la pratique de l'art géomantiquc. Significations d'une figure, dérivées des propriétés Elles sc déduisent directement dl)S fondamentales. -

propriétés fondamentales, ct leur connaissance ne nécesSI­ tera aucun effort de m émoire, dès que l'on connaîtra par­ faitement celles-ci. Elles comportent : G) la représentation de différent es i dées, notions ou entités dérivant par extension analogique du sens fonda­ mental de la figure. b) diverses déterminations liées à la nature élémentairo de la figure. Ainsi, une figt,re de feu est nécessairement méri­ dionale, chaude et sèche, masculine, diurne, stérile ot correspond à l'été. Une figure de terre est toujours occidentale, froide et .he, féminine, nocturne, féconde et correspond à l'au­ tomne. Une figure d'air est toujours orientale, chaude et humide, masculine, diurne, stérile et correspond au pri'1temps.

30

LA

GÉOMANCIE

'l�DITIONNELLE

Une ligure d'eau est toujours septentrionale, froide H humide, féminine, nocturne, féconde et correspond à l'hiver (1). c) Diverses significations liées au symbolisme astrolo­ gique de la figure, et concernant principalement -,- les jours de la semaine, - les métaux et les gemmes, - les rouleurs et les parfums.

Corre spondances diverses. Elles relèvent soit Ile symbolismes astrologiques, soit d'une tradition purement géomantique, et concernent aussi bien le macrocosme, que le microoosme. Elles pourraient donc s'étendre à. l'infini, aux domaines les plus variés, mais la pratique de l'intel"­ prétation géomantique aura surtout recours aux signifi­ cations qui se rapportent au microcosme, celles qui ont trait à l'homme (2). Chaque figure correspond à un type d'homme et défi­ nit la stature et la forme de son corps, son tempérament, ses mœurs et son caractère, son comportement, ses facul-

(1) Sans vouloir nous étendre ici sur la constitution et les origmes profondes des idéogrammes géomantiques, signalons cependant l 'intervention des quatre éléments dans leur struc­ ture même, car elle ouvre de larges horizons sur les possi­ bilités d 'interprétation philosophique du symbolisme g('Oman" tique. Dans toute figure géomantlque, la tête correspond au Feu qui symbolise la 8p1ri.tooZ..té, (l 'Esprit, les principes) ; le cœwr corresJ?ond à l 'A.ir qui symbolise l 'intellectuaUté (l 'intelligence, l 'mtuition) ; le "entre correspond à l 'Eau qui symbolise l 'instWwtW'té (la sensa.tion, l 'instinct) ; les P'eds eorrespondent à la Terre qui symbolise la mat.f­ rialité (le concret, la matière) . (Voir fig. 3, page 7.) (2) L ' c homme :. est pris ici dans son sens générique, e 'est-à-dire qu 'il s 'agit aussi bien cle la femme que de l 'homme.

LES l'IGURES GÉOIlANTIQUES

31

----- ------

tés morales et intellectuelles. Elle révèlera sa pathologie, profession ou son état., sa sItuation sociale (1) .

sa

LES 1 6 FIGURES DE LA G�OMANCIE Nous allons étudier les trois groupes de propriétés cités ci-dessus, pour chacune des seize figures géoman­ tiques, dont voici les noms latins et français. 1 . .-- Acquisitio . . . . . . . . 2 . ....... Amissio . . . . . . . . . . 3. '- latitia . . . . . . . . . . 4. - Tristitia ..... .... 5. - Caput draconis . . .

6. --

7. 8. 9. 10.

Il.

1----0

12. 13. 14. -

15. 16. -

Cauda draconis Albus . . . . . . . . Rubeus . . . . . . . Puella . . . . . . . . Puer . . . . . . . . . Fortuna maior . Fortuna minor . Populus . . . . . . . Via . . . . . . . . . . Coniunctio . . . . Carcer . . . . . . . '

. . . . . . . . .

. . . . . . . . . . .. .

.

.

LE

LA LA LA LA LA LE

.

LE

.

L.�

.

LE LA LA

.

LE

.

.

.

. .

LA LA LA'

GAIN. PERTE. JOIE. TRISTESSE. TÊTE DU DRAGON. QUEUE DU DRAGON. BLANC. ROUGE. FILLE. GARÇON. GRANDE FORTUNE. PETITE FORTUNE. PEuPLE. ROUTE. RtUNION. PRISON.

, (1) Nous passons volontairement sous silence certains as­ pects du symbolisme géomantique concernant, entre autres, les correspondances des figures avec les plantes, les animaux, les odeurs et les saveurs, ainsi q'U 'avec les notes de musi. que, les nombres et lcs lettres de l 'alphabet. En e1fet, l 'in­ cohérence des analopes dont certains auteurs anciens et modernes font mention prouve qu 'au cours de leur trans­ mission à travers les âges ,les correspondances oriK!nelles ont été profondément altérées. Les él6ments mutllés et fragmentaires qui nous en sont parvenus ne sauraient dès J ors constituer une base assez solide pour l 'interprétation correcte du symbolisme géomantique.

32

LA

GÉOMANCIE

L'HOMME

TRADr.rIONNELL&

GÉOMANTI QUE

Certaines traditions arabes particulières attribuent les diyel'Ses figures géomantIques eux diverses par­ ties du C()rps. Nous donnons ici une de ces tradi­ tions symbolisée pal' une figure, dessinée c·n rouge et noir, extraite d 'un très beau manuscrit arabe du XVIII- siècle, attribué au Prophète IDRIS, qui est HÉNOCH. (N ° 2631 de la Bibliothèque Nationale de Peris)

33

LES li'IGURES GÉOHANTIQUES

ACQUISITIO Le Gain *

* * * * •

Propriétés fondamentales r) Sens : Le gain et l'aceroissement des ressources physiques et intellectuelles. Tout ce qui est cause d'expan­ sion. L'apport des énergies matérielles, morales et physio· logiques. 2 ° ) Nat'ure élémentaire

3° ) Mode d'action 40 ) Qualité

:

:

:

Air.

Fixe (1), entrante (2).

Très bonne.

5°) Correspondance astrologique Poissons.

:

Jupiter dans les

Significations dérivées 1 0 ) L'idée d'aecroissement des biens mobiliers ou immc­ biliers, par acquisition ou héritage. L'abondance de toutes choses. Le progrès, l'excellence des resultats des entrepri­ ses, le succès matériel, le sens des affaires et de l'organi­ sation. La convergence des efforts en vue de l'a.boutisse­ ment des projets, ou de la réalisation des ambitions.

l�s

(1) Les figures ftus sont celles dont la c: tête :. comporte deux points et les « l>ieds :. un point, et celles qui ont s de pOInts dans la mOltié supérieure (tête et cœur) que la moitié inférieure (ventre et pieds) . Ce sont ! .doquWitto,

l'ristitia, Caplbt draCQn�, .Albus, Puella, }'ortuna majOT. (2) Les figures entN:n.tes sont celles dont la

c: tête :. com·

porte ùeux points. Ce sont : .Acquisitio, l'ri.�titia, Cap-II.t draooni.s, .dlbus, Ru.beu8, }'ortUllta major, POP-Ul'U8, Conj'Unc­

tta.

34

LA

GÉOIUNClE

TRADITIONNELLE

2°) Figure orientale, chaude et humide, maseuline, diurne, stérile, correspondant au printemps, à l'est, dU tampérament sanguin suivant la classification d'HIPPO­ CRATE (1) . 3°) Jour : jeudi. - - Métal :. étain. - Gemme : amé­ thyste. - Couleur : pourpre. - Parfum santal.

Correspondances diverses Claez l'homm e : stature ampl(', forte corpulence, visage épanoui, regard heureux. Tempérament actif et sanguin . Caractère ,bienveillant et bienfaisant, généreux , réfléchi, ' juste, fidèle et libéral. Hautes qualités morales, sens des questions sociale:;. Esprit conciliateur, jugement sain, possédant la notion des valeurs. Sens : l'odorat. - Organes et fonc t ions : le foie et la vésicule bilia.ire, la circulation artérielle, les fonctions d'assimilation et de croissance. Pathologie : prédisposition aux affections hépa tique;;, aux troubles du système sympathique et ganglionnair�, aux maladies infectieuses. p,.ofessions : les ehcfs, les dignitai res, les dirigeants des grandes entreprises et administrations, les profession-s du barreau, les financiers et les em ployés de banque. DGns le monde : les lieux favorables, les établissements où se traitent les affaires et où se manie de l'argent : bourses des valeurs, bourses de commerce, banques, caisses d'épargne. Les loteries. Les fruits. Le beau t emps durable, favorable aux cultures. L'année comme du,.ée. (1) Les quatl'c tempéraments, sang'uin, bilieux, mélanco­ lique. lymphatique (ou pituitnire) , dont nous faisons men­ tion, Bont ceux de la cTassifiC'ation originale d 'HIPPOCRATE. (cf. : Lazari' B"vtT» Opera 'mcdica omnia. Genèv{', 1737 ) . I ls correspondent respectivement aux quatre éléments trad i­ tionnels : air. feu. terre et eau,

35

LES FIGURES GÉOHANTIQUES

AMISSIO La perte • • • • • • .

Propriétés fondamentales

r) Sens : La perte et la diminution des ressources physiques et intellectuelles, tout ce qui est cause de fuite et d'appauvrissement. L'anéantissement des énergies matérielles, morales et physiologiques, et leur dispersion dans l'ambiance. Le « SOLVE » des Alchimistes. '

2°) Nature élémentaire : Air. 3 0 ) Mode d'action : Mobile (1 ) , sortante (2) . 4°) Q ualité : Très

mauvaise.

5 0 ) Correspondance astrologiq ue : �Ierrnre d a ns le..; Gémeaux.

Significations dérivées 1 0) L'idée de diminution ou perte des biens mobiliers ou iIllilllobiliers, par dilapidation, m a uv aise gestion, 011 détournement d'héritage, Ln pé n u rie de toute" choses, la disett('. Ln fin ou l'nrr�t des el1trepl'isc�. Les notions Je régr('ssion, de fuite, d'évasion ('t de mOl't. (1) Les figures m.obUe8 sont

celles

dont

la

« tête

:t

com porte un lloint et les « p i e ds » deux points. et celles qui ont plus Ùl' points ùans la. moitié inférieure (ventre et pieds) que dans ]a moitié supérieure (tête et cœur) . Ce sont : Âmts­ rio, Lœtitia, Cauda drac01Iis, B1lbeus, Puer, Fort1Ml4 miner. sorta n t es sont celles dont la tête comporte pOJDt. Ce sont : A mi.s8'io, Lœtitia, Oa uda dracon48, P'uella,

(2) Les figure8

un

Piler, Fol't u na minor, Via, Ca rcer.

LA

36

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

2°) Figure orientale, chaude et hwnide, masculine, diurne, stérile, eorrespondant au printemps, à l'est, a u tempérament sanguin ( 1 ) . 3° ) Jour : mercredi. - Métal : mercure. - Gemme : bé-ryl. Couleur : bleu-azur. Parfum : myrte. -

-

Correspondances diverses Chez Z'homme : stature niédiocre, corps maigre et long cou, petits yeux enfoncés, mobiles ct brillants, regard oblique et impudique. Temperament actif et nerveux (1 ) . Caractère ondoyant, vaniteux, inconstant, facilement irritable. Moralité douteuse, menteur et souvent voleur. Esprit rusé, hypocrite, dissolvant, critique et stérili­ sant, manquant d'équilibre. Sens : la perception. O rganes : le système nerveux périphérique. Pathologie : prédisposition aux névroses, à l'asthénie, aux névralgies, aux affedions pulmonaires. Professions : les huissiers et les agents du fisc, les en­ quêteurs et les indicateurs, les policiers, les liquidateur8 judiciaires, les courtiers marrons et les receleurs, les habi­ tués des maisons de jeux, Dans le monde : les lieux stériles et désolés, les salles de jeux et les tripots, les endroits mal fréquentés, où se traitent les affaires louches. Les arbres sans fruits, les oiseaux de malheur. Le mauvais temps, avec vent froid et sec, nuisible aux récoltes. L'heure comme durée. -

(1) Voir note p. 34. Ces q uatre tempéraments d'IIIPPOCRATE c o rresp ond ai ent aux quatre éléments t raditionnels. Le tem· pérament nerveux, inconnu des anciens et dé fin i par Ja caractérologie moderne, relève de l 'influence de la planète Mercure.

LES FIGURES GÉOMANTIQUES

37

LA:TITIA La ioie * * * * * * *

Propriétés fondamentales P ) Sens : L'l joie, l'expansion physique et morale, 6t tout ce qui tend à provoquer l'euphorie, avec un sens d'action lente. 2° ) Nature élémentaire : Air. 3°) Mode d'action : Mobile, sortante. 4 ° ) Q ualité : Très bonnc. 5 ° ) Correspondance astrologique : Jupiter dans le Sa­ gittaire.

Significations dérivées 10) L'i-dée du bien, -des choses bonnes ou agréables, de:i richesses et du succès, avec un sens de spiritualité ou d'intellectualité (donc richesses morales, surtout, et réus­ site intellectuelle). Les pensées gaies ou réconfortantes. Les actions orientées vers lb. bienfaisance, ou la vie so­ eial.�, avec un sens de lenteur ou de nonchalance. 2° ) Figure orientale, chaude et humide, masculine, diurne, stérile, correspondant au printemps, à l'est, au tempérament sanguin. 3°) Jou r : jeudi . - Métal : bronze. - Gemme : sa­ phir. - Cou,leur : violet. - Parfum : cannelle.

Correspondances diverses : stature noble, taii!G Uri peu épl1Îsse, large et front haut, visage réjoui, regard exprimant

Oh(!,� l'homme cou

LA GÉOMANCIE TRADI'I'IONNELLE

38

la sati sfactio n de soi, démarche lente et di gne. Tempéra­ ment lymphatique-sanguin et un peu paresse ux, appré­ ciant la bonne chère. Caractère paisible, amical, bien veill ant , assez présomp­ tueux, aimant ses aises. Ame droite et noble, religieuse. E·:,; p ri t large, mais un peu s uperficiel . Sens : l'odorat. O rga nes et flmction,'f : foi<" poumon::;, ('irculation artéri ell e. Pathologie : prédisposition aux troubles du foie et de la vésicule hiliairf', à la pl�thol'e, à la congestion pul­ monaire.

Profession,<; : les i ntenda nts, les trésoriers, les gestion ­ nair�, lC's magistrats, le bant clergé, les dirigeants '1t: sociétés de bienfaisance, les o rgan i sateurs de festivités, les ouvriers des industries de luxe, les pâtÏ!o\siers, les traiteurs. Dans le monde : le;;; lieux ag réab les et ceux où l'on !'l'amuse ; les endroits �l ev �s, bien exposés et é('lairés, l{'s montagnes boiséC's. Les (�bâteau x construits sur les hau­ te11l's, les pyramides, tours et dochers. Les temples, !e,� valais de justice. Le b ea u temps avec vent l égC'r et sain. L'a n née comme du riJe.

TRISTITIA La Tristesse * * * * * * *

Propriétés fondamentales 10) S en.fJ : Ln tristesse et la dépr�si()n physi que et mo­ rale, causée par les forees extérieures ou l'état psychiqtlt> de l'individu. La dégradation de l'énergie.

LRS Jl'IGURES GÉOMANTIQUES 2° ) 3°) 40 ) 5°)

39

Nature élémentaire : Terre. Mode d'action : Fixe, entrante. Qualité : Très mauvaise. Correspondance astrologique : Saturne dans le Ver­

�au.

Significations dérivées 1 0 ) Les idées de contrainte, de restriction, de sujétion pénible, de spleen. Les pensées sombres, les pressenti­ ments funestes , les scrupules et les remords, le désespoir et la crainte. L'insuccès des projets ou l'échec des entre­ prises (sur le plan moral et intellootuel, surtout). Le re­ trait produit par la concentration. Le travail de l'ana­ lyse. 2° ) Figure occidentale, froide et sèehe, féminine, noc­ turne, féconde, correspondant à l'automne, à l 'ouest, nu tempérament mélancolique. 3 " Jour : samedi. - Métal : plomb. - Gemme : j ai s . - Couleu r : no ir. - Parfum : galbanum.

Correspondances diverses Chez l'homme : haute taille voûror, ('orp� sec ou maigre, visage allongé aux pommettes accentuées, le teint plombé, ] e front soucieux, les yeux tristes. Caractère inquiet et toumnenté, ppu cordial et pell expansif, sans joie, avare et rnncunÎer. Comport(>mpnt a ustère et peu sociahle, enclin au re­ pliement sur soi, ù l'isolement, et prédisposé au refou­ lement. Esprit analytique et pénétrant, perRévérant, porté à la recherche des causes prcmi<-res, apte à la tléeouverle des secrets et aux études occultes. SCll:� : l'ouïe. Organes et fonctions : les tissus et le système médul l a i re. Les fonctions endO<'rin�.

40

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLFl

Pathologie : tendance ,à l'abaissement de tonicité des organes. Prédisposition à la paralysie, à l'arthritisme, aux troubles circulatoires, gastriques et rénaux. Professions : les mathématiciens, métaphysiciens, lin­ guistes, archéologues, théologiens, astrologues et géoman­ ciens, et généralement les savants, hommes d'études et de laboratoire. Les ingénieurs constructeurs et mineurs, les imprimeurs, les maçons, les terrassiers, les plombiers, les agriculteurs. Dans le monde : les lieux obscurs et profonds, les sou­ terrains et les caves, les ruines et les fouilles, les biblio­ thèques et les laboratoires. Les oiseaux nocturnes. Le mauvais temps sombre, froid et sec.

Plusieurs années comme durée.

CAPUT DRACONIS La Tête du Dragon * * * * *

Propriétés fondamentales 1 0 ) Sens : Les forces instinctives bienfaisantes agissant lentement dans un sens constructif et hannonieux, et tendant vers la paix et le calme.

2° ) Nature élémentaire : Air. 3° ) !tl � ode d'action : Fixe, entrante. 4 0 ) Qualité : Bonne. 5° ) Correspondance astrologique : Le nœud ascendant de la tune, dont l'influence s'apparente à celles dé Jupiter et eto Vénus.

LES FIGURES GÉOMANTIQUES

41

Significations dérivées 1 0 ) L'idée du commencement et de l'épanouissement heureux de toutes choses et entreprises. Le sens de vie jaillissante, de spenrne fécondant. Symbole du phallus érigé, de !J'éveil de Kundalini dans la tradition hindoue.

2°) Figure orientale, chaude et humide, masculine, diurne, stérile, correspondant au printemps, à l'est, au tempérament sanguin. 3°) JO'UA" : j eudi. - Métal : laiton. - Gemmes : tur­ quoise (ou callaïte), cornaline. - Couleur : jaune. Parfum : girofle.

Correspondances diverses Chez l'homme : taille proportionnee, allure souple, vi­

sage all0D:gé, beaux yeux perçants.

Caractère grave, équitable et compatissant. Mœurs hon­ nêtes et chastes.

Personnalité rayonnante et bienfaisante, ayant le sens de la grandeur et capable d'occuper de hauts emplois. Esprit souple et éloquent, assimilant facilement, aya nt des con eeptions élevées, des vues l arges, une imagination créatrice. Sens : l'odorat. Organe : le cervelet. Pathologie : prédisposition aux maladies de la m oëlle

épinière.

P"ofessions " : les aviateurs, les explorateurs, les archi­

tectes, les entrepreneurs de travaux publies et les char­ pentiers, les pionniers, les gui des de haute montagne et les alpinistes, les jardiniers "et les vignerons.

Dans le monde : tout 00 qui s'élève au-dessus de la terre et prend racine ou vie en elle : les maisons, les tours, cheminées et pylones, les escaliers. Les vignes et les arbres fruitiers. Le temps salubre et l'atmosphère bienfaisante. Vannée comme dtM'le.

42

LA GÉOMANCIE TRADITIONNELLE

CAUDA DRACONIS La Queue du Dragon * * * * *

Propriétés fondamentares

i 0 ) Sens ,' Les forces instinetives pernIcIeuses dont l'action cst ,destructive ou -dissolvante, et teudant à la désagr.égation de la matière. 2° ) Nature élémentaire ,' Terre.

30) Jt[ode d'action ,' Mobile, sortante. 4° ) Qualité ,' Très mauvaise. La pratique de l'inter­ prétation géomantique révèle que c'est, peut-être, la plu.c:; maléfique des figures géomantiques. 5° ) Correspondance astrologique ,' Le nœud descendant de la Lune, dont l'influenee s'apparente à celles de Sa­ turne et Mars.

Significations dérivées 1 0 ) Tout ee qui s'enfonce dans la matière ou retourne la terre, avec un sens de lYRe, de corruption , de liqué­ faetion. Les ruptures d'équilibre, 1('5 actions disso!vantt's génératrices de discordes et de l'lcissions. I-'<'1 mauvai;;e renommée, les trahisons, les brigandages, 1('8 procès ct ln colère. à

2°) Figute occidentale, froide ct !'lèche, féminine, no('­ turne, féconde, correspondant à l'automne, à l'ou<,st, a n tempérament mélancolique.

3ft) Jo u r ,' samedi. - lIJétal " fonte. - Gemmes " h�­ matite, obsidienne. - Couleur ,' brun. - Parfum ,' aloès ( << bois d'aigle » ) .

LES FIGURES G ÉftllANTIQUF,S

43

Correspond ances d iverses Chez l'homme : taille <,ourte, corps mal conformé, VI­ sage allongé, teint roux. Ame pernicieuse et mœurs mauvaises, nature vicieuse et eruelle, portée à la traîtrise et aux actions sournoises. Esprit rusé et diabolique, sens de l'envoûtement, de:; sortilèges et de la magie nécromantielle. Sens : l'ouie. Organe : le gra nd sympathique. Pathologie : l es inversions sexuelles. Troubles morbides du psyc.hisme. Les toxicomanies. Professions : les agents secrets et les espions, les int ..�r­ médiaires de mauvais aloi, les politi(·if'ns tarés, les so r­ ('iers malfaisants, et, .<.;ur le p l a n moral, les entremetteurs d('� deux sexes et tous ceux qui vivent de la dépravation. Daus le monde : tout te qui s'f'nfonce dam; le sol, Jes puits de mines, les fosses profondes, les souterrains, les descentes d'escaliers, les endroits dangereux, sombres et. mnlsnins. Le fumier et les choses pourrissantes. Le temps m alsa in et l'atmosphère perni<,i<'llse. I..'nnnée eornrne durée.

ALBUS Le Blanc * * * * • * •

Propriétés fondament�es r ) Se n s : La blancheur et la pnr('té physique et morale, la spiritualité. Le pouvoir purifi('atcur de l'ea n, son action apaisante et regulatrice. 2° ) Natu re élémentaire : Eau. 3° ) Mode d'action : Fixe, entrante. 4°) Q ualité : Bonne.

44

GÉOMANCIE

LA

5 ° ) Correspondan-ce

TRADITIONNELLE

astrologique :

Vénus

dans

la

Balance.

Significations dérivées

r)

Tous les objets ou entités dont la blancheur est la qualité dominante ou la propriété caractéristique. Toutes les notions qui se rattachent à l'idée de pureté. Les actions calmes et apaisantes tendant à l'esthétique ou à l'élévation spirituelle. La mystique et la religion.

2°) Figure septentrionale, froide et humide, féminine, nocturne, féconde, correspondant à l'hiver, au nord, nu tempérament lymphatique (ou pituitaire) . 3 ° ) Jour : vendredi. - Métal : cuivre. - Gemme : - Couleur : blanc. - Parfunn : rose.

corail.

Correspondances diverses Chez l'homme : stature moyenne et hannonieuse, corps aux formes arrondies, visage ovale au teint clair ou ros�, grands yeux en amande, �heveux blonds pâles (la fille aux cheveux de lin ) . Caractère honnête et chaste, modeste et pudique, aimant la concorde et la paix. Sens très développé de l'esthétique avec une tonalit� de spiritualité. E sprit profondément religieux, aimant l'étude et les beaux-arts. /) ens : le tact. surrénales.

Organes : le système veineux, les gland'.�s

Pathologie " prédisposition aux troubles et lésions tJu rein et de l'appareil génito-urinaire, aux troubles du métabolisme. les artistes, peintres, poètes et musicie!l� dont les œuvres sont inspirées par la spiritualité, :) u conSacrées à l'art religieux, les organistes, les mystiques, les religieux (clergé régulÎ.er) et religieuses, les prophètes

Profe�iorts

"

et lee yisionnaires, les saces.

LES FIGURES GBOMANTIQUES

45

Dans le monde : les lieux favorables au repos et à la méditation, les « ashramas », les vallées humides et fer­ tiles. Les champs de neige et les glaciers. Les arbres en fleur. Les vêtements .blancs, le linge, le papier et les livres, l'argent et, par extension, la monnaie et les salaires. Le temps sain avec de beaux nuages blancs, ou le beau temps d'hiver avec du soleil sur la neige. Le mois comme durée.

RUBEUS Le Rouge * * * * * * *

Propriétés fondamentales 1 ° Sens : Tout ce qui est rouge au propre et au figuré. Le feu et les énergies qui en dérivent. Les mani­ festations, sur le plan idéologique, des attributs mascu­ lins. 2° ) Nature élémentaire : Feu. 3°) Mode d'action : Mobile, entrante. 4°) Qualité : !Mauvaise. 5°) Correspondance ast-,ologique : Mars dans le Bélier.

Significations dérivées 1 ° 'l'outes choses ou notions qui procèdent du symbo­ lisme de la couleur rouge : le feu et les incendies, 1(':,; états passionnels, l'esprit d'entreprise, le dynnmi!IDle, le oount'ge et la violence; le sang, le m{'nrtre, la guerre et la révolution, l'esprit de ' conquête et d'invention, les idées nouvelles ou révolutionnaires.

46

L.\

1

GEOMANCIE TRADITIONNELLE

2° ) Figure méri dionale, chaude ('t sèche, masculine, diurne, stérile, ('orrespondant à l 'oété , au sud, au tempéra­ ment bilieux.

3 ° ) Jour : m a rd i . cou.leur : l'ouge.

-

-

lIlétal : acier. - (Jen/.me : rubis. Parfum : œil le t .

Correspondances diverses Chez l'homme :

stature moyennc, corps vigoureux, musclé ct trapu, visage aux traits marqués, aux temp('s larges, aux sourcils épais et rudes, au teint coloré, regard fixe, énergique et dur, voix forte et rude, cheveux noÏt"s. Tempérament impulsif, de complexion bilieuse et san­ guine. Caractère impétueux et en�eprenant, courageux et viù­ l ent, prompt à la colère, aux querel les, aux coups. Mœurs brutales ou cruelles.

Intelligen<,c prompte et constructive, habile et rusée. E s p rit C!rit.ique et agrcs,"i if. Imaginat.ion ('rén trice parti­ culièrement orientée vers la recherche sdelltifiquc. Sens : le goi'tt . t ion du sang.

O rgan es et fOllctiolls :

la tête, l 'oxygéna­

Pathologie : le." maladies à caractère inflammatoire ou à évolution rap i de , l'hypertension. Prédisposition au� ac.ciùellts et i nterventions chirurgicales.

Professions : l� i ngén ieurs méta.llurgistes et mécani­ ciens, les fondeurs' et céramistes, les grands· capitaines, les ('hiru�ens, . les bouchers, les forgerons.

le

Dans monde : les lieux arides, rocailleux et brûlant,,;, les volcans. La brolLc;;se et les savanes. Les industries du feu, la métallurgie, les hauts-fourneaux, les forges, le� briquetteries, les arsenaux. Les abattoirs et les boucherie.,. Le temps ou sunoun.

orageux avec vent chaud et violent, siroel�o

Le mois comme

durée.

LES FIGURES GÉOllANTIQUES

47

PUELLA La Fille • • * • •

Propriétés fondamentales 1°) Sens : La femme et l'élément féminin dans toutes ses manifestations, avec une note de sensualité. Lt-'s actions gaies ou charitables ayant un but de concorde, d'harmonie et d 'esthétique. 2 ° ) Natt4Te élémentaire : Eau. 3° ) Mode d'action : Fixe, sortante. 40 ) Qualité : Bonne. 5°) Correspondance astrologique : Vénus dans le Tau­ reau.

Significations dérivées r ) Les choses belles et hannonieuses, mais avec un sens de volupté. Les plaisirs et joies de la vie , la gour­ mandise, les débordements sensu<-ls, la luxure. L'éternp.I féminin. Les parures" les bij oux, les pa rfums, les fards. 2°) Figure septentrionale, froide et humide, féminine, nocturne, féconde, correspondant à l'hiver, au nord, B U tempérament lymphatique (ou pituitaire). 3°) JO I'" : vendredi. - Métal : cuivr<>. - Gemme : émeraude. - Cou.leur : vert. - Parfum : lava nde .

Correspondances divetses Chez l'homme : stature moyenne, corps harmonieuRe­ ment proportionné, aux formes arrondies et sensuelles� beau visage ovale au teint clair, beaux yeux rieurs �t

48

LA

GÉOMANCIE TRADITIONNELLE

voluptueux, cheveux blonds dores. Tempérament passif, de complexion sanguine et lymphatique. C.aractère affectueux et tendre, paisible et courtois, impudique, sensuel et voluptueux, porté à la recherche du plaisir, attaché aux biens de ce monde, inconstant. Intelligence intuitive, sensibilité artistique très vive. Sens des attitudes harmonieuses, de la sociabilité et de la séduction. Se'ns : le tact. Organes et fon,ctiolts : la gorge et le larynx, les ginndes sexuelles à sécrétion interne. Les fonc­ tions sexuelles féminines. Pathologie : troubles de la croissance et de l'assimila­ tion. Professions : les artistes, peintres, musiciens et poètes, qui se consacrent aux arts profanes, ou dont les œuvr.;� sont imprégnées de sensualité (1). Les commerçants �n œuvres d'art, les bijoutiers, les parfumeurs, les tailleurs et couturiers, les fabricants de lingeries, dentelles et d'objets de parure ou de toilette, les fleuristes et les décorateurs, les courtisanes, les entremetteuses. Dans le monde : les lieux agréables, ou consacrés aux plaisirs, parcs et jardins, théâtres, salles d'expositions, bals, et aussi les lieux de débauche, maisons closes, etc.

Les événements survenant par chance. Le temps beau et doux, l'atmosphère calme et légère­ ment humide (le climat' de la Touraine par exemple). Le

mois comme durée.

(1) Par exemple, la peint ure de la Renaissance, par oppo­ Moyen-Age, plus spi rituelle , qui correspon­

sition à. celle du drait à .Albus.

Plus géné ral ement , que

.Aphrodtte, alors

Puella relève du symboli�llle de Vénus­ .Albus relève de celui de Vénus-Uranie.

LES FIGURES GÉOHANTIQUES

49

PUER Le Garçon * * * * *

Propriétés fondamentales r) Sens : Le mâle, la virilité et, en général, toutes les manifestations, sur le plan concret et matériel, du cara e· tère et des attributs masculins. 2.° ) 3°) 4°) 5°)

Nature élémentaire : Feu. Mode d'action : Mobile, sortante. Qualité : Mauvaise. Correspondance astrologi!1ue : Mars dans le S cor­

pIOn.

Significations dérivées 1 0 ) Les actions mâles et énergiques, les actes sou­ dains ou impulsifs, les exploits guerriers, les records sportifs, les jeux violents. Les manifestations de la sen.­ sualité masculine, la licence, les adultères, le plaisir reti ré des femmes. 2 ° ) Figu re méridionale, chaude et sèche, masculinE', diurne, stérile, correspondant à l'été, au sud, au tem­

pérament

bilieux.

3 ° ) Jour : mardi. - Métal : fer. - Gemme : grenat. Couleur : j aune ardent. - Parfum : musc.

Correspondances diverses Chez l'homme : stature assez haute, corps vigoureux ct musclé, harnwnieux, visage énergique mais agréable , teint bronzé, front large, beaux yeux séducteurs au regard

50

LA

GÉOKANCIE TRADITIONNELLE

hardi et conquérant, cheveux bruns et drus. Le type du sportif ou du guerrier qui plaît aux femmes Ou les sé­ duit. Tempérament actif et voluptueux, impulsif. Caractère emporté, enthousiaste, courageux et batail­ leur, indiscipliné, libertin et joueur. Esprit subtil, ingénieux, ayant le sens ùe la mécanique . ou de l'art de la guerre. Sens : le goût. Les organes génitaux externes. Pathologie : prédisposition aux fièvres, aux malaùics vénériennes, aux affections de l'appareil génito urinai re. Troubles conge::;tifs, apoplexie. Professions : les mécaniciens et constructeurs de ma­ chines, les armuriers, les dentistes, les sportifs profes­ sionnels, les guerriers, les aventuriers, les pirates et bri­ gands. Dans le monde : les champs ùe bataille, les places d'armes et les salles d'armes, les stades et les ci rqu� . Les constructions deJ-;tinécs à l'armée ou à l'industrie : casernes, usines, gares. Les cabarets. Le temps sec et chaud avec de brusques variations de pression. -

FORTUNA MAJOR La Grande Fortune * * * .* * *

Propriétés fondamentales. r )Sens : L'éclat de la fortune ou du rang, avec an de légitimité ou de stabilité. Les actions émanant de l'autorité légitime ayant pour but l'harmonie et la splen­ deur. 2°) Nature élémentaire : Feu. sens

51

L};S FIGU�S GÉOMANTIQUES

3°) Mode d'act"ion : Fixe, entrante. 4") Qualité : Très bonne. La. meilleure de toute!) ll"S

figures.

5")

Correspondallce

astrologique :

Le

Soleil rapide

dans le Lion.

Significations dérivées l U ) Tout ce qui s'attache à l'idée de haute fortune, les honncurs, les dlOSCS n obles et élevées, le bonheur, la s a tisfact ion des d és irs . Cc qui est l'oyal, prééminent et durable; toutes lcs représentations symbol iqu es de l'l)r ou du soleil. Le gouvcl'llement légitime, le pouvoir re­. gulier.

2°) Figure méridionale, chaude et sèche, masculi ne, diurne, sté.rile, correspondant il. l'été, au sud, au tem­ pérament bilieux.

3 " ) J O ll r : dimanche, - Métal : or fin. d i aman t , n mhre, - Cu u le u r : jaunc d'or, oEban (t'liccns) .

-

Gemmes :

Parfum :

.Correspondances diverses Chez l'homme : be l le stature, allure noble, corps bien

proportionné, visnge 3ITondi, calme et grave, lumineux ; front assez proéminent, sourcils nette�ent dessiné� , grands yeux pailletés d'or, regaI�d dominateur et fascina­ teur, cheveux fins et blonds roux. Cumctère noble et loyal, magnanime et ineorruptihlc, maîtrisant ses pa ssi on s . Ame fière et généreuse, ambi­ tieuse et rayonnante.

Comportement m a jest ueux, inspirant lc rcspcd, mais aussi une a.bsolue confiance. Intelligence large, connaissances étendues, sens de la haute pol it ique, de la conduite des grandes affaires et des hommes.

Sens :

la vue.

Organe : l'œil droit.

62

LA

GÉOKANCIE

TRADITIONNELLE

Pathologie : prédisposition aux troubles du cœur et ae la circulation. Professions : les rois, les chefs d'états, les princes de l 'Eglise, les amhassadeurs, les hauts dignitaires, les pré­ sidents des grandes sociétés, les grands administratew·s et industriels, les banquiers, les orfèvres. Dans le monde : les lieux bénéfiques, les capitales et les sièges des gouvernements, les palais, les monuments, les trésors. Le très .beau temps, chaud et sec, favorable aux moissons. L'année comme durée.

FORTUNA MINOR La Petite Fortune * * * * * *

Propriétés fondamentales.

r ) Sens : La fortune acquise, soudainement, ou pat' exploit, avec un sens d'instabilité ou d'illégitimité. Ù'..,s actions tendant à l'élévation temporelle, à la gloire mili­ taire, sans harmonie, ou sans durée. 2° ) Nature élémentaire : Feu. gO) Mode d'action : Mobile, sortante. 4° ) Qualité : Défavorable. Sur le plan matériel cette figure est assez bénéfique, mais elle est maléfique sur ]e plan moral et spirituel ; c'est pourquoi dans la elassifica­ tion des figures en deux groupes, les bonnes et les mau­ vaises, la tradition la place parmi ces ,dernières. 5 ° ) Correspondance astrologique : le Soleil lent dans

le

Lion.

LES FIGURES GÉOMANTIQUES

53

Significations dérivées.

P) Idées et notions analogues à celles évoquées par Fortuna major, mais avec un sens de moindre élévation et de plus grande instabilité. La. gloire militaire. Tout ce qui vit dans l'entourage royal ou occupe les avenues du pouvoir.

2°) Figure méridionale, chaude et sèche, masculine, diurne, stérile, correspondant à l'été, au sud, au tempéra­ ment bilieux.

3°) Jour : dimanche. - Métal : or allié. Gemmes : topaze, chrysolithe. Couleur : ja�ne orangé. - Par­ fum : benjoin. -

-

Correspondances diverses. Chez l'homme : � f·ature moyenne, allure ferme €'t altière, visage arrondi, front proéminent, sourcils arqués, nez en bec d'aigle, yeux enfoncés et scintillants, regard assuré, hautain et fascinant, voix hrève et impérieuse. Ame au.dacieuse et fière, noble et téméraire. Caractère impétueux et irascible, aimant le faste, prodigue pour ses plaisirs, prompt à l'action, aventureux et présomptueux, malheureux dans ses affections. IComportement autoritaire, inspirant la crainte. Intelligence laz:ge, sens Ju commandement.

Sens : la vue. Organe : l'œil droit. Pathologie : affections cardiaques et troublp�c; de la cir­

culation.

Professions : les conquérants, les dictateurs et les

usur­ pateurs, les grands chefs militaires, les créateurs d'entre­ prises nouvelles, les j oailliers. les lieux élevés d'un accès difficile ou dangereux, les châteaux, les grands appartemenl�, les j oyaux

Dans le monde : .

Le beau

L'année

temps chaud et comme durée.

BeC,

mais instable.

54

LA GÉOMANCIE TRADITIONNELLE

POPULUS Le Peuple * * * *

* * * *

Propriétés fondamentales. 1 ° ) Sens : Le peuplC' C't ln multitudf' dC's �l éments dout les mouvements in dh'i duel;;; s'PquilihrC'llt. Les fo rces pa­ .rallèles mais non concourantes. 2° ) Nature élémentaire : Eau. 3°) Mode d'action : Commune (1 ) , <,ntrante. 4°) Qualité : Médiocre, mais gén (. rn lemen t favorahle. 5 ° ) Correspondance ash'ologiq lte : Le,. Lu n e croissante dans le Canrer.

Significations dérivées. 1 ° ) L'idée de la m ul t i pl i c ité des efforts non coordonné!'l� ln notion de m u lti tude : ln foule, les agrégats C't les am a s snns rohésion. L'incohérence et le désordrf', les opi­ tlions (' hangca ntes ou irraisonnées de la foule. 2° ) Figure

septentrionale,

froide et humide, f�m i n i n e,

nocturne, féconde, correspondant à l'hiver, au nord, au tempérament lymphatique ou pituitai rf'.

3° JO!tr : lundi. - Métal : argent fin. - Gnn m e perle. - COll·leur : hlnnc ar�nt�. - Parf1lm : i ri s.

.

(1) Le8 figures com'lnvnes sont eellC'!'I qui, ayant le même nombre de points dans- la moitié supérieure et dans la moitié inférieure, sont, de 1)1 1 1 8 . symétrique!'!, r, 'est·à. d i rc nont )('s têteR C't les pieds sont i<1('ntiques, C't ](' cœur C't If' yentre i dentiq ues. Ce sont : PopulI/S. Via, Conjll'nctio et Carrer.

LES FIGURES GÉOMANTIQUES

55

Correspondances d iverses. Chez l'homme : stature assez haute, formes arrondiès, visage rond et juvénile, front saillant, sourcils peu four­ nis, yeux humides, saillants ct arrond is, regard vague, doux et rêveur, cheveux châtains clairs, fins et �oyeux. Tempérament négntif, flé.ccpti f et mélancolique. Caractère honnête et soumis, impressionnable et indé­ cis, fantasque et i ndiscret. Intuition aiguë, sens des foules et des ambiances. Sens : la vue. O rganes : l'œil gauche, l'estomac, les

humeurs.

Pathologie : prédisposition aux refroidissements, aux troubles de la sensibilité ct du psychisme, aux troublf's de la nutrition. Professions : les navigateurs, l es pêcheur�, les débi­ tants d e boissons, les sages femmes, les agitateurs poli­ tiques, les démagogues. Dans le monde : les étendues immenses : la mer, lM grands lacs, les déserts, les plaines, les forêts. Les lieux où se rassemblent les foules et ces foules elles-mêmes : assemblées, réunion�, délégations, marchés. Le tempS' pluvieux, les i nondatio ns. Le mois comme durée. -

VIA La Route * * * *

Propriétés .fondamentales. 1°) Sens : La route et tout cc qui s'étire en longueur. Les choses élémentaires ou inorgani sées en cours de transformation. Les actions laborieuses et instables, in· décises et retardées.

LA

56

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

2° ) Nature élémentaire : Eau. gO) Mode d'action : Commune, sortante. 4° ) Qualité : Médiocre, mais généralement défavorablC'. 5 ° ) Correspondances astrologiques : La Lune décrois-

sante dans le Cancer.

Significations dérivées

1°) Tout (!e qui se rapporte aux voies de communiC'!\­ tion, aux voyages et aux voyageurs, et représente les changements ou mutations. Les entreprises longue5 ct difficiles, la pauvreté. 2° ) Figure septentrionale, froide et humide, f�inine� nocturne, féconde, correspondant à l'hiver, au nord, au tempérament lymphatique ou pituitair(>.

gO) Jour : lundi. Métal : argent allié. · - Gemme : pierre de Lune. CO!lleur : blanc jaunûtre. Pat'funn : -

-

-

e..amphre.

Correspondances diverses. Chez l'homme : stature moyenne, formes arrondies, yi­

sage rond et glabre, sourcils mal dessinés, nez court, lèvres épaisses faisant souvent la moue, gros yeux rondi;

et saillants, paupières lourdes, regard endormi, oblique et maléfique quand il s'anime, (',heveux blondasses et pen fournis. Tempérament passif et négatif, indolent et lym­ phatique.

Nature fantasque, lâche et paresseuse, sensuelle et in­ discrète, hnpressionnable et sans scrupule. Goûts. simples et vulgaires. Esprit léger, causeur, capricieux et superstitieux. Fa­ cul� mentales restreintes, mais intuition aiguë, imagina­ tiOli débordante et beaucoup de mémoire. Sens : la vue. Organes : l'œil gauche. L'estomac et ]� bumeu:rs.

LES FIGURES G�OMANTIQUF.S

57

Pathologie : prédisposition aux troubles de l'apparei.l gastro-intestinal. Anémie par lymphatisme. Professions : toutes les professions qui touchent au.!: voies àe communication et aux moyens de transport : commis-voyageurs, représentants, postiers, commission­ naires, cheminots, rouliers, mariniers, hôteliers. Dans le monde : Jas lieux de passage et les moyens de transport ou de manutention. Routes, voies ferrées, cours d'cau, canaux, gares, moulins, auberges. Les tran­ chées, les cordages E't fils.

temps variable, humide ou pluvieux, vent assez fort. J� m ois comme durée. Le

CONJUNCTIO La Réunion * * * * * *

Propriétés fondamentales.

r) Sens. : L'union des forces physiques, morales ou intellectuelles. Les acti'.'n:o; (·.')nvergentes et harmonisante'3. Le « COAGULA » des alchimistes. 2°) 3°) 4° ) 5°)

Nature élémentaire : Terre. Mode d'action : Cormnune, entrante. Qualité : Assez bonne. Correspondance alltrologique : MeTcure dans Ja

Vierge.

Significations dérivées 1 ° ) Toutes les idées et actions fédératrices, la n'fion de rassemblement avec un sens d'efforts convergents. Le mariage et cc qni s'y rnpporte, les associations et les com­ munautés. L'amitié, la concorde, les contrats, les lettres.

LA

58

GÉOMANCIE TRADITIONNELLE

2° ) Figure occidentale, froide ct sèche, féminine. noc­ tume. féconde, correspondant. à l'automne. à l'ouest, RU tempérament mélancolique.

3° ) Jom' : mercredi. :JIétal : mercure. CouJeu,r : irisée ou opalescente. -

opale.

--

-

-

ambre gris.

Gemme : Parfum :

Significations dérivées. Chee l'homme : stature élevée, corps svelte et bien fait, aux attaches f!nes, souple et agile, visage long et ovall!, front élevé, physionomie mobile, agréable et très expres­ sive, beaux yeux enfoncés, mobiles et scintillants, regard inquisiteur et pénétrant, cheveux chatains, fins et souples. Tempérament aetif, inquiet et nerveux. Caractère plein de bonne volonté, aimable et poli, un peu hâbleur et inconstant, ayant beaucoup d'amis. Esprit subtil et raisonneur, ingénieux, <liplomate mais superficiel, très éloquent. Intelligence plus à l'aise dans le concret que dans l'abstrait.

Sens

:

la perception.

nale.

-

Organe

:

l'innervation intesti­

prédisposition aux névroses et aux trou­ bles ou lésions de l'appareil gastro-intestinal. Professions : les professeurs et conférenciel"R, les médc!­ eins, les avocats, les interprètes, les gens de lettres, leg éditeurs, les libraires, les vendeurs, courtiers et interm\�­ diaires de toutes sortes. Dans le monde : les lieux de réunion dans un but déterminé salles de conseils d'administration 011 d'assemblées générales, salles des ventes, grands maga­ sins, universités et collèges. Les rapports de gestion, la reddition des comptes. Les choses complexes, embrouil­ lées, multicolores. Le temps légèrement <,ouvert et variable. L'heure comme durée.

Pathologie

:

LES FIGUR}�S GÉOHANTIQUES

59

CARCER La Prison * * * * * *

Propriétés fondamentales r ) Sen.s : La prison au sens propre conime nu figuré. Les forces de condensation, et les forces de coercition s'exerçant de l'extérieur. La tension interne des corps �t de l'esprit. 2°) Natuf'e élémentaire : Terre. 3°) Mode d'action : Commune, sortante. 4°) Qualité : Très mauvaise. 5°) Corre.çpomlcwce (IstrnlogifJlle : Saturne dans Ip. Capricorne.

Significations dérivées. JO) Toutes les forces astringentes et d'immobilisation. Tout ce qui tend à limiter la liberté ou l'action. Les ac­ tions égoïstes, ou néeessitant la contrainte de soi-mêm{'. Les épreuve..� peines et préjudices subis, l'isolement forcé ou volontaire. La concentration de pensée. 2° ) Figure occidentale, froide et sèche, fémininp, no�­ tUl'lle, fécon<1e, correspondant à l'automne, à l'ouest, au tempérament mélancolique. 3") Jour : samedi. Méta.l : plomb. Gem me jaspe noir. Couleur : noir. Pa rfum : mynhc. -

-

-

-

Correspondances diverses. Chez l'homme : stature moyenne, corps osseux et mai­ gre, un peu voûté, tête assez grande, de fonne triangu­ laire, au front pl'oémi n('nt et plis�é, long nez, joueos ereu-

60

LA GÉOMANCIE TRADITIONNELLE

ses et pommettes saillantes, crâne chauve, petits yeux noirâtres dardant un regard perçant et en dessous.

Caractère dur et sévère, taciturne et grondeur, craintif et opiniâtre. Ame inquiète et mélanoolique, avare. envien­ se et impitoyable, incrédule et superstitieuse. Intelligence pénétrante ct analytique, esprit réfléchi, doué 'pour les sciences, la philosophie et les études occultes.

Sens : l'ouïe. - Organe� : la peau, la rate, le système

osseux.

Pathologie : le ralentissement fonctionnel et les trou­ bles locomoteurs. Prédisposition aux refroidissements, chutes et fractures, aux rhumatismes, à la constipation. Profession9 : les hommes de bibliothèque et de labora­ toire, les chartistes, les chimistes, les phannaciens, les ingénieurs des mines, les géologues. Les gardiens, les geôliers, les fossoyeurs, les croque-morts. Dans le monde : les lieux clos, de toute nature : pri­

sons, forteresses, hôpitaux, tribunaux, monastères, cime­ tières. Les endroits obscurs, les cavernes, les souterrain3, les chaînes, les entraves matérielles et morales. Le

temps sombre très froid, le gel et la neige. · dtu·ée.

Plusieurs années comme

61

LES FIGURES GÉOIIANTIQUES AIR

-b E • •

"

Fig. 11.

"

..

"

Q

.,.

EAU

FEU

V

6

. .. 9

II »

.,

.-

..

)Jr

"

1&

TERRF.

<:)

IV IL&

JI.

M

TABLEAU RÉCAPITULATIF DES PROPRr:tTts DES 16 FIGURES GtOMANTIQUES

(* ) La croix gamnnée, que fait ressortir la disposition particulière des 1i�ures géomantiques sur ce tableau, a un sens de rotation smistrogyre (elle tourne à gauche, dans le sens inverse à celui des aiguilles d 'une montre) ; c 'est la sauwast'ka. Elle seule permet un semblable arrangement symétrique des figures. L a swastika (croix gammée dextro­ gyre, c 'est-à-dire tournant à droite) ne le permet pas. Une semblable constatation concernant la « stérilité :. de la awJJ.St'ka dextrogyre se trouve exprimée dans le monu­ mental « Rapport :. du Maître d 'Œuvre PETRUS Talemaria­ nus intitulé « L '.A.rohi-teO'twure Naturelle :. (Les Editions V é­ ga, Paris) . Elle démontre bien à quel point les « expres­ sions :. même dégénérées des antiques sciences tradition­ nelles peuvent contenir d 'enseignements secrets et de sens métaphysiques profonds.

LES FIGURES Gf:OMAN'.rIQUES

63

* * *

I NTERPRETATION DU SYMBOLISME DES FIGU RES L'exposé pr(océdcnt des propriétés ct correspondance� des figures a mis en lumière le caractère d'universalité du symbolisme géomantiquo sur lequel nous avons déjà insisté. On ne saurai� donc, dans le cadre d'un petit traité, noter la totalité des correspondances de chaque figure, et il conviendra d'étendre par analogie les significations indiquées, pour trouver celle qui conviendra. cxactement à la nature de la question posée. Voici un exemple du mode de l'aisonnement à suivre en ce cas : Albus a comme sens fondamental la blancheur qui doit être entendue au sens propre comme au sens figuré, par con­ !>t!qucnt cette figure représentera les entités Jes plus diverscs dont la blancheur pourra être considérée dans la question posée, COmme la caractéristique essentie le : la neige, le l'apicl' (et les livres par extension) , le linge, les vêtements de la première communiante ou de la jeune mariée, et par extension 1" première communiante elle-même, ou la jeune mariée, dont les parures sont l 'emblème de la puretQ morale ou spirituelle, etc

!

•••

On ne saurait non plus retenir les significations que nous a.vons indiquées pour chaque figure, qui ne sont d'ailleurs que des indications, des supports d'analogies qu'il faudra développer le plus possible. En revanche, il faut connaître parfaitement les propriétés fondamentales de chacune d'elles, et les savoir par cœur. Nous les avons résumées dans le tableau ci-contre (fig. Il), qui méritera d'être étudié très attentivement, car il e'iferme l'essentiel de la doctrine géomantique, �t comporte de profonds et multiples enseignements sur la symbolisme ct la philosophie géomantiqucs.

64

LA

GÉOHANCIE

TRADITIONNELLE

En premier lieu, il fait ressortir les affinités et opposi­ tions existant entre les diverses figures qui permettent d'envisager les divers groupements de figures suivantes : r ) A chacun des quatre éléments : Feu, Terre, Air, Eau correspondent quatre figures : Au Feu : Rubeus, Puer, Fortuna major, F01·tU/W minore A la Terre : Tristitia, Gauda draconis, Gonjuncti(" Garcer. A l'Air : Acquisitio, Amissio, Lœtitia, Gaput draconis. A l'Eau : Albus, Puella, Populus, Via. Nous verrons que l'affinité existant entre les quatro figures ayant une même nature élémentaire joue un rôle important dans l'interprétation du thème.

2° Sur les seize figures, on compte : Six figures fixes : Acquisitio, Tristüia, Gaput draconis, A lbus, Puella, Fortuna major. Six figures mobiles : Amissio, Lœtitia, Gauda draco­ nis, Rubeus, Puer, Fortuna minore Quatre figures c ommunes : Populus, Via, Gonjunctio, Garcer. Dans l'interprétation, les figures fixes correspondent à une grande stabilité et solidité des choses ou entités représentées, tandis que les figures mobiles impliquent une notion d'instabilité et de manque de fermeté. Les fi­ gures communes subissent fortement l'influence des figu­ res qui les entourent, mais Garcer agit plutôt comme figure fixe (avec un sens maléfique) , tandis que Populus, Via et Gonjunctio restent assez mobiles. Ainsi A�tio.; apparaissant en maison II, révèlera une situation de fortune 1IDllo rtante et stable, à l 'abri des vicis­ situdes, tandis que Lœt'ltti.a, dans la même mai son, implique­ rait une fortune plus instablo ct susceptible ùe- fluctuations, quoique d 'importance analogue, car la figure est également bonne, avec la même correspondance jupitérienne.

LES FIG LRES GÉmUXTIQUES Nous avons vu plus haut (notes pages 33, 35 et 54) , la définition des figures fixes, mobiles ct communes, donn�e par l 'auteur a nonymC' de 1 ' 0 pus Gl'o man tirP.

3 0 ) Il Y a. : Huit figures entrantes : Acquisitio, Tristitia, Caput dracouis, Alb us, Rubeus, Fortuna majo r, Populus, COfl­ junctio ; Huit figures sortantes : Amiasio, Lœtitia, Cll1ula drfl­ ranis, Puel!a, Puer, Fo rtuna mino,., Via, Carce,..

Les figures entrantes sont bénéfiques sauf Tristitia, qui E'st mauvaise. Les figures sortantes sont maléfiques, sauf J.œtitia qui est honnE'. 4 ° ) Il Y a huit figures bonnes ou favorables et huit. figures mauvaises ou défavorables, avec différents degré� oans la qualité pour chaque groupe. Bien que la qualité d'une figure �oit une notion assez relative, ainsi que nOl1� le verrolls plus loin, on peut considérer comme valablC', dan� la majorité des cas, le classement suivant : dans l'ordre de qualité décroissante, les figures favora­ bles s'ordonnent ainsi :

Fortuna major, Acq uisitio, Lœtitia, Caput draconis, Albus, Puella, Conjunctio, Popult18 ; dans l'ordre de malfaisance décroissante, les figures défavorables s'ordonnent ainsi :

Caui/a draconis, A m issio, Fortuna minor, Vi.a.

Puer,

Co rce r, Tristitia,

Ru,b eu,,; ,

5 ° ) Ainsi que nous l'avons déjà vu (page 23) , chaque figure géomantique est le reflet d'une des sept planè�s connues des n ncipns, nuancé par l'influence d'un signe ,1u zodiaque. CepM1dant, 1 ('8 deux figures du Dragon, qui sont les symboles géomantiques des nœuds lunaires, ne correspondent à aucun signe zodiacal, mais ont un sell�

66

LA

GÉOMANCIE TRADI'NONNELLE

qui les apparente à Jupiter et Vénus en ce qui concerne Captif draconis, et à S aturne et Mars en ce qui concerne Cauila Draconis.

6°) Signalons enfin qu'il y a huit figures comporta nt un nombre de points impair, e� huit figures comportant un nombre de points pair. Nous avons vu précédemment (page 17) que, seules, ces dernières pouvaient apparaître au juge du thème (la fig. 7 donnait un tableau de ces huit figures qui sont, nous le rappelons : Acquisitio, .A.. missio (figures d 'air) ; POpttlus, Via (figures d'eau) : Fortuna major, Fortuna minor (figures de feu) ; Con­ junctio, Carcel' (figures de terre). Examiné du point de vue du symbolisme, ce tableau présente également certaines dispositions intéressantes :

1°) TI comporte une symétrie remarquable dans )a

répartition, entre ses seize cases, des figures envisagées sous l'aspeet de leurs correspondances plan6t.aires :

- toutes les figur� ('orrespondant à. une même pla­ nète "ont contigrië,.c:; dans une même colonne verlical�, sauf les figures de Mercure (Conjunctio et .A.. missio) qui, conformément aux traditions nstrologique et alchimiqu(', occupent des positions remarquables à deux angles oppo­ sés du c arré ; - Caput draconis, dont l'action participe de l'influen­ ce jupitérienne ct vénusienne, est entourée par deux figu­ res de Jupiter, et une figure de Vénus.

- Cauda draconis, dont l'action participe des influen­ ces saturnienne et martienne, est entourée par deux figu­ res de Saturne et une figure <le Mars. - toutes les figures situées sur les deux diagonales du

carré présentent, par rapport au centre du carré, un�

opposition symétrique dës 8ymboIi�es a!rtrologiques : Mars-Vénus, .saturne-Jupiter, Lune-Soleil. Toutefois, aux deux extrémités d'une même diagonale apparaissent les deux figures de Mercure, mais l'exception n'est qu'appa-

LES FIGURES GÉOKANTIQUES

67

rente, car ces deux figures ont bien, comme nous l'avon! deux symbolismes opposés, Conjunctio représenta1.1t le « COAGULA », et Amissio le « SOLVE » des alchimistc�.

vu,

- Toutes les figures favorables, d'une part, et toutes les figures défavorables de l'autre, se trouvent groupées en un même secteur du tableau. Les deux secteurs sont délimités par une ligne brisée A, B, 0, C, D. Le total des points que comportent les bonnes figure� est de 50, celui des mauvaises figures est de 46, et le rap­ port de ces deux nombres vaut 23/25 (que nous allons retrouver plus loin) . - Une seconde ligne brisée E, F, 0, G, H (obtenllc par une rotation de 90° de la première autour du centre 0) sépare les seize figures en deux groupes comportant chal"�m quatre bonnes figures et quatre mauvaises, totali­ sant, dans chaque groupe, 48 points. - La somme des points des quatre figures sîtuées dans une même colonne, c'est-à-dire correspondant à un même élément, est égale à 24 et constante pour les quatre él&-. ments. - La somme des points des figures d'une même ran­ gée horizontale est alternativement de 23 et de 25 (nom­ bres impairs dont la moyenne (>.st 24, nombre pair trouvé pour la somme des points de chaque oolonne). Le rapport entre ces nombres est le même que celui, trouvé plus haut, entre les points des bonnes et des mauvaises figures.

- Les deux lignes brisées A B ° C D et E F 0 G forment une sauwnstikn. Les quatre branches de celle-ci déterminent, avec les qnatre côtés du carre, qU'ltre secteurs en forme d'équerre, comprenant chacun quatre figures totalisant respectivement : 26 points pour A B ° F E, 24 points pour E F O C D, 24 points pour D C o G H et 22 points pour H G 0 B A. H

CHA PITRE

V

LES MAISONS G�OMAr'nIQUES Les douze premières maisons, ou maisons fondamenta­ les, ont des attributions analogues à celles des maisons astrologiques, mais contrairement à celles-ci, elles ne COT­ respondent à aucune localisation spatiale, à aucune divi­ sion géométrique de l'univers. Elles sont une pure abs­ traction, et répondent essentiellement à une classification idéologique des attributs de toute question, à une réparti­ tion eh catégories, de toutes les notions humaines. Les trois dernières maisons, celles des témoins et du juge, sont proprement géomantiques, et servent à confir­ mer et synthétiser l'interprétation tirée de ranalyse des figures occupant les maisons fondamentales.

Attributions des quinze maisons géomantiques L'étudiant devra apprendre par cœur les différentei significations attribuées à chacune des quinze maisons géomantiques, et en particulier celles qui sont écrites en italique dans le texte ci-dessous. Ce n'est qu'à cette corulition qu'iZ pourra tirer d'wn tll,ème géomantiqu,e tOtt­ tès les déductions possibles et atteindre la maîtrise dans l'art de l'interprétation. Nous lui recommandons de tracer sur une grand� feuille de PRlpier le cadre d'un thème (analogue à celui de la figure 1 par exemple) et d'y inscrire dans chaque case les mots-clés synthétisant les attributions esselltienc� des diverses maisons ; ces mots-clés sont précisément en italique dans notre texte.

Il inscrira., par ' exemple, dans la maison III : entou­ rage, faetùtés intellectuelles, réalisations cotlcrètes, petit� Icrits, lettres, petit, voyage,.

70

LA.

GÉOJlANCIE

TRADITIONNELLE

Il aura ainsi sous

les yeux, en permanence, un tableau­ résumé qui lui permettra de saisir d'un coup d'œil l'en­ semble de cette question qui, nous le répétons, est fonda­

mentale.

Voici les caractéristiques essentielles des quinze

géomantiques Maison 1 :

maisons

:

DOMICILE DU SUJET

Elle se rapporte au questionneur, ou à celui pour qui le thème est fait, et renseigne sur sa naissance, son tem­ pérament, son caractère, sa physionomie, sa pathologie, sa complexion, ses IDœlU"S, son comportement, son intelli­ gence, son état d'âme, ses intentions apparentes ou ca­ chées, la durée de sa vie. Par analogie, elle concerne le commencement de toute chose ou entreprise.

Pro�tl8 : Maison an�ulaire ou cardinale, puissante, per­ sonnelle. masculine et pOSItive, chaude et sèche. COtrf'e8po'ndo/noes : L 'élément Feu, le signe du Bélier, la direction do l 'Est, la tête de l 'homme.

Maison I l

: DOMICILE DES BIENS

rapporte aux possessions matérielles du ques­ tionneur, ou de celui pour qui le thème est fa it, ct renseigne sur ses biens mobiliers, dons, profits, gains et acquisitions, sur ses richesses et leur stabilité, et sur la manière, honnête ou non, dont elles ont été acquises. Elle

se

Par extension, elle indique le profit que l'on peut obte­ nir d'un voyage, ou d'un serviteur, d'un ami, d'un puis. sant, ainsi que l'importance des dépenses.

P!'01.'riltu : Maison succédante, peu puissante, matérielle, féminIne et négative, froide et sèche. COfT�cmtlMt.ceB : L '6I6ment Terre ; le signe du Taureau; la. direction de l 'Est, Nord-Est ; le cou et la gorge.

LES lUISONS GÉOJU.NTIQUES

Maison III

:

71

DOMICILE DES FAMILIERS

se rapporte à l'entO'Urage du questionneur, frèr&�, neveux et autres alliés, familiers et voisins, et ren­ seigne sur ses facultés inteUectueLles et ses tendances dans le domaine des réalisations concrètes, ses petits éci'its : lettres et articles... ses entreprises commerciales et indus­ trielles, ses déplacements et petits voyages, les nouvelles ou les lettres qu'il attend ou envoie.

Elle

sœurs,

Pro�é8

: Maison eadente, faible, sociale, masculine chaude et humide. COfTe�mwlaftce8 : L 'élément Air ; le signe des Gémeaux ; la directlon du Nord, Nord-Est ; les épaules, le& bras et; lea mains, la p oitrine

et positive,

Maison IV

DOMICILE DU PÈRE

:

Elle se rapporte au père et aux ancêtres paternels du questionneur, à son patrimoine : maisons, terres, vignes, prés, bois et tous biens immobiliers, aux trésors, mines d à tout ce qui est enfoui ou caché dans le sol. Par extension, elle l-enseigne sur la résidence ou la demeure du questionneùr, sur la ville où il se tient et sur son sort, si elle est assiég� ou menacée de quelque catas­ trophe, sur les lieux où se -trouvent des choses cachées ou gardées, sur la fin de la vie, et de toute chose ou entre­ prise, donc sur la mort et la tombe. Propriétés : Maison angulaire ou cardinale, puissante, occulte, féminine et négative, froide et humide. COII'responàan.oes : L 'élément Eau ; le signe du Cancer ; la direction du Nord ; l 'œsophage, l 'estomac, le foie, le pancréas.

Maison V

:

DOMICILE DES ENFANTS

Elle sc rapporte aux enfants du questionneu>. dont elle fait connaître le sexe, le nombre, la condition, les qualités physiques et moràles, et dont elle révèle s'ils sont légi­ times ou non.

72

Li

GÉOIUNCIE

TRWITIONNELLE

Elle renseigne sur les joies et plaisirs du questionneur, sur ses amours, ses maîtresses (ou ses amants s'il S'agi t d'une femme) , ses amitiés, sa chance au jeu et dans les spéculations, ses vêtements et parures, et, s'il s'agit d'une femme, sa grossesse et le sexe de l'enfant. Elle révèle la qualité des aliments ou des remèdes, et le profit que le questionneur en peut tirer, et renseigne sur le contenu et la valeur des livres et des écrits. Par extension, elle renseigne sur les citoyens d'un état, sur la situation et le gouvernement d'un pays, sur l'abon­ d ance ou la rareté des produits de la terre.

Propriltélfl : Maison succédante, peu puissante, personnelle, masculine et positive, chaude et sèche. Corresp()'1l,(ÙJtn,ce8 : L 'élément Feu j le signe du Lion i la direction du Nord, Nord-Ouest ; le cœur, la moelle épiruère et le dOl.

Maison VI

DOM.ICILE DE LA SERVITUDE

:

Elle se rapporte aux servitudes de l'homme et renseigne sur les maladies du questin'YIneur, leur nature, leurs cau­ ses et leur traitement, sur sa pauvreté et son infortune, sur la honte qu'il éprouve, et les inj ustices qU�ll subit, sur ses craintes, sur son travail en tant que métier. Par extension, elle concerne les travailleurs et les gens de qualité subalterne ou inférieure, les serviteurs et em­ ployés, les entremetteurs, faux-témoins et auxiliaires ,ie mauvais aloi, les anima1'x do mestiques non chevauchables. :

ProfJ'T'iété8

Maison cadente, faible, matérielle, féminine

et négative, froide et sèche.

Correspcmàatnces : L 'élément Terre ; le signe de la Vier­ �e ; la direction de l 'Ouest, Nord-Ouest ; le ventre et lett Intestins.

Maison VII

:

DOMICILE DES ADVERSAIRES

Elle se rapporte à tout ce qui se présente comme con­ traire au questionneur : �n conjoint, ses associés, sel! .

LES KAISONS GÉOKANTIQUES

73

ennemis et adversaires déclarés et, plus généralement, à tonte personne avec qui il est en pourparlers ou en négo­ ciations.

Par extension, elle renseigne sur les 'Vol�rs, les fugi­ tifs, les affaires en général , les contrats, les procès, les discussions, le mariage, la paix et la guerre.

Pro'JIrilté8 : Maison angulaire ou cardinale puissante, so­ ciale, masculine et positive, chaude et humide. COIITespcmàa'nCe8 : L 'élément Air ; le signe de la Ba­ lance ; la direction de l 'Ouest ; les reins.

Maison VII I

:

DOMICILE DE

LA

MORT

rapporte aux maladies graves et à la mort du à l'époque et à la durée de ses maladies, à la date et à la nature de sa mort, à ses peines, ses crain­ tes et sec:; .tristesses. S'il s'agit d'une femme elle renseigne sur les dangers de l'accouchement et les douleurs de l'enfantement, qui peuvent également dépendre de la mai­ son XII : les cliniques, les hôpitaux.

Elle

se

questionneur,

Par extension, elle renseigne sur les transformations de la vie et sa régénération, sur les héritages et la dot de l'épouse, sur tout ce qui provient des morts, ou lie le:! vivants à leur mémoire. Elle concerne aussi le sommeil, les rêves, les dons chiques et les pouvoirs occultes latents.

psy­

Propriété8 : Maison succédante, peu puissante, occultt�, fémimne et négative, froide et humide. CorreapOManCBa : L 'élément Eau ; le signe du· Seprpion ; la direction de l 'Ouest, Sud-Ouest ; la vessie et les organee génitaux.

Maison IX : DOMICILE

DE LA RELIGION

Elle renseigne sur les sentiments religieux et les idée8 philosopTJiques du questionneur, sur ses aspirations spir�­

tuelles et intellectuelles, sur ses tendances idéales et rales.

mo­

74

LA.

GÉOlUNCIB

TRADITIONNELLE

Elle concerne aussi les grands voyages et les expédi­ tions lointaines, leurs incidents et leur durée, ce qui la fait appeler parfois le « domicile des voyages » . P ar analogie, elle est attribuée à tout c e qui touche à la religion, a u clergé et à ses biens, à la magistrature, à la philosophie et à la m étaphysique, aux hautes études abstraites et aux universités, aux connaissances hermé­ tiques et aux sciences divinatoires, en p articulier à l'as­ trologie et à la géomancie.

Elle renseigne sQ,r la valeur prémonitoire d'un songe, et sur le degré de vérité que contient une rumeur.

Propri6th : Maison cadente, faible, personnelle, masculine et positive, chaude et sèche. Corr68�a : L 'élément Feu ; le signe du Sagit­ taire ; la direction du Sud, Sud-Ouest j les hanches et Jos cuisles.

Maison X

DOMICILE DES HONNEURS Elle renseigne sur la profession, les dignités et les hon­ neurs du qestionneur, sur ses ambitions, ses actes et ses réalisations. :

Par extension, elle est attribuée aux chefs victorieux, aux rois, aux juges, aux prélats et aux grands de ce

monde.

Elle se rapporte éga lement à ila. mère du questionneur à ses ancêtres maternels, au médecin et à l'of"donnance qu'il prescrit, au ph-armacien ct aux médicaments qu'il et

tUlivre. Pro,riMéa : Maison angulaire ou cardinale, puissante, ma­ t6rielle, f6minine et négatiTà, froide et sèche. CbrT68poMancea : L 'élément Terre ; le signe du Capri­ come j la direction du Sud j les genoux.

Maison XI : DOMICILE DES AlIIS. Elle se rapporte aux am"is du questionneur, aux gens dont il dépend, ou qui le protègent, et l'enseigne sur

LES ltAIBONB GÉOllANTIQUEB

75

l'appui et l'aide qu'il peut en attendre. Elle fait con­ naître l'utilité d'entreprendre une démarche et le succès, ou l'échec, qui lui est réservé. Elle révèle si l'année sera bonnQ ou mauvaise, à quel­ que point de vue qu'on se place, pour l'homme, pour son village ou sa patrie. Par analogie, elle est attribuée à la chose souhaitée ou demandée, aux promesses et aux espérances. PrOZ'riét és : Maison succédante, peu puissante, sociale, masculine et positive, chaude et humide.

CC1IT6spondanccs : L 'élément Air ; le signe du Yerseau la direction du Sud, Sud-Est ; les jambes et les cheville.

Maison XI I

:

DOMICILE DES AFFLICTIONS

Elle se rapporte aux épreuves du questionneur, à ses ennemis privés ou cachés, aux maladies incurables, inter­ ventions chirurgicales, aceidents, calamités, tristesses et trahisons qui le menacent, à l'exil, à l'emprisonnement et aux séjours dans les hôpitaux auquels il est exposé (1). Par extention, elle renseigne sur les traît·res et mauvais serviteurs, les ivrognes et les courtisanes, sur la magie nécromantielle et les zônes inférieures de l'occultisme. Elle concerne également les gros animaux sauvages et les animaux domestiques chcvauchables ou de trait. Propriétés : Maison eadente, faible, occulte, féminine ct négative, froide E:t humide. Correspondance : L 'élément Eau ; le signe des Poissons ; la direetion de l 'Est, Sud-Est ; les pieds.

Maison 1 3

:

DOMICII.I�

DU

TÉllOIN DROIT

Elle condense les significations des maisons fondamen­ tales l, II, III, IV, IX, X, constituant la moitié droite du thème. (1)

Elle se rapporte a.ussi aux accouchements (voir p.

73) .

76

LA

Elle

privé,

à

GÉOKANCIE

TlUDITIONNELLl!:

rapporte au questionneur en tant qu'homme l'individu opposé au milieu social.

se

Elle symbolise le

Maison 1 4

:

pfJ96é.

DOMICILE DU TÉMOIN GAUCHE

Elle condense les significations des maisons fondamen­ tales V, VI, VII, VIII, XI, XII, constituant la moitié gauche du thème. Elle se rapporte au questionneur en à son destin dans la société.

tant

qu'homme

Elle

symbolise

social et Elle

concerne

la

chose

demandée.

l'avenir.

Maison 1 5

:

DOMICILE DU JUGE

Elle condense tout le thème géomantique.

Elle représente la l'homme et son milieu.

résultame

des

réactions

entre

Elle fournit la synthèse de la réponse demandée et ren­ seigne sur l'issue de l'affaire considé:rée. *

Groupements divers des maisons géomantiques Les diverses p ropriétés des maisons que nous venons d 'étu­ dier font ressortir la. pOS$ibilité d 'envisager di�ers g J'!> upe­ . . dont Ià. connalssance sera utile à l 'Inter­ ments de malsons, prétation du thème.

G roupement binaire . - Les douze maisons fondamentales peuvent être ordonnées en deux groupes de six maisons :

1 ° ) Les maisons de rang WnpaW, 1, III, V, VII, IX, XI, qui sont dites mQ8clllMl e8 et porittvu ;

2°) Les maisons de ra,n,g pair II, IV, VI, VIII, X, XII. qui sont dites fémwne8 et négattve8. Cette classification sc rattache à la conception dualiBtique du Inoude manifesté avec deux polarités oPPosOOs, et conerè·

LES KAISONS GÉOKANTIQUES

77

tisée dans les deux scx('s mâle et femelle (Yin-Yang dcs Chinois et emblèmes pythagoriciens du pair et de l 'impair) . Groupement ternaire. - Les douze maisons s 'ordonnent en trois groupes de quatre maisons :

1°) Les maw01lr8 an.qwtWres, d'M'Il« ou mobwe8, qui sont :

correspondant aux ngnu car­

- la maison 1 symbolisant le m� (le questionneur) ; - 11\ maioBon IV symbolisant les CO'J'l.<:Utions du foyer ; - 11\ ma.t80ft, VII symbolisant le Mn-m� (le conjoint du

questionneur) ; - 11\ maw01l. X symbolisant le fong 80oi.al (du question­ neu'r) . Ces maisons qui gouvernent l 'individualité du questionneur et l 'ambiance dans laquelle elle se manifeste, sont puissan­ tes, � déterminent la oualité bonne ou mauvaise du thèm'9 suivant les figures qu 'elles contiennent. 2 °) Les maiS01l8 8uocédantes, correspondant aux ng1&�8 qui fJOnt : - la maison II symbolisant les bieM acquiB ; - la mataon V symbolisant les déMs et leur réalisation ; - la mawon VIII symbolisant les Men8 h6rités ; - la mDÜon XI symbolisant les espéraft,06S et les amitiés. Ces maisons p;ouvernent les ressources matérielles E't morales du questionneur, et sont moins puissantes que les précé­ dentes. ftau,

go) Les maisOM ca.d61l.te8 tables ou double8, qui sont :

correspondant aux ligne8 mu­

- la mawon 111 symbolisant l 'esprit appliqué au OO'II.cret ; - la maw01l. VI symbolisant le trollai' serwe ; - la mawon IX symbolisant les hœu.te8 spéolt16tiofl.! intel-

lectuelle8 ;

- la f1l.M8on ZII symbolisant le renoncement. Ceg maisons �ouvement la pensée et le travail du question· neur, et sont les Moins puissantes du thème. Groupement q uaternair•. Les douze maisons s 'ordonnent en quatre groupes de trois maisons : 1°) Les 1rI4l8OM per8onnelle8, correspondant aux rigM8 de Feu, et concernant la 1M mQ/M,futée de l 'homme : - la maison 1 concernant l 'existence de 1 'homme en sot ; -

LA

78

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

- la ma48<m V concernant 1 'exi&tenee de 1 'homme

en

,e3

enfon,ts ; - la mmson. IX concernant l 'existence de l 'homme en lX6u..

2°) Les mawon,s mat8rielles. corre�ondant aux S'lgn,es dl! Terre, et concprnant les possessions de l 'homme : - la ma4son, II concernant les bien,s de 1 'homme - la maison. VI concernant ses 6ermtude., ; - la ma4s0fl, X concernant ses créatiO'1f,8. 3°) Les mai.f0n8 sociiales, corresnondant aux signes d 'tJi.r, et Be rapportant aux relations de l 'homme : - la maison. III concernant ses famili.ers ; - la maison. VII concernant ses ad1Jersawes ; - la m.ai!on. XI concernant ses � 4 ° ) Les maifons oooultes, correspondant aux signes d 'Eau, \'lt se rapportant à la me in,tér1,eure et 'Psychique de l 'homme : - la ma4son. IV, concernant son hérédité ; - la maifon. VIII concernant sa mort ; - la mai8on. XII concernant ses épreuves et son renon.ctmen,t.

Chaque groupe de trois maisons est rattaché à. l 'une del!l quatre maisons angulaires qui lui donne son sens général.

Extension analogique des attributions essentielles des douze mai!ons fondamentales 1°) Nous avons dit que la notion des maisons géoman­ tiques correspondait à une classification des attributs de toute question. Les attributions que nous venons d'indi­ quer doivent être étendues par analogie, suivant la nature de la question posée, car elles ne constituent qu'un schéma des repères principaux dans l'universalité des affaires humaineR. L'exemple suivant montrera eomment peuvent s'étendre les attributions essentielles d'une maison : Nous avons vu que la maison VII est essentiellement attribuée à tout ce qui s'oppose au questionneur, et en tant qu'elle représente son épouse, elie révèlera le carac­ tère de celle-ci, son degré d'affection ou de fidéliM, la confiance qu'on peut avoir en elle. Mais elle concerne

79

LES JlAISONS GÉOJlANTIQUES

aussi le mariage considéré comme . un sacrement, ou l'asso­ ciation de deux wes. . Elle dira par conséquent si le ma­ riage se fera, dans le cas où il serait en projet, quelle sera sa solidité et sa durée, quels dangers le menaeeront, et s'ils seront surmontés, etc... Cette maison concerne également les associations de toutes nature. Elle dira donc s'il est bon ou mauvais de s'associer à tellc personne, de signer un contrat avec elle, si l'on peut faire crédit à sa parole, si 'l'association sera fructueuse ou malheureuse, etc... Dans un litige, elle indiquera de quel côté sera le bon droit et s'il triomphera ou non, devant les tribunaux, s'il vaut mieux transiger ou plaider, etc... 2°) Une autre pos.c:;ibilité d'extension des significations des maisons est offerte par la notion des maisons dérivées, qu'un astrologue fran<;ais, Eudes PICARD (1), introduisit en astrologie, et qui pcut donner à l'interprétation une ri('hcsRc in�oup�onnée.

1

, 6 , , , 9 1 10 ' , 12 1 . , Il ' III ' IV ' V 1 VI !VII 'vlIIl rx ' X 1 XI ' xn

, 1213'4, 1

Fig.

5

7

8

l

11

12. RtGT.E MOBII.E PERMETTANT DE SAISIR FACTT.EMENT T.E RYSTtME DES « MAISONS D:ÉRIVÉES :. -

Ce procédé consiste à considérer lc rang des douze maisons, rapporté à l'une quelconque d'entre elles prise comme origine. Par exemple, si l'on prend la maison III, domicile des frères, comme origine, la ftuatrième m3Îson du thème !'lera considérée comme étant la deuxième à par-

(1) Eudes PICARD auteur d 'une « .Astrolo.Qie jud�"'6 :. développant l 'étude ùes maisons d�riv6es et- de 64 « Parts :.

dive1'88S.

80

LA

GÉOKANCIE

TRADITIONNELLE

tir de la maist n III et, à ce titre, représentera les biens mobiliers du frère. La cinquième maison du thème sera considérée comme étant la troisième, toujours à partir de la maison III, et, à ce titre, représentera l'entourage et les familiers clu frère. Et ainsi de suite pour les autres maisons. Dans l'interprétation géomantique, il ne faut recourir cette méthode qu'avec prudence, et lorsque l'on est bien en possession de son art. Elle est toutefois d'usage cou­ rant en ce qui concerne la deuxième maison. En effet, une tradition constante fait entrer dans les attributions d'une maison quelconque, les biens des personn� représentées par la maison précédente. C'est à ce titre, par exemple, que la maison VI représente les biens des enfants qui relèvent de la maison V, que la maison VIII renseigne sur les biens de l'épou� ou des �nnemis, qui relèvent de la maison VII, que la maison XI renseigne sur la for­ tune de la m�re ou des rois, qu.i rel�vent de la maison X, etc...

à

Détermination de la maison de la question La détermination de la maison ou des maisons de la question est une opération fondamentale dont d épend la valeur de l'interprétation d'un thème géomantique. La maison de la question est celle dont relève l'objet de la question considéré dans ses rapports avec ce lui qui pose la question, ou pour qui le thème est fait.

Elle se déteTl'nlne en recherchant, parmi les douze ma i­ sons fondamentales, celle dont les attributions englobent la définition, ou la caractéristique e.c;sentielle de la per­ sonne, ou de la cho!;C, qui fait l'objet de la question. Ceci nécessite que la question soit posée de façon il exprimer clairement la position de la personne ou de la chose en cause, par rapport au questionneur.

LES liAISONS GÉOMANTIQUES

81

Dans certains cas, la recherche de la maison de la question ne présentera aucune difficulté. Si, par exemple, quelqu'un s'inquiète de sa propre san­ té, il sera considéré comme le questionneur, et représenté par la figure en maison I. La maison VI, qui concerne l'état de santé et les maladies sera la maison de la ques­

tion.

Si l'on veut être renseigné sur les incidents éventuels d'un voyage projeté, le voyageur sera pris pour question­ neur, et à ce titre, représenté par la figure en maison [. La mai�n III, s'il s'agit d'un petit déplacement, ou la maison IX, s'il s'agit d'un grand voyage, ainsi que l a maison VII qui concerne tous les obstacles opposés au questionneur, seront les maisons de la question. Mais dans les cas de questions complexes mettant I�ll cause plusieurs personnes, la dét('rmination des maisons de la question pourra être- plus délicate. ,si, par exemple, un père demande si son fils malqde est bien soigné nar le médecin de famil1e� on pourr�\ considérer le père comme questionneur, et lui attribuer la. maison I. La maison V représentera alors le fils, et lI). maison X attribuée au médecin, renseignera sur la qualité de celui-ci et sur la valeur du traitement prescrit. Mais si le médecin qui soigne $on fils n'était pas le médecin habituel dn pèr(', le médecin de famille, il fau­ drait considérer comme domicile du médecin, la dixième maiSOn à partir de la maison V (domicile du fils) , c'e�t­ à-dire la maison II. Dans un cas comme dans l'autre, pour éviter toute erreur d'interprétation, on pourra considérer le fils du consultant comme étant le questionneur, de façon à le faire apparaître en maison I. La maison VI renseignera alors sur son état de santé, et la maison X représentera son médecin, sans ambiguité possible. Cet exemple montre, outre l e soin qu'il faut apporter n la détermination de la maison de la question, la nécessité

82

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

d'une connaissance exacte de toutes les contingences de la question, qui implique que le consultant se soit expli­ qué clairement et complètement, en posant sa question. A ce sujet, on n'i�istera jamais assez sur le fait qu'un!' consultation géo��ntique n'est pas une devinette posée nu géomancien, miis · un moyen sérieux d'information, un procédé pour éclairer une route au moment de prendre une décision ou de s'engager dans une direction inconnue. La nécessité apparaît de procéder à la recherche de la mni�on de la question avant même le tracé des points. En effet : L'interprétation est conditionnée par la détermination des maisons de la question puisqu'elle repose essentielle­ ment sur l'analyse des figures occupant ces maisons. Encore faut-il que celles-ci reflètent bien la réalité pl'O­ fonde de la que�tion posée. 'Ceci exige que, pendant la création des quatre mères, c'est-<à-dire pendant le tracé des points, les images mentales sur lesquelles se concentre l'attention du géomancien, s'ordonnent en fonction du plan futur de l'interprétation, c'est-Il-dire dans le cadre des maisons de la question.

Choix des significations des maisons Nous venons de voir comment ehoi:-:ir Ips maisons qni donneront les principaux éléments de la réponse ch�r­ chée. ·Ce choix implique une discrimination parmi les nombreuses attributions des diverses maisons. Quand nous avons défini la maison VI comme maison de la question, dans un thème relatif Ù ]f! santé du ques­ tionneur, nous avons, de ce fait même, pliminé toutes le;;; Il ntreg significations de cette maison, t('lles que le t ravail du questionneur, ses domestiques ou employés, etc .. " Il fnut noter ce point très important, q ue dnns le thèmn envisagé, la maison devra toujours ('onserver le sens i nl ·

U:S MAISONS a J.:OMANTIQUES

8:�

tial qui lui a été attribué, et qu'au cours de l'interpréb­ tion, ('lIe ne pourra jamais revêtir une autre signification . Pour les autres maisons du thème, susceptibles d'appor­ kr des indications complémentaires ou de préciser cer­ tain i::o détails, il faudra. choisir parmi leurs attribution�, celles qui s'accorderont avec la nature de la question po­ sée et avec les éléments tOllIllLS de l'affaire. L'int uition d u géomancien y jouera u n grand rôle.

CHA PI T RE VI

I NTERPR�TATION DES FIGURES G�OMANTIOUES CHOIX DES SIGNI FICATIONS DES FIGURES

Nous avons vu au chapitre précédent (page 80) com­ ment on déterminait les maisons de la question en choisis­ sant, parmi les attributions des douze maisons, celles qui correspondaient à la nature et au sens de la question posée. Les

figures qui apparaîtront dans ces maisons fourni­ ront les éléments de hase de l'interprétation du thèm�. Mais, pour chacune d'elles, il faudra prendre soin de choisir parmi ses multiples significations possibles, celle qui s'accordera, d'une part avec la nature de la questiun et, d'autre part, avec le sens attribué à la maison où elle apparaît. La signification choisie pour une figure serao exclusive de ses autres correspondances, c'est-à-dire qu'une fois doé­ terminé le plan sur lequel devra être interprétée la figure, celle-ci ne saurait plus donner d'indication valable sur d'autres plans de correspondances. Les deux exemple:; sùivants feront bien saisir l'importance de cette considé­ ration.

1 °) Adaptation de la figure à la nature de la question. Pour savoir si. votre associé est honnête, vous érigerez un thème en vous considérant comme le questionneur (représenté en maison 1) , et la maison VII (maison de la question) sera attribuée à l 'associé. La figure apparaissant dans cette mai­ son devra être considérée exclusivement sous l 'aspect de ses correspondances avec les qualités morales et intellectuelles de l 'homme (puisqu 'il s 'agit de savoir si l 'associé est hon­ nête) , et ne pourra pas donner de renseignements valables s'Ur l'aspect physique, la pathologie, ou la fortune de l 'associé.

86

LA

GÉOHANCIE

TRADITIONNELLE

Si cette figure est .doqMtio, l 'examen de ses propriétés (page 33) permettra d 'affirmer que l 'associé est honnête, puisqu 'elle r�résente un homme bienveillant et bienfaisant, généreux, réfiéehi,_ juste, fidèle et libéral, ayant de haute8 qualités morales. Mais on ne saurait en conclure qu 'il est de stature ample, .ou qu 'il est exposé aux attaques d 'apoplexie. TI en serait tout autrement, si la figure était CtWda dtra · qui représente un homme à l 'âme pernicieuse et aux mœurs mauvaises, à l 'esprit rusé et diabolique. On conclue­ rait dans ce cas à la malhonnêteté de l 'associé, mais on ne aerait pas fondé à dire qu 'il a la taille courte et le corps con'-s

mal couformé, ou qu 'il est exposé à des troubles psychiques.

2°) Adaptation de la figure au sens attribué à la, mai. son où elle a pparaît. Pour savoir si, un grand ooyage projeté pouf'ra être mis à exécmtion, on érigera un thème dans lequel la maison IX

r

sera la maison de la question. Si Tri3ti.tia y apparaît, on en concluera que le voyage n 'aura as lieu, ou se fera avec des difficultés considérables (ce gue 'analyse des autres éléments du thème permettra de préclser) , car la figure est très mau­ vaise, fixe, et a une action restrictive, dûe à sa correspon­ dance saturnienne. Elle devra donc, en la circonstance, être interprétée dans un sens tout à fait défavorable.

Mais si le thème avait été érigé en vue de connaître les intell.ect'Uelles et la tournure d 'esprit du question­ neur, cette même figure eût été interprétée de façon toute différente. En se reportant au tableau des propriétés de Tristi.tta (page 38) nous aurions conclu que le questionneur avait l 'esprit persévérant, analytique, orienté vers l-a recher­ che des causes premières et apte à découvrir les choses ca­ chées. faoultés

*

MODIFICATION DE LA VALEUR INTERPRÉTATIVE D'UNE F I GURE

Divers facteurs sont susceptibles de modifier plus ou moins profondément la signification a'!! les propriéres in­ trinsèques d'une figure. Tout l'art de l'interprétation

87

INTERPRÉTATION DES J'lGURES

réside dans l'évaluation judicieuse de ces divers éléments modificateurs qui sont : 1 0 ) Lès réactions mutuelles cntre la figure en maison de la question et la figure du questionneur, en maison l i 2°) S'il Y a plusieurs maisons intéressées à la question, les réactions mutuelles entre les figures occupant ces maisons ; 3 ° ) Les réactions mutuelles entre la figure d'une ma�­ son de la question, et les figures qui sont « en aspect » avec elle, particulièrement celle qui la suit immédiatemC:ll t et forme, avec elle, l'aspect de « compagnie » . (Nous étu­ dierons plus loin dans un paragraphe spécial, l'interprétation des différents aspects, voir page 91) . 4 ° ) Le s répétitions d'une même figure dans plusieurs maisons du thème, qui sont dites « passations », et spé­ cialement celles qui concernent la figure en maison l . 1. les figures des maŒons de la question. (Les passations fe­ ront aussi l'objet d'un paragraphe spécial, voir page 94) .

Etude des réactions mutuelles de deux figures Ces réactions se jugent : 1 ° ) En comparant les figures sous les points de a) de leur sens .fondamental ; b ) de leur nature élémentaire c) de leur mode d'action ; d) dé leur qualité.

VU('

2°) En copulant les deux figures et en examinant l'a l Ii­ nité que la figure engendrée présente avec elles. Cette comparaison entre les figures s'inspire des consi­ dérations suivantes : - a) Deux figures qui ont entre elles une similitude de sens s'accordent, tandis qu'elles s'opposent dans le cas contraire.

88

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

--- -----�------

Par exemple, Rubcus et P'Ue'r qui correspondent toutes deux à la même planète, Man., et présentent une analogie de significations, s 'accordent entre elles. De même Fbrtwaa ma­ jor et Fo·rtuna mmor. Mais .Aoqrdsitio et .Amissio qui ont des significations et correspondance� op p osées, ne sauraient s 'accorder. Il en est de même pour Lœttti.a et Tnstiti,a.

-- b ) Deux figures s'accordent ou s'opposent suivant

l'affinité récipl'oque, ou l'opposition entre les éléments auxquels elles correspondent.

Par exemple, le feu et l 'eau étant antagonistes, Puer, fi­ gure ignée ne s 'accordera pas avec .Alb'US, figure d 'eau. Dans l 'interprétation on pourra dire q u ' .Albus éteindra l 'ardeur de Puer, comme l 'eau éteint le feu.

Le feu et l 'air étant en affinité, Fo rt uM major, figure ignée s 'accordera avec .Acquisiti.o, figure aérienn� On pour­ ra dire qu '.A cquiq6,t-w renforcera l 'action de l/ortuna. major, comme l 'air active le feu. On raisonnera de la même manière pour les autres combinaisons des quatre éléments deux à deux, en notant que : la terre et l 'eau sont en affinité, . la terre - et l 'air sont antagonistes, le feu et la terre sont indifférents l 'un à l 'autre, de même que l 'air et l 'eau. Bien entendu deux figures correspondant à un même élé­ ment, . p résentent par ce côté une certaine affinité mutuelle, ct s 'e n trouvent réciproquement renforcées.

-- c) Une figure fixe est renforcée par une autre figure fixe, et affaiblie par une figure mobile. Une figure commune est sans action sur elle. Une figure mobile est stabilisée et renforcée par une figure fixe. Une figure commune est sans action sur elle. Une figure commune prend le caractère de la figure dont on la rapproche. Elle gagne en stabilité au contact d'une figure fixe et devien t mobile avec une figure

mobile.

,Cette influence du mode d'action des figures est surtout sensible dans l'aspect de compagnie que nous étudierons plus loin.

89

INTERPRÉTATION DES FIGURES ,

- d) Une mauvaise figure corrompt toujours u ne autre

figure dont on la rapproche, et la eorruption est d'autant plus , grande que la figure est plus mauvaise.

Une bonne figure améliore la figure dont on la rappro­ che, mais si celle-ci est mauvaise, elle ne devient cep eu· dant j amais bonne. Cette réaction de qualité joue également beaucoup dans l'interpretation de l'aspect de compagnie. Nous avons déjà donné au chapitre IV (page 65) , le classement des fi,gures suivant leur degré de qualité, et nous rappelons qu'il n'a pas une valeur absolue, car la qualité d'une figure dépend dans une certaine mesure de la nature ..'lE.' la question posée, du caractère de la maison qu'elle occu­ pe et des configurations générales du thème. Nous allons montrer, par un exemple, comment on doit appliquer les règles ci-dessus. YMI

JJL �

.. .. M, JI. .-

'" '" .. .. .. " III

't.v. .. 1/1 .. ...

-rt-

_v _ " � .. . • lf lIf

--!L � If "" .. • If ..

Il

� • "

»

�I

.\' .. 11 1/1 JI. If JI.

4 JI "

14 TEMO I N G AUC. H E If » If ltI "

.3

tS

Fig.

(Question et

13.

- TH�ME

otOMANTIQUE

: « Est -il bcm, de m 'a3S00t.er avec t elle personne q'uel sera le S01·t de l 'assooi.alion projetée 1 :.)

90

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

Un consultant désirant savoir s 'il était bon de s 'asso�r

avec quelqu 'un, et connaître le sort de l 'association projetée,

on a érige un thème (tig. l�) avec l 'intention de faue appa­ raître le consultant, considéré comme questionneur, en mai­ son l, et en maison VII, la personne avec qui il envisage l 'association. Le but de l 'association projetée étant une entreprise d 'or­ dre concret (industrielle ou commerciale) , celle-ci sera }'epré­ sentée en maison III, qui sera aussi une maison de la ques, tion. Acq'uisiti.o en maison 1 représente le consultant, Rubeus en maison VII représente son associé éventuel, et Puer en mai­ son III représente l 'affaire en vue de laquelle l 'association est projetée. La comparaison de ces figures donnera lieu aux observa­ tion15 suivantes : 1 ° ) Acquisitio est très bonne figure, avec le sens d 'accrois­ sement et de développement des moyens. Elle est de nature aérienne, fixe, et entrante. Rubeus est mauvaise, a un sens d 'activité virile qui peut être féconde ou destructrice suivant la façon dont elle sera orientée. Elle est de nature ign(;'C, mobile et entrante. Les deux figures sont en opposition de sen,� : Rub cus di· lapide ce qu 'A cquiritio gagne. On peut donc dire que l 'asso, cié risquera de gaspiller les biens que le consultant apporte­ l'ait à l 'association., Les deux figures s 'opposent par leur mode d 'action : R'Ut­ beus, l 'associ<}, déploiera une activité désordonnée, s 'agitera en tous sens, et ne s 'accordera donc ' pas avec Acqldsitw, le consultant, calme, ordonné et méthodique. Les deux figures s 'opposent par leur qualité : Rubeus est très mauvaise, Acqui.sitio est très bonne. Alors que le consul· tant est un homme bienfaisant, son associé éventuel est un homme assez dangereux. Il n 'y a donc affinité entre les deux figures que sous le rapport de leur nature élémentaire, puisque l 'air d 'Aoqui.­ siU,o activera le feu de Rubeus, malS l 'association n 'abou­ tirait qu 'à accroître l 'agitation de l 'associé et' probablement sa malfaisance. Enfin, la copnlation de R ubcus et A cqllisitià donne nuis­ sance à Tristi.tiJa, très mauvaise figure te'rrestre qui ne s 'accorde ni avec R'Ubeus, ni avec Acquisitio. Elle a. le sens de dépression physique et morale. d 'obstacle et de retard. confirmant ainsi les mauvais résultats que donnerait l 'asso­

ciation projetée.

INTERPRÉTATION DES FIGURES

91

On pourrait compléter cet examen comparatif des deux

figures en remarquant que li ubcu.s est le rdiet de Mars, et Acquisitio celui <.le J upItCl', deux planètes qui n 'ont aucune

affinité mutuelle, et qu 'enfin Tristit1.a, figure engendrée par eUes symbohse. :::> aturue, également opposée à J upiter et à Ma.rs, et m aléfique conuue celle- ci.

2°)

Considérons maintenant Puer, qui apparatt en maison

nr où elle représente l 'affaire en vue ùe laquelle l 'associa­

tion est envisagée.

Puer est mauvaise figure, ignée, ayant le sens d 'activité énergique, d 'action violente, et évoque les industries du fer et du feu. Elle est mobile et sortante.

Elle révèle que l 'entreprise en vue a trait à l 'industrie du fer, mais qu 'il s 'agit plutôt d 'un commerce que d 'une fabri­ cation (en raison du caractère mobile de la figure) , quelque chose comme une quincaillerie ou un commerce de métaux. On remarquera l 'analogie entre les significations et pro­ priétés de Puer et ùe 1. /j./Jeus (voir chap. 1 V ) . et. par contre le peu d 'affinité entre Puer et Acquisio, ce q u i permet d 'en inférer que l 'associé serait mieux adapté à l 'affaire que le consultant, et q u 'en conséquence l 'association lui serait plus profitable.

Sans pousser plus loin l 'interprétation des autres éléments du thème (dont on tirerait une quantité de détails complé­ mentaires intéressants) , on peut conclure, de l 'analyse ci- des­ ws, que l 'association projetée ne serait pas profitable au consultant qui ne pourrait s 'entendre avec son associé, lequel, en revanche, retirerait de cette association tous hos avantages qu 'elle est susceptible de donner.

Etude des aspects d'une figure Par analogie avec les configurations d'un thème astro, logique, on considère que la figure située dans une dC3 douze maisons fondamentales du thème géomantiquc reçoit des aspects provenant de maisons situées à des dis­ tances déterminées d'elle. On distingue les différents as­ pects suivants :

r ) Uaspect de compagnie qui relie deux maisons con­ tiguës. C'est le plus important. 2°) L'aspect d'opposition qui relie deux maisons sépa­ l�es par un intervalle de cinq maisons.

1'2

LA

GÉOKANCIE TRADITIONNELLE

3°) L'aspect trigone ou regard trine, maisons séparées par trois maisons.

qui

relie

deux

4°) L'aspect quad,.at, ou regard quadratin, qui relie deux maisons séparées par deux maisons. 5°) L'aspect (ou regard) sextile, qui . relie deux maI­ sons séparées par l'intervalle d'une seule maison. La compagnie se compte dans le sens de la numéro· tation des maisons (sens direct) ; il n'y a donc qu'un aspect de compagnie pour une figure donnée. La figoTe en maison l a pour compagnie la figure en maison II, laquelle, à son tour, a pour compagnie la figure en mai­ son III, et ainsi de suite, la maison XII ayant pour compa..:. onie la figure en maison I.

Les autres aspects se comptent dans le sens direct et dans le sens inverse, ce qui conduit, pour une figure don­ née, à deux Rspects de chaque espèce, sauf pour l'oppo­ sition, puisque dans les deux sens, dirêct et converse, l'ae;­ pect a.boutit sur la même maison. A titre d 'exemple, maison 1 :

indiquons

tous

les

aspects

de la

.Âspeot de compagnie : maison II .Â.'1pect d 'opp08'i,tion : maison VII . .Âspe<#s trigcmes : direct maison V, converse maison IX .Âspeots quadrats : direct maison IV, converse maison X . .Âspeots sexti,les : direct maison III, converse maison XI. .

.

Pour retrouver les règles données ci-dessus, et déter­ miner sans erreur les maisons en aspects avec une maison donnée, il suffit de disposer les douze maisons autour d'un cercle, comme les maisons astrologiques et de relever celles qui fonnent, avec la maison consid�rée, les aspecta astrologiques classiques.

Interprétation des aspects. Les aspects s'inter.pre­ tent en tenant compte de leur signification intrinsèque que nous allons examiner, et de la réaction mutuelle des deux figures intéressées, suivant les principes exposés au paragraphe precédent (page 87). -

INTERPRÉTATION DES FIGURES

93

L'aspect de compagnie précise et complète la significa­ tion et la valeur interprétative d'une figure. Reprenons l 'exemple cité plus haut (page 89) . Nous devrons compléter le portrait de l 'associé en exami­ nant la figure en maison VIII, P'Uella, qui est compagnie de R'l.bbe1Ul en maison VII. Remarquant que P'Uellt'J est une bonne fi�ure d 'eau, fixe ", correspondant à J7énw, nous dirons qu 'elle dlminue la nocivité de RUbcw, calme ses ardeurs com­ batives, comme l 'eau éteint le feu, qu 'elle stabilise son ac­ tion, et donc, qu 'à tout prendre, l 'associé serait moins mau­ vais qu 'on aurait pu le craindre de prime abord. De plus, comme le� deux figures engendrent, par copula­ tion, "Via qui évoque l 'idée d 'un chemin étroit, on peut dire que l 'activité de cet associé &e trouvera, de quelque manière, canalisée; et que les conséquences de son impulsivité seront limitées. (Bien entendu dans toute interprétation de ce g�nre, l '!ntuition du géomancien jouera un grand rôle, aussi devra­ t-Il s 'appuyer sur le plus grand nombre possible d 'éléments connus du problème) .

L'aspect d'opposition révèle les éléments contraire;;, qui S'oppo::icnt à la personne, la chose, ou l'événement signifié par la maison et la figure considérées, et peuvent éventuellement se combiner avec eux. Les obstacles, gênes et oppositions seront plus ou moins graves ou importants, plus ou moins faciles à surmonter, selon la qualité de ] a figure en opposition et s�s réactions avec la figure considérée. La nature et le caractère de cette figure révéleront la nature et le caractère de� obstacles ou oppositions rel:­ l'ontrés. Reprenons le même exemple (fig. 13, page 89) et considé­ rons l 'aspect d 'opposition à P'Ue'I'. Qui représente, en maison III, l 'entreprise en vue de laquelle le questionneur avait en­ visagé une associatiûn. Cet aspect tom.be sur Cap ut dra.coni'l en maison IX. Cette figure est bonne et aérienne. Nous en dMuirons que les obstacles rencontrés dans l 'exploitation de l 'affaire ne seraient pas insurmontables (pui�ue Cap'Ut d1'a­ oonia est bonne) , et Qu 'ils stimuleraient l 'actIvité et accroi­ traient les dépenses d 'énergie et d 'argent nécessaires, puis· que Coput draoo1l,f.8 est aérienne, et Pum', i�ée, (1 'air activ� le feu) , et Que, par copulntion, les deux 1igures engendrent �m'ssio, significatri('(' de dépense et de perte.

94

J�A

GÉOMANCIE

TRADI�ONNELLE

Dans la pratique courante de l'interprétation géoman­ tique, on se limite à l'étude de. ces deux aspects, compa­ gnie. ct opposition. Indiquons néanmoins que : Les aspects quadratfJ révèlent, comme l'opposition, de� difficultés, mais moins graves. Elles sont d'ordre intérieur pour l'aspect direct, et d 'ordre extérieur pour l'aspect converse. Les aspects trines, ou trigones, révèlent les possibilité;; d'extension ou d'épanouissement offertes par l'ambiance, par le milieu extérieur. Ces facilités sont d<> natJ]re affective ou psych·ique pour l'aspect direct, et de nature intellectuelle ou spirituelle pour l'aspect converse. Les aspects sextiles complètent l'interprétation des .1 :,­ pects trines et sont de même nature. Ils révèlent les appuis et les aides rencontrés.

Etude des passations. La. passation est un facteur très iinportant de l'inter­ prétation du thème géomantique. Si celui-ci, en effet, corn· porte de nombreuses passations, c'est l'indication que ia question implique un enchaînement d'éléments divers, qui entraîneront une cMcade de combinaisons ou transforma­ tions. Dans un thème, il y a une ou plusieurs passations sim­ ples, suivant qu'une ou plusieurs figures; passent, une seule foi�, d'une maison dans une autre. Une passation simple est dite avec répétition, lorsque la figure considé­ rée effectue successivement plusieurs passations simple�, c'est-à-dire lon,qu'ellc apparaît dans plus de deux maisons. Il y a pa9Sations parallèles, lorsque deux figUres dn thème effectuant chacune une passation simple, aTec on sans répétition, se déplacent en quelque sorte parallèle­ ment, c'est-à-dire restent après chaque mouvement, sél'n­ rees par le m�me nombre de maisons.

INTERPRl.'TATION DES FIGURES

95

Lorsqu'une passation simple se fait d'une maison à celle qui la suit immédiatement dans l'ordre de numérota­ tion des maisons, la figure se trouve être à elle-même :'8 propre compagnie (aspect qui a été étudié au paragra ­ phe précédent). IGette particularité donne une :i.rnportanfp. spéciale il. cette passation que certains auteurs nomment passation double, terme impropre qui peut prêter à ronfusion. Cette passation peut être effectuée par deux figure; différentes dont les mouvements constituent alors un ('as particulier remarquable de passations parallèles. Cette même passation, dite double, peut aussi être efft'e­ tuée deux fois par la même figure, qui se trouvera alol'�, il rleux reprises, répétée dans deux maisons successives du th(.me. Suivant la tmminologie précédente elle est par­ fois nomm{>c passntioll (louble n nec. répétition. Dans l(l tllf.m� de ln 1i �. 1 �. il Y n nuatre passationR sim­

ples, cel1e d 'A lbus, de II en V. �eJ1e dp, P1tella de VIII en 13. cene f1� Capu.t drao�nis de IX en 1 4 <,t celle de FortU11a minOT de X en 15. Pu.eUa et Oaput draconis effectuent - des pa!'lSatioll R parnl-

m.

Dans le thème de l a figure 1 , il y a deux paRRntions avec répétition , celles de Carcpr de 1 (ln VIII et en XII, ct cenes de ACq'1l4Sitio de IV en VI et en X.

Il y a quatre paSB3.tionR simpleR, cene de Bubeu.'l de I I cn 1 4, celle �e Pop,ûw de HI ('11 VTT. c<,Uc de Lœtitia de V en ] 3 et cene de P1ter de IX en XI.

La passation de Plier et la première pa.s98.tion d 'A oqui­ sUio sont parallèles .

.La,

passation établit une relation entre les maisons où la figure passe, avec la notion d'un concours apporté par la seconde Il. la première, et comme d'une subordination de l'une à l'autre. La � O'Urc qui passe reste imprégn� du senR de la maison d'où elle part. Si la figure eRt honne, l'association qui s'établit entre les signification ;; drs deux maisons intére,;sées est favorable. Elle est défa­ vorable dans le ('as contraire.

96

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

Si par exemple, la figure en maison l passe dans la mai- . son V, on dira que le questionneur chercne appui auprès de ses enfants, ou que les plaisirs absorbent sa vie, suivant la nature de la question posée, car il faut toujours que l 'inter­ prétation d 'une configuration s 'accorde avec la nature des choses, et les éléments counus de l 'affaire envisagée. Si cette figure est bonne, on pourra aj outer que le Questionneur reçoit de ses enfants l 'appui q u 'il leur demlJ.lidait. Si elle est mauvaise, cet appui lui fera défaut. On pourrait dire aussi, dans ce cas et si cela entrait dans le cadre de la question, que les p l a isi r s auxquels s 'adonne le questionneu r, lui sont funestes.

Lorsque la passation se fait avec répétition, le lien entre les maisons où la figure passe successivement s'établit toujours dans le même sens, et l'on interprète chacune des passations successives comme il vient d'être dit. Le sens donné Il la pa�sation reliant la maison initiale à la maison finale devra s'accorder avec le sens des pas�a­ tions intermédiaires. Si une figure pal'll'lC de la mail'lon III dans la V. puis danl'l la X, nous dirons. l'li cpla se l'apporte à la question posée, que les enfants du Clucstionneur appOltent leur concours à son entreprise, et contrihucr:t il son succès, si la figure est honne (passation de III en V) , et, qu 'à leur tour, les en· fants doivent beaucoup i\ la l'lituation sociale de leur père (pas.'1ation de III en X) L 'interprétation de la passation de la III à la X perrnettI-a d 'ajouter quP, la ge'ltion de l 'entre· prise est liée il la situati on socia1c du questionneur.

Lorsque la passation intéresse deux maisons qui se sui­ vent immédiatement, l'interprétation doit s'en combiner avec celle de l'aspect de compagnie. La signification ,le la. figure s'en trouve renforcée, et les maisons occupées par la figure seront à considérer tout spécialement dans l'interprétation du thème. Elles attireront l'attention sur un facteur essentiel de l'affaire en cause. Lorsque la passation s'effectue de la maison du que.':;­ tionneur dans une maison de la question, elle ,.evêt une impo,.tance exceptionnelle. Elle prouve généralement qt1� le thème répond à la Cluestion posée, et constitue, si �n figure est bonne, un présage de réponse favorable à cette question.

I�'fBRPRÉ'rA'l'IO�

m�s

b'IG l:lU;S

97

Lorsque, dans un thème érigé pour connaître l 'état de santé du consu1t3-nt. la figure en l passe en VI, on pou.rn dire qu(> le consultant est malade. La nature et la gravité de sa maladie, dépendront de la nature ct de la qualité de la figure qui passe. Si, de plus, la figure passe ensuite en maison VIII, on pourra affirmer une aggravation de la maladie, et, suivant les autres configurations du thème, redouter une issue fatale. car la maison VIII est le domicile de la mort. Si, enfin, la figure passe encore en maison XII, on poùrra prédire la mort du malade lA. l 'hôpital, ou dans une clinique. et probablement des suites d 'une intervention chirurgicale, étant données les attributions de la maison XII.

Lorsqu'une figure passe ù'une ùes ùouz� maisons fonùa­ mentales dans un témoin, elle révèle, par sa nature ct par le sens de sa maison originelle, les éléments essentiels qui expliquent le passé, s'il s'agit du témoin droit, ou qui conditionnent l'avenir, s'il s'agit du témoin gauche. Une passation qui nboutit au juge mérite d'être eXIl­ minée particulièrement, puisque la figure qui pa.s� condense la réponse à la question. Par la maison d'ou vient la figure qui passe, on connaîtra les facteurs déter­ minants de la réponse. L'étude de deux passation.:; parallèles se fait en inter­ prètant séparément les deux passations comme il vient d'être dit, et en combinant les ' deux interprétations pOUT obtenir une signification eohérl'nte.

CHAPITRE VII

INTERPR�TATION DES SYMBOLES NUM�RIQUES Nous avons indiqué au chapitre I I, page 13 et sui­ vantes, les divers symboles auxquels aboutissait le calcul des points. Nous en allons en étudier l'interprétation qui apportera des compléments et des éolaircissements fort intéressants aux conclusions tirées de l'analyse des figures du thème, de leurs aspects et de leurs passations.

La part de fortune Par la maison dans laquelle elle tombe, la pa r t de fortune éclaire sur les caractéristiques finales de l'affaua en cause, et la figure qui occupe la maison constitue une synthèse de la question posée. Si la figure est bonne, la part de fortune constitue °l1 n élément favorable de l'interprétation, il est défavorable si la figure est mauvaise. Si de plus, la figure passe au juge l'interprétation de la passation revêt une importance exceptionnelle dans la détermination de la réponse fournie par le thème. Si la part de fortune tombe dans une maison de la question, elle indique que le thème répond bien à la question posée. Reprenons 10 thè m e de la fig. 1 3 , où tune tombait en maison nI sur Puer.

la

part

de

for­

CecI indiquait d'abord que le thème r épondait bien à la question, pUIsque la maison III était une maison de la ques­ tion.

Le but poursuivi par le questionneur, avec l'association envisagée, était la cr éation d'une entreprise, à cause du sens de la maison III, et dont la nature était r év é.Jée par le <;aractère de Puer, comme i l a été expliqué. page 90. Et eelle-ei eQt été une mauvaise affaire pour le questionneur, paree que Puer est une mauvaise figure.

INTERPRÉTATION DES SYKBOLEB NUllÉRIQUES

99

Le point de l'intention Il est appelé aussi « Sommation des impairs », par­ ce qu'il résulte du calcul des points impairs des douzd premières figures du thème. Par la maison où il tombe et par la figure que celle-ci contient, il désigne le plus souvent l'intention en vue de laquelle un thème a été érigé. Ceci permet de découvrir, le cas échéant, quand on l'ignore, l'objet d'un thème érigé par une autre personne. Dans tous les cas, le point de l'intention révèle l'énergie que le questionneur devra déployer pour la réalisation de . sa demande. Dans le thème de la figure 13 (page 89) , le point de l 'intention tombait en maison XII, sur Vta. TI révélait ainsi le fond de la pensée du questionneur, qui était concentrée sur les difficultés qu 'il pourrait rencontrer avec son associé (la maison XII renseigne sur les épreuves, les obstacles et les difficultés de toutes sortes) . La. nature de V� figure d 'efforts laborieux et de vicissi­ tudes montrait la nécessité d 'abandonner le projet d 'asso­ ciation

La voie du point Par la maison où elle tombe, ct par la figure qu'elle désigne, ainsi que par celles qui la j alonnent, la voie d�, point éclaire sur les origines de l'affaire en cause. Elle révèle également les éléments initiaux qui auront la plus grande influence sur l'issue de la demande. Si la voie du point ne peut se former, c'est que l'issuo de l'affaire sera déterminée par des causes cachées ou obs­ cures, et très souvent qu'elle se produira inopinément. Si elle aboutit sur deux ou même quatre mères ou filles (nous avons dit qu'elle était dite, alors, bicéphale ou qua­ dricéphaJe), elle révèb la complexité des éléments déter­ minants de l'affaire considérée. Mais la branche la plus importante de la voie du point sera celle qui aboutit sur la figure ayant le plus d'affinité avec le j uge.

100

LA

GÉOMANCIE

TBADITIONNELLE

Dans le même exemple que précédemment (fig. 13) , la voie du point abouti88ait sur P'IM1t' dans la maison III. On doit en déduire que e 'est la mise Bur pied de l 'entreprise, J3 eonception qu 'il s 'en était faite qui ont amené le question­ neur à redouter l 'évolution de son projet d 'association. 0

CHAPITRE VIn

INTERPRETATION DES TEMOINS ET DU JUGE L'adaptation des figures des témoins e t du juge, aux significations des maisons 13, 14 et 15, ne se pré­ sente pas comme celle des douze figures fondamentales. E n effet, le sens de ces trois maisons est bien défini et ne prête à aucune extension analogique, contrairement a1.l. cas des douze premières maisons. D'autre part, les deux témoins étant issus chacun d 'une moitié des douze prc.mières figures, ne peuvent que servir de conclusion à l'interprétation de celles-ci, et permettre de l'étayer et de la confirmer.

Le j uge étant lui�même issu des deu..x témoins, il est évident qu'on ne saurait l 'interpréter en contradiction avec les indications tirées de l'examen de ces figures et des configurations d'ensemble du thème. Ces observations montrent les erreurs auxquelles s'expo­ serait le débutant qui se laisserait entraîner à fonder son interprétation sur le seul examen du juge. L'interprétation du juge ne doit pas être séparée de celle des deux t€moins, et l'on doit se former une opinion d'après la triplicité formée par ces trois figures, sans oublier que la qualité et le sens à leur attribuer dépen­ dent de la nature de la question posée, du caractère de la réponse demandée, de la qualité d 'ensemble du thème, ainsi que des passations que les trois figures ont pu effec­ tuer avant d'aboutir aux témoins ou au juge. O n notera les règles suivantes pour l 'interprétation de cette triplicité. Un bon juge issu de deux bons témoins voit sa qualité encore améliorée. Inversement, un mauvais juge issu de deux mauva is tRmoins d evient encore plus maléfique.

102

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

Si les deux témoins sont bons et le juge mauvais, la chose demandée sera obtenue après des délais et des difficultés, ou ses conséquences seront fâcheuses. Si les deux témoins sont mauvais et le j uge bon, le questionneur n'obtiendra que partiellement satisfaction. Si le témoin droit est bon et le gauche mauvais, le résultat sera peu satisfaisant ou mauvais, selon que le juge sera bon ou mauvais. .si le témoin droit est mauvais et le gauche bon, l'af­ faire se présentera mal au début, et finalement se termi­ nera plus ou moins favorablement, et avec plus ou moins de retard, selon que le juge sera bon ou mauvais. Dans le thème de la figure 13. ie juge FOrlllM Min.01' est mauvais, et issu de deux bons témoins : Poolla à droite, ct Capu.t d7"aoonis à gauche, ce qui peut être interprété comme le présage de délais et difficultés dans la réalisation de l 'association projetée, ou comme l 'annonce de conséquences fâcheuses de cette 3.ssociation. Cette dernière interprétation s 'accordant avec les significations des autres configurations du thème, c 'est elle qui devra. être retenue.

CHAPITRE IX

PRAT'QU E D E LA CONSULTATION GI:OMANTIQUE Ce chapitre est, pour l'étudiant qui veut s'entraîner sérieusement à la pratique de l'interprétation géoman­ tique, un des plus importants de cet ouvrage. Aussi avons-nous �epris, pour les développer ou les compléter, quelques-unes des notions exposées dans les chapitres pré­ cédents. C'est donc à dessein que nous reviendrons sur des considérations qui sont fondamentales.

Définitions préliminaires Dans toute consultation géorn antique, interviennent essentiellement trois personnalités, sans préj udice de celles que l'interprétation pourra accessoirement mettre en cause. Ce sont : - le géomancien qui érige le thème et l'interprète ; - le consultant qui lui pose la question ; - le questionneur qui est la peroonne au sujet de laquelle la consultation est faite. Ces trois individualités peuvent être représentées :

- par de9 personnes distinctes, ce qui est le ca..<; où une mère consulte le géomancien au sujet de la maladie de son fils ;

- par deux personnes seulement, ce qui est le cas où un commerçant consulte le géomancien au sujet de la marche de ses affaires ;

- par une seule et même personne, ce qui est le cas où le géomaneien érige un thème pour connaître l'issue d'un projet qu'il a formé.

104

T,A

GÉOMANCIF.

TRADITIONNELLE

Dans tous les ca's, "le questionneur sera représenté par la figure apparaissant en maison 1 qui lui est attribuée, et autour de laquelle sera centrée l'interprétation du thème. Dans le prcmier cas Cl\visagé, la mère sera la consul­ tante et son fils le questionneur. Dan� le second cas Je c ommerçant sera en même temps le consultant ct le questionneur. . Dans l e troisième cas, l e géomancien sera également consultant et questionneur. Il apparaît donc indispcnAAble, en présence d'une ques­ tion posée, de déterminer avant tout, la personne qui sera considérée comme questionneur, . en s'inspirant des considérations développées dans le paragraphe suivant. Lorsque le tracé des points devra être fait par le con­ sultant lui-même, son attention devra être attirée, au prpnlnble 8nr ('{ltte importante recommandation.

Détermin :ltion du questionneur Il y aura toujours intérêt à prendre pour questiou­ nrur la perwnne la plus directement intéressée à ln question pO"lœ.

Pour reprendre un exemple déjà cité (voir page 81) , si un père demande si son fils est bien soigné par le médecin à qui il a été confié, 13. b o nne méthode consistera à �onsidér(\r le fils comme questionnrur, et non pas le père, de façon à ]E' faire apparaître en maison 1. Sa maladie sera du ressort de la maison VI, le méde(',in relèvera de ]a maison X. et l 'on ne sera pas obligé de recourir aux �aisons dérivées dont ] 'emploi est toujours déJicat pOUl" un géomancien peu entraîné. Si l 'on veut soi-même être renseigné SUl' le crédit qu 'on peut accorder à une autre personne on pourrait se considérer ROi-même comme questionneur, èn maison l, de façon à faire apparaître la personne envisagée, en maison XI s 'il 8 'a�it d 'un ami, en maison VII s 'il s 'agissait d 'un adversaire (lU cl 'un associé. Cependant il vaudra mieux, dans tous les cas, quelle que soit la personnalité envisagée, la considérer comme questionneur de façon à la faire apparaître en mai80n I.

PRATIQUE DE l,A CONSULTATION GÉOMANTIQUE

105

Si un consultant désire savoir ei un serviteur lui est fidèle, on pourrait considérer l� consultant comme questionneur et le faire apparaître en maison l, son serviteur apparaissant alors en maison VI. On aUrt� cependant des renseignements beaucoup plus détai11ps ('t une réponse plus précise, en consi­ dérant le serviteur comm� qUi'Rtionneur et en lui attribuant la maison 1 autour de laquelle s 'ordonnera l 'interprétation du thème.

Il conviendra de procéder au choix d u questionnenr au!';sitôt la que3tion posée, et avant le tracé des points, de façon que le géomancien puisse -superposer le canevas de son interprétation à l'image mentale sur laquelle il doit concentrer ses facultés pendant le tracé des points. Cette rcromnumdation est particulièrement importante dans le cas où c'est le consultant, et non le géomancien, qui procède au tracé des points. Il est évident en efTet que l'interprétation du thème serait tout à fait fallacieuse, si le géomancien orientait celle-ci en croyant que la figure en maison 1 représente telle personne qu'en réalité le consultant n'aurait pas considérée comme questionneur pendant son jet de points.

Enoncé de la question La fa�n de poser une que�tion, ou d'exposer le pro­ blème à l'é�oudl'e est très importante si l'on veut obtenir une réponse exacte et précise. C'est pourquoi la question doit être ex primée clairement, sans ambiguïté ni arrière­ pensée, de façon que le géomancien saisisse parfaitement les désirs exacts et l'intention précise du consultant. Il est bien à cet égard de ln rédiger par écrit.

Du point de vue de ln méthode à'interprétation, on distingue trois catégories principales de questions : - les qu,estions générales)' - les questions particulières; - les questions spéciales.

106

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

Mais quelle que soif la catégorie dont elle relève, une question ne doit envisager qu'un sujet ou un objet 'unique et bien défini. Une question multiple ou vague ne peut donner lieu qu'à une réponse incertaine ou fallacieuse. Une question complexe doit être analysée soigneuse­ ment et décomposée en autant de questions simples qu'il sera n écessa i re, chacune d'elles devant faire l'ob.iet d'un thème séparé. On procèdera ensuite à une synthèse des différentes réponses obtenues. Il faut également noter le caractère de la réponse

demandée, qui peut être, soit succincte et se résoudre

par « oui » ou par « non », soit détaillée avec toutes les incidences qu'elle peut entraîner. Il convient enfin de noter qu'une commltation géoman­

tique n'est pas une devinette posée ' au géomancien, et que celui-ci pourra donner une réponse d'autant plus pertinente qu'il aura cu plus de renseignoments exacts sur l'affaire pour laquelle on le consulte.

Le géomancien devra dO!1C faire préciser par le consul­ tant les points qui ' lui paraissent obscurs, et lui de­ mander tous les éclnircissC'ments nécc!'isaires avant d 'entre­ prendre son j et de points.

Pour préciser et illustrer ce oue nous venons de dire, voici quelques exemples de ce QU 'il faut faire et ne pas faire. Ne pas demander : « Sortirai-je de la situation difficile dans laquelle je me trouve t » ce qui serait une question vs-g"Ue, mais demander : « J 'éprouve actuellement telles difficultés (atfaires, arlZ'ent, �entiments, etc.) . S 'aplaniront­ elles ou s 'aggraveront-ellcs t » Ne pas poser la question : « Quel est le caractère de M. X et pourra-t-il épouser Mlle Y t c: qui est une question multiple, mais poser successivement les deux questions sui­ vantes : c: Je désire conn&Ître le portrait moral et intellectuel de M. X » (qui est une question générale) . c M. X épousera-t-il Mlle Y t » (qui est une question parti­ euli�re) . C 'est une ehose que demander c Tel voyage projeté ' • 'aceomplira-t-il sans incident t », et e. en est une autre que

PRATIQUE DE LA CONSULTATION GÉOliANTIQUE

107

de demander « Dois-je mettre à exécution tel projet de voyage t :. . TI ne faudra pas poser l 'une des questions, quand c 'est à l 'autre qu 'on attend une réponse. Dans le premier cas en effet, une décision a déjà été prise, et l 'on désire être renseigné sur le déroulement du voyage décidé. tandis que dans le second eas on sollicite un conseil en vue d 'arrêter une décision Dans le même ordre d 'idée, il ne faut pas demander : « L 'opératIon chiTl�rgicale que va subir mon nls aura-t-tello une issue heureuse », quand il faudrait demander : « Est­ il opportun ou nécessaire de faire opérer mon fils t > Ennn répétons, bien que cela semble évident, qu 'on ne peut demander : « Telle personne est-elle malade et a-t-elle perdu son emploi , », mais il faut poser deux questions : « Telle personne est-elle malade , :. « Cette personne a·t-elle perdu son emploi , :.

Etablissement du plan de l'interprétation Ayant défini le questionneur et bien saisi la ques�.jon, le géomancien doit · déterminer le plan suivant lequel il conduira l'interprétation du thème qu'il va ériger. Cette détermination implique la définition des maisons de la question dont il a été parlé au chapitre V (page SO) et la connaissance des configurations dont l'examen lui c1on11era les éléments essentiels de l'interprétation. Sans entrer dès maintenant dans des <1étails SUl' 11'5quels nOlIS reviendrons plus lom, ce plan d'interp réta­ tion comporte généralement l'examen des points suivnc·t :;; � A. - Examen d'ensomble du thème ; B. - Interprétation des symboles numériques ; C. - Examen des figures en maison l et en maiSojn dt la question ; D. - Examen des pMsations ; E: - Interprétation d� la triplicité de:; t&noins ct du juge ; F. - Synthèse ct conclusions. Dans quelques cas très simples, et d'ailleurs très fré­ quents, une seule maic;on sera en jeu dans la question et

108

LA

GtOJlANCIE

TRADITIONNELLE

sa détermination sera facile en se référant aux indica­ tions du chapitre- V qui traite de l'attribution des mai­ sons géomantiques.

Mais il est de nom.breux ca s où, pour obtenir nne réponse circonstanciée, il sera nécessaire de consulter l,lu­ sieurs maisons. A moins d'une grande expérience, il ne sera pas toujours aisé de déterminer les maisons qui seront à examiner. Aussi nous a-t-il paru intéressant de donner, à la suite des règles classiques de l'interpréta­ tion, les directives proposées par les auteurs anciens pour la résolution de quelques questions particulières. Leur exposé sera présenté sous la forme d'un « Dictionnaire d'interprétation géomsntique » facile à consulter.

Le tracé des points Nous avons vu au chapitre II comment on créait les quatre mères du thème par un tracé de points. Il existe d'autres procédés de création des mères dont l'exposé ne pouvait trouver place dans le cadre de ce manuel essentiellement pratique Ils se ramènent tous à la détermination de quatre groupes de quatre nombres dont on ne retient que la qualité paire ou impaire. L'ambiance dans laquelle se fait le tracé des points a une très grande influence sur la valeur de ce tracé, c'est-à-dire sur son rapport avec la réalité profonde de la question posée. Il importe d'opérer dans le calme le plus complet: de façon à éviter tout ce qui pourrait distraire l'attention du géomancien dont l'esprit doit rester concentré, pendant tout le tracé, sur la question posée et la représentation des personnages, choses ou idées qu'elle met en jeu. L'image mentale qu 'il s'en forme doit être associée à la personne d u questionneur et au plan préétabli de l'interprétation du thème. On aura ainsi la certitude que dans les maisons de la question apparaitront bien des figures représentatives des fac­ teurs déterminants de cette question,

PRATIQUE DE LA CONSULTATION GÉOll.ANTIQUE

109

B 'il 8 'agit. par exemple. de résoudre une question rela· tive à un voyage du questionneur, il convient d 'associer à l 'image mentale de celui-ci la notion de la maison l, et à l 'idée du voy�e. celle de la maison Ill, ou de la maison IX, suivant qu 'il 8 agira d 'un simple déplacement . ou d 'un ,rand voyage. Pour un voyage par mer, le géœnancien dOit 89 représenter le questionneur dans sa vie à bord du navire. pour un voyage par terre il 89 le représentera dans le train ou en voiture, etc... En obligeant son esprit à la représentation de l'action

à laquelle doit participer le questionneur, le géomancien évitera que des images étrangères à la question ne fassent irruption dans sQn cerveau, ce qui est fréquent, surtout chez le débutant.

Conduite de l'interprétation Nous vellons de signaler qu'on pouvait distinguer trois types principaux de questions. Bien que l'interprétation reste soumise à des principes généraux valables dans tous les cas, elle suivra dans chacune des catégories un plan et des règles adaptées à celle-ci.

QUESTIONS GÉNÉRALES Une question générale est celle qui envisage Wl en­ semble d'éléments ou de notions intimement liées par des relations de contingence ou de causalité, un état généJ:al où interviennent des facteurs d'essences diverses comme le temps et l'espace, la spiritualité et la maté­ térialité.

La connaissance du portrait physique, intellectuel et moral d'un hoinme connu ou inconnu, p ar exemple, de même que la recherche du destin d'un enfant, d'une collectivité, société ou nation, d'une entreprise quel­ conque, relèvent des questions générales. L'il1terp�tation d'un thème érigé pOUl· répondre à une question de cet ordre doit se conformer au plan suivant :

110

1).

LA.

-

GÉOKANCIE

TRADI'l'IONNELLE

Examen d 'ensemble d u thème.

Il indiquera si l'ambiance. de la question est favorable ou défavorable au questionneur, et donnera la tonalité générale de la réponse. Il repose . sur les observations suivantes :

a) Proportion de figures bonnes et mauvaises dans les douze maisons fondamentales; b) En cas d 'égalité, comparaison du nombre de lignes de points paires et de lignes de points impaires dans ces mêmes figures. .Bi le nombre des bonnes figures l'empo;rle sur celui des mauvaises, ou s'il y a plus de lignes paires que de lignes impaires, l'ambiance générale sera bonne, et le question­ neur trouvera des aides et des facilités. ,Ce sera l'inverse dans les cas contraires. c) Proportion de bonnes et de mauvaises figures dans les quatre maisons angulaires, qui sont, nous le rappe­ lons, les maisons l, IV, VII et X. Une majorité de bonnes figures révèle le caractère favorable ou bénéfique des éléments essentiels de l'affaire en cause. ,Ce sera l'inverse dans le cas contraire. _

à) Nature et qualité des témoins et du juge. Nous avons vu page 101) comment interpréter <,.ctte tri­ plicité. Si elle se résoud favora.blement, le questionneur aura satisfaction. Il devra s'attendre à des déboires et des difficultés dans le cas contraire. Ceci sous la réserve bien entendu, et comme il a été déj à été dit, qu'il n'y ait pas contradiction entre cette interprétation et la con­ clusion des autres éléments de l'analyse du thème.

e) Dominante élémentaire

du thème.

Elle est déterminée par l'observation, parmi les quinze maisons, du nombre des figures relevant de chacun des quatre éléments : Terre, Eau, Air, Feu.

PRATIQUE DE LA CONSULTA.TION aÉoMA.NTIQUE

111

- Lorsque les figùres de terre seront en majorité, la dominante sera terrestre et révèlera la matérialité des préoccupations du questionneur, ou de l'ambiance de la question. - Lorsque les figures d'eau seront en majorité, la dominante sera aquatique, ou hydriqu e, et révèlera la passivité -du questionneur, ou l'inertie des forces en jeu dans la question. - .Lorsque les figures d'air seront en maj orité, la dominante sera a érienne et révèlera l'intellectualité du questionneur, ou la nature impondérable des énergies en jeu dans l'affaire. - Lorsque les figures de feu seront en maj orité, la dominante sera ignée, ef révèlera l'activité et l'énergie du questionneur, ou une ambiance et une atmosphère de spiritualité.

f) Dominante planétaire du thème. Elle s'obtient en recherchant les planètes auxquelles correspondent les quinze figures du thème. La plane·te qui influencera le plus grand nombre de maisons sera la planète dominante, et marquera le thème de son carac­ tère et de ses propriétés. ' 2). - Inte rprétation des symboles nu mériques.

a) Part de fortune. b) Point de l'intention. c) Voie du point. Nous avons vu au chapitre VI I (page 98), la significa­ tion de ces trois symboles. On les coordonnera avec les indications tirées de l'examen d'ensemble du thème.

3). - Examen des douze figures fondamentales. On interprète chacune des figures apparai$.�nt dans les douze maisons fondamentales, en elles-mêmes, en fonction du caractère de 'la maison, et par rapport à la figure de la .maison J. Cette' interprétation doit se faire suivant les principes exposés au chapitre VI, page 85. .

LA

112

GÉOMANCU;

TRADl'!'IONNELLg

4). Examen des passations. On étudie les passations en se confonnant aux règles qui ont été données au ehapitre V I , page 94, en obser­ vant que les plus importantes sont celles de la première -

figure.

5). Examen des as pects. On so limite aux aspect!'; de eompagnie de chaque figure. Encore faut-il procéder avec beaucoup de pru­ dence, car cha.que figure a · déjà pris un sens déterminé lors de l'étude de chaque maison, et elle ne peut donc, en raison de son aspect de compagnie avec la précédente, en prendre un autre. On ne devra donc tenir compte de l'aspect de compagnie qu'en tant que renforcement ou affaiblissement de la figure aspectée, sous réserve de ne pas fausser le sens déjà donné à la. figure qui aspecte. -

6). Synthèse et conclusior. On harmonise avec la nature de la question posée et avec les éléments connus de l'affaire toutes les indica­ tions recueillies au cours des examens précédents. -

Si l'on veut éclaircir et préciser certains détails, il conviendra d'ériger un thème spécial, car on ne peut pas, dans une question générale, rechercher une réponse contenant des précisions èuns les détails. La. réponse ne peut envisager que les conditions générales de l'affaire en cause, ses contingences et les grandes lignes de son développement, de son destin ou de son issue. 7). Figures complémenta i res. Pour lever certaines indécisions de l'interprétation, on peut faire appel à la construction des figures complé­ mentaires suivantes : -

Seizième figure. ou juge auxiliaire. nommée par Robert « Subjudex ». Elle résulte de la copulation

FLUDD,

du juge avec la première figure. Elle permet de préciser

PRATIQUE DE LA CONSULTATION GÉOlIANTIQUE l'interprétation du nettement.

jugo

113

lorsque son sens n'apparaîtra pas .

Si, par exemple, dans un th ème relatif à un voyage pro­ jeté, apparait Via au j uge, cette figure, sous rcscrve de l 'anal,yse des autres configurations du thème, présage l 'ac­ oomplissement du voyage, mais nc l'enseigne pas s ur son issue. Le juge auxiliaire, selon qu 'il sera bon ou mauvais, permettra de dire si les conséquences du voyage seront heu­ reuses ou non. E:CC1",plc. - Dans 10 thèmc de la. figure l (page 3) , cette sei.."ièrmc fig u.re SOl'a.it .dcqu�itiQ, obtenue pa.r addition du juge, 60rtuM minor, a.vec la pl'eIuièl'e fi';Ul'�, Carcer. Dix-sept'ième figu re, citÉe ici pour mém oire, sera 2tu­ diée plU;) loin, page 116, tar elle n'intervient qae dams la solution des questions par�iculières.

figure, o u figure élémentaire, nommée c figura elementaris » par l'auteur de l' « Opus Ge oman­ tiœ », à qui nous devons cette construction. Dix-huitième

Par addition géomantique des figures situées en mai­

sons 1 et VII, d'une part, et des figures situées en maison IV et X, d'autre part, on obtient deux nouveaux

témoins, « testÏ8 1 » et « testis 2 », qui à leur tour, par sommation, engendrent un nouveau juge, « judex 2 :.. Celui-ci, par addition géomantique avec le juge du thème, engendre la dix-huitième figure. Exemple. - Dans le thème de la à'z-h_tième f'gwe serait ..dcquisitio,

figure 1 (page 3) , la obtenue par la cons­

truction suivante : L 'addition �éomantique de Ca·rcer en l, avec Popul'114 en VII, donne naissance à Carcer. L 'addition de ..d oqu4.ritto en IV, avec ..doqu4ritto en X, donne Pop'UlU8. Ces deux nouveàux c témoins :. engendrent, par addition, Ca·rce1', qui par copu­ lation avec le Juge du thème, Fortuna major, donne nais­ �e à ..dcqu.t,t.tto qui est la « fiowa élémentam >. Ce mode de construction justifie le nom donné à la figure, puisqu'elle se trouve être la synthèse des quatre figures occupant les maisons ml,!Ju·laires, ou cardi1zates, qui correspondent flux quatre éléments.

114

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

On aura recours à son interprétation lorsque le thème ne répondra pas clairement à la question posée, ce qui sera particulièrement le cas lorsque le consultant ne se sera pas expliqué assez clairement ou assez franchement. Elle sera utile également pour déterminer celui des quatre éléments qui domine une question. Les règles que nous vell ons d'exposer constituent un canevas dcstiné à. ordollllo.r les dilIél"Cntcs déductions tirées de l'analyoo du thème, ct ne visout qu'à. guider l'in­ tuition du géomancicn. Elles doivent êtro adaptées à chaque cas ù'cspèœ, en touant compte, aussi judicieusement que po8Sible, des élém.ellts connus du problème. QUESTIONS PARTICULIÈRES Ces questions constituent la grande majorité de celles que l'on pose au géomanden. Une qU8stio" particulière a toujours un objet limité, elle envisage une particularité, un fait, un acte, des circonstances définies de temps et de lieu. Questionner sur la santé de quelqu'un ou sur l'issue de sa maladie, sur la possibilité ou le bonheur d'un mariage, sur l'importance d'une succession, sur l'issue d'un procès, sur la nécessité ou sur l'opportunité d'un voyage, sur le succès d'une entreprise quelconque, sont des questions partic ulières. L'interprétation d'un thème érigé pour résoudre une question de ce genre doit se conformer au schéma sui­ vant : 1).

-

Exa men d'ensemble du thème.

On procède à cet examen comme il a été expliqué pour les questions générales par l'analyse des configurations suivantes :

a) sons

Qualité des tigures comprises f'ondulentalœJ

d811s les douze mai­

PRATIQUE DE LA CONSULTATIO!rGÉOHANTIQUE

b) Comparaison du nombre de lignes paires et paires de ces douze figures ; c) Qualités des figures angulaires ; cl) Qualité des témoins et du juge; e) Dœninante élémentaire; f) Dominante planétaire. 2) .

-

115 im-

Interprétation des symboles numériques.

Ella sa fait ég-alcmcnt, comme dans l� cas des qUE;8tions générales, par l>Cxamen : a) de la part de fortune ; b) dl1 point de l'intention ; c) de la voie du point. Il faut prêter une particulière attention à ces sym­ boles s'ils tombent dans les maisons de la question. 3) . Exa men de la figure en maison 1. On analyse cette figure en suivant . les règles indiqu�s au chapitre VI, en coordonnant ses significations avec ce que l'on connaît du que�tionneur, et en tenant le pluoi grand compte des affinités ou antagonismes de cette figure avec les figures situées dans les maisons de la question, de ses passations et de ses deux aspects prin­ cipaux, compagnie et opposition. -

4) .

-

Examen des figurel occupa nt les maisons de la question.

Elles s'étudient comme la figure située en maison 1. Leurs rapports avec celle-ci et leurs passations sont par­ ticulièrement importantes. Les passations qui relient la maison 1 aux maisons de la question méritent une atten­ tion toute spéciale. Une ,passation qui conduit la première figure à la « conjonction » d'une figure de la question, c'est-A-dire da.ns la maison qui précède, ou suit, la maison db la

�it1n,

�l\mltmt

unb

grtmt!8 im}ldtta'lIoo.

116

LA

GÉOKANCIE

TRADITIONNELLE

Une passation qui aboutit au juge doit être attentive­ ment consiaérée, surtout si elle coïncide avec la voie du point. e 'est précisément le cas, dans le thème de la figure 13,

]?age 89, de lI'ortuna minor qui, de la maison X passe au Juge sur le trajet de la voie du point. Cette configuration montre que la situation et l'avenir du questionneur sont étroitement liés à la décision que lui dictera la réponse du . thèmo à la question posée.

5).

-

Synthèse et conclusion.

Cœmue

toujours, ap rès l'analyse des diverses configu­ rations du thème, il faut opérer la synthèse des indica­ tions recueillies, 011 l'accordant avec les éléments connus de la question.

6).

-

Figures complémentaires.

Ici aussi, pour lever une indécision o u préciser un détaij, on peut faire appel à. des figures complémen­

taires :

Seizième figure, ou juge auxiliaire, qui, comme dans les questions générales, pourra préciser la signification du juge. Dix-septième figure. Elle

se

construit de la manière

suivante :

Pa.r addition géornantique de la figure située en mai­ son 1 et de la figure qui oooupe la maison de la ques­ tion, on obtient une n ouvelle figure que l'on copule avec le juge. La figure engendrée est la dix-septième figure. Elle a d'autant plus de valeur ou de poids dans l'in­ terprétation qu'elle a plus d'affinité avec la figure occu­ pant la maison 1. Elle éclaire sur la satisfaction que lê questionneur retirera du développœnent de l'affaire en cause .

Bztnnple. Dans Je thème de la figure 1 (page 3) 1 la cUz· ,eptWm8 ,.,ure serait Pd'fIulw, obtonu� du la m'mGra sul­ -

l'a.ntë · :

PRATIQUE DE LA CONSULTATION GÊOllANTIQUE

117

Carcer en I, et .Ac�t'o en VI (maison de la queation) , engendrent, -par addition, FortV.!I14 m'nor, qui copulée avec le juge, FortU'na mmOf', engendre Pop1111t8.

QUESTIONS sPÉCIALE8 On groupe dans cette catégorie des questions qui, par leur nature, sont peu courantes, exigent une réponse concrète ou chiffrée, comme de déteIininer la forme, l'es­ sence ou le nom d'un objet, une distance ou une durée. Les règles générales de l'interprétation ne suffisent pas à résoudr{' ces problèmc� spéciaux, et il faut faire appel à une technique appropriée à chaque cas d'espèce. 'Certaines de ces questions, principalement celles où intervient la notion de temps, et celles qui ont trait aux nombres, sont très difficiles à résoudre, même par un géomancien exercé. Aussi n(> nous y attarderons-nous pas et nous limiterons-nous à l'indication des règles spéciales applicables aux cas particuliers les plus fréquemment rencontrés. Il.

-

Problèmes de d!Jalité

Rentrent dans ce groupe, toutes les questions ayant trait à une alternative, une rivalité entre deux per­ sonnes ou éléments o'Pposés : issue d'un procès, d'une guerre, d'une course, d'un m atch, d'une lutte électorale et d'une concurrence queloonque. La maison 1 et la partie ·droite du thème sont attri­ buées à l'un des partis en présence, la maison VII et la partie gauche du thème sont attribuées à l'autre parti. Aucune équivoque ne doit exi�ter dans l'esprit du �o­ mancien au sujet de cette attribution, et il doit avoir présente à l'esprit, pendant le tracé des points, la con­ vention qu'il a faite :m 'Préalable à ce sujet. Ce point est très important et conditionne la val�ur de la réponse. a) La moitié du thème Qui contient le plus de figures bonnes et puissantes dé�igne l'adversaire qui a les plus grandes chances de victoire.

118

LA

GfOJrlANCIE

TRADITIONNELLE

h) La plus puissante et la meilleure entre les figures des maisons I et VII indique de quel côté ira la victoire. c) On examine la figure engendrée par la copulati�l1 de la premihe et de la septième figures, et suivant les affinités qu'elle offre av�c l'une ou l'autre "elle renfor­ �era ou affaiblira le pronostic tiré des observations pré­ eMentes. Son interprétation sera déterminante si elle apparaît en maison X (la victoire) , en maison IV (l'issue des choses), ou au juge. d) Les passations des première et septième fl�re9 �laireront sur les conditions et moyens de la victoire ou de la défaite.

e) S'il y a. passation de la maison I à la maison VII, c'est qu'il n'y a ni lutte ni rivalité, c'est-à-dire que le combat ou le procès n'aura pas lieu, ou s'il est en cours, qu'il se terminera par une paix blanche, un compromis ou une transaction. 2).

-

Recherche d'un objet caché, perdu ou volé

p,.emie,. ca8. On sait que l'objet se trouve dans une zone déterminée, dont on connaît approximative­ ment les limites. -

On prendra le plan, ou la carte, enfermant cette zone, et on la divisera en quatre régions correspondant aux quatre points cardinaux par deux droites se coupant à angle droit au centre de la zone en formant une croix de saint-André. CE'ci fait, on érigera le thème dans les conditions de concentratlon mentale voulues.

La maison IV étant attribuée à l'objet caché, on exa­ minera la nature élt<mentaire de la figure apparaissant dans cette maison. Si elle ignée (feu), l'objet se trou­ -vera dans la zône sud. Si elle est terrestre (te",.e), l'objet �e trouvera dans la zône ouest. Si elle est aquatique (eau), l'objet se trouvera dans la zône nord. Si eUe est aérienne (ai,.) , l'objet se trouvera dans la zône est.

PRATIQU� DE LA CONSULTATION GÉOMANTIQUE

119

Si la zône désignée par cette opération est encore trop grande pour que l'objet y soit retrouvé facilement, on la divi8era à nouveau de la même façon en quatre parties et l'on érigera un second thème qui sera interprété comme il vient d'être.> dit. .

.(-

.,"

. Nor" • • • • •

• • •

!�ud.

Fig. H. - D J:':TERMINATION D 'UN LIEU

(Recherche d '1m ob jet perdu

O'U

d '1V/1. tré80r cachl)

On continuera ainsi jusqu'à déterminer une rone assez étroite pour que l'objet soit retrou vé sans difficulté. En pratique, il sera inutile d 'ériger entièrement le thème. ou les thèmes successi fs. TI saffira de former les quatre mè· res issues de chaque jet de points, et de considérer la qua­ trième Soit à rechercher la pos ition d 'un objet situê dans la zone dont le centre approximatif est en 0 (fig. 14) . Deux droitee AB et CD, se coupant en 0, partageront cette zo�e en �a­ tre régions correspondant aux quatre points cardinaux. (par rapport au point O. A se trouve dans la di rec tion N-O, B dans la direction S-E, C dans la direction S -O, et D dans la direction N-E ) . S i un premier jet de points a donnê naissance, dans l 'or­ dre indiquê aux mères suivantes : PueZ,,,, Via, Ccmjwnctio,

120

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

on notera que la quatri ème mère, ACfJuisitio . �tal1t nérit'nnc l 'objet cherché !ole trouvera da n s la région Est délimitée par l'an gle DOB. ('ette r(-gion RNa diyisée fi son tour en quatre zones plU les deux d l'Oit(lfl EP ct GH qui fiC coupent en P, à. :peu prè� an <,entrE' d(' la zone . On pro<,èdcra alors à un deuxIème jet de points. S 'il donnait naissance aux mères suivantes : Puer, A mi.�sio, .Alb11,�, COA'cer, on en déduirait que la quatrième, Carrer, étant terrestre, 1 'obj ('t en question se tt-ollycrait daus la région Ouest. dél imitée par l 'angl e EPG. Le rapprochement des deux résultats montre que les re­ cherches devraient être circonscrites dans le l'ectangle OPMN.

.A oqlli.�itio,

MAISON

lX

MAISON

X

Fig. 15. - ROSE DES VENTS (Détermination

d 'une direct'Ï01I)

Deuxième cas. - On ne sait rien de la région dan<; laquelle se trouve la personne ou la ehose cherchée. On commencera par déterminer la direction dallS la­ quelle elle se trouve, à partir du lieu ou l'on se tient, par la méthode suivante : On érige un thème en associant à la representation de la personne ou de la chose cherchée, ln notion de ln

PRATIQUE DE LA CONSULTATION GÉOMANTIQUE

121

maison dont elle relève (la maison II pour un porte­ f{'uille ou un trésor, la III pour u n frère, la IV pour nn père, etc. ) et l'idée <le direction.

On rxaminr ln pa�sation de ln figure apparue dans la ma i:;on intéressN>. La première maison où elle passe in­ dique la direction dans laquelle se trouve la personne ou la chose, en se référant à la rose des vents ci-contre (fig. ] 5) . Si l a figure ne passe pas, o n ('onsidère la maison con­ ten ant la figure qui a le plus d'affinité avec elle (par exemple Ca.rcer s'il s'agissait de Tristitia). Ln deuxième opération consiste à cherchrr il. quelle distance du lieu ùù le thème est fait sc trouve la per­ sonne ou la cho::;e. Elle est pleine d 'aléas, car la déter­ mination d'une distance est une opération difficile qui demande une concentration d'efo;prit considérable. On considère que chaque figure eorrespond au nombre

q u i désigne son rang dans la classificat ion Robert FI..UDD. (Ce nombre est indiqué dans le tableau des figures page 8.) On fait choix d'une unité de mesure q u i s'accorde avec la nature des chos!'s, en tenant compte du fait que l 'on peut <,ompter jusqu'à 16 avec Carcer, et par consé­ quent évaluer une distance j usqu'à 16, 160, 1.600 ou ] 6.000 mètres, hectomètres ou kilomètr�, suivant l'unité C'hoisi e, en fonction dl' 1'61oi gnement possible maximum, de la personne ou la chose dl('rchéc. Enfin on érige un second thème en concentrant son ffiprit dans les mêmes conditions que précédemment, mais en insistant . sur la notion de distance, avec la pensée de l'unité choisie. La fi gure apparaissant dan� la maison . de la question donnera la distance cherchée. Un consultant désirait savoir où se trouvait son fils qui f'ffeetuait un voyage. Un thème a été érigé, en considérant Je consultant comme questionneur, de sorte qu 'à. son fils

122

LA

GÉOllANCIE

TRADITJONNELLE

était attribuée la maison V. Dans celle-ci est apparue Yiel (ce qui prouvait que le thème répondait bien l la question, car Via est figure de voyage) , qUI passait ensuite en maison VIII. D 'après la rose des vents (fig. 15) cette maison cor­ respond l la direction Ouest, Sud-Ouest, dans laquelle devait donc se trouver le fils Pour connaître à quelle distance il se trouvait dans cette direction, un second thème a été érigé, après q u 'on e6t choi­ si 10 km . pour unité, en tenant compte du faIt que, d 'après les éléments connus du problème, le voyageur ne pouvait se trouver dans la direction indiquée, à plus de 150 km. envi­ ron. Avec cette unité, .tf.cqut.rit\o, première figure, devait re­ présenter 10 km., Amiss1o, deuxième figure, 20 km., etc. Or, en maison V, dans ce second thème, est apparue For­ funa minor, douzième figure représentant avec l 'unité choi­ sie, 120 km. Le fils du consultant devait donc se trouver, au moment de la consultation, à 120 km. du lieu de celle-ci, dans la direction Ouest Sud-Ouest (l 10 .km. près, puisque, en raison de l 'unité choisie. l .'écart entre les indicabons de deux fi�­ res consécutives était de 10 km.) .

31.

Quels événements se produiront pendant une période déterminée -

Chacune des douze maisons fondamentales est attri­ buée à une fraction de la période envisagée : Pour une année, chaque maison représentera un mois, la première le premier mois, la seconde le second mois et ainsi de suite. Pour un jour de vingt-quatre heures, chaque maison représentera deux heures, la première maison de zéro h deux heures, la seconde de deux à quatre heures, ete. Pour un journée de douze heures, commençant à six heures le matin et se terminant le soir à six heures, chaque maison représentera une heure. L'interprétation de chacune des douze figures fonda­ mentales du thème renseignera sur les événements à pre­ voir pour la fraction de période correspondant à la maison où se trouve la figure. On devra se limiter au sens général des événements correspondant à chaque flgure.

PRATIQUE DE LA CONSULTATION GÉOMANTIQUE

121

Pour cette interprétation on se reportera aux corres­ pondances des figures données au cha.pitre IV. Si l'on veut envi!;ager une période autre que l 'année ou le jour, on considèrera que la figure occupant la mai­ son 1 renseignera sur les événements au début de la période, les figures en maisons VII et X sur les événe­ ments au milieu de la période, et la figure en maison IV sur ceux de la fin de la période. 41.

Est-il préférable de changer de lieu, de résidence ou domicile, ou de rester où l'on est , De conserver sa situation ou d'�n changer ' -

La. maison 1 est attribuée, comme toujours, au ques­

tionneuT ; la maison VII au lieu où il envisage de se

rendre. Si les première et deuxième figures sont meil­

leures que les septième et huitième, il vaut mieux qu'il reste là où il est, ou qu'il conserve sa situation.

Si au contraire les septième et huitième figures sont meilleures que les première et seconde, il vaut mieux qu'il quitte l'endroit où il se trouve, ou qu'il cherche une autre situation. 51 .

-

Quelle partie du corps est atteinte chez un m alade

Il faut établir un thème spécialement pour repondre à cette question. C'est-à-dire que si l'on a déjà érigé un thème pour savoir si une personne est malade, ou pour connaître la gravité de sa maladie, le m�me thème ne pourra pas répondre il la question posée ci-dessus. On examine où passe la figure de la maison 1 qui est attribuée au malade. Les maisons où elle passe indique­ ront, par leurs correspondanc('s zodiacales, les parties du corps malades. (Ces correspondances zodiacales des douze maisons géomantiques sont données au ehapitre V.)

·

cucu TBI�TITIA

CAUD!

ACQmSITIO LAETITI A CAPUr

PUIB RUBEtS

FORTUNi MAIOR et

IINOR

1

AMISSIO PUELL! PGPULUS UBUS C08JUNCTIO

1

Vil

1

1

fort

.

• .

.

.

.

Moyen . . . .

1

faible . . . .

57

79

66

1 20

82

76

1 08

36

43 1 /2

45

40

69

45

48

66

25

30

12

8

20

2S

8

15

19

1 1

1 1

1 1

Fig. 16. DÉTERMINATION D 'UN TEMPS (Valellr des dllrées indt,qll-é.es 'J!ar les cU1)erses figures, d 'après ALFAKIl\"1:S) -

PRATIQUE DE

LA

CONSULTATION GÉOKANTIQUE

125

C'est la première maison où passe la figure qui indique la pa rtie du corps la plus immédiatement et la plus gra­ vement menacée. Si la figure en maison 1 ne passe pas, c'est la tête du malade qui est atteinte, soit dan a ses différentes par­ ties : yeux, oreilles, nez etc., soit dans ses fac ultés men­ tales. 61.

Durée de la vie d'un i ndividu, ou d'une entreprise quelconque -

Les reeherches de duréo sont touj ours très ardue::, d'une pal't parco qu'elles demandent une très forte con­ centration mentale, et d'autre part paree que les corres­ pondances numériques des figures, léguées par la tradi­ ti on, sont très discordantes et entachées d'erreurs, par suite des co pies et traductions successives auxquelles elles

ont donné lieu.

Nous in di quo ns ici la méthode préconisée par un de nos savants géomanciens arabes, assez peu connu et pro­ bablement plus ancien que Robert FLUDD ; il signait du

nom de

c

Ar.FAKINUS arabicus filius

a

Platone » .

Elle repose sur l'omploi du tableau de correspondance ci-contre (fig. 16), qui donne pour chaque grou pe .le figures corresponùant à une même plan ète trois chiffres : un chiffre fort, un chiffre moyen, un chiffre faible. ·

Le thème ayant été érigé avec la concentration men­ tale très forte qui est nécessaire, on regarde où passe la fi�re oècupant la maison 1. Si elle p asse en maison angulaire (IV, VII, X ) , ou si elle ne passe pas, on prend le nombre fort qui lui co rrespon d . Si elle passe en maison succl-dantc (II, V, VIII, XI), on prend ie nombre moyen. Si elle passe en maison cndent6 (III, VI, IX, XII),

on prend le nombre faible.

LA

126

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

Si elle passe à la fois dans une maison angulaire, dans une maison sucOOdante et dans une maison cadente, on fera la somme des trois nombres. On regarde d'autre part si, dans les douze m aisons fondamentales, a.pparaît une figure de Mars ou de Sa­ turne, et l'on relève le chiffre conespondant, chiffre fQrt si la figure est en maison angulaire; chiffre moyen si elle est en maison succédante, ct �hiffre faible si elle e:ït en maison cadente (si une figure apparaît deux fois, cn compte deux fois son ehiffl'e) . On ajoute les nombres relevés et on retranche la sommo trouvoo du nombre trouvé pour la figure occupant la maison J. Le résultat donne la durée cherchée.

-!!!.. • ,. ,. 11

lU JI .. .

'.

vu .. .. .. .. ..

...!L -Lw -IL -!L. » 11 . ... ..

,.

» • • ,.

�I

a. .. • • ..

JI. • If ..

.. .

If

...

»

� "' O I N G A U C. H E ..

.,

X

» • • ... If

.. .. If. .. •

.. .. • ..

t' » • ". 1t

I� Te M O I N

. .. ..

»

1 $ JUGE

Fig. 17. - EXEMPLE DE CALCUL D 'UNE DURÉE Le thème ci-dessus (fig. 17) a été érigé pour connaître la durée probable d 'une association contractée par le question­

neur.

En maison l apparaît YiG qui passe en maison II (sucd­

danb) 01\ eUe compte done pour 6B, puis cu m&ÏsOB V (éga­ loment IIlCceJaute) ou ello compte encoro pOUl' 60; enfin en

PIU.TIQUE DE LA CONSULTATION GÉOllANTIQUE

127

maison VIII (également sueeéda.nte) où elle compte pour 66, ee qui fait au total 198. Dans les douze maisons fondamentales (qui sont seules l consid6rer dans ce calcul) on relève la présenee de Puer (figure de Mars) en maison IV (angulaire) où elle compte pour 661 et en maison VI (cadentel où elle compte pour 15 ; cehe de Cauda draconis (figure de Saturne) en mai­ son XII (eadente) où elle compte pour 30. Les figures do M'Gra et Saturne totalisent donc 168, que 1 Jon doit retran­ cher de 198, ee qui donne ao ll.nnOOs ,uur la durés de l 'asso·

ciation envisagé\}.

CONCLUSION Si clairement que nous ayons essayé de présenter le-s principes de !a divination par la géomancie, nous n'avons pu donner, sans doute, qu'une idée assez imparfaite �e la richesse du symbolisme géomantique que l'étudiant découvrira à mesure que se fOIil1lera son expérience. Mais il aura trouvé dans ce traité une méthode et des règles éprouvées qui nous viennent d'une tradition familiale Réculaire. Ell� soutiendront et guideront ses premières tentatives d 'e�ploration de ce monde inconnu dans les ombres duquel, avec la permission d 'Allah Le Tout Puissant et le Dispensateur, s'élabore inéluctablement son destin. Il est bien certain cependant qu'il ne lui aura pas suffi d'avoir lu, même avec attention, les leçons qui pré­ cèdent, pour conn!\ître l'avenir, ou découvrir les choses cachées. Il devra, aprè;; purification de sa nature pro­ fonde, faire un effort d'analyse pour pénétrer le sens transcendant des principes exposés, et s'entraîner avec persévérance pour acquérir l'art subtil et précis du ma­ nicment des symboles gromantiques. Il sera donc nécC's:,;ail'e <le revenir, aussi souvent qu'il sera pos:;ible, sur tous les point� qu'une première lec­ ture aurait lai';;i'ié:-l dans l'omhrc, c'ci'it-à-dire .jusqu'à l'assi­ milation parfaite de notions qu'auraient pu voiler les im­ perfections de l'exprC'Ssion littéraire, toujours sU!olcl'ptiblf en .ce domaine, de trahir la penc;ée. Pour terminer l'enseignement de ce livre, nous résume­ romi rapidement lec; diverses opérations que comporte toute (!onsnltation géomnntiqlle et reviendrons encore, pour attirer l'attcntion de l'étudiant-. su r les qu.elqu,es points importants quoi cond,:tio'llnent la valeur de la ré­ pO'n.'le

à la question posèe.

10) La question doit toujours être fo rmulé, par éenf,

et le (�onsultant doit foumir, sans réticence, tous les ron-

130

LA GÉOMANCIE TRADITIONNELLE

seignements utiles à la claire et pleine compréhension du problème à résoudre. Répétons qu'il ne s'agit pas de trouver la sôlution d'une devinette.

tnoncé de la question et Date

1

Fig. 18. B6NNE DISPOSITION D 'UN F'EUILLET1 DE PAPIER DESTIN� A RECEVOIR UN « JET DE POINTS » (1) -

1) Le feuillet est plié 2 foi s dans le sens de sa largeur de façon à délimiter quatre espaces bl ancs égaux destinés il. rec e voi r les points « j et és » par le consultant ou le g'éo. Illancien. .A gauche de ces quatre cases on mâl'quera 16 pe· tits tralts horizontaux destinés à servir d 'amorce Q.ux 16 lign es de points Cela enlèvera au consultant le souci da compter ces lignes, ce qui ri squerait de troublèr sa concen· tratlon mentale. En haut du feuillet, on inscrira l 'pnoncê de la questi on à résogdre. afin qu 'il ne subsiste, à son 8uiet. aucune arnbiguito t'titUS l 'esprit du géomancien. .

CONCLUSION

131

2°) Ayant bien compris ce .dont il s'agit, le géomancieft dans un. calme parfait, sans aucune au­ tre préoccupation étrangère à la question posée, et arrê­ tet dans son e.c;prit le plan suivant lequel il dévp.loppera son interprétation, dont le point essentiel réside dans la détermination des maisons de la question. (Voir pages 80 et 107). doit se recueillir

3°) TI procédera ensuite au tra( é des poi,tl,ts, qui est l'opération fondamentale de la consultation. L'intuition et les facultés métagnomiques (1) du géomancien y jouent un rôle prépondérant. Aussi importe-t-il que ce tracé soit fait dans des éonditions qui permettent à ces facultés de s'extérioriser, c'ast-à..aire dans de bonnes conditions psy­ chiques, dégagé de toute préoccupation intérieure, et à l'abri de toute distraction. La concentration de l'esprit sur les images mentales repréF;en.tatives des éléments du problème à résoudre ne devra, pendant le jet de points, ni se relâcher par suite de fatigue psychique, ni se laisser <listraire par quelque intervention extérieure (voir page 108).

4° ) Le thème érigé sur les quatre mères issues du tra­ cé des points doit être vérifié au point de vue de l'exacti­ tude de sa construction et l'on doit s'a..�surer qu'il répond bien à la qttestion posée (voir page 17). 5° ) L'interprétation du, thème doit être conduitt: tnétho­ diquement en suivant exactement les règles qui ont été indiquées pour les différents genres de questions (voir pages 109 et suivantes) . Mais, l'universalité même d u symbolisme géomantique impose l'adaptation, à la nature des choses en jeu dans la question, de l'interprétation de chaque configuration du (1) Faculté métngnomiquc == faculté divinatoire ou fa­ culté paranorm ale de connaître sans le secours des moyens senSOrIels ou intellectuels normaux.

132

T._\

n �mL\�cIE

TRADI'MO��F.U.E

thème. Ceci exclut n:ltur{'l1�ment la po;:;sibilité d'obtenI r des résultats ayant qtwlque va leur par l 'n p pli('ation qua­ si mécanique de règles intangibles et de principes immud­ bles. Dans le c,hoix nécessaire entre les multiples signifi­ cations possi bles d'une même figure, ou d'une configura­ tion donnée� l'in tuition ,jouera un rôle primordial (·t

devra- sans ('esse s'appuyer sur les élénlPnts connus de la qnestion pour guid{'r l'interprétation vers la. découvert� de SPiS éléments in('on nus,

6° ) C01lclusions de fin terp1'étation . Dans la syn­ thèse ùes élém('nts qu'on aura tirffi de l'analyse des diver­ ses configuration;; du thi-me, il faudra prendre bien soin de subordonner l'accessoire au principal, le particulier au général, ct les détails de l 'interprétation au sens général de l a réponse, afin d'établir une interprétation d'ensemble cohérente. -

Notre but sera atteint si, malgré ses imperfections, ce traité a pu apporter au lecteur assez de lumière sur l'sft géomantique pour l'inciter à en poursuivre l'étude, SOlt sur le plan pratique de l'interprétation divinatoire, soit dans le domaine plus élevé -du symbolisme métaphysique des iMogrnmm es géomantiques. Afin de cœnpMtér et de prolonger dans ces deux direc­ tions les enseignoments de ce traité, nous allons réunir dans un « Dictionnaire d'interprétation gromantique » , sous une forl'n<' facile à consulter, et pour servir d'instru­ ment de travail au géomancien, un ensemble de règles I:'t d'aphorismes traditionnels et éprouvés par une longue expérience. Ultérieurrm(,l It nous soumettrons à n o s lecteurs qu{') ques remarques pt observations sur l'i nt{'rprétatioll métaphysique du symbolisme géoma ntiqlle.

Hadji KHAMBALLAH

D I CT I O N N A I R E D'I N T E R P R ÉTAT I O N G É O M A N TIQ U E L 'expéri.ence de l 'interprétation géomantiq ue a mon.tré que la prem�re et principale diffWnùté à laquelle se MMts l '6tudiant, et même souvent Ze géo11ia�n averti, ré,Me dana la clétérmination de la mai�, ou des ma�0n8, de la qU6S' t�, qui. ccrnditionne le plan de l 'interprétation. Il a donc paru. utile de réunir, sous la [orme oommode d ''Uft, dictionnaire, 9.uelques aphorismes traditionnels et diver· se8 règles parti'J1d,ères, propres à facüi.ter la résolution de8 question.s les plus fréquemment posées au géomanoien.

ABONDANCE - y aurOr t-il a,bondance ou disette de vivres, récolte8 et a '6tres bien.s néce8�res ! Maison de la question : la maison

IV.

Prûa,ge d 'abondance, si elle contient une figure entrante et fixe, et surtout terrestre, et si 1e juge et les figures d 'an· gles sont bons.

Prûage de disette, si la fi�ure située en maison IV est sortante et mobile, ct surtout 19née, et si les figures situées dans les angles et au juge sont mauvaises.

ABSENT

- Une personne absente est-elle vivante ou morte ! et

Maisons de la qu��tion : maisons VIII (attribuée à la mort) .

1

(attribuée à l 'absent)

La passation de la 1 à la VIII, ou ft. sa annonce la mort dn questionneur (l 'absent) . La passation de l a '

1

à la

conjonction,

VI annollce qu �j) est malade.

La passation de la 1 à la XII annonce qu 'il court des dan­ gers, ou sera victime d 'un aooiœe.nt.

- L 'abse n t revip)làra�t-il, et qu.and 1

1\Iais011l; de la question : maisons 1 (l 'absent) , III (le lieu d 'où il vient) , VII (le lieu où il va ) , IX (le voyag'e) .

La passation de la première figure en IX ou en X (c 'est­ à-dire à la compagnie de la IX) annonce le retour du voya, geur, avec plus ou moins de 1'etard Ruivant le degré de mobi­ lité de la figure qui passe et d.?- celles en compagnie de qui elle se trouve.

134

DIC'.1'IONNAIRE

Si des figures Lénéfiques et sigllificatl'ices de gain effec­ tuent ùes pa.ssations, surtout ùans ka anglcs, l 'a lJ:;cllt l'evicll­ dra dans son payl:!, ayallt fait fortune_ Si la pl'emicrc ligurc est W/'CIJ-r vU Tri.stitia, lc voyageur est retard.é par une grave maladie, et si, dc plus, les angles sont occupés par de mauvaises figures, il ne revielldl'a jamais. Si la figure est B-ubeus ou Puer, des périls le menacent. ACHATS

- Est-il hem (j 'acheter -une chose 1

Maisons de la question : les maisons 1 (1 'acquércur) , IV (pour lcs tencl:! ct les maisons) V (pour les étoffes, les vête­ ments, etc,) , VI ou XII (pour ies animaux) . Comparer les figures occupant ces maisons à celles appa­ raissallt cn II (l.L'S gains) ct en Xl (l 'espérance, la satisfac­ tion des désirs) , Suivant que lcs figures se ront cu hal'monie ou non, l 'achat sera profitable ou non, ACCORD

Maisons de l a question : maisons personnes) , et VII (à l 'autre) , - Deux personnes

1

(attl'ibu(>e à l 'uIIG des

8 'acoorderemt-eZles

1

Juger selon les affinités ou oppositions entre les figures oecupant <:cs maisons. La passation d 'une des figures à la conjonction de l 'autre, ou la réapparition des deux figures dans deux autres maIsons conjointes est un présage certain d 'entente. On examinera aussi la figure engendrée par les l'remière et septième figures, et son a.ffinité avec elles, Si elle apparaît en quelque maison du thème, celle-ci renseignera sur la tiel'ce personne par qui se fera l 'accord. (Voir aussi les mots : Association, Contret, Procas. ) ACCOUCH EM ENT

- Se fera-t-il sans dil!W>ltlté 1

Maisons de la qucstion : la maison 1 (la femme enceinte), la V (l 'accouchement) , la VIU (les doulcurs de l 'enfante­ ment et les dangers de l 'accouchement) . Si la figure située en V et sa compagnie sont mobiles, et si la ;première figure n 'est pas entourée de mauvaises figu­ res, Dl ne passe en VIII, ct si aucune passation ne s 'effectue du voisinage de la maison 1 à celui de la vin. la délivrance 88 fera facilement et sans souffrance. Le contraire se produirl\ ai lt'f!! figures sont · fixes, J� 'u.ccou­ chement sera très laborIeux et lu. fomme souffrira beaucoup.

D'INTERPRÉ'l'A.TION GÉOlU.NTIQUE

135

Si leI:! figures sont communes, l 'accouchement ne sera pas aussi facile que si les figurel:! étaient mobiles. ' Il faut prêter la. plus grande attention aux passations de la maison l à. la VIiI ou à sa conjonction, ainsi qu 'à la V. tii, en e1fet, la figure est mauvaise, la passation est de très mauvais augure et peut présager la mort si l 'ensemble du thème est mauvais. La. passation de la maison 1 à la VI sera. également néfaste, car elle présage quelque maladie ou infir­ mité. De toutes façons la première figure ne doit avoir aucun rapport, ni avec la sixième, ni avec la huitième 1lR;ure qui. toutes deux sont maléfiques. Si une passation dé fi�ure établit un lien entre elles, on peut avoir des craintes, malS si l 'ensemble du thème est bon, la malade s 'en tirel·a. Le pire sera à craindre si l 'ensemble du thème est mauvais. Si Caroer apparaît en V, entouré de mauvaises figuree, l 'accouchement sera difficile et ùouloureux, et l 'enfant arri­ vera fort mal en point. S 'il s 'agit de Tristitia en compagnie de mauvaises figures. ni la. mère, ni l 'enfant ne 8 'en tireront, ou il y aura. avor­ tement. S 'il s 'agit de B'libeUB, la délivrance sera accompagnée d 'une forte hémorragie. Si cependant ces figures sont en compagnie de figures bénéfiques, et que l 'ensemble du thème soit favol'able, la. mère enfantera au milieu des plus grands périls. Mais si elles sont accompagnées de mauvaisea figures, surtout de Carcer et Tristitia, il y aura danger de mort.

- Sexe

de Z 'enfant t

On examinera la figUl"C en maison V et sa compagnie (figure en VI) . Si les ùeux figures sont masculines, c 'est-à­ dire aériennes ou ignées, la femme mettra au monde un gar­ son. Si ces figUl"es �ont féminines, aquatiques ou terrestres, l 'enfant sera une fille. Si les figures en maisons V et VI sont, l 'une masculine et l 'autre féminine, on décidera d 'après le sexe des figures situées dans les angles et au juge. En cas de doute, on formera la figure enKendrée par les quatrième et septième figures, et on jugera d après son affi­ nité avec c('llcs-ci. Si elle s 'accorde le mieux avec la qua­ trième, l 'enfant sera uu garçon, si c 'est avec la septièm(, ce sera une fille. - y aura-t-i,

àeua: jv/meaux t

Une figure bicorporée (ou commune) apparaissant en mai­ son V anuonce généralement ln mi�e an monde de deux ju­ meaux, à. condition tNltefois qu 'elle s 'lI.(,I'Ol,dc uvec les llgUl es angulaires. (Voir aussi les mots : Enfant, 6ros-esse. )

136

DICTIONNAIRE

ACQU ITTEMENT - Un. Q,O(1U.Sé aera-- t-il aoq'u,itté pa·r le Tribunal !

mot

:

Jugement. )

(Voir le

AFFA I RES

- Seront-ellcs prOsllèr(s et fruotueuses ,

Maisons de la question : maisons 1 (le questionneur) , II (ses gains ou bénéfices) , VII (les nogociations, les affaues) . Juger d 'après la qualité, 1 1harmonie et les passations des :figures occupant ces maisons. ALIM ENTS (favorables ou nuisibles ) - Que 1Jœut, pour le questwltneur, tel alm.en.t , . Maisons de la question : maisons 1 (le questionneur) et V (les aliments) . Juger suivant l 'affinité entre le.s figures occupant ces maI­ son!; et noter que des figures aquatiques conjointes à d 'au­ tres figures d 'eau révèlent des aliments frelatés ou avariés. L 'apparition en maison V de Tmtitia, Caroer, Puer ou Bu­ beus indique de mauvais aliments qu 'il convient d 'éviter. (Voir aussi le mot : Maladie l . A M ITI�

- Becel)r�t-on le se e o u·rs d 'wn ami ,

Maisons de la questic.n : maisons 1 (le questionneur) , III et XI (l 'ami) . Si la première figure passe en III ou en XI, ou à la eonjonction de ces maisons, et si les autres maisons sont occupées par des figures fixes ct bonnes, le q uestionneur recevra le secours de ses amis, mais il devra le solliciter et ne l 'obtiendra pas sans peine. Si la troisième ou la onzième figure passe à la conjonc­ tion de la première, l,:! secours (les amis sel'a obtenu sans peine, ou accordé spontanément. (Voir aussi le mot : Fidélité. ) AMOU R - Le désir qu 'on a d ' "ne femme est-i� partagé par elle ' Maisons de la question : la maison 1 (le questionneur) et la VII (la femme désirée) . Si les ll�ures occupant ces maisons sont bonnes, entrantes ct en a.fflmté mutuelle, le questionneur obtiendra sans peine les faveurs de la femme qui seI'a consentante.

D'INTERPRÉTAT.ION GÉOlIANTIQUE

137

Si la première figure passe en VI ou en VIII, la conquête de la femme demandera du temps et rencontrera des obsta­ cles. Si la septième figure p�sse en II (à la compagnie de la première) , c 'est la femme qui fera de.s avances à l 'homme, Si, par copulation, les première et septième figures engc:l­ drent une figure qui s� retrouve en maison V, l 'amour entre l 'homme et la femme sera réciproque et très ardent, - Un annour sera-t-il durable 1 Maisons de la questiùn : lu maison 1 (1e questionneur) et la. VII (la personne aimée) . Une figure forte et fixe en ma i ­ son VII annonce un amour sincère et durable, surtout si elle s 'accorde avee la première figure. Une figure mobile et faible ann'tmce un amour changeant et sujet à éclipses ou varia­ tions. Une figure commune annonce un amour sans chaleur. - Dt deux OIma1tts, lequel aiml' mieux l 'autre ? Maison de la question : la maison 1 (1 'amant) et la VII (1a maîtresse) , ou inversement suivant que l 'un ou l 'autre pose la question. La. meilleure des deux figures représente celui ou celle qui aime le mieux, et si les deux fig ures se retrouvent conjointes e.n deux autres maisons du thème, ce sera le témoignage d 'un grand amour.

- Une femme est-elle épouse légitime o'u maîtresse fidèle 1

Maisons de la question : la maison 1 (1e questionneur) et l a VII (l 'épouse ou la maîtresse) . Si en maison VII apparaît une figure bénéfique ou forte, telle que : A C9u.tsitio, For­ t1/,na major, Caput draooMs, Lœtitia" Carcer, Trwtitia, A lb 1ls, il sera certain que la femme est épouse légitime ou maîtresse fidèle. Ce sera le contraire si l 'une des huit autres figures appa­ raît dans la maison. Si une figure commune (ou bicol'pol'ée) a paraît en maison VII et passe en maison l, la femme aime 'homme dont elle est l 'épouse ou la maîtresse. Si, étant commune, la septième figure ne passe pas en l, la femme a un amant qui sera d6C rit par J es figures <lui lui S011t conj ointes. Si ces figures sont l'edouhlées (c 'est-à- dil'e sont à elle!'!· même!! leur pl'Opl'e compagnie) , la femme a plusieurs amants. - Une ép01UlC 011 1l1te mattresse infidèle reviendra-t·elle !

r

Maisons de la question : la maison 1 (1 'homme) et la VII (1a femme) . Si la première figure passe en VII ou à sa conjonction, l 'homme ira à la recherche de la femme et la ramènera à lui. Mais si la septième figure passe à la conjonction de la mai-

138

DICTIONNAIRE

son I pendant que la pl'cmièr6 figure passc dans une autre maison, la femme ne reviendra :p as. Si les prcmière et sep­ tième figures se retrouvent conJointes ('n d 'autres maisons du thème, les deux éDOUX ou amants se retrouveront. Si les deux figures se retr ôuvent sop arées p ar Ulle autre, celle-ci représentera l 'intermédiaire qUi rapp rochera les deux amants.

- Une fille est-elle 1Jit.rge 1

Si l 'une des figures suivantes est en m a iso n VII et à sa conjonction, la fille est vierge : FQrtull(1, maj01', .Alb'lU, Tris­ titw., Conjunctio, Puella, Lœt1.tila, Carcer, Caput dracon"'. Les autr('g figures Via, Populu.s, A missio, Ca't,da. dracom.�, P.uer, Ru,beus révèlent une fille impudique.

ANNEE - Que sera l 'année !

Maisons de la que:.!tion : la maison I (le p r i nte m ps) , la X (l 'été) , la VII (l 'automne) et la IV (1 'hiver) .

Pal' la. nature élémentaire des figures situées dans ces mai­ SOllS on saura si kt saison correspondante sera chaude ou l, froiae, sèche ou humide. D 'autre part les figures entrantes et :fixes annonceront l 'abondance, le.s figures sortantes et mo­ biles annonceront la disette ou tout au moins la pénurie de produits.

- Quels seront lcs mois favora.bles ou hCl/reux 1 Maisons de la q uestion : l a maison IX est attribuée aux

trois premiers mois de ' l 'année, la X au quatrième et cin­ quième mois, la XI aux sixième et septième mois, la XII aux huitième et neuvième mois, la 13 (témoin droit) au dixième moil!? la 14 (témoin g'Ruche) au onzième mois et la 15 (juge) au aouzième mois. Les périodes heureuses seront celles qui corresp ondront aux maisons dans lesquelles appal aîtront de bonnes figures, issues elles-mêmes de bonnes figures. Si la. figure occupant la mai­ son considérée est issue d 'une figure bonne et d 'une mau­ vaise, la période correspondante sera moius favorable. Si elle est i ssue de deux mauvaises, la période sera médiocrement favorable.

Si la figure est mauvaise la p�rinde Rera défavorable ou très maléfique suivant la qualité des figures dont elle est issue.

ASSASSINAT ( Voir le mot : Crime ) ASSOCIATION - Est-il profitable, ou opport u n, de ooncl1u'e 'Une QSSQ­ cWJtto1& 1

n'INTERPRÉ'J.'ATION GÉOMANTIQUE

139

Maisons de la question : la maison 1 (le questionneur c 'est=à-dire celui qui projette l 'association) et la VII (IOn associé éventuel) . Si les première et septième figures sont bénéfiques et que les maisons II et VIII soient occupées par des figures de gain, l 'association projetée sera profitable. Il en sera de même si les deuxième et huitième figures ayant le sens du gain, les première et septième se trouvent conjointes en deux autres maisons du thème. L 'association sera inopportune ou préjudicia.ble si les pre­ mière et septième figures étant maléfiques, les deuxième et huitième on.t le sens de perte.

L 'assoio ation profitera le plùs au parti, au groupe ou � l 'associé, qui sera représenté par la meilleure figure. Si la copulation des première et septième figures engendre Bubet16 ou Pv.er, il y aura litige ou procès entre les asso­ ciés. Si elle engendre Tristitia ou Carcer, la jalousie s 'élèvera entre eux, et il y aura tromperie ou trahison, s 'il s 'agit de Coodo, àraOO7l48.

AVEN I R immédiat ou lointain - Quels é1)énements se produ.ront le jowr sut1)ant (ou l� moi8 proc1uWn.), (ou l 'an q1d �en.t) 1

La manière de résQudre semblables questions a été indiquée au ehap. IX : « Questions spéciales ».

B IENS

*

Maisons de la question : la maison II pour les biens mobi­ liers, argent, titres, meubles, bijoux. La maison IV pour les biens i nunobiliel's, maisons, terres. et pour 1eR biens de fa­ mille. La maison VIII pour les biens personnel Il' de l -épouse (sa dot ou ses apports) , ou la fortune de l 'associé et sea apJ?Orts dans l 'associatIOn. Plus généralement, la deuxième maIson à. partir d 'une maison quelconque représente leA biens de la personne représentée pal' cette maison (voir chapitre V, page 79 et 80) . Ainsi la maison IV peut représenter les biens du frère, la V eeux du père, la VI ceux des enfants, ete .... (Voir aussi le mot : Gain. )

BONHEU R - Sera-t-on Àe-urellx , Maisons de la question : la maison 1 (le questionneur) et la XI (le bonheur) . Si dans ce� maisons apparaissent des figures bénéfiques en compagnie de bonnes figures, et si les

140

DICTIONNAIRE

maisons angulaires sont occupées' par de bonnes fig'ures, ce sera un présage de bonne fortune ou de sort ht>ureux. Si la première figUl'c passe en maison XI, 10 questionneur atteindra le bonheur par son propre mérite. On connaîtra la nature de la bOllne fortune, ou les t;our­ ces du bonheur, par la nature et le caractère propre de la figure située en maison XI si elle ne passe en aucune autr(; maison, et par le sens et les attributions des maisons où clle passe, si tel est le cas. (Voir aussi le mot sui \"ant : Chance. )

CHANCE

*

- ObtiKJnclra-t-cm ce que l 'on a clC1nandé ou ce que l 'O'ft désire 1 Maisons de la question : la maison 1 (le questionneur) et la XI (l 'espérance) . Si la première figure est fixe et béné­ fique, el passe cn ma.ison XI ou à sa. compagnie, les espé­ rances ou les désirs seront certainement exaucés, grâce au zèle du questionneur si la passation se fait en XI, et a\"ec quelque retard si la passation se fait à la conjonction de la . XL Si en maison XI se trouve une figure bénéfique qui passe à la compagnie de la p remière, les espoirs se réaliseront a,'ec peine, et la chose désl1'ée arrivera inopinp.ment. Si les première et onzième figures se retroU\'ent conjointes ' cn d 'auhes maisons du thème, et que les figures angulaires soient bénéfiques, les f>spoirs se réaliseront a vee retal'd et la chose désirée sera obtenue après qu 'on en aura désespéré. Si les configurations précédentes ne se produisent pas et que les figures situées dans les maisons de la question soient maléfique!! ou aient un sens restrictif, le q uestionneur 11 'aura pas . satisfaction. S 'il FI 'agit de figures blcorporées, il n 'ob­ tiendra qu 'en partie ce qu 'il désirait. - Q uelles s�rcmt les 1te u.rc$ hell.}'t:: II.ses on favorables de ItJ jottrnée 1 On cousidère une joul'lIt-e de douze heures, soit de 0 heure à midi, soit <le midi à minuit, soit de 6 heures du matin à 6 heures du soir. Si la mah�on IX comporte une bOlllle fig'me is�ue de bon­ nes figures, les trois premières heures de la journée seront fa,·ora.bIes. Si la. mais9n X comporte de teUes figures, les quatrième et cinquième heures leront heureuses. ' Si c 'est ]a mai �on XI qui e�t ainsi oceup�, lf>iI �ixièmf' <'t !'!eptil>me hen­ l'es seront favorables. Si la maison XII est occupée par une

D'INTF.RPRÉTATION GF:OllANTIQPF.

141

bonne figure, issue de deux bonnes, les huitième et neuvième heures seront favorables. Si le témoin droit est bon, la dixi�me heure sera heureuse. Si le témoin gauche est })on, la onzième heure sera heureuse. Si le juge est bon, la douzième heure sera favorable. - Q'luils serO'1l.t les jOi/,rs hrorew: de la semaine ! Même méthode que ci-dessus pour les heur�s, la maison IX étnnt attribuée au premier jour, la X au second, ]a XI au troisième, la XII au quatrième. le témoin <Iroit au cinquième, le témoin gauche au sixième, le juge au septième. - Quels Ser01&t les jou.rs heureux du mois ! Même méthode. La maison IX étant attribuée aux cinq premiers jours du mois, ]a X aux sixièm<.>, septième et hui­ tième jours, la XI aux neuvième et dixièm<.> jours. la XII ilu onzième au (luinzième jour inclus, le témoin droit du seiziè­ me au vingtièmt> j our inclus, le témoin gau�he du vingt-et­ unième au vingt-cinquième jOUl inclus, et le juge les der­ ni<» 's jours du mois. CHANGEMENT ( d e lieu. de résidence ou de domicile ) (Voir au chapitre IX, page 1 1 7, où eette que!>tion traitée.)

l\ (.té

CITE ASSI EGEE - Une cité ou 1me place fOtrte a.ssiéfJée sUOOO'm, bera-t-elle. !

Mal sons de ]a question : la mai son 1 (les c itoy p-n s et �ol ­ dats de la ville a ssi égée) , ]a IV �la cité ou la pIl\cS' forte) , la YII (l 'arm('C a.ssiégea!lt<» , ln X (la ,·ictoire) . Si pn maison 1 apparaît une figure plus forte qu 'en mai­ son VII, et conjointe li. dE' bonnes figures, les ennemis ne pan'iendrollt pa� à enlever ]a pInne. Si en m a i !lon VII appara!'t une figure plus forte ru 'pn m al sf)n 1. ct pn �sant en mai80n VIII, les assiégeants l 'em­ porteront. Si la première figure ellt forte et pRRsa en mai.sons IV ou VII, les assiégés remporteront la victohe. Si les première et s<"ptième figl1rel'!l sont également bonnes et fortes, une trêve interviendra, ou la paix !';era lIh "née. Suivant que l 'une ou l 'autre passera en mnis·:m IV ou sera en affinité avec la quatrième fIgure, la p aix sera en faveur des assiégés ou des assiégeants. Par _extension analogique cette m éthode d 'interpTétatio90 permet de résoudre de nombreux problèmes de rivalité.

142

DICTIONNAIRF.

CONCU RRENCE - Lequel - triompher" e1I.tre deux ocmcu.rre1l.ts, ad1Jersaire8

ou ri1Jauœ 1

La question se résoud comme il a été indiqué pour problèmes de dualité, ehapitre IX, page 117.

lt\;

CONDAM NATION - Un aCCU8� sera.. t-f.l ocmàamné par le tribu1!;Il 1 (Voir le

mot

:.

Jugement. )

CONTRAT - Un, ocmtrat entre deux parties serfVt-il durable 1 Les maisons de la question seront leS) maisons l et VIf attribuées respectivement aux deux parties signataires du contrat. Si, dans ces maisons, apparaissent des figures fortes et fixeS, le eontrat sera respecté et restera longtemps en vigueur, surtout si les deux autres angles (maisons IV et X) sont occupés par de bonnes figures. Si lel;1 figures sont mobiles, le contrat sera sans durée. Si elles sont eommunes, le contrat ne sera que partielle­ ment respecté. - Doit-on s0'U8crire au oont ra-t (]'Ut 1JO'ILS est proposé 1 La maison l sera attribuée au questionneur à qui le contrat est proposé, et la VII aux personnes physiques ou morales envers qui le contrat l 'engage. La maison X ren!'!eignera sur les répercussions qu 'aura ce rontrat sur l 'avenir du question­ neur et sa situation, et la IV sur le s conséquences lointaines ou la rupture éventuelle du contrat. On examinera la figure engendrée par la copulation des première et septième figure!'!, son degré d 'affinité avee la pr('mière, son apparition évcntl1r>l1c dan!'! le thème, ain!'!i qUA le en.ractère et le sens de la mai�on où elle apparaitrait. (Voir aussi les mot!'! : Association, Accord, Procès. ) COU RSES D E CH EVAUX - Le Me1Jal partant . fa tl o ri ga[1nera-t-il la course , Maisons de la auestion : ]a maison l (le propriétaire du cheval) , la VII (le cheval) , la XI (les espérances) . Comme dans toutes les questions l·elatives au succès d 'une entreprise ou d 'un projet quelconque, seront é.�a]ement à considérer, les maisons IV (l 'issue de toutes choses) et X (la victoire ou la réussite) ainsi que le juge (la synthèse) . On examinera. la q ualité des figures apparaissant dans les maisQns de la question , leurs passa tions et en particulier

D'I NTERPRÉTATION GÉOMANTIQUF:

143

cellcs des p remière ct septième figures, la qualité et le sens de la quatrième figure ct du juge. Enfin, on confirmera la sentence du juge par la. construction de la dix-huitième jîgure. (Voir au chapitl'e IX, pago 113.) - De deux clw-vaw:, lequel arri1lera premier ,

Cette question se résoud comme tous les problèmes de oont"lt,rrence ou de du.alité en attribuant à l 'ull des chevaux

la moitié droite du thèmt\ et ii. l 'autre, la moitié gauche. (Voir chapitre IX, pago 1 1 7) (1) .

CRAI NTES - Les non !

craintes

du

qucstionnmw

sont-elles

justifiées

ou

Les maisons de la question seront les maiElons l (le ques­ tionneur) . II (sa tristesse) , VIII (ses craintes et les dangers qu 'il court) et XII (les calamités qui le menacent) . On jugera d 'après la qualité des fig-ures, leurs affinités mutuelles et leurs passations. Si les maIsons angulaires sont occupées par de bonnes figures et que la huitième figure Boit bénéfique, les craintes du questionneur seront vaincs . Si Ips première et huitième figures sont mauvaises, les maisons où pa�se ra la première i n d iq ue r ont d 'où viend ront les dan­ ger8 (<1('8 slwvit.<'\l1·� si elle pMse en VI, des advel'saires ",i elle pass(� en VII, !lN; amis si elle passe en XI, etc . . . ) .

CREANCES - Les créances seliJnt-clles f'ecouvrées ,

Les maisons de la question seront les maisons 1 (le ques­ tionneur) , II (la créance) , et VII (le débiteur) . On jugera selon la qpalité des figures ct leurs passati ons .

C R I ME - Une personne morte ou disparue a-t-elle d 'un m'me, a.'Isas8iJna.t ou. P-mpoisonnemen' ,

été 'Victi m r

Les maisoT,s de la 'question seront les m ai son s l (la pel'­ n mOl'te ou disparue) , IV (la fin de ,!'In ,'il') , VIn (le genre de sa mort) , ]p.!� t�moinl" et le j uge. R on e

(1 ) Le j<'u aux courses pO!�e ùe nombreux prohlèmefl aux­ quels la �éomancie ft.pporte d?s solutions intéressantes.

144

DICTIONNAIRE

On examinera la nature et l a qualité des figures apparais­ sant dans ces maisons, et les passations de la première figure. Une première figure mauvaise et violente, telle que Ca'UlÙJ, draoonis, Rll·betM, Puer passant en maison VIII, révèle une mort violente par assassmat. Une figure saturnienne comme TrVti,ti.a ou Carc.er ferait présager plutôt un empoisonnement criminel. Le j ugement sera confirmé par l 'examen des témoins et du juge, ainsi que de la dominante planétaire. Une dominante martienne ou saturnienne sera un présage de mort criminelle. - Un crime ayant été commis, déco'Utlrir le criminel.

Si

l 'on ,, 'G auC1l1n. 80UpÇon, le thème sera érigé de façon à faire apparaître la victime en maison 1 et le criminel recher­ ché en maison VII. O n examinera la figure apparaissant en maison VII, son caractère et ses correspondances avec la psychologie et la physiologie de l 'homme (voir cha itre IV), pour connaître le type d 'homme auquel correspond 'assassin. . Les passations de la septième figure, par les maisons où eHf passera, indiqueront les relations qui existaient entre la vic­ time et l 'assassin : si par exemfle cette figure passait en maison VI. on en déduirait qu e 1 assassin était un serviteur ou un employé de la victime .

f

Les autres passations éclaireront sur les mobiles du crime,

et faciliteront la rechelche du criminel. Si, par exemple, la deuxième figure passe en maison VIII (qui est la deuxième de la VII) , on en coneluera que le vol des biens de l a

victime était le mobile essentiel d u crime. S i la cinquième figure passait en maison VII ou à la c,oJl i onction de IR. sep­ tième, on en déduirait qu 'il s 'agit d 'un crime passionnel (ca l' la maison V concerne les amourll) .

Si le8 80upÇOns 8e portent sur un indwidtt connu, on éri­ gera un thème en prenant celui-ci pour Cj uestionneur. Il y apparaîtra donc en maison l, E"t la maison VII serR. attribuée à la victime. Si la première figure est maMfique et surtout violente, principalement sntumienne ou martienne, et '1ue ses passations révèlent des liens avec la victime, concordal1t fl l'eC les rapports connus entre elle et l 'allsassi n présum{>, celui-ci est bien 12 criminel. Si, J?ar exemple, l 'individu soup�onné était un parent de la Vlctim� avec qui on l e sa\·ait en mauvais termes, et que la première figure soit Rtlb81t-<l, tan­ dis que la septième serait POPUl1&8, RubclI.'1 llRSf!Rl1t en IX on en conclueralt que les soupçons sont justifiés. En effet, Rtl­ bew étant fi�re de Feu et PnpUrU8 figure d 'E(I.tl , leg deux fi'!Ures sont antagonistes et témoignp.nt de la discorde nui E'xistait entre les deux 'Personnes Qu 'elles représentent. D 'au­ tre part, la maison IX est la troisième à. partir de la VII,

n' INTERPRF.TATION G ÉOMANTIQt'F.

1 45

ft re p résente, par l'onséquent, la paren t é de la victime, dont faisaIt partie le c r i mi n el présumé, puisque R ubeu.s passe de l en IX.

D ANGERS COU RUS

*

- L a maison l étant attribuée a u questionneur, la mai­ son VIII renseignera sur la réal ité et la nature des dangers qu 'il redoute, et la maison XII révélera les dangers cachés ou imprévus auxquels il ne s 'attend pas. Si

la

première

figure est mauvaise et passe en maison

VIII, lrs dangers redouté!! seront bien réels et leur nature

sera indiouée par le caractère de la figure et ses autres pas­ sations. Si elle pas,:;e PTI maison XII, le questionneur courra des dangers auxquels il n" � 'attend pas, ou provenant d 'en­ nemis ou d 'adversaires cachés. dont la personnalité sera révé­ lée DaI' Jes autres pas�ation� (le la figure. Ce seront de faux­ amis si. la fiJ?Ul'e pas!'!' pn XI ; ils f!:?ront partie de ) 'entou­ l'ag-e si elle pa!l!le en III, ou seront de mauvais serviteurs IIi elle passe en VI etc . .. Si les huitième ou (ll)uzième fig-ures �tant mauvaises. la nremière est bonne et pltlq Duissante Qu 'elles, ]e flupqtionneur triomphera des dangers réels auxquels il sera exposé. Si les premipre. hui tième et douzième �ont honnl"s . aueun nang-er ne menace Je questionneur. (V oir aussi le mot :

Craintes. J

DETTES. ( Voir

:

Créan ces ) .

D IVORCE - La m aison l est attribuée, avec l a pflrt;f' nroi t " �u ih�Tl1e . À. l 'u n (le!! ép'l11X (celni Qui Que!lti onne) . et la maison VII et l a partie gauch� du thème, à l 'autre. Si c 'est un tierq oui C!uf'stionne, on attribuera ]a maison I au mari et ]a VII à Ron épouse. Pour qu 'il y ait présage de divorce ou de !'Iéparation. il faut Que les remière et septii:me figures soient mauvaiRes et antRgonistes ou di scordantf'q, et que. pf.1r sommRti on. ('Iles engendrent une mauvaise figure. (Voir aussi ]:>s mots :

p

Association, Contrat, M<'!l riaqe, Procès.)

D U REE DE LA V I E ou d'une entreprise quelconque. (Cette question est traitée au chapitre IX :

spéciales

». )

«

OUAstions

146

DICTIONNAIRE

ENFANTS

- Les enfants du questi onn eur (à. qui la maison 1 est toujours attribuée) relèvent de la maison V. Ses petits·en­ fants relèveront de la m aison IX qui est la cinquième de la V. - L 'pnfant doonera-t-il sa.tisfacti01/, à ses parents ,

On jugera suivant la q ualité de la cinquième figure, sui· vant ses passations éventuelles et son affinité avec la pre­ mière (le pè re) et la septième (la mère) . Mais, pour obtenir des détails plus circonstanciés sur l 'ave­ nir des relations entre les parents et leur enfant, il sera préférable d 'éri ger un thème en vue de fai re appa raître ] 'enfant en maiMn l, de sorte que son père apparaisse en IV et . sa mère en X . - Quel sera le sexe d 'un enfant attendu ,

(Voir le mot : Accouchement. ) - L 'enfant est�ü légitime !

La maison 1 e!t attribuée au père légal de l 'enfan t, (c 'est-à.-dire au mari de la mère de l 'enfant) , la VII cs! attribu ée à. la mère, et la · V il. son enfant. Si les figures occu p ant ce s maisons sont bonneR, ou tont au moins en harmome réciproque, ou encore si l ' un e passe

à la conjonction des autres, l 'enfant est légitime . Dan!'! le ('as c ontrai re , et en p arti cul i er si l a cinouième et l a première :figures sont antagonistes� l 'enfant est i llégitim e. La méthode d 'interprétation sera la mêm� s 'il s 'agit d 'un t'fl,fant naturel, autrement dit, s i le qt�esti onneur s 'il est bien le père de l 'enfant de sa maîtresse.

'veut savo i r

ENTREPRISES

- Quelle sem la durée a '1I1l.P cn.trrprise ? (La manière de a été indiquée au ('hapitl'e IX :

résou d re cette q uesti o n c Questions spéciales ». 1

- Quelle scra l 'épo(]Ite fa.vora.b le pour o.') mmenUr tme entreprise O'U mettre 1Ln projet à exécutt:� ? (Voir les nwts :

Année et Chance. )

- Bffisrite d 'une Entreprise.

Lei entreprises industrielles ou commerciales relèvent de la tluLÏlon In qui gouverne les activités concrètes de ) 'esprit. La. réussite au r:ueRtionneur dans l 'affai re en que8t�on, ou pl1f elle. rolhe do la maison X, ct Ica gains qu 'il réalisera.

D'IN'I'ERPRÉ'I'A'I'TON GÉOMANTIQUE

147

sont révélés par la maison II. Mais les bénéfices de l 'entre­ prise, qu 'il ne faut pas confondre avec les siens, seront indi­ Qués par la maisQn IV, qui est la deuxième de la III, et le destin de l 'entreprise relèvera de la maison XII, qui est la dixième de la III. Ces distinctions doivent être soigneu­ sement observées, surtout quand il s 'agira d 'une société ou entreprise anonyme, où il est évident que la richesse et la prospérit6 de la société sont indépendantes des gains et bén�­ fices des administrateurs et de ceux des actionnaires. L 'analyse du thème comportera l 'examen comparatif des figures en maisons 1 et nI, de leurs pass\tions et de leurs aspects. Le jugement sera confirmé par l 'examen de la qua­ trième figure (l a fin, ou l 'issue de toute entreprise) , des té­ moins et du juge. - Succès d 'une démarche ou d 'une 1Ji.rite.

La détermination de la maison de la question dépendra de la nature de la démarche et de son but, ainsi que de la per­ sonne auprès de qui elle est faite. Si elle s 'adresse à un chef, ce sera la maison X l à. un subalterne, la VI ; à. un associé ou un homme d 'affaires, la VII ; à un ami, la XI, ete.... Parallèlement, on examinera la maison dont relève l 'objet de la demande ou de la dém!:!,rche, la maison II pour une Question d 'argent, les III et IX s 'il s 'agit d 'un voyage, la VI pour un emploi, etc... Dans tous les cas, seront à considérer, l a maison IV qui concerne l 'issue des choses et la XI qUI concerne les eSp' é­ rances. Enfin, les témoins et le juge permettront de confir­ mer les conclusions tirées de l 'examen de la qualité et do l 'affinité réciproque des figures appal'Ues dans les maisons de 1u. question, définies ci -de3sus. EVENEM ENTS

- Quels é1Jénements se prod1/iront à. une époque donnée ! (La manière de résoudre semhlahle question a été indiquée au chapitre IX : « Questions spéciales lt. l

EXAMENS

- U1t can dida t à Wl t exam en o u· ct wn conco l/ rs ,-éussiR'a­

t-il ! Pour un examen ou un réat, licence, agrégation, écoles, etc.) , la maison de POur un examen Ol! un tudes, brevet) , ou relatif

concours univE1rsitaire (baccalau­ illte1'llat de médecine, grandes la question sera la maison IX. concours primai re (certificat d 'é­ aux connaissances pratiques ou

1 48

DICTIOX�AIRF.

concrètes (écoles professionnelles, instituts techniques, écoles d 'Arts et Métie-rs) , la maison de la question sera la mai­ fion III.

Le jury sera représenté par la figure en maison X, et les espoirs du candidat par l a figure en maison XI. On con· sultera également le juge et la maison IV, qui concerne touj ours la fin des entreprises et l 'issue je la demande.

On jugera selon la qualité et le sens des figures situées dans les maisons indiquées, et leur affinité avec la pre­ mière figure. (Voir aussi le mot :

F�CONDIT� FID�LlT� - Un

ami

Entreprise .)

* ( Voir stérilité ) . ou 11·n serviteur est-il f'd�le !

Si en maisons 1 et XI se trouvent des figures entrantes et bonnes, l 'ami est fidèle, d 'autant plus surement si la onzième figure passe en maison II, ou est en affinité avec la première et le juge. Mais si cès figures sont en dp,saccord, il faut conclure à l 'infidélité, surtout si la première et la septième sont anta­ gonistes, ct la douzième maùvaise.

Si la onzième est mauvaise et passe en maison VI, clle annonce la haine des serviteurs ou employés. Si elle 'Passe en VIII elle révèle des traitres, et si elle passe en VII, c 'e st que de nouveaux ennemis se j oindront aux adversaires ac­ tuel� du questionneur.

Si , bien Qu 'e1fectuant l 'une ou l 'autre de �es 'Passations, la onzi èmfl fi!!,"ure est honne, le préjudice qu 'elle pré!'age 'Pour le (!uestion neur sera moins grave, et pour c.onclure il faudra examiner les témoins et le juge.

Une fem.mr 01/ 1tne 'maîtresse est-elle fidèle ! (Voir 1C3 mots : Amour, Mariaq e . )

GAIN

*

- Les gains, acquist1icms d.e bicn.<J mobiliers et revenus relèvent de la maison II, quand il s 'agit de ceux du ques­ tionneur à qui est toujours attribuoo la maison 1.

Quand il s 'agira d 'une autre personne, il faudra consi­ dérer la deuxième maison à partir de celle qui représente la

D'INTERPRÉTATION Gl:OMANTIQUE

149

personne en quest ion par rap'port au que stionneu r . Ce sera donc la maison IV pour les biens du rep ré se nt é par l a III, l a maison V pour les biens d u père rep ésenté par l a malson IV, etc . . .

frère

r

Les biens ;,mmobiUers, terres, bois et maisons, le pa tri­ �ne de fOKmille, les cap'tau� immobilisés dans des entre­

prises de longue haleine, et les valeurs diffi,ci,lement négocia,. bles sont du d om in e de la maison IV.

a

En résumé la « fortune :. d 'une personne relève de la mai­ son IV tan d i � que ses « revenus ;), ou ses moyens d 'exis­ tence relèvent de l a maison II. Q uan t à ses « espérances :., héri tages ou dot du conj oint , efles relèvent de la mai­ son VIII.

L 'irnr.0rtance et la st�bilité gent d a p rès la qualité et le

des biens ou richesses se ju­ caractère de la figure appa­ rais!'ant dan s la maison intéressée, ainsi que par son degré d 'affinité avec la figure représentant le p ropr i ét aire de ces biens. (Voir aussi les mots : Biens. H éritaqes. )

GROSSESSE - Une femme est-elle enceinte ! La maison 1 d o it être attribuée à la femme présumée en­ ce i nte, et la V ser a la maison de la q ue sti on .

Si la premi è re figure passe en maison V, ou à la conjonc­ t i o n de celle-ci, ou si la cinquième figure passe en maison II (à la conj onc t i o n d� la 1) , la femme est effectivement en­ ceinte. n en sera de même si en maison 1 et V apparaît l 'une des trois figures : Carcer, Conjtl-notio, Populus. (Voir

aussi le mot

: Accouchement. '

G U ERRE - L 'avenir appo rtfTa - t -il la paix ou la gu·erre entre deux natiQ1!s !

Les maiRons 1 et VII sont attribu ées respectivement à chacune des deux nat ion s en cause. Apparaissant dalls ces m ai s o n s, sont annonciatrices de guer re, les figures s u i van te s : Amis.'lio, Forluna mwtOr, CQIUr da d1"aOO'1tis, Pucr et Rubc/l.'�. Les autres figures y annoncent la paix.

- Dans ume guen'� qltpllc sera la nation O'U l 'armée me.

torieuse ! .

La questi o n s� trRite comme il a été indiqué pour les pro­ blèmes de dualité. (Voir chap it re IX, page 1 1 7) . On notera (lue )(1S fi gures annonciatrices de vic t oi re sont : A lb11S, Lœ­ titia, Fortttma major, FortlIna mi1Wr, Conjlllnctto, tandis que sont p ré s age s de défaite : Carcer, .A. missio , Tristitia.

150

DICTIONNAIRE

Si dans le thème on relève de nombreuses passations de :

Popu.lua, Conjum,ct� ou Puer, la guerre sera. sans pitié ni merci ; de nombreuses pa.ssations de : Bubeus ou Carcer

a.nnoncent également une guerre atroce meurtres.

avec

incendies

et

- Un pays en guerr6 sera-t-il envahi par les armées enne­

mie8 1

La. question sera résolue par la méthode utilisée pour connaître le sort d 'une cité assiégée. (Voir le mot : Cité. ) *

H AUSSE ou BAISSE DES PRIX ( des denrées. des meubles ou objets quelconques. des valeun de bourse, des terres. ete . ) . .

On considérera. l a maison qui représente les choses envi­ sagées : la V pour les denrées, la. IV pour une maison ou des terres, etc. Les indications données au mot : c Prix des choses » permettront de déterminer le niveau des prix atteints. Celui qui est intéressé à la. ha.usse ou à la baisse sera pris pour questionneur et représenté en maison 1. TI ��nel'a à la. vanation des cours SI la. figure en maison II (qUl repré­ sente ses gains) est une figure d 'accroissement (telle que A �t�, Laetitta, Caput draconi8. ete.) , et y perdra. si c 'est une figure de perte (telle q u 'Amissio, Via, etc. ) , ,quel que soit le niveau des prix atteints. La. compal'aison de )a deuxième figure avec celle de la. maison de la Question per­ mettra donc de déterminer s 'il doit jouer à la. hausse ou à la baisse.

HERITAGES

- Q uelq!� "It'l'/, ldrikra-t -il

de son p�re !

Si la figure en mai son IV est bonne et entrante, et passe en maison II, l 'intéressé (qui a. été placé en maison 1 eomme questionneur) p('ut compter recuQillir l 'hérita.ge patern('l. Mais celui-ci lui échappera si la quatrième figure est mau­ vaise et sortantt', ni ne passe en ma.ison

II.

L 'héritage sera. détourné et passera. en d 'autres mains, si Ja première fi�ure est mauvaise, les deuxième et quatrième étant antagonIstes, et cetta dernière passant en maisons VII ou

XII. HEURE FAVORABLE. - Voir �u mot Chance, le mode de déter­ min�tion des heures f�vor� bles d e la jou rnée.

15 1

D'INTERPRÉ�L'ATION GÉOMANTIQUE HONN ETETE Pour savoir si. une personne quelconque

1Wm,

est

honnête

0'11

on pourra ériger un thème en vue d 'y faire apparaître en maison 1 la personne en cause. Dans ce thème, celui qui est intéressé à connaître la réponse (en principe c 'est celui qui érige ou fait ériger le thème) , sera représenté accessoi­ rement par la figure ap:paraissant dans la maison régissant les lieus ou relations qUl l 'unissent à la personne en cause. S 'il est e u simples reIations mondaines ou d 'affaires avec elle, ce sera la maison VII (cas le plus général) . S 'il a 'agit d 'un ami, ce sera la maison XI. S 'il s 'agit d 'un serviteur ou employé, et plus généralement d 'un subordonné, ce sera la mruson X, puisque celle-ci concerne les chefs du queR­ tionneur représenté en maison 1. Si au contraire vous dési­ rez être l'enseigné sur l 'honnêteté de votre chef ou de quel­ qu 'un dont vous qépendez, vous serez, dans un tel thème, représenté en maison VI, puisque vous êtes subordonné à la pe rsonne en question qui doit apparaître en maison I. (NQIIS "nsistons sur ce point, oar ce problème d 'attribUttWn. préala­ ble des n� est très 'mportant et se posC'ra àœn8 de nom b reux 008) .

Le thème ainsi érigé sera interprété suivant les rè�l�s indiquées au chapitre IX pour la résolution des question!! d 'ordre général, en prêtant une particulière attention à la qualité, au sens, au caractère et à la nature de la première figure, ainsi qu 'à ses rapport!! et réactions avec la figure qui représente celui qui a intérêt à connaître la personne en cause (dans le cas le plus général, ce sera la septième figure comme nous venons de le dire) .

On pourra ég'alement procéder de la manière suivaut<" dans le cas où les relations entre celui qui pose la question et la personne sur laquelle il veut être renseigné sont bicn définies et motivent, en partie, la qUe!!tion. Ca sera le cas, ]l ar exemple, où l 'on désirera connaître Ip, degré d 'honnêtete d 'un frère ou d 'une sœur, d 'un ami, d 'un adversaire, d 'un serviteur ou employé, etc.

Le thème scra érig'é de façon à faire apparaître en ma i ­ son 1 celui qui pose l a question. L a personne sur qui il désire être l'cnseigné apparaîtra : en maison III s 'il s 'agi t d 'un frère, d 'une sœur ou d 'un familier ; en maison V . s 'il s 'agit d 'une maîtresse o u d 'uu amant ; e n maison V l , B 'il s 'agit d 'un serviteur] d 'un employé ou d 'un subordoll­ lié ; c a maison VIII, s 'i l s 'ng'it ù e sa femme, ou d 'un nd ­ ycrsaÏ1'e ou ennemi public, et ainsi de Ruite pOUl' les autu!s Jllaisons.

152

DICTIONNAIRE

On jugera selon la qualité et le sens de la figure repré­ sentant la personne en cause, et ses réactions avec la pré. mière figure, comme il a été indiqué au chapitre VI, et en s 'inspirant des indications données au mot : . Serviteur pour la question : « Un sermtC'Ulr O'u. employé est·il hemnJte ou non 1 :. (Voir aussi le mot : Vol.) *

1 NFI D�LlT� d'une femme (ou d ' un homme ) . fidélité, Amour, Mariage.

- Voi r les mots :

On notera que la présence en maison VII de : Fortwna ma­ jor, Fort'lJ/Tla mmor, Albus, Tristitia, Ccrnj'U/1Wtio, Puella, Lœ­ ti-t14, A cqui.ritio, Carcer ou Caput draoonis témoigne de la

fidélité de l 'épouse ou de la maîtresse. La présence dans la même maison de : Via., Populus, Cauda draooni.s, A mis�, Puer et Bubew révèle son infidélité. I NSUCC�S d 'une démarche ou d'une entreprise. mots : Entreprise, Issue. '

-

( Voir les

I NTENTIONS - Si l 'on veut connaître les intentions d 'une autre per80nne à votre égard, les desseins qu 'elle peut nourrir il. votre encontre, ou savoir l 'opinion qu 'elle a de vous, on érigera un thème dans lequel la maison 1 sera attribuée au consul­ tant, et la maison VII à la personne dont il veut connaître les intentions. On jugera selon les affinités ou les antagonismes entre les première et septième figures, et leurs passations, en s 'inspi­ rant des indications données pour les problèmes de dualité au chapitre IX. (Voir aussi les mots : Accord, Association, Procès. ) Pour connaître les intentions en 1JU8 desquelles a été Mgé, par v.n.e autre personne, 'Ufn thème de g éomancie, ou pour déOO1Wrilr les p.ensées ou les préocoupat1.ons profondes d 'un

OO1l8'I.lltant au moment d 'un « jet de points :. effectué par lui-même, on déterminera où tombe le « point de l 'inten­ tion • . "Qmme il a été indiqué au chapitre II, « Calcul des points �. Les significations et correspondances de la maison dans laquelle t ombera le point de l 'intention indiqueront le genre de préoccupations du consultant, le plan sur lequel évoluaient ses pensées, ou la nature de la question à la quelle préten­ dait répondre le thème examiné.

D'INTERPRÉ'l'A'l'ION GÉOl\1ANTIQUE

153

Si par exemple le point de l 'intention tombe en maison VI, on en déduira que le c onsultant était préoccupé par sa santé, ou par des questions p rofessionnelles, ou encore par ses rap­ ports avec ses domestiques cu ses subordonnés, ce que l 'ana­ Iyle des autres configurations du thème permettra de préciser. ISSU E DE TOUTE CHOSE - Dans toute quegtion relative à l 'issue d 'une entreprise ou affaire quelconque, voyage, p rocès, guerre, négociation, démarche ou visite, maladie ou opération, etc .. il convient de toujours considérer la mais0n IV, et juger selon la qualité de la figure qui l 'occupe, en examinant en outre ses affinités et son h armonie avec la p remière figure (qui représente Ip questionneur) , avec la onzieme (qui représente ses eSpérances) et éventuellement avec les figures représentant le8 autres personnes itltéressées il. l 'affaire (par exemple la septième, si des associés ou des adversaires sont en cause) . (POUT les par­ ticularités de l 'interprétation propres à chaque cas, se re­ porter au mot 'exprimant l 'affaire dont il s 'agit : Voyage, Procès, etc., et aux mots Entreprise, Vie.'

J UGEMENT

- La personne po ursuivie 01� condOhnnée 1

*

en justioe sertl-t-elle acquittée

La personne poursuivie devant le tribunal sera considérée comme questionneur, et la maison 1 lui sera attribuée, tandis que la maison X sera attribuée à l a sentence du tribunal. On saura si le jugement sera favorable, ou non, au ques'· tionneur, et si celui-ci sera acquitté ou condamné, en exa­ minant : - la qualité intrinsèque, bonne ou mauvaise. de la dixième figure, et sa qualité comparativement à celle de l a première figure, - les affinités ou les antagonismes entre les première et dixième figures, - les passations de la première figure et celles de la dixième. Il est évident que, si la p remière et la dixième figures sont toutes deux b onnes, et surtout si la dixième est meil­ leure que la première, le guestionneur sera acquitté. Mais si la première, bonne ou mauvaise, passe en mai­ son XII, le questioHneur sera (·olldnmné à une peine de prison.

154

DICTIONNAIRE

Si la dixième :figure passe en maison VII (qui représente tout ce qui est contraire au questionneur) , le jugement com­ portera une condamnation J.>our le questionneur, plus ou moins grave suivant la malfaIsance plus ou moins grande de II, la :fi�ure. Si la :figure est mauvaise et passe en maison . le questionneur sera condamné à une amende. On peut aussi résoudre la question en calquant l 'interpré­ tation sur celle qui a été donnée pour connaître l 'issue d 'un procès, en remarquant que, dans le cas présent d 'une cita­ tion en justice, on peut attribuer la maison VII (qui re­ présente toujours les adversaires du questionneur) au minis­ tère publie, la maison 1 étant toujours attribuée au ques­ tionneur, qui est la personne poursuivie ou accusée. Si l 'interprétation indique que le questionneur triomphera de son adversaire, c 'est que l 'accus� sera acquitté. Dans le cas contraire, on en déduira qu 'il sera condamné. Si l 'interprétation aboutissait à l 'indication de transaction ou conciliation, on en concluerait que l 'accusé bénéficiera du doute ou sera condamné avec sursis.

M ALADI ES

*

Les maisons de la question seront : la maison 1 (le ma­ lade) , la maison VI {la maladie) , la maison VII (le mooecin) , la maison X (les médIcaments) et la maison XI (la couvales­ cence) . On examinera la qualité des figures occupant ces maisons et leurs affinités mutuelles, sans négliger les témoins et le juge. Si les :figures en maisons l, VI et XI sont bonnes, ct si le témoin gauche et le juge ne s 'y opposent pas, la guéri­ son sera proche. (Se reporter également à ce qui a été dit de cette ques­ tion au chapitre V : « Détermination des maisons de la question. » ) - Le médeoin gu6rira-t-il le malade 1 D 'après ALFAKINUS, dans une telle question, la maison 1 doit être attribuée au malade et la maison X au médeciu qui le soigne. Si les première et dixième figures sont meil­ leures et plus puissantes quo les cinquième et sixième, le médeciu guérira le malade, car sa thérapeutique sera efficace. Dans le cas contraire, le médecin sera impuissant à guérir son malade ; il faudra donc changer de médecin, car cela ne signi:fie pas que la maladie soit incurable.

D'INTERPRÉTATION GÉOMANTIQUE

155

Une autre méthode (du. au même auteur) consiste à attri­ buer la maison 1 au médecin, la maison X. au malade, la maison IV' aux médi(l8IIlents et la maison VII à la m.aladie. �i la figure occ�pant. la maison 1 est meill�ure que la sep­ tIème, fe médecm tnomphera de la maladle. Dans le cas contraire il échouera. Si les quatrième et dixième figures l!Iont plus fortes que les première et septième, c 'est l 'annonce de la guérison sans le secours ou l 'intervention du médeein, mais grâce à des médicaments efficaces, Mais si les première et quatrième figures sont mauvaises, et que l 'une d 'elles passe en mai­ son X, c 'est l 'annonce de complicatioJJ.s par la faute du médecin si e 'est la première qui passe, ou iL cause des médi­ caments si c 'est la quatrième qui paBBe. - Durée de la maladie 1 Elle sera indiquée par la sixième fi,;ure et sa compagnie. Des figures de Feu. et de Terre indiquent une maladie 10.gue et i{rave. Des figures d 'Eau et d '.iHr indiquent une maladie bénigne et courte. Des figures fixes apparaissant dans les angles du thème et en maison VI prolongent la maladie, tandis que des figures mobiles l 'abrègent. - Issue

de la maladie 1

Des furures de Saturne et Mars apparaissant dans les

maisons 1:, VI, VIII et X présagent une issue fatale de la maladie. La passation de la première figure en maisons VI et VIII, ou à la conj onction de ces maisons, annonce une maladie très grave, dont l 'isaue sera fatale si la figure est mauvaise. La mort du malade sera inéluctable si des passations des y remière, sixième et huitième figures le.s amènent en conJonction en quelque partie du thème, et li celui-ci est mauvais dans son ensemble. - Le tratte1nent prescrit conml.'nt-il a-u 1nalade 1 Suivant ce qui a été dit plus haut, sur ce même sujet, si la maison 1 est attribuée au malade et la VII au médecin, la maison X renseignera sur la valeur des médicaments et du traitement.

Mais si la maison 1 est attribuée au médecin et la X au malade, c 'est la maison IV qu 'il faudra consulter pour connaître l 'efficacité des médicaments et du traitement.

On examinera done la qualité de la dixième ou de la quatrième :figure, suivant le cas, et son afftnité ou antago­ nisme avec les fi�res significatrices du malade et de la maladie. En prinCIpe, pour qu 'un remède soit effieace, la nature élémentaire de la :figure qui le représente doit itre

156

DICTIONNAIRE

anta�oniste à la figure q ui rep r ésent e la maladie, et en affiruté avec celle qui représente le malade. Si, par exemple, Fortuna majo·r étant apparue en mai­ sou 1 (le m al ade ) , Alb llS, fi g ure d 'Ecu, apparaît en VI (la

maladi(') , Puer, figure dl' Ft.: n, ou A cquisitio, figure d 'Air,

apparaissant en mai son X (l e s remèdes) i ndiq ueraient que les rem èdes s 'accordent au tempérament du malade, mais celui q u e représe uterai t A cquisitio s�rai t p lus efficace, car cette figure est très bonne, tandis que Plt,er e st mauvaise. (Voi r aussi Je mot : Aliments. ' MALHONNETETE ( Voir les mots

:

Honnêteté, Vol ) ,

MARIAGE - Se mariera-t-on, !

La maison 1 est attrihuée au questionneur, ho mm e ou femme, ("t la V I I rcnsei g nera sur l a p oss i bilit é du m a riage . Si ln prem ièl'e figure passe en maison V I I, ou la septième en m a iso n X, o u la deux ième en m aison XI, le consultant se mariera, sinon il restera célibataire. - Epouscra-t-on, la femme q11,'dn ai me, Olt, qu /on désire ,

Les

m a is ons de

la q�I(' sti on sont : la maison 1 (le ques­

tionneur), la maison V ( la fia ncée ou la maîtresse). et la

maison V I I (l 'ép ou se ) .

Des figures c h audes oCl'upant les maisons 1 et VII, sur­ t out si elles sont co nj o int es il, d 'autres figures chaudes, cons­

tituent un présage favolaùle de mariage. (Les figures chaudes sont Irs fig u res de Feu ('t les figul'es d 'Air. Voir chap. IV.) 1.('s passations de

' la

prcmièl-e ou de

la cinq uième figure

dans la maison VII annonc eu t le mariage avee celle qu 'on

aime (fiancée ou maîtresse) . Celui-ci se fera certainement si la figure e ngendrée par la copulation de la première avec la cinqu iè me sc retrouve ('n m a i son VII. - Un mariage sc feru.- t -il ?

' La maison 1 doit être attl'ibut�e à l 'homme, et la maison VII à la femme. Si la p rem i ère figure passe en maison VII ou à sa conjonction, ou si la septièm e passe en maison II (à. la conjonl'tion de la prem i ère) , Je mariage envisagé se fera. n en sera de même si les p re m i èl'l' et septième se retrou­ vent conjointes en deux autres mai8ulls du thème. Si au lieu de se retrouver conjointes, elles se retrouvent Bépar�8 p a r une autre fi�u l'e, celle-d révèle la nature et le caractère des obstacles qUI s 'opposeront au m ari age ou le retarderont. .Elle peut aUSSI dans certaiHs cas, si elle est bénéfique, indi-

D'I�TERPRÉTATTON

C ÉOMANTIQUE

1 57

quer pa.r son sens et par '.'clui de ln maison qu 'e11e occupe (et celle où elle passe, le cas échéant) , la qualité de. la personne qui servira d 'intermédiaire entre les deux intéressés. Le moiriage sera-t-il lleureux !

Les maisons l et II sont attribuées au mari, tandis que les maisons VIT et VIII le seront à l 'épouse. La maison IV renseignera sur l 'avenir du ménage. SI les première et septième figures sont bonnes. et ou 'en maisons II et VIII soient des figures fixes et significatives d 'accroissement (telles qu 'A oquiritio et Caput drac<mis) . l 'union sera heureuse et prospère. Si les première et septième figures s 'accordent, et que la quatrième soit bonne et fixe, la honne entente règnera dans le ménage et un heureux destin du foyer est assuré. (Voir également les mots : Accord, Amour, Association . ) M ED ECIN - Le médecin relève normalement de la maison X. Mais on J>eut aussi le faire apparaître, suivant le cas, en mai­ l'nn l ou en maison VII. (Voir le mot : Maladies, et se re­ porter aus!'Ii nu chapitre V : Détermination des maisons de la question. ) M EDICAM ENTS Suivant lc!'! Jll a ison� fl,ttribllées respectivement. au malaèle et Rn médecin, les médicaments relèveront de la maison :x ou de la maison IV. (Voir les mots : Maladies, Aliments. ) MŒU RS ( bonnes

ou

mauvaises )

POUt savoir si 1l,1�e ptmwnne connue on ino�mnue a de b<mnes 011 nt am'aises mœur.<J, on éri�ern un thème où cette

personne. considérée comme questi onn eur, appa rnîtra en maison 1. Ce thème s�ra i nterprèlté suivant les règles cxpos{i('s nu chapitre IX, en examinant particulièrement la trip1if'ité 4'llnst i tuée mil' les fi�ur2's Of',cnpant les maisons l, II et IX. De la qualité bonne, médiocre ou mauvaise de ces tl'ois figures on déduira la qualité morale de l 'individu. A cet égard les plus mauvaises figures sont : Cauda, dra­ conis, A 'I�,i.<lsi(). Puer et Via, lorsqu 'eUes apparaissent en maison 1. Si l 'une de c('s figures, apparue en maison l, se retrouve en II (étant à elle--même sa propre ' compagnie) , ou passe en l,X (ayant donc pour compagnie Pop'll lll.<J en II) , les mœurs et la moralité du questionneur seront des plus mauvaises, et s 'il s 's.!Zi t de Cauda draoomis, en aura à faire ù un homme dangereux.

DICTIONNAIRE

158

MOlT - Quelqu 'un 1I'Wtmt 1

dont

cm est saM ncnwelle est-il mort

O'U

La. maison I est attribuée à celui que la question concerne. Si la première figure p asse en maison VIII, et qu 'à la conjonction de celle-c i se trouvent des figures mobiles ou mauvaises, comme Tristitia, Caroor, Rubeus ou P1ler, c :est un présage certain de mort.

Si l a première figure passe successivement en maisons VI et VIII, la mort aura été consécutive à la maladie. Si de plus elle passe en mais(\- . XII, la mort aura eu lieu à l 'hôpital ou en prison. (Voir aussi le mot : Absent.) Q-uel geMe de mort menace wne personne ,

A cette personne doit être attribuée la maison l, et la figure occupant la maison VIII rensei gnera par sa nature, son caractère et son sens, sur le ge�re de mort qui la menace. ,

Ainsi Rub e1l$ expose à la mort accidentelle et violente, par le fer ou par le feu, ou à la suite d 'une maladie aiguë avec intervf'ntion chirurgicale. Carcer p résage la mort à la suite d 'une longue maladie chroniqup-, avant tenu dans l 'i so­ lement, ou exigé Je tran spo rt dans une pUnique ou un h ôpi tal . Suivant les autres configurations du thème elle peut sig nifier l a mort en prison. "

On raisonnera de même Jlour le!'! autrefl nQ"l11"PR. mais d am� tOU 1l les cas, le jugement devra être confirmé par l 'exam en

de l 'ensemble du thème, et particulièrement de la dominante . planétaire, de la quatrième figure et du juge. - Mo,-t par maladie. (Voi r Je mot : Maladies .)

NOUVELLES

*

- Les nouvelles attend'lles seront-elles bonnes ! La maison I sera attribuée à c elui qui attend des nou· velles, et la maison III renseignera sur celles-,ci.

On examinera la qualité de la troisième figure, son affinité avec les première et onzième figures, et ses passatio ns QUI

indiqueront l 'origine des nouvelles et leur objet. On tiendra compte ég:alement de la figure engendrée par la copulatien des premIère et troisième figares. et des maisonl dan. lei·

queUes elle pourrait éventuellement appara.ttre.

1 59

D'INTERPRh.'TATION GÉOMANTIQUE - Le bruit qu4 court est.U 1Jéridiqu.e 1

Des figures fixes, masculines et bonnes en maisons l, III et IX indiquent que les bruits ou rumeurs Bont véridiques. Les figures mobiles, féminines ct mauvaises annoneent de fausles nouvelles. *

O PERATIONS CH I R U RGICALES

Elles relèvent de la maison XII, mais il faut aussi tou­ j ours consulter la maison VIII (la mort) et la maison IV (1 'issue d� toutes choses) . On examinera la qualité de la douzième figure, son affimté ou son antagonisme avec la pre­ mière, ainsi que ses passations. (Voir aussi le mot : Maladies. )

P ERTE

*

biens terd.us serO'Tlt-ils réc pérés 1 Un

- Des se1\a-t-i l retrotl1J

!

u

objtt perdu

La maison 1 étant toujours attribuée au questionneur (celui qui a perdu ses biens ou l 'o bjet en cause) , on exami­ nera les maisons 1 et X. Si elles contiennent des :fi:rures ayant le sens de gain ou d 'accroissement, en compagnie de bonnes figures, les bien s seront récupérés ou la chose perdue sera retrouvée. Aucun espoir de récupération ne sera permis, fili ces figures ainsi que la onzième ont le sens de perte o - Un, animal perdu

r

ou enfui sera-t-il re t o-H1J é !

La maison 1 est attribuée au propriétaire de l 'animal, ft la mail'lon VI ou la XII à l 'animal, suivant son espèce. (Voh nu chapitre V : « Attribution des maisons géomantiques :t. ) Si la première figure passe à la conjonction de la sixième, ou suivant le cas, de la douzième, ou réciproquement, l 'animal filera retrouvé. Si la première et la �ixi{>me (ou la douzième) se retrouvent en d 'autres maisons du thème, conj ointes, ou séparées par une autre figure, l 'animal sera all��l :;oetrouyé, et dans le dernier cas par l 'intermédiaire de c('lui que repré­ sente la figure interposée entre les deux figures. - Perte d 'argent dans 'Une opéra.tion 01,·

1tnC

ent reprise.

Il faut distinguer l 'argent ou les biens du questionneur

gui relèvent de la maison II, et les bénéfices (ou pertes) de l 'entreprise à la.auelle il participe qui relèveront de la IV (deuxiime de la III) l 'il s 'agit d 'une entreprise industrielle ou eommerciale. de la X (deuxi�m :! dl! la IX) . 'il • '-ait · d 'un \,oyage, ete.

160

DICTIONNAIRE

Des fig'ures de perte ou de diminution, ou des · figures mo­ biles et mauvaises dans ces maisons annoncent des pertes d 'argent ou de biens. Sont particulièrement défavorables à cct égard : .A missio, Ca'uda draconis et Via.

PR ISON

- D a nger Il 'e mpris011 nement .

Il y aura danger d 'emprisonnement (représC'nté en m aison I) si les angles vais et si la premiln'e figure passe en conjonction, ou si la douz!ème passe à . première.

pour le fl uestionneur du th ème sont mau­ maison XII ou à sa la conjonction de la

- .Le pris01t.nier s 'évadera-t-il ?

La réponse sera affinnative :

- si la première figure passe en maisons III ou IX, et qu 'en maison XII se trouve une figure mobile ; - si la première et la douzième sont mobiles et que les angles du thème soient bons.

La passation de la douzième figure en maison VI annonce

une maladie du pri.<umnier, et sa passation en VIn présage sa mort en. pri�on.

Dans cette demande, le prisonnier est considéré comme le questionneur, et la maison 1 lui est, bien entendu, attri­ buée.

- Du.rée d� l 'cmp,-ironncmcnt on de la captivité.

La maison 1 seTa a ttrihuée au pl'iAonni('r (prisonnier de droit commun, ou politique, prisonnier de gUPl're) , et la maison XII, par la figure qui l 'occupera., renseignera sur les conditions -et la durée de son emprisonnement ou de sa captivité. Si la figuro en maison

n'er est pour Zongtemps

XII e!lt fixe et entrante, le prison..

en p,'ison, et, en tous cas. il ne pourra pas espérer une rérluction de peine flui abrègerait son séj oUt' en prison. S 'il s 'al5it d 'un prisonnier de guerre, c 'est qu 'n ne sera pas libéré avant la fin des hostilités.

Si la figure en maison XII est mobile . l 'emprisonnemen t

sera de C01trte durée, et le prisonni?r pourra espérer une

réduction de peint". Si de plu!l, la fil!Ure est sortante. ellE' annonce une libération prochaine. S 'il s 'agit d 'un priRon­ nier da Iluerre. c 'e!"t flU 'il !lera lihéré, avant la fin des hos­ tilitjSs. soit ou 'il bénéficie d 'un érhan ge dp prisonniers, soit ('lU 'il !loit rapatrié pour ('RUSC> de m aladie ou autre, ce qu 'indiqueront les passations éventuelles des premières en douzième figure. Son rapatriement sera confinné par la passation de la première figure en maison IV (le foyer, la

D'INTERPRÉTATION GÉOMAN'l.'IQUE

161

patrie) . La maladie sera la cause de la libération ou du l'a­ patriement, si la douzième figure passe en maison VIII (lcs maladies graves) . . Dans tous les cas, la maison IV devra être consultée, car elle renseigue sur l 'issue des choses, et il faudra exa­ miner les pas:satious des figures eu lll aisons 1 et XII. Suivant que la quatrième figure sera fixe et entrante ou mobile et sortaute, elle reuforcera dans un sens ou dans l 'autre les présages tirés de l 'exameu de la maison XII.

PRIX DES CHOSES (denrées. meubles. valeurs de bourse ou

autres) .

On examinera les maisons I I et X, ainsi que la maison représentative des choses en question : la V pour des den­ rées, la 1 V pour des terres cu une maison, la VI s 'il s 'agit du pl'ix de la main-d 'œuvre, etc.

Si ces maisons sont occupées par Fort'una major ou mmor, Laetitia, Puell.a, .&oqtli�it;,o, Caput draconi.s les choses envi· sagées atteindront un prix très élevé.

Si elles sont occupées par Conjunctio ou .&lbUl ces choses seront chères mais d 'un prix abordable. Si elles sont occupées par Rubeu.s, Puer, Carcer, POPUlU8 les choses seront à U� prix.

S 'il

8 'agit

de Tnstt.tia,

V1.a., .d m'SM, Cauàa, les choses

à vil prix. (Voir aussi : Hausse ou baisse des prix. )

seront

PROCES Les maisons de la question seront : la maison 1 (le plai­ deur) , la maison II (ses moyeus) , la maison IV (l 'issue du procès) , la maison V (la requête) , la maison VII (l 'adver­ saire) , la maison X (le jugement) . Si les première et deuxième figures sont meilleures et plus fortes que les septième et huitlt�llloe ou si la première passe en maison X, le questionneur gagnera 8Q11. procès. Au eon­ traire l 'ad1)61'sa,re triomphera si les septième et huitième sont les meilleures et les plus fortes, ou si la septième passe en maison X.

Si la première :figure passe en maison VII, il Y aura transaction ou conmlia tion. Le médiateur sera indiqué par

la maison où se trouvera la figure ayaut le plus d 'affinité avec la figure qui passe, à moins que celle-ci ne passe dans une troisième maison, auquel cas celle-ci désipera le média­ teur ou l 'arbitre.

162

DICTIONNAIRE

Si la première figure passe en maisons VI, VIII, ou XII, elle annonce un grand dO'In'mage pour le questionneur. Le dommage sera pour l 'adversaire si c 'est la septième qui effectue cette passation. J..a l> résence d 'A m1.ssio en maison 1 ou VII présage la forcl1lt8'K>n du parti qu 'elle représente. (Voir aussi le mot : Jugement. )

PROMESSES

- Les prlYmesses faites seI'01�t-elles tenues ? Ob tiendr�t-on ce ql' 'on dé.sitre, ce qu, 'on a demandé, ou, oc qui vous a été promis 1 On examinera les maisons 1 et XI. Si la première figure est fixe et bénéfique, et passe en maison XI ou à sa con­ jonction, le C]1tcstionneur ob tiendra certaA.nem.ent satisfaction, rapidement si la passation s 'effectue à la maison XI, et avec un cerfa"", délai si elle s 'effectue à la. conjonction de cette maison. Si l a onzième figure est bénéfique et passe à la conjonc­ tion de la maison l, l es espoirs seront exaucés difficilement ct la chose espérée ou promise sera. acoordée à l 'impro1Jiste. Si les première et onzième figures se retrouvent con­ j ointes en deux autres maisons du thème, et que les angle3 �1.)icut bous, le (j uesti.onneur obti.endra satisfaction avec de longs délai.s et après en avoir désespéré. Si les figures cn cause sont communes (ou bicorporées) , le q u.estio nlll:u r n 'obtiendra qu 'en part1.e satisfaction. Si aucune des co nfigurations indiquées ci-dessus ne se relève dans le thème, le questionneur n 'obtiendra pas satis­ faction. *

ReCHERCHE D'UN OBJET PERDU OU CACHE - L 'objet perdu serar t-1.l retr01Wd 1 Les maisons de la question sont : la maison 1 (le ques­ tionneur qui a perdu l 'objet) , la maison Xl (l 'objet perdu) , la maison IV (l 'endroit où se trouve celui-ci). L 'objet sera retrou,vé si les maisons de la question sont occupées par des figures m asculines, bonnes et sans passa­ tion. (Voir aussi les mots : ert e, Trésor, Vol . ) - O ù s e trouve l 'ob jet perdu ou cachd 1 On examinera la maison IV. La nature élémentaire de la figure occupant la maison indiquera la direction dans la­ quelle se trouve l 'obj et ch erché, en considérant que le Fe1J

P

D'INTERPRÉTAT'ION GÉOMANTIQUE

163

correspond au Midi, la Terre à l 'Ouest, l 'A i r à l 'Est et l 'Eau au Nord. (Voir au chapitre IX l 'exposé détaillé de la méthode à. emp l oyer pour retrouver une personne, ou une chose, cachée ou disparue.) RECH ERCHE D'UN OBJ ET VOLE ET DU VOLEUR. mot : Vol . ) RECOLTES - Que seront et p l an tations 1

les récoltes 1 Quel sem le

-

(Voir le

8'UCda dea .emw

On considérera la figure située en maison IV, et celles qui l 'entourent, particulièrement sa compagnie. Une figure d 'Eau entourée de figures d 'Air annonce la réussite des semis et plantat�ons, et des récoltes abondantes. Une figure de Feu entourée de figures de Feu présage la destruction des récoltes. Il en sera de même si elle est en­ tourée de figures d 'Eau ou de Terre. Une figure d 'Eau entourée de figures d 'Eau annonce que les g rains et les fruits pourr'ront Une figure d 'Air entourée de figures d 'Air présage la stérilité des semis ou plant�tion.s. .

REM EDES. ments. )

-

(Voir les mots : Aliments, Maladies, M éd ica­

RETO U R - Retour d ''Une

f C lnm.e

infidèle.

cette question a 6té traitée.)

(Voir l e mot : Amour, oà

Retour de l 'fiff,fo.nt

prodigue. La questio:l se résoud comme il a été dit au mot : Absent pour la question : « L 'absent retJicndra-t.ü, et quand 1 :. Elle peut aussi se résoudre comme la précédente, par la méthode indiquéu au mot : Amour, en considérant la mai­ son V (domieile de l 'enfant) au lieu de la VII (domicile de l 'épouse) . d 'un a1timal enfui. (La questien a été traitée au mot : Perte, « Un aMmal perd u, Ou enfui sera-t-il retr01lVé ! »

Retour

REU SSITE d'un projet ou d'un travail q uelconque. mot : Entreprises. )

-

(Voir le

184

DICTIONNAŒE

RIVALITE Les questIons de rivalité entre deux personnes, deux socié­ tés ou deux partis, quel que soit le motif ou l 'objet de la rivalité, se résolvent comme il a été indiqué pour les problè­ mes de dualité, chapitre IX, page 117_

RUMEUR. -

(Voir le mot : Nouvelle•. )

*

SERVITEU R

- Est-il bon. d 'e'nIJager tel serv'te1lt" ou em,loyé 1

La maison 1 est attribuée à celui qui veut engager le aerviteur auquel est attribuée la maison VI. Si les première. seeonde et sixième figures sont bonnes et 9ue les angles du thème soient occupés par de bonnes figures, il sera bon d 'engager le serviteuI' ou l'employé.

Si la sixième figure est mauvaise, et surtout s 'il s 'agit de

TriBtitWi ou Carcer, il ne faut ('as engager le servteur, car

il se montrerait paresseux et inutIle. S 'il s 'agissait de Bub6'U8 ou Puer le domcstique se révélerait méchant, menteur et traitre. '

Des figures mobiles dans les maisons de la question indi­ queraient que le serviteur engagé �e resterait pas longtemps au service du questionneur.

- Un sen1tte'ur

ou

employtJ cst-il indélicat ou malhonnête!

Le maître du serviteur, ou le patron de l 'employé, sera considéré comme questionneur, et. par conséquent. représenté par la figure en maisDn 1. Au serviteur ou à. l 'employé sera attribuée la maison VI.

On examinera la qualité, le sens ct la nature de la figure située en maison VI, et on l 'intcrprètera dans ses l'aPl? orts et ses réactions avec la première figure, comme il a été mdi­ qué au chapitre VI, page 81. Si la figure est mauvaise, comille par exemple Ca'Uda dr(1,­

con", ou .d1n"'sio, il y a les plus grandes chances pour que

la personne en cause soit malhonnête. Elle sera sûrement 'nàelW:Gte, voire franchement 'Voleuse, si la figure passe en maison II (les biens du questionneur) , ou en maison IV (le patrimoine du questionneur) . Elle lui ' suscitera des ennuis et difficultés graves si la figure passe en maison XII ; un pro­ cès si elle passe en maison VIl et est en dissonance (oppo8Ïtion de na.ture et de ca.raetère) avee la première figure.

D'INTERPRÉTATION GÉOHANTIQUE

165

Il faudra porter également très attention à. la figure en­ gendrée par copulation des première et sixième figures, et à. la maison où ene pourrait éventuellement apparaître. On pourra aussi traiter la QUf>stion comme il est indiqué au mot : Honnêteté, en considérant le serviteur ou l 'em­ ployé comme questionneur, de façon à. le faire apparaître en maison I. SITUATION PROFESSION N E L1-E -

Recherche d 'une situation.

Maisons de la question : la maison J (le questionneur), la maison I I I , s'il s'agit d'un poste d'employé, de voyageur de commerce, ou de chef d'équipe dans l'industrie ; la mai­ son IX pour une situation à l'étranger ou impliquant de grands voyages, et aussi pour un poste élevé dans la magistra­ ture ou l'enseignement ; la maison X, s'il s'agit d'une situation de direction ou de commandement comportant de grandes responsabilités. Dans tous les cas il faudra consulter la maison VI (travail en tant que métier et servitudes professionnelles). L'occupation de la maison X I , les passations de la figure qui l'occupe et ses rapports avec les figures dans les maisons de la question, renseigneront sur les appuis et soutiens que l'on peut espérer. Les difficultés ou oppositions auxquelles se heurtera le questionneur seront révélées par les figures en m'ti.sons VII et X I I , leurs passations et leurs rapports avec la figure en maison 1 , principalement.

- Perdre ou conserver sa situation ? Les maisons de la question sont les mêmes que pour le cas précédent. Mais il faudra considérer en outre la maison I I , son occupation e t les passations de la figure occupante : la maison II concerne les gains du questionneur et une mauvaise figure y serait un mauvais présage, surtout si elle passait dans une maison de la question. La maison VII sera également à consulter car elle concerne les contrats, les associés et tout ce qui se présente comme contraire au questionneur. Enfin, comme dans la question précédente, la figure en maison XI renseignera sur les amitiés et appuis sur lesquels on pourra compter pour conserver sa situation.

166

DICTIONNAIRE

SONGE - Un sOf/,ge prémoni.toire est-il

l1bidique 1

On devra c6nsidérer les maisons III, IX et XI. Si dan!'l ce� mni�ons, ai nsi que dans les angles du

thème,

�e troUVf'nt des figures fixes, on peut aj outer foi au présage,

Si ces figures sont rommunes (ou bicorps) , le songe n 'est q u 'en partie vrai . Si les figures sont mobiles, on ne peut pas s 'y fier, car il est vain. Si l 'unf' des fig-ures anparues dans les maisons de la que� tion passe en rn a i soTl V. le songe a été provooué par le� exrès de tahle_ Si ('11e ,.., as�e ('n m aison l, il est la consé­ quence des inquiétudes du questionneur_

- Les prlso,ges t""é" du 80'f1,ge sont-ils fal10rables ou "Of/, , On considérera les maisons III et IX. Si l es figures qui les oc('upent sont 'en conjonction de honnes figures et si la maison XI, ainsi que l('s angles du thème. sont o('cupés par de bonnes figures le songe r,onstitue un heureux présage. Dans le cas contraire il sera de mauvais augure.

- Une femme S'e'T'a-t-elle stérile, ou alura-t-clle des e'nfants!

STER ILITE

J�a maison l sera attribuée à l a femmf' qui sera donc re­ présentée 'Par la premièrf> fi gure. Si ('elle-ri est honne. et a pour com'PagnÏ.e une bonne figure, surtout si ces fi gures sont ff'rtiles. la femme SNn ante fi. ('on(,f'yoir, (Les figures fer­ t i l f's sont les figures de Trr1'c et d 'E(11) . S 'il s 'agit de Populus la femme aura une n ombreuse pro ­ géniture.

S 'i] s 'agit de Fort1ma maJor en compagnie d 'une figure bonne, ene aura de beaux enfants ayant. une forte vitalité. Vi.a, A.misrio, Cauda dracoms, Puer, Rubeus et Forluno. minor m compagnie de la première figure annoncent la sté­ rilité de la femme. Quant à 7 riatiti.a et Carcer, elle présagent une maternité tar<live, - Un m énage aura. t-U des enfants !

La maison l 8('ra at t ri bu ée à l 'homme et la m aison VII � la femme, la maison V l'f'présentera l a progéniture.

Si les première, cinquième et septième figures sont en­ trantes et honnes, rien ne s 'opposera fi. ce que le coupl? ait des enfants, Il en aura. certainement si, de plu!'! la quatriè­ me figure passe à la compagnie de la première ou de la septième.

D'I NTERPRÉTATION GÉOMAN'rQUE

167

Si les pr('mièr<,. cinquième ('t septième sont sortante!'! et m auvaises, le foyer restera sans .enfant, et si la C'Ïnquième pas!'ait en maisons VIII ou X II, c 'est que l('s enfants qui pou rraient n a1tre ne 'vivraient pas.

SUCCES ( voir les

mots : Entreprise, Examen , Procès, Réussite. )

*

TEMPS

On exam inera la nature élémentaire des figures occupant

] ('s maisons X et XI. Les Les Les Les

figures figures figures figures

de Feu annoncent un temps sain. d 'Air présagent le vent et un temps sain. d 'Eau annoncent un mauvais tt:mps m alsain. de ,Terre annoncent le froi d et la séchere!'!se.

(Voir, en outre, au chapitre que figure relatives au temps.

V les correspondances de cha-

TRESOR - Un trésor est-tl enf01Jt 01J caché il l 'endroit que l 'on

8'Uppose ?

On devra considérer la maison

IV.

Si elle est occupée par

Fortu.na Major, en compagnie de Laetitia ou Puella. un

trésor exi ste bien à. l 'endroi considéré. Une figure mobile, accompagnée de figures m obIles, révèle qu 'il n ' y a pas d e trésor caché à. l 'endroit indiqué. Si e n maison IV se trouve une mauvaise figure comme .A.missio, conjointe à. .A. cqut.stti.o , il y a eu un trésor, mais il a déjà. été enlevé. Si en maison IV se trouve une figure sortante, ou même fixe, mais conj ointe à. une figure sortante, une partie d u trésor caché a été enlevée e t 11 e n reste quelque ('hose, ou bien Quelqu 'un a déj à. recherché le trésor mais ne l 'a point trouvé. Si la première figure est Rubeus ou P uèr, c 'est que le

questionneur se donne beaucoup de mal pour retrouver ce trésor. Si �('tte figure (';lt TriRtitia ou Carcer, c 'est que le questionneur conçoit de l 'iuquiétude et de l 'angoisse au sujet de ce trésor. (Se reporter 6galement au mot : N ou velles où est traitée � la question <': Un bruit qui DOurt est-il vériaique 1 » - Le t résor roché srra-t -il rltrollvé , Si en maison II sc trouve Ulle figure signi ficatrice de gain, et q u 'elle passe en maison IV, conjoi nt(' n de� figures

1 68

mCTIONN AJRR

fortunées, le q ue st i U l J l 1 ( ur ret rou"era Je t résor cach�, à. con­ (liti o n enc ore quP. l('s a n gl('s du thi" me soipnt oecu péR par ùe bonnes figures. Sinon le trésor ne sera pas retrouvé. '

- En quel endroit �r trouvc caché 1tn trésor recherohé ! (Se reporter à l 'i n te rpré tat i on ùonnée pour toute question de cc genre, au chapitre IX : « Questions spéciales :.. *

VIE

- Dur�e de la 1M. Elle s '6value ar la

F

m�mo méthode qUI) celle d 'une entre­ prise, ainsi q u 'i a été i ndiqué au chapitre IX, c: Questions spéciales » . La détermination d 'une durée est toujours trlY d i ffil'ile à faire awc lll'�dsion , et il faud ra généralcm('nt sc contenter d 'une ap p rox i ma tion assez large.

- Chance ou bcm1leur Année, Bon heur, Chance. ) - Un dÎ8paru est-il Absent, Mort, Voyaqe. )

- Fin

de

dans

la en

enoore

lIie.

(Voi r les mota

lIie 1

(Voir les mots

la lIie.

Les conditions de vie, en fin de l 'existence sont révé16efl par l 'interprétation de la fi g ure située en maison IV et de celles qui l 'entourent, la maison 1 étant, bien entendu, attri­ buée à la penlOnne dont il s 'agi t .

Le genre de sa mort (par suite de maladie, accident, opé­ ration ou c rim e ) sera in d iqué par la figure située en maison VIII et ses passations éventuelles. (Voir les mots :

Accouchement, Crime, Maladies, Mort. ) VOL

Un objet 1)olé sera-t-il retrouvé

!

Les maisons de la question seront : la maison 1 (le ques­ tionneur, victime du vol) , la maison VII (le voleur) , la mai­ son X (l 'ohjet volé) , la maison IV ( l 'end roi t où SC t ro u ve l 'ohjet volé) . Si la p re m i ;�re figure passe pn maisons V I I et X, ou à lpur l'onjonl'tion . on !'i la spp t i ;' m e et la dixième passent à la conj oncti on de la premièrf', le questionnen r retrouvera le voleur et l 'objet volé, grâce à ses propres efforts et par ses seuls moyens.

Si les passations n 'inté res s ent que les mai�oDs 1 et X, l 'objet perdn sera retrouvé, mais pas Je volenr. S i . au c o n -

D'I NTERPR}:TATIOD GÉOllAN'fIQlJF.

160

trai re, l es passations n 'intéressent que ](�s mai son!! 1 ('t VII, on mettra bien la main sur 1e voleur, mniH 1 'ohjf't vol é res­ t('ra introuvable. Si aucune des passations i niliQuées nc s 'rfff'ctuent, on n(> retrouvera ni lc voleur, n i 1 'ohjet volé. Ai les figures situées dans l,"s maisons de ln question pas­ sent en d 'autre!'! maisons du thème, conjointes, ou séparf.es par un e autre figure, c 'est q ue ]e qu (>stionneur re('upillprn des m rlicati on s ou rensE'ignements sur le vol , et sera a i ilé dans ses rech erches par des peTl'lOnnpS représpnt(.ps par la figure inte rposée et les maisons intéressécs n la passation.

Lorsque la q u estion conccrnera u n vol d 'argent dont ]e questi onneur a été victi me, il sera prMprahle. comme ]e conseille le Rohert FJ,tTDD. d 'attr i b u e r la maiHon II aux som­ mes dérobées, la mai s on l restant attribuée au Questionncur, et la VII au voleur.

Si lcs figures angulai rcs et les figures occupant les maisons de ] a question sont fixes .<'t h on n es , l 'argent voM spra retrou­ vé. TI eRt encore cn possession du volPur si la s(>ptii'mc figure ne passe pas, ou pa�s(> sC'ul(>m(>nt en maison II.

- Qu' ût le 1JQlcUh' ?

Le portrait et la condition du voleur seront ùonnés par l a n ature, le caractère c t les eorrespondances de l a s(>nti �me figur(>. Le!'! passations de cC'lle-1'Î éclai reront sur ](>s relations crue le vol('ur pouvait entreteni r avec le qu('stionnpur. ce nui aigui1 1(> ra ]cs rcchel'C'hes. Si, par exemple, la !'Iepti f>me fi g-UTI' pasRait en maison VI, on en dMuirait que le voleur étai t nu Re rvic e du questionneur, comme dome stiq ue , employé ou colla­ borateur.

- Où se trouve l 'objet volé 1

Cette que!'!tion Re r ésoudra comme la recherche il 'un tré­ sor . T.a mpthode détaillée pour y répon�lre a été inùiquée au eh npitre IX : Questions spéciales �.

VOYAGES .

T.p.� maison!'! de ] a questi on seront : la mai�on III pour de petits voyages ou de simples déplacements dans la ville ou ses envi rons j la maison IX p our de grands voyages. La maison 1 sera, bien entendu, touJours attribuée au question­ neur qui proj ette ou effectue un voyage, même s 'il est absent au loin, ou ne pose pas lui-même ]a question. - ['n

t'oya·g e projeté se réalisera-f-ù 1

Si en maison l se trouve une figure mobile passant en maisons III ou IX, l e Yoyage se fera sans tarder. I l sera au c ontrai re retarilé si la figure est fixe, et s 'il s 'agit de

170

DICTION N A I R E

Carl'a o u de Tri.stiti(L i l ne s 'accompl ira qu dt.' mal et de longs préparatifs,

':\ "CC

heaucoup

Si l<>s figures d ' an gl es s o n t fixe s , c o n j o i n tes fi des figures \" voyage ne se fera pa s ,

fix(>�,

-- f:st ·il bon d 'entreprendre

1tn

t'oya{lc ?

Si ln p rem i ère figure paflse, c 'est un p ré !l a g e dl' vo ya ge , ('t si les figures en c om p agn i e d esquell e s la pafl!!at ion ) 'amène sont mpi !1purrfl quP ('el le!! Q u i pntourent l a premi �re m ai !!on , il sera bon de p a rt i r, car le voyage !!era favorable au ques­ tionneur, surtout si les f i g-u res angulaire!! sont bonnes. Si en pa ssan t , la p remière figu re va à la conj onC'tion de figu res moin!! bonn(>s que rf'l lf's qui l 'entonrai(>nt en m a i flon l, il vaud ra mieux ne pas partir, car le voyage ne serait pas h pu reux. (Vo i r anssi au rh ap i t re IX, où la qu estion d es \1(' l i eu ou de résiden('e a été traitée.)

- S'a t ure du

1)oyage

(' h a n ge m en ts

et moyen de locomottoll.

On E' x a m i n era la nature élémentaire de la figure situoo en ma i sn n s III ou IX sui van t le cas et ce11e des figu rE'S conjoin· tes. Si ('efl figu res s ont « t E' rrest res :., le voyage s 'effectuera par voi e de t r r re , si t'Iles sont « aquatique;; " , i\ sc fpra par mer, et si e1 l e s s ont « . aériennes :. il aura lieu par la VOle des airs.

Le sens de l a maison où p a sse ra la p rem i è re f i gure indi­ Qu e ra le but ou le rara<'tc-re du voyage : question!! d 'int�rêtll si elle passe en mai!lon II ; affaires ou visi t ps famil iales .-i ell e passe en ma ison III ; plaisirs ou ag rément si elle passe en maiso1J, V, etc . . . - D u.'T'ée du

'V oyag e

1

La durée de l 'absence du voyageur sera d 'autant plu8 grande que la p a ssa t ion de la première figure l 'éloignera d:�xantage. de la maison 1.

Sa p as sation en maisons I I . I I I ou IV i n d i f!IH' un d(.pl arc­ me n t dans la ville même où d em e ure le q u('sti oll ueur. Ra passation ('II lliai so n s V

011

c on ù u i ra assez l o i n hors d e la ville.

VI r�\'èJe q ue Je voyage

Sa pa.'l!lation en maisons VII, VIII, IX, X ou X I annonce q ue lc voy age conduira le voyageur dans une autre v i l l e, ù 'autant pl us éloignée de Sa résiden�e que la f igu re 8 'éloi· dll\"a ntage de l a m a i son I.

D'I NTF.Rl'R�'1'ATION GÉOMANTIQUF.

171

Sa passation cn mail'lOn X II annont'c un long voyage dan­ gereux_

- FO'rtune des 1)oyages_ Comme il a été dit plus haut, si la première figure se déplace à la conionction de honncs figures et que les angles du thème soient hons, le voyag� sera heurcux et profitable_ Mais il faut aU!�si tenir compte de la qual ité de la figure qui passe : s 'il s 'agit rI 'A CQ1lisitio, l e voyageur tirera ('ertai ­ nement beaucoup d e p ro f it d e son voyage, mais i l n 'en sera évidemment pas de inpme s 'il s 'agit d ' A missio qui ne saurait p résager un voyage fructueux. Si la figure passe à. la conjon('tion trouvera des embûcheR en chemin et S 'il s 'agiRsait de Tn.<;<titia ou Carar ber malade, a être transporté danR avec Carcer, à être jeté en p riRon ,

de Bubeu.�, le voyageur risquera des accidents_ il serait exposé à tom­ u n hôpital et, surtout

- Le 1)oyageur recirndra- t-il, et quand !

On considérera 1eR m ai Rons l et IX, Si l a p remil>re figure passe en maiRon IX ou X, m p rn e si la figurE' implique une idée de retard ou d 'empêchement, le voya�eur )'eviendra. Si l a figur,e est mobile, il est déjà sur le chemin du retour, Si elle est fixe, avec un sens de retenue, It'l retour sera retar­ dé, Il en sera de même' si la fig nrE' est conj oi ntE' à. CÙ"s figu­ res fixes. Si la figure est Carcer ou Tri.stitia, 1(' voyageur est grave­ ment malade ou moribond. S 'i l s 'ag it de B1lUC IlS ou P'Uer il t' ou rt de graves dangers. Si en maison IX apparaît Tristitia ou CalJ"cer et que la première figure, ai nsi que lcs li gures angulaires, soient fixes et mauvaises, le voyageu r ne Tcvi r n rt ra jamais. Si le thème comporte une majorité de bonnes figures ayant le sens du gain ou d 'accroissement, l e voyageur reviendra ayant fait fortune. (Voir aussi le mot : Absent. ) Bien entendu, un thème érigé pour répondre à une des questions qui peuvent se poser à propos d 'un voyage ne sau­ rait répondre aux autres, et il faut chaque foi s faire un nou­ veau jet de point. Cette remarque a d 'ailleurs une portée généra1e, ainsi que nous l 'avons dit à plusieurs reprises dans t'e traité.

DES

TABLE CHAPITRE PREMIER. géomancie .

MATI E RES Pages

-

et origine de la . ... . . . . . . . . . . . . .

1

CHAPITRE II. - Méthode de consultation géomantique

3

.

. . . .

. .

Nature .

j"O'r'71&tltÏQn d·u tthè,ne

.

I.e jet des points

.

.

.

. . . .

.

. . . . . . . . . . . . . .

.

..

.

. . . .

Création des mères . Naissance des filles Naissance de.i nièces Naissance des témoins Naissance du juge .... . J uge auxiliaire . . .

. .

. . . . . . . • .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. .

.

.. . . . . . . . . . . .

• • • . • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

• . • • • • • • • • . •

• • •

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

. . . . . . .

.

(JaJ,cul des pot"ta .

. .

.

..

. . . . . . .

Part de fortune Point de l 'intention Voie du point

. . . . .

.

. .

.

. . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . .

..

. .

. . .

.

.

.

.

. . . . . .

. • • . . . . . . . . .

.

..

. . . . . .

.

. . . . . . . . . . .

. . . . . . . . .

DénommatWm8 po,ulcares arabe, de8 l'gure,

. . .

. . . . . . . . . . .

o . . . . . . . . .

. . . . . . .

.

..

. . . . . . . .

et Ira�e8

. . . . . . . . . . . .

CHAPITRE III. - Conduite de l 'interprétation

. . . . . .

• • • • • •

Teokniqu.e d 'ufte bonne et oomplite .""terprétat\oA. CIUPITRE IV. - Les figures géomantiques

Symbolume astrologique des t'gures

• • • • • • • • • •

. . . . . . . . . .

Propriétés des ft,gures géomanttques

• • • • • • • • •

Propriétés fondamentales . . Significations dérivées Correapondances diverses Les 16 figures de la géomancie Interprétation du 8ymbolisme des :figures

• • • • • • • • • • • • • • • •

. . . . . .

.

.

. . . . . . .

. . .

• • • . • • • • • • • • • • • •

• • • • • • • • • • • •

o

.

4:5 5

9 Il 12 l� 13 13 13 14 14 15 17 19 21 22

28 29 29 30 31 63

174

GÉOMANCIE

LA

TRADITIONNELLE

(''luPITRE V. - Les maisons géomantiques

• . • . . . • .

� ttributi<m des qu4'nZe maisons géomOlntiques • . Groupements di.vers des 1/U1Ii,�ons géomantiques . . Extension ana·logique des a,ttributions aes maisons Détermimati.<m de la maison de la question • . . . Chot.x des rignifications des maisons • • • • • • • . . • CHAPITR.E VI. - Interprétation des figures géoman_

tiques

85

• . . . . • • • • •

85

Ade.ptation de la figure à la nature de la question . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ada a t s . . •

�! �� :: ��. ����� �� 8��� �� ����� � .

• •

M.odifications de la valeur mterprétatilve d 'ume l'gure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Réactions mutuelles de deux figures • . . • . . . . Aapects d 'une figure • . • • . . . • . • . . . . • . . • . • . Interprétation des aspects • . . • • . • . . • • . • • • . Passations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

CHAPITRE VII. - Interprétation des symboles numé.

.....................................

riques

La part de fortt'UM . . • . Le poiln.t de l 'itntention La "oie du point .

.

.

.

.

.

.

• . . . . • • • • . • • • • • • • • • • • • • . • • • . • • • • • • • • • • • • • • • • .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

. .

.

.

. • • . . . .

CHAPITRE VIII. - Interprétation des témoins et du

juge

CHAPITRE

tique

.

.

.

IX.

.

.

.

-

.

.

.

.

.

.

.

.

.

. . .

.

.

.

.

. . .

.

.

.

.

69 76 78 80 82

.

. ................................... .

Choia; des �mf'cations des figures

69

. . .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

Pl'atique de la consultation géomall. . . . . . . . . . . . . . . . . ... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Définitions prélimin04res • • • • • • • • • • • • . • • • • • • • D6termtnation du questionneur • • • . • . • • • • • • • • • . Enoncé de la question. • • • • • . . • . . . • . • • . • • • • • • • • Etablissement du plan de l 'interprétation • . • • . • Le tracé des pot.nts • . • • . • • . • • • • • . • . • • • • • • • • • • Oonà'tMe de l 'ifilerprétation • • • • • • • • • • • • ' . • • • •

85 86 86 87 91 92 94 98 98 99 99 101 103 103 104 105 107 108 109

GÉOMANClE

LA

17;)

TR.ADITIONNELLE

Questtons g6néralt's 1) Examen d 'ensemble du thème . . . . . • . . . . 2) Interprétation des symboles numériques. 3) Examen des d.ouze :figures fondamentales 4) Ex·amen des pa3sations . • . . • . . . . • • • • . • . 5) Examen des aspects . . • . . . . . • . . . • . • • . . 6) Synthèse et conclusion • . . . . . . . • • • • • • • • 7) Figures eomplémentaires . . . . . . . . . . • • • • • •

Q'U8�Wns pcvrU,culi.ères

• •

• • • • • •

Examen d 'ensemble du thème . . . . . . . . . . Interprétation des symbole:! numériques. Examen de la figure en maison 1 . . . . . . Examen des figures occupant les maisons de la question • . • • • . • • • • • . . . . . . . • . • • • . 5) Synthèse et conclusion . . • . . . . . . . . . . . . . 6) Figures complémentaires . . . • . . . . . . . •

1) 2) ii) 4)

.

Questions spéciales

.

.

.

• • • •

1) Problèmes de dualité . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2) Recherche d 'un objet caché, perdu ou volé 3) Quels événements se produiront pendant une période déterminée • . . . . . . . . . . . • • 4) Est-il préférablQ de changer de lieu, ou de rester . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . • . . 5) Quelle partie du corps est malade • . . . . . 6) Durée de la vie . . . . . . . . • . • . . • • • . • . • • • .

CONCLUSION

.

• . •

. • • • . • •

. •

. •

• •

DICTIONNAIRE D 'IN'l'ERPRÉTATIO'N GÉOMANTIQUE

109 110 111 111 112 112 112 112 114 114 115 115 115 116 116 117 117 118 122 113 124 125

• • • • • •

129

133

ACHEVÉ

D'IMPRIMER

PAR

CORLET,

IMPRIMEUR,

S.A.

141 10

CONDÉ-SUR-NOIREAU

N° d'Imprimeur : 4877 Dépôt légal : janvier 1985 Imprimé en France

HADJ I

LA

K H A M BALLA H

G ÉO MAN CI E

T RA D ITI O N N E LLE

GUY

TRÉDANIEL Éditeur

ÉDITIONS VÉGA

LA

GÉOMANCIE

TRAD I T I O N N E LLE DU CHEIKH HADJ 1 KHAMBALLAH TRAITI PRATIQUE D' ENSEI GNEM E N T ET

DICTION NAI RE

D' INTERPReTATION GeOMANTIQUE

GUY TRÉDANIEL ÉDITIONS VÉGA 76, rue Claude-Bernard 75005 Paris

NOTE EXPLICATIVE DU DESSIN DE COUVERTUR E L'anneau géomantique qui figure sur la couverture est la représentation schématique du « Bracelet géomantique » qui peut, ainsi que le « Collier géomantique », être utilisé pour la détermination des quatre « Mères » d'un thème géo­ mantique. Il contient, en effet, les seize figures de la Géo­ mancie. Si le dessin de cet anneau fait apparaître immédiate­ ment, en suivant sa circonférence dans le sens des aiguilles d'une montre, les quatre figures : VIA, FORTUNA MAJOR, RUBEUS, ALBUS, on découvrira les douze autres figures, par groupes de quatre, en déplaçant l'origine de la lecture d'un intervalle (soit 1 / 1 6 du tour complet) à chaque fois. On trouvera comme second groupe : CAUDA D RA­ CON IS, CONJ U N CTIO, LAETITIA, ACQUISITIO, et ainsi de suite. Bien entendu ces groupes ne constituent en aucune manière les quatre Mères du thème à établir. Chacune de celles-ci ne peut être définie que par isolement, de quatre rangs de perles du bracelet ou du collier (ou quatre rangs d'étoiles de l'anneau), par un procédé qui élimine tout choix volontaire ou toute contrainte extérieure.

© Guy Trédaniel, Éditions Véga, 1 985 Tous droits de reproduction et d'adaptation réservés pour tous pays ISBN 2-85-707-1 53-1

.

PRE FACE

du Docteur ArIExA�DRE R OU H I ER

« N 'éteignez pas l 'Esprit. Ne �éprisez pas les prophéties. Au contraire, epwuvez

tout ct retenez ce qui est bon... :. (Saint PAUL. Thessal., 19.21.)

Toute préface à cet admirable pe t it « Traité de Géo­ mancie traditi onnelle » eût été bie1t superflue s'il tu' ,' était agi que de vanter l' excellence de l'œuvre, ou d'el� p résenter l'auteur. Je l'ai cru cependant indispensable pour aUirer tou t spécialement l'atte1ltion du lecteur sur l'e:L trê me impor­ jance traditionnelle de ce traité (1 ) , qui rétablit l'exacti­ tude du, symbolisme g éoma n tiq u e altérée depuis bien plus d'un milléuaire et restitue ainsi l eu r 'Valeur vét'i ta b le , à certai'nes règ les de cet art singulier. Rien qu'à [elcilleter ce livre, le lecteur le moi",s averti ne peut rester insensible à ses qualités de méthode, de précisifm et de clarté, à sa documentation a bbnda JJ te et parfaite, à l'in térêt du « Dietioll mlÎre gl'Oma ntiquo :. qui le complète et (lui coustitue à lui stul Ut" vé ri table Traité prntique d'interprétation. (1) En réal itéb ce présent traité n 'est qu 'un extrait d 'une œuvre considéra le intitulée Traité universel d.e Géomancie trad.tioll lldle, qui ('onatitu(' une véritable « Somme :. du savoir géomantique. Le cheikh Hadj i Khamballah a eu aussi le raro m6rite d'avoir tra dui t int6gralement l 'Opus G60_ mantW:e et toutes les autres œuVl"cs attribuées à Robert FLUDD. Cel deux volumes seront publiés ult�rieu ren:fent par les Editions Véga, à Paria.

LA GÉOMANCIE TRADITIONNELLE

VI

Toutes ces qualités de l'œuvre en feront un excellent instrument d'initiation aux principes et à la pratique d'un art délicat et subtil entre tous. La personnalité du cheikh Hadji Khamballah est ori­ ginale et singulière. S'il n'ignore rien des traditions les plus lointaines de sa race, ni de ses ésotérisrmes les plus secrets, il possède également une connaiflsance appro­ fondie de notre culture occidentale et de 'r/ otre moderne science. O'est un philosophe subtil, autant qu'un savant mathématicien j il fit en France ses études su,périeures qui lui valurent le diplôme d'ingénieur d'une de nos plus célèbres c: grandes Ecoles » . Et c'est pourquoi il sût si parfaitement adapter !Jon œuvre à notre mentalité eu'ro­ péenne. Sa science géomantique est grande et reconnue sans conteste, en terre d'Islam, par les prati­ ciens de la c: Science du Sable », qui Z'e.stiment à l'égal de celle des géomanciens les plus éminents du passé. Ses « jugements » di'v inatoire!! font loi auprès de ses con­ frères, car ils sont d'une sûreté remarquable.

Parmi tous ceux qui s'intéressent à l'o ccultisme, il en. est peu, aujourd'hui, qui ignorent encore ce qu'est la Géo­ mancie. Nous le rappellerons sommairement, bien volon­ tiers, pour eux. La Géomancie en un art divinatoi re dont l'antiquité est si kau� (pl1�sieurs millénaires à CQUP sûr) que le secret de ses origines semble en avoir été à tout jam.ais perdu, et ne paraît pcs encore près de nOus être dévoilé. On la pratique en frappant des po ints S'u r le sable (1 ), avec le rIoigt ou avec une baguette, Mns les compt e r. (1)

C 'est pourquoi elle en toujours noD1mée dans tout musUlman la c Science du Sable � OU l ' c Art du

l 'Onent Sable �.

PRÉFACE

VII

(Actuellement on les trace au crayon sr,r du papie r ) . 0" les assemble selon des règles pa rt ic ulières en étran­ g e�' IJe t i tes figures assez se m b la b les à des constel­ lations célestes ; on les dispose dans des cases a na logu es aux « maiso ns » astr91ogiques, et on les i n t erp réte, selon un sym bo l is m e donné par une an t ique tradition, pour en o b tenir, aux questions postes, des réponses d'une éton­ nante et parfois déconcertante exactitude. Ce serait cependant une erreur de ne voir dans la Géo­ mancie qu'un e simple, banale et ridiculement désuète science oraculaire.

Elle fllt b ien co·nsidérée a u tt"efois, tant par les ju ifs que par IC3 ch réti e n s et par les musulmans de stricte o b serv a nce, comme un « art noir » insp i ré par les djen­ nonn,

ces redoutables ent ité9 �outerraines, ou par les dé­ puissan ces de l'Ombre, e t tous la fra ppaient

m o niaq u es

d'interdit. Et cependant,

elle

i ncontes tab le m en t,

était,

une

théu'"{lie » v é ri tab l e, « inventée » e t ét ud iée par une élite sa c e rdu tale, dam; le s ec re t des col l èges i nit iati q u es, et elle p ou v ait exp rime r, pa r une savan te a ri t h m, olog ie «

symbolique, ven teiJ

tout ce que les

méditations

plus

h umaines

hautes ct les plus fer­ avaient lm déco u v rir d n

{{ divi n » (1 ) .

sitôt échappée des Temples, a viti.e pa r l'igno­ rance et l'i ncomp ét e n ce du vulgaire, elle se co r1"O mpit d'au tan t plus rapide m e n t que sa significa tion essentielle était plus huute, et, co m-m e cela se p roduisît pour d'au­ tres c o n n aissa ll ces ana l og ues, elle devint vite uimple ma­ tière à lJrophéties et ct va ticinations. Mais

(1) Elle pouss� en effet SQs racines profond�s dans l 'absolu mathématique et métaphysique le plus pur. On s '-m rendm compte guand SCl'a ;publié le remarquable traité qu 'écrivit SUT La Francis Warrain.

Glomo,n0t4 cet esprit éminent <tue fut

VIn

LA GÉOlIANCIE TRADI'rIOXNELLE

Scie-nce siugulière ! La noblesse de ses ongmes est attestée par le fait, que mê me « prostituée » sur le plan de notre misérable « relatif hu.main », elle cow,otitue, pUl' le seul « jeu » de ses seize figu,res dans les douze « "mj.­ sons » astrologiques, un extraordinaire et total microcus­ me, un véritable « miroir magique » qui permet (l.« « voyant » de scruter la persontJ.a.lité humaine jusqU'lm plus secret de bU vie intérieure et d'en prévoir les àmpré­ visibles réactions devaut les forces obscures de l'Anankltè qui conditionnent son destin. A cet égard, la Géomancie est le plu$ excellent support de la faculté métagnomique, qui est cette possibilité de prendre con tact avec l'incounaissable, propriété supra­ normale de connaître sans le concours sensoriel ordinaire que l'on appelle vulgairement « clairvoyance » . Cette fa­ culté que l'homme possède en latence peut être le résidu d'un sens atrolJhié des lointa-ines races premières ou, Q-l" contraire, la première manifestation- d'un sens à naître dam! les races futures... Aussi ne faut-il pas, comme certains sots trop « sa­ van ts » de notre époque de stupide m aUrialisme scepti­ que, mépriser ou ,.eje.ter la mystérieuse Géo-mancie, mais au contraire, chercher à la Mtmaître, à l'assimiler et à la maît1'i.�er. L'exposition détaillée - et subtile qu'en a fait le vénbuble Hadji Khamballah nous le facilitera. _

:. Je ne m'attarderai pas non plus à répéter ici, pou r les mêmes débutallts, ce que j'ai écrit ailleurs (1) ster l'origine probable de cett e · « astrologie terrestre » (ainsi que l'a s-urnommée Robert Fludd), qu 'est la Géomancie. Elle nous parait bien être iranienne. Mais fie flOtC8 vint-elle pM de 1Jius loin que de la Perse 1 Po-tc-rquoi les (1) Appendice au TriMti ilimenttMe de GéomaMe colonel (jaslant. (Les Editiona Véga, Paris, 193 5.)

du

. PBÉI'ACE

IX

routes de sa diffusion ne fureut-elles lHlC'lUt<:II6t:11 t oriell-­ tales, alors qu.'elle se répa#�dît si loin à l'Occidfmt , Ques­ tions encore restées sans réponse... Nous nt; cQnnais8'Ons, avec certitude, que son leut chemi'" ement séculaire à 'ra­ vers les territoires de l'O·rient méditerraneen, au COurs duquel, après avoir po�,ssé des ramifications daNS toutes les directions, elle parvint efl/in, véhicu·lée par les Arabes à travers le Maghreb, dans les graJzdes universités mat'­ res de Tolède et de 'Cordoue, 0.& les SfJ'vants occiden­ taux du XII" siècle en prirent cor,naÏ8sance. •*.

Mais je voudrais attirer l'attention du lecteur sur la lléplorable altéra t ion subie par la .ductl'Ùle o riginelle au COUI S de ses longues 'migrations à travers l'e�pace et le tll'lnps puisque, précisément, une des originalit és du pré­ setlt Traité, qui contribue puissamment cl la valeur de SOt, enseignement, est de nous révéler ces altérations qu� depuis des siècles, ont faussé le véritable symbolisme de certaines figures géoman tiques et ont, par conséquent, entach.é d'el'reu.r beaucoup de règles d'interprétation re­ ptodu'ites dans tous les traités composés par les c géo­ manciens classiques », arabes, turcs, hébreu.œ, " aliens et français jusqu/à M-u clfery, . Ca.�lall t et A1nbt;l�in, les der­ niel'� en date. TOlL;;;, par eXem1J[e, ont attribué à la figt,re géomantique tHJmlm ée AI·bus une correspondance avec la planè te Mercure, et à la figure nO'TMnée Amissio -une cor­ ret�pondartce avce la planète Vénus (1 ) . (1) De plus, en ce qui coneerne les corre8pondanees avec le quaternaire des élémenta ces mêmes auteurs avaient fait corre8pondre : Fortuna ma:jor et ca".", draC0'Ri8 à J 'élément Terre, Puer et Ccmjunr.ct'o à l 'élément Air, Cauda draecm's et .dmÏ8ato à l 'élément Feu, ce qui eH manifestement erroné et fausse con8idérablement f'interprétation 81Dlbo­ lique.

x

LA GÉOMANCIE TlUDITIONNELLt

Cela peut semble,. (encore que le symbolisme planétaire géomanlique en soit complètement faussé), n'avoir qu'une 't"portance relative dans la pratique courante de la divi­ nation, car la facu.lté métagnomique du géomancien, lors­ qu'eUe est aiguë, peut s'affmnckir des règles strictes et at teindre la vérité par delà leur imperfection. Mais il en va tout autrement lor:Jqu/il s'agit d'une interprétation alchimique ou' métaphysique des symboles géomanti­ ques.

J'avais personnellement, dès le début de mon initiation géomantique, été frapp� de la di8co rdance symbolique de ces attributions plané taires. Je ZgS avais transformées pour mOn utilisation personnelle, conl1idérant qu'Albus, lJntithè8e de ftuheus, ne pouvait que rep résenter Vénus, cùors qu'Amissio devait être le symbole alchimique d'u Mercure aérien des Gémeaux, le « solve » des kermétis­ te�, opposé à Conj llnctio, le « co.:.gula », et Mercure ter­ restre de la Vierge. Il me semblait an ti-traditionnel d'au­ tre part d'attribuer à Puer, refle t de Mars, une corres­ pondance avec l'élémen t Air comme le faisailmt tous les traités antérieurs, ou tl Fortuna major, symbole solaire, une correspondance terrestre, et je me refusais à voir en -Puer et en Fortuna major, une autre cor'respondance élé­ mentaire que celle du Feu. lIais je n'aurais pas été assez osé. pour en faire un artide d'en�'8i9nemcnt, si mOn éminent am1:, le ckeikh Hadji Khamballah, n'eût confit'mé le bien-fondé de mon hypo thèse, Son opinion est étayée, tant sur les traditions secrètes de sa famille, trmtsmises d'âge en âge, que sur une étude comparative approfo /?.die des symbolismes géoman tique, astrologique', alçhimique et métaphysique. C'ei',·t pourquoi, malg ré les modifications, d'appct1'ence révolu.tionnaire, que son Traité apporte à l'enseignement géomantique ha� bituel, il mérite bien le qualificatif de traditionnel, pu.�s· qu'il r�tablit dans t out l'éclat logique et cohérent de sa. pureté origmelle 1'o" tif14JB docttoitt8 géomnntiqtte. Tl 1«4

PRÉFACE

Xl

restitue sa merveilleuse universalité et son éqt,ilibre admirable, tant dans la symbolique que dans l'interpréta­ tion, qualités qu'on ne retro uv a it plus, lors d'un examen attentif, dans les traités anciens et modernes, même dans ceux des maîtres, et c'est pourquoi nous devons être infi­ niment reconnaissants à l'auteu r d'un tel redressement . • ••

On peut, à b o ,� droit, s e demander qttelle put être l'origine de semblables erreurs, à quelle époque elles re­ montent et qu elle en fut la Ca1�se 1 Car, enfin, cette interversiorl évidente des symboli:'Jmes astrologiques de Albus et Amissio 1'ept'oduite par d'aussi grands esprits que le furent Gérard de Crémone ou Robert Fludd. au­ rait pu être dénoncée et redressée, depuis de longs siè­ cles, par une étude compm·ée attentive des symbolit.'mes géomantique et ast ro logique, sinon par le simple bon. sens, mais l'et/prit traditionnaliste (magister dixit !...) de ces époques, oppressait la liberté de penser des plus grands sm.'ants au regard des textes transmis par les an­ cêtres, et leur respect pour les maîtres antérieurs leu r4 in terdisait toute lib e rt é de critique à leur égard. Quant aux cüuses ou raisons de ces altérations de la doctrine originelle, elles peuvent résider soit datJS des e·reurs involontaires de c opistes, si faciles à commettre dans des textes géomantiques (1) , soit au contraire dans dell altérations volontaires des textes originaux. La première 'de ces hypothèses qui semblerait bien sa­ tisfaire l'esprit, laisse cependant sans explication le fait incrQ11al1le que de telles erreurll, qui faussaient tout le sens m étaphyt.tique ,,"�r.ret des symboles géorr.antiques, tJie n t pu être copiée:J et recopiées indéfiniment au cours (1) TI n '� Q, pour

s 'en

rendre eornpt� qu 'à relire att -ntL

\'ement les Traités de8 géomanciens cél èbres, tant de.ns leurs MWons ol'i gh181es que dans leuT5 tra ductions.

XII

LA GÉOMANCIE TRADITIONELLE

des âges par des géomanciens d'une haute intelligence qui comptèrent parmi les plus grauds sa vants de leur temp;:;. Cette simple remarque permet de ne pas rejeter comme absurde, la seconde hypo thèse suivant laquelle, à une époque lointaine, où le secret des temples initiatiques fut menacé, les derniers sages qui en avaient la ga.rde, au­ raient volontairement {auss,}, sur quelqueFl points précis, le symbolisme traditionnel des figures pour rendre inac­ cessible au profane la vérité métaphysique cachée sous le système de ces hiérogrammes géomantiques. De siècle en siècle, seuls quelques maîtres, initiés par tradition orale, auraient comlU ces altérations volontairex, mais se seraient, bien en tendu" gard.é do·et' opérer le redressement dans leurs écrits (1). Quoi qu'il en soit dé l'exactitude de l'une ou de l'au,tre de ces hypothèsetl, il est de peu, d'importance que nous ne pt,issions c: rationnellement » choisir eutre elles, puis­ que twus pouvons affirmer l'excellence du, Traité du cheikh Hadji Khwnballah, tallt par l'm,'Seutiment intel­ lectuel parfait que notre sensorium commune lui apporte, après expérience, que par ce que j'appellerai la preuve alchimique de la Géomancie. Ca.r la Géomancie, en plus de se., sens mathématique, astrologique .. métaphysique, divinatoire, etc., pour ne citer que le! plus importants, a aussi lm se ns et un symbolisme ' alchimiques (2 ) , tOttt com me les pa-Koua chin ois, avec lesquels elle a tant d'affinités. Et c'était petl�être là ,<o a véritable signification originelle. L'ensemb le de ses seize figl"es, telles qu elles ont été �ymbolisées et commen tées 0

(1) A l 'appui de cette hypothèse, on notera qu 'il est uni­ votselh:ment admis eujourd 'hui, que l 'enseignement oral de Platon comportait des parties secrètes qu 'il s 'est bien gardé de publier en clair dans les œuvrc� écrites ; celles_ci, en effet, J.>réaentent des obscurités qui ne peuvent être que volontaIres de la part d 'un aussi lumineux génie.

(2) Caractère normal et typique d 'universalité que, seule, peut donner une science tradltionnell� non corrompue.

pRÉrAcE

XIII

par le véuérable cheikh, cotJStitue u"e clé qui permet de comprendre la doctrine des « Fils à'Hermès », de suivre aisément le dérowement cies opératio'lls conduisant au Grand'Œuvre, et de rd ,'0 uve,' la « 'voie alchimique de l'or », tant sur le plan mystique que sur ce·lui de la réa­ lisation concrète j et cele" nul traité antérieur n'aurai' permis de le faire. Mais ce n'ellt pas ici le lieu de parler de ces choses. c: PO'ur bien savoir, disait un vieux sage lymmais, il n'es' que d'apprendre et de faire .... el de voir » • ..•

• ••

Je n e crois pas que, e n tant qu'art divinatoire pop. laire, la Géomaucie coJtuaÏ8se la même faveur que les tarots, les taches d'cucre, le marc de café., la « Tea cup », ou m�me cette illterprétation des planètes célestes, d'l,près la mythologique clallsique, qui eOt,�titue l'Astro­ logie. Elle est moins spectaculaire, moins « parlante » , au début tout au mO'Î1IS, plus nue, plus dépouillée,. plua abstraite, plus géométrique en un mo t. Mais ",'est-ce POil" précisément cette sée/ceresae 7�r­ phologique des idéogrammes géomantiques qui accentue l'universalité de leurs significations , Plus suggestifs de c: principes » qu'évocateurs d' c: images », ils laissent à l'esprit, tiOn parasité par des formes trop concr�te8, trop objectives, toute son acuité, toute sa réceptivité, et per­ mettent ainsi à l'intuition de jouer presqu.'a l'infini, SMlS entrave et sans limitation de sa spontanéité créatrice, d'engendrer avec tant de fertilité une telle abondance d'informations et une série d'analogies si prodigieuses. « La clairvoyance existe à l'état rudimentaire chez beau­ ctmp de gens », a constaté le docteur Alexis Carrel. La géommlcie est incon.testablement un des meilleurs procé­ dés, et des plus intellectuels, pour la détecter, la faire naître ·ou. la développer, avec une facilité extraordinaire.

XIV

LA

GÉOMANCIE

TRADITIONNELLE

L'étudiant peut être, au début, gêné par un ensemble de notions nouvelles, trop hâtivement acquises et encore non complètement assimilées ni parfaitement intégrée8 ; mais peu à peu se cr ée l'habitude' de la technique nou­ velle, des automatismes inconscients naissent, qui épar­ gnent les efforts et diminuent la fatigue. La « science » devien t insensiblement un « art ». « Le géomanèien est né » peut-on dire alors. Ensuite, il deviendra un maître... si tant est qu'Allah, le Dispensa­ teur, pour parler comme notre respectable ami, lui ait accordé un peu de cette étincelle merveilleuse qui appa­ rente l'homme au divin : l'intuition, cet te faculté indis­ pensable à l'exercice de tout art prophétique ou oracu­ laire. C'ellt pourquoi il faut soigneusement lire et relire les enseignements contenus dans cet excellent petit livre et les retenir précieusement. Ce sont eux, ô Lecteur, q1ti en t'apprenant à déchiffrer les hiérogrammes nés, lors du « jeté des points », des im­ pulsions inconscientes de cet « hôte inconnu » qui t'habite et te guide, te permettront peut-être de projeter quelque lueur dans l'obscurité mystérieure ou tlélabore, en même temps que le destin du monde, le sort qu'Allah t'a réservé « depuis le commencement des âges ». Et c'est ainsi, également, que tu accéderas aux mystères mineurs de la Grande Déesse : l'antique Cybèle, la mère des Dieux, qui était aussi, sou­ viens-toi, la vieille Géa, la déesse de la Terre.

LOU A N G ES A A LLAH , L E BIEN V E I L I .ANT, 1 ."� M IS É R I COR D I E UX, L'Olt N ISC l E NT, Q U I CONNAIT LI�

PASSÉ.

LE P R ÉSENT ET LE FUTUR

DEPUIS LE COMM ENCE M E NT J USQU'A I .A FIN D ES A G ES , E T Q U I TI E NT TOU'n:S LES C HOSES CON N LJ ES ET I NCONN U ES DA NS SA

PA UM E

TO UTE P UISSANTE 1

E N L U I SONT LES SOUnCES D I� TO UTES LES CONNA I SSA N C ES. Q U 1 L SOIT B É N I 1 QU'I L SOIT EXA LTÉ 1 L U I LE D I S PENSATE U R , LE R ÉTR I B UTEUH 1

AV DOCTEUR A . ROUHl KR, 001 A illE ET

o.U1

LJ.

GÉUMA NCIE

EST JlOIl A MI. H. K.

'i' n o

....


La Géomancie Traditionelle