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TRAVAILLER - HABITER - ACCUEILLIR - SERVIR

aayp

atelier d’architecture yvann pluskwa


« D’un geste délicat et doux, Chloé prit les fleurs éparses dans les champs se trouvant autour de la maison. Une fois ramenées dans la cuisine, elle en sépara les tiges trop abîmées pour ne garder que les plus robustes. Elle saisit un vase sobre et clair, confectionna un bouquet harmonieux et délicat, puis le disposa sans trop de prétention sur la table basse du salon. Le soir venu, après de longues discussions avec ses hôtes, elle finit de débarrasser le repas puis éteint la lumière. Dans l’obscurité de la nuit, subsistait un rayon de lumière. La lune éclairait alors le bouquet et avec, les champs et les collines. C’était le printemps et son parfum enivrait la maison. » * *in L’accueil - Y.P


Formé du préfixe latin « ad » et de « cueillir », accueillir revêt une complexité et une richesse insoupçonnées qui ancrent au quotidien et dans l’architecture une forme de relation au monde et aux autres, qui dépasse le simple service rendu à autrui ou acte de recevoir même sous sa forme la plus courtoise et qui nous arrime ici et maintenant dans l’expérience du monde et des autres.

Littéralement le SOFA, dans l’architecture turque ou arabe, offrait aux invités un lieu à la fois ergonomique, propice à la rencontre et la détente, ouvert sur un patio et un morceau de ciel cosmique et spirituel, apprivoisé pour l’occasion. Il en est de même pour toutes les cultures asiatique, africaine, occidentale et autres, en effet ;

En effet, constitutif d’un mode d’habiter et d’être ensemble, l’accueil pour être sincère, véritable et civilisationnel doit engager une attitude réciproque entre l’hôte et son invité comme l’énonce le double sens du mot hôte. C’est en effet dans cet instant singulier de réunion que chacun s’expose à l’autre au seuil des possibles et se met en danger, laissant à l’autre, le temps de leur rencontre, la possibilité d’être le maître des lieux.

Le TOKONOMA, mais aussi le PAVILLON DU THE, articulés par le GENKAN et l’ENGAWA (espaces transitionnels), permettaient de passer de l’espace profane (espace souillé) aux espaces sacrés (espaces purifiés) au Japon, Le SALON, articulé par le VESTIBULE et le PETIT SALON en Occident, disposait d’un ensemble de pièces hiérarchisées et avec une manière de recevoir. En Afrique, autour d’un cercle commun qui clôturait et protégeait le lieu de la communauté, étaient disposées, par ordre concentrique, toutes les strates et seuils passant de l’intime au public et ménageant dans cette gradation la place réservée aux hôtes.

La qualité de ces échanges, de cette rencontre à la fois psychologique et spatiale ne peut advenir que par les soins d’aménagements spécifiques et de prédispositions mentales ! Cueillir avec, recueillir, accueillir consistent alors plus en l’art d’assembler, de prendre soin des êtres et des choses pour qu’ils forment un nouvel ensemble harmonieux et authentique. C’est bien d’attention et d’authenticité qu’il est question et de reconnaissance de la valeur de l’autre comme égale à la nôtre dans cet art, car jouer au maître de maison recevant n’aura en rien le même effet que de permettre à l’hôte de le devenir véritablement. Dans cet acte généreux et ouvert, s’exposent les intimités et les êtres, et cette exposition ne peut se faire et se penser sans managements et aménagements ! Ad-cueillir relève alors de cette double attention qui consiste à cueillir et assembler, relier en quelque sorte l’autre mais aussi nous exposer et saisir, dans cet instant authentique, l’enchantement de ce présent et du présent qui nous relie au monde. Posture essentielle de notre savoir-vivre, l’accueil, l’hospitalité revêt aujourd’hui encore plus qu’avant un enjeu majeur pour notre humanité, plus enclin à la fermeture, aux communautarismes, à la xénophobie et la peur de l’autre, à l’heure paradoxalement d’une hyper-fluidité des échanges d’une hyper-connexion et de voyages ethno-touristique et/ou post-colonialiste en tout genre !? Mais quand est-il dans les faits et dans l’espace de cette caractéristique d’aménagement et de comportement propice à l’échange ? Quelle place ou rôle peut jouer modestement l’architecte dans cet art de la rencontre ? Quelles formes peuvent prendre aujourd’hui cet art d’être-ensemble, constitutif de nos sociétés et de l’habiter ? A la fois psychologique et incarné notamment par les postures, les attitudes, les aménagements, les modes vestimentaires, l’art culinaire, le design, etc., l’art de recevoir et d’être reçu s’étend dans toutes les expressions de nos habitations, des plus simples aux plus savantes, des plus subtiles aux plus grossières, des plus sophistiquées aux plus élaborées. Mais recevoir, comme nous l’avons vu, n’est pas pour autant accueillir, qui revêt cette dimension réciproque et plus intense, dépassant les jeux de rôle purement stratégiques et commerciaux d’un autre ordre. Souvent immatériel, l’accueil consiste avant tout à engager une attitude ouverte, disponible, bienveillante et attentionnée aux autres. Mais comment cette attitude peut-elle ou s’incarne-t-elle dans l’architecture ? Empreintes d’une grande culture de l’accueil, les civilisations ont ménagé des espaces propres à la réception de leurs hôtes et avec tout un cérémonial de l’accompagnement, menant des espaces les plus publics aux espaces privés, excluant aux confins de la maison les lieux de l’intimité.

Par ses modèles archétypaux et traditionnels, qui dessinent et qualifient les lieux de l’altérité et de l’ouverture, l’on comprend les enjeux existentiels et politiques du vivre-ensemble mais aussi les enjeux poétiques et symboliques de ce ré-enchantement et de cette réunion authentiques, nécessaires à toutes civilisations pour se renouveler et se ressourcer. Peu à peu gommé par la mondialisation, entre singeries ritualisées et factices ou disparition complète de cet art d’accueillir, effacé par une quête et conquête de réussite trop souvent égocentrique, comment réinventer cet art du tissage et du métissage, gage du respect de nos singularités, de nos civilités et de notre savoir-vivre ensemble ? Étendu aujourd’hui dans l’actualité consommatrice du monde, cet art de recevoir se retrouve sous plusieurs offres ; hôtellerie, restauration, soins du corps voire soins des âmes. Retraites, expériences culinaires, voyages, détentes sont autant d’occasions de se retrouver et se ressourcer comme se réenchanter et s’ouvrir aux mondes. Mais pour pouvoir vivre cette expérience authentique de la rencontre et ne pas se nourrir d’icônes superficielles, factices et glamour, le chemin est délicat et la tache sélective. Dans cet esprit, à la quête d’une culture authentique de la rencontre nous avons développé une approche attentive, à l’écoute des enjeux des lieux autant que des hôtes. Pour cela, chaque lieu, chaque usage, chaque paysage, chaque aménagement, chaque atmosphère, conçus dans cet esprit participeront à cette forme d’attention au monde et participeront à l’aménagement de cet accueil et cette ouverture pour mieux accueillir l’altérité. Pour la plus grande réjouissance des hôtes, du plus raffiné au plus délicat, du plus manifeste au plus discret, sans jamais tomber dans l’écueil ostentatoire ou extravagant, tous les efforts invisibles seront pensés pour accueillir l’autre et le monde sous une forme apaisée et enchanteresse. Dans cet esprit généreux et attentionné, par l’architecture et toutes ses formes d’aménagements, nous espérons pouvoir offrir à tous d’atteindre cette part fugace et improbable de l’excellence poétique du présent. Au plaisir de vous rencontrer, Yvann Pluskwa architecte DPLG.


H Ă´t e l s - r e s t a u r a n t s restaurant du castellet bar du castellet les bords de mer praia de prea resort domaine du castellas domaine dE SĂŠGUEMAGNE


restaurant 2 étoiles christophe bacquié LE CASTELLET (83)

Douce, Apaisante, Sensuelle, Surprenante, Caractérisée, Intemporelle, Captivante, Authentique, Forte, Intrigante, Substantielle, Inspiré par la gastronomie de Christophe Bacquié, le projet d’aménagement s’est d’abord conçu comme un écrin accueillant, doux et sensuel, lové dans l’architecture du Relais et Châteaux du Castellet et ouvert à une multitude d’expériences nouvelles. Entre évocations de la terre et ses terroirs, et l’univers abyssal de la mer, sous la forme d’un travelling cinématographique calme et apaisant, l’aménagement donne à voir et à vivre des expériences sensuelles, optiques et théâtrales, comme une préfiguration silencieuse mais poétique du repas à venir. Entre iridescence et transparence des claustras et douceur de l’écrin de bois, entre force expressive et authenticité des ardoises formant le nouvel écrin de la cave à vins et à fromages, se construit un univers inattendu aux multiples horizons : ouverts sur le parc, les tables donnent à voir, pour le plaisir des yeux et de l’esprit, les jeux langoureux de la danse des pins majestueux avec les vallonnements infinis des parterres.

En fond de salle, un sublime tableau contemporain, réalisé pour l’occasion par l’artiste Martin Berger, donne à voir les fonds abyssaux et fantasmatiques de la Méditerranée. À l’arrière, proche de l’entrée, un cep de vigne, extrait de la terre, ainsi qu’une sculpture d’olivier sont artialisés dans une alcôve de bois et célèbrent la puissance de la nature et du soleil. Sous nos pieds, sur un sol moelleux réinventé, les hôtes pourront apprécier une interprétation du peintre Mark Rothko ; (artiste expressionniste abstrait américain, 1903-1970). Aux lointains, des jeux de transparences produites par les claustras tamisent les espaces et mettent en scène le ballet des serveurs ainsi que la cave à vins et à fromages. Résolument contemporains et intemporels, discrets mais poétiques, des tables aux fauteuils, des alcôves aux plafonds flottants dans l’espace, tous les aménagements auront été repensés pour accompagner les futurs hôtes dans une expérience culinaire extraordinaire, authentique et substantielle, dans l’espoir d’une dégustation plus intense et mieux partagée.


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BAR DU CHEF 3 étoiles ch. bacquié LE CASTELLET (83)

Le projet de rénovation du bar de l’hôtel Relais et Châteaux du Castellet fait suite logiquement au réaménagement des salles du restaurant du chef Christophe Bacquié initialement conçues par l’Atelier d’Architecture Yvann Pluskwa. Récemment primé d’une troisième étoile, les enjeux n’en étaient que plus importants et doubles. Pouvoir recevoir les clients de l’hôtel dans un cadre plus accueillant, plus confortable et contemporain et prolonger l’esthétique de la salle de restauration et la générosité accueillante et audacieuse du chef. Dans cette ligne de conduite exigeante, esthétique et généreuse, il s’agissait pour l’Atelier d’Architecture Yvann Pluskwa de réunir l’univers presque désuet et néo-provençal de l’hôtel passé, à ses nouvelles ambitions plus actuelles et plus audacieuses, pour le plaisir de ses clients, sans compromis et tout en douceur. Inspiré de l’imaginaire bastidaire provençal des grandes maisons de famille de campagne, de son terroir, de sa lumière, c’est dans l’éclat blanc cassé de ses pierres que le fil conducteur du projet s’est dessiné. Comme une allusion aux carrières des baux et aux sculpteurs réputés y ayant séjourné, il s’agissait de rendre compte de cette lumière, du charme et de la douceur de son univers. Associé à cet esprit, le projet, comme un enfant respectueux de ses anciens, trouvait son ancrage poétique dans la matière même du terroir, tout en s’inscrivant dans un présent subtil, généreux, accueillant.

Sans ostentation, mais aussi sans concession, l’Atelier d’Architecture Yvann Pluskwa repense et conçoit alors tout l’aménagement jusqu’à ses moindres détails, mobiliers, fauteuils, canapés, tabourets, tables basses, bibliothèques, comptoir, tapis, rideaux et bar pour que règne une nouvelle atmosphère totalement harmonieuse et apaisante, mais aussi stimulante. Organisé autour d’un bar, comme taillé dans un mégalithe de pierre, tout ici devient alors prétexte à expériences sensuelles et visuelles, et opportunités d’être mieux. Les tables en pierre aux formes épurées, à la fois brossées et adoucies, suggèrent des textures insoupçonnées. Les fauteuils aux dossiers généreux et doux enveloppent les corps dans leurs intimités et révèlent l’onctuosité des éclats de lumière glissant sur les tissus à peine tramés. Inspiré des shoiji japonais, les bibliothèques de chêne fumé, gris et cérusé, se parent de panneaux de pierre, qui forment à la fois des paravents et tableaux sculpturaux, qui masquent et ouvrent des fenêtres allusives de salon en salon, préservant ainsi l’intimité de chaque client tout en stimulant la curiosité et la rencontre. De salon en salon, d’alcôve en alcôve, dans un modelé de fauteuils, canapés et liseuses, accompagné d’une verveine, d’une citronnade ou d’un cocktail, dont seul les barmans ont le secret, l’expérience se prolonge : soleil couchant où l’éclairage artificiel prend le relais et offre encore l’opportunité d’une nouvelle aventure qui reste à découvrir.


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hôtel les bords de mer Corniche Kennedy, Les Catalans, Marseille (13)

Dans l’écume et le vent, face à la mer, dans un état de délabrement extrême, l’Hôtel Les Bords de Mer, ex-hôtel Richelieu s’élève comme un phare d’Edward Hopper et se pose dans le sable et la mer. Hôtel emblématique des années 30 de Marseille, maladroitement entretenu et complété d’adjonctions médiocres, l’Hôtel Les Bords de Mer jouit aujourd’hui d’une rénovation complète qui restaura sa lumière d’antan et son prestige sans perdre nous l’espérons son imaginaire balnéaire presque désuet et poétique. Les maîtres d’ouvrage, hommes éclairés, sensibles à la beauté il faut le dire, avaient récemment acheté l’hôtel pour le transformer et voyant le permis précédent proposé, ont préféré relancer totalement les études et nous solliciter pour ce faire.

architecturale, qui s’est développée tout au long du projet, de la conception à la réalisation. Âpre est la matière et dure est la nature en bord de mer, et ce corps, jadis immaculé, nous a mis à l’épreuve de sa restauration. C’est un grand corps abîmé par les vagues, le vent et le sel qu’il a fallu faire advenir de nouveau. Résistant tout de même, il s‘est tenu jusqu’à nous et c’est avec engagement que nous l’avons consolidé, soigné, réparé, rebâti, sans jamais oublier que ce combat, car s’en est un, avait pour but ultime son renouveau. Pour ce faire, nous avons dû soustraire, enlever, épurer, renforcer la matière et faire disparaître toutes les cicatrices du temps, comme des adjonctions des époques malheureuses, qui vraisemblablement n’aimaient plus l’architecture.

Passionné du bord de mer et expert en matière de pratiques balnéaires, notre atelier s’est alors attelé à la tâche avec un enthousiasme non dissimulé ...

De cette épuration, nous avons rebâti un édifice vertical, fier, lumineux, rayonnant où tous les espaces s’ouvrent à la mer et au ciel.

Ceux qui ne connaissent pas cet hôtel auront du mal à comprendre l’extraordinaire intérêt de la situation. En effet, cet hôtel n’est pas simplement face à la mer. Il est à Marseille, au pied d’une plage naturelle de sable fin, face à l’Estaque et la côte bleue, ouvert au spectacle magistral des paquebots et bateaux de croisière, qui s’avancent comme au ralenti inlassablement face à lui.

Paré d’un enduit blanc immaculé, de poudre de marbre et d’un sol en granito, l’hôtel s’est agrémenté d’un spa et d’une piscine sur le toit, ainsi que d’une longue terrasse ouverte à l’horizon et son spectacle quotidien.

Ces monstres de métal flottant aux couleurs bariolées naviguent fort heureusement assez loin de l’hôtel pour ne pas le gêner mais assez près pour qu’on imagine la puissance de leurs moteurs et le poids incommensurable de leurs corps. Entre ces mastodontes, se glissent des voiliers et petits bateaux de pêche qui flirtent avec ces masses comme les oiseaux avec les hippopotames s’abreuvant dans les grands lacs des paysages africains. Sans exagérer, ici ce n’est pas un bord de mer comme un autre et la tâche architecturale en est encore plus existante. D’histoire en histoire, de photos en photos, de recherches en recherches, nous avons retrouvé les traits d’origine de l’édifice et, dans un esprit «puriste », cherché à le révéler. Entre révélations et ré-équilibre, entre relecture et complément très contemporain, s’est tissée alors une nouvelle histoire

Par touches discrètes, le projet a recomposé les espaces, redéfini les usages et, dans un design discret, poétique et doux, s’est ré-adressé à la mer. Pour compléter l’hôtel, un corps entier de bâtiment a été repensé ainsi que le toit pour finir la relation avec le ciel. Puisant dans l’imaginaire préexistant, l’extension de l’hôtel a fait peau neuve et s’est parée, quant à elle, d’une enveloppe de verre et de grilles d’acier noir, au motif des garde-corps de l’époque. Totalement offert à l’horizon, la mer et le vent, le projet dialogue à nouveau avec la ville par ses jeux de grilles et de modelé de façade, et avec le ciel par ses ombrières en filigrane et vélum. Venir ici, nous l’espérons, sera une expérience inoubliable, non pas par le faste des hôtels de la Côte d’Azur, mais par la magie de ce site et l’expérience silencieuse que l’hôtel tissera avec la mer.


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praia de prea resort BRESIL

CONTEXTE : La présentation suivante concerne la réalisation d’un projet d’aménagement global écologique et quasi auto-suffisant, situé Avenue Beira Mar, 62595 000 au Brésil. Ce projet se trouve sur un terrain de 6,5 hectares avec 280 mètres linéaires en front de mer. Le terrain est mitoyen au Parc Naturel à l’Ouest et mitoyen à l’Est à un environnement bâti diffus constitué de quelques bungalows et villas.

Séquence 3 : « séquence tampon paysagé » À l’arrière, sera réalisée une troisième séquence qui constituera une bande végétale « tampon » paysagée en créneau dans laquelle seront réalisés des jardins potager à thème, utilisables pour le personnel et les résidents. Cette bande plantée éloignera des logements du personnel, les villas des résidents, afin que chacun puisse vivre dans le respect des intimités respectives.

La majorité du terrain en amont est sur un aplat naturel homogène, tandis qu’au deux tiers inférieurs, il rejoint la plage avec des mini-falaises de roches sableuses rouge et de sable naturel à préserver et se termine en talweg le long de la plage. Majoritairement exposé Nord, il reçoit les vents de mer de l’Est et se trouve un peu protégé par un massif d’arbres plantés en front de terrain longeant la mer.

Séquence 4 : « séquence de lotissement de villas » La quatrième séquence constitue la nappe de villas de vacances (environ 12 villas). Cette séquence comprend l’ensemble des villas du projet et qui mesureront entre 180 à 250 et 300 m². Elles seront disposées en quinconce sur pilotis bas et auront chacune un petit jardin avec piscine et terrasses. En majorité d’un seul niveau, quelques-unes seront de deux niveaux. L’ensemble de ces villas seront distribuées par des voies paysagées perpendiculairement à la mer.

Programme : Dans ce contexte, le projet prévoit de réaliser un complexe de résidence de vacances multi-programmatique, composé de bungalows, de villas, de lieux de rencontres, bar, restaurant et piscine, d’espaces dédiés au bien-être et séminaire, de locaux pour le kitesurf, de logements pour le personnel et de jardins paysagés et potager. Organisation, implantations : L’ensemble de ces éléments seront organisés de manière harmonieuse sur le terrain en privilégiant tous les savoirfaire et entreprises locales en matière de constructions et aménagement. Les constructions seront réalisées majoritairement en rez-de-jardin avec pour exception quelques villas en R + 1 et quelques logements du personnel. Le projet sera aménagé en plusieurs séquences programmatiques parallèlement à la mer.

Les clôtures entre les villas seront basses, légères, ajourées en bois dans la tradition locale, avec pour exception une paroi située à l’Est pour former une protection au vent et à la vue. Les toits comme les structures seront en composants naturels à dominante de bois, propres au contexte marin et aux productions locales. Séquence 5 : « séquence végétale paysagère de transition » La séquence 5 finit le lotissement des villas et s’ouvre à la mer sur une bande paysagée plantée pour progressivement envelopper la séquence de bungalow.

Séquence 1 : « séquence d’entrée » La 1ère séquence en amont du terrain concernera l’entrée principale du complexe avec une zone de délestage voiture et parkings paysager en sol dur, de composants à dominante naturelle.

Séquence 6 : « séquence diffuse de bungalows » Comme de petits cailloux, les bungalows (environ 30 bungalows) seront disséminés aléatoirement dans un amalgame végétal paysagé qui isolera les bungalows les uns des autres pour les envelopper dans une masse végétale locale tout en s’ouvrant à la mer. Cette séquence se traçant au deux tiers inférieurs du site elle sera bordée en partie par l’à-pic rocheux en contre haut et s’étendra jusqu’en lisière de la bande végétale en bord de plage.

Séquence 2 : « séquences interfaces » Une fois entrés et garés, les usagers seront reçus dans la deuxième séquence par le personnel, et accompagnés en voiture électrique dans leur lieu de résidence. Cette deuxième séquence contiendra aussi les logements du personnel et divers locaux techniques, d’accueil et terrasse sur le toit pour admirer le paysage du parc et la baie.

À côté de ces bungalows, en amont de l’à-pic, se trouvera aussi l’espace de détente et de bien-être qui pourra à l’occasion accueillir des séminaires. Face à la mer en surplomb, cette situation sera idéale pour contempler le paysage et méditer. En partie aval à côté des bungalows à l’Est, sera réalisé un lieu commun pour tous les résidents qui comprendra le restaurant d’environ 150 à 200 m², le bar et la grande piscine.


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Séquence 7 : « la lisière » En bord de plage dans la lisière arborée, seront disposés pour le plus grand plaisir des résidents, des hamacs et beds ombragés naturellement par la canopée des arbres existants. Matérialité : Limites : Les clôtures en limite de site seront réalisées en paroi de claustra ajourée en quinconce, pour leur donner un caractère plus sympathique et naturel. Limites intérieures : Basses, ajourées et en bois, elles seront, sur trois côtés de chaque lot, réalisées dans la tradition des savoir-faire locaux. La quatrième paroi, formant écran aux vents, sera plus haute, opaque et parée d’une peau naturelle en bardage bois ou minérale. Les sols : Les sols seront pour la majorité de composants naturels. Les constructions : Les constructions seront réalisées principalement en bois locaux. Les fermetures : Les menuiseries seront soient totalement ajourées, à ventelles réglables ou jalousies, ou cobogo de bois, et les menuiseries vitrées seront en bois et double vitrage. Les jardins : Les jardins seront plantés de graminées résistant au sel marin et paysagés dans la globalité. Des potagers seront prévus pour l’ensemble des résidents et le personnel. Les essences seront en majorité locales. dimension écologique et soutenable du projet: Pour finir la description résumée de l’opération, nous insistons sur le caractère soutenable du projet, qui y parviendra par l’utilisation au maximum de ressources locales (peu de transport, peu d’énergie, peu de pollution), l’appel aux savoirfaire artisanaux et entreprises locales (humanisme, respect et perpétuation des traditions mises en perspective, économies douces), la faible consommation des constructions du fait de leur conception traversante, naturellement ventilée et ombragée, et de leur apport écologique en eau par forages locaux et production d’énergie solaire thermique et éolienne, en complément des sources traditionnelles, la création de fosse sceptique et mini-centrale de déchets pour l’ensemble du projet. Ce projet porté par le propriétaire du site sera accompagné d’une équipe pluridisciplinaire d’architecte, paysagiste, ingénieur environnemental de conception et réalisation, pour parvenir à la meilleure réalisation possible dans le respect maximum du site, des économies et artisanats locaux.

Perspective bungalows


BUANDERIE


ATELIER D'ARCHITECTURE YVANN PLUSKWA 3 RUE FORTIA - 13001 MARSEILLE - 04 91 33 76 40 Document architectural ne pouvant pas être pris comme plan d'exécution. Toutes les cotes pour exécutions doivent être vérifiées par l'entreprise sur place. Plans schématiques de projet sous réserve de validité technique et réglementaire.Toute utilisation de quelques manières que ce soit et ou reproduction sans l'autorisation expresse de l'atelier d'architecture est interdite.

Perspective entrée LA MAISON CABANE Feuille de travail Maisons (4)

PHAS PHA

DATE DAT DAT 13-01 - CABINET 18-10 PREA DENTAIRE RESORT PORTO-VECCHIO 316-xx Boulevard Onfroy BRESIL 13008 MARSEILLE

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ECHE ECH ECH

INDICE INDI IND


Perspective RESTAURANT


Perspective RESTAURANT ET BAR


PerspectiveS VILLAS


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domaine du castellas SIVERGUES, LUBERON (84)

Depuis 1720, l’Auberge du Castellas est seule nichée dans les combes du Haut Lubéron; elle domine un panorama exceptionnel, d’Est en Ouest, des Alpes à l’Ardèche. Ici, dans les hauteurs, à la croisée des grands chemins de randonnée, la ferme bâtie pierre à pierre, a depuis toujours fait l’objet de haltes et points d’observation comme de contemplation magistraux. Par surprise ou connue pour sa renommée, elle émerveille quiconque y séjourne le temps d’un repas comme d’une nuit. Perdu dans les collines, loin de toute forme d’occupation humaine ou citadine, avec pour seules présences prairie et arbres, ce lieu est l’occasion pour chaque visiteur de retrouver calme et majesté sous la voûte céleste des étoiles. Modestement entretenue ces vingt dernières années, la ferme a périclité et s’est détériorée peu a peu. Rachetée récemment par un amoureux et fin connaisseur des collines, elle a fait l’objet d’une rénovation délicate et attentionnée complète à laquelle nous avons participé. Dans cet écrin de pierre, loin de toute forme décorative, ce travail s’est alors attaché à révéler pièce à pièce, mur à mur, lieu par lieu, l’authenticité originelle préexistante des éléments bâtis ainsi que ses atmosphères rustiques et savoureuses. Ranimée par la lumière et sa sensuelle présence, chaque hôte s’il le souhaite peut alors vivre une expérience extatique et charnelle en contact avec la nature et ses éléments.


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ATELIER D'ARCHITECTURE YVANN PLUSKWA 3 RUE FORTIA - 13001 MARSEILLE - 04 91 33 76 40 Document architectural ne pouvant pas être pris comme plan d'exécution. Toutes les cotes pour exécutions doivent être vérifiées par l'entreprise sur place. Plans schématiques de projet sous réserve de validité technique et réglementaire.Toute utilisation de quelques manières que ce soit et ou reproduction sans l'autorisation expresse de l'atelier d'architecture est interdite.

façade sud-ouest (ruelle)

COUPE LONGITUDINALE

façade nord-ouest

17-06 LE CASTELAS SIVERGUES LUBERON


domaine dE SéGUEMAGNE le thoronet (83)

Au cœur d’un vallon traversé par l’Argens, rivière provençale, le domaine de Séguemagne s’est établi il y a deux cent ans. Jadis ferme et bâtisse familiale, celle-ci s’est vue être transformée, rénovée et ré-exploitée lors de son achat récent par une grande famille anglaise.

Sans ostentation aucune mais avec force et présence, les espaces ont été redessinés pour accueillir les corps et la lumière afin de permettre de déguster l’essence de cette terre recueillie dans un verre à partager entre amis.

L’état des édifices très abîmés fut l’objet d’une restauration, rénovation très appliquées pour préserver le charme et la force de ses vielles bâtisses de pierre.

Ce domaine viticole par sa discrétion et sa majesté alliant architecture, histoire et savoir-faire a su ranimer une partie d’une terre oubliée et abîmée par les affres du temps et des hommes.

Cette rénovation nous a amenés sous l’égide de l’agence parisienne Barthélemy et Griño a relevé scrupuleusement toute cette architecture et développé un cahier technique et architecturale extrêmement aboutis conjuguant savoir-faire constructif ancestral et contemporain.

Grâce à la connivence éveillée et ambitieuse entre une famille amoureuse d’authenticité et des belles choses et de leurs architectes, ce projet a pu naître et demeure aujourd’hui un cadre idéal pour servir un terroir, une région, un monde fragile en disparition.

À la manière des villas palladiennes, ce qui était une modeste ferme devint alors par le jeu de sa transformation un mas vinicole et familiale de belle facture adjoint de tout le confort contemporain sans perdre la beauté et le charme de son aspect d’origine. À l’occasion de sa rénovation, la bâtisse a fait l’objet d’une recherche très approfondis des savoir-faire locaux et artisanaux et permis de rebâtir l’édifice dans les règles ancestrale de l’art. D’acier, de pierre, de chênes, de terre cuite et de chaux, par l’assemblage harmonieux de ces matériaux d’une noblesse infinie, l’architecture s’est réécrite et avec elle un plaisir d’accueillir et d’habiter ici et maintenant en Provence.


L’Atelier d’Architecture Yvann Pluskwa se donne pour ambition de répondre architecturalement aux attentes et problématiques de la société, cherchant dans la réalisation de tous les projets les conditions de vie d’un mieux-être et d’une meilleure attention au monde.

A travers cette démarche elle souhaite conjuguer simultanément attentes et enjeux sociaux, enjeux économiques, enjeux conjoncturels, enjeux fonctionnels, enjeux esthétiques, enjeux environnementaux, enjeux ergonomiques, et enjeux poétiques.

Dans l’acception de Jean Attali et Theodor W. Adorno, l’architecture produite s’incarne notamment à travers différents programmes et fait la synthèse heureuse de ces a priori contradictions tendant vers un nouvel humanisme construit optimiste et ambitieux.

Par le dessin, par le récit, par l’architecture, Travailler, Habiter, Accueillir, Servir forme le cadre de cette réflexion et production que nous souhaitons partager et débattre à travers ces quatre livres.

AAYP atelier d’architecture Yvann Pluskwa 3 rue Fortia 13001 Marseille / www.yvannpluskwa.com yvannpluskwa@icloud.com / 06 84 55 11 02

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