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Qwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwerty uiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasd COMPRENDRE LA fghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzx MONDIALISATION cvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmq wertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyui opasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfg hjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxc vbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmq wertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyui opasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfg hjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxc vbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmq wertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyui opasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfg hjklzxcvbnmrtyuiopasdfghjklzxcvbn mqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwert yuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopas dfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklz xcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnm qwertyuiopas Mondialisation, stratégies des entreprises, évolutions sociales et culturelles et régulation Analyses, débats et applications


La mondialisation est un processus d’intégration des nations dans un espace géographique mondial qui tend à échapper aux régulations étatiques nationales. *********************

Voici les grandes questions que l’on se pose fréquemment : *) Est-il vrai que les FMN dominent les États ? *) La mondialisation est-elle facteur de hausse des inégalités à l’interne et entre les pays ? *) Engendre-t-elle une uniformisation culturelle ? *) Comment affecte-elle les modes de régulation et quelles nouvelles formes suscite-elle ?

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Dans un premier temps sont organisés trois débats sur ces questions. Les termes des débats constitueront les éléments du cours dont la structure épouse celle d’un schéma de réflexion. Il sera important de se familiariser avec ce schéma en amont du cours et des travaux. ******************

Des applications diverses complèteront le cours et seront proposées aux étudiants pour leur permettre d’autres prismes d’entrée. A ce titre, l’étudiant prendra connaissance de la théorie de Ricardo qui reste centrale pour la compréhension des échanges internationaux. Cette théorie conduira à un TD de sensibilisation aux aspects théoriques. L’étudiant pourra ensuite pourra traiter une dissertation et une question de synthèse dont la durée est de quatre heures par devoir. ************ Une annexe complètera l’ensemble car l’étudiant devra se familiariser avec les techniques de construction d’une dissertation et/ou d’une question de synthèse afin de réussir ce type de travail. Sil le souhaite, il pourra procéder à une évaluation.

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Le cours et la plupart des travaux à réaliser s’appuient sur un schéma de réflexion ; il est nécessaire d’en prendre connaissance au préalable. ************

LE SCHEMA DE REFLEXION (SR) Trop d’étudiants fournissent des réponses désordonnées aux questions qu’ils ont à traiter ou à répondre que ce soit sous forme écrite ou orale. Souvent même est privilégié de façon démesurée un exemple isolé dont on veut faire une généralité ou une réponse complète. A l’évidence, il convient de monter en puissance d’analyse tout en répondant de façon structurée et globale. 1_ Rôle du SR. Structurer des réponses orales ou écrites basées sur l’étude de documents assortis ou non de questions. 2_ Etapes Il s’agit du processus séquentiel suivant : ( O )( C )( E )( I )( CC ) ( O ) : J’Observe un phénomène à étudier. ( C ) : Je Constate = J’effectue un ou plusieurs constats noté(s) selon le cas ( C ) ou ( C1 ), ( C2)… qui mettent en relief une ou plusieurs idées principales qui peuvent éventuellement s’appuyer sur les questions accompagnant les documents. Pour formuler le(s) constat(s), utiliser des propositions contenant un sujet et un verbe.

( E ) : J’Explique le(s) constat(s) effectué(s) en procédant pour chacun des constats dans l’ordre ci après : Je définis rigoureusement les termes utilisés, j’explique dans un langage adéquat, je critique ou nuance mes propos, j’apporte des éléments théoriques. L’explication prend généralement ancrage dans les champs : économique, social, politique, historique, juridique, etc. ( I ) : J’ Illustre les explications en apportant des éléments pertinents personnels ou issus des documents. Si besoin est, je présente des données chiffrées pertinentes et des calculs adéquats (Pourcentages de variation, coefficients multiplicateurs, calculs de TCAM, indices élémentaires ou globaux). ( CC ) : Je ConClus : de façon globale, claire et précise, nette. 3_ Observations importantes : *) Le SR peut s’appliquer à un seul document ou à plusieurs se rapportant au même phénomène ; dans le dernier cas faire un SR unique et proposer un ou des constats pour chaque document. Il se notera : (O) ( C ) C1 se référant au document 1 C2 se référant au document 2 C3 etc. ( E ) E1 expliquant C1 : définir, expliquer, critiquer/nuancer, théoriser E2 expliquant C2 E3 etc. ( I ) I1 illustrant E1 I2 illustrant E I3 etc. ( CC ) *) Lorsque les documents sont accompagnés de questions, le SR doit y répondre impérativement. Une question trouvera sa place dans l’explication ou une illustration ; Si elle est suffisamment globale, elle peut utilement servir pour faire un constat. *) Dans un SR, l’explication doit rester centrale alors que l’illustration n’est là que pour la renforcer. Une réponse idéale comportera environ dix à quinze lignes dont les ¾ seront réservés à l’explication.

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COURS Nota : l’objectif N° 1 du cours précise les principales définitions qui seront employées. Tout étudiant devra savoir parfaitement les maîtriser afin de pouvoir converser dans un langage adéquat à l’occasion d’un contrôle en classe ou de la réalisation d’une dissertation ou d’une question de synthèse. Dans l’objectif N° 2 il sera appliqué rigoureusement le schéma de réflexion décrit plus haut. 1_ Définir : Acculturation : Ensemble des changements culturels résultant du contact prolongé entre cultures différentes. Différenciation culturelle : Maintien et/ou renouvellement des spécificités culturelles correspondant à des réactions de rejet d’une culture dominante. Uniformisation culturelle : tendance à la convergence des goûts et des valeurs, sous l’influence du modèle culturel occidental. 2_ Analyser les effets contrastés de l’internationalisation des échanges. (O) Mondialisation : effets (C1) Les effets de la mondialisation sont contrastés dans le domaine socio économique. (C2) Les effets de la mondialisation sont contrastés dans le domaine culturel. (C3) Les effets de la mondialisation sont contrastés dans les modes de régulation. (E1) La mondialisation a à la fois des effets positifs et négatifs. DEBAT Mondialisation : processus d’intégration des nations dans un espace géographique mondial qui tend à échapper aux régulations étatiques nationales. Effets positifs Flux d’échange : *) Il se produit un mouvement de libéralisation des échanges commerciaux avec passage du Gatt à l’OMC, une baisse spectaculaire des coûts de transport et de communication, une extension des marchés source de croissance mondiale, la montée en puissance de blocs régionaux, de nouveaux partenariats, une intégration des pays et des blocs régionaux assortie de la spécialisation des pays, le développement d’IDE et de transfert de technologie. Marchés : *) extension et interpénétration des marchés *) création d’unités nationales de production à l’étranger. *) Interconnexion permanente des marchés en raison des décalages des fuseaux horaires.

Effets négatifs Flux d’échange : *) La mondialisation oriente exclusivement les flux d’échange et d’IDE du Nord vers le Nord laissant en marge, à la périphérie les pays du Sud, même si un vaste mouvement de réorientation se fait ressentir notamment avec la montée en puissance de l’Asie.

Entreprises nationales : *) Elles développent des stratégies de montée en gamme assimilée à une différenciation verticale pour échapper à la compétitivité ; *) elles pratiquent la diversification des produits assimilée à une différenciation horizontale à base d’innovations ; cette stratégie génère une hausse des emplois qualifiés.

Entreprises nationales : *) Des ajustements internes s’opèrent et passent par une pression accrue sur les salaires et un partage de la valeur ajoutée favorable au versement de dividendes, par une course vers le bas des prix, des salaires et des coûts pour rester compétitif, par un affaiblissement du collectif de travail (syndicats etc.) qui pénalise les bas niveaux de qualification, freine la progression des salaires, fragilise les droits sociaux, et se solde par l’importation de biens et services qui se substituent à la

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Marchés : *) la mondialisation exerce une pression sur les marchés financiers interconnectés 24H/24H ce qui nécessite au sein de chaque pays ou zone régionale la fixation d’un objectif impératif de stabilisation des prix et de la monnaie. Celui-ci ne peut être réalisé qu’au détriment de l’emploi et du chômage. *) les marchés financiers/des biens et des services/du travail évincent les plus fragiles, notamment ceux qui sont démunis en actifs et en qualifications.


FTN : *) Elles sont à l’origine de flux massifs d’IDE et organisent de véritables marchés internes de rétrocession de biens avec leurs filiales. *) Elles délocalisent la production avec des effets positifs : la baisse des coûts libère une distribution de revenus supplémentaires qui peuvent être à l’origine d’un cercle vertueux dont les composantes sont : la hausse du pouvoir d’achat, la baisse des coûts de production et la hausse de la productivité, de la production et de l’emploi, le développement d’IDE et de transfert de technologie.

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production nationale. *) les entreprises sont contraintes en permanence à la rationalisation de la production par substitution du facteur capital au travail entraînant une menace réelle sur les bas niveaux de qualification, une recherche de délocalisation de la production en vue de conquérir des marchés nouveaux lointains ce FTN : *) elles mettent en concurrence acharnée les pays les pays et les territoires assortie forcément de gagnants et de perdants ; *) elles deviennent des acteurs puissants et à travers les marchés internes et les des flux d’échanges intra firmes qu’elles organisent elles sont à la source de suppressions d’ emplois nationaux.

Schémas d’implication illustrant les impacts des délocalisations.

Effet positif : Délocalisations -> baisse des coûts st augmentation de la demande de produits -> hausse de la production -> augmentation des emplois. Effet positif : Délocalisations -> hausse de la productivité -> augmentation des emplois. Effet négatif : Délocalisations -> hausse des importations de biens et de services -> substitution des services et biens importés à la production nationale -> baisse de l’emploi. D’où : effet incertain sur l’emploi. Chine : ruraux, urbains, les inégalités se creusent. *) En Chine se produit un exode rural des paysans chinois s’expliquant par la perte de revenus, la difficulté à scolariser leurs enfants et celle d’accéder aux soins. *) Dans ce pays pleinement tourné vers un capitalisme d’État, la libéralisation de l’agriculture risque de générer une augmentation de la concurrence entre les paysans et une concentration accrue assortie d’une mécanisation des exploitations et très probablement réduction des emplois dans ce secteur. *) L’État chinois peut entrer en action en accordant des aides, des subventions et des accompagnements financiers pour les modernisations. *) Pour l’instant, la population rurale chinoise se trouve dans une situation plus précaire que les citadins. (E2) Dans le domaine culturel, on peut se poser la question de l’uniformisation ou de la différenciation culturelle. DEBAT La culture désigne l’ensemble des manières d’agir, de penser, de sentir propre à une société donnée ou à un groupe social Uniformisation culturelle

Différenciation culturelle

Marchés et culture : *) Il y a une uniformisation des produits de consommation de masse à la source d’une totale standardisation. Les produits occidentaux sont prédominants : c’est le phénomène d’occidentalisation. Firmes et culture : *) Les FTN jouent un rôle primordial dans cette véhiculation et attestent d’une certaine domination de la dynamique marchande. Occidentalisation de la culture : *) tendance à la diffusion d’une culture globale par élimination des spécificités culturelles sous l’effet de facteurs multiples : homogénéisation de la demande sur un marché mondial de plus en plus intégré, normes de consommation standard, tourisme d’affaire et

Marchés et culture : *) Les marchés locaux adaptent et recomposent les produits occidentaux.

Firmes et culture : *) Les filiales peuvent recourir à des pratiques de marketing différenciées et de diffusion de produits différents de ceux de la maison mère. Cultures régionales et locales : *) Les cultures régionales attestent d’une certaine vivacité ; certains produits régionaux résistent au mouvement de standardisation : produits des terroirs. *) D’un point de vue local, il s’opère une certaine résistance culturelle à travers des réactions


culturel, urbanisation croissante avec formation de mégapoles , action des médias, standardisation des langues, domination d’une élite de FTN jusque dans les instances internationales (groupes de pression), tourisme d’agrément du Nord vers le Sud à son tour affecté par ce mouvement d’uniformisation. Américanisation de la culture : *) D’un point de vue global : la suprématie américaine se fait sentir au niveau des codes vestimentaires, des codes alimentaires, de la diffusion des films et séries : c’est un phénomène d’américanisation de la culture. *) Les valeurs, les modes de vie sont véhiculées par les FTN qui les transmettent aux populations. Ensemble, ils exercent de puissants effets de démonstration et d’homogénéisation des codes avec un effet de dévalorisation et de domination des croyances culturelles locales. La mondialisation peut alors générer un sentiment de frustration.

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identitaires et la tradition. De la sorte, les apports culturels extérieurs sont triés et réinterprétés en prenant appui sur les cultures locales.

La suprématie américaine n’est absolue : *) Il se produit un métissage des cultures et une pluralité de modèles culturels qui coexistent sans pour autant qu’il y ait de repli identitaire. Le succès des musiques des Caraïbes et des films français sont autant d’exemples qui attestent d’une certaine résistance culturelle. *) l’exception culturelle est un autre concept qui s’exerce en droit international et en politique culturelle. Elle vise à faire de la culture une exception dans les traités internationaux, notamment auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) : le États sont de la sorte souverains et peuvent limiter le libre échange de la culture sur le marché pour soutenir et promouvoir leurs propres artistes, véhicules et porte-paroles de leur culture. *) Il y a des spécificités culturelles qui ne sont pas menacées : rites. Certains clivages locaux continuent de s’exprimer : langues, religions. Rejets de la culture dominante : *) certaines régions peuvent manifester des phénomènes de rejets et de contestation : anti colonialisme, révolution islamique, nationalismes, xénophobie et racisme. *) la contestation s’opère aussi dans la sphère des organisations internationales par le biais de nouveaux acteurs : les ONG, les anti mondialistes, les altermondialistes.

Un exemple de mondialisation : Mac Donald

*) Les produits alimentaires de cette firme peuvent être considérés comme des biens culturels en ce sens qu’ils sont liés à des pratiques culinaires, des goûts, des aspects vestimentaires et des façons de manger. *) La stratégie de Mc Do combine à la fois standardisation et différenciation car elle fait une large diffusion du concept au plan mondial par la standardisation de la façon de manger mais Mc do sait aussi s’adapter aux spécificités culinaires régionales par l’introduction à la marge de plats culinaires locaux : les salades en France. (E3) Les effets de la mondialisation sont contrastés dans les modes de régulation. DEBAT Mondialisation : processus d’intégration des nations dans un espace géographique mondial qui tend à échapper aux régulations étatiques nationales. Les difficultés de la régulation

Constat amer : Le déclin des États *) La mondialisation modifie les rapports de pouvoirs entre les acteurs à trois niveaux : au plan des échanges commerciaux, des IDE et des flux financiers. Les FTN détiennent un pouvoir quasi absolu au plan des échanges, tandis que les États sont farouchement mis en concurrence au plan des IDE et en dernier lieu, les flux financiers exercent une contraint économique sur la politique économique des États ou des zones intégrées. A l’évidence, les États perdent de leur prégnance. Source : Alternatives économiques Hors série N° 52, 2ème trimestre 2002 6

De nouvelles formes de coordination et d’institutionnalisation Constat : L’apparition de nouveaux acteurs mondiaux *) Les ONG forment un ensemble de mouvements relativement hétérogènes revendiquant des valeurs humanistes qui doivent prévaloir sur les logiques économiques en l’occurrence libérales aujourd’hui. Origine Pays riches Pays à revenu intermédiaire Pays pauvres Total

1991

2003

73321 53740

134285 104446

25474 152435

44120 282851

Évolution (%) 83 ,1

73 ,2 85,5


L’absence de régulation mondiale :

Un nécessaire renouveau de la régulation :

*) Les différentes organisations mondiales sont : l’OMC qui se penche sur la régulation des flux commerciaux, la Banque Mondiale qui apporte ses aides financières, le FMI qui assure la stabilité du système et l’OIT qui promeut la justice sociale.

*) Le FMI doit se voir attribuer un nouveau rôle et doit disposer d’un véritable pouvoir de contrôle et de sanction.

*) Il faudra édicter des normes contraignantes assorties de sanctions. Le problème urgent sera de décider : Qui ?, Comment ? Avec quelles règles ? Quelles sanctions appliquer ? De nombreux sommets entre États seront probablement nécessaires pour régler ces questions

*) Seule l’OMC de part son organisme interne de règlement des différends, l’ORD, dispose d’un vrai pouvoir de régulation et de sanction alors que le pouvoir du FMI se réduit à la contrainte. Il y a donc là un vide au plan international quant à l’édiction de règles et aux sanctions éventuelles.

*) Il y aurait lieu de transformer les règles internes des instances internationales en tenant compte de la nouvelle donne mondiale, en octroyant un droit de vote plus équilibré aux pays et en développant un mode de représentation plus démocratique ; un meilleur équilibre des rapports de force Pays développés/PMA devra voir le jour. *) Une nouvelle gouvernance mondiale doit se mettre en place d’autant plus que les événements de la profonde crise financière de 2008 ont montré les limites de la mondialisation telle qu’elle est structurée aujourd’hui. La place du FMI doit se réaffirmer.

*) La plupart de ces instances internationales datent du système de Breton Wood et nécessitent une profonde réforme en vue de leur adaptation au nouveau contexte mondialisé. *) Les règles de jeu de la mondialisation sont très largement critiquables en ce sens qu’elles représentent les rapports de force internationaux et sont donc favorables aux pays développés et aux grands groupes de pression privés (agriculture…)

*) La nouvelle gouvernance devra en outre inclure les dimensions environnementale et sociale. La surexploitation de la main d’œuvre vulnérable devra être strictement contrôlée.

*) L’absence de normes sociales mondiales fait que le Nord et le Sud s’accusent mutuellement de dumping social : le Nord reproche au Sud l’utilisation d’une main d’œuvre corvéable tandis que le Nord est accusé de dumping monétaire et de protectionnisme déguisé. *) L’absence de normes environnementales est tout autant criante alors que l’arsenal d’instruments est réellement existant : droits à polluer ainsi que le propose le protocole de Kyoto, réglementation, taxation, internalisation des effets environnementaux par les États, principe du pollueur payeur ou du pollué payeur sont autant de solutions envisageables

*) On parle davantage de développement soutenable : réduire la capacité de charge de la planète par les pays du Nord tout en assurant aux résidents des pays du Sud un rattrapage des niveaux de bien-être du Nord.

(I3) Le protocole de Kyoto Il a émergé lors de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Cent soixante pays se sont réunis à Kyoto en décembre 1997 en vue de tenter d’offrir une réponse internationale au réchauffement climatique de la Terre. Il en est sorti un traité obligeant les États à réduire les émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2012 par rapport aux niveaux de 1990. Hélas de grands pays n’ont pas signé le protocole ce qui n’a pas pour l’instant permis d’aboutir à une norme environnementale contraignante globale et commune. (CC) Les effets de la mondialisation sont contrastés dans le domaine socio économique car les flux d’échange sont déséquilibrés. Au plan culturel, tandis que s’affirme une occidentalisation de la culture assortie d’une américanisation, des résistances se manifestent ci et là : exception culturelle, réaction identitaire…. Au plan de la gouvernance mondiale devant le vide des institutions internationales, l’absence de régulation mondiale sur fond de dégradation environnementale et de dumping social, l’urgence d’une « autre » gouvernance est partout ressentie.

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APPLICATIONS

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ECHANGE INTERNATIONAL ET CROISSANCE DAVID RICARDO Nota : Avant de traiter ce TD, l’étudiant prendra connaissance de la théorie de Ricardo La synthèse se base sur un schéma de réflexion : (o)=j’observe ;(c)=je constate ; (e)=j’explique ; (i)=j’illustre ; (cc)=je conclus). 1-Présenter l’auteur. D. Ricardo (1772-1823), auteur de l’Ecole Classique, financier et économiste anglais, continuateur d’A. Smith. Inspirateur des néoclassiques et des marxistes. Il développe et précise la théorie de la valeur travail ; fervent partisan de l’abolition des lois sur le blé (Corn Law) en raison du poids que fait peser la rente foncière sur l’industrie associée à la loi des rendements décroissants de la terre et de l’indexation des salaires sur le prix des subsistances. Auteur de la loi des avantages comparatifs qui s’oppose à la loi des avantages absolus d’A. Smith. Bibliographie : « Des principes de l’économie moderne et de l’impôt (1817) ». Expression clé : avantages comparatifs. 2- Présenter l’analyse de l’auteur. (o) Ricardo : Principales analyses. (c) c1- Ricardo met à jour la théorie des avantages comparatifs en se basant sur des hypothèses. c2 - Ricardo est le spécialiste du commerce international lequel présente de multiples avantages (e) e1- Q1 A. Smith en son temps avait mis à jour la théorie des avantages absolus : chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les produits pour lesquels il dispose d’un avantage absolu en termes de coûts de production et à importer les autres produits car cela lui revenait moins cher que de les produire lui-même. Inutile donc pour un pays qui n’a aucun avantage absolu de vouloir exporter. D. Ricardo montre avec la théorie des avantages comparatifs que tout pays a intérêt à commercer en se spécialisant dans les produits pour lesquels son désavantage est le plus faible : chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les productions pour lesquelles il dispose du plus petit désavantage relatif ou du plus grand avantage comparatif. Ainsi tout les pays gagnent à l’échange international. D. Ricardo élabore sa théorie des avantages comparatifs à partir d’une série d’hypothèses : * mobilité parfaite nationale et immobilité internationale des facteurs de production, ** rapport d’échange international favorable à tous les pays se situant entre les rapports des coûts de production, *** rendements constants et commerce interbranche, **** facteurs de production complémentaires, ***** concurrence pure et parfaite. e2- Q2 Chaque pays gagne à l’échange international ; pour justifier l’ouverture internationale, Ricardo part de la théorie de la répartition et met à jour trois sortes de revenus : les salaires, le profit, la rente touchés respectivement par les salariés, les capitalistes et les propriétaires. Sur la base de la loi des rendements décroissants de la terre, il montre que l’économie tend vers un état stationnaire, les terres cultivées devenant de moins en moins rentables générant de la sorte une augmentation du prix du blé et donc des salaires, mais en revanche une diminution des profits. Pour éviter l’état stationnaire ou de reculer son échéance, il faut donc accepter le libre échange pour pouvoir importer le blé. Le libre échange permet de bénéficier de plus de produits et la spécialisation. Il est en outre facteur de croissance et de développement, stimule la production, les revenus et le niveau de vie. Enfin, le rééquilibrage automatique des comptes extérieurs est assuré grâce au mécanisme de l’étalon or : tout excédent commercial fait croître la quantité d’or, ce qui accroît le stock de monnaie et donc des prix selon la théorie quantitative de la monnaie (MV=TP avec M= masse monétaire ; V= vitesse de circulation de la monnaie considérée comme constante, T= niveau général de production constant aussi à court terme et P= Niveau général des prix qui varie de ce fait avec M). Il en résulte une perte de compétitivité qui réduit l’excédent. L’effet sera inverse en cas de déficit. (cc) En conclusion de ce schéma de réflexion, Ricardo, en matière de commerce international s’oppose à la théorie de Smith sur les avantages absolus et met à jour la théorie des avantages comparatifs sur la base d’hypothèses contraignantes. Le libre échange dans ce cadre permet une plus grande variété de produits, une spécialisation, une stimulation de la production, une élévation des revenus et du niveau de vie.

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3- Actualiser la pensée de l’auteur. (o) Théorie ricardienne : actualisation. (c) c1- Plan théorique : la théorie ricardienne est prolongée par les apports de HOS et de Krugman ; elle est contestée par List et Marx. c2- Plan factuel : les hypothèses ricardiennes sont aujourd’hui peu réalistes ; le cadre du commerce mondial diverge de la vision ricardienne. (e)e1- Sur le plan théorique, le théorème d’H.O.S. approfondit la théorie de Ricardo en stipulant que les pays doivent exporter des produits incorporant une forte quantité du facteur de production qu’ils détiennent en abondance et à importer ceux incorporant une forte quantité de facteurs de production dont ils sont peu dotés. P. Krugman considère que les avantages comparatifs doivent être construits ; de surcroît, les avantages comparatifs sont cumulatifs : l’ouverture internationale permet de plus grands avantages comparatifs qui permettent à leur tour une plus grande ouverture etc. Cet auteur prolonge la théorie ricardienne en reprenant l’idée des avantages comparatifs mais en modifiant l’hypothèse des rendements constants par la prise en compte des rendements croissants. Dans ce cas, l’avantage comparatif est d’autant plus grand que le niveau de compétition est lui-même élevé. L’avantage comparatif peut alors résulter du choix de la spécialisation. e2- Sur le plan factuel, les hypothèses de Ricardo sont invalidées par les faits : *) les facteurs de production sont mobiles entre pays, **) les rendements sont croissants ou décroissants, ***) le commerce est largement intra- branche (structure des exportations identiques à celle des importations), ****) les facteurs de production sont substituables, *****) le modèle de CPP reste normatif et la réalité s’en éloigne. A invalider aussi : le commerce mondial ricardien est caractérisé à l’origine par une D.I.T. traditionnelle, essentiellement interbranche qui s’effectue entre différents pays s’échangeant des produits manufacturés (PDEM) contre des produits primaires (PED) dans un contexte de compétitivité prix. Le contexte est aujourd’hui transformé et devient celui de la nouvelle D.I.T. qui se fait d’abord entre semblables (PDEM) ; le commerce est en grande partie intra branche, comporte des pratiques protectionnistes et une compétitivité hors prix liée à l’innovation dans laquelle les FMN, désormais acteurs majeurs du commerce mondial, jouent un rôle important dans une structure oligopolistique tout en façonnant la D.I.P.P.. Toutefois, la théorie de Ricardo est aussi confirmée : croissance de la plupart des pays qui ont profité des avantages comparatifs. (cc) En conclusion de ce schéma de réflexion, sur le plan théorique, le théorème d’HOS constitue un approfondissement de la théorie des avantages comparatifs de Ricardo tandis que P. Krugman parle d’avantages comparatifs construits et cumulatifs.

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TD ECHANGE INTERNATIONAL ET CROISSANCE DAVID RICARDO

L'Angleterre peut se trouver dans des circonstances telles qu'il lui faille, pour fabriquer le drap, le travail de cent hommes par an, tandis que, si elle voulait faire du vin, il lui faudrait peut-être le travail de cent vingt hommes par an : il serait donc de l'intérêt de l'Angleterre d'importer du vin, et d'exporter en échange du drap Au Portugal, la fabrication du vin pourrait ne demander que le travail de quatre-vingts hommes pendant une année, tandis que la fabrication du drap exigerait le travail de quatre-vingt-dix hommes. Le Portugal gagnerait donc à exporter du vin en échange du drap. Cet échange pourrait même avoir lieu dans le cas où on fabriquerait au Portugal l'article importé à moins de frais qu'en Angleterre. Quoique le Portugal pût faire son drap en n'employant que quatre-vingt-dix hommes, il préférerait le tirer d'un autre pays où il faudrait cent ouvriers pour le fabriquer, parce qu'il trouverait plus de profit à employer son capital à la production du vin, en échange duquel il obtiendrait de l'Angleterre une quantité de drap plus forte que celle qu'il pourrait produire en détournant une portion de son capital employé à la culture des vignes, et en l'employant à la fabrication des draps.

D. Ricardo, Des principes de l'économie politique et de l'impôt, éditions GF Après avoir lu attentivement le document, répondre aux questions suivantes : 1- Comment sont mesurés les coûts de production ? Compléter le tableau des coûts suivants : Quantité de travail par unité de bien produite ; unité= Hommes/Année Portugal Angleterre Vin Drap Drap/Vin Vin/Drap 2- Vision d’Adam Smith : une lecture en ligne permet de comparer les coûts absolus de chaque pays. *) Lequel des pays a le coût le plus faible pour le vin ? Pour le drap ? *) Le Portugal doit-il commercer avec l’Angleterre ou produire en autarcie ? 3- Vision de Ricardo : une lecture en colonne permet pour chaque pays de calculer les coûts comparatifs, c'est-à-dire le coût relatif d’une production par rapport à l’autre. *) Quel est pour l’Angleterre le coût relatif du drap par rapport au vin ? C’est-à-dire le nombre d’Hommes/Année nécessaire pour fabriquer le drap par rapport au nombre d’Hommes/Année qu’implique la production de vin ? *) Même question pour le Portugal. 4- Quel est le pays qui a l’avantage comparatif le plus élevé en matière de drap, c'est-à-dire le coût comparatif du drap par rapport au vin le plus faible ? *) En déduire dans quelle activité l’Angleterre est relativement la moins efficace. *) Vérifier que même si l’Angleterre est moins efficace que le Portugal dans la production de drap, le drap est quand même relativement au vin, moins cher en Angleterre. 5- Une spécialisation profitable au Portugal ? *) En autarcie, contre combien de mesures de drap s’échange au Portugal un tonneau de vin ? *) Après ouverture, grâce à la spécialisation portugaise en vin, contre combien de mesures de drap anglais un tonneau de vin portugais s’échange-t-il ? Conclure. 6- Une spécialisation profitable à l’Angleterre ? *) En autarcie, contre combien de tonneaux de vin s’échange en Angleterre contre une mesure de drap ? *) après ouverture, contre combien de mesures de vin portugais une mesure de drap s’échange-t-elle ? 7- En autarcie, combien faut-il à chaque pays pour produire chacun : 1 tonneau de vin ? 1 mesure de drap ? *) Après ouverture et spécialisation de chacun, combien faut-il d’heures de travail au Portugal pour produire deux tonneaux de vin ? A l’Angleterre pour produire deux mesures de drap ? *) En la comparant avec l’autarcie, combien économise-t- on de travail à production totale inchangée s’il y a spécialisation après ouverture commerciale ? *) Expliquer cette efficacité 8) Les données sont inchangées pour le Portugal, mais la production pour l’Angleterre requiert maintenant le travail pendant 1 an de 160 heures pour le vin et 180 heures pour le drap. Calculer les coûts comparatifs puis conclure. Notation : Q1 traitée en classe ; Q 2(3 pts) ; Q 3(2 pts) ;Q 4(3 pts) ; Q 5(3 pts) ; Q 6(2 pts) ; ; Q 7(4 pts) ; ; Q 8(3 pts).

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Dissertation appuyée sur un dossier documentaire

SUJET Quels sont les effets de la mondialisation sur les diversités culturelles ?

Document 3 Au total, il y a dans le monde 694 millions d'internautes de cette tranche d'âge, selon une étude publiée par Comscore Networks. Cette population de surfeurs ne prend pas en compte les connexions en cybercafés ou via téléphones mobiles (dans ce cas on atteint le milliard d'individus !) Les États-Unis sont toujours le pays où l'on utilise le plus Internet (152 millions d'internautes) suivis par la Chine (72 millions) et le Japon (52 millions). A noter toutefois que "le nombre d'américains en ligne ne représente plus qu'un peu moins d'un quart du total des utilisateurs d'Internet dans le monde, contre deux tiers il ya dix ans", d'après l'étude Comscore. La population d'Internautes se répartirait donc plus équitablement dans le monde ? Pas vraiment. L'hémisphère Nord reste en tête, les Etats-Unis, l'Europe et l'Asie se partageant la part la plus importante du nombre d'internautes dans le monde. Le premier pays de l'Hémisphère Sud à apparaître au classement est le Brésil, en dixième position avec 13,1 millions d'internautes, alors que l'Australie occupe la quinzième place avec 9,7 millions de surfeurs. En Europe c'est en Allemagne et en Grande Bretagne que la Toile séduit le plus avec respectivement la quatrième position mondiale pour 32 millions d'internautes et la cinquième place pour 30 millions d'internautes. La France, quant à elle, est la septième nation de l'Internet dans le Monde avec 23,9 millions d'utilisateurs. Source : Atelier Groupe BNP Paribas - 09/05/2006) ; http://www.atelier.fr/statistiques/10/09052006/694-millions-internautes-monde-32186-.html 12


Document 4 Répartition des entrées dans les salles de cinéma dans l’Union Européenne

Origine Films américains Films des autres pays européens Films italiens Films britanniques Films français Films allemands Fils du reste du mondes

Entrées en % 89,2 5,5 3,4 9,2 8,7 2,2 1,5 Source : Observatoire Européen de l’Audiovisuel - Octobre 2003

Document 5

Document 6 Il y a un siècle, le patrimoine culturel et linguistique de l'humanité était inentamé. On parlait breton dans les rues de Douarnenez. En 2007, une langue disparaît dans le monde tous les deux mois. Seuls 4 % de la population mondiale s'accrochent tant bien que mal à leurs cultures ancestrales. Les flux globalisés de biens culturels touchent les points les plus reculés de la planète. Ce double mouvement disparition des cultures de la tradition et distribution mondiale des produits des industries culturelles est souvent perçu comme une «mondialisation de la culture», voire comme une américanisation. Elle suscite des réactions contrastées : enthousiasme face à un monde partagé ou «repli identitaire» confinant à la violence […]. De par sa créativité et ses conflits d'intérêt et de pouvoir, l'humanité est une machine à produire de l'identité et de la différence. Les patrimoines et les marchandises comme les autres. Source : Rue des Livres - http://www.rue-des-livres.com/livre/2707153524/ Résumé du livre « La mondialisation de la culture » De Jean-Pierre Warnier Éditeur : La Découverte Parution le : 8 Novembre 2007

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Question de synthèse I TRAVAIL PREPARATOIRE (sur 10 points) 1. Comment les IDE peuvent-ils stimuler la croissance des pays d'accueil selon l'auteur du document 1 ? [1point] 2. Expliquer le passage souligné dans le document 1. [2 points] 3. Expliquer le passage souligné dans le d ocument 2. [2 points] 4. Faire une phrase et une seule avec les deux données soulignées dans le doc ument 3[1 point] 5. Comment a évolué la répartition des IDE par secteurs depuis la fin des années 1990 ? (document 3) [1 point] 6. Qu'est-ce qu'une délocalisation? (document 4) [1 point] 7. Les IDE des firmes transnationales sont-ils uniquement déterminés par des facteurs économiques ? (document 4) [2 points] II QUESTION DE SYNTHESE (sur 10 points)

Après avoir présenté les principales raisons des investissements directs à l'étranger, vous analyserez leurs effets. Document 1 Deux écoles s'opposent quant à la nature des liens entre croissance économique et IDE. Pour la première, le transfert de techniques et de connaissances associées aux IDE nourrit la croissance économique. En effet, l'importation de biens techniques élaborés, l'adoption de techniques étrangères plus avancées, l'amélioration de la qualité de la formation de la main - d'œuvre permettent un comblement de l'écart « technologique entre pays développés et pays en développement, ce qui constitue un facteur puissant de rattrapage économique. Pour la seconde, la volatilité des IDE n'est pas moindre que celle des placements financiers, et le retrait des investisseurs à l'occasion d'une crise ne fait qu'exacerber celle-ci. Par ailleurs, selon les critiques des IDE, ceux-ci exerceraient un effet d'éviction sur les investissements nationaux des pays en développement, qui ne se sentiraient pas de taille à affronter la concurrence de pays développés. Les avantages des IDE sont désormais largement reconnus: transfert des techniques, développement de h concurrence, diffusion des meilleures pratiques de production et de gestion, élévation du niveau d'éducation et de compétences professionnelles dans les pays hôtes En outre, ces derniers se voient offrir un accès aux marchés internationaux. Tous ces facteurs devraient soutenir la croissance. Source : É. Vergnaud, « Investissements directs à l'étranger : analyse des tendances récentes », dans Conjoncture, revue de BNPPARIBAS, décembre 2005. Document 2

Les NPI et le lapon utilisent largement la Chine comme plate-forme d'assemblage pour leurs productions (vêtement, cuir, jouets, produits chimiques, et, avec de plus en plus d'importance, matériels électroniques). Les délocalisations et la sous-traitance gonflent les importations, une grande part des composants qui alimentent les usines d'assemblage provenant des maisons mères. Selon Lemoine (2003), la part des importations pour assemblage dans les importations chinoises s'élevait, en2002, à 41 % (59 % pour les filiales étrangères) ; la par des produits exportés après assemblage représentai 55 % du total (80 % pour les seules entreprises étrangères). D'autre part, les délocalisations alimentent les exportations chinoises via les réimportations dans 1e pays d'origine, ou, surtout, comme une plate-forme d'expédition vers l'Amérique du Nord ou l'Europe. Source : H. Monet, « États-Unis - Chine : une double dépendance », dans Locus études transversales, service économique de la Société Générale, avril 2004

Document 3 Flux d'IDE par secteur selon la destination

Pays développés

Pays en développement

Monde

Agriculture, mines...

6

Produits manufacturés Secteur tertiaire

32 56 6 100

10 47 32

7 35

11 100

7 100

Non spécifié et divers Total

51

Pays Pays en développés développemen t 7 10 20 41 69 45 4 100

4 100

Monde

8 26 62 4 100

Source : D'après CNUCED, Rapport mondial sur l'investissement dans le monde 2006 (données arondies) Document 4 Les facteurs de délocalisation sont complexes : stratégie de suivi de la demande, nécessité de suivre les donneurs d'ordre qui se délocalisent, adaptation aux politiques protectionnistes des États, délocalisation des activités à faible valeur ajoutée, création de centres de compétences, accès aux matières premières, présence d'un tissu productif local. Le coût du travail n'est qu'un élément dans les causes de délocalisations, et il faut ajouter que la fiscalité et les réglementations sociales et administratives ne jouent pas un rôle central. La stratégie de localisation des firmes est déterminée par la recherche des facteurs qui permettent de renforcer leurs avantages spécifiques. Dans cette logique, les territoires peuvent offrir de nombreux avantages autres qu'un niveau très bas des salaires : les firmes recherchent de bonnes infrastructures, un environnement social et politique stable, la présence d'entreprises complémentaires performantes, une main-d’œuvre. Source : P. Le Merrer, « Mondialisation : un phénomène complexe », dans Idées, n ° 145, septembre 2006.

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ANNEXE

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DISSERTATION-QUESTION DE SYNTHESE METHODOLOGIE I ) Analyser le sujet (15 minutes) : *) Délimiter le sujet dans le temps et dans l’espace ; **) Repérer les mots clés principaux et les définir puis les mots clés secondaires et les expliciter ; ***) Repérer la consigne à exécuter à travers le verbe ou la ponctuation ; ****) Repérer le chapitre auquel se rattache le sujet pour en relever les mots clés à injecter dans le devoir après les avoir définis. II ) Trouver une problématique et une ébauche de plan (15 minutes) :

Problématique

Plan

Qu’est-ce ? La problématique est un questionnement soit un ensemble de 2 ou 3 questions fermées se rapportant à un problème non encore résolu et pour lequel il faut trouver des solutions. Une question est fermée lorsqu’elle ne donne pas lieu à deux ou plusieurs réponses distinctes. Chaque question fermée amènera à une partie du plan. Exemple : *) En quoi l’école permet-elle de réduire les inégalités ? (-> question qui mène vers la partie I du plan) **) Pourquoi faut-il nuancer cette affirmation ? (-> question qui mène vers la partie II du plan) Définition : Le plan est l’architecture du devoir et comporte : des parties, des sous-parties et des Qu’est-ce ? « blocs » d’idées à leur tour titrés. Précisions : *) Un bloc comporte 10 à 15 lignes : définition des termes, explications, critiques/nuances, illustrations pertinentes, conclusion du bloc. **) A ce stade, inutile de dresser un plan détaillé car la mobilisation des connaissances n’a pas été faite ; de même les documents sur le sujet n’ont pas été exploités. ***) Les titres, sous-titres et titres des blocs doivent être des propositions affirmatives comportant un sujet et un verbe dont le sens doit être au service exclusif de la problématique. Type Repérage Structure interne « Analysez.. », I ) Constat -II ) Causes- III) Conséquences. « Expliquez… », I ) Objectifs- II ) Instruments- III Résultats. ou (en éco) Analyse d’un « Montrer… », I ) Du point de vue de l’offre- II ) Du point de vue de la phénomène « Caractériser… » demande. complet I ) Causes internes- II ) Causes externes. « Analysez les ou en économie : causes... », I ) Causes micro éco.- II ) Causes macro éco. Analyse « Expliquez les I ) Causes externes- II ) Causes internes. de causes causes… », I ) Causes conjoncturelles- II ) Causes structurelles. Types, I ) Causes économiques- II) Causes sociales. repérage, « Analysez les Analyse structure conséquences.. », Idem que pour les causes. de interne à « Expliquez les (Liste non exhaustive) conséquences adopter. conséquences… », « En quoi… ? », « Dans quelle I ) Oui, en principe…-II ) Mais (limites)… mesure… ? », I ) Oui en apparence…II ) Mais en réalité… « Peut-on… ? », I ) Non..II ) Mais… Débat « Pensez vous que ? ». « Comparez… », I ) Différences- II ) Ressemblances. « Similitudes et I ) Divergences- II ) Convergences. Comparatif différences… » I ) Forces- II ) Faiblesses. *) Quand le sens du lien n’est pas précisé, il faut étudier « Quel lien…? » les deux sens (aller-retour) Mise en I ) Les effets de A sur B- II ) Les effets de B sur A. relation **) Quand le sens du lien est précisé, se limiter à l’étude du sens indiqué et veiller à éviter le hors sujet. « Quelle est Chaque partie du plan doit se consacrer à l’étude d’une période significative caractérisant le phénomène à Chronologique. l’évolution… ? » étudier. Eviter l’effet « catalogue » des années !!!

III ) Mobiliser des connaissances (15 minutes) Utiliser : Qui ?, quoi ?, quand ?, comment ?, où ?, pourquoi (cause)? pour quoi (effet) ? IV) Analyser les documents proposés ou récoltés (45 minutes). Dresser un tableau : N° doc, N° question, Schéma de réflexion, Relation problématique, Apports utiles (calculs, références théoriques), Relation Plan (Préciser I ou II ou III). Appliquer pour chaque document un schéma de réflexion : Observer un phénomène ; Constater un fait; Expliquer les constats : définir, expliquer, critiquer, nuancer, théoriser ; Illustrer les explications ; Conclure. V ) Faire le plan détaillé (45 minutes). Procéder de façon minutieuse et rigoureuse comme suit : Introduction

Plan : Faire comme ci-indiqué pour chacune des parties du plan.

Conclusion

Faire : Entrée au thème+entrée au sujet+définition rigoureuse des termes+ annonce problématique+annonce plan. I) Titre contenant une proposition incluant un verbe : à formuler au service de la problématique. I1) S/S titre contenant une proposition incluant un verbe : à formuler au service de la problématique. Bloc1 : titre souligné à formuler au service de la problématique ; en tout par bloc : 10 lignes d’explication (définir, expliquer, nuancer, théoriser) + 3 à 5 lignes d’illustrations pertinentes + citer doc ou références. Bloc 2 : idem ; Maximum 3 blocs équilibrés. Conclusion partielle + transition I2) S/S titre contenant une proposition incluant un verbe. A formuler au service de la problématique. Bloc1 : idem Bloc 2 : idem. Maximum 3 blocs équilibrés. Conclusion partielle+transition, II) Idem. Maximum 3 parties équilibrées Bilan fidèle, complet, clair contenant deux phrases sur chaque bloc, réponse claire à la problématique, ouverture débouchant sur un nouveau problème à résoudre (Ne jamais poser une question seule !!!)

VI ) Composer le devoir (90 minutes) : la structure du plan peut être visible ou non selon les exigences des correcteurs et les matières. En aucun cas on pourra faire l’économie d’un plan structuré comme sus indiqué au brouillon. Utiliser des phrases simples ; adopter un style élégant, rédiger sans fautes d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe. VII ) Relire le devoir (15 minutes): les fautes sont généralement pénalisées. Le correcteur a tendance à sous noter des étudiants qui négligent la relecture de leur devoir. Il est toujours recommandé d’utiliser des dictionnaires lorsque l’occasion se présente (travail à domicile). 16


Grille d’évaluation pour la dissertation

Attendus

1,0

Définition des termes Introduction

3,0

1,0

Présentation problématique (1)

0,5

Annonce du plan

1,0

Bilan, réponse à la problématique

1,5

0,5

Ouverture - pertinence par rapport au sujet - équilibre entre les sous-parties - transitions - visibilité du plan quelle qu’en soit la forme etc.

Structuration et visualisation de l’argumentation

4,0

Mobilisation des connaissances personnelles ou/et du dossier documentaire en liaison avec le sujet (2). Pertinence du raisonnement et de la démonstration.

Qualité de l’argumentation

10,5

Expression écrite :

1,0

Orthographe : Total dissertation

20

(1) (2)

Observations du correcteur

0,5

Amorce ou accroche

Conclusion

Points obtenus

Barème

Travail de “ problématisation ” du sujet : sous la forme d’un questionnement (pertinent par rapport au sujet) ou d’une reformulation du sujet. Notions essentielles et complémentaires du programme en liaison avec le sujet. Grille d’évaluation pour la QS (question de synthèse) et du TP (travail préparatoire)

Attendus

Amorce ou accroche Définition des termes Introduction Présentation problématique (3) Annonce du plan Conclusion

Bilan, réponse à la problématique, ouverture

Structuration et visualisation de l’argumentation

- pertinence par rapport au sujet - équilibre entre les sous-parties - transitions - visibilité du plan quelle qu’en soit la forme etc.

Qualité de l’argumentation Expression écrite :

Points obtenus

Barème

Observations du correcteur

0,25 0,50 1,5 0,50 0,25 0,5

2,0

Mobilisation des connaissances personnelles ou/et du dossier documentaire en liaison avec le sujet (4), exploitation du travail préparatoire

5,5

0,5

Orthographe : Total QS:

10

Total TP :

10

Total devoir complet : (3) (4)

20

Travail de “ problématisation ” du sujet : sous la forme d’un questionnement (pertinent par rapport au sujet) ou d’une reformulation du sujet. Notions essentielles et complémentaires du programme en liaison avec le sujet. 17


le diagnostic financier des entreprises