Page 1

Du côté de chez Zatopek

Chronique sportive des Rederien Ar Braden, paraissant de temps en temps

« Ténacité, courage et panache »

N° 1 – 23 mars 2001

Des singes en hiver Tandis qu’à leurs œuvres perverses Les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgré les averses, Prépare en secret le printemps. Théophile GAUTIER, Rederien honoraire du Braden (1811 – 1872)

20 mars : le printemps, 25 mars : les foulées du Braden, la saison démarre en fanfare, occasion de

jeter un coup d’œil dans le rétro pour voir si les Rederien ne se sont pas fait marmottes durant un hiver ô combien minable. A vrai dire, nous avions senti les prémices du printemps dès le 18 février, en voyant éclore, telles des primevères, les coupe-vent jaune et vert blasonnés aux couleurs de Jean-Marc NICOLAS ; un record ce jour-là : 26 coureurs ! L’ami Gérard PÉRON reprenait justement ses troupes en main après l’intérim assuré par Alain LE NOURS, une période où le vaillant régiment de Rederien avait pris des allures d’armée mexicaine ; il faut dire que le lycée Thépot n’a rien de Saint-Cyr Coëtquidan, et le Zapatiste LE NOURS restera toujours un général d’opérette… L’hiver avait débuté sous de tristes auspices : le 22 novembre, mort du brave Emil ZATOPEK, le « locomotive humaine » s’arrêtait en gare définitivement après avoir illuminé une discipline exigeante et emblématique. Nos chroniques sportives, déjà sans queue ni tête, ne portaient pas non plus de titre, aussi avons-nous trouvé que la référence à ce grand champion illustrait bien notre sport dominical, ainsi est né « Du côté de chez Zatopek », n° 1 d’une série qui tentera de relater les plus beaux exploits des Coureurs de la Prairie. En novembre 2000, c’est-à-dire au siècle dernier, s’était déroulé le premier marathon de Vannes, auquel participa le Steve MONEGHETTI de Gouesnach, Rodolphe HÉLIAS, qui signa là un excellent chrono : 3h 22’ pour les 42,195 kilomètres ; il terminait d’ailleurs dans le même temps que Martial FLAMANT, le poissonnier du Braden, 406è d’une course qui comptait environ 1500 marathoniens. Le 26 novembre, Alain LE NOURS proposait une nouvelle méthode d’échauffement/étirements qui n’eut (heureusement) pas de suite. Le temps, ce jour-là, n’était pas des meilleurs, et nos pérégrinations nous conduisirent jusqu’au Corniguel reconnaître le nouveau circuit de cross. Notre journal nous rappelle d’ailleurs que Bernard GUILLOU ne voulut pas se joindre au peloton, ne voulant pas salir ses petits souliers sur les sentiers boueux du Corniguel… Il n’avait peut-être pas tort, le bougre. Les Rederien ne restent pas tous les deux pieds dans le même sabot ; le carnet rose nous apprend en effet la naissance d’Halina DUVOLLET, un poupon de 2,9 kg pour 49 cm ; un prénom qui, contrairement à ce que pensait Alain, n’était pas un hommage au trésorier de l’Association puisque Halina n’est autre que l’équivalent polonais de Christiane (suivez mon regard), un clin d’œil à la patrie de la belle-famille de notre ami David. Christine GLORENNEC ne fait pas non plus les choses à moitié, on peut même dire qu’elle les fait en double puisqu’elle est l’heureuse maman de délicieuses jumelles, Alexane et Glynis,

1


mais, comme dirait Thierry ROLLAND à son compère Jean-Mimi, cela ne nous regarde peut-être pas… Un chapitre moins drôle, sans doute est-ce la conséquence du brouillard, ou était-elle seule en queue de peloton, nous avons relevé cette petite annonce dans la presse : Mais tout rentra vite dans l’ordre, Raymond retrouva Amanda et ils furent heureux très longtemps. Encore au chapitre des disparitions, celle, bien regrettable, de Chantal, passée avec armes et bagages à la très confidentielle discipline de la « canne de combat ». De savoir ce joli petit minois caché derrière un ridicule masque de fer semblable à une passoire à nouilles désole vraiment les Rederien. Peut-être que le nouveau sourire de Sabine, apparue en mars, saura les regaillardir ? A noter également les apparitions très épisodiques d’Anne-Marie TRÉNEC, n’aurait-elle plus la foi dans la course à pied, elle qui réalisa d’aussi belles performances sur les circuits du Challenge de Cornouaille ou qui nous gratifia d’un superbe marathon à Caen ? La coureuse de poche, notre petite bombe bradennoise, serait-elle désamorcée ? Poursuivons notre rétrospective… Décembre : « Courir pour le Téléthon », de nombreux Rederien alignent les kilomètres entre SaintEvarzec, Pluguffan et Quimper. Le 17 décembre, déluge apocalyptique sur la capitale cornouaillaise, c’est le premier cross du Quimper-Athlétisme au Corniguel. Quatre Rederien un peu fêlés ont pris leur dossard mais PETIBON, dossard 1014, jugeant les conditions extrêmes, reste au chaud dans ses bottes, regardant Bernard LE BRUN, David DUVOLLET et Rodolphe HÉLIAS patiner dans la gadoue ; Bernard a bien des chaussures à pointes, mais il n’a pas réussi à mettre la main dessus à la maison, quel gâchis ! Vincent SIOU semble surfer sur la boue tant l’allure est aérienne ; il boucle les 8195 mètres en 27’14’’, à la moyenne faramineuse de 18 km/h ! Donnons les résultats de cette course avec les chronos que nous avons relevés personnellement, les classements n’ayant pas pu être affichés : 1. Vincent SIOU ....................................................... 27’14’’ 2. Marc CORNEC ...................................................... 28’21’’ 3. Jean-Pierre NÉDÉLEC ....................................... 29’00’’ Didier CANRY 33’23’’ Jean-Pierre BOZEC 34’21’’ Patrick LE MOAN 34’57’’ Bernard LE BRUN 37’05’’ (13,259 km/h) Patrick GARGAM 38’03’’ David DUVOLLET 38’29’’ (12,777 km/h) Superbe sprint de Rodolphe HÉLIAS qui conserve une poitrine d’avance sur Charles DELAUNAY 41’08’’ (11,954 km/h) Albert LE HÉNAFF 41’23’’ Philippe BOUDOT 41’46’’. Le dernier coureur en 56’25’’ alors que des trombes d’eau s’abattent sur le circuit. Le maigre public décampe aussi vite que des manifestants se dispersent dès les premières grenades lacrymogènes. Ces intempéries allaient perdurer, avec les dégâts catastrophiques que l’on connaît. Le 31 décembre pourtant, ultime jour du second millénaire, Fanch LE GALL maintenait la traditionnelle corrida dans le centre-ville malgré les conditions atmosphériques archi-lamentables. Les Rederien honoraient bien évidemment la course de leur présence, course ayant fait l’objet de la dernière chronique du siècle… Enfin 2001, Richard TRIGANO, le « chef de village » de la C.A.F., s’en va, le moral de Jean-Yves BAJEUX remonte ; chez SOLECTRON, le chiffre d’affaires est en augmentation de 101%, les actions de Gérard PÉRON remontent aussi. Francis CABREL ne se représentera pas devant les électeurs aux municipales d’Astaffort, BAJEUX semble s’en taper le coquillard.

2


Dimanche 7 janvier, seize coureurs de la Prairie débutent le nouveau millénaire, Michèle DIRAISON est l’unique représentante de la gent féminine : la parité, on a l’air de s’asseoir dessus chez les Rederien. Le 12 janvier, le coach passe sur le billard, on lui retire plusieurs mètres de vilaines varices qui l’empêchaient de participer aux divers concours de beauté du quartier. Dès le 14, l’agence A.L.N. (Alain LE NOURS) rassure les troupes quant à l’état de santé du général PÉRON ; une quinzaine de coureurs placés sous sa férule vont à nouveau arpenter les sentiers de cross du Corniguel. Le retour à la maison ne se fera pas sans douleur pour certains, l’état des fringues donnant à Bobonne des allures de COLUCHE dans son sketch sur la lessive « Ariel » ; au boulot, les enzymes gloutons ! Le 21, c’est Jean-Yves BAJEUX qui emmène les coureurs sur un rythme infernal, pressé sans doute de goûter la galette des Rois. Ce ne sera pas l’année des rois fainéants, mais celles des rois chauves, en l’occurrence René Ier le Chauve (MARTIN) et Bernard II le Chauve (LE BRUN, Bernard Ier étant notre vénérable commissaire GUILLOU). Le 4 février, il fait un temps à ne pas mettre un commissaire dehors ; pourtant, Bernard GUILLOU, à la crinière blanche, est bien là, avec ses sept nains : Jacques JÉGOU (Prof), Alain LE NOURS (Simplet), Georges X (Timide), Jean-Pierre BRIGAND (Dormeur), David DUVOLLET (Joyeux), Denis HÉMERY (Atchoum), et Gwénaël DIVANACH (Grincheux ?). PETIBON ressent les premiers symptômes de la fièvre aphteuse et reste sur la touche. Divers : • Tapez 36 16 JOEL, vous obtiendrez la liste des concours pour le recrutement de fonctionnaires ; nous n’avons pas essayé le 36 16 GINETTE. • Marina, qui se fait discrète depuis quelques temps, nous a sussuré à l’oreille qu’elle possédait son brevet de secouriste ; bon à savoir. Il est à craindre que nous connaissions quelques défaillances au cours des prochains entraînements, mais tout abus sera sévèrement sanctionné, qu’on se le dise. • Bernard LE BRUN est déjà présent sur tous les fronts ; le lévrier afghan a déjà couru cette année à Saint-Divy (15 km), Trégarantec (40è, les 16 km en 1h00’30’’) et Bourg-Blanc (29è, les 15,400 km en 57’59’’) ! • C’est tout le contraire pour Rodolphe HÉLIAS qui en est plutôt à suivre le régime de Liz TAYLOR, à savoir prendre dix kilos l’hiver, bien suer l’été et terminer la saison mince et affûté comme un Kényan. • Vacances tunisiennes pour Gérard PÉRON et madame, dont on peut également souligner l’absence prolongée des entraînements dominicaux ; et pendant que Gérard se dore la pillule à Tataouine, LE NOURS nous fait suer le burnou, c’est le monde à l’envers ! Vivement que « Gégé le variqueux » nous revienne tout bronzé. • Le 25 mars, 9èmes Foulées du Braden : la saison est lancée, bon courage aux intrépides en jaune et vert !

3

Du côté de chez Zatopek n° 1  

Chronique sportive des Rederien ar Braden Quimper