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Une année à l’EOI Vícar, une année d’échanges. Année académique 2013 – 2014. Début septembre 2013, c’est officiel, je vais être auxiliaire de conversation en Andalousie. Finalement, je me retrouve à l’EOI de Vícar, un petit village de la province d’Almería. On pourrait croire que dans un si petit village, les expériences soient moindres mais quelques mois ici vous prouveront le contraire. J’y ai appris que petite école rime aussi avec grands moments car ici tout le monde se connait et a envie d’apprendre et de partager ses connaissances. En venant dans cette école, je pensais « juste » enseigner ma langue maternelle et la culture de mon pays mais bien vite j’ai appris plein de coutumes et d’habitudes sur mon pays d’accueil. En effet, à chaque fois que je présentais une fête belge, ils me faisaient découvrir une des leurs. Grâce à mes élèves, j’en connais maintenant plus sur les Rois Mages, la Semaine Sainte,… Mais ça ne s’est pas arrêté là : ils m’ont aussi parlé du système éducatif, de la protection sociale,… Et ils m’ont également démontré que beaucoup de stéréotypes sur l’Espagne étaient faux: le flamenco n’est pas LA danse d’Espagne mais plutôt de Séville, la paella n’est pas LE plat espagnol mais plutôt de Valence,… En effet, chaque région a ses propres particularités. Mais il n’y a pas que ça : sans le savoir les élèves m’ont aussi enseigné leur langue – tant le vocabulaire que la grammaire. Avec eux, je sais à présent qu’en espagnol on peut dire « Les élèves nous aimons le français » ou encore « parler sur l’école ». Alors oui, ce sont des erreurs mais ça m’a permis de mieux comprendre la langue et comme on dit « l’erreur est humaine ». Et pour ne rien gâcher à cette fabuleuse expérience, les cours se déroulent toujours dans la bonne humeur et avec le sourire – aussi bien avec les élèves que les professeurs du département de français. Donc, je dis aussi merci à mes élèves car ils m’ont beaucoup apporté et j’espère en avoir fait autant pour eux!


HISTOIRE DE « NO » Quand je suis née, le monde s’est arrêté, peut-être pas le grand monde, mais si le petit monde de ma famille. Mon arrivée a mis fin à la recherche amoureuse de mes parents. Noelia (No) signifiait pas plus d’enfants. Peut-être le but de mes parents avait été de chercher des enfants jusqu’à l’arrivée d’une fille. Après ils ont dû chercher un autre objectif, parce qu'on ne peut pas vivre sans objectifs, ça a pu être le début de leurs vies séparées, mais cette histoire nous la laisserons pour la raconter un autre jour. Quand je suis née tout le monde était content, particulièrement mon père, son objectif était déjà atteint, après six garçons, sa fille était déjà dans ce monde. Que cherchait-il en moi ? Je ne l’ai pas encore découvert, peut-être mes quinze ans et mon Q.I. (quotient intellectuel) de 140 ne sont pas suffisants pour savoir donner une réponse à sa question. Mon frère Fernand a été le seul qui ne s'est pas réjoui de mon arrivée, peutêtre je l’ai détrôné trop tôt de son petit royaume. Je me souviens de mon enfance pleine de joie, voix, rires, courses, jeux, … tout était grand, heureux et peint par le soleil qui entrait le matin par la fenêtre de ma chambre pour me dire "bonjour"; à midi il s'élevait au-dessus pour pouvoir observer depuis son altitude tout ce qui se passait à la maison, à l’école, dans mon petit, mais animé village ; et quand la nuit arrivait il me disait "bonne nuit" depuis le jardin de ma maison, en ce moment je réalisais le rituel de chaque jour : je choisissais le frère avec qui je voudrais dormir cette nuit-là. Après, tout ça s’est transformé en habitude et le lundi je me couchais avec mon frère Albert ; le mardi, avec Bernard ; le mercredi, avec Charles ; le jeudi, avec Dommin ; le vendredi, avec Emile ; le samedi, avec Fernand et le dimanche, avec mes parents. Aussi, de cette manière j’ai pu comprendre comment on peut voir la vie de différentes façons, parce que chaque frère voyait et regardait le monde depuis un angle très d i f f é r e n t .

D’Albert, j’ai appris comment mes oreilles pouvaient s’amuser avec la musique et comment ceci pouvait faire changer ce que sentait mon cœur. De Bernard, j’ai appris comment en mettant un mot à côté d’un autre les phrases prenaient du sens et avec elles je pouvais exprimer ce que mon cœur me dis a i t . De Charles, j’ai appris qu’en mélangeant les couleurs, en mettant plus de bleu ou plus de noir, en regardant ces taches de couleur mon âme s’amusait ou elle sentait de la peine. De Dommin, j’ai appris à naviguer sur la mer et à savoir quand nous devions retourner à terre parce que la mer ce jour s’en fichait de nous. D’Emile, j’ai appris à connaître les animaux et les plantes. Comment elles poussent et après avoir été tellement belles, un jour on les voit mourir. Ma joie était très grande quand un an après nous retournions nous promener sur nos sentiers favoris et nous voyions que ces petites plantes étaient réapparues de la terre et qu'elles étaient aussi belles que l’année précédente. Ça m’a fait apprendre que la vie est passagère, que nous, comme les plantes partent un jour, nous partirons de ce monde, peut-être pas avec la même chance de pouvoir y retourner l’année suivante. De Fernand, j’ai appris que tout le monde n’aime pas, qu’il y a des gens avec qui il vaut mieux ne pas être, parce que ton cœur et le leur ne savent pas parler la même langue. Avec Fernand, c’était ma nuit sombre, mais je sentais de la joie parce que le lendemain je serais avec mes parents et ils m’embrasseraient jusqu’à tomber heureusement embrass é s . Tout avait un ordre et une séquence jusqu’à "son" arrivée. Ce nouveau garçon arrivait de Madrid avec son timbre de voix spécial, ses cheveux longs, ses yeux marron miel et avec le sourire le plus joli que j’aie jamais vu. J’avais douze ans et j’étudiais sixième année quand un jour de septembre il est apparu dans notre cours. C’était Guy. Il était de Madrid mais ses parents ont dû changer de travail et c’était pour ça qu’ils étaient à San J o s é . Guy était un bon garçon, très timide avec un grand sens de la responsabilité, de l’humour. Toutes les filles de l’école étaient amoureuses

de lui mais il ne s’entendait bien qu’avec moi. C’était mon âme sœur. D’abord je pensais que c’était un garçon normal, comme les autres garçons, jusqu’au moment où il est entré dans mon cœur. Tout a commencé avec un texto qu’il m’a envoyé pour me dire que ce jour-là il ne pouvait pas assister à l’école parce qu’il était malade. Après nous avons fait ensemble quelques devoirs du cours, mais je continuais avec ma famille et mes lectures..., pourtant un jour du mois de mai à la sortie du cours, nous sommes allés à la plage tous les deux ensemble, à partir de ce jour-là mes yeux cherchaient ses yeux et mes pensées étaient toujours avec lui. Par ailleurs, mes frères étaient heureux parce que cette année-là, nos parents s'étaient séparés et j’étais un peu triste. D’une part, Albert, Bernard, Charles, Domin et Emile aimaient bien Guy, mais d’autre part Fernand était déçu avec moi. Il pensait que j’aurais pu choisir un peu mieux, et qu'il y avait quelque chose de bizarre en lui. Après, tout a changé, la relation était bonne mais Guy a commencé à être jaloux et égoïste et j'ai vu que Fernand avait raison. L’année suivante, nous sommes allés au lycée. J’avais beaucoup de chagrin et j’ai décidé de finir la relation. Au lycée, il y avait un échange entre les élèves d’autres pays pour apprendre la langue espagnole. J’ai connu un garçon. Il était français, il s'appelait Hugo et mon frère Albert était très content parce qu’il l’avait connu pendant son travail à Paris, c’était un bon garçon, très compréhensif, charmant... Entre Albert et Hugo, il y avait une relation amicale comme s’ils étaient des frères. Toute la famille était heureuse avec Hugo. Il a trouvé du travail pendant ses études et finalement, nous étions très complices. Nous sommes tombés amoureux et je croyais que je ne saurais pas vivre sans lui..., mais il est parti... ...et curieusement quand je pense avec le recul du temps... la première chose qui revient à ma tête, c’est cette époque terrible de l'adolescence, spécialement pour une fille de 15 ans qui vit seule avec ses frères, la vie se présente différente à celle des autres jeunes.


COMMENTAIRES DES ÉLÈVES à propos des livres de lecture lus pendant l'année scolaire

SIN L'ASSAS R U O P SCAR PAS D'O st très

rce que c'e assasn livre pa o m p i est l' u o c beau aginer qu im s coma p J'ai aimé x re facile à ne peu v li tu n t u e t t s n amusa vre. C'e pprendre la fin du li On peut a e. Et sursin jusqu'à ssi très amusant. polic t au nde de la o m et on u a s prendre e é ots li st intrigué m e e n d o p re u v o beauc sant ce li e qu'en li º CAL lire. tout, parc añete – 2 rrêter de a -C z s e a h p c t n u á zS ne pe Elena Pére ant et très amus and t s 'e c e u parce q te et qu mon livre est très intéressan r de J'ai aimé e ir pas arrête L'histo is . la re u li o à v e facil , je ne nçais à lire - 2º A je comme nia Sierra fa te s E lire.

JEANNE D'ARC J'ai aimé ce livre parce qu'il raconte plusieurs choses: une histoire vraie, il parle des lieux et des personnages historiques, des rois et d'une guerre (La guerre de Cent Ans). Le langage est simple et facile, pour moi c'est une question importante. Il y a aussi des concepts que nous avons vus en classe de français (l'imparfait, le passé composé,...) Si vous aimez l'Histoire et les personnages courageux (surtout les femmes courageuses) ce livre sera bien pour vous. Il a des renseignements sur des villages, des régions et des villes de la France. Il donne un point de vue sur le Moyen Âge où la religion était très importante.

LE VO L DA

EUXJ'ai ai LYON m é c qu'il e e st très livre parce J'aim mais facile le livre e l'histoire à pa doit f mieux c'es lire, mysté rce que c que racon ai t 'est u t r qu'il y re les exerc qu'on n livr e le Je ve ieux. ic a pou e ux vis r appe es assez iter L ce liv d yon a n re près veau e vocabula dre Je le ! avoir pour r i r e e c o n lu m oumoi! mand des p arce q eàm es ca et fac ue c'e Mª Án m il s geles plus, e à lire et t un livre araCruz M 2º A simpl v à o c u o s m oreno pouv e aucou prend ez –

José Antonio Abascal -2º CAL

AIN COP

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rtes s so r e t u e ec to liqu OLA n av n d'exp te! Je C o I ti ço an l'ac IT N ans it. La fa rès hilir T d E e r a t P t t f peu l ren Nicola ation es i LE n r o a t r c e de ire e vre llust eàl de li la band le et l'i l i é c a e na aim st f J'ai tises qu st origi u'il e ssions. q ê e e b s c ar pre de stoire ! s ex i oup de p les h e beauc omman re et de i c l'aim us le re ocabula v o Je v quer le 2º A a r p ti dezn á ern mí F Noe

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re. De p de appre m Pour révise ots et de ndre beverbe r la g ques ra v s quem erbes qu'o mmaire e . t que n util ment li . C' e s t gén se fréial! Rosa B. Sá nchez Garcí a- 2º A

IL FAUT SAUVER SAÏD Je l'aime beaucoup parce que c'est une histoire qui pourrait être vraie. Le vocabulaire est simple et facile à comprendre! Mª Trini Cobo Álvarez- 2º A

J'ai aimé le livre parce que l'histoire est réelle et je m'identifie avec le personnage. Ce livre est une histoire réelle, donc nous pouvons apprendre avec lui. Le livre parle des choses qui aiment quatre enfants pendant son époque d'étudiant. Paqui Fernández -2º A


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