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N°1

ZÉPHIR

MAGAZINE MODE ET CULTURE


L’ÉQUIPE DE ZÉPHIR

DIRECTRICE DE PUBLICATION – PHOTOGRAPHE

Delphine Saliou DIRECTRICE ADJOINTE - REDACTRICE CULTURE

Caroline Lespets REDACTRICE MODE - ILLUSTRATRICE

Anna Trichet-Laurier REDACTRICE BEAUTE

Aurélie Parcero STYLISTE

Claire Parado

Mais aussi … Cédric Boissin, Elisabeth Bourdin, Margaux Lakdar, Albaran Molinard, Agnès Villechalane, Fares Tab. Et un grand Me rci à tout ceux qui ont soutenu Zéphir depuis le début !

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Zéphir - Page 1


ÉDITO Toute l’équipe est vraiment heureuse et fière de vous présenter leur petit Zéphir, si attendu ! Alors Zéphir c’est pour qui, c’est pour quoi ? Zéphir est un magazine mode et culture, mixte, qui tend à être différent. Différent car Zéphir promet de publier des pages mode accessibles financièrement comme géographiquement, et qui ne mettra aucune morphologie et sexe de coté. Différent aussi car nous allons tout faire pour mettre en avant ces artistes et créateurs de talents qu’ils soient en plein essor ou encore tapis dans l’ombre. Zéphir adore sa capitale, mais est également en admiration devant tout ce qui peut se passer dans le reste de notre belle France, et a donc décidé de vous la faire partager !

Au programme : Réparation des cheveux, les silhouettes de cet automne et de cet hiver, les interviews du groupe The Bewitched Hands, de la photographe Delphine Balley ; ainsi que de Marine Kiv et Elodie Constantin deux créatrices de talents. Et bien sûr, vous retrouverez nos shootings photos, le coin littérature et autres recettes.

Bonne lecture !

Delphine Saliou, Directrice de Publication Page 2 - Zéphir


FUNKY Page

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SOMMAIRE MODE 5 2 1 23 29 32

Un Automne au bord de l’eau

Les silhouettes Automnales de Claire

Funky

Interview – Marine Kiv et Elodie Constantin Les silhouettes de cet hiver

CULTURE 1 5

Interview – Delphine Balley

35

Interview – The Bewitched Hands

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Le coin littéraire

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Poème « Le chant de l’oiseleur »

…ET AUSSI 1 1

Le conseil beauté – Réparer ses cheveux

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La recette salée - Risotto petits pois et jambon

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La recette sucrée – Crumble pommes/poires Page 4 - Zéphir


UN AUTOMNE AU BORD DE L’EAU Photographe et Styliste : Delphine Saliou Mannequins : Albaran Molinard et Agnès Villechalane Maquillage : Agnès Villechalane


LUI Veste : H&M Chemise : Zara

ELLE Combi sho rt : Promod Chaussures : Bershka Lunettes : H&M Boucles d'oreilles : Vintage Bracelet : Perso Page 6 - ZĂŠphir


LUI Echarpe : Zara Pantalon : Kaporal Bracelet : H&M Ceinture : Kaporal

ELLE Soutien George : Dim Veste sans manche : Zara Pantalon : Bershka


ELLE Top : Zara Maillot de bain: Kaporal Bracelet : Bala Boosté

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Lunettes : H&M T-shirt : H&M

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Chemise : Zara Short : Bershka NĹ“ud Papillon : Galeries Lafayette


LE CONSEIL BEAUTÉ Les fameux nombreux conseils inévitables de la fin de l’été sont bien là, mais avec ces si beaux jours on a bien du mal à se dire que la période « after summer » est bien là… Nos cheveux assoifés, eux ne l’oublient pas ! Pensez à allier beaux jours et bons soins pour être belle en automne de la tête… aux pointes ! Mais avant d’appliquer les soins, un petit tour chez le coiffeur s’impose. Il est difficile de récupérer un cheveu très abîmé et il est donc nécessaire de couper les pointes, voire un peu plus, pour éliminer les fourches. On continue de favoriser les shampoings doux, et le lavage ne doit pas être trop fréquent, afin de ne pas détériorer le film hydrolipidique, protection naturelle de notre cuir chevelu. On se lave donc les cheveux deux à trois fois par semaine maximum ! L’utilisation d’un après shampoing est indispensable, souvent cassants après l’été, ils retrouveront force et brillance à l’aide de soins réguliers. Une fois par semaine, on applique un masque sur l’ensemble de la chevelure, en insistant sur les pointes, et on laisse poser 10 à 15 min.

Crème de jour protectrice CARITA 27¤.

Cependant, le recours aux soins capillaires peut se révéler couteux ! Heureusement, il existe de nombreuses recettes à faire chez soi, qui sont tout aussi efficaces et plus naturelles…

Masque gelée protection L’OCCITANE 21¤. Zéphir - Page 11


LES ASTUCES DE MAMIE Le plus classique Appliquez généreusement de l’huile d’olive, d’argan, d’amande douce ou autre sur les cheveux, enveloppez d’une serviette chaude et laissez poser toute la nuit. Laver les cheveux le lendemain.

Le plus complet Mélanger un avocat avec un jaune d’œuf et un peu d’huile de pépins de raisin, appliquez sur l’ensemble de la chevelure ou uniquement sur les longueurs selon la nature de vos cheveux, laissez poser 30 minutes. Appliquer chaud pour plus d’efficacité. Faites votre shampoing habituel.

Maxi brillance Rincer votre shampoing normalement, puis, pour la dernière eau de rinçage, utilisez un demi-litre d’eau minérale additionné de deux cuillères à soupes de vinaigre de cidre.

Le plus rapide Pour les plus pressées : Mélangez un peu d’huile d’olive, d’argan, de jojoba ou de germe de blé à votre aprèsshampoing habituel, que vous laissez poser une à deux minutes sur les

Le plus gourmand Faire fondre au bain marie 5 cuillères à soupe de miel et 5 cuillères à soupe d’amande douce. Appliquez sur les cheveux, enveloppez d’une serviette chaude et laissez poser 30min. Rincez abondamment et faites votre shampoing Article : Aurélie Parcero Illustration : Anna Trichet-Laurier Page 12 - Zéphir


n connait principalement d’elle son Album de famille, qui fait figure de fil rouge dans son parcours photographique depuis plusieurs années. On connait son style, son univers que l’on qualifie souvent d’étrange, mélange entre rêve et réalité. On prête souvent volontiers à son travail un aspect cathartique, imbibé de souvenirs d’enfance qu’elle nous servirait en image… Révélations sur une artiste sensible, acharnée, qui, en cherchant une maîtrise absolue de tout dans ses rendus photographiques, tend à rapprocher ses images de tableaux et de peintures; pour elle, «La jouissance de l’image c’est la peinture». Plus que dans ses souvenirs d’enfance, Delphine Balley puise ses inspirations dans la littérature et la peinture; de Glen Baxter (dessinateur, ndlr) à Jean Giono (auteur de romans, ndlr), elle puise des éléments dans la réalité et leur donne un côté littérature absurde, comme tirés d’un roman noir, «un peu cynique, mais avec toujours de l’humour» nous dit-elle.

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La veillée funèbre – 103x107cm

L’interview


Delphine Balley

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La jeune noyée – 45x51cm

Un premier mot sur votre parcours : Biennale d’art contemporain, expositions en France, à Shanghai, Moscou, parution dans de nombreuses revues, …une notoriété « Delphine Balley » est en train de s’installer ? On ne peut pas parler de « notoriété » non, il ne faut pas exagérer ! L’influence peut se ressentir dans le fait que plus de choses viennent à moi, des propositions, des commandes… J’ai moins de démarche à faire qu’il y a 2-3 ans pour trouver des expositions.

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Parmi vos travaux, « L’album de famille » multiplie des illustrations d’un thème bien personnel depuis plusieurs années. Vous mettez en scène une jeune mariée assassinée, qui vous représente… pourquoi vous imager de cette façon ? Cette série est partie d’un jeu, d’anecdotes dont je faisais des images. Ma mère m’a dit un jour « J’aimerais que tu te maries pour porter un grand chapeau ». Je l’ai prise au mot, et j’ai commencé à composer un faux album, avec de vraies anecdotes. Le personnage de la mariée est un bon prétexte à un départ d’énigme, puisqu’il n’y a pas de vraie mariée. La faire mourir permettait de créer une brèche dans le réel, d’enrichir la narration ; la cassure dans un quotidien bouleverse.


«On photographie les objet pour les chasser de son esprit» Franz Kafta. Y-at-il un aspect purgatoire dans les photographies de «l’Album de famille» ? Au début, il est vrai que mes images étaient très premier degré, un peu comme un écrivain jetterai dans son premier roman ses souvenirs. C’était naïf, mais je ne m’en rendais pas compte ; le truc ‘’autobiographie’’ ne m’intéressait pas, pourtant c’est ce que j’ai fait. Ouvrir les tiroirs de la famille ne se fait pas, et ce n’est pas ce que je recherchais. Je me suis rendue compte qu’il fallait que j’aille vers la fiction ; on n’est pas dans la psychanalyse aigue, je cherche plutôt à

interroger sur les grands moments que traverse une famille ; un mariage, etc. Je n’illustre pas des souvenirs d’enfance, mes inspirations sont vraiment fabriquées.

Sous quel angle découvrir cet Album alors ? Ce qui m’attirait, c’était la transmission; pourquoi garde-t-on des objets, pourquoi les réutiliser pour les autres générations. Sur le premier portrait des parents, ils n’étaient d’emblée pas eux-mêmes, mais bien des personnages en décalé. Là aussi on a vu des choses que je n’avais pas vues moi même; on m’a demandé lors de ma première exposition pourquoi j’avais coupé la tête de mon père sur la photographie.

« Le regard précieux des gens qui me sont chers est inestimable, ce sont des personnes que je n’ai pas envie de décevoir ! » L’inspiration vous manque-t-elle parfois ? Cela m’arrive oui… Plus on veut maîtriser une idée plus elle s’en va ; il faut savoir laisser aller. Ceci dit plus je travaille plus les idées viennent et s’enchaînent ; quand on est « dedans » cela devient plus facile.

On dit souvent que pour être un artiste, il faut être en lien constant avec ses pensées pour leur permettre de germer… Comment vivez-vous cela au quotidien ? On doit sans cesse chercher. Bien sûr la peur de la ’’photo blanche’’ est là; les passages à vide sont toujours critiques, on perd confiance. Les idées ne viennent pas toujours, on crayonne, on raye, on les trouve minables… L’attente se fait du côté des gens aussi; ils veulent retrouver ce qu’ils ont aimé chez un artiste, l’équilibre est délicat entre leur donner ce qu’ils aiment chez nous et ne pas les lasser. Il faut arriver à rester libre.

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faits divers et viennent vos

Pourquoi vous être installée sur Lyon et non Paris, comme le font beaucoup d’artistes ?

De la littérature, je lis beaucoup. De la peinture aussi… Tout cela nous traverse, on en est imprégnés… on n’est pas maître de ce que l’on retient. Par exemple, pour mon Album de Famille j’ai créé des objets; comme dans une mythologie, les personnages s’organiseraient autour d’attributs qui reviendraient régulièrement dans l’histoire. Ils ne peuvent forcément pas évoluer seulement parmi des objets du quotidien, ces inventions leurs donne une certaine vraisemblance.

Vivre sur Paris est financièrement difficile! Honnêtement je ne me serais pas vue monter à Paris pour tenter le diable… Et puis je suis quelqu’un qui n’a pas envie de se montrer, j’aurai mal supporté la vie artistique parisienne; mais c’est une question de personnalité, pas de stratégie… on fait les choses sans trop se trahir, je crois.

En dehors des familiaux, d’où inspirations ?

Avoir comme modèle sa propre famille pour un faux album de famille, c’est brouiller les pistes? Ce qui m’amuse beaucoup, c’est jouer sur l’ambivalence ; c’est ma vraie famille, mais ils sont toujours costumés, ils jouent leur propre rôle mais ce ne sont pas eux. Ils sont tous acteurs de l’Album, ils jouent leur rôle, la limite est intéressante.

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Sans indiscrétion aucune, comment se déroulent vos projets photographiques financièrement parlant ? Les débuts sont toujours délicats, il faut un fond financier pour monter une exposition, on ne peut pas toujours faire ce que l’on aurait souhaité... Mais globalement depuis 2 ans je n’ai plus à me plaindre. Pour l’exposition à Montélimar (Album de famille, au Château des Adhémar, ndlr), j’ai reçu une bourse d’Aide à la création de la DRAC Rhône-Alpes. C’est une exposition que j’ai pu faire grâce à eux… Et puis je suis bien encadrée, j’ai trouvé mes partenaires de toujours, Senelar -Larson Juhl pour les cadres, et Picto Lyon pour les tirages.


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Mes parents – 50x50cm


Olive Villelo ngue – 105x91cm

« La culture pour un photographe est bien plus importante que la technique. » Gisèle Freud. … et pour vous ? La technique est capitale! C’est un outil de mécanique, si on ne connait pas certains points on n’arrive pas au résultat voulu, comme la maîtrise de la lumière. Je sais que j’ai toujours des faiblesses, techniquement parlant. Pour la géométrie de la lumière par exemple; je sais que je fais plein d’erreurs.

Comment les gérez-vous ? J’ai essayé une fois de travailler avec un éclairagiste. Cela ne m’allait pas ! Mais il m’a aidée à être sûre de moi malgré mes erreurs.

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Je dois assumer ma façon de travailler, même si elle n’est pas parfaite; une image trop léchée ne me correspondrait pas non plus… Travailler selon un autre ne satisfait pas !

Ratez-vous des images, abandonnezvous parfois, remodelez-vous votre scène ? C’est étrange, le moment de la prise de vue m’échappe alors que je voudrais tout maîtriser. Je pourrais y remédier, mais je préfère laisser filer…c’est ce qui m’intéresse aussi.


Etes-vous satisfaite après une prise de vue, rassurée et plus confiante ? Je marche à l’angoisse : faire une image est toujours stressant pour moi, il y a l’exigence de résultat, l’attente des gens…je ne suis pas confiante techniquement, j’ai donc toujours l’impression de recommencer. Et puis c’est de plus en plus difficile d’obtenir ce qu’on veut, de plus en plus compliqué de se satisfaire. On progresse, on veut que ce soit de mieux en mieux. On est seul juge de ce qu’on fait au départ.

Pour finir, Des projets en cours, une toute dernière histoire follement inspirante ? Je suis sur un projet photographique pour la ville de Béthune (Pas-deCalais, ndlr) autour de l’expression « aller au chagrin », qui signifie « descendre à la mine », une réflexion photographique très symbolique. (Exposition du 7 juin au 20 juillet 2011). Je commence également le chapitre 2 de l’Album, et j’ai aussi d’autres projets, mais je préfère ne pas en parler pour l’instant…

Olive Villelo ngue – 105x91cm

Pour lire la suite :

www.zephir-magazine.com Rubrique « Interviews »

Interview : Caroline Lespets Photographies : Delphine Balley, www.delphineballey.com Page 20 - Zéphir


LES SILHOUETTES DE CLAIRE Il semblerait que l'hiver ne soit pas pour tout de suite, non ? Les beaux jours, qui nous ont tant manqué cet été, essayent de se rattraper… C'est le moment de sortir tous nos vêtements intersaison que l’on n’arrive jamais à caser. … Faites vite avant qu'il ne soit trop tard !

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Veste Z a r a 99,95¤ Shopper argent Zara 89,95¤ Pantalon en toile M a s s i m o D u t t i Blouse Massimo Dutti 79,95¤ Esc arpins Zara 49,95¤

79,95¤

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Ceinture M a s s i m o D u t t i 39,95¤ Duffle Coat M a s s i m o D u t t i 275¤ Chemise H e B y M a n g o 59,95¤ Pantalon M a s s i m o D u t t i 49,95¤ Parapluie M a s s i m o D u t t i 39,95¤ Chaussures bateau R e d W i n g 268¤

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Stylisme : Claire Parado Article : Anna Trichet-Laurier Page 22 - Zéphir


Funky Photographe : Delphine Saliou Stylisme : Fares Tab Mannequins : Elisabeth Bourdin Margaux Lakdar Maquillage : Aurelie Parcero Coiffure : Cedric Boissin

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Elisabeth Margaux T-shirt : Kookaï Short éponge : Bershka Chaussures : Bershka Bracelet : Coulor Code green Swatch

Bustier: Undiz Chemise denim : Pinko Short denim: Undiz Chaussures : New Look Boucles d’oreille : H&M Montre : Casio


Page de gauche

Elisabeth Débardeur à sequins : Bershka Short denim : Undiz Chaussures : Puma Bracelets : Coulor Code Swatch & Bala boosté

Margaux Débardeur : Bershka Short éponge : Bershka Chaussures : Reebok Montre : Swatch

Page de droite

Elisabeth Veste en soie : Claudie Pierlot Culottes : Undiz Collier : Vintage Boucles d'oreilles : H&M

Margaux Robe Gilet : Kookaï Culottes : Undiz Baskets : Converse All Stars Boucles d'oreilles : H&M Page 26 - Zéphir


Margaux T-shirt : H&M Jupe en soie : Pinko Baskets : Nike Montre : Swatch Boucles d’oreilles : H&M

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Elisabeth Teddy : Claudie Pierlot T-shirt : Agnès B Short Denim : Naf Naf Chaussures : New Look Boucles d’oreilles : H&M


Margaux Combi-pantalon : Claudie Pierlot Chaussures : Bershka Sac : New look Boucles d'oreilles : H&M

Elisabeth Robe : Pinko Chaussures : Bershka Bracelet : Bala BoostĂŠ BO: Bala BoostĂŠ


L’INTERVIEW Elodie Constant et Marine Kiv Elodie Constantin et Marine Kiv, deux étudiantes de l'Atelier Chardon Savard à Paris, nous présentent leur univers ainsi que leur collection de fin d'étude.

ELODIE CONSTANTIN… Je viens d'Avignon où j'ai fais un BEP et un bac pro de couture, puis un BTS design de mode à l'Ecole de Condé de Lyon. Après ça je ne me sentais pas encore prête à rentrer dans la vie active. J'ai entendu parler de l'atelier Chardon Savard à Paris, alors j'ai tenté ma chance pour y faire une troisième année. C'est cette année qui m'a permis de faire ma propre collection, inspirée principalement du personnage Ziggy Stardust de David Bowie (1973).

Une date : Juin 2007, quand j'ai passé mon entretien pour intégrer l'école de Condé. J'avais une pression énorme et je me disais que cet entretien était l'un des plus importants. J'ai su tout de suite que j'étais acceptée et je me suis d'ailleurs mise à pleurer devant le directeur tellement j'étais heureuse.

Une matière : Le crin. Matière que j'ai découverte cette année et avec laquelle j'ai fais cinq pièces de ma collection. C'est une matière rigide et transparente.

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Un couleur : Le violet, sans aucune explication, c'est une couleur que j'adore mais pourtant je l'ai très peu utilisé dans ma collection. Car bizarrement c'est une couleur en terme de mode que je préfère pour les accessoires.

Un accessoire : J'en ai deux, sans lesquels je ne sors jamais. Tout d'abord le sac à main. Je commence à en accumuler beaucoup, mais je crois que toutes les femmes sont comme moi, chaque tenue saison, évènement a son sac ! Le deuxième, c'est la montre. J'ai mis longtemps avant d'en porter une, mais maintenant je ne peux vivre sans. Tout d'abord pour le coté pratique mais surtout parce qu'elle finit une tenue et fait partie intégrante de ma garde robe. Il nous faut la sportive, la chic, la décontract', la stylée ....

Un son : Sky and Sand de Paul Kalkbrener ! Malgré l'inspiration rock de ma collection, mon son fétiche reste malgré tout l'electro. Jamais sans mon ipod, on y retrouve tout style de musique, mais les sons dont je ne me sépare jamais restent ceux de Kalkbrener.

Un film : Je ne vais pas citer un film, mais plutôt une réalisatrice que j'adore, Sofia Coppola. Un plat : La soupe au pistou de ma mère! Une soupe de légumes entiers, que l'on mange seulement l'été. Une spécialité du sud .

Un conseil pour les lectrices et les lecteurs : METTEZ DE LA COULEUR DANS VOS GARDES ROBES !!!!! Page 30 - Zéphir


MARINE KIV… Née d’un Père cambodgien et d’une mère Mère portugaise. Mon parcours : bac ES, prépa a LISAA (l’institue supérieur des arts appliqués, puis 3 ans à l'atelier Chardon Savard (deux premières année pour obtenir mon diplôme de styliste niveau III, et la troisième année pour obtenir mon diplôme créateur chaine et trame niveau II) Pour cette collection de fin d'étude, je me suis intéressée à la femme berbère. Je l'ai intitulé "Amazigh", signifiant berbère en berbère. Ces femmes me fascinent par leur coquetterie, par les parures dont elles s'ornent, et par le mélange de matières que l'on peut trouver sur leurs tenues. Les points fort de ma collection sont les pompons (inspirés des porteurs d'eau entre autre) et les broderies (réinterprétations de toutes les superpositions de bijoux, collier qu'elles portent). Mais je ne voulais pas simplement reproduire cette superposition, je voulais trouver une autre façon de rappeler l'accumulation de perles et d'accessoire, avec notamment ces broderies. Pour le choix des tissus, je voulais quelque chose d'à la fois très fluide, vaporeux, d'ou l'utilisation des soies, des mousseline, mélangées à des matières plus lourdes comme le cuir, les pompons en laine et les broderies. Un chiffre : 4. Une matière : La soie et le cuir. Une forme : Une goutte d'encre qui se dilue dans l'eau. Une couleur : Bordeaux. Un accessoire : Ma barrette à cheveux fétiche avec une vrai petite rose figée dans de la résine et fixée dessus. Une odeur : Nina de Nina Ricci. Une photo : Ma chienne Pinkie que j'adorais.

Un conseil pour les lectrices et les lecteurs : Persévérer, croire à ce que souhaite le plus, de ne jamais écouter ceux qui essaieront de décourager. Zéphir - Page 31


LES SILHOUETTES DE L’HIVER Les hommes, la montagne ça vous connait. Pas de look moniteur de ski cette fois-ci, mais ça sera plutôt guide de haute montagne: chaussures crantées, velours cotelé, pull tricoté et autre chemises à carreaux… Alors tous à vos moutons ! Quand au femmes… L'hiver, la montagne enfile son grand manteau blanc … Cet hiver, la femme aussi ! En effet cette saison sera synonyme de Blanc pour les tenues féminines. On joue avec les matières, les teintes et on adopte volontiers les imprimés phare dans les gris/blancs/beiges. 2.

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Bottes à la cets Zara 89,95¤ Pullover torsade He By Mango 79,95¤ Pantalon en pa nne de velour Massimo Dutti 69,95¤ Sa c à dos e n cuir froissé Zara 129¤ Chemise à carreaux Massimo Dutti 49,95¤


LE SILHOUETTES DE L’HIVER 1.

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Veste style tailleur Mang o 89,95¤ Pantalon slim Massimo Dutti 79,95¤ Montre White Classiness Swatch 82¤ Peep Toe imprimé pyth on Zara 69,95¤

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Foulard Massimo Dutti 39,95¤ Pull en maille Mang o 44,95¤ Pochette à rabat Zara 79,95¤


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Chemisier ample Mang o 34,95¤ Mantea u River Island 115¤ Bracelet colour code wh ite Swatch 20¤ Sa c Aldo chez Asos 46¤

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Jean imprimé serpe nt Mango 49,95¤ Collier multichaine Mango 22,95¤ Porte feuilles River Island 20¤ Bottines P eep-toe nouées Zara 119¤

Article : Anna Trichet-Laurier Stylisme : Delphine Saliou Page 34 - Zéphir


The Bewitched ZĂŠphir - Page 35


Et si l’on commençait par vous…vus par vous ! Expliquez-nous le groupe, et ce désir de vous inscrire dans un style pop-psychédélique… Ce n'est pas un désir à proprement parler, c'est une influence qui a un peu guidé le groupe à ses débuts, Benjamin surtout. Faire des morceaux qui s'étirent un peu, avec des passages instrumentaux, des montées... (comme le morceau "Michto). Et puis un côté un peu folk, un certain nombre de choses qui évoquent clairement une certaine époque du rock, disons 1967-1970... Le Pink Floyd de Syd Barrett, ou les Stones de "Their Satanic Majesties Request", ce genre de choses. Aujourd'hui les choses ont changées, le groupe s’est ouvert à d’autres influences, Anthonin a apporté une influence rock indé, Pavement/Pixies et la musique du groupe s'est construite autour de ces différents pôles.

« Birds & Drums », votre premier album…une belle récompense de ces années de pratique ! J’imagine que vous avez traversé des moments plus hésitants ?

Hands

Franchement, pas tant que ça. On a commencé comme un groupe de bar, les choses ont évolué progressivement. Il y a eu des difficultés, des choses qui ont mis un peu de temps à se concrétiser, la sortie d'album notamment, mais ce sont les aléas de tout groupe, de tout projet.

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Pour cette première les magazines vous font critique élogieuse, vous comparent avec de grands groupes, souvent Arcade Fire…un honneur, ou une étiquette dont vous aimeriez vous détacher ? De manière générale, outre le fait qu'un groupe recherche à avoir une identité propre, ce qui est gênant avec ces comparaisons, c'est qu'elles reposent souvent sur très peu de choses, qu'elles constituent des raccourcis un peu faciles (un groupe français doit-il d'ailleurs être forcément une "version française" d'un groupe anglo-saxon ?) que les journalistes semblent parfois se repasser de main en main...! On a l'impression d'avoir une démarche plus détachée qu’Arcade Fire, plus à la Ween.

Vous avez plutôt bien démarré aux Etats-Unis, on parle de «rock français affranchi» avec vous…comment vivezvous ces accueils si positifs ? Ça reste assez nouveau pour nous, nous testons les réactions du public et des professionnels... Niveau public, ça s'est toujours bien passé… Niveau critique aussi pour l'instant, il est possible que ça change à un moment donné, mais nous n'y prêtons

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pas trop attention. Il se trouve que même si on est français et qu'on est un groupe de rock, on ne se reconnait pas vraiment dans l'appellation "rock français", dans l'image et les références qu'elle peut véhiculer. Si on est affranchis de quelque chose (c'est très excessif, effectivement !), c'est peut-être de ça, d'un rock un peu "à la française"...

Un rêve en tant que groupe ? Lieux de concert, collaborations, évolution… Pour les lieux de concert, nous adorons jouer aux Etats-Unis et sommes impatients d'y retourner, et bien sûr, l'idée que le parcours du groupe nous emmène vers d'autres pays que nous ne connaissons pas encore est assez excitante.

Ce groupe, un projet de « détente entre potes » au départ, et qui grandit… un conte de fée, un voyage sur un long fleuve tranquille ? Ni l'un ni l'autre, même si c'est une très belle aventure, il y a aussi derrière tout ça du travail, de la pression et des contraintes… Et puis il faut partir du principe que rien n'est jamais acquis, la question du deuxième album se présente, donc notre préoccupation est de renouveler notre répertoire et d'évoluer, plutôt que de se reposer sur ce qui a été accompli.


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Un désir de second album pour la fin 2011…mettez-nous l’eau à la bouche ! Avez-vous envie de faire autre chose, de poursuivre dans ce style…? A quoi peut-on s’attendre ? Nous continuons à avancer sans trop nous fixer d'ornières, mais n'en disons pas trop…!

« On fait plutôt de la musique pour le corps, moins pour l’esprit» dixit Anthonin. Cette envie de bouger que vous transmettez, est-elle au rendezvous dans tous vos concerts ? La citation d'Anthonin, faisait référence à l'opposition entre deux cultures, celle du texte : Ferré, Brel, et celle du corps et de la danse : Elvis Presley, The Beatles,

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Michael Jackson, dont le groupe se sent plus proche... Les réactions physiques du public sont généralement présentes; c'est d'ailleurs souvent le baromètre de la réussite d'un concert. On aime voir le public manifester physiquement son enthousiasme et son énergie, cela influe sur notre façon de jouer… Mais les publics les plus agités – et éméchés ne sont pas forcément les meilleurs ni les plus réceptifs…

Un concert, ce n’est jamais la même expérience, mais est-ce parfois lassant de jouer les mêmes morceaux ? Ça peut arriver oui, mais les petits ajustements que l'on fait régulièrement jouer tel morceau au lieu de tel autre, en rajouter quelques nouveaux - nous permettent de renouveler le set, et d'essayer de garder de la fraîcheur sur chaque date.


On prend vite, paraît-il, goût à la scène… alors pour vous, scène ou studio ? Nous aimons le studio, vraiment. C'est en studio que nos morceaux naissent, que nous les travaillons, nous pouvons y passer beaucoup de temps sans éprouver de lassitude… Et effectivement on prend aussi goût à la scène; disons que les deux sont complémentaires.

Vous avez réussi à garder une unité de création sur cet album bien que la production s’étale sur 3 ans et que vos morceaux soient tous différents… On évolue, individuellement, en groupe, le public… C'est vrai. A vrai dire on ne s'est pas vraiment posé la question, nous avons tenu à ce qu'il y ait une unité sur l'album. Mais le fait que les morceaux soient différents est très important pour nous. Nous ne voulons surtout pas nous cantonner à un style, précisément parce qu'on évolue, que nos goûts musicaux sont vastes. A ce titre, nous sommes satisfaits d'avoir sorti "Sur le quai", un titre qui bouscule un peu l'image que l'on peut avoir du groupe…

Parlez-nous de Savoir-Faire, votre agence de management, une structure qui vous épaule !

On voit des collaborations entre les artistes de ce qu’on peut appeler la scène rémoise; Yuksek, The Shoes, Brodinski…un beau lien tissé qui ne peut que profiter à chacun j’imagine ? Oui, bien sûr; il y a eu une concordance entre l'émergence de ces projets, et les collaborations insufflent une dynamique et une vitalité à cette scène. Il y a quelques années, les projets musicaux rémois étaient déjà là, mais plus individuels, plus fragmentés, et du coup sans doute moins visibles…

Pourquoi faire des chansons exclusivement en anglais ? Le français serait-il trop la langue de la ‘’chanson à texte’’? Il y a de cela, oui… Aujourd'hui il y a "Sur le quai", qui est en français, et qui a été écrite ainsi simplement parce que musicalement ce choix s'y prêtait… Et de notre point de vue cela ne se prête pas au reste du répertoire du groupe. Cette démarche de chanter en anglais a toujours été naturelle chez nous, elle colle à nos références musicales et nous permet de privilégier la musicalité sur la signification du texte...

Nous travaillons avec eux depuis 2008, notre rencontre s'est faite via Yuksek, qui travaillait avec eux". Leur rôle a été déterminant dans l'évolution du groupe - et l'est bien sûr encore aujourd'hui, ils nous ont très vite fait jouer sur des scènes conséquentes, dans des festivals comme les Transmusicales de Rennes, une date qui en a déclenché d'autres…

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Côté composition comment vient à chacun l’inspiration, l’idée, l’envie de composer ? Pas de règles... Nous sommes nombreux à composer, ça facilite les choses...

On vous prête souvent un style musical de Beach Boys … Côté look pour vous, c’est une dégaine « belle barbe et chemises à carreaux »… A l’image de vos groupes fétiches américains ? Nous ne nous concertons pas à ce sujet, et comme pas mal de groupes indés américains, nous tendons à nous habiller à la scène à peu près comme à la ville… Que dire de plus ?

Une anecdote à nous partager ? Entre la guitare qu'Anthonin a jeté en l'air et qui lui est brutalement retombée dessus lors d'un concert à Nantes, la coupure de courant au bout de deux morceaux à Lyon, le concert catastrophe à Sainte-Cécile et sa balance qui a duré quatre heures, et les trois personnes constituant le public lors d'un concert à Austin, il est difficile de choisir...

Un type de film pour lequel vous seriez prêt à faire la BO ? Nous ne nous sommes jamais posé la question. Faire une BO serait forcément une expérience intéressante pour nous, mais la démarche est très différente de la nôtre… Peut-être un jour.

Les prochains lives de

The Bewitched Hands 07/10 Rendez-vous de Terres Neuves 08/10 Quick Silver Pro France 21/10 Mama Festival 04/11 Scène culturelle de Soisson 19/11 Festival Champs Libres

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Interview : Caroline Lespets Photos : Melanie Elbaz

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UN PEU DE POÉSIE…

Le chant de l’oiseleur Le chant de l’oiseleur s’est fait entendre au soir Depuis les monts dorés jusqu’aux bois assombris ; Venu jusqu’à ma couche où j’étais endormie ; Par delà, le village et son clocher gris-noir. Sous mes draps de satin naissait le vague espoir Qu’il chanta pour moi-même et non pour la perdrix. Le chant de l’oiseleur s’est fait entendre au soir ; Mon souffle court cessa ; mon corps a tressailli. J’entends les pas feutrés d’un amant qui s’égare Par delà sa raison ; il a quitté son nid, Dépourvu de scrupule, il vint près de mon lit Vêtu de nudité dans la morsure des nuits. Le chant de l’oiseleur s’est fait entendre au soir.

D’après le recueil « tremblement de taire » d’Anabelle Laye Martinez aux éditions Bartavelle éditions. Prix du recueil : 10¤ hors frais de port.

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LE COIN LITTÉRATURE

« Par l’effet de ce mollissement naturel à l’homme, les œuvres majeures ne sont pas lues. C’est la Distraction qu’il convient alors d’employer, avec finesse et modération…» C’est à l’ombre de cette citation fort vraie et surtout fort pratique de ma favorite Fred Vargas que je vais m’allonger en désormais toute quiétude, bien excusée d’opter souvent pour badinages et distractions plutôt que pour de gros pavés littéraires, et vous inviter à plonger dans de petits lacs de mots très agréables, mais où on a encore pied, oui messieurs dames, même un piètre nageur-lecteur. En ce mois d’octobre qui reste encore si doux et beau, on traîne la patte pour reprendre une vie bien rythmée d’obligations, et on flânerait encore bien volontiers le long de quelques lignes romanesques… Petits bouquins vite avalés pour n’avoir que le temps de les apprécier sans s’en lasser …

Je commencerai par Le Fait du prince , de la bien à la mode Amélie Nothomb. Courte intrigue estivale flottant sur matelas bullé de champagne, on se laisse emporter et on surprend nos papilles à s’émoustiller à mesure que Sigrid et Olaf Sildur descendent des bouteilles de Veuve-Clicquot…L’intrigue file si vite sur ces flots dorés qu’on reste presque sur notre soif, c’est déjà la fin du livre, on en voudrait encore! Le Fait du prince. Roman, de Amélie Nothomb Parution en 2008. 6¤ en Livre de Poche aux éditions Albin Michel

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Tiré des classiques littéraires, Bonjour Tristesse de Françoise Sagan est à ressortir de vos placards ! Pour l’écriture simple, le joli paysage de bord de mer dépeint et les liens amoureux et familiaux qui se jouent... Bonjour Tristesse. Roman, de Françoise Sagan On trouve les vieilles éditions à prix imbattables sur Internet, pensez-y !

Pour se casser un peu la tête, se délecter d’un parler extrêmement bien maîtrisé, savoir enfin pourquoi pisser contre un arbre est un acte de vie, en apprendre sur les vers de terre, le sable sec. Le kit personnel du Sens de la Vie, et bien plus encore, je vous conseille le Petit traité de toutes vérités su r l’existence, de Fred Vargas (car il n'y a pas que ses « rompols » qui sont exquis !). Magistralement difficile d’accrocher aux premières pages, mais une fois le rythme pris, on avance et on a même l’impression d’en sortir un peu plus intelligent, comme si en quelques pages on avait saisi l'essence même du monde, et du coup, c'est très agréable.

Petit traité de toutes vérités sur l’existence. De Fred Vargas Parution en 2001 2¤ chez Librio, éditions Viviane Hamy

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« Avant de connaître le goût des fraises au sucre, on n'en demande pas tous les jours »... et on regoûterai bien de l'auteur de ces mots, Mathias Malzieu, chanteur du groupe rock Dionysos, qui nous livre La Mécanique d u cœ ur avec beaucoup de poésie, de douceur et d'humour grinçant ; la bande originale existe déjà, l'adaptation au cinéma se fait attendre...

La Mécanique du cœur. Roman, de Mathias Malzieu Parution en 2007 5,60¤ aux éditions Flammarion.

Et pour conclure, tout de même, un bon morceau pour rassasier ceux qui ont faim de longues lignes ; du Virginia Woolf, avec la traduction française Vers le Phare. Des phrases de description interminables, oui, mais interminablement troublantes, c'est un peu comme les jambes d'Adriana, finalement, ça nous subjugue. Brillamment incisive, l'auteur cerne merveilleusement bien les sentiments humains.. Si on n'accroche pas dès les premiers chapitres, ça n'est pas grave, continuer sans se marteler la tête ; le plaisir de cette lecture vient subitement, pour ne plus nous quitter ensuite. Vers le Phare. Roman, deVirginia Woolf Parution en 1996 (originale en 1927) 7,80¤ aux éditions Gallimard.

Article : Caroline Lespets Page 46 - Zéphir


LA RECETTE SALÉE RISOTTO AUX PETITS POIS ET JAMBON Ingrédients pour 4 personnes : 20 g de beurre 250g de riz pour risotto 1L de bouillon de poule frémissant 450g de petits pois 4 tranches de jambon coupées en petits dés

Recette : - Faire cuire les petits pois dans le bouillon. - Réserver les petits pois cuits. Remettre le bouillon sur feu doux. - Faire fondre le beurre dans une casserole, ajouter le riz. - Remuer jusqu’à ce que les grains de riz soient translucides. - Verser une louche de bouillon sur le riz, lorsque le bouillon est absorbé, ajouter une deuxième louche et répéter l’opération jusqu’à ce que le riz soit fondant (environ 15-20min). - Ajouter les petits pois et le jambon au riz - Poivrer et servir chaud

Astuces : Le risotto ne se réchauffe pas ! A préparer et à déguster de suite. A défaut de riz pour risotto, peut être que les plus gourmand(e)s d’entre vous ont dans leur placard du riz pour dessert, c’est aussi très bon ! On préfère les tranches de jambon plutôt que les cubes tout prêts qui, certes sont bien plus esthétiques, mais qui contiennent beaucoup d’ingrédient dont on se passe volontiers !! Enfin, on préféra bien sûr les aliments bio.

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Recette et photographie : Delphine Saliou

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LA RECETTE SUCRÉE CRUMBLE POMMES/POIRE Parce qu’on adore les classiques…

Ingrédients pour 4 personnes : 4 pommes 2 poires 150 g de farine 80g de beurre 50g de sucre

Recette : - Dans un saladier, malaxer à la main farine,

beurre

en

morceaux

et

sucre

jusqu’à

obtention d’une pâte sableuse -

Eplucher les pommes et les poires et les

couper en morceaux - Beurrer le plat à gratin, disposer les fruits

Astuces : Avec du beurre demi-sel c’est franchement meilleur… Ceux qui apprécient la pâte à peine cuite, essayez de mettre un peu de pâte au fond du plat, avant les fruits (en remettre par dessus, bien sûr). Pas de poires ? Pas de pommes ? Essayez avec d’autres fruits ! Je ne me répèterai pas assez … On préfère les fruits bios, ou les fruits de l’agriculteur près de chez nous… Ou encore mieux, notre agriculteur qui fait du bio !!

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Recette et photographie : Delphine Saliou

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LES ADRESSES… Asos : www.asos.fr Bershka : www.bershka.com Casio : www.casio-europe.com Claudie Pierlot : www.claudiepierlot.fr Converses : www.converse.com/ Dim : 01 47 59 15 15 Galerie lafayette Grenoble : 04 76 47 28 54 H&M : www.hm.com Kaporal : 04 91 81 00 10 Kookaï : 01 43 52 55 00 Naf Naf : 0800 623 623 New Look : www.newlook.com/europe Mango : 0811 600 009 Massimo Dutti : 0800 91 65 97 Pinko : www.pinko.it Promod : 03 20 01 10 00 Puma : www.puma.com Quicksilver : www.quiksilver.fr Reebok : www.reebok.com River Island : www.riverisland.com Swatch : www.swatch.com Undiz : 01 55 90 70 70 Vadime Grenoble : www.vadimelaboutique.com Zara : www.zara.com

Anabelle Laye Martinez : 04 75 60 09 53 Delphine Balley : 06 32 66 22 29 Elodie Constantin : constantin.e@hotmail.fr Marine Kiv : marine.kiv@free.fr The Bewitched Hands : 01 42 46 07 00

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